Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011

Avant  – Propos : 

« – Il y a déjà de la neige sur le mont Fuji. C’est bien de la neige, n’est -ce pas ? demanda Jirô.

Utako regarda elle aussi le Fuji par la fenêtre du train.

– En effet. C’est la première neige.

– Ce ne sont pas des nuages, c’est bien de la neige, n’est-ce pas? insista Jiro.

Le mont Fuji etait enveloppé de nuages et, sous le ciel couvert, les nuages et la neige du sommet paraissaient de la même couleur. »

Extraits de Première Neige sur le Mont Fuji de Yasunari Kawabata (2020) traduit du japonais par Cécile Sakai.

Le 11 Mars 2011 je me réveillais juste avant l’aube et regardant à travers ma chambre d’hôtel je découvris une coulée de lave qui descendait du sommet du Pico traversant les champs de neige et les nuages qui enveloppaient le cône volcanique de cette montagne qui ressemble étrangement au Mont Fuji au Japon. Lentement cette  rivière de lave ruisselait  le long des flancs  du Pico pour atteindre les vagues de l’atlantique.

Le Pico, – ou la Montanha do Pico sur l’ile de Pico situe sur l’archipel des Açores est d’ailleurs souvent désigné comme le « Fuji portugais ». Ce Mont Fuji qui était récemment au cœur d’une exposition au musée national des arts asiatiques à Paris, Guimet – « Fuji, pays de neige »[1]

Non je n’étais pas à Horta dans ma chambre d’Hôtel de l’Hôtel Fayal sur l’ile de Faial[2]  en face du Fuji portugais, mais bien chez moi à Grünstadt.  Et la dernière éruption historique du Pico avait bien lieu eu lieu en 1720.

Je me demandais  pourquoi un tel cauchemar me réveillait au milieu de la nuit du 10 au 11 mars – et je me remis à dormir pour juste me retrouve au milieu d’un  autre cauchemar – je suis en train de faire des relevés de plantes sur les champs de cendre de Capelo quand soudainement une énorme baleine sort de la mer en face de l’ancien phare du Capelinhos et se transforme en volcan en émettant un boucan infernal. En fait  dans la tradition orale des baleiniers de Capelo, qui avaient leurs embarcations à Porto do Comprido pas loin du phare du Capelinhos,  c’est une baleine se transformant en volcan qui a donné naissance au Capelinhos en septembre 1957. Le rêve de l’éruption du Capelinhos qui en réalité débutait en Septembre 1957 me projetait à Port Leucate – où j’assistais à un violent coup de mer qui avait déjà englouti les premières maisons du front de mer. Et je courais avec mes enfants sur « l’Avenue de la Septimanie » vers « le Pont de la Corrège » en craignant un deuxième coup de mer beaucoup plus violent – et enfin arrivé sain et sauve au sommet du Pont de la Corrège nous nous retournons enfin pour nous apercevoir que Port Leucate avait disparu sous la mer, seule la pointe du Kyklos et le carillon de Saint Jacques sortait des flots de la méditerranée…. et avec ce souvenir je me réveillai définitivement. Je me dis mais c’est quoi ces rêves- pourquoi j’ai si mal dormi ?

C’est en écoutant les informations à la radio, comme je le fais chaque matin depuis des décennies, que j’apprends le  Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku. On ne parlait pas encorede la catastrophe nucléaire de Fukushima. La catastrophe nucléaire de Fukushima – le « Super Gau » comme on dit en allemand n’apparaitra que quelques heures et jours plus tard via les infos télévisées. Avant de savoir ce qu’il se passait sur le site de la Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi où on fut submergé par les images des digues en brèches, de paysages dévastés, des bateaux divaguant dans les intérieurs de terres qui arrivaient sur le poste de télé le soir à l’heure des infos. Mais les jours suivant le Tsunami ce fut surtout les images de neige, la neige tombent sur les « naufragées » du Tsunami, le froid, la faim. J’ai lu et relu le récit de   Michaël Ferrier « Fukushima Récit d’un désastre » – mais les chutes de neiges que je voyais à la télé suivant le Tsunami qui m’avait tant impressionné ne semblent pas avoir laissé de traces chez Ferrier. Sauf un petit paragraphe sur le froid  dans le chapitre V que je reprends ici (Ferrier, M. 2018, 180) « Pendant longtemps, le froid a été la principale source de préoccupation. Pour les trente six modules d’habitation montés à la hâte par le gouvernement non loin de là, et qui disposaient d’un chauffage, il y a eu pas moins de mille candidats, qui ont eu à subir la nouvelle épreuve d’un tirage au sort. Car il y a des loteries pour l’attribution des logements temporaires, avec des listes d’inscription incroyablement longues. Des réfugiés ont préféré quitter l’endroit pour s’installer dans les hôtels désertés, ou ils alimentent le poêle avec les débris de leurs propres maisons en ruine. ». Michaël Ferrier était sur place, il parcourait un paysages massacré par le Tsunami, – moi je regardais les images qui arrivaient via la télévision et internet.

