La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr

Vue sur Leucate plage et Lido de Leucate/Blick auf Leucate plage und den Lido von Leucate © Christophe Neff, 22.05.2018

Paysages prend fin, au moins dans sa version les blogs Le Monde.fr. Comme je l’ai déjà décrit dans mon avant dernier billet « La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » le Monde a annoncé à ses abonnés bloggeurs que les blogs abonnés seront fermés le 5 juin  2019. Le blog paysages débuta le 24. Mai 2009 avec le billet « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? », suivit par « II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch». Suivaient un peu plus de 420 articles, ceci est le 429ième, dont la plupart fut publiés en français, quelques billets aussi en allemand, et très très rarement aussi des billets en anglais, comme l’été dernier la notice « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 ». Donc paysages sur le Monde.fr fut principalement un blog francophone reflétant mes prises de positions, mes idées, mes lectures, mes paysages, et parfois même simplement une photo d’un train traversant un paysages….. Au début j’avais eu le projet de faire de paysages, – un vrai blog franco-allemand bilingue (français-allemand), mais au fil du temps, par manque de temps (obligations professionnelles, famille), je n’ai pas réussi à réaliser cette idée.  Rédiger un texte et ceci en plus dans deux langues nécessite du temps ! Le dernier texte édité en allemand fut le billet « Erinnerungen an die „märklinModerne“».

Les années « le Monde.fr » du blog paysages furent une aventure intéressante, enrichissante, – et je trouve dommage, que le Monde ferme ses blogs quasiment en catimini.  Des blogs intéressants, comme « près, loin » de Paul Edel, que je suis depuis son début en 2008, vont peut-être disparaitre de la blogosphère francophone, – et on  ne peut qu’espérer que des blogs comme « près, loin » pourront redémarrer sous un autre formule, sur une autre plateforme. D’ailleurs dans ce contexte, je suggère la lecture de « Virginia Woolf, sa dernière lumière d’été » de Paul Edel, un billet particulièrement réussi et peut-être le dernier billet de Paul Edel dans les blogs le Monde.

On peut toujours se demander pourquoi le Monde ferme-il ses blogs abonnés. Les raisons techniques (voir ici) données par le Monde ne me semblent guère convaincantes. Ce qui me semble sûr c’est que les blogs et la blogosphère ont énormément évolué depuis les débuts des blogs le Monde. Les réseaux sociaux, Facebook en première, ont sûrement changé une très grande partie du paysage médiatique  francophone des dernières années. Pas seulement le paysage médiatique francophone, mais ceci est certainement un phénomène global,  cela concerne d’autres pays, et aussi l’Allemagne – et concerne aussi tous les domaines de la presse écrite.

Le blog paysages prend fin sur le Monde.fr. On trouvera à la fin de ce petit billet (après la partie allemand) un tableau des cinq articles les plus consultés de paysages durant la période le Monde.fr. Après avoir sauvé le contenu de mon blog je tenterai de relancer « paysages » sur une autre plateforme durant les prochaines semaines.

Et pour finir, – après 10 ans de blogs paysages sur le Monde.fr, blog qui au moins au début voulait aussi témoigner des relations franco- allemandes, je constate que le fossé qui sépare la France et l’Allemagne, en dépit de tous ces discours de Dimanche (Sonntagsreden en allemand) sur l’importance de l’amitié franco-allemande, ne cesse de s’agrandir. J’ai  l’impression qu’en fait, il ne fut jamais si grand qu’en ce moment. En écrivant mon dernier post sur ma première rencontre avec Notre-Dame de Paris en 1981, j’avais  l’impression que c’était bien au temps de François Mitterrand et de Helmut Kohl que les relations franco-allemandes avaient certainement atteint leur sommet, et ce fossé culturel qui sépare la France de l’Allemagne était alors certainement beaucoup plus étroit que de nos jours. Parfois il me semble que de nos jours ce n’est pas un fossé culturel qui sépare l’Allemagne et la France, mais un océan d’incompréhension mutuelle.

622 034 file vers Ramsen/622 034 fährt in Richtung Ramsen (Herxheim am Berg),  © Christophe Neff, 19.02.2019

Paysages geht zu Ende, zumindest in der Version les „blogs le Monde“. Wie ich es schon zuletzt in „« La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » beschrieb, hat le Monde seinen Bloggern mitgeteilt, dass die Abonnentenblogs auf le Monde.fr zum 5. Juni 2019 geschlossen werden. Paysages begann am 24.Mai 2009 mit dem Beitrag „« I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? », gefolgt von « II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch». Danach folgen etwas mehr als 420 Artikel, dies hier der 429. Die meisten dieser Artikel wurden auf Französisch verfasst, einige auf Deutsch, und sehr sehr wenige auch auf Englisch, wie beispielsweise der im Sommer 2018 verfasste Beitrag „Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018“.

Damit war paysages ein vorzugsweise französischsprachiger, ein francophoner Blog, in den ich meine persönlichen (manchmal politischen) Ansichten (prises de position), meine Ideen, meine Lektüren, meine Landschaften beschrieb und manchmal nur ein Bild eines durch eine Landschaft fahrenden Zuges zeigte. Am Anfang von paysages stand eigentlich die Idee, aus paysages ein deutsch-französischen Blog, einen zweisprachigen Blog zu gestalten, aber diese Idee konnte ich letztlich aus Zeitmangel (berufliche Zwänge, Familie etc.) nicht umsetzten. Einen Text in zwei Sprachen zu verfassen braucht einfach Zeit. Der letzte in Deutsch verfasste Beitrag auf paysages war „Erinnerungen an die „märklinModerne“.

Die Le Monde Jahre von paysages waren ein interessantes Abenteuer, eine bereichernde Zeit, und ich finde es schade, dass der Monde seine Blogs quasi im Verborgenen schließt. Lesenswerte Blogs wie beispielsweise « pres, loin » von Paul Edel, dem ich seit seinem Beginn 2008  folge, werden vielleicht von der frankophonen Blogosphäre verschwinden. Man kann eigentlich nur hoffen, dass Blogs wie « pres, loin » von Paul Edel unter einer anderen Form, auf einer anderen Plattform wiederauferstehen werden. In diesem Zusammenhang empfehle ich die Lektüre von „Virginia Woolf, sa dernière lumière d’été“ ein bemerkenswerter und vielleicht der letzte Blogbeitrag von Paul Edel auf le Monde.fr.

Die Frage wieso Le Monde.fr seine Blogs einstellt bleibt unbeantwortet. Die Gründe die Le Monde.fr angibt (siehe hier auf frz,), d.h. technische Gründe durch geplante Veränderungen in der Internetpräsenz von Le Monde.fr, erscheinen nicht überzeugend zu sein. Was sicher zu sein scheint ist, dass die Blogosphäre seit dem Beginn der Blogs auf Le Monde.fr sich sehr verändert hat. Die sozialen Netzwerke, insbesondere Facebook, haben die francophone Medienlandschaft erheblich verändert. Das betrifft, d.h. die Dominanz der sozialen Netzwerke, natürlich nicht nur die francophone Medienlandschaft, sondern auch andere  Länder wie z.B. Deutschland. Es ist ein globales Phänomen, welches vor allen den Printmedien weltweit zu schaffen macht.

Die Zeit von paysages auf le Monde.fr geht zu Ende. Am Ende dieses zweisprachigen Blogbeitrages befindet sich eine Zusammenstellung der fünf Artikel von paysages die am häufigsten konsultiert, ja ggf. sogar gelesen wurden.

Ich werde in den nächsten Wochen versuchen die Inhalte von paysages zu erhalten – und paysages in anderer Form auf einer anderen Plattform neu zu starten.

le Rhin – frontière franco-allemande à Lauterbourg / der Rhein – deutsch-französische Grenze bei Lauterbourg © Christophe Neff 17.08.2017

Und am Ende noch eine Bemerkung zu den deutsch-französischen Beziehungen. Nach zehn Jahren paysages auf Le Blogs le Monde – und paysages wollte zumindest in den Anfängen auch ein deutsch französischer Blog sein – muss ich feststellen, dass der Graben der Frankreich und Deutschland trennt, trotz aller Sonntagsreden über die wichtige, gar lebensnotwendige Bedeutung der deutsch-französischen Beziehungen, noch nie so groß war wie heute. Als ich meinen letzten Blogbeitrag über meine erste Begegnungen mit Notre Dame de Paris im Jahre 1981, als ich mit dem Fahrrad von Schramberg fuhr, verfasste, kam ich zum Schluss, dass die deutsch-französischen Beziehungen in den Zeiten von Helmut Kohl und François Mitterrand wohl am besten gediehen, dass der Graben der beide Länder trennt, zu dieser Zeit wohl am engsten war. Zurzeit will es mir manchmal so erscheinen, als würde unsere beiden Länder Frankreich und Deutschland nicht von einem kulturellen Graben getrennt, sondern von einem Ozean von gegenseitigen Un- und Missverständnissen.

Et voici les cinq articles les plus lus sur paysages. Und hier die 5 am häufigsten gelesenen Artikel auf paysages

Photos/Bilder toutes/alle © Christophe Neff

Christophe Neff, Grünstadt 23.04.2019

Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018

le site de l’incendie de forêt de Schiltach-Kirchberg du 20.08.2018, situation du 07.09.2018, © Christophe Neff 07.09.2018

Le blog paysages entre dans sa dixième année d’existence[1]. Comme les années précédentes[2], je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2018.

L’article le plus consulté en 2018 fut l’article «« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017» (5,44% des consultations sur paysages en 2018), article écrit en 2017 qui retrace un voyage d’étude géobotanique à l’archipel de Cap Vert (Santiago, Fogo) que j’ai effectué en Novembre 2017. Les paysages que j’ai découverts pendant ce voyage d’étude m’ont fortement marqué, mais cela n’explique pas le succès du billet que j’avais dédié à ce voyage. Peut-être aurai- je la chance de revenir aux iles du Cap dans quelques années, peut être pourrai-je approfondir le remarquable travail de Teresa Leyens sur la végétation de l’ile de Fogo[3].

En deuxième position on trouve l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » ((5,19% des consultations sur paysages en 2018), billet assez autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin. D’ailleurs c’est la première fois qu’un article écrit en allemand se hisse à la deuxième place des articles les plus consultés sur paysages durant une année.

Enfin au troisième rang le billet «Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité)» (3,57% des consultations sur paysages en 2018). C’est un article déjà écrit le 04. juin 2009, traitant « paysages & feux de forêts », c’est d’ailleurs un des premiers articles de paysage, car c’est le 24. Mai 2009 que le blog paysages débutait avec l’article « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? ». C’est certainement aussi un des premiers « notices de blog » qui thématise les relations entre changements climatiques et fréquences d’incendies de forêts.

En quatrième position l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (3,35% des consultations sur paysages en 2018) billet écrit en 2009 qui nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En  cinquième position on trouve l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (3,28% des consultations sur paysages en 2018), billet écrit en anglais en 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques, tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En sixième position on trouve le billet « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 » (3,05% des consultations sur paysages en 2018), encore un article qui se penche sur les incendies de forêts de l’été 2018. Dans ce billet publié en anglais j’insiste surtout sur les interdépendances entre dangerosité de futurs feux de forêts et changements climatiques.

En septième position on trouve  l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » (3,00% des consultations sur paysages en 2018) écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014, en 2015 et en 2016.

En huitième position on trouve l’article « Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » (2,96% des consultations sur paysages en 2018). Ecrit en début de Mai 2017 ce billet est une sorte de « géographie personnelle » sur l’état de la France pendant l’Élection présidentielle française de 2017. Ce billet écrit un en 2017 est aussi un aperçu géographique sur la France périphérique, où beaucoup des problèmes qui ont ressurgi avec le mouvement des gilets jaunes sont déjà décrits assez précisément. C’est d’ailleurs avec le mouvement des gilets jaunes que cet article a de nouveau retrouver un lectorat assez large. Notons que en 2017 le billet ce trouvait à la cinquième place (2,67 % des consultations sur paysages en 2017) des consultations sur paysages.

En neuvième position la notice « Bonne année 2018 – Prosit Neujahr 2018 – Happy New Year 2018 » (2,14% des consultations sur paysages en 2018), pas un article mais une sorte de carte de bonne année – avec une très belle photo comme décor que j’ai prise à Horta sur l’ile de Faial montrant l’aurore sur le  Pico (Montanha do Pico en portugais) en Septembre 2017.

Enfin en dixième position la petite notice bilingue  « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt » (2,12% des consultations sur paysages en 2018)sur les derniers soubresauts de l’hiver avec apparition des neiges de mars (Märzschnee en allemand) et le début du printemps avec les premiers amandiers en fleurs et les vignes légèrement recouvertes de neige dans la Unterhaardt.

« entre etang et mer » une UM de AGC « Languedoc-Roussillon» traverse le chenal entre « Grau de la Franqui » et « l’etang de Lapalme ». © Christophe Neff 31.03.2018

Comparé aux années passée le blog paysages est devenu moins leucatois, donc plus international même si nous trouvons à la onzième place encore un article traitant de Leucate, « Début Août 2018 : 39,1 à Leucate, intempéries en Tunisie, et l’« Incêndio de Monchique (Incendie de Monchique) » (1,90% des consultations sur paysages en 2018) – le record de température avec 39,1 sur la station météo du Cap Leucate. Et à la douzième place, dans l’article « Impressions du « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie » je parle aussi de Leucate, des risques de submersion marine à Port Leucate qui étaient aussi en rendez-vous de cette conférence internationale de géographie.

Les évènements de l’année 2018 ont laissé des traces sur paysages, –  d’une part les évènements des gilets jaunes ont provoqué un gain d’intérêt pour le billet «  Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » – et de l’ autre ce furent surtout les articles traitant les incendies de forêts qui furent les articles les plus consultés dans paysages pendant l’année 2018. Et malheureusement, l’année 2018, même si ceci est déjà tombé un peu en oubli, fut une année assez dévastatrice quant aux incendies de forêts, -surtout en Grèce, au Portugal, en Suède, aux Etats-Unis en Californie et même l’Allemagne a eu droit à son lot de feux de forêts durant l’été 2018. Personnellement pour diverses raisons, je ne travaille presque plus sur les feux de forêts, – quelques interviews données à des medias allemands durant l’été 2018[4] –et la supervision d’une thèse de Master sur la modélisation des risques des incendies de forêts en Forêt – Noire[5], ainsi que qu’ un petit cours de terrain sur le feux de forêts en Forêt -Noire[6] –mais néanmoins avec l’expertise scientifique que j’ai acquise pendant les dernières décennies je pense que en 2019 nous allons une fois de plus être confrontés à des scenarios d’incendies de forêts catastrophiques. La Californisation, la suburbanisation d’une part, – et les changements climatiques d’autres part – sont un cocktail particulièrement dangereux qui peuvent engendre de plus en plus de feux de forêts mortels.

 

Biblio :

Berkemann, Karin; Bartetzko, Daniel (HG./EDS)(2018): märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück. From Architectur to Assembly KIT and back again. Berlin, 2018, Jovis Verlag, ISBN 978-3-86859-518-5

Leyens, Teresa (2002) : Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn.

