La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr

Vue sur Leucate plage et Lido de Leucate/Blick auf Leucate plage und den Lido von Leucate © Christophe Neff, 22.05.2018

Paysages prend fin, au moins dans sa version les blogs Le Monde.fr. Comme je l’ai déjà décrit dans mon avant dernier billet « La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » le Monde a annoncé à ses abonnés bloggeurs que les blogs abonnés seront fermés le 5 juin  2019. Le blog paysages débuta le 24. Mai 2009 avec le billet « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? », suivit par « II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch». Suivaient un peu plus de 420 articles, ceci est le 429ième, dont la plupart fut publiés en français, quelques billets aussi en allemand, et très très rarement aussi des billets en anglais, comme l’été dernier la notice « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 ». Donc paysages sur le Monde.fr fut principalement un blog francophone reflétant mes prises de positions, mes idées, mes lectures, mes paysages, et parfois même simplement une photo d’un train traversant un paysages….. Au début j’avais eu le projet de faire de paysages, – un vrai blog franco-allemand bilingue (français-allemand), mais au fil du temps, par manque de temps (obligations professionnelles, famille), je n’ai pas réussi à réaliser cette idée.  Rédiger un texte et ceci en plus dans deux langues nécessite du temps ! Le dernier texte édité en allemand fut le billet « Erinnerungen an die „märklinModerne“».

Les années « le Monde.fr » du blog paysages furent une aventure intéressante, enrichissante, – et je trouve dommage, que le Monde ferme ses blogs quasiment en catimini.  Des blogs intéressants, comme « près, loin » de Paul Edel, que je suis depuis son début en 2008, vont peut-être disparaitre de la blogosphère francophone, – et on  ne peut qu’espérer que des blogs comme « près, loin » pourront redémarrer sous un autre formule, sur une autre plateforme. D’ailleurs dans ce contexte, je suggère la lecture de « Virginia Woolf, sa dernière lumière d’été » de Paul Edel, un billet particulièrement réussi et peut-être le dernier billet de Paul Edel dans les blogs le Monde.

On peut toujours se demander pourquoi le Monde ferme-il ses blogs abonnés. Les raisons techniques (voir ici) données par le Monde ne me semblent guère convaincantes. Ce qui me semble sûr c’est que les blogs et la blogosphère ont énormément évolué depuis les débuts des blogs le Monde. Les réseaux sociaux, Facebook en première, ont sûrement changé une très grande partie du paysage médiatique  francophone des dernières années. Pas seulement le paysage médiatique francophone, mais ceci est certainement un phénomène global,  cela concerne d’autres pays, et aussi l’Allemagne – et concerne aussi tous les domaines de la presse écrite.

Le blog paysages prend fin sur le Monde.fr. On trouvera à la fin de ce petit billet (après la partie allemand) un tableau des cinq articles les plus consultés de paysages durant la période le Monde.fr. Après avoir sauvé le contenu de mon blog je tenterai de relancer « paysages » sur une autre plateforme durant les prochaines semaines.

Et pour finir, – après 10 ans de blogs paysages sur le Monde.fr, blog qui au moins au début voulait aussi témoigner des relations franco- allemandes, je constate que le fossé qui sépare la France et l’Allemagne, en dépit de tous ces discours de Dimanche (Sonntagsreden en allemand) sur l’importance de l’amitié franco-allemande, ne cesse de s’agrandir. J’ai  l’impression qu’en fait, il ne fut jamais si grand qu’en ce moment. En écrivant mon dernier post sur ma première rencontre avec Notre-Dame de Paris en 1981, j’avais  l’impression que c’était bien au temps de François Mitterrand et de Helmut Kohl que les relations franco-allemandes avaient certainement atteint leur sommet, et ce fossé culturel qui sépare la France de l’Allemagne était alors certainement beaucoup plus étroit que de nos jours. Parfois il me semble que de nos jours ce n’est pas un fossé culturel qui sépare l’Allemagne et la France, mais un océan d’incompréhension mutuelle.

622 034 file vers Ramsen/622 034 fährt in Richtung Ramsen (Herxheim am Berg),  © Christophe Neff, 19.02.2019

Paysages geht zu Ende, zumindest in der Version les „blogs le Monde“. Wie ich es schon zuletzt in „« La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » beschrieb, hat le Monde seinen Bloggern mitgeteilt, dass die Abonnentenblogs auf le Monde.fr zum 5. Juni 2019 geschlossen werden. Paysages begann am 24.Mai 2009 mit dem Beitrag „« I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? », gefolgt von « II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch». Danach folgen etwas mehr als 420 Artikel, dies hier der 429. Die meisten dieser Artikel wurden auf Französisch verfasst, einige auf Deutsch, und sehr sehr wenige auch auf Englisch, wie beispielsweise der im Sommer 2018 verfasste Beitrag „Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018“.

Damit war paysages ein vorzugsweise französischsprachiger, ein francophoner Blog, in den ich meine persönlichen (manchmal politischen) Ansichten (prises de position), meine Ideen, meine Lektüren, meine Landschaften beschrieb und manchmal nur ein Bild eines durch eine Landschaft fahrenden Zuges zeigte. Am Anfang von paysages stand eigentlich die Idee, aus paysages ein deutsch-französischen Blog, einen zweisprachigen Blog zu gestalten, aber diese Idee konnte ich letztlich aus Zeitmangel (berufliche Zwänge, Familie etc.) nicht umsetzten. Einen Text in zwei Sprachen zu verfassen braucht einfach Zeit. Der letzte in Deutsch verfasste Beitrag auf paysages war „Erinnerungen an die „märklinModerne“.

Die Le Monde Jahre von paysages waren ein interessantes Abenteuer, eine bereichernde Zeit, und ich finde es schade, dass der Monde seine Blogs quasi im Verborgenen schließt. Lesenswerte Blogs wie beispielsweise « pres, loin » von Paul Edel, dem ich seit seinem Beginn 2008  folge, werden vielleicht von der frankophonen Blogosphäre verschwinden. Man kann eigentlich nur hoffen, dass Blogs wie « pres, loin » von Paul Edel unter einer anderen Form, auf einer anderen Plattform wiederauferstehen werden. In diesem Zusammenhang empfehle ich die Lektüre von „Virginia Woolf, sa dernière lumière d’été“ ein bemerkenswerter und vielleicht der letzte Blogbeitrag von Paul Edel auf le Monde.fr.

