Dimanche 11 Janvier 2015 – Le drapeau tricolore qui flotte devant le Mannheimer Rosengarten en hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et du supermarché casher de la porte de Vincennes

la tricolore en Face du Wasserturm de Mannheim - manifestation de soutien pour Charlie Dimanche 11J anvier 2015L’esplanade du Wasserturm, les jets d’eau qui ouvrent la vue vers la Augustaanlage, le Rosengarten, les Planken, – l’univers de mes années étudiantes à Mannheim, de mes années d’assistant de géographie à l’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim[1], de Postdoc, – jamais je n’aurais cru  voir flotter le drapeau tricolore devant le Wasserturm, d’ entendre, de chanter moi- même la Marseillaise …..

souvenirs des victimes des attentats de Paris de debut janvier 2015, manifestation de soutien de Mannheim, Rosengartenplatz 11.01.2015Cela s’est produit pendant la très émouvante cérémonie en hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et du supermarché casher de la porte de Vincennes au Rosengartenplatz devant le Rosengarten, à Mannheim ce Dimanche 11 Janvier à quinze heures de l’après-midi[2]. La Manifestation fut organisée à l’initiative „Deutsch-Französische Vereinigung Rhein-Neckar“ et du „Deutsch-Französischer Kulturkreis Heidelberg“. Cette manifestation réunissait à peu près 1200 personnes d’après le Rhein-Neckar Blog. Allemands, Français, – et diverses  personnalités politiques régionales. Le président du Deutsch-Französischer Kulturkreis Michel Maugé tint un discours émouvant rappelant les trois piliers de la révolution française,  de la république française – « La France unie, unie avec tous  ceux qui croient à la Liberté, l’égalité et la Fraternité. Nous sommes Charlie! »[3] . Le Maire de Mannheim, Peter Kurz tint  aussi un discours très vibrant,  – en citant noms par noms les 17 victimes des attentats sanglants de la semaine dernière à Paris[4].  Et entre les divers discours c’est la chanteuse Barbara Zechel qui entonna la Marseillaise avec verve et émotion  – et une partie du public la suivait en chantant, – les chants et paroles révolutionnaires de la Marseillaise baignaient le Rosengartenplatz. Après quelques discours de divers hommes politiques régionaux et locaux, notons aussi la « fausse note » du conseiller municipal Thomas Trüper de la Linke, qui essaya une récupération politique assez maladroite, – récompensée par  les sifflements et des  huées du public, la cérémonie fut clôturée par un le discours de Dr. Erika Mursa, la présidente du Deutsch-Französischen Kulturkreises Heidelberg qui nous rappela la valeur des libertés de paroles, de critiques ….

parapluie je suis charlie - Mannheim - Rosengarten 11.01.2015La cérémonie de Mannheim, entre Rosengarten et Wasserturm fut close  par cette vielle chanson de liberté  allemande – die Gedanken sind frei – les pensées sont librées – c’est la dame au parapluie Charlie qui était à côté  de moi qui entonna la chanson, – et depuis cet endroit, cette chanson de liberté commença à résonner parmi les manifestants venus au Rosengarten de Mannheim pour soutenir la France et les Français, et les valeurs universelles de liberté.

J’étais très ému  par cette cérémonie, – de voir à quel point la ville de Mannheim, -qui m’avait accueilli pour mes années étudiantes à l’Université de Mannheim[5], mes années de jeunesse, mais aussi mes premières années de vie professionnelle comme géographe universitaire ….. adressait ce message de soutien à la France, au peuple  français, mais aussi aux valeurs universelles qui sont la Liberté, l’Egalite, et la Fraternité – pendant que la France entière se levait à Paris, en Province, et même dans mon port d’attache en France, – dans le pays Leucatois, à Port Leucate où le cortège solennel défilait depuis l’espace Henry de Monfreid jusque au Kyklos face à la mer[6] – pour cette gigantesque marche républicaine pour dire non à l’ obscurantisme, dire non à la peur, pour dire non à ces prédicateurs de la mort et de la haine!

Photos :

Tricolore devant le Wasserturm © Cornelia Langscheid  11.01.2015

Le Parapluie « Charlie » de Mannheim © Christophe Neff 11.01.2015

Pancarte avec les noms des victimes des attentats © Christophe Neff 11.01.2015

Christophe Neff,  15 Janvier 2015


[1] Pour plus de détails sur l’histoire de l’enseignement de la géographie à l’université de Mannheim, voir aussi la notice « Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule ».

[2] Voir aussi l’article  « „Je suis Charlie“ eint Menschen auf dem Rosengartenplatz». (Mannheimer Morgen, Montag 12 Januar 2015,  Seite 15)

[4]   Le discours integrale de  Peter Kurtz  incluant les noms des 17 victimes des attentats de Pairs se trouve dans l’artice « Über 1.200 Menschen gedenken der Terror-Opfer von Paris  „Je suis Charlie“-Kundgebung in Mannheim“ » du Rheinneckarblog.

Blognotice 08.09.2014: Quatre jours de vacances à Leucate, de très petites vacances ….

Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivent de Perpignan en Gare de Leucate - La Franqui
Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivent de Perpignan en Gare de Leucate – La Franqui © C.Neff 29.8.2014

Quatre jours de vacances à Leucate, de très petite vacances, – passées au bord de la mer fin août-début septembre dans le pays leucatois. Soleil, – mer – et déjà la première rafale de Tramontane. Beaucoup de baignades dans la grande bleue, – un peu de cerf volant sur la plage du Kyklos. Des jours tranquilles en bord de mer. Peu de lectures, – le Monde, même en vacances,  – deux notices de blog chez Paul Edel[1]. Le livre « Amer azur – Artistes et écrivains à Sanary »de Manfred Flügge, que j’avais dans mes bagages, je l’ai à peine feuilleté. Mais j’ai beaucoup pensé, à un livre de Manfred Flügge, un livre que j’avais lu exactement un an avant durant mes vacances à Port Leucate – « Traumland und Zuflucht – Heinrich Mann und Frankreich» – Heinrich Mann et la France. Un livre qui mériterait une traduction en français (et peut être un article dans paysages).

En fait j’ai beaucoup pensé à la France, au midi français car avant et après ces quatre jours de vacances, je préparais un cours pratique sur la géographie du Midi méditerranéen français, – un cours intensif qui comporte un séminaire et voyage d’étude pour une vingtaine d’étudiants de géographie qui débutera prochainement. C’est quoi un paysages typique du midi méditerranéen français, – le chant des cigales, les champs de Lavande, les vignes, les garrigues – ou la couleurs des paysages qui inspira artistes, écrivains, cinéastes durant des décennies, –  le maquis, une formation végétale typique des paysages méditerranéens, – mais c’est aussi bien le maquis haut lieu de la résistance contre l’envahisseur allemand, contre la terreur nazie et leurs supplétives françaises de la milice.

