Blognotice 11.07.2026 : feux de forêts et canicule dans le Midi français

Le mercredi 08.07.2026, la station météorologique de la météorologie nationale (Metéo-France)   du Cap Leucate – ma station météorologique de référence dont on trouve les donnes sur le site d’infoclimat – a affiché 40,5 degrés à 13 h 35, soit 0,1 degré de moins que les 40,6 degrés Celsius mesurés le 29 juin 2019, le record de température de la station[1]. Quand mes grands-parents ont acheté leur petite villa dans le quartier de la Griffoulière à Port-Leucate pour fuir les chaleurs lourdes et les orages d’été de la plaine du Rhin, de l’agglomération du « Grand Strasbourg » (car ils habitaient à Eckbolsheim), vers la fin des années 1960, en été, le thermomètre dépassait très occasionnellement les 30 degrés [2]! Mais cela appartient déjà à l’histoire. Comme partout en France, les changements climatiques n’épargnent même pas les stations balnéaires du pourtour méditerranéen comme Leucate.

Je suis avec une attention particulière l’évolution actuelle des feux de forêt en France, car, avant que je ne subisse la maladie de Mitterrand, analyser le role du feu dans les ecosystemes (dans le sens de la fireecology americaine) prenait une place importante dans mon métier d’enseignant-chercheur au KIT. Avec deux canicules passées et une canicule active, on peut craindre les pires scénarios ! Deux feux, qui, pendant que j’écris ces lignes, sont encore actifs, ont suscité un intérêt particulier chez moi. D’une part, il y a le feu des monts du Diois, c’est-à-dire l’incendie du massif de Justin dans la Drôme, et le feu de Trévillach dans les Pyrénées-Orientales. Le feu du massif de Justin, avec son stock de masse de combustible considérable – beaucoup plus grand que dans les forêts méditerranéennes – et qui semble être, d’après ce que je crois savoir, d’origine naturelle (la foudre), c’est exactement le scénario d’incendie de forêt qui pourrait devenir le scénario à prévoir avec les changements climatiques pour les grands massifs forestiers du nord de la France et de l’Europe centrale : Jura, Vosges, Forêt-Noire. Et d’ailleurs, même si la mémoire collective l’a plus ou moins oublié, le fameux incendie d’août 1800 entre Freudenstadt et Schönmünzach, qui ravageait le paysage de la Forêt-Noire, ce feu de forêt ne s’est arrêté que quand la forêt avait fini de brûler, par manque de combustible[3].  Les lignes de l’article du Monde sur les feux de forêt des monts du Diois : « « Le feu s’arrêtera quand la forêt aura fini de brûler » : un immense incendie dévore les monts du Diois, dans la Drôme. » nous présente le même phénomène. Sans combustible pas d’incendie !

En ce qui concerne le feu de Trévillach – qui, entre-temps, est passé de Fenouillèdes, traversant la rivière Têt pour lécher les Aspres –, je connais très bien la région pour avoir dirigé, pendant de nombreuses années, voire des décennies, des cours pratiques sur l’écologie du paysage entre Leucate, le Canigou et le pic Carlit[4] et parfois aussi des cours sur la DFCI (Défense des Forêts Contre l’Incendie) et les chantiers de brulage dirigé dans l’Aude et les Pyrénées orientales[5].

Parfois pendant ce cours, je m’arrêtais avec mes étudiants à Bouleternère pour leur montrer une culture de « grenade » française – certainement l’une des premières cultures de grenade française que j’ai découverte, je crois en 2016 ou 2017. Mais en fait, je connais la région depuis mon enfance, car, pendant tous ces séjours de vacances familiales à Port Leucate, on passait assez souvent quelques jours en promenade dans le massif du Canigou[6]. Je suis un peu l’évolution de cet incendie à travers le visionnage des vidéos YouTube et des photos de Jimmy Phan. Jimmy Phan, le photographe ninja-punk de Villefranche-de-Conflent et correspondant du quotidien L’Indépendant. Avec tous les documents photos que Jimmy Phan poste sur son mur Facebook[7], on a un très bel aperçu de l’évolution de l’incendie, du travail héroïque des pompiers sur le terrain et aussi des énormes dégâts occasionnés par ce feu.

En plus, j’ai aussi une relation assez spéciale avec les Aspres. J’étais étudiant en géographie et stagiaire au CEFE[8] à Montpellier, chez Louis Trabaud, pour préparer ma Diplomarbeit (aujourd’hui plus ou moins une thèse de master) sur les feux de forêt dans les garrigues de Nîmes en 1992[9]. Tout au début de ce stage, Louis Trabaud m’a invité à lire la deuxième édition de son livre sur les feux de forêt – , «Les Feux de Forêts. Mécanismes, comportement et environnement » qu’il avait écrit pour les sapeurs-pompiers en charge de la DFCI. En plus la : « Notice des cartes à grande échelle des formations végétales combustibles du département de l’Hérault », qu’il avait édité avec Bernard Lacaze et collègues, que j’ai d’ailleurs cités récemment dans une de mes publications sur les Açores[10], ainsi que le livre « Contribution à l’étude des feux de forêts. L’Incendie de juillet 1976 dans les Aspres » de Jean-Jacques Amigo, que Louis Trabaud avait préfacé. Louis Trabaud, qui est certainement l’un des pères fondateurs de l’écologie du feu française – ou de la French fire ecology –, voire l’un des pionniers de l’écologie du feu dans le bassin méditerranéen, a jeté les bases de cette discipline dans la région, comme l’a écrit le chercheur espagnole Juli Pausas dans une nécrologie pour Louis Trabaud : « He was a pioneer of fire ecology in the Mediterranean Basin and set the basis of this topic for the region »[11]. Trabaud est malheureusement tombé un peu dans l’oubli en France, ce qui est fort dommage ! On ne trouve même pas d’article Wikipédia sur Louis Trabaud et son rôle pour l’analyse écologique de feux de forêts.

Donc, au début des années 1990, après avoir lu le livre de Jean-Jacques Amigo, qui est certainement la référence pour l’histoire de feux de forets des Aspres j’ai parcouru les paysages des Aspres, pas encore totalement cicatrisés du grand incendie de 1976, pour me faire une idée de la manière dont un grand incendie laisse ses traces dans le paysage. Les subéraies avaient repris de souche, sur les versants plus frais, le châtaignier réapparaissait – et ici et là, les premiers bouquets de mimosa. L’année 1976, c’était l’année charnière pour les feux de forêt et la DFCI dans le Midi français. Après la fin de cette saison des feux 2026 – ce qui pourrait être vers la fin d’octobre, comme au Portugal –, et avec un peu de recul, on pourra comparer cette saison des feux de 2026 avec l’été de 1976. Et on pourra faire un bilan de 50 ans de DFCI dans le Midi français – et en tirer les conséquences pour les décennies à venir. Je pense que les mois, voire les semaines à venir, seront très durs pour les terres méditerranéennes. Les écosystèmes et la nature se régénèrent toujours d’une manière ou d’une autre. Mais les hommes qui ont tout perdu pendant ces incendies – et les incendies à venir durant cet été qui s’annonce brûlant –, comment pourront-ils se reconstruire ? On ne peut qu’espérer que fin octobre 2026, on ne trouvera pas trop de paysages de désolation dans le Midi français et les autres pays méditerranéens, et même au-delà, comme on en trouve actuellement à Ille-sur-Têt, à Rodès, à Bouleternère, etc., dans les Pyrénées-Orientales. Je travaille à peu près depuis 40 ans sur les feux de forêt, mais, d’après mes souvenirs personnels, jamais un feu de forêt n’a détruit autant d’habitations que dans certaines des communes longeant la rivière Têt, entre Ille-sur-Têt, Bouleternère, Rodès et Vince, où des lotissements entiers ont péri dans les flammes ! Ici et là, on a vraiment l’impression d’un scénario de guerre, tellement le paysage a été cicatrisé par le feu ! Une vrai terre de désolation en plein milieu de la France profonde !

Avec les changements climatiques on risque d’avoir de plus en plus de tel scenario d’incendie en France [12]! Certainement les changements climatiques ne sont pas eux seule responsables de telle scenarios d’incendie, – mais comme je l’avais déjà écrit dans « Pyrotragedies » en 2018 ils  peuvent considérablement augmenter le risque de feux de végétation particulièrement dangereux et incontrôlable[13] !


Bibliographie :

Amigo, Jean-Jacques (1978) : Contribution à l’étude des feux de forêts. L’Incendie de juillet 1976 dans les Aspres (Pyrénées-Orientales). Préface de Louis Trabaud. Prades, 1978, numéro spécial de Conflent, 95-96.

Bolis, Angela (2026) : « Le feu s’arrêtera quand la forêt aura fini de brûler » : un immense incendie dévore les monts du Diois, dans la Drôme. Quelque 570 pompiers et 120 militaires luttent au sol contre un vaste incendie qui a déjà parcouru plus de 3 000 hectares dans cette région très escarpée. Trois villages, deux campings et 450 enfants en colonie de vacances ont été évacués. »,  Le Monde, 09.07.2026.

Neff, Christophe (1995) : Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Materialien zur Geographie ; 27. Mannheim, ISBN 3-923750-50-1

Neff, Christophe (2021) : « Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal) ». Finisterra, 56 (117), 107–126. doi:10.18055/Finis18523

Pausas, Juli G. (2017) : Homage to Louis Trabaud. IN: J.G. Pausas Blog. Notes on fire ecology, mediterranean ecology, and other things … June 6th, 2017

Pausas, Juli G. : Scientific publications by Louis Trabaud. (Edited by July G. Pausas)

Trabaud, Louis (1992) : Les Feux de Forêts. Mécanismes, comportement et environnement. 2e édition. Aubervilliers, 1992. © 1992 by Éditions France-Sélection. ISBN 2-85266-037-3

Trabaud, Louis, Lacaze, Bernard et al. (1973) : Notice des cartes à grande échelle des formations végétales combustibles du département de l’Hérault. Montpellier : CNRS, Centre d’Etudes Phytosociologiques et Ecologiques Louis Emberger (CEPE)

Vilaine-Carlotti, Pauline : « Pauline Vilain-Carlotti, géographe : « L’intensité des feux de forêt, qui semble aujourd’hui exceptionnelle, risque de devenir la norme basse dans les années à venir ». Dans un entretien au « Monde », la spécialiste de la gestion sociale de l’environnement estime que les risques d’incendies forestiers, jusqu’ici surtout cantonnés à la zone méditerranéenne, vont s’accroître et se généraliser à l’ensemble du pays », Interview Le Monde 11.07.2026, Propos recueillis par David Heck

Christophe Neff, Grünstadt Juillet 2026, publié le 11.07.2026



[1] On retrouve ces données dans la fig. « Climatologie globale à Leucate – température » ici dans infoclimat/Leucate/climatologie-globale.

[2] Voir aussi « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate »

[3] Voir aussi „Neff, Christophe (2022): “The Schiltach – Kirchberg fire succession site” , FIRElinks webinar second edition ( 4.07.2022), Kitopen, DOI: 10.5445/IR/1000148831 et « Blognotice 10.09.2012: Changements de Paysages dans la Raumschaft Schramberg »

[4] Voir aussi „Blognotice 16.06.2022: Retour à Leucate – des vagues de la méditerranée qui se brisent au Cap Leucate jusques aux neiges du massif du Carlit – récit d’un cours de géobotanique en juin 2022 »

[5] Voir aussi la « Blognotice 22.2.2012 ».

[6] Voir aussi « Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen“ »

[7] Voir par exemple les videos « des Candairs « ecopant » dans le lac du barrage de Vinca » et « Les Voltigeurs Suédois !!! » de Jimmy Phan sur Facebook !

[8] Le CEFE (Centre d’Écologie fonctionnelle et évolutive) est un laboratoire du CNRS à Montpellier qui, jusqu’en 1988, portait encore le nom de CEPE Louis Emberger (Centre d’Études Phytosociologiques et Écologiques). Le phytosociologue Louis Emberger avait créé le CEPE en 1961.

[9] Les résultats de ce travail ont été publie dans un petit livre « Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Neff, C. 1995 voir Biblio en fin de texte). Ce petit livre est aussi disponible a la Bibliotheque du CEFE en section 16 16_Ecologie_végétale.

[10] Neff, Christophe (2021) : « Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal) ». Finisterra, 56 (117), 107–126. doi:10.18055/Finis18523

[11] Juli G. Pausas a aussi edite une liste des publication de Louis Trabaud, voir ici.

[12] Voir aussi “Pauline Vilain-Carlotti, géographe : « L’intensité des feux de forêt, qui semble aujourd’hui exceptionnelle, risque de devenir la norme basse dans les années à venir », LeMonde, 11.07.2026

[13] Voir aussi „Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France)”

Blognotiz 29.06.2026: Canicule – Hitze

Canicule – so wird im Französischen eine Hitzewelle bezeichnet. Wobei es tatsächlich ein deutsches Wort für Canicule gibt, das sind die „Hundstage“. Canicule kommt von lateinisch canicula – die kleine Hündin – und bezeichnet eigentlich den Stern Sirius im Sternbild des großen Hundes Canis Major. Im Altertum glaubte man, dass der gleichzeitige Aufgang des Sirius mit der Sonne zwischen dem 24. Juli und dem 24. August hochsommerliche Hitzewellen erklären würde. Inzwischen weiß man es natürlich besser, wobei es dennoch eine schöne Geschichte ist, hinter der sich, wenn man sich tiefer damit befasst, noch andere durchaus interessante Geschichten verstecken.