Die Frage wieso Le Monde.fr seine Blogs einstellt bleibt unbeantwortet. Die Gründe die Le Monde.fr angibt (siehe hier auf frz,), d.h. technische Gründe durch geplante Veränderungen in der Internetpräsenz von Le Monde.fr, erscheinen nicht überzeugend zu sein. Was sicher zu sein scheint ist, dass die Blogosphäre seit dem Beginn der Blogs auf Le Monde.fr sich sehr verändert hat. Die sozialen Netzwerke, insbesondere Facebook, haben die francophone Medienlandschaft erheblich verändert. Das betrifft, d.h. die Dominanz der sozialen Netzwerke, natürlich nicht nur die francophone Medienlandschaft, sondern auch andere  Länder wie z.B. Deutschland. Es ist ein globales Phänomen, welches vor allen den Printmedien weltweit zu schaffen macht.

Die Zeit von paysages auf le Monde.fr geht zu Ende. Am Ende dieses zweisprachigen Blogbeitrages befindet sich eine Zusammenstellung der fünf Artikel von paysages die am häufigsten konsultiert, ja ggf. sogar gelesen wurden.

Ich werde in den nächsten Wochen versuchen die Inhalte von paysages zu erhalten – und paysages in anderer Form auf einer anderen Plattform neu zu starten.

le Rhin – frontière franco-allemande à Lauterbourg / der Rhein – deutsch-französische Grenze bei Lauterbourg © Christophe Neff 17.08.2017

Und am Ende noch eine Bemerkung zu den deutsch-französischen Beziehungen. Nach zehn Jahren paysages auf Le Blogs le Monde – und paysages wollte zumindest in den Anfängen auch ein deutsch französischer Blog sein – muss ich feststellen, dass der Graben der Frankreich und Deutschland trennt, trotz aller Sonntagsreden über die wichtige, gar lebensnotwendige Bedeutung der deutsch-französischen Beziehungen, noch nie so groß war wie heute. Als ich meinen letzten Blogbeitrag über meine erste Begegnungen mit Notre Dame de Paris im Jahre 1981, als ich mit dem Fahrrad von Schramberg fuhr, verfasste, kam ich zum Schluss, dass die deutsch-französischen Beziehungen in den Zeiten von Helmut Kohl und François Mitterrand wohl am besten gediehen, dass der Graben der beide Länder trennt, zu dieser Zeit wohl am engsten war. Zurzeit will es mir manchmal so erscheinen, als würde unsere beiden Länder Frankreich und Deutschland nicht von einem kulturellen Graben getrennt, sondern von einem Ozean von gegenseitigen Un- und Missverständnissen.

Et voici les cinq articles les plus lus sur paysages. Und hier die 5 am häufigsten gelesenen Artikel auf paysages

Photos/Bilder toutes/alle © Christophe Neff

Christophe Neff, Grünstadt 23.04.2019

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

Mandelbüte Grünstadt- Sausenheim 02.03.2019

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, am Freitag den ersten März[1]. Ein paar Tage später konnte man in Herxheim am Berg und auch in Grünstadt die ersten blühenden Osterglocken entdecken.

Mandelblüte (Grünstadt, Sausenheimerstr.), 10.03.2019

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier  amandier en fleurs je le découvris le vendredi premier mars à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Quelques jours plus tard on pouvait observer les premières narcisses en fleurs à Herxheim am Berg et à Grünstadt.

Photos :  Alle/Toutes © Christophe Neff

Christophe Neff le 11.03.2019

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ , „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, sowie „Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » et « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt».

Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018

le site de l’incendie de forêt de Schiltach-Kirchberg du 20.08.2018, situation du 07.09.2018, © Christophe Neff 07.09.2018

Le blog paysages entre dans sa dixième année d’existence[1]. Comme les années précédentes[2], je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2018.

L’article le plus consulté en 2018 fut l’article «« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017» (5,44% des consultations sur paysages en 2018), article écrit en 2017 qui retrace un voyage d’étude géobotanique à l’archipel de Cap Vert (Santiago, Fogo) que j’ai effectué en Novembre 2017. Les paysages que j’ai découverts pendant ce voyage d’étude m’ont fortement marqué, mais cela n’explique pas le succès du billet que j’avais dédié à ce voyage. Peut-être aurai- je la chance de revenir aux iles du Cap dans quelques années, peut être pourrai-je approfondir le remarquable travail de Teresa Leyens sur la végétation de l’ile de Fogo[3].

En deuxième position on trouve l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » ((5,19% des consultations sur paysages en 2018), billet assez autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin. D’ailleurs c’est la première fois qu’un article écrit en allemand se hisse à la deuxième place des articles les plus consultés sur paysages durant une année.

Enfin au troisième rang le billet «Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité)» (3,57% des consultations sur paysages en 2018). C’est un article déjà écrit le 04. juin 2009, traitant « paysages & feux de forêts », c’est d’ailleurs un des premiers articles de paysage, car c’est le 24. Mai 2009 que le blog paysages débutait avec l’article « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? ». C’est certainement aussi un des premiers « notices de blog » qui thématise les relations entre changements climatiques et fréquences d’incendies de forêts.

En quatrième position l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (3,35% des consultations sur paysages en 2018) billet écrit en 2009 qui nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En  cinquième position on trouve l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (3,28% des consultations sur paysages en 2018), billet écrit en anglais en 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques, tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En sixième position on trouve le billet « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 » (3,05% des consultations sur paysages en 2018), encore un article qui se penche sur les incendies de forêts de l’été 2018. Dans ce billet publié en anglais j’insiste surtout sur les interdépendances entre dangerosité de futurs feux de forêts et changements climatiques.

En septième position on trouve  l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » (3,00% des consultations sur paysages en 2018) écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014, en 2015 et en 2016.

En huitième position on trouve l’article « Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » (2,96% des consultations sur paysages en 2018). Ecrit en début de Mai 2017 ce billet est une sorte de « géographie personnelle » sur l’état de la France pendant l’Élection présidentielle française de 2017. Ce billet écrit un en 2017 est aussi un aperçu géographique sur la France périphérique, où beaucoup des problèmes qui ont ressurgi avec le mouvement des gilets jaunes sont déjà décrits assez précisément. C’est d’ailleurs avec le mouvement des gilets jaunes que cet article a de nouveau retrouver un lectorat assez large. Notons que en 2017 le billet ce trouvait à la cinquième place (2,67 % des consultations sur paysages en 2017) des consultations sur paysages.

En neuvième position la notice « Bonne année 2018 – Prosit Neujahr 2018 – Happy New Year 2018 » (2,14% des consultations sur paysages en 2018), pas un article mais une sorte de carte de bonne année – avec une très belle photo comme décor que j’ai prise à Horta sur l’ile de Faial montrant l’aurore sur le  Pico (Montanha do Pico en portugais) en Septembre 2017.

