Blognotice 23.07.2020 : rétrospectives personnelles franco – allemandes sur deux mois de déconfinement COVID-19

Et finalement l’été arriva à Grünstadt, – l’Allemagne comme la France s’est deconfinée depuis des semaines déjà. Ici à Grünstadt les vacances scolaires ont débuté depuis un moment, – une grande partie de l’Allemagne est sur la route des vacances. Il reste que les Lands du Sud la Bavière et le Baden –Württemberg qui travaillent encore. Le confinement en Allemagne comme je l’avais déjà écrit en Avril n’était pas du tout comparable à la situation en France – vue de France cela ressemblait plutôt à un « confinement light » et en plus ici en Allemagne les règles d’application du confinement entre les différents lands était assez hétérogène. En Bavière cela ressemblait déjà un peu aux règles strictes françaises, ici en Rheinland-Pfalz, on n’avait plutôt l’impression que le gouvernement régional de Mayence avait optée le plus vite possible pour un modelé ressemblant au modèle suédois.  Personnellement le confinement ne m’a pas trop touché, sauf que la charge de travail avait considérablement augmenté durant le confinement, avec tous les plannings des cours « online » – et le décèlement et l’organisation des examens etc., et cela perdure.  J’ai quand même réussi à écrire un petit article scientifique qui résume un peu mes recherches géographiques en Tunisie et qui dessine un premier tableau  sur l’évolution des incendies de forêts en Tunisie de 2000 à 2019[1] que je viens de soumettre à la revue «Géographie et Développement». J’ai aussi eu l’agréable surprise d’apprendre pendant le confinement que l’article dont je parlais[2] dans le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) »- vient d’être accepté par la revue « Finisterra ».  J’ai aussi fait l’expérience de participer à un symposium online de géomedicine sur le COVID-19 le  «COVID-19 als Zäsur? Geographische Perspektiven auf Räume, Gesellschaften und Technologien in der Pandemie » où j’ai même tenu une petite « mini présentation » virtuelle dénommé « Persönliche Überlegung zur COVID 19 – Situation[3] (réflexions personnelles sur la situation du COVID-19) » qui s’est focalisé entre autre sur les différences géographiques des principaux foyers du COVID-19 en Allemagne et en France.  Comme je l’ai déjà écrit dernièrement  j’ai failli toucher la géo-médicine & la modélisation épidémiologique au début des années 2000.  C’était une expérience assez intéressante pour moi, comme jusqu’ à présent je n’avais jamais participé à un  « télé-symposium ». Finissons ce petit tour d’horizon « post-confinement COVID-19 » personnelle – avec une question ! Comment est-ce que la rentrée va-t-elle se passer –  quand je lis dans le Monde l’article  « Sur le littoral français, l’« insoutenable légèreté de la foule » de vacanciers face au coronavirus » où le fait que les premiers vacanciers allemands sont revenus de l’île de Majorque atteint du COVID19[4]. Reste à espérer que la situation ne dégénéra pas trop en fin de vacances. En tout cas il faudrait être assez vigilant pour ne pas être trop dépassé par l’évolution du COVID 19 au début de la rentrée prochaine !

Christophe Neff, 23.07.2020

[1]  Neff. C. (2020): Incendies de forêts, changements climatiques, paysages & révolutions .  Soumis/submitted (le 20 .07.2020) to: « Géographie et Développement » Revue de l’Association des Géographes Tunisiens

[2] Neff, C. (2019): Neff, C. (2019): Observations de la dynamique végétale sur le volcan des Capelinhos (Île de Faial/ Açores /Portugal), Submitted to Finisterra 02.09.2019, accepted 03.06.2020.

[3] Neff, C.(2020): COVID-19 als Zäsur? Virtual Oralpresentation  at : Geographische Perspektiven auf Räume, Gesellschaften und Technologien in der Pandemie. 6.7 – 8.7.2020.. Online Symposium. Research Group Transient Spaces & Societies. Geographisches Institut der Leopold-Franzens-Universität Innsbruck

[4] Voir aussi «  Mitteilungen der Stadt Cottbus 22.07.2020: Reiserückkehrer – Vier neue Corona-Fälle in Cottbus/Chóśebuz » et « Positiver Corona-Test nach Mallorca-Urlaub – was das für Reisende bedeutet »

Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt

Die COVID19 Kontaktbeschränkungen haben zu einem quasi „Kondensstreifen losen Himmelsbild“ geführt. Man könnte diese seltenen Bilder durchaus als Coronahimmelslandschaften bezeichnen. Im Grunde stellen diese Coronahimmelslandschaften schon ein fast abgeschlossenes Kapitel der jüngeren Zeit – und Umweltgeschichte dar.   Mit der schrittweisen Aufhebung der COVID19 bedingten Kontaktbeschränkungen  wird der Flugverkehr auch bald wieder merklich zunehmen und damit wird es wieder Himmelslandschaften mit Kondensstreifen geben. Es ist fast vergessen, aber vor genau zehn Jahre bescherte uns ein Vulkanausbruch fast das  gleiche Himmelsbild. Es war der Ausbruch des Eyjafjallajökull  im Frühjahr 2010 welcher in großen Teilen Europas den Flugverkehr teilweise zum Erliegen brachte. Dem Kondensstreifen losen Himmelslandschaften über Grünstadt hatte ich damals zwei kleine Blogbeiträge gewidmet, – einmal  „Ein Himmel ohne Kondensstreifen – der Himmel über Grünstadt am 17-18.4.2010“ und sowie „Vue de Grünstadt – et encore les cendres du Eyjafjöll (9.5.2010)“. Analog zu diesen beiden Beiträgen, die ja auch inzwischen historische Himmelsbilder des Himmels über Grünstadt beinhalteten, folgen nun einige Photos der Coronahimmelslandschaften über Grünstadt, die ich während der Zeit der COVID 19 Kontaktbeschränkungen anfertigte. Weiterhin noch ein Screenshot des Flughimmels über Grünstadt vom Flightradar24  vom Abend des 05.05.2020.

Mit der sukzessiven Aufhebung der COVID19 Kontaktbeschränkungen geht auch die Zeit der Coronahimmelslandschaften zu Ende, das Himmelsbild wird sich in den nächsten Tagen wieder merklich in eine Himmelslandschaft mit Flugzeugverkehr und Kondensstreifen zurück verwandeln. Ich bin gespannt welche Erinnerungen an diese sonderbare Zeit in ein paar Jahren noch abrufbar sein werden.  Man spricht ja in unseren Medien so gern vom Lockdown, aber verglichen mit den COVID19 Maßnahmen wie man sie beispielsweise in Frankreich, Italien und Spanien an der Tagesordnung waren, kamen wir in Deutschland bisher vergleichsweise „glimpflich“ aus der COVID19 Krise davon.

