Blognotice 26.07.2026 : une odeur de brûlé à Port Leucate

Mes enfants ont passé une belle semaine de vacances en famille à Port Leucate, sur les rives de la Méditerranée, dans l’Aude. Samedi matin, le 25.07.2026, ma fille me téléphone pour me dire qu’à Port Leucate, il y avait une odeur de brûlé dans l’air. L’odeur lui rappelait les terribles incendies du Black Summer en Australie de janvier 2020. Elle participait alors à un échange de voltige dans l’État de Victoria et en Nouvelle-Galles du Sud. L’odeur des immenses feux de forêt lui était restée un souvenir inoubliable.

Je lui disais que, à ma connaissance, dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, il n’y avait pas d’incendie de forêt majeur en cours. Je disais que je pensais que la forte tramontane rapportait cette forte odeur de brûlis depuis les feux de forêt sévissant dans le massif de la forêt des Landes, en Gironde. Plus tard dans la journée, le SDIS 11 informait la population via Facebook que l’odeur de brûlé provenait des importants incendies en cours en Gironde (voir capture d’écran). Donc, confirmation.

Personnellement, la situation en Gironde me rappelait fortement le terrible incendie de la forêt des Landes de 1949 , auquel j’ai d’ailleurs consacré trois billets en 2009 (1949 – l’incendie meurtrier dans la Forêt des Landes, The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) et Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes), qui font d’ailleurs partie des articles les plus consultés du blog paysages depuis des années[1].

Le soir même, je lis encore deux articles très intéressants dans Le Monde, en relation avec le front des incendies de forêt de cet été. D’une part, l’interview d’Éric Rigolot (chercheur de l’INRAE, spécialiste des incendies de forêt)[2] sur la préparation et l’anticipation des grands incendies en France : « Pour faire face aux très grands incendies, il faut anticiper à contre-saison, en plein hiver, quand nous n’avons plus le feu à l’esprit ! ». Et d’autre part, l’interview d’Éric Durand, secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile, sur la disponibilité des Canadair : « Nous faisons un constat d’échec de la politique menée ces dernières années pour assurer la disponibilité des Canadair ». Deux interviews qui méritent un large lectorat parmi les décideurs politiques.

D’ailleurs, l’un de mes derniers travaux scientifiques, que j’ai dirigés avant que les complications liées à la maladie de Mitterrand ne me mettent plus ou moins en arrêt maladie complet, était une étude sur les potentialités d’utilisation du De Havilland Canada DHC-515 (successeur du CL-415) dans la DFCI dans la région du Bade-Wurtemberg en Allemagne[3]. Concernant la situation des Canadair en France, je ne peux que confirmer l’avis de M. Durand.

Concernant la prévisibilité des incendies qui menacent une très grande partie du sud de la France et au-delà : naturellement, on ne peut pas prédire le jour, l’endroit géographique du début d’un feu de forêt. Mais depuis des décennies, des chercheurs sonnent l’alarme pour avertir que les changements climatiques allaient fortement augmenter les risques d’incendies de forêt. J’en fais d’ailleurs partie. Même dans l’un de mes premiers billets du blog paysages, en juin 2009, dans le billet « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens : (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) », j’en parlais. Je pense même que j’étais l’un des premiers scientifiques, avec Alexander Scheid (Neff & Scheid 2003) , à pointer les risques d’augmentation des feux de forêt liés aux changements climatiques. C’était en 2003. Naturellement, ce n’était alors qu’un petit chapitre de livre – en plus écrit en allemand, dans un livre édite en Italie, donc avec une diffusion assez limitée. Néanmoins, on peut dire que depuis près de 15 ans, il y a un consensus scientifique selon lequel le réchauffement climatique peut aussi avoir des conséquences assez dramatiques pour l’évolution des feux de forêt.

Personnellement, je pense que les changements climatiques sont un facteur clé pour la dynamique des incendies de forêt, mais ce ne sont certainement pas les seuls facteurs déterminants (voir par exemple : Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018, Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France), Blognotice 11.07.2026 : feux de forêts et canicule dans le Midi français).

Pour finir : en ce moment, on entend des politiques de tous bords donner leur avis sur la DFCI en France. Mais en dehors de la période estivale des incendies de forêt, le seul homme politique qui se penche avec une persévérance exemplaire, c’est le député européen Grégory Allione, de Renew Europe. En dehors de M. Allione, d’après mon impression, c’est plutôt le grand silence. Je crois que cette tendance va se confirmer, dès que les premières pluies d’automne auront éclipsé la saison des feux de forêt 2026 de l’agenda politique français !


Bibliographie :

Le Monde (Interview) : « Nous faisons un constat d’échec de la politique menée ces dernières années pour assurer la disponibilité des Canadair » Seuls 7 des 12 Canadair français étaient disponibles, samedi 25 juillet, pour lutter contre les violents incendies qui ravagent la France, en raison de difficultés dans les opérations de maintenance des avions. Cette situation était redoutée par les pilotes qui avaient tiré la sonnette d’alarme au début de l’été, regrette Eric Durand, secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile. Propos recueillis par Aline Leclerc. Le Monde 25.07.2026.

Le Monde (Interview): « Pour faire face aux très grands incendies, il faut anticiper à contre-saison, en plein hiver, quand nous n’avons plus le feu à l’esprit » « Les entretiens de “Chaleur humaine” ». Le spécialiste des feux de forêt Eric Rigolot explique, dans un entretien au « Monde », comment la France peut mieux s’organiser pour lutter contre l’augmentation des risques. Propos recueillis par Cécile Cazenave et Nabil WakimLe Monde, 25.07.2026

Neff, Christophe ; Scheid, Alexander (2003) : Kontrollierte Feuer in Natur und Landschaftspflege : Erfahrungen aus dem Mittleren Schwarzwald (Raumschaft Schramberg) und den mediterranen Pyrenäen (Pyrénées-Orientales/Region Prades) Südfrankreichs. In : R. Colantonio Venturelli (éd.), Paesaggio culturale e biodiversità. Principi generali, metodi, proposte operative, Giardini e paesaggio ; 7, Firenze, ISBN 88-222-5272-1, (KITopen DOI : 10.5445/IR/1000121841).

Volk, Steffen (2024): Einsatzpotentiale von amphibischen Löschflugzeugen in Baden-Württemberg. Bachelorarbeit, Bachelor of Education, Geographie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT), (Betreuung Dr. C. Neff & Dr. C. Mager KIT-IFGG), DOI: 10.5445/IR/1000185792 (KITopen).

Christophe Neff, Grünstadt, le 26.07.2026.



[1] Voir « Paysages – dix-septième année d’existence sur la toile donc déjà sept ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais) »

[2] Eric Rigolot m’avait conseillé et aidé à monter des cours pratiques de « Défense de la forêt contre les incendies », incluant la participation à des chantiers de brûlage dirigé dans le département de l’Aude et les Pyrénées-Orientales, et ce, pendant de nombreuses années, dès le début des années 2000, voir la Blognotice 22.2.2012.

[3] Volk, S. (2025): Einsatzpotentiale von amphibischen Löschflugzeugen in Baden-Württemberg. DOI: 10.5445/IR/1000185792

Blognotice 11.07.2026 : feux de forêts et canicule dans le Midi français

Le mercredi 08.07.2026, la station météorologique de Metéo-France  du Cap Leucatema station météorologique de référence dont on trouve les données sur le site d’infoclimat – a affiché 40,5 degrés à 13 h 35, soit 0,1 degré de moins que les 40,6 °C mesurés le 29 juin 2019, le record de température de la station[1]. Quand mes grands-parents ont acheté leur petite villa dans le quartier de la Griffoulière à Port-Leucate pour fuir les chaleurs lourdes et les orages d’été de la plaine du Rhin, de l’agglomération du « Grand Strasbourg » (car ils habitaient à Eckbolsheim), vers la fin des années 1960, en été, le thermomètre dépassait très occasionnellement les 30 degrés [2]! Mais cela appartient déjà à l’histoire. Comme partout en France, les changements climatiques n’épargnent même pas les stations balnéaires du pourtour méditerranéen comme Leucate.

Je suis avec une attention particulière l’évolution actuelle des feux de forêt en France, car, avant que je ne subisse la maladie de Mitterrand, analyser le rôle du feu dans les écosystèmes (dans le sens de la fire ecology americaine) prenait une place importante dans mon métier d’enseignant-chercheur au KIT. Avec deux canicules passées et une canicule active, on peut craindre les pires scénarios ! Deux feux, qui, pendant que j’écris ces lignes, sont encore actifs, ont suscité un intérêt particulier chez moi. D’une part, il y a le feu des monts du Diois, c’est-à-dire l’incendie du massif de Justin dans la Drôme, et le feu de Trévillach dans les Pyrénées-Orientales. Le feu du massif de Justin, avec son stock de „masse combustible (fuel loading) considérable – beaucoup plus grand que dans les forêts méditerranéennes – et qui semble être, d’après ce que je crois savoir, d’origine naturelle (la foudre), c’est exactement le scénario d’incendie de forêt qui pourrait devenir le scénario à prévoir avec les changements climatiques pour les grands massifs forestiers du nord de la France et de l’Europe centrale : Jura, Vosges, Forêt-Noire. Et d’ailleurs, même si la mémoire collective l’a plus ou moins oublié, le fameux incendie d’août 1800 entre Freudenstadt et Schönmünzach, qui ravageait le paysage de la Forêt-Noire, ce feu de forêt ne s’est arrêté que quand la forêt avait fini de brûler, par manque de combustible[3].  Les lignes de l’article du Monde sur les feux de forêt des monts du Diois : « « Le feu s’arrêtera quand la forêt aura fini de brûler » : un immense incendie dévore les monts du Diois, dans la Drôme. » nous présente le même phénomène. Sans combustible pas d’incendie !

En ce qui concerne le feu de Trévillach – qui, entre-temps, est passé des Fenouillèdes traversant la rivière Têt pour lécher les Aspres –, je connais très bien la région pour avoir dirigé, pendant de nombreuses années, voire des décennies, des cours pratiques sur l’écologie du paysage entre Leucate, le Canigou et le pic Carlit[4] et parfois aussi des cours sur la DFCI (Défense des forêts contre l’incendie) et les chantiers de brulage dirigé dans l’Aude et les Pyrénées orientales[5].

Parfois pendant ce cours, je m’arrêtais avec mes étudiants à Bouleternère pour leur montrer une culture de « grenadiers » française – certainement l’une des premières cultures de grenadiers française que j’ai découverte, je crois en 2016 ou 2017. Mais en fait, je connais la région depuis mon enfance, car, pendant tous ces séjours de vacances familiales à Port Leucate, on passait assez souvent quelques jours en promenade dans le massif du Canigou[6]. Je suis un peu l’évolution de cet incendie à travers le visionnage des vidéos YouTube et des photos de Jimmy Phan. Jimmy Phan, le photographe ninja-punk de Villefranche-de-Conflent et correspondant du quotidien L’Indépendant. Avec tous les documents photos que Jimmy Phan poste sur son mur Facebook[7], on a un très bel aperçu de l’évolution de l’incendie, du travail héroïque des pompiers sur le terrain et aussi des énormes dégâts occasionnés par ce feu.