Enfin en dixième position la petite notice bilingue  « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt » (2,12% des consultations sur paysages en 2018)sur les derniers soubresauts de l’hiver avec apparition des neiges de mars (Märzschnee en allemand) et le début du printemps avec les premiers amandiers en fleurs et les vignes légèrement recouvertes de neige dans la Unterhaardt.

« entre etang et mer » une UM de AGC « Languedoc-Roussillon» traverse le chenal entre « Grau de la Franqui » et « l’etang de Lapalme ». © Christophe Neff 31.03.2018

Comparé aux années passée le blog paysages est devenu moins leucatois, donc plus international même si nous trouvons à la onzième place encore un article traitant de Leucate, « Début Août 2018 : 39,1 à Leucate, intempéries en Tunisie, et l’« Incêndio de Monchique (Incendie de Monchique) » (1,90% des consultations sur paysages en 2018) – le record de température avec 39,1 sur la station météo du Cap Leucate. Et à la douzième place, dans l’article « Impressions du « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie » je parle aussi de Leucate, des risques de submersion marine à Port Leucate qui étaient aussi en rendez-vous de cette conférence internationale de géographie.

Les évènements de l’année 2018 ont laissé des traces sur paysages, –  d’une part les évènements des gilets jaunes ont provoqué un gain d’intérêt pour le billet «  Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » – et de l’ autre ce furent surtout les articles traitant les incendies de forêts qui furent les articles les plus consultés dans paysages pendant l’année 2018. Et malheureusement, l’année 2018, même si ceci est déjà tombé un peu en oubli, fut une année assez dévastatrice quant aux incendies de forêts, -surtout en Grèce, au Portugal, en Suède, aux Etats-Unis en Californie et même l’Allemagne a eu droit à son lot de feux de forêts durant l’été 2018. Personnellement pour diverses raisons, je ne travaille presque plus sur les feux de forêts, – quelques interviews données à des medias allemands durant l’été 2018[4] –et la supervision d’une thèse de Master sur la modélisation des risques des incendies de forêts en Forêt – Noire[5], ainsi que qu’ un petit cours de terrain sur le feux de forêts en Forêt -Noire[6] –mais néanmoins avec l’expertise scientifique que j’ai acquise pendant les dernières décennies je pense que en 2019 nous allons une fois de plus être confrontés à des scenarios d’incendies de forêts catastrophiques. La Californisation, la suburbanisation d’une part, – et les changements climatiques d’autres part – sont un cocktail particulièrement dangereux qui peuvent engendre de plus en plus de feux de forêts mortels.

 

Biblio :

Berkemann, Karin; Bartetzko, Daniel (HG./EDS)(2018): märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück. From Architectur to Assembly KIT and back again. Berlin, 2018, Jovis Verlag, ISBN 978-3-86859-518-5

Leyens, Teresa (2002) : Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn.

Photo : © Christophe Neff 1.) 07.09.2018 – le site de l’incendie de forêt de Schiltach-Kirchberg du 20.08.2018, situation du 07.09.2018, 2.) 31.03.2018 « entre etang et mer » une UM de AGC « Languedoc-Roussillon» traverse le chenal entre « Grau de la Franqui » et « l’etang de Lapalme ».

Christophe Neff, le 27.01.2019

[1] Le premier billet « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? «  fut édité le 24,.5.2009.

[2] Voir :  « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 ».

[3] Leyens, Teresa (2002): Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn. Download ici.

[4] Par exemple „Bundeswehrgelände in Meppen Warum der Moorbrand so schwer zu löschen ist“ dans le Spiegelonline du 18.09.2018 .

[5] Hodapp,L. (2017): Assessment of the wildfire hazard potential in the Black Forest National Park. KIT, unpublished Masterthesis in Geoecology.

[6] Voir aussi „Schiltach  -Waldbrandgebiet als Studienobjekt“ dans le Schwarzwälder Bote du 07.09.2018.

Déjà neuf ans de blog paysages sur le Monde.fr

Il y a maintenant un peu plus de neuf ans, débutait le 24.05.2009 avec le post  «  I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir» le blog paysages sur le Monde.fr /les blogs le Monde. Depuis 415 articles ont vu le jour, la plupart écrits en français, occasionnellement en allemand et  très rarement des articles publiés en anglais. 415 articles, lus par approximativement 207.662 lecteurs[1]. Si on croit bien Google Analytics  les cinq articles les plus consultés du blog paysages sont les articles suivants : « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » , « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes », « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques)ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert », « Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate », «  Das Biafrakind ».

Quand je débutais comme « jeune bloggeur » sur le monde.fr en Mai 2009 il y avait une grande variété de bloggeur abonnés sur le Monde.fr  –  les vestiges de quelques-uns de ses bloggeurs – lecteurs du Monde se retrouve dans le blogroll de paysages – la plupart de ces blogs se sont depuis endormis. Les seuls deux blog abonnés qui ne se sont pas endormis et que je lis régulièrement sont « pres, loin » de Paul Edel, qui consacre son dernier billet a  « la Mouette de cinq heures du soir» à Tchekhov et en mai un très longue billet fut consacré à « Raymond Guérin, l’oublié du Stalag.. » et le blog  les panissières où on retrouve dernièrement « Qui se souvient de Youri Gagarine? » et un article « des médias comme boucs émissaires » . Dans ce contexte, je me rappelle avoir lu regulierement les notes de KunstStoff Thierry Kron sur toile Traube, mais depuis son dernier billet en mai 2017 « Du Japon et de sa société » ce petit blog le Monde lui  aussi semble être s’endormi ? –Ce que je considère comme assez dommage – et en plus TK était aussi pendant « la belle époque » un commentateur assez régulier dans le République des Livres, chez «Assouline »quand celle-ci était encore hébergée par les Blogs le Monde. D’ailleurs je viens de lire le dernier livre de Pierre Assouline[2], livre qui m’a beaucoup plu et profondément ému – en attendant je que je trouve la solitude nécessaire d’écrire un billet sur ce livre je renvoie à la critique « Le devoir d’espagnol de Pierre Assouline »  de Gilles Pudlowski.

Naturellement il n’est pas si facile d’écrire régulièrement des billets, – quand on a des obligations professionnelles, familiales et autres et en plus dédie une partie de son temps libre à la lecture de livres – de vrais livres dont je ne parle que trop rarement ici –  d’ailleurs mon dernier billet a été écrit en Mars 2018, la neige était de retour dans la Unterhaardt, et depuis le printemps vient de passer, et nous sommes déjà arrivés en plein été ici dans la Unterhaardt.