Screenshot_Flightradaer 20200505-211322
Screenshot Flightradar24 05.05.2020 gegen 21:13
abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09
abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09, © Christophe Neff
Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020
Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020, © Christophe Neff
Blick auf Grünstadt 21.04.2020
Blick auf Grünstadt 21.04.2020, © Christophe Neff
Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020
Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020, © Christophe Neff

Photos: alle © Christophe Neff

Grünstadt, 12.05.2020

Souvenirs d’Aline – souvenirs personnels d’une chanson

Anmerkung 2020-04-17 095723 Aline
Capture d’écran de mon post Facebook « Souvenirs d’Aline » du 17.4.2020

J’avais appris la disparition de Christophe en lisant la nécrologie « « Christophe est parti, ses forces l’ont abandonné » : le mythique chanteur d’« Aline » et des « Mots bleus » meurt à 74 ans » écrit par Bruno Lesprit dans le Monde. En lisant cet « Adieu » à Christophe les souvenirs d’une rencontre que j’avais faite à Praia sur l’ile de Santiago sur  l’archipel du Cap Vert me ressurgissaient. C’était en Novembre 2017, – je participais à un congrès sur la phytosociologie et la biographie des régions atlantiques où j’avais aussi tenu une conférence sur la dynamique végétale du Capelinhos, ce volcan qui avait surgi des flots de l’Atlantique en 1957 [1], [2], [3] . C’était une collègue qui avait tenu une conférence dans la même session que moi-même et elle s’appelait « Aline »[4].  Apres la clôture de la session on discutait un peu ensemble, et je lui racontait que durant mes années étudiantes parfois je me faisais un peu d’argent de poche en chantant dans les bars à Mannheim, et que la chanson « Aline » de Christophe était dans mon répertoire d’antan –   « Aline c’était un peu le succès de mes années chantantes durant mes études ». En souriant elle me dit dans un français impeccable «  vous savez  Christophe – je connais très bien la chanson. Mon père est musicien et il ma nommé « Aline » en souvenir de la chanson de Christophe ». Je ne sais si l’histoire est vraie, – mais c’est une très belle histoire, qui nous montre que les paroles  d’Aline ont même fait le voyage jusqu’aux iles lointaines du Cap Vert au milieu de l’Atlantique.  Le chanteur Christophe  a disparu de notre monde, –  mais les paroles et la mélodie  d’Aline resteront toujours inoubliables. Des souvenirs inoubliables qui ont réussi à traverser l’Atlantique jusqu’aux îles du Cap Vert. Des souvenirs de jeunesse étudiante quand je chantais Aline, que ce soit dans les bars & tavernes de Mannheim et ses environs[5], ou au « alte Socken[6] » à Schramberg en Forêt-Noire.

Et voici pour se souvenir, le début des paroles d’Aline, –

« J’avais dessiné

Sur le sable

Son doux visage

Qui me souriait

Puis il a plu

Sur cette plage

Dans cet orage

Elle a disparu

Et j’ai crié, crié

Aline

Pour qu’elle revienne

Et j’ai pleuré, pleuré

Oh! J’avais trop de peine »

(paroles Daniel Bevilacqua (dit Christophe) ; arrangements Jacques Denjean)

Pour finir ce petit récit très personnel sur une chanson qui m’a accompagné pendant une bonne partie de ma vie, je renvoi aux archives de la RTS  présent sur Youtube avec l’enregistrement de l’interprétation d’Aline par Christophe de l’émission Tiercé Mélodies en 1979[7]. C’est en 1979 que la chanson est ressortie une deuxième fois par le label Motors, – et devient encore une fois un succès sur la hitparade français quatorze ans après sa sortie en juillet 1965. Je pense que j’ai découvert « Aline » durant l’été 1979, – peut être même écoutant ma radio préfèrée le SWF3, car  durant ces années-là, on donnait assez de titres français dans les radios allemandes !

Image: Capture d’écran de mon post Facebook « Souvenirs d’Aline » du 17.4.2020

Christophe Neff, écrit le 03.05.2020, publié le  04.05.2020

[1] C’était le congres  “European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7, University of Cape Verde”, voir aussi le billet “« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017 » dédie a cette conférence & l’excursion post conférence sur l’île de Fogo et l’ascension du Pico do Fogo.

[2] Concernant mes recherches & voyages aux  Açores voir aussi le billet « Souvenirs de vingt ans de voyages de recherche à Capelo (Île le de Faial/Açores) ».

[3] On trouve le programme du congrès  “European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7, University of Cape Verde” ici.

[4] Aline Rendall Monteiro, enseignante-chercheuse  à l’Université du Cap Vert.

[5] Voir aussi « Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim ».

[6] Le « alte Socken (vielle chaussette) » fut un « jazz-club » a Schramberg dans les années 1980. Véritable institution du Jazz en Forêt- Noire durant les années 1980 ce club de jazz est tombé totalement à l’oubli. On trouve quelques mots sur ce club dans l’article « Schramberg :  Schon die Nazis wittern Verrat » de Christoph Ziechhaus publié dans le Schwarzwälder Bote , qui résume l’histoire du Jazz dans la Raumschaft Schramberg.

[7] On retrouve sur les archives de l’INA une interpretation d’Aline de Christophe du 14 octobre 1965.

Blognotice 13.04.2020 : Week-end pascal 2020

Prunus serrulata Büte Grünstadt Westring 10.04.2020

Les cerisiers du Japon en fleur dans notre petit quartier longeant l’allée du Westring à Grünstadt[1] le printemps est définitivement arrivé ici dans la Unterhaardt. Nous vivons depuis trois semaines en confinement, mais en réalité, comparé à la France se sont plutôt des mesures de restrictions qui varient fortement en fonction des décisions des « Länder ». Et même dans les Länders  les différents niveaux de restrictions peuvent varier d’un Landkreis à l’autre. En effet c’est le « Landrat » qui décide sur l’ampleur du niveau des restrictions dans son « Landkreis ». Comparé à la France, jusqu’ à présent en Allemagne, les choses vont plutôt bien, – les hôpitaux ne sont pas saturés, il y apparemment encore suffisamment de lits de soins intensives et les respirateurs nécessaires, – et le taux de mortalité dû aux  COVID-19 est encore relativement bas. Mais le sommet de la vague n’est pas encore atteint en Allemagne, – on est à peu près 2 à 3 semaines en retard sur la France concernant le COVID-19, – on a donc encore des soucis à se faire en Allemagne, même si globalement on semble jusqu’à  présent épargné du pire en Allemagne.  Mais en Allemagne aussi, il y des problèmes dû au COVID-19, il ne faut pas se faire d’illusions. D’ailleurs l’hôpital de Grünstadt a dû être fermé, car une partie du personnel soignant est atteint pas le COVID 19. Je crois même que la fermeture de l’hôpital de Grünstadt est une première en Allemagne. En dehors de cela, je suis depuis presque trois semaines en « Home office » comme on dit ici en Allemagne. Une fois par semaine je fais un déplacement à Karlsruhe pour travailler dans mon bureau au KIT, mais appart cela c’est le Home office. Notre bibliothèque universitaire est fermée, les ruelles qui séparent les divers bâtiments sont quasiment vides. Mais pas moins de travail, au contraire. La préparation du prochain semestre qui sera certainement un semestre virtuel, avec des cours via « Ilias », « Zoom » et « Teams » nécessite beaucoup de temps.