En plus, j’ai aussi une relation assez spéciale avec les Aspres. J’étais étudiant en géographie et stagiaire au CEFE[8] à Montpellier, chez Louis Trabaud, pour préparer ma Diplomarbeit (aujourd’hui plus ou moins une thèse de master) sur les feux de forêt dans les garrigues de Nîmes en 1992[9]. Tout au début de ce stage, Louis Trabaud m’a invité à lire la deuxième édition de son livre sur les feux de forêt – , «Les Feux de Forêts. Mécanismes, comportement et environnement » qu’il avait écrit pour les sapeurs-pompiers en charge de la DFCI. En plus la : « Notice des cartes à grande échelle des formations végétales combustibles du département de l’Hérault », qu’il avait édité avec Bernard Lacaze et collègues, que j’ai d’ailleurs cités récemment dans une de mes publications sur les Açores[10], ainsi que le livre « Contribution à l’étude des feux de forêts. L’Incendie de juillet 1976 dans les Aspres » de Jean-Jacques Amigo, que Louis Trabaud avait préfacé. Louis Trabaud, qui est certainement l’un des pères fondateurs de l’écologie du feu française – ou de la French fire ecology –, voire l’un des pionniers de l’écologie du feu dans le bassin méditerranéen, a jeté les bases de cette discipline dans la région, comme l’a écrit le chercheur espagnole Juli Pausas dans une nécrologie pour Louis Trabaud : « He was a pioneer of fire ecology in the Mediterranean Basin and set the basis of this topic for the region »[11]. Trabaud est malheureusement tombé un peu dans l’oubli en France, ce qui est fort dommage ! On ne trouve même pas d’article Wikipédia sur Louis Trabaud et son rôle pour l’analyse écologique de feux de forêts.

Donc, au début des années 1990, après avoir lu le livre de Jean-Jacques Amigo, qui est certainement la référence pour l’histoire de feux de forets des Aspres j’ai parcouru les paysages des Aspres, pas encore totalement cicatrisés du grand incendie de 1976, pour me faire une idée de la manière dont un grand incendie laisse ses traces dans le paysage. Les subéraies avaient repris de souche, sur les versants plus frais, le châtaignier réapparaissait – et ici et là, les premiers bouquets de mimosa. L’année 1976, c’était l’année charnière pour les feux de forêt et la DFCI dans le Midi français. Après la fin de cette saison des feux 2026 – ce qui pourrait être vers la fin d’octobre, comme au Portugal –, et avec un peu de recul, on pourra comparer cette saison des feux de 2026 avec l’été de 1976. Et on pourra faire un bilan de 50 ans de DFCI dans le Midi français – et en tirer les conséquences pour les décennies à venir. Je pense que les mois, voire les semaines à venir, seront très durs pour les terres méditerranéennes. Les écosystèmes et la nature se régénèrent toujours d’une manière ou d’une autre. Mais les hommes qui ont tout perdu pendant ces incendies – et les incendies à venir durant cet été qui s’annonce brûlant –, comment pourront-ils se reconstruire ? On ne peut qu’espérer que fin octobre 2026, on ne trouvera pas trop de paysages de désolation dans le Midi français et les autres pays méditerranéens, et même au-delà, comme on en trouve actuellement à Ille-sur-Têt, à Rodès, à Bouleternère, etc., dans les Pyrénées-Orientales. Je travaille à peu près depuis 40 ans sur les feux de forêt, mais, d’après mes souvenirs personnels, jamais un feu de forêt n’a détruit autant d’habitations que dans certaines des communes longeant la rivière Têt, entre Ille-sur-Têt, Bouleternère, Rodès et Vince, où des lotissements entiers ont péri dans les flammes ! Ici et là, on a vraiment l’impression d’un scénario de guerre, tellement le paysage a été cicatrisé par le feu ! Une vrai terre de désolation en plein milieu de la France profonde !

Avec les changements climatiques on risque d’avoir de plus en plus de tel scénarios d’incendie en France [12]! Certainement les changements climatiques ne sont pas eux seule responsables de telle scénarios d’incendie, – mais comme je l’avais déjà écrit dans « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018  » en 2018 ils  peuvent considérablement augmenter le risque de feux de végétation particulièrement dangereux et incontrôlable[13] !


Bibliographie :

Amigo, Jean-Jacques (1978) : Contribution à l’étude des feux de forêts. L’Incendie de juillet 1976 dans les Aspres (Pyrénées-Orientales). Préface de Louis Trabaud. Prades, 1978, numéro spécial de Conflent, 95-96.

Bolis, Angela (2026) : « Le feu s’arrêtera quand la forêt aura fini de brûler » : un immense incendie dévore les monts du Diois, dans la Drôme. Quelque 570 pompiers et 120 militaires luttent au sol contre un vaste incendie qui a déjà parcouru plus de 3 000 hectares dans cette région très escarpée. Trois villages, deux campings et 450 enfants en colonie de vacances ont été évacués. »,  Le Monde, 09.07.2026.

Neff, Christophe (1995) : Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Materialien zur Geographie ; 27. Mannheim, ISBN 3-923750-50-1

Neff, Christophe (2021) : « Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal) ». Finisterra, 56 (117), 107–126. doi:10.18055/Finis18523

Pausas, Juli G. (2017) : Homage to Louis Trabaud. IN: J.G. Pausas Blog. Notes on fire ecology, mediterranean ecology, and other things … June 6th, 2017

Pausas, Juli G. : Scientific publications by Louis Trabaud. (Edited by July G. Pausas)

Trabaud, Louis (1992) : Les Feux de Forêts. Mécanismes, comportement et environnement. 2e édition. Aubervilliers, 1992. © 1992 by Éditions France-Sélection. ISBN 2-85266-037-3

Trabaud, Louis, Lacaze, Bernard et al. (1973) : Notice des cartes à grande échelle des formations végétales combustibles du département de l’Hérault. Montpellier : CNRS, Centre d’Etudes Phytosociologiques et Ecologiques Louis Emberger (CEPE)

Vilaine-Carlotti, Pauline : « Pauline Vilain-Carlotti, géographe : « L’intensité des feux de forêt, qui semble aujourd’hui exceptionnelle, risque de devenir la norme basse dans les années à venir ». Dans un entretien au « Monde », la spécialiste de la gestion sociale de l’environnement estime que les risques d’incendies forestiers, jusqu’ici surtout cantonnés à la zone méditerranéenne, vont s’accroître et se généraliser à l’ensemble du pays », Interview Le Monde 11.07.2026, Propos recueillis par David Heck

Photos & Images :

La photo de la couverture du livre Les feux de forêt de Louis Trabaud (1992) provient de ma bibliothèque personnelle. C’était le livre que j’avais acheté pendant mon stage chez Louis Trabaud au CEFE, dans les années 1990.

L’image de la couverture du livre de Jean-Jacques Amigo (1978) sur les feux de forêt dans les Aspres, je l’ai trouvée sur Internet. Ce livre est devenu une rareté, et on peut en trouver de rares exemplaires chez des antiquaires du livre, ici et là.

Christophe Neff, Grünstadt Juillet 2026, publié le 11.07.2026



[1] On retrouve ces données dans la fig. « Climatologie globale à Leucate – température » ici dans infoclimat/Leucate/climatologie-globale.

[2] Voir aussi « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate »

[3] Voir aussi „Neff, Christophe (2022): “The Schiltach – Kirchberg fire succession site” , FIRElinks webinar second edition ( 4.07.2022), Kitopen, DOI: 10.5445/IR/1000148831 et « Blognotice 10.09.2012: Changements de Paysages dans la Raumschaft Schramberg »

[4] Voir aussi „Blognotice 16.06.2022: Retour à Leucate – des vagues de la méditerranée qui se brisent au Cap Leucate jusques aux neiges du massif du Carlit – récit d’un cours de géobotanique en juin 2022 »

[5] Voir aussi la « Blognotice 22.2.2012 ».

[6] Voir aussi « Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen“ »

[7] Voir par exemple les videos « des Candairs « ecopant » dans le lac du barrage de Vinca » et « Les Voltigeurs Suédois !!! » de Jimmy Phan sur Facebook !

[8] Le CEFE (Centre d’Écologie fonctionnelle et évolutive) est un laboratoire du CNRS à Montpellier qui, jusqu’en 1988, portait encore le nom de CEPE Louis Emberger (Centre d’Études Phytosociologiques et Écologiques). Le phytosociologue Louis Emberger avait créé le CEPE en 1961.

[9] Les résultats de ce travail ont été publie dans un petit livre « Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Neff, C. 1995 voir Biblio en fin de texte). Ce petit livre est aussi disponible a la Bibliotheque du CEFE en section 16 16_Ecologie_végétale.

[10] Neff, Christophe (2021) : « Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal) ». Finisterra, 56 (117), 107–126. doi:10.18055/Finis18523

[11] Juli G. Pausas a aussi edite une liste des publication de Louis Trabaud, voir ici.

[12] Voir aussi “Pauline Vilain-Carlotti, géographe : « L’intensité des feux de forêt, qui semble aujourd’hui exceptionnelle, risque de devenir la norme basse dans les années à venir », LeMonde, 11.07.2026

[13] Voir aussi „Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France)”

Notizen zum Pfingstwochenende 2026

Als ich am Morgen des Pfingstsonntags aufwachte, erfuhr ich einmal wieder mehr von einer erneuten Luftkriegswelle auf die Ukraine. Mal wieder erschütterten Raketen- und Drohneneinschläge den Himmel über Kyjiw. Diesmal muss es wieder einmal besonders schlimm gewesen sein[1]. Man blickt in unseren friedlichen Himmel und fragt sich, wie lange dieses Martyrium noch weitergehen soll. Die Ukraine verteidigt sich bewundernswert tapfer gegen den nun schon fast viereinhalb Jahre andauernden Angriffskrieg, den der russische Zar Putin im Februar 2022 begann.

An diesem Pfingstsonntagmorgen hatte ich mir eigentlich vorgenommen, einen längeren Blogbeitrag über François Mitterrand, der ja vor 45 Jahren die Präsidentschaftswahlen in Frankreich gewann, – und über die Bienenfresser, die man schon seit Jahrzehnten zwischen Grünstadt und Eisenberg antreffen kann, zu schreiben. Meine ersten Bienenfresser in diesem Jahr konnte ich dann am 10. Mai im Grünstadter Himmel beobachten, – also just genau an dem Tag, an dem ja auch ein Sonntag war, als François Mitterrand vor 45 Jahren die französischen Präsidentschaftswahlen gewann. Tatsächlich halte ich Charles de Gaulle und François Mitterrand für die bisher „besten“ Präsidenten der 5. Republik in Frankreich, – und mit großem Abstand folgen in meinen Augen François Hollande und Jacques Chirac. Aber das ist natürlich eine sehr persönliche, subjektive Einschätzung.

Meine ersten Bienenfresser im Grünstadter Himmel muss ich wohl zu Beginn der 2000er-Jahre entdeckt haben, kurz nachdem wir von Mannheim nach Grünstadt zogen, um unser frisch erworbenes „Reihenendhaus“ zu beziehen und in Grünstadt heimisch zu werden. Damals war ich schon sehr überrascht, hier am Himmel Bienenfresser entdecken zu können. Das hatte ich nicht erwartet. Relativ große Bienenfresserkolonien kenne ich ja aus den Costières du Gard im Süden von Nîmes, einer Naturlandschaft, in der ich ja auch jahrelang Feldforschungen betrieb. Die Bienenfresser geben dem Leiningerland doch schon eine gewisse mediterrane Note. Der Nabu Eisenberg – Leiningerland hat dem Bienenfresservorkommen zwischen Eisenberg und Grünstadt eine sehr schöne Internetseite gewidmet (siehe hier). Dort kann man auch nachlesen, dass allein die Bienenfresserpopulation bei Eisenberg, ca. 40% des Bestandes der rheinland-pfälzischen Bienenfresserpopulationen ausmacht. Die Angaben über das Erstauftreten der Bienenfresser hier decken sich auch mit meinen eigenen Erinnerungen, wobei ich glaube, diesen bunten Vogel schon Anfang der Zweitausenderjahre entdeckt zu haben. Den Flug des Bienenfresserschwarms am 10. Mai dieses Jahres entdeckte ich dann auch beim frühsonntäglichen Hundespaziergang mit unserem neuen Mitbewohner, einer Gordon-Setter-Hundedame.

