Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt

Die COVID19 Kontaktbeschränkungen haben zu einem quasi „Kondensstreifen losen Himmelsbild“ geführt. Man könnte diese seltenen Bilder durchaus als Coronahimmelslandschaften bezeichnen. Im Grunde stellen diese Coronahimmelslandschaften schon ein fast abgeschlossenes Kapitel der jüngeren Zeit – und Umweltgeschichte dar.   Mit der schrittweisen Aufhebung der COVID19 bedingten Kontaktbeschränkungen  wird der Flugverkehr auch bald wieder merklich zunehmen und damit wird es wieder Himmelslandschaften mit Kondensstreifen geben. Es ist fast vergessen, aber vor genau zehn Jahre bescherte uns ein Vulkanausbruch fast das  gleiche Himmelsbild. Es war der Ausbruch des Eyjafjallajökull  im Frühjahr 2010 welcher in großen Teilen Europas den Flugverkehr teilweise zum Erliegen brachte. Dem Kondensstreifen losen Himmelslandschaften über Grünstadt hatte ich damals zwei kleine Blogbeiträge gewidmet, – einmal  „Ein Himmel ohne Kondensstreifen – der Himmel über Grünstadt am 17-18.4.2010“ und sowie „Vue de Grünstadt – et encore les cendres du Eyjafjöll (9.5.2010)“. Analog zu diesen beiden Beiträgen, die ja auch inzwischen historische Himmelsbilder des Himmels über Grünstadt beinhalteten, folgen nun einige Photos der Coronahimmelslandschaften über Grünstadt, die ich während der Zeit der COVID 19 Kontaktbeschränkungen anfertigte. Weiterhin noch ein Screenshot des Flughimmels über Grünstadt vom Flightradar24  vom Abend des 05.05.2020.

Mit der sukzessiven Aufhebung der COVID19 Kontaktbeschränkungen geht auch die Zeit der Coronahimmelslandschaften zu Ende, das Himmelsbild wird sich in den nächsten Tagen wieder merklich in eine Himmelslandschaft mit Flugzeugverkehr und Kondensstreifen zurück verwandeln. Ich bin gespannt welche Erinnerungen an diese sonderbare Zeit in ein paar Jahren noch abrufbar sein werden.  Man spricht ja in unseren Medien so gern vom Lockdown, aber verglichen mit den COVID19 Maßnahmen wie man sie beispielsweise in Frankreich, Italien und Spanien an der Tagesordnung waren, kamen wir in Deutschland bisher vergleichsweise „glimpflich“ aus der COVID19 Krise davon.

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Screenshot Flightradar24 05.05.2020 gegen 21:13
abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09
abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09, © Christophe Neff
Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020
Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020, © Christophe Neff
Blick auf Grünstadt 21.04.2020
Blick auf Grünstadt 21.04.2020, © Christophe Neff
Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020
Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020, © Christophe Neff

Photos: alle © Christophe Neff

Grünstadt, 12.05.2020

Souvenirs d’Aline – souvenirs personnels d’une chanson

Anmerkung 2020-04-17 095723 Aline
Capture d’écran de mon post Facebook « Souvenirs d’Aline » du 17.4.2020

J’avais appris la disparition de Christophe en lisant la nécrologie « « Christophe est parti, ses forces l’ont abandonné » : le mythique chanteur d’« Aline » et des « Mots bleus » meurt à 74 ans » écrit par Bruno Lesprit dans le Monde. En lisant cet « Adieu » à Christophe les souvenirs d’une rencontre que j’avais faite à Praia sur l’ile de Santiago sur  l’archipel du Cap Vert me ressurgissaient. C’était en Novembre 2017, – je participais à un congrès sur la phytosociologie et la biographie des régions atlantiques où j’avais aussi tenu une conférence sur la dynamique végétale du Capelinhos, ce volcan qui avait surgi des flots de l’Atlantique en 1957 [1], [2], [3] . C’était une collègue qui avait tenu une conférence dans la même session que moi-même et elle s’appelait « Aline »[4].  Apres la clôture de la session on discutait un peu ensemble, et je lui racontait que durant mes années étudiantes parfois je me faisais un peu d’argent de poche en chantant dans les bars à Mannheim, et que la chanson « Aline » de Christophe était dans mon répertoire d’antan –   « Aline c’était un peu le succès de mes années chantantes durant mes études ». En souriant elle me dit dans un français impeccable «  vous savez  Christophe – je connais très bien la chanson. Mon père est musicien et il ma nommé « Aline » en souvenir de la chanson de Christophe ». Je ne sais si l’histoire est vraie, – mais c’est une très belle histoire, qui nous montre que les paroles  d’Aline ont même fait le voyage jusqu’aux iles lointaines du Cap Vert au milieu de l’Atlantique.  Le chanteur Christophe  a disparu de notre monde, –  mais les paroles et la mélodie  d’Aline resteront toujours inoubliables. Des souvenirs inoubliables qui ont réussi à traverser l’Atlantique jusqu’aux îles du Cap Vert. Des souvenirs de jeunesse étudiante quand je chantais Aline, que ce soit dans les bars & tavernes de Mannheim et ses environs[5], ou au « alte Socken[6] » à Schramberg en Forêt-Noire.

Et voici pour se souvenir, le début des paroles d’Aline, –

« J’avais dessiné

Sur le sable

Son doux visage

Qui me souriait

Puis il a plu

Sur cette plage

Dans cet orage

Elle a disparu

Et j’ai crié, crié

Aline

Pour qu’elle revienne

Et j’ai pleuré, pleuré

Oh! J’avais trop de peine »

(paroles Daniel Bevilacqua (dit Christophe) ; arrangements Jacques Denjean)

Pour finir ce petit récit très personnel sur une chanson qui m’a accompagné pendant une bonne partie de ma vie, je renvoi aux archives de la RTS  présent sur Youtube avec l’enregistrement de l’interprétation d’Aline par Christophe de l’émission Tiercé Mélodies en 1979[7]. C’est en 1979 que la chanson est ressortie une deuxième fois par le label Motors, – et devient encore une fois un succès sur la hitparade français quatorze ans après sa sortie en juillet 1965. Je pense que j’ai découvert « Aline » durant l’été 1979, – peut être même écoutant ma radio préfèrée le SWF3, car  durant ces années-là, on donnait assez de titres français dans les radios allemandes !

Image: Capture d’écran de mon post Facebook « Souvenirs d’Aline » du 17.4.2020

Christophe Neff, écrit le 03.05.2020, publié le  04.05.2020

[1] C’était le congres  “European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7, University of Cape Verde”, voir aussi le billet “« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017 » dédie a cette conférence & l’excursion post conférence sur l’île de Fogo et l’ascension du Pico do Fogo.

[2] Concernant mes recherches & voyages aux  Açores voir aussi le billet « Souvenirs de vingt ans de voyages de recherche à Capelo (Île le de Faial/Açores) ».

[3] On trouve le programme du congrès  “European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7, University of Cape Verde” ici.

[4] Aline Rendall Monteiro, enseignante-chercheuse  à l’Université du Cap Vert.

[5] Voir aussi « Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim ».

[6] Le « alte Socken (vielle chaussette) » fut un « jazz-club » a Schramberg dans les années 1980. Véritable institution du Jazz en Forêt- Noire durant les années 1980 ce club de jazz est tombé totalement à l’oubli. On trouve quelques mots sur ce club dans l’article « Schramberg :  Schon die Nazis wittern Verrat » de Christoph Ziechhaus publié dans le Schwarzwälder Bote , qui résume l’histoire du Jazz dans la Raumschaft Schramberg.

[7] On retrouve sur les archives de l’INA une interpretation d’Aline de Christophe du 14 octobre 1965.

Blognotice 13.04.2020 : Week-end pascal 2020

Prunus serrulata Büte Grünstadt Westring 10.04.2020

Les cerisiers du Japon en fleur dans notre petit quartier longeant l’allée du Westring à Grünstadt[1] le printemps est définitivement arrivé ici dans la Unterhaardt. Nous vivons depuis trois semaines en confinement, mais en réalité, comparé à la France se sont plutôt des mesures de restrictions qui varient fortement en fonction des décisions des « Länder ». Et même dans les Länders  les différents niveaux de restrictions peuvent varier d’un Landkreis à l’autre. En effet c’est le « Landrat » qui décide sur l’ampleur du niveau des restrictions dans son « Landkreis ». Comparé à la France, jusqu’ à présent en Allemagne, les choses vont plutôt bien, – les hôpitaux ne sont pas saturés, il y apparemment encore suffisamment de lits de soins intensives et les respirateurs nécessaires, – et le taux de mortalité dû aux  COVID-19 est encore relativement bas. Mais le sommet de la vague n’est pas encore atteint en Allemagne, – on est à peu près 2 à 3 semaines en retard sur la France concernant le COVID-19, – on a donc encore des soucis à se faire en Allemagne, même si globalement on semble jusqu’à  présent épargné du pire en Allemagne.  Mais en Allemagne aussi, il y des problèmes dû au COVID-19, il ne faut pas se faire d’illusions. D’ailleurs l’hôpital de Grünstadt a dû être fermé, car une partie du personnel soignant est atteint pas le COVID 19. Je crois même que la fermeture de l’hôpital de Grünstadt est une première en Allemagne. En dehors de cela, je suis depuis presque trois semaines en « Home office » comme on dit ici en Allemagne. Une fois par semaine je fais un déplacement à Karlsruhe pour travailler dans mon bureau au KIT, mais appart cela c’est le Home office. Notre bibliothèque universitaire est fermée, les ruelles qui séparent les divers bâtiments sont quasiment vides. Mais pas moins de travail, au contraire. La préparation du prochain semestre qui sera certainement un semestre virtuel, avec des cours via « Ilias », « Zoom » et « Teams » nécessite beaucoup de temps.

powersDonc moi personnellement je consacre moins de temps à mes lectures. Tous les jours quelques pages dans « The Overstory » de Richard Powers.  Lecture intéressante, qui me fait découvrir en utilisant le guide « National Wildlife Federation Field Guide to Trees of North America » les arbres des forêts nord-américains. C’est une lecture fascinante, et j’aurais aimé consacrer plus de temps à ce livre. Cette crise du COVID 19 me laisse aussi resurgir des souvenirs de  mes années de Post-doc. Pendant ce temps-là j’avais songé à postuler pour un poste de chercheur spécialiste en modélisation des épidémies et de maladies infectieuse au INSERM. Si on modélise les incendies de forêt, les plantes envahissantes ou autre processus dynamiques qui influencent leur environnement cela revient à peu près au même que de modéliser des maladies fieldguideinfectieuse. Finalement je n’ai jamais postulé, – et j’ai donc débuté comme chercheur en géographie & écologie dans le département de Geoecologie de l’ancienne université de Karlsruhe durant l’année 2005. Certainement un bon choix vu le salaire assez misérable qu’on gagne dans la recherche française.  Mais durant cette crise du COVID19 j’ai quand même suivi avec intérêt les divers travaux de modélisation du COVID19, – et faut le rappeler que l’équipe de Vittoria Colizza[2] de l’INSERM avait présenté un premier model d’impact du COVID 19 en janvier 2020[3]. Même si c’est loin de mes propres recherches scientifiques, et comme je l’ai déjà écrit ici dans ce blog,  une grande partie de mon travail est plutôt du management scientifique, je suis donc avec attention les divers approches scientifiques de comprendre les agissements du COVID 19 sur notre santé, les environnements, leurs géographie(s).  Un des premiers articles de presse que j’avais lu sur le Covid 19 était surement « Une pneumonie d’origine inconnue en Chine [4]» cosigné  Paul Benkimoun et Fréderic Lemaître paru le 9 janvier 2020 dans le Monde.

