Vue depuis Grünstadt: « Le coup de force institutionnel de Kaïs Saïed en Tunisie du dimanche 25 juillet 2021»

Le jour du coup de force de Kaïs Saïed, le dimanche 15 juillet je revenais d’une semaine de vacances de randonnée en Autriche. J’aurais du prendre le train à Zell am See pour rejoindre Mannheim,  – mais pour divers raisons familiales, je reviens en voiture, – beaucoup de bouchons sur les autoroutes allemandes, – et dans les diverses radio qui m’accompagnait à travers les autoroutes bochonnées du Sud de l’Allemagne aucune parle de la crise constitutionnelle qui sévit en Tunisie depuis janvier 2021.

En fait la crise institutionnelle en Tunisie est un non-évènement en Allemagne. La crise sanitaire du COVID qui ravage la Tunisie, – on en parle jamais ici en Allemagne – pour se rendre compte il faut bien lire les médias francophones. La Tunisie pour beaucoup d’analystes et experts politiques allemands,  – revient dans le collimateur comme pays exportateurs d’immigrations – à part cela le pays ne semble pas exister. Personnellement j’apprends du gel du parlement tunisien par le président tunisien Kaïs Saïed dans la nuit du 25 au 26 juillet par divers médias francophones. Durant la journée du lundi 26 juillet les médias allemands redécouvrent  la Tunisie – la Tunisie – l’expérience démocratique tunisienne semble être sérieusement menacée – beaucoup de « blabla » et des larmes de crocodiles sur les menaces qui pesaient sur la démocratie tunisienne. A part une analyse très réussi publiée par Sarah Mersch dans le Spiegel « Wie es zum Staatsstreich kommen konnte – und was jetzt bevorsteht (Comment le coup d’État a pu se produire – et ce qui nous attend maintenant) » jusqu’à présent je n’ai trouvé de analyse convaincante sur le coup de force de Kaïs Saïed dans les medias allemands. La Tunisie semble être bien loin des préoccupations des medias et experts politiques allemands. J’ai l’impression que finalement la Tunisie ne les intéresse pas trop, – pourvue que « l’immigration clandestine tunisienne » concerne surtout l’Italie et la France et ne semble pas trop bouleverser le quotidien politique allemand. En contrepartie – les soignants tunisiens – pourvue qu’ils parlent un peu l’allemand – ils sont les bienvenues en Allemagne !

Personnellement je « suis » la crise tunisienne depuis des mois dans les médias francophones et aussi en lisant les posts Facebook de quelques ami(e)s tunisiens. La situation était devenue vraiment intenable – une très grande partie de la population tunisienne souffre déjà énormément des conséquences de la crise sanitaire due au COVID, – et la crise institutionnelle semblait s’empirer de jour en jour !

Difficile de porter un jugement sur les évènements actuels en Tunisie. Au mieux Kaïs Saïed pourrait transformer le régime parlementaire tunisien envers un système présidentielle de type 5 république française , – pour suivre l’exemple du général de Gaulle. Au pire nous allons revivre l’expérience égyptienne ou Abdel Fattah al-Sissi l’homme fort égyptien qui règne avec une main de fer sur ses administres sur les rives du Nil. Peut-être même nous allons revivre l’idée d’un Estado Novo tunisien – qui reprend les principaux mécanismes dictatoriales qu’avait établi António de Oliveira Salazar au Portugal il y fort longtemps. Franchement je ne le sais pas, – mais j’espère que le président tunisiens suivra plutôt les pas d’un Charles de Gaulle que les traces de Abdel Fattah al-Sissi en Egypte ou de António de Oliveira Salazar au Portugal dans les années 1930.

Christophe Neff, écrit le 31.07.2021, publié le 31.07.2021

Paysages – douzième année d’existence sur la toile donc déjà deux ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais)

Paysages qui a débuté en mai 2009 comme blog abonné le Monde avec l’article « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » entre dans sa douzième année d’existence. Durant le printemps 2019 le Monde annonce à ses abonnées bloggeur – que les blogs abonnés seraient supprimés début juin 2019et après avoir publié un dernier billet d’adieu retracant un peu l’épopée de paysages sur le monde.fr – paysages est relancé le 16 juin 2029 sur wordpress.com avec le billet « Nouveau départ pour le blog paysages ». Le transfert du Monde sur la plateforme et l’hébergeur wordpress.com s’est fait assez facilement mais début juillet 2019 un bug informatique a laissé disparaitre une grande quantité d’images et de liens – et jusqu’à présent je n’ai pas réussi à restaurer tous les images et liens de paysages. Dans les deux tableaux suivant je publie donc la liste des 10 articles les plus consultés depuis le 16 juin 2019 (jusque au 16.06.2021), date de la « relance » de paysages sur wordpress.com – et la liste des origines géographiques des consultations. Avec le passage sur wordpress.com paysages a perdu à peu près 2/3 de son lectorat – et surtout ces lecteurs proviennent maintenant majoritairement de pays non francophone ! Durant les années le Monde.fr paysages était un blog francophone, – et la plupart des lecteurs était des lecteurs franco-français ou provenait des pays francophones !

Ceci se traduit aussi dans la liste des dix articles les plus consultés depuis juin 2019, – 5 articles écrits en français, 3 en allemand, 2 en anglais. Néanmoins comme déjà durant les années le Monde.fr c’est l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » décrivant l’incendie meurtrière de 1949 qui avait ravagé la forêt de landes en 1949, – feux de forêt qu’on pourrait d’ailleurs aussi caractériser comme une des rares «megafire/Mégafeu» du vingtième siècle en Europe car il respecte largement les critères des mégafeux avec ses 50.000 ha de pinedes & landes devorées  par les flammes et ses 82 morts, arrive en tête de ce petit classement des articles consultés sur paysages! On pourrait aussi ajouter que quatre des dix articles de ce classement concernant des billets traitant les incendies de forêts, l’embroussaillement du paysage et californisation des paysages!

Concernant le Monde, je ne cache pas que, que les déceptions n’ont malheureusement pas cessé après l’abandon des blogs abonnées, – le Monde vient de supprimer la version pdf du quotidien papier pour ses abonnées durant le printemps 2021 ! Encore une énième déception avec le journal le Monde – qui prétend être le journal de référence français et francophone, – j’ai d’ailleurs récemment consacré un billet « Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde » à ce triste évènement !

Vue l’importance des lecteurs allemands (et anglophones) – suivent ici en dessous les traductions allemandes (et anglaises)!

RangTitre/Titel/titel%
11949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes3,64
2La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr3,06
3Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores)2,66
4Erinnerungen an die „märklinModerne“2,33
5Blognotiz 18.4.2012: Kommentar zu Dirk Kurbjuweit „Die Freiheit der Wölfe – Wird das Internet zu einer neuen Schule der Barbarei?“2,15
6The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)1,64
7Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 20181,47
8Ein paar Tage im November 1989: Erinnerung zum Mauerfall aus Südwestdeutschland1,19
9De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka1,18
10La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi1,14

 Tableau 1.  Les dix articles les plus consultés de paysages du 16 juin 2019 au 16 juin 2021.

Paysages, welches im Mai 2009  als Abonnentenblog von der Tageszeitung „Le Monde“ mit dem Artikel „I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?“ startete, beginnt nun das zwölfte Jahr seiner Präsenz im WWW. Im Frühjahr 2019 kündigte le Monde seinen Abonnentenblogger an, dass die Abonnenten Blogs Anfang Juni 2019 aufgegeben werden würdenund nachdem ein letzter Abschiedspost auf le monde.fr die Geschichte von paysages ein wenig nachzeichnete, wurde paysages am 16. Juni 2029 auf wordpress.com mit dem Post “ Nouveau départ pour le blog paysages“ neu gestartet. Der Transfer von Le Monde auf die Plattform und den Hoster wordpress.com verlief relativ problemlos, aber Anfang Juli 2019 ließ ein Bug eine große Menge an Bildern und Links verschwinden – und bis jetzt habe ich es nicht geschafft, alle Bilder und Links von paysages wiederherzustellen. In den beiden Tabellen veröffentliche ich daher die Liste der 10 meistgesehenen Artikel seit dem 16. Juni 2019 (bis zum 16.06.2021), dem Datum des „Relaunches“ von paysages auf wordpress.com – und die Liste der geografischen Herkunft der Aufrufe. Mit dem Umzug auf wordpress.com hat paysages etwa 2/3 seiner Leserschaft verloren – und was noch wichtiger ist, diese Leser kommen nun überwiegend aus nicht französischsprachigen Ländern! Während der Jahre auf le Monde.fr war paysages ein meist in Französisch verfasster Blog, – und die meisten Leser kamen aus Frankreich oder aus der frankophonen Welt!

Dies spiegelt sich auch in der Liste der zehn am häufigsten konsultierten Artikel seit Juni 2019 wider – 5 Artikel in französischer, 3 in deutscher und 2 in englischer Sprache. Doch wie schon in den Jahren als Abonnentenblog der Tageszeitung le Monde ist es der Artikel „1949 – l’incendie meurtrier dans la Forêt des Landes“ der dieses kleine- Klassement anführt. Der Artikel beschreibt den Waldbrand in der Forêt des Landes von 1949 , – einen Waldbrand, den man auch als einen der seltenen europäischen „Megafire/Megafeuer“ des zwanzigsten Jahrhunderts könnte. Mit den 50.000 ha Kiefernwälder & Heidelandschaft die in Flammen aufgingen und den 82 Todesopfern erfüllt dieser historische Waldbrand die Kriterien von Megafeuern bei weitem. Man könnte auch hinzufügen, dass vier der zehn Artikel in diesem Ranking Beiträge sind, die sich mit Waldbränden, Landschaftsverbuschung und Californisierungstendenzen beschäftigen!