Tatsächlich bin ich ja mit zwei Gordon Settern, den zwei Gordon-Setter-Rüden (L’Ardi und Flambeau) meiner Eltern, in Schramberg aufgewachsen. Und nun haben wir also seit Weihnachten 2025 selbst wieder einen Gordon Setter. Diese Hunderasse ist ja in Deutschland relativ unbekannt. Wenn man mit unserer Gordon-Setter Dame Raphia unterwegs ist, wird diese doch immer wieder als „Langhaar-Rottweiler“ oder als überdimensionierter „Cocker-Spaniel“ angesprochen. Durch die täglichen Spaziergänge mit unserer Hundedame hat sich auch meine Landschafts- und Naturperzeption etwas verändert. Ich nehme Dinge wahr, die ich so vorher nie so bewusst gesehen habe. Die Tapinoma-Bestände, die ich hier in Grünstadt im Bereich der Tiefenthaler Straße und der Straße Am Wehrhaus entdeckt habe[2], – meldete ich dann auch gleich den Verantwortlichen bei der Stadt Grünstadt. Inzwischen wurden diese eindeutig als Tapinoma magnum-Kolonien bestätigt, und die Stadt Grünstadt versucht mit dem Einsatz von Kieselgur der weiteren Ausbreitung dieser exotischen Ameisenart Herr zu werden[3],[4].

Doch niedergeschrieben, so wie ich es zuvor schon virtuell in Gedanken abgespeichert hatte, habe ich das Ganze dann doch nicht, denn die derzeitige Hitzewelle, – die Heißluftglocke auf Französisch „Dôme de Chaleur“ – vertrieb mir doch gewaltig die Lust am Schreiben. Am Sonntag, den 24.05.2026, wurden dann an der Klimastation Grünstadt-Sausenheim um 14:00 Uhr 31 Grad, und am Dienstag den 26.05.2026 um 17:00 Uhr 31.4 Grad gemessen, was für Mitte/Ende Mai doch beachtlich ist. Der französische Klimatologe Christophe Cassou bezeichnete diese Hitzewelle in einem Interview in der Tageszeitung „Le Monde“ als außergewöhnliches Ereignis, sowohl was die Ausdehnung der Hitzewelle in ganz Westeuropa als auch deren Intensität betrifft[5]. Er geht davon aus, dass solche Hitzewellen mit dem Klimawandel zunehmen werden. Er geht davon aus, dass man in Frankreich in der Zukunft mit Temperaturen bis zu 50 Grad bei solchen Hitzewellen rechnen müsse! Wortwörtlich: La question n’est aussi plus de savoir si l’on va dépasser les 50 °C en France, mais quand. C’est pourquoi dire que cet événement est inédit, ou que l’on entre en territoire inconnu, ne signifie pas que l’on soit surpris ou perdu. (Die Frage ist nicht mehr zu wissen, ob wir die 50-Grad-Marke in Frankreich überschreiten werden, sondern wann. Auch wenn es solch ein Ereignis bisher so nicht gab, sollte das nicht heißen, dass man überrascht werden sollte oder sich verloren fühlen muss (Übers. C. Neff)). Hinzuzufügen ist, dass laut einer Reportage von Le Monde, heute am Dienstag den 26.05.2026 in Frankreich, die bisher jemals höchsten Temperaturen für den Monat Mai gemessen wurden[6].

Unabhängig von der klimatologischen Bewertung dieser andauernden Hitzewelle, die einen Großteil Westeuropas betrifft, habe ich das Gefühl, solchen Temperaturen immer weniger gewachsen zu sein, – ich weiß nicht, ob das nun am Alter – oder an den postoperativen Komplikationen der Mitterrandschen Krankheit liegt, – oder einer Kombination von beiden. Ich hatte schon mal vor etwas über einem Jahr über das Thema einen Blogbeitrag unter dem Titel „Mittwoch 02.07.2025: „Canicule“ Grünstadt – Sausenheim 16:00 Uhr 38.1 Grad“ verfasst. Aber irgendwie scheint das Thema Hitzewellen, Klimawandel etc. in unserer bundesrepublikanischen Lebensrealität kaum Resonanz zu finden. Der Klimawandel und seine Folgen macht wohl, so könnte man den Eindruck haben, vor den Grenzen der Bundesrepublik Deutschland halt. So viel kognitive Dissonanz ist schon erstaunlich. Hitzewellen, Waldbrände, Flutkatastrophen etc. – werden mit dem Klimawandel häufiger werden und Deutschland wird natürlich betroffen sein, ist schon betroffen. Auf Dauer lassen sich die Folgen des Klimawandels nicht „wegphantasieren“. Es wäre bestimmt sinnvoll in besonders betroffenen Regionen wie beispielsweise im Oberrheingebiet in Südwestdeutschland, zu beginnen Krankenhäuser, Pflegeheime, Schulen, Kitas mit Klimaanlagen auszustatten. Und natürlich auf Bundesebene eine aktive vorausschauende Klimapolitik & Energiepolitik zu gestalten. Aber das wird man von der derzeitigen Bundesregierung wohl kaum noch erwarten können.

Individuell bleibt einem dann in den Sommermonaten, soweit machbar, der Gang in die Sommerfrische „im Gebirge“ oder an die „See“. Meine Großeltern hatten sich in den 1960er-Jahren ein kleines Häuschen als Sommerfrische in Port Leucate gekauft – um den warmen und vor allem schwülen Sommern im elsässischen Strasbourg und später den sehr heißen Sommer im Bas-Languedoc in der Umgebung von Nîmes, zu entkommen[7]. Und tatsächlich sind auch heute dort die Sommer besser erträglich als hier in Grünstadt an  der Unterhaardt. Es wird in der Regel tatsächlich in Leucate im Sommer nicht so heiß wie hier in der Pfalz, – und es gibt auch sehr viel Wind der tempierend wirkt, – manchmal sogar gefühlt zu viel Wind.

Unabhängig von meinen subjektiven Präferenzen denke ich, dass die Seebäder an der Nordsee, soweit es den Tourismus betrifft, durchaus auch vom Klimawandel profitieren könnten. Aber für diesen Sommer, in den Schulferien, ein Ferienhaus bzw. eine Ferienwohnung für eine Familie mit Hund zu finden, – das scheint mir doch eine gewaltige Herausforderung zu sein, – vor allem auch etwas Bezahlbares zu finden. Da verbleibt mir nur die Fahrt in den Süden nach Port Leucate, da ich dort ja noch Familie habe.

Anstatt also an Pfingsten etwas Zeit dem Schreiben zu widmen, habe ich mich trotz Hitze etwas der Lektüre des Buches Traverser Tchernobyl von Galia Ackerman gewidmet. Wie ich schon in meinem vorherigen Blogbeitrag berichtete, ist dieses Buch laut KVK in keiner deutschen wissenschaftlichen Bibliothek vorhanden. Das ist schon sehr ungewöhnlich, denn das Buch bietet einen hervorragenden Einblick in die Entwicklung der Landschaft, – der Kulturlandschaft rund um Tschernobyl vom Beginn der Reaktorkatastrophe am 26. April 1986 bis zum März 2022. Ein Reisebericht über zahlreiche Reisen in die verbotene Zone von Tschernobyl, eine moderne geographische Landeskunde, die persönliche Eindrücke mit wissenschaftlicher Analyse mischt[8]. Aber außerhalb des frankophonen Sprachraums ist das Buch kaum bekannt, da es keine englischsprachige Übersetzung des Buches gibt. Dennoch glaube ich, dass jede gut sortierte Universitätsbibliothek bzw. Forschungsbibliothek in Deutschland, – die der Geschichte der Kernkraft gewidmet ist bzw. der Geographie und Zeitgeschichte der Ukraine, – dieses Buch im Bestand haben sollte!

Bibliographie:

Ackerman, Galia (2022) : Traverser Tchernobyl. Nouvelle édition augmentée. Paris, © Éditions Premier Parallèle, 2016 ; © Éditions Premier Parallèle, 2022. ISBN 978-2-85061-068-4

Christophe Neff, Pfingsten 2026, veröffentlicht am 27.05.2026


[1] Hierzu die von der ukrainischen Schriftstellerin & Medizinerin Iryna Fingerova zusammengestellten Augenzeugenberichten der Bombennacht von 23.5. auf 24.5 in  Kyjiw die unter dem Titel „Der Morgen nach der schlimmsten Nacht – Kyjiw erlebt die heftigsten Angriffe durch Russland seit 2022. Wie ergeht es den Menschen in der ukrainischen Hauptstadt?“ in der Zeit am 26.05.2026 veröffentlicht wurden.

[2] Vgl.  die Inatbeobachtungen 3469595130 und   Inatbeobachtung 346959564 (beide vom 3.04.2026), die ich danach an die Stadt Grünstadt meldete.

[3] Siehe auch „Stadt Grünstadt : Informationen zur gebietsfremden Ameisenart Tapinoma magnum

[4] Siehe auch: Die Rheinpfalz (22.04.2026): Sie kriechen aus Steckdosen: Tapinoma magnum erobert das Leiningerland. Die eingewanderte und besonders lästige Ameisenart breitet sich im Raum Grünstadt aus. Wo sie neu entdeckt worden ist und was Betroffene vom Leben mit der Plage berichten. (von Christoph Hämmelmann).

[5] Vgl. Le Monde „ « Cet épisode de chaleur est un événement sans précédent », prévient le climatologue Christophe Cassou Le directeur de recherche du CNRS à l’Ecole normale supérieure revient, dans un entretien au « Monde », sur les conditions climatiques qui permettent au pays de connaître des températures inédites pour la saison. Il rappelle la nécessité d’agir politiquement contre le réchauffement. » Propos recueillis par Audrey Garric, Le Monde.fr  25.05.2026.

[6] Vgl. Le Monde « Il faisait 30 °C dans les classes cet après-midi, c’était très dur » : la France n’a jamais vécu une journée de mai aussi chaude Les températures ont atteint, mardi, entre 33 °C et 36 °C dans une grande partie de l’Hexagone, notamment dans l’Ouest, soit 10 à 15 °C au-dessus des normales. Des valeurs dignes du plein été, alors que celui-ci n’a pas débuté. » Par Audrey Garric et Frédéric Zabalza (La Rochelle, correspondant), Le Monde.fr 26.05.2026.

[7] Vgl. „Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen“ sowie „Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate“.

[8] Französischesprachige Buchkritik des Buches „Traverser Tchernobyl“ im Literaturblog Fahrenheit 451.

Jeudi 12 février 2026 : La tempête Nils balaye le Cap Leucate avec des rafales atteignant 157 km/h

Jeudi 12 février 2026, je suivais les conséquences de la tempête Nils pour le Midi français sur Internet. Leucate confirmait sa vocation de « pays du vent et du soleil », car c’est à la station météorologique du Cap Leucate de Météo-France, située au sémaphore de la Marine nationale, qu’à 7 heures du matin, les rafales de la tempête Nils atteignaient 157,7 km/h[1]. On retrouve les données de la station météorologique de Leucate sur le site infoclimat.fr. La station météorologique de Leucate est d’ailleurs l’une des stations les plus arides de la France continentale, avec une moyenne RR de précipitations annuelles de 351,22 mm[2].  C’est dans le contexte des conséquences régionales du changement climatique en milieu méditerranéen que j’ai co-dirigé, avec Almuth Arneth, la thèse de master en géographie de Laura Ringeisen sur les premiers signes du changement climatique dans la région méditerranéenne du sud-ouest de la France, entre le cap Leucate et le cap Béar[3].  Je pense que la région entre Leucate et la frontière espagnole sera certainement une des régions françaises  les plus sensibles au choc du réchauffement climatique !

