Botaniste – un livre qui invite à rêver de voyages, de plantes et de paysages lointains

botaniste livre couverture bandeauBotaniste – le livre écrit par Marc Jeanson et Charlotte Fauve est un beau petit livre qui invite à rêver de voyages, de plantes et de paysages lointains et même de paysages les plus proches. Des plantes qu’on peut trouver au coin de la rue chez soi. Comme Caryota angustifolia que l’auteur découvre dans la jungle urbaine de New York. « Un jour, c’est en regardant une pousse s’etirer dans cette jungle urbaine que j’ai decouvert un palmier, Caroyta angustifolia  Zumaidar & Jeanson – caroyte à feuilles étroite, tel est son nom, celui qui je lui ai donné. (Jeanson & Fauve (2019),  p. 10) »

J’ai découvert le livre dans le Monde, le 10 Juni 2019, – par la critique  de Lucien Jedwab  « Les botanistes, inlassables défricheurs  – Ecrit par Marc Jeanson et la journaliste Charlotte Fauve, un récit à l’écriture alerte explore la science du végétal sous toutes les coutures. ». Comme je fus immobilisé chez moi à Grünstadt à la suite d’une blessure de sport depuis fin juin, ce livre m’a permis de faire des extraordinaires voyages à travers le monde végétal des pays lointains, mais aussi faire revivre quelques souvenirs personnels de ma jeunesse étudiante, de ma vie professionnelle, de mes voyages. Naturellement ce n’était pas le seul livre qui m’a accompagné et qui m’accompagnait pendant ce long arrêt de travail de maladie. J’en n’ai même dévoré une quantité assez impressionnante.

Mais ce livre, me rappelait pendant que mon « rayon d’action se limitait à notre jardin, l’hôpital de Grünstadt, les sessions de kinésithérapie », à quel point j’aime la partie « terrain » de mon travail de scientifique, de géographe-écologue de l’ancienne école naturaliste (allemande). Et parfois je rencontre des phrases, qui me rappelaient ce que j’écrivais il y a quelques années dans paysages. «  Malgré d’appels d’éminents scientifiques un renouveau de de la taxonomie,  les naturalistes à l’ancienne, qui savent reconnaître  une plante, mais aussi reconnaître et expliquer son écologie et son fonctionnement deviennent une espèce en voie de disparition (Jeanson & Fauve (2019),  p. 115, 116)». Malheureusement c’est vrai, et cela devient de pire en pire, – j’avais écrit des lignes semblables, il y a maintenant presque trois ans dans le billet « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati ».

J’ai lu « botaniste » en utilisant ma petite bibliothèque « phytogéographique/botanique » privée, que je me suis constituée pendant presque trente ans de carrière, – j’ai surtout consulté « Field Guide to Trees of North America[1], Field Guide to  Trees of Southern Africa[2] et Guide to Trees introduced into Southern Africa[3] » – et je me suis rendu compte que le livre que je voulais m’acheter il y presque vingt-cinq ans « Palms throuhgout the World » ne figurait, n’existait pas dans ma bibliothèque privée.

Naturellement on peut bien lire botaniste, sans bibliothèque privée « phytogéographique /géobotanique » grâce à « Dr. Google, ou en utilisant Wikipedia. Dans ce contexte je me suis aperçu, que certains articles « botanique » sur Wikipédia sont parfois dans un triste état. Même chose sur les personnalités botaniques – sur Maurice Schmid dont les auteurs « dédient quelques fleurs écloses sur la  page 216 », – on trouve un petit article dans la Wikipédia  espagnole, mais malheureusement pas un mot dans la Wikipedia.fr . Mais enfin on trouve un arcticle assez complet sur Gérard-Guy Aymonin dans le Wikipedia.fr,  – dont le livre de Jeanson & Fauve porte le souvenir – et nous rappelle que Monsier Aymonin fut la mémoire vivante de l’herbier (p.64).

En lisant les lignes de « Botaniste », en consultant ma bibliothèque, en voyageant à travers plantes, jardins et paysages je me disais qu’on pourrait aussi éditer une version « Beau- livre » de Botaniste, avec une deuxième partie traitant chaque plante décrite dans le livre, avec un petit résumé décrivant taxonomie et écologie, carte de répartition historique et de répartition actuelle. Photos & images historiques, photo de planche d’herbier etc. Naturellement un tel livre, couterait le double voire le triple du livre actuel, et de plus cela serait peut-être là un autre livre. Naturellement le livre mériterait une traduction anglaise pour trouver aussi un public international. Peut-être même le beau livre dont je parlais gagnerait d’être édité dans une version bilingue français/anglais, car cela élargirait certainement le public pour un tel livre. En plus une traduction allemande du livre dans l’édition actuelle s’imposerait aussi, – même si les botanistes de terrains professionnels en Allemagne se rétrécit comme une peau de chagrin, nous avons ici une très large communauté de botaniste amateurs (pharmaciens, professeurs de lycée et de collèges, jardiniers &paysagistes etc.) qui s’intéressent aussi à l’histoire botanique.

J’ai beaucoup aimé ce livre, mais il faut être conscient qu’il nous parle d’un univers qui est de plus menacé. Je me demande parfois, qui dans quelques années sera capable de reconnaitre et identifier la « Valériane rouge (Centranthus ruber)» au coin de ma rue à Grünstadt, des Palmiers qui poussent dans mon jardin (Trachycarpus fortunei), les Pourpiers de Cooper (Delosperma cooperi) qui risquent un jour de s’échapper des jardins de la Unterhaardt, les violettes du Cap Leucate (Viola arborescens  Violette ligneuse), l’oiseau du Paradis (Caesalpinia gilliesii) qu’on retrouve ici et là dans le pays Leucatois[4] etc.. Et naturellement dans le livre de Marc Jeanson, on a parlé beaucoup de palmiers, car Marc Jeanson est un spécialiste des palmiers. Donc c’est aussi une lecture très enrichissante pour tous les amateurs de palmiers.

Et pour finir, – dès le début « Botaniste » m’avait émerveillé car il parlait de Michel Adanson. En Septembre dernier lors du dernier congrès Floramac à Madère j’ai tenu un exposé sur la description de la végétation de l’ile de Faial (Acores) par Michel Adanson[5]. Michel Adanson est un de ces grands botanistes, presque tombé à l’oubli de nos jours, dont nous parle ce petit livre avec une charmante légèreté. C’est peut-être même le grand exploit de ce petit livre, – il nous laisse revivre le monde des anciens botanistes de terrains, des jardins disparus et des herbiers, ces archives du vivant, du monde végétal.

Et pour finir, – Marc Jeanson est un des heureux botanistes qui a trouvé un poste de botaniste scientifique au Museum d’histoire naturelle, – il est responsable de l’herbier[6] et en plus il a découvert et décrit une nouvelle espèce de palmier « Caroyta angustifolia  Zumaidar & Jeanson[7] ». C’est une belle réussite professionnelle.

Personnellement, j’ai aussi eu de la chance, je suis un des rares géographes naturalistes, géobotanistes, même si je ne fais presque plus de recherche, mais beaucoup de travail d’administration et des cours, mais c’est le système allemand, qui peuvent bien vivre de leur travail, payer des études à leurs enfants etc…. Mais pour les jeunes doctorants, les Post – doc en botanique traditionnelle, écologie de paysages etc., – que ce soit en France, ou en Allemagne, hélas les perspectives professionnelles, je n’en vois pas trop actuellement! Nos sociétés parlent tellement de biodiversité, d’écologie de paysages, des bouleversements des écosystèmes, des changements climatiques …. Mais en réalité, à part quelques beaux discours du dimanche, nos sociétés ne sont pas prêtes à financer les postes de recherche nécessaires. Et en France, même si la situation n’est pas brillante, elle est encore meilleure qu’en Allemagne. De ces choses-là, qui font malheureusement partie du système de recherche actuelle, le livre ne parle presque pas. Mais ce n’était certainement pas son objectif.

