Blognotice 11.07.2026 : feux de forêts et canicule dans le Midi français

Le mercredi 08.07.2026, la station météorologique de Metéo-France  du Cap Leucatema station météorologique de référence dont on trouve les données sur le site d’infoclimat – a affiché 40,5 degrés à 13 h 35, soit 0,1 degré de moins que les 40,6 °C mesurés le 29 juin 2019, le record de température de la station[1]. Quand mes grands-parents ont acheté leur petite villa dans le quartier de la Griffoulière à Port-Leucate pour fuir les chaleurs lourdes et les orages d’été de la plaine du Rhin, de l’agglomération du « Grand Strasbourg » (car ils habitaient à Eckbolsheim), vers la fin des années 1960, en été, le thermomètre dépassait très occasionnellement les 30 degrés [2]! Mais cela appartient déjà à l’histoire. Comme partout en France, les changements climatiques n’épargnent même pas les stations balnéaires du pourtour méditerranéen comme Leucate.

Je suis avec une attention particulière l’évolution actuelle des feux de forêt en France, car, avant que je ne subisse la maladie de Mitterrand, analyser le rôle du feu dans les écosystèmes (dans le sens de la fire ecology americaine) prenait une place importante dans mon métier d’enseignant-chercheur au KIT. Avec deux canicules passées et une canicule active, on peut craindre les pires scénarios ! Deux feux, qui, pendant que j’écris ces lignes, sont encore actifs, ont suscité un intérêt particulier chez moi. D’une part, il y a le feu des monts du Diois, c’est-à-dire l’incendie du massif de Justin dans la Drôme, et le feu de Trévillach dans les Pyrénées-Orientales. Le feu du massif de Justin, avec son stock de „masse combustible (fuel loading) considérable – beaucoup plus grand que dans les forêts méditerranéennes – et qui semble être, d’après ce que je crois savoir, d’origine naturelle (la foudre), c’est exactement le scénario d’incendie de forêt qui pourrait devenir le scénario à prévoir avec les changements climatiques pour les grands massifs forestiers du nord de la France et de l’Europe centrale : Jura, Vosges, Forêt-Noire. Et d’ailleurs, même si la mémoire collective l’a plus ou moins oublié, le fameux incendie d’août 1800 entre Freudenstadt et Schönmünzach, qui ravageait le paysage de la Forêt-Noire, ce feu de forêt ne s’est arrêté que quand la forêt avait fini de brûler, par manque de combustible[3].  Les lignes de l’article du Monde sur les feux de forêt des monts du Diois : « « Le feu s’arrêtera quand la forêt aura fini de brûler » : un immense incendie dévore les monts du Diois, dans la Drôme. » nous présente le même phénomène. Sans combustible pas d’incendie !

En ce qui concerne le feu de Trévillach – qui, entre-temps, est passé des Fenouillèdes traversant la rivière Têt pour lécher les Aspres –, je connais très bien la région pour avoir dirigé, pendant de nombreuses années, voire des décennies, des cours pratiques sur l’écologie du paysage entre Leucate, le Canigou et le pic Carlit[4] et parfois aussi des cours sur la DFCI (Défense des forêts contre l’incendie) et les chantiers de brulage dirigé dans l’Aude et les Pyrénées orientales[5].

Parfois pendant ce cours, je m’arrêtais avec mes étudiants à Bouleternère pour leur montrer une culture de « grenadiers » française – certainement l’une des premières cultures de grenadiers française que j’ai découverte, je crois en 2016 ou 2017. Mais en fait, je connais la région depuis mon enfance, car, pendant tous ces séjours de vacances familiales à Port Leucate, on passait assez souvent quelques jours en promenade dans le massif du Canigou[6]. Je suis un peu l’évolution de cet incendie à travers le visionnage des vidéos YouTube et des photos de Jimmy Phan. Jimmy Phan, le photographe ninja-punk de Villefranche-de-Conflent et correspondant du quotidien L’Indépendant. Avec tous les documents photos que Jimmy Phan poste sur son mur Facebook[7], on a un très bel aperçu de l’évolution de l’incendie, du travail héroïque des pompiers sur le terrain et aussi des énormes dégâts occasionnés par ce feu.

En plus, j’ai aussi une relation assez spéciale avec les Aspres. J’étais étudiant en géographie et stagiaire au CEFE[8] à Montpellier, chez Louis Trabaud, pour préparer ma Diplomarbeit (aujourd’hui plus ou moins une thèse de master) sur les feux de forêt dans les garrigues de Nîmes en 1992[9]. Tout au début de ce stage, Louis Trabaud m’a invité à lire la deuxième édition de son livre sur les feux de forêt – , «Les Feux de Forêts. Mécanismes, comportement et environnement » qu’il avait écrit pour les sapeurs-pompiers en charge de la DFCI. En plus la : « Notice des cartes à grande échelle des formations végétales combustibles du département de l’Hérault », qu’il avait édité avec Bernard Lacaze et collègues, que j’ai d’ailleurs cités récemment dans une de mes publications sur les Açores[10], ainsi que le livre « Contribution à l’étude des feux de forêts. L’Incendie de juillet 1976 dans les Aspres » de Jean-Jacques Amigo, que Louis Trabaud avait préfacé. Louis Trabaud, qui est certainement l’un des pères fondateurs de l’écologie du feu française – ou de la French fire ecology –, voire l’un des pionniers de l’écologie du feu dans le bassin méditerranéen, a jeté les bases de cette discipline dans la région, comme l’a écrit le chercheur espagnole Juli Pausas dans une nécrologie pour Louis Trabaud : « He was a pioneer of fire ecology in the Mediterranean Basin and set the basis of this topic for the region »[11]. Trabaud est malheureusement tombé un peu dans l’oubli en France, ce qui est fort dommage ! On ne trouve même pas d’article Wikipédia sur Louis Trabaud et son rôle pour l’analyse écologique de feux de forêts.

Donc, au début des années 1990, après avoir lu le livre de Jean-Jacques Amigo, qui est certainement la référence pour l’histoire de feux de forets des Aspres j’ai parcouru les paysages des Aspres, pas encore totalement cicatrisés du grand incendie de 1976, pour me faire une idée de la manière dont un grand incendie laisse ses traces dans le paysage. Les subéraies avaient repris de souche, sur les versants plus frais, le châtaignier réapparaissait – et ici et là, les premiers bouquets de mimosa. L’année 1976, c’était l’année charnière pour les feux de forêt et la DFCI dans le Midi français. Après la fin de cette saison des feux 2026 – ce qui pourrait être vers la fin d’octobre, comme au Portugal –, et avec un peu de recul, on pourra comparer cette saison des feux de 2026 avec l’été de 1976. Et on pourra faire un bilan de 50 ans de DFCI dans le Midi français – et en tirer les conséquences pour les décennies à venir. Je pense que les mois, voire les semaines à venir, seront très durs pour les terres méditerranéennes. Les écosystèmes et la nature se régénèrent toujours d’une manière ou d’une autre. Mais les hommes qui ont tout perdu pendant ces incendies – et les incendies à venir durant cet été qui s’annonce brûlant –, comment pourront-ils se reconstruire ? On ne peut qu’espérer que fin octobre 2026, on ne trouvera pas trop de paysages de désolation dans le Midi français et les autres pays méditerranéens, et même au-delà, comme on en trouve actuellement à Ille-sur-Têt, à Rodès, à Bouleternère, etc., dans les Pyrénées-Orientales. Je travaille à peu près depuis 40 ans sur les feux de forêt, mais, d’après mes souvenirs personnels, jamais un feu de forêt n’a détruit autant d’habitations que dans certaines des communes longeant la rivière Têt, entre Ille-sur-Têt, Bouleternère, Rodès et Vince, où des lotissements entiers ont péri dans les flammes ! Ici et là, on a vraiment l’impression d’un scénario de guerre, tellement le paysage a été cicatrisé par le feu ! Une vrai terre de désolation en plein milieu de la France profonde !

Avec les changements climatiques on risque d’avoir de plus en plus de tel scénarios d’incendie en France [12]! Certainement les changements climatiques ne sont pas eux seule responsables de telle scénarios d’incendie, – mais comme je l’avais déjà écrit dans « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018  » en 2018 ils  peuvent considérablement augmenter le risque de feux de végétation particulièrement dangereux et incontrôlable[13] !


Bibliographie :

Amigo, Jean-Jacques (1978) : Contribution à l’étude des feux de forêts. L’Incendie de juillet 1976 dans les Aspres (Pyrénées-Orientales). Préface de Louis Trabaud. Prades, 1978, numéro spécial de Conflent, 95-96.

Bolis, Angela (2026) : « Le feu s’arrêtera quand la forêt aura fini de brûler » : un immense incendie dévore les monts du Diois, dans la Drôme. Quelque 570 pompiers et 120 militaires luttent au sol contre un vaste incendie qui a déjà parcouru plus de 3 000 hectares dans cette région très escarpée. Trois villages, deux campings et 450 enfants en colonie de vacances ont été évacués. »,  Le Monde, 09.07.2026.

Neff, Christophe (1995) : Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Materialien zur Geographie ; 27. Mannheim, ISBN 3-923750-50-1

Neff, Christophe (2021) : « Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal) ». Finisterra, 56 (117), 107–126. doi:10.18055/Finis18523

Pausas, Juli G. (2017) : Homage to Louis Trabaud. IN: J.G. Pausas Blog. Notes on fire ecology, mediterranean ecology, and other things … June 6th, 2017

Pausas, Juli G. : Scientific publications by Louis Trabaud. (Edited by July G. Pausas)

Trabaud, Louis (1992) : Les Feux de Forêts. Mécanismes, comportement et environnement. 2e édition. Aubervilliers, 1992. © 1992 by Éditions France-Sélection. ISBN 2-85266-037-3

Trabaud, Louis, Lacaze, Bernard et al. (1973) : Notice des cartes à grande échelle des formations végétales combustibles du département de l’Hérault. Montpellier : CNRS, Centre d’Etudes Phytosociologiques et Ecologiques Louis Emberger (CEPE)

Vilaine-Carlotti, Pauline : « Pauline Vilain-Carlotti, géographe : « L’intensité des feux de forêt, qui semble aujourd’hui exceptionnelle, risque de devenir la norme basse dans les années à venir ». Dans un entretien au « Monde », la spécialiste de la gestion sociale de l’environnement estime que les risques d’incendies forestiers, jusqu’ici surtout cantonnés à la zone méditerranéenne, vont s’accroître et se généraliser à l’ensemble du pays », Interview Le Monde 11.07.2026, Propos recueillis par David Heck

Photos & Images :

La photo de la couverture du livre Les feux de forêt de Louis Trabaud (1992) provient de ma bibliothèque personnelle. C’était le livre que j’avais acheté pendant mon stage chez Louis Trabaud au CEFE, dans les années 1990.

L’image de la couverture du livre de Jean-Jacques Amigo (1978) sur les feux de forêt dans les Aspres, je l’ai trouvée sur Internet. Ce livre est devenu une rareté, et on peut en trouver de rares exemplaires chez des antiquaires du livre, ici et là.

Christophe Neff, Grünstadt Juillet 2026, publié le 11.07.2026



[1] On retrouve ces données dans la fig. « Climatologie globale à Leucate – température » ici dans infoclimat/Leucate/climatologie-globale.

[2] Voir aussi « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate »

[3] Voir aussi „Neff, Christophe (2022): “The Schiltach – Kirchberg fire succession site” , FIRElinks webinar second edition ( 4.07.2022), Kitopen, DOI: 10.5445/IR/1000148831 et « Blognotice 10.09.2012: Changements de Paysages dans la Raumschaft Schramberg »

[4] Voir aussi „Blognotice 16.06.2022: Retour à Leucate – des vagues de la méditerranée qui se brisent au Cap Leucate jusques aux neiges du massif du Carlit – récit d’un cours de géobotanique en juin 2022 »

[5] Voir aussi la « Blognotice 22.2.2012 ».

[6] Voir aussi « Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen“ »

[7] Voir par exemple les videos « des Candairs « ecopant » dans le lac du barrage de Vinca » et « Les Voltigeurs Suédois !!! » de Jimmy Phan sur Facebook !

[8] Le CEFE (Centre d’Écologie fonctionnelle et évolutive) est un laboratoire du CNRS à Montpellier qui, jusqu’en 1988, portait encore le nom de CEPE Louis Emberger (Centre d’Études Phytosociologiques et Écologiques). Le phytosociologue Louis Emberger avait créé le CEPE en 1961.

[9] Les résultats de ce travail ont été publie dans un petit livre « Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Neff, C. 1995 voir Biblio en fin de texte). Ce petit livre est aussi disponible a la Bibliotheque du CEFE en section 16 16_Ecologie_végétale.

[10] Neff, Christophe (2021) : « Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal) ». Finisterra, 56 (117), 107–126. doi:10.18055/Finis18523

[11] Juli G. Pausas a aussi edite une liste des publication de Louis Trabaud, voir ici.