Wie dem auch sei – in Mittel – und Westeuropa ist es vor allem heiß. Ich persönlich finde es unerträglich heiß. Gestern, Samstag, der 27.06.2026, wurde an der Klimastation Grünstadt–Sausenheim 41,2 Grad gemessen. Da sind nur 0,3 Grad weniger als in Drewitz, wo mit 41,5 Grad am selben Tag ein neuer deutscher Temperaturrekord aufgestellt wurde. Und in der letzten Nacht (Nacht von 27.06.2026 auf 28.06.2026) fielen die Temperaturen in der Klimastation Sausenheim auch nicht unter 26,0 Grad. Der Temperaturrekord von Drewitz wurde dann am nächsten Tag mit 41,7 Grad in Wetterstation Coschen schon wieder übertroffen.

Am liebsten würde ich ein paar Bücher in meinen Koffer packen und ans Mittelmeer bzw. ins Gebirge fahren, um der Hitze auszuweichen zu entkommen. In Leucate am Mittelmeer, wo ich ja auch familiäre Bindungen habe, ist es zurzeit längst nicht so heiß wie hier in Grünstadt[1]. Lesen & Wandern, Schwimmen – ob im Gebirge oder am Meer –, das wäre meine individuelle Strategie gewesen, um die Hitze auszuweichen, denn nicht mal richtig lesen konnte man, so unerbittlich heiß war es in Grünstadt in den vergangenen Tagen. Die Buchstaben schienen sich in der Mittagshitze aufzulösen.

Was ist Lektüre, wo beginnt die Realität – Unterhaardt oder Beschreibung eines Julitages in den 1940er Jahren in Ungarn in Nelio Biedermanns Lázár?

„Die Sonne brannte erbarmungslos aus dem erstarrten Himmel und ließ die Vögel tot von den Bäumen fallen. Mit einem dumpfen Geräusch schlugen sie auf den Boden auf und zwangen den Gärtner in die gewaltige Hitze hinaus, um sie einzusammeln. Denn am späten Nachmittag, wenn man glaubte, das Blut in den Adern beginne jeden Moment zu kochen, fielen vereinzelt schwere, dunkelgraue Tropfen auf die glühende Erde und verdampften, bevor man hinsehen konnte“ (Biedermann, 2025, S. 145).“

Mit Nelio Biedermanns Lázár versuchte ich mich durch die Sommerhitze der KW 26, welche die Unterhaardt geradezu in eine Hitzesteppe verwandelte, zu lesen. Es war nicht immer leicht, auch wenn es bei Biedermanns Buch sich bestimmt um ein „großes Romanwerk“ handelt.

Was die Canicule hier in Grünstadt betrifft, habe ich das Gefühl, dass der Wasserdruck am Wasserhahn etwas nachgelassen hat. Inzwischen habe ich in der Montagsausgabe der Unterhaardter Rundschau mitbekommen, dass die Stadtwerke Grünstadt empfehlen, sorgsam mit dem Trinkwasser umzugehen[2]. Insofern hat mich da mein Gefühl nicht ganz getrogen!

Wandern, Schwimmen und Lesen irgendwo in einer temperierten Region mit Temperaturen unter 30 Grad, in der die Buchstaben im Auge nicht verschwimmen – so würde ich gern der „Canicule“ ausweichen. Aber in der nächsten Woche werde ich wieder wegen der Komplikationen mit der „Maladie de Mitterrand“„Gesundheitstermine“ wahrnehmen müssen, also wird das mit dem „Ausweichen“ in temperierte „Berg- oder Küstenlandschaften“ nichts werden. Ich bin ja auch froh, dass ich diese Termine habe – ja, und immerhin sind die Behandlungsräume der Urologie des Klinikums Worms ja auch klimatisiert. Was in der deutschen Krankenhauslandschaft ja durchaus Seltenheitswert hat.

Aber jenseits der individuellen Anpassung bin ich immer wieder überrascht, wie wenig der Zusammenhang zwischen immer häufiger und auch früher auftretenden Hitzewellen und Klimawandel thematisiert wird. Ich habe ja immer wieder in diesem Blog darüber geschrieben. In Deutschland kommt noch hinzu, dass es eigentlich keine nennenswerten Hitzeschutzkonzepte gibt. Vor fast über einem Jahr forderte ich in dem Beitrag „Mittwoch, 02.07.2025: ‚Canicule‘ Grünstadt – Sausenheim, 16:00 Uhr, 38,1 Grad[3] in Südwestdeutschland in Krankenhäusern, Schulen und Pflegeheimen Klimaanlagen einzubauen, aber soweit ich das sehe, tut sich überhaupt nichts[4].

Auch wenn es vielleicht schwierig ist, den Klimawandel zu verlangsamen, so sollte man zumindest versuchen, das Leben an die Folgen dieses inzwischen unausweichlichen Klimawandels anzupassen. Aber leider geschieht hier viel zu wenig, ganz im Gegenteil: die jetzige Bundesregierung huldigt fast ungeniert dem „Fossilismus“[5]! Wobei ich mir schon seit Jahren keine Illusionen mehr über die deutsche Klimapolitik mache[6].

Nils Minkmar hat das heute in seinem Blog „der siebte Tag“ ganz treffend ausgedrückt:

„Es gibt für die Europa heimsuchende Klimakatastrophe noch nicht mal eine Rubrik. Wo soll man die Berichte über diese schreckliche Lage einsortieren? Umwelt? Wetter? Klima? Gesundheit? Lokales? Haushaltstipps? Sehr, sehr viele Menschen werden an den Folgen der europaweiten Hitzewelle sterben, aber eben nacheinander, isoliert und ohne passende Bilder und Berichte. Keine Aufnahmen von einer Sturmflut, von Blitzen und Donner – auf den Bildschirmen sieht alles aus wie schönes Wetter. Daher gibt es auch keine warnenden Schlagzeilen, die zu einem Politikwechsel mahnen. Keine Politikerinnen, die in den Nachrichten erklären, dass wir nicht mehr so weitermachen können mit fossilen Energien.“ (Minkmar, Nils, 2026)

Diese Hitzewelle wird in der Tat sehr viele Opfer fordern, und wahrscheinlich werden ja auch noch andere Hitzewellen folgen. Vielleicht sogar noch in diesem Jahr. Und dann werden auch irgendwann die Waldbrände folgen, die Waldbrände, mit denen ich mich fast mein ganzes Berufsleben befasst habe. Auch in Mitteleuropa, d. h. Deutschland, der Schweiz und Österreich, wird es wieder Waldbrände geben. Ganz verhindern wird man sie nie können, aber man könnte durchaus mehr Waldbrandvorsorge treffen, als man das zurzeit in Deutschland betreibt. Aber dass man da mehr tut als man zurzeit macht, das fordere ich ja schon mein ganzes Berufsleben durch; getan hat sich nur wenig bis gar nichts[7]!

Abschließend noch: Im Zuge der anstehenden Rentenreform wird diskutiert, dass man – soweit die Lebenserwartung steigen sollte – länger arbeiten soll, wobei eigentlich die Lebenserwartungseit ein paar Jahren eher stagniert statt zunimmt, das kann man schön in den Sterbetafeln des Bundesamts für Statistik sehen. Aber wie steht es mit dem Arbeitsschutz in den immer häufiger vorkommenden Hitzewellen, die auch in Teilen immer länger und heißer werden?

Ich habe in meinem Leben hin und wieder in den Ländern des sogenannten Südens gearbeitet. Und da waren in der Regel Büroräume, Hörsäle, Seminarräume klimatisiert. Das waren ganz andere Bedingungen als hierzulande. Und in manchen Ländern pausierten Außenarbeiten, Feldarbeiten, Bauarbeiten in den hochsommerlichen Nachmittagsstunden – das nannte man die „journée courte“! Da könnte man hier in Deutschland doch noch so einiges lernen[8]!

Ich bin zurzeit krankgeschrieben. Ich weiß jedoch, dass ich so eine Hitzewoche wie die letzte Woche in meinem Büro, in den Hörsälen und Seminarräumen des Gebäudes 10.50 des KIT nicht durchgehalten hätte. Ich wäre schlichtweg zusammengeklappt. Wobei ich auch hier zu Hause in Grünstadt sehr unter der Hitze zu leiden hatte, aber hier lässt sich perspektivisch doch auch relativ problemlos eine Klimaanlage einbauen. Aber diese Möglichkeiten haben sehr viele Menschen, die hier unter der aktuellen Hitzewelle zu leiden haben, nicht einmal perspektivisch! Deshalb sollte man sich endlich Gedanken machen, wie man die vulnerabelsten in unserer Gesellschaft besser vor solchen Hitzewellen schützt.

Da könnte auch ein Blick über den Rhein nicht schaden, denn Frankreich hat durchaus aus der Hitzewelle von 2003 mit ihren 15.000 Toten gelernt. Zwar ist dort, wie Le Monde schreibt[9], längst nicht alles gut, aber auf Hitzewellen ist man in Frankreich doch erheblich besser vorbereitet als in Deutschland. Inzwischen geht man in Frankreich davon aus, dass die auslaufende Hitzewelle zu einer „surmortalité (Übersterblichkeit)“ von 1000 Todesfällen geführt hat[10]. Es ist anzunehmen, dass es in Deutschland auch zu einer hitzebedingten Übersterblichkeit in dieser auslaufenden Hitzewelle kam, wobei bei mir keine Zahlen bekannt sind. Für das Jahr 2025 schätzt das RKI in Deutschland eine hitzebedingte Übersterblichkeit von 2500 Sterbefällen (van der Heiden, 2025)!

Diese Hitzewelle ist nun eindeutig am abklingen. Die nächste „Canicule“ wird bestimmt nicht lange auf sich warten lassen. Soweit man den Voraussagen des französischen Agrarmeteorologen Dr. Serge Zaka glaubt, die er u.a. auch Facebook geteilt hat, dürfte zumindest Westeuropa und vielleicht auch Teile Mitteleuropas bald die dritte „Canicule“ in diesem Jahr ins Haus stehen.

Bibliographie und Quellen

Christophe Neff, Grünstadt. Verfasst am Wochenende 27.06./28.06.2026 sowie am Montag, den 29.06.2026, veröffentlicht am 29.06.2026


[1] Siehe u.a. „Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen

[2] Siehe „Wasserspar-Appell – VG wendet sich an Bürger. Die Rheinpfalz Nr. 147, Unterhaardter Rundschau, Montag 29. Juni 2026 (online Version „Wasserspar-Appell: Warum sich die Stadtwerke an die Bürger wenden“, Im Umland gibt’s schon Engpässe, nun erreicht auch die Grünstadter mitten in der Gluthitze ein Hinweis ihres Wasserversorgers. Die Rheinpfalz, 28 Juni 2026, Christoph Hämmelmann)“

[3] Den Blogbeitrag Mittwoch, 02.07.2025: ‚Canicule‘ Grünstadt – Sausenheim, 16:00 Uhr, 38,1 Grad gibt es auch in KITopen unter DOI: 10.5445/IR/1000183006 als PDF.

[4] Hierzu auch „Notizen zum Pfingstwochenende 2026“.

[5] „Fossilismus“ und seine negativen Folgen für unsere Gesellschaft verbinde ich immer mit den kritischen Diskussionen  von Michael Blume dem ich auf Mastodon folge. Er betreibt auch den Blog „Natur des Glaubens“, dort diskutiert er neben „Fossilismus“ vor allem die Ideen der Solarpunkbewegung.

[6] Siehe auch „Freitag 10 November 2023: Klimakleber vor dem KIT“.

[7] Siehe u.a. „Sommer 2015 – zur Waldbrandgefahrenlage in der Raumschaft Schramberg (17.08.2015)  (auch als PDF unter DOI: 10.5445/IR/1000156994  in KITopen)“

[8] Hierzu auch der lesenswerte Beitrag von Dunja Ramadan im Spiegel „Wie mit der Hitze fertig werden? Fünf Tipps aus Nordafrika. Ganz Europa stöhnt unter der Hitzewelle – doch in Ägypten oder Marokko sind 40 Grad keine Eilmeldung wert. Dort gilt: nicht kämpfen, sondern klug anpassen. Der Spiegel, 28.06.2026

[9] Vgl. « D’une canicule à l’autre, de 2003 à 2026 : la prise de conscience inachevée en France d’une catastrophe sanitaire et climatique. Par Sylvie Lecherbonnier, Violaine Morin, Stéphanie Pierre et Camille Stromboni. Le Monde 28.06.2026 »

[10] Vgl. « Canicule : les premiers bilans révèlent une surmortalité, et notamment une hausse des décès à domicile Santé publique France fait état d’environ 1 000 décès supplémentaires. Médecins et infirmiers mobilisés sur le terrain continuent d’être sous forte pression et redoutent davantage de morts ces prochains jours. Par Mattea Battaglia et Camille Stromboni. Le Monde 29.06.2026 »

Paysages – dix-septième année d’existence sur la toile donc déjà sept ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais)

Le blog « Paysages » qui a débuté en mai 2009 comme blog abonné le Monde avec l’article « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?  »  est donc entré dans sa dix-septième année d’existence durant le mois de juin 2026. Dans le Tab 1.  on peut trouver les 17 articles les plus consultés depuis le nouveau départ de « paysages » le 16 juin 2019 sur wordpress.com après la fermeture des blog abonnés du quotidien « Le Monde » durant le printemps 2019. Donc, par rapport au recensement de 2025, au moins pour les dix premières places, pas de grands changements. Dans le tableau 2, on retrouve la provenance géographique des lecteurs de paysages. Un peu moins de lecteurs français et une nette progression du lectorat provenant des États-Unis, ce qui confirme la tendance : depuis que « paysages » vole de ses propres ailes sur wordpress.com, il est devenu aussi un peu plus international.