Et naturellement après quelques jours on se rendait réellement compte de ce qui se passait à la centrale nucléaire de Fukushima. L’Allemagne décida alors de de tenter un nouveau « Ausstieg », d’abandonner une fois pour toutes l’énergie nucléaire civile. Volte-Face du Gouvernement de Merkel qui quelques années avant avait stoppé le « Atomenergieausstieg » du gouvernement Schröder-Fischer. L’Ausstieg définitif fut voté au Bundestag le jeudi 30.06.2011. Date historique  à laquelle j’avais même dédié un petit billet « Blognotice 1.7.2011 – l‘Allemagne vote le „Ausstieg“ ». En France rien de tel, – les semaines après il y avait peut-être quelques soubre-sauts anti-nucléaires mais finalement la France reste un pays qui croit fortement au nucléaire. On a mis bien du temps à arrêter la centrale de Fessenheim, – mais pour le reste en France, si on compare l’après Fukushima à l’Allemagne – la catastrophe nucléaire de  Fukushima ne semble pas avoir laissé de traces profondes et durables comme en Allemagne. Concernant les conséquences politiques & médiatiques du drame de Fukushima en France cela me rappelait les premiers jours après la Catastrophe nucléaire de Tchernobyl – où les responsables politiques prétendaient  que le nuage nucléaire de Tchernobyl s’arrêterait carrément à la frontière française, quasiment au milieu du Rhin pour retourner en Allemagne.

Mais le plus frappant est peut-être que le Japon en 2018 sept ans après Fukushima reprend le chemin du nucléaire. Personnellement, même si je ne me considère pas comme un antinucléaire, mais plutôt comme « nucléairosceptique » je n’ai jamais cru le « le conte de fées de l’âge nucléaire paradisiaque ». Mon « scepticisme » envers le nucléaire avait surement débuté avec  l’Accident nucléaire de Three Mile Island, et après Tchernobyl j’étais sûr que énergie nucléaire n’était certainement pas la solution pour résoudre les  problèmes  énergétiques planétaires. En fait j’étais et je suis persuadé que le stockage des déchets nucléaires pose des problèmes énormes qui ne sont jusqu’ à présent pas vraiment résolus. En plus je pense que le stockage des déchets nucléaires n’est pas compatible avec une « démocratie parlementaire libérale » – pour assurer la sécurité des sites de stockages des déchets nucléaires– on aurait malheureusement besoin des mesures de sécurité si strictes, – que seul un « Polizeistaat » pourrait garantir !

Donc les évènements de Fukushima ne m’ont dans ce sens pas trop bouleversé.  Par contre à quel point les autorités japonaises et les pourfendeurs de l’énergie nucléaire ont sous-estimé les risques d’un « méga-tsunami » qui étaient au plus tard connus en 2001 après la publication de l’article « The 869 Jōgan tsunami deposit and recurrence interval of large-scale tsunami on the Pacific coast of northeast Japan » dans le Journal of Natural Disaster Science par Koji Minoura et ses collègues m’a toujours pour ainsi dire surpris. Dans ce contexte il est certainement enrichissant de lire la tribune de Harry Bernas dans le Monde « Fukushima : « Comment le Japon s’est aveuglé devant la certitude annoncée d’un désastre ». En plus il peut être aussi instructif de lire l’article « The crisis of a paradigm. A methodological interpretation of Tohoku and Fukushima catastrophe » écrit par deux chercheurs français  Robin Lacassin & Sylvain Lavelle.

En finissant ce récit de mes souvenirs de Fukushima, – je me demande ce qui reste gravé dans ma mémoire. Cette terre profondément blessée par la vague, la neige qui tombe sur un paysage mortifié. Ce couple de vieux agonisant quelques part dans le froid, la nuit et les flocons de neige qui tombent dans la lumière du phare de la caméra. L’affiche « Fukushima – terre des cerises » que j’ai découverte en feuilletant le livre édité par Michaël Ferrier (2021) « Dans l’œil du désastre – créer avec Fukushima » me rappelle que, après tout , la nature a repris ses droits et les cerisiers se sont remis à fleurir !

Mes lectures juste après la catastrophe en Mars 2011 fut « tu n’as rien vu à Fukushima [3] » de Daniel de Roulet  et « Die Ära der Ökologie – eine Weltgeschichte » de Joachim Radkau. En lisant la «Die Ära der Ökologie » une sorte d’histoire d’histoire mondiale de la mouvance écologique, juste sortie en printemps 2011 quelques jours avant la catastrophe de Fukushima, un livre méritant une traduction en français et en anglais,   je me suis souvent demandé pourquoi au Japon, qui a aussi une intéressante histoire du mouvement écologique, comme par exemple le combat contre la Maladie de Minamata, et dans ce contexte Radkau comparé l’écrivaine Michiko Ishimure qui fait découvrir souffrance et désastres de cette maladie dans son œuvre  „Mer de souffrance, Terre Pure : notre maladie de Minamata“ à un grand public, avec Rachel Carson, le mouvement antinucléaire n’a réellement jamais eu une grande importance. On peut trouver une sorte de réponse dans les dernières pages du récit de Michaël Ferrier « Fukushima – récit d’un désastre ». 