A part cela, ce petit livre, est une merveilleuse lecture, qui permet de découvrir le fabuleux pays des botanistes, des herbiers et du monde végétal.

Bibliographie

Glen, Hugh; Van Wyk, Braam (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town, 2016, Struik Nature, ISBN 978-1-77584-125-8

Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604

Jeanson, Marc; Fauve, Charlotte (2019): Botaniste. Paris, Bernard Grasset, ISBN 978-2-246-85745-7

Jones, David L. (1995):        Palms : throughout the world. Washington D.C., Smithsonian Inst. Press, ISBN 1-56098-616-6

Kershner, Bruce; Mathews, Daniel; Neslon, Gil; Spellenberg, Richard (2008  ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. Foreword by  Craig Tufts, NWF Chief Naturalist. New York, Andrew Stewart Publishing, INC, ISBN 978-1-4027-3875-3

Wyk, Braam van; Wyk, Piet van (2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition, fully revises and greatly expanded. Cape Town, 2013, Struik Nature, ISBN 978-1-77007-911-3.

Christophe Neff, ecrit et publie en aout 2019 à Grünstadt.

[1] Kershner, et al. (2008  ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. New York.

[2] Wyk & Wyk(2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition. Cape Town.

[3] Glen & Van Wyk (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town.

[4] Concernant « Caesalpinia gilliesii » dans le pays leucatois voir aussi : Neff & Scheid (2005) Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

[5] «Un premier aperçu de l’histoire de la description géographique, naturaliste et botanique des Açores : De Michel Adanson  à  la « « História Natural dos Açores » », communication orale, par Christophe Neff (KIT-IFGG), “FloraMac 2018, Funchal, Madeira, 12-15 September, 2018“

[6] Voir aussi « Marc Jeanson, une nouvelle espèce de botaniste. La trentaine toute juste passée, Marc Jeanson réinvente le métier de botaniste au sein de l’herbier du Muséum national d’histoire naturelle à Paris » Dans le Monde.fr (21.8.2014).

[7] Voir Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604

La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr

Vue sur Leucate plage et Lido de Leucate (22.05.2018)
Vue sur Leucate plage et Lido de Leucate/Blick auf Leucate plage und den Lido von Leucate © Christophe Neff, 22.05.2018

Paysages prend fin, au moins dans sa version les blogs Le Monde.fr. Comme je l’ai déjà décrit dans mon avant dernier billet « La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » le Monde a annoncé à ses abonnés bloggeurs que les blogs abonnés seront fermés le 5 juin  2019. Le blog paysages débuta le 24. Mai 2009 avec le billet « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? », suivit par « II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch». Suivaient un peu plus de 420 articles, ceci est le 429ième, dont la plupart fut publiés en français, quelques billets aussi en allemand, et très très rarement aussi des billets en anglais, comme l’été dernier la notice « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 ». Donc paysages sur le Monde.fr fut principalement un blog francophone reflétant mes prises de positions, mes idées, mes lectures, mes paysages, et parfois même simplement une photo d’un train traversant un paysages….. Au début j’avais eu le projet de faire de paysages, – un vrai blog franco-allemand bilingue (français-allemand), mais au fil du temps, par manque de temps (obligations professionnelles, famille), je n’ai pas réussi à réaliser cette idée.  Rédiger un texte et ceci en plus dans deux langues nécessite du temps ! Le dernier texte édité en allemand fut le billet « Erinnerungen an die „märklinModerne“».

Les années « le Monde.fr » du blog paysages furent une aventure intéressante, enrichissante, – et je trouve dommage, que le Monde ferme ses blogs quasiment en catimini.  Des blogs intéressants, comme « près, loin » de Paul Edel, que je suis depuis son début en 2008, vont peut-être disparaitre de la blogosphère francophone, – et on  ne peut qu’espérer que des blogs comme « près, loin » pourront redémarrer sous un autre formule, sur une autre plateforme. D’ailleurs dans ce contexte, je suggère la lecture de « Virginia Woolf, sa dernière lumière d’été » de Paul Edel, un billet particulièrement réussi et peut-être le dernier billet de Paul Edel dans les blogs le Monde.

On peut toujours se demander pourquoi le Monde ferme-il ses blogs abonnés. Les raisons techniques (voir ici) données par le Monde ne me semblent guère convaincantes. Ce qui me semble sûr c’est que les blogs et la blogosphère ont énormément évolué depuis les débuts des blogs le Monde. Les réseaux sociaux, Facebook en première, ont sûrement changé une très grande partie du paysage médiatique  francophone des dernières années. Pas seulement le paysage médiatique francophone, mais ceci est certainement un phénomène global,  cela concerne d’autres pays, et aussi l’Allemagne – et concerne aussi tous les domaines de la presse écrite.

Le blog paysages prend fin sur le Monde.fr. On trouvera à la fin de ce petit billet (après la partie allemand) un tableau des cinq articles les plus consultés de paysages durant la période le Monde.fr. Après avoir sauvé le contenu de mon blog je tenterai de relancer « paysages » sur une autre plateforme durant les prochaines semaines.

Et pour finir, – après 10 ans de blogs paysages sur le Monde.fr, blog qui au moins au début voulait aussi témoigner des relations franco- allemandes, je constate que le fossé qui sépare la France et l’Allemagne, en dépit de tous ces discours de Dimanche (Sonntagsreden en allemand) sur l’importance de l’amitié franco-allemande, ne cesse de s’agrandir. J’ai  l’impression qu’en fait, il ne fut jamais si grand qu’en ce moment. En écrivant mon dernier post sur ma première rencontre avec Notre-Dame de Paris en 1981, j’avais  l’impression que c’était bien au temps de François Mitterrand et de Helmut Kohl que les relations franco-allemandes avaient certainement atteint leur sommet, et ce fossé culturel qui sépare la France de l’Allemagne était alors certainement beaucoup plus étroit que de nos jours. Parfois il me semble que de nos jours ce n’est pas un fossé culturel qui sépare l’Allemagne et la France, mais un océan d’incompréhension mutuelle.

622 034 file vers Ramsen (19.02.2019)
622 034 file vers Ramsen/622 034 fährt in Richtung Ramsen (Herxheim am Berg), © Christophe Neff, 19.02.2019

Paysages geht zu Ende, zumindest in der Version les „blogs le Monde“. Wie ich es schon zuletzt in „« La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » beschrieb, hat le Monde seinen Bloggern mitgeteilt, dass die Abonnentenblogs auf le Monde.fr zum 5. Juni 2019 geschlossen werden. Paysages begann am 24.Mai 2009 mit dem Beitrag „« I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? », gefolgt von « II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch». Danach folgen etwas mehr als 420 Artikel, dies hier der 429. Die meisten dieser Artikel wurden auf Französisch verfasst, einige auf Deutsch, und sehr sehr wenige auch auf Englisch, wie beispielsweise der im Sommer 2018 verfasste Beitrag „Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018“.