Photo : © Christophe Neff 1.) 07.09.2018 – le site de l’incendie de forêt de Schiltach-Kirchberg du 20.08.2018, situation du 07.09.2018, 2.) 31.03.2018 « entre etang et mer » une UM de AGC « Languedoc-Roussillon» traverse le chenal entre « Grau de la Franqui » et « l’etang de Lapalme ».

Christophe Neff, le 27.01.2019

[1] Le premier billet « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? «  fut édité le 24,.5.2009.

[2] Voir :  « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 ».

[3] Leyens, Teresa (2002): Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn. Download ici.

[4] Par exemple „Bundeswehrgelände in Meppen Warum der Moorbrand so schwer zu löschen ist“ dans le Spiegelonline du 18.09.2018 .

[5] Hodapp,L. (2017): Assessment of the wildfire hazard potential in the Black Forest National Park. KIT, unpublished Masterthesis in Geoecology.

[6] Voir aussi „Schiltach  -Waldbrandgebiet als Studienobjekt“ dans le Schwarzwälder Bote du 07.09.2018.

Erinnerungen an die „märklinModerne“

Das Buch die „märklinModerne – vom Bausatz und zurück/From Archtecture to Assembly KIT and Back again“ habe ich durch den Artikel „Avantgarde H0 Mythos Alltag: Modelleisenbahnträume und ihre Wurzeln in der Wirklichkeit – Eine Ausstellung „Märklin Moderne[1] im Deutschen Architekturmuseum in Frankfurt“ von Markus Clauer in der Rheinpfalz entdeckt[2], [3]. Schon die Lektüre des Artikels von Clauer ließ in mir Kindheitserinnerungen an unsere Märklinbahn im Lärchenweg auf dem Sulgen[4], aufsteigen. Lange, lange ist das alles her – aber die Märklinbahn[5] zumindest die Lokomotiven, das Wagenmaterial ist immer noch da. Verpackt und dennoch quasi betriebsbereit, steht die Bahn  in unserem Keller bzw. auf der Bühne. Immer mal wieder zur Winterzeit, wird sie kurz als „Parkett & Teppichbahn“ wieder zum Leben erweckt. Die Ausstellung im Architekturmuseum habe ich noch nicht gesehen, hingegen habe ich mir das Buch gekauft und gelesen – und damit meine kleine Sammlung von „Ausstellungskatalogen“ wieder etwas vergrößert.

Als mein Bruder und ich in den Wintermonaten der 1970 Jahre, im Hobbykeller des neu gebauten Atriumhauses im Lärchenweg auf dem Sulgen mit unserer Eisenbahn spielten, welches wir im Winter 1971/72 bezogen hatten, hätten wir uns wohl nie träumen lassen, dass es einen Zusammenhang zwischen Architektur und Modelleisenbahn gäbe. Aber unsere Bahn war mehr eine Spiel- und Betriebsbahn. Tischtennisgroße Spannplatte, zwei Stromkreise, – eine angedeutete Gebirgsbahn – ein paar Fallerhäuschen, – aber eine richtige Landschaft hatten wir nie. Mein Bruder begann schon früh an den Loks herumzuschrauben, – da waren wohl schon die ersten Anlagen zu seinem Beruf gelegt, er ging ins technische Metier – wurde Feingeräteelektroniker. Ja, und eine Märklinbahn hat er auch noch. Man könnte ihn auch im Gegensatz zu mir als einen Märklinisten bezeichnen. Im vorliegenden Buch, wird ja Märklin als Synonym für „Modellbahn“ und „rollendes“ Material verwendet. Einerseits ist das für große Teile Süddeutschlands korrekt, andererseits gab es und gibt es auch andere Hersteller von Modelleisenbahnen. In meinen Schramberger Kinderjahren, gab es auch Buben die hatten eine Fleischmann oder eine Arnold-Rapido im Kinderzimmer oder Hobbykeller stehen. Beim „Eisenschweizer“ in der Haupstrasse konnte man die Märklin, aber auch ausgewählte Roco oder Liliput Modelle erwerben. Beim „Kosel“ in der Lauterbacherstrasse Fleischmann und Arnold-Rapido.  Fleischmann oder Arnold-Rapido hatten die Nachbarsbuben, deren Väter vom „Diehl“ nach Schramberg versetzt wurden, nachdem die damalige Firma Diehl die Junghanswerke Ende der 1960 Jahre erworben hatte. Nürnberg, – das war auch einmal eine Modelleisenbahnmetropole – wenn man nur an die Marken Arnold-Rapido, Bing, Fleischmann, Trix,   – denkt. Aber das ist ja inzwischen fast schon Modelleisenbahngeschichte. Was auch wohl Modelleisenbahngeschichte ist, dass damals bei den meisten Buben (zumindest in meinem Kindheitsumfeld) eine Modellbahn im Kinderzimmer stand, meistens war es eine Märklin, aber eben nicht immer. Hingegen kann ich mich nicht daran erinnern, irgendwo in einem dieser Kinderzimmer eine richtige „Modelleisenbahnlandschaft“ gesehen zu haben. Das waren dann wohl eher „Erwachsenanlagen“ – oder eben die mobilen Schauanlage die hier und da mal im Albert Schweizer Saal in der Talstadt Schramberg zu sehen waren[6]. Die einzige Modellbahnanlage aus Kindheitstagen, in der eine es richtige Landschaft zu bestaunen gab, an die ich mich erinnern kann, war die „Schwarzwaldanlage“ – des Freizeitpark Hardt. Eine richtige Märklinbahn mit Landschaft, Siedlung und Gebirge, die man auch noch heute besuchen kann. In diesem Sinn auch schon Modelleisenbahngeschichte, weil diese Modellbahn schon Jahrzehnte vor den großen Modelleisenbahnschauanlagen 2000 Jahre wie z.B.  in Hamburg das Minaturwunderland in Hamburg oder die etwas weniger bekannte, aber durchaus bewundernswerte Schwarzwald-Modellbahn von Thomas Panzer in Hausach[7], im Jahre 1975 „auf dem Hardt“ das Licht der Welt erblickte[8]. Dem Minaturwunderland wurde im Buch „Märklin-Moderne“ unter Titel dem „Hamburger – Modelle – was bleibt vom City-Hof?“ ein ganzes Kapitel gewidmet, – die „Schwarzwaldbahn“ von Thomas Panzer wird leider ausgespart.

Märklin als Synonym für Modelleisenbahn, einschließlich Rollmaterial, Gleis und Modellbahnlandschaft, ist durchaus auch in der Belletristik angekommen. In Tellkamps Turm[9], welches ich persönlich für einer besten deutschsprachigen Romane der letzten zwanzig Jahre halte, finden sich im Kapitel „Wolken im April 26“ folgende Zeilen: „»Glaubst du, dass es die Wahrheit gibt?« Verena zupfte den Pullover zu recht, dessen Ärmel sie über der Brust verknotet hatte. Siegbert ließ sich Zeit mit einer Antwort. Es war warm, der April schien Kredit beim Mai aufgenommen zu haben. Sie lagen im Gras eines Abhangs über dem Kaltwasser, Christian beobachtete die wechselnden, von Strömungen und Wind getuschten Schriften auf dem Apfelgrün der Talsperre. Am anderen Ufer tuckerte die Erzgebirgsbahn, klein wie ein Märklin-Spielzeug, setzte die Fichten an der Trasse unter Dampf[10].“ Christian Hoffmann, der hier die Erzgebirgsbahn unter den Fichten dampfen sieht, würde wohl eher an eine Pikomodellbahn gedacht haben, denn in der DDR war Märklin als Modellbahnhersteller gar nicht präsent. Als Tellkamp den Roman dann Jahre später verfasste, war wohl inzwischen in ganz Deutschland der Name Märklin zum Synonym für Modelleisenbahn geworden. Als ich vor Jahren diese Textstelle gelesen hatte, erinnerte ich mich an unsere Familienfahrten ins Elsass durchs Kinzigtal, die Großeltern wohnten bis Anfang der 1970er in Eckbolsheim bei Strasbourg, – damals konnte man dort noch auf der Kinzigtalbahn regelmäßig Dampfloks fahren sehen. Meistens waren es Tübinger oder Freudenstädter 38er. Man kann diese Szenerie im kürzlich erschienen Buch „Mit Dampf und Diesel durch den Schwarzwald“ von Heinrich Baumann im Kapitel Kinzigtal schön nacherleben. Man könnte es auch in einem „Modul“ oder Dioroma nachbauen – oder sich den Modellbahnhof „Halbmeil“ der Modell Eisenbahn Freunde Kinzigtal ansehen. Märklin war aber in den 50er und 60er Jahren weit mehr an als nur eine „Spielzeugeisenbahn“ – der Begriff Modelleisenbahn war wahrscheinlich damals noch gar nicht so gebräuchlich. Eine Märklinbahn im Kinderzimmer, gar noch mit einer Märklin V 200, das war das erlebte „Wirtschaftswunder“ in den eigenen vier Wänden[11]. Wie viele „Kriegerwitwen“, „Vertriebenenfamilien“ etc. haben sich in der Nachkriegszeit die „Spielzeugeisenbahn“  vom Munde abgespart [12]?

Ja, und da gab es noch die „Villa im Tessin“ – im Buch „märklinModerne“ sind der Villa im Tessin, – gleich mehrere Kapitel gewidmet, – die hing als Plakat von Klaus Staeck – jahrelang im Arbeitszimmer meines Vater. Meine Eltern waren überzeugte Sozialdemokraten – und so fand die Villa im Tessin von Klaus Staeck ihren Weg in unser Atriumhaus im Lärchenweg. Die Faller Ho Villa im Tessin hat nie auf unsere Modellbahnanlage im Lärchenweg gefunden. Unsere Familie wohnte ja damals selbst in den sogenannten „Studienratsvillen“ im Lärchenweg[13], – einer Siedlung von Artiumshäusern, die soweit meine Erinnerung korrekt ist, von der Schramberger Wohnungsbau Gesellschaft auf Grundlage der Pläne der Architekten Paul Gais und Georg Stollbert Anfang der 1970er Jahre im Neubaugebiet Eckenhof auf dem Sulgen erbaut wurde[14]. Da war der Wunsch nach einer „Villa im Tessin“ – auf der Modelbahnanlage wohl nicht so groß.  Wobei man bestimmt aus diesen Atriumshäuser oder Gartenhofhäuser am Lärchenweg wie die Häuser bei Baubeginn von der SWB benannt wurden,  gute „Ho/N“ Modellhäuser hätte machen können. Aus traurigem Anlass, der Vater eines Freundes aus Kindheitstagen war verstorben, ich war nach Schramberg zur Beerdigung nach Schramberg gefahren, unsere Eltern hatten gemeinsam im „Lärchenweg“ mit anderen Kollegen vom Gymnasium gebaut, hatte ich die Gelegenheit nochmals so ein Atriumshaus betreten zu können. Lichtdurchflutet, obwohl es ein Winternachmittag war – das Wohnzimmer – wahrlich für die damalige Zeit eine moderne Vorstellung von Wohnen. Als Kind hatte ich schon mal vorgestellt die Siedlung in Teilen nachzubauen und mit einem imaginären Eckenhofbahnhof zu ergänzen – und das ganze mit einem Nachbau der von Karl Hans Neumann entworfenen neuen St. Laurentius Kirche auf dem Sulgen zu erweitern. Also keine Untergrundbahn wie der Theobald in der Wochenendausgabe vom 18. März 1987 im Schramberger Lokalteil des Schwarzwälder Boten spottete , aber immerhin hätte es einen Modellbahnhof „Lärchenweg“ gegeben[15]. Mit etwas bastlerischen Geschick wäre es bestimmt möglich gewesen, aus dem Fallerbausatz Moderne Kirche B-235, die sich an der (Karin Berkemann Moderne Kirche 93 – 99) an der Kirche St. Katharina in Gütenbach orientiert, ein an der St. Laurentius angelehntes Ho-Modell zu basteln. Aber über dieses bastlerische Geschick habe ich nie verfügt, – was bestimmt auch einer der Gründe war, dass bei uns im Keller im Lärchenweg nie eine richtige Modelleisenbahnlandschaft entstand[16]. Und was die „Nachkriegsmoderne“ betrifft,  – im ländlichen Raum der 1960/70er Jahre der alten Bundesrepublik gab es natürlich weit weniger Vorbilder als in den urbanen Verdichtungsräumen. Deshalb werden Modelle, die die „Nachkriegsmoderne“  auf Eisenbahnmodellanlagen der 1970er, zumindest auf den, die den ländlichen Raum darstellen, natürlich auch weniger vorhanden gewesen sein. Darüber hinaus war es natürlich auch eine Platz- und Preisfrage ein solches Modell auf seiner Anlage zu platzieren.

Modellbahnlandlandschaften sind in einem gewissen Sinn eine Form von Umweltwahrnehmung und daraus folgend von Umweltdarstellung. Eine Modellbahnanalage könnte man auch als dreidimensionale mental Map begreifen. Wenn mir etwas an dem Buch „märklinModerne“ fehlt, ist dass die „märklinModerne“ eben nur in (West)Deutschland so entstehen konnte. In anderen Ländern gibt es auch Modelleisenbahnen. Großbritannien, Frankreich, Italien, Schweiz und vielen anderen europäischen Ländern gab und gibt es Modelleisenbahnen und gab oder gibt es noch Modelleisenbahnhersteller. In Frankreich jedoch, und hier kann ich es recht gut beurteilen, gab es kein Pendant zu Märklin oder Fleischmann, – und es gab auch kein französisches Pendant zu Faller oder Kibri. Jouef Champagnole, der letzte eigenständige französische Miniatureisenbahnhersteller der Großserien produzierte,  eine Marke die heute der britischen Firma Hornby gehört, und die als sie noch eigenständig war, Modellbahnzubehör wie Häuser/Bahnhofsanlagen produzierte, hatte auf den französischen Modelleisenbahnmarkt nie die Monopolstellung wie Märklin oder Fleischmann in den 1960/70er Jahren in Deutschland. Ein französischer Modelleisenbahner, der nicht auf die „Modellbahnhäuser“ von Jouef Champagnole zurückgeifen wollte, die bis ca. 2001 produziert wurden[17], konnte ggf. ein Fallermodell „französiieren“, oder musste eben selbst basteln. Faller hat zwar schon seit langem vereinzelt Modelle für den französischen Markt produziert, im Katalog 2017/18 sind das im Ho Bereich die Modelle „Bahnhof Aubance (190605)“, „Bahnhof Collenibbio (190620), sowie der „Bahnhof „Volgelsheim (110121)[18]. Ein französischer Modelleisenbahner, konnte und kann, soweit er auf seiner Modellbahnanlage eine wie auch immer geartete Französische Umwelt gestalten wollte, konnte eben nicht wie sein „deutscher Pendant“ auf die vielfältigen Produktepallette von Faller, Kibri etc. zurückgreifen. Das fängt im Grunde genommen schon beim „Bahnübergang“ an, und geht über die zwei Oberleitungssysteme (1,5kv/25kv[19]) etc.  weiter. So entstand in Frankreich eine riesige Modellbahnbastlerszene, mit Klein- und Kleinstserienherstellern sowohl für Bahnanlagezubehör als auch für rollendes Material, die es in  Deutschland in diesen Ausmaßen nicht gibt. Bemerkenswert am Rande, in diesem Markt hat sich auch die deutsche Firma Makette [20] [21] von Martin Klinger mit seinen „Wagonmodellen“ erfolgreich etabliert. Dieses Fehlen von ein oder zwei dominanten Modellbahnfabrikanten in Frankreich hat wohl auch dazu geführt, dass sich im Ho-Bereich der exakte Längenmaßstab von 1:87 bei rollenden Material durchgesetzt hatte, – wo Märklin und Fleischmann lange bei 1:100 und dann 1:93:5 bei den langen Reisewagen verblieben.