powersDonc moi personnellement je consacre moins de temps à mes lectures. Tous les jours quelques pages dans « The Overstory » de Richard Powers.  Lecture intéressante, qui me fait découvrir en utilisant le guide « National Wildlife Federation Field Guide to Trees of North America » les arbres des forêts nord-américains. C’est une lecture fascinante, et j’aurais aimé consacrer plus de temps à ce livre. Cette crise du COVID 19 me laisse aussi resurgir des souvenirs de  mes années de Post-doc. Pendant ce temps-là j’avais songé à postuler pour un poste de chercheur spécialiste en modélisation des épidémies et de maladies infectieuse au INSERM. Si on modélise les incendies de forêt, les plantes envahissantes ou autre processus dynamiques qui influencent leur environnement cela revient à peu près au même que de modéliser des maladies fieldguideinfectieuse. Finalement je n’ai jamais postulé, – et j’ai donc débuté comme chercheur en géographie & écologie dans le département de Geoecologie de l’ancienne université de Karlsruhe durant l’année 2005. Certainement un bon choix vu le salaire assez misérable qu’on gagne dans la recherche française.  Mais durant cette crise du COVID19 j’ai quand même suivi avec intérêt les divers travaux de modélisation du COVID19, – et faut le rappeler que l’équipe de Vittoria Colizza[2] de l’INSERM avait présenté un premier model d’impact du COVID 19 en janvier 2020[3]. Même si c’est loin de mes propres recherches scientifiques, et comme je l’ai déjà écrit ici dans ce blog,  une grande partie de mon travail est plutôt du management scientifique, je suis donc avec attention les divers approches scientifiques de comprendre les agissements du COVID 19 sur notre santé, les environnements, leurs géographie(s).  Un des premiers articles de presse que j’avais lu sur le Covid 19 était surement « Une pneumonie d’origine inconnue en Chine [4]» cosigné  Paul Benkimoun et Fréderic Lemaître paru le 9 janvier 2020 dans le Monde.

Et ce dimanche de paques,  3ème  dimanche de confinement dans le Landkreis Bad Dürkheim, appart avoir écrit ce petit texte, c’était un jogging sur le Grünstadter Berg traversant les plantations de cerisier, et le gigot d’agneau en famille avec mon épouse et les enfants. En fait on voulait descendre dans le Sud pour les fêtes pascales visiter la famille dans le Midi à Port Leucate.

Je finis ce petit billet avec une citation de Vittoria Colizza «  Le confinement va durer longtemps car on ne peut pas vivre normalement avec cette épidémie. Le fait d’attendre encore pour le lever a l’avantage de garder un nombre de cas abaissé et allège la charge pour le système hospitalier, remarque Vittoria Colizza. Il donne aussi du temps pour augmenter la capacité de dépistage, notamment avec des tests rapides mais une préparation logistique est indispensable en termes humains et organisationnels. Ce n’est pas qu’une question de quantité de tests. » extrait de l’article « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace, selon une étude de l’Inserm » signé  Paul Benkimoun du Monde publié le 12.04.2020[5] . Dans ce contexte il me semble aussi important de signaler le dernier « papier » de Colizza et ses collaborateurs « Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies[6] » car si possible il faut toujours lire les contributions originales des chercheurs.

Livres et autres sources citées :

Di Domenico, L., Pullano, G., Sabbatini, Ch. E., Boëlle , P.Y , Colizza, V. (2020): Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies. (Currently under screening at medRxiv.org.). Report #9. EPIcx lab. COVID-2019 outbreak assessment.

Kershner, Bruce; Mathews, Daniel; Neslon, Gil; Spellenberg, Richard (2008): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. Foreword by  Craig Tufts, NWF Chief Naturalist. © 2008 by Andrew Stewart Publishing, INC New York. ISBN 978-1-4027-3875-3

Powers, Richard (2019) : The Overstory. A Novel. Copyright © 2018 by Richard Powers. First published as Norten Paperback 2019. W.W. Norton & Company 2018, New York. ISBN 978-0-393-355668-7

Pullano, G.; Pinotti, F., Valdano, E., Boëlle , P.Y., Poletto, Ch., Colizza, V. (2020): ; Novel coronavirus (2019-nCoV) early-stage importation risk to Europe (January 2020). In Eurosurveillance – Europe’s journal on infectious disease surveillance, epidemiology, prevention and control. https://doi.org/10.2807/1560-7917.ES.2020.25.4.2000057

Photos: toutes © Christophe Neff

Ecrit le 12.04.2020 & 13.04.2020 pendant le Week-end pascal 2020 à Grünstadt, publié le 13.04.2020

Blick auf die blühenden Kirschbaumanpflanzungen auf dem Grünstadter Berg Ostersonntag 2020

[1] Ce quartier construit vers la fin des années 1960 est appelé « le ghetto », par ses habitants et se trouve en proximité de l’Hôpital de Grünstadt.  Appartenant à l’origine au complexe hospitalier et mis à disposition exclusivement pour le personnel soignant du nouvel hôpital. Mais depuis quelques décennies déjà il n’y a presque  plus d’habitants  qui exercent une profession soignante.

[2] On trouve un portrait de Vittoria Colizza dans le Monde.fr  du 17. Février 2020, article malheureusement réserve aux abonnées du Monde « Vittoria Colizza : le virus de la recherche Physicienne de formation, la chercheuse italienne dirige une unité Inserm spécialisée dans la modélisation des épidémies, notamment celle du nouveau coronavirus SARS-CoV-2 ».

[3] Voir : Novel coronavirus (2019-nCoV) early-stage importation risk to Europe, January 2020” in Eurosurveillance – Europe’s journal on infectious disease surveillance, epidemiology, prevention and control.

[4] Voir « Une pneumonie d’origine inconnue en Chine – Une centaine de personnes officiellement a contracté un virus qui pourrait appartenir à la même famille que celui du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)» (réservé aux abonnées du Monde).

[5] Voir « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace, selon une étude de l’Inserm » publie dans le Monde.fr du 12.04.2020 » (réservé aux abonnées du Monde).

[6] “Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies” download ici.

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020

Osterglockenblüten im Schnee Grünstadt 28.02.2020
Fleurs de Narcisses recouvert par les premières neiges de l’hiver 2019/20 à Grünstadt, © Christophe Neff 28.02.2020

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020 apportent les reflets oublié d’un paysage d’hiver, paysages de vignes couverts par la neige, qui devient de plus en plus rare dans la Unterhaardt.  Ces neiges tardives ont couvert les fleurs des amandiers, des premiers narcisses dont je parlais dans mon dernier billet. Mais c’était plutôt un passage éphémère de l’hiver, – j’écris ses lignes durant la soirée du dimanche premier mars, et la couverture neigeuse de la Unterhaardt a déjà disparu ! Mais honnêtement je ne pense pas que la rareté de la neige dans l’Unterhaardt est un premier signe des changements climatiques, car l’Unterhaadt est une des régions les plus douces de l’Allemagne, et on la compare souvent à la « Toscane allemande », et historiquement les couvertures de neiges prolongées avaient toujours un caractère exceptionnel. Ce qui me semble être plutôt un signe de réchauffement climatique, est le fait que l’hiver 2019/20 est le premier hiver sans production de « Eiswein (Vin de glace) !