Damit war paysages ein vorzugsweise französischsprachiger, ein francophoner Blog, in den ich meine persönlichen (manchmal politischen) Ansichten (prises de position), meine Ideen, meine Lektüren, meine Landschaften beschrieb und manchmal nur ein Bild eines durch eine Landschaft fahrenden Zuges zeigte. Am Anfang von paysages stand eigentlich die Idee, aus paysages ein deutsch-französischen Blog, einen zweisprachigen Blog zu gestalten, aber diese Idee konnte ich letztlich aus Zeitmangel (berufliche Zwänge, Familie etc.) nicht umsetzten. Einen Text in zwei Sprachen zu verfassen braucht einfach Zeit. Der letzte in Deutsch verfasste Beitrag auf paysages war „Erinnerungen an die „märklinModerne“.

Die Le Monde Jahre von paysages waren ein interessantes Abenteuer, eine bereichernde Zeit, und ich finde es schade, dass der Monde seine Blogs quasi im Verborgenen schließt. Lesenswerte Blogs wie beispielsweise « pres, loin » von Paul Edel, dem ich seit seinem Beginn 2008  folge, werden vielleicht von der frankophonen Blogosphäre verschwinden. Man kann eigentlich nur hoffen, dass Blogs wie « pres, loin » von Paul Edel unter einer anderen Form, auf einer anderen Plattform wiederauferstehen werden. In diesem Zusammenhang empfehle ich die Lektüre von „Virginia Woolf, sa dernière lumière d’été“ ein bemerkenswerter und vielleicht der letzte Blogbeitrag von Paul Edel auf le Monde.fr.

Die Frage wieso Le Monde.fr seine Blogs einstellt bleibt unbeantwortet. Die Gründe die Le Monde.fr angibt (siehe hier auf frz,), d.h. technische Gründe durch geplante Veränderungen in der Internetpräsenz von Le Monde.fr, erscheinen nicht überzeugend zu sein. Was sicher zu sein scheint ist, dass die Blogosphäre seit dem Beginn der Blogs auf Le Monde.fr sich sehr verändert hat. Die sozialen Netzwerke, insbesondere Facebook, haben die francophone Medienlandschaft erheblich verändert. Das betrifft, d.h. die Dominanz der sozialen Netzwerke, natürlich nicht nur die francophone Medienlandschaft, sondern auch andere  Länder wie z.B. Deutschland. Es ist ein globales Phänomen, welches vor allen den Printmedien weltweit zu schaffen macht.

Die Zeit von paysages auf le Monde.fr geht zu Ende. Am Ende dieses zweisprachigen Blogbeitrages befindet sich eine Zusammenstellung der fünf Artikel von paysages die am häufigsten konsultiert, ja ggf. sogar gelesen wurden.

Ich werde in den nächsten Wochen versuchen die Inhalte von paysages zu erhalten – und paysages in anderer Form auf einer anderen Plattform neu zu starten.

le Rhin - frontière franco-allemande à Lauterbourg (17.08.2017)
le Rhin – frontière franco-allemande à Lauterbourg / der Rhein – deutsch-französische Grenze bei Lauterbourg © Christophe Neff 17.08.2017

Und am Ende noch eine Bemerkung zu den deutsch-französischen Beziehungen. Nach zehn Jahren paysages auf Le Blogs le Monde – und paysages wollte zumindest in den Anfängen auch ein deutsch französischer Blog sein – muss ich feststellen, dass der Graben der Frankreich und Deutschland trennt, trotz aller Sonntagsreden über die wichtige, gar lebensnotwendige Bedeutung der deutsch-französischen Beziehungen, noch nie so groß war wie heute. Als ich meinen letzten Blogbeitrag über meine erste Begegnungen mit Notre Dame de Paris im Jahre 1981, als ich mit dem Fahrrad von Schramberg fuhr, verfasste, kam ich zum Schluss, dass die deutsch-französischen Beziehungen in den Zeiten von Helmut Kohl und François Mitterrand wohl am besten gediehen, dass der Graben der beide Länder trennt, zu dieser Zeit wohl am engsten war. Zurzeit will es mir manchmal so erscheinen, als würde unsere beiden Länder Frankreich und Deutschland nicht von einem kulturellen Graben getrennt, sondern von einem Ozean von gegenseitigen Un- und Missverständnissen.

Et voici les cinq articles les plus lus sur paysages. Und hier die 5 am häufigsten gelesenen Artikel auf paysages

Photos/Bilder toutes/alle © Christophe Neff

Christophe Neff, Grünstadt 23.04.2019

De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris»

Je venais juste d’avoir dix-sept ans. J’arrivais en vélo, depuis Schramberg en Forêt-Noire,  après avoir traversé la Forêt-Noire, les Vosges via le Col de la Steige, la Lorraine en passant par Colombey les Deux Églises. En fait c’était un pari avec mes camardes cavaliers du club d’équitation de Schramberg  du Beschenhof à Schramberg-Sulgen, – que j’arriverais  à faire le trajet « Schramberg- Paris » en trois jours en vélo. La nuit tombant, longeant la Seine, Quai de la Tournelle, Quai de Montebello je découvris la silhouette de la Cathédrale Notre-Dames de Paris. J’en fu ébloui, et ébloui je continuais à forcer les pédales, j’avais encore  les Champs-Élysées  devant moi, avant d’enfin arriver à la Place de l’Etoile. En fait, je ne me rappelle plus très bien si les frères et sœur Laetitia & Bruno M., m’avaient cherché en voiture  avec leur père, à la Place de l’étoile ou à la Porte Maillot, mais je pense que ce fut la Porte Maillot. Mais je me rappelle encore très bien les pavés des Champs-Élysées, j’étais crevé il faisait nuit, et comparé à la Haupstrasse de Schramberg, il y avait une circulation assez dense.

Laetitia et Bruno, que je les ’avais connus au camping de Mus, dans le Gard pas loin de Vergèze. C’est au camping du Mus, ce camping qui longeait la voie ferrée Nîmes – Montpellier, qu’on avait passé l’été 1980 en famille avec la tante et l’oncle alsacien, – mon grand-père Jean Migliori était malade, mourant – et nous passions les journées soit à l’hôpital à Nîmes, soit chez la grand-mère à Aubord, – soit parfois à la plage au Grau – du – Roi ou à La Grande Motte, ou simplement à la petite piscine de Calvisson. C’était en 1980 et il y avait encore des trains de marchandise sur la ligne de Chemins de Fer Nîmes- Sommières -Le Vigan. On pouvait voir passer le train du soir vers Le Vigan, en fin d’après-midi depuis la piscine de Calvisson.  D’une part ce fut un été triste, car je perdais mon grand-père, – mais le chagrin n’était pas trop douloureux, grâce aux amitiés de vacances de camping comme Bruno et Laetitia. Donc en été 1981 je leurs rendis visite en faisant le trajet Forêt-Noire – Paris en vélo.