Revenons à la tempête Nils. Concernant les dégâts occasionnés par la tempête Nils à Leucate et dans les environs, ce sont surtout des toitures arrachées et de nombreux arbres qui n’ont pas résisté aux rafales de vent. La route départementale 627, comme souvent par temps de tramontane, a été submergée par les vagues de l’étang de Leucate entre Leucate-Plage et le Grau de Leucate. De plus, la route a été temporairement bloquée par un camion renversé par les rafales de Nils. L’autoroute A9 a également été fermée entre Leucate et Perpignan, car des camions renversés par la tempête bloquaient la chaussée[4]. Mais c’est surtout sur la façade atlantique, notamment en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, que Nils a laissé derrière lui un paysage de dévastation, avec des crues majeures. Au moment où j’écris ces lignes, la Garonne est encore en vigilance crue rouge[5].

Vu les conséquences majeures, l’ampleur et la force destructive de la tempête Nils sur le sud de la France, je suis assez surpris de ne pas trouver d’article sur cette tempête dans la Wikipédia francophone, à part une petite notice d’environ dix lignes dans l’article « Saison des tempêtes hivernales en Europe de 2025-2026 ».

Personnellement, je contribue très occasionnellement à Wikipédia, parfois sous mon nom, parfois sous une adresse IP. Je préfère écrire des articles pour mon blog personnel, paysages, plutôt que de contribuer à Wikipédia. Cette tempête entre sans doute dans la catégorie virtuelle des « phénomènes météorologiques exceptionnels à Leucate »[6] dans mon blog. Mais le phénomène météorologique le plus exceptionnel que j’ai vécu à Leucate n’était pas une tempête : c’était la banquise qui s’était formée dans le port de Port-Leucate et partiellement sur l’étang de Leucate en février 2012. J’en témoigne dans la notice « Blognotice 12.2.2012 : la banquise bloque le port de Port-Leucate », car j’étais sur place avec un groupe d’étudiants du KIT[7]. Le mercredi 8 février 2012, on avait mesuré -5,8 °C à la station météorologique de Leucate [8]. C’est depuis la température la plus basse mesurée à Leucate. Les rafales de vent, de la tempête Nils, avec les 157,7km/h mesurés le 12.02.2026 sont aussi très exceptionnelles. Jamais on n’a mesuré de rafales de vent avec cette vitesse à Leucate. C’est incontestablement un record de vitesse pour la station météorologique de Leucate. À voir si ce record sera pulvérisé pendant les prochaines tempêtes !

Concernant les risques climatiques pour Leucate, après plus de trente ans de carrière scientifique universitaire en tant que géographe de terrain, je pense que les submersions marines (surtout pour Port-Leucate), les feux de forêt, ainsi que l’aridité et les sécheresses répétées (pour les vignerons de la commune + la gestion de l’eau potable) seront les grands défis climatiques pour la commune de Leucate durant les prochaines décennies !

Bibliographie

Ringeisen, Laura (2024): Signs of Climate Change in the Mediterranean Area in Southwestern France between Cap Leucate and Cap Béar. Master’s Thesis in Geography (Supervisors: Dr. Christophe Neff/Prof. Almut Arneth, IFGG, KIT). Karlsruhe Institute of Technology (KIT), DOI: 10.5445/IR/1000184793 .

Christophe Neff,  Fevrier 2026, publié le 15.02.2026

P.S. (15.02.2026): J’ai découvert une interview intéressante avec la climatologue Françoise Vimeux dans le Monde juste après avoir publié cette notice sur la tempête Nils dans « paysages » :  « Inondations : « Les pluies torrentielles déversées par les tempêtes sont plus fortes aujourd’hui : c’est la marque d’un climat plus chaud », « Climatologue à l’Institut de recherche pour le développement, Françoise Vimeux rappelle que la tempête Nils et les précipitations qu’elle a apportées ne sont pas hors norme dans les conditions climatiques actuelles. Mais elle déplore l’impréparation du pays ». Le Monde, 15.02.2026


[1] Voir « Climatologie du jour 12.02.2026, station métrologique de Leucate, infoclimat.fr  (dernière consultation 15.02.2026

[2] Voir « Climatologie globale, station méterologique de Leucate, infoclimat.fr (dernière consultation 15.02.2026) »

[3] Ringeisen, Laura (2024): Signs of Climate Change in the Mediterranean Area in Southwestern France between Cap Leucate and Cap Béar. Master’s Thesis in Geography (Supervisors: Dr. Christophe Neff/Prof. Almut Arneth, IFGG, KIT). Karlsruhe Institute of Technology (KIT), DOI: 10.5445/IR/1000184793 .

[4] Voir aussi : „Tempête Nils : l’A9 coupée entre Leucate et Perpignan, cinq poids lourds renversés (107.7. Vinci autoroutes, 12.02.2026, (dernière consulation, 15.02.2026) »

[5] Voir „Bulletin de vigilance crues Gironde-Adour-Dordogne, 15.02.2026 à 09h55, vigicrues. (dernière consultation 15.02.2026).

[6] Voir les par exemples les articles : Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate, Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate,  Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate, Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate,  Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises , Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011 et aussi Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate (aussi disponible en version PDF dans la bibliotheque KITopen DOI: 10.5445/IR/1000157186)

[7] Voir l’article « Blognotice 22.2.2012 » qui contient une photo de groupe des etudiants du KIT. Nous etions venue pour assister aux chantiers de brûlage dirige de la cellule feu de forêt de l’ONF 11 en fevrier 2012.

[8] Voir « Climatologie globale, station méterologique de Leucate, infoclimat.fr (dernière consultation 15.02.2026) »

L’année 2025 sur le blog paysages – une rétrospective/eine Rückschau auf das Jahr 2025 im Paysagesblog

© Christophe Neff, 03.10.2025,  Vue sur l’aurore et les éoliennes maritimes depuis la plage de Port-Leucate

Comme les années précédentes[1], je publie une petite rétrospective de l’année 2025 du blog paysages présentant les billets les plus lus durant l’année 2025. Les 10 articles les plus lus (ou les plus visitées ou les plus cliquées – qui sait ?) de l’année 2025 se retrouvent dans le Tableau 1. Dans le Tableau 2 on retrouve l’origine géographique des lecteurs de paysages.

À l’exception des deux billets sur les incendies de forêt (Personal perception of the 2025 August wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France) et 1949 – l’incendie meurtrier dans la forêt des Landes), tous les autres articles reflètent mes lectures quotidiennes, parfois aussi des lectures plus anciennes.

L’article concernant l’incendie des Corbières en 2025, que j’ai écrit en anglais, décrit un feu de forêt que je considère comme historique, car sa dynamique rappelle beaucoup celle des incendies au Portugal. Avec les changements climatiques, mais aussi avec le phénomène de déprise agricole combiné à celui de « californisation », ce « nouveau type d’incendie de forêt » pose d’énormes défis pour la défense contre les incendies dans le Midi de la France et bien au-delà.

Dans ce contexte, je suis surpris de ne pas retrouver l’article « Mittwoch 02.07.2025: „Canicule“ Grünstadt – Sausenheim 16:00 Uhr » dans la liste des articles les plus lus du blog Paysages de l’année 2025. Je pense que l’Allemagne est encore beaucoup moins préparée aux défis posés par le changement climatique pour une société moderne que ne l’est la France.

Concernant les origines géographiques des lecteurs du blog Paysages :

  • environ 95 % des lecteurs proviennent d’Allemagne, des États-Unis et de France. Les lecteurs en provenance de France diminuent de plus en plus. Mais je pense que c’est aussi un phénomène normal. Je vis en Allemagne, j’y paie mes impôts, et en plus, les services médicaux allemands prennent en charge les soins liés aux conséquences et complications de la maladie de Mitterrand.

D’ailleurs, il y a exactement trente ans, le 8 janvier 1996, que François Mitterrand est décédé des suites de son cancer de la prostate. Je me souviens encore bien de la déclaration de « Jacques Chirac à la télévision après la mort de François Mitterrand ». Dans un certain sens, j’ai parfois le sentiment d’être l’un des derniers « mitterrandistes »[2]. Dans ce contexte, je note la sortie d’un nouveau livre sur Mitterrand : « François Mitterrand – Conversations intimes », écrit par Jean Glavany, dont la version ePub fait déjà partie de ma bibliothèque personelle. Dans ce contexte je salue la Tribune de Carole Delga « François Mitterrand ou cette voix de la France que l’on doit entendre de nouveau » publie aujourd’hui dans le Nouvel Obs.

Pour 2026, j’espère enfin surmonter les complications de la maladie de Mitterrand, reprendre mon travail d’enseignant-chercheur au KIT et, peut-être, voyager un peu ! Sur le plan politique, j’espère que les électeurs américains, lors des élections de mi-mandat le 3 novembre 2026, auront le courage de mettre un terme à la dérive autoritaire abyssale de l’administration Trump. Voir à quel point le « pays de la liberté » – « the land of the free » – se transforme de plus en plus en régime autoritaire est un véritable cauchemar !

« O say does that star-spangled banner yet wave
O’er the land of the free and the home of the brave? / Ô dites-moi, est-ce que la bannière étoilée flotte encore sur le pays de la liberté et la patrie des courageux
[3]»

Pour finir, la photo choisie pour ce billet de rétrospective du blog Paysages en 2025 montre la vue sur l’aurore et les éoliennes maritimes depuis la plage de Port-Leucate en octobre 2025 – une photo que j’ai déjà utilisée dans le billet du Nouvel An 2026. Elle illustre qu’en dépit de tous les inconvénients personnels, des problèmes de santé et des cauchemars politiques qui s’annoncent, je reste malgré tout optimiste pour le déroulement de 2026, au moins au niveau personnel !

Rang 2024Rang 2025Titre/Titel%
 1Schwäbisch – Französische Lesenotizen zu „Mein Schwaben“ von Vincent Klink2,322
432Poste restante : Alger  – pour ne pas oublier Boualem Sansal !1,591
 3Die „Vazvrachentsy“ im Roman Kolkhoze von Emmanuel Carrère2,322
 4Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France)1,489
1351949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes1,447
456Wintersonnenwende 20241,317
 7Zum Welttag des Tagebuches am 12. Juni 20251,205
48Erinnerungen  und Gedankenfetzen zu Martin Walsers autobiographischem Roman „ein springender Brunnen“1,131
89Blognotice 18.08.2024: de retour à Grünstadt – et les martinets se sont déjà envolés vers le Sud1,036
210Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde1,029
    

Tableau 1/Tabelle 1 : Les 10 articles les plus lus sur paysages en 2024/ Die 10 meistgelesenen Artikel im Paysagesblog im Jahre 2024

Rang 2024Rang 2025Pays/Land%
11Allemagne/Deutschland63,224
22USA26,647
33France/Frankreich5,999
114Autriche/Österreich0,520
75Canada/Kanada0,453
46Suisse/Schweiz0,372
57Tunisie/Tunesien0,246
87Belgique/Belgien0,246
208Suede/Schweden0,214
129Royaume-Uni/Vereinigtes Königreich0,165
910Pays-Bas/ Niederlande0,158

Tableau 2/Tabelle 2 : Provenance de géographique des lecteurs/lectrices  de paysages en 2024/ Geographische Herkunft der Leser/innen des paysagesblog in 2024

Wie in den vergangenen Jahren veröffentliche ich einen kleinen Jahresrückblick auf das Jahr 2025 im Paysages Blog[4], in dem die am häufigsten gelesenen Beiträge des Jahres 2025 vorgestellt werden. Die 10 meistgelesenen (meistbesuchten oder meistgeklickten – wer weiß das schon?) Artikel des Jahres 2024 finden Sie in Tabelle 1. Tabelle 2 zeigt die geografische Herkunft der Leser des paysagesblog. Mit Ausnahme der beiden Beiträge über Waldbrände (Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France) & 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes) spiegeln alle Beiträge meine täglichen Lektüren und manchmal auch ältere Lektüren wider.