Neige sur la Unterhaadt- Schneebedeckte Unterhaardt 28.02.2020
Neige sur la Unterhaadt en arrère-plan le Grünstadter Berg – Schneebedeckte Unterhaardt mit Sicht auf den Grünstadter Berg,  © Christophe Neff 28.02.2020

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009 – 2009 dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, en  2010 vers la fin novembre, en 2011 le 18.12.2011,  en 2012  le 27.10.2012 , L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, en 2015  le 14 Octobre 2015, durant l’hiver 2016/2017 les premiers neiges apparaissait le 2 janvier 2017, pour l’hiver 2017/18 c’était le 4 décembre, et durant le dernier hiver, l’hiver 2019/18 la nuit du 15 au décembre 2018 apportait les premiers neiges arrivait à Grünstadt.

Photos: toutes © Christophe Neff 28.02.2020

Christophe Neff, Grünstadt le 01.03.2020

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2020 an der Unterhaardt / Début de printemps 2020 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

 

Mandelbüte, Weisenheim am Berg (Strasse nach Freinsheim), 21.02.2020
Mandelbüte, Weisenheim am Berg (Strasse nach Freinsheim), 21.02.2020, © Christophe Neff

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018, 2019 ) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, am Dienstag, den 18 Februar[1]. Die ersten blühenden Osterglocken entdeckte ich ein paar Tage später in Herxheim am Berg.  Überhaupt so scheint es mir, nachdem ich die Frühlingsphänologie in der Unterhaardt seit Jahren, ja Jahrzehnten beobachte, dass der Frühling zwischen Weisenheim am Sand, Freinsheim und Herxheim am Berg immer besonders früh sein Gesicht zeigt, d.h. dass dort die „Frühlingsboten“ wie Mandelbäume, Osterglocken etc. immer besonders früh blühen.

Mandelbaumblüte Grünstadt, Sausenheimstrasse 21.02.2020
Mandelbaumblüte Grünstadt, Sausenheimstrasse 21.02.2020, © Christophe Neff

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 , 2019 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier amandier en fleurs je le découvris mardi, le 18 février à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Quelques jours plus tard on pouvait observer les premières narcisses en fleurs à Herxheim am Berg et à Grünstadt. D’ailleurs il me semble, qu’après avoir observé depuis des années, voir des décennies, la phénologie de printemps dans la Unterhaardt, que le printemps montre son visage entre Weisenheim am Sand, Freinsheim et Herxheim am Berg particulièrement tôt, que les amandiers, les narcisses se mettent en fleurs avec beaucoup d’avance !

erste Osterglocken 2020 Herxheim am Berg (Grünanlage Alex Weinlounge) 21.02.2020
erste Osterglocken 2020 Herxheim am Berg  21.02.2020, © Christophe Neff

Photos :  Alle /Toutes © Christophe Neff 21.02.2020

Christophe Neff de/le 23.02.2020

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ , „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt“, sowie „Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt» et « Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt»

Ein paar Tage im November 1989: Erinnerung zum Mauerfall aus Südwestdeutschland

Novemberblick auf die Grünewaldstraße in Mannheim - Neuostheim 02.11.2019
Novemberblick auf die Grünewaldstraße in Mannheim – Neuostheim 02.11.2019, © Christophe Neff

Im Jahr als die Mauer fiel, war ich Student der Geographie an der Universität Mannheim[1]. Ich wohnte damals in der Grünewaldstraße in Mannheim-Neuostheim. Grünewaldstraße 44, das war mein studentisches Domizil, – von Anfang des Studium bis zum Beginn meiner Assistentenzeit am Geographischen Institut der Universität Mannheim, d.h. bis zum Eingang des ersten Assistentengehaltes im Jahre 1994, dann bin ich ins Niederfeld gezogen, in eine weitaus komfortablere Wohnung mit Aussicht aufs Großkraftwerk Neckarau. Einen Teil des 9. Novembers verbrachte ich wohl mit einer Freundin, soweit lässt sich das aus meinem Tagebuch rekonstruieren[2]. Den anderen Teil des 9. Novembers wenn man so will, d.h. so ab 19:30 abends, habe ich damit verbracht den Ereignissen an der Berliner Mauer zu folgen. Ich habe in diesen Jahren ein Tagebuch geführt, – und gelegentlich tue ich das heute noch. Meistens nur persönliche Eintragungen, -und hier und da eine „politische/zeitgeschichtliche Notiz“.  Ja, und ab besagten Abend erhielt ich dann gegen 19:30 einen Anruf  von Martin.

Christophe, Christophe weißt du es schon, – die Mauer wird geöffnet, der Schabowski, der Schabowski, – ich habe es gerade im ZDF in den Heute Nachrichten gesehen“.

Ich war einerseits etwas erstaunt, andrerseits erschien mir nichts unmöglich, angesichts der sich überstürzenden Ereignisse in der DDR. Ich hatte ja keinen Fernseher, bzw. hatte ich ein altes Gerät, welches mir ein Schulfreund geschenkt hatte, welches ich aber vor allem als Buchablage nutzte, – als Fernseher habe ich den Apparat wohl fast nie benutzt. Las viel Zeitung, ging oft ins Kino, – der Fernseher fehlte mir an für sich nicht. Außer vielleicht an diesem Abend, dem Abend des neunten November neunzehnhundertneunundachtzig. Damit ich auch was von diesem historischen Ereignis mitbekam, verabredeten wir uns im „Welde“ – in „Johann’s Welde Reale Bierwirtschaft“ in der Dürerstraße ein paar Ecken weiter. Ins „Welde“ eine kleine Wirtschaft mit schöner Terrasse auf der Dürerstraße, inzwischen ist die Kneipe wohl auch verschwunden, ging ich als Student abends doch öfter mal hin, – kurz was essen, Spiegelei mit Fleischkäse, Wurstsalat mit Pommes, Tagesschau „gucken“. Wenn ich mich recht erinnere bekam  man einen gebratenen Fleischkäse  mit Bratkartoffeln und Spiegelei + zwei Pils für unter 10 Mark.  Ich saß also dort am Tresen, – schaute dort die „Tagesschau“ – und irgendwann trudelte auch der „Martin“ ein. Martin wohnte in Heidelberg, – studierte in Mannheim Jura – irgendwann hat er dann auf Geschichte in Heidelberg umgesattelt, – während meiner Assistentenzeit am Geographischen Institut der Universität Mannheim[3], haben wir uns dann irgendwie aus den Augen verloren. Es war also unzweifelhaft, – die DDR würde also die Grenzen öffnen, – die Mauer würde fallen.  An diesem Abend diskutierten wir noch lang, ob das Öffnen der Mauer auch eine Wiedervereinigung bedeuten würde.