Durant ces quatre jours de vacances, – je faisais aussi un peu de « trainspotting[2] » –  à la gare de Leucate – la Franqui , et à la gare de Perpignan … mais ce qui ma frappa le plus, durant mes préparations de ce cours de géographie, mon voyage de préparation à travers la France, à travers les midis française c’est de voir à quel point ce pays, qui fut un pays de chemins de fer,  est devenu un pays à l’abandon. Depuis des décennies, les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, laissent mourir ce qui fut une fois le réseau européen Nr. 1 de chemin de Fer, à petit feu. Ceci concerne tout le territoire français, – Bitche depuis peu décroché du chemin de Fer, l’Auvergne ferme silencieusement une ligne après l’autre, – combien de temps encore verra –t-on circuler des trains sur la ligne des Causses. J’utilise pour cette notice de blog en photo de couverture le Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivant de Perpignan en Gare de Leucate – La Franqui – ici à la gare de Leucate – sur la ligne Narbonne – Perpignan – Cerbère – Port Bou  le service public ferroviaire  français fonctionne encore, – nous avons même un quasi service cadence pour les TER, – mais une très grande partie des ruraux français sont tout simplement débranchés  du réseau SNCF.

Les petits Pins parasol poussant entre les rails entre Gallician et St. Gilles sur la ligne d’Arles à Lunel sont plus qu’un symbole fort pour ce déclin. Ici sur cette partie de l’ancienne ligne Arles à Lunel, – où jusqu’en 2008 passait encore un train de marchandise pour desservir la distillerie de St.  Gilles – qui est déjà envahie par la végétation forestière on pourrait avec le livre « fractures françaises[3] » de Christophe Guilly tenir en main un magnifique cours sur le déclin des ruraux français. C’est peut être une coïncidence, – mais le fait que cette ligne de chemin de Fer  se situe dans la Deuxième circonscription du Gard – dont le député élu est Gilbert Collard apparenté FN, – est plus qu’un symbole fort. C’est en fait une image très parlante. Malheureusement je n’ai pas pris de photo de ce qui reste encore de cette petite ligne de chemin de Fer.

Depuis quelques jours je suis de retour en Allemagne, – et encore en train de préparer ce cours sur la géographie du midi méditerranéen français. Sur mon bureau le magnifique livre de Magali Laure Niededka sur Sanary sur Mer, – Sanary sur Mer qui fut pendant les années 1930 la capitale de la littérature allemande[4]. Le livre, un travail universitaire sur l’exil d’artistes d’expression allemande fuyant les fureurs du nazisme à Sanary sur Mer. Dans ce livre j’ai retrouvé les traces de Jeanpierre Guindon, germaniste vivant à Sanary. Monsieur Guindon il y presque 20 ans m’avait guidé avec un groupe d’étudiants allemands de l’université de Mannheim sur les traces des artistes allemand ayant trouvé refugiés à Sanary. Le livre de Magali Laure Nieradka est un travail universitaire – mais c’est tellement bien écrit – qu’on a l’impression de revivre partiellement l’ambiance des paysages de l’exil des artistes allemands à Sanary. Et plus, le  livre est particulièrement bien documenté. Sanary sur Mer – sera une des stations du cours de géographie sur les paysages méditerranéens français. Sans le refuge offert par Sanary sur Mer, – que serait devenue la littérature allemande? Que resterait – il de la Montagne magique ? Sans Sanary, pas de « Joseph et ses frères (Thomas Mann) », pas de « Geschwister Oppermann (Lion Feuchtwanger), pas de « Veuve Bosca (René Schickele) », car tous ces ouvrages ont été au moins partiellement écrit dans le ville refuge qui fut Sanary-sur-Mer[5].

Le livre de Magali Laure Nieradka nous rappelle, que pendant un des pires moments de l’histoire allemande, Sanary fut tout simplement la capitale de lettres allemandes.

Durant la préparation de ce cours de géographie et aussi pendant ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – j’ai aussi pensé beaucoup à un de mes maitres – le Dr. Rainer Joha Bender – décédé il y vingt ans, le 23. Aout 1994 à Mannheim[6]. C’est aussi grâce à lui, et ses cours sur la géographie du Var qu’il tenait ensemble avec Michel Mestre et Catherine Mestre de l’Université de Toulon[7], que j’ai appris à déchiffrer et lire les paysages côtiers de la méditerranée provençale entre Marseille, Ciotat, Sanary, Toulon, Port Cros, Ramatuelle …. Ces paysages qui seront au cœur du cours que je prépare en ce moment. C’est avec Rainer Joha Bender, pendant une excursion en 1988 sur la « géographie touristique du Var »[8] que je découvrais les magnifiques paysages de Port Cros.

Pour clore ce petit billet de blog, – pendant les préparations de ce cours de géographie, – interrompue par ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – la France s’est dotée d’un nouveau gouvernement, – le Gouvernement Manuel Valls (2). Je semble être un des rares électeurs de François Hollande qui salue le virage « social-libéral » de ce remaniement gouvernemental. Il y a quelques années, – les medias allemands préconisaient aux parents d’adolescents surfant sur les réseaux sociaux, d’entrer dans Facebook, pour se prémunir de mauvaises surprise – et c’est ainsi qu’avec l’aide de ma nièce Céline je suis entré dans Facebook. Dans tendance politique j’avais écrit « Libre penseur de tendance social-libérale ». Mes convictions n’ont guère  changé depuis. Donc je ne peux que saluer ce virage « social-libéral » du nouveau gouvernement Valls.

Photo: Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivent de Perpignan en Gare de Leucate – La Franqui © C.Neff 29.8.2014

Ouvrages cités :

Bender, R.J. (Ed.)(1988):  Deutsch-französisches Seminar Tourismus und Marketing : Toulon 5.-12. 6. 1988. Mannheim Geographisches Institut.

Flügge, M. (2007): Amer Azur. Artistes et écrivains à Sanary. Paris, ISBN 978-2-86645-650-4

Flügge, M. (2013): Traumland und Zuflucht. Heinrich Mann und Frankreich. Berlin, Insel Verlag Berlin. ISBN 978-3-458-35954-8

Lentz, S, Lukhaup, R. , Neff, C.,  Ott, Th., Swiaczny F. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, ISBN 3-923750-66-8.