Den deutschen Modelleisenbahnern wurde ja oftmals vorgeworfen, sich mit der Modelleisenbahn in eine „heile Scheinwelt“ zu flüchten. Aber ähnliches kann man in Frankreich auch oft feststellen. In Frankreich konnte man und kann man bei Modelleisenbahnanlagen einen Hang zur Reproduktion des Eisenbahnverkehres der 1970er/Beginn 1980 Jahre feststellen. Nebenbahnidylle im ländlichen Frankreich am Kreuzungsbahnhof, der noch einen Gleisanschluss zur landwirtschaftlichen Cooperative verfügt. Eine Péniche, die im Kanalhafen oder am Flußhafen liegt, die auch über einen Gleisanschluss beladen wird. Eine einsame „Micheline“[22], die über eine Nebenbahn durchs ländliche Frankreich schaukelt. Eisenbahnszenen, die man im ländlichen Frankreich heutzutage lange suchen muss. Nebenbahnen, auf denen es regelmäßigen Personenverkehr und Güterverkehr gibt, sind im ländlichen Frankreich eine Seltenheit geworden[23]. Im Elsass gibt es noch ein relativ dichtes Eisenbahnnetz, welches auch den ländlichen Raum bedient, aber ansonsten findet man diese “Eisenbahnwelt“ vor allem auf den Modeleisenbahnanlagen der Modellbahner und in der Erinnerungsbänden und Bildbänden der Verlagsgruppe von la „Vie  du Rail“  (oder auch anderer Verlagsgruppen wiez.B. die Editions du Cabri). Stellvertretend sei hier das Buch „Une Vie en auto rail“ von Vincent Lalu genannt, welches dem Leser anhand von „Triebwagenbildern“ ermöglicht, eine Eisenbahnreise durch das ländliche Frankreich der „Trentes Glorieuses“ zu machen[24]. Die „Trentes Glorieuses[25]“ waren die französischen Wirtschafswunderjahre, in denen trotz permanenter „Croissance“ (Wachstum) die SNCF begann, systematisch unrentable Nebenbahnen zu schließen. Um noch mal auf das „Elssas“ zurückzukommen, das Elsass mit seinem Heritage „Alsace-Lorraine“, also dem Erbe der „Reichseisenbahnen in Elsaß-Lothringen“ ermöglicht es einem französischen Modelleisenbahner, soweit er seine Anlage nach eine Vorbild aus dem Elsass gestaltet, eine Vielzahl der Modellbahngebäude der großen deutschen Hersteller wie Faller ohne große Umbauten oder Retuschierungen zu verwenden. Wie bereits erwähnt, ein Kapitel über die „Modelbahnlandschaft und Modeleisenbahnarchitektur außerhalb Deutschlands, hätte das Buch „märklinModerne“ bestimmt bereichert. Weiterhin wäre es vielleicht auch sinnvoll gewesen, in einem weiteren Kapitel auf die Bedeutung der Kataloge einzugehen – ich denke hier in erster Linie an den Märklinkatalog, auf die „Entwicklung“ der Modellbahnarchitektur in Deutschland. Ich kann mir vorstellen, dass in „Vorinternetzeiten“, die in den Modellbahnkatalogen gezeigten „Modellbahnlandschaften“ durchaus Auswirkungen auf die Gestaltung einer Modellbahnanlage haben konnten. Die „Titelseite/Frontseite“ des aktuellen Märklinkatalog 2017-18 könnte übrigens ein französisches Landschaftsszenario darstellen – die Sncf 241 A 65, Vorbild ist 241 A des Eisenbahnmuseums Mulhouse (Märklin Artikel 39241), dampft mit ihrem Museumszug an der französischen Atlantikküste in die Ferne. Den Häusern, die man auf der Katalogfront sieht, könnte es sich ggf. um ein Motiv handeln, welches die bretonische Küste darstellt soll.

Schön wäre es bestimmt auch gewesen, wenn das Buch auf ein paar Seiten versucht hätte, der Frage nachzugehen inwiefern das „Bauen an der Modelleisenbahnanlage/die Landschaftsgestaltung für die Modellbahn“ im Kindesalter den Weg zum Architekturstudium vorgezeichnet hat. Zumindest mir sind aus meinem persönlichen Umfeld Beispiele bekannt, in den der Weg der aus dem „Eisenbahnmodellbahnbau“ den Weg ins Architekturstudium ebnete. Umgekehrt vielleicht auch inwiefern, trotz (oder gerade) wg. des Albert’schen Abstraktionsgebotes in der Architektur[26] sich auch in Architekturmodellen „Modelleisenbahnelemente“ finden lassen. Da fiele mir zum Beispiel das Projekt „Tiefbahnhof Stuttgart“ von Frei Paul Otto ein, welches auf den Seiten 404-405 des von Georg Vrachliotis  herausgegeben Bandes „Frei Otto – Denken in Modellen“ zu finden ist.

Abgesehen davon, halte ich das Buch „Märklinmoderne“, den Museumskatalog für ein schönes bereicherndes Buch, dass man auch sehr gut lesenkann, ohne die Ausstellung zu besuchen. Für alle diejenige die sich für den Zusammenhang zwischen Modellbahnlandschaft/Umweltperzeption/Architektur in Deutschland interessieren, ist dieses Buch bestimmt ein Werk an dem man nicht vorbeikommt.

Abschliessend noch zwei persönliche Randbemerkungen:

In Schramberg, der Stadt in der ich aufgewachsen, bin führte man „Auswärtsbesuche aus Ferne“ gern auf den Schloßberg, d.h. die Ruine Hohenschramberg von der man einen sehr schön Blick auf die Talstadt Schramberg und die Bergvorstadt Schramberg – Sulgen hat, danach ging es dann oftmals weiter zum Mittagessen auf dem Fohrenbühl (Turm, Adler, Schwanen, Cafe Lauble etc.). Von der Hohenschramberg aus gesehen sieht die Talstadt Schramberg aus wie eine kleine Modellbahnlandschaft. Architektonisch hatte die „Nachkriegsmoderne“ in der Talstadt kaum Spuren hinterlassen, Parkhaus, Citycenter und das von Godehard Schwethelm erbaute Krankenhaus, das inzwischen geschlossen wurde. Und ab 1973 der Neubau des Gymnasium Schramberg, an dem ich dann 1984 mein Abitur abgelegt hatte. Über den Purben, konnte man seinen Blick Richtung Auerhahn/Tennenbronn wenden (was man nicht sieht) und dort gab es (und gibt es immer noch) den Ferienpark Tennenbronn mit seinen Nurda Häusern. Die Faller Nurdahäuser werden im dem Buch „Märklinmoderne“, thematisiert und mit einem Vorbild aus dem Harz verglichen. Die Nurda Häuser im Ferienpark Tennenbronn, sind anscheinend vergessen worden, – als ich Kind war, waren die NURDA-Häuser im Ferienpark Tennenbronn etwas ganz besonderes, da kam man schon mal zum Sonntagsausflug von Stuttgart nach Tennenbronn gefahren um sowas anzusehen. Das war schon eine Sehenswürdigkeit. Soweit ich mich erinnern kann, hatte in diesem Park die sozialdemokratische Politikerin Antje Huber auch ein Ferienhäuschen. Und Schramberg hatte auch einen Bahnhof, den man teilweise vom Schloßberg aus sehen konnte. Die Bahnstrecke nach Schiltach wurde 1992 stillgelegt. Seitdem gibt es keine Eisenbahn mehr in Schramberg, aber dafür gibt es das „Eisenbahn Museum Schwarzwald“ in der „Auto & Uhrenwelt Schramberg“, – was ich ehrlicherweise noch nicht besucht habe. Und in Schramberg gibt es jetzt sogar einen professionellen Modelleisenbahnanlagenbauer – das ist die Firma „Modellbau Weber[27]“ die vor ca. 15 Jahren von Roland Weber gegründet wurde.

Sommer 1989: Der 627-004-5 fährt durchs abendliche Kinzigtal von Hausach nach Eutingen. An Bord der Geographiestudent C.N. der in Schiltach austeigen wird. (Diorama J.J. Neff; Rivarossi AC Model der  DB-Baureihe 627)

Der vorliegende Blogbeitrag ist vielleicht etwas länger und ausführlich geworden, als sonst üblich. Nach Promotion und Post-doc an der Universität Mannheim, nicht wissend ob es eine berufliche Zukunftsperspektive in der Wissenschaft geben könnte, trug sich der Verfasser mit dem Gedanken, eine Modellbahn & Modellbahnzubehörfirma zu gründen. Es gab auch andere Projekte/Ideen wie z.B. Weinhändler, geopolitischer Berater für Afrika/vordere Orient, Consultant für „Waldbrandmanagement/Bioenergiegewinnung aus mediterranen/submediterranen Wäldern/Buschwäldern. Aber die Idee für die Modellbahnzubehörfirma war wohl am ausgereiftesten, Vorgespräche wurden auch schon geführt. Aber dann war letztendlich meine Bewerbung für akademische Ratsstelle an der damaligen Universität Karlsruhe doch erfolgreich. Im Fachbereich Geographie und Geoökologie sollte ich an der Seite von Professor Manfred Meurer die „Vegetationsgeographie & geographische Landschaftsökologie“ in der Lehre vertreten und im frankophonen Afrika & Mittelmeerraum Feldforschungen betreiben. Die Pläne für die „Modellbahnfirma“ verschwanden im Karton, oder sind sogar längst weggeschmissen. Vielleicht werde ich irgendwann mal etwas mehr über diese geplante Modellbahn& Modellbahnzubehör Firma in diesem Blog schreiben.

Ausfahrt der 94 129 aus dem Bahnhof Schiltach mit einem Personenzug in Richtung Schramberg. © Stadtarchiv Schiltach

Das Interesse an den großen und kleinen Zügen und alles was dazu gehört ist geblieben, wie ja dieser Blogbeitrag zeigt. Die Modellbahn ist zwar verpackt, und wartet darauf irgendwann wieder zumindest in der Form einer „Parkett & Teppichbahn“ wieder aufgebaut zu werden. Ja, und ab und zu wird auch eine Lok gekauft, zuletzt die 94.1 (Württembergische Tn) von Brawa in der AC[28] Version. Zwar keine Märklinlok, aber dennoch ein sehr schönes Modell. Die Stammstrecke der 94.1 war bis zur Ablösung durch Dieselloks der Reihe V60 und V100 zw. 1959 – 1961, das war die Eisenbahnstrecke „Schiltach – Schramberg[29].

Quellen und Bücher:

Baumann, Heinrich (2018): Mit Dampf und Diesel durch den Schwarzwald : Erinnerungen an P 8, V 200 und die Eisenbahn von damals : den alten Hausacher Eisenbahnern gewidmet. Hövelhof : DGEG Medien. ISBN 978-3-946594-09-3

Berkemann, Karin; Bartetzko, Daniel (HG./EDS)(2018): märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück. From Architectur to Assembly KIT and back again. Berlin, 2018, Jovis Verlag, ISBN 978-3-86859-518-5

Becker, Karin; Lixfeld, Gisela; Schaub, Cajetan: Schramberg, die fünfziger Jahre. Erfurt, 2003, Sutton Verlag, ISBN 3-89702-552-3

Eckert, Klaus (Hrsg): Die Legende lebt. Geschichte, Menschen, Modelle. 150 Jahre Märklin. Essen, 2009, Klartext Verlag, ISBN 978-3-8375-0129-2

Lalu, Vincent; Feunteun, Philippe; Pourrageaux, Guillaume : Une Vie en autorail. Paris 2011, Éditions la Vie du Rail, ISBN 978-2-918758-21-1

Tellkamp, Uwe: Der Turm. Geschichte aus einem versunkenen Land. Roman. suhrkamp Taschenbuch 4160. Frankfurt am Main 2010. ISBN 978-3-518-46160-0

Vrachliotis, Georg et al. (HRSG) : Frei Otto – Denken in Modellen. Leipzig 2017, Spector Books, ISBN 978-3-95905-075-3

Danksagungen :

Dem Stadtarchiv Schiltach und Herrn Dr. Andreas Morgenstern vom Stadtarchiv Schiltach danke ich für die Erlaubnis das Photo der aus dem Bahnhof Schiltach ausfahrenden 94 129 für diesen Blogbeitrag verwenden zu dürfen.

Christophe Neff,  Grünstadt 8. Juli 2018.

P.S. (16.07.2018) Ich bin in mehreren emails daraufhingewiesen worden, dass es Antje Huber war die im Ferienpark Tennenbronn ein Ferienhäuschen hatte, und nicht Annemarie Renger wie ich ursprünglich geschrieben hatte. Hier hatte sich wohl meine Erinnerung offensichtlich getäuscht. Dazu auch hier hier ein kleiner Artikel aus dem Schwarzwälder Boten „Schramberg: SPD vor Ort trauert um Antje Huber“ aus dem Jahr 2015.

Anmerkungen und Fußnoten:

[1] Ursprünglich in der Printversion, am Samstag 26. Mai erschienen, hier der Link zum Artikel auf Rheinpfalz.de.

[2] Inzwischen hat der SPON auch die „märklinModerne“ entdeckt. Katharina Cichosch schrieb mit „Deutsche Vorliebe für Modellbau – Avantgarde im Hobbykeller“ einen durchaus lesenwerten Essay.

[3] Auch lesenswert „Die Dampflok umfährt Klein-Gütenbach“ von Michael Hierholzer in der FAZ.

[4] Wie die „Märklinbahn“ ins Hause Neff fand ist u.a. hier beschrieben: „Blognotiz 16.11.2014: Novembererinnerungen an Saulgau – Gedanken zum Volkstrauertag 2014

[5] Zur Geschichte der Marke Märklin siehe auch das von Klause Eckert herausgebene Buch „Die Legende lebt. Geschichte, Menschen, Modelle. 150 Jahre Märklin.

[6] Das mich meine Erinnerung hier nicht allzu sehr täuscht, fand ich u.a beim Besuch der Webpräsenz der Modelleisenbahnfreunde „Kinzigtal“ bestätigt als ich u.a. folgendes las: „Die Märklin Nostalgie Anlage wird im Stil der 50 – 60 er Jahre gebaut. Minimalismus an Platz und Geld herrschte zu dieser Zeit, daher waren die Anlage eher etwas für die besser gestellten Leute.  Die meisten Anlagen in dieser Zeit wurden zu Festtagen auf dem Zimmerboden aufgebaut und am Ende wieder sauber in den Karton und Schrank geräumt.  Feste Anlagen, die über das komplette Jahr aufgebaut und aktiv waren, waren nur dort zu finden wo Platz und Reichtum vorhanden waren.“ (letzter Abruf 17.06.2018).

[7] Zur Geschichte der Schwarzwald-Modellbahn von Thomas Panzer in Hausach, siehe u.a. diesen Artikel aus dem Schwarzwälder Boten „Hausach -Panzer hat Hobby zum Beruf gemacht“,             sowie hier der Link zur Webpräsenz der Schwarzwald-Modellbahn.