Offensichtlich erschien uns, dass die Montagsdemos in Leipzig, in Dresden, die große  Demonstration auf dem Berliner Alexanderplatz am 4 November 1989, in der damaligen DDR weitgehend friedlich, d.h. ohne größeres Blutvergießen  verliefen, – das lag daran dass die Sowjettruppen nicht intervenierten, – und auch weil Moskau offensichtlich die schlimmsten Bluthunde in der SED zügelte, – aber würde man in Moskau, würde Gorbatschow auch einer Wiedervereinigung zustimmen? Wie würde man die Wiedervereinigung in London, aber vor allem in Paris bejahen. Ich konnte mir damals durchaus vorstellen, dass es in der französischen Regierung „Vorbehalte“ gegenüber einer „Wiedervereinigung“ Deutschland geben würde. Die Wunden die der zweiten Weltkrieg, die Nazibesatzung und die Kollaboration in Frankreich hinterlassen hatte waren tief, sehr tief und sie reichten bis in meine eigene Familie hinein[4]. Der Barbie Prozess im Frühsommer 1987 in Lyon hatte die gesamte französische Gesellschaft nochmals tief aufgewühlt. Dennoch glaubte ich, dass François Mitterrand, letztendlich doch einer „Wiedervereinigung“ zustimmen würde, aber sicher war ich mir natürlich nicht. An diesem Abend des 9.11.1989 konnte man noch nicht wissen, dass es letztlich und vor allem so schnell zur „zur Wiedervereinigung „ kommen sollte. Ich habe Helmut Kohl nie gewählt, aber er hat die Gunst der Stunde zu nutzten gewusst, und es geschafft die vier Siegermächte (Sowjetunion, USA, Großbritannien, Frankreich)  von der „Alternativlosigkeit“ der deutschen „Einigung“ zu überzeugen – und damit mit dem „Zwei-plus-Vier-Vertrag“ nicht nur deutsche „Einigung“ vollzogen sondern auch die völlige staatliche Souveränität Deutschlands wiedererlangt. Obwohl ich Helmut Kohl nie gewählt habe, bin ich ihm wohl, für das war er zwischen dem 9.11.1989 und dem 12. September 1990, d.h. der Tag an dem „Zwei-plus-Vier-Vertrag“ in Moskau unterzeichnet wurde, bis auf den heutigen Tage dankbar.

19erzählerAm Wochenende nach diesem historischen Abend, d.h. dem Wochenende 11/12.11.1989 bin ich wohl wieder zu den Eltern nach Schramberg gefahren. Ich fuhr während des Studiums in den Herbst und Wintermonaten sehr oft über die Wochenenden nach Hause, um den Mannheimer Nebeltagen, der Mannheimer Luft, die mir allzu oft Migräneattacken bescherte, zu entgehen. Auch wenn es im Schwarzwald meist erheblich kälter war als in Mannheim, auf den Höhen sei es nur auf dem Sulgen wo die Eltern wohnten, auf dem Fohrenbühl, oder auf anderen Schwarzwaldhöhen, – schien doch meist die Sonne, herrschte Licht[5]. Und an diesem besagten Wochenende, kam wohl mein Vater der Geschichts- und Französischlehrer an der Schule war an der ich auch mein Abitur abgelegt hatte, von einer Klassenfahrt aus dem Gebiet der ehemaligen DDR zurück.  In meinem Tagebuch findet sich zwar davon keine Notiz, aber meine Mutter hat vor 10 Jahre auf den Blogs Le Monde einen sehr schönen eindringlichen Text auf Französisch dazu verfasst „Vingt ans, déjà vingt ans….“, der u.a. auch diese „Schulfahrt“ in die ehemalige DDR im Herbst 1989 beschreibt, den man auch heute noch im Webarchiv  finden kann. Es erschien klar, dass uns gewaltige Veränderungen bevorstanden.  Wohin die Reise gehen würde, wusste an diesem Wochenende vom 11/12.11.2019 wohl niemand sehr genau. Ich erinnerte mich daran, wie ich ein Jahrzehnt vor der Öffnung der Mauer nach einem Norwegenurlaub mit den Eltern Westberlin besuchte. Wir kamen von Lübeck über Mecklenburg und Brandenburg über die alte Transitrecke Lauenburg – Ludwigslust –Berlin Staaken der Fernverkehrstraße 5 also die einzige Transitroute nach West Berlin die bis in die 1980 Jahre nicht als Autobahn ausgebaut war.  Man fuhr auf einer einfachen Landstraße durch die DDR. Zonengrenze, Landstraße durch ein graues, abgewracktes Land, Dörfern ohne Farbe, mit unendlichen Getreide und Kartoffelfelder die an Nordfrankreich erinnerten, die Seen die mir etwas erscheinen wollten wie die Glücksteiche aus Günter de Bruyn Erzählung „Fedezeen[6], im Westen Mecklenburgs großartige Buchenwälder und dann gegen Ost in Brandenburg also sozusagen gen Westberlin  immer mehr lichte Eichen und Kiefernwälder und dann die Mauer und endlich Westberlin. Aus meiner „jugendlichen Perspektive“ erschien mir die Landschaft um die Fernstraße 5 wie ein großes graues Gefängnis ohne Farben.  Ich war übrigens als Schüler, Jahre nach dieser ersten Begegnung mit dem Osten,  mit dem Geschichts-LK in der Jahrgangstufe 12 eine Woche in Berlin. Das war im Winter 1983, – die Mauer, Ostberlin das erschien mir immer noch so grau (und dazu noch kalt) wie Jahre als 14 Jähriger zuvor. Die Berlinfahrten meiner Schule, des Gymnasium Schrambergs, das war ja quasi fester Bestandteil des Lehrplanes (zumindest der Geschichts- und Sozialkunde Lk’s, aber auch schon der klassischen Oberstufen vorher) während der deutschen Teilung. Aber das galt wohl damals für viele traditionsbewusste Gymnasien im deutschen Südwesten. Außerdem wurden diese „Berlinfahrten“, soweit ich mich erinnere,  ja auch sehr großzügig von der Bundeszentrale für politische Bildung bezuschusst. Mein Vater der ja an der gleichen Schule Geschichte, Sozialkunde und Französisch unterrichtete, war fast sein ganzes Schulleben an dieser Schule Begleiter und Organisator dieser Oberstufenberlinfahrten[7].

An der Mauer entdeckte ich die Kreuze, die Gedenkstätten,  – bis heute unvergessen wie ich dort als wohl 14 jähriger das Schicksal von Peter Fechter (und vieler anderer Maueropfer) entdeckte. Besonders beeindruckte damals mich das große „Todeskreuz“ für Heinz Sokolowski. Mit meiner kleine Revuekamera die ich Jahre vorher für das erfolgreiche Übertreten ins Gymnasium geschenkt bekommen hatte, – das sogenannte kleine Abitur der Grundschule in Baden-Württemberg, die Probearbeiten, machte ich ein Bild dieses drei Meter großen Gedenkkreuz für Sokolowski. Das Bild befindet sich noch heute in meiner Diasammlung. Sollte ich es irgendwann einscannen oder einscannen lassen werde ich es nachträglich in diesen Blogbeitrag einstellen.

Was war das für ein Staat, der seine Einwohner, die doch nur die Freiheit wollten, wie die Kaninchen abschoss, sie jämmerlich wie damals Peter Fechter an der Mauer verbluten ließ. Was ich damals als 14 Jähriger nicht wusste, dass diese Mauer, noch für so viele andere oftmals sehr junge Menschen zur Todesfalle werden sollte. Ein paar Jahre nach unserem Familienbesuch in West Berlin wurde Marienetta Jirkowsky an der Mauer erschossen, – und noch im Februar 1989, also sieben Monate bevor die „Mauer“ fiel wurde Chris Gueffroy erschossen. Was mir damals als Schüler sofort bewusst wurde war, dass ich mit meinem „Freiheitsdrang“ sehr viel Glück hatte in Westdeutschland geboren zu sein, – wer weiß ob ich nicht drüber geboren, mit meinem Freiheitsdrang auch versucht hätte in den Westen zu kommen, vielleicht dann auch an der Mauer gescheitert oder in der Ostsee erfroren und ertrunken wäre[8]. Vielleicht sind mir auch noch deshalb einige der Namen der Maueropfer noch so präsent.