Was Le Monde betrifft, ist es leider so, dass die Enttäuschungen auch nach der Einstellung der „Abonnentenblogs“ nicht aufgehört haben, – Le Monde hat gerade im Frühjahr 2021 die pdf-Version der Papierausgabe der Tageszeitung für seine Abonnenten abgeschafft! Eine weitere Enttäuschung mit der Tageszeitung le Monde – die für sich in Anspruch nimmt, die französische und frankophone Referenzzeitung zu sein, – diesem traurigen Ereignis habe ich kürzlich diesen Beitrag „Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde  “ gewidmet!

RangsPays/Land/state%
1Allemagne/Deutschland/Germany54,55
2France/Frankreich20,87
3États-Unis d’Amérique/ USA11,13
4Tunisie1,20
5Suisse/Schweiz1,13
6Chine/China1,02
7Canada1,01
8Belgique1,01
9Corée du Sud/South-Corea/Südkorea0,79
10Portugal0,69

Tableau 2 : Liste des origines géographiques des lecteurs de paysages du 16 juin 2019 au 16 juin 2021

Paysages which started in May 2009 as a ”Le Monde” subscriberblog  with the article“« I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir “ is entering its twelfth year of existence. During the spring of 2019 le Monde announces to its subscriber bloggers – that the subscribed blogs (blog abonnées le Monde.fr)  will be deleted at the beginning of June 2019and after having published a last farewell post retracing a bit the epic of “paysages” on le monde.fr – paysages is relaunched on June 16, 2019 on wordpress.com with the post „Nouveau départ pour le blog paysages „. The transfer from Le Monde to the wordpress.com host was quite easy but in the beginning of July 2019 a bug let disappear a large amount of images and links – and so far I have not managed to restore all the images and links of paysages which disappeared during this bug. In the following two tables I therefore publish the list of the 10 most viewed articles since June 16, 2019, (until 16.06.2021) the date of the „relaunch“ of paysages on wordpress.com – and the list of geographical origins of the views. With the move to wordpress.com paysages has lost about 2/3 of its readership – and especially these readers now come mostly from non-French speaking countries! During the years le Monde.fr paysages was a french blog, – and most of the readers came from France and the francophone world!

This is also reflected in the list of the ten most consulted articles since June 2019, – 5 articles written in French, 3 in German, 2 in English. Nevertheless as already during the years le Monde.fr it is the article „1949 – l’incendie meurtrier dans la Forêt des Landesdescribing the deadly fire of 1949 which had ravaged the forest of Landes in 1949, – forest fire which could be also characterized as one of the rare european „megafire“ of the twentieth century because it largely respects the criteria of megafires with its 50. 000 ha of pines & heathlands devoured by the flames and its 82 deaths, arrives at the head of this small classification of the articles consulted on paysages! One could also add that four of the ten articles in this ranking concern posts dealing with forest fires, bush encroachment and  californization of the landscape!

Concerning Le Monde, I don’t hide the fact that, unfortunately, the disappointments didn’t stop after the abandonment of the subscribed blogs, – Le Monde has just removed the pdf version of the daily paper for its subscribers during spring 2021! Yet another disappointment with the newspaper le Monde – which claims to be the French and francophone reference newspaper, – I have recently dedicated a post „Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde“ to this sad event!

Photo : © Christophe Neff 13.06.2022, Vue sur le clocher de l’eglise St. Martin à Grünstadt à travers les Coquelicots !

Christophe Neff, Grünstadt 27.06.2021

Les belles de Tunis sont en deuil

Les belles de Tunis sont en deuil, Nine Moati Cariès vient de décéder début mai[1]. Je l’ai appris en écrivant mon dernier billet par diverses sources tunisiennes[2]. D’ailleurs je suis étonné, de ne retrouver aucune nécrologie sur Nine Moati dans la presse française, – dommage[3] car elle était une écrivaine reconnue et ses livres ont aussi connu un succès en librairie et dans les mains de ses lecteurs et lectrices. Oui les nouvelles de son décès me sont donc arrivées par la Tunisie, ce pays qu’elle aimait tant.

Je me vois encore descendre la colline de Sidi Dhriff pour aller chercher le Monde à la Marsa Gare, entrez dans la librairie Mille feuilles véritable « institution à la Marsa » , comme je le faisais régulièrement pendant mes années tunisiennes. Et c’est ici que j’ai acheté le roman « les belles de Tunis[4] » de Nine Moati dans une édition spéciale pour le Maghreb francophone. C’est d’ailleurs ici que j’ai aussi acheté les livres de son frère, Serge – dont « Villa Jasmin » auquel j’avais dédié un de mes premiers post de blog sur paysages « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir ». C’est grâce aux livres de Nine et de son frère Serge dont j’ai lu une très grande partie à la Marsa, pendant ces dites « mes années tunisiennes », que j’ai aussi appris à comprendre l’histoire de la Tunisie et peut être aussi un peu la mienne !  On peut retrouver d’ailleurs les souvenirs de jeunesses tunisiens de Nine et de Serge dans le livre édité par Éric Fottorino « Mille et un soleil. Paroles du Maghreb en France » en 1995. Je reprends donc quelques paroles du chapitre « la coquille de Nine Moate » :

« Je me sentais tout à la fois, se souvient Nine Moati quand elle évoque son arrive à Paris en 1957 avec son frère Serge, peu après le traumatise de la mort de leurs parents et  le départ loin de la Tunisie natale. Je me sentais Française car j’avais été éduquée dans cette culture (son père était président de la Ligue des droits de l’homme). Sentimentalement, j’étais Tunisienne. Et juive à l’évidence, sans m’en rendre compte. Je n’avais pas connu l’antisémitisme en Tunisie ! Je n’avais pas l’impression qu’il existait des juifs ailleurs. J’ai seulement ressenti cette identité en arrivant à Paris. « On pense au mots de Sartre : c’est le regard des autres qui crée le Juif ». A cette époque, continue Nine Moati, je n’avais pas les clefs de la société française (Fottorino 1995 110-111)  » 

On retrouve dans ses paroles les souvenirs de son père, – Serge Moati (1903 – 1957), journaliste, résistant, socialiste, – comme dans beaucoup d’écrits de Serge[5], – mais hélas il est vraiment difficile de retrouver des sources sur la vie du père de Serge et de Nine à part cette petite notice biographique dans le dictionnaire biographique Le Maitron on ne trouve guerre de sources scientifiques. J’écris ceci, car j’avais moi-même pour un exposé scientifique recherché des sources pertinentes sur la biographie du père de Serge et Nine –  car dans cet exposé j’avais aussi dédié un transparent entier aux « vue de Serge Moati père » sur la Tunisie des années 1940/50[6].

Je finis ce texte en mémoire de Nine Moati, en reprenant une partie de la préface de Nine Moati du roman « les belles de Tunis » de Nine Moati dans une éditions spéciale pour le Maghreb francophone que j’avais acheté durant l’année 2005 à la libraire « Mille feuilles » à la Marsa !

 « Préface à la présenté édition 

Voir Les belles de Tunis édité en Tunisie me procure une grande émotion, tant j’ai l’impression que les choses rentrent dans leur ordre naturel.

Car c’est d’abord pour répondre aux questions intéressées de mon mari sur mes ancêtres et sur mon pays, que j’ai écrit ce livre. La mémoire, chez nous en Tunisie et dans la plupart des pays méditerranéens, était transmise uniquement par la parole. 0 ‚où le rôle essentiel des conteurs et conteuses, et pas seulement des Milles et Une Nuits. Totalement différente est la conservation de la mémoire dans les pays occidentaux. Ma belle famille, par exemple, gardait des archives remontant au 17‘ siècle et des arbres généalogiques plus nombreux que nos oliviers. Chez nous, rien. Hormis quelques légendes familiales qu’on se racontait sur un ton léger, sans avoir l’air d’y toucher ni de s’apesantir: « Oui, nous avions un grand oncle ministre des finances du Bey qui avait quitté la Tunise en catimini …. Oui, c’est vrai, les Grana (Juifs d’origine livournaise) et les Tounsi ne se supportaient pas; même dans la mort, jusqu’à exiger des cimetières séparés… »

Et puis, on racontait des petites affaires de cœur, des  deuils, des mariages, des entrevues, le montant de la dot de la fille Untel… la routine. Mais jamais on ne parlait de ce qu’avait fait l’arrière grand’père ou la cause de sa venue en Tunisie depuis Livourne …

C’est en France que je me suis aperçue que je ne savais rien, mais rien de tout, de mon pays. Alors, je me suis lancée dans de longues recherchs. J’ai eu beaucoup de mal à retrouver des documents pour préparer la première partie, celle qui relate l’instauration du Protectorat français. Ensuite, pour la période commençant en 1900, je me suis empressée de recueillir certains témoignages de survivants de ces années là. Pour la dernière partie, c’est-à-dire celle de la Deuxième Guerre Mondiale et de l’Indépendance de la Tunisie, je n’ai eu qu’à plonger dans mes propres souvenirs et à consulter mes petits agendas rouges avec leur crayon accroché. je me suis souvenue, toute petite fille, de notre installation pendant la guerre dans le hammam de l’avenue de Londres. Pendant que les bombes pleuvaient sur Tunis, nous mangions du couscous en esquissant quelques mouvements de danse orientale … Puis, après, notre villa au Belvédère, les magazines achetés chez Younès avenue de Paris,  les surprises parties sur les terrasses qui sentaient bon le jasmin et le fel en bord de me, les baignades à Bikini, le T.G.M.. le Ma’sar, le poisson complet de Bichi, les bonbaloni et les cornets de frites, les frigolos et les cakis, les amandes et les glibettes ….