Voyant « Notre Dame » en flammes, ce soir du lundi 15 avril 2019 sur mon écran notebook, je me suis souvenu comment j’ai aperçu dans les derniers rayons de soleil d’un soir d’été en 1981 depuis mon vélo la vielle « Dame ». Mes visites de « Notre Dame », la première tout de suite après avoir débarqué à vélo à Paris, où j’avais entre autres visité une partie de la charpente, cette forêt de poutres. Je suis revenu plusieurs fois depuis rendre visite à la vielle dame, la dernière fois je pense ce fut durant un congrès en 2002[1]. En fait je  ne logeais qu’à quelques pas de l’Île de la Cité , le congrès se tenait à la Sorbonne. C’était d’ailleurs aussi la dernière fois que je mis les pieds à Paris intra-muros. Depuis j’ai vu assez souvent Notre Dame et aussi la tour Eiffel depuis l’avion traversant le ciel de Paris, les avions reliant Francfort à Lisbonne survolent assez souvent Paris. Et naturellement beaucoup de changements d’avion à CDG ou à Orly, sans mettre les pieds en dehors de l’aéroport. Le contact avec Bruno & Laetitia s’endormit pendent mon bac, le service militaire, -mes stages d’application d’officier de réserve à la Bundeswehr etc. Les flammes de Notre Dame ont fait ressurgir les souvenirs de ma première rencontre avec Notre Dame en 1981, de l’été passé chez Laetitia & Bruno – et ceci après presque 38 longues années.

Voyant la toiture de Notre Dame dévorée par les flammes j’avais l’impression que le cœur de la France éternelle saignait. Notre Dame de Paris n’est certainement pas la seule église avec laquelle j’ai disons un lien affectif spécial. La Cathédrale de Strasbourg certes, – pour diverses raisons familiales & personnelles, mais aussi historiques comme par exemple le serment de Koufra « « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg » ou pour ainsi dire où souvenirs personnels et histoires convergent, – pour ma grand-mère Germaine Migliori, qui décéda en 2011, c’était certainement son église, sa cathédrale. Dans mes souvenirs d’enfance[2] – la cathédrale de Strasbourg fut certainement la plus grande, la plus impressionnante et certainement la plus belle des Cathédrales.

Ou la petit église St.Nickolaus à Buchenberg (Königsfeld), église presque millénaire, certainement une des plus anciennes églises de Forêt – Noire, qui est tellement inconnue, dont on ne trouve même pas d’article Wikipédia, et je parle ici de wikipedia.de. Perdue au fond de la Forêt – Noire elle attend d’être découverte par le pèlerin à la recherche d’églises romanes dans le Sud de l’Allemagne. Ou par exemple les vitraux de la Cathédrale Saint-Paul d’Abidjan m’ont laissé un souvenir inoubliable. Ou  le silence du Prieuré de Serrabone sur les contreforts du Canigou,- mais apparemment je dirais que dans ma géographie imaginaire- Notre Dame de Paris et l’Ile de la Cité est le cœur de la France éternelle – ou le centre de ma géographie imaginaire de la France.

En voyant les blessures et les séquelles que l’incendie de dimension dantesques a laissées derrière soi, je disais à ma fille Viola, que je ne pensai pas voir de mon vivant la Cathédrale de Notre Dame reconstruite, – en tous cas pas la « forêt » de la charpente de la toiture. Dans ce contexte les annonces du gouvernement, de reconstruire la cathédrale en cinq ans, me semble être très ambitieuses, et parfois je me demande si en dehors des travaux de stabilisation et de sécurisation où la vitesse s’impose,- il  ne serait peut-être pas nécessaire de prendre plus de  temps de réflexion, à réfléchir à ce que l’on veut reconstruire[3]. La reconstruction d’un bâtiment millénaire, où l’histoire, l’imaginaire[4], le temps et même divers architectes on laissé leurs traces[5], nécessite je pense un temps d’analyses, de réflexion. Consolider avant de rebâtir à la hâte, me semble être une meilleure option[6].

Peut-être me suis-je trompé en disant à ma fille que je ne verrai pas de mon vivant Notre Dame de Paris reconstruite. Je ne le sais pas. Je sais par contre, que grâce à la formidable action des pompiers de Paris, le pire a été évité, – « Fluctuat nec mergitur » – battue par les flots de l’histoire elle ne sombre pas !

La Cathédrale de Notre Dame en flammes m’a fait ressurgir le souvenir, de l’été 1981 – une aventure en bicyclette entre Schramberg et Paris, l’Île de la Cité, le quai de Montebello, la  charpente dite la « forêt »  de Notre Dame. En 1981, c’était déjà un monument très apprécié par les touristes, mais l’affluence n’était en aucun cas comparable aux masses de touristes de nos jours. On pouvait encore, après avoir gravi les 387 marches pour attendre le sommet de la tour sud paisiblement regarder les flots de la Seine s’écoulant sous le petit pont, les bouquinistes sur les quais de la Seine, –  c’était un peu le paysage – dont nous parlait notre livre de français au Gymnasium Schramberg. Le livre s’appelait « Salut »,  et entre 1975 -1985 de milliers de lycéens allemands du Bade-Wurtemberg apprenaient leurs premiers mots de français, dans un paysage imaginaire que ce livre d’apprentissage de français dessinait  entre « Boul  Mich » et l’Île de la Cité. C’était très loin de l’image du roman de Victor Hugo sur Notre Dame de Paris. Mais ce fut aussi une découverte des paysages de Paris. La plupart de mes collègues bacheliers ont surement découvert « Notre Dame de Paris », comme d’ailleurs moi-même par le film de  Jean Delannoy  sur le scenario de Jean Autrèche et de Jacques Prévert se basant sur le roman de Victor Hugo avec l’interprétation inoubliable de Gina Lollobrigida dans le rôle d’Esméralda[7].  Plus tard j’ai lu des extraits du livre dans la bibliothèque de mes grands-parents à Aubord. C’était un volume des Œuvres complètes de Victor Hugo du Club français du livre édité par Jean Massin. Peut-être un jour relirai- je le roman de Victor Hugo – sûrement en version poche – car Œuvres complètes de Victor Hugo du Club français du livre édité par Jean Massin dans leurs reliures rouges si caractéristiques semble avoir disparu dans les méandres du temps de l’héritage familial.

Et naturellement je reviendrai sur les lieux de ma jeunesse, pour voir comment progressent les travaux de reconstruction de « Notre-Dame de Paris », et pour me souvenir d’un voyage en vélo de Schramberg à Paris à travers la Forêt – Noire et les Vosges, l’ascension du Col de la Steige. C’était 1981, quelques semaines après l’élection de François Mitterrand, le peuple de gauche fêtait la victoire (on a gagné !!!)[8]  – et moi j’étais jeune – et je fêtais surtout ma jeunesse.

Quelques 15 années plus tard je suivais les obsèques de Mitterrand à Notre Dames de Paris à la télé[9], – la voix de Barbara Hendricks, les mots du Cardinal Lustiger,  les larmes de Helmut Kohl résonnaient dans Notre Dame et sur nos écrans de téléviseurs et ceci même en Allemagne….[10]

Photo(s) prise(s) par ma fille, Viola Veronika durant une visite de Notre Dame, en aout 2015  (© V.V. Neff 2015, © blog paysages 2019)

 

Sources & Ouvrages citées :

Filippetti, Aurélie (2003) : Les derniers Jours de la classe ouvrière. (Stock – Le Livre de Poche), ISBN 2-253-10859-6

En plus différentes versions de « Notre-Dame de Paris. 1482 » de Victor Hugo.

Christophe Neff, écrit pendant la semaine sainte 2019, publie le Samedi 20.04.2019

 

P.S. : C’est certainement un des derniers billets de paysages dans sa formule « Les Blogs Le Monde ». Comme je l’ai déjà décrit dans le précédent billet, le Monde va fermer les blogs abonnés le 5. Juin 2019.