Et ce dimanche de paques,  3ème  dimanche de confinement dans le Landkreis Bad Dürkheim, appart avoir écrit ce petit texte, c’était un jogging sur le Grünstadter Berg traversant les plantations de cerisier, et le gigot d’agneau en famille avec mon épouse et les enfants. En fait on voulait descendre dans le Sud pour les fêtes pascales visiter la famille dans le Midi à Port Leucate.

Je finis ce petit billet avec une citation de Vittoria Colizza «  Le confinement va durer longtemps car on ne peut pas vivre normalement avec cette épidémie. Le fait d’attendre encore pour le lever a l’avantage de garder un nombre de cas abaissé et allège la charge pour le système hospitalier, remarque Vittoria Colizza. Il donne aussi du temps pour augmenter la capacité de dépistage, notamment avec des tests rapides mais une préparation logistique est indispensable en termes humains et organisationnels. Ce n’est pas qu’une question de quantité de tests. » extrait de l’article « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace, selon une étude de l’Inserm » signé  Paul Benkimoun du Monde publié le 12.04.2020[5] . Dans ce contexte il me semble aussi important de signaler le dernier « papier » de Colizza et ses collaborateurs « Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies[6] » car si possible il faut toujours lire les contributions originales des chercheurs.

Livres et autres sources citées :

Di Domenico, L., Pullano, G., Sabbatini, Ch. E., Boëlle , P.Y , Colizza, V. (2020): Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies. (Currently under screening at medRxiv.org.). Report #9. EPIcx lab. COVID-2019 outbreak assessment.

Kershner, Bruce; Mathews, Daniel; Neslon, Gil; Spellenberg, Richard (2008): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. Foreword by  Craig Tufts, NWF Chief Naturalist. © 2008 by Andrew Stewart Publishing, INC New York. ISBN 978-1-4027-3875-3

Powers, Richard (2019) : The Overstory. A Novel. Copyright © 2018 by Richard Powers. First published as Norten Paperback 2019. W.W. Norton & Company 2018, New York. ISBN 978-0-393-355668-7

Pullano, G.; Pinotti, F., Valdano, E., Boëlle , P.Y., Poletto, Ch., Colizza, V. (2020): ; Novel coronavirus (2019-nCoV) early-stage importation risk to Europe (January 2020). In Eurosurveillance – Europe’s journal on infectious disease surveillance, epidemiology, prevention and control. https://doi.org/10.2807/1560-7917.ES.2020.25.4.2000057

Photos: toutes © Christophe Neff

Ecrit le 12.04.2020 & 13.04.2020 pendant le Week-end pascal 2020 à Grünstadt, publié le 13.04.2020

Blick auf die blühenden Kirschbaumanpflanzungen auf dem Grünstadter Berg Ostersonntag 2020

[1] Ce quartier construit vers la fin des années 1960 est appelé « le ghetto », par ses habitants et se trouve en proximité de l’Hôpital de Grünstadt.  Appartenant à l’origine au complexe hospitalier et mis à disposition exclusivement pour le personnel soignant du nouvel hôpital. Mais depuis quelques décennies déjà il n’y a presque  plus d’habitants  qui exercent une profession soignante.

[2] On trouve un portrait de Vittoria Colizza dans le Monde.fr  du 17. Février 2020, article malheureusement réserve aux abonnées du Monde « Vittoria Colizza : le virus de la recherche Physicienne de formation, la chercheuse italienne dirige une unité Inserm spécialisée dans la modélisation des épidémies, notamment celle du nouveau coronavirus SARS-CoV-2 ».

[3] Voir : Novel coronavirus (2019-nCoV) early-stage importation risk to Europe, January 2020” in Eurosurveillance – Europe’s journal on infectious disease surveillance, epidemiology, prevention and control.

[4] Voir « Une pneumonie d’origine inconnue en Chine – Une centaine de personnes officiellement a contracté un virus qui pourrait appartenir à la même famille que celui du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)» (réservé aux abonnées du Monde).

[5] Voir « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace, selon une étude de l’Inserm » publie dans le Monde.fr du 12.04.2020 » (réservé aux abonnées du Monde).

[6] “Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies” download ici.

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020

Osterglockenblüten im Schnee Grünstadt 28.02.2020
Fleurs de Narcisses recouvert par les premières neiges de l’hiver 2019/20 à Grünstadt, © Christophe Neff 28.02.2020

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020 apportent les reflets oublié d’un paysage d’hiver, paysages de vignes couverts par la neige, qui devient de plus en plus rare dans la Unterhaardt.  Ces neiges tardives ont couvert les fleurs des amandiers, des premiers narcisses dont je parlais dans mon dernier billet. Mais c’était plutôt un passage éphémère de l’hiver, – j’écris ses lignes durant la soirée du dimanche premier mars, et la couverture neigeuse de la Unterhaardt a déjà disparu ! Mais honnêtement je ne pense pas que la rareté de la neige dans l’Unterhaardt est un premier signe des changements climatiques, car l’Unterhaadt est une des régions les plus douces de l’Allemagne, et on la compare souvent à la « Toscane allemande », et historiquement les couvertures de neiges prolongées avaient toujours un caractère exceptionnel. Ce qui me semble être plutôt un signe de réchauffement climatique, est le fait que l’hiver 2019/20 est le premier hiver sans production de « Eiswein (Vin de glace) !

Neige sur la Unterhaadt- Schneebedeckte Unterhaardt 28.02.2020
Neige sur la Unterhaadt en arrère-plan le Grünstadter Berg – Schneebedeckte Unterhaardt mit Sicht auf den Grünstadter Berg,  © Christophe Neff 28.02.2020

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009 – 2009 dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, en  2010 vers la fin novembre, en 2011 le 18.12.2011,  en 2012  le 27.10.2012 , L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, en 2015  le 14 Octobre 2015, durant l’hiver 2016/2017 les premiers neiges apparaissait le 2 janvier 2017, pour l’hiver 2017/18 c’était le 4 décembre, et durant le dernier hiver, l’hiver 2019/18 la nuit du 15 au décembre 2018 apportait les premiers neiges arrivait à Grünstadt.

Photos: toutes © Christophe Neff 28.02.2020

Christophe Neff, Grünstadt le 01.03.2020

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2020 an der Unterhaardt / Début de printemps 2020 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

 

Mandelbüte, Weisenheim am Berg (Strasse nach Freinsheim), 21.02.2020
Mandelbüte, Weisenheim am Berg (Strasse nach Freinsheim), 21.02.2020, © Christophe Neff

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018, 2019 ) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, am Dienstag, den 18 Februar[1]. Die ersten blühenden Osterglocken entdeckte ich ein paar Tage später in Herxheim am Berg.  Überhaupt so scheint es mir, nachdem ich die Frühlingsphänologie in der Unterhaardt seit Jahren, ja Jahrzehnten beobachte, dass der Frühling zwischen Weisenheim am Sand, Freinsheim und Herxheim am Berg immer besonders früh sein Gesicht zeigt, d.h. dass dort die „Frühlingsboten“ wie Mandelbäume, Osterglocken etc. immer besonders früh blühen.

Mandelbaumblüte Grünstadt, Sausenheimstrasse 21.02.2020
Mandelbaumblüte Grünstadt, Sausenheimstrasse 21.02.2020, © Christophe Neff

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 , 2019 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier amandier en fleurs je le découvris mardi, le 18 février à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Quelques jours plus tard on pouvait observer les premières narcisses en fleurs à Herxheim am Berg et à Grünstadt. D’ailleurs il me semble, qu’après avoir observé depuis des années, voir des décennies, la phénologie de printemps dans la Unterhaardt, que le printemps montre son visage entre Weisenheim am Sand, Freinsheim et Herxheim am Berg particulièrement tôt, que les amandiers, les narcisses se mettent en fleurs avec beaucoup d’avance !

erste Osterglocken 2020 Herxheim am Berg (Grünanlage Alex Weinlounge) 21.02.2020
erste Osterglocken 2020 Herxheim am Berg  21.02.2020, © Christophe Neff

Photos :  Alle /Toutes © Christophe Neff 21.02.2020

Christophe Neff de/le 23.02.2020

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ , „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt“, sowie „Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt» et « Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt»

Rétrospective sur le blog paysages en 2019

Vue depuis le Grünstadter Berg sur Grünstadt 30.12.2019
Vue depuis le Grünstadter Berg sur Grünstadt 30.12.2019, © Christophe Neff

Comme les années précédentes, je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus des paysages durant l’année 2019[1]. En 2019 paysages, qui fut un blog abonné Le Monde.fr jusque à la fin Mai 2019, entra dans sa dixième année d’existence.  Cette année 2019 fut une année décisive pour le blog paysages, car le 10 avril je reçois un email du Monde, m’annonçant la fin prévue des blogs abonnées le Monde.fr pour le 5.Juni 2019. J’étais donc, comme les autres bloggeurs abonnés du Monde, si voulais continuer à poursuivre l’aventure du blog , obligé de trouver un autre « hébergeur » pour paysages. Après un dernier billet sur le Monde.fr intitule « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr », paysages prend un nouveau début sur la plateforme « WordPress.com » avec la notice « Nouveau départ pour le blog paysages ». Le transfert du contenu du blog sur WordPress.com ne posait pas trop de problèmes, mais due à un « bug » en juillet 2019 une partie des redirections du Monde.fr et à peu près 2/3 des images du blog paysages sur le Monde.fr ayant disparu. J’essaye donc progressivement de réinitialiser les images des anciens articles du blog hébergé sur les « services des blogs abonnées du Monde.fr ». Cela prend du temps, et je ne sais pas si j’arriverai à faire réapparaitre tous les anciennes images du blog. Naturellement il faut admettre, la fréquentation des paysages a beaucoup diminué depuis qu’il est hébergé sur « Wordpress.com » – sous le drapeau du Monde.fr la fréquentation journalière du blog paysages se situait  entre 50 et 150 visites par jours, – et depuis le nouveau départ sur wordpress la fréquentation se situe entre 15 et 30 visites par jours.

L’article le plus consulté en 2019 fut l’article « La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » (5,22% des consultations sur paysages en 2019). C’est dans cet article que j’ai aussi reproduit (un scan) le courrier reçu par email de la part du Monde, annonçant la fin des blogs abonnées du Monde. Je crois que cet article assez régulièrement consulté, a déjà un peu le caractère d’un document historique, – un document sur l’histoire du Journal le Monde.