Personnellement je n’ai jamais oublié ces cauchemars que j’ai eus durant la nuit du 10 au 11 mars 2011. La baleine qui sort de la mer et se transforme en volcan, et donne naissance au « Capelinhos ». La lave qui descend les flancs enneigés du Pico. D’ailleurs je pense souvent à cette image car cette image ressemble beaucoup à ce qu’on pouvait observer pendant le mois de mars, je dirais même tout l’hiver (2020/21) sur les flancs de l’Etna. Les éruptions répétitives de l’Etna, les rivières de laves traversant les flancs enneigés de l’Etna, qui descendent vers la « Valle del Bove » .  J’observe cette phase d’intense activité éruptive de l’Etna depuis des semaines sur le site ING-Vulcani. J’admire les images spectaculaires de l’éruption prises par Boris Behncke et j’espère que la population habitant  autour de l’Etna reste saine et sauve. Jusqu’à présent cela semble plutôt bien s’être passé, à part les pluies de cendres qui couvrent les toits et les voies de circulation ! Cette phase d’activité éruptive intense de l’Etna actuel est d’ailleurs un évènement, une éruption quasiment oubliée par les medias internationaux ! Les images spectaculaires qui me proviennent régulièrement de Sicile en ce moment ressemblent beaucoup  aux images de mon rêve de l’éruption du Pico aux Azores.

Et concernant le rêve du  « tsunami », du «  Raz-de-marée »  recouvrant Port Leucate, je me suis souvent demandé si il est possible de courir en dix minutes du Front de Mer avec deux enfants en bas-âge à la main sur l’Avenue de la Septimanie, de la plage du Kyklos au Pont de la Corrège pour se mettre à l’abri du coup de mer, d’un tsunami ? On pourrait dire qu’il s’agit seulement d’un mauvais rêve. Mais j’ai quand même des doutes que les communes longeant la côte méditerranéenne en Occitanie soient  vraiment préparées à un grand coup de mer submergeant les terres proches de la mer. Je ne parle même pas de Tsunami. Une grosse tempête comme en Novembre 1999, peut – être un peu plus forte, une tempête d’ailleurs complètement disparue de la mémoire collective[4], quelles conséquences aurait une telle tempête de nos jours sur la façade maritime de l’Aude. A part un lourd bilan humain, certaines sources parlent de 36 morts[5], – c’est cette image insolite des bateaux, dont le « Danube voyager » divaguant sur la plage des Coussoules entre la Franqui et Port la Nouvelle qui  reste gravée dans ma mémoire. Des bateaux de haute mer échouant a l’intérieures des terres, – j’ai  donc vu cela avant le Tsunami  provoqué par le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku au Japon  – c’était à Leucate en France, sur la plage des Coussoules en Novembre 1999. On peut retrouver les images des bateaux échoués lors de la tempête du 12 novembre 1999 dans l’article « Souvenir d’une bien mauvaise journée sur la côte languedocienne (nov. 1999) » de Philippe Lauga sur le site de Marine Marchande ! Je finis sur avec les souvenirs de cette image insolite des bateaux divaguant au milieu des terres – l’exemple des bateaux échouées sur la Plage des Coussoules à Leucate montre que nous ne sommes pas à l’abri d’une telle catastrophe naturelle comme le Japon a dû la subir en Novembre 1999. Un tsunami comparable aux Tsunami du 11. Mars 2011 au Japon semble assez improbable, mais par contre une tempête un peu plus forte que la tempête du 12. Novembre 1999, pourrait avoir des conséquences assez considérables pour les côtes du Languedoc.

Pour élargir un peu l’horizon temporel, je rappelle qu’en Europe, dans le Monde méditerranéen, – des méga catastrophes naturelles sont aussi possibles – comme le prouve par exemple « l’éruption campanienne » une super éruption volcanique survenue il y a peu près 39. 000ans  qui bouleversa considérablement l’environnement méditerranéen.  Ou la « Watersnood van 1953 » le Raz-de-marée en mer du Nord en 1953 qui laissa derrière elle 2500 morts. D’ailleurs dans ce contexte, dans un billet écrit en allemand en mars 2010 « Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate » j’avais déjà décrit les risques qu’encourrait le lido entre Leucate-Plage et le Barcarès, plus spécialement Port Leucate en cas de raz de marée ! C’était avant la catastrophe de Fukushima ! Concernant les risques de submersion marine sur la côte méditerranée je renvoie à l’article de Luc Bénéteau « A l’aube du changement climatique, quelles sont les prises en compte de l’évolution du niveau de la mer dans l’aménagement du littoral en Languedoc-Roussillon ? » publié dans le livre Hommage à Jean –Marie Miossec « Rivages et Horizons » édité par Amadou Dio & Monique Gherardi en 2019. D’après cet article la commune du Barcarès se trouve entièrement en zone rouge et Leucate seulement partiellement. Mon impression personnelle est que Port Leucate se situe plus au moins dans la même classe de risque que la commune du Barcarès[6]. Mon impression personnelle sur le risque accru de submersion marine à Port Leucate est d’ailleurs confirmée dans l’analyse de  Corentin Regrain (2016)  sur  la vulnérabilité de la commune de Leucate  face à la submersion marine. Dans la Carte 18 (page 83) du document le secteur de Port Leucate est classé comme dans une zone de  très fort indice de vulnérabilité face aux submersions marines. D’après mon impression personnelle, le pont de la Corrège est le seul endroit à l’abri d’un « raz de marée » à Port Leucate – est ce d’ailleurs là que je me suis refugié dans mon cauchemar de la nuit du 11. Mars 2011 !