[8] Webpräsenz der Märklin Schwarzwaldanlage des Freizeitpark Hardt = http://www.freizeitpark-hardt.de/maerklin-modelleisenbahn.html

[9] Zum Tellkamps Turm,  Geschichte aus einem versunkenen Land, d.h. zu den „Schneelandschaften“ in Tellkamps Roman mehr in (auf franz.) „Blognotice 06.01.2014: ces flocons de neiges qui manquent »

[10] Der Turm, S. 322 (Zitiert nach den Seitenzahlen der Taschenbuchausgabe)

[11] Auf Seite 100 des Bildbandes „Schramberg – Die Fünzfiger Jahren“ von Karin Becker, Barbara Lixfeld, Cajetan Schaub  welches ausgewählte Photographien des Fotoarchivs Kasenbacher der 1950 darstellen und kurz beschreibt wird eine „Modelbahnanlage der 1950“ Jahre dargestellt. Im Textteil kann man lesen „Ein beliebtes Weihnachtsgeschenk für Buben war die Eisenbahnanlage. Die Aufnahme stammt aus dem Jahre 1959“

[12] Hierzu auch Hagen von Ortloff „Die Märklin-Eisenbahn, so hieß damals eine elektrische Eisenbahn, war mein Traum. Ein Traum, den sich meine Eltern vom Munde abgespart hatten“ in dem von  Klaus Eckert herausgegeben Buch die Legende lebt (2009, S.54-55)

[13] Den Lärchenweg nannte man in den 1970 auch „Regierungsviertel von Schramberg“, dazu auch „Blognotiz 14.12.2011 – Erinnerung an die fünf Platanen vom Schramberger Rathausplatz“.

[14] Zur Geschichte des Neubaugebiets Eckenhof in Schramberg-Sulgen siehe auch  in der d’Kräz 30 und 31 (2010 + 2011) eine von Hermann Körner verfasste Dokumentation (Vierzig Jahre Wohngebiet Eckenhof; Ein Rückblick auf die Jahre des Baubooms in Schramberg ).

[15] Das wortwörtliche Zitat des Theobald kann man u.a. hier finden: „Blognotiz 14.12.2011 – Erinnerung an die fünf Platanen vom Schramberger Rathausplatz“.

[16] Port Leucate, die „nouvelle Station“ die von Georges Candilis konzipert wurde und dessen sich Zentrum sich das „Kyklos“ befand, hätte ich als Kinde als Kind gerne irgendwie nachgebaut, auch wenn es dort keine Eisenbahn gab (und gibt). Aber um alleine nur das „Kyklos“ zu reproduzieren, mußte man schon über ein erhebliches bastlerisches Geschickt verfügen, über das ich leider nicht verfüge. Unabhängig davon würde ein „Modellbahnkyklos“ wohl jeder Modellbahn eine besondere Aura verleihen. Zu Port Leucate und Georges Candilis siehe auch: « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate ».

[17] Eine Produktinventar der Maquettes Jouef Chamapgnole befindet sich hier (auf französich)

[18] Der französische Eisenbahnmodellbahnverein „Souffel’modelisme“ ist gerade dabei eine Märklinanlage mit dem Fallerbausatz des Bahnhofs „Volgelsheim als Mittelpunkt zu erstellen. Siehe auch deren Facebookseite: https://www.facebook.com/souffelmodelisme67/posts/2175667625998583

[19] Der französische Modellbahnverein „Souffel’modelisme“ hat zusammen mit der bayrischen Firma „Hobbex“ ein 25kv Oberleitungssystem für die Spur Ho entwickelt. Mehr hierzu aus  http://souffel.chez.com/lesreseaux.htm.

[20] Aktuelle Homepage von Makette = http://www.makette.de/

[21] Makette in Anlehnung an Maquette dem französischem Wort für Miniaturmodell

[22] Micheline der französische umgangssprachliche Begriff für Triebwagen. Wurde ursprünglich nur für die reifenbespannten Triebwagen der  Firma Michelin benutzt.

[23] Zum Zustand der Eisenbahn im ländlichen Raum/bzw. der „France périphérique“ siehe auch „Streckenbeobachtungen in der „France périphérique“ – ein geographischer Kommentar zur ersten Runde der Präsidentschaftswahlen 2017 in Frankreich

[24] Einen aktuellen Einblick über die französische Modellbahnerwelt, insbesondere die Anlagengestaltung,  ermöglicht der „Threat“  „Photos d’ambiance“ im Forum Loco Revue Presse unter http://forum.e-train.fr/viewtopic.php?f=2&t=20101&sid=d31f53f619293e79b2ae6252845d9c18

[25] Der Begriff „les trentes glourieuse“ wurde von Jean Fourastié in Anlehnung an die Julirevolution von 1830 ,die in Frankreich „Les Trois Glorieuses“ genannt wird, geprägt.

[26] Hierzu dass von Oliver Elser verfasste Kapitel „Architekturmodelle und Modellbahnhäuschen“ in „Märklinmoderne“ pp. 38- 45.

[27] Selbstdarstellung der Firma Weber auf der firmeneigenen Webseite: https://www.modellbau-weber.de/roland-weber.php

[28] AC = internationale Bezeichnung für das Mittelleiter-Gleissystem, quasi das Märklin Ho System, was oftmals fälschlicherweise als Dreileiter-Wechselstrom-System bezeichnet wird.

[29] Auf der Internetseite „Bahn Bus Bulldogbefindet sich eine eigene sehr gut dokumentierte „Seite“ zur Bahnstrecke „Schramberg-Schiltach“. Durch „anklicken“ des Wort „Artikel“ gelangt man auf regelrechtes kleines Pressearchiv zur Geschichte der ehemaligen Bahnstrecke durchs Schiltachtal.

Déjà neuf ans de blog paysages sur le Monde.fr

Il y a maintenant un peu plus de neuf ans, débutait le 24.05.2009 avec le post  «  I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir» le blog paysages sur le Monde.fr /les blogs le Monde. Depuis 415 articles ont vu le jour, la plupart écrits en français, occasionnellement en allemand et  très rarement des articles publiés en anglais. 415 articles, lus par approximativement 207.662 lecteurs[1]. Si on croit bien Google Analytics  les cinq articles les plus consultés du blog paysages sont les articles suivants : « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » , « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes », « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques)ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert », « Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate », «  Das Biafrakind ».

Quand je débutais comme « jeune bloggeur » sur le monde.fr en Mai 2009 il y avait une grande variété de bloggeur abonnés sur le Monde.fr  –  les vestiges de quelques-uns de ses bloggeurs – lecteurs du Monde se retrouve dans le blogroll de paysages – la plupart de ces blogs se sont depuis endormis. Les seuls deux blog abonnés qui ne se sont pas endormis et que je lis régulièrement sont « pres, loin » de Paul Edel, qui consacre son dernier billet a  « la Mouette de cinq heures du soir» à Tchekhov et en mai un très longue billet fut consacré à « Raymond Guérin, l’oublié du Stalag.. » et le blog  les panissières où on retrouve dernièrement « Qui se souvient de Youri Gagarine? » et un article « des médias comme boucs émissaires » . Dans ce contexte, je me rappelle avoir lu regulierement les notes de KunstStoff Thierry Kron sur toile Traube, mais depuis son dernier billet en mai 2017 « Du Japon et de sa société » ce petit blog le Monde lui  aussi semble être s’endormi ? –Ce que je considère comme assez dommage – et en plus TK était aussi pendant « la belle époque » un commentateur assez régulier dans le République des Livres, chez «Assouline »quand celle-ci était encore hébergée par les Blogs le Monde. D’ailleurs je viens de lire le dernier livre de Pierre Assouline[2], livre qui m’a beaucoup plu et profondément ému – en attendant je que je trouve la solitude nécessaire d’écrire un billet sur ce livre je renvoie à la critique « Le devoir d’espagnol de Pierre Assouline »  de Gilles Pudlowski.

Naturellement il n’est pas si facile d’écrire régulièrement des billets, – quand on a des obligations professionnelles, familiales et autres et en plus dédie une partie de son temps libre à la lecture de livres – de vrais livres dont je ne parle que trop rarement ici –  d’ailleurs mon dernier billet a été écrit en Mars 2018, la neige était de retour dans la Unterhaardt, et depuis le printemps vient de passer, et nous sommes déjà arrivés en plein été ici dans la Unterhaardt.

Je finis ce petit billet, en signalant un petit livre charmant qui vient de prendre place dans ma petite bibliothèque « märklin- Moderne – vom Bausatz und zurück/From Architecture to assembly KIT and Back again » – petit livre bilingue allemand/anglais qui nous explique comment les maquettes de train de modelisme –  dans le Sud de l’Allemagne c’était la firme Märklin pour les trains miniatures et la maison Faller pour les Maquettes ont influencé l’histoire de l’architecture d’après-guerre en Allemagne et vice versa (l’architecture les trains miniatures et les maquettes et paysages de trains miniatures comme par exemple le Miniatur-Wunderland à Hambourg). Ce livre est le catalogue d’une exposition au Deutsche Architektur Museum à Frankfurt « MÄRKLINMODERNE – Vom Bau zum Bausatz und zurück » qui dure du 19. Mai au 9 Septembre 2019[3]. Je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter l’exposition, mais le livre nous montre à quel point les trains miniatures et leurs maquettes et paysages ont influencé l’architecture allemande d’après-guerre – et vice versa ces paysages de chemins de fer miniatures ont eu aussi influence sur l’histoire de l’architecture en Allemagne. En dehors des aspects historiques ce petit livre a aussi éveillé certains souvenirs d’enfance et de famille vécus en « Forêt Noire » chez l’auteur de ces lignes.

Ouvrages cités :

Assouline, Pierre(2018): Retour à Séfarad. Roman. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-019700-2

Berkemann, Karin; Bartetzko, Daniel (HG./EDS)(2018): märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück. From Architectur to Assembly KIT and back again.  Berlin, 2018. © 2018by jovis Verlag GmbH, ISBN 978-3-86859-518-5.

Christophe Neff, 13.06.2018

[1] Voir aussi le billet « Huit ans de blog paysages sur le Monde.fr ».

[2] Pierre Assouline : Retour à Sefarad

[3] MÄRKLINMODERNE – Vom Bau zum Bausatz und zurück. AUSSTELLUNG: 19. Mai – 9. September 2018, 3. OG. Deutsches Architekturmuseum Frankfurt a.M

Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017

Bem Vindo ao Parque natural do Fogo,  © Christophe Neff (08.11.2017)

Comme les années précédentes[1] je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages, – présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2017.

L’article le plus consulté en 2017 fut l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (4,91% des consultations sur paysages en 2017), article écrit en 2009 qui nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En deuxième position on trouve l’article « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati » » (3,97% des consultations sur paysages en 2017). Billet écrit en décembre 2016, – qui propose des réflexions personnelles sur l’évolution de la botanique, géobotanique, phytogéographie, écologie de terrain universitaire.

Enfin au troisième rang le billet « Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017 » (3,18% des consultations sur paysages en 2017), un témoignage d’un voyage professionnel aux Iles du Cap Vert.

En quatrième position l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate  » (2,73% des consultations sur paysages en 2017) article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014, en 2015 et en 2016.

En  cinquième position on trouve l’article « Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique  » (2,67 % des consultations sur paysages en 2017). Ecrit en début de Mai 2017 ce billet est une sorte de « géographie personnelle » sur l’état de la France pendant l’Élection présidentielle française de 2017.

En sixième position on trouve le billet « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (2,61% des consultations sur paysages en 2017), billet écrit en anglais en 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques, tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourrait sensiblement augmenter en Europe. Voir ce billet anglophone, déjà écrit en 2009, entrer dans liste des 10 articles les plus lu dans paysages, est une première – avant, jamais les rares billets anglophones n’avaient réussi à capter un lectorat significatif. Je pense que le bilan assez catastrophique des incendies en 2017 au niveau planétaire a peut-être sensiblement augmenté l’intérêt pour cet article. Dans ce contexte, il faut aussi rappeler que les pays qui sont normalement moins concernés par le phénomène de feux de forêts comme par exemple la Tunisie, furent particulièrement touchés par les incendies de forêts et les phénomènes de sècheresse durant l’été 2017, – même si en Europe les medias ne se sont pas intéressés à ce phénomènes préoccupant – dans ce contexte je renvoie aussi au billet « Blognotice 14.08.2017: Sècheresse, canicule et feux de forêts – au Maghreb aussi ! ». Il me semble clair que vu les changements globaux qui balaient la terre, nous devons nous attendre à une augmentation des risques d’incendies de forêts, – et dans les régions ou abandonnement rural, embroussaillement & reforestation d’une part – et processus de californisation d’autre part s’entrecroise comme dans une grande partie des régions méditerranéennes françaises, – ou comme au centre du Portugal entre Lisbonne et Porto – nous risquons de voir de plus en plus de feux de forêts engendrer des conséquences dramatiques voire même meurtrières. Dans ce contexte il faut aussi se rappeler le bilan humain des incendies de forêts au Portugal en 2017. L’incendie de Incendie de Pedrógão Grande en juin 2017 avait à lui seul coûté la vie à 65 personnes. Et en Octobre 2017 le Portugal fut encore une fois touché par une vague d’incendies de forêts meurtriers.

En septième position on trouve  l’article « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (2,22% des consultations sur paysages en 2017) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot un peu tombé en oubli en Allemagne depuis.

En huitième position on trouve l’article «Huit ans de blog paysages sur le Monde.fr » (2,11 % des consultations sur paysages en 2017). Ce billet est une petite réflexion personnelle sur huit ans d’existence du blog paysages sur les blogs le Monde. Blog qui débuta en Mai 2009 avec le billet «  I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? ».

En neuvième position encore un article écrit en allemand « Blognotiz 28.08.2017: ein Abend im „Aubord du Rhin“ in Lauterbourg » (1,81 % des consultations sur paysages en 2017), un billet qui discute les conséquences de l’avarie du chantier du Tunnel ferroviaire de Rastatt le 12 aout 2017 qui avait en autre provoqué la fermeture de la « Rheintalbahn » jusqu’ en début Octobre 2017. La fermeture de cette véritable artère de la vie économique allemande avait des conséquences dramatiques pour tout le réseau ferroviaire allemand. En France on n’avait guère parlé de l’évènement. Par contre les riverains de la ligne de chemins de fer Strasbourg –Lauterbourg ont sûrement constaté que cette ligne, qui ne voit normalement que quelques rares trains de marchandise l’emprunter, a vu pendant la fermeture de la Rheintalbahn un lot assez considérable de trains de marchandises transitant de l’Allemagne vers la Suisse.