En deuxième position on trouve l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (4,05% des consultations sur paysages en 2019) billet écrit en juillet 2009 qui nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

Enfin au troisième rang le billet bilingue (français/allemand) « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr » (3,47% des consultations sur paysages en 2019), qui retrace un peu l’histoire de paysages sur la plateforme des blogs abonnées du Monde.fr.

En quatrième position l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » (2,04% des consultations sur paysages en 2019), billet autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin.

En  cinquième position on trouve l’article « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 » (1,76% des consultations sur paysages en 2019). Un billet qui se penche sur les incendies de forêts de l’été 2018. Dans ce billet publié en anglais j’insiste surtout sur les interdépendances entre dangerosité de futurs feux de forêts et changements climatiques en Europe et dans les régions méditerranéens du globe.

En sixième position on trouve le billet « Et finalement les premières neiges sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 15 au 16 décembre 2018 » (1,71% des consultations sur paysages en 2019). Ce billet décrit la seule chute de neiges (importantes) que nous avons eues à Grünstadt, durant l’hiver 2018/2019. Je pense que ce billet est surtout lu à cause des images montrant les fruits de mes arbousiers couvert par la neige.

En septième position on trouve  l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (1,68% des consultations sur paysages en 2019). Billet écrit en anglais durant l’été 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques ou « megafire » – je parle de « the fatal Mega fire of the Forêt des Landes » , tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En huitième position on trouve   « Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes » (1,55% des consultations sur paysages en 2019), – encore un billet qui se penche sur l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En neuvième position la notice « De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris» (1,54% des consultations sur paysages en 2019), qui décrit en voyage en vélo de Schramberg la petite ville de Forêt-Noire ou j’ai grandi à Paris que j’ai effectué durant l’été 1980. Le souvenir de ce voyage à Paris en bicyclette traversant la Forêt-Noire, la plaine de l’Alsace, les Vosges, la Lorraine etc. m’a ressurgit en voyant la Cathédrale Notre-Dame de Paris dévorer par les flammes le 15 et 16 avril 2019.

Enfin en dixième position le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Ile de Faial/Açores) » (1,54% des consultations sur paysages en 2019). Ce billet est une rétrospective personnel sur vingt ans de voyage de recherche sur l’ile de Faial.

A part les articles sur fin des blogs abonnées sur Le Monde.fr, et les deux articles autobiographiques (De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris, Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Ile de Faial/Açores) , Erinnerungen an die „märklinModerne ) ce sont surtout les articles se penchant sur les incendies de forêts qui ont été consulte en 2019 sur paysages. Ce qui est assez surprenant car je l’ai déjà écrit l’année dernière, en ce moment je ne travaille presque plus sur les feux de forêts. Néanmoins je pense qu’avec les changements climatiques annoncés on devrait s’attendre à plus de feux dangereux, aussi bien sur les régions méditerranéens (européens et autres) que sur les régions de l’Europe centrale (en France les massifs forestiers du Grand Est, en Allemagne presque tous le massifs forestiers, même choses pour la Suisse et l’Autriche). Dans ce contexte je peux que recommander la lecture du texte « Changer notre regard sur les incendies de forêt ….et agir sans délais » écrit et rédigé par Charles Dereix, Louis-Michel Duhen et Éric Rigolot pour la revue et l’association « forêt mediterrannéenne » et publie dans tome XL, numero 2 du juin 2019 de le revue éponyme – même si ce texte concerne surtout les régions méditerranéens françaises. Néanmoins ce texte mérite une large distribution.

Je finis ce billet de rétrospective sur l’année 2019 sur le blog paysages une phrase du billet que j’avais écrit en janvier 2019 dans « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 » …. « mais néanmoins avec l’expertise scientifique que j’ai acquise pendant les dernières décennies je pense que en 2019 nous allons une fois de plus être confrontés à des scenarios d’incendies de forêts catastrophiques. La Californisation, la suburbanisation d’une part, – et les changements climatiques d’autres part – sont un cocktail particulièrement dangereux qui peuvent engendre de plus en plus de feux de forêts mortels ». Vue ce qui se passe actuellement en Australie, je peux que réitérer ses propos écrit il y maintenant un peu plus d’un an.

Concernant le blog paysages – je vais continuer au fil du temps, de rédiger des billets en français, parfois en allemand et anglais, sur mes « paysages » …..

Bibliographie :

Dereix, Ch., Duhen, L.-M., Rigolot, E. (2019): Changer notre regard sur les incendies de forêt ….et agir sans délais. Dans forêt mediterranéenne, tome XL, numero «  juin 2019, pp. 159 – 171.

Photo : Vue depuis le Grünstadter Berg sur Grünstadt, © Christophe Neff 30.12.2019.

Christophe Neff, écrit le 03.01.2020, publié le 04.01.2020

[1] Voir :  « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 »

Ein paar Tage im November 1989: Erinnerung zum Mauerfall aus Südwestdeutschland

Novemberblick auf die Grünewaldstraße in Mannheim - Neuostheim 02.11.2019
Novemberblick auf die Grünewaldstraße in Mannheim – Neuostheim 02.11.2019, © Christophe Neff

Im Jahr als die Mauer fiel, war ich Student der Geographie an der Universität Mannheim[1]. Ich wohnte damals in der Grünewaldstraße in Mannheim-Neuostheim. Grünewaldstraße 44, das war mein studentisches Domizil, – von Anfang des Studium bis zum Beginn meiner Assistentenzeit am Geographischen Institut der Universität Mannheim, d.h. bis zum Eingang des ersten Assistentengehaltes im Jahre 1994, dann bin ich ins Niederfeld gezogen, in eine weitaus komfortablere Wohnung mit Aussicht aufs Großkraftwerk Neckarau. Einen Teil des 9. Novembers verbrachte ich wohl mit einer Freundin, soweit lässt sich das aus meinem Tagebuch rekonstruieren[2]. Den anderen Teil des 9. Novembers wenn man so will, d.h. so ab 19:30 abends, habe ich damit verbracht den Ereignissen an der Berliner Mauer zu folgen. Ich habe in diesen Jahren ein Tagebuch geführt, – und gelegentlich tue ich das heute noch. Meistens nur persönliche Eintragungen, -und hier und da eine „politische/zeitgeschichtliche Notiz“.  Ja, und ab besagten Abend erhielt ich dann gegen 19:30 einen Anruf  von Martin.

Christophe, Christophe weißt du es schon, – die Mauer wird geöffnet, der Schabowski, der Schabowski, – ich habe es gerade im ZDF in den Heute Nachrichten gesehen“.

Ich war einerseits etwas erstaunt, andrerseits erschien mir nichts unmöglich, angesichts der sich überstürzenden Ereignisse in der DDR. Ich hatte ja keinen Fernseher, bzw. hatte ich ein altes Gerät, welches mir ein Schulfreund geschenkt hatte, welches ich aber vor allem als Buchablage nutzte, – als Fernseher habe ich den Apparat wohl fast nie benutzt. Las viel Zeitung, ging oft ins Kino, – der Fernseher fehlte mir an für sich nicht. Außer vielleicht an diesem Abend, dem Abend des neunten November neunzehnhundertneunundachtzig. Damit ich auch was von diesem historischen Ereignis mitbekam, verabredeten wir uns im „Welde“ – in „Johann’s Welde Reale Bierwirtschaft“ in der Dürerstraße ein paar Ecken weiter. Ins „Welde“ eine kleine Wirtschaft mit schöner Terrasse auf der Dürerstraße, inzwischen ist die Kneipe wohl auch verschwunden, ging ich als Student abends doch öfter mal hin, – kurz was essen, Spiegelei mit Fleischkäse, Wurstsalat mit Pommes, Tagesschau „gucken“. Wenn ich mich recht erinnere bekam  man einen gebratenen Fleischkäse  mit Bratkartoffeln und Spiegelei + zwei Pils für unter 10 Mark.  Ich saß also dort am Tresen, – schaute dort die „Tagesschau“ – und irgendwann trudelte auch der „Martin“ ein. Martin wohnte in Heidelberg, – studierte in Mannheim Jura – irgendwann hat er dann auf Geschichte in Heidelberg umgesattelt, – während meiner Assistentenzeit am Geographischen Institut der Universität Mannheim[3], haben wir uns dann irgendwie aus den Augen verloren. Es war also unzweifelhaft, – die DDR würde also die Grenzen öffnen, – die Mauer würde fallen.  An diesem Abend diskutierten wir noch lang, ob das Öffnen der Mauer auch eine Wiedervereinigung bedeuten würde.

Offensichtlich erschien uns, dass die Montagsdemos in Leipzig, in Dresden, die große  Demonstration auf dem Berliner Alexanderplatz am 4 November 1989, in der damaligen DDR weitgehend friedlich, d.h. ohne größeres Blutvergießen  verliefen, – das lag daran dass die Sowjettruppen nicht intervenierten, – und auch weil Moskau offensichtlich die schlimmsten Bluthunde in der SED zügelte, – aber würde man in Moskau, würde Gorbatschow auch einer Wiedervereinigung zustimmen? Wie würde man die Wiedervereinigung in London, aber vor allem in Paris bejahen. Ich konnte mir damals durchaus vorstellen, dass es in der französischen Regierung „Vorbehalte“ gegenüber einer „Wiedervereinigung“ Deutschland geben würde. Die Wunden die der zweiten Weltkrieg, die Nazibesatzung und die Kollaboration in Frankreich hinterlassen hatte waren tief, sehr tief und sie reichten bis in meine eigene Familie hinein[4]. Der Barbie Prozess im Frühsommer 1987 in Lyon hatte die gesamte französische Gesellschaft nochmals tief aufgewühlt. Dennoch glaubte ich, dass François Mitterrand, letztendlich doch einer „Wiedervereinigung“ zustimmen würde, aber sicher war ich mir natürlich nicht. An diesem Abend des 9.11.1989 konnte man noch nicht wissen, dass es letztlich und vor allem so schnell zur „zur Wiedervereinigung „ kommen sollte. Ich habe Helmut Kohl nie gewählt, aber er hat die Gunst der Stunde zu nutzten gewusst, und es geschafft die vier Siegermächte (Sowjetunion, USA, Großbritannien, Frankreich)  von der „Alternativlosigkeit“ der deutschen „Einigung“ zu überzeugen – und damit mit dem „Zwei-plus-Vier-Vertrag“ nicht nur deutsche „Einigung“ vollzogen sondern auch die völlige staatliche Souveränität Deutschlands wiedererlangt. Obwohl ich Helmut Kohl nie gewählt habe, bin ich ihm wohl, für das war er zwischen dem 9.11.1989 und dem 12. September 1990, d.h. der Tag an dem „Zwei-plus-Vier-Vertrag“ in Moskau unterzeichnet wurde, bis auf den heutigen Tage dankbar.