[12] Voir aussi “Pauline Vilain-Carlotti, géographe : « L’intensité des feux de forêt, qui semble aujourd’hui exceptionnelle, risque de devenir la norme basse dans les années à venir », LeMonde, 11.07.2026

[13] Voir aussi „Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France)”

Blognotiz 29.06.2026: Canicule – Hitze

Canicule – so wird im Französischen eine Hitzewelle bezeichnet. Wobei es tatsächlich ein deutsches Wort für Canicule gibt, das sind die „Hundstage“. Canicule kommt von lateinisch canicula – die kleine Hündin – und bezeichnet eigentlich den Stern Sirius im Sternbild des großen Hundes Canis Major. Im Altertum glaubte man, dass der gleichzeitige Aufgang des Sirius mit der Sonne zwischen dem 24. Juli und dem 24. August hochsommerliche Hitzewellen erklären würde. Inzwischen weiß man es natürlich besser, wobei es dennoch eine schöne Geschichte ist, hinter der sich, wenn man sich tiefer damit befasst, noch andere durchaus interessante Geschichten verstecken.

Wie dem auch sei – in Mittel – und Westeuropa ist es vor allem heiß. Ich persönlich finde es unerträglich heiß. Gestern, Samstag, der 27.06.2026, wurde an der Klimastation Grünstadt–Sausenheim 41,2 Grad gemessen. Da sind nur 0,3 Grad weniger als in Drewitz, wo mit 41,5 Grad am selben Tag ein neuer deutscher Temperaturrekord aufgestellt wurde. Und in der letzten Nacht (Nacht von 27.06.2026 auf 28.06.2026) fielen die Temperaturen in der Klimastation Sausenheim auch nicht unter 26,0 Grad. Der Temperaturrekord von Drewitz wurde dann am nächsten Tag mit 41,7 Grad in Wetterstation Coschen schon wieder übertroffen.

Am liebsten würde ich ein paar Bücher in meinen Koffer packen und ans Mittelmeer bzw. ins Gebirge fahren, um der Hitze auszuweichen zu entkommen. In Leucate am Mittelmeer, wo ich ja auch familiäre Bindungen habe, ist es zurzeit längst nicht so heiß wie hier in Grünstadt[1]. Lesen & Wandern, Schwimmen – ob im Gebirge oder am Meer –, das wäre meine individuelle Strategie gewesen, um die Hitze auszuweichen, denn nicht mal richtig lesen konnte man, so unerbittlich heiß war es in Grünstadt in den vergangenen Tagen. Die Buchstaben schienen sich in der Mittagshitze aufzulösen.

Was ist Lektüre, wo beginnt die Realität – Unterhaardt oder Beschreibung eines Julitages in den 1940er Jahren in Ungarn in Nelio Biedermanns Lázár?

„Die Sonne brannte erbarmungslos aus dem erstarrten Himmel und ließ die Vögel tot von den Bäumen fallen. Mit einem dumpfen Geräusch schlugen sie auf den Boden auf und zwangen den Gärtner in die gewaltige Hitze hinaus, um sie einzusammeln. Denn am späten Nachmittag, wenn man glaubte, das Blut in den Adern beginne jeden Moment zu kochen, fielen vereinzelt schwere, dunkelgraue Tropfen auf die glühende Erde und verdampften, bevor man hinsehen konnte“ (Biedermann, 2025, S. 145).“

Mit Nelio Biedermanns Lázár versuchte ich mich durch die Sommerhitze der KW 26, welche die Unterhaardt geradezu in eine Hitzesteppe verwandelte, zu lesen. Es war nicht immer leicht, auch wenn es bei Biedermanns Buch sich bestimmt um ein „großes Romanwerk“ handelt.

Was die Canicule hier in Grünstadt betrifft, habe ich das Gefühl, dass der Wasserdruck am Wasserhahn etwas nachgelassen hat. Inzwischen habe ich in der Montagsausgabe der Unterhaardter Rundschau mitbekommen, dass die Stadtwerke Grünstadt empfehlen, sorgsam mit dem Trinkwasser umzugehen[2]. Insofern hat mich da mein Gefühl nicht ganz getrogen!

Wandern, Schwimmen und Lesen irgendwo in einer temperierten Region mit Temperaturen unter 30 Grad, in der die Buchstaben im Auge nicht verschwimmen – so würde ich gern der „Canicule“ ausweichen. Aber in der nächsten Woche werde ich wieder wegen der Komplikationen mit der „Maladie de Mitterrand“„Gesundheitstermine“ wahrnehmen müssen, also wird das mit dem „Ausweichen“ in temperierte „Berg- oder Küstenlandschaften“ nichts werden. Ich bin ja auch froh, dass ich diese Termine habe – ja, und immerhin sind die Behandlungsräume der Urologie des Klinikums Worms ja auch klimatisiert. Was in der deutschen Krankenhauslandschaft ja durchaus Seltenheitswert hat.

Aber jenseits der individuellen Anpassung bin ich immer wieder überrascht, wie wenig der Zusammenhang zwischen immer häufiger und auch früher auftretenden Hitzewellen und Klimawandel thematisiert wird. Ich habe ja immer wieder in diesem Blog darüber geschrieben. In Deutschland kommt noch hinzu, dass es eigentlich keine nennenswerten Hitzeschutzkonzepte gibt. Vor fast über einem Jahr forderte ich in dem Beitrag „Mittwoch, 02.07.2025: ‚Canicule‘ Grünstadt – Sausenheim, 16:00 Uhr, 38,1 Grad[3] in Südwestdeutschland in Krankenhäusern, Schulen und Pflegeheimen Klimaanlagen einzubauen, aber soweit ich das sehe, tut sich überhaupt nichts[4].

Auch wenn es vielleicht schwierig ist, den Klimawandel zu verlangsamen, so sollte man zumindest versuchen, das Leben an die Folgen dieses inzwischen unausweichlichen Klimawandels anzupassen. Aber leider geschieht hier viel zu wenig, ganz im Gegenteil: die jetzige Bundesregierung huldigt fast ungeniert dem „Fossilismus“[5]! Wobei ich mir schon seit Jahren keine Illusionen mehr über die deutsche Klimapolitik mache[6].

Nils Minkmar hat das heute in seinem Blog „der siebte Tag“ ganz treffend ausgedrückt:

„Es gibt für die Europa heimsuchende Klimakatastrophe noch nicht mal eine Rubrik. Wo soll man die Berichte über diese schreckliche Lage einsortieren? Umwelt? Wetter? Klima? Gesundheit? Lokales? Haushaltstipps? Sehr, sehr viele Menschen werden an den Folgen der europaweiten Hitzewelle sterben, aber eben nacheinander, isoliert und ohne passende Bilder und Berichte. Keine Aufnahmen von einer Sturmflut, von Blitzen und Donner – auf den Bildschirmen sieht alles aus wie schönes Wetter. Daher gibt es auch keine warnenden Schlagzeilen, die zu einem Politikwechsel mahnen. Keine Politikerinnen, die in den Nachrichten erklären, dass wir nicht mehr so weitermachen können mit fossilen Energien.“ (Minkmar, Nils, 2026)

Diese Hitzewelle wird in der Tat sehr viele Opfer fordern, und wahrscheinlich werden ja auch noch andere Hitzewellen folgen. Vielleicht sogar noch in diesem Jahr. Und dann werden auch irgendwann die Waldbrände folgen, die Waldbrände, mit denen ich mich fast mein ganzes Berufsleben befasst habe. Auch in Mitteleuropa, d. h. Deutschland, der Schweiz und Österreich, wird es wieder Waldbrände geben. Ganz verhindern wird man sie nie können, aber man könnte durchaus mehr Waldbrandvorsorge treffen, als man das zurzeit in Deutschland betreibt. Aber dass man da mehr tut als man zurzeit macht, das fordere ich ja schon mein ganzes Berufsleben durch; getan hat sich nur wenig bis gar nichts[7]!

Abschließend noch: Im Zuge der anstehenden Rentenreform wird diskutiert, dass man – soweit die Lebenserwartung steigen sollte – länger arbeiten soll, wobei eigentlich die Lebenserwartungseit ein paar Jahren eher stagniert statt zunimmt, das kann man schön in den Sterbetafeln des Bundesamts für Statistik sehen. Aber wie steht es mit dem Arbeitsschutz in den immer häufiger vorkommenden Hitzewellen, die auch in Teilen immer länger und heißer werden?

Ich habe in meinem Leben hin und wieder in den Ländern des sogenannten Südens gearbeitet. Und da waren in der Regel Büroräume, Hörsäle, Seminarräume klimatisiert. Das waren ganz andere Bedingungen als hierzulande. Und in manchen Ländern pausierten Außenarbeiten, Feldarbeiten, Bauarbeiten in den hochsommerlichen Nachmittagsstunden – das nannte man die „journée courte“! Da könnte man hier in Deutschland doch noch so einiges lernen[8]!

Ich bin zurzeit krankgeschrieben. Ich weiß jedoch, dass ich so eine Hitzewoche wie die letzte Woche in meinem Büro, in den Hörsälen und Seminarräumen des Gebäudes 10.50 des KIT nicht durchgehalten hätte. Ich wäre schlichtweg zusammengeklappt. Wobei ich auch hier zu Hause in Grünstadt sehr unter der Hitze zu leiden hatte, aber hier lässt sich perspektivisch doch auch relativ problemlos eine Klimaanlage einbauen. Aber diese Möglichkeiten haben sehr viele Menschen, die hier unter der aktuellen Hitzewelle zu leiden haben, nicht einmal perspektivisch! Deshalb sollte man sich endlich Gedanken machen, wie man die vulnerabelsten in unserer Gesellschaft besser vor solchen Hitzewellen schützt.

Da könnte auch ein Blick über den Rhein nicht schaden, denn Frankreich hat durchaus aus der Hitzewelle von 2003 mit ihren 15.000 Toten gelernt. Zwar ist dort, wie Le Monde schreibt[9], längst nicht alles gut, aber auf Hitzewellen ist man in Frankreich doch erheblich besser vorbereitet als in Deutschland. Inzwischen geht man in Frankreich davon aus, dass die auslaufende Hitzewelle zu einer „surmortalité (Übersterblichkeit)“ von 1000 Todesfällen geführt hat[10]. Es ist anzunehmen, dass es in Deutschland auch zu einer hitzebedingten Übersterblichkeit in dieser auslaufenden Hitzewelle kam, wobei bei mir keine Zahlen bekannt sind. Für das Jahr 2025 schätzt das RKI in Deutschland eine hitzebedingte Übersterblichkeit von 2500 Sterbefällen (van der Heiden, 2025)!

Diese Hitzewelle ist nun eindeutig am abklingen. Die nächste „Canicule“ wird bestimmt nicht lange auf sich warten lassen. Soweit man den Voraussagen des französischen Agrarmeteorologen Dr. Serge Zaka glaubt, die er u.a. auch Facebook geteilt hat, dürfte zumindest Westeuropa und vielleicht auch Teile Mitteleuropas bald die dritte „Canicule“ in diesem Jahr ins Haus stehen.

Bibliographie und Quellen

Christophe Neff, Grünstadt. Verfasst am Wochenende 27.06./28.06.2026 sowie am Montag, den 29.06.2026, veröffentlicht am 29.06.2026


[1] Siehe u.a. „Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen

[2] Siehe „Wasserspar-Appell – VG wendet sich an Bürger. Die Rheinpfalz Nr. 147, Unterhaardter Rundschau, Montag 29. Juni 2026 (online Version „Wasserspar-Appell: Warum sich die Stadtwerke an die Bürger wenden“, Im Umland gibt’s schon Engpässe, nun erreicht auch die Grünstadter mitten in der Gluthitze ein Hinweis ihres Wasserversorgers. Die Rheinpfalz, 28 Juni 2026, Christoph Hämmelmann)“

[3] Den Blogbeitrag Mittwoch, 02.07.2025: ‚Canicule‘ Grünstadt – Sausenheim, 16:00 Uhr, 38,1 Grad gibt es auch in KITopen unter DOI: 10.5445/IR/1000183006 als PDF.

[4] Hierzu auch „Notizen zum Pfingstwochenende 2026“.

[5] „Fossilismus“ und seine negativen Folgen für unsere Gesellschaft verbinde ich immer mit den kritischen Diskussionen  von Michael Blume dem ich auf Mastodon folge. Er betreibt auch den Blog „Natur des Glaubens“, dort diskutiert er neben „Fossilismus“ vor allem die Ideen der Solarpunkbewegung.

[6] Siehe auch „Freitag 10 November 2023: Klimakleber vor dem KIT“.