Der Artikel über den Brand in den Corbières im Jahr 2025, den ich auf Englisch verfasst habe, beschreibt einen Waldbrand, den ich als historisch betrachte, da seine Dynamik stark an die Brände in Portugal erinnert. Angesichts des Klimawandels, aber auch des Rückgangs der Landwirtschaft in Verbindung mit der „Californisierung” stellt diese „neue Art von Waldbrand” enorme Herausforderungen für den Brandschutz in Südfrankreich und weit darüber hinaus dar.

Vor diesem Hintergrund überrascht es mich, dass der Artikel „Mittwoch, 02.07.2025: „Hitzewelle“ Grünstadt – Sausenheim 16:00 Uhr“ nicht in der Liste der meistgelesenen Artikel des Blogs Paysages des Jahres 2025 zu finden ist. Ich glaube, dass Deutschland noch viel weniger auf die Herausforderungen vorbereitet ist, die der Klimawandel für eine moderne Gesellschaft mit sich bringt, als Frankreich.

Zur geografischen Herkunft der Leser des Blogs Paysages:

• Etwa 95 % der Leser kommen aus Deutschland, den Vereinigten Staaten und Frankreich. Die Zahl der Leser aus Frankreich nimmt immer mehr ab. Aber ich denke, das ist auch ein normales Phänomen. Ich lebe in Deutschland, zahle dort meine Steuern und außerdem übernimmt das deutsche Gesundheitssystem die Kosten für die Behandlung der Folgen und Komplikationen der Mitterandschen Krankheit.

Übrigens ist François Mitterrand vor genau dreißig Jahren, am 8. Januar 1996, an den Folgen seiner Prostatakrebserkrankung verstorben. Ich erinnere mich noch gut an die Erklärung von „Jacques Chirac im Fernsehen nach dem Tod von François Mitterrand“. In gewisser Weise habe ich manchmal das Gefühl, einer der letzten „Mitterrandisten” zu sein[5]. In diesem Zusammenhang möchte ich auf die Veröffentlichung eines neuen Buches über Mitterrand hinweisen: „François Mitterrand – Conversations intimes” (François Mitterrand – Intime Gespräche) von Jean Glavany, dessen ePub-Version bereits Teil meiner Privatbibliothek ist. In diesem Zusammenhang begrüße ich den heute im Nouvel Obs veröffentlichten Artikel von Carole Delga „François Mitterrand ou cette voix de la France que l’on doit entendre de nouveau”.

Für 2026 hoffe ich, endlich die Komplikationen der Mitterrand-Krankheit zu überwinden, meine Arbeit als akademischer Rat am KIT wieder aufzunehmen und vielleicht ein wenig zu reisen! Auf politischer Ebene hoffe ich, dass die amerikanischen Wähler bei den Zwischenwahlen am 03. November 2026, den Mut haben werden, dem abgrundtiefen autoritären Abdriften der Trump-Regierung ein Ende zu setzen. Zu sehen, wie sich das „Land der Freiheit” – „the land of the free” – immer mehr in ein autoritäres Regime verwandelt, ist ein wahrer Albtraum!

O say does that star-spangled banner yet wave – O’er the land of the free and the home of the brave? / Oh sagt mir, weht die sternenbesetzte Fahne noch über dem Land der Freiheit und der Heimat der Tapferen? [6]

Das für diesen Rückblick auf den Blog „Paysages en 2025“ ausgewählte Foto zeigt die Morgendämmerung und die Offshore-Windräder am Strand von Port-Leucate im Oktober 2025 – ein Foto, das ich bereits in meinen Neujahrwünschen 2026 verwendet habe. Es verdeutlicht, dass ich trotz aller persönlichen Nachteile, gesundheitlichen Probleme und politischen Alpträume, die sich abzeichnen, dennoch optimistisch für den Verlauf des Jahres 2026 bleibe, zumindest was den persönlichen Bereich betrifft !

Bibliographie:

Glavany, Jean (2026): François Mitterrand. Conversations intimes. Paris, Perrin. ISBN 978-2-262-11289-9

Photo : © Christophe Neff, 03.10.2025,  Vue sur l’aurore et les éoliennes maritimes depuis la plage de Port-Leucate

Christophe Neff, Grünstadt 08.01.2026


[1] Voir aussi „L’année 2024 sur le blog paysages – une rétrospective/eine Rückschau auf das Jahr 2024 im Paysagesblog

[2] Voir aussi „Mitterrand, un héritage qui s’efface à gauche. Trente ans après la mort de l’ancien président de la République, de moins en moins de cadres et de militants – à l’exception, par exemple, de Jean-Luc Mélenchon – revendiquent une filiation. Olivier Pérou, Le Monde 08.01.2026 ».

[3] Extrait du premier verset de l’hymne national des Etats-Unis « The Star-Spangled Banner ».

[4] Siehe „aussi „L’année 2024 sur le blog paysages – une rétrospective/eine Rückschau auf das Jahr 2024 im Paysagesblog

[5] Siehe auch „Mitterrand, un héritage qui s’efface à gauche. Trente ans après la mort de l’ancien président de la République, de moins en moins de cadres et de militants – à l’exception, par exemple, de Jean-Luc Mélenchon – revendiquent une filiation. Olivier Pérou, Le Monde 08.01.2026 

[6] Auszug  der ersten Strophe der Nationalhymne der Vereinigten Staaten von Amerike  « The Star-Spangled Banner ».

Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France)

The images of the Corbières wildfire motivated me to publish a slightly revised version of my text on my ‚paysages‘ blog, which I sent to Bloomberg journalist Joe Wertz (see below in Italic). He had asked me some questions about the current wildfire situation in Mediterranean regions at the beginning of July 2025. I don’t know if part of my little text has entered in any journalistic publication. But I think what I wrote down in the first days of July, has not lost any of their relevance, quite the contrary. The Corbières‘ wildfire – or “L’incendie du massif des Corbières de 2025” – how the fire is called in French is the second largest wild fire in France since 1949. The largest and deadliest forest fire in France was the 1949 Landes forest fire, in which 50,000 hectares (500 km2) of forest land were burnt[1] – and 82 people killed. In the Corbières currently (08.08.2025), about 17.000 ha of forest & garrigues bushlands were consumed by flames.

I know the region very well, having conducted fieldwork there over many years and taught university students about Mediterranean field and fire ecology[2]. I have also participated in prescribed fire training in this area with some of my students[3]. Additionally, I have family connections in this region, specifically in Leucate on the Mediterranean coastline of the Corbières, which is also known as ‚les Corbières maritimes[4] .

My personal perception is that approximately half of the landscape surface of the Corbières maritimes has been burned. This wildfire, like many others in the Mediterranean, is the consequence of long-term rural abandonment, bush encroachment, and “wild” suburban sprawl what is often referred to as ‚Californisation‚ in francophone geography[5]  . In recent years, climate change has exacerbated fire risks in these high-fuel-load landscapes. As in the area between Cap Leucate and the Spanish border (Ringeisen 2024), the Corbières Maritimes have been exposed to an ongoing drought and several repeated heat waves in recent years. Even though I haven’t calculated any „climate impact models“ for the Corbières myself, I would say that after more than 30 years of fieldwork in this area, ongoing climate change is leaving its mark on the landscapes of the Corbières and many other regions around the old-world Mediterranean basin—the „Mare Nostrum“ of Roman geography.

Of course, there is no single cause explanation for wildfire risks in Mediterranean landscapes. But it seems certain that climate change is worsening the situation.

For many years, I have warned about this dramatic evolution in Mediterranean landscapes through scientific publications, press interviews, and texts in my ‚paysages‘ blog[6]. However, my words seemed to have been carried away by the wind—or, to name a local storm, the Tramontane has blown all these warnings into the Gulf of Lion. But this does not only concern my personal warnings; all the warnings from scientists around the world about increasing wildfire risks and climate change seem to fade away unheard in an ocean of silence.

Of course, nature will recover; blooming flowers will emerge from the ashes in the Corbières. However, for the people living in these burnt areas, restarting their lives will be very difficult. A forest fire that has burned about 17,000 hectares of landscape also completely changes the human geography of the affected land. Will people return to the partly burnt villages? What will the „néoruraux“ do?

Scientists researching forest or wildfires often focus on „vegetation recovery“ or the impact of fires on ecosystem services. However, in Europe, people live in these burnt areas, and for them, such a fire event is a catastrophe, upending their entire lives—as is currently the case in the fire area of the Corbières Maritimes, known as „L’incendie du massif des Corbières de 2025.“

Below, in italics, is the text written at the beginning of July for journalist Joe Wertz. It was slightly revised on August 8, 2025, to include information about the August 2025 wildfire in the Corbières

Mediterranean France, and Italy), Western Europe (UK, non-Mediterranean France, Belgium), and Central Europe (Germany, Switzerland, and Austria). In Mediterranean regions, recent fires, such as the incendies de Narbonne – Bages – Sigean on July 7, 2025, where the motorway A9 to Spain was interrupted due to the fires, indicate that we will face more violent and intense fires. Additionally, the ‚Californisation‘ of suburbs will increase wildfire hazards, as demonstrated by the recent fires in Marseille-Pennes-Mirabeau on July 8, 2025. In this incident, entire residential areas were burnt down, and the Marseille- Provence International Airport had to be shut down. The French fire department, arguably the best-equipped and trained in Europe for fighting forest fires, was significantly challenged by the simultaneous occurrence of these two fires. The simultaneous occurrence of intensive and very dangerous forest fires will become a common scenario in Western Mediterranean countries due to climate change. The aggressive wildfires in the Corbières in August 2025 demonstrated that these intense fires stretched the French fire brigade to their operational limits, utilizing 9 of the 12 Canadair CL-415 firefighting aircraft available in France.

Moreover, we will also witness more large and deadly forest fires, similar to the historical Landes Forest Fires in 1949 (which killed 82 people) or the historical fire on the Lüneburg Heath in 1975. Climate change will not only affect wildfire dynamics in Mediterranean ecosystems but also transform many regions in Europe into wildfire risk landscapes, even in french brittany and some larger parts of the UK – as recently the wildfire in the Forêt de Brocéliande (17.07.2025) shows.

Bibliography and Further Reading

This bibliography includes my own works, as well as those of my colleagues—some of which are still written in French—and encompasses ‚grey literature.‘ However, to gain a deep understanding of landscape dynamics, one must also speak (and read) the language of the people inhabiting that landscape. In the Corbières, that language is French. I will try to add more references over time.

Curt, Thomas, Frejaville, Thibaut (2017) : Wildfire Policy in Mediterranean France: How Far is it Efficient and Sustainable? July 2017, Risk Analysis 38(11), DOI: 10.1111/risa.12855

Curt, Thomas & Rigolot, Eric (2020) :  Prévenir les risques d’incendies de forêt dans un contexte de changement global.    Sciences Eaux & Territoires Numéro 33(3), DOI: 10.3917/set.033.0050

Curt, Thomas; Helly, Christelle; Barbero, Renaud; Dupuy, Jean-Luc; Mouillot, Florent; Raufault, Julien (Eds)(2022) : Feux de Végétation. : comprendre leur diversité et leur évolution. Versailles, 2022         © éditions Quæ, 2022 Versailles, ISBN 978-2-7592-3507-0

Garrone, B. (2004) : Le feu dans la nature mythes et réalité. Prades -le- Lez (Les Ecologistes de l‘ Euzière). ISBN 2-906128-17-1.