19erzählerAm Wochenende nach diesem historischen Abend, d.h. dem Wochenende 11/12.11.1989 bin ich wohl wieder zu den Eltern nach Schramberg gefahren. Ich fuhr während des Studiums in den Herbst und Wintermonaten sehr oft über die Wochenenden nach Hause, um den Mannheimer Nebeltagen, der Mannheimer Luft, die mir allzu oft Migräneattacken bescherte, zu entgehen. Auch wenn es im Schwarzwald meist erheblich kälter war als in Mannheim, auf den Höhen sei es nur auf dem Sulgen wo die Eltern wohnten, auf dem Fohrenbühl, oder auf anderen Schwarzwaldhöhen, – schien doch meist die Sonne, herrschte Licht[5]. Und an diesem besagten Wochenende, kam wohl mein Vater der Geschichts- und Französischlehrer an der Schule war an der ich auch mein Abitur abgelegt hatte, von einer Klassenfahrt aus dem Gebiet der ehemaligen DDR zurück.  In meinem Tagebuch findet sich zwar davon keine Notiz, aber meine Mutter hat vor 10 Jahre auf den Blogs Le Monde einen sehr schönen eindringlichen Text auf Französisch dazu verfasst „Vingt ans, déjà vingt ans….“, der u.a. auch diese „Schulfahrt“ in die ehemalige DDR im Herbst 1989 beschreibt, den man auch heute noch im Webarchiv  finden kann. Es erschien klar, dass uns gewaltige Veränderungen bevorstanden.  Wohin die Reise gehen würde, wusste an diesem Wochenende vom 11/12.11.2019 wohl niemand sehr genau. Ich erinnerte mich daran, wie ich ein Jahrzehnt vor der Öffnung der Mauer nach einem Norwegenurlaub mit den Eltern Westberlin besuchte. Wir kamen von Lübeck über Mecklenburg und Brandenburg über die alte Transitrecke Lauenburg – Ludwigslust –Berlin Staaken der Fernverkehrstraße 5 also die einzige Transitroute nach West Berlin die bis in die 1980 Jahre nicht als Autobahn ausgebaut war.  Man fuhr auf einer einfachen Landstraße durch die DDR. Zonengrenze, Landstraße durch ein graues, abgewracktes Land, Dörfern ohne Farbe, mit unendlichen Getreide und Kartoffelfelder die an Nordfrankreich erinnerten, die Seen die mir etwas erscheinen wollten wie die Glücksteiche aus Günter de Bruyn Erzählung „Fedezeen[6], im Westen Mecklenburgs großartige Buchenwälder und dann gegen Ost in Brandenburg also sozusagen gen Westberlin  immer mehr lichte Eichen und Kiefernwälder und dann die Mauer und endlich Westberlin. Aus meiner „jugendlichen Perspektive“ erschien mir die Landschaft um die Fernstraße 5 wie ein großes graues Gefängnis ohne Farben.  Ich war übrigens als Schüler, Jahre nach dieser ersten Begegnung mit dem Osten,  mit dem Geschichts-LK in der Jahrgangstufe 12 eine Woche in Berlin. Das war im Winter 1983, – die Mauer, Ostberlin das erschien mir immer noch so grau (und dazu noch kalt) wie Jahre als 14 Jähriger zuvor. Die Berlinfahrten meiner Schule, des Gymnasium Schrambergs, das war ja quasi fester Bestandteil des Lehrplanes (zumindest der Geschichts- und Sozialkunde Lk’s, aber auch schon der klassischen Oberstufen vorher) während der deutschen Teilung. Aber das galt wohl damals für viele traditionsbewusste Gymnasien im deutschen Südwesten. Außerdem wurden diese „Berlinfahrten“, soweit ich mich erinnere,  ja auch sehr großzügig von der Bundeszentrale für politische Bildung bezuschusst. Mein Vater der ja an der gleichen Schule Geschichte, Sozialkunde und Französisch unterrichtete, war fast sein ganzes Schulleben an dieser Schule Begleiter und Organisator dieser Oberstufenberlinfahrten[7].

An der Mauer entdeckte ich die Kreuze, die Gedenkstätten,  – bis heute unvergessen wie ich dort als wohl 14 jähriger das Schicksal von Peter Fechter (und vieler anderer Maueropfer) entdeckte. Besonders beeindruckte damals mich das große „Todeskreuz“ für Heinz Sokolowski. Mit meiner kleine Revuekamera die ich Jahre vorher für das erfolgreiche Übertreten ins Gymnasium geschenkt bekommen hatte, – das sogenannte kleine Abitur der Grundschule in Baden-Württemberg, die Probearbeiten, machte ich ein Bild dieses drei Meter großen Gedenkkreuz für Sokolowski. Das Bild befindet sich noch heute in meiner Diasammlung. Sollte ich es irgendwann einscannen oder einscannen lassen werde ich es nachträglich in diesen Blogbeitrag einstellen.

Was war das für ein Staat, der seine Einwohner, die doch nur die Freiheit wollten, wie die Kaninchen abschoss, sie jämmerlich wie damals Peter Fechter an der Mauer verbluten ließ. Was ich damals als 14 Jähriger nicht wusste, dass diese Mauer, noch für so viele andere oftmals sehr junge Menschen zur Todesfalle werden sollte. Ein paar Jahre nach unserem Familienbesuch in West Berlin wurde Marienetta Jirkowsky an der Mauer erschossen, – und noch im Februar 1989, also sieben Monate bevor die „Mauer“ fiel wurde Chris Gueffroy erschossen. Was mir damals als Schüler sofort bewusst wurde war, dass ich mit meinem „Freiheitsdrang“ sehr viel Glück hatte in Westdeutschland geboren zu sein, – wer weiß ob ich nicht drüber geboren, mit meinem Freiheitsdrang auch versucht hätte in den Westen zu kommen, vielleicht dann auch an der Mauer gescheitert oder in der Ostsee erfroren und ertrunken wäre[8]. Vielleicht sind mir auch noch deshalb einige der Namen der Maueropfer noch so präsent.

Auch wenn man an dem Wochenende vom 11/12.11.1989 noch nicht so genau wusste, was aus den beiden deutschen Staaten werden sollte, – ich war mir sicher, dass zumindest das „Morden“ an der Mauer ein Ende haben würde.

Ich dachte auch daran, wie ich ein paar Monate vorher, als ich meinen Reserveoffizierslehrgang an der Offiziersschule des Heeres Hannover absolvierte, und wir in Omnibussen an die Zonengrenze gebracht wurden, und wir irgendwo zwischen Schladen (östlich von Salzgitter)  und Bad Harzburg, mit dem Feldstecher, die Dienstgrade der  NVA Grenztruppen gegenüber von uns auf den „Grenztürmen“ identifizieren mussten[9]. Wir hätten ja auf einander schießen müssen im Ernstfall – und wir hätten wohl auch auf einander  geschossen, da bin ich sicher. Der dritte Weltkrieg, von dem in der zweiten Hälfte der 1980 Jahre sooft die Rede gewesen war, – da war ich mir doch an diesem Wochenende im November 1989 sicher –rückte mit einem Mal in eine weite Ferne[10]!

Auch das würde, so dachte ich mir  diesem Wochenende im November 1989, die Kriegsängste würden  bald der Vergangenheit angehören. Was ich mir damals aber nicht vorstellen konnte, war dass man die OSH in Hannover nach Dresden verlegen würde. Das erschien im Herbst 1989 noch wahrlich unvorstellbar.

JahrestageINach dem besagten Wochenendaufenthalt in Schwarzwald habe ich mir wohl „Johnson’s Jahrestage“ gekauft. Die Monate zwischen November 1989 und Sommer 1990, diese schicksalshafte Zeit, als die Wegmarken für das geeinte Deutschland gelegt wurde, verbrachte ich u.a. mit der Lektüre des Lebens der Gesine Cressphal. Als ich den Band 4 der Jahrestage im Sommer /Herbst 1990  zu Ende gelesen hatte, war Deutschland wieder ein vereinigter  Staat. Inwiefern das Land heute, d.h. im Jahre 2019, wirklich alle Gräben der Teilung überwunden hat ist eine andere Frage. Von den vielen Bilder, den Fernsehbildern die ja heute überall zirkulieren, habe ich übrigens wenig mitbekommen, – ich hatte ja keinen funktionierenden Fernseher,  – meine Wahrnehmung über den Mauerfall und die daraus JahrestageIIfolgende Wiedervereinigung, das waren vor allem Radiobeträge und die Zeitungsberichterstattung, sowie die Gespräche im Freundeskreis und in der Familie in Schramberg und in Aubord (Frankreich).  Familie in der DDR hatten wir übrigens nicht. Manches bekam ich auch einfach gar nicht mit, -vom Cellospiel von Rostropowitsch am Checkpoint Charlie las ich erst viel Jahre (1997) durch einen Artikel von Annick CojeanBerlin, 1989 : le maestro et le Mur“ im Le Monde, also 12 Jahre später .

Meinem Vater, der im Januar 1992 an einem  Krebsleiden verstarb blieb es noch vergönnt die deutsche Einheit zu erleben. Noch vor dem Krieg, 1938 in Saulgau in geboren, in Oberschwaben aufgewachsen, hatte er immer von der deutschen Einheit geträumt, aber wohl bis zum Sommer 1989 nicht daran geglaubt, dass er die „Einheit“ je erleben würde[11].

Mutmassungen über JacobIch habe diesen Text aus meiner „Erinnerung“ an einem nebligen Novembersonntag verfasst. Als Grundlage dienten mit vor allem meine persönlichen Erinnerungen, meine sehr dürftigen Tagebuchnotizen von damals. Auf andere Quellen habe ich beim Schreiben dieses Textes kaum zurückgegriffen. Die Heute Nachrichtensendung von 19:00 vom 7.9.1989 nochmals auf Youtube angeschaut, – die hatte ich ja damals wie weiter beschrieben gar nicht gesehen. Die Jahrestage von Johnson nochmals aus dem Bücherregal gegriffen, auch wieder in Johnsons „Mutmassungen über Jacob“ geschaut und nochmals durch de Bruyn’s „Feedezen“ geblättert. Annick Cojean Artikel „Berlin, 1989 : le maestro et le Mur“ aus dem Monde habe ich beim Schreiben nochmals zur Hand genommen.