On peut toujours spéculer sur l’avenir, la probabilité des catastrophes naturelles, – mais personnellement j’ai l’impression que nous en Europe, – et là je pense surtout à la France et à l’Allemagne nous ne sommes guère mieux préparés que le Japon en Mars 2011 face au Tsunami provoqué par le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku. Ce sentiment est renforcé par l’impression que j’ai de nos sociétés face à la maladie du COVID-19  – que le sont l’Allemagne ou la France – nous sociétés n’étaient nullement préparées à un évènement dont on savait assez bien qu’il allait se produire dans un proche avenir ! En Allemagne par exemple en 2012 on avait déjà évalué un scenario de risque par un virus de type Sars[7] – mais aucune conséquence politique  n’en fut tirée ! D’ailleurs dans ce même document, un scénario d’accident nucléaire de type Fukushima en Allemagne est aussi analysé ! Il s’agit là du rapport „Unterrichtung durch die Bundesregierung Bericht zur Risikoanalyse im Bevölkerungsschutz 2012“ – qui était censé  montrer des scénarios de risque pour la société allemande (pandémie, catastrophe nucléaire, crues & inondations) et aussi  ouvrir des options d’intervention pour le gouvernement allemand face à tels risques. On sait maintenant que ce document a dorloté pendant huits ans quelque part dans un grenier virtuel – et quand on se rappelle  ce rapport, la pandémie décrite dans  ceci était déjà arrivée !

J’ai écrit ce récit, curieux mélange de « rêves, impressions personnelles, et paragraphes à caractère presque scientifique avec sources & documents » en mars & avril 2021. Pour me retrouver dans la région de Tôhoko pendant mes relecture des divers ouvrages sur Fukushima » j’ai utilisé les cartes du paragraphe « le tsunami du 11 mars »  publié dans « Atlas du Japon »  édité par Philipe Pelletier. J’avais acheté cet ouvrage en mars 2015 pour essayer de comprendre à quel point le Tsunami avait redessiné la géographie du Tôhoku.

J’aurais pu écrire un tel récit chaque printemps après le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku tellement cette catastrophe naturelle m’avait marqué[8]. Un an après le Séisme j’avais lu le numéro special de la Neue Rundschau « Japan » consacré à la perception de la catastrophe de Fukushima par les écrivains japonais, – dont je retiens ici l’article introducteur de l’éditeur du magazine littéraire japonais  Gunzō Ryosuke Saegusa (2012) « wo steht die japanische Literatur nach Fukushima ? ».  Dans ce contexte je me souviens de «  Der Tag an dem ein Mensch weggeschwemmt wurde (Kenzaburō Ōe)“, „Der Bärengott (Hiromi Kawakami)“ et „die mobile Bibliothek (Kōtarō Isaka)“. Fraudait peut – être un de ces jours relire ce volume dédié au Japon après la catastrophe de Fukushima !

Pendant la lecture de ce fascicule de la « Neue Rundschau » consacré aux conséquences de  Fukushima je pensais écrire un récit sur ma perception personnelle du drame de Fukushima. Durant le Wintersemster 2013/14 j’avais même introduit un petit paragraphe sur la perception du paysages japonais par les écrivains et artistes japonais dans mon cours de « géobotanique » – et insiste sur le fait que la façon dont nous percevons le paysages et la nature a d’une certaine manière aussi été influencée par l’art japonais.  J’ai aussi essayé de trouver une réponse à la question si le désastre de Fukushima avait changé la perception du paysage par les artistes et écrivains japonais, – mais ceci est particulièrement difficile si on ne lit pas le japonais. Est-ce que nos vues sur le Japon ont changé par ce qui se’est passé sur les côtes du Tōhoku. J’ai un peu l’impression que l’Allemagne après avoir abandonné le nucléaire civil s’est un peu désintéressée de ce qui se passait sur les rivages du pacifique dans la Région du Tōhoku. Peut-être que je me trompe, – mais l’article de la wikipedia.de sur la Région du Tōhoku semble beaucoup moins documenté et informatif que l’article de wikipedia.fr. – et ceci est un phénomène assez rare pour les articles sur une région dans la Wikipédia.

Donc depuis ce fatidique 11 Mars 2011 dix printemps sont passés – et finalement dix ans après Fukushima je suis passé à l’acte de mettre sur papier, disons sur l’écran, ce qui me restait comme souvenirs de mars 2011.

Nous vivons le printemps 2021, – deuxième année de la pandémie de COVID-19, qui a déjà tué plus d’hommes que le Tsunami provoqué par le Séisme de de la côte Pacifique du Tōhoku en 2011. La France est le huitième pays à  franchir le seuil des 100 000 morts du Covid-19  [9],[10], – ce qui fait a peux près 5 fois plus de victimes que le Tsunami et la catastrophe de Fukushima !