Neff, Christophe (2003) : Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine?. The mediterranean world – environment and history. Ed.: É. Fouache, 191–202, Elsevier.

Ringeisen, Laura (2024): Signs of Climate Change in the Mediterranean Area in Southwestern France between Cap Leucate and Cap Béar. Master’s Thesis in Geography (Supervisors: Dr. Christophe Neff/Prof. Almut Arneth, IFGG, KIT). Karlsruhe Institute of Technology (KIT), DOI: 10.5445/IR/1000184793 .

Christophe Neff, Grünstadt 08 of August 2025


[1] See also „The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)”.

[2] See « Blognotice 16.06.2022: Retour à Leucate – des vagues de la méditerranée qui se brisent au Cap Leucate jusques aux neiges du massif du Carlit – récit d’un cours de géobotanique en juin 2022 ».

[3] See „Chantiers de brûlage dirige – KIT – Facebook Media Album, 22. Februar 2011“ and „Blognotice 22.2.2012„.

[4] See « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate ».

[5] See Neff & Baum 2012, „The Social Ecology of Californisation & Littoralisation in Mediterranean France,“ oral contribution at the 32nd International Geographical Congress (IGC 2012), Köln, Germany, 26.08.2012 – 30.08.2012. The presentation is available at KITopen, DOI: 10.5445/IR/1000149710.

[6] See « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) » – and also for example « Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » or « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 ».

Mittwoch 02.07.2025: „Canicule“ Grünstadt – Sausenheim 16:00 Uhr 38.1 Grad

Screenshot der Wetterstation Grünstadt – Sausenheim vom 02.07.2025

Solche Temperaturen wie sie am Mittwoch 02.07.2025 in der Agrarmeteorologische Station Grünstadt Sausenheim gemessen wurden, um 16:00 Uhr 38.1 Grad  habe ich in Mitteleuropa nur selten erlebt. Wobei in der von der Agrarmeteorologie Rheinland-Pfalz betrieben Wetterstation schon höhere Temperaturen gemessen wurden. Auch wenn ich das Gefühl hatte, dass ich hier in Grünstadt noch nie so hohe Temperaturen erlebt hatte und wir wohnen schon seit Frühsommer 1999 in Grünstadt. Am 26.08.2016 wurden hier in Grünstadt-Sausenheim 40,6 Grad gemessen. In beiliegender Tabelle habe ich die Temperaturmaxima der letzten zehn Jahre der besagten Wetterstation sowie die Anzahl der Hitzetage, also der Tage über 30 Grad eingetragen.

JahrTemperaturDatumHT
2025[1]38,102.07.202511
202434,913.08.202418
202335,409.07.202318
202237,304.08.202230
202124,718.06.20217
202035,509.08.202017
201938,425.07.201925
201835,431.07.201827
201734,719.07.201716
201640,626.08.201621
20153907.08.201529

T.1 Jahrestemperaturhöchstwerte und Anzahl der Hitzetage der Klimastation „Grünstadt-Sausemheim“ (Agrarmeteorologie Rheinland-Pfalz )zwischen 2015 und 5 Juli 2025.

Ich bin zwar kein Klimatologe, aber man wird schon sagen können, dass Grünstadt und die Unterhaardt, wohl durchaus zu den Regionen in Deutschland gehört, in denen überaus hohe Sommertemperaturen erreicht werden, Temperaturen die durchaus denen im Mittelmeerraum ähneln. Weshalb ich diese vergangen Hitzeperiode Ende Juni/Anfang Juli als so belastend empfunden habe, weiß ich nicht so genau. Vielleicht liegt es am Alter, vielleicht auch an den mit der „Maladie de Mitterrand“ einhergehenden Komplikationen[2]. Solche Hitzeperioden kannte ich natürlich schon aus dem mediterranen Südfrankreich oder auch aus meinen „années Tunisiennes“ also meiner beruflicher Tätigkeit in Tunesien[3]. Rückblickend muss ich sagen, dass abgesehen davon, dass ich diese Hitzeperioden erheblich besser wegsteckte, bzw. ich früher dieses „trockene“ Hitze sogar richtig mochte, – das lag bestimmt auch daran, dass ich wesentlich jünger war. Aber das alltägliche Leben war dort in Südfrankreich rund um Nîmes auch der Hitze angepasst, die Wohngebäude auch ohne Klimaanlagen im Sommer kühl.  Das Landleben im Hochsommer rund um das kleine Dorf Aubord in der Ebene der Vistrenque südwestlich von Nîmes in der meine Großeltern lebten, spielte sich in den frühen Morgenstunden ab[4]. Die  Feldarbeit begann mit dem Sonnenaufgang und dauert bis in die Mittagsstunden danach war erst mal „Sieste“ – die Mittagsruhe. Danach wachte das Leben erst in den wieder Abendstunden auf. Selbst in der Großstadt „Nîmes“ waren im Hochsommer die Straßen und Plätze in den 1970er und auch in den 1980er Jahren fast menschenleer. Doch die Landarbeit in Südfrankreich rund um Nîmes hat sich auch gewandelt, wie unlängst eine Reportage von „  Agathe Beaudouin“ im Le Monde „Dans le Gard, les ouvriers agricoles face à la canicule : « Plus il fait chaud, plus il faut ramasser les fruits[5] » zeigte, – nur an besonders heißen Tagen wird nur bis 14 Uhr 30 gearbeitet. Und der Großteil der Erntearbeiter kommt aus dem Ausland, hauptsächlich aus Ecuador und Kolumbien. Weiterhin besaßen meine Großeltern ja auch eine Ferienwohnung in der von Georges Candilis in den 1960er Jahren entworfenen Ferienanlage Port Leucate. Sie hatten sich diese Ferienwohnung als sie in Eckbolsheim wohnten als „Sommerfrische“ in den 1960er Jahren gekauft um der Sommerschwüle im Großraum Strasbourg zu entkommen[6]. Und tatsächlich war die Griffouliere[7] so verschattet gebaut, dass es auch im Hochsommer immer angenehm kühl war. Und soweit es Port Leucate betrifft, waren die Tageshöchsttemperaturen bei der diesjährigen „Canicule“ an der Klimastation von Meteo France[8] auf dem Cap Leucate doch erheblich geringer als die in Wetterstation Grünstadt Sausenheim gemessenen Temperaturwerte.

Der Klimawandel wird uns hier auch hier in Mitteleuropa vor gewaltige Herausforderungen stellen. Vor der Gefahr zunehmender Waldbrände durch den Klimawandel warne ich ja schon seit Jahrzehnten. Aber was mir selbst bis vor einigen Jahren nicht so richtig klar war ist, dass unsere Gebäude, Schulen, Altenheim, Krankenhäuser nicht für solche hohen Temperaturen ausgelegt sind. So frage ich mich, ob man bei der Modernisierung des Kreiskrankenhaus Grünstadt an den Klimawandel, den Anstieg der Temperaturen im Sommer, den Hitzeschutz mitbedacht hat [9] ? Die durch den Klimawandel häufiger werdenden Hitzewellen werden die Frage des Hitzeschutzes und auch der Notwendigkeit von Klimanlagen in Krankenhäusern, Altenheimen und Schulen neu diskutiert werden müssen. Canicule ist übrigens das französische Wort für Hitzewelle. In Frankreich werden die Hitzewellen seit 1947 inventarisiert, – die Hitzewelle die Grünstadt die 38.1 Grad bescherte war übrigens die fünfzigste  seit 1947 in Frankreich[10].  Soweit ich informiert bin fehlt so eine Statistik für Deutschland.

Aus der französischen Statistik lässt sich entnehmen, dass die Frequenz, die Dauer und die Intensität der „Canicule“ immer mehr zunimmt[11]. Ich gehe mal davon aus, dass das in Deutschland ähnlich sein wird, auch wenn ich dazu so nichts finden konnte, außer der kleinen DWD-Notiz „Markante Hitzewellen seit 1950“ aus dem Jahr 2017. Sehr informativ fand ich in diesem Zusammenhang den Aufsatz von Claudia Winklmayr et al „Heat in Germany: Health risks and preventive measure[12] aus dem Jahr 2023.

Die Herausforderungen, die der Klimawandel für Mitteleuropas mit sich bringt gehen weit über den Hochwasserschutz oder die Erhöhung „Waldbrandrisiken“ mit denen ich mich auch beruflich befasst habe  hinaus[13],[14]. Im letzten Jahr betreute ich beispielsweise eine Abschlussarbeit über die Einsatzmöglichkeiten von amphibischen Löschflugzeugen zur Waldbrandbekämpfung in Baden-Württemberg[15]. Mir scheint, dass vor allem die Risiken für Daseinsvorsorge und Gesundheit in Deutschland noch nicht richtig zur Kenntnis genommen werden. Und überhaupt scheinen die Risiken, die der Klimawandel für Deutschlands Zukunft bergen bei der aktuellen Bundesregierung kaum präsent zu sein, – sie werden förmlich in den Hintergrund gedrängt. Das ist wirklich besorgniserregend! Wie ich es schon im Beitrag „Klimakleber vor dem KIT“ im November 2023 schrieb – dass ich jemals mit der Bahn ans KIT pendeln werde – erschien schon damals utopisch – jetzt mit der neuen Bundesregierung wird es quasi unmöglich gemacht. Eine klimagerechte Verkehrs- & Energiepolitik scheint mit dieser Bundesregierung in weite Ferne gerückt[16]. Das Wort „Klimaresilienz“ scheint für die aktuelle Bundesregierung ein unbekanntes Fremdwort zu sein[17]. Man wird sich an Hitzeperioden, Waldbrandgeruch in der Luft, Hochwasserszenarien gewöhnen müssen. Und letztlich wird man auch nicht darum herum kommen Klimaanalagen in Krankenhäuser[18], Schulen und Altenheimen einzubauen. Und zwar unabhängig davon wer gerade den Kanzler stellt,  welche Parteien die Bundesregierung stellen.

Christophe Neff, Grünstadt im  Juli 2025

P.S. 06.07.2025 20:15 : Auch wenn ich die Radiosendung „Wie wirkt sich der Klimawandel auf unsere Gesundheit aus? – Extremes Wetter, wie beispielsweise eine Hitzewelle, wirkt sich auf die Gesundheit des Menschen aus. Alina Herrmann untersucht gesundheitliche Folgen und Präventionsmaßnahmen.“ auf SWR-Kultur erst nach dem Erstellen dieses Blogbeitrages gehört habe, denke ich, dass diese Radiosendung den von mir verfassten Text sehr gut ergänzt.


[1] Werte 2025 bis einschließlich Freitag, 04.07.2025.

[2] Maladie de Mitterand = in Frankreich zumindest in der „Generation Mitterrand“ gängige Bezeichnung für Prostatakrebs, siehe u.a. „Wintersonnenwende 2024“ und „Cahiers de maladie (Cancer de la prostate)“.

[3] Siehe u.a « Impressions du « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie » » und « Les belles de Tunis sont en deuil » sowie « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir ».

[4] Die Bedeutung vom Sommerreisen zu den französischen Großeltern für Menschen mit deutsch-französischem Hintergrund ist sehr schön dargestellt in Nils Minkmar’s Blogbeitrag „Die große Pause“.

[5] Siehe Agathe Beaudouin « Dans le Gard, les ouvriers agricoles face à la canicule : « Plus il fait chaud, plus il faut ramasser les fruits  – Dans le département du sud de la France, en vigilance orange ce week-end, la récolte des fruits bat son plein. Les journées commencent le plus tôt possible pour éviter la chaleur, mais le travail reste harassant. », Le Monde, 29.06.2025.

[6] Siehe u.a. „Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen““.