Schramm Möbelwagen in Saulgau (1950 Jahre)
Schramm Möbelwagen in Saulgau (1950 Jahre), Photo aus dem Eulenalbum meines Vaters  Winfried Neff

In meines Vaters Photoalbum, dem sogenannten „Eulenalbum“  aus den 1950 Jahren geblättert. Mein Vater hatte uns von einer Reise in den Osten, d.h. in die SBZ, erzählt und ich hoffte vielleicht Bilder von dieser Reise in dem Photoalbum zu finden.  Die Reiseerinnerungen meines Vaters aus den 1950 Jahren waren übrigens die Begründung dafür, dass wir in den 1970 Jahren von Norwegen und Dänemark kommend, den Weg über die Fernstraße 5 von Lauenburg nach Westberlin wählten[12]. Aber im „Eulenalbum“ des Vaters, da sind nur Bilder aus Saulgau, aus Oberschwaben, einer Alpenquerung mit dem Fahrrad nach Südtirol zu finden.  Und Bilder vom Bruder meines Vaters, dem Reinhard, der 1957 als vierjähriger an der Kinderlähmung verstarb. Vielleicht trügt mich ja auch die Erinnerung, und mein Vater hat als Jugendlicher nie eine solche Reise in den Osten unternommen. Es war übrigens in den 1950 Jahren durchaus noch möglich, in den „Osten“ in die SBZ zu reisen – und auch wieder heil zurück nach Westdeutschland zu kommen.  Übrigens sehr schön beschrieben in dem Roman „Nächstes Jahr in Berlin“ von Astrid Seeberger. Ja es gab sogar vereinzelt Menschen die freiwillig von West nach Ost gezogen sind, – wie Beispiel zum Horst Kasner der Vater von Angela Merkel der 1954 von Hamburg aus in den „Osten“ zog um eine Pfarrstelle in Quitzow bei Perleberg in Brandenburg anzutreten. Oder Wolf Biermann zog auch in den 1950ern von Hamburg aus den Osten. Natürlich verließen sehr viel mehr Menschen den Osten Richtung West, – diese andauernde Republikflucht Richtung Westen in den 1950 Jahren – war ja wohl die Begründung für den Mauerbau und die „Grenzbefestigungen“ an der Zonengrenze – man wollte den andauernden, nie versiegenden Strom von Ausreisenden,  die Ausreisenden die man auch „Republikflüchtlinge“ nannte in die „Bundesrepublik Deutschland“ in den 1950 Jahren ein für alle Mal beenden.

Der vorliegende Text ist also als ein „erweitertes Gedächtnisprotokoll“ über vier Tage im November 1989 die Welt bewegten zu lesen. So wie ich aus der Erinnerungen die Tage um den Mauerfall, also den 9. November, die folgenden 10,11 und 12 November in Mannheim und Schramberg im Jahre 1989 erlebte.

Zu den eingestellten Bildern:

Blick vom Feuerbachplatz auf die Häuserreihe der Grünewaldstraße in Mannheim – Neuostheim mit dem Gebäude Hausnummer 44 in welchem ich als Student wohnhaft war, aufgenommen am Nachmittag des 2 November 2019.

Bildscan eines Möbelwagens der Firma Wilhelm Schramm, Saulgau – von meinem Vater in den 1950 Jahren in der Karlstraße in Saulgau aufgenommen. Das Bild stammt aus dem „Eulenalbum“ meines Vaters. Als das Bild aufgenommen wurde, war die Zonengrenze die Deutschland teilte noch etwas durchlässig.

Weiterhin noch ein paar Scans von Buchtiteln an die ich mich beim Schreiben dieses Textes erinnerte – oder die ich tatsächlich wieder in die Hand nahm und daraus auch wieder ein paar Sätze las.

Bilder außer die Buchtitelscans alle © Christophe Neff bzw. Winfried Neff

Literatur:

Bruyn, Günter de (1982): Feedezen. In: Schmitt, Hans – Jürgen (Hg.): 19 Erzähler der DDR.  Frankfurt am Main, Fischer Taschenbuch Verlag, ISBN 3-596-21210-3.

Johnson, Uwe (1988): Jahrestage : aus dem Leben von Gesine Cresspahl. Frankfurt am Main: Suhrkamp, ISBN 3-518-11500-6, kart. in Kassette.

Johnson, Uwe (1962): Mutmassungen über Jakob. Roman. Frankfurt a.M. ; Hamburg : Fischer Bücherei. 113-122. Tsd. Januar 1969

Neff, Winfried (1950-1959): Eulenalbum. Unveröffentlichtes Photoalbum über die Jugendjahre in Saulgau, Oberschwaben und Südtirol. (im Privatbesitz des Verfassers des „paysagesblog“)

Neff, Christophe ( 1989-1990): Tagebuchaufzeichnungen 21.03.1988- 11.1.1990. Unveröffentlichtes Tagebuch. Mannheim-Neuostheim/Schramberg- Sulgen.

Seeberger, Astrid (2016): Nächstes Jahr in Berlin. Roman. Aus dem Schwedischen von Gisela Kosubek, Zürich, Arche Literatur Verlag. ISBN 978-3-7160-2751

Seiler, Lutz (2014): Kruso. Roman. Berlin, suhrkamp, ISBN 978-3-518-42447-6

Tellkamp, Uwe (2010): Der Turm. Geschichte aus einem versunkenen Land. Roman. suhrkamp Taschenbuch 4160. Frankfurt am Main 2010. ISBN 978-3-518-46160-0

Christophe Neff, geschrieben in Grünstadt am Sonntag den 10 November 2019, veröffentlicht am Donnerstagabend des 14. Novembers 2019

P.S: Zum zwanzigsten Jubiläum des Mauerfalls verfasste ich am 10.11.1999 in paysagses den Text „Hinweis auf drei deutsch-französische Innenansichten zum 9. November“.

[1] Über meine Studenten und Assistentenzeit in Mannheim siehe auch den Blogbeitrag „Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim“sowie in Teilen der zweisprachige Post (dt./frz.) “ Mannheim les palmiers – photos sur le vif d’un paysage urbain particulier

[2] Tagebucheintrag vom 09.11.1989:   „9.11.1989 Mannheim-Neuostheim Donnerstag. Ein bemerkenswert schöner Tag. Letzte spätherbstliche Stunden mit …., – und Nachts fällt dann die Mauer.“

[3] Zur Geschichte des Faches Geographie an der Universität Mannheim, siehe auch „Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule

[4] Siehe u.a. auch « Blognotice 22.01.2013: pensées personnelles franco-allemandes sur le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée », « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas (18.06.1940 – 18.06.2010) », « Blognotice 6.5.2011 : – souvenir d’une longue attente pour un enfant du Pays-Haut mort en déportation »,

[5] Siehe auch das Kapitel „Das Licht des Fohrenbühles – die Wiederentdeckung des heimatlichen Schwarzwaldes und der Raumschaft Schramberg aus Mannheimer Perspektive“ im Blogbeitrag „Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim.

[6] Die Erzählung „Fedezeen“ von Günter de Bruyn hatte ich in dem Band „19 Erzähler der DDR“ welcher von Hans-Jürgen Schmitt herausgeben wurden, gelesen. Buch was ich als Oberstufenschüler mir 1982 gekauft hatte, und welches ich dann regelrecht verschlungen hatte. Wobei eine Vorgängerausgabe dieses Buches sich wohl auch schon in der Bibliothek meines Vaters befand, was ich dann wohl auch vor der Reise mit den Eltern durch Mecklenburg und Brandenburg gelesen hatte. Aber da ich mir schon in jungen Jahren eine eigene „Bibliothek“ aufbauen wollte, hatte ich mir später ein eigenes Leseexemplar gekauft.

[7] In der Diasammlung meines Vaters gibt es auch eine umfangreiche Bilddokumentation dieser Berlin – und DDR- Oberstufenfahrten des Gymnasiums Schramberg.

[8] Vielleicht hatte mich viele Jahrzehnte später die Lektüre des Romanes „Kruso“ von Lutz Seiler so berührt.

[9] Zu meiner Reserveoffiziersausbildung bei der Bundeswehr siehe u.a. „Ottmar Schreiner – Sozialdemokrat, Fallschirmjägeroffizier und Katholik (21.04.2013)

[10] Was man in dieser Zeit, als ich mich in der Bundeswehr zum Reserveoffizier habe ausbilden lassen, erleben konnte, kann man sehr gut in Tellkamps Roman „der Turm – Geschichte aus einem versunkenen Land“.

[11] Zu meinen Saulgauer, jetzt Bad Saulgau genannt Erinnerungen, siehe u.a. „Blognotiz 16.11.2014: Novembererinnerungen an Saulgau – Gedanken zum Volkstrauertag 2014

[12] Das war soweit meine Erinnerungen korrekt sind der Sommer 1978.

Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores)

vol vers Horta- vue sur le Pico 21.09.2019
vol vers Horta- vue sur le Pico 21.09.2019, © Christophe Neff 2019

Il y  a maintenant déjà vingt ans que je débarquai à Castelo Branco, le petit aéroport de Horta sur l’île de Faial, pour débuter mes recherches géographiques et géobotaniques sur le complexe de Capelo à l’ouest de l’île de Faial aux  Açores. Ce fut durant la fin de l’été 1999 que je découvris l’île de Faial, en venant de l’ile de Flores et de Terceira, et depuis entre 1999 et 2008 je suis retourné quasiment chaque année. L’accident de 1999, qui engendra la naissance du blog paysages sur le Monde.fr, interrompra mes voyages jusqu’ en 2017[1]. Enfin en Septembre 2017, jusque 60 ans après la naissance du Capelinhos j’avais enfin l’occasion de revenir à Faial et de poursuivre mes recherches, que j’ai poursuivies durant la deuxième moitié de Septembre 2019 sur la dynamique

Blick auf Capelinhos Sept 1999
Vue sur le Capelinhos, Septembre 1999, © Christophe Neff, 09/1999

 

végétale dans le complexe de Capelo. Le complexe de Capelo, ou plus précisément le complexe volcanique de Capelo (complexo vulcânico do Capelo en portugais/ Capelo Volcanic Complex en anglais) désigne la partie occidentale de l’île de Faial, dénommée aussi  la péninsule de Capelo, qui est un paysages formé par volcanisme relativement récent, 11 systèmes volcaniques, formant 33 cônes, qui se sont formés durant les derniers 8000 ans, et dont le volcan Capelinhos est le dernier né.

Observations de la dynamique végétale sur le volcan Capelinhos (Ile de Faial - Açores - Portugal)_Seite_02
Diapos d’introduction de la présentation « Observations de la dynamique végétale sur le volcan Capelinhos » au congrès « Phytosociology, Biogeography and Syntaxonomy of the Eastern Atlantic Regions. Praia, Cabo Verde, November 5-7, 2017 » montrant la vue depuis le Cabeço Verde (aussi dénommé Pico Verde) sur le Cabeço do Canto et en arrière-plan le volcan des Capelinhos appartenant tous au complexe volcanique de “Capelo”.

Je ne vais pas trop m’attarder sur mes recherches menées sur le complexe volcanique de Capelo, – j’ai soumis début Septembre 2019 un article dénommé « Observations de la dynamique végétale sur le volcan des Capelinhos (Île de Faial/ Açores /Portugal)[2] » à la revue de géographie portugais « Finisterra » – qui résume tous mes travaux scientifiques effectués sur le site du complexe volcanique de Capelo entre 1999 et 2017 – et j’espère naturellement que l’article sera accepté (sans trop de changements). Notons que Finisterra est une des rares revues scientifiques internationales  qui accepte encore des articles écrits en français.  J’aimerais ici dans le « billet » de blog plutôt me pencher sur ma perception personnelle des changements de ces paysages  depuis 1999, surtout aussi parler de quelques rencontres personnelles faites durant tous ce voyages de recherches, rencontres qui ont laissé des traces dans mes « souvenirs de voyage à Faial ».