Je n’ai jamais coupé mes liens avec la Tunisie. J’y reviens très régulièrement comme on revient à maison ….

Nine Moati »

Cette préface dédié aux lecteurs du Maghreb francophone et surtout aux lecteurs tunisiens, écrite il y maintenant presque vingt ans est un véritable document historique qui nous montre à quel point Nine Moati était attaché à sa « Tunisie ».  En écrivant ces lettres, je me souviens, qu’à  la libraire « Mille feuilles » on me disait que les Moati frères et sœurs étaient parfois de passage à la libraire, – mais personnellement je ne les ai jamais rencontré à la Marsa. Même si je ne les  ai jamais rencontrés personnellement ni en Tunisie, ni en France c’est  à travers leurs livres qui j’ai découvert une autre image de la Tunisie, – et à travers ces livre j’ai aussi fait la connaissance de « Serge Moati père » le socialiste, – décédé beaucoup trop jeune en Aout 1957.

Le fait que « l’annonce du décès de Nine Moati » m’est parvenue par la Tunisie (par les médias tunisiens) montre à quelle point Nine Moati ne se trompait en écrivant dans les derniers lignes de préface aux lecteurs francophone « Cette nouvelle édition de « Les Belles de Tunis » m’attache encore d’avantage à mon pays, le pays de mon cœur et de ma mémoire. »

Peut-être un jour j’aurais l’occasion de retourner à la Marsa, – de descendre la colline de Sidi Dhriff, de rentrer à la librairie « Mille feuilles », d’acheter le Monde chez le marchand de journaux en proximité de la Gare du TGM, – et j’aurais certainement une pensé pour Nine Moati, la grand sœur courageuse de Serge[7], pour « les belles de Tunis » – et pour ma jeunesse. Quand je lisais «les belles de Tunis », « Villa Jasmin » j’étais un jeune père, avec de petits enfants, auxquels je rapportais toujours des pâtisseries tunisiennes (« tunesische Süßigkeiten) des me séjours professionnels en Tunisie – et depuis le temps a passé – je suis même retourne en Tunisie en 2018 – et mes enfants sont devenues des personnes adultes – mais ils n’ont pas oubliés les « tunesische Süßigkeiten » – les pâtisseries tunisiennes !

Images : Les scan de la couverture des « belles de Tunis », édition spéciale pour le Maghreb francophone, éditions Cérès Tunis avec comme illustration de couverture une aquarelle de l’artiste Victor Sarfati, – ce livre que j’ai acheté en 2005 dans la librairie « Mille feuilles » à la Marsa !

Bibliographie (livre consultés et cités) :

Fottorino, Éric (1995 ) : Mille et un soleil. Paroles du Maghreb en France. Éditions Stock, Paris., ISBN 2-234-04542-8

Moati, Nine (2004) : Les Belles de Tunis. Cérès Editions, Tunis. ISBN 9973 – 19-418-7

Moati, Serge ( 2003 ) : Villa Jasmin, Fayard, le livre de Poche, ISBN 2-253-10851-0.

Tselikas, Effy ; Hayoun, Lina (Eds.),(2004): Les lycées français du soleil. Creusets cosmopolites du Maroc, de l’Algerie et de la Tunisie. Éditions autrement, Paris, ISBN 2-7467-0435-8

Christophe Neff, écrit durant le week-end de pente cote 2021

Publié le lundi 24.05.2021 à Grünstadt


[1] Avis de décès, paru le 7. Mai 2021 sur dansnoscœurs.fr

[2] Entre autre sur le site tunisiens Kapitalis   « Décès de Nine Moati : Les « Belles de Tunis » en pleurs » et sur la page facebook du Lycée Carnot de Tunis dans le post « Nine Moati nous a quittée hier ».

[3] Apparemment l’article « « Portraits de mon père » de Félix Moat» sur le site « Véronique Chemla Informations et analyses de géopolitique, sur l’antisémitisme, la culture, les Juifs, le judaïsme, Israël, l’Histoire et l’aviation » est le seul media français que mentionne le décès de Nine Moati.

[4] Voir la critique de « Serge Koster » « Nine Moati et “ les Belles de Tunis “ » dans le Monde en mars 1983.

[5] Voir aussi « Serge Moati : „Le jour où mon père est mort“ »

[6] Exposé  « Incendies de forêts, changements climatiques, paysages et révolutions – une vue virtuelle sur une Tunisie qui change » tenu pendant la Conférence « II ème symposium international sur le thème : Territoires, Changements Globaux et développement durable. Hammamet du lundi 12 au samedi 17 novembre 2018 » dont je parle dans le billet «Impressions du « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie ».

[7] Cette phrase parvient d’un Interview de Serge Moati dans Paris Match « Ma grande soeur, si courageuse, m’emmène à Paris où nous habitons ensemble chez des gens. La vie n’est pas facile : on passe d’une existence bourgeoise à la galère sans le sou » déjà mentionée plus haut (Serge Moati : „Le jour où mon père est mort“).

Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde

Le‌ ‌Monde‌ ‌a‌ ‌supprimé‌ ‌le‌ ‌format‌ ‌PDF‌ ‌du‌ ‌journal‌ ‌numérique.‌ ‌J’avais‌ ‌déjà‌ ‌reçu‌ ‌un‌ email‌ ‌annonçant‌ ‌la‌ ‌suppression‌ ‌du‌ ‌format‌ ‌PDF‌ ‌du‌ ‌journal‌ ‌papier‌ ‌il‌ ‌y‌ ‌a‌ ‌quelques‌ ‌semaines,‌ ‌mais‌ ‌apparemment‌ ‌je‌ ‌n’avais‌ ‌pas‌ ‌bien‌ ‌compris‌ ‌ce‌ ‌que‌ ‌cette‌ ‌annonce‌ ‌entraîne‌ ‌comme‌ ‌conséquences !‌ ‌Eh‌ ‌bien‌ ‌en‌ ‌voulant‌ ‌me‌ ‌« charger »‌ ‌le‌ ‌Monde‌ ‌du‌ ‌week-End‌ ‌du‌ ‌8‌ ‌Mai‌ ‌2021‌ ‌pour‌ ‌mon‌ ‌archive‌ ‌personnelle,‌ ‌je‌ ‌me‌ ‌rends‌ ‌compte‌ que‌ ‌désormais‌ ‌mon‌ ‌abonnement‌ ‌numérique‌ ‌avec‌ ‌lequel‌ ‌je‌ ‌lisais‌ ‌plus‌ ‌ou‌ ‌moins‌ ‌quotidiennement‌ ‌une‌ ‌partie‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌–‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌sauvegardais‌ ‌le‌ ‌reste‌ ‌en‌ ‌copie‌ ‌PDF‌ ‌pour‌ ‌le‌ ‌lire‌ ‌pendant‌ ‌le‌ ‌week-end‌ ‌suivant,‌ ‌-‌ ‌tout‌ ‌cela‌ ‌prend‌ ‌donc‌ ‌fin.‌ ‌J’ai‌ ‌contacté‌ ‌le‌ ‌service‌ ‌client‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌et‌ ‌reçois‌ ‌comme‌ ‌réponse‌ ‌un‌ ‌petit‌ ‌courrier‌ ‌dont‌ ‌je‌ ‌reproduis‌ ‌ici‌ ‌une‌ ‌« capture‌ ‌d’écran »‌ ‌-‌ ‌eh‌ ‌bien‌ ‌oui‌ ‌le‌ ‌Monde‌ ‌abandonne‌ ‌le‌ ‌format‌ ‌PDF‌ ‌du‌ ‌journal‌ ‌papier,‌ ‌-‌ ‌pour‌ ‌lutter‌ ‌contre‌ ‌la‌ ‌diffusion‌ ‌gratuite‌ ‌du‌ ‌Journal.‌ ‌Je‌ ‌reprends‌ ‌la‌ ‌citation‌ ‌exacte‌ ‌« ‌Nous‌ ‌regrettons‌ ‌de‌ ‌devoir‌ ‌prendre‌ ‌une‌ ‌telle‌ ‌décision,‌ ‌mais‌ ‌la‌ ‌lutte‌ ‌contre‌ ‌la‌ ‌diffusion‌ ‌gratuite‌ ‌du‌ ‌travail‌ ‌des‌ ‌500‌ ‌journalistes‌ ‌de‌ ‌la‌ ‌rédaction‌ ‌est‌ ‌un‌ ‌impératif‌ ‌pour‌ ‌notre‌ ‌collectivité ‌»‌ ‌du‌ ‌courrier‌ ‌reçu !‌ ‌ ‌