Auch wenn man an dem Wochenende vom 11/12.11.1989 noch nicht so genau wusste, was aus den beiden deutschen Staaten werden sollte, – ich war mir sicher, dass zumindest das „Morden“ an der Mauer ein Ende haben würde.

Ich dachte auch daran, wie ich ein paar Monate vorher, als ich meinen Reserveoffizierslehrgang an der Offiziersschule des Heeres Hannover absolvierte, und wir in Omnibussen an die Zonengrenze gebracht wurden, und wir irgendwo zwischen Schladen (östlich von Salzgitter)  und Bad Harzburg, mit dem Feldstecher, die Dienstgrade der  NVA Grenztruppen gegenüber von uns auf den „Grenztürmen“ identifizieren mussten[9]. Wir hätten ja auf einander schießen müssen im Ernstfall – und wir hätten wohl auch auf einander  geschossen, da bin ich sicher. Der dritte Weltkrieg, von dem in der zweiten Hälfte der 1980 Jahre sooft die Rede gewesen war, – da war ich mir doch an diesem Wochenende im November 1989 sicher –rückte mit einem Mal in eine weite Ferne[10]!

Auch das würde, so dachte ich mir  diesem Wochenende im November 1989, die Kriegsängste würden  bald der Vergangenheit angehören. Was ich mir damals aber nicht vorstellen konnte, war dass man die OSH in Hannover nach Dresden verlegen würde. Das erschien im Herbst 1989 noch wahrlich unvorstellbar.

JahrestageINach dem besagten Wochenendaufenthalt in Schwarzwald habe ich mir wohl „Johnson’s Jahrestage“ gekauft. Die Monate zwischen November 1989 und Sommer 1990, diese schicksalshafte Zeit, als die Wegmarken für das geeinte Deutschland gelegt wurde, verbrachte ich u.a. mit der Lektüre des Lebens der Gesine Cressphal. Als ich den Band 4 der Jahrestage im Sommer /Herbst 1990  zu Ende gelesen hatte, war Deutschland wieder ein vereinigter  Staat. Inwiefern das Land heute, d.h. im Jahre 2019, wirklich alle Gräben der Teilung überwunden hat ist eine andere Frage. Von den vielen Bilder, den Fernsehbildern die ja heute überall zirkulieren, habe ich übrigens wenig mitbekommen, – ich hatte ja keinen funktionierenden Fernseher,  – meine Wahrnehmung über den Mauerfall und die daraus JahrestageIIfolgende Wiedervereinigung, das waren vor allem Radiobeträge und die Zeitungsberichterstattung, sowie die Gespräche im Freundeskreis und in der Familie in Schramberg und in Aubord (Frankreich).  Familie in der DDR hatten wir übrigens nicht. Manches bekam ich auch einfach gar nicht mit, -vom Cellospiel von Rostropowitsch am Checkpoint Charlie las ich erst viel Jahre (1997) durch einen Artikel von Annick CojeanBerlin, 1989 : le maestro et le Mur“ im Le Monde, also 12 Jahre später .

Meinem Vater, der im Januar 1992 an einem  Krebsleiden verstarb blieb es noch vergönnt die deutsche Einheit zu erleben. Noch vor dem Krieg, 1938 in Saulgau in geboren, in Oberschwaben aufgewachsen, hatte er immer von der deutschen Einheit geträumt, aber wohl bis zum Sommer 1989 nicht daran geglaubt, dass er die „Einheit“ je erleben würde[11].

Mutmassungen über JacobIch habe diesen Text aus meiner „Erinnerung“ an einem nebligen Novembersonntag verfasst. Als Grundlage dienten mit vor allem meine persönlichen Erinnerungen, meine sehr dürftigen Tagebuchnotizen von damals. Auf andere Quellen habe ich beim Schreiben dieses Textes kaum zurückgegriffen. Die Heute Nachrichtensendung von 19:00 vom 7.9.1989 nochmals auf Youtube angeschaut, – die hatte ich ja damals wie weiter beschrieben gar nicht gesehen. Die Jahrestage von Johnson nochmals aus dem Bücherregal gegriffen, auch wieder in Johnsons „Mutmassungen über Jacob“ geschaut und nochmals durch de Bruyn’s „Feedezen“ geblättert. Annick Cojean Artikel „Berlin, 1989 : le maestro et le Mur“ aus dem Monde habe ich beim Schreiben nochmals zur Hand genommen.

Schramm Möbelwagen in Saulgau (1950 Jahre)
Schramm Möbelwagen in Saulgau (1950 Jahre), Photo aus dem Eulenalbum meines Vaters  Winfried Neff

In meines Vaters Photoalbum, dem sogenannten „Eulenalbum“  aus den 1950 Jahren geblättert. Mein Vater hatte uns von einer Reise in den Osten, d.h. in die SBZ, erzählt und ich hoffte vielleicht Bilder von dieser Reise in dem Photoalbum zu finden.  Die Reiseerinnerungen meines Vaters aus den 1950 Jahren waren übrigens die Begründung dafür, dass wir in den 1970 Jahren von Norwegen und Dänemark kommend, den Weg über die Fernstraße 5 von Lauenburg nach Westberlin wählten[12]. Aber im „Eulenalbum“ des Vaters, da sind nur Bilder aus Saulgau, aus Oberschwaben, einer Alpenquerung mit dem Fahrrad nach Südtirol zu finden.  Und Bilder vom Bruder meines Vaters, dem Reinhard, der 1957 als vierjähriger an der Kinderlähmung verstarb. Vielleicht trügt mich ja auch die Erinnerung, und mein Vater hat als Jugendlicher nie eine solche Reise in den Osten unternommen. Es war übrigens in den 1950 Jahren durchaus noch möglich, in den „Osten“ in die SBZ zu reisen – und auch wieder heil zurück nach Westdeutschland zu kommen.  Übrigens sehr schön beschrieben in dem Roman „Nächstes Jahr in Berlin“ von Astrid Seeberger. Ja es gab sogar vereinzelt Menschen die freiwillig von West nach Ost gezogen sind, – wie Beispiel zum Horst Kasner der Vater von Angela Merkel der 1954 von Hamburg aus in den „Osten“ zog um eine Pfarrstelle in Quitzow bei Perleberg in Brandenburg anzutreten. Oder Wolf Biermann zog auch in den 1950ern von Hamburg aus den Osten. Natürlich verließen sehr viel mehr Menschen den Osten Richtung West, – diese andauernde Republikflucht Richtung Westen in den 1950 Jahren – war ja wohl die Begründung für den Mauerbau und die „Grenzbefestigungen“ an der Zonengrenze – man wollte den andauernden, nie versiegenden Strom von Ausreisenden,  die Ausreisenden die man auch „Republikflüchtlinge“ nannte in die „Bundesrepublik Deutschland“ in den 1950 Jahren ein für alle Mal beenden.

Der vorliegende Text ist also als ein „erweitertes Gedächtnisprotokoll“ über vier Tage im November 1989 die Welt bewegten zu lesen. So wie ich aus der Erinnerungen die Tage um den Mauerfall, also den 9. November, die folgenden 10,11 und 12 November in Mannheim und Schramberg im Jahre 1989 erlebte.