Notons aussi que paysages est un blog autofinancé, sans aucune publicité, – donc naturellement une version moderne et numérique d’auto-publication et d’auto-édition. Dans un monde médiatique dominé par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, je considère que « paysages » appartient encore au vieux monde de la culture du livre et de la civilisation du livre.

Et même si 117 155 pages visitées entre le 16.06.2019 et le 16.06.2026, ce n’est certes pas énorme, mais en fait, dans un certain sens, « écrire m’apporte du bonheur » – et si en plus ce que j’écris est aussi lu ici et là, cela me réjouit un peu !

NrArticle%
   
1Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde2,985
21949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes2,276
3Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores)1,437
4Blognotice 24.02.2022 : les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine1,279
5I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?1,152
6Erinnerungen an die „märklinModerne“1,149
7The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)0,927
8Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes0,827
9La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr0,819
10Le Cartographe des absences0,778
11Les belles de Tunis sont en deuil0,768
12Wie einst Maria Chapdelaine in Péribonka0,758
13Schwäbisch – Französische Lesenotizen zu „Mein Schwaben“ von Vincent Klink0,725
14Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 20180,687
15Die „Vazvrachentsy“ im Roman Kolkhoze von Emmanuel Carrère0,671
16Blognotiz 18.4.2012: Kommentar zu Dirk Kurbjuweit „Die Freiheit der Wölfe – Wird das Internet zu einer neuen Schule der Barbarei?“0,667
17Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten0,656
   

Tab 1. Les 17 articles les plus consultés depuis la reprise de paysages sur wordpress.com le 16 juin 2019 jusque au 16.06.2026

Der Blog „Paysages“, der im Mai 2009 als Abonnentenblog von „Le Monde“ mit dem Artikel I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?“ startete, besteht nun seit 17 Jahren. In Tab. 1 sind die 17 meistgelesenen Artikel seit dem Neustart von Paysages am 16. Juni 2019 auf wordpress.comnachdem die Tageszeitung « Le Monde » ihre Abonnentenblogs geschlossen hatte – aufgeführt. Im Vergleich zu 2025 gibt es bei den ersten zehn Plätzen dieses Rankings kaum nennenswerte Veränderungen. In Tab. 2 ist die geografische Herkunft der Leser von „Paysages“ dargestellt. Es gibt etwas weniger französische Leser, und die Leserschaft aus den USA hat zugenommen. Das bestätigt den Trend, dass paysages seitdem es auf wordpress.com gehostet wird, immer internationaler wird.

Paysages – das sei noch angemerkt – ist ein Blog, der eigenfinanziert ist, ohne Werbung auskommt und damit eine moderne Version des digitalen Selbstverlags ist. In einer Medienwelt, die von sozialen Netzwerken und künstlicher Intelligenz dominiert wird, sehe ich „paysages“ nach wie vor als Teil der alten Welt der Buchkultur und der Buchzivilisation.

Und auch wenn 117.155 Seitenaufrufe zwischen dem 16.06.2019 und dem 16.06.2026 sicherlich keine riesige Zahl sind, so macht mir das Schreiben doch in gewisser Weise Freude – und wenn das, was ich schreibe, dann auch hier und da gelesen wird, so freut mich das etwas!

Nr.             Pays/Land/state           %
   
   
1Allemagne, Deutschland, Germany59,296
3USA22,270
2France, Frankreich11,416
4Canada, Kanada0,725
5Suisse, Schweiz  0,662
6Ireland, Irland0,480
7Tunisie, Tunesien0,468
8Belgique, Belgien0,463
9Portugal0,411
10China, China0,336
11Autriche, Österreich, Austria0,308
12United Kingdom0,287
13Singapur0,263
14Espagne, Spanien, Spain0,255
15Pays-Bas, Niederlande, Netherland0,252
16Hong-Kong0,251
17Corée du Sud, Südkorea, South-Korea0,192

Tab 2. la liste des origines géographiques des lecteurs de paysages du 16 juin 2019 au 16 juin 2026 (Top 17).

The “Paysages” blog is now seventeen years old – it started in May 2009 as a subscriber blog for the daily newspaper Le Monde with the article I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir?. Table 1 lists the 17 most-read articles since Paysages relaunched on 16 June 2019 on WordPress.comfollowing the closure of the daily newspaper Le Monde’s subscriber blogs. Compared to 2025, there have been hardly any significant changes in the top ten positions of this ranking. Table 2 shows the geographical origin of “Paysages” readers. There are slightly fewer French readers, while the readership from the USA has increased. This confirms the trend that, since it has been hosted on WordPress.com, “Paysages” has become increasingly international.

I would also like to point out that Paysages is a blog that is self-funded, does not include advertising, and is therefore a modern version of digital self-publishing.

In a media landscape dominated by social media and artificial intelligence, I believe that “Paysages” still belongs to the old world of book culture and the civilization of reading.

And even though 117,155 page views between 16 June 2019 and 16 June 2026 is certainly not a huge number, the fact is that, in a certain sense, “writing brings me joy” – and if, on top of that, what I write is also read here and there, it makes me rather happy!

Christophe Neff, Grünstadt 23.06.2026

Notizen zum Pfingstwochenende 2026

Als ich am Morgen des Pfingstsonntags aufwachte, erfuhr ich einmal wieder mehr von einer erneuten Luftkriegswelle auf die Ukraine. Mal wieder erschütterten Raketen- und Drohneneinschläge den Himmel über Kyjiw. Diesmal muss es wieder einmal besonders schlimm gewesen sein[1]. Man blickt in unseren friedlichen Himmel und fragt sich, wie lange dieses Martyrium noch weitergehen soll. Die Ukraine verteidigt sich bewundernswert tapfer gegen den nun schon fast viereinhalb Jahre andauernden Angriffskrieg, den der russische Zar Putin im Februar 2022 begann.

An diesem Pfingstsonntagmorgen hatte ich mir eigentlich vorgenommen, einen längeren Blogbeitrag über François Mitterrand, der ja vor 45 Jahren die Präsidentschaftswahlen in Frankreich gewann, – und über die Bienenfresser, die man schon seit Jahrzehnten zwischen Grünstadt und Eisenberg antreffen kann, zu schreiben. Meine ersten Bienenfresser in diesem Jahr konnte ich dann am 10. Mai im Grünstadter Himmel beobachten, – also just genau an dem Tag, an dem ja auch ein Sonntag war, als François Mitterrand vor 45 Jahren die französischen Präsidentschaftswahlen gewann. Tatsächlich halte ich Charles de Gaulle und François Mitterrand für die bisher „besten“ Präsidenten der 5. Republik in Frankreich, – und mit großem Abstand folgen in meinen Augen François Hollande und Jacques Chirac. Aber das ist natürlich eine sehr persönliche, subjektive Einschätzung.

Meine ersten Bienenfresser im Grünstadter Himmel muss ich wohl zu Beginn der 2000er-Jahre entdeckt haben, kurz nachdem wir von Mannheim nach Grünstadt zogen, um unser frisch erworbenes „Reihenendhaus“ zu beziehen und in Grünstadt heimisch zu werden. Damals war ich schon sehr überrascht, hier am Himmel Bienenfresser entdecken zu können. Das hatte ich nicht erwartet. Relativ große Bienenfresserkolonien kenne ich ja aus den Costières du Gard im Süden von Nîmes, einer Naturlandschaft, in der ich ja auch jahrelang Feldforschungen betrieb. Die Bienenfresser geben dem Leiningerland doch schon eine gewisse mediterrane Note. Der Nabu Eisenberg – Leiningerland hat dem Bienenfresservorkommen zwischen Eisenberg und Grünstadt eine sehr schöne Internetseite gewidmet (siehe hier). Dort kann man auch nachlesen, dass allein die Bienenfresserpopulation bei Eisenberg, ca. 40% des Bestandes der rheinland-pfälzischen Bienenfresserpopulationen ausmacht. Die Angaben über das Erstauftreten der Bienenfresser hier decken sich auch mit meinen eigenen Erinnerungen, wobei ich glaube, diesen bunten Vogel schon Anfang der Zweitausenderjahre entdeckt zu haben. Den Flug des Bienenfresserschwarms am 10. Mai dieses Jahres entdeckte ich dann auch beim frühsonntäglichen Hundespaziergang mit unserem neuen Mitbewohner, einer Gordon-Setter-Hundedame.

Tatsächlich bin ich ja mit zwei Gordon Settern, den zwei Gordon-Setter-Rüden (L’Ardi und Flambeau) meiner Eltern, in Schramberg aufgewachsen. Und nun haben wir also seit Weihnachten 2025 selbst wieder einen Gordon Setter. Diese Hunderasse ist ja in Deutschland relativ unbekannt. Wenn man mit unserer Gordon-Setter Dame Raphia unterwegs ist, wird diese doch immer wieder als „Langhaar-Rottweiler“ oder als überdimensionierter „Cocker-Spaniel“ angesprochen. Durch die täglichen Spaziergänge mit unserer Hundedame hat sich auch meine Landschafts- und Naturperzeption etwas verändert. Ich nehme Dinge wahr, die ich so vorher nie so bewusst gesehen habe. Die Tapinoma-Bestände, die ich hier in Grünstadt im Bereich der Tiefenthaler Straße und der Straße Am Wehrhaus entdeckt habe[2], – meldete ich dann auch gleich den Verantwortlichen bei der Stadt Grünstadt. Inzwischen wurden diese eindeutig als Tapinoma magnum-Kolonien bestätigt, und die Stadt Grünstadt versucht mit dem Einsatz von Kieselgur der weiteren Ausbreitung dieser exotischen Ameisenart Herr zu werden[3],[4].

Doch niedergeschrieben, so wie ich es zuvor schon virtuell in Gedanken abgespeichert hatte, habe ich das Ganze dann doch nicht, denn die derzeitige Hitzewelle, – die Heißluftglocke auf Französisch „Dôme de Chaleur“ – vertrieb mir doch gewaltig die Lust am Schreiben. Am Sonntag, den 24.05.2026, wurden dann an der Klimastation Grünstadt-Sausenheim um 14:00 Uhr 31 Grad, und am Dienstag den 26.05.2026 um 17:00 Uhr 31.4 Grad gemessen, was für Mitte/Ende Mai doch beachtlich ist. Der französische Klimatologe Christophe Cassou bezeichnete diese Hitzewelle in einem Interview in der Tageszeitung „Le Monde“ als außergewöhnliches Ereignis, sowohl was die Ausdehnung der Hitzewelle in ganz Westeuropa als auch deren Intensität betrifft[5]. Er geht davon aus, dass solche Hitzewellen mit dem Klimawandel zunehmen werden. Er geht davon aus, dass man in Frankreich in der Zukunft mit Temperaturen bis zu 50 Grad bei solchen Hitzewellen rechnen müsse! Wortwörtlich: La question n’est aussi plus de savoir si l’on va dépasser les 50 °C en France, mais quand. C’est pourquoi dire que cet événement est inédit, ou que l’on entre en territoire inconnu, ne signifie pas que l’on soit surpris ou perdu. (Die Frage ist nicht mehr zu wissen, ob wir die 50-Grad-Marke in Frankreich überschreiten werden, sondern wann. Auch wenn es solch ein Ereignis bisher so nicht gab, sollte das nicht heißen, dass man überrascht werden sollte oder sich verloren fühlen muss (Übers. C. Neff)). Hinzuzufügen ist, dass laut einer Reportage von Le Monde, heute am Dienstag den 26.05.2026 in Frankreich, die bisher jemals höchsten Temperaturen für den Monat Mai gemessen wurden[6].

Unabhängig von der klimatologischen Bewertung dieser andauernden Hitzewelle, die einen Großteil Westeuropas betrifft, habe ich das Gefühl, solchen Temperaturen immer weniger gewachsen zu sein, – ich weiß nicht, ob das nun am Alter – oder an den postoperativen Komplikationen der Mitterrandschen Krankheit liegt, – oder einer Kombination von beiden. Ich hatte schon mal vor etwas über einem Jahr über das Thema einen Blogbeitrag unter dem Titel „Mittwoch 02.07.2025: „Canicule“ Grünstadt – Sausenheim 16:00 Uhr 38.1 Grad“ verfasst. Aber irgendwie scheint das Thema Hitzewellen, Klimawandel etc. in unserer bundesrepublikanischen Lebensrealität kaum Resonanz zu finden. Der Klimawandel und seine Folgen macht wohl, so könnte man den Eindruck haben, vor den Grenzen der Bundesrepublik Deutschland halt. So viel kognitive Dissonanz ist schon erstaunlich. Hitzewellen, Waldbrände, Flutkatastrophen etc. – werden mit dem Klimawandel häufiger werden und Deutschland wird natürlich betroffen sein, ist schon betroffen. Auf Dauer lassen sich die Folgen des Klimawandels nicht „wegphantasieren“. Es wäre bestimmt sinnvoll in besonders betroffenen Regionen wie beispielsweise im Oberrheingebiet in Südwestdeutschland, zu beginnen Krankenhäuser, Pflegeheime, Schulen, Kitas mit Klimaanlagen auszustatten. Und natürlich auf Bundesebene eine aktive vorausschauende Klimapolitik & Energiepolitik zu gestalten. Aber das wird man von der derzeitigen Bundesregierung wohl kaum noch erwarten können.