A mon arrivée à Faial, il n’y avait pas des « tourisme » digne de ce nom. Quelques randonneurs, des équipages des voiliers qui se réunissaient chez « Peters ». Les petits déjeuners dans la salle à manager de l’ Hôtel Faial[3], – ou j’ai toujours débarqué pendait mes voyages – se passait dans le calme – quelques touristes français & francophones, des américains, des luso-américains  à la recherche de leurs racines açoriennes.

approche à Flores (Hotel Faial 28.09.2017)
Photo des dessins de « Transalls » de l’Armée de l’Air en vol vers ancienne base française de Flores (Bar de l’Hôtel Faial 28.09.2017), © Christophe Neff, 09/2017

Cela cependant a complètement changé,  le tourisme est bien arrivé à Faial. La salle à manger de l’Hôtel Faial, le matin, pendant l’heure du petit déjeuner a perdu son calme, – il y  a du monde maintenant qui prend son petit déjeuner ici. D’ailleurs les dessins montrant la base française de Flores, l’approche des « Transall » vers le petit aéroport de Santa Cruz de Flores ont disparu de la salle à manger de l’Hôtel Faial, mais heureusement on les retrouve au Bar de l’Hôtel. Ces dessins qui rappellent les souvenirs de la présence de la base militaire française de l’ile de Flores sont aussi dans ce sens un vestige d’une période presque oubliée – la guerre froide et le développement de la « Force de Frappe »  française. Jadis c’était cette base qui faisait tourner l’économie de la petite  île de Flores, ce petit caillou perdu dans l’atlantique du Nord, – qui géologiquement appartient déjà à l’Amérique, Flores fait partie de la « Plaque nord-américaine »[4]. Flores est surtout le petit village de Fajã Grande sur la côte occidentale de l’ île sont un monde à part qui semble être oublié des grands bouleversements qui ont secoué la planète ces vingt dernières années – c’est au moins ce que je retiens de deux séjours dans ce village en 1999 et 2001[5].

peterslivrefran

Quand je descendis la première fois à l’Hôtel Faial, une grande partie du personnel était encore « francophone », cela a changé, à  part Valther le maître d’Hôtel qui maitrise parfaitement la langue de Voltaire, – l’Hôtel est devenu un lieu anglophone (comme d’ailleurs une grande partie du paysage touristique portugais). Un des rares endroits où  une partie du personnel parle encore français est le fameux « Peter Café Sport » sur le Port de Horta. C’est là par ailleurs que je fis une rencontre qui m’a montré à quel point le Portugal a souffert de la crise de 2007/08.

Vue sur Peter Café Sport (Horta 25.09.2019)
Vue sur Peter Café Sport (Horta 25.09.2019), © Christophe Neff

Une jeune femme, architecte diplômée et photographe, a dû quitter les paysages du Nord du Portugal où elle a grandi, passé ses études, pour gagner sa vie à Horta, – car ici à Faial le tourisme (qui était quasiment inexistant en 1999) a pendant les années de crises (et même après)  procuré quelques possibilités de survivre économiquement. Beaucoup de jeunes portugais ont d’ailleurs été obligés d’immigrer au Brésil, vers l’Angola et de même le « flux » de l’immigration portugais envers la France et la Suisse a repris pendant ces années de crise. Marianna la jeune photographe venue du Nord du Portugal a choisi de tenter sa chance à Faial – elle boucle ses mois en travaillant chez « Peters ».

Quand je suis arrivé sur les champs de cendres de Capelo en 1999, à Cedros il y avait le restaurant de Nick, « O’Esconderijo-Nicks Hide away » – à Capelo « l’artisanato do Capelo » de Véronique, à Norte Pequeno le Bar « Fim do Mundo (Fin du Monde) » de Domingos – et le restaurant « Bela Vista » à Capelo – oui la partie occidentale de île de Faial – en 1999 c’était encore quasiment la Fin du Monde.

Bar Fim do Mundo September 2001 Norte Pequeno
Bar Fim do Mundo September 2001 Norte Pequeno, © C.Neff 09/2001

Le Bar « Fim do Mondo[6] » était une véritable institution a Norte Pequeno (dont j’avais déjà une fois parle un peu ici). On pouvait se ravitailler, boire un café, et naturellement découvrir l’intérieur du Café, – décoré avec des cartes du National Geographic, des extraits du « Boston Globe », du « Cape Code Times »…..et les histoires de Domingos et de Patricia[7]. Un véritable « Café des Géographes » au fin du Monde où on rêvait de Nantucket , New Bedforddu Cape Code , Martha’s Vineyard  – de terres promises du Massachusetts, de Rhode Island mais aussi de Paris, Lisbonne et autres terres lointaines. Le souvenir de John Fitzgerald Kennedy, de son frère Robert était encore très présent. Ce John qui avait forgé avec le Senateur John O. Pastore le « Azorean Refugee Act » ou « Pastore-Kennedy Act of 1958 » qui avait ouvert la porte des Etats –Unis aux habitants de Faial, car l’éruption du Capelinhos, – pour les familles de Capelo, Norte Pequeno, Praia du Norte – fut une véritable catastrophe, – un phénomène terrorisant la partie occidentale de l’île de Faial[8],[9].

Et parfois un Pickup  passait devant le « Bar » vendre ses « Bananes » – car c’est presque oublié dans le grand Monde – les Açores c’est aussi un pays de Bananes. Beaucoup d’ Açoréens ont dans leurs jardins, une petite plantation de Bananes, – mais les grandes plantations  comme par exemple aux Antilles ou en Amérique centrale n’existent pas aux Açores.

Malheureusement les époux Andrade  ont fermé le « Fim do Mundo » il y a quelques années. Mais il reste le souvenir de cet endroit magique. Car c’était un peu ca – un endroit magique du bout du Monde[10].

Le fin du Monde en 1999 c’était la partie occidentale de Capelo vers le vieux phare de Capelinhos –le Farol da Ponta dos Capelinhos. Le centre du  Centro de Interpretação do Vulcão dos Capelinhos   était inexistant, aucune résidence secondaire à Capelo sur la « Rua do Canto » à Capelo ! En Septembre 1999 on descendait la « Rua do Canto » pour arriver au vieux phare du Capelinhos et après on pouvait descendre vers le vieil

Vulk. sukz. Arundo donax + Erica azorica Capelo-Capelinhos Aschefelder 2002
Vue sur la végétation des champs de cendres du Capelinhos à Capelo dominé par la Canne de Provence (Arundo donax) en Septembre 2002, © Christophe Neff, 09/2002

embarcadère de Porto Comprido. Un paysage de champs de cendres recouvert de « Canne de Provence »,  de quelques Tamaris et de Banksia côtier – et au bout de la « rua do Canto » – la rue du Canto – le Cabeço do Canto est un des Cônes volcaniques surplombant Capelo et faisant donc partie du Complexe volcanique de Capelo. Dans cette petite ruelle que fit la « Rua da Canto » en 1999, il y avait dans une petite maison en pierre volcanique où se trouvait « l’Artesanato do Capelo », le seul endroit où on pouvait trouver quelques infos sur le Capelinhos, des extraits de vieux journaux, des livres en portugais et en français. Ce centre était le premier début du « Centro de Artesanato do Capelo » qui de nos jours se trouve au soi-disant centre de Capelo.

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« L’Artesanato do Capelo » c’était le royaume de Véronique.  Je me rappelle  encore bien, quand je rentrai dans la petite maison en Septembre 1999, me débrouillant dans mon portugais approximatif avec une forte intonation française – et Véronique s’est tout de suite  mise à parler en français avec moi – et après avoir découvert mon accent alémanique/alsacien – elle passa à l’allemand. Véronique avait passé une très longue partie de sa vie comme artiste à Paris, mais elle est originaire de la Suisse alémanique des environs de Bâle – et elle avait donc tout de  suite reconnue dans ma prononciation française mes origines « alémaniques ». C’est d’ailleurs ici chez « Véronique » dans

Capelinhos retrospectivas
Couverture du livre « Vulcão dos Capelinhos; retrospectivas vol. 1 » édite par Victor Hugo Forjaz en 1997

« L’Artesanato » que j’ai acheté mon premier livre scientifique sur l’éruption du Capelinhos. C’était l’ouvrage « Vulcão dos Capelinhos; retrospectivas vol. 1 » – édite par Victor Hugo Forjaz en 1997, – un livre qui contient presque tous les articles scientifiques en fac-similé qui ont été publiés après l’Eruption du Capelinhos dans les années 1950 et 1960. Une grande partie de ces articles étaient d’ailleurs publiés en Français, – le français était encore une langue scientifique importante, – et de plus l’élite scientifique portugaise (et intellectuelle) était tout à fait francophone.

Véronique erzählt GP Azoren SS 2019
« Véronique » en Septembre 2019, © Christophe Neff, 09/2019

Et depuis cette rencontre en Septembre 1999, chaque fois que je suis retourné à Faial (sauf en 2017) j’ai rendu visite à Véronique / Verónica Scholer Brasil Alves. Au début des années 2000 elle avait encore sa petite boutique artisanale en face de sa maison  – dans laquelle j’achetais des « foulard en soie » pour mon épouse – et pour Véronique c’était naturellement aussi l’occasion de parler un peu l’allemand. Car au début du 2 eme millénaire, – les résidences secondaires appartenant à des allemands ou suisses alémaniques à Capelo cela n’existait pas encore. Ceci depuis a complètement changé. Les résidences secondaires du début du 2 eme millénaire c’était surtout les belles demeures à Varadouro  des descendants des émigrés qui avaient fui l’éruption volcanique de 1957/58 vers Rhode Island et le Massachusetts, descendants de famille qui avait « réussi » sur l’autre côté de l’atlantique dans les états de la Nouvelle -Angleterre ! Je suis repassé en Septembre 2019 chez « Véronique » – et Véronique nous aouvert son jardin pour une petite visite.

Véronique
« Bananes » dans le jardin de Véronique, © Christophe Neff, 09/2019Véronique

Bananes, Oranges, légumes et aussi quelques plantes ornementales …. un jardin idéal pour l’autosuffisance, mais aussi un jardin qui nécessite endurance et persévérance, beaucoup de travail.  Et puis Véronique nous parle de changements du paysage à Capelo, la vigne qui réapparait massivement, les résidences secondaire qui poussent par endroit comme des champignons. Et surtout le climat qui change, – les étés deviennent de plus chauds, – des semaines sans pluies – avec un soleil qui tape comme dans le Midi, – autrefois quand Véronique avait débarqué à Capelo- les étés ressemblaient plutôt aux étés de Bretagne ou de Normandie – mais pas aux étés torrides du midi méditerranéen. Véronique avait cherché une île calme avec des étés et des hivers doux pour cette deuxième vie après ces turbulentes années de vie d’artiste à Paris et à Berlin. Mais les changements climatiques semblent avoir « méditerranisé» les étés de Faial et en plus il semble attirer les touristes. Les flux touristes, qui autrefois n’existait pas, certes précise-t-elle c’est surement dû aussi au « Centro de Interpretação do Vulcão dos Capelinhos ». D’un autre côté le « tourisme » a aussi apporté un peu de « prospérité » et de « culture artistique » à Faial.