Zu den eingestellten Bildern:

Blick vom Feuerbachplatz auf die Häuserreihe der Grünewaldstraße in Mannheim – Neuostheim mit dem Gebäude Hausnummer 44 in welchem ich als Student wohnhaft war, aufgenommen am Nachmittag des 2 November 2019.

Bildscan eines Möbelwagens der Firma Wilhelm Schramm, Saulgau – von meinem Vater in den 1950 Jahren in der Karlstraße in Saulgau aufgenommen. Das Bild stammt aus dem „Eulenalbum“ meines Vaters. Als das Bild aufgenommen wurde, war die Zonengrenze die Deutschland teilte noch etwas durchlässig.

Weiterhin noch ein paar Scans von Buchtiteln an die ich mich beim Schreiben dieses Textes erinnerte – oder die ich tatsächlich wieder in die Hand nahm und daraus auch wieder ein paar Sätze las.

Bilder außer die Buchtitelscans alle © Christophe Neff bzw. Winfried Neff

Literatur:

Bruyn, Günter de (1982): Feedezen. In: Schmitt, Hans – Jürgen (Hg.): 19 Erzähler der DDR.  Frankfurt am Main, Fischer Taschenbuch Verlag, ISBN 3-596-21210-3.

Johnson, Uwe (1988): Jahrestage : aus dem Leben von Gesine Cresspahl. Frankfurt am Main: Suhrkamp, ISBN 3-518-11500-6, kart. in Kassette.

Johnson, Uwe (1962): Mutmassungen über Jakob. Roman. Frankfurt a.M. ; Hamburg : Fischer Bücherei. 113-122. Tsd. Januar 1969

Neff, Winfried (1950-1959): Eulenalbum. Unveröffentlichtes Photoalbum über die Jugendjahre in Saulgau, Oberschwaben und Südtirol. (im Privatbesitz des Verfassers des „paysagesblog“)

Neff, Christophe ( 1989-1990): Tagebuchaufzeichnungen 21.03.1988- 11.1.1990. Unveröffentlichtes Tagebuch. Mannheim-Neuostheim/Schramberg- Sulgen.

Seeberger, Astrid (2016): Nächstes Jahr in Berlin. Roman. Aus dem Schwedischen von Gisela Kosubek, Zürich, Arche Literatur Verlag. ISBN 978-3-7160-2751

Seiler, Lutz (2014): Kruso. Roman. Berlin, suhrkamp, ISBN 978-3-518-42447-6

Tellkamp, Uwe (2010): Der Turm. Geschichte aus einem versunkenen Land. Roman. suhrkamp Taschenbuch 4160. Frankfurt am Main 2010. ISBN 978-3-518-46160-0

Christophe Neff, geschrieben in Grünstadt am Sonntag den 10 November 2019, veröffentlicht am Donnerstagabend des 14. Novembers 2019

P.S: Zum zwanzigsten Jubiläum des Mauerfalls verfasste ich am 10.11.1999 in paysagses den Text „Hinweis auf drei deutsch-französische Innenansichten zum 9. November“.

[1] Über meine Studenten und Assistentenzeit in Mannheim siehe auch den Blogbeitrag „Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim“sowie in Teilen der zweisprachige Post (dt./frz.) “ Mannheim les palmiers – photos sur le vif d’un paysage urbain particulier

[2] Tagebucheintrag vom 09.11.1989:   „9.11.1989 Mannheim-Neuostheim Donnerstag. Ein bemerkenswert schöner Tag. Letzte spätherbstliche Stunden mit …., – und Nachts fällt dann die Mauer.“

[3] Zur Geschichte des Faches Geographie an der Universität Mannheim, siehe auch „Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule

[4] Siehe u.a. auch « Blognotice 22.01.2013: pensées personnelles franco-allemandes sur le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée », « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas (18.06.1940 – 18.06.2010) », « Blognotice 6.5.2011 : – souvenir d’une longue attente pour un enfant du Pays-Haut mort en déportation »,

[5] Siehe auch das Kapitel „Das Licht des Fohrenbühles – die Wiederentdeckung des heimatlichen Schwarzwaldes und der Raumschaft Schramberg aus Mannheimer Perspektive“ im Blogbeitrag „Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim.

[6] Die Erzählung „Fedezeen“ von Günter de Bruyn hatte ich in dem Band „19 Erzähler der DDR“ welcher von Hans-Jürgen Schmitt herausgeben wurden, gelesen. Buch was ich als Oberstufenschüler mir 1982 gekauft hatte, und welches ich dann regelrecht verschlungen hatte. Wobei eine Vorgängerausgabe dieses Buches sich wohl auch schon in der Bibliothek meines Vaters befand, was ich dann wohl auch vor der Reise mit den Eltern durch Mecklenburg und Brandenburg gelesen hatte. Aber da ich mir schon in jungen Jahren eine eigene „Bibliothek“ aufbauen wollte, hatte ich mir später ein eigenes Leseexemplar gekauft.

[7] In der Diasammlung meines Vaters gibt es auch eine umfangreiche Bilddokumentation dieser Berlin – und DDR- Oberstufenfahrten des Gymnasiums Schramberg.

[8] Vielleicht hatte mich viele Jahrzehnte später die Lektüre des Romanes „Kruso“ von Lutz Seiler so berührt.

[9] Zu meiner Reserveoffiziersausbildung bei der Bundeswehr siehe u.a. „Ottmar Schreiner – Sozialdemokrat, Fallschirmjägeroffizier und Katholik (21.04.2013)

[10] Was man in dieser Zeit, als ich mich in der Bundeswehr zum Reserveoffizier habe ausbilden lassen, erleben konnte, kann man sehr gut in Tellkamps Roman „der Turm – Geschichte aus einem versunkenen Land“.

[11] Zu meinen Saulgauer, jetzt Bad Saulgau genannt Erinnerungen, siehe u.a. „Blognotiz 16.11.2014: Novembererinnerungen an Saulgau – Gedanken zum Volkstrauertag 2014

[12] Das war soweit meine Erinnerungen korrekt sind der Sommer 1978.

Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2018/2019

Next Thursday, 10 October, at 13:00 CET the Swedish Academy will announce the winner of the Nobel Prize in Literature 2018 and 2019. In the years as blogger on le Monde.fr I tried to make a forecast for the annual Nobel Prize in Literature[1], the last in 2017 – under the titel “Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2017”. Since them a long time has passed, – the paysagesblog on le Monde.fr disappeared, because in April 2019 le Monde decided to stop his subscribers blogs, blogs which were called “les blogs abonnées du Monde.fr” in French[2]. In Juin 2019 “paysages” was relaunched with the post “Nouveau départ pour le blog paysages” on wordpress.com.  So I relaunch here my “Nobel Prize Forecast in Literature” on paysage, in continuation of what I wrote on paysages when it was hosted and edited on “les Blogs le Monde.fr”.