Individuell bleibt einem dann in den Sommermonaten, soweit machbar, der Gang in die Sommerfrische „im Gebirge“ oder an die „See“. Meine Großeltern hatten sich in den 1960er-Jahren ein kleines Häuschen als Sommerfrische in Port Leucate gekauft – um den warmen und vor allem schwülen Sommern im elsässischen Strasbourg und später den sehr heißen Sommer im Bas-Languedoc in der Umgebung von Nîmes, zu entkommen[7]. Und tatsächlich sind auch heute dort die Sommer besser erträglich als hier in Grünstadt an  der Unterhaardt. Es wird in der Regel tatsächlich in Leucate im Sommer nicht so heiß wie hier in der Pfalz, – und es gibt auch sehr viel Wind der tempierend wirkt, – manchmal sogar gefühlt zu viel Wind.

Unabhängig von meinen subjektiven Präferenzen denke ich, dass die Seebäder an der Nordsee, soweit es den Tourismus betrifft, durchaus auch vom Klimawandel profitieren könnten. Aber für diesen Sommer, in den Schulferien, ein Ferienhaus bzw. eine Ferienwohnung für eine Familie mit Hund zu finden, – das scheint mir doch eine gewaltige Herausforderung zu sein, – vor allem auch etwas Bezahlbares zu finden. Da verbleibt mir nur die Fahrt in den Süden nach Port Leucate, da ich dort ja noch Familie habe.

Anstatt also an Pfingsten etwas Zeit dem Schreiben zu widmen, habe ich mich trotz Hitze etwas der Lektüre des Buches Traverser Tchernobyl von Galia Ackerman gewidmet. Wie ich schon in meinem vorherigen Blogbeitrag berichtete, ist dieses Buch laut KVK in keiner deutschen wissenschaftlichen Bibliothek vorhanden. Das ist schon sehr ungewöhnlich, denn das Buch bietet einen hervorragenden Einblick in die Entwicklung der Landschaft, – der Kulturlandschaft rund um Tschernobyl vom Beginn der Reaktorkatastrophe am 26. April 1986 bis zum März 2022. Ein Reisebericht über zahlreiche Reisen in die verbotene Zone von Tschernobyl, eine moderne geographische Landeskunde, die persönliche Eindrücke mit wissenschaftlicher Analyse mischt[8]. Aber außerhalb des frankophonen Sprachraums ist das Buch kaum bekannt, da es keine englischsprachige Übersetzung des Buches gibt. Dennoch glaube ich, dass jede gut sortierte Universitätsbibliothek bzw. Forschungsbibliothek in Deutschland, – die der Geschichte der Kernkraft gewidmet ist bzw. der Geographie und Zeitgeschichte der Ukraine, – dieses Buch im Bestand haben sollte!

Bibliographie:

Ackerman, Galia (2022) : Traverser Tchernobyl. Nouvelle édition augmentée. Paris, © Éditions Premier Parallèle, 2016 ; © Éditions Premier Parallèle, 2022. ISBN 978-2-85061-068-4

Christophe Neff, Pfingsten 2026, veröffentlicht am 27.05.2026


[1] Hierzu die von der ukrainischen Schriftstellerin & Medizinerin Iryna Fingerova zusammengestellten Augenzeugenberichten der Bombennacht von 23.5. auf 24.5 in  Kyjiw die unter dem Titel „Der Morgen nach der schlimmsten Nacht – Kyjiw erlebt die heftigsten Angriffe durch Russland seit 2022. Wie ergeht es den Menschen in der ukrainischen Hauptstadt?“ in der Zeit am 26.05.2026 veröffentlicht wurden.

[2] Vgl.  die Inatbeobachtungen 3469595130 und   Inatbeobachtung 346959564 (beide vom 3.04.2026), die ich danach an die Stadt Grünstadt meldete.

[3] Siehe auch „Stadt Grünstadt : Informationen zur gebietsfremden Ameisenart Tapinoma magnum

[4] Siehe auch: Die Rheinpfalz (22.04.2026): Sie kriechen aus Steckdosen: Tapinoma magnum erobert das Leiningerland. Die eingewanderte und besonders lästige Ameisenart breitet sich im Raum Grünstadt aus. Wo sie neu entdeckt worden ist und was Betroffene vom Leben mit der Plage berichten. (von Christoph Hämmelmann).

[5] Vgl. Le Monde „ « Cet épisode de chaleur est un événement sans précédent », prévient le climatologue Christophe Cassou Le directeur de recherche du CNRS à l’Ecole normale supérieure revient, dans un entretien au « Monde », sur les conditions climatiques qui permettent au pays de connaître des températures inédites pour la saison. Il rappelle la nécessité d’agir politiquement contre le réchauffement. » Propos recueillis par Audrey Garric, Le Monde.fr  25.05.2026.

[6] Vgl. Le Monde « Il faisait 30 °C dans les classes cet après-midi, c’était très dur » : la France n’a jamais vécu une journée de mai aussi chaude Les températures ont atteint, mardi, entre 33 °C et 36 °C dans une grande partie de l’Hexagone, notamment dans l’Ouest, soit 10 à 15 °C au-dessus des normales. Des valeurs dignes du plein été, alors que celui-ci n’a pas débuté. » Par Audrey Garric et Frédéric Zabalza (La Rochelle, correspondant), Le Monde.fr 26.05.2026.

[7] Vgl. „Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen“ sowie „Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate“.

[8] Französischesprachige Buchkritik des Buches „Traverser Tchernobyl“ im Literaturblog Fahrenheit 451.

Blognotice 07.05.2026 : et les Martinets sont revenus dans le ciel de Grünstadt le 29.04.2026

Le mercredi 29 avril, je découvre les vols acrobatiques des premiers martinets de 2026 dans le ciel de Grünstadt. D’ailleurs, en 2025, ils ont fait leur première apparition dans le ciel de Grünstadt le 29.04.2025. Comme j’observe le ciel de Grünstadt régulièrement depuis la crise du COVID-19 et que je note les divers oiseaux que je peux reconnaître visuellement ou phonétiquement, je peux assez bien cerner l’arrivée des martinets[1], [2] !

Les martinets annoncent la fin du printemps et le début du « Frühsommer ». Traduire « Frühsommer » en français n’est pas facile. « Été précoce » est plutôt une traduction littérale, – l’AI de Deep L traduit le terme avec « début de l’été ». L’horloge phénologique du DWD définit le « Frühsommer » comme le début de la floraison du Sureau noir, – le « Hochsommer », le plein été, avec le début de la floraison du tilleul à grandes feuilles. Ici, à Grünstadt, les Martinets commencent leur retour vers le Sud normalement vers la fin juillet/début août, au plus tard mi-août.

En observant le vol acrobatique des martinets dans le ciel de Grünstadt, je pense toujours un peu à Monsieur Gérard Gory, – avec qui j’avais fait connaissance durant mes séjours au Muséum d’histoire naturelle de Nîmes – vers la fin de la période « Jeantet »[3]  – donc la période pendant René Jeantet fut conservateur de 1959 à 1995 du Muséum de Nîmes –  suivi par son épouse Jacqueline qui entre 1995 – 1997 fut conservatrice du Muséum[4]. Gérard Gory c’était et c’est encore le Monsieur martinets français. Dans ce contexte, j’aimerais aussi signaler un livre, – une véritable bible sur les martinets – malheureusement seulement disponible en allemand – « Mauer- und Alpensegler. Flugakrobaten ohne Grenzen », écrit par l’ornithologue suisse Alfred Engler. Ce livre, qui contient aussi une importante bibliographie, mériterait une traduction française.

Le jour même de l’arrivée des martinets à Grünstadt, je reçois le livre « Traverser Tchernobyl » de Galia Ackerman. La plupart de mes livres français, je les achète chez Willy Hahn, dans la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg. Mais il m’arrive de me commander des livres à la Fnac pour pouvoir les lire assez rapidement – sans faire le trajet en l‘Outre-Forêt à Wissembourg.

La catastrophe nucléaire de Tchernobyl, je me souviens encore bien : c’était le début de mes études de géographie à l’université de Mannheim[5]. L’Université de Mannheim était, durant les années 1980, l’une des rares universités allemandes à proposer des études de géographie qui commençaient aussi avec le « Sommersemester ». Mais tout cela fait, comme Tchernobyl, maintenant partie de l’histoire. L’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim, «  Geographisches Institut der Universität Mannheim », fut fermé durant les années 2000  pendant le rectorat Arndt– pour libérer les postes d’enseignants afin de les transformer en professorats de gestion et de management, en sciences économiques – disons des « sciences » considérées comme plus utiles économiquement et plus valorisant que la « géographie ».

J’ai beaucoup pensé à mes débuts d’étudiant en géographie en 1986, – en raison des souvenirs de la catastrophe de Tchernobyl et du fait qu’un de mes condisciples – en Allemagne, on parle de « Kommilitone » – avec lequel j’avais partagé une partie majeure des cours en géographie, vient d’être emporté par un cancer fulgurant. Nous avons aussi partagé quelques semaines au « Centre Béthanie du Diocèse de Man » pour des relevés botaniques à la fin des années 1980 dans les montagnes de Man en Côte d’Ivoire . Je lui ai dédié une notice nécrologique sous le titre « Das Echo der Tams-Tams im Bergwald von Man – Erinnerungen an Rainer Frank » dans ce blog. Rainer Frank a été inhumé fin avril 2026 au Ruheforst de Bad Dürkheim, un cimetière naturel situé dans le Pfälzerwald,  lors d’une cérémonie d’adieu très émouvante, en présence de sa famille, de ses amis et de ses anciens camarades de promotion de l’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim.

Les souvenirs qui restent, de l’année 1986, ce sont  les débuts de mes études de géographie à l’Université de Mannheim, ce sont  les souvenirs de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Les images des « liquidateurs » que je retrouve dans l’ouvrage de Galia Ackerman, qui est un voyage dans le temps vers une sorte de Pompéi de l’ancienne Union soviétique. Je trouve assez dommage que l’ouvrage de Ackerman, d’après mes recherches dans le « KVK (Karlsruher Virtueller Katalog) », ne se retrouve dans aucune bibliothèque universitaire allemande. En réalité, cela n’est pas si surprenant, ceci confirme une fois de plus le « fossé culturel grandissant » entre l’Allemagne et la France[6].

Le livre de Galia Ackerman me permet aussi de me souvenir de mes lectures d’étudiant, des images des longs métrages de Cinéma, comme le film « Stalker » d’Andreï Tarkovski. Tchernobyl a transformé le monde, – c’était certainement le début de la chute de l’ancienne Union soviétique – et en conséquence de la réunification allemande. D’un point de vue franco-allemand, – sans les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima[7], – les « Verts » allemands n’auraient jamais eu l’essor politique en Allemagne pendant les derniers décennies, – avec Joschka Fischer, vice-chancelier et ministre de l’extérieur des gouvernements Schröder, Winfried Kretschmann, qui a gouverné le Bade-Wurtemberg pendant 15 ans, de 2011 à 2026. Et aussi Cem Özdemir, qui est le successeur désigné de Winfried Kretschmann, – Özdemir, qui a gagné de justesse, d’une courte manche, les élections régionales du Bade-Wurtemberg en Mars 2026. Si tout va bien, Özdemir sera élu le 13 mai 2026 comme nouveau « Ministerpräsident » du Bade-Wurtemberg.

Quarante ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, – la grande différence entre l’Allemagne – et la France, – à part le mythe du nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté aux frontières de la France, – disons qui n’a jamais traversé le Rhin[8] – c’est que les retombées politiques, sociétales et environnementales en Allemagne étaient assez considérables ! En France, – presque rien,  aucun changement majeur politique ou sociétale, – on « croit » encore aux vertus de l’énergie nucléaire sans modération – et le mouvement politique écologiste en France, vu d’Allemagne, s’est partiellement transformé en organisation sectaire proche de l’extrême gauche, sans aucune importance politique majeure, ce qui est bien dommage.

Je ferme les yeux, – et je reviens quarante ans en arrière, durant le printemps & l’été 1986, c’était le début de mes études de géographie à Mannheim. C’étaient les images de télévision de la catastrophe de Tchernobyl, – les hélicoptères au-dessus des ruines de la centrale nucléaire, le dévouement héroïque des « liquidateurs ». À chaque page que je tourne dans le livre de Galia Ackerman, « Traverser Tchernobyl », mes pensées vont vers le sort tragique des liquidateurs et des victimes des régions limitrophes de Tchernobyl…pendant que le chant des martinets volants dans le ciel de Grünstadt me ramène vers la réalité des premiers jours de mai 2026. Le Monde annonce un« événement sanitaire « inédit et inquiétant » », – le hantavirus découvert sur un bateau de croisière le MV Hondius au milieu de l’océan atlantique me rappelle un peu le début de la crise du Covid – 19[9].