Je finis ce petit billet, en signalant un petit livre charmant qui vient de prendre place dans ma petite bibliothèque « märklin- Moderne – vom Bausatz und zurück/From Architecture to assembly KIT and Back again » – petit livre bilingue allemand/anglais qui nous explique comment les maquettes de train de modelisme –  dans le Sud de l’Allemagne c’était la firme Märklin pour les trains miniatures et la maison Faller pour les Maquettes ont influencé l’histoire de l’architecture d’après-guerre en Allemagne et vice versa (l’architecture les trains miniatures et les maquettes et paysages de trains miniatures comme par exemple le Miniatur-Wunderland à Hambourg). Ce livre est le catalogue d’une exposition au Deutsche Architektur Museum à Frankfurt « MÄRKLINMODERNE – Vom Bau zum Bausatz und zurück » qui dure du 19. Mai au 9 Septembre 2019[3]. Je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter l’exposition, mais le livre nous montre à quel point les trains miniatures et leurs maquettes et paysages ont influencé l’architecture allemande d’après-guerre – et vice versa ces paysages de chemins de fer miniatures ont eu aussi influence sur l’histoire de l’architecture en Allemagne. En dehors des aspects historiques ce petit livre a aussi éveillé certains souvenirs d’enfance et de famille vécus en « Forêt Noire » chez l’auteur de ces lignes.

Ouvrages cités :

Assouline, Pierre(2018): Retour à Séfarad. Roman. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-019700-2

Berkemann, Karin; Bartetzko, Daniel (HG./EDS)(2018): märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück. From Architectur to Assembly KIT and back again.  Berlin, 2018. © 2018by jovis Verlag GmbH, ISBN 978-3-86859-518-5.

Christophe Neff, 13.06.2018

[1] Voir aussi le billet « Huit ans de blog paysages sur le Monde.fr ».

[2] Pierre Assouline : Retour à Sefarad

[3] MÄRKLINMODERNE – Vom Bau zum Bausatz und zurück. AUSSTELLUNG: 19. Mai – 9. September 2018, 3. OG. Deutsches Architekturmuseum Frankfurt a.M

Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt

Mandelbaum im Schnee (bei Herxheim am Berg) 20.03.2018 © Christophe Neff

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Der Frühlingsbeginn  2018 an der Unterhaardt wurde weitgehend vom Einzug des Märzwinters beherrscht. Schnee, Frost und Eis prägten den meteorologischen Tagesablauf. Am astronomischen Frühlingsbeginn am 20.03.2018 war unser Gartenteich in

Frühlingsbeginn 2018 Grünstadt – vereister Gartenteich und Sonnenschein © Christophe Neff 20.03.2018

Grünstadt zugefroren. Märzschnee das gibt

es an der Unterhaardt zwar hin und wieder – aber das es Mitte März nochmals so tiefe Temperaturen gibt, dass kleinere (Still) Gewässer zufrieren – das habe ich dato hier an der Weinstraße noch nicht erlebt. Inzwischen sind Schnee und Eis an der Unterhaardt verschwunden –und der Frühling verdrängt langsam aber sicher den späten Winter. Den ersten blühenden Mandelbaum entdeckte ich schon vor

Mandelbüte 20.03.2018 im verschneiten Rebland bei Herxheim am Berg, © Christophe Neff

Einbruch des Spätwinters zwischen

Herxheim am Berg und Kallstadt am Montag den 05.03.2018[1]. Nun wird es allmählich wärmer, immer mehr Mandelbäume beginnen zu blühen, die Osterglocken entfalten ihre Blütenpracht. Der Frühling zieht ins Land.

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Le début du printemps dans la Unterhaardt fut le retour de l’hiver – le Märzwinter – l’hiver de Mars. C’est avec le terme « Märzwinter » qu’on désigne des épisodes hivernaux avec neiges et fortes gelées en Allemagne. Le début du printemps astronomique le 20.3.2018 fut donc caractérisé par un grand coup de froid, – même la petite mare dans notre jardin était couverte de glace ce jour là. Du jamais vu depuis que je vis à Grünstadt. Des flocons de neige en Mars dans la Unterhaardt cela arrive de temps en temps,  – mais de si fortes gelées que les petits cours d’eau commencent à geler – ceci est vraiment exceptionnel.  Entre temps, depuis mardi le printemps revient lentement. D’ailleurs j’avais déjà découvert mon premier  amandier en fleurs entre Herxheim am Berg et Kallstadt le lundi  05.03.2018 – donc déjà avant le retour de ce brusque épisode hivernal de Mars. Mais entre-temps le printemps est revenu, – le bref épisode du Märzwinter est passé – et la douceur revient et les amandiers[2] et les narcisses commencent à fleurir dans les campagnes de la Unterhaardt et le Leiningerland.

Photos :  Alle/Toutes © Christophe Neff

Christophe Neff le 24.03.2018

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ sowie „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » et  « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) ».

Blognotice 04.12.2017 : Dimanche, le trois décembre 2017, les premières neiges arrivent à Grünstadt

Arbutus unedo sous la neige, Grünstadt 03.12.2017, © Christophe Neff

L’hiver 2017-18 vient d’atteindre Grünstadt, les premiéres neiges couvrent Grünstadt et les paysages de vignobles de la Unterhaardt. Est-ce que cela va durer ? Durant l’hiver 2016-17 nous avons eu quelques jours de neige début janvier 2017, mais à part cela, ce fut plutôt un hiver sans neige.

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009,  – en 2012 la neige est arrivée à Grünstadt le 27.10.2012, en 2011 le 18.12.2011, en  2010 vers la fin novembre, et en 2009 dans la nuit du 12 au 13.decembre 2009. L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, les premières neiges de l’hiver 2014-15 tombèrent le 2 décembre 2014. Les premiers neiges de l’hiver 2015/16 sont déjà apparue en Octobre, c’est-à-dire le 14 Octobre 2015, – mais à part cette apparition assez précoce de  neige, l’hiver 2015-2016 fut plutôt un hiver où les apparitions de flocons de neiges furent un évènement éphémère – et d’ailleurs le printemps débuta déjà en janvier 2015 avec les floraisons de premiers amandiers sur la Unterhaardt. A voir ce que donnera l’hiver 2017-2018 à Grünstadt et sur la Unterhaardt.

premières neiges à Grünstadt, Dimanche 03.12.2017, © Christophe Neff

Est-ce qu’il y aura encore un peu de neige ? Est-ce que nous aurons un nouveau gouvernement en Allemagne avant la fin de l’hiver ? Est -ce qu’Angela Merkel pourra encore forger un nouveau gouvernement avant le printemps 2018 ? Quel virage prendra la Social-démocratie allemande, –  « die alte Tante  SPD » – la vielle tante SPD – cet hiver s’annonce particulièrement dur pour la SPD qui devra prendre des choix   où elle ne peut que perdre – nouvelle grande coalition avec la CDU d’Angela Merkel, ou tolérer un gouvernement minoritaire de la CDU avec Angela Merkel siégeant à la chancellerie, – ou simplement  s’affronter à des nouvelles élections fédérales – élections qui pourraient peut être devenir un véritable fiasco électoral pour la SPD. L’hiver 2017-18, devrait indépendamment des chutes de neiges sur la Unterhaardt, où la neige reste un phénomène météorologique plutôt rare, devenir un hiver politique assez rude pour l’Allemagne politique.