[1] Ce fut la participation au Congrés „Environmental dynamics and history in Mediterranean areas, Paris, Universite de Paris-Sorbonne, 24-26 avril 2002

[2] Avant de déménager à Aubord dans le Gard, mais Grand-parents habitait à Eckbolsheim près de Strasbourg, – et je passais beaucoup de temps chez eux, voir aussi : « Les cloches de Pâques introuvables sur Wikipedia.fr (24.4.2011) » et « Blognotice 22.01.2013: pensées personnelles franco-allemandes sur le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée ».

[3] Voir aussi le tweet d’Aurélie Fillipetti  « Reconstruire…bien sûr. Mais pourquoi tant de hâte? Pour nous rassurer de quoi? Serions-nous incapables d’accepter une part d’irrémédiable? Même refaite à l’identique NotreDame ne sera jamais la même; cet incendie est inscrite dans son histoire. Prenons le temps de la tristesse. »

[4] Voir aussi par exemple Anne-Marie Thiesse « Avec Hugo, Notre-Dame est devenue la cathédrale de la nation » dans le Monde (MERCREDI 17 AVRIL 2019,p.14) (version électronique ici), ou Raphaëlle Leyris « Une « cathédrale de poésie » devenue source d’inspiration pour la littérature  D’innombrables écrivains, à la fois français et étrangers, ont chanté dans leurs écrits les louanges du majestueux édifice, à l’image de Victor Hugo »  (MERCREDI 17 AVRIL 2019,p.13) (version électronique ici).

[5] Voir aussi l’article de Laurent Carpentier « Viollet – le – Duc, restaurateur de mythes. L’architecte français réinventa Notre Dame de Paris au XIXe siècle, en se référant à un Moyen Age revisité » dans le Monde, SAMEDI 20 AVRIL 2019, p.24, version électronique voir ici.

[6] Dans se contexte je suggere de lire « Notre-Dame : pour une cathédrale du XXIe siècle », l’editorial du Monde du 18.04.2019 (Éditorial du Vendredi 19 avril 2019,p.30 dans la version imprimée du Monde)

[7] Sur le rôle du cinéma dans l’imaginaire de Notre Dame, voir aussi « Au cinéma, le joyau gothique piégé dans le rôle que lui a écrit Hugo La cathédrale parisienne doit l’essentiel de sa carrière – essentiellement hollywoodienne – au roman de l’écrivain » de Thomas Sotinel dans le Monde du MERCREDI 17 AVRIL 2019, p.13.

[8] Très belle description de l’ambiance festive après la victoire de François Mitterrand en 1981 dans le chapitre« Le Grand Soir » du roman autobiographique « les derniers jours de la classe ouvrière » de Aurélie Filipetti. Au début de paysages j’avais déjà écrit quelques mots sur ce roman dans les billets «I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? », «  Blogroll : Aurélie Filippetti »,  et puis pour la sortie de la traduction allemande du livre ceci « Blognotice 03.12.2014: La traduction allemande de « La fin de la classe ouvrière » d’Aurèlie Filippetti dans les 20 livres à lire du Literaturherbst 2014 du Spiegel-online ».

[9] Sur le rôle de Notre Dame dans l’histoire de France voir par exemple « Une cathédrale dans l’histoire Construit il y a plus de 850 ans, l’édifice a été témoin des grands événements qui ont marqué le pays » le récit de Jérôme Gautheret dans le Monde (MERCREDI 17 AVRIL 2019, p.12)(version électronique ici)

[10] Document Ina sur les obsèques de François Mitterrand à la Cathédrale Notre-Dame de Paris. A voir ici !

La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr

Le lundi 10 avril 2019 je recevais un email, comme apparemment tous les bloggeurs abonnés du monde, annonçant la fermeture prévue pour des blogs abonnés du Monde pour le 5. Juin. « « Chère abonnée, cher abonné, Vous recevez cet e-mail parce que vous avez ouvert en tant qu’abonné un blog hébergé sur le site du Monde. Ce service prendra fin le 5 juin 2019. Cette fermeture est liée aux évolutions techniques de notre site Internet. A compter du 5 juin, votre blog ne sera plus accessible, et ses contenus, y compris les photos et textes, seront supprimés. Vous disposez de deux mois pour sauvegarder vos contenus et nos équipes vous accompagneront dans cette démarche. Vous recevrez dans les prochains jours un e-mail expliquant de façon détaillée la procédure à suivre pour sauvegarder l’ensemble de vos contenus. Nous vous remercions pour votre fidélité, L’équipe abonnement du Monde »»

J’étais assez étonné de recevoir cet email, – et je me demande encore pourquoi le Monde ferme ses blogs abonnés. D’ailleurs, à une exception près – le billet « 10/04/2019 : Le blog du droit électoral en attente… le Monde.fr va-t-il fermer les blog abonnés ? » du blog « le blog du droit électoral » les bloggeurs le Monde ne semblent pas avoir réagi jusqu’ aujourd’hui. Dans les médias traditionnels, et même dans la blogosphère francophone, on ne trouve que de rares réactions éphémères sur la fin annoncée des blogs abonnés le Monde.fr. Le fameux email qui nous explique comment sauvegarder l’ensemble de nos contenus, – je ne l’ai jusqu’à présent jamais reçu, mais je viens de trouver une page « Mode d’emploi pour sauvegarder les contenus de votre blog » sur le Monde.

Dans ce « Mode d’emploi », il est suggéré de créer un nouveau blog chez wordpress.com et d’y importer le contenu de l’ancien blog leMonde.fr sur le nouveau blog.  J’avais déjà songé à cette possibilité, de redémarrer paysages (ou un nouveau blog) sur wordpress.com, mais il y aussi la possibilité à laquelle j’ai  aussi pensé ; de redémarrer avec le système de gestion de contenu wordpress.org chez un autre hébergeur de site. En fait en Allemagne, et je pense en France aussi, il y assez d’ hébergeurs de blogs, qui se sont spécialisés pour  héberger des blogs (et autres produits) sur les bases de wordpress.org. Mais comme le suggère le Monde il me semble que la solution la plus facile est la création d’un nouveau blog chez wordpress.com et d’importer le contenu de l’ancien blog le Monde.fr.

Je me demande pourquoi la direction de Monde vont abandonner les blogs. Dans l’email qui nous annonce la fermeture des blogs le Monde,  la fermeture est censée être due aux évolutions technologiques des sites internet le Monde. Si je me souviens bien, le début des blogs étaient bien une décision rédactionnelle du Monde, – et pendant les premières années des blogs abonnés,  on essayait même d’attirer des nouveaux lecteurs vers Le Monde avec les blogs le Monde. En fait il y a à peu près dix années, dans la médiasphère francophone, on  parlait beaucoup des blogs le Monde. Vu cela, l’annonce de la fermeture des blogs le Monde, ressemble bien à une action en catimini.

Paysages va donc, après presque dix années d’existence sur le blog le Monde, – paysages débutait avec « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? »  le 24. Mai 2009, disparaitre, au moins dans sa version leMonde.fr. J’espère que je pourrai le faire revivre sous une autre forme.

Je trouve assez dommage de fermer ce formidable « paysage » que formaient les blogs le Monde, quasiment en catimini sans aucune explication rédactionnelle.  Un des blogs que je lisais régulièrement depuis son début « C’est partie » est le Blog  « les panissières » de Claude Bachelier, et dont le dernier billet  « la France et la mort de Iossif Vissarionovitch Djougachvili » mérite qu’on s’y arrête pour une lecture approfondie. Tout ce paysage va disparaitre avec la fin annoncée des blogs le Monde.fr, même si dans le cas de Claude Bachelier, on trouve une partie des billets publiés dans « les panissières » dans son second blog « claude bachelier ». Mais retrouvera-t-on  les billets de « Citoyen et Cie » après la disparation des blogs le Monde ? Est-ce que l’auteur de ce blog le Monde aura le courage et la patience de redémarrer son blog chez wordpress.com ?