[7] Wohnviertel in Port Leucate, – mit dem Kyklos, den Clapotis einer der ersten Ferienwohnanlagen von Port Leucate.

[8] Die Messwerte der Meteo-France Klimastation „Cap Leucate“ lassen sich hier auf dem Site von Infoclimat einsehen.

[9] Siehe u.a.:  Christopher Lennart Vogel „Krankenhaus-Sanierung: Kreistag gibt grünes Licht – Das Kreiskrankenhaus Grünstadt soll umfassend modernisiert werden. Der Kreistag hat der Planung am Montag zugestimmt. Wird so die Gesundheitsversorgung im Landkreis gesichert?“. Die Rheinpfalz, 27. Mai 2025.

[10] Siehe auch « Canicule : 84 départements en vigilance orange, l’« épisode caniculaire intense » s’étend sur toute la France. Les températures pourront dépasser localement les 40 °C durant cette vague de chaleur. Son « paroxysme » est attendu en milieu de semaine, avec « des minimales très élevées, comprises entre 20 °C et 24 °C », dit Météo-France. », Le Monde, 30.6.2025.

[11] Siehe u.a. « Changement climatique : quel impact sur les vagues de chaleur ? », Meteofrance 15.06.2025

[12] Winkelmayer, C. et al. (2023): Heat in Germany: Health risks and preventive measures. Journal of Health Monitoring · 2023 8(S4), DOI 10.25646/11651 , Robert Koch Institute, Berlin

[13] Hieranbei die ersten Blogartikel von Paysages zum Zusammenhang von Klimawandel und Zunahme von Waldbrandrisiken „Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité)”, « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes », « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) ».

[14] So setzte ich mich schon seit „Jahrzehnten“ für den Einsatz von amphibischen Löschflugzeugen zur Waldbrandbekämpfung in Deutschland ein. Siehe u.a. „Neff, C. (2010): Waldbrände in Mitteleuropa – Bestandsaufnahme und Zukunftsszenarien. Was kommt auf die Feuerwehren im Lkr. Rottweil zu? (DOI: 10.5445/IR/1000149170, KITopen) , „Sommer 2015 – zur Waldbrandgefahrenlage in der Raumschaft Schramberg (17.08.2015)“ sowie das Interview „Drohen uns Waldbrände, die Pfälzer Siedlungen verschlingen?“ vom 28.06.2022 in der Rheinpfalz.

[15] Vgl. Volk, Steffen (2024): Einsatzpotentiale von amphibischen Löschflugzeugen in Baden-Württemberg. Bachelorarbeit, Bachelor of Education, Geographie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT), (Betreuung Dr. C. Neff & Dr. C. Mager KIT-IFGG), DOI: 10.5445/IR/1000185792 (KITopen).

[16] Hierzu auch der Spiegel Kolumnist Christian Stöcker : „Die Welt verändert sich gerade in wachsendem Tempo, und zwar in beängstigender und rettender Weise gleichzeitig. Eine Bundesregierung, die beides aktiv ignoriert und auf die Technik von vorgestern setzt, tut auch der deutschen Wirtschaft keinen Gefallen. Sie legt die Weichen für den Zug Deutschland um in Richtung Abstellgleis.“ „Energiepolitik unter Friedrich Merz Schwarz-rot regiert für eine Parallelrealität“, der Spiegel, 06.07.2025.

[17] Siehe hierzu: Petra Pinzler & Bernd Ulrich „Wie ausgestorben Die Regierung schreibt die Umwelt- und Klimapolitik ab. Sie schadet damit der Bevölkerung – und sich selbst.“ Die Zeit, Nr. 28/2025, Aktualisiert am 5. Juli 2025.

[18] Siehe hierzu auch:  Philipp Kollenbroich „Hitzeschutz Warum sind deutsche Intensivstationen nicht klimatisiert? Hitze wird häufiger und intensiver. Räume zu kühlen, könnte Leben retten. Doch die Technik wird in Deutschland geschmäht.“ Der Spiegel, 32/2024, 03.08.2024.

Blognotiz : Palmsonntag 13.04.2025

Heute ist Palmsonntag und ich erinnere mich an die Palmsonntage während meiner Kindheitstage, – Kirchgänge in St. Laurentius in Schramberg – Sulgen, – manchmal auch in der alten Kirche in Leucate wo ich ja auch viele Osterferien verbrachte. Eigentlich hatte ich auch vor diesen Palmsonntag in den Palmsonntagsgottesdienst in St.Peter in Grünstadt zu gehen, aber irgendwie wollte das heute nicht klappen. Im Schwarzwald waren in meiner Kindheit ja die „Palmwedel“ oft Stechpalmenzweigen – in Leucate natürlich aus echten Palmen, das waren meist Palmwedel der kanarischen Dattelpalme, – der rote Palmrüsselkäfer wütet ja damals noch nicht im mediterranen Südfrankreich.

Immerhin gehe ich ja seit der Kommunion meiner Kinder, soweit ich Ostern in Grünstadt verbringe, regelmäßig zur ökumenischen Auferstehungsfeier auf dem Grünstadter Friedhof. Vor lauter Osterhasen, Ostereiern, – den Weihnachtsrummel und Weihnachtskommerz im Winter – wird es allzu oft vergessen, – Ostern ist immer noch der höchste Feiertag im katholischen Kirchenjahr, – und bei vielen anderen christlichen Kirchen ist es wohl ähnlich. In der Osternacht wird der Auferstehung Christi gedacht, der Auferstehungsglaube als die große christliche Herausforderung und Hoffnung.

Ich halte mich zwar nicht für besonders gläubig, – aber ich fühle mich irgendwo den christlichen „Ritualen“, vor allem den katholischen irgendwie verbunden. Hinzu kommt, dass das erste Buch, – was ich als Kleinkind von Anfang bis Ende durchgelesen hatte – das war eine Kinderbibel. Das war die „Bibel für Junge Menschen“ aus dem Delphin Verlag. Eigentlich eine Übersetzung aus dem amerikanischen, – im Original hieß die Bibel „The Children’s Bible: the Old Testament, The New Testament“ und wurde von Joseph E. Krause, Samuel Terrein, Rabbi David H. Wice herausgeben und im Goldenpress Verlag in New York 1965 verlegt[1]. Mein eigenes Kinderexemplar welches, soweit meine Erinnerung, wurde mir wohl Ende der 1960 Jahre Anfang der 1970 von meinen Eltern geschenkt wurde als wir noch auf dem Schoren in Schramberg – Sulgen wohnten ist irgendwie nicht mehr auffindbar, so habe ich mir vor einiger Zeit ein etwas jüngeres Exemplar bei Medimops nachgekauft. Seit meinen Kindertagen habe ich die „echte Bibel“ bzw. Auszüge daraus in verschiedenen Ausgaben immer wieder auf Französisch oder auf Deutsch gelesen  – zuletzt vor über einem Jahr beim Verfassen des Blogbeitrages „Pensées pascales 2024 : Eloi, eloi, lamma sabacthani?“ .

Gestern hörte ich in SWR-Kultur einen interessanten Radiobeitrag über das Tagebuch schreiben und die Bedeutung von Tagebüchern für die historische Forschung, eigentlich ja eine Wiederholung aus dem Oktober 2024[2]. Das „Bloggen“ ist ja auch nichts anders als ein öffentliches Tagebuch. Auch wenn die große Zeit des Bloggens schon längst vorbei ist, Facebook und andere soziale Netzwerke haben die Bedeutung des Internetblogs im WWW bestimmt minimiert, – es gibt sie immer noch die Blogs und sie werden auch immer noch gelesen. Den Paysagesblog gibt es ja nun auch schon seit Mai 2009[3]. Und manchmal gibt es sogar „Neuzugänge“ in der deutschsprachigen Blogosphäre – so lese ich seit einigen Monaten regelmäßig die „erbaulichen Unterredungen“ von Hasnain Kazim und „der siebte Tag“ von Nils Minkmar, beides Blogs (auch wenn das nicht mehr so heißt) die auf der Plattform steadyhq veröffentlicht werden.  Durch das Lesen des heutigen Blogbeitrag von Nils Minkmar „Der Fluch der letzten Meter“ habe ich auch den von Anne Urbauer, Elke Jeanrond-Premauer, Nils Minkmar verfassten offenen Brief an Emannuel Macron „Merci“ zur deutsch-französischen Freundschaft und Europa entdeckt und dann auch unterschrieben.

Und was das Tagebuch schreiben betrifft, völlig unabhängig vom paysagesblog führe ich nun seit über 45 Jahren ein Tagebuch. Eine Vielzahl von „Schreibkladen“ die vollgekritzelt warten, dass man sie mal wieder zu Hand nimmt. Angefangen habe ich das ganze wohl auch weil ich erste biographische Materialien und Eindrücke sammeln wollte weil ich u.a. mit dem Gedanken spielte „Reiseschriftsteller“ oder was ähnliches Journalistisches zu werden. Reiseschriftsteller wurde ich nie, aber immerhin habe ich dann Geographie an der Universität Mannheim studiert. Das hatte zumindest in der Zeit als ich es studierte noch etwas mit Reisen, viel Lektüren  und auch viel „Schreiben“ – also dem Verfassen von unzähligen Seminararbeiten, Exkursionsberichten, Praktikumsberichten etc. zu tun[4]. Geblieben von den Träumen von der Schriftstellerei ist also der Blog Paysages und das Führen eines privaten nicht öffentlichen Tagebuches auf Schreibkladden.

Die Ereignisse in den USA haben Spuren in beiden hinterlassen, – im nicht öffentlichen Tagebuch als auch in diesem Blog. Mein letzter Blogbeitrag über den Beginn des akademischen Exodus aus Amerika „Blognotice 30.03.2025 : „Timothy Snyder au Canada : Le Début d’un Exode Académique Américain ?“ wurde in der frankophonen Welt & Blogosphäre häufig gelesen, vor allem in Frankreich und Kanada. Der „Auszug“ von Timothy Snyder, Marci Shore und Jason Stanley von der Universität Yale an die Universität Toronto hat wohl in der frankophonen akademischen Welt für Schockwellen gesorgt, – und nicht nur dort.  Marci Shore hat auch zwischenzeitlich in der deutschen Presselandschaft einige lesenswerte Interviews gegeben[5]. Dem ist eigentlich nicht viel hinzuzufügen. Ich habe das zwar in gewisser Weise kommen sehen, – man kann das auch hier „America where are you going ?“ immer noch nachlesen, das macht es auch nicht besser und vor allem ändert es nichts am Geschehen. Was mich hingegen schon sehr verwundert wie wenig vorbereitet unser Politik, die Politikberatung aber auch viele Journalisten sind und waren. Es scheint als wäre die zweite Amtszeit von Donald Trump für diese „Berufspolitiker & Amerikaexperten“ quasi wie ein unvorhersehbares Naturereignis vom Himmel gefallen. Letztlich ist man auf dieser Seite des Atlantik nur ein interessierter Beobachter manchmal auch ein erschrockener Beobachter, – der irgendwie hoffte, dass es den Bürgern der USA doch noch irgendwie gelingt die liberale Demokratie über die Trumpjahre zu retten. Besonders erschrocken hat mich der Angriff der Trumpadministration auf das kollektive Bildgedächtnis der USA, das erinnert doch sehr stark an die Stalinistische „Bildretusche“[6]. Die Auswirkungen der Trumpschen „Säuberung“ des kollektiven Bildgedächtnis des USA werden ja schon im Regionalteil der Rheinpfalz diskutiert, das wirkt ja schon bis in die tiefste deutsche Provinz, die Pfalz hinein[7].