Je‌ ‌suis‌ ‌un‌ ‌peu‌ ‌étonné‌ ‌car‌ ‌j’ai‌ ‌des‌ ‌abonnements‌ ‌semblables‌ ‌chez‌ ‌les‌ ‌hebdomadaires‌ ‌allemands‌ ‌« der‌ ‌Spiegel »‌ ‌et‌ ‌« die‌ ‌Zeit »‌ ‌-‌ ‌mais‌ ‌apparemment‌ ‌« la‌ ‌fraude‌ ‌numérique »‌ ‌ne‌ ‌semble‌ ‌guère‌ ‌être‌ ‌un‌ ‌problème‌ ‌pour‌ ‌ces‌ ‌« poids-lourds »‌ ‌de‌ ‌la‌ ‌presse‌ ‌écrite‌ ‌allemande.‌ ‌Cette‌ ‌fraude‌  ‌existe‌ ‌certainement‌ ‌aussi‌ ‌en‌ ‌Allemagne‌ ‌mais‌ ‌je‌ ‌pense‌ ‌que‌ ‌ceci‌ ‌est‌ ‌pris‌ ‌en‌ ‌compte‌ ‌pour‌ ‌atteindre‌ ‌une‌ ‌portée‌ ‌journalistique‌ ‌(Publizistische‌ ‌Reichweite[1])‌ ‌plus‌ ‌large‌ ‌et‌ ‌ainsi‌ ‌aussi‌ ‌augmenter‌ ‌les‌ ‌revenus‌ ‌publicitaires.‌ 

A‌ ‌part‌ ‌ma‌ ‌surprise‌ ‌personnelle,‌ ‌l’annonce‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌de‌ ‌mettre‌ ‌fin‌ ‌au‌ ‌format‌ ‌PDF‌ ‌de‌ ‌son‌ ‌quotidien‌ ‌papier‌ ‌ne‌ ‌semble‌ ‌guère‌ ‌avoir‌ ‌produit‌ ‌de‌ ‌réactions‌ ‌médiatiques,‌ ‌à‌ ‌part‌ ‌l’article‌ ‌« ‌Le‌ ‌Monde‌ ‌met‌ ‌fin‌ ‌au‌ ‌format‌ ‌PDF‌ ‌de‌ ‌son‌ ‌quotidien‌ ‌papier‌ ‌pour‌ ‌lutter‌ ‌contre‌ ‌le‌ ‌partage‌ ‌de‌ ‌contenus‌ »‌ ‌sur‌ ‌mind.media‌‌ ‌(article‌ ‌que‌ ‌je‌ ‌n’ai‌ ‌pas‌ ‌lu‌ ‌car‌ ‌accès‌ ‌restreint‌ ‌pour‌ ‌abonnés‌ ‌du‌ ‌site)‌ ‌ ‌je‌ ‌n’ai‌ ‌trouvé‌ ‌aucune‌ ‌réaction‌ ‌sur‌ ‌la‌ ‌toile francophone.‌ ‌J’en‌ ‌déduis‌ ‌que‌ ‌pour‌ ‌les‌ ‌médias‌ ‌francophones‌ ‌la‌ ‌disparition‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌papiers‌ ‌PDF‌ ‌était‌ ‌un‌ ‌« non‌ ‌évènement ».‌ ‌ ‌

Donc‌ ‌après‌ ‌avoir‌ ‌subi‌ ‌le‌ ‌mauvais‌ ‌coup‌ ‌de‌ ‌la‌ ‌suppression‌ ‌des‌ ‌blogs‌ ‌abonnés‌ ‌du‌ ‌Monde.fr‌ ‌durant‌ ‌le‌ ‌printemps‌ ‌2019‌ ‌voici‌ ‌une‌ ‌nouvelle‌ ‌déception‌ ‌avec‌ ‌le‌ ‌Monde.‌ ‌« ‌Paysages‌ »‌ ‌faisait‌ ‌partie‌ ‌de‌ ‌blogs‌ ‌abonnés‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌jusqu’à‌ ‌leur‌ ‌suppression‌ ‌en‌ ‌mai‌ ‌2019‌ ‌–‌ ‌et‌ ‌cette‌ ‌suppression‌ ‌assez‌ ‌brusque‌ ‌motivée‌ ‌par‌ ‌des‌ ‌raisons‌ ‌techniques‌  ‌m’avait‌ ‌pris‌ ‌par‌ ‌surprise‌ ‌–‌ ‌et‌ ‌j’avais‌ ‌même‌ ‌dédié‌ ‌deux‌ ‌billets[2]‌‌ ‌à‌ ‌cette‌ ‌suppression‌ ‌brutale‌ ‌et‌ ‌j’ai‌ ‌remis‌ ‌paysages‌ ‌sur‌ ‌rail‌ ‌chez‌ ‌l’hébergeur‌ ‌wordpress.com‌ ‌avec‌ ‌l’article‌ ‌« ‌Nouveau‌ ‌départ‌ ‌pour‌ ‌le‌ ‌blog‌ ‌paysages ‌».‌

‌En‌ ‌plus‌  ‌la‌ ‌ligne‌ ‌éditoriale‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌m’intrigue‌ ‌de‌ ‌plus‌ ‌en‌ ‌plus.‌ ‌Par‌ ‌exemple‌ ‌la‌ ‌couverture‌ ‌des‌ ‌mouvements‌ ‌des‌ ‌gilets‌ ‌jaunes‌ ‌par‌ ‌le‌ ‌Monde‌ ‌n’avait‌ ‌aucun‌ ‌recul‌ ‌journalistique,‌ ‌-‌ ‌lisant‌ ‌les‌ ‌reportages‌ ‌d’Aline‌ ‌Leclerc‌  ‌on‌ ‌avait‌ ‌de‌ ‌plus‌ ‌en‌ ‌plus‌ ‌le‌ ‌sentiment‌ ‌que‌ ‌cette‌ ‌journaliste‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌était‌ ‌devenue‌ ‌une‌ sorte‌ ‌de‌ ‌porte-parole‌ ‌officieuse‌ ‌des‌ ‌gilets‌ ‌jaunes.‌ ‌

Autre exemple, cet « anti-macronisme » primaire qu’on peut malheureusement trouver dans nombreux articles sur la politique intérieure!  En‌ ‌lisant‌ ‌certains‌ ‌articles‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌on‌ ‌a‌ ‌l’impression‌ ‌que‌ ‌Macron‌ ‌est‌ ‌responsable‌ ‌de‌ ‌tous‌ ‌les‌ ‌malheurs‌ ‌de‌ ‌la‌ ‌France,‌ ‌-‌ ‌même‌ ‌les‌ ‌« humeurs »‌ ‌de‌ ‌la‌ ‌météo‌ ‌semblent‌  ‌dépendre‌ ‌de‌ ‌Macron‌ ‌–‌ ‌les‌ ‌chaleurs‌ ‌estivales‌ ‌deviennent‌ ‌insupportables,‌ ‌-‌ ‌c’est‌ ‌certainement‌ ‌Macron‌ ‌le‌ ‌responsable.‌ ‌Il‌ ‌y‌ ‌trop‌ ‌de‌ ‌neige‌ ‌en‌ ‌hiver‌ ‌c’est‌ ‌certainement‌ ‌Macron‌ ‌le‌ ‌responsable,-‌ ‌et‌ ‌si‌ ‌par‌ ‌hasard‌ ‌il‌ ‌n’y‌ ‌avait‌ ‌pas‌ ‌assez‌ ‌de‌ ‌neige‌ ‌en‌ ‌hiver‌ ‌c’est‌ ‌encore‌ ‌Macron‌ ‌le‌ ‌responsable.‌ ‌‌C’est‌ ‌un‌ ‌peu‌ ‌ce‌ ‌que‌ ‌je‌ ‌ressens‌ ‌en‌ ‌lisant‌ ‌les‌ ‌pages‌ ‌de‌ ‌politique‌ ‌intérieur‌ ‌dans‌ ‌le‌ ‌Monde ‌ ‌-‌ ‌Macron‌ ‌semble‌ ‌faire‌ ‌la‌ ‌pluie‌ ‌et‌ ‌le‌ ‌beau‌ ‌temps‌ ‌sur‌ ‌les‌ ‌paysages‌ ‌de‌ ‌France !‌ ‌ ‌

Malgré‌ ‌cette‌ ‌énième‌ ‌déception[3]‌‌ ‌avec‌ ‌le‌ ‌Monde‌ ‌je‌ ‌reste‌ ‌abonné,‌ ‌je‌ ‌ne‌ ‌pense‌ ‌même‌ ‌pas‌ ‌à‌ ‌me‌ ‌désabonner‌ ‌du‌ ‌Monde.‌ ‌Dans‌ ‌ce‌ ‌contexte,‌ ‌je‌ ‌pense‌ ‌avec‌ ‌un‌ ‌léger‌ ‌sourire‌ ‌aussi‌ ‌aux‌ ‌commentaires‌ ‌des‌ ‌abonnés‌ ‌du‌ ‌Monde,‌ ‌qui‌ ‌menacent‌ ‌régulièrement‌ ‌dans‌ ‌leurs‌ ‌commentaires‌ ‌d’articles‌ ‌de‌ ‌se‌ ‌désabonner,‌ ‌mais‌ ‌qui‌ ‌finalement‌ ‌restent‌ ‌fidèles‌ ‌à‌ ‌leur‌ ‌« journal‌ ‌de‌ ‌référence ».‌ ‌Certainement‌ ‌pas‌ ‌tous,‌ ‌-‌ ‌mais‌ ‌on‌ ‌retrouve‌ ‌ces‌ ‌mêmes‌ ‌« noms‌ ‌de‌ ‌plumes »‌ ‌dans‌ ‌les‌ ‌commentaires‌ ‌et‌ ‌on‌ ‌se‌ ‌dit‌ ‌que,‌ ‌finalement‌ ‌ils‌ ‌ne‌ ‌se‌ ‌sont‌ ‌donc‌ ‌pas‌ ‌désabonnés,‌ ‌ou‌ ‌peut-être‌ ‌qu’‌ ‌ils‌ ‌sont‌ ‌revenus‌ ‌après‌ ‌avoir‌ ‌pris‌ ‌un‌ ‌congé‌ ‌provisoire‌ ‌dans‌ ‌leur‌ ‌abonnement.‌ ‌