[7] Siehe u.a. „Sommer 2015 – zur Waldbrandgefahrenlage in der Raumschaft Schramberg (17.08.2015)  (auch als PDF unter DOI: 10.5445/IR/1000156994  in KITopen)“

[8] Hierzu auch der lesenswerte Beitrag von Dunja Ramadan im Spiegel „Wie mit der Hitze fertig werden? Fünf Tipps aus Nordafrika. Ganz Europa stöhnt unter der Hitzewelle – doch in Ägypten oder Marokko sind 40 Grad keine Eilmeldung wert. Dort gilt: nicht kämpfen, sondern klug anpassen. Der Spiegel, 28.06.2026

[9] Vgl. « D’une canicule à l’autre, de 2003 à 2026 : la prise de conscience inachevée en France d’une catastrophe sanitaire et climatique. Par Sylvie Lecherbonnier, Violaine Morin, Stéphanie Pierre et Camille Stromboni. Le Monde 28.06.2026 »

[10] Vgl. « Canicule : les premiers bilans révèlent une surmortalité, et notamment une hausse des décès à domicile Santé publique France fait état d’environ 1 000 décès supplémentaires. Médecins et infirmiers mobilisés sur le terrain continuent d’être sous forte pression et redoutent davantage de morts ces prochains jours. Par Mattea Battaglia et Camille Stromboni. Le Monde 29.06.2026 »

Paysages – dix-septième année d’existence sur la toile donc déjà sept ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais)

Le blog « Paysages » qui a débuté en mai 2009 comme blog abonné le Monde avec l’article « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?  »  est donc entré dans sa dix-septième année d’existence durant le mois de juin 2026. Dans le Tab 1.  on peut trouver les 17 articles les plus consultés depuis le nouveau départ de « paysages » le 16 juin 2019 sur wordpress.com après la fermeture des blog abonnés du quotidien « Le Monde » durant le printemps 2019. Donc, par rapport au recensement de 2025, au moins pour les dix premières places, pas de grands changements. Dans le tableau 2, on retrouve la provenance géographique des lecteurs de paysages. Un peu moins de lecteurs français et une nette progression du lectorat provenant des États-Unis, ce qui confirme la tendance : depuis que « paysages » vole de ses propres ailes sur wordpress.com, il est devenu aussi un peu plus international.

Notons aussi que paysages est un blog autofinancé, sans aucune publicité, – donc naturellement une version moderne et numérique d’auto-publication et d’auto-édition. Dans un monde médiatique dominé par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, je considère que « paysages » appartient encore au vieux monde de la culture du livre et de la civilisation du livre.

Et même si 117 155 pages visitées entre le 16.06.2019 et le 16.06.2026, ce n’est certes pas énorme, mais en fait, dans un certain sens, « écrire m’apporte du bonheur » – et si en plus ce que j’écris est aussi lu ici et là, cela me réjouit un peu !

NrArticle%
   
1Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde2,985
21949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes2,276
3Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores)1,437
4Blognotice 24.02.2022 : les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine1,279
5I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?1,152
6Erinnerungen an die „märklinModerne“1,149
7The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)0,927
8Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes0,827
9La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr0,819
10Le Cartographe des absences0,778
11Les belles de Tunis sont en deuil0,768
12Wie einst Maria Chapdelaine in Péribonka0,758
13Schwäbisch – Französische Lesenotizen zu „Mein Schwaben“ von Vincent Klink0,725
14Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 20180,687
15Die „Vazvrachentsy“ im Roman Kolkhoze von Emmanuel Carrère0,671
16Blognotiz 18.4.2012: Kommentar zu Dirk Kurbjuweit „Die Freiheit der Wölfe – Wird das Internet zu einer neuen Schule der Barbarei?“0,667
17Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten0,656
   

Tab 1. Les 17 articles les plus consultés depuis la reprise de paysages sur wordpress.com le 16 juin 2019 jusque au 16.06.2026

Der Blog „Paysages“, der im Mai 2009 als Abonnentenblog von „Le Monde“ mit dem Artikel I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?“ startete, besteht nun seit 17 Jahren. In Tab. 1 sind die 17 meistgelesenen Artikel seit dem Neustart von Paysages am 16. Juni 2019 auf wordpress.comnachdem die Tageszeitung « Le Monde » ihre Abonnentenblogs geschlossen hatte – aufgeführt. Im Vergleich zu 2025 gibt es bei den ersten zehn Plätzen dieses Rankings kaum nennenswerte Veränderungen. In Tab. 2 ist die geografische Herkunft der Leser von „Paysages“ dargestellt. Es gibt etwas weniger französische Leser, und die Leserschaft aus den USA hat zugenommen. Das bestätigt den Trend, dass paysages seitdem es auf wordpress.com gehostet wird, immer internationaler wird.

Paysages – das sei noch angemerkt – ist ein Blog, der eigenfinanziert ist, ohne Werbung auskommt und damit eine moderne Version des digitalen Selbstverlags ist. In einer Medienwelt, die von sozialen Netzwerken und künstlicher Intelligenz dominiert wird, sehe ich „paysages“ nach wie vor als Teil der alten Welt der Buchkultur und der Buchzivilisation.

Und auch wenn 117.155 Seitenaufrufe zwischen dem 16.06.2019 und dem 16.06.2026 sicherlich keine riesige Zahl sind, so macht mir das Schreiben doch in gewisser Weise Freude – und wenn das, was ich schreibe, dann auch hier und da gelesen wird, so freut mich das etwas!

Nr.             Pays/Land/state           %
   
   
1Allemagne, Deutschland, Germany59,296
3USA22,270
2France, Frankreich11,416
4Canada, Kanada0,725
5Suisse, Schweiz  0,662
6Ireland, Irland0,480
7Tunisie, Tunesien0,468
8Belgique, Belgien0,463
9Portugal0,411
10China, China0,336
11Autriche, Österreich, Austria0,308
12United Kingdom0,287
13Singapur0,263
14Espagne, Spanien, Spain0,255
15Pays-Bas, Niederlande, Netherland0,252
16Hong-Kong0,251
17Corée du Sud, Südkorea, South-Korea0,192

Tab 2. la liste des origines géographiques des lecteurs de paysages du 16 juin 2019 au 16 juin 2026 (Top 17).

The “Paysages” blog is now seventeen years old – it started in May 2009 as a subscriber blog for the daily newspaper Le Monde with the article I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir?. Table 1 lists the 17 most-read articles since Paysages relaunched on 16 June 2019 on WordPress.comfollowing the closure of the daily newspaper Le Monde’s subscriber blogs. Compared to 2025, there have been hardly any significant changes in the top ten positions of this ranking. Table 2 shows the geographical origin of “Paysages” readers. There are slightly fewer French readers, while the readership from the USA has increased. This confirms the trend that, since it has been hosted on WordPress.com, “Paysages” has become increasingly international.

I would also like to point out that Paysages is a blog that is self-funded, does not include advertising, and is therefore a modern version of digital self-publishing.

In a media landscape dominated by social media and artificial intelligence, I believe that “Paysages” still belongs to the old world of book culture and the civilization of reading.

And even though 117,155 page views between 16 June 2019 and 16 June 2026 is certainly not a huge number, the fact is that, in a certain sense, “writing brings me joy” – and if, on top of that, what I write is also read here and there, it makes me rather happy!

Christophe Neff, Grünstadt 23.06.2026

Blognotiz 20.06.2026: Über das Tagebuchschreiben

Am vergangenen Freitag, also Freitag, der 12.06.2026, war es dann wieder so weit! Da wurde in der deutschsprachigen Medienwelt der Tag des Tagebuchs gefeiert. Über diesen Tag des Tagebuchs habe ich schon im vergangenen Jahr einen Beitrag unter dem Titel Zum Welttag des Tagebuchs am 12. Juni 2025 verfasst. Woher dieser nur im deutschsprachigen Raum bekannte „Ehrentag“ stammt, konnte ich bis jetzt nicht stringent nachverfolgen. Auf der Seite Tag des Tagebuchs in Deutschland – 12. Juni (Autor Sven Giese: aktualisiert 09. Juni 2026, 12. Juni 2012)“  finden sich ein paar kuriose Details, aber letztlich weiß ich auch heute nicht viel mehr als im Juni 2025, als ich den Beitrag „Zum Welttag des Tagebuchs am 12. Juni 2025“ schrieb.

Immerhin scheint der Blogbeitrag ja ein gewisses Leseinteresse geweckt zu haben, denn er zählte tatsächlich im Jahr 2025 zu einem der meistgelesenen Blogbeiträge in Paysages[1]! In diesem Jahr gab es bei SWR Kultur einen sehr interessanten Radiobeitrag zum Tagebuchschreiben – Wer bin ich eigentlich? Das Tagebuch – eine ganz persönliche Chronik. Manche schreiben in ein Heft, andere in eine der neuen Journaling-Apps. Tagebuchschreiben liegt im Trend. Ein Gespräch zum Tag des Tagebuchs am 12. Juni., den ich mit Interesse angehört habe. Darin ist auch ein Interview mit Marlen Kayen, Vereinsvorsitzende des Deutschen Tagebucharchivs in Emmendingen, enthalten. Für alle die sich für Lese  & Buchkultur interessieren, – und dazu gehört auch das „Tagebuch“ bestimmt ein informativer und hörenswerter Radiobeitrag!

Ich selbst schreibe ja schon seit Jahrzehnten ein eigenes handschriftliches Tagebuch. Eine Vielzahl von „Schreibkladden“ hat sich da inzwischen angesammelt. Und bald werde ich wieder eine neue „Kladde“ füllen, denn das Tagebuch, das ich kurz vor meiner totalen Prostatektomie am 24.06.2026 begann, ist schon fast wieder vollgeschrieben. Irgendwann sollen die Tagebücher an das Stadtarchiv Schramberg übergeben werden, jedenfalls habe ich diese dem Stadtarchiv Schramberg versprochen. Irgendwie scheine ich doch immerhin irgendwie an dieser Kleinstadt im Schwarzwald zu hängen – ja, in meinem letzten Blogbeitrag sind ja auch ein paar Zeilen zu Schramberg zu finden.

Wobei ich mich manchmal frage: Sollte sich irgendwann ein Wissenschaftler für eines meiner Tagebücher interessieren – wird er meine immer unleserlicher werdende Handschrift entziffern können? Ich habe mal aus Interesse den Tagebucheintrag meines 62. Geburtstags in zwei KIs eingegeben, aber das Ergebnis war ernüchternd. Sowohl Mistral le Chat, das jetzt Mistral Vibe heißt, als auch Transkribus lieferten ein quasi nicht interpretierbares Kauderwelsch ab. Nun, ich kann bisher meine eigene Handschrift immer noch lesen, deshalb werde ich KI-Hilfe für das „Nachlesen“ meiner eigenen Eintragungen kaum brauchen.

Ein Blog ist ja auch in gewisser Weise eine Form des Tagebuchs – ein öffentlich einsehbares Tagebuch. Wobei es sich meiner Kenntnis entzieht, ob das deutsche Tagebuchmuseum auch „Blogs“ sammelt. Der Blog „paysages“ wird ja immerhin in der Deutschen Nationalbibliothek archiviert. Immerhin führe ich diesen Blog, zusätzlich zum handschriftlichen Tagebuch, auch schon seit mehr als 17 Jahren[2]. Sonderbarerweise, ich kann es manchmal kaum glauben, wird der Blog „paysages“ immer noch gelesen. Nicht mehr so häufig, wie zur Zeiten als Paysages noch ein Abonnentenblog der französischen Tageszeitung le Monde war, aber gelesen wird der Blog immer noch. Im Monat Juni 2026 gab bis jetzt, also bis zum 20.06.2026, 17:00 Uhr,  2208 Seitenaufrufe von 821 Besuchern.

Abschließend noch eine Randbemerkung zum Tagebuchschreiben: Ich habe gerade das höchst interessante Buch „Wenn die Sonne“ von Florian Illies zu Ende gelesen. Ohne die veröffentlichten Tagebücher von Thomas Mann, Klaus Mann, René Schickele etc. – bzw. ohne die Lektüre des nicht veröffentlichten Tagebuchs von Golo Mann hätte Florian Illies nie so ein Buch schreiben können. Das Buch von Illies ist wirklich ein lesenswertes Buch, da wäre es doch wert, eine eigene, nur dem Buch gewidmete Lesenotiz für „paysages“ zu verfassen. Abgesehen davon, dass das Buch von Illies in Teilen auf Tagebücher als Quellen beruht, führen in der Erzählung Tagebücher durchaus ein literarisches Eigenleben.

Ich schreibe diese Zeilen während der wohl zweiten Hitzewelle dieses Jahres. Im französischen Sprachraum spricht man von „Canicule“ – und vor knapp einem Jahr verfasste ich einen Blogbeitrag namens Mittwoch, 02.07.2025: ‚Canicule‘ Grünstadt – Sausenheim, 16:00 Uhr, 38,1 Grad. Seitdem ist knapp ein Jahr vergangen – im Punkt „Hitzeprävention“ hat sich in Deutschland nicht viel getan, und der Klimawandel scheint sowohl in der deutschen Politik als auch in der Medienlandschaft kaum noch Relevanz zu haben! Was die derzeitige Hitzewelle betrifft, die mindestens noch bis Montag, den 22.06.2026, andauern soll, frage ich mich, ob an der Klimastation Grünstadt-Sausenheim wohl wieder ein Temperaturrekord eingestellt werden wird.

Bibliographie und Quellen:

Illies, Florian (2025): Wenn die Sonne untergeht. Familie Mann in Sanary. Frankfurt am Main, 2025, © 2025,  S. Fischer Verlag GmbH, 60596 Frankfurt am Main 2025 , ISBN 978-3-10-397192-7       

SWRKultur (2026): Wer bin ich eigentlich? Das Tagebuch – eine ganz persönliche Chronik. Manche schreiben in ein Heft, andere in eine der neuen Journaling-Apps. Tagebuch-Schreiben liegt im Trend. Ein Gespräch zum Tag des Tagebuchs am 12. Juni. SWRKultur 12.06.2026

Christophe Neff, Grünstadt 20.06.2026


[1] Vgl. « L’année 2025 sur le blog paysages – une rétrospective/eine Rückschau auf das Jahr 2025 im Paysagesblog ».