Letztlich lebt man dann doch in Europa. Deshalb ist es gut, dass wir in Deutschland wohl demnächst eine neue Regierung haben. Ich hätte mir lieber eine andere Regierung gewünscht[8], aber nun muss man hoffen, dass es zu dieser Regierungsbildung kommt. Immerhin wird es keinen CSU-Verkehrsminister geben, – das ist ja schon mal was. Von einer CDU-geführten Regierung hätte ich schon erwartet, dass sie die Wehrpflicht oder auch ein verpflichtendes Gesellschaftsjahr einführt. Ich bin wohl einer der wenigen SPD-Mitglieder, die das für sinnvoll halten, was ich ja auch in diesem Blog schon dargestellt habe[9], wobei ich bisher innerhalb der SPD nie mitbekommen habe, dass das die „Wiedereinsetzung der Wehrpflicht oder die Einführung eines verpflichtenden Gesellschaftsjahres “ irgendwie innerparteilich diskutiert wurde. Marina Kormbaki hat zur Wiedereinführung der Wehrpflicht übrigens einem sehr guten Leitartikel in einem der letzten Spiegel verfasst[10].

Ich bin ja wie bekannt SPD-Mitglied und ich werde bei anstehenden SPD- Mitgliedervotum für diese neue schwarz-rote Regierung unter einem Kanzler Merz stimmen. Abgesehen davon halte ich auch nicht viel postelektoralen Mitgliederentscheiden. Der Souverän ist der Wähler am Wahltag der Bundestagswahlen. Im Grundgesetz heißt es dazu „Die Abgeordneten des Deutschen Bundestages werden in allgemeiner, unmittelbarer, freier, gleicher und geheimer Wahl gewählt. Sie sind Vertreter des ganzen Volkes, an Aufträge und Weisungen nicht gebunden und nur ihrem Gewissen unterworfen“ (Art 38 GG).

Ich bin zwar nicht begeistert vom Programm dieser „designierten“ schwarz – roten Regierung, – auch nicht vom designierten Kanzler Merz, – aber die Alternative zu dieser Regierung, wäre ein politisches Chaos von dem nur die AFD profitieren würde. Man muss sogar hoffen, dass die Regierungsbilanz dieser neuen Regierung erheblich besser wird, als die der gescheiterten Ampel, denn ansonsten wird man wohl damit rechnen müssen wird dass die AFD die stärkste politische Kraft in Deutschland werden könnte.

Immerhin eines ist sicher, – trotz instabiler politischer Weltlage, der erratischen Zollpolitik der Trumpadministation, der Frühling lässt sich nicht mehr vertreiben, – ein paar letzte Mandelbäume blühen noch im Leiningerland und an der Unterhaardt, ansonsten blühen überall die Kirschbäume und auch die ersten Apfelblüten sind schon zu sehen.

Den gestrigen Frühlingstag habe ich u.a. auch dazu genutzt mit einem meiner Kinder „Bärlauch“ zu sammeln, – den Rest des Tages verbrachte ich mit der sehr interessanten Lektüre des Buches „Souvenirs d’un apatride“ – den politischen Memoiren von Daniel Cohn-Bendit die er zusammen mit Marion van Renterghem verfasst hat. Ich denke, dass eine deutsche Übersetzung bestimmt irgendwann folgen wird. Ich könnte mir auch vorstellen, dass  dieses Buch in Deutschland einen großen Leserkreis finden würde!

Bibliographie:

Cohn-Bendit, Daniel; Van Rentergehm, Marion (2025): Souvenirs d’un apatride. Daniel Cohn-Bendit avec Marion Renterghem. Paris, © Mialet – Barrault, département de Flammarion, 2025. ISBN 978-2-0804-8065-1

Krause, Joseph E.; Terrien, Samuel; Stege, Gisela (Übers.)(1977): Die Bibel. Ausgewählt, nacherzählt und illustriert für junge Menschen. (The Childrens Bible). Stuttgart, 1977, © 1964 Western Publishing International S.A. Zug, © 1962 Fratelli Fabri Editore, Milan, © 1968 Delphin Verlag, Stutgart und Zürich for the German Edition, 10. Auflage 1977, ISBN 3-7735-4915-6

Christophe Neff, verfasst und veröffentlicht am Palmsonntag 13.04.2025


[1] Man kann im Internetarchiv einen Scan der amerikanischen  Children’s Bible von 1965 ausleihen und lesen.

[2] Tagebücher – Warum wir sie schreiben und wie die Forschung sie nutzt. Wiederholung vom 12. Oktober 2024,    SWR Kultur, 11.04.2025.

[3] Der erste Blogbeitrag von Paysages wurde am unter dem Titel « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » am 24.05.2009 in Netz gestellt, am folgte „II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch.“. Paysages starte im Mai 2009 als Abonnentenblog der Tageszeitung Le Monde, siehe dazu auch „La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr“zur weiteren Geschichte siehe auch „Paysages – quinzième année d’existence sur la toile donc déjà cinq ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais)“.

[4] Siehe u.a. auch „Lesenotizen zu „der Bücherfreund“ von Monika Helfer (Text) & Kat Menschik (Illustrationen)“ und „Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule“.

[5] Siehe u.a. „Wir verlassen Yale – Es ist besser, zu früh zu gehen als zu spät – ein Gastbeitrag von Marci Shore, die Zeit Nr. 14 , 2. April 2025“, „US-Professorin über USA-Auswanderung„Man spürt die Gewalt in der Luft“ Marci Shore ist renommierte Professorin der Yale University. Jetzt wandert sie nach Kanada aus. Ein Gespräch über Feindeslisten, Waffengewalt und Schuldgefühle. Die Taz, 04.04.2025“,  „Marci Shore im Gespräch : „Amerika geht unter“, FAZ, 12.04.2025“.

[6] Siehe u.a. auch „Stalins Retuschen“, DLF 19.02.1998.

[7] Siehe u.a. „Für uns ist das was ganz neues – Interview : Ein paar Fotos, die US-Präsident Trump gerade von den Internetseiten des US-Militärs löschen lässt, versucht Jens Pakenis zu sichern. Versteht sich das Docu-Center Ramstein als Geschichtsretter ? Das hat Anke Herbert den DCR-Leiter Jens Pakenis gefragt.“ Die Rheinpfalz, Nr. 86, Südwestdeutsche Zeitung, Freitag 11. April 2025, (Digitalversion = Trump lässt digitale Bilder löschen: Kann Ramstein US-Militärgeschichte retten? 10. April 2025, die Rheinpfalz )

[8] Siehe u.a. auch „Bundestagswahl 2025: Meine Erststimme für Isabel Mackensen-Geis, meine Zweitstimme für die SPD !“.

[9] Siehe u.a. auch „Bundestagswahl 2025: Meine Erststimme für Isabel Mackensen-Geis, meine Zweitstimme für die SPD !“.

[10] Siehe „Junge Männer sollten wieder Dienst tun – und Frauen möglichst auch“ Der SPIEGEL-Leitartikel von Marina Kormbaki, Spiegel, 15/2025, 04.04.2025.  

Poste restante : Alger  – pour ne pas oublier Boualem Sansal !

Boualem Sansal est porté disparu dans une prison algérienne ! J’ai découvert la nouvelle par le petit billet « Pour Boualem Sansal » publié par Pierre Assouline dans la République des livres le 23. Novembre 2024 ! En lisant les lignes de Pierre Assouline, en particulier « Au début des années 30, ils n’étaient qu’une poignée d’écrivains à inquiéter leurs lecteurs sur les dangers à venir annoncés par la montée du nazisme. Ils manifestaient là un devoir d’intranquillité correspondant à l’idée qu’ils se faisaient se leur vocation d’écrivain. Dans l’Europe d’hier, ils s’appelaient André Suarès, Klaus Mann… Dans l’Europe d’aujourd’hui, ils s’appellent Kamel Daoud, Boualem Sansal… Des lanceurs d’alerte contre l’islamo-fascisme » je pensais au premier livre de Sansal que j’avais lu durant l’été  2008,  et j’espérais que Sansal, l’écrivain dissident, – le prisonnier politique pourrait regagner la liberté dans un court délai, – mais hélas je ne me faisais aucune illusion ! « Poste restante : Alger Lettre de colère et d’espoir  à mes compatriotes ».  Ce livre, en version folio, qui débute avec l’avant propos « A la mémoire de Mohamed Boudiaf Président de l’Algérie de janvier à juin 1992 Assassiné à Annaba le 28 juin 1992 Par un officier de la garde présidentielle » je l’avais acheté dans la libraire Adamus, à Leucate il y a maintenant presque 20 ans. J’aimais bien cette librairie, qui a malheureusement disparue, comme beaucoup d’autres petites librairies & point vente de presse qui disparaissent « sans faire de bruit » du paysage ruraux français. Au fil des années dans « paysages » ici et là je parlais aussi un peu de cette charmante petite librairie[1]. Et concernant le livre « Poste restante: Alger. Lettre de colère et d’espoir à mes compatriotes » je crois que c’était même Mireille Adamus qui me l’avait recommandé !  Et maintenant après 16 ans, – le pouvoir algérois lasse disparaitre Sansal dans une prison inconnue. Heureusement,  dans le Monde francophone[2] les écrivains, les intellectuels se sont très mobilisés pour Sansal, – je citerai simplement la tribune écrite par Kamel Daoud « Des Prix Nobel de littérature se mobilisent pour Boualem Sansal » publié dans le Point. On retrouve ces appels sous le Hashtag #BoulemSansal dans Mastodon ou chez Bluesky » . En Allemagne par contre la mobilisation est plutôt restreinte, – on retrouve l’article d’Iris Radisch « Boualem Sansal ist verschwunden » dans la Zeit, un article dans la TAZ « Algerischer Schriftsteller verschwunden. Der Schriftsteller Boualem Sansal ist verschollen“, Heiner Wittmann „Die Verhaftung von Boualem Sansal in Algerien“ dans le Frankreich Blog et l’auteur de paysages en parle dans son dernier billet „Blognotiz 24.11.2024: Worms im Nebelmeer“. Dans les pays anglophone c‘est plutôt le silence complet. Il reste donc que d’espérer que Boualem Sansal retrouve bientôt sa liberté et de lire ses livres. Et naturellement ne pas oublier ces milliers d’autres écrivains, artistes, dissidents, prisonniers politiques dans le reste du monde, comme par exemple Maria Kalesnikava en Biélorussie[3] ou Mahsa Amini et le mouvement Femme, Vie, Liberté en Iran[4].

Bibliographie :

Sansal, Boualem (2006) : Poste restante : Alger Lettre de colère et d’espoir  à mes compatriotes. Paris, Folio – Gallimard (© Éditions Gallimard 2006), ISBN 978-2-07-035550-1

Christophe Neff, Grünstadt le 03.12.2024


[1] Voir aussi « Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009) » , « Blognotice 14.10.2012: encore une nouvelle librairie à Leucate » et « Blognotice 16.06.2022: Retour à Leucate – des vagues de la méditerranée qui se brisent au Cap Leucate jusques aux neiges du massif du Carlit – récit d’un cours de géobotanique en juin 2022 ».

[2] Voir aussi « Arrestation de Boualem Sansal : les réactions du monde littéraire De nombreux auteurs et institutions littéraires s’émeuvent et exigent la libération de l’écrivain algérien, arrêté à Alger le 16 novembre. Propos recueillis par Raphaëlle Leyris et Florent Georgesco» Le Monde/LeMondeAfrique 28.11.2024.

[3] Voir aussi « Maria (für Maria Kalesnikava) » et « Pour une juste cause – „Maria Kalesnikava“ emprisonné depuis plus de 1000 jours »

[4] Voir aussi « Le prix Sakharov attribué à Mahsa Amini et au mouvement des femmes en Iran –  Femme, Vie, Liberté » et « Courir toujours plus loin pour un brin de liberté (pour les courageuses femmes iraniennes) ».