Concerning the Nobel Prize in Literature 2018/19 it’s very difficult to make a plausible forecast, perhaps we will see the name of Anne Carson or Maryse Condé appear on the scene, as  M.A. Orthofer wrote it on the 30 of September 2019 in the Literary saloon. Perhaps one of the prizes could be awarded to Milan Kundera as Bertrand Fitoussi wrote recently in the Express.

scan pierre antónio lobo antunesBut frankly spoken I have no clear idea, – my personal favorite is the Portuguese novelist António Lobo Antunes. Just reading “Até Que as Pedras Se Tornem Mais Leves Que a Água” in the French translation «Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus douces que l’eau » of Dominique Nédellec published by Christian Bourgois Éditeur in Paris, I think that Antunes would largely merit to get a Nobel prize in Literature. The book was also recently translated into English by Jeffe Love under the titel “Until Stones Become Lighter Than Water[3]” in the serie “The Margellos World Republic of Letters” published by Yale University Press.

Bookcover Until Stones Become Lighter Than WaterSo my list of favorite’s begins with António Lobo Antunes, even if he does not appear on any odd list. Antunes could be followed by Maryse Condé, Claudio Magris, and the following writers I also listed in 2017Adonis, Ismail Kadare, Margaret Atwood, Art Spiegelman, Marjane Satrapi, or Don DeLillo. Next Thursday at 13.00 we will know more!

Christophe Neff, 08.10.2019

P.S. (10.10.2019 13:25): Finally Olga Tokarczuk was awarderd with the Nobel Prize in Literatur 2018 and Peter Handke with the Nobel Price in Literature 2019.

 

[1]  See also, Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ? ,Wer wird den Literaturnobelpreis 2010 verliehen bekommen?, Blognotice 5.10.2011 – neiges automnales & prochain lauréat du Prix Nobel de littérature , Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2012, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2013, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2014, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2015, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2016, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2017.

[2] See also: «La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » and « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr ».

[3] Book description of “Until Stones Become Lighter Than Water” on the Yale University Press Site.

Nouveau départ pour le blog paysages

screenshot paysages waldApres dix ans d’existence sur les Blogs LeMonde.fr paysages, – paysages prend un nouveau départ. La fin des blogs abonnés le Monde, qui était prévue pour le 5 Juni 2019, a mis fin à la présence de paysages sur les Blogs LeMonde. Le transfert du blog des Blogs LeMonde à WordPress.com a plus ou moins fonctionné, la redirection des liens articles des premières années ne semble pas avoir réussi. Mais les textes et les images ont pu être transférés sans problèmes, ce qui me semble être primordial. De la part de la direction du Monde, de même que de la rédaction du Monde, les bloggeurs abonnés, à part ce mail dont je parle dans mon billet du 14 avril 2019, n’ont jamais reçu la moindre explication concernant la fermeture des blogs abonnés.  Par contre on trouve une intéressante analyse de Vincent Bresson sur la fin des blogs abonnés du Monde dans la Revue des Medias sous le titre «  Les blogs abonnés n’ont plus la cote auprès de la presse française ». L’analyse me semble être assez exhaustive, – et en plus on y apprend que le contenu des blogs abonnés a été archivé par la Bibliothèque nationale. Concernant paysages, la version hébergée par le Monde, a été aussi conservée par la Deutsche Nationalbibliothek.  Tous les billets ont été conservés, disons tous les textes, mais pour les images il semble y avoir eu des problèmes de « conservations » à la Deutsche Nationalbibliothek[1]. Les images des premières années des paysages ne sont plus visibles dans cette version conserve. Concernant la version conserve par la BFn, si elle a vraiment conservé tous les blogs abonnés, je ne la connais pas, donc il  ne m’est pas possible de porter un jugement sur la qualité de la « copie » ou du « scan » conservés.  Il semble que les versions conservées des blogs abonnés le Monde par la BFn ne sont pas consultables sur la toile.

screenshot ersterr paysagesblog mai 2009premier billet nouvelle formule j’ai intégré deux « screenshots » – le premier montre la première partie du premier billet sur le Monde.fr  « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? »   le deuxième montre la première partie de mon dernier billet «La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr ».  On voit aussi que le transfert vers wordpress.com a aussi nécessité des changements de mise en pages. Les reflets de lumières à travers la sapinière du Mooswaldkopf au-dessus du Fohrenbühl en Forêt Noire ont disparu pour des raisons de mises en pages. Pour l’instant j’ai choisi une image prise à la Falaise du Cap Leucate qui montre une vue de Leucate – Plage comme page d’intro de paysages. Cela changera peut-être, une fois que paysages dans sa nouvelle formule aura atteint sa vitesse de croisière.

screenshot letzter paysagesblog le monde.frLe transfert de paysages vers un autre hébergeur me donne aussi de nouvelles libertés. La ligne éditoriale du Monde envers le « mouvement des  gilets jaunes » était plutôt une mauvaise surprise. Même si je reste abonné à  la version électronique, je ne comprends pas pourquoi le Monde est devenu de plus en plus une caisse de résonnance pour le mouvement des gilets jaunes. Constat amer pour un lecteur qui découvrait la lecture du Monde au milieu des années 1970 chez ses grands-parents à Aubord dans le Gard. Même chose pour l’anti Macronrisme primaire du Monde.  Pour ainsi dire je ne me reconnais plus dans la ligne éditoriale du Journal que j’ai découvert à l’âge de dix ans sur le bureau de mon grand-père à Aubord. Je reste abonné, car vu d’Allemagne, le « couvrage » de Afrique, surtout de l’Afrique francophone, mais aussi du Moyen Orient et de l‘ Amérique latine, reste encore un des grands atouts du Monde.  En plus le « Monde des livres » me reste une lecture dont je n’aimerais pas me passer. Comme je passe une très grande partie de ma vie en Allemagne, et comme le Monde disparaît de plus en plus des kiosques des gares et aéroports d’Allemagne, donc si on veut régulièrement lire le Monde, comme je le fais, il ne reste que l’abonnement électronique.

Dans ma jeunesse on pouvait même en acheter pendant la saison estivale dans les kiosques (ou disons le rayon journal de la librairie Klaussner (Buchhandlung Klaussner) à Schramberg. C’est ici, que les Prof de Français du  Gymnasium Schramberg allaient chercher le Monde, pour trouver les « textes » pour leurs classes terminales. Mais il y a longtemps, – c’était les années 1980, la France avait élu François Mitterrand comme prédisent, et en Allemagne on considérait le Monde comme le grand Journal français – peut être un peu comme le NYT francophone.  Mais tout cela date d’un autre Âge, d’un autre siècle, la « Buchhandlung Klaussner » a disparu, – et le Monde n’est peut-être  plus le grand journal francophone de centre gauche, le journal de référence français qu’il fut jadis pendant des décennies. En tout cas, la manière dont le Monde a traité ses bloggeurs abonnés, montrent que le Monde semble une fois de plus  avoir des difficultés avec ses lecteurs les plus fidèles.

Les reflets de lumières à travers la sapinière du Mooswaldkopf 24.08.2008
reflets de lumières à travers la sapinière du Mooswaldkopf © Christophe Neff 24.08.2008

Photos/Bilder toutes/alle © Christophe Neff 

Ecrit et publié à Port Leucate en Juin 2019

Christophe Neff

[1] On trouve la version paysages dans les Blog le Monde archivé dans sa version du 14.5.2019 (Archivierte Netzressource vom 14.5.2019) dans la Deutsche Nationalbibliothek ici.