Enfin en dixième position la « Blognotice 17.03.2017: Il y avait une fois un train direct Worms – Paris via la Zellertalbahn » (1,79 % des consultations sur paysages en 2017)Notice de blog assez personnelle qui résume mes sentiments après avoir dû subir un accident vasculaire cérébral en février 2017.

croisement de trains en gare de Leucate,  © Christophe Neff , 10.6.2017

Vu les préférences des lecteurs de paysages en 2017 le lectorat semble avoir un peu changé comparé aux autres années –  moins « Leucatois » – un peu moins francophone – et un petit peu plus international. D’ailleurs en 2017, j’ai réellement moins écrit de billets en relations avec Leucate et ses environs – « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » en 2016 », « Blognotiz 22.03.2017: Rückblick auf das Paysagesblog im Jahr 2016 », « Blognotice 06.08.2017: Souvenirs d‘un bibliophile des sables », « Blognotice 14.08.2017: Sècheresse, canicule et feux de forêts – au Maghreb aussi ! »,

Même si paysages est devenu un peu moins « Leucatois » et un plus « international » – j’ai néanmoins choisi une photo prise à la gare de Leucate – La Franqui  –  croisement de trains le 10.06.2017 pour cette petite rétrospective du blog paysages en 2017. En plus une photo montrant le Pico do Fogo en Novembre 2017. Le voyage aux iles du Cap Vert, l’ascension du Pico do Fogo avec un groupe de collègues-botanistes, fut certainement un évènement inoubliable de l’année passée.

Photos :

Toutes © Christophe Neff :  Bem Vindo ao Parque natural do Fogo (08.11.2017) ; Croisement de train en gare de Leucate – La Franqui (10.06.2017).

Christophe Neff, le 28.01.2018

 

[1] Voir « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 ».

Blognotiz 28.08.2017: ein Abend im „Aubord du Rhin“ in Lauterbourg

Gleisanlagen Bahnhof Lauterbourg 17.8.2017, 17H 44, © Christophe Neff

Wie der aufmerksame Leser bestimmt schon bemerkt hat, gibt es auf diesem Blog auch hin und wieder Eisenbahnbilder. Man könnte den Verfasser des „Paysagesblog“ durchaus als Gelegenheits – „Trainspotter“ bezeichnen.

Die Rheintalbahn war und ist ja wegen der durch den Tunnelbau des Rastatter Tunnels unabsichtlich erfolgten Gleisabsenkung in Rastatt schon seit 12.8.2018 gesperrt, und ich dachte mir, dass man trotz der strukturellen Unzulänglichkeiten der Strecke Wörth-Lauterbourg-Strasbourg, über die auch schon die Rheinpfalz berichtete[1], im Bahnhof von Lauterbourg mit seinen doch noch recht umfangreichen Gleisanlagen ggf. auf ein paar Umleitungsgüterzüge treffen würde. So fuhr ich am Donnerstag den 17.8.2017 nach Dienstschluss vom KIT durch die Stadt über die Wörtherbrücke nach Lauterbourg. Von den erhofften Umleitungsgüterzügen war nichts zu sehen, die umfangreichen Gleisanlagen im Bahnhof Lauterbourg waren, wie so oft in den letzten Jahren verwaist: Kein Güterzug weit und breit.  Nachdem ich meine Photos gemacht hatte, musste ich leider feststellen, dass eine Rückkehr in die Pfalz fast unmöglich geworden war. Wieder mal hatte ein Unfall auf der B9 zu einer Vollsperrung dieser von „Lastwagen“ gefluteten Grenzstraße geführt und ich saß in Lauterbourg fest[2]. Nach ein paar weiteren Photoshootings, u.a. von der Großbaustelle am im Bau befindlichen Containerhafen von Lauterbourg, der  ja übrigens auch einen Gleisanschluss bekommen soll, fuhr ich ans Rheinufer und setzte mich in den Biergarten des Restaurants „Aubord du Rhin[3]“. Man sitzt hier schön unter Platanen, mit Rheinblick und je nach Strömungsverhältnissen des Rheins, kann man in aller nächster Nähe die Schiffe passieren sehen. Besonders beeindruckend kann das werden, wenn ein großes Containerschiff der sogenannten JOWI-Klasse an einem vorbeifährt, was auch an diesem Abend der Fall war. Ich sitze gern im Bord du Rhin und sehe den Schiffe auf dem Rhein zu. Es erinnert mich etwas an meine Kindheit: an die Zeit als wir nach Eckbolsheim fuhren  und mein Grossvater[4] mir im Hafen von Strasbourg oder am Rheinufer spazieren ging, um mit mir die Rheinschiffe anzuschauen. Wir wohnten damals noch auf dem Schoren auf dem Sulgen und meine Eltern verbrachten, bevor die Großeltern nach Aubord ins mediterrane Südfrankreich zogen, doch recht viel Zeit in Eckbolsheim. So lernte ich u.a. die Rheinschifffahrt kennen. Ich saß also im „Aubord du Rhin“ , sah den Rheinschiffen hinterher und sinnierte darüber, wie es sein kann, dass die ideale Umleitungsstrecke für die Rheintalbahn bei einer Vollstreckensperrung dieser für große Teile Deutschlands und die Nachbarstaaten so wichtigen Lebensader, nicht benutzt wird. Denn, selbst wenn die Strecke zwischen Wörth und Lauterbourg eingleisig ist,  – zwischen Strasbourg und Lauterbourg ist die Strecke zweigleisig ausgebaut,  könnte diese Strecke doch einen erheblichen Teil des Güterverkehrs der Rheintalbal vorübergehend aufnehmen. Zwar ist die Strecke nicht elektrifiziert, aber im Grunde genommen reicht es, eine für das französische Streckennetz zugelassene Diesellok vorzuspannen[5]. Die Lok bespannten ICs zwischen Karlsruhe – Freiburg – Basel hätte man durchaus auch über diese Strecke leiten können.  Auf der Bahnstrecke Wörth – Strasbourg gab (und gibt) es auch hin und wieder grenzüberschreitenden Güterverkehr. Hiervon habe ich auch schon hier diesem Blog ein Bild veröffentlicht[6]. Bekannt in der Öffentlichkeit sind vor allem die Castortransporte, die auch über Lauterbourg geleitet werden.   Eine Zeitlang verkehrte auch über diese Strecke ein Chemie-Shuttle der BASF welches von und bis Ludwigshafen von Sncf Loks bespannt war, in der Regel waren das BB61000 der Sncf[7].

Rastatt – Umleiter mit 232-703-9 bei Horb-Mühlen 27.08.2017, © Christophe Neff

Während auf der Strecke Tübingen –Rottenburg – Horb ein Großteil der Personenzüge für die „Umleitungsgüterzüge“ Platz machen muss, –  wird die ideale Umleitungsstrecke für die Rheintalbahn zwischen Karlsruhe und Offenburg augenscheinlich nicht genutzt. Wie kann das sein?  Ich habe inzwischen in der Rheinpfalz gelesen, dass im Laufe dieser Woche die CFL die Bahnstrecke zwischen Wörth und Strasbourg für Umleitungsgüterzüge nutzen will[8]. Aber ansonsten scheint sich im Umleitungsverkehr auf der Eisenbahnstrecke Wörth – Karlsruhe-Strasbourg nicht viel zu tun[9]. Eine weitere grenzüberschreitende Eisenbahnstrecke, die man ggf. als Umleitungstrecke hätte nutzen können, ist übrigens die Strecke Rastatt – Winterdorf – Roeschwoeg. Dieses Strecke ist zur Zeit zwar nicht betriebsbereit,  aber mit Einsatz von „Eisenbahnpionieren[10]“ wäre es durchaus möglich gewesen, diese Strecke in ein paar Tagen für den Güterverkehr zu reaktivieren.  Das Baden –Württembergische Verkehrsministerium hatte übrigens die Bedeutung dieser Bahnstrecke für den internationalen Eisenbahn erkannt und die Aufnahme in den Bundesverkehrswegeplan gefordert[11]. Geschehen ist wohl nicht viel,  die Bahnstrecke Rastatt- Roeschwoeg wiegt sich immer noch im Dornröschenschlaf.

Im Paysagesblog habe ich ja schon mehrmals über den beklagenswerten Zustand der Bahnstrecke Wörth –Lauterbourg – Strasbourg geschrieben, meist in auf französisch verfassten Beiträgen[12]. Ein Bild der verwaisten Bahnhofsanlagen von Lauterbourg befindet sich im Beitrag „Streckenbeobachtungen in der „France périphérique“ – ein geographischer Kommentar zur ersten Runde der Präsidentschaftswahlen 2017 in Frankreich“  – aber ich kann mich nicht erinnern, dass sich auch nur ein Bundestagsabgeordneter (oder te) aus den an Frankreich grenzenden Bundestagswahlkreisen für eine substantielle Modernisierung der Eisenbahnstrecke Wörth-Lauterbourg-Strasbourg, d.h. Elektrifiezierung sowie zweigleisiger Ausbau zwischen Wörth und Lauterbourg, so wie ich es in diesem Blog schon öfter gemacht habe, stark gemacht hätte.  Von den Damen und Herren Thomas Gebhardt (CDU), Thomas Hitschler (SPD), Thomas Lindner (Büdnis 90/die Grünen) (alle Bundestagswahlkreis Südpfalz WK 211); Ingo Wellenreuther (CDU), Sylvia Kotting-Uhl (Bündnis 90/die Grünen)(alle Bundestagswahlkreis Karlsruhe-Stadt WK 271); Axel Fischer (CDU) (Bundestagswahlkreis Karlsruhe-Land WK 272); Kai Whittaker (CDU) , Gabriele Katzmarek (SPD) (Bundestagswahlkreis Rastatt WK 273) habe ich noch nie etwas zu den besagten Eisenbahnstrecken gehört. Ähnliches gilt auch fürFrédéric Reiss (Député de la 8e circonscription du Bas-Rhin / Abgeordneter des 8. Wahlkreises des Bas-Rhin)  sowie für Claude Sturni (Député de la 9e circonscription du Bas-Rhin /Abgeordneter des 9. Wahlkreises des Bas-Rhin). Auch von diesen beiden französischen Parlamentariern habe ich zu den besagten Bahnstrecken in diesem Zusammenhang nie etwas gehört. Vielleicht täusche ich mich auch, aber sollten die angesprochenen Politiker sich doch für die „Modernisierung“ dieser Bahnstrecken eingesetzt haben, dann waren sie damit nicht besonders erfolgreich. Immerhin erscheint mir in diesem Zusammenhang erwähnenswert, dass Christian Jung, (FDP-Bundestagskandidat) in seinem Blog schon im Januar 2017[13], also schon ein paar Monate vor der Gleisabsenkung in Rastatt, ein Reaktivierung/Modernisierung der elsässischen Eisenbahnstrecken gefordert hat[14]. Eine Lehre aus der desaströsen Streckensperrung der Rheintabelle bei Rastatt sollte sein, dass man in „gesamteuropäischen Eisenbahnverkehrsnetzen“ denkt. Dazu gehört der Ausbau und die Modernisierung der deutsch-französischen Eisenbahnverbindungen, wie beispielsweise die erwähnten Eisenbahnstrecken Wörth – Lauterbourg-Strasbourg oder auch  die Strecke Rastatt – Winterdorf – Roeschwoeg. In diesem Rahmen sollte auch endlich die Gäubahn modernisiert werden, d.h. zweigleisiger Ausbau von Horb bis Hattingen. Aber das Drama der Gäubahn (und ihrer Zubringer und Ergänzungsbahnen wie z.B. die Strecken Tübingen –Horb oder Rottweil – Villingen) das wäre schon ein eigenständiger Blogbeitrag, der den Rahmen dieser Betrachtungen sprengen würde[15]. Doch auch hier könnte man berechtigterweise fragen:  Herr Kauder wie haben Sie sich für die Gäubahn engagiert? Herr Kauder ist seit 1990 der direkt gewählte Abgeordnete des Bundestagswahlkreis Rottweil – Tuttlingen (WK 285). Die Infrastruktur der Gäubahn hat sich seit der Elektrifizierung im Jahr 1977 zwischen Horb und Hattingen kaum zum Besseren verändert. Sollte sich Herr Kauder wirklich substanziell für die Modernisierung der Gäubahn eingesetzt haben, dann war es auf gut „schrambergerisch[16]“ „für d’Katz“ denn getan hat sich so gut wie nichts: es sind, u.a. als Folge von MORA-C, lediglich ein paar Gleisanschlüsse verschwunden [17].

Abschließend noch, weil dieser Verkehrsträger so oft vergessen wird, ein paar Worte zur Binnenschifffahrt: Ich hatte an diesem besagten Abend im „Aubord du Rhin“ das Glück, der beindruckenden Vorbeifahrt eines großes Containerschiffs der sogenannten JOWI-Klasse beizuwohnen. Die Binnenschifffahrt ist ein Verkehrsträger mit einer hervorragenden Umweltbilanz, die jedoch hierzulande ein ziemlich vergessenes Dasein fristet. Die Binnenschifffahrt fängt zur Zeit einen Teil des Güterverkehrs in die Schweiz ab, der zur Zeit nicht mit der Bahn verladen werden kann, und sorgt damit dafür, dass der Verkehr auf der A5 und den elsässischen Autobahnen nicht vollkommen zusammenbricht. Die Binnenschifffahrt hat aber darüber hinaus in Südwestdeutschland noch Potentiale und Kapazität. Zur Zeit, und dies relativ unbemerkt von der Öffentlichkeit, wird der Neckar von Mannheim bis Heilbronn für das 135 Meter Binnenschiff ausgebaut. Vielleicht sollte man aber darüber hinaus darüber nachdenken, historische Wasserwege in Süddeutschland und dem angrenzenden Frankreich für die Binnenschifffahrt zu reaktivieren. Dazu braucht es übrigens keine riesigen Containerschiffe. Mit den in Holland entwickelten Neokemp (neuer Kempenaar) ist es durchaus möglich auf kleineren Wasserstraßen Containerverkehr durchzuführen. Eine Reaktivierung der Schifffahrt auf dem Neckar bis Rottenburg oder gar Horb wäre da durchaus denkbar und machbar. Gleiches gilt für die Enz bis Pforzheim, die Murg bis Gernsbach, die Kinzig bis Wolfach oder gar Schiltach.  In Frankreich ließe sich das ostfranzösische Kanalnetz und die  Flussschifffahrt wie z.B. auf dem Doubs modernisieren, oder wie auf der Bruche oder der Ill wieder reaktivieren.

Man kann nur hoffen, dass die Verkehrspolitik aus der Totalsperrung der Rheintalbahn bei Rastatt lernt, endlich massiv in die Ausweichstrecken investiert und daneben auch noch die Binnenschifffahrt nicht vergisst.

Ich befürchte jedoch, dass, wenn die Streckensperrung Anfang Oktober aufgehoben wird, wir auch wieder eine neue Bundesregierung haben werden, dann in ein paar Monaten alles vergessen und nichts geschehen wird. Was übrigens tragisch wäre,  denn der zunehmende LKW-Verkehr  verstopft unsere Straßen immer mehr. Es ist wirklich an der Zeit verkehrspolitisch umzusteuern und mehr Güter auf die Eisenbahn und die Binnenschifffahrt zu verlagern. Ansonsten stehen wir alle bald im „Dauerstau“, weil unsere Straßen vom unaufhörlichen LKW-Verkehr regelrecht verstopft werden.  Irgendwann geht nichts mehr.