O Esconderijo à Cedros (25.09.2019)
O Esconderijo à Cedros (25.09.2019), © Christophe Neff, 09/2019

« Nick ‘s Hideway – O Esconderijo »  je l’ai découvert grâce à la première édition du guide « Azoren » de Michael Bussmann édite en 1999. Ce guide d’ailleurs est un phénomène, c’est certainement un des guides les plus complets sur les Açores – j’ai depuis 1999 acheté toutes les éditions de ce guide[11], [12].Je pense que pour tous les voyageurs lisant l’allemand et désirant découvrir les Açores, la lecture de ce guide est un véritable must pour un voyage aux Açores. D’ailleurs grâce à la 7 eme édition de 2019  de ce guide je viens de découvrir le restaurant  «Praya »  sur la plage d’Almoxarife, petit restaurant, avec une architecture remarquable, vue sur la plage, qui vaut certainement le détour. Revenons chez « Nick » à Cedros.

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Couverture du premier guide « Azoren » de Michael Bussmann

Décrite par la première édition du guide «  guide Bussmann », j’ai découvert Nick en 1999[13], – la petite terrasse penche sur un petit ruisseau lui-même ombragé par une luxuriante végétation, des « Monsteras » énormes, sous lesquelles on prenait l’apéro sur la terrasse !

Les chaumes des bambous balayées par les vents de l’atlantique, le timbre d’un curieux mélange de chansons françaises, cap verdienne, du folk et du rythme & blues baignant ce petit coin de Cedros. Dans mes souvenirs cette petit vallée était « sonorisée » par les voix de Georges Moustaki, Nicoletta, Georges Brassens, Cesária Évora, Madredeus, Joan Baez, Stephan EicherThe Doors et beaucoup d’autres voix que se perdent dans les souvenirs. Peut-être aussi du Wagner, « Tristan und Isolde », « Siefried Idyll », peut-être – mais les souvenirs lointains peuvent aussi devenir trompeurs, il y  a déjà longtemps que Nick a vendu son « restaurant » on the « wilde side ». Et comme l’écrivait le guide « Bussmann » –on trouvait le meilleur « bifteck » de l’île (voir aussi la note en bas de page 13 avec citation originale du guide « Guide Bussmann de 1999 » (en allemand)),  pas seulement les meilleurs steaks mais aussi les meilleurs Vins de l’ile de Faial. Au début du 2 IIème millénaire trouver de bons vins à Faial n’était pas si facile, les restaurateurs avaient toujours le problème de trouver un bon « importateur » pour « importer » de bons crus portugais ou français du continent vers le petit ilôt au milieu de l’atlantique. Mais depuis cela a aussi changé. Il y quelques années Nick a vendu son affaire aux néo-ruraux allemand  Hans Einwang venu du Chiemgau  – et Nick’s Hideway est redevenue «-

Relevé de végétation dans le jardin du O Esconderijo (25.09.2019 Cedros-Faial)
Relevé botanique dans le jardin du « O Esconderijo », © Christophe Neff, 09/2019

O Esconderijo [14] ». Le nouveau propriétaire a changé la formule du restaurant, fini le bon « bifteck » à la Nick, le restaurant propose une carte 100% végétarienne.  Nous n’avons pas eu la chance de déguster la nouvelle formule gastronomique propoése végétarienne par Hans, mais d’après le « Bussmann de 2019 » Hans propose une cuisine digne d’une belle table étoilé[15], [16].  Néanmoins le décor de la végétation luxuriante baignant le lieu  n’a pas changé et Hans le nouveau propriétaire nous a même permis de faire un relevé des plantes de ce décor végétal unique.

Oui, Capelo a changé, et je pourrais encore remarquer une centaine de petits détails. On pourrait aussi dire que l’ile de Faial s’est un peu plus rapprochée du continent. Au mois un, parfois deux vols par jours pour Lisboa, – en Septembre/Octobre 1999 il n’avait que 3 vols hebdomadaires pour Lisbonne. Le Jardin botanique de Faial (Jardim Botânico do Faial) qui était en 1999 un petit ilôt de jardin  minuscule est devenu un véritable centre de recherche scientifique – et en plus néanmoins c’est aussi devenu un véritable «jardin botanique », avec une très belle collection d’Orchidées, « l’Orquidário dos  Açores »  qui mérite vraiment une visite. Et si on a de la chance de tomber sur Marco Rosa on a même droit à une visite guidée en français. Je pense que pour tous les amateurs de « fleurs », de « botanique » le jardin botanique de Faial est une « étape incontournable ». Notons, que le livre « Natural History of the Azores (Histoire naturelle des Açores) » à qui j’ai consacré un billet dernièrement, est en vente dans la petite boutique du Jardin botanique.

Capelinhos Blick in die Reste des alten Zentralkraters September 2002
Le cratère principal du Capelinhos en Septembre 2002, © Christophe Neff, 09/2002

Et du fameux Capelinhos,  je n’en ai jusqu’ à présent pas parlé dans ce billet. Comme j’ai déjà écrit au début de ce billet, j’ai soumis début septembre 2019 un long article scientifique qui résume mes travaux botaniques sur le Capelions et  les champs de cendres de Capelo à la revue de géographie « Finisterra ». Mais c’était avant ce voyage à Faial de la mi-septembre 2019. L’ascension aux

Capelinhos forbidden( 23.09.2019)
accès interdit au volcan du Capelinhos/acces forbidden to the Capelinhos volcano /interdito o acesso ao vulcão dos Capelinhos , © Christophe Neff, 23.09.2019

Capelinhos est interdite depuis le dernier hiver (2018/19). Les tempêtes de l’hiver dernier ont gravement érodé le passage entre l’ancienne cote et le Capelinhos – et l’ascension du Capelinhos est devenue une dangereuse aventure. Difficile de recevoir un droit de passage – j’ai bataillé pendant une semaine pour enfin réussir d’obtenir cette autorisation.

Gruppenbild GP Azoren 2019 auf dem Capelinhos 28.09.2019
Avec les étudiants du KIT sur la paysages des cônes volcaniques du Capelinhos en Septembre 2019, © Carmen Schrötel 09/2019

Le samedi 28 septembre 2019 j’ai enfin pu faire mes relevées de plantes sur le Capelinhos avec 6 étudiants du KIT qui m’accompagnait. Du retour du Capelinhos deux rangers nous attendaient durant notre descente vers Porto Comprido. J’ai montré l’autorisation, mais les deux rangers m’avertirent que j’avais bien dû avoir deux autorisations, l’une pour pouvoir effectuer des travaux scientifiques et l’autre d’avoir la permission de « grimper » sur le Capelinhos. Donc pour la prochaine fois je saurai que j’aurais besoin de deux autorisations[17].

Mais j’ai de forts doutes qu’il y aura une prochaine fois ! J’ai quitté l’ile le Dimanche 29. Septembre. Début Octobre l’Ouragan Lorenzo (2019) a frappé les Azores de toutes forces. Je crains que cet ouragan qui frappe l’ile de Faial avec des vagues d’une hauteur d’une quinzaine de mètres ait définitivement interrompu l’accès terrestre au Capelinhos.

Dans ce billet j’ai décrit mes « impressions » très personnelles sur les changements des paysages et de la géographie de la partie occidentale de l’île de Faial, ce qu’on dénomme aussi « complexe de Capelo » ou « Complexe volcanique de Faial ». Le seul lieu qui ne semble pas avoir trop changé depuis le début du 2 -ème millénaire c’est le restaurant « Bela Vista » à Capelo/Areeiro – et si bien comme ça- on y trouve encore une très bonne cuisine açorienne traditionnel !

Il y eu beaucoup de changements à Faial, – mais les grands traits de la géographie sont les mêmes depuis des décennies, des centenaires, des millénaires – l’atlantique, le volcanisme, les tremblements de terre et les tempêtes & ouragans. Volcans, tremblements de terres, les dégâts des tempêtes ont assez souvent poussé les habitants de Faial vers l’émigration (USA, Canada, Brésil)  – mais d’une  autre partie Faial est aussi une terre d’immigration ….. pour des nouveaux arrivants du continents – qui pour des tas de raisons tentent  leur s« chances » ou simplement cherchent  « le calme » sur cette nouvelle terre – en attendant la prochaine éruption d’un volcan, d’un nouveau coup de séisme, d’une nouvelle tempête qui s’abat sur l’île.

« le jour se lève à Horta » 25.09.2019
« le jour se lève à Horta » , © Christophe Neff, 25.09.2019

Je tâcherai de revenir à Faial pour encore observer la dynamique de la végétation pionnière du Capelinhos. Peut-être aussi tenter enfin de faire depuis Faial le voyage vers Sao Jorge, une des rares iles des Azores que je ne connais pas encore[18] ! Sao Jorge, est à ma connaissance le seul endroit en Europe où on cultive le Café. Et naturellement, ramener des T-Shirts, des Polos de chez Peters, – pour mes enfants. Depuis 1999 de chaque voyage j’ai ramené des T-Shirts, des Polos de chez Peter’s pour mes enfants, – et si possible aussi d’ailleurs aussi un peu de thé des Açores. Le thé des Açores  de nos jours provient de l’ile de Sao Miguel, mais la culture du thé fut aussi pratiquée à Faial,  – les théiers font leur apparition à partir de 1872 à Faial comme produit de substitution aux orangeries des Faial, -l’orange  fut au 19 -ème siècle un des principales ressources économiques de Faial (voir aussi Rudel 2002, p.73/74). Toute cette histoire on peut la lire,  la relire dans le magnifique ouvrage de Christian Rudel sur les Açores « Les Açores: Un archipel au cœur de l’Atlantique » – et même si le livre a été déjà écrit en 2002, je pense, qu’ il présente encore de nos jours les principaux traits de l’histoire et de la géographie de l’Archipel des Açores. Concernant la Culture du thé aux Açores, on trouve une description très exhaustive dans le chapitre «  The Azores and Brazil (pages 713 – 718)» du livre « The Tale of Tea (la sage du thé)» de George van Driem (2019).  D’ailleurs ce livre est un véritable chef-d’œuvre sur le thé, je l’impression que l’auteur a réussi de réunir toute l’histoire, je dirais même tous le savoir sur le thé et sa culture, son histoire, sa géographie, oui même l’ethnolinguistique du thé, dans un seul livre.

Aufsetzten TAP Airbus Horta Castelo Branco Sept. 2000
Atterrissage d’un vol TAP en provenance de Lisbonne en Septembre 2000 a l’aéroport de Horta,  © Christophe Neff 09/2000

Pour les lecteurs de ce billet, qui aimerait savoir plus sur la nature, la géologie & géographie physique, l’environnement des Açores, je recommande la lecture du livre « Natural History of the Azores », livre dont je parle dans un des mes derniers billet ! Pour finir – et vue qu’on trouve des photos d’avion (ou prises d’avion) – sans avion il est quasiment impossible d’arriver à Faial. L’aéroport de Horta est un aéroport très spécial, – une piste ultra courte [19] – et surtout pas de ILS. Donc les conditions météorologiques peuvent souvent retarder même annuler un vol de ou vers Horta. Naturellement on peut aussi venir en bateau, voiliers à Faial,   mais il faut du temps pour traverser cette partie de l’atlantique.