[2] Siehe u.a. « Paysages – seizième année d’existence sur la toile donc déjà six ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais) »

Blognotice 11.06.2026 : Wissembourg, livres et pensées

Il y a quelques jours, je suis repassé à Wissembourg pour récupérer quelques livres chez Willy Hahn, à la librairie À Livre Ouvert, que j’avais commandés quelques semaines déjà. Malheureusement, les séquelles liées à la maladie de Mitterrand ont fortement réduit mon autonomie en voiture comme conducteur : j’ai toujours besoin d’un accompagnateur ou d’une accompagnatrice bienveillant(e)[1], qui prenne le volant au cas où la grande fatigue prendrait une fois de plus possession de mon corps.

J’aime bien venir à Wissembourg, chercher mes commandes de livres chez Willy Hahn[2], me baigner dans une rivière de langue française, le français, qui est après tout ma langue maternelle[3], qui me manque parfois chez moi à Grünstadt. Et en plus, comme je ne voyage presque plus, la lecture me permet de découvrir de nouveaux paysages. Wissembourg a la chance d’avoir encore une librairie indépendante, un hôpital, et même une gare ouverte au trafic voyageurs.

Récemment, mes enfants m’ont demandé ce que je jugeais important pour la qualité de vie d’une ville en milieu rural, et je leur répondais : une gare ouverte au trafic voyageurs, une librairie indépendante, un hôpital et quelques « Fachärzte » (médecins spécialistes) et naturellement « weiterführende Schule » – donc collèges et lycées. Tout cela, on le retrouve aussi bien à Wissembourg qu’à Grünstadt ! Mais dans beaucoup de villes moyennes, que ce soit en Allemagne ou en France, tous ces « services » ont simplement disparu.

La ville dans laquelle j’ai grandi, Schramberg en Forêt-Noire, a perdu sa ligne de chemin de fer, son hôpital, ses librairies et ainsi de suite. En 1984, quand j’ai passé mon bac au Gymnasium de Schramberg, il y avait encore quatre librairies – et maintenant, plus aucune. La dernière librairie, « la Buchlese Schramberg », vient de fermer ses portes fin mai 2026.

Parfois, en venant à Wissembourg, je me demande combien d’années Monsieur Hahn va encore « tenir ». Car en dehors de toutes circonstances économiques, la vie n’est pas toujours facile pour une librairie indépendante[4], il y a naturellement tout simplement « l’âge ». Eh bien oui, avec l’âge arrivent la fatigue, parfois les maladies… Est-ce qu’il y aura quelqu’un – un ou une jeune libraire – qui reprendra un jour la librairie ?  Je l’espère bien pour Willy Hahn et les « Wissembourgois » – car cette librairie est devenue un acteur majeur de la vie culturelle en Outre-Forêt et rayonne même au-delà de la frontière franco-allemande.

D’ailleurs, j’ai lu récemment dans un texte très touchant de Sibylle Havemann dans la Zeit sur son cancer incurable, sur sa relation compliquée avec son père Robert Havemann, sa vie en couple avec Wolf Biermann, qu’elle a vécue quelques années en France à Wissembourg[5].


Dans l’après-midi, après une petite balade le long de la Lauter, non loin du Moulin de la Walk, avec notre « Madame Gordon », écoutant les chants des oiseaux dans le bois bordant le cours d’eau — dont un beau concert de Fauvette à tête noire[6] —, nous avons regagné Grünstadt, mes trois nouveaux livres et le catalogue 2026 de la Pléiade en main !

Ces livres sont :

  • « Comment ça va, Màmma ? » de Pierre Kretz, livre dont je parle aussi un peu dans ce blog ;
  • « Un monde en liquidation » de Thierry Raboud, un essai sur les paysages (imaginaires) des glaciers suisses sous l’emprise du changement climatique ;
  • « Être un arbre dans la ville » de Véronique Mure, sur la place des arbres dans l’environnement urbain.

Arrivé à Grünstadt, j’ai aussitôt commencé la lecture de « Comment ça va, Màmma ? » de Pierre Kretz[7] – d’ailleurs avec une belle dédicace de l’auteur. Je tombe sur « le Krabs » – Krebs en Hochdeutsch, cancer en français – en lisant la page 26.

« Une salle d’attente d’un service médical. Autrefois, quand on disait que quelqu’un avait un krabs, un cancer, le mot était synonyme de mort: on imaginait instantanément des nuées de corbeaux tournoyer autour de la maison du cancéreux pendant que des quantités de crabes noirs, plus noirs encore que des corbeaux, commençaient à l’encercler en rampant. Et le mot krabs était prononcé sur un ton dramatique, parfois à peine audible, comme si le seul fait de le prononcer allait porter malheur. On savait que, le plus souvent, les gens en mouraient dans d’atroces douleurs. (Kretz, Pierre, 2026, p.26 »  

En ce moment, dans le Freundeskreis, dans la famille et bien au-delà, j’ai l’impression que le cancer est devenu une vraie lame de fond. Oui, comme l’écrit Pierre Kretz plus loin dans le texte, il y a eu des progrès fulgurants de la médecine – et il y a beaucoup plus de thérapies, même de vraies guérisons, qu’il y a encore quelques décennies. Quand même, j’ai bien l’impression que le « Krabs » fait d’enormes ravages autour de moi.

En lisant les passages sur l’entrée du « Krabs » dans la vie du petit Pierrot, je me revois petit gamin à la gare de Colmar dans les années 1970. Nous avions accompagné notre cousine Stasia, qui avait passé quelques jours chez nous en Allemagne pour apprendre l’allemand, à cette gare, où elle fut « prise en charge » par une amie de notre tante Danièle pour retourner ensemble en train à Dijon où elle vivait. Cette amie de ma tante avait un cancer. D’après mes souvenirs, cette amie de ma tante est morte quelque temps plus tard, victime d’un cancer foudroyant. Ce minuscule épisode,  avait terriblement marqué  mon enfance. Le Tee « Edelweiss » traverse a pleine allure la gare de Colmar, la fameuse rame Diesel « RAm TEE I » reproduite tant de fois par « Märklin » pour le chemin de fer miniature – fin de clape, paysages d’hiver,- maladie, mort souffrance et agonie – souvenir d’un paysages de desolation! Le cancer, le « Krabs » comme il est designé par Pierre Kretz m’avait pétrifié !

Il y a quelques semaines, j’ai perdu un ami d’études – je lui ai même dédié dans ce blog une petite notice – dû à un cancer – «  Das Echo der Tams -Tams im Bergwald von Man – Erinnerungen an Rainer Frank ». Et j’avais encore eu l’impression de me voir petit gamin pétrifié , entouré de cancers foudroyants qui dévoraient la vie autour de moi – comme de petites bêtes insatiables !

Le livre de Pierre Kretz est un livre très intime, qui replonge le lecteur dans l’Alsace rurale des années 1950. Un livre qui, au-delà du « Krabs », m’a fortement ému, qui mériterait certainement un billet de blog complet dédié à l’ouvrage écrit par Pierre Kretz. Je termine cette notice avec cette phrase si touchante : « Wàs date m’r màche, wann m’r dich net hatta ? », qu’on retrouve ici et là dans le livre de Pierre Kretz du début à la fin – qui était pour lui l’ancienne langue –, mais qui, pour moi-même, me rappelle le Schramberger Schwäbisch, quand on parlait encore « uf der Gass » à Schramberg en Forêt-Noire durant les années 1970 – mais depuis, ses derniers moments ont été assourdis par le « Hochdeutsch » omniprésent[8].

Bibliographie :

Kretz, Pierre (2026): Comment ça va Màmma ? Lettre tardive à ma mère. Strasbourg, 2026. © La Nuée Bleu / EBRA Editions 2026, Strasbourg, ISBN 978-2-7165-1030-1     

Mure, Véronique (2026) : Être un arbre dans la ville. Nîmes, 2026. © 2026 Atelier Baie, Nîmes ISBN 978-2-919208-95-1

Raboud, Thierry (2026) : Un Monde en liquidation. Histoires postglaciaires. Postface d’Emmanuel Reynard. Chêne-Bourg, 2026, © 2026 , Chêne-Bourg, Éditions la Baconnière, ISBN 978-2-88960-193-6

Christophe Neff, écrit le 10.06.2026, publié le 11.06.2026          

P. S. : En écrivant cette notice de blog, j’apprends le décès de Jean Ziegler. Pendant ma jeunesse étudiante, j’avais été très impressionné par ses livres. Jean Ziegler était sûrement l’un des derniers intellectuels marquants de la gauche internationale. Je renvoie à ce document de la RTS : « Jean Ziegler, figure de la gauche suisse, est décédé à l’âge de 92 ans (10.06.2026, 20 h 47) ».


[1] Voir aussi « Blognotice 29.12.2025: à travers le Bienwald – Noël 2025 – Driving home for Christmas »

[2] Voir aussi « Willy Hahn – Aïcha et les 40 lecteurs – Scènes d’une vie de libraire » notices de lecture, voyages et souvenirs d’un habitué de la librairie « à Livre ouvert » à Wissembourg »

[3] Voir aussi « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? »

[4] Voir aussi « Pour la première fois, il y a eu plus de fermetures que d’ouvertures de librairies en 2025

Face à la hausse des charges et à la baisse des ventes, les librairies françaises, surtout les plus récentes, peinent à résister malgré un dynamisme du secteur en milieu rural. Le Monde, 04.06.2026. »

[5]Tochter von Robert Havemann: »Manchmal habe ich bereut, die DDR verlassen zu haben«

Sibylle Havemanns Vater war ein bekannter DDR-Regimekritiker, ihre Mutter hat die Familie für die Stasi bespitzelt. Ein letztes Gespräch über ein Jahrhundertleben. Interview: Jana Simon, Die Zeit, 31.05.2026“.

[6] Voir observation inat 368677158

[7] Presence Internet de Pierre Kretz « Pierre Kretz Ecrivain » et « Pierre Kretz Ecrivain » et page « Facebook de Pierre Kretz ».

[8] Voir aussi « Notice de lecture « Simone Morgenthaler : Sur la route avec Tante Jeanne » et « Schwäbisch – Französische Lesenotizen zu „Mein Schwaben“ von Vincent Klink ».

Notizen zum Pfingstwochenende 2026

Als ich am Morgen des Pfingstsonntags aufwachte, erfuhr ich einmal wieder mehr von einer erneuten Luftkriegswelle auf die Ukraine. Mal wieder erschütterten Raketen- und Drohneneinschläge den Himmel über Kyjiw. Diesmal muss es wieder einmal besonders schlimm gewesen sein[1]. Man blickt in unseren friedlichen Himmel und fragt sich, wie lange dieses Martyrium noch weitergehen soll. Die Ukraine verteidigt sich bewundernswert tapfer gegen den nun schon fast viereinhalb Jahre andauernden Angriffskrieg, den der russische Zar Putin im Februar 2022 begann.

An diesem Pfingstsonntagmorgen hatte ich mir eigentlich vorgenommen, einen längeren Blogbeitrag über François Mitterrand, der ja vor 45 Jahren die Präsidentschaftswahlen in Frankreich gewann, – und über die Bienenfresser, die man schon seit Jahrzehnten zwischen Grünstadt und Eisenberg antreffen kann, zu schreiben. Meine ersten Bienenfresser in diesem Jahr konnte ich dann am 10. Mai im Grünstadter Himmel beobachten, – also just genau an dem Tag, an dem ja auch ein Sonntag war, als François Mitterrand vor 45 Jahren die französischen Präsidentschaftswahlen gewann. Tatsächlich halte ich Charles de Gaulle und François Mitterrand für die bisher „besten“ Präsidenten der 5. Republik in Frankreich, – und mit großem Abstand folgen in meinen Augen François Hollande und Jacques Chirac. Aber das ist natürlich eine sehr persönliche, subjektive Einschätzung.

Meine ersten Bienenfresser im Grünstadter Himmel muss ich wohl zu Beginn der 2000er-Jahre entdeckt haben, kurz nachdem wir von Mannheim nach Grünstadt zogen, um unser frisch erworbenes „Reihenendhaus“ zu beziehen und in Grünstadt heimisch zu werden. Damals war ich schon sehr überrascht, hier am Himmel Bienenfresser entdecken zu können. Das hatte ich nicht erwartet. Relativ große Bienenfresserkolonien kenne ich ja aus den Costières du Gard im Süden von Nîmes, einer Naturlandschaft, in der ich ja auch jahrelang Feldforschungen betrieb. Die Bienenfresser geben dem Leiningerland doch schon eine gewisse mediterrane Note. Der Nabu Eisenberg – Leiningerland hat dem Bienenfresservorkommen zwischen Eisenberg und Grünstadt eine sehr schöne Internetseite gewidmet (siehe hier). Dort kann man auch nachlesen, dass allein die Bienenfresserpopulation bei Eisenberg, ca. 40% des Bestandes der rheinland-pfälzischen Bienenfresserpopulationen ausmacht. Die Angaben über das Erstauftreten der Bienenfresser hier decken sich auch mit meinen eigenen Erinnerungen, wobei ich glaube, diesen bunten Vogel schon Anfang der Zweitausenderjahre entdeckt zu haben. Den Flug des Bienenfresserschwarms am 10. Mai dieses Jahres entdeckte ich dann auch beim frühsonntäglichen Hundespaziergang mit unserem neuen Mitbewohner, einer Gordon-Setter-Hundedame.