Photos alle © Christophe Neff: 1 Blick auf die Gleisanlagen des Bahnhofes Lauterbourg am Abend des 17.8.2017; 2 Rastatt – Umleiter mit 232-703-9 bei Horb-Mühlen 27.08.2017

Christophe Neff, Grünstadt den 28.08.2017

 

P.S.: Zur Streckensperrung in Rastatt gibt es inzwischen eine Vielzahl von Kommentaren, Meinungen etc. Wirklich neues und relevantes findet man nur selten. Eine der wenigen Ausnahmen ist das Interview das der Verkehrsgeograph Heiner Monheim der Südwestpresse gab – „Interview mit Verkehrsexperte Monheim zur Sperrung der Rheintalstrecke – Stillgelegte Strecken, Denken nur im europäischen Rahmen, zu wenig Netze im Kleinen. Der Verkehrsexperte Heiner Monheim hält das Desaster für hausgemacht“. Verkehrspolitisch bemerkenswert erscheinen mir die Beiträge, die man auf der privaten Netzseite des Grünen Politikers Matthias Gastel findet –  hier unter der Rubrik Schiene oder im Archiv Schiene. Einen hervorragenden Einblick in die Nachkriegsentwicklung des Eisenbahnnetzes entlang der Rheinschiene geben die Bildbände „Zeitreise durch Nordbaden[18]“ , „Zeitreise durch Südbaden[19]“ , die in der Reihe „Schienenwege gestern und heute“ erschienen sind. Die Geschichte des Eisenbahnnetzes im Südwesten Deutschlands (und auch im angrenzenden Elsass in Frankreich) ist eine Geschichte von Eisenbahninfrastrukturabbau, Streckenstilllegung und Streckenrückbau. Die Autoren haben dies in ihrer Bilddokumentation sehr schön dargestellt.

© Christophe Neff 27.08.2017

[1] „Bahn- Baden voraussichtlich zwei Wochen lang nicht befahrbar – Auch BASF von Folgen betroffen“,  Die Rheinpfalz, Nr. 188, Dienstag 15.08.2017

[2] Zum besagten Unfall siehe auch „B9 nach Unfall vollgesperrt“, Die Rheinpfalz, Nr. 191 Kreis Germersheim, Freitag, 18. August 2017.

[3] Das Restaurant mit Terrasse hat auch eine Webpräsenz, siehe hier  http://www.au-bord-du-rhin.fr/www.au-bord-du-rhin.fr/Accueil.html .

[4] Siehe u.a. « Blognotice 22.01.2013: pensées personnelles franco-allemandes sur le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée »

[5] Sncf Diesellok oder Sncf taugliche Dieselloks aus dem Bestand der Lokverleiher/Lokverleaser wie Akiem.

[6] Im Beitrag „Blognotice 15.07.2013: Images d’Outre-Forêt

[7] Einer der wenigen Bilder dieses „historischen Eisenbahngüterverkehrs“ zwischen Ludwigshafen und Lauterbourg kann man hier finden.

[8] Siehe „Wachsende Wut über Rheintalbahn-Ausfall. Die Schweiz sieht ihre Verkehrspolitik in Gefahr – Auf Umleitungsstrecken leidet teilweise der Regionalverkehr“, Die Rheinpfalz, Nr.194, Dienstag 22.  August 2017.

[9] Eckhard Buddruss von der Rheinpfalz hat sich in einem Kommentar für die vermehrte Nutzung der Strecke Lauterbourg – Strasbourg „für  umgeleitete Güterzüge etwa vom BASF-Kombiterminal nach Italien“ ausgesprochen. Siehe „Das Rastatt-Desaster – Der Ausfall der Rheintalstrecke ist so verheerend, weil es wegen verkehrspolitischer Versäumnisse keine adäquate Ausweichmöglichkeit gibt“ in die Rheinpfalz, Nr. 194, Dienstag, 22. August 2017.

[10] Bei der Bundeswehr gibt es keine Eisenbahnpioniere (und gab es auch nie welche). Die Französische Armee hält diese Fähigkeit (Eisenbahnbau etc.) im 19e régiment du génie in Besancon vor. Bis 2010 gab es in der französischen Armee sogar ein eigenes Eisenbahnpionierregiment, das  5e régiment du génie . Nach dessen Auflösung werden die „Eisenbahntechnischen Fähigkeiten“ vom 19e régiment du génie vorgehalten.

[11] Siehe Anmeldungen des Landes Baden-Württemberg für den Bundesverkehrswegeplan 2015 (BVWP 2015) – Langfassung – (download hier möglich). Hierzu S. 3 „Rastatt – Roeschwoog – (Vendenheim): Wiederinbetriebnahme der Rheinbrücke; Dt.-franz. Vereinbarung von La Rochelle vom 22.05.1992 (Art. 5 Abs. 4): Anschluss an die LGV Est-Europeen [Fertigstellung Ende 2015] in Vendenheim; zusätzliche Ergänzung zur POS Süd für Verkehre nach Südfrankreich und Spanien sowie Regionalverkehr zwischen Nordbaden und Nordelsass (evtl. TEN-Kernnetz)“

[12] Z.B. hier „BB 67422 traçant le TER 830734 entre Mothern et Lauterbourg », « Blognotice 12.6.2011 », « Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 », « Blognotice 01.09.2012: Commentaire sur la « modeste et provisoire » ristourne sur le prix des carburants », « Blognotice 15.07.2013: Images d’Outre-Forêt » , « Streckenbeobachtungen in der „France périphérique“ – ein geographischer Kommentar zur ersten Runde der Präsidentschaftswahlen 2017 in Frankreich ».

[13] Siehe hier: „Vor einer Güterzug-Neubaustrecke kommt eine Optimierung der Altstrecken

[14] Im Zuge der „Verkehrspolitischen Diskussion“ nach der Vollsperrung der Rheintalbahn hat Herr Jung dieses Memorandum auf seinem Blog veröffentlicht „Aktionsplan zur Zukunft der Rheintalbahn – Fünf Punkte für eine bessere Bahn-Infrastruktur

[15] Siehe auch: « Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse »

[16] Schrambergerische Schwäbisch – die Mundart die man zu meiner Schulzeit und natürlich auch vorher schon in Schramberg gesprochen hat, und jetzt auch wohl immer noch spricht.

[17] Siehe auch: « Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse 

[18] Wollny, B. et al (2017): Zeitreise durch Nordbaden. Schienenwege gestern und heute. Fürstenfeldbruck/Essen. ISBN 978-3-8375-1645-6

[19] Wollny, B. et al (2016): Zeitreise durch Südbaden. Schienenwege gestern und heute. Fürstenfeldbruck/Essen. ISBN 978-3-8375-1534-3

Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique »

La Gare de Gallician, © C.Neff 27.9.2014
Le PN 19 sur ligne Arles – Lunel à Franquevaux, © C.Neff 27.9.2014

Dans mon dernier billet, écrit en allemand et destine au public allemand je parle des analyses du géographe Christophe Guilluy et de mes propres expériences après presque 25 ans de travaux de terrain surtout dans le Midi de la France surtout dédiés aux complex, embroussaillements, fermeture du paysage, risques de Feux de Forêt, retour des loups, mais aussi urbanisation, californisation etc.  Je partage la constante de Guilly, qu’il existe une France, – France qu’il dénomme « France périphérique » – je dirais oubliée et parfois abandonnée à elle-même loin des préoccupations des élites politiques. Néanmoins je ne partage pas ses analyses et surtout ses conclusions comme dernièrement dans son Interview « Macron, le candidat de la France d’en haut[1] » dans le Monde qui d’après mon impression est plutôt un relook du concept des « luttes des classes ». La réalité sur le terrain me semble être plus complexe. Mais j’approuve le constat qu’il existe en France une France rurale, périurbaine, qui se sent à l’abandon et qui est aussi prête à apporter une grande partie de ses voix au FN durant les élections. Durant mes longues années de travaux de terrains, je me suis constitué une petite base de documentation sur le déclin des infrastructures ferroviaires en France. J’ai publié quelques-unes de ces photos dans mon dernier billet – (les deux premières photos de la ligne d’Arles à Lunel ont déjà été publiées dans le billet   Gare de Gallician 27.09.2014 13 heures 20). Je reprends ces photos dans ce billet, et j’en rajoute une que j’avais déjà publiée dans le billet « Six ans de Blog paysages sur le Monde.fr (31.05.2015) » – cette photo montre le passage à niveau PN 14 à Sallèles-d’Aude sur la  ligne de Chemins de Fer de Narbonne à Bize. Ces photos sont des images parlantes, qui montrent très bien à quel point les services publiques se rétrécissent de plus en plus dans la France rurale. C’est une image, pas plus – mais dans mon dernier billet écrit en allemand – j’ai aussi écrit que les bistros, les cafés disparaissaient de plus en plus – et j’aurais pu aussi ajouter – les bureaux de postes, les boucheries, les boulangeries ……

Vue sur la gare de Bitche 02.10.2016, © C.Neff

Dans mon texte en allemand j’écris entre autre – et le Front national va encore gagner, l’été va arriver, les cigales vont chanter – et une fois de plus on oubliera ces paysages – mais le jour où cette France rurale abandonnée se réveillera, ce réveil pourrait se révéler inconfortable. En sillonnant cette France rurale, que Christophe Guilluy surnomme la France

03.08.2014 Lauterbourg Gare le X73520 file vers Strasbourg, © C.Neff

périphérique, je découvre un territoire blessé, et souvent des électeurs qui sentent abandonnés et même trahis par une partie des élites politiques actuelles. Je pense que les livres de Christophe Guilluy mériteraient un accueil international beaucoup plus important, – je crois même que ses travaux sont quasiment inconnus au niveau international – même si je ne partage pas ses conclusions beaucoup trop « lutte de classe »- et en plus je ne trouve dans ces travaux aucun concept pour  améliorer le sort de cette France que je nomme oubliée[2].

 

Le PN 14 à Sallèles-d’Aude sur la ligne de Narbonne à Bize, © Christophe Neff 26.05.2015

Se sentant oubliés et même souvent trahis, une partie des électeurs de ses territoires ruraux votent de plus en Front national et cela ne m’étonne guère. Je pense que si les élus étaient vraiment à l’écoute de leurs électeurs le Front national aurait nettement moins de succès. Oui c’est difficile, et cela ne semble pas être à la portée de tous les élus. La dernière photo montre la PN 14 Sallèles-d’Aude de la ligne de Chemins de Fer de Narbonne à Bize. Est-ce que Marie-Hélène Fabre ou ses prédécesseurs députés de la Deuxième circonscription de l’Aude ont-ils une fois essayé de faire revivre cette ligne de chemins de Fer – par seulement faire revivre le chemin de fer, – mais d’utiliser cette infrastructure pour attirer des investissements industriels ou autres – pour enfin sortir un peu de la dépendance de la vigne et peut-être une fois pour toutes s’attaquer aux crues de L’Aude. De Sallèles d’Aude on parle surtout quand l’Aude sort de son lit, comme dernièrement en février 2017 – une fois la crue passée on oublie assez vite.  C’est un exemple parmi d’autres – en parcourant la France du Sud au Nord, – de L’Ouest à l’Est –  on pourrait aussi se demander pourquoi on a laissé crever le chemin de Fer à Bitche – reconnecter Bitche et au réseau ferroviaire – et surtout rétablir la liaison voyageur vers Strasbourg. Bitche et sa région pourraient certainement en profiter. Des exemples comme je les décris peuvent se trouver dans une grande partie de la France périphérique – il faut simplement ouvrir les yeux !

Et pour finir  – en mai 2012 jusque après les présidentielles j’avais déjà consacré un billet qui ,entre autres ,parle des travaux de Christophe Guilluy –  «  Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 » billet qui mérite encore de nos jours une relecture, et en plus ce billet nous rappelle que l’Alsace depuis 1995 est déjà pour ainsi – dire une « terre frontiste ».

Pour finir-  le petit village de Gallician  – village où j’ai photographié la gare en Septembre 2014 – appartient à la commune de Vauvert, commune où Marine le Pen a obtenu 37,02% des voix au premier tour des élections présidentielles le 23.04.2017. Dans les autres communes longeant l’ancienne ligne de chemin de fer Lunel-  Le Cailar – St. Gilles – Arles le vote frontiste a atteint des sommets semblables. Mais en comparant le vote frontiste avec la cartographie des lignes Sncf abandonnées durant les trente dernières années je pense qu’on aurait des résultats similaires.

Une grande partie du territoire français a subi des changements profonds, personnellement je le situe au début des années 1970, – au niveau chemins de fer ce fut certainement la fermeture au trafic voyageurs de la « ligne de la rive droite du Rhône » Givors – Nîmes en 1973 » – déconnectant le département de l’Ardèche du trafic voyageurs.

Amateurs de chemins de Fer, déjà trainspotter depuis ma jeune enfance j’observe le rétrécissement du réseau Sncf, disparitions des embranchements particuliers, désindustrialisation …… lignes fermées- et depuis les années 1990 j’observe professionnellement comment ces changements profonds des ruraux français redessinent le paysage, embroussaillement, fermeture du paysages, risques de feux de forêts croissant,  la réapparition des loups –  et cela, malheureusement, semble inciter une partie de ces « electeurs qui se sentent abandonnés » à apporter leurs voix au Front national.

Ces changement, que j’accompagner pendant des longues années on le retrouve aussi dans les reportages que le Monde a consacrés aux souvenir de jeunesse de ses journalistes (malheureusement seulement accessible aux abonnées du Monde), et surtout des lieux qui les ont marques  –   ces changements que je décrit on les trouve particulièrement bien raconte dans «Vu d’Auxerre, le mirage des « trente glorieuses »   »de Benoît Hopquin et  « A La Voulte-sur-Rhône, en Ardèche, le grand repli » de Christophe Ayad.

Et concernant le deuxième tour des présidentielles le 07.05.2017, il est à craindre que cette partie de la France qui se sent abandonnée et oubliée , apporte une grande partie des voix électorales à la candidate du Front national.

Photos : Toutes © Christophe Neff: 1 La Gare de Gallician, © C.Neff 27.9.2014; Le PN 19 sur ligne Arles – Lunel à Franquevaux, © C.Neff 27.9.2014; Vue sur la gare de Bitche 02.10.2016, © C.Neff; 03.08.2014 Lauterbourg Gare le X73520 file vers Strasbourg, © C.Neff; Le PN 14 à Sallèles-d’Aude sur la ligne de Narbonne à Bize, © Christophe Neff 26.05.2015.

Sources :

Bherer, Marc-Olivier (2016) : Entretien avec Christophe Guilluy « Macron, le candidat de la France d’en haut », Le Monde, Jeudi 27. Avril 2017, p.20 (Disponible pour les abonnes Le Monde sous le titre : Christophe Guilluy : « Macron, le candidat des métropoles mondialisées »)

Guilluy, Christophe (2013): Fractures françaises. Paris, Flammarion – Champs essais ISBN 978-2-0812-8961-1

Guilluy, Christophe (2015): La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires. Paris, Flammarion –Champs Actuel, ISBN 978-2-0813-4751-9

Guilluy, Christophe ( 2016 ): Le Crépuscule de la France d’en Haut. Paris, Flammarion, ISBN 978-2-0813-7534-5

Christophe Neff, 01.05.2017

[1] Voir   l’interview  ici pour les abonnes au  Monde.