Et précisions oblige, à la grande différence de la presse allemande écrite, – la production‌ ‌de‌ ‌commentaires‌ ‌sous‌ ‌les‌ ‌articles‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌est‌ ‌réservé‌ ‌aux‌ ‌seuls‌ ‌abonnés‌ ‌du‌ ‌Monde.‌ ‌D’ailleurs‌ ‌le‌ ‌Spiegel‌ ‌essaye‌ ‌en‌ ‌ce‌ ‌moment‌ ‌d’évoluer‌ ‌vers‌ ‌le‌ ‌Modèle ‌le‌ ‌Monde,‌ ‌-‌ ‌de‌ ‌plus‌ ‌en‌ ‌d’articles‌ ‌sont‌ ‌seulement‌ ‌« commentables »‌ ‌par‌ ‌les‌ ‌abonnés‌ ‌du‌ ‌Spiegel.‌ ‌ ‌

Le‌ ‌Monde‌ ‌depuis‌ ‌mon‌ ‌enfance‌ ‌, c’est‌ ‌plutôt‌ ‌un‌ ‌environnement‌ ‌naturel‌ ‌dans‌ ‌lequel‌ ‌j’évoluais.‌ ‌Les‌ ‌lectures‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌avec‌ ‌mon‌ ‌grand-père‌ ‌tant‌ ‌à‌ ‌la‌ ‌« L’Oliveraie[4]»‌ ‌a‌ ‌l’impasse‌ ‌de‌ ‌Pins‌ ‌à‌ ‌Aubord‌ ‌qu’à‌ ‌la‌ ‌Griffoulière‌ ‌à‌ ‌Port‌ ‌Leucate[5] ceci a certainement débuté à neuf ou dix ans, donc apparemment en 1974. Le premier évènement de politique internationale que je suivais et que j’essayait de comprendre par la lecture du Monde, fut la  Révolution des Œillets au Portugal pendant le printemps 1974. En 1974 je m’en doutait pas encore, que je travaillerai un jour dans ce pays au bord de l’Atlantique, aussi bien sur la Costa Vicentina[6] pour une partie de relevées de terrain pour ma thèse de doctorat (durant les années 1990) , – et depuis 1999, donc plus de vingt ans des travaux de recherches sur l’archipel des Açores, principalement sur l’île de Faial[7].

Et‌ ‌plus‌ ‌tard‌ ‌pendant‌ ‌mes‌ ‌études‌ ‌à‌ ‌l’université de Mannheim,‌ ‌je‌ ‌passais‌ ‌prendre‌ ‌le‌ ‌Monde‌ ‌a‌ ‌la‌ ‌Gare‌ ‌de‌ ‌Mannheim,‌ ‌et‌ ‌les‌ ‌week‌ ‌-‌ ‌ends‌ ‌le‌ ‌magazine‌ ‌« Jeune‌ ‌Afrique »,‌ ‌et‌ ‌vingt-ans‌ ‌plus‌ ‌tard‌ ‌je‌ ‌descendais‌ ‌la‌ ‌colline‌ ‌de‌ ‌Sidi-Dhrif‌ ‌à‌ ‌la‌ ‌Marsa‌ ‌Gare‌ (La Marsa Plage) ‌pour‌ ‌chercher‌ ‌mon‌ ‌« Monde »‌ ‌chez‌ ‌le‌ ‌marchand‌ ‌de‌ ‌journaux‌ ‌en‌ ‌face‌ ‌de‌ ‌la‌ ‌gare‌ ‌du‌ ‌TGM‌[8] !‌ ‌Donc‌ ‌une‌ ‌longue‌ ‌histoire,‌ ‌je‌ ‌dirais‌ ‌presque‌ ‌familiale‌ ‌que‌ ‌j’entretiens‌ ‌avec‌  ‌le‌ ‌Monde‌ ‌depuis‌ ‌plus‌ ‌de‌ ‌45‌ ‌ans.‌ ‌

Donc‌ ‌cela‌ ‌me‌ ‌semblait‌ ‌plus‌ ‌au‌ ‌moins‌ ‌être‌ ‌une‌ ‌évolution‌ ‌naturelle‌ ‌que‌ ‌je‌ ‌me‌ ‌suis‌ ‌abonné‌ ‌à‌ ‌la‌ ‌version‌ ‌numérique‌ ‌du‌ ‌Monde‌ ‌qui‌ ‌incluait‌ ‌le‌ ‌PDF‌ ‌du‌ ‌journal‌ ‌« papier »‌ ‌au‌ ‌début‌ ‌des‌ ‌années‌ ‌2000.‌ ‌Rien‌ ‌de‌ ‌comparable‌ ‌aux‌ ‌sentiments‌ ‌que‌ ‌Sabine‌ ‌Aussenac‌ ‌décrit‌ ‌dans‌ ‌son‌ ‌petit‌ ‌texte‌ ‌« ‌Le‌ ‌jour‌ ‌où‌ ‌je‌ ‌me‌ ‌suis‌ ‌abonnée‌ ‌au‌ ‌Monde ‌»,‌ ‌-‌ ‌l’abonnement‌ ‌au‌ ‌Monde,‌ ‌pour‌ ‌moi-personnellement‌ ‌c’était‌ ‌plutôt‌ ‌une‌ ‌évolution‌ ‌naturelle,‌ ‌-‌ ‌et‌ ‌certainement‌ ‌pas‌ ‌la‌ ‌découverte‌ ‌d’un‌ ‌nouveau‌ ‌Monde,‌ ‌car‌ ‌ce‌ ‌Monde‌ ‌je‌ ‌le‌ ‌connaissais‌ ‌depuis‌ ‌mon‌ ‌enfance.‌ ‌ ‌

Reste‌ ‌que‌ ‌maintenant,‌ ‌pour‌ ‌sauvegarder‌ ‌le‌ ‌Monde‌ ‌des‌ ‌livres‌ ‌pour‌ ‌mon‌ ‌archive‌ ‌personnelle,‌ ‌-‌ ‌ce‌ ‌qui‌ ‌se‌ ‌faisait‌ ‌en‌ ‌un‌ ‌clic‌ ‌et‌ ‌quelques‌ ‌secondes,‌ ‌-‌ ‌cela‌ ‌me‌ ‌prend‌ ‌maintenant‌ ‌3‌ ‌à‌ ‌4‌ ‌minutes.‌ ‌Cette‌ ‌manœuvre‌ ‌me‌  ‌prend‌ ‌du‌ ‌temps.‌ ‌Je‌ ‌prends‌ ‌acte‌ ‌de‌ ‌ce‌ ‌changement‌ ‌de‌ ‌l’environnement‌ ‌du‌ ‌Monde,‌ ‌et‌ ‌je‌ ‌pense‌ ‌que‌ ‌peut‌ ‌être‌ ‌écrire‌ ‌un‌ ‌récit,‌ ‌un‌ ‌véritable‌ ‌récit,‌ ‌un‌ ‌livre‌ ‌comment‌ ‌j’ai‌ ‌découvert‌ ‌le‌ ‌Monde‌ ‌avec‌ ‌le‌ ‌Monde,‌ ‌et‌ ‌comment‌ ‌le‌ ‌Monde‌ ‌m’accompagnait‌ ‌pendant‌ ‌mes‌ ‌pérégrinations‌ ‌à‌ ‌travers‌ ‌le‌ ‌Monde‌[9],‌ [10] ‌ce‌  ‌serait‌ ‌un‌ ‌jour‌ ‌un‌ ‌défi‌ ‌bienvenu‌ ‌pour‌ ‌le‌ ‌jour‌ ‌où‌ ‌j’aurai‌ ‌entamé‌ ‌ma‌ ‌retraite,‌ ‌ce‌ ‌qui‌ ‌devrait‌ ‌être‌ ‌le‌ ‌cas‌ ‌dans‌ ‌à‌ ‌peu‌ ‌près‌ ‌dix‌ ‌ans‌[11]!‌ ‌ ‌

Livres et autres sources consultées :

Fottorino, Éric (2012) : Mon tour du « Monde ». récit. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-013419-9

Saramago, José (2003): Pérégrination portugaises. Traduit du portugais par Geneviève Leibrich. Paris, Éditions du Seuil, ISBN 2-02-047424-7

Christophe Neff, Grünstadt Mai 2021


[1] ‌Pour‌ ‌la‌ ‌« publizistische‌ ‌Reichweite »‌ ‌du‌ ‌Spiegel,‌ ‌voir‌ ‌par‌ ‌exemple‌ ‌« ‌Reichweite‌ ‌des‌ ‌Nachrichtenmagazins‌ ‌ Der‌ ‌Spiegel‌ ‌in‌ ‌den‌ ‌Jahren‌ ‌2004‌ ‌bis‌ ‌2020‌“‌ ‌ ‌

[2] Voir les articles « La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » et « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr ».