Photos: toutes © Christophe Neff 03.12.2017

Christophe Neff, Grünstadt le 04.12.2017

Blognotice 06.08.2017: Souvenirs d‘un bibliophile des sables

Récemment, quelques jours avant le début de mes très petites vacances que je passe chez moi dans la Unterhaardt à Grünstadt je découvris un joli petit texte sur les bibliophiles des sables dans le Monde. « Armé de son pavé » il fréquente les plages françaises, de préférence les plages de la Manche, ou les plages de la façade atlantique, – mais on le trouve aussi sur les rives de la Méditerranée. En lisant ce charmant billet, je me disais que jadis j’appartenais aussi à cette étrange espèce qui vient à la plage pour lire  et se baigner. Depuis que mes enfants ont grandi, je ne fréquente qu’occasionnellement les plages, et ceci surtout pour me baigner – car après tout et à la différence du plagiste bibliophile décrit dans le Monde j’aime beaucoup la baignade en mer. Pour la lecture je préfère en fait des endroits plus calmes qu’une plage de vacances en plein été. Mais autrefois dans ma jeunesse, les heures de plages, c’était aussi  des heures de lecture et ceci même en dehors de la saison estivale, – protégé du Mistral par les dunes de la plage de l’Espiguette au Grau du Roi j’ai dévoré maints livres dans les années 1980 – et ceci même en dehors la saison estivale. Il y a longtemps, j’étais étudiant et l’Allemagne était encore un pays divisé par un mur quasi infranchissable. Beaucoup plus tard quand je fréquentais les plages de Leucate avec mes enfants, j’avais l’impression que la lecture sur la plage était en régression, – mais d’après le Monde, le bibliophile plagiste ne semble pas encore avoir complètement disparu. Mes petites vacances d’été seront en partie occupées à la lecture (non professionnelle) comme je le fis déjà l’année dernière – finir la lecture du roman «   L’insouciance » de Karine Tuil. La traduction allemande[1] de ce roman fait beaucoup parler d’elle, – car une partie de la critique littéraire allemande croit que le roman permet de déchiffrer les maux de la société française contemporaine[2]. L’autre livre qui attend d’être enfin lu en entier est la biographie de « Giuseppe Tomasi de Lampedusa  – Leben und Werk des letzten Gattopardo » de Jochen Trebesch. Même si je n’ai pas encore lu le livre entier, je pense que cette biographie mériterait d’être traduite en français – peut être avec une préface spéciale pour les lecteurs francophones – car à ma connaissance une véritable biographie exhaustive de Lampedusa en français fait malheureusement défaut. Un autre livre, qui mériterait une traduction en français, est le livre que j’ai lu pendant mes dernières vacances d’été en 2016 – la biographie familiale de la famille Mann – « Die Manns – Geschichte einer Familie » – de Tilmann Lahme. Déjà traduit en italien[3] et en hollandais[4] une traduction française de ce magnifique ouvrage que nous ouvre une nouvelle vue sur l’ étrange paysage de la famille Mann serait très souhaitable. En attendant on pourra dans le « Dictionnaire amoureux des Ecrivains et de la Littérature » écrit par Pierre Assouline lire les excellent chapitres « Mann Père & Fils (p.510- 511) » et « Mann Klaus (1906-1949) » dédié a une partie de la Familie Mann. Pour finir ce petit billet bibliophile,- peut – être  tenterais-je, même si cela revient déjà a une lecture professionnelle – de lire des extraits du magnifique livre  « Geogfrafias de Suzanne Daveau », édité par Maria Fernanda Alegria en hommage à la géographe franco-portugaise Suzanne Daveau. Ayant déjà feuilleté ce livre – et lu aussi quelques minuscules parties – je peux déjà conclure  que rien que pour ces magnifiques illustrations dont des croquis de paysages, peintures de la main de Suzanne Daveau, ce livre mérite une attention particulière pour tous les lecteurs s’intéressant à l’histoire de la géographie franco- portugaise.

 

Livres & Ouvrages cités :

Alegria, Maria Fernanda (2015)(Ed) : Geografias de Suzanne Daveau. Centro de Estudos Geograficos, Lisboa, ISBN 978-972-636-252-4

Assouline, Pierre (2016) : Dictionnaire amoureux des Écrivains et de la Littérature. Dessins d’ Alain Bouldouyre. Paris, Plon, ISBN 978-2-259-22818-3

Lahme, Tilmann (2015) : Die Mann Geschichte einer Familie. Frankfurt am Main, S.Fischer Verlag, ISBN 978-3-10-043209-4

Santolaria, Nicolas (2017): A la plage, le bibliophile est armé de son pavé. Il ne part jamais sans son livre de 600 pages, son parasol France Loisirs et sa crème solaire indice 50. Cette année, il a loué à Trouville, comme Proust.

Trebesch, Jochen (2013): Giuseppe Tomasi de Lamedusa  – Leben und Werk des letzten Gattopardo. Berlin, Nora Verlagsgemeinschaft,  Dyk & Westerheide, ISBN978-3-86557-289-9

Tuile, Karine (2016): L’insouciance.Roman. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-014619-2

Christophe Neff, Grünstadt le 06.08.2017

 

[1] Tuil, Karine (2017): Die Zeit der Ruhelosen. Aus dem Französischen übersetzt von Maja Ueberle-Pfaff.  Ullstein Buchverlage, ISBN 978-3-5500-8175-0

[2] Voir par exemple la critique de Dina Netz « Karine Tuil: „Die Zeit der Ruhelosen“Kometenhafte Aufstiege und erbarmungslose Abstiege

[3] Lahme, Tilmann (2017): I Mann : storia di una famiglia. Traduzione dal tedesco di Elisa Leonzio. Torino : EDT, ISBN 978-88-5923-187-5;

[4] Lahme, Tilmann (2017): De familie Mann : geschiedenis van een gezin. vertaald [uit het Duits] door Ria van Hengel. Uitgeverij De Arbeiderspers, ISBN 978-90-295-0733-2

Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)

blühender Mandelzweig (Grünstadter Berg- Blick auf Grünstadt im Hintergrund)/ branche d’amandier en fleurs (Grünstadter Berg – Vue sur Grünstadt en arriere-plan)© Christophe Neff 27.03.2017