Dans ce contexte, j’aimerais aussi rappeler le départ de la République des livres des blogs le Monde, – même si cela concerne un autre registre, car si je me rappelle bien il s’agissait d’un blog invité. Tous les billets écrits par Pierre Assouline durant la période des Blogs le Monde.fr de la république des livres, ont disparu de la blogosphère. Parfois atterrissent sur paysages des lecteurs qui recherchent les traces de « Visconti, une vie de condottiere » la critique de Pierre Assouline sur la réédition de la biographie en version folio de Visconti de Laurence Schifano. Ce sont apparemment les seules traces qui restent des années de la République des livres sur les blogs le Monde.

Concernant la suite de paysages, je ne sais pas encore, comment entamer la suite. Les (rares) réponses des bloggeurs le Monde sur leurs efforts de transférer leurs blogs sur la page réactions ne sont jusque à présent pas très encourageantes. En plus en rédigeant ses lignes je découvre que « paysages » vient d’être victime d’un content scraping (a voir ici) par readtiger.com.

Et enfin, j’aimerais comme tant d’autres bloggeurs abonnés du Monde.fr savoir pour quelles raisons ce service est-il supprimé?

Néanmoins,  je ne sais pas encore trop comment poursuivre « paysages », – et même si je trouve la façon dont le Monde met fins aux blogs abonnés les Monde assez étrange, ces presque dix années de bloggeur sur le Monde.fr étaient après tout aussi une expérience assez enrichissante.

Livres cités :

Schifano, Laurence (2009): Visconti – une vie exposée. Édition augmentée. (Collection Folio/Éditions Gallimard), Paris ISBN 978-2-07-034808-4

Christophe Neff, le 14.04.2019

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

Mandelbüte Grünstadt- Sausenheim 02.03.2019

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, am Freitag den ersten März[1]. Ein paar Tage später konnte man in Herxheim am Berg und auch in Grünstadt die ersten blühenden Osterglocken entdecken.

Mandelblüte (Grünstadt, Sausenheimerstr.), 10.03.2019

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier  amandier en fleurs je le découvris le vendredi premier mars à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Quelques jours plus tard on pouvait observer les premières narcisses en fleurs à Herxheim am Berg et à Grünstadt.

Photos :  Alle/Toutes © Christophe Neff

Christophe Neff le 11.03.2019

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ , „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, sowie „Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » et « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt».

Et finalement les premières neiges sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 15 au 16 décembre 2018

Neiges sur fleurs et fruits d’Arbousier Grünstadt WR © Christophe Neff 16.12.2018

Et finalement les premières neiges sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 15 au 16 décembre 2018. De retour d’un petit weekend end de vacances en Forêt Noire, où les neiges d’hiver recouvraient déjà  sols et toits de la ville de Freudenstadt et  les Grinden du Nordschwarzwald  je découvrais mes arbousiers couvert des premières neiges le dimanche 16 décembre à Grünstadt. A Grünstadt pour une fois de plus la couverture neigeuse n’était que d’une durée éphémère,- le mardi 18 tout avait déjà disparu. Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009,  – en 2012 la neige est arrivée à Grünstadt le 27.10.2012, en 2011 le 18.12.2011, en  2010 vers la fin novembre, et en 2009 dans la nuit du 12 au 13.decembre 2009. L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, les premières neiges de l’hiver 2014-15 tombèrent le 2 décembre 2014. Les premières neiges de l’hiver 2015/16 sont déjà apparues en Octobre, c’est-à-dire le 14 Octobre 2015, – mais à part cette apparition assez précoce de  neige, l’hiver 2015-2016 fut plutôt un hiver où les apparitions de flocons de neiges furent un évènement éphémère – et d’ailleurs le printemps débuta déjà en janvier 2015 avec les floraisons des premiers amandiers sur la Unterhaardt. Les premiéres neiges de l’hiver 2017/18 sont arrivées le 4. Decembre 2017, mais à part ces premières neiges l’hiver 2017/18 était comme si souvent dans la Unterhaardt un hiver sans neige. A voir ce que donnera l’hiver 2018-2019 à Grünstadt et sur la Unterhaardt !

Neiges sur fruits d’Arbousier Grünstadt WR © Christophe Neff 16.12.2018

Photos: toutes © Christophe Neff 16.12.2018

 

Christophe Neff, Grünstadt le 23.12.2018

Blognotice 08.11.2018: Quelle surprise : le Goncourt 2018 attribué à Nicolas Mathieu pour « Leurs enfants après eux »

J’étais assez surpris d’apprendre que le Goncourt 2018  est attribué à Nicolas Mathieu pour « Leurs enfants après eux ». Je suis en train de lire le livre et je trouve que c’est un très bon choix. J’ai découvert le livre par la critique de Macha Sery[1] dans le Monde des livres, pendant un séjour professionnel à Madère. Comme je fus déjà passionné par la lecture de son premier livre « Aux animaux la guerre »[2], j’avais commandé cet ouvrage après mon retour à Grünstadt à la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg chez Willy Hahn. Celui-ci n’apparemment pas trop aimé la lecture du deuxième livre de Nicolas Mathieu comme on peut le découvrir sur la page Facebook de la librairie « à livre ouvert ».  Personnellement la lecture des quelques 270 pages que j’ai déjà lus m’a fortement impressionné et je pense que le livre mérite bien le prix Goncourt. Je ne vais pas aventurer dans la description et la critique dans ce livre que je n’ai pas encore fini, mais je pense  qu’il mériterait une traduction en allemand et anglais comme d’ailleurs aussi « Aux animaux la guerre ».  Pour Nicolas Mathieu qui évolue loin des cercles littéraires et intellectuels parisiens, – il partage sa vie à Nancy entre l’écriture et le salariat – ce prix est une belle récompense – et avec ce prix ce livre pourrait même avoir la chance d’être traduit et de trouver nouveaux lecteurs hors hexagone !

Mathieu, Nicolas (2014) : Aux animaux la guerre. Roman. Arles, Actes Sud, ISBN 978-2-330-03037-7

Mathieu, Nicolas (2018): Leurs enfants après eux. Roman. Arles,  Actes Sud, ISBN  978-2-330-10871-7

Christophe Neff, le 08.11.2018

[1] « Nicolas Mathieu Les vies désœuvrées Avec « Leurs enfants après eux », le romancier accompagne des adolescents sans perspectives au cœur de la Lorraine désindustrialisée. Sensible et juste » dans le Monde des livres, Vendredi 14 septembre 2018, p.1, (en version electronique voir ici)

[2] Voir aussi dans  « Blognotice 15.10.2014: Gare de Gallician 27.09.2014 13 heures 20 »

Blognotice 27.10.2018: Le réveil du lendemain de l’élection présidentielle aux Brésil, sera un réveil difficile, amer et douloureux !