[3] Voir aussi les articles : « Blogostatistique 75.000 » et « Blognotice 11.05.2013: réactions à la Blogostatistique 75.000 ».

[4]„L’Oliveraie“‌ ‌ou‌ ‌„L’olivette“‌ ‌ainsi‌ ‌mes‌ ‌grand‌ ‌parents‌ ‌avait‌ ‌désigné‌ ‌la‌ ‌petit‌ ‌maison‌ ‌aux‌ ‌« Impasse‌ ‌des‌ ‌Pins »‌ ‌à‌ ‌Aubord,‌ ‌qui‌ ‌ils‌ ‌avaient‌ ‌achetée‌ ‌après‌ ‌avoir‌ ‌habité‌ ‌un‌ ‌certain‌ ‌temps‌ ‌au‌ ‌« château‌ ‌d’Aubord »‌ ‌-‌ ‌la‌ ‌grande‌ ‌villa‌ ‌du‌ ‌domaine‌ ‌St.‌ ‌Jean‌ ‌à‌ ‌ Aubord,‌ ‌avec‌ ‌son‌ ‌parc‌ ‌majestueux,‌ ‌qui‌ ‌d’ailleurs‌ ‌existe‌ ‌encore‌ ‌de‌ ‌nos‌ ‌jours.‌  (Voir aussi   « Blognotice 25.04.2015: premières floraisons d’Arbre de Judée à Grünstadt dans la Unterhaardt »)

[5] Mes grands-parents ont acheté une villa à Port Leucate en 1968 dans la résidence de La Griffoulière , voir aussi « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate ».

[6] Voir aussi : « Quelques remarques sur Thalassa à Lisbonne (émission du 11.9.2009) et la littoralisation du Cap Saint – Vincent (Cabo de São Vicente) »

[7] Voir aussi : « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) »

[8] Voir aussi: « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir »

[9] « Pérégrinations à travers le Monde » ceci ressemble un peu à « Pérégrinations portugaises» le titre français du récit de José Saramago « Viagem a Portugal », traduite du portugais par Geneviève Leibrich !

[10] Dans ce contexte je me souviens de la formidable lecture du livre « Mon tour du Monde » de Éric Fottorino, un des anciens directeurs en chefs du Monde, que j’ai lu il y exactement neufs ans en Mai 2012!

[11] L’Age de retraite légale pour la classe d’âge né en 1964 et les classes d’âge plus jeunes est de 67 ans actuellement en Allemagne !

Grünstadter Berg: Osterimpressionen 2021

Anbei ein paar photographische Osterimpressionen vom Grünstadter Berg. Der Grünstadter Berg ist der Hausberg der Stadt Grünstadt,  beliebtes Ziel vieler Sonntags- und Familienspaziergänger aus Grünstadt und Umgebung. 

Der Grünstadter Berg  ist und war das Ziel zahlloser Familienspaziergängen &  Wanderungen mit Freunden. Seitdem ich mit Anfang fünfzig wieder mit dem Joggen anfing, auch Ort zahlreicher  Joggingrunden.  Ja und selbst beruflich zieht es mich manchmal dort hoch, zuletzt am 24. März 2021 als ich im Rahmen einer geobotanischen Exkursion des IFGG-KIT die floristischen Besonderheiten der Trockenrasen auf dem Grünstadter Berg erklärte.   

Die Landschaften, Pflanzen und Biotope des Grünstadter Bergs habe ich seitdem ich in Grünstadt lebe, und das sind schon über zwanzig Jahre, in zahlreichen Bildern festgehalten. Erst Dias, dann irgendwann immer mehr digitale Photos, und dann gerieten die Dias etwas in Vergessenheit.

Man könnte wahrscheinlich ein ganzes Buch mit dem Titel „Der Grünstadter Berg im Wandel der Jahre und der Jahreszeiten“ mit diesen photographischen Landschaftseindrücken vom Grünstadter Berg füllen. In diesem Sinne kann ich auch die von Himmler & Ochse 2020 im Pollichiakurier geäußerte Befürchtung das orientalische Zackenschötchen (Bunias orientalis) würde die Artenvielfalt auf dem Grünstadter Berg bedrohen, nicht teilen. Es war schon wesentlich schlimmer – vor allem in den Jahren zwischen 2005 und 2012 dominierte der besagte Kreuzblütler im Übergang Frühjahr/Frühsommer teilweise die Landschaft  am Grünstadter Berg. Ich hatte auch schon 2012 in diesem Blog ein Bild von Bunias orientalis am Fuße des Grünstadter Berg veröffentlicht, – Bild in dem Bunias orientalis quasi das Landschaftsbild beherrscht. Inzwischen findet man an gleicher Stelle zwischen Sausenheim und Neuleiningen keine orientalische Zackenschötchen mehr.

Hier folgen nun ein paar während der Osterzeit photographierte „Pflanzen und Landschaftsmotive“. Photographiert bevor am Nachmittag des Ostermontags, die angekündigte Kältewelle mit Schnee & Graupelschauer auch die Unterhaardt erreichte. Ich wohne jetzt schon seit 22 Jahren in Grünstadt, aber solch eine Kältewelle wie sie zurzeit herrscht, habe ich hier bisher im April nicht erlebt. Auch wenn der Schnee nicht liegen blieb, war der Rückgang der Temperaturen recht beindruckend. Auch jetzt während des Niederschreibens dieser Zeilen fällt immer wieder etwas Schnee.

Auf den nun folgenden Bildern sind vor allem Pflanzen dargestellt. Auf dem „Berg“ blühen die Schlehen, Kirschbäume und Kirschpflaumen, – hier und da sind auch noch ein paar spätblühende Mandelbäume zu finden. Die Osterglocken, die man manchmal an den Wegrändern und auch vereinzelt in den Weinbergen findet, sind schon fast am verblühen. Auch sehr zahlreich an den Wegrändern, das Frühlingsfingerkraut. In den letzten Jahren war mit das Frühlingsfingerkraut gar nicht so aufgefallen. Hingegen werden die Primeln noch ein paar Tage brauchen um zu blühen. Die Küchenschellenblüte, ein Bild der Küchenschellenblüte auf dem Grünstadter Berg,  befindet sich im vorhergehenden Blogbeitrag,  ist vielleicht einer der botanischen Besonderheiten, für die der Grünstadter Berg auch überregional bekannt ist.

Die Bildserie beginnt mit dem „blühenden“ Kreuz 2000 auf dem Grünstadter Berg. Das Kreuz 2000 wurde nach einem Entwurf von Martin Schöneich von der Kolpingsfamilie errichtet und ist bestimmt einer der Wegmarken auf dem Grünstadter Berg. Die Blumengirlande die zurzeit das Kreuz 2000 schmückt, wurde von der Kolpingsfamilie Grünstadt als „Ostergruß“ am Kreuz angebracht.  Ein sehr gelungener Ostergruß. Zumindest mich hat das persönlich sehr beeindruckt, – die blühenden Pflanzen auf dem Kreuz als Zeichen der Hoffnung in der Zeit des Leidens! Ein Ostergruß der bildlich gesprochen, die gesamte christliche Heilslehre vereinigt.

Blumengirlanden am Kreuz 2000 Grünstadter Berg Karfreitag 2021, © Christophe Neff 02.04.2021
Blick durch blühendes Schlehengebüsch auf den Grünstadter Berg und die Stadt Grünstadt, © Christophe Neff 02.04.2021
Blühende Osterglocke (Narcissus pseudonarcissus) auf dem Grünstadter Berg, © Christophe Neff 02.04.2021
Blühendes Frühlings-Fingerkraut (Potentilla verna) auf dem Grünstadter Berg, © Christophe Neff 02.04.2021
Verwilderte Gartentulpe (Tulipa gesneriana) Grünstadter Berg 04.04.2021, © Christophe Neff 04.04.2021

Photos: © Christophe Neff

Quellenhinweise:

Himmler, H., Ochse, M. (2020): Das orientalische Zackenschötchen (Bunias orientalis) auf den Kalkhügeln bei Grünstadt. In: Pollichia Kurier, 36, 3, S.7-9.

Die Rheinpfalz Nr. 76 Unterhaardter Rundschau, Mittwoch 31. März 2021: Ein weithin sichtbarer Ostergruss.

Christophe Neff, Grünstadt 07.04.2021 (verfasst am 07.04.2021/online gestellt 08.04.2021)

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2021 an der Unterhaardt / Début de printemps 2021 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

Mandelbaumblüte Grünstadt, Sausenheimstrasse © Christophe Neff 06.03.2021

Detail einer Mandelblüte, im Hintergrund ein Zug auf der Pfälzer Nordbahn (bei Herxheim am Berg), © Christophe Neff 07.03.2021

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, Anfang März so um den fünften, sechsten März[1]. Inzwischen ist ja schon einige Zeit vergangen, es ist Ostern geworden und übers Osterwochenende haben in Grünstadt schon die ersten Kirschbäume zu blühen begonnen. Auch die Küchenschellen auf dem Grünstadter Berg blühen schon seit ein paar Tagen. Die Mandelblüte hingegen neigt sich hier schon dem Ende zu.  