Nieradka, M.L.  (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen, ISBN 978-3-89971-792-1

Christophe Neff, le 08.09.2014

P.S.: La lecture du billet « Mes vacances, Clopine » dans le Blog de Paul Edel, pendant mes quatre jours de vacances fin aout 2014 à Port – Leucate m’inspira à écrire ce billet, même si à première vue les deux billets n’ont guère en commun. Enfin, dans les deux billets on écrit sur des livres, des paysages et des hommes.


[3] Une petite impression personnelle  du livre « fractures françaises »  se trouve dans le  « billet la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 »

[4] Nieradka, M.L .  (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen

[5] Dans les pages 177-181 du livre de Magali Nieradka  (Ibidem)- nous trouvons un inventaire détaillé sur les ouvrages écrites par les écrivains d’expression allemand écrit a Sanary durant les années 1930-1940.

[6] Les amis et disciples de Rainer Joha Bender lui ont consacré une Gedenkschrift en 1996 « Gedenkschrift für Rainer Joha Bender » édite par Lentz, S. et al.1996).

[7] Voire aussi Mestre, M., Mestre, C. (1996) : Zur Universitätspartnerschaft Toulon – Mannheim. In: Lentz, et al. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, p. XVII- XVIII.

[8] Bender avait publié les principaux résultats de ce cours/excursion franco-allemand dans une petite brochure (Bender 1998).

Fünf Jahre Paysagesblog auf Le Monde.fr (08.06.2014)

Seit etwas mehr als fünf Jahren schon gibt es das Paysagesblog auf le Monde.fr .  Am 24.5.2009 schrieb ich den ersten Artikel „I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?“ einen Tag später folgte dann der erste deutschsprachige Beitrag „II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch.“ . Danach folgten 318 Artikel, – dieser kleine deutschsprachige Beitrag ist der 321 Artikel auf paysages. Ursprünglich hatte ich vor, Paysages  als mehrsprachigen europäischen Blog zu gestalten, – der deutschsprachigen Einführung folgte am 28.5.2009 eine Englischsprachige „Introduction“ „ III. Un blog sur les paysages: an English introduction“ , aber schnell stellte sich heraus, dass dieser Anspruch nicht umzusetzen war, – paysages ist ein frankophones Blog, –  ein Großteil der Beiträge ist auf französisch verfasst, – 69 Beiträge sind auf deutsch verfasst, – und 20 auf Englisch.  Einen Beitrag in mehreren Sprachen zu schreiben, bedeutet im Grunde genommen, den Beitrag neu zu schreiben, – da ja in der jeweiligen Sprache neu und anders gedacht wird. Ich hatte schon vor dem Beginn des Paysagesblogs aufgrund meiner Mehrsprachigkeit einen  großen Respekt vor Übersetzern, vor allem vor literarischen Übersetzern, – aber seitdem ich Paysages schreibe ist dieser Respekt noch erheblich größer geworden.  Ohne die literarischen Übersetzter gäbe es im Grunde genommen keine Weltliteratur. Um nur ein Beispiel zu nennen: ohne Curt Meyer-Clason wären die vielschichtigen inneren und äußeren  Landschaften Macondos, die Welt des Oberst  Aureliano Buendia, der deutschen Leserschaft verschlossen geblieben[1]. Ohne seine Übersetzter wäre das Werk Gabriel García Márquez außerhalb der hispanophonen Welt nie gelesen worden, – die inneren und äußeren Landschaften Macondos, die uns Marquez schildert, hätten  die reale Geographie Aracatacas nie überwinden können, – das Werk wäre sozusagen in der inneren Einsamkeit der lateinamerikanischen hispanophonen Literatur verblieben. Vermutlich hätte man die Werke Márquez nicht einmal in Brasilien wahrgenommen.

Jede Sprache hat ihre eigene Sprachlandschaft, ihre eigene Geographie und deshalb ist es für einen „Freizeitblogger & Wochenendblogger“ sehr schwierig, in mehreren Sprachen zu schreiben. De facto ist obwohl ursprünglich anders geplant,
Paysages ein französischsprachiges Blog geworden. Das Blog ist ja auch in Frankreich, bei einem französischsprachigen Presseorgan, – der Tageszeitung Le Monde gehostet. Daher ist es auch nicht außergewöhnlich, dass aus Paysages ein frankophoner Blog wurde. Dass der  „Le Monde“ in diesen fünf Jahren in den ich jetzt schon Paysages betreibe, – in so schweres  Fahrwasser geraten würde, das war so vor fünf Jahren nicht abzusehen – drei Chefredakteure (  Éric Fottorino, Érik Izraelewicz, Natalie Nougayrède ) haben sich die Hand gegeben, derzeit  befindet sich die Chefredaktion des Le Monde übergangsweise in den Händen von   Jérôme Fenoglio & Gilles van Kote.  Letztlich scheint es zur Zeit nicht absehbar zu sein, was aus dem Le Monde wird. Soweit der Le Monde weiter existiert, werde ich, soweit ich die nötige Zeit dazu finde, Paysages weiter betreiben, und bestimmt auch hin und wieder deutsch verfasste Beiträge posten.

Abschliessend noch ein paar Worte zur Leserstatistik: Soweit man WordPress und Google. Analytics vertraut, sind die folgenden  fünf Artikel, die bisher am häufigsten besuchten/konsultierten Artikel : “ 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes“, “Das Biafrakind“ und “La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009) “, “Blognotice 7.6.2012: changements de paysages dans le pays Leucatois, “,“ Blognotice 13.05.2013: Mannheim les palmiers – photos sur le vif d’un paysage urbain particulier“.  Mit dem „Biafrakind“ befindet sich immerhin ein deutschsprachiger Beitrag auf den vorderen Plätzen, – und mit  Mannheim les palmiers gibt es einen zweisprachigen Artikel (frz./dt.) der wohl auch in der Lesergunst weit vorn zu sein scheint. Weitere deutschsprachige Postings, die relativ häufig besucht wurden, sind Ottmar Schreiner – Sozialdemokrat, Fallschirmjägeroffizier und Katholik (21.04.2013) und „Blognotiz 12.01.2014: „Blick auf die alte und die neue St. Laurentiuskirche auf dem Sulgen“[2]. Der Beitrag mit den meisten „Facebooklikes“ ist übrigens ein deutschprachiger Beitrag über eine Begegnung bei der Schramberger Fasnet im Jahr 2013.  Abschließend sei noch darauf hingewiesen, dass die am häufigsten aufgesuchte Kategorie, die Kategorie Port Leucate ist. Port Leucate [3]  , welches aufgrund vielfältiger familiärer Umwälzungen und Umzüge mein französischer „Port d’attache (Heimathafen)“ geworden ist. Vorher waren das Aubord im Departement du Gard und, in ganz frühen Kindheitstagen, Eckbolsheim bei Strasbourg.