Bibliographie

Ackerman, Galia (2022) : Traverser Tchernobyl. Nouvelle édition augmentée. Paris, © Éditions Premier Parallèle, 2016 ; © Éditions Premier Parallèle, 2022. ISBN 978-2-85061-068-4

Engler, Alfred (2025) : Mauer- und Alpensegler. Flugakrobaten ohne Grenzen*. Bern, © 2025, Haupt Verlag Bern, ISBN 978-3-258-08410-7

GOLONKA Janaïne, Étude de cas muséologique, Mémoire de M2 Stratégie du Développement Culturel, sous la direction de JACOBI Daniel, Université d’Avignon, 2011. (Version archivée sur Internetarchive, voir ici.)

Christophe Neff, Grünstadt, écrit en Avril/Mai 2026, publié le 07.05.2026


[1] Voir aussi „Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen““

[2][2] Voir aussi „Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt

[3] Le mémoire de muséologie de Janaïne Golonka (2011), consacré à l’histoire du Muséum d’histoire naturelle de Nîmes et du Gard, contient un petit chapitre   sur la période Jeantet au Muséum de Nîmes (page 20 du mémoire). Ce mémoire circule librement sur la toile, mais on ne le trouve malheureusement ni sur HAL-Open Archive, ni sur ResearchGate, ni sur Academia.edu. Voici un lien vers l’Internet Archive où le mémoire est archivé (voir ici) !

[4] René Jeantet m’avait pour ainsi dire m’ouvert les yeux sur la beauté et richesse des paysages & des écosystèmes des Garrigues de Nîmes et des Costière du Gard, voir aussi « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati » »

[5] Voir aussi « Saulgau Oberschwaben Oktober 2022: Photos, Buchlektüren und Kindheitserinnerungen».

[6] Voir aussi « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr » et « Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag ».

[7] Voir aussi « Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011 ».

[8] Voir aussi le article tres instructive du Decodeurs du Monde « Le nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté aux frontières de la France : itinéraire d’un mythe qui hante l’imaginaire national », par William Audureau, Le Monde, 27. Avril 2026.

[9] Voir : « Hantavirus : de nombreuses inconnues autour d’un événement sanitaire « inédit et inquiétant » ; l’OMS veut rassurer sur le risque pandémique. La souche des Andes, transmissible entre humains par des gouttelettes de salive, a été déterminée, mercredi, par séquençage chez trois malades ayant voyagé à bord du MV « Hondius », qui doit accoster dans les jours qui viennent aux Canaries. Le point sur les principales questions posées par ce foyer épidémique. Par Par Delphine Roucaute. Le Monde, 06.05.2026. »

Randbemerkungen zur Osterwoche 2026: Texte, Beobachtungen und Erinnerungen

Tagesanbruch, Grünstadt Ostersonntagmorgen, © Christophe Neff, 12.04.2026

Die Osterwoche ist im deutschen Sprachgebrauch die Woche zwischen Ostersonntag und dem Weißen Sonntag (Domenica in albis). In der römisch-katholischen Kirche wird dieser Zeitraum auch als Osteroktav bezeichnet.

Seit Jahren schon, soweit ich die Osterwoche in Grünstadt verbringe, besuche ich die ökumenische Auferstehungsfeier auf dem Grünstadter Friedhof[1]. Der Ostersonntag ist immerhin der höchste Feiertag im Christentum, und irgendwie fühle ich mich diesem Glauben immer noch verbunden.

In diesem Sinne war die vom evangelischen Pfarrer Funke und der katholischen Gemeindereferentin Frau Gottschalk gestaltete ökumenische Auferstehungsfeier für mich bestimmt einer der Höhepunkte dieser Osterwoche! Frau Gottschalk überraschte die Gläubigen mit einer erfrischenden Predigt. Und Pfarrer Funke brachte es fertig, in seine Auferstehungspredigt über Maria, Maria von Magdala, Myriam, Mariam, zur Bewegung „Frau, Leben, Freiheit“ im Iran zu gelangen. Im Gegensatz zum Ostersonntag 2025 konnte man keinen Kuckuck hören. Dafür krähte immer wieder ein Hahn aus der Nachbarschaft, der mich mit Vehemenz daran erinnerte, dass ich in diesem Jahr während der Karwoche nicht einmal in die Bibel geschaut und die Passionsgeschichte wieder neu gelesen habe. In diesem Jahr gab es auch dann viele Gläubige, die an der Auferstehungsfeier teilnahmen. Soweit meine Erinnerung nicht trügt, habe ich noch nie so viele Menschen am frühen Ostersonntagmorgen auf dem Grünstadter Friedhof gesehen.

Vor dem Weg auf den Grünstadter Friedhof hatte ich begonnen, die ersten Seiten des Buches „Cœur qui bat : hymne à la vie“ von Simone Morgenthaler zu lesen. Das ist tatsächlich eine Hymne an das Leben – mit sehr schönen Naturbeschreibungen, aus dem Elsass, aber auch den von mir so geliebten Garrigueslandschaften im französischen Midi begegnet man im Buch. Die Lektüre von „Cœur qui bat“ hat mich dann durch die Osterwoche begleitet. Ursprünglich hätte ich gern auch noch den „Zugwind“ von Iryna Fingerova zu Ende gelesen. Aber da gab es erhebliche Probleme mit dem Tolino. Die technischen Probleme, die es da gab, wären es bestimmt wert, in einem gesonderten Blogbeitrag dargestellt zu werden. Soweit möglich, kaufe ich ja neue Bücher nur als E-Pub. Allein schon aus Platzproblemen[2]. E-Pubs verbrauchen keine Regalmeter. Aber dafür kann es andere Probleme geben, wie ich diese Woche feststellte. Das Morgenthaler-Buch gibt es nicht als E-Pub. Soweit ich es überblicke, gibt es überhaupt keine E-Pub-Ausgaben der Morgenthaler-Werke. Ich hatte mir das Buch im letzten Dezember in der Librairie „À livre ouvert“ von Willy Hahn in Wissembourg gekauft[3]. Und so konnte ich das Buch, trotz Tolino-Problemen, in der Osterwoche lesen, weil es eben ein traditionelles Buch ist, welches kein Lesegerät zum „Lesen“ braucht. Das Buch ist übrigens, wie eine Recherche im Karlsruher Virtuellen Katalog (KVK)  ergab, in keiner deutschen Bibliothek (soweit über den KVK recherchierbar) nachgewiesen. Aber das gilt wohl für den Großteil des Werkes von Simone Morgenthaler. So ist etwa das Buch „Sur la route avec tante Jeanne“, über das ich im Sommer einen längeren Essay verfasste  – „Notice de lecture « Simone Morgenthaler : Sur la route avec Tante Jeanne »“ – , laut KVK in keiner deutschen Bibliothek vorhanden. Dieses Buch, das ich sowohl als autobiografischen Reisebericht als auch als Landeskunde des ländlichen Frankreichs bezeichnen würde – in dem das Elsass natürlich wegen der Herkunft der Verfasserin eine bedeutende Rolle spielt –, sollte eigentlich in Deutschland in jeder ernstzunehmenden Hochschulbibliothek zur Frankreichkunde bzw. Romanistik stehen.

Etwas besser sieht es bei Pierre Kretz dem Johann-Peter-Hebel-Preisträger von 2024 für aus. Aber auch hier sind längst nicht alle seine Werke in deutschen (Hochschul-)Bibliotheken vorhanden. Die schon mehrmals in diesem Blog getätigte Beobachtung, dass sich trotz aller Sonntagsreden der kulturelle Graben zwischen Frankreich und Deutschland wieder größer wird, scheint wohl ein fortschreitender, unaufhaltsamer Prozess zu sein[4]. Über den Hebel-Preisträger Pierre Kretz gibt es nicht einmal einen deutschsprachigen Wikipedia-Artikel, aber dafür einen solchen in der alemannischen Wikipedia. Es gibt natürlich auch hier und da ein paar „petites merveilles franco-allemandes“ wie z. B. der Blog von Nils Minkmar „Der siebte Tag“, der einem immer wieder einen deutschsprachigen Einblick in die französische Tagespolitik und das französische Kulturleben ermöglicht. Durch den Blogartikel „Die richtige Reform – No risk no fun/ Memoiren mal anders/100 Chansons/Die Diplomaten/ Rezepte im siebenten Tag von Minkmar habe ich beispielsweise das interessante Buch „La vie en Rose“ von Christoph Sator entdeckt. Und da wäre auch noch der Literaturblog „rentrée littéraire – Französische Literatur der Gegenwart“ von Kai Nonnenmacher, der einem die französische Literaturwelt in ihrer Vielfalt näherbringt.

Abschließend noch der Hinweis auf einen sehr einfühlsamen und aufschlussreichen Text aus der Tageszeitung „Le Monde“ über eine Fahrt mit der transsibirischen Eisenbahn in Zeiten des Ukrainekrieges von Leonid Stein: « À bord du Transsibérien, un voyage de 9 000 kilomètres au contact d’une Russie épuisée et de soldats à la dérive » („An Bord der Transsibirischen Eisenbahn – eine 9000 km lange Reise durch ein erschöpftes Russland und zerstörte Soldatenschicksale“). Wie übersetzt man wohl am besten „soldats à la dérive“ – wortwörtlich wohl eher „Soldaten in einer aussichtslosen Lage“ –, aber ich denke, dass „zerstörte Soldatenschicksale“ genauso passt, wenn nicht sogar besser ist. Beeindruckend sind auch die Bilder von Maria Turchenkova. Bei der Lektüre dieses wirklich lesenswerten Textes über Russland im Kriegszustand fragt man sich schon, wie so eine Reportage im Lande des Zaren Putin überhaupt möglich war. Wenn ich solche Texte lese, weiß ich, dass sich mein Abonnement bei der Tageszeitung „Le Monde“ immer noch lohnt. Übrigens sind auch die Texte von Elsa Conesa, die derzeit für „Le Monde“ aus Deutschland berichtet, durchaus lesenswert. Sie erlauben einen doppelten Einblick in das deutsch-französische Verhältnis, denn sie berichtet natürlich für die französische und frankophone Leserschaft. Zuletzt erschien eine sehr interessante Reportage von ihr über die Bedeutung der US-Streitkräfte für Ramstein, Kaiserslautern und die Westpfalz – „En Allemagne, malgré les tensions avec Trump sur l’OTAN, la ville de Ramstein reste attachée à sa base militaire américaine“. K-Town, also Kaiserslautern, das ist ja gerade um die Ecke von Grünstadt. Wobei K-Town von Grünstadt aus gesehen schon in einer anderen Welt liegt. Grünstadt scheint doch eher ein Satellit des Rhein-Neckar-Raumes, also Mannheim, und, soweit es die Arbeitswelt betrifft, natürlich auch Ludwigshafen.

Dann gab es natürlich in der Osterwoche auch noch die Abwahl von Viktor Orbán in Ungarn. Verbleibt die Hoffnung, dass sein gewählter Nachfolger Péter Magyar Ungarn die autoritären Strukturen des Orbán-Regimes beheben und das Land wieder in eine liberale Demokratie und einen Rechtsstaat verwandeln wird. Einfach wird das bestimmt nicht werden. Hierzu verweise ich auch auf den lesenswerten Artikel und Zeitzeugenbeitrag „In a joyful Budapest, with the populists routed, I saw the chance of an unprecedented transition“ von Timothy Garton Ash.

Zuletzt noch der Hinweis auf die Artemis-2-Mondmission. Diese Mondmission hatte mich schon beeindruckt, da ich ja als Kind einen Großteil der Apollo-Missionen im Fernseher mitverfolgt hatte. Apollo 17, das war die letzte mit dem Lunar Roving Vehicle. Das ist schon sehr, sehr lange her und dennoch ist es mir unvergesslich geblieben, auch wenn die Fernsehbilder nur „schwarz-weiß“ waren – da wir ja nur einen „Schwarzweiß-Fernseher“ hatten. Artemis 2, das ist auch sozusagen das letzte Leuchten am Firmament meines ursprünglich sehr positiven Amerikabildes. Soweit es aussieht, sind ja so gut wie alle meine „Vorausahnungen“ aus dem im Oktober 2024 geschriebenen Text „America, where are you going“ eingetreten. Ich hätte es mir anders gewünscht. Die Präsidentschaft von Donald Trump ist nicht nur für die USA eine Katastrophe, sondern auch ein Alptraum für den gesamten Planeten Erde. Wobei ich mir nicht hätte vorstellen können dass Trump irrlichternd und ohne jegliche geostrategische Analyse einen Krieg beginnen würde. Dieser Luftkrieg gegen den Iran, völlig unabhängig wie man diesen politisch bewertet,  weckt bei das Erinnerungen an das US-Desaster in Vietnam. Auch Vietnam habe ich als Kleinkind wahrgenommen.  Unvergessen auch das Schicksal der deutschen Malteserhelfer Monika Schwinn und Bernhard Diehl. Sie hatten das Glück die Vietconghaft zu überleben, andere nicht. So wie die Apollo-Mondlandung war auch der Vietnamkrieg omnipräsent in der Medienlandschaft der alten Bundesrepublik der 1970 Jahre.