[2] Dans ce contexte voir aussi l’interview de Christophe Guilly dans le Point en Novembre 2016  « „Faire passer les classes populaires pour fascisées est très pratique“ De l’Amérique de Trump à la France périphérique, il n’y a qu’un pas. Le géographe Christophe Guilluy nous explique pourquoi. Interview. Propos recueillis par Clément Pétreault »

Streckenbeobachtungen in der „France périphérique“ – ein geographischer Kommentar zur ersten Runde der Präsidentschaftswahlen 2017 in Frankreich

Blick auf den Bahnhof Gallician © Christophe Neff 27.09.2014

Im Vorfeld der französischen Präsidentschaftswahlen 2017 gab es ja bei uns in Deutschland ein vertieftes Medieninteresse am  Zustand des Nachbarlandes. Aufgefallen ist sind mir u.a. der Bericht von Ullrich Fichtner & Julia Amalia Heyer „Außer Atem“ im Spiegel (2017, 16, pp.84-90) und  die Diskussionsrunde „Was ist bloß los mit uns“ von der Georg Blume und Gero von Randow in der Zeit berichten (die Zeit, 12. April 2017, pp. 8 – 9.) sowie die bemerkenswerte Kooperation der Zeit mit Le Monde „Frankreichs-Wahl – Bonne Chance Frankreich“. Allerdings  hat  le Monde nur einen  kleinen Teil der in der Zeit abgedruckten Beiträge übernommen. Bei diesen vom Monde übernommen Beiträgen ist mir vor allem der von Martin Walser aufgefallen:„Les Français, le peuple d’Europe le plus difficile à gouverner“ . Er ist der einzige der Beiträge, der nicht übersetzt wurde, d.h. er wurde von Walser selbst auf Französisch verfasst. Das ist schon mehr als bemerkenswert, denn diesseits des Rheines gehen die französischen Sprachkenntnisse immer mehr zurück –  und manchmal frage ich mich wie kann man das „Land westlich der Rheins lesen“ – wenn man nicht mal mehr die Sprache kennt. So wundert es einen kaum, dass von unseren „Frankreichexperten“ – der Begriff „la France périphérique“,   ein Begriff der vom Geographen Christophe Guilluy in seinen diversen Büchern[1] thematisiert und popularisiert wurde, unbekannt zu sein scheint. Der Geograph Christophe Guilluy ist ein freiberuflicher Geograph und Publizist, der schon seit Jahren in seinen Büchern auf die wachsende Zweiteilung Frankreich, d.h.  den wachsenden Metropolen mit den Globalisierungsgewinnern (dabei rechnet er die Banlieues durchaus auch zu den Globalisierungsgewinnern) und andererseits den Globalisierungsverlierern in den ländlichen Regionen Frankreichs verweist. So erklärt Guilluy schon seit Jahren den nachhaltigen Wahlerfolg des Front national mit dieser Zweiteilung der französischen Geographie. In dem Beitrag von Heinz Bude „Nirgendwo ist das Volk so weit weg von den Eliten“ in dem Zeit Special „Frankreichs-Wahl – Bonne Chance Frankreich“ wird das Problem thematisiert – auch wenn Bude die „France périphérique“ nicht beim Namen nennt. Bude scheint mir in diesem Sinne der einzige Experte, der den Dingen auf den Grund geht und der das Problem beim Namen nennt: die immer mehr fortschreitende Entfremdung zwischen einem Großteil der französischen Bevölkerung und den politischen Eliten.

PN 19 (Bahnübergang 19) der Eisenbahnstecke Lunel – Arles bei Franquevaux, © Christophe Neff 27.09.2014

Ich kenne diese France périphérique, die Christophe Guilluy in seinen Büchern immer wieder thematisiert, sehr gut  da ich genau in den Landschaften dieser France périphérique seit fast dreißig Jahren arbeite. Landflucht, Biomassenakkumulation, Waldbrände und Waldbrandrisiken so stellt sich diese France périphérique im mediterranen Südfrankreichs in den Augen des physischen Geographen, des Landschaftsökologen, des Geobotanikers dar. Manchmal ist die Wirklichkeit komplexer:  einerseits verbuscht die Landschaft und andererseits weitet sich die Siedlung im Sog der prosperierenden Großstädte wie Marseille, Nîmes, Montpellier.  Die  Pavillionärzonen  (im frz. zone pavillonnaire) greifen immer mehr um sich – man nennt das u.a californisation, pérurbanisation, reurbanisation, periurbanisation etc. (im amerikanischen Englischen auch als wild-urban interface/forest –urban interface, urban sprawl bezeichnet)). Das macht das Ganze dann im Sommer, in der Waldbrandsaison, so gefährlich. Durch die Verzahnung von Vegetation und Siedlung können die Waldbrände  dann tödlich enden.

Das ist das andere Gesicht der sogenannten France périphérique im mediterranen Südfrankreich. Ich möchte mich jedoch gar nicht damit aufhalten, sondern auf ein anderes Phänomen hinweisen mit dem sich die „France périphérique“ für den aufmerksamen Beobachter im Gelände manifestiert. Es ist der Zerfall des französischen Eisenbahnwesens. Wir kennen in Deutschland vor allem den TGV  und die TGV Strecken, aber außerhalb dieser TGV-Strecken gibt es weite Teile Frankreichs, in denen  es überhaupt keine funktionierenden Eisenbahnsysteme mehr gibt –  bzw. wo das Streckennetz, mangels Investitionen in die Infrastruktur einen langsamen, aber scheinbar unaufhaltsamen Tod stirbt. Die beiden ersten Bilder, die ich hier veröffentliche, die Streckeneindrücke, die ich im Herbst 2014   entlang der Bahnstrecke Lunel – Aimargues – Le Caylar – St.Gilles – Arles festgehalten habe,  habe ich schon im Blogartikel Gare de Gallician 27.09.2014 13 heures 20 veröffentlicht (einer der vielen französischsprachigen Blogbeiträge in denen der Landschaftswandel in dieser France périphérique thematisiert wird). Es ist die Momentaufnahme des Niederganges einer Eisenbahnstrecke auf der vor ein paar Jahren noch mehrmals am Tag Güterzüge fuhren. Güterzüge die u.a. das Städtchen St.Gilles bedienten, sowie die Industrie- und Hafenanlagen in Arles – la Trinquetaille.

Blick auf den Bahnhof von Bitche/ Vue sur la gare de Bitche, © Christophe Neff 02.10.2016

Ähnliche Bilder findet man wohl in großen Teilen des periphären Frankreichs.  Hierzu braucht man nicht bis ans Mittelmeer fahren, es reicht der Weg über die Pfalz nach Lothringen oder ins Elsass. Jenseits der  Grenze verfällt der Bahnhof von Bitche langsam vor sich hin -um nur ein Beispiel zu nennen – und dort, wo noch Züge fahren  hat man angesichts der sichtbaren Verfalls der Eisenbahninfrastruktur das Gefühl, sich irgendwo im „wilden Westen“ aber nicht im Land der TGV’s zu befinden. Das letzte Bild zeigt eine Baleine (Sncf X73500),  die an einem beschaulichen Sommer – Sonntagmorgen den Bahnhof Lauterbourg mit dem ersten Zug Richtung Strasbourg verlässt.

Soweit die Wähler in der France péripherique tatsächlich zu den Wahlurnen finden und wählen entscheiden sie sich in der Regel für die Parteien mit den einfachen Antworten. Bei diesen Präsidentschaftswahlen sind das Marine Le Pen und Jean-Luc Mélenchon. Wobei es gar nicht um die einfache Antworten geht, sondern um die Tatsache, dass sich die Menschen in der France péripherique von den traditionelle Parteien einfach nicht mehr wahrgenommen fühlen.  Marine Le Pen und in Teilen auch Jean-Luc Mélenchon  geben den Menschen in der France périphérique das Gefühl,  ernst genommen zu werden. Deshalb werden sie auch gewählt. Vom Rest der Republik fühlen sie sich schlichtweg verraten und vergessen. Zu Wahlzeiten kommt mal ein Reporter aus Paris aufs Land gefahren -oder sogar ausländische Journalisten, wie letzthin der Spiegel in Hayange (Frankreich vor der Wahl Ein Leben unterm Front National) im Land der Minette – wo früher die Hochofen glühten und das Erz der Minette zu Stahl verschmolzen,  und jetzt nachdem der letzte Hochofen schon längst erkaltet ist, auf lokaler Ebene der Front National schon regiert. Und immer scheint es seit Jahren das gleiche Lied zu sein, der FN gewinnt wieder ein paar Prozent dazu-  und der Sommer wird wieder übers Land ziehen, in Südfrankreich werden wieder die „Cigallen“  singen  und es wird, dank Mehrheitswahlrecht, wieder nicht viel geschehen.

Lauterbourg Gare le X73520 file vers Strasbourg/ Lauterbourg Gare – der X73520 verlässt den Bahnhof in Richtung Strasbourg © Christophe Neff 03.08.2014

Wenn die politischen Eliten der traditionellen Parteien ihren „Winterschlaf“ weiter fortführen und die Sorgen der France périphérique schlichtweg ignorieren bzw. verschlafen wird irgendwann der mathematische Damm des Mehrheitswahlrechts brechen und dann wird es ungemütlich werden. Soweit es nochmals ein gemäßigter Kandidat ins Präsidentenamt schafft, dann sollte er sich an eine echte Reform der Institutionen der 5. Republik wagen. Die Verfassung der 5. Republik hat der französischen Republik wertvolle Dienste geleistet, in dem sie u.a. Frankreich im Zuge der Wirren um die Unabhängigkeit Algeriens vor einem Bürgerkrieg bewahrt hat. Aber nun stehen andere Herausforderungen an. Ich denke,  im Sinne von mehr Bürgerbeteiligung, auch an die Reform des Wahlrechtes für die Nationalversammlung, d.h. Einführung eines Verhältniswahlrechtes nach deutschem Vorbild (Koppelung von Verhältnis- und Mehrheitswahlrecht wie bei deutschen Bundestagswahlen).  Das wäre bestimmt ein Schritt in die richtige Richtung. Und dann gilt es endlich auch an die France périphérique zu denken und endlich auch dort wieder in die öffentliche Infrastruktur zu investieren. Wobei ich da nicht nur an das Wiederbeleben des Eisenbahnnetzes hors TGV, sondern auch an die Einrichtung des schnellen Internets auch in den Corbières, den Nordvogesen etc. denke. Es gäbe wahrlich viel zu tun. Dazu braucht es natürlich auch einen dezidierten politischen Willen.

Ich habe diesen Beitrag schon vor der ersten Runde der französischen Präsidentschaftswahlen verfasst. Inzwischen liegen die Ergebnisse dieser ersten Runde vor,  – Emmanuel Macron und Marine le Pen werden in die Stichwahl am 7. Mai kommen. Legt man eine Karte der Eisenbahnstreckenstilllegungen über die Karte der Gemeinden in denen Le Pen die Mehrheit der Stimmen erhalten hat, wird man feststellen, dass es Übereinstimmungen gibt. Die  „France périphérique“ im Sinne der Definition von Christophe Guilluy hat vor allem Marine Le Pen, aber auch in Teilen Jean Luc Melenchon gewählt. Der Bahnhof von Gallician, den ich im Herbst 2014 abgelichtet hatte, liegt auf der Gemarkung Vauvert. Dort hat am Wahlsonntag Marine Le Pen 37, 02% der Wahlstimmen erhalten und ist damit Wahlsieger vor Jean-Luc Mélenchon mit 21,86% geworden. Der PN 19, d.h. der Bahnübergang 19 befindet sich in Franquevaux, was wiederum zur Gemarkung Beauvoisin gehört. Dort hat Marine Le Pen 37,23% der Wahlstimmen vor  Jean-Luc Mélenchon (17,93%) bekommen. Wenn man den Verlauf der besagten Bahnstrecke Lunel – Aimargues – Le Caylar – St.Gilles – Arles weiter nach Osten verfolgt kommt man nach St. Gilles. Auch dort hat Marine Le Pen mit 40,01% der Stimmen  vor Jean-Luc Mélenchon mit 19,24% gewonnen[2]. Die anderen Kandidaten folgen weit abgeschlagen hinter den beiden.  Man könnte das Gedankenexperiment an anderen stillgelegten Eisenbahnstrecke in der France périphérique wiederholen – ich vermute man würde wohl ähnliche Ergebnisse erhalten.

Ich denke, dass, wenn die französische Politik der France périphérique nicht mehr Gehör schenkt, dies irgendwann zur Katastrophe führen wird. Es gibt ein anderes Zeichen, welches man auch als „Nichtgeograph“ durchaus lesen und daraus erkennen kann, dass irgendetwas in dieser sogenannten France périphérique nicht stimmt. Ich habe das Gefühl, dass abseits der touristischen Zentren, – im ländlichen Frankreich – die Bistro’s und Cafés immer seltener werden. Ich wünschte mir es wäre anders!

 

Bücher:

Guilluy, Christophe (2013): Fractures françaises. Paris, Flammarion – Champs essais ISBN 978-2-0812-8961-1

Guilluy, Christophe (2015): La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires. Paris, Flammarion –Champs Actuel, ISBN 978-2-0813-4751-9

Guilluy, Christophe ( 2016 ): Le Crépuscule de la France d’en Haut. Paris, Flammarion, ISBN 978-2-0813-7534-5

Photos alle © Christophe Neff

Christophe Neff, 25.04.2017

[1] Guilluy, (2013): Fractures francaises. ; Guilluy (2015): La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires. Paris, ; Guilluy, ( 2016 ): Le Crépuscule de la France d’en Haut. Genaue Bibliographische Angabe sind im Bücherverzeichnis zu finden.

[2] Die Wahlergebnisse stammen von der Seite http://www.lemonde.fr/data/france/presidentielle-2017/  von dort aus lassen sich (bzw. ließen sich) die Wahlergebnisse der 23.04.2017 aller französischen Kommunen abrufen.

Blognotiz 22.03.2017: Rückblick auf das Paysagesblog im Jahr 2016

Vue sur le lido entre Leucate-Plage et Port Leucate 14.10.2016

Wie schon in den letzten Jahren (2015, 2014) , erfolgt auch nun hier ein kurzer Rückblick auf das vergangene Jahr im Paysagesblog, d.h. eine Aufzählung der Artikel des paysagesblog, welche im Jahr 2016 am häufigsten besucht oder gelesen wurden. Da ich schon im Beitrag « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » en 2016  » eine ausführliche Retrospektive für das Jahr 2016 veröffentlich habe, werden die Artikel hier nur in Tabellenform wiedergegeben.

Titel Leseranteil
Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate  10,23%
Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert    3,48%
Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises    2,12%
1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes    1,92%
Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate    1,78%
Commentaire sur « Le piège Daech – l’Etat islamique ou le retour de l’Histoire » de Pierre – Jean Luizard    1,70%
Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage     1,48%
Das Biafrakind    1,43%
Blognotice 7.6.2012: changements de paysages dans le pays Leucatois    1,36%
Über den Zuaven vom Pont d’Alma in Paris und Kindheitserinnerungen an Unwetterereignisse in Schramberg    1,32%
Summe :  26,82%

Wie schon hier (auf französisch) im Detail erläutert ist das Paysagesblog auch im Jahr 2016 ein Blog über das kleine Städtchen Leucate an der französischen Mittelmeerküste gewesen. Analog zum französischen Beitrag habe ich deshalb auch ein Bild ausgewählt  welches einen Blick vom Cap Leucate auf den Lido von Leucate Plage über Port Leucate nach Le Barcarès zeigt. Das Bild wurde einen Tag nach dem verheerenden Unwetter vom 13.10.2016 aufgenommen[1]. Es zeigt sehr gut die Fragilität des Lido’s der das offenene Mer vom Étang de Leucate abtrennt. Vor einigen Jahren, im März 2010, schrieb ich einen Beitrag für Paysages der die Gefahren die dem Lido, vor allem dem Teilort Port Leucate, durch Meereseinbrüche droht, relativ ausführlich darstellt[2]. Als ich diesen Blogbeitrag verfasste, war das Thema „Meereseinbrüche“ in Leucate und Umgebung, so noch nicht in der lokalen und regionalen Öffentlichkeit präsent, – aber inzwischen scheint man zu verstehen, dass das Meer bei außergewöhnlich starken Stürmen auch Gefahren für die Lidoküste birgt, vor allem für die Siedlung Port Leucate die ja auf einer Sandinsel im Lidobereich gebaut wurde.