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Die ersten blühenden Mandelbäume[1] in diesem Jahre erblickte ich in Bockenheim am 08.03.2017. In Grünstadt setzte die Mandelblüte dann ein paar Tage später zeitversetzt ein, inzwischen blühen seit ein paar Tagen auch im gesamten Stadtbereich von Grünstadt und auf dem Grünstadter Berg die Mandelbäume– und zwar sowohl die eigentlichen Mandelbäume (Prunus dulcis)  (weißblühend) als auch die  rosablühenden Mandel-Pfirsiche (Prunus × amygdalopersica) (Weston) . Die ersten Forsythienblüten konnte ich am 20.03.2017 im Stadtbereich von Grünstadt entdeckten, damit setzt der vom DWD definierte Erstfrühling hier in Grünstadt am 20.03. ein (phänologische Zeigerpflanze = Forsythie)[2]. Persönlich beginnt der Frühling für mich, mit der Blüte von Anemone blanda[3] (Balkan –Buschwindröschen), und den Märzveilchen (Viola odorata). Nachdem wir den Winter 1999/2000 in unserem neu erworbenen Haus in Grünstadt verbracht hatten, entdecken wir im Frühjahr 2000 Anemone blanda in unserem Rasen blühen. Sie (Anemone blanda) scheint sich wohl selbst hier etabliert zuhaben, und zeigen seitdem mit ihrer Blüte den Beginn des Erstfrühlings in Grünstadt an.

Anemone blanda 12.03.2017 Grünstadt © Christophe Neff

Comme déjà dans les années (2015,2016) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mes premiers amandiers en fleurs[4] cette année je les ai découverts à Bockenheim le 08.03.2017. A Grünstadt la floraison des amandiers débuta un peu plus tard, mais  depuis quelques jours  les amandiers fleurissent dans les divers jardins de Grünstadt et aussi sur le Grünstadter Berg,- aussi bien les Amandiers (Prunus dulcis) fleurissant  blanc et les amandiers-pêches ((Prunus × amygdalopersica) (Weston)) avec leurs fleurs roses. La floraison des Forsythia de Paris débuta le 20.03.2017 et marque ainsi le début du premier printemps (Erstfrühling) comme il est défini par les services phénologiques[5] du DWD[6]. Personnellement le premier printemps débute  avec la floraison de Anemone blanda (Anémone de Grèce)[7] , de la Violette odorante (Viola odorata) . Après avoir passé notre premier hiver 1999/2000 dans notre petite maison de Grünstadt, nous avons découvert durant le printemps 2000 Anemonaeblanda en fleurs dans le gazon du jardin, et depuis la floraison des Anémones de Grèce nous annonce le début du printemps à Grünstadt.

Photos :  Alle/Toutes © Christophe Neff – blühender Mandelzweig (Grünstadter Berg- Blick auf Grünstadt im Hintergrund)/ branche d’amandier en fleurs (Grünstadter Berg – Vue sur Grünstadt en arriere-plan) blühende Anemone blande/ Anemone blanda en fleurs (Grünstadt 12.03.2017)

Literaturhinweise/orientations bibliographiques :

Parolly, Gerald; Rohwer, Jens, G. (Hg.) (2016) : Schmeil-Fitschen. Die Flora Deutschlands und angrenzender Länder. Herausgegeben von Gerald Parolly und Jens G.Rohwer.  96., völlig neu bearbeitete und erweiterte Auflage. Weibelsheim (Quelle & Meyer), ISBN 978-3-494-01562-0

Tison, Jean-Marc; Foucault, Bruno de; Société botanique de France (2014): Flora Gallica, Flore de France. Mèze (Biotope Éditions), ISBN 978-2-36662-012-2

Lauber, Konrad; Wagner, Gerhart; Gygax, Andreas (2014  ): Flora Helvetica. Flora der Schweiz. Flore de la Suisse. Flora della Svizerra. Flora de la Svizra. 3850 Farbfotos von 3000 wildwachsenden Blüten – und Farnpflanzen einschließlich wichtiger Kulturpflanzen. Artbeschreibungen und Bestimmungsschlüssel. Fünfte, vollständig überarbeitete Auflage, Bern (Haupt), ISBN 978-3-258-07700-0

Christophe Neff, Grünstadt le 29.03.2017

 

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, sowie „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)

[2] Siehe u.a phänologische Uhr DWD, sowie Wikipedia.de  Artikel zur Phänologie.

[3] Anemone blanda Schott & Kotschy wird im Schmeil & Fitschen ( Parolly & Rohwer 2016 ) nicht aufgeführt, hingegen sie in der Flora Gallica vermerkt (Tison et al. 2014 p. 938), also auch in der Flora Helevtica (Lauber et al 2014, 112) „Zierpflanze, selten in Parks und Siedlungsnähe verwildert“.  In Grünstadt & Umgebung taucht  die Pflanze so wie in der Flora Helvetica für die Schweiz vermerkt in Parks, Gärten im Siedlungsbereich ab und zu verwildert auf.

[4] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » et « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) ».

[5] Voir l’horloge phénologique du DWD et l’artice de la wikipedia.de sur la phénologie. L’article de la wikipedia.fr sur Phénologie ne pas si informative que la version allemande.

[6] Le DWD (Deutscher Wetterdienst) est le service météorologique de la République fédérale d’Allemagne.

[7] Anemona blande Schott & Kotschy n’est pas décrite dans la flore de terrain allemande que j’utilise (le Schmeil-Fitschen (Parolly & Rohwer 2016)), mais on trouve aussi bien une description dans le Flora Helvetica  (Lauber et al 2014, 112) et dans la Flora Gallica (Tison et al. 2014, 938) Anemone blanda est décrit comme occasionnel.

Blognotice 17.03.2017: Il y avait une fois un train direct Worms – Paris via la Zellertalbahn