Pendant l’écriture j’écoute le nouveau CD d’Elina Duni « Lost Ships », co- enregistré avec Rob Luft. Les bateaux perdus, – les lost ships, – ceci me rappelle les bateaux perdus à l’intérieur des terres du Tōhoku  que la vague meurtrière a oublié de ramener vers le Pacifique, mais aussi les bateaux perdus sur la plage des Coussoules à Leucate en novembre 1999. Mais j’ai aussi impression que nos gouvernements, que ce soit en France ou en Allemagne, divaguent comme des bateaux perdus dans une mer sombre et inconnue qui est le maladie du COVID-19 … Je finis cet étrange récit sur mes souvenirs 10 ans après le drame de Fukushima, – la voix d’Elina Duni de ce remarquable album « Lost ships » qui accompagne mon écriture !

Images & Photos :

Actuellement dans ce billet on trouve une seule illustration. Cette  image est un scan de la couverture du nouveau  CD de Elina Duni « Lost Ships »[11]. Accompagne par la musique de ce merveilleux CD  j’ai compose  ce billet de blog sur le clavier de mon ordinateur. Peut-être qu’au fur et à mesure j’ajouterai d’autres images et photos. On pourra observer l’évolution de l’article dans un site d’archivage du web (Way backmachine, Archive.today ) sous cette adresse ou à l’adresse suivante. Concernant la physionomie du volcan Pico, la plus haute montagne du Portugal, souvent dénommée comme le « Fuji portugais » on trouve de belles photos sur la Wikipédia montrant le Pico couvert de neige, – une fois vue depuis la rade de du port de Horta sur l’ile de Faial  – et une fois vue depuis l’ile de Sao Jorge.

Bibliographie, sources et documents:

Textes écrits et autres documents :

J’ai essaie de réunir ici tous les documents que j’ai utilisé pour écrire le texte, même si pas tous les ouvrages ont été directement cité ou mentionne dans le texte. Mais d’une manière ou d’une autre ils ont influence l’écriture du récit !

Deutscher Bundestag 17 Wahlperiode (Hg)(2013) : Unterrichtung durch die Bundesregierung. Bericht zur Risikoanalyse im Bevölkerungsschutz 2012. Drucksache17/12051. 03. 01. 2013.

Diop, Amadou, Diop ; Gherardi, Monique (Dir)(2019) : Rivages et Horizons. Hommages au géographe Jean-Marie Miossec. Paris, Territoires de la Géographie, l’Harmattan, ISBN 978-2-343-16823-3

Bénéteau, Luc  (2019) : À l’aube du changement climatique, quelles sont les prises en compte de l’evolution du niveau de la mer dans l’aménagement du littoral en Langeudoc-Roussillin ? In : Diop, Amadou, Diop ; Gherardi, Monique (Dir) : Rivages et Horizons. Hommages au géographe Jean-Marie Miossec. Paris, Territoires de la Géographie, l’Harmattan, p. 223- 242. , ISBN 978-2-343-16823-3

Ferrier, Michaël (2018) : Fukushima. Récit d’un désastre. Folio/Éditions Gallimards. Paris, ISBN 978-2-07-045047-3

Ferrier, Michaël (2021) : Dans l’œil du désastre – créer avec Fukushima. Sous la direction de Michaël, Ferrier. Vincennes. Éditions Thierry Marchaisse. ISBN 978-2-36280-254-6

Isaka, Kōtarō (2012) : Die mobile Bibliothek.  Aus dem Japanischen von Heike Patschke. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 103- 127, ISBN 978-3-10-809088-3.

Kawabata, Yasunari (2012) : Pays de neige. Roman traduit du japonais par Bunkichi  Fujimori. Texte Français par Armel Guerne. Paris, biblio roman- le livre de Poche (Albin Michel), ISBN 978-2-253-03073-7

Kawabata, Yasunari (2020) : Première Neige sur le Mont Fuji et d’autres nouvelles. Traduit du japonais par Cécilie Sakai. Paris, le livre de Poche (Albin Michel), ISBN 978-2-253-06935-5

Kwakami, Hiromi (2012) : Der Bärengott.  Aus dem Japanischen von Ursula Gräfe und Kimiko Nakayama-Ziegler. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 20- 33, ISBN 978-3-10-809088-3.

Lacassin, R. ; Lavelle, S.  (2016): The crisis of a paradigm. A methodological interpretation of Tohoku and Fukushima catastrophe. In:  Earth-Science Reviews 155 (2016) 49–59

Makariou, Sophie; Lefèvre, Vincent (2020) : Fuji pays de neige. „Cet ouvrage accompagne l’exposition ‚Fuji, pays de neige‘ présentée à Paris, au musée national des arts asiatiques – Guimet (MNAAG) du 15 juillet au 12 octobre 2020.“, Paris, Réunion des musées nationaux – Grand Palais, ISBN 978-2-7118-7525-2

Minoura, K. ; Imamura, F. ; Sugawara, D. ; Kono, Y.; Iwashti, T.  (2001): The 869 Jōgan tsunami deposit and recurrence interval of large-scale tsunami on the Pacific coast of northeast Japan . In: Journal of Natural Disaster Science, Volume 23, Number 2, 2001, pp83-88

Ōe, Kenzaburō (2012) : Der Tag, an dem ein Mensch weggeschwemmt wurde.  Aus dem Japanischen von Sabine Balmes. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 13- 19, ISBN 978-3-10-809088-3.