Vulkan Sukz. Erica azorica Capelo September 2002
Pousse de « Erica azorica (bruyère des Açores)», une plante endémique des  Açores, sur les champs de cendres de Capelo, © Christophe Neff 09/2002

Concernant les images dans ce billet  – durant mes voyages aux Açores 1999 à 2008 j’ai principalement fait des « diapos » – une très grande partie de ces images attendent encore d’être scannées et digitaliseées[20].  En utilisant ces images on pourrait aussi construire aussi un « inventaire » des changements de paysages du « complexe de Capelo ». Mais ceci est une autre histoire, un autre défi. Donc presque pas d’images de mes premiers voyages vers Faial dans ce billet.

Je confie que j’ai écrit ce billet à partir de mes souvenirs, – je n’ai pas utilisé mes notes de voyages pour ce billet – ni de mon « Feldbuch » – il s’agit donc d’un récit personnel écrit en Octobre 2019, sorte de mémoires personnels sur mes voyages à Faial entre 1999 – 2019.

Photos toutes © Christophe Neff, sauf la photo « Avec les étudiants du KIT sur la paysages des cônes volcaniques du Capelinhos en Septembre 2019 » de © Carmen Schrötel

Livres & articles cités :

Bussmann, Michael (1999) : Azoren. Orignalausgabe 1999, Erlangen (Michael Müller Verlag),ISBN 3-932410-23-8

Bussmann, Michael (2019): Azoren. 7. komplett überarbeitete und aktualisierte Auflage , Erlangen, (Michael Müller Verlag), 978-3-95654-568-9

Driem, George van (2019): The Tale of Tea : A Comprehensive History of Tea From Prehistoric Times to the Present Day. Leiden, Brill, ISBN 978-9004386259

Forjaz, V.H (Ed.)(1997): Vulcão dos Capelinhos; retrospectivas vol. 1. [The Capelinhos Volcano: retrospectives Vol.1. ] Ponta Delgada: Observatório Vulcanológico e Geotermico dos Açores

Marrou, L. (2016): Insularité et dépeuplement : le cas de l’île de Flores aux Açores (Portugal). In : Espaces, Population, Sociétés.

Neff, C. (2002): Quelques observations géographiques et botaniques sur Fajã Grande (Flores/Açores/Portugal) – notice d’un voyage d’études aux Açores (Flores/Faial) pendant l’été 2001. Geoöko 23(4), S. 279–288.

Neff, C. (2004): Azoren: Blumeninseln im Atlantik. Geographische Rundschau 57(9), S. 24–28.

Neff, C. (2019): Observations de la dynamique végétale sur le volcan des Capelinhos (Île de Faial/ Açores /Portugal) , soumis/submitted to Finisterra le 02.09.2019 for Special number Finisterra, “Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions” edited by Carlos Neto.

Neff, C.; Bassing, S; Frankenberg, P. (2001): Das Bild der Azoren in Reiseführern – Klischee oder Realität? S. 165–174. In: Stier, B. (Hrsg.): Stadt und Land: Bilder, Inszenierungen und Visionen in Geschichte und Gegenwart; Wolfgang von Hippel zum 65. Geburtstag.

Pereira, Jorge Alberto da Costa; Calvet, Nuno (1995): Peter Café Sport. Texte en français. Lisboa

Rudel, C. (2002): Les Açores: Un archipel au cœur de l’Atlantique. Paris, (Karthala), ISBN 2-84586-254-7

Tabucchi, A. (1983): Donna di Porto Pim e altre storie. Palermo,  (Sellerio)

Trota, António Neves; Pereira, Maria João (2018) : Natural History of the Azores. Second revised updated edition. Ponta Delgada, Geotrota – Unipessoal Lda. ISBN 978-989-54137-0-6

Christophe Neff, écrit en Octobre 2019 à Grünstadt, publié le 3. Novembre 2019.

[1] Voir aussi le billet « Il y avait une fois un train direct Worms – Paris via la Zellertalbahn »

[2] L’article reprend les principaux traits d’un exposé du même titre que j’ai tenu durant la conférence « Phytosociology, Biogeography and Syntaxonomy of the Eastern Atlantic Regions, Praia, Cabo Verde, November 5-7, 2017 » à Praia au Cap Vert en 2017. Voir aussi « « Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017 ».

[3] De nos jours l’Hôtel s’appelé « AZORIS FAIAL GARDEN », ici le lien vers la présence web en portugais et en anglais. Malheureusement il n’y a pas de « page web » en français!

[4] Il n’y pas beaucoup de sources sur l’histoire de la base française à Flores – on trouve quelques lignes dans l’article de Louis Marrou  (2016): « Insularité et dépeuplement : le cas de l’île de Flores aux Açores (Portugal). In : Espaces, Population, Sociétés. »

[5] Voir aussi Neff, C: “ (2002): Quelques observations géographiques et botaniques sur Fajã Grande (Flores/Açores/Portugal) – notice d’un voyage d’études aux Açores (Flores/Faial) pendant l’été 2001. Geoöko 23(4), S. 279–288.

[6] Le tenant du Bar « Fim do Mondo » c’était Domingos Andrade, qui fut parfois épaulé par son épouse Patricia.

[7] Si je me souviens bien, Patricia fut aussi le correspondant du Cape Code Times.

[8] Voir la description dans  “60 years of Capelinhos and the Azorean Refugee Act”, et “Neff, C. (2004): Azoren: Blumeninseln im Atlantik. Geographische Rundschau 57(9), S. 24–28.”

[9] Voir aussi « Blognotice 10.12.2014: L’éruption du Pico do Fogo du 23.11.2014 – l’éruption oubléie …. »

[10] Un trouve un souvenir du « Bar Fim do Mondo » sur la page Facebook de Solange Viera – un petit film(en portugais) sur Domingos et Patracia Andrade les tenants du fameux « café des géographes ».

[11] En 2001 j’ai publié avec deux collègues (Sascha Bassing et Peter Frankenberg)  une petite analyse sur l’image et la perception des paysages des Açores dans le guide de voyage « Das Bild der Azoren in Reiseführern – Klischee oder Realität? S. 165–174. In: Stier, B. (Hrsg.): Stadt und Land: Bilder, Inszenierungen und Visionen in Geschichte und Gegenwart; Wolfgang von Hippel zum 65. Geburtstag. »

[12] „Hier da dort“ est le site des «journalistes de voyage » « Michael Bussmann & Grabriele Tröger ».

[13] Bussmann 1999, p. 326 «  Restaurante O Esconderijo, wie der Name schon sagt versteckt gelegen. Wurde 1997 von dem Schweizer Nick Stump eröffnet. Das Lokal ist bekannt für seine saftigen Steaks und ein ausgezeichnetes Lamm. Innen sehr gemütlich und liebevoll eingerichtet. Außen schöne Terrasse über einen Bach, der nur im Winter Wasser führt.“

[14] O Esconderijo = en français = la cachette

[15] Bussmann 2019, p.303 « Restaurante O Esconderijo ….. Für 20 Euro bekommt man ein Wahnsinns-4-Gänge Menu (angerichtet wie in der Sternegastronomie) inkl. Wasser und Getränk des Tages“. Vieles ist bio und von der Insel, manches aus dem eigenen Garten“

[16] On trouve aussi une belle description du O Esconderijo de Hans dans un billet de blog (en allemand) de 2016 du Weckenblog « O Esconderijo: Bei Hans gibt es das beste Essen der Azoren (le meilleur repas des Acores c’est chez Hans).

[17] Je pense publier les résultats des prospections botaniques & écologiques dans une revue scientifique

[18] En fait je connais ou je suis passé en escale à Flores, Pico, Terceira, Faial et Sao Miguel.

[19] La longueur de la piste à Horta est de 1595 m d’après l’article de wiki.en sur l’aéroport d’Horta (dernière consultation 30.10.2019).

[20] Dans ce contexte voir aussi « Le « reflex »est presque mort – et personne n’en parle. »

Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2018/2019

Next Thursday, 10 October, at 13:00 CET the Swedish Academy will announce the winner of the Nobel Prize in Literature 2018 and 2019. In the years as blogger on le Monde.fr I tried to make a forecast for the annual Nobel Prize in Literature[1], the last in 2017 – under the titel “Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2017”. Since them a long time has passed, – the paysagesblog on le Monde.fr disappeared, because in April 2019 le Monde decided to stop his subscribers blogs, blogs which were called “les blogs abonnées du Monde.fr” in French[2]. In Juin 2019 “paysages” was relaunched with the post “Nouveau départ pour le blog paysages” on wordpress.com.  So I relaunch here my “Nobel Prize Forecast in Literature” on paysage, in continuation of what I wrote on paysages when it was hosted and edited on “les Blogs le Monde.fr”.

Concerning the Nobel Prize in Literature 2018/19 it’s very difficult to make a plausible forecast, perhaps we will see the name of Anne Carson or Maryse Condé appear on the scene, as  M.A. Orthofer wrote it on the 30 of September 2019 in the Literary saloon. Perhaps one of the prizes could be awarded to Milan Kundera as Bertrand Fitoussi wrote recently in the Express.

scan pierre antónio lobo antunesBut frankly spoken I have no clear idea, – my personal favorite is the Portuguese novelist António Lobo Antunes. Just reading “Até Que as Pedras Se Tornem Mais Leves Que a Água” in the French translation «Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus douces que l’eau » of Dominique Nédellec published by Christian Bourgois Éditeur in Paris, I think that Antunes would largely merit to get a Nobel prize in Literature. The book was also recently translated into English by Jeffe Love under the titel “Until Stones Become Lighter Than Water[3]” in the serie “The Margellos World Republic of Letters” published by Yale University Press.

Bookcover Until Stones Become Lighter Than WaterSo my list of favorite’s begins with António Lobo Antunes, even if he does not appear on any odd list. Antunes could be followed by Maryse Condé, Claudio Magris, and the following writers I also listed in 2017Adonis, Ismail Kadare, Margaret Atwood, Art Spiegelman, Marjane Satrapi, or Don DeLillo. Next Thursday at 13.00 we will know more!

Christophe Neff, 08.10.2019

P.S. (10.10.2019 13:25): Finally Olga Tokarczuk was awarderd with the Nobel Prize in Literatur 2018 and Peter Handke with the Nobel Price in Literature 2019.

 

[1]  See also, Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ? ,Wer wird den Literaturnobelpreis 2010 verliehen bekommen?, Blognotice 5.10.2011 – neiges automnales & prochain lauréat du Prix Nobel de littérature , Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2012, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2013, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2014, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2015, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2016, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2017.

[2] See also: «La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » and « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr ».

[3] Book description of “Until Stones Become Lighter Than Water” on the Yale University Press Site.