Tatsächlich bin ich ja mit zwei Gordon Settern, den zwei Gordon-Setter-Rüden (L’Ardi und Flambeau) meiner Eltern, in Schramberg aufgewachsen. Und nun haben wir also seit Weihnachten 2025 selbst wieder einen Gordon Setter. Diese Hunderasse ist ja in Deutschland relativ unbekannt. Wenn man mit unserer Gordon-Setter Dame Raphia unterwegs ist, wird diese doch immer wieder als „Langhaar-Rottweiler“ oder als überdimensionierter „Cocker-Spaniel“ angesprochen. Durch die täglichen Spaziergänge mit unserer Hundedame hat sich auch meine Landschafts- und Naturperzeption etwas verändert. Ich nehme Dinge wahr, die ich so vorher nie so bewusst gesehen habe. Die Tapinoma-Bestände, die ich hier in Grünstadt im Bereich der Tiefenthaler Straße und der Straße Am Wehrhaus entdeckt habe[2], – meldete ich dann auch gleich den Verantwortlichen bei der Stadt Grünstadt. Inzwischen wurden diese eindeutig als Tapinoma magnum-Kolonien bestätigt, und die Stadt Grünstadt versucht mit dem Einsatz von Kieselgur der weiteren Ausbreitung dieser exotischen Ameisenart Herr zu werden[3],[4].

Doch niedergeschrieben, so wie ich es zuvor schon virtuell in Gedanken abgespeichert hatte, habe ich das Ganze dann doch nicht, denn die derzeitige Hitzewelle, – die Heißluftglocke auf Französisch „Dôme de Chaleur“ – vertrieb mir doch gewaltig die Lust am Schreiben. Am Sonntag, den 24.05.2026, wurden dann an der Klimastation Grünstadt-Sausenheim um 14:00 Uhr 31 Grad, und am Dienstag den 26.05.2026 um 17:00 Uhr 31.4 Grad gemessen, was für Mitte/Ende Mai doch beachtlich ist. Der französische Klimatologe Christophe Cassou bezeichnete diese Hitzewelle in einem Interview in der Tageszeitung „Le Monde“ als außergewöhnliches Ereignis, sowohl was die Ausdehnung der Hitzewelle in ganz Westeuropa als auch deren Intensität betrifft[5]. Er geht davon aus, dass solche Hitzewellen mit dem Klimawandel zunehmen werden. Er geht davon aus, dass man in Frankreich in der Zukunft mit Temperaturen bis zu 50 Grad bei solchen Hitzewellen rechnen müsse! Wortwörtlich: La question n’est aussi plus de savoir si l’on va dépasser les 50 °C en France, mais quand. C’est pourquoi dire que cet événement est inédit, ou que l’on entre en territoire inconnu, ne signifie pas que l’on soit surpris ou perdu. (Die Frage ist nicht mehr zu wissen, ob wir die 50-Grad-Marke in Frankreich überschreiten werden, sondern wann. Auch wenn es solch ein Ereignis bisher so nicht gab, sollte das nicht heißen, dass man überrascht werden sollte oder sich verloren fühlen muss (Übers. C. Neff)). Hinzuzufügen ist, dass laut einer Reportage von Le Monde, heute am Dienstag den 26.05.2026 in Frankreich, die bisher jemals höchsten Temperaturen für den Monat Mai gemessen wurden[6].

Unabhängig von der klimatologischen Bewertung dieser andauernden Hitzewelle, die einen Großteil Westeuropas betrifft, habe ich das Gefühl, solchen Temperaturen immer weniger gewachsen zu sein, – ich weiß nicht, ob das nun am Alter – oder an den postoperativen Komplikationen der Mitterrandschen Krankheit liegt, – oder einer Kombination von beiden. Ich hatte schon mal vor etwas über einem Jahr über das Thema einen Blogbeitrag unter dem Titel „Mittwoch 02.07.2025: „Canicule“ Grünstadt – Sausenheim 16:00 Uhr 38.1 Grad“ verfasst. Aber irgendwie scheint das Thema Hitzewellen, Klimawandel etc. in unserer bundesrepublikanischen Lebensrealität kaum Resonanz zu finden. Der Klimawandel und seine Folgen macht wohl, so könnte man den Eindruck haben, vor den Grenzen der Bundesrepublik Deutschland halt. So viel kognitive Dissonanz ist schon erstaunlich. Hitzewellen, Waldbrände, Flutkatastrophen etc. – werden mit dem Klimawandel häufiger werden und Deutschland wird natürlich betroffen sein, ist schon betroffen. Auf Dauer lassen sich die Folgen des Klimawandels nicht „wegphantasieren“. Es wäre bestimmt sinnvoll in besonders betroffenen Regionen wie beispielsweise im Oberrheingebiet in Südwestdeutschland, zu beginnen Krankenhäuser, Pflegeheime, Schulen, Kitas mit Klimaanlagen auszustatten. Und natürlich auf Bundesebene eine aktive vorausschauende Klimapolitik & Energiepolitik zu gestalten. Aber das wird man von der derzeitigen Bundesregierung wohl kaum noch erwarten können.

Individuell bleibt einem dann in den Sommermonaten, soweit machbar, der Gang in die Sommerfrische „im Gebirge“ oder an die „See“. Meine Großeltern hatten sich in den 1960er-Jahren ein kleines Häuschen als Sommerfrische in Port Leucate gekauft – um den warmen und vor allem schwülen Sommern im elsässischen Strasbourg und später den sehr heißen Sommer im Bas-Languedoc in der Umgebung von Nîmes, zu entkommen[7]. Und tatsächlich sind auch heute dort die Sommer besser erträglich als hier in Grünstadt an  der Unterhaardt. Es wird in der Regel tatsächlich in Leucate im Sommer nicht so heiß wie hier in der Pfalz, – und es gibt auch sehr viel Wind der tempierend wirkt, – manchmal sogar gefühlt zu viel Wind.

Unabhängig von meinen subjektiven Präferenzen denke ich, dass die Seebäder an der Nordsee, soweit es den Tourismus betrifft, durchaus auch vom Klimawandel profitieren könnten. Aber für diesen Sommer, in den Schulferien, ein Ferienhaus bzw. eine Ferienwohnung für eine Familie mit Hund zu finden, – das scheint mir doch eine gewaltige Herausforderung zu sein, – vor allem auch etwas Bezahlbares zu finden. Da verbleibt mir nur die Fahrt in den Süden nach Port Leucate, da ich dort ja noch Familie habe.

Anstatt also an Pfingsten etwas Zeit dem Schreiben zu widmen, habe ich mich trotz Hitze etwas der Lektüre des Buches Traverser Tchernobyl von Galia Ackerman gewidmet. Wie ich schon in meinem vorherigen Blogbeitrag berichtete, ist dieses Buch laut KVK in keiner deutschen wissenschaftlichen Bibliothek vorhanden. Das ist schon sehr ungewöhnlich, denn das Buch bietet einen hervorragenden Einblick in die Entwicklung der Landschaft, – der Kulturlandschaft rund um Tschernobyl vom Beginn der Reaktorkatastrophe am 26. April 1986 bis zum März 2022. Ein Reisebericht über zahlreiche Reisen in die verbotene Zone von Tschernobyl, eine moderne geographische Landeskunde, die persönliche Eindrücke mit wissenschaftlicher Analyse mischt[8]. Aber außerhalb des frankophonen Sprachraums ist das Buch kaum bekannt, da es keine englischsprachige Übersetzung des Buches gibt. Dennoch glaube ich, dass jede gut sortierte Universitätsbibliothek bzw. Forschungsbibliothek in Deutschland, – die der Geschichte der Kernkraft gewidmet ist bzw. der Geographie und Zeitgeschichte der Ukraine, – dieses Buch im Bestand haben sollte!

Bibliographie:

Ackerman, Galia (2022) : Traverser Tchernobyl. Nouvelle édition augmentée. Paris, © Éditions Premier Parallèle, 2016 ; © Éditions Premier Parallèle, 2022. ISBN 978-2-85061-068-4

Christophe Neff, Pfingsten 2026, veröffentlicht am 27.05.2026


[1] Hierzu die von der ukrainischen Schriftstellerin & Medizinerin Iryna Fingerova zusammengestellten Augenzeugenberichten der Bombennacht von 23.5. auf 24.5 in  Kyjiw die unter dem Titel „Der Morgen nach der schlimmsten Nacht – Kyjiw erlebt die heftigsten Angriffe durch Russland seit 2022. Wie ergeht es den Menschen in der ukrainischen Hauptstadt?“ in der Zeit am 26.05.2026 veröffentlicht wurden.

[2] Vgl.  die Inatbeobachtungen 3469595130 und   Inatbeobachtung 346959564 (beide vom 3.04.2026), die ich danach an die Stadt Grünstadt meldete.

[3] Siehe auch „Stadt Grünstadt : Informationen zur gebietsfremden Ameisenart Tapinoma magnum

[4] Siehe auch: Die Rheinpfalz (22.04.2026): Sie kriechen aus Steckdosen: Tapinoma magnum erobert das Leiningerland. Die eingewanderte und besonders lästige Ameisenart breitet sich im Raum Grünstadt aus. Wo sie neu entdeckt worden ist und was Betroffene vom Leben mit der Plage berichten. (von Christoph Hämmelmann).

[5] Vgl. Le Monde „ « Cet épisode de chaleur est un événement sans précédent », prévient le climatologue Christophe Cassou Le directeur de recherche du CNRS à l’Ecole normale supérieure revient, dans un entretien au « Monde », sur les conditions climatiques qui permettent au pays de connaître des températures inédites pour la saison. Il rappelle la nécessité d’agir politiquement contre le réchauffement. » Propos recueillis par Audrey Garric, Le Monde.fr  25.05.2026.

[6] Vgl. Le Monde « Il faisait 30 °C dans les classes cet après-midi, c’était très dur » : la France n’a jamais vécu une journée de mai aussi chaude Les températures ont atteint, mardi, entre 33 °C et 36 °C dans une grande partie de l’Hexagone, notamment dans l’Ouest, soit 10 à 15 °C au-dessus des normales. Des valeurs dignes du plein été, alors que celui-ci n’a pas débuté. » Par Audrey Garric et Frédéric Zabalza (La Rochelle, correspondant), Le Monde.fr 26.05.2026.

[7] Vgl. „Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen“ sowie „Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate“.

[8] Französischesprachige Buchkritik des Buches „Traverser Tchernobyl“ im Literaturblog Fahrenheit 451.

Blognotice 07.05.2026 : et les Martinets sont revenus dans le ciel de Grünstadt le 29.04.2026

Le mercredi 29 avril, je découvre les vols acrobatiques des premiers martinets de 2026 dans le ciel de Grünstadt. D’ailleurs, en 2025, ils ont fait leur première apparition dans le ciel de Grünstadt le 29.04.2025. Comme j’observe le ciel de Grünstadt régulièrement depuis la crise du COVID-19 et que je note les divers oiseaux que je peux reconnaître visuellement ou phonétiquement, je peux assez bien cerner l’arrivée des martinets[1], [2] !

Les martinets annoncent la fin du printemps et le début du « Frühsommer ». Traduire « Frühsommer » en français n’est pas facile. « Été précoce » est plutôt une traduction littérale, – l’AI de Deep L traduit le terme avec « début de l’été ». L’horloge phénologique du DWD définit le « Frühsommer » comme le début de la floraison du Sureau noir, – le « Hochsommer », le plein été, avec le début de la floraison du tilleul à grandes feuilles. Ici, à Grünstadt, les Martinets commencent leur retour vers le Sud normalement vers la fin juillet/début août, au plus tard mi-août.

En observant le vol acrobatique des martinets dans le ciel de Grünstadt, je pense toujours un peu à Monsieur Gérard Gory, – avec qui j’avais fait connaissance durant mes séjours au Muséum d’histoire naturelle de Nîmes – vers la fin de la période « Jeantet »[3]  – donc la période pendant René Jeantet fut conservateur de 1959 à 1995 du Muséum de Nîmes –  suivi par son épouse Jacqueline qui entre 1995 – 1997 fut conservatrice du Muséum[4]. Gérard Gory c’était et c’est encore le Monsieur martinets français. Dans ce contexte, j’aimerais aussi signaler un livre, – une véritable bible sur les martinets – malheureusement seulement disponible en allemand – « Mauer- und Alpensegler. Flugakrobaten ohne Grenzen », écrit par l’ornithologue suisse Alfred Engler. Ce livre, qui contient aussi une importante bibliographie, mériterait une traduction française.

Le jour même de l’arrivée des martinets à Grünstadt, je reçois le livre « Traverser Tchernobyl » de Galia Ackerman. La plupart de mes livres français, je les achète chez Willy Hahn, dans la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg. Mais il m’arrive de me commander des livres à la Fnac pour pouvoir les lire assez rapidement – sans faire le trajet en l‘Outre-Forêt à Wissembourg.