Christophe Neff, Grünstadt den 08.06.2014


[3] Immerhin kenne ich Port Leucate schon seit dem Ende der 1960er-Jahre, d.h über 45 Jahre, siehe auch „les cigales de Port Leucate“.

Aubord de « Macondo » (19.04.2014)

Deckblatt Hundetjahre EinsamkeitI« Viele Jahre später sollte der Oberst Aureliano Buendia sich vor dem Erschießungskommando an jenen fernen Nachmittag erinnern, an dem sein Vater ihn mitnahm, um das Eis kennenzulernen. Macondo war damals ein Dorf von zwanzig Häusern aus Lehm und Bambus am Ufer eines Flusses mit kristalklarem Wasser, das dahineilte durch ein Bett aus geschliffenen Steinen, weiß und riesig wie prähistorische Eier »

C’est à Aubord, petit village paisible du Gard, situé entre Costières, Petite Camargue et Vistrenque, que je me suis immergé pour la première fois dans la vie du village, dans les paysages centenaires de Macondo. Apprenant le matin du vendredi saint (18.04.2014)  la nouvelle du décès de Gabriel García Márquez[1][2], – je me replongeais dans le souvenir de cette première lecture « Hundert Jahre Einsamkeit (Cent ans de solitude/Cien años de soledad) » dans la traduction allemande de Curt Meyer-Clason – sur la terrasse de la petite villa[3] de mes grands-parents à Aubord, 4 Impasse des Pins  – cette villa que mon grand-père avait baptisée L’Oliveraie – il avait même pris soin d’ y aménager un verger d’oliviers avec une douzaine d’oliviers  dans le  jardin. Ambiance étrange, quand je tenais ce livre[4] pour enfin m’immerger dans la lecture, – c’était la version poche du DTV, avec comme couverture l’image de Celestino Piatti montrant un fleuve de couleur bleu touareg et un arrière-plan une lisière de forêt … c’était un des rares jours de marin à Aubord, – il faisait chaud et humide – humidité amplifiée par l’odeur pénétrante du Vistre – et les heures et journées passaient – jusqu’à ce qu’un fort coup de Mistral  chassât cette étrange atmosphère qui semblait transformer Aubord en sorte de  Aracataca  – pendant que je voyageais dans l’immensité du monde de Macondo. Et ce qui fut assez étrange – parfois j’avais l’impression que le livre, l’auteur – bien qu’il s’agisse d’une traduction allemande – s’adressait à moi, le lecteur immergé de ce monde étrange en français – parfois même en espagnol. Plus tard, j’ai essayé de lire cette étrange fable dans la version originale (Cien años de soledad, Buenos Aires : Ed. Sudamericana, 1972, 30. ed.), emprunté a la Bibliothèque de l’Université de Mannheim, – mais je me suis arrêté après quelques pages seulement. Mes connaissances en espagnol – j’avais appris en  autodidacte quelques bases d’espagnol pour pouvoir écrire un mémoire sur les paysages agraires et les réformes agraires chiliennes sous la présidence de Salvador Allende –  étaient insuffisantes et n’étaient pas au rendez-vous de l’ouvrage. Donc les « Cien años de soledad », – c’était la traduction de Curt Meyer-Clason «Hundert Jahre Einsamkeit » dans la version DTV avec la belle couverture Celestino Piatti – qui allait devenir le livre de mes années étudiantes  à Mannheim et à Montpellier. Il me suivait presque partout, – excursions, jours libres à Schramberg – Sulgen au Lärchenweg, séances de lectures dans les dunes de l’Espiguette, période de service réserviste dans le cadre des « Reserveübungen » de la Bundeswehr, petites vacances sur les sables de la plage de Port Leucate – et je crois même que le livre faisait bagages d’un de mes voyages africains – dès que j’avais assez de liberté et me replongeais dans le Monde de Macondo. A fur et à mesure des années, j’ai donc plusieurs fois lu et relu les « Hundert Jahre Einsamkeit ». J’ai aussi lu quelques autres ouvrages de Marquez, mais c’est l’histoire de Macondo – qui a laissé des traces inoubliables, – et c’est d’ailleurs un des rares livres que j’ai lus plusieurs fois. La dernière fois ce fut, je crois pendant la préparation de mon doctorat, il y a maintenant plus d’une quinzaine d’années. Peut-être reprendrai-je ce livre, la retraite arrive dans une petite vingtaine d’années, car  « Cent ans de solitude » fait partie de cette catégorie de livres  qui nécessitent  un minimum de repos et de tranquillité pour la lecture. Comme je l’écrivais dans ma dernière  notice des « moments de solitude pour naviguer librement dans le Monde des livres. Fermer les yeux et partir en voyage ».

C’est par la traduction de Curt Meyer – Clason que j’ai découvert Marquez – et d’autres grands de la littérature latino-américaine comme par exemple Jorge Amado. Je pense que sans les traductions de Meyer – Clason, une très grande partie de la littérature latino-américaine serait restée largement inconnue en Allemagne. En parlant du décès de Marquez, il faudrait donc ajouter une pensée à ses traducteurs, à ses passeurs qui ont eu le mérite de passer l’œuvre d’une sphère linguo-culturelle à une autre. Dans le cas de Curt Meyer – Clason, ce fut le passage de la civilisation latino-américaine dans l’hémisphère du Bilderbürgertum allemand. C’est grâce à Curt Meyer – Clason que j’ai pu découvrir l’immensité des paysages de Macondo[5], voyager à travers l’œuvre de Gabriel Garcia Marques. Découvrir une œuvre digne du nom « Weltliteratur »  est chose rare :personnellement, je pense  que  « Cent ans de solitude[6] » est par soi-même une œuvre digne du nom Weltliteratur.