Pelletier, Phillipe (2012) : Atlas du Japon. Après Fukushima, une société fragilisée. Nouvelle édition augmentée. Paris. Éditions autrement. ISBN 978-2-7467-3213-1

Radkau, Joachim (2011) : Die Ära der Ökologie. Eine Weltgeschichte. München, Verlag C.H. Beck, ISBN 978-3-406-61372-2

Regrain, Corentin (2016) : Évaluer la vulnérabilité face à la submersion marine: approche multicritère sur la commune de Leucate. Mémoire de Master 1 Sciences des territoires, spécialité Carthagéo. Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne UFR de Géographie.

Roulet, Daniel de (2011): Tu n‘as rien vu à Fukushima. Paris, Buchet & Chastel. ISBN 978-2-283-02524-4

Ryosuke, Saegusa (2012) : Wo steht die japanische Literatur nach Fukushima ? Aus dem Japanischen von Heike Patzschke. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 7- 12, ISBN 978-3-10-809088-3.

CD :

Elina Duni & Rob Luft:  Lost Ships. ECM Records München.

Christophe Neff, écrit en Mars & Avril 2021, – dix ans après le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku et la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Publié le jeudi 15.04.2021


[1] Exposition « Fuji, pays de neige » – présentée à Paris, au musée national des asiatiques – Guimet (MNAAG) du 15 juillet au 12 octobre 2020.

[2] Sur ma relation très personnelle avec l’ile de Faial etc. voir aussi le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) ».

[3] Ce petit livret fut d’ailleurs traduit en allemand par  Maria Hoffmann-Dartevelle sous le titre « Fukushima mon amour. Brief an eine japanische Freundin »

[4] Voir aussi « Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate »

[5] Voir aussi « Tempête en Méditerranée du 12 novembre 1999 ».

[6] Voir aussi le Poster « L’apport de la géomatique dans l’évaluation des vulnérabilités humaines et matérielles (submersion marine). L’exemple de la commune littorale de Leucate (France) » présenté par Monique Gherardi au « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie »

[7] Cette analyse de risque fut publie dans la Bundesdrucksache Drucksache17/12051 le 03.01.2013 – d’ailleurs librement consultable sur Internet !

[8] Le premier billet de blog de paysages traitant la catastrophe de Fukushima fut le billet « Blognotice 14.3.2011 ».

[9] Voir aussi « 100 000 morts du Covid-19 en France, un bilan traumatisant et des chiffres banalisés » par Chloé Hecketsweiler dans le Monde.fr du 15.04.2021

[10] Voir aussi l’Éditiorial de Jérôme Fenoglio « Face au désastre du Covid-19, une nouvelle responsabilité » dans le Monde.fr du 14.04.2021

[11] Lien vers «Bella ci dormi » du CD « Lost Ships »sur le site de Elina Duni.

Grünstadter Berg: Osterimpressionen 2021

Anbei ein paar photographische Osterimpressionen vom Grünstadter Berg. Der Grünstadter Berg ist der Hausberg der Stadt Grünstadt,  beliebtes Ziel vieler Sonntags- und Familienspaziergänger aus Grünstadt und Umgebung. 

Der Grünstadter Berg  ist und war das Ziel zahlloser Familienspaziergängen &  Wanderungen mit Freunden. Seitdem ich mit Anfang fünfzig wieder mit dem Joggen anfing, auch Ort zahlreicher  Joggingrunden.  Ja und selbst beruflich zieht es mich manchmal dort hoch, zuletzt am 24. März 2021 als ich im Rahmen einer geobotanischen Exkursion des IFGG-KIT die floristischen Besonderheiten der Trockenrasen auf dem Grünstadter Berg erklärte.   

Die Landschaften, Pflanzen und Biotope des Grünstadter Bergs habe ich seitdem ich in Grünstadt lebe, und das sind schon über zwanzig Jahre, in zahlreichen Bildern festgehalten. Erst Dias, dann irgendwann immer mehr digitale Photos, und dann gerieten die Dias etwas in Vergessenheit.

Man könnte wahrscheinlich ein ganzes Buch mit dem Titel „Der Grünstadter Berg im Wandel der Jahre und der Jahreszeiten“ mit diesen photographischen Landschaftseindrücken vom Grünstadter Berg füllen. In diesem Sinne kann ich auch die von Himmler & Ochse 2020 im Pollichiakurier geäußerte Befürchtung das orientalische Zackenschötchen (Bunias orientalis) würde die Artenvielfalt auf dem Grünstadter Berg bedrohen, nicht teilen. Es war schon wesentlich schlimmer – vor allem in den Jahren zwischen 2005 und 2012 dominierte der besagte Kreuzblütler im Übergang Frühjahr/Frühsommer teilweise die Landschaft  am Grünstadter Berg. Ich hatte auch schon 2012 in diesem Blog ein Bild von Bunias orientalis am Fuße des Grünstadter Berg veröffentlicht, – Bild in dem Bunias orientalis quasi das Landschaftsbild beherrscht. Inzwischen findet man an gleicher Stelle zwischen Sausenheim und Neuleiningen keine orientalische Zackenschötchen mehr.