Immerhin gab es 2016 zwei deutschsprachige Artikel unter den zehn am meist gelesen Beiträgen in Paysages, – beide Beiträge thematisieren Kindheits – und Jugenderinnerungen aus der Raumschaft Schramberg. Das Biafrakind, eigentlich „das Biafrakind vom Schoren“, ist ein Rückblick an meine Erinnerungen an die „Biafrakinder“, – die als wir noch auf dem Schoren in der Bergvorstadt Schramberg-Sulgen lebten in aller Munde waren. Der Artikel „Über den Zuaven vom Pont d’Alma in Paris und Kindheitserinnerungen an Unwetterereignisse in Schramberg“ beschreibt das Unwetter vom 24. Juli 1972 welches Schramberg heimsuchte, – Unwetter welches einen beträchtlichen Schaden vor allem in der Talsstadt hinterließ, wobei dieses historische Hochwasserereignis wie viele andere historische Unwetter in Südwestdeutschland heute fast schon vergessen ist.

Ich habe hier noch ergänzend, in der folgenden Tabelle, die fünf am häufigsten deutschsprachigen Artikel in Paysages aufgeführt[3]. Verglichen mit der in der ersten Tabelle aufgeführten Lesefrequenz der ersten zehn Artikel sind das dann doch eher bescheidene Zahlen. Wahrscheinlich entstammt ein Großteil meiner deutschsprachigen Leser doch eher dem erweiterten Freundes und Bekanntenkreis, während die französischsprachigen Artikel doch eine weit größere Reichweite erfahren, und wohl nicht nur in Frankreich gelesen werden, sondern wohl in der gesamten Frankophonie (In 2016 mit Schwerpunkten in Belgien, Tunesien, der französischsprachigen Schweiz, Algerien und Québec in Kanada  ).

Pos. Titel Leseranteil
07 Das Biafrakind  1,43%
10 Über den Zuaven vom Pont d’Alma in Paris und Kindheitserinnerungen an Unwetterereignisse in Schramberg 1,32%
12 Bonne année 2016 et bon voyage 2016 sur „paysages“[4] 1,10%
20 A propos[5] 0,78%
29 Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) 0,53%
Summe 5,16%
BB426091 21.05.2016 Leucate -La Franqui

Abschließend und analog zum französischen Pendant des vorliegenden Artikels  noch ein Bild der SNCF BB 426091 vor einem Güterzug Richtung Spanien bei der Durchfahrt des kleinen Bahnhofes von Leucate-La Franqui.

Christophe Neff, 22.03.2017

[1] Im Blogbeitrag „Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises“  finden sich Bilder dieses denkwürdigen Ereignisses.

[2] Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

[3] Der am häufigste englischsprachige Artikel ist „The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)“ (Pos 11; 1,3%)

[4] Bonne année 2016 et bon voyage 2016 sur „paysages“ ist eine dreisprachige (frz./engl./dt.) Neujahrskarte mit einem Triebwagen der Reihe 628  der DB  welcher in Herxheim am Berg fotografiert wurde  als Motiv.

[5]A propos“ ist eine dreisprachige (frz./engl./dt.) kurze Selbstdarstellung des Verfassers des Paysagesblog.

Blognotice 17.03.2017: Il y avait une fois un train direct Worms – Paris via la Zellertalbahn

Depuis ma chambre d’hôpital au Klinikum Worms, je voyais passer les autorails de la ligne Worms – Bingen sur la voie ferrée longeant la vallée de la Pfrimm entre Worms et Monsheim. Autrefois, si on en  croit la Wikipédia, il y avait un train direct qui reliait Worms avec Paris via la Zellertalbahn, enfin c’est ce qui est écrit dans l’article de la wikipedia.de sur la Zellertalbahn. Il y avait aussi autrefois un tramway à Worms, –  Ralph Häussler a écrit un beau petit livre sur les tramways de Worms (Häussler 2012). A` Worms on l’appelait  l’appellaient „Die Elektrisch“. Si on avait l’audace de faire revivre les tramways de Worms (comme par exemple comme cela a été  fait à Strasbourg) on pourrait brancher la clinique de Worms (Klinikum Worms) à un tel réseau de tramway réussi. La Pfrimm, d’après la wikipedia.de (et fr.) fut utilisée comme voie navigable entre Worms et Albisheim pour le transport de blé. Si on remonte la Pfrimm, on arrive à Marnheim, petite bourgade où l’ecrivain  Rafik Schami s’est retiré pour écrire. Quand j’étais jeune papa je lisais les histoires de Rafik Schami à mes enfants. Je me rappelle encore bien l’histoire du cocher Salim, le conteur d’histoires[1]. Mais je me rappelle aussi sa préface lucide au livre « Schrei nach Freiheit » de Samar Yazbeck. Ce texte fut écrit en 2012, depuis les choses n’ont guère changé, la tragédie syrienne semble éternellement se poursuivre. Depuis ma chambre d’hôpital en voyant les trains défiler devant mon regard je pensais aussi à MàC, qui aimait tant les trains, qui est décédé beaucoup trop tôt, pourlequel Pierre Assouline a écrit une nécrologie émouvante « Pour saluer Montaigne à cheval ». Pendant de longues années il était (comme moi-même) un afficionado de la Vie du Rail. Dans cette chambre d’hôpital du Klinikum Worms, je me retrouvais à peu près dans la même situation qu’au début de mon aventure de bloggeur sur le Monde.fr en 2009. Je me retrouve dans une chambre d’hôpital après un accident, en 2009 j’avais subi une fracture de la colonne vertébrale, en maintenant en 2017 c’est un  accident vasculaire cérébral qui me cloisonne dans une chambre d’hôpital du Klinikum Worms, et tout cela me fait ressurgir la question des langues – comme dans mon premier billet dans paysages – écrire ce blog dans ma langue maternelle qui est le français ou en allemand que je considère comme ma première langue, que j’ai en fait réellement appris en entrant au Kindergarten St. Maria sur le Sulgener Berg à Schramberg-Sulgen en 1967/68. Je me fis rapporter par mon épouse le livre « la Méditerranée – Mer de nos langues » – de Louis-Jean Calvet comme lecture de convalescence, lecture de convalescence et comme premier test pour savoir si l’accident avait eu des conséquences pour la maîtrise de ma langue maternelle, – au moins au niveau des capacités de lecture. Pour l’allemand ce fut la lecture de « Meine wundervolle Buchhandlung » de Petra Hartlieb. Le  livre sur l’histoire géographique des langues bordant la méditerrané mériterait un billet entièrement consacré à ce merveilleux livre de Louis-Jean Calvet je renvoie à l’interview donné par l’auteur au journal Libération à la parution du livre –   «Le bouillonnement des langues a façonné la Méditerranée» et la recension du livre sur le site Chrétiens de la Méditerranée. Le livre de Petra Hartung nous décrit l’aventure d’une reprise d’une libraire de quartier à Vienne en Autriche décrite par la libraire elle-même (Hartliebs Bücher). Dans les derniers chapitres nous apprenons aussi que les Hartlieb ont repris une deuxième librairie à Vienne – et ils se sont spécialisés dans la commercialisation de livres français & italiens. C’est la libraire Hartliebs Bücher dans la Porzellangasse 36. Tenter une telle aventure pendant que « l’Amazonie » ne cesse de s’étendre est vraiment courageux. Je me suis dit que si un jour je serai remis à 100% de mon accident, je partirai faire un voyage à Vienne pour visiter ces deux librairies, – acheter un livre allemand dans la Währingerstrasse et un livre français dans la Porzellangasse. Et naturellement aussi visiter Vienne, que je ne connais pas ….  Ville dans laquelle mon père avait passé une partie de ses études , Vienne qui fut aussi pendant longtemps le terminus d’un fameux Rapide – le Mozart (Rapides 264/265) qui reliait Paris à Vienne en une journée (14 heures de voyage). On partait de Vienne vers 8 heures du matin et arrivait à Paris vers 23.00 heures. Dans ma jeunesse j’avais parfois pris ce train à partir de Strasbourg pour aller à Paris. Avant l’arrivée des TGV le Mozart était le train du soir pour Paris pour les « Strasbourgeois ».

Dans le livre de Louis-Jean Calvet j’avais trouvé quelques renvois à l’œuvre de Vassilis Alexakis – surtout à Paris-Athènes et La Clarinette. En sortant de la clinique de Worms, je me donc suis après l’avoir commandé par Amazon mis à lire le récit Paris-Athènes. Oui par Amazon, –  j’acheté tous mes livres en allemand (et une grande partie de mes livres en anglais) en librairie, la plupart à la librairie de Grünstadt, la libraire Frank. Se procurer des livres français par les canaux habituels des librairies est très difficile – la librairie Frank m’a conseillé d’utiliser Amazon. En plus je suis client régulier dans des librairies du Nord de l’Alsace, –  la librairie Fetsch à Lauterbourg et la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg. Des librairies françaises, en Allemagne, on peut les compter à compte-goutte. S’il y avait une librairie française dans les environs de Grünstadt comme la librairie « Hartliebs Bücher » à Vienne ou « Zadig » à Berlin, qui en plus enverrait les livres à domicile, je serais sûrement client (comme beaucoup d’autres francophones dans la Metropolregion Rhein-Neckar). Dans une grande partie de l’Allemagne le lecteur francophone désireux d’acheter des livres édités en français n’a que le choix de se référer à Amazon. Dans Paris – Athènes je me suis donc vu replongé dans la question des langues. Langue maternelle, première langue etc.  –  langue de travail (qui est devenue l’anglais pour une grande partie de mon travail quotidien au KIT). Dans quelle langue on pense, dans quelle langue on rêve, dans quelle langue on écrit, on travaille, on désire …. On écoute le silence. Seule certitude, le français est bien ma langue maternelle, – mais j’ai toujours besoin d’un correcteur pour mes textes écrits, – pour mes textes allemands, ma première langue, la situation est un peu plus favorable, – mais l’orthographie allemande me semble être un peu moins compliquée que l’orthographie française.

A propos des langues, la jeune femme médecin – je n’aime pas trop le mot « doctoresse » – qui s’est occupée de moi à la clinique avait un léger accent. Je me suis permis de lui demander d’où venait son léger accent oriental – en lui expliquant qu’en fait  je suis phytogéographe, mais que  je m’intéressais aussi à la géographie et à l’ histoire des langues en lui montrant le livre « la Méditerranée – Mer de nos langues ». Le léger accent oriental que je croyais avoir détecté dans son allemand, qui était à part cela quasiment parfait, était donc une bonne indication. En fait la jeune femme médecin  venait de Grèce, – elle avait fait ses études de Médecine en Grèce et en Roumanie. Comme elle n’avait pas appris l’allemand à l’école, ses langues étrangères étant l’anglais et le français, elle dut apprendre l’allemand avant de débarquer en Allemagne. Cela ressemble un peu, -mais seulement un peu- à l’histoire que nous raconte Vassilis Alexakis dans Paris – Athènes. Il y a naturellement une autre histoire qui se cache derrière cette histoire de langues, – sans tous ces jeunes médecins venus de l’étranger, faisant leur « Assitentenzeit (Internat dans le system français ?) » dans un hôpital allemand, – sans eux – le système hospitalier allemand aurait de grands problèmes. Tous ces jeunes médecins étrangers sont devenus un des piliers du système hospitalier allemand. Sans le courage et le professionnalisme de cette jeune dame médecin, je n’aurais pas eu la chance d’écrire ces lignes en français.

 

De retour de l’hôpital j’ai testé mes aptitudes orales en français avec mon épouse (qui est prof.  de français) et avec ma fille, qui malheureusement n’a pas hérité du bilinguisme, mais qui est en train d’apprendre le français à l’école – et qui aime, par moment surtout parler français !

Et pour voir simplement voir si l’italien[2] n’avait pas disparu je me suis mis à feuilleter le livre « Antonio Tabucchi narratore » – eh bien l’italien n’a pas entièrement disparu – et en plus dans ce petit livre on retrouve la fascination pour Tabucchi pour les paysages, les voyages et les trains. Peut-être serai- je entièrement remis de mon accident  pour monter à temps dans un des TGV de Mannheim pour Paris pour pouvoir aller voir l’exposition « Au-delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky » au Musée d’Orsay. Je finis ce billet, il fait beau dehors, le printemps a commencé dans l’Unterhaardt, les premières fleurs commencent à fleurir, avant-hier j’ai vu (et entendu) les grues cendrées traverser le ciel de la Unterhaardt en direction du lointain Nord-Est. Le printemps vient d’arriver, la nature s’éveille et la vie continue.

Livres cités :

Alexakis, Vassilis (2013) : Paris – Athènes. Paris, (Collection folio (Gallimard)), ISBN 978-2-07-034435-2

Amado, Jorge ( 2013  ) : O Gato Malhado e a Andorinha Sinha – uma historia de amor. Ilustacoesa cores de Carybé. 22. A edicao, Alfragide (Publicacoes Don Quixote), ISBN 978-972-20-2024-4

Calvet, Louis – Jean (2016) : La Méditerranée –  Mer des nos langues. Paris (CNRS Éditions), ISBN 978-2-271-08902-1

Contarini, Silvia ; Grossi, Paolo (Eds.)(2007): Antonio Tabucchi narratore. Atti della giornata di studi (17 novembre 2006), Paris, Quadernie dell’Hotel de Galliffet XI, Istituto Italiano di Cultura  Parigi. ISBN 978-2-9503030-3-5

Hartlieb, Petra (2016): Meine wundervolle Buchhandlung. Köln (Dumont Buchverlag), ISBN 978-3-8321-6343-3

Häussler, Ralph (2012): Die Wormser Straßenbahn. Erfurt (Sutton Verlag), ISBN 978-3-95400-119-4

Schami, Rafik (1995): Erzähler der Nacht, Weinheim (Gulliver Taschenbuch), ISBN 3-407-78738-3

Yazbeck, S. (2013): Schrei nach Freiheit. Bericht aus dem Inneren der syrischen Revolution. Mit einem Vorwort und einem Interview mit Rafik Schami zur aktuellen Lage. Aus dem Arabischen von Larissa Bender. Erweiterte Taschenbuchausgabe, München (dtv), ISBN 978-3-423-34779-2

 

Christophe Neff, Worms/Grünstadt  Février/Mars 2017

 

[1] Dans „Erzähler der Nacht“ (Schami 1995).

[2] Je fais un test équivalent pour le Portugais en feuilletant quelques pages de „O Gata Malhado e a Andorinha Sinhá – uma historia de amor » de Jorge Amado, avec la aussi un résultat positif!