« Nun blätterte er vom neuem, um die Vorraussagen zu überspringen und Tag und Umstände seines Todes festzustellen. Doch bevor er zum letzten Vers kam, hatte er schon begriffen, daß er nie aus diesem Zimmer gelangen würde, da es bereits feststand, daß die Stadt der Spiegel (oder der Spiegelungen) vom Winde vernichtet und aus dem Gedächtnis der Menschen in dem Augenblick getilgt sein würde, in dem Aureliano Babilonia die Pergament entgütlig entziffert hätte, und daß alles in ihnen geschriebene seit immer und für immer unwiederholbar war, weil die zu hundert Jahren Einsamkeit verurteilten Sippen keine zweite Chance auf Erden bekam»

Sources:

Les deux citations, – en début de la notice et à la fin – sont des extraits de la traduction allemande de « Cien años de soledad » de Curt Meyer Clason – les deux premières phrases du début des « Cents ans de solitude » et les deux dernières phrases de l’ouvrage de Marquez.

Márquez, Gabriel Garcia (1984) : Hundert Jahre Einsamkeit. Roman, Deutsch von Curt Meyer – Clasen. Deutscher Taschenbuch Verlag (DTV). 5 Auflage August 1985. ISBN 3-423-10249-7

Vargas Llosa, Mario (2005): Dictionnaire amoureux de l’Amérique latine. Traduit de l’Espagnol par Albert Bensoussan, Paris (Plon), 2005, ISBN 928-2-259-20258-9

Photo/Scan: Couverture du livre DTV  „Hundert Jahre Einsamkeit“

Christophe Neff, écrit le 18.04.2014, publié le 19.04.2014

P.S : Voici le lien du discours de réception pour le prix Nobel de Literature en 1982 de Gabriel Garcia Márquez. (Version texte en Espagnol, Version texte en Anglais).


[3] La Maison de mes grands-parents à Aubord dans le Gard fut pendant très longtemps mon point d’attache  en France. Voir aussi la Blognotice du 22.4.2012.

[4] J’avais acheté le livre à Schramberg, dans la Buchhandlung Klaussner. Il porte le numero 147 de ma bibliothèque étudiante.

[6] Dans ce contexte il me semble particulièrement intéressant de relire la note sur Gabriel Garcia Marquez écrite par Mario Vargas Llosa dans le „Dictionnaire amoureux de l’Amérique latine p.317 – 328“ dont je me permets de citer la première  phrase: „La parution de Cents ans de solitude, de Gabriel Garcia Marques, constitue un événement littéraire d’exception : ce roman luciférien,  qui a le mérite peu commun d’être à la fois traditionnel et moderne, américain et universel, fait voler en éclats les sombres affirmations selon lesquelles  le roman est un genre épuisé et en voie d’extinction (Vargas Llosa 2005, 317)

Blognotice 13.05.2013: Mannheim les palmiers – photos sur le vif d’un paysage urbain particulier

Mannheim - les palmier
Mannheim les palmiers /Mannheim die Palmenstadt © C. Neff 10.5.2013

Participant à un cours de formation continue à l’université de Mannheim, je reviens assez souvent depuis Mars 2013 dans la ville (et l’Université) de Mannheim  où j’ai passé une très grande  partie de ma vie étudiante, à laquelle j’avais déjà  dédié deux billet (en allemand voir 1,2) durant mes débuts de bloggeur dans  « paysages ». D’ailleurs si on me demandait dans quelle grande ville, dans quelle métropole du « Mitteleuropa » j’aimerais vivre – si j’avais le libre choix, je répondrais Mannheim ! N’en  déplaise aux Fans de Berlin, München, Frankfurt etc., – mon choix serait Mannheim, suivi de Strasbourg, Bâle (toutes  des  métropoles longeant le Rhin), peut être Stuttgart et plus au Nord Hamburg.

Comme si souvent durant mes déplacements professionnels, j’ai toujours une petite caméra  dans mes bagages, dans mon Rucksack.  Une de ces photos est aussi utilisée comme photo à la une dans la Blognotice du 11.05.2013. Je publie les photos sans grand commentaire – elles parlent d’elles-mêmes – mais j’aimerais remarquer deux choses. Les Palmiers  chanvres (Trachycarpus fortunei)  ne sont pas les seuls palmiers du paysage urbain de Mannheim, – il y en a d’autres. Concernant les plantes exotiques & flore exotique à Mannheim, j’avais publié il y quelques années un assez long article (Neff, C. 1998 – Neophyten in Mannheim) – Mannheim est un vrai eldorado pour le botaniste a la recherche d’espèces exotiques.

Une autre photo qui me tient à cœur c’est l’image de la BB 37023 de la SNCF traversant le Rhin entre Ludwigshafen – et Mannheim  se dirigeant vers Mannheim HBF. Il est quasiment devenu chic de critiquer l’Europe – de rendre  l’Europe responsable de  tout et de rien – mais une Loco SNCF traversant le Rhin – cherchant son train de marchandise à la gare de triage de Mannheim – le Mannheimer Rangierbahnhof – il y a quelques années une telle image au quotidien d’une loco SNCF traversant le Rhin pour chercher son train de marchandises  aurait été encore impensable.

Rheinbrücken Ludwigshaden-Mannheim
Rheinbrücken – Ponts sur le Rhin (Konrad-Adenauer Brücke), © C. Neff 10.5.2013

Da ich zur Zeit an einer Weiterbildungsmaßnahme  an der Universität Mannheim teilnehme, komme ich seit März 2013 relativ oft nach Mannheim. In Mannheim habe ich  einen Großteil meiner Studienzeit verbracht, – über diese  Zeit sowie meiner Assistentenzeit an der Universität Mannheim  habe ich zu Beginn des Paysagesblog zwei Artikel (siehe hier  1,2) geschrieben.  Soweit man mich fragen würde in welcher Metropole Mitteleuropas ich gern leben würde – dann würde ich antworten „in Mannheim“.  Auch wenn es den Berlin, München, Frankfurt – Fans missfällt, – meine Wahl würde auf Mannheim, gefolgt von Strasbourg, Basel (alles Metropolen die am Rhein gelegen sind), vielleicht Stuttgart und weiter im Norden noch Hamburg, fallen.

Wie so oft, wenn ich auf Dienstreisen bin, habe ich eine kleine Kamera in meinem Reisegepäck, meinem Rucksack eingepackt. Einer der hier veröffentlichten Bilder hatte ich schon als „Photo à l’une“  in der Blognotice vom 11.05.2013 veröffentlicht. Die Photos werden ohne Kommentare veröffentlicht – diese sind quasi selbstredend – dennoch möchte ich zwei Dinge betonen.  Die zwei Hanfpalmen (Trachycarpus fortunei) sind nicht die einzigen Palmen der urbanen Landschaften Mannheims – es gibt noch einige Palmen mehr in Mannheim. Was die exotische Pflanzenwelt & Flora Mannheims betrifft, – die Neophytenflora Mannheim, darüber habe ich vor einigen Jahren einen recht langen Artikel in den Mannheimer Geographischen Arbeiten (Neff, C. 1998 – Neophyten in Mannheim) publiziert. Mannheim ist immer ein richtiges Eldorado für Botaniker die auf der Suche nach exotischen Pflanzen in der heimischen Flora sind.