Immerhin, und so kommen wir wieder zum Thema Kirche und Glauben zurück, gibt es einen mutigen Amerikaner namens Robert Francis Prevost – Papst Leo XIV. –, der sich nicht scheut, Trump heftig öffentlich zu kritisieren. Das wäre ja fast schon geeignet, mich mit der römisch-katholischen Kirche wieder zu versöhnen, denn ich stehe der Institution äußerst kritisch gegenüber – wobei ich niemals aus der Kirche ausgetreten bin und das vermutlich nie tun werde. Im gewissen Sinne bin ich wohl ein antiinstitutioneller Katholik, der hin und wieder auch einen katholischen Gottesdienst besucht. Beeindruckend war auch die Messe, die Papst Leo XIV. am 14.4.2026 in der Augustinusbasilika im algerischen Annaba hielt[5]. Seine auf Französisch mit deutlich amerikanischem Akzent gehaltene Predigt ist im frankophonen Afrika mit großer Aufmerksamkeit und Genugtuung aufgenommen worden. Mich erinnert die Afrikareise des Papstes an einen meiner eigenen Afrika-Aufenthalte Ende der 1980er Jahre, als ich einige Wochen im Centre Béthanie du Diocèse de Man im hyperombrophilen Regenwald in der Côte d‘Ivoire verbrachte. Es war vielleicht auf dieser Reise durch den westafrikanischen Regenwald, dass ich der katholischen Kirche wieder etwas näher kam.

Bibliographie (Bücher & Texte):

Conesa, Elsa (2026) : En Allemagne, malgré les tensions avec Trump sur l’OTAN, la ville de Ramstein reste attachée à sa base militaire américaine. Le Monde, 09 Avril 2026.

Fingerova,Iryna; Walosczyk, Jakob (Übers.) (2026) : Zugwind. Roman. Aus dem Ukrainischen von Jakob Walosczyk. Hamburg, 2026. Copyright © 2026 by Rowohlt Verlag GmbH, Hamburg. ISBN 978-3-644-02574-5

Garton Ash, Timothy (2026) : In a joyful Budapest, with the populists routed, I saw the chance of an unprecedented transition. The Guardian, Tuesday 14 April 2026. (Auch im Blog “History of the Present” von Timothy Garton Ash unter “In joyful Budapest, I see chance for a big change The landslide that swept away Viktor Orbán means Hungary might just pioneer an unprecedented post-populist transition. If successful, it would have implications everywhere from Poland to the US”., 15 april 2025 veröffentlicht.)

Morgenthaler, Simone (2023) ; Coeur qui bat : hymne à la vie. Strasbourg, 2023    © La Nuée Bleu / EBRA Editions 2023, ISBN 978-2-7165-0943-5

Morgenthaler, Simone (2023): Sur la route avec Tante Jeanne. © La Nuée Bleu/EBRA Éditions Strasbourg, 2024, ISBN 978-2-7165-0957-2

Sator, Christoph (2026) : La Vie en Rose. Frankreich in 100 Chansons. Köln, 2026, © Kiepenheuer & Witsch, Köln. ISBN 978-3-462-01060-2

Stein, Leonid ; Turchenkowa, Maria (2026): « A bord du Transsibérien » (1/2), Un voyage de 9 000 kilomètres au contact d’une Russie épuisée et de soldats à la dérive. Le Monde, 09 Avril 2026.

Stein, Leonid ; Turchenkowa, Maria (2026) : A bord du Transsibérien  (2/2). Dans le train qui file vers l’Extrême-Orient, entre Novossibirsk et Vladivostok, début janvier, la violence de la guerre en Ukraine est au cœur des conversations entre soldats en permission et passagers « ordinaires ». Le Monde, 10 avril 2026.

Photo © Christophe Neff, 12.04.2026

Christophe Neff, Grünstadt, im April 2026



[1] Siehe auch:  „Blognotiz 27.04.2025: Ostern 2025 „Mulier, quid ploras? – Frau warum weinst du ?“

[2] Vgl. « Une liseuse „Tolino“ pour délester ma bibliothèque ».

[3] Vgl. « Blognotice 29.12.2025: à travers le Bienwald – Noël 2025 – Driving home for Christmas »

[4] Vgl. „ Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag (Als PDF in KITopen auch unter DOI: 10.5445/IR/1000156439 verfügbar)“ und „La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr“.

[5] Siehe auch « Messe présidée par le pape Léon XIV à la Basilique Saint-Augustin d’Annaba » im Youtube-Kanal von Le Jour du Seigneur (Radiovatican).

Blognotice 27.03.2026 : Un Mimosa en fleurs à Grünstadt annonce le printemps dans l’Unterhaardt

Mon Mimosa (Acacia dealbata) en fleurs , 21.03.2026, Grünstadt, © Christophe Neff, 21.03.2026

Le Mimosa (Acacia dealbata), que mes enfants m’ont rapporté du Midi de la France, est en fleurs[1]. Ils l’ont acheté dans les Pyrénées-Orientales, chez Villa-Verde à Pia, et l’ont ramené en voiture en Allemagne pendant l’été dernier. Comme je ne voyage presque plus à cause des diverses complications liées à la maladie de Mitterrand, ce Mimosa, qui enrichit ma petite collection de plantes méditerranéennes et exotiques (Arbousiers[2], Cistes, Palmiers, Oliviers, Sternbergia[3], Arbres de Judées[4], Yuzu[5] etc.), me rapproche un peu du « Sud » et du « Midi ».

J’avais déjà essayé de planter un Mimosa au début des années 2000, mais il a péri pendant l’hiver. Il faut dire qu’à peu près jusqu’en 2015, nous avions toujours eu des périodes de gel assez prononcées, avec parfois une semaine de températures comprises entre -10 et -12 °C, voire en dessous ! Mais depuis le fameux hiver de 2012, où la station météorologique de Grünstadt-Sausenheim a atteint -16,8 °C[6] — un hiver particulièrement rigoureux dans une grande partie de l’Europe, y compris dans le pourtour méditerranéen —, les choses ont changé. Ce fut l’hiver où une sorte de banquise s’est formée sur l’étang de Leucate et les bassins du port de Port Leucate, un événement historique que j’ai décrit dans le billet « Blognotice 12.2.2012 : la banquise bloque le port de Port Leucate ». Durant cet hiver 2012, particulièrement rude à Grünstadt[7], l’olivier que j’avais planté en 2009 (un cadeau d’anniversaire de ma famille en souvenir de la « villa l’olivette » de mes Grand-parents à Aubord dans le Gard[8] ) avait gelé, mais il a repris de souche le printemps suivant. Quelques années plus tard, en 2019, il a commencé à fleurir et à porter des olives. Voir mon olivier fleurir m’a incité à diriger un travail de recherche sur les oliviers dans la vallée supérieure du Rhin, avec des résultats assez intéressants. Malheureusement, nous n’avons jamais publié les résultats de cette recherche[9] !

Depuis, les choses se sont accélérées. J’ai récemment lu dans le Rheinpfalz qu’un vigneron près de Neustadt, à peine 30 km au sud de Grünstadt, s’essayait à l’oléiculture[10]. Et ce n’est pas le seul exemple d’oléiculture en Allemagne. Naturellement, on n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais je pense que cela pourrait fonctionner. Notons que depuis 2013, les températures hivernales à la station de Grünstadt-Sausenheim ne sont jamais tombées en dessous de -12 °C. En écrivant ces lignes, je pense que je devrais publier mes données — disons que mes relevés d’oliviers dans la vallée supérieure du Rhin (Alsace, Palatinat et Pays de Bade) — dans une revue botanique ou ecologique. Ces données montrent bien que l’olivier devient un arbre d’ornement, entre Mayence, Mannheim, Strasbourg et Bâle. Il y a même des essais d’oléiculture ici et là dans cette région géographique longeant le Rhin supérieure. Cela Cela est sans doute lié au changement climatique et à la rareté des périodes de grand froid dans l’Oberrheingraben, car il est assez connu qu’en dessous de -16/-17 °C, l’olivier gèle définitivement. Ajoutons que entre temps depuis 2019 j’ai déjà planté d’autres oliviers dans notre jardin à Grünstadt.

Concernant mon Mimosa, nous verrons s’il survivra aux prochains hivers. Si les tendances de réchauffement climatique se confirment et que les périodes de grand froid diminuent de plus en plus, je pense que j’aurai de nouveau de jolis bouquets de fleurs de Mimosa lors des prochains printemps.

Naturellement, je sais bien que le Mimosa a tendance à devenir envahissant. En Suisse dans le sud du Tessin, il s’est déjà naturalisé[11]. Concernant l’Unterhaardt, je ne vois pas de grand risque. Les friches et les terrains abandonnés y sont quasi inexistants. Il y a une forte pression démographique ici, et en plus, la viticulture et l’agriculture se portent encore assez bien. Néanmoins, le risque zéro n’existe pas.

Pour finir, en écrivant ces lignes je pense un peu au livre de Guillaume Fried sur les plantes invasives. J’avais consacré un billet à la première édition sous le titre « Commentaire sur le Guide des plantes invasives de Guillaume Fried (20.4.2012) ». En 2017, une deuxième édition est parue. Je pense que ce livre mériterait une troisième édition révisée et augmentée, car il y a une telle dynamique dans ce domaine ! Dans ce contexte, j’attends aussi avec impatience une nouvelle édition augmentée et révisée de la « Flora Gallica » (Tison & Foucault 2014). Pour moi, c’est un outil indispensable, qui est également très utile pour le travail de terrain dans le Sud de l’Allemagne. On y trouve des espèces qui ne sont pas inclus dans les flores portatives allemandes comme p.ex. le « Schmeil – Fitschen » (Parolly & Rohwer 2024) . Notons par exemple une clé pour les « Bambous » du genre « Phyllostachys  » qu’ont trouve dans la Flora Gallica. Les « Phyllostachys » qui ont aussi tendance à se naturaliser dans la plaine du Rhin, et ceci, des deux côtés du Rhin  !

Et ce ne sont pas seulement les plantes qui voyagent. Durant l’été 2023, j’ai pu entendre le chant des cigales (Cicada orni) à Grünstadt-Sausenheim[12]. Même si cela reste pour l’instant une observation éphémère, on peut aussi trouver quelques exemples de chants de cigales signalés sur iNaturalist non loin de Grünstadt, dans les environs de Mannheim[13].

Nous verrons dans quelle mesure les changements climatiques, mais aussi les modes de plantes ornementales, vont modifier la flore ornementale et naturelle dans l’Unterhaardt et le reste de la plaine rhénane et ses collines avoisinantes. Dans ce contexte j’ai découvert il y a quelques temps un jeune Chêne vert subspontané dans un jardin extensivement entretenue pas loin de chez moi[14]. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’Unterhaardt, le Leiningerland et le Palatinat sont surnommés la « Toscane allemande[15] » ! Certains jardins entre les jardins entre Bad Dürkheim et Grünstadt sont déjà devenus une véritable vitrine de la flore méditerranéenne. Pour être précis, ce que les jardiniers, les paysagistes et les propriétaires de jardins désignent par « méditerranéen » ! En réalité c’est plutôt une flore d’ornement imaginaire, une tableau coloré de plantes & fleurs exotiques et méditerranéens !

Reste à savoir si mon Mimosa fleurira lors des prochains printemps !


Bibliographie :

  • Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).
  • Fried, Guillaume (2012) : Guide des plantes invasives. Paris, Éditions Belin, 272 p. ISBN 978-2-7011-5793-1.
  • Fried, Guillaume (2017) : Guide des plantes invasives. Nouvelle édition. Paris, Éditions Belin, 296 p. ISBN 978-2-410-00417-5.
  • Parolly, Gerald; Rohwer, Jens G. (Hg.) (2024) : Schmeil – Fitschen. Die Flora Deutschlands und angrenzender Länder. Ein Buch zum Bestimmen aller wildwachsenden und häufig kultivierten Gefäßpflanzen. 98., überarbeitete und erweiterte Auflage. 98. überarbeitete und erweiterte Auflage, © 2024, 1906 by Quelle & Meyer Wiebelsheim. ISBN 978-3-494-01943-7
  • Tison, Jean – Marc; Foucault, Bruno de (2014) : Flora Gallica. Flore de France. Societe botanique de France. Dessins de Francois Guiol. © Biotope Éditions, Mèze, 2014, ISBN 978-2-36662-012-2

Photo © Christophe Neff, 21.03.2026

Christophe Neff, Grünstadt, le 27.03.2026.


[1] Voir aussi « Observation inaturalist Acacia dealbata 342385118 »

[2] Voir aussi « Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt » & « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati »

[3] Voir aussi « Blognotice 31.08.2025 : les Sternbergia lutea en fleurs, l’automne approche ».

[4] Voir aussi «  Blognotice 25.04.2015: premières floraisons d’Arbre de Judée à Grünstadt dans la Unterhaardt »

[5] Voir aussi « Blognotice 15.05.2022: Les Yuzus dans mon jardin »

[6] Voir le tableau „langjährige Mittelwerte Station Grünstadt – Sausenheim

[7] Cet hiver fut tellement rude que certains conduite d’eau à Grünstadt avait éclaté a cause du gel – ce qui causa entre autre la fermeture de la piscine communale de Grünstadt. Voir aussi « Blognotiz 5.2.2012 ».

[8] Voir aussi „Blognotice 01.04.2013 – billet de Week-end Pasqual“.

[9]  Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).

[10] Die Rheinpfalz (2026): „Winzer baut in der Pfalz Oliven an. Spanien ist weit weg vomHaardtrand. Und doch ist der Süden an einemverregneten Februar-Tag so nah wie er nur sein kann: Denn imNeustadter Weindorf Mußbach und im benachbarten Meckenheim wachsen zwischen den Rebzeilen Olivenbäume. Nicht zwei oder drei, sondern fast 2000“. Die Rheinpfalz Nr. 45, Montag 23 Februar 2026, Südwestdeutsche Zeitung. (Version electronique „Winzer baut jetzt in der Pfalz Oliven an“, Die Rheinpfalz, 22. Februar 2026).