Depuis ma chambre d’hôpital au Klinikum Worms, je voyais passer les autorails de la ligne Worms – Bingen sur la voie ferrée longeant la vallée de la Pfrimm entre Worms et Monsheim. Autrefois, si on en  croit la Wikipédia, il y avait un train direct qui reliait Worms avec Paris via la Zellertalbahn, enfin c’est ce qui est écrit dans l’article de la wikipedia.de sur la Zellertalbahn. Il y avait aussi autrefois un tramway à Worms, –  Ralph Häussler a écrit un beau petit livre sur les tramways de Worms (Häussler 2012). A` Worms on l’appelait  l’appellaient „Die Elektrisch“. Si on avait l’audace de faire revivre les tramways de Worms (comme par exemple comme cela a été  fait à Strasbourg) on pourrait brancher la clinique de Worms (Klinikum Worms) à un tel réseau de tramway réussi. La Pfrimm, d’après la wikipedia.de (et fr.) fut utilisée comme voie navigable entre Worms et Albisheim pour le transport de blé. Si on remonte la Pfrimm, on arrive à Marnheim, petite bourgade où l’ecrivain  Rafik Schami s’est retiré pour écrire. Quand j’étais jeune papa je lisais les histoires de Rafik Schami à mes enfants. Je me rappelle encore bien l’histoire du cocher Salim, le conteur d’histoires[1]. Mais je me rappelle aussi sa préface lucide au livre « Schrei nach Freiheit » de Samar Yazbeck. Ce texte fut écrit en 2012, depuis les choses n’ont guère changé, la tragédie syrienne semble éternellement se poursuivre. Depuis ma chambre d’hôpital en voyant les trains défiler devant mon regard je pensais aussi à MàC, qui aimait tant les trains, qui est décédé beaucoup trop tôt, pourlequel Pierre Assouline a écrit une nécrologie émouvante « Pour saluer Montaigne à cheval ». Pendant de longues années il était (comme moi-même) un afficionado de la Vie du Rail. Dans cette chambre d’hôpital du Klinikum Worms, je me retrouvais à peu près dans la même situation qu’au début de mon aventure de bloggeur sur le Monde.fr en 2009. Je me retrouve dans une chambre d’hôpital après un accident, en 2009 j’avais subi une fracture de la colonne vertébrale, en maintenant en 2017 c’est un  accident vasculaire cérébral qui me cloisonne dans une chambre d’hôpital du Klinikum Worms, et tout cela me fait ressurgir la question des langues – comme dans mon premier billet dans paysages – écrire ce blog dans ma langue maternelle qui est le français ou en allemand que je considère comme ma première langue, que j’ai en fait réellement appris en entrant au Kindergarten St. Maria sur le Sulgener Berg à Schramberg-Sulgen en 1967/68. Je me fis rapporter par mon épouse le livre « la Méditerranée – Mer de nos langues » – de Louis-Jean Calvet comme lecture de convalescence, lecture de convalescence et comme premier test pour savoir si l’accident avait eu des conséquences pour la maîtrise de ma langue maternelle, – au moins au niveau des capacités de lecture. Pour l’allemand ce fut la lecture de « Meine wundervolle Buchhandlung » de Petra Hartlieb. Le  livre sur l’histoire géographique des langues bordant la méditerrané mériterait un billet entièrement consacré à ce merveilleux livre de Louis-Jean Calvet je renvoie à l’interview donné par l’auteur au journal Libération à la parution du livre –   «Le bouillonnement des langues a façonné la Méditerranée» et la recension du livre sur le site Chrétiens de la Méditerranée. Le livre de Petra Hartung nous décrit l’aventure d’une reprise d’une libraire de quartier à Vienne en Autriche décrite par la libraire elle-même (Hartliebs Bücher). Dans les derniers chapitres nous apprenons aussi que les Hartlieb ont repris une deuxième librairie à Vienne – et ils se sont spécialisés dans la commercialisation de livres français & italiens. C’est la libraire Hartliebs Bücher dans la Porzellangasse 36. Tenter une telle aventure pendant que « l’Amazonie » ne cesse de s’étendre est vraiment courageux. Je me suis dit que si un jour je serai remis à 100% de mon accident, je partirai faire un voyage à Vienne pour visiter ces deux librairies, – acheter un livre allemand dans la Währingerstrasse et un livre français dans la Porzellangasse. Et naturellement aussi visiter Vienne, que je ne connais pas ….  Ville dans laquelle mon père avait passé une partie de ses études , Vienne qui fut aussi pendant longtemps le terminus d’un fameux Rapide – le Mozart (Rapides 264/265) qui reliait Paris à Vienne en une journée (14 heures de voyage). On partait de Vienne vers 8 heures du matin et arrivait à Paris vers 23.00 heures. Dans ma jeunesse j’avais parfois pris ce train à partir de Strasbourg pour aller à Paris. Avant l’arrivée des TGV le Mozart était le train du soir pour Paris pour les « Strasbourgeois ».

Dans le livre de Louis-Jean Calvet j’avais trouvé quelques renvois à l’œuvre de Vassilis Alexakis – surtout à Paris-Athènes et La Clarinette. En sortant de la clinique de Worms, je me donc suis après l’avoir commandé par Amazon mis à lire le récit Paris-Athènes. Oui par Amazon, –  j’acheté tous mes livres en allemand (et une grande partie de mes livres en anglais) en librairie, la plupart à la librairie de Grünstadt, la libraire Frank. Se procurer des livres français par les canaux habituels des librairies est très difficile – la librairie Frank m’a conseillé d’utiliser Amazon. En plus je suis client régulier dans des librairies du Nord de l’Alsace, –  la librairie Fetsch à Lauterbourg et la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg. Des librairies françaises, en Allemagne, on peut les compter à compte-goutte. S’il y avait une librairie française dans les environs de Grünstadt comme la librairie « Hartliebs Bücher » à Vienne ou « Zadig » à Berlin, qui en plus enverrait les livres à domicile, je serais sûrement client (comme beaucoup d’autres francophones dans la Metropolregion Rhein-Neckar). Dans une grande partie de l’Allemagne le lecteur francophone désireux d’acheter des livres édités en français n’a que le choix de se référer à Amazon. Dans Paris – Athènes je me suis donc vu replongé dans la question des langues. Langue maternelle, première langue etc.  –  langue de travail (qui est devenue l’anglais pour une grande partie de mon travail quotidien au KIT). Dans quelle langue on pense, dans quelle langue on rêve, dans quelle langue on écrit, on travaille, on désire …. On écoute le silence. Seule certitude, le français est bien ma langue maternelle, – mais j’ai toujours besoin d’un correcteur pour mes textes écrits, – pour mes textes allemands, ma première langue, la situation est un peu plus favorable, – mais l’orthographie allemande me semble être un peu moins compliquée que l’orthographie française.

A propos des langues, la jeune femme médecin – je n’aime pas trop le mot « doctoresse » – qui s’est occupée de moi à la clinique avait un léger accent. Je me suis permis de lui demander d’où venait son léger accent oriental – en lui expliquant qu’en fait  je suis phytogéographe, mais que  je m’intéressais aussi à la géographie et à l’ histoire des langues en lui montrant le livre « la Méditerranée – Mer de nos langues ». Le léger accent oriental que je croyais avoir détecté dans son allemand, qui était à part cela quasiment parfait, était donc une bonne indication. En fait la jeune femme médecin  venait de Grèce, – elle avait fait ses études de Médecine en Grèce et en Roumanie. Comme elle n’avait pas appris l’allemand à l’école, ses langues étrangères étant l’anglais et le français, elle dut apprendre l’allemand avant de débarquer en Allemagne. Cela ressemble un peu, -mais seulement un peu- à l’histoire que nous raconte Vassilis Alexakis dans Paris – Athènes. Il y a naturellement une autre histoire qui se cache derrière cette histoire de langues, – sans tous ces jeunes médecins venus de l’étranger, faisant leur « Assitentenzeit (Internat dans le system français ?) » dans un hôpital allemand, – sans eux – le système hospitalier allemand aurait de grands problèmes. Tous ces jeunes médecins étrangers sont devenus un des piliers du système hospitalier allemand. Sans le courage et le professionnalisme de cette jeune dame médecin, je n’aurais pas eu la chance d’écrire ces lignes en français.