Zum Schnappschuss der BB 37023 der SNCF, die die Rheinbrücke von Ludwigshafen kommend, den Rhein in Richtung Mannheim HBF überquert, möchte ich noch folgendes hinzufügen; – in der letzten Zeit ist es ja quasi in Mode gekommen Europa für alles und jenes zu kritisieren. Aber vor ein paar Jahren wäre es noch undenkbar gewesen fast täglich eine SNCF Lokomotive auf der Rheinbrücke zwischen Ludwigshafen und Mannheim zu sehen, die zum Mannheimer Rangierbahnhof fährt um dort ihren Güterzug  abzuholen.

Konrad-Adenauer Brücke Train & Bateau
Bateau & train / Schiff & Zug (Bellriva + Br425), © C. Neff 10.5.2013
SNCF BB37023 auf der Konrad Adenauer Brücke
SNCF BB 37023 sur la/auf der Konrad Adenauer Brücke, © C. Neff 10.5.2013
Mannheimer Hafenbahn - eine Lok der Rhenus Rail
Loco sur la Hafenbahn de Mannheim (vraisemblablement la Loco 40 de la Rhenus Rail)/ Lok auf der Mannheimer Hafenbahn (wahrscheinlich Lok 40 der Rhenus Rail), © C. Neff 10.5.2013
Mannheim A5, Trachycarpus fortunei A
Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei) pres de A 5, Mannheim / Hanfpalmen (Trachycarpus fortunei) bei A 5, Mannheim, © C. Neff 10.5.2013
Paysages urbains - Mannheim Hafen
Paysages urbains Hafen Mannheim / Urbane Landschaften Hafen Mannheim, © C. Neff 10.5.2013
Kunst am Bau im Mannheimer Hafen
Kunst am Bau dans le port de Mannheim/Kunst am Bau im Mannheimer Hafen © C. Neff 10.5.2013

paysages urbains Mannheim - vue sur la Konrad Adenauer Brücke 13
Paysages urbains à Mannheim – vue sur la Konrad Adenauer Brücke/urbane Stadtlandschaften in Mannheim – Blick auf die Konrad Adenauer Brücke, © C. Neff 13.5.2013

Photos toutes/alle : © Christophe  Neff 10.5.2013 + 13.5.2013

Literatur citée :

Neff, C. (1998): Neophyten in Mannheim – Beobachtungen zu vegetationsdynamischen Prozessen in einer Stadtlandschaft. In: Anhuf, D., Jentsch, C. (Eds.): Beiträge zur Landeskunde Südwestdeutschlands und angewandten Geographie. Mannheimer Geographische Arbeiten, H. 46, 65-110, Mannheim. (ISBN 3-923750-72-2)

Christophe Neff, le 13.05.2013

Blognotice 23.03.2013 – signes de printemps précoce dans le Linange

© C. Neff 22.3.2013: Début de la floraison des Anémones pulsatilles (Pulsatilla vulgaris) sur le Grünstadter Berg.

L’hiver semble de s’attacher aux paysages allemands, même dans le Oberrheingraben les flocons de neige n’ont pas encore disparu. On nous annonce même un vrai retour de l’hiver avec d’importantes chutes de neiges pendant la semaine sainte pour une grande partie de l’Allemagne, – le redoux, le retour du printemps est prévue pour Pâques. Mais le printemps précoce avance quand même avec des petits pas, presque invisibles – floraisons des perces-neiges ici et là, – et dans certaines pelouses de la Unterhardt, du Linange, – les premiers Anémones pulsatilles ont debuté leurs floraisons. Dans les jardins de Grünstadt les Anémones de Grèce commencent  à ouvrir leurs fleurs. Mais la floraison des Amandiers, la fameuse Pfälzer Mandelblüte, n’a pas encore débuté – l’année dernière la Mandelblüte avait eu lieu vers la Mi-Mars. Mais dans Îlot de chaleur urbain de Mannheim et de Ludwigshafen on peut trouver les premiers amandiers en fleurs et les premiers Jeannettes jaunes débutant leurs floraison dans ces situations écologiques très spéciales.

Christophe Neff, le 23.3.2013

Photo: © C. Neff 22.3.2013 Début  de la floraison des Anémones pulsatilles (Pulsatilla vulgaris) sur le Grünstadter Berg.

Blognotice 10.3.2013: l’hiver 2012-13 en Allemagne – un hiver très sombre et gris

Après un hiver très gris et sombre, l’Allemagne a eu enfin droit à quelques journées de soleil, avec  des pointes de température qui avoisinaient entre 15 et 17 degrés à Mannheim. Mais cette période de printemps n’est pas censée durer : on nous annonce le retour de l’hiver pour le lundi  11.3.2012 avec des températures minimales qui pourront atteindre les – 10°.

Cet hiver 2012-2013 fut particulièrement sombre et gris en Allemagne. Il  a même battu le record de minimum d’ensoleillement  en Allemagne : avec 96 heures d’ensoleillement (Source : DWD Pressemitteilung du 27.2.2013 ; version anglaise) l’hiver 2012-13 fut l’hiver le moins ensoleillé depuis 1951, date depuis laquelle l’ensoleillement  est relevé systématiquement en Allemagne. Le soleil s’était restreint aux sommets des Alpes et de la Forêt Noire. Pour le reste de l’Allemagne, cet hiver fut donc particulièrement gris: ici, à Grünstadt, ou les hivers sont très souvent dominés  par la grisaille (comme dans une grande partie du Oberrheingraben) , on avait carrément l’impression que les lumières et les  couleurs du soleil avaient été englouties  par la grande grisaille hivernale. Le soleil revenait à Grünstadt, avec le début du printemps météorologique le premier Mars 2013. Personnellement, le  seul  jour où j’ai eu droit à une journée de plein soleil d’hiver, ce fut le 10 février à Schramberg en Forêt Noire durant le « Schramberger Hanselsprung »  – chez les fabuleux Hansel de Schramberg.