Mandelblüten am Grünstadter Berg, im Hintergrund die Stadt Grünstadt, © Christophe Neff 28.03.2021


Küchenschellenblüte Grünstadter Berg, © Christophe Neff 24.03.2021


Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 , 2019, 2020 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier amandier en fleurs je le découvris mardi, debut mars vers le 5 ou 6 mars à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Entre-temps, le temps a passé, Pâques est arrivé et pendant le week-end de Pâques, les premiers cerisiers ont déjà commencé à fleurir à Grünstadt. Les anémones pulsatilles sur le Grünstadter Berg sont également en fleurs depuis quelques jours.  Mais la floraison des amandiers touche déjà à sa fin ici !

blühender Kirschbaum im Wingert, Grünstadter Berg, © Christophe Neff 04.04.2021

Kirschpflaume (Grünstadt Wendeplatte am Wehrhaus) , © Christophe Neff 04.04.2021

© Christophe Neff 04.04.2021

Photos :  Alle /Toutes © Christophe Neff 2021

Christophe Neff den/le 04.04.2021


[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ , „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt“,  „Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt“ sowie „Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2020 an der Unterhaardt / Début de printemps 2020 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt» , « Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt» et «Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2020 an der Unterhaardt / Début de printemps 2020 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt»

Schramberg Janvier 2021 – pays de neige / Schramberg Januar 2021 – Schneeland

Voyant les paysages enneigés de  Schramberg et de la Raumschaft Schramberg, qui me parvenaient via Facebook et d’autres voies de communication durant le mois de janvier 2021, me réveillèrent les souvenirs d’enfance, ma scolarité au Gymnasium Schramberg. Des images d’hiver ressemblant aux hivers de Forêt-Noire des années 1960,70 et 80 comme je l’ai connue durant les années d’enfance et de jeunesse à Schramberg. Ici à Grünstadt par contre le mois de janvier fut plutôt marqué par le « Dauerregen » pluies et grisailles plus ou moins permanentes.

La transformation du paysage par les chutes de neiges de janvier 2021 fut d’une telle intensité que la ville de Schramberg a même ouvert un concours de photos sur Facebook – « Winter in Schramberg ». Sur cet album « Facebook » on trouve des photos des paysages de neiges qui semblent ressurgir d’un passé lointain !

Je reproduis ici sur paysages deux photos selectionées de Rainer Langenbacher publié par la ville de Schramberg sur Facebook. Voyant ces photos, – je me replongeais dans mon enfance, je reprenais mon chemin d’écolier des hauteurs du Sulgen à la Talstadt Schramberg à travers les forêts de Sapins couvertes par un épais manteau de neige. Je descendais le Steighäusle pour rejoindre le Gymnasium Schramberg, en face le Schlossberg couvert de neige, les sapinières élançant leurs cimes blanches argentées dans le ciel limpide d’hiver bleu azur. Les photos de Rainer Langenbacher ne reproduisent pas le regard que j’avais comme écolier descendant le Steighäusle et la Charlottenhöhe vers la ville basse de Schramberg, – mais ils me replongent dans les souvenirs de l’atmosphère de long hivers de Forêt-Noire, des forêts et des paysages de neiges l Les deux photos de Rainer Langenbacher que je reproduis ici sur paysages montrent pour la premier le Schloßberg avec la ruine Hohenschramberg et des Pins sylvestres et Sapins couverts de neige, la deuxième est une vue sur le Sulgen avec son Wasserturm (château-d’eau) caractéristique et en arrière-plan  le Château de Hohenzollern.

Der Anblick der Schneelandschaften in Schramberg und der der Raumschaft Schramberg, welche mich via Facebook und über andere Wege während des Januar 2021 erreichten, weckten Kindheitserinnerungen, Erinnerungen an die Schulzeit im Gymnasium Schramberg. Diese Winterbilder erinnerten mich an die Schwarzwaldwinter die ich in den 1960,70 und 80 Jahre während meiner Kindheits und Jugendjahre in Schramberg erleben konnte. In Grünstadt war der Januar 2021 hingegen von Dauerregen und grauem Winterwetter geprägt.

Die Verwandlung der Landschaften durch den Januarschnee rund um Schramberg hat die Stadt Schramberg sogar dazu bewegt einen Photowettbewerb namens „Winter in Schramberg“ auszurufen. Auf diesem „Facebookalbum“ findet man Bilder von Schneelandschaften die wie aus einer fernen Vergangenheit auferstanden zu sein scheinen. Ich gebe hier auf paysages ein paar ausgewählte Bilder von Rainer Langenbacher die von der Stadt Schramberg auf Facebook veröffentlicht wurden wieder. Als ich diese Photos sah, tauchte ich in meiner Kindheit ein, – ich begann meinen Schulweg von den Höhen des Sulgens durch die tief verschneiten Tannenwälder in die Talstadt Schramberg. Ich lief das Steighäusle hin ab Richtung Gymnasium Schramberg, und auf der anderen Talseite gegenüber breitet sich der Schloßberg mit seinen Tannen aus. Tannen deren silbrig weiße Wipfel in den klaren azurblauen Winterhimmel ragten. Die Bilder von Rainer Langenbacher haben nicht den „Regard“, den Blick den ich als Schüler auf dem Schulwegs über Steighäusle über die Charlottenhöhe in die Talstadt Schramberg hatte, – und doch haben sie in mir die Erinnerung an die Atmosphäre der langen Schwarzwaldwinter geweckt, Erinnerungen an tief verschneite Wälder und Schneelandschaften. Die beiden Bilder von Rainer Langenbacher, die ich hier in paysages wiedergebe, zeigen zum einen den Schloßberg mit der Ruine Hohenschramberg und schneebedeckten Kiefern und Tannen, zum anderen einen Blick auf den Sulgen mit seinem charakteristischen Wasserturm und im Hintergrund die Burg Hohenzollern.

Photos: toutes/alle © Rainer Langenbacher/ Autorisation obtenue le 29.01.2021 par courrier électronique. Genehmigung am 29.1.2021 per email eingeholt.

Rétrospective sur le blog paysages en 2020

Myrobolan (Prunus cerasifera) en fleur à Grünstadt le 22.3.2020, photographié  à la veille du premier confinement COVID-19 en Allemagne, © C. Neff 2020

Comme les années précédentes, je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2020[1]. En 2020, paysages qui fut un blog abonné Le Monde.fr jusque à la fin Mai 2019, entra dans sa onzième année d’existence. Comme en 2019 j’ai essayé de restituer les images perdues de l’ancien blog le Monde.fr. Même si j’ai déjà réussi à en restituer une bonne partie mais, il reste encore du travail à faire[1] !

L’article le plus consulté en 2020 fut l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (3,60% des consultations sur paysages en 2020 ; deuxième position en 2019). Ce billet écrit en juillet 2009 nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En deuxième position on trouve l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » (2,58% des consultations sur paysages en 2020 ; quatrième position en 2019), billet autobiographique qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin.

Enfin au troisième rang le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores)  (2,56% des consultations sur paysages en 2020 ; dixième position en 2019)». Ce billet est une rétrospective personnelle sur vingt ans de voyage de recherche sur l’ile de Faial.

En quatrième position l’article « La fin annoncée des blogs abonnés du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr (2,34% des consultations sur paysages en 2020 ; première position en 2019). C’est dans cet article que j’ai aussi reproduit (un scan) le courrier reçu par email de la part du Monde, annonçant la fin des blogs abonnés du Monde. Je crois que cet article assez régulièrement consulté, a déjà un peu le caractère d’un document historique, – un document sur l’histoire du Journal le Monde.

En  cinquième position on trouve l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) (1,71% des consultations sur paysages en 2020 ; septième position en 2019) ». Billet écrit en anglais durant l’été 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques ou « megafire » – je parle de « the fatal Mega fire of the Forêt des Landes » , tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En sixième position on trouve le billet « Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt (1,52% des consultations sur paysages en 2020). Billet décrivant le ciel, le paysage du ciel de Grünstadt pendant le premier confinement COVID-19 en Allemagne durant le printemps 2020. Ce ciel sans « Traînée de condensation » surplombant la petite ville de Grünstadt , le trafic ariens avait presque cessé en Allemagne pendant ce premier « shut-down » est certainement une image restant du premier confinement COVID-19, car dans une très grande partie de l’Europe, on pouvait bien observer un ciel dans Traînée de condensation, ce que j’ai dénommé« Coronahimmelslandschaften » en allemand – qui pourrait être traduit comme « paysages de ciel corona ou paysages célestes COVID-19»[2].

En septième position on trouve  l’article « Meurtre barbare de Samuel Paty  (1,47 % des consultations sur paysages en 2020)». Petit billet retraçant mon émotion et mon indignation face à l’Assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamique !

En huitième position on trouve   «  Blognotice 13.04.2020 : Week-end pascal 2020 (1,44 % des consultations sur paysages en 2020) » – un billet qui traite des  caractéristiques du premier confinement COVID-19 en Allemagne en les comparant entre autres à la situation en France.

En neuvième position la notice « Souvenirs d’Aline – souvenirs personnels d’une chanson (1,36 % des consultations sur paysages en 2020) ». Petit billet écrit après la mort de Daniel Bevilacqua (Christophe), qui fut emporté par une  forme sévère de Covid-19, retraçant mes souvenirs personnels de la chanson « Aline ».

Enfin en dixième position le billet « La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi  (1,34 % des consultations sur paysages en 2020; trente-deuxieme position en 2019) », article qui retrace la progression de la forêt et les risques d’incendies de forêts à Schramberg, la petite ville de Forêt-Noire où j’ai grandi.