La catastrophe nucléaire de Tchernobyl, je me souviens encore bien : c’était le début de mes études de géographie à l’université de Mannheim[5]. L’Université de Mannheim était, durant les années 1980, l’une des rares universités allemandes à proposer des études de géographie qui commençaient aussi avec le « Sommersemester ». Mais tout cela fait, comme Tchernobyl, maintenant partie de l’histoire. L’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim, «  Geographisches Institut der Universität Mannheim », fut fermé durant les années 2000  pendant le rectorat Arndt– pour libérer les postes d’enseignants afin de les transformer en professorats de gestion et de management, en sciences économiques – disons des « sciences » considérées comme plus utiles économiquement et plus valorisant que la « géographie ».

J’ai beaucoup pensé à mes débuts d’étudiant en géographie en 1986, – en raison des souvenirs de la catastrophe de Tchernobyl et du fait qu’un de mes condisciples – en Allemagne, on parle de « Kommilitone » – avec lequel j’avais partagé une partie majeure des cours en géographie, vient d’être emporté par un cancer fulgurant. Nous avons aussi partagé quelques semaines au « Centre Béthanie du Diocèse de Man » pour des relevés botaniques à la fin des années 1980 dans les montagnes de Man en Côte d’Ivoire . Je lui ai dédié une notice nécrologique sous le titre « Das Echo der Tams-Tams im Bergwald von Man – Erinnerungen an Rainer Frank » dans ce blog. Rainer Frank a été inhumé fin avril 2026 au Ruheforst de Bad Dürkheim, un cimetière naturel situé dans le Pfälzerwald,  lors d’une cérémonie d’adieu très émouvante, en présence de sa famille, de ses amis et de ses anciens camarades de promotion de l’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim.

Les souvenirs qui restent, de l’année 1986, ce sont  les débuts de mes études de géographie à l’Université de Mannheim, ce sont  les souvenirs de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Les images des « liquidateurs » que je retrouve dans l’ouvrage de Galia Ackerman, qui est un voyage dans le temps vers une sorte de Pompéi de l’ancienne Union soviétique. Je trouve assez dommage que l’ouvrage de Ackerman, d’après mes recherches dans le « KVK (Karlsruher Virtueller Katalog) », ne se retrouve dans aucune bibliothèque universitaire allemande. En réalité, cela n’est pas si surprenant, ceci confirme une fois de plus le « fossé culturel grandissant » entre l’Allemagne et la France[6].

Le livre de Galia Ackerman me permet aussi de me souvenir de mes lectures d’étudiant, des images des longs métrages de Cinéma, comme le film « Stalker » d’Andreï Tarkovski. Tchernobyl a transformé le monde, – c’était certainement le début de la chute de l’ancienne Union soviétique – et en conséquence de la réunification allemande. D’un point de vue franco-allemand, – sans les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima[7], – les « Verts » allemands n’auraient jamais eu l’essor politique en Allemagne pendant les derniers décennies, – avec Joschka Fischer, vice-chancelier et ministre de l’extérieur des gouvernements Schröder, Winfried Kretschmann, qui a gouverné le Bade-Wurtemberg pendant 15 ans, de 2011 à 2026. Et aussi Cem Özdemir, qui est le successeur désigné de Winfried Kretschmann, – Özdemir, qui a gagné de justesse, d’une courte manche, les élections régionales du Bade-Wurtemberg en Mars 2026. Si tout va bien, Özdemir sera élu le 13 mai 2026 comme nouveau « Ministerpräsident » du Bade-Wurtemberg.

Quarante ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, – la grande différence entre l’Allemagne – et la France, – à part le mythe du nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté aux frontières de la France, – disons qui n’a jamais traversé le Rhin[8] – c’est que les retombées politiques, sociétales et environnementales en Allemagne étaient assez considérables ! En France, – presque rien,  aucun changement majeur politique ou sociétale, – on « croit » encore aux vertus de l’énergie nucléaire sans modération – et le mouvement politique écologiste en France, vu d’Allemagne, s’est partiellement transformé en organisation sectaire proche de l’extrême gauche, sans aucune importance politique majeure, ce qui est bien dommage.

Je ferme les yeux, – et je reviens quarante ans en arrière, durant le printemps & l’été 1986, c’était le début de mes études de géographie à Mannheim. C’étaient les images de télévision de la catastrophe de Tchernobyl, – les hélicoptères au-dessus des ruines de la centrale nucléaire, le dévouement héroïque des « liquidateurs ». À chaque page que je tourne dans le livre de Galia Ackerman, « Traverser Tchernobyl », mes pensées vont vers le sort tragique des liquidateurs et des victimes des régions limitrophes de Tchernobyl…pendant que le chant des martinets volants dans le ciel de Grünstadt me ramène vers la réalité des premiers jours de mai 2026. Le Monde annonce un« événement sanitaire « inédit et inquiétant » », – le hantavirus découvert sur un bateau de croisière le MV Hondius au milieu de l’océan atlantique me rappelle un peu le début de la crise du Covid – 19[9].

Bibliographie

Ackerman, Galia (2022) : Traverser Tchernobyl. Nouvelle édition augmentée. Paris, © Éditions Premier Parallèle, 2016 ; © Éditions Premier Parallèle, 2022. ISBN 978-2-85061-068-4

Engler, Alfred (2025) : Mauer- und Alpensegler. Flugakrobaten ohne Grenzen*. Bern, © 2025, Haupt Verlag Bern, ISBN 978-3-258-08410-7

GOLONKA Janaïne, Étude de cas muséologique, Mémoire de M2 Stratégie du Développement Culturel, sous la direction de JACOBI Daniel, Université d’Avignon, 2011. (Version archivée sur Internetarchive, voir ici.)

Christophe Neff, Grünstadt, écrit en Avril/Mai 2026, publié le 07.05.2026


[1] Voir aussi „Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen““

[2][2] Voir aussi „Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt

[3] Le mémoire de muséologie de Janaïne Golonka (2011), consacré à l’histoire du Muséum d’histoire naturelle de Nîmes et du Gard, contient un petit chapitre   sur la période Jeantet au Muséum de Nîmes (page 20 du mémoire). Ce mémoire circule librement sur la toile, mais on ne le trouve malheureusement ni sur HAL-Open Archive, ni sur ResearchGate, ni sur Academia.edu. Voici un lien vers l’Internet Archive où le mémoire est archivé (voir ici) !

[4] René Jeantet m’avait pour ainsi dire m’ouvert les yeux sur la beauté et richesse des paysages & des écosystèmes des Garrigues de Nîmes et des Costière du Gard, voir aussi « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati » »

[5] Voir aussi « Saulgau Oberschwaben Oktober 2022: Photos, Buchlektüren und Kindheitserinnerungen».

[6] Voir aussi « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr » et « Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag ».

[7] Voir aussi « Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011 ».

[8] Voir aussi le article tres instructive du Decodeurs du Monde « Le nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté aux frontières de la France : itinéraire d’un mythe qui hante l’imaginaire national », par William Audureau, Le Monde, 27. Avril 2026.

[9] Voir : « Hantavirus : de nombreuses inconnues autour d’un événement sanitaire « inédit et inquiétant » ; l’OMS veut rassurer sur le risque pandémique. La souche des Andes, transmissible entre humains par des gouttelettes de salive, a été déterminée, mercredi, par séquençage chez trois malades ayant voyagé à bord du MV « Hondius », qui doit accoster dans les jours qui viennent aux Canaries. Le point sur les principales questions posées par ce foyer épidémique. Par Par Delphine Roucaute. Le Monde, 06.05.2026. »

Das Echo der Tams -Tams im Bergwald von Man – Erinnerungen an Rainer Frank

Ende März erfuhr ich von einem Studienkollegen von der Krebskrankheit und dem frühen Tod von meinem Kommilitonen Rainer Frank (Geb. 18.11.1964 in Mannheim, Verst. 15.3.2026 in Bad Dürkheim). Ich schloss die Augen und dachte an unsere gemeinsame Studienzeit am Geographischen Institut der Universität Mannheim[1], welches bei uns damals einfach das G.I.[2] hieß. Einen Großteil der Lehrveranstaltungen besuchten wir gemeinsam. Danach schrieb ich das nach dem Fließtext folgende Gedicht in Erinnerung an ihn. Die gemeinsame Fahrt mit Dieter Anhuf in die Elfenbeinküste Ende der 1980 Jahre in die Bergwälder von Man, in den Pays de Dan, hatte uns alle, die wir dabei waren fürs Leben geprägt. Die Messkampagne auf dem Mont Tonkui, unser gemeinsamer Aufenthalt im  „Centre Béthanie du Diocèse de Man“, das bleibt unvergessen. Darum geht es auch in dem beiliegenden in Erinnerung an Rainer verfasstem Gedicht.

Ich erinnere mich noch genau an die erste gemeinsame Lehrveranstaltung im WS 1986/87. Einführungskurs A bei Dr. Eberhardt Hasenfratz. Rainer war handwerklich sehr geschickt und konnte auch wunderbar mit dem Rapidographen umgehen. Damals wurde ja in der kartographischen Universitätslehre noch mit Tusche gezeichnet, – in Mannheim mit den Tuschezeichenstiften der Firma Rotring namens „Rapidographen“. Viele Jahre später machte Rainer sich ja als freiberuflicher Kartograph und Werbedesigner selbstständig und gründete die Firma „der Plan“ in Mannheim. Während meiner Assistentenzeit am G.I. war Rainer dann zum regelrechten „Faktotum“ des Institutes geworden. Er war in der Fachbibliothek des GI  als wissenschaftliche Hilfskraft tätig, zeitweilig war er auch Assistent von Frau Professor Dörrer gewesen. Irgendwo war er immer in den Räumen des GIs anzutreffen. Immer hilfsbereit, freundlich mit seinem breiten Lachen. Rainer gehörte zu diesen wissenschaftlichen Mitarbeitern, die oftmals mehr im Hintergrund wirken, aber ohne die ein geregelter universitärer Institutsbetrieb unmöglich wäre.

Irgendwann im Laufe der 2010er Jahre hat Rainer dann begonnen die Adventstreffen unserer Abschlussjahrgänge (ca. 1990 – 1995) des G.I. Mannheimes zu organisieren. Immer an einem Freitagabend im Advent. Wir waren ja nicht viele, die da in Mannheim Geographie auf Diplom studierten. Das galt ja auch damals Ende der 1980 Jahre als brotlose Kunst. Aber wir haben alle unseren Weg irgendwie gefunden. So wie Rainer. 

Jedes Mal wenn die Emaileinladung  von „der Plan“ aus Mannheim bei mir eintraf, dachte ich oh – es ist schon wieder Adventszeit und ich bin auch schon wieder ein Jahr älter geworden. Das letzte Adventstreffen fand  im Dezember 2025 im Uhland in der Neckarstadt statt. Ich habe nie zu diesen „Jahrgangstreffen“ dazu gefunden, obwohl ich immer eingeladen war. Aber da fing ich schon an unter der „Karlsruhependelei“ zu leiden. Freitagsabends nach einem langen Arbeitstag am KIT in Karlsruhe noch nach Mannheim zu fahren da fehlte mir einfach die Kraft. Jetzt wo ich diese Zeilen niederschreibe bereue ich es sehr, nie zu diesen von Rainer organisierten Adventstreffen hin gefahren zu sein. Ohne Rainer hätte es diese Adventstreffen der „Absolventen“ der Abschlussjahrgänge 1990 – 1995 des Geographischen Institutes der Universität Mannheim so nie gegeben. So lebte auch das schon längst geschlossene geographische Institut gedanklich in den Erinnerungen weiter fort!

Rainer habe ich zuletzt mit seiner Familie gesehen, als vor ein paar Jahren  ein gemeinsamer Studienfreund ein ganzes Kino für einen runden Geburtstag gemietet hatte. Danach hatten wir hin und wieder email-Kontakt. Als ich für einige Zeit „Kartographie“ am KIT zu lehren hatte, hatte mir Rainer Lehrmaterialien zur Verfügung gestellt und sie mir nach Karlsruhe geschickt.

Rainer war in gewisser Weise auch einer letzten deutschsprachigen  „geographe-explorateur“ oder „géographe-baroudeur“, wie man sie heute wohl kaum noch findet[3]. Und wie sie auch nicht mehr an deutschen Universitäten ausgebildet werden. So wie wir damals Geographie studiert haben kann man heute in Deutschland nicht mehr Geographie studieren. Kein „Ritt“ ins Gelände war Rainer zu anstrengend. Keine Reise zu weit. Keine Nacht zu Dunkel!

Sein breites Lachen, sein unverwechselbarer Mannemer Dialekt, – denn Rainer war auch ein waschechter „Mannemer Bub“ von der Rheinau  – wird mir immer in Erinnerung bleiben.

So wie das Echo der Tams -Tams im Bergwald von Man wenn wir nachts den Geräuschen des Waldes lauschten[4].

Für Rainer – die Tams-Tams schlagen für dich im Bergwald von Man

Dans la brousse

Les tams-tams

chantent

Sie trommeln für Dich

Nachts

In den Bergen von Man

Im Maquis

trinken wir zum Trommelschlag

„Une flac“

und einen Bourbon dazu

die Savanne brennt

wie jedes Jahr

und die Elephanten sind auch noch da

im Taxibrousse wird für Dich getanzt

« bienvenue à Bamako »

dröhnt es aus dem Autoradio

in den Montagnes de Man

wo du immer weiterlebst

mit dem Trommelschlag

der Tam-Tam

als „géographe-baroudeur“

der aus der Kurpfalz kam

um die Waldgeister zu entdecken

in der Bethanie in den Bergwäldern von Man

Christophe Neff, Grünstadt März/April 2026


[1] Der Geschichte des in den 2000 Jahren geschlossenen Institutes für Geographie der Universität Mannheim ist das von Christoph Jentsch im Jahr 2009 verfasste Buch „Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule 1907 bis 2006 „ gewidmet. Eine kleine Rezension des Buches findet man unter dem Titel „Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule“ (auch als PDF in Kitopen/ DOI: 10.5445/IR/1000149398) in diesem Blog.