Photo: © C. Neff 2.3.2013 „Vue printanière des toits de Grünstadt/Frühlingsblick über die Dächer von Grünstadt

Christophe Neff, le 10.3.2013

Blognotice 1.07.2012: orages sur l’Allemagne …

L’Allemagne est actuellement touchée par une vague d’orages, faisant ici et de considérables dégâts. Travaillant avec des étudiants en Forêt Noire pendant les derniers jours de la semaine dernière, nous fûmes aussi concernés pas ces orages, car nos travaux de terrains sur quelques sites botaniques de la Raumschaft Schramberg furent aussi quelques peu perturbés par ces orages. Pendant que les sapinières suant d’humidité, crachant des vapeurs de nuage, – la radio nous apprit une bonne nouvelle de l’autre part de l’atlantique – la Cour suprême des Etats Unis vient de valider la réforme de l’assurance-maladie, le projet emblématique du mandat de Barack Obama. Je me réjouissais de cette bonne nouvelle – et me revinrent les souvenirs des premières phrases des raisins de la colère, du périple de la famille « Joad » à travers les Etats Unis. « To the red country and a part to the gray country of Oklahoma, the last rains came gently, and they did not cut the scarred earth. The plows crossed  and recrossed the rivulets marks(Steinbeck, J. 2000, 3)”.  Enfin, presque 80 ans après le Great Dust Bowl et le New Deal de Franklin Delano Roosevelt , – les Etats Unis se dotent enfin d’un système d’assurance maladie digne de ce nom. A  mon retour de Forêt Noire je découvris aussi le très bon commentaire «  The Real Winners » de Paul Krugman dans la NYT sur cette décision historique du Supreme Court.

Mais  je découvris une autre nouvelle, – bien plus négative – qui me rappelait la  destruction des Bouddhas de Bamyan, dans le centre de l’Afghanistan en mars 2001, –   à Tombouctou, les islamistes détruisent les mausolées musulmans. Je l’avais déjà écrit il y a quelques semaines –  nous sommes les témoins d’une réelle afghanisation de la région du Sahel sous la main mise de  AQMI ! Notons que même le SPON a mis les événements de Tomboctou à la une !

Afghanisation ou Somalisation les images se ressemblent –  l’afghanisation du Sahel   va certainement nous encore faire payer un prix fort ! Même s’il n’y a priori pas de lien direct – les propos  de  Abdou Diouf dénonçant le désintérêt de la France pour la francophonie sont alarmants, il faudrait aussi se souvenir qu’une grande partie du Sahel ce sont aussi des états francophones. Le Mali est aussi un état francophone, il faudrait peut-être le rappeler ici et là à Paris.  Et il faudrait aussi constater que l’avenir du français est en Afrique et enfin s’intéresser un peu de plus près à ce qui se  passe en Afrique avant qu’il ne soit trop tard !

Je finis cette petite blog notice – on nous annonce encore de forts orages dans le Sud de l’Allemagne. Je vais essayer de finir le dernier Bienzle – « Adieu Bienzle » – j’avais débuter les Bienzle – avec « Bienzle und die schöne Lau » – c’est un ami de Schramberg avec lequel je passai mes années étudiantes à Mannheim qui m’avait offert « Bienzle und die schöne Lau », – et c’est avec ce livre que je découvris la série des Blienzle, – mais aussi l’œuvre et la poésie de Eduard Mörike – car Bienzle und die schöne Lau – c’est une réminiscence du Stuttgarter Hutzelmännchen – l’ Histoire de Lau la Belle (Die schöne Lau)  de Mörike.

Livres  cités :

Huby, Felix (1985): Bienzle und die schöne Lau.

Huby, Felix(2011): Adieu Bienzle. Fischer Taschenbuchverlag Frankfurt am Main. ISBN 978-3-596-19142-0

Steinbeck, John (2000) : The Grapes of Wrath. Penguin Books.  Copyright John Steinbeck 1939, first published in the United States of America by the Viking Press 1939. ISBN 0-140-29292-6

Christophe Neff, 1.07.2012

Blognotice 1.2.2011

Temps gris d‘ hiver comme d‘ habitude dans le „Oberrheingraben“, – temps même tres gris. Pour oublier la grisaille de février ce soir la RDL nous recommande de regarder « A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU » de Nina Companéez (ce soir 1.2.2011 et demain 2.2.2011 sur A2). Peut être une bonne idée ? Normalement je ne regarde que rarement la télé – parfois Thalassa et Eisenbahnromantik – c’est tout. Mais cette semaine – il y a eu un événement télévisé en Allemagne qui m’a donc fait revenir vers le petit écran. Encore un Schimanski :«Schuld und Sühne » (Dimanche 30.1.2011 ARD 20:15) ,Schimanski comme durant mes années étudiantes à Mannheim.  Très belle critique du Schimanski « Schuld und Sühne » de Christian Buß dans le SPON. Durant mes années étudiantes à Mannheim, je n’avais même pas de Télé – donc le « Tatort Schimanski », c’était chez des amis ou chez les parents à  Schramberg en Forêt Noire. Pour le premier Schimanski (1982  Duisburg – Ruhrort) – j’étais encore lycéen – je n’avais même pas vingt ans , donc 19 ans après le premier Schimanski ,nous avons encore droit à notre dose de Schimanski. Nous n’avons certainement pas rajeuni – Schimanski non plus ;mais même avec un Götz George  ayant atteint ses 72 ans , Schimanski a encore un grand cœur, il est du côté de ceux qui n’ont pas toujours eu de chance dans leur vie … Dans « Schuld und Sühne » Schimanski  est confronté à la triste réalité du « Polizeialltag »( quotidien de la police) dans un milieu difficile, de la corruption entre ex. collègues etc. Ce Schimanski, c’est aussi un peu un Western ,les tournées dans sa vieille Citroën CX dans le port de Duisburg – le showdown remarquable  avec les policiers corrompus Petra Kroppen (Daniela Schulz) et Günther Patzaks (Hannes Jaenicke).  Oui c’est parfois un peu western, un peu nostalgique mais cela rappelle à ma génération les  années de nos vingt ans. Apres le Schimi – je me suis même permis le luxe de regarder  le talkshow politique Anne Will où on discutait sur l’affaire Gorch Fock et les  autres affaires qui actuellement secouent le ministre de la défense allemand sous le titre « Der „Selbstverteidigungsminister“ – bröckelt der Guttenberg-Mythos? ». Je me demande pourquoi ces affaires jusqu‘ á présent ne trouvent aucun reflet médiatique en France, car c’est la première fois que Karl-Theodor zu Guttenberg reçoit des sévères critiques de la part d’une grande partie de la presse politique allemande.