Cerisier d’automne (Prunus subhirtella) en fleur à Grünstadt le 29.12.2020 photographié pendant le deuxième confinement COVID-19 en Allemagne, © C. Neff 2020

Les conséquences de « La Pandémie du Covid 19 » pour l’Alltag, mot allemand pour la Vie quotidienne 2020, a laissé des traces sur paysages. Peut-être faudrait-il plutôt écrire la perception de la conséquence de la pandémie du Covid 19 pour mon « Alltag ». En dehors des billets mentionnes dans les 10 articles les plus consultés en haut, on retrouve les traces de la pandémie dans ces articles écrit durant l’année 2020 –  « Blognotice 23.07.2020 : rétrospectives personnelles franco – allemandes sur deux mois de déconfinement COVID-19 », « Blognotice 11.09.2020: Retrospective on a Facebook post concerning COVID-19 written in April 2020 », « N’oubliez jamais Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! Never forget Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! ». Visiblement le COVID-19 a laissé des traces dans le blog paysages. C’était surement l’évènement qui a bouleversé d’une manière ou d’une autre la vie de millions de français, allemands, européens etc. – et dont on retrouve quelques traces sur paysages. Personnellement j’ai assez bien vécu le premier confinement du printemps 2020 en Allemagne – comme le disait un de mes enfants «  Papa ne souffre pas trop du confinement – comme il vit avec ses livres, il parle avec les fleurs, les arbres et les oiseaux[3] – et donc – pas de grand changement pour lui pendant ce « shut-down »[4]. Le deuxième confinement de Décembre 2020 en Allemagne fut déjà plus fatiguant, – mais naturellement comparé à ceux qui en souffrent beaucoup plus en Allemagne je n’ai vraiment pas à me plaindre. Et durant cet hiver 2020/21 une partie de l’Allemagne souffre beaucoup du COVID-19, – on n’ en parle presque pas en France, mais en Saxe « la mort récolte une riche moisson (der Tod fährt eine reiche Ernte ein) » dûe au COVID-19[5]. On ne peut qu’espérer que le vaccin, la campagne de vaccination contre la COVID-19 permette enfin de contrôler et d’endiguer ce fléau ! Et que ce vaccin permet aussi d’endiguer les diverses mutations. Que ce soit en Allemagne, en France et  dans le reste du Monde !

Photos toutes © Christophe Neff: 1 Myrobolan (Prunus cerasifera) en fleur à Grünstadt le 22.3.2020 photographié  à la veille du premier confinement COVID-19 en Allemagne, 2 cerisier d’automne (Prunus subhirtella) en fleur à Grünstadt le 29.12.2020 photographié pendant le deuxième confinement COVID-19 en Allemagne.

Christophe Neff, Grünstadt Janvier 2021

[1] Voir :  « Rétrospective sur le blog paysages en 2019 », « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 »


[1] Le blog paysages est archivé par la Deutsche Nationalbibliothek, on peut donc trouver une grande partie des photos de  l’ancien blog paysages sur les blogs abonnées le Monde.fr ainsi que les articles originaux dans la « Zeitschnitt du 14.05.2019 (Tranche de temps) ».

[2] Voir aussi „Luftverkehr in Deutschland Der Himmel ist so leer wie zuletzt in den Achtzigern. Wegen der Coronakrise zählte die Deutsche Flugsicherung im Jahr 2020 so wenig Flugbewegungen wie vor der Wiedervereinigung. Eine vollständige Erholung erwarten die Lotsen »erst in einigen Jahren. (Spiegelonline, 07.01.2021)“

[3] J’ai d’ailleurs commencé à recenser les oiseaux présents dans mon jardin à  Grünstadt durant ce premier « shut-down ».

[4]Der Shutdown macht dem Papa nicht viel aus – er lebt mit seinen Büchern, spricht mit den Bäumen, Blumen und Vögeln. Für ihn ändert sich durch den Shutdown nicht viel

[5] Voir aussi :Bohr, Felix; Dambeck, Holger ; Wassermann, Andreas (2020): Wein, Partys und Särge

Sachsen In keinem Bundesland wütet das Virus so wie zwischen Leipzig und Görlitz. Dennoch scheinen

viele Bürger seltsam sorglos. Warum?. In: Der Spiegel Nr. 53, 24.12.2020, p. 28 – 29.

Witnessed from Grünstadt: The storm of the United States Capitol on Epiphany 2021

Currently we are witnessing a fascist coup d’état attempt in Washington” were the words I published on my Facebook wall while observing the storming the United States Capitol on Wednesday the 6 January 2021 on CNN. Epiphany is a holyday in Baden – Württemberg, and as I work in Karlsruhe at the KIT, this was also a holyday for me, even if a live in Grünstadt in Rhineland-Palatinate where Epiphany is not a holyday. In former days when my children were younger I used this holyday, or the days after this holyday to drive to France to buy some “galettes des rois” for them. But now they are older, and they are not more interested in “galettes des rois”, this old French tradition of choosing the King or Queen of a day on Epiphany. I used the holyday to write my traditional blog retrospective  “Rétrospective sur le blog paysages en 2021[1]” but then I received a breakings news mail from the NYT  on about 20:45 German-Time “              The New York Times – BREAKING NEWS : Vice President Mike Pence was rushed from the Senate chamber and the vote certification was halted as pro-Trump protesters stormed Capitol Hill” – and then I began to witness this historical moment on CNN – and didn’t finished my blog retrospective post, post which still waits to be finished.

I was neither astonished nor shocked by the images transmitted by CNN because for me it seems to be clear that was something was in progress with the “Trumpistes”. At least when I read the opinion piece  “All 10 living former defense secretaries: Involving the military in election disputes would cross into dangerous territory” published by the Washington Post on the 3 January I was convinced that “Trump and the Trumpistes” were on the way to sustainably disrupt the transition process. But even before that I was convinced that the transition phase could be at least chaotic – in a blogarticle posted in paysages on 3. November I wrote “Et même si Biden gagnait, je pense que la transition des pouvoirs sera au moins chaotique, personnellement je crains même le pire pour les Etats-Unis. Les « Trumpistes » auront certainement du mal à accepter une défaite électorale. (translation = And even if Biden won, I think the transition of power will be at least chaotic, personally I fear even worse for the United States. The „Trumpists“ will certainly have a hard time accepting an electoral defeat. [2]”.

But concerning the inability of the security authorities, the police, not to have prevented the storming of the Capitol, have nevertheless more than shocked me. If the French Police during the Yellow vests movement in France in Winter 2018/19 would have reacted in this amateurish way as the security forces during the Capitol Storm, France would now be governed by a national-bolschevist people’s committee or a national-bolschevist dictator or something similar.

In my Facebook post on my timeline I used the Book cover of Madeleine Albright “Fascism – a warning”. I read the Book in summer 2018 and I found this book was a very comprehensive description of the rise of the fascism in Europe. Seeing the “trumpist Mob storming the Capitol” recalls me the chapters were Albright descriped the  March on Rome of Benito Mussolini and his Black Shirts! For me the Book was also something like a wakeup call concerning the Trump presidency!

Some may view this Book and its Title as Alarmist. Good. We should be awake to assault on democratic values that has gathered strength in many countries abroad that is dividing America at home. The temptation is powerful to close our eyes and wait for the worst to pass, but history tells us that for freedom to survive, it must be defended, and if lies are to stop, they must be exposed (Albright (2018:252)”. At least not so many people have been so impressed by these word, which I read in 2018, – but after all what read, and of course I am reader – heard and see from the Trump presidency – I was convinced that this man would be capable of the worst.

That’s the way I witnessed the “Storm on the Capitol” on Wednesday the 6 January, the day of the Epiphany. Not so astonished, but shocked by the unpreparedness and amateurism of the security forces of the Capitol. The event recalled me a part of the books I have read during my life time concerning fascism and dictatorial power took over[3], and more recently the book “Fascism – a warning” written and published by Madeleine Albright in 2018.

Writing down this word some days after these dramatic events, I hope that this nightmare is over on January the 20 2021. Seen from Grünstadt, the town where I live, this seems to be the most dramatic political crisis for the United States of America since the Amercian Civil War.

Books and other sources:

Albright, Madeleine; Woodward, Bill (2018): Fascism a warning (with Bill Woodward). London, 2018. ISBN 978-0-00-828227-1

Applebaum, Anne (2020) : Twilight of Democracy. The Seductive Lure of Authoritarianism. New York. ISBN 978-0-385-54580-8

Guilluy, Christophe (2010) : Fractures françaises. Paris, ( François Bourin Editeur), ISBN 978-2-84941-201-5

Neff, C. (2012): Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012. In : Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books. 12.05.2012

Neff, C. (2020):   Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ? In : Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books. 02.11.2020

Photo/Screenshot: Authors Facebook TimeLine, 06.01.2021 21:25 Berlin Time (GMT +01:00).

Christophe Neff, written and published in Grünstadt, Saturday 09.01.2021


[1] The last retrospective was “Rétrospective sur le blog paysages en 2019 ». The paysages retrospective of 2020 will be published with some delay !

[2] See the whole article (written in French) « Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ? »

[3] I read so many booktitles concerning this topic that’s quasi impossible to name them all. Currently  Anne Applebaum‘s “ Twilight of Democracy   “ is on my reading desk. A book which a the first glance has nothing to do with the US is  “ la France peripherique”   (see also “Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 “)  written by the French geographer Christophe Guilluy, –    a similar book as Guilluy wrote it for “peripherical France” focusing on “middle class decline” in rural and periphical America would perhaps also light up why so many Americans have still given their vote to Donald Trump in the last presidential election.