[2] G.I. bzw. G.I. Mannheim, also Geographisches Institut der Universität Mannheim.

[3] Vgl. hierzu auch « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati » »

[4] Tam – Tam, frankoafrikanische Bezeichnung für die afrikanische Buschtrommel,- hier sind die Tam -Tam du Pays de Dan in der Côte d’Ivoire gemeint. Zur Bedeutung der  Tam-Tam du Pays de Dan gibt es auch einen interessanten Aufsatz von Yapi Thierry N’DOUFOU & Yvonne Sandrine AGBLI „LE TAM-TAM EN PAYS DAN : ENTRE FAITS CULTURELS ET RELIGIEUX“ (Collection Recherches & Regards d’Afrique Vol. 3 N. 7, 2024, Avril 2024, 304-344, ISBN 978-2- 493659-12-5)

Randbemerkungen zur Osterwoche 2026: Texte, Beobachtungen und Erinnerungen

Tagesanbruch, Grünstadt Ostersonntagmorgen, © Christophe Neff, 12.04.2026

Die Osterwoche ist im deutschen Sprachgebrauch die Woche zwischen Ostersonntag und dem Weißen Sonntag (Domenica in albis). In der römisch-katholischen Kirche wird dieser Zeitraum auch als Osteroktav bezeichnet.

Seit Jahren schon, soweit ich die Osterwoche in Grünstadt verbringe, besuche ich die ökumenische Auferstehungsfeier auf dem Grünstadter Friedhof[1]. Der Ostersonntag ist immerhin der höchste Feiertag im Christentum, und irgendwie fühle ich mich diesem Glauben immer noch verbunden.

In diesem Sinne war die vom evangelischen Pfarrer Funke und der katholischen Gemeindereferentin Frau Gottschalk gestaltete ökumenische Auferstehungsfeier für mich bestimmt einer der Höhepunkte dieser Osterwoche! Frau Gottschalk überraschte die Gläubigen mit einer erfrischenden Predigt. Und Pfarrer Funke brachte es fertig, in seine Auferstehungspredigt über Maria, Maria von Magdala, Myriam, Mariam, zur Bewegung „Frau, Leben, Freiheit“ im Iran zu gelangen. Im Gegensatz zum Ostersonntag 2025 konnte man keinen Kuckuck hören. Dafür krähte immer wieder ein Hahn aus der Nachbarschaft, der mich mit Vehemenz daran erinnerte, dass ich in diesem Jahr während der Karwoche nicht einmal in die Bibel geschaut und die Passionsgeschichte wieder neu gelesen habe. In diesem Jahr gab es auch dann viele Gläubige, die an der Auferstehungsfeier teilnahmen. Soweit meine Erinnerung nicht trügt, habe ich noch nie so viele Menschen am frühen Ostersonntagmorgen auf dem Grünstadter Friedhof gesehen.

Vor dem Weg auf den Grünstadter Friedhof hatte ich begonnen, die ersten Seiten des Buches „Cœur qui bat : hymne à la vie“ von Simone Morgenthaler zu lesen. Das ist tatsächlich eine Hymne an das Leben – mit sehr schönen Naturbeschreibungen, aus dem Elsass, aber auch den von mir so geliebten Garrigueslandschaften im französischen Midi begegnet man im Buch. Die Lektüre von „Cœur qui bat“ hat mich dann durch die Osterwoche begleitet. Ursprünglich hätte ich gern auch noch den „Zugwind“ von Iryna Fingerova zu Ende gelesen. Aber da gab es erhebliche Probleme mit dem Tolino. Die technischen Probleme, die es da gab, wären es bestimmt wert, in einem gesonderten Blogbeitrag dargestellt zu werden. Soweit möglich, kaufe ich ja neue Bücher nur als E-Pub. Allein schon aus Platzproblemen[2]. E-Pubs verbrauchen keine Regalmeter. Aber dafür kann es andere Probleme geben, wie ich diese Woche feststellte. Das Morgenthaler-Buch gibt es nicht als E-Pub. Soweit ich es überblicke, gibt es überhaupt keine E-Pub-Ausgaben der Morgenthaler-Werke. Ich hatte mir das Buch im letzten Dezember in der Librairie „À livre ouvert“ von Willy Hahn in Wissembourg gekauft[3]. Und so konnte ich das Buch, trotz Tolino-Problemen, in der Osterwoche lesen, weil es eben ein traditionelles Buch ist, welches kein Lesegerät zum „Lesen“ braucht. Das Buch ist übrigens, wie eine Recherche im Karlsruher Virtuellen Katalog (KVK)  ergab, in keiner deutschen Bibliothek (soweit über den KVK recherchierbar) nachgewiesen. Aber das gilt wohl für den Großteil des Werkes von Simone Morgenthaler. So ist etwa das Buch „Sur la route avec tante Jeanne“, über das ich im Sommer einen längeren Essay verfasste  – „Notice de lecture « Simone Morgenthaler : Sur la route avec Tante Jeanne »“ – , laut KVK in keiner deutschen Bibliothek vorhanden. Dieses Buch, das ich sowohl als autobiografischen Reisebericht als auch als Landeskunde des ländlichen Frankreichs bezeichnen würde – in dem das Elsass natürlich wegen der Herkunft der Verfasserin eine bedeutende Rolle spielt –, sollte eigentlich in Deutschland in jeder ernstzunehmenden Hochschulbibliothek zur Frankreichkunde bzw. Romanistik stehen.

Etwas besser sieht es bei Pierre Kretz dem Johann-Peter-Hebel-Preisträger von 2024 für aus. Aber auch hier sind längst nicht alle seine Werke in deutschen (Hochschul-)Bibliotheken vorhanden. Die schon mehrmals in diesem Blog getätigte Beobachtung, dass sich trotz aller Sonntagsreden der kulturelle Graben zwischen Frankreich und Deutschland wieder größer wird, scheint wohl ein fortschreitender, unaufhaltsamer Prozess zu sein[4]. Über den Hebel-Preisträger Pierre Kretz gibt es nicht einmal einen deutschsprachigen Wikipedia-Artikel, aber dafür einen solchen in der alemannischen Wikipedia. Es gibt natürlich auch hier und da ein paar „petites merveilles franco-allemandes“ wie z. B. der Blog von Nils Minkmar „Der siebte Tag“, der einem immer wieder einen deutschsprachigen Einblick in die französische Tagespolitik und das französische Kulturleben ermöglicht. Durch den Blogartikel „Die richtige Reform – No risk no fun/ Memoiren mal anders/100 Chansons/Die Diplomaten/ Rezepte im siebenten Tag von Minkmar habe ich beispielsweise das interessante Buch „La vie en Rose“ von Christoph Sator entdeckt. Und da wäre auch noch der Literaturblog „rentrée littéraire – Französische Literatur der Gegenwart“ von Kai Nonnenmacher, der einem die französische Literaturwelt in ihrer Vielfalt näherbringt.

Abschließend noch der Hinweis auf einen sehr einfühlsamen und aufschlussreichen Text aus der Tageszeitung „Le Monde“ über eine Fahrt mit der transsibirischen Eisenbahn in Zeiten des Ukrainekrieges von Leonid Stein: « À bord du Transsibérien, un voyage de 9 000 kilomètres au contact d’une Russie épuisée et de soldats à la dérive » („An Bord der Transsibirischen Eisenbahn – eine 9000 km lange Reise durch ein erschöpftes Russland und zerstörte Soldatenschicksale“). Wie übersetzt man wohl am besten „soldats à la dérive“ – wortwörtlich wohl eher „Soldaten in einer aussichtslosen Lage“ –, aber ich denke, dass „zerstörte Soldatenschicksale“ genauso passt, wenn nicht sogar besser ist. Beeindruckend sind auch die Bilder von Maria Turchenkova. Bei der Lektüre dieses wirklich lesenswerten Textes über Russland im Kriegszustand fragt man sich schon, wie so eine Reportage im Lande des Zaren Putin überhaupt möglich war. Wenn ich solche Texte lese, weiß ich, dass sich mein Abonnement bei der Tageszeitung „Le Monde“ immer noch lohnt. Übrigens sind auch die Texte von Elsa Conesa, die derzeit für „Le Monde“ aus Deutschland berichtet, durchaus lesenswert. Sie erlauben einen doppelten Einblick in das deutsch-französische Verhältnis, denn sie berichtet natürlich für die französische und frankophone Leserschaft. Zuletzt erschien eine sehr interessante Reportage von ihr über die Bedeutung der US-Streitkräfte für Ramstein, Kaiserslautern und die Westpfalz – „En Allemagne, malgré les tensions avec Trump sur l’OTAN, la ville de Ramstein reste attachée à sa base militaire américaine“. K-Town, also Kaiserslautern, das ist ja gerade um die Ecke von Grünstadt. Wobei K-Town von Grünstadt aus gesehen schon in einer anderen Welt liegt. Grünstadt scheint doch eher ein Satellit des Rhein-Neckar-Raumes, also Mannheim, und, soweit es die Arbeitswelt betrifft, natürlich auch Ludwigshafen.

Dann gab es natürlich in der Osterwoche auch noch die Abwahl von Viktor Orbán in Ungarn. Verbleibt die Hoffnung, dass sein gewählter Nachfolger Péter Magyar Ungarn die autoritären Strukturen des Orbán-Regimes beheben und das Land wieder in eine liberale Demokratie und einen Rechtsstaat verwandeln wird. Einfach wird das bestimmt nicht werden. Hierzu verweise ich auch auf den lesenswerten Artikel und Zeitzeugenbeitrag „In a joyful Budapest, with the populists routed, I saw the chance of an unprecedented transition“ von Timothy Garton Ash.

Zuletzt noch der Hinweis auf die Artemis-2-Mondmission. Diese Mondmission hatte mich schon beeindruckt, da ich ja als Kind einen Großteil der Apollo-Missionen im Fernseher mitverfolgt hatte. Apollo 17, das war die letzte mit dem Lunar Roving Vehicle. Das ist schon sehr, sehr lange her und dennoch ist es mir unvergesslich geblieben, auch wenn die Fernsehbilder nur „schwarz-weiß“ waren – da wir ja nur einen „Schwarzweiß-Fernseher“ hatten. Artemis 2, das ist auch sozusagen das letzte Leuchten am Firmament meines ursprünglich sehr positiven Amerikabildes. Soweit es aussieht, sind ja so gut wie alle meine „Vorausahnungen“ aus dem im Oktober 2024 geschriebenen Text „America, where are you going“ eingetreten. Ich hätte es mir anders gewünscht. Die Präsidentschaft von Donald Trump ist nicht nur für die USA eine Katastrophe, sondern auch ein Alptraum für den gesamten Planeten Erde. Wobei ich mir nicht hätte vorstellen können dass Trump irrlichternd und ohne jegliche geostrategische Analyse einen Krieg beginnen würde. Dieser Luftkrieg gegen den Iran, völlig unabhängig wie man diesen politisch bewertet,  weckt bei das Erinnerungen an das US-Desaster in Vietnam. Auch Vietnam habe ich als Kleinkind wahrgenommen.  Unvergessen auch das Schicksal der deutschen Malteserhelfer Monika Schwinn und Bernhard Diehl. Sie hatten das Glück die Vietconghaft zu überleben, andere nicht. So wie die Apollo-Mondlandung war auch der Vietnamkrieg omnipräsent in der Medienlandschaft der alten Bundesrepublik der 1970 Jahre.

Immerhin, und so kommen wir wieder zum Thema Kirche und Glauben zurück, gibt es einen mutigen Amerikaner namens Robert Francis Prevost – Papst Leo XIV. –, der sich nicht scheut, Trump heftig öffentlich zu kritisieren. Das wäre ja fast schon geeignet, mich mit der römisch-katholischen Kirche wieder zu versöhnen, denn ich stehe der Institution äußerst kritisch gegenüber – wobei ich niemals aus der Kirche ausgetreten bin und das vermutlich nie tun werde. Im gewissen Sinne bin ich wohl ein antiinstitutioneller Katholik, der hin und wieder auch einen katholischen Gottesdienst besucht. Beeindruckend war auch die Messe, die Papst Leo XIV. am 14.4.2026 in der Augustinusbasilika im algerischen Annaba hielt[5]. Seine auf Französisch mit deutlich amerikanischem Akzent gehaltene Predigt ist im frankophonen Afrika mit großer Aufmerksamkeit und Genugtuung aufgenommen worden. Mich erinnert die Afrikareise des Papstes an einen meiner eigenen Afrika-Aufenthalte Ende der 1980er Jahre, als ich einige Wochen im Centre Béthanie du Diocèse de Man im hyperombrophilen Regenwald in der Côte d‘Ivoire verbrachte. Es war vielleicht auf dieser Reise durch den westafrikanischen Regenwald, dass ich der katholischen Kirche wieder etwas näher kam.