Hier folgen nun ein paar während der Osterzeit photographierte „Pflanzen und Landschaftsmotive“. Photographiert bevor am Nachmittag des Ostermontags, die angekündigte Kältewelle mit Schnee & Graupelschauer auch die Unterhaardt erreichte. Ich wohne jetzt schon seit 22 Jahren in Grünstadt, aber solch eine Kältewelle wie sie zurzeit herrscht, habe ich hier bisher im April nicht erlebt. Auch wenn der Schnee nicht liegen blieb, war der Rückgang der Temperaturen recht beindruckend. Auch jetzt während des Niederschreibens dieser Zeilen fällt immer wieder etwas Schnee.

Auf den nun folgenden Bildern sind vor allem Pflanzen dargestellt. Auf dem „Berg“ blühen die Schlehen, Kirschbäume und Kirschpflaumen, – hier und da sind auch noch ein paar spätblühende Mandelbäume zu finden. Die Osterglocken, die man manchmal an den Wegrändern und auch vereinzelt in den Weinbergen findet, sind schon fast am verblühen. Auch sehr zahlreich an den Wegrändern, das Frühlingsfingerkraut. In den letzten Jahren war mit das Frühlingsfingerkraut gar nicht so aufgefallen. Hingegen werden die Primeln noch ein paar Tage brauchen um zu blühen. Die Küchenschellenblüte, ein Bild der Küchenschellenblüte auf dem Grünstadter Berg,  befindet sich im vorhergehenden Blogbeitrag,  ist vielleicht einer der botanischen Besonderheiten, für die der Grünstadter Berg auch überregional bekannt ist.

Die Bildserie beginnt mit dem „blühenden“ Kreuz 2000 auf dem Grünstadter Berg. Das Kreuz 2000 wurde nach einem Entwurf von Martin Schöneich von der Kolpingsfamilie errichtet und ist bestimmt einer der Wegmarken auf dem Grünstadter Berg. Die Blumengirlande die zurzeit das Kreuz 2000 schmückt, wurde von der Kolpingsfamilie Grünstadt als „Ostergruß“ am Kreuz angebracht.  Ein sehr gelungener Ostergruß. Zumindest mich hat das persönlich sehr beeindruckt, – die blühenden Pflanzen auf dem Kreuz als Zeichen der Hoffnung in der Zeit des Leidens! Ein Ostergruß der bildlich gesprochen, die gesamte christliche Heilslehre vereinigt.

Blumengirlanden am Kreuz 2000 Grünstadter Berg Karfreitag 2021, © Christophe Neff 02.04.2021
Blick durch blühendes Schlehengebüsch auf den Grünstadter Berg und die Stadt Grünstadt, © Christophe Neff 02.04.2021
Blühende Osterglocke (Narcissus pseudonarcissus) auf dem Grünstadter Berg, © Christophe Neff 02.04.2021
Blühendes Frühlings-Fingerkraut (Potentilla verna) auf dem Grünstadter Berg, © Christophe Neff 02.04.2021
Verwilderte Gartentulpe (Tulipa gesneriana) Grünstadter Berg 04.04.2021, © Christophe Neff 04.04.2021

Photos: © Christophe Neff

Quellenhinweise:

Himmler, H., Ochse, M. (2020): Das orientalische Zackenschötchen (Bunias orientalis) auf den Kalkhügeln bei Grünstadt. In: Pollichia Kurier, 36, 3, S.7-9.

Die Rheinpfalz Nr. 76 Unterhaardter Rundschau, Mittwoch 31. März 2021: Ein weithin sichtbarer Ostergruss.

Christophe Neff, Grünstadt 07.04.2021 (verfasst am 07.04.2021/online gestellt 08.04.2021)

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2021 an der Unterhaardt / Début de printemps 2021 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

Mandelbaumblüte Grünstadt, Sausenheimstrasse © Christophe Neff 06.03.2021

Detail einer Mandelblüte, im Hintergrund ein Zug auf der Pfälzer Nordbahn (bei Herxheim am Berg), © Christophe Neff 07.03.2021

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, Anfang März so um den fünften, sechsten März[1]. Inzwischen ist ja schon einige Zeit vergangen, es ist Ostern geworden und übers Osterwochenende haben in Grünstadt schon die ersten Kirschbäume zu blühen begonnen. Auch die Küchenschellen auf dem Grünstadter Berg blühen schon seit ein paar Tagen. Die Mandelblüte hingegen neigt sich hier schon dem Ende zu.  