 

De retour de l’hôpital j’ai testé mes aptitudes orales en français avec mon épouse (qui est prof.  de français) et avec ma fille, qui malheureusement n’a pas hérité du bilinguisme, mais qui est en train d’apprendre le français à l’école – et qui aime, par moment surtout parler français !

Et pour voir simplement voir si l’italien[2] n’avait pas disparu je me suis mis à feuilleter le livre « Antonio Tabucchi narratore » – eh bien l’italien n’a pas entièrement disparu – et en plus dans ce petit livre on retrouve la fascination pour Tabucchi pour les paysages, les voyages et les trains. Peut-être serai- je entièrement remis de mon accident  pour monter à temps dans un des TGV de Mannheim pour Paris pour pouvoir aller voir l’exposition « Au-delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky » au Musée d’Orsay. Je finis ce billet, il fait beau dehors, le printemps a commencé dans l’Unterhaardt, les premières fleurs commencent à fleurir, avant-hier j’ai vu (et entendu) les grues cendrées traverser le ciel de la Unterhaardt en direction du lointain Nord-Est. Le printemps vient d’arriver, la nature s’éveille et la vie continue.

Livres cités :

Alexakis, Vassilis (2013) : Paris – Athènes. Paris, (Collection folio (Gallimard)), ISBN 978-2-07-034435-2

Amado, Jorge ( 2013  ) : O Gato Malhado e a Andorinha Sinha – uma historia de amor. Ilustacoesa cores de Carybé. 22. A edicao, Alfragide (Publicacoes Don Quixote), ISBN 978-972-20-2024-4

Calvet, Louis – Jean (2016) : La Méditerranée –  Mer des nos langues. Paris (CNRS Éditions), ISBN 978-2-271-08902-1

Contarini, Silvia ; Grossi, Paolo (Eds.)(2007): Antonio Tabucchi narratore. Atti della giornata di studi (17 novembre 2006), Paris, Quadernie dell’Hotel de Galliffet XI, Istituto Italiano di Cultura  Parigi. ISBN 978-2-9503030-3-5

Hartlieb, Petra (2016): Meine wundervolle Buchhandlung. Köln (Dumont Buchverlag), ISBN 978-3-8321-6343-3

Häussler, Ralph (2012): Die Wormser Straßenbahn. Erfurt (Sutton Verlag), ISBN 978-3-95400-119-4

Schami, Rafik (1995): Erzähler der Nacht, Weinheim (Gulliver Taschenbuch), ISBN 3-407-78738-3

Yazbeck, S. (2013): Schrei nach Freiheit. Bericht aus dem Inneren der syrischen Revolution. Mit einem Vorwort und einem Interview mit Rafik Schami zur aktuellen Lage. Aus dem Arabischen von Larissa Bender. Erweiterte Taschenbuchausgabe, München (dtv), ISBN 978-3-423-34779-2

 

Christophe Neff, Worms/Grünstadt  Février/Mars 2017

 

[1] Dans „Erzähler der Nacht“ (Schami 1995).

[2] Je fais un test équivalent pour le Portugais en feuilletant quelques pages de „O Gata Malhado e a Andorinha Sinhá – uma historia de amor » de Jorge Amado, avec la aussi un résultat positif!

Blognotice 06.01.2017: la nouvelle année commença avec quelques flocons de neiges à Grünstadt le 2 janvier 2017

Janvier 2017 – hiver sur le Grünstadter Berg (06.01.2017)
Janvier 2017, hiver sur le Grünstadter Berg (06.01.2017), © Christophe Neff

La nouvelle année commença avec quelques flocons de neiges à Grünstadt le 2 janvier 2017. Depuis il fait très froid, pendant les nuits le thermomètre tombe vers les moins dix – et occasionnellement il y quelques flocons qui tombent sur Grünstadt et ses vignobles. Comparé au reste de l’Allemagne néanmoins Grünstadt et la Unterhaardt sont plus au moins à l’abri de la vague de froid et des chutes de neiges assez importantes qui ont touché une très grande partie de l’Allemagne[1] et de l’Europe de l’Est[2]. La Unterhaardt souvent dénommée la Toskana allemand fait encore une fois de plus honneur à son nom[3].

De la pourdreuse sur Trachycarpus fortunei (05.01.2017)
De la pourdreuse sur Trachycarpus fortunei (05.01.2017), © Christophe Neff

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premiers chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009,  – en 2012 la neige est arrivée à Grünstadt le 27.10.2012, en 2011 le 18.12.2011, en  2010 vers la fin novembre, et en 2009 dans la nuit du 12 au 13.decembre 2009. L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, les premières neiges de l’hiver 2014-15 tombèrent le 2 décembre 2014. Les premiers neiges de l’hiver 2015/16 sont déjà apparue en Octobre, c’est-à-dire le 14 Octobre 2015, – mais à part cette apparition assez précoce de  neige, l’hiver 2015-2016 fut plutôt un hiver où les apparitions de flocons de neiges furent un évènement éphémère – et d’ailleurs le printemps débuta déjà en janvier 2015 avec les floraisons de premiers amandiers sur la Unterhaardt. A voire ce que donnera l’hiver 2016-17 à Grünstadt et sur la Unterhaardt. Est-ce que il y aura encore un peu de neige ? Ou est-ce que le printemps s’annonce précocement comme l’année dernière ?

Photos :

Janvier 2017 – paysages d’hiver sur le Grünstadter Berg, © Christophe Neff

Poudreuse sur palmes de palmier de Chine (Trachycarpus fortunei) à Grünstadt. © Christophe Neff

Christophe Neff, le 06.01.2017

[1] Voir aussi dans le SPON „Bis zu minus 25 Grad Deutschland bibbert

[2] Voir aussi « Le centre de l’Europe touché par une vague de froid, le nord-est de la France grelotte »

[3] La Unterhardt n’est pas la seule région que utilise le nom « Toskana  Deutschlands »  pour de fins touristiques, cette autoproclamation est aussi utilise par d’autre regions comme par example le Kraichgau, le Kaiserstuhl, le Markgräflerland etc..