Bibliographie (Bücher & Texte):

Conesa, Elsa (2026) : En Allemagne, malgré les tensions avec Trump sur l’OTAN, la ville de Ramstein reste attachée à sa base militaire américaine. Le Monde, 09 Avril 2026.

Fingerova,Iryna; Walosczyk, Jakob (Übers.) (2026) : Zugwind. Roman. Aus dem Ukrainischen von Jakob Walosczyk. Hamburg, 2026. Copyright © 2026 by Rowohlt Verlag GmbH, Hamburg. ISBN 978-3-644-02574-5

Garton Ash, Timothy (2026) : In a joyful Budapest, with the populists routed, I saw the chance of an unprecedented transition. The Guardian, Tuesday 14 April 2026. (Auch im Blog “History of the Present” von Timothy Garton Ash unter “In joyful Budapest, I see chance for a big change The landslide that swept away Viktor Orbán means Hungary might just pioneer an unprecedented post-populist transition. If successful, it would have implications everywhere from Poland to the US”., 15 april 2025 veröffentlicht.)

Morgenthaler, Simone (2023) ; Coeur qui bat : hymne à la vie. Strasbourg, 2023    © La Nuée Bleu / EBRA Editions 2023, ISBN 978-2-7165-0943-5

Morgenthaler, Simone (2023): Sur la route avec Tante Jeanne. © La Nuée Bleu/EBRA Éditions Strasbourg, 2024, ISBN 978-2-7165-0957-2

Sator, Christoph (2026) : La Vie en Rose. Frankreich in 100 Chansons. Köln, 2026, © Kiepenheuer & Witsch, Köln. ISBN 978-3-462-01060-2

Stein, Leonid ; Turchenkowa, Maria (2026): « A bord du Transsibérien » (1/2), Un voyage de 9 000 kilomètres au contact d’une Russie épuisée et de soldats à la dérive. Le Monde, 09 Avril 2026.

Stein, Leonid ; Turchenkowa, Maria (2026) : A bord du Transsibérien  (2/2). Dans le train qui file vers l’Extrême-Orient, entre Novossibirsk et Vladivostok, début janvier, la violence de la guerre en Ukraine est au cœur des conversations entre soldats en permission et passagers « ordinaires ». Le Monde, 10 avril 2026.

Photo © Christophe Neff, 12.04.2026

Christophe Neff, Grünstadt, im April 2026



[1] Siehe auch:  „Blognotiz 27.04.2025: Ostern 2025 „Mulier, quid ploras? – Frau warum weinst du ?“

[2] Vgl. « Une liseuse „Tolino“ pour délester ma bibliothèque ».

[3] Vgl. « Blognotice 29.12.2025: à travers le Bienwald – Noël 2025 – Driving home for Christmas »

[4] Vgl. „ Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag (Als PDF in KITopen auch unter DOI: 10.5445/IR/1000156439 verfügbar)“ und „La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr“.

[5] Siehe auch « Messe présidée par le pape Léon XIV à la Basilique Saint-Augustin d’Annaba » im Youtube-Kanal von Le Jour du Seigneur (Radiovatican).

Blognotice 27.03.2026 : Un Mimosa en fleurs à Grünstadt annonce le printemps dans l’Unterhaardt

Mon Mimosa (Acacia dealbata) en fleurs , 21.03.2026, Grünstadt, © Christophe Neff, 21.03.2026

Le Mimosa (Acacia dealbata), que mes enfants m’ont rapporté du Midi de la France, est en fleurs[1]. Ils l’ont acheté dans les Pyrénées-Orientales, chez Villa-Verde à Pia, et l’ont ramené en voiture en Allemagne pendant l’été dernier. Comme je ne voyage presque plus à cause des diverses complications liées à la maladie de Mitterrand, ce Mimosa, qui enrichit ma petite collection de plantes méditerranéennes et exotiques (Arbousiers[2], Cistes, Palmiers, Oliviers, Sternbergia[3], Arbres de Judées[4], Yuzu[5] etc.), me rapproche un peu du « Sud » et du « Midi ».

J’avais déjà essayé de planter un Mimosa au début des années 2000, mais il a péri pendant l’hiver. Il faut dire qu’à peu près jusqu’en 2015, nous avions toujours eu des périodes de gel assez prononcées, avec parfois une semaine de températures comprises entre -10 et -12 °C, voire en dessous ! Mais depuis le fameux hiver de 2012, où la station météorologique de Grünstadt-Sausenheim a atteint -16,8 °C[6] — un hiver particulièrement rigoureux dans une grande partie de l’Europe, y compris dans le pourtour méditerranéen —, les choses ont changé. Ce fut l’hiver où une sorte de banquise s’est formée sur l’étang de Leucate et les bassins du port de Port Leucate, un événement historique que j’ai décrit dans le billet « Blognotice 12.2.2012 : la banquise bloque le port de Port Leucate ». Durant cet hiver 2012, particulièrement rude à Grünstadt[7], l’olivier que j’avais planté en 2009 (un cadeau d’anniversaire de ma famille en souvenir de la « villa l’olivette » de mes Grand-parents à Aubord dans le Gard[8] ) avait gelé, mais il a repris de souche le printemps suivant. Quelques années plus tard, en 2019, il a commencé à fleurir et à porter des olives. Voir mon olivier fleurir m’a incité à diriger un travail de recherche sur les oliviers dans la vallée supérieure du Rhin, avec des résultats assez intéressants. Malheureusement, nous n’avons jamais publié les résultats de cette recherche[9] !

Depuis, les choses se sont accélérées. J’ai récemment lu dans le Rheinpfalz qu’un vigneron près de Neustadt, à peine 30 km au sud de Grünstadt, s’essayait à l’oléiculture[10]. Et ce n’est pas le seul exemple d’oléiculture en Allemagne. Naturellement, on n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais je pense que cela pourrait fonctionner. Notons que depuis 2013, les températures hivernales à la station de Grünstadt-Sausenheim ne sont jamais tombées en dessous de -12 °C. En écrivant ces lignes, je pense que je devrais publier mes données — disons que mes relevés d’oliviers dans la vallée supérieure du Rhin (Alsace, Palatinat et Pays de Bade) — dans une revue botanique ou ecologique. Ces données montrent bien que l’olivier devient un arbre d’ornement, entre Mayence, Mannheim, Strasbourg et Bâle. Il y a même des essais d’oléiculture ici et là dans cette région géographique longeant le Rhin supérieure. Cela Cela est sans doute lié au changement climatique et à la rareté des périodes de grand froid dans l’Oberrheingraben, car il est assez connu qu’en dessous de -16/-17 °C, l’olivier gèle définitivement. Ajoutons que entre temps depuis 2019 j’ai déjà planté d’autres oliviers dans notre jardin à Grünstadt.

Concernant mon Mimosa, nous verrons s’il survivra aux prochains hivers. Si les tendances de réchauffement climatique se confirment et que les périodes de grand froid diminuent de plus en plus, je pense que j’aurai de nouveau de jolis bouquets de fleurs de Mimosa lors des prochains printemps.

Naturellement, je sais bien que le Mimosa a tendance à devenir envahissant. En Suisse dans le sud du Tessin, il s’est déjà naturalisé[11]. Concernant l’Unterhaardt, je ne vois pas de grand risque. Les friches et les terrains abandonnés y sont quasi inexistants. Il y a une forte pression démographique ici, et en plus, la viticulture et l’agriculture se portent encore assez bien. Néanmoins, le risque zéro n’existe pas.

Pour finir, en écrivant ces lignes je pense un peu au livre de Guillaume Fried sur les plantes invasives. J’avais consacré un billet à la première édition sous le titre « Commentaire sur le Guide des plantes invasives de Guillaume Fried (20.4.2012) ». En 2017, une deuxième édition est parue. Je pense que ce livre mériterait une troisième édition révisée et augmentée, car il y a une telle dynamique dans ce domaine ! Dans ce contexte, j’attends aussi avec impatience une nouvelle édition augmentée et révisée de la « Flora Gallica » (Tison & Foucault 2014). Pour moi, c’est un outil indispensable, qui est également très utile pour le travail de terrain dans le Sud de l’Allemagne. On y trouve des espèces qui ne sont pas inclus dans les flores portatives allemandes comme p.ex. le « Schmeil – Fitschen » (Parolly & Rohwer 2024) . Notons par exemple une clé pour les « Bambous » du genre « Phyllostachys  » qu’ont trouve dans la Flora Gallica. Les « Phyllostachys » qui ont aussi tendance à se naturaliser dans la plaine du Rhin, et ceci, des deux côtés du Rhin  !

Et ce ne sont pas seulement les plantes qui voyagent. Durant l’été 2023, j’ai pu entendre le chant des cigales (Cicada orni) à Grünstadt-Sausenheim[12]. Même si cela reste pour l’instant une observation éphémère, on peut aussi trouver quelques exemples de chants de cigales signalés sur iNaturalist non loin de Grünstadt, dans les environs de Mannheim[13].

Nous verrons dans quelle mesure les changements climatiques, mais aussi les modes de plantes ornementales, vont modifier la flore ornementale et naturelle dans l’Unterhaardt et le reste de la plaine rhénane et ses collines avoisinantes. Dans ce contexte j’ai découvert il y a quelques temps un jeune Chêne vert subspontané dans un jardin extensivement entretenue pas loin de chez moi[14]. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’Unterhaardt, le Leiningerland et le Palatinat sont surnommés la « Toscane allemande[15] » ! Certains jardins entre les jardins entre Bad Dürkheim et Grünstadt sont déjà devenus une véritable vitrine de la flore méditerranéenne. Pour être précis, ce que les jardiniers, les paysagistes et les propriétaires de jardins désignent par « méditerranéen » ! En réalité c’est plutôt une flore d’ornement imaginaire, une tableau coloré de plantes & fleurs exotiques et méditerranéens !

Reste à savoir si mon Mimosa fleurira lors des prochains printemps !


Bibliographie :

  • Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).
  • Fried, Guillaume (2012) : Guide des plantes invasives. Paris, Éditions Belin, 272 p. ISBN 978-2-7011-5793-1.
  • Fried, Guillaume (2017) : Guide des plantes invasives. Nouvelle édition. Paris, Éditions Belin, 296 p. ISBN 978-2-410-00417-5.
  • Parolly, Gerald; Rohwer, Jens G. (Hg.) (2024) : Schmeil – Fitschen. Die Flora Deutschlands und angrenzender Länder. Ein Buch zum Bestimmen aller wildwachsenden und häufig kultivierten Gefäßpflanzen. 98., überarbeitete und erweiterte Auflage. 98. überarbeitete und erweiterte Auflage, © 2024, 1906 by Quelle & Meyer Wiebelsheim. ISBN 978-3-494-01943-7
  • Tison, Jean – Marc; Foucault, Bruno de (2014) : Flora Gallica. Flore de France. Societe botanique de France. Dessins de Francois Guiol. © Biotope Éditions, Mèze, 2014, ISBN 978-2-36662-012-2

Photo © Christophe Neff, 21.03.2026

Christophe Neff, Grünstadt, le 27.03.2026.


[1] Voir aussi « Observation inaturalist Acacia dealbata 342385118 »

[2] Voir aussi « Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt » & « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati »

[3] Voir aussi « Blognotice 31.08.2025 : les Sternbergia lutea en fleurs, l’automne approche ».

[4] Voir aussi «  Blognotice 25.04.2015: premières floraisons d’Arbre de Judée à Grünstadt dans la Unterhaardt »

[5] Voir aussi « Blognotice 15.05.2022: Les Yuzus dans mon jardin »

[6] Voir le tableau „langjährige Mittelwerte Station Grünstadt – Sausenheim

[7] Cet hiver fut tellement rude que certains conduite d’eau à Grünstadt avait éclaté a cause du gel – ce qui causa entre autre la fermeture de la piscine communale de Grünstadt. Voir aussi « Blognotiz 5.2.2012 ».

[8] Voir aussi „Blognotice 01.04.2013 – billet de Week-end Pasqual“.

[9]  Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).

[10] Die Rheinpfalz (2026): „Winzer baut in der Pfalz Oliven an. Spanien ist weit weg vomHaardtrand. Und doch ist der Süden an einemverregneten Februar-Tag so nah wie er nur sein kann: Denn imNeustadter Weindorf Mußbach und im benachbarten Meckenheim wachsen zwischen den Rebzeilen Olivenbäume. Nicht zwei oder drei, sondern fast 2000“. Die Rheinpfalz Nr. 45, Montag 23 Februar 2026, Südwestdeutsche Zeitung. (Version electronique „Winzer baut jetzt in der Pfalz Oliven an“, Die Rheinpfalz, 22. Februar 2026).

[11] Voir aussi la « Fiche d’Acacia dealbata Link / Mimosa blanchâtre dans Infoflora.ch »

[12] Voir „Cigallengesang an der Unterhaardt – auch in Grünstadt gibt es wohl vereinzelt mediterrane Singzikaden zu hören“.

[13] Voir «observation inaturalist 232055608 ».

[14] Voir «observation inaturalist 343961612 ».

[15] Voir aussi „Beginn des Hochsommers im Leiniger Land/ Début du plein été dans le Leininger Land“.