[11] Voir aussi la « Fiche d’Acacia dealbata Link / Mimosa blanchâtre dans Infoflora.ch »

[12] Voir „Cigallengesang an der Unterhaardt – auch in Grünstadt gibt es wohl vereinzelt mediterrane Singzikaden zu hören“.

[13] Voir «observation inaturalist 232055608 ».

[14] Voir «observation inaturalist 343961612 ».

[15] Voir aussi „Beginn des Hochsommers im Leiniger Land/ Début du plein été dans le Leininger Land“.

Kommentar zur Geschäftsaufgabe des Naturkostladen Herrlisch in Grünstadt

Erfahren habe ich es durch einen Artikel der Rheinpfalz am Samstagmorgen, dem 9. März 2026. Der „Herrlisch“ wird schließen. In der Printausgabe der Unterhaardter Rundschau kann man in dem von Anja Bendorf verfassten Artikel unter der Überschrift „Pfälzer Naturkostladen muss schließen“ lesen: „Niels-Holger und Sibylle Albrecht sind überzeugt, dass ökologisch erzeugte Lebensmittel besser sind für Mensch, Tier und Umwelt. Und sie hatten die Vision, den Naturkostladen ‚Herrlisch‘ zu betreiben. Nun ist ihr Traum geplatzt.[1]

Ich gehöre zu den regelmäßigen Kunden des Naturkostladens „Herrlisch“, und mir war auch schon aufgefallen, dass es wieder weniger Kundschaft gibt. Eigentlich hatte ich ja gehofft, dass sie die im Artikel beschriebene Durststrecke während der Coronapandemie überwunden hätten, aber ich stellte auch fest, dass – soweit ich unter der Woche kam – ich manchmal fast der einzige Kunde im Geschäft war. Manchmal frage ich mich, woran das wohl liegt.

An der örtlichen oder regionalen Kaufkraft dürfte es kaum liegen, denn diese ist hier rund um Grünstadt im deutschlandweiten Vergleich doch überdurchschnittlich gut. Ein paar Tage zuvor gab es in der Rheinpfalz auch schon einen Artikel über die finanziellen Schwierigkeiten der Musikschule Leiningerland[2]. Ich habe das Gefühl, dass hier in Grünstadt und Umgebung, sprich dem Leiningerland, zwar die notwendige Kaufkraft vorhanden ist – die ja weit überdurchschnittlich ist –, aber dass hier letztlich das Bildungsbürgertum fehlt, das bereit ist, für Musikschulunterricht und auch für Bioprodukte entsprechend zu zahlen. Das ist zumindest ein Erklärungsansatz. Die Musikschule Schramberg, an der ich als Kind und Jugendlicher unterrichtet wurde, hat, soweit ich es mitbekommen habe, wohl nie die Schwierigkeiten gehabt, die die hiesige Musikschule hat, obwohl die Kaufkraft dort etwas geringer ist als in Grünstadt und Umgebung[3].

Dass der Herrlisch schließen muss, finde ich mehr als schade. Das Ehepaar Albrecht hat sich nicht nur für den Laden, sondern außergewöhnlich intensiv für das „Miteinander“ in der Fußgängerzone in Grünstadt eingesetzt. Unvergesslich auch der „Corona-Götterfunken“ während der Coronaepidemie.

Wenn der „Herrlisch“ schließt, wird das eine „entsetzliche Lücke“ im Stadtbild hinterlassen. Da sollte auch die Stadt Grünstadt gegensteuern, denn ansonsten gibt es mittelfristig neben dem „Jost“ wohl nur noch Cafés, Bäckereien, Telefonläden und „tote Augen“ in der Innenstadt. Das ist sicher kein einfaches Unterfangen, aber man kann bestimmt mehr tun, als bisher von der Stadtverwaltung getan wurde.

Am Ende dieser Blognotiz befindet sich die Kopie des Textes, der von den Albrechts in Papierform an die Kunden des Herrlischs verteilt wurde. Ich denke, es ist wichtig, dass dieser Text auch eine etwas breitere Öffentlichkeit erreicht.

Als Einzelner kann man den „Herrlisch“ sowieso kaum retten. Ich selbst bin wohl seit den postoperativen Komplikationen, die mir die Mitterrandsche Krankheit beschert hat, in den letzten Jahren öfter gekommen als in den Jahren davor. Aber das schmälert die „Einnahmelücke“ der Albrechts nur minimal.

Der Zeitungsartikel in der Rheinpfalz und der Text der Albrechts sind selbstredend. Man kann eigentlich kaum etwas hinzufügen. Vielleicht noch eine Randbemerkung zum Zustand der Immobilie, der sowohl im Schreiben der Albrechts als auch im Zeitungsartikel thematisiert wurde. Es ist schon einige Jahre her, als ich noch Beisitzer im Vorstand des SPD-Ortsvereins Grünstadt war – da ging es in einer der Vorstandssitzungen auch mal um den Zustand der Fußgängerzone und des Innenstadtbereichs von Grünstadt, unter anderem um die immer wieder auftretenden Leerstände. Da ist wohl jemandem der Spruch herausgerutscht – vielleicht habe ich es auch selbst gesagt: „Preise wie auf den Planken in Mannheim, aber Gebäudezustand wie in der Bronx in New York“ – das kann nicht funktionieren. Da muss auch die Stadt Grünstadt endlich mal aufwachen.

Wobei das Problem der Leerstände und der Innenstadtverödung mittlerweile ein regional übergreifendes Phänomen ist. Und das nicht nur in Deutschland – auch im benachbarten Frankreich wird dies zu einem immer größer werdenden Problem. Dazu veröffentlichte die Tageszeitung Le Monde im letzten Sommer eine bemerkenswert gut recherchierte Studie[4].

Die Innenstadtverödung ist ein komplexes Problem, für das es offensichtlich keine einfachen Lösungen gibt. Dabei haben es Feinkostläden, Bioläden und auch die „Cavisten[5] (alles, was in Frankreich als métiers de bouche bezeichnet wird) in Frankreich wohl etwas leichter als hier in Deutschland, da man dort traditionell bereit ist, mehr für Lebensmittel und Getränke auszugeben. In den derzeitig stattfindenden Kommunalwahlen in Frankreich sind Leerstände und Innenstadtverödung einer der zentralen Wahlkampfthemen neben „Wohnraum“ und „Sicherheit“.

Weiterhin, – und hier spreche ich auch als „Wissenschaftler“ – für mich ist die angekündigte Schliessung des Bioladen „Herrlisch“ auch ein schönes Beispiel des „Concern-Behavior-Gap[6]“. So lange es nichts kostet ist ein Großteil der Bevölkerung immer für mehr Klimaschutz und Ökologie[7]. Letztlich sind die Akteure der Klimabewegung, für die ich durchaus Sympathie habe, wie beispielsweise „Fridays for Future“ an diesem Widerspruch gescheitert. Sobald es an den eigenen Geldbeutel geht wird Klima & Umweltschutz plötzlich sekundär. Und hier spreche ich tatsächlich nur vom Anteil der Gesellschaft, der sich mehr „Klima & Umweltschutz“ leisten könnte, wenn er es letztendlich nur richtig wollte.

Weiterhin scheint Klima, Umwelt & Naturschutz auch nicht mehr die Rolle im öffentlichen Diskurs zu spielen wie vor dem Ukrainekrieg. Und nun droht dieser Themenkreis angesichts des Irankrieges wohl ganz von der Bildfläche zu verschwinden.

Auch wenn es für den „Herrlisch“ wohl eher düster aussieht, wünsche ich den Albrechts alles Gute für die Zukunft. Mich hat ihr Engagement für das Zusammenleben in der Stadt und ihre Tatkraft für den Naturkostladen und damit auch für eine lebenswerte Kulturlandschaft sehr beeindruckt! Schade, dass diese schöne Geschichte jetzt so zum Ende kommt.

Christophe Neff, Grünstadt 12.03.2026

Und hier nun anbei der Text des „Kundenbriefes“ der Albrechts.

Liebe Kunden,

diese Papiertüte fanden wir in einem französischen Bioladen, als wir uns nach Weihnachten für eine kurzen Moment eine Pause genommen haben. Für die nicht so Frankophilen unter uns, möchten wir den Inhalt sinngemäß wiedergeben:

Sich bio zu ernähren, ist eine politisch/gesellschaftliche Entscheidung und ich habe dreimal täglich die Wahl !

Diese Wahl haben die Bürgerinnen und Bürger aus Grünstadt und dem Leiningerland getroffen. Diese Wahl ist nicht zu unseren Gunsten ausgefallen und wir müssen das Ergebnis akzeptieren! Es fällt uns schwer und macht uns auch traurig, aber wir haben keine andere Wahl mehr als unseren Laden im Sommer zu schließen. Am 30.06.2026 gehen die herrlischen Türen für immer zu und hinterlassen eine Lücke in der Grünstadter Innenstadt und der Stadtgesellschaft.

Vor vier Jahren haben wir auf diese Gefahr aufmerksam gemacht und haben damals eine große Solidarität erfahren dürfen, die uns eine Weile getragen hat. Vor allem unsere Stammkunden haben dafür gesorgt, dass Grünstadt weiterhin ein Platz für regionale Lebensmittel und Feinigkeiten hatte – das haben nicht mehr viele Städte!

Wenn wir auf die über acht Jahre in Grünstadt zurückblicken, unsere Erlebnisse und Begegnungen Revue passieren lassen, dann verbinden wir damit mannigfaltige Eindrücke. Unser aller Erleben der Corona-Pandemie hat uns gefordert. Wir haben viele Aktivitäten entwickelt, mit denen wir dieser Zeit einen kleinen, aber wichtigen, Gegenimpuls gegeben haben. Die Solidarität mit den Bürgern Italien´s während des ersten harten Lock-Down´s führte zur Gründung der Corono-Götterfunkers, die sich zu einem Anlass der Begegnung bis heute gehalten haben.

Mit unseren Streaming-Konzerten haben wir sowohl den Kulturschaffenden als auch den Zuhören/Zuschauern etwas positivere Gefühle für den Moment verschafft. Dies hat uns gefordert, aber auch sehr viel gegeben. Für die Menschen da zu sein, ist ein Motiv, das uns durchgängig begleitet hat.

Wir waren beide Male im SWR-Fernsehen bei Stadt-Land-Quiz für Grünstadt zu sehen und haben Punkte für die Stadt gesammelt. Das von uns angebotene Public-Viewing entpuppte sich als vergnüglicher Begegnungsort für die BürgerInnen der Stadt.

Wir haben uns für Integration und Inklusion stark engagiert, was weit über einen reinen Ladenbetrieb hinausging. Wir haben unterschiedlichsten Menschen so die Chance gegeben, den Laden- und Arbeits-Alltag kennen zu lernen und haben das Miteinander als wesentlichen Teil unseres Selbstverständnisses gelebt.

Doch leben wir natürlich nicht auf einer Insel der Glückseligen, sondern in einer kommerziellen Welt, in der Anforderungen bestehen und erfüllt werden müssen. Die Entwicklung der Bio-Branche in Deutschland ist dahin gehend erfolgreich, dass mehr Bio konsumiert wird. Diese Entwicklung findet hauptsächlich außerhalb des Biofachhandels statt. Die Angebote der Supermärkte und Discounter werden größer, die Fachhandelstreue der Hersteller schwindet, sodass das Arbeiten sowohl auf der Erzeugerseite, als auch auf der Handelsseite immer schwieriger wird. Wir müssen leider feststellen, dass z.B. immer mehr Bio-Bäcker und deren Angebote verschwinden. Damit ist eine attraktive Backwaren-Theke mit sehr viel Aufwand verbunden.

Dieser Entwicklung ein Gegengewicht zu geben, indem wir mit Attraktivität auf anderen Gebieten auf uns aufmerksam machen, ist leider in dieser Immobilie nicht möglich gewesen. Der Zustand des Ladens ist in einem desaströsen Stadium, bei dem traurigerweise kein Interesse der aktuellen Eigentümer festzustellen ist, Verbesserungen vorzunehmen, um uns die Arbeit zu erleichtern.

Einige Veranstaltungen gelangen uns dennoch: wir erinnern uns gerne an unsere Olivenöl-Verkostungen, unser Uria-Pop-up-Restaurant, Wein-, Käse und Sensorik-Abende und vielfache Verkostungen mit unseren Erzeugern und Herstellern, die die Atmosphäre bei uns sehr geschätzt haben.

Die Möglichkeit diese marode Immobilie zu verlassen und einen passenderen Ort für unsere Kreativität zu finden, ist aus vielfachen Gründen leider nicht möglich. In unserem Alter kann so ein Invest, mit den uns zur Verfügung stehenden Mitteln, nicht mehr gestemmt werden. Nachdem sich dann auch noch die personelle Situation verschlechtert hat, war es überhaupt nicht mehr möglich Neues zu erschaffen. Unsere Arbeitsbelastungs-Grenze ist erreicht, sodass das veränderte Einkaufsverhalten nicht mehr von uns kompensiert werden kann.

Daher möchten wir uns bei allen Kunden zunächst für ihre bisherige Unterstützung bedanken und Sie herzlichst und dringend einladen, uns diese Unterstützung auch bis zum Ende zukommen zu lassen: wir brauchen auch diese abschließende Unterstützung bis zum Juni – sonst könnte ein noch abrupteres Ende drohen!