Le réveil du lendemain de l’élection présidentielle aux Brésil, sera un réveil difficile, amer et douloureux !  D’après tous les sondages, sauf miracle Jair Bolsonaro va remporter les élections présidentielles au Brésil. Avec Bolsonaro dans son lit, la démocratie brésilienne va vivre un cauchemar, et comme Maud Chirio l’a récemment dit dans une interview dans le Monde je suis « très inquiète pour la démocratie brésilienne».  Personnellement d’après tout ce que j’ai lu sur « Bolsonaro » je ne le considère pas comme un « Trump brésilien » mais j’ai l’impression qu’il ressemble plutôt à une version brésilienne de Rodrigo Duterte. Difficile de faire des analyses politiques sur un pays que je ne connais que par mes lectures et par ses écrivains. Il y a plus de trente ans, j’avais pris des cours de portugais en fac (à l’Université de Mannheim), pour pouvoir un jour voyager au Brésil, – mais je ne suis jamais arrivé à amarrer sur les côtes brésiliennes bien que j’aie découvert d’autres pays lusophones, -le Portugal, les Azores, la Cap Vert. Bien sûr que je sais, que la faillite de  la classe politique entière[1], la corruption, la criminalité incontrôlée et galopante sont des fléaux qui deviennent de plus en plus menaçants pour une très grande partie de la population brésilienne. Mais je ne crois pas que Jair Bolsonaro  possède un seul véritable remède contre tous ces fléaux qui ravagent la société brésilienne. Et en plus , on peut aussi craindre le pire pour la situation environnementale du Brésil, l’Amazonie, les restes de la Mata Atlântica.. Si certains écrivains comme par exemple Milton Hatoum en cas de victoire de Jair Bolsonaro songent à faire leur valise et d’émigrer en France ou au Portugal[2] la situation est grave. Tout cela me rappelle étrangement la situation de l’Allemagne en 1933.

Oui, le réveil du lendemain de l’élection présidentielle aux Brésil, sera un réveil difficile, amer et douloureux !

Christophe Neff, le 27.03.2018

[1] Voir l’article « Brésil : Bolsonaro, ou la faillite de la classe politique » de Claire  Gatinois, Rérolle dans le Monde, Samedi 27. Octobre 2018, p. 2-4,  (version electronique  voir ici) .

[2] Voir l’article « Les intellectuels s’élèvent contre le candidat d’extrême droite » de Raphaëlle Rérolle dans le Monde, Samedi 27. Octobre 2018, p. 3.  (version electronique voir ici).

Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018

July 2018 was the month in which Europe was heavily affected by wildfire events. There where forest fires in Sweden, in Greece and even in Germany there was one major forest fire event in July 2018.  A Scots Pine Forest near Fichtenwalde was heavily affected by a fire[1], thus remembering German authorities that Germany can also  be concerned by forest fires, – and recalling the terrible souvenirs of the Forest fires of the Lüneburger Heide in summer 1975. But it was Greece which was so heavily hit by several fire events, –the 2018 Attica wildfires – the city of Mati had to face a real “pyrotragedy” to use the words of Paulo Fernandes a portugese wild fire researcher[2]. Mati has been more or less completely erased by the wildfires, a landscape of ruins and desolation and a very high dead toll – about 88 people were killed by the fires in Mati[3]. For me the pictures of the landscape of ruins of Mati called up the souvenirs of the terrible fire event of  Pedrógão Grande[4] in Portugal last year.

Working on forest fires since the beginning of my academic career in 1992, I have been one of those scientists, who are continuously warning that climate change will also increase forest fire risks[5],[6]. But I also warn, since the beginning 1990’s, when I was mapping wild fire risks in the “Garrigues de  Nîmes”[7] under the guidance of Louis Trabaud[8], Peter Frankenberg and Rainer Joha Bender[9] that californisation & rural abandonment & bushencroachment are making the coming generation of forest fires so dangerous.

Californisation[10]  is the “terminus technicus” used in francophone geography, spatial planning and forestry for urban sprawl, housing, urban – forest interface, urban wild – interface etc. But I think the difference between the different English terms is that californisation also designs  the intermix of housing and extremely high inflammable forest (or bushformations like Garrigues, Maquis, Matoral, Chaparal etc. ) and high fuel loading[11].

However what term you use, I prefer californisation, because I think it describes the landscape scenery we can see in many Mediterranean regions of the world perfectly. People want to live like “Californians” constructing their house into a “green scenery” of forests & parks, like in Santa Barbara in California. In fire prone ecosystems, and all Mediterranean ecosystems are fire prone ecosystems, housing in such scenery is just like living on “powder – keg”. A forest fire occurring in this environment is a deadly trap for people, – and this exactly happened in Mati[12]. And what happened in Mati can happen in the suburbs of Lisbon, in the suburbs of Barcelona, Nîmes, Montpellier, Marseille, in La Marsa near Tunis ,- or in California or in Australia (even in the Mediterranean part of Chile and in the Cap region in South Africa). Working since the beginning of the 1990 in western European Mediterranean basin, I known so many locations in this area, where catastrophes like these which devasted Mati in Greece could also happen.

The combination of the consequences of climate change with the cocktail of californisation & rural abandonment will provide us more deadly fires in the Mediterranean regions of Europe (and perhaps also in Central Europe, Scandinavia etc.) – and I think society should react and force the governments to adapt their spatial planning to this enforced risk to see deadly forest fires spread up in that environment, to avoid situations that can lead to such fatal forest fires scenarios as the 1949 Landes Forest Fire which was the most deadly single fire which ever happened in Europe[13]. Concerning the 2018 Attica wildfires, this was a run of different fires, according to informations I could get about the fire.

What happened in Greece in the Attica region in July 2018, what happened in Pedrógão Grande in June 2017, but also in October 2017 in Portugal, these are (or were) real “pyrotragedies” and I hope that the fire season, which is going on until the End of October (in European Mediterranean regions) will not provide us other “pyrotragedies” in the Mediterranean (or elsewhere).

But the real question is if the governments in Greece or in Portugal will learn something from these “pyrotragedies”? The 1949 Landes Forest Fire with is high dead toll of 82 people killed by the fire, – provide a real shock in France – and after this shock France has made an enormous effort of systematic planning and construction of system of “Defending Forest against Wildfire” – “Défense de la forêt contre les incendies (DFCI)[14]” – which is now considered being one of the most effective “Anti Forest Fire Defence System” of the world. Perhaps someone should write down the history of the establishment of the French anti forest fire defense system, – as I know this has never been done – because this was not only success story, but the French responsible were able to learn from their different “failures”[15]– and that is very important.

In this context also associations, like the “Forêt Méditerranéenne”, have a very important role, – just remembering all the conferences dedicated to “fire prevention & wild fire management” and also all the articles dealing with forest fire published in the revue  “Forêt Méditerranéenne”[16]. Articles published in this revue are read by the people working in the forests, – the technicians, the forest engineer in direct contact, at the “frontline” with the “wildfires”. But even this relatively effective system of forest fire management, which has been established in France, is now challenged by “climate change” as recently Thomas Curt and Thibaut Frejaville showed in a study about “Wildfire Policy in Mediterranean France”[17].

My personal opinion is that science and research cannot alone provide the solution, at least perhaps applied geography and spatial planning, because it is a societal problem – how do we deal with californisation (urban sprawl, forest & urban interface, whatever you call it) in a highly inflammable environment – environment which also has a notable charge of fuel loading.  How can we manage this highly inflammable environment including climate change processes. It seems to be very difficult to find consistent solutions for that mix of problems. I personally, after working more or less since the beginning 1990s with forest fire risks, I have not “the solution”- but at least we should be honest to people living in this environment, to tell them, that they are living on a “powder – keg”. If there are no evacuation plans (and evacuation has to be trained), if fire brigades are not well trained and have a good equipment living & housing in such a fire prone environment can become very rapidly a  deadly trap if a fire outbreak is not under control very very fast.  Very very fast means to control the fire 30 minutes after outbreak, – after that threshold of 30 minutes it’s a very hard task to avoid the fire to run out of control and evolve into a large deadly fire event.