Mandelblüten am Grünstadter Berg, im Hintergrund die Stadt Grünstadt, © Christophe Neff 28.03.2021


Küchenschellenblüte Grünstadter Berg, © Christophe Neff 24.03.2021


Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 , 2019, 2020 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier amandier en fleurs je le découvris mardi, debut mars vers le 5 ou 6 mars à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Entre-temps, le temps a passé, Pâques est arrivé et pendant le week-end de Pâques, les premiers cerisiers ont déjà commencé à fleurir à Grünstadt. Les anémones pulsatilles sur le Grünstadter Berg sont également en fleurs depuis quelques jours.  Mais la floraison des amandiers touche déjà à sa fin ici !

blühender Kirschbaum im Wingert, Grünstadter Berg, © Christophe Neff 04.04.2021

Kirschpflaume (Grünstadt Wendeplatte am Wehrhaus) , © Christophe Neff 04.04.2021

© Christophe Neff 04.04.2021

Photos :  Alle /Toutes © Christophe Neff 2021

Christophe Neff den/le 04.04.2021


[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ , „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt“,  „Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt“ sowie „Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2020 an der Unterhaardt / Début de printemps 2020 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt» , « Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt» et «Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2020 an der Unterhaardt / Début de printemps 2020 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt»

Schramberg Janvier 2021 – pays de neige / Schramberg Januar 2021 – Schneeland

Voyant les paysages enneigés de  Schramberg et de la Raumschaft Schramberg, qui me parvenaient via Facebook et d’autres voies de communication durant le mois de janvier 2021, me réveillèrent les souvenirs d’enfance, ma scolarité au Gymnasium Schramberg. Des images d’hiver ressemblant aux hivers de Forêt-Noire des années 1960,70 et 80 comme je l’ai connue durant les années d’enfance et de jeunesse à Schramberg. Ici à Grünstadt par contre le mois de janvier fut plutôt marqué par le « Dauerregen » pluies et grisailles plus ou moins permanentes.

La transformation du paysage par les chutes de neiges de janvier 2021 fut d’une telle intensité que la ville de Schramberg a même ouvert un concours de photos sur Facebook – « Winter in Schramberg ». Sur cet album « Facebook » on trouve des photos des paysages de neiges qui semblent ressurgir d’un passé lointain !

Je reproduis ici sur paysages deux photos selectionées de Rainer Langenbacher publié par la ville de Schramberg sur Facebook. Voyant ces photos, – je me replongeais dans mon enfance, je reprenais mon chemin d’écolier des hauteurs du Sulgen à la Talstadt Schramberg à travers les forêts de Sapins couvertes par un épais manteau de neige. Je descendais le Steighäusle pour rejoindre le Gymnasium Schramberg, en face le Schlossberg couvert de neige, les sapinières élançant leurs cimes blanches argentées dans le ciel limpide d’hiver bleu azur. Les photos de Rainer Langenbacher ne reproduisent pas le regard que j’avais comme écolier descendant le Steighäusle et la Charlottenhöhe vers la ville basse de Schramberg, – mais ils me replongent dans les souvenirs de l’atmosphère de long hivers de Forêt-Noire, des forêts et des paysages de neiges l Les deux photos de Rainer Langenbacher que je reproduis ici sur paysages montrent pour la premier le Schloßberg avec la ruine Hohenschramberg et des Pins sylvestres et Sapins couverts de neige, la deuxième est une vue sur le Sulgen avec son Wasserturm (château-d’eau) caractéristique et en arrière-plan  le Château de Hohenzollern.

Der Anblick der Schneelandschaften in Schramberg und der der Raumschaft Schramberg, welche mich via Facebook und über andere Wege während des Januar 2021 erreichten, weckten Kindheitserinnerungen, Erinnerungen an die Schulzeit im Gymnasium Schramberg. Diese Winterbilder erinnerten mich an die Schwarzwaldwinter die ich in den 1960,70 und 80 Jahre während meiner Kindheits und Jugendjahre in Schramberg erleben konnte. In Grünstadt war der Januar 2021 hingegen von Dauerregen und grauem Winterwetter geprägt.

Die Verwandlung der Landschaften durch den Januarschnee rund um Schramberg hat die Stadt Schramberg sogar dazu bewegt einen Photowettbewerb namens „Winter in Schramberg“ auszurufen. Auf diesem „Facebookalbum“ findet man Bilder von Schneelandschaften die wie aus einer fernen Vergangenheit auferstanden zu sein scheinen. Ich gebe hier auf paysages ein paar ausgewählte Bilder von Rainer Langenbacher die von der Stadt Schramberg auf Facebook veröffentlicht wurden wieder. Als ich diese Photos sah, tauchte ich in meiner Kindheit ein, – ich begann meinen Schulweg von den Höhen des Sulgens durch die tief verschneiten Tannenwälder in die Talstadt Schramberg. Ich lief das Steighäusle hin ab Richtung Gymnasium Schramberg, und auf der anderen Talseite gegenüber breitet sich der Schloßberg mit seinen Tannen aus. Tannen deren silbrig weiße Wipfel in den klaren azurblauen Winterhimmel ragten. Die Bilder von Rainer Langenbacher haben nicht den „Regard“, den Blick den ich als Schüler auf dem Schulwegs über Steighäusle über die Charlottenhöhe in die Talstadt Schramberg hatte, – und doch haben sie in mir die Erinnerung an die Atmosphäre der langen Schwarzwaldwinter geweckt, Erinnerungen an tief verschneite Wälder und Schneelandschaften. Die beiden Bilder von Rainer Langenbacher, die ich hier in paysages wiedergebe, zeigen zum einen den Schloßberg mit der Ruine Hohenschramberg und schneebedeckten Kiefern und Tannen, zum anderen einen