Niels-Holger & Sibylle Albrecht


[1] Benndorf, Anja „Pfälzer Naturkostladen muss schließen“ lesen: „Niels-Holger und Sibylle Albrecht sind überzeugt, dass ökologisch erzeugte Lebensmittel besser sind für Mensch, Tier und Umwelt. Und sie hatten die Vision, den Naturkostladen ‚Herrlisch‘ zu betreiben. Nun ist ihr Traum geplatzt“, Die Rheinpfalz, Unterhaardter Rundschau, Nr. 56, Samstag 7 März 2026. Online auch unter Benndorf, Anja „Grünstadt RHEINPFALZ Plus Artikel Bio-Pläne gescheitert: Pfälzer Naturkostladen muss schließen“, Die Rheinpfalz, 06.03.2026.

[2] Hogrefe, Alexander „Musikschule unter Finanzdruck – Ist dieMusikschule Leiningerland zu teuer? Einige VG-Politiker fordern Einsparungen. Der Schulleiter hält dagegen – und warnt vor heftigen Folgen. Die Rheinpfalz, Unterhaardter Rundschau, Nr. 52, Dienstag 3. März 2026.  Online auch untet Hogrefe, Alexande Grünstadt / Leiningerland: Könnte Musikschule „zerschlagen“: Schulleiter warnt vor Sparvorschlag“, die Rheinpfalz, 02.03.2026.

[3] Laut der von der Zeit veröffentlichten Lohnstatistik für 2024 betrug das mittlere Monatsgehalt in Grünstadt 4213 Euro und in der Verbandsgemeinde Leiningerland  4515 Euro. In Schramberg im Schwarzwald, der Stadt in der ich aufgewachsen bin 4091 Euro. Aus : „So viel verdienen Menschen in Ihrem Wohnort, Die Zeit. 25. Juli 2025.“

[4] Siehe „Garnier Juliette &  Prudhomme Cécile : « La lente agonie du commerce en centre-ville : « Après la désindustrialisation, la décommercialisation » Le taux de vacance commerciale a doublé en vingt ans et atteint des niveaux record. L’essor d’Internet, la concurrence de la périphérie et les nouveaux modes de consommation participent à la dévitalisation des cœurs de ville ». Le Monde, 07. Juillet 2025.

[5] Caviste = inhabergeführte Weinhandlung

[6] Siehe auch den englischsprachigen Wikipediaartikel „Value-action gap“.

[7] Dazu auch die interessante Radiosendung „Gesellschaft im Wandel – Wie wir Veränderungen bewältigen können“ in SWR Kultur von Christoph Drösser (SWR Kultur, Erst-Sendung vom: Mittwoch, 16. April 2025, 8:30 Uhr).

Jeudi 12 février 2026 : La tempête Nils balaye le Cap Leucate avec des rafales atteignant 157 km/h

Jeudi 12 février 2026, je suivais les conséquences de la tempête Nils pour le Midi français sur Internet. Leucate confirmait sa vocation de « pays du vent et du soleil », car c’est à la station météorologique du Cap Leucate de Météo-France, située au sémaphore de la Marine nationale, qu’à 7 heures du matin, les rafales de la tempête Nils atteignaient 157,7 km/h[1]. On retrouve les données de la station météorologique de Leucate sur le site infoclimat.fr. La station météorologique de Leucate est d’ailleurs l’une des stations les plus arides de la France continentale, avec une moyenne RR de précipitations annuelles de 351,22 mm[2].  C’est dans le contexte des conséquences régionales du changement climatique en milieu méditerranéen que j’ai co-dirigé, avec Almuth Arneth, la thèse de master en géographie de Laura Ringeisen sur les premiers signes du changement climatique dans la région méditerranéenne du sud-ouest de la France, entre le cap Leucate et le cap Béar[3].  Je pense que la région entre Leucate et la frontière espagnole sera certainement une des régions françaises  les plus sensibles au choc du réchauffement climatique !

Revenons à la tempête Nils. Concernant les dégâts occasionnés par la tempête Nils à Leucate et dans les environs, ce sont surtout des toitures arrachées et de nombreux arbres qui n’ont pas résisté aux rafales de vent. La route départementale 627, comme souvent par temps de tramontane, a été submergée par les vagues de l’étang de Leucate entre Leucate-Plage et le Grau de Leucate. De plus, la route a été temporairement bloquée par un camion renversé par les rafales de Nils. L’autoroute A9 a également été fermée entre Leucate et Perpignan, car des camions renversés par la tempête bloquaient la chaussée[4]. Mais c’est surtout sur la façade atlantique, notamment en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, que Nils a laissé derrière lui un paysage de dévastation, avec des crues majeures. Au moment où j’écris ces lignes, la Garonne est encore en vigilance crue rouge[5].

Vu les conséquences majeures, l’ampleur et la force destructive de la tempête Nils sur le sud de la France, je suis assez surpris de ne pas trouver d’article sur cette tempête dans la Wikipédia francophone, à part une petite notice d’environ dix lignes dans l’article « Saison des tempêtes hivernales en Europe de 2025-2026 ».

Personnellement, je contribue très occasionnellement à Wikipédia, parfois sous mon nom, parfois sous une adresse IP. Je préfère écrire des articles pour mon blog personnel, paysages, plutôt que de contribuer à Wikipédia. Cette tempête entre sans doute dans la catégorie virtuelle des « phénomènes météorologiques exceptionnels à Leucate »[6] dans mon blog. Mais le phénomène météorologique le plus exceptionnel que j’ai vécu à Leucate n’était pas une tempête : c’était la banquise qui s’était formée dans le port de Port-Leucate et partiellement sur l’étang de Leucate en février 2012. J’en témoigne dans la notice « Blognotice 12.2.2012 : la banquise bloque le port de Port-Leucate », car j’étais sur place avec un groupe d’étudiants du KIT[7]. Le mercredi 8 février 2012, on avait mesuré -5,8 °C à la station météorologique de Leucate [8]. C’est depuis la température la plus basse mesurée à Leucate. Les rafales de vent, de la tempête Nils, avec les 157,7km/h mesurés le 12.02.2026 sont aussi très exceptionnelles. Jamais on n’a mesuré de rafales de vent avec cette vitesse à Leucate. C’est incontestablement un record de vitesse pour la station météorologique de Leucate. À voir si ce record sera pulvérisé pendant les prochaines tempêtes !

Concernant les risques climatiques pour Leucate, après plus de trente ans de carrière scientifique universitaire en tant que géographe de terrain, je pense que les submersions marines (surtout pour Port-Leucate), les feux de forêt, ainsi que l’aridité et les sécheresses répétées (pour les vignerons de la commune + la gestion de l’eau potable) seront les grands défis climatiques pour la commune de Leucate durant les prochaines décennies !

Bibliographie

Ringeisen, Laura (2024): Signs of Climate Change in the Mediterranean Area in Southwestern France between Cap Leucate and Cap Béar. Master’s Thesis in Geography (Supervisors: Dr. Christophe Neff/Prof. Almut Arneth, IFGG, KIT). Karlsruhe Institute of Technology (KIT), DOI: 10.5445/IR/1000184793 .

Christophe Neff,  Fevrier 2026, publié le 15.02.2026

P.S. (15.02.2026): J’ai découvert une interview intéressante avec la climatologue Françoise Vimeux dans le Monde juste après avoir publié cette notice sur la tempête Nils dans « paysages » :  « Inondations : « Les pluies torrentielles déversées par les tempêtes sont plus fortes aujourd’hui : c’est la marque d’un climat plus chaud », « Climatologue à l’Institut de recherche pour le développement, Françoise Vimeux rappelle que la tempête Nils et les précipitations qu’elle a apportées ne sont pas hors norme dans les conditions climatiques actuelles. Mais elle déplore l’impréparation du pays ». Le Monde, 15.02.2026


[1] Voir « Climatologie du jour 12.02.2026, station métrologique de Leucate, infoclimat.fr  (dernière consultation 15.02.2026

[2] Voir « Climatologie globale, station méterologique de Leucate, infoclimat.fr (dernière consultation 15.02.2026) »

[3] Ringeisen, Laura (2024): Signs of Climate Change in the Mediterranean Area in Southwestern France between Cap Leucate and Cap Béar. Master’s Thesis in Geography (Supervisors: Dr. Christophe Neff/Prof. Almut Arneth, IFGG, KIT). Karlsruhe Institute of Technology (KIT), DOI: 10.5445/IR/1000184793 .

[4] Voir aussi : „Tempête Nils : l’A9 coupée entre Leucate et Perpignan, cinq poids lourds renversés (107.7. Vinci autoroutes, 12.02.2026, (dernière consulation, 15.02.2026) »

[5] Voir „Bulletin de vigilance crues Gironde-Adour-Dordogne, 15.02.2026 à 09h55, vigicrues. (dernière consultation 15.02.2026).

[6] Voir les par exemples les articles : Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate, Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate,  Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate, Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate,  Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises , Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011 et aussi Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate (aussi disponible en version PDF dans la bibliotheque KITopen DOI: 10.5445/IR/1000157186)

[7] Voir l’article « Blognotice 22.2.2012 » qui contient une photo de groupe des etudiants du KIT. Nous etions venue pour assister aux chantiers de brûlage dirige de la cellule feu de forêt de l’ONF 11 en fevrier 2012.

[8] Voir « Climatologie globale, station méterologique de Leucate, infoclimat.fr (dernière consultation 15.02.2026) »

Blognotice 18.01.2026 : « Iran – Une pensée pour les femmes et les hommes iraniens qui manifestent avec courage pour leur liberté »

« La terreur, ultime moteur du régime iranien », c’est l’édito du Monde du samedi 17.01.2026. Dimanche dernier, j’ai republié via Mastodon, sous le titre « Une pensée pour les femmes et les hommes iraniens qui manifestent avec courage pour leur liberté », le poème « Courir toujours plus loin pour un brin de liberté », que j’avais écrit pour le mouvement « Femme, Vie, Liberté » en novembre 2022.

Depuis, le cri des manifestants pour plus de liberté en Iran (Decembre 2025, Janvier 2026), pour la fin du régime des mollahs, a été noyé dans le sang par les dirigeants iraniens. Un cri de souffrance du peuple iranien, qui, une fois de plus, s’étouffe dans l’indifférence générale. Et ne parlons pas des promesses d’aide émises par les mégaphones de l’administration Trump – promesses creuses, comme trop souvent pendant les dernières décennies de l’histoire iranienne. Mais, pour ainsi dire, le « péché originel » fut l’opération « Ajax », menée par les services secrets américains et britanniques pour destituer le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh en 1953. Trop souvent, cette histoire est oubliée !

Concernant les espoirs de liberté du peuple iranien, si les États qui pourraient théoriquement leur venir en aide n’ont que de fausses promesses à faire, les États où la démocratie et l’État de droit sont encore en fonction, comme la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Canada, pourraient au moins proposer l’asile politique aux victimes des bourreaux du régime des mollahs. Comme je l’avais déjà écrit pendant la « vague verte », tout au début de mes notices de blog dans paysages, dans le billet « F comme Freidoune – et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin » ! Au moins, cet ultime acte d’humanité que d’accueillir les victimes de la terreur des dirigeants de Téhéran.

Comme je m’intéresse à l’Iran depuis ma jeunesse, je possède une petite bibliothèque sur l’histoire récente de l’Iran. J’ai donc choisi d’ouvrir ce billet avec la couverture d’un de mes livres, « Des Iraniennes ». Ce livre, comme ce billet de blog, est aussi un hommage au mouvement « Femme, Vie, Liberté ».

Pour finir, je reprends l’image d’un post Facebook du 11 Janvier 2026 de Raphaël Glucksmann, qui commence par ces paroles : « Ils tuent, plongent le pays dans le noir, tuent encore, coupent les moyens de communication, tuent toujours. Ils ne savent plus faire que cela : tuer. C’est leur seule manière de s’accrocher au pouvoir. Qui croit encore en Iran à leurs discours, leurs mensonges, leur idéologie ? Seule reste la vérité nue du régime : la mort. La mort qui est tout ce qui raccroche cette gérontocratie intégriste finissante à la vie. » L’image « Free Iran » (sans mention de copyright) est une image forte. Une image qui restera. Comme, en plus, le blog paysages est archivé dans la « Deutsche Nationalbibliothek[1] », cette image durera au-delà des souvenirs sans lendemain et rappellera à ceux qui sont prêts à se souvenir du soulèvement du peuple iranien en janvier 2026.

En outre, le pays dans lequel je vis, l’Allemagne, semble tellement galvanisé par l’appétit de Donald Trump pour le Groenland que la situation en Iran semble être reléguée au second plan, voire au troisième, dans la perception médiatique. En Allemagne, on se rend compte que le « transatlantische Zeitalter (époque transatlantique)[2]» prend fin, et l’Iran finalement c’est donc très très loin !

Bibliographie

Alliance des femmes pour la démocratie (Eds.) (2024) : Des iraniennes : femme, vie, liberté Paris, 2024, © 2024, des femmes Antoinette Foque , ISBN, 978-2-7210-1305-7    

Christophe Neff, Grünstadt, 18.01.2026


[1] Voire « paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher », Deutsche Nationalbibliothek.

[2] Voir aussi ce billet de blog déjà écrit en  « Blognotiz 02.03.2025: Das Ende des transatlantischen Zeitalters » qui reprends la fin de l’époque transatlantique.