Concerning climate change, – I guess, that what I described here for Mediterranean regions, –  we will have to face such scenarios also in Central Europe – because the californisation of landscape is also existing in Central Europe, – the intermix of vegetation with housing – and if climate change scenarios provided by climatologists are correct we will also be confronted with an higher risk of fire eclosion in Central Europe.

And what about climate change and fire risks in old world Mediterranean basin? I think it is very difficult to prove that climate change is responsible for the current fire situation in summer 2018 – or for the 2017 fires in Portugal or the Maghreb[18] – but after all the paper I have read for my profession and also my own research work[19], I am convinced that climate change will make future wild fires more dangerous for people in the Mediterranean regions all over the world in the coming years.

Christophe Neff, Grünstadt 07.08.2018

 

P.S.: This blogpost is a revised and augmented version of a facebook post called “some words about the current forest fire situation in Greece” which I posted on Facebook on 25.07.2018.

 

 

[1] See also „Waldbrand in Fichtenwalde. Das Inferno nebenan“ on Spiegelonline.

[2] Original citation « No dia de 23 de julho o mundo foi surpreendido por mais uma pirotragédia, desta vez nos arredos de Atenas » ,  Paulo Fernandes, published in the « Jornal de Notícias » on Monday the 30 of July 2018.

[3] See also „Grèce : un ministre démissionne après les incendies meurtriers » in Le Monde.fr

[4] See „Incendie de Pedrógão Grande“ in wiki.fr, or „ Incêndio florestal de Pedrógão Grande em 2017” in wiki.pt.

[5] In the blogpost „Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) »,published in juin2009, I remembered that i was one the first scientists, warning that climate change could lead to in increase in Forest Fire risks in Central Europe.

[6] In the blogpost “ The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)”,published in July2009,  I wrote concerning the “1949 Landes forest fire”, that this fire event could be seen as a “historical model for expected forest fires due to global warming in non-mediterranean European forests”

[7] The results of the fire risk mapping were published as a litte book in 1995 in German “Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse“ (ISBN 3-923750-50-1).

[8] Louis Trabaud was of the pioniers of Mediterranean Fire Ecology. He passed away in april 2017, – July Pausas has written a necrology on this personal blog – “Homage to Louis Trabaud”.

[9] Concerning Reiner Joha Bender see also “Blognotice 08.09.2014: Quatre jours de vacances à Leucate, de très petites vacances …. »

[10] See also „Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage »

[11] See also „Californisation“ in Wiki.fr

[12] See also the video published by SPON, showing the devastated Mati after the fire event. The video was taken by an UAV.

[13] See also „The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)

[14] See also „Défense de la forêt contre les incendies » on wiki.fr, even if this article is very poor.

[15] For example see  the special number of the revue forestière francaise dedicated to the fire year 1975 “RFF – SPECIAL – Les incendies de forêts – 1975 (http://documents.irevues.inist.fr/handle/2042/20010) or in 1990  the special number “RFF – SPECIAL – Espaces forestiers… – 1990 (http://documents.irevues.inist.fr/handle/2042/19854) of the same revue, entirely dedicated to forest fire management.

[16] Just to name two examples – in  1990 the French Mediterranean Forests were heavily affected by forest fires, especially the “Massif de Maures” had hard price to pay in this“wildfireseason”. Thus the “Forêt Méditerranéenne” dedicated special numbers of their revue “Incendies & Pin d’Alep T. XIII, n°3, 1992 (Forest fire and Aleppo Pine) and  “Feux et forêts  – Les feux de forêt et la sécheresse en 1990 T. XIII, n°1, 1992 (Fire and Forest – the forest fires and the drought of 1990) to this crucial fire year. Not only to understand what really happened on the terrain during the fire events – but also to improve “prevention”, “forest management” and “Fire defense”.

[17] See „Curt, T. & Frejaville, T: Wildfire Policy in Mediterranean France: How Far is it Efficient and Sustainable?” in “Risk       Analysis ·July 2017 DOI: 10.1111/risa.12855”

[18] See also: Blognotice 14.08.2017: Sècheresse, canicule et feux de forêts – au Maghreb aussi !

[19] Together with some colleagues we analyzed forest fire risks and climate change scenarios and the consequences for Tunisian ecosystems, see :  Neff, C., Aloui, A., El Hamrouni, A., Souissi, A., Grossmann, A. (2007): Ecosystèmes. S. 33–43. In: République Tunisienne, Ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, GTZ (Coopération technique allemande) (Hrsg.): Stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques, Cahier 7, Rapport des groupes d’ experts.

Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt

Mandelbaum im Schnee (bei Herxheim am Berg) 20.03.2018 © Christophe Neff

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Der Frühlingsbeginn  2018 an der Unterhaardt wurde weitgehend vom Einzug des Märzwinters beherrscht. Schnee, Frost und Eis prägten den meteorologischen Tagesablauf. Am astronomischen Frühlingsbeginn am 20.03.2018 war unser Gartenteich in

Frühlingsbeginn 2018 Grünstadt – vereister Gartenteich und Sonnenschein © Christophe Neff 20.03.2018

Grünstadt zugefroren. Märzschnee das gibt

es an der Unterhaardt zwar hin und wieder – aber das es Mitte März nochmals so tiefe Temperaturen gibt, dass kleinere (Still) Gewässer zufrieren – das habe ich dato hier an der Weinstraße noch nicht erlebt. Inzwischen sind Schnee und Eis an der Unterhaardt verschwunden –und der Frühling verdrängt langsam aber sicher den späten Winter. Den ersten blühenden Mandelbaum entdeckte ich schon vor

Mandelbüte 20.03.2018 im verschneiten Rebland bei Herxheim am Berg, © Christophe Neff

Einbruch des Spätwinters zwischen

Herxheim am Berg und Kallstadt am Montag den 05.03.2018[1]. Nun wird es allmählich wärmer, immer mehr Mandelbäume beginnen zu blühen, die Osterglocken entfalten ihre Blütenpracht. Der Frühling zieht ins Land.

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Le début du printemps dans la Unterhaardt fut le retour de l’hiver – le Märzwinter – l’hiver de Mars. C’est avec le terme « Märzwinter » qu’on désigne des épisodes hivernaux avec neiges et fortes gelées en Allemagne. Le début du printemps astronomique le 20.3.2018 fut donc caractérisé par un grand coup de froid, – même la petite mare dans notre jardin était couverte de glace ce jour là. Du jamais vu depuis que je vis à Grünstadt. Des flocons de neige en Mars dans la Unterhaardt cela arrive de temps en temps,  – mais de si fortes gelées que les petits cours d’eau commencent à geler – ceci est vraiment exceptionnel.  Entre temps, depuis mardi le printemps revient lentement. D’ailleurs j’avais déjà découvert mon premier  amandier en fleurs entre Herxheim am Berg et Kallstadt le lundi  05.03.2018 – donc déjà avant le retour de ce brusque épisode hivernal de Mars. Mais entre-temps le printemps est revenu, – le bref épisode du Märzwinter est passé – et la douceur revient et les amandiers[2] et les narcisses commencent à fleurir dans les campagnes de la Unterhaardt et le Leiningerland.

Photos :  Alle/Toutes © Christophe Neff

Christophe Neff le 24.03.2018

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ sowie „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » et  « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) ».