Donc avec cette surdose de télévision je ne sais vraiment pas si je regarderai A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU » de Nina Companéez, même si il faut avouer que le dernier billet de la RDL« Proust toujours ! La télévision rattrape le temps perdu »  donne vraiment envie d’allumer le poste de Télé ce soir. Mais j’ai encore devant moi la lecture du « Cannstatter Zuckerle » ,roman policier de Sigrid Ramge, qui joue à Stuttgart (le Cannstadter Zuckerle est un terroir viticole longeant le Neckar à Stuttgart Bad Cannstadt) et en Egypte et en plus une très belle anthologie des Poèmes de Johannes Bobrowski « Nachbarschaft » parue dans les Klaus Wagenbachs Oktavhefte. Les Poèmes de Bobrowski qui nous font découvrir des paysages perdus de l‘ Est  , méritent sûrement la lecture nocturne. Peut être plus qu’un téléfilm – même si il s‘ agit d‘ un téléfilm qui ose  toucher à un monument national pour citer les mots de Pierre Assouline.

Livres citées :

Ramge, Sigrid (2010) : Cannstadter Zuckerle. Ein Stuttgart-Krimi. Tübingen, Silberburg Verlag, ISBN 978-3-87407-990-7

Bobrowski, Johannes; Wagenbach, Klaus (2010):  Nachbarschaft : Gedichte / Johannes Bobrowski. Ausgewählt und mit einem Nachwort von Klaus Wagenbach. Klaus Wagenbachs Oktavhefte, Berlin, Klaus Wagenbach Verlag, ISBN 978-3-8031-3231-4

Christophe Neff, Grünstadt le 1.2.2011

TGV 2873 in Mannheim : Rückblende auf „un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ?“

zuganzeige-682008-tgv-2873-ma-hbf-gleis-3.1262710317.jpgMein letztes Posting „Un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ? „ mit den Bilder des in den Mannheimer HBF einfahrenden TGV 2873 hat dem Blog „PAYSAGES“ einen regelrechten Leserrekord beschert – und der Paysagesblog konnte damit die Schallmauer von 200 Lesern (oder Klicks) pro Tag brechen.  Die Neuigkeit, dass Märklin einen TGV POS produzieren wird, ist im frankophonen Raum in Modellbahnkreisen wohl zur Zeit eines der wichtigsten Diskussionsthemen (siehe u.a.   hier und hier und hier ) – aber auch in Deutschland wird in den Modelbahnforen darüber intensiv (siehe u.a. hier  und hier ) diskutiert.  Das u.a. auch dazu geführt, dass man bei der Eingabe von TGV POS Märklin in Google.fr gleich auf den Artikel über den TGV POS und die alte Dame aus Göttingen im Paysage Blog verwiesen wird.  Wieso in Google.fr gerade auf den kleinen Artikel im Paysageblog verwiesen wird, weiß ich ehrlich gesagt auch nicht.

Was den Besucherrekord im Paysagesblog betrifft, sollte man jedoch auch daraufhin weisen, dass der Beitrag über die Auflösung der Flüchtlingslager der Hmong in Thailand und deren Vertreibung nach Laos mit dem Titel „Beau geste : 4 400 Hmong en cours d’expulsion vers le Laos„ auch nicht weit davon entfernt war die Schallmauer von 200 Lesern pro Tag zu durchbrechen. Eigentlich ein viel ernsteres Thema als die Ankündigung eines Märklin Modell vom TGV POS, – dazu sollte man vielleicht auch ein kleines deutschsprachiges Posting schreiben, denn hier in Deutschland hat kaum jemand von der Tragödie der Hmong Umsiedlung von Thailand nach Laos mitbekommen.  Aber das ist wiegesagt ein anderes Thema.

einfahrt-tgv-2873-am-682008-in-mannheim-hbf-bild-1-blog.1262710737.jpgKommen wir zurück zum Märklin TGV. Angesichts der Aufmerksamkeit die das Thema in „Modelleisenbahnerkreisen“ diesseits und jenseits des Rheines hat, kann man wohl davon ausgehen, dass soweit das Preisleistungsverhältnis stimmt, das Märklinmodell des TGV durchaus ein Erfolg werden könnte. Übrigens nicht nur in Frankreich und dem französischsprachigen Raum, – denn soweit man der letzten Printausgabe des Spiegels Glauben schenken mag „Verkehr : Politik und Protektion“ (Schmitt 2010), – wird es in Zukunft auf Deutschlands Schienen vermehrt TGV Züge geben –  und damit wird auch für den einen oder anderen deutschen Modellbahner der Anreiz steigen sich solch ein bestimmt nicht gerade „preiswerten“ TGV Modell anzuschaffen.  „Was den Hochpreischarakter des Modells betrifft, – soweit man dafür auch Hochpreisqualität bekommt, dürfte das auch kein Problem sein, da werden sich Käufer finden“ (Zitat 3038 im EK-forum zum Thema). So wie ich es ja schon weiteroben schrieb, – soweit die Qualität stimmt – dürfte der Märklin TGV durchaus ein Erfolg werden. Der Firma Märklin (und ihren Mitarbeitern) wäre es zu wünschen! Übrigens nicht nur der Firma Märklin, – denn eigentlich geht es der gesamten Modelleisenbahnbranche nicht gerade blendend. Ein Erfolg des Mätrix POS-TGV könnte durchaus auch positive Nebeneffekte für andere Modelleisenbahnhersteller haben.

Abschließend noch der Verweis auf meinen vorletzten (französischsprachigen) Blogbeitrag  mit dem  Titel „Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse „ der sich u.a. mit der Situation der Eisenbahn in Deutschland, Frankreich und der Schweiz befasst. Ein Grund weshalb die Modellbahn sich immer schwerer tut, ist bestimmt auch darin zu sehen, dass die große Eisenbahn in großen Teilen der ländlichen Raumes, vor allem im Güterverkehr als  reales Vorbild kaum noch existiert bzw. durch verkehrspolitische Fehlentscheidungen marginalisiert wird – und wenn das Vorbild in der Fläche immer seltener fährt – dann wird die Luft in der Modellbahnwelt  auch zunehmend dünner.

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Photos:© C.Neff 6.08.2008 Mannheim HBF TGV 2873  (Canon Powershot A720IS)

Quelle:

Schmitt, J. (2010): Verkehr: Politik und Protektion. In : Der Spiegel, 1/2010, 54- 56

Christophe Neff, Grünstadt le 5.1.2010

P.S.: Und hier ein Link zu einer ersten Abbildung vom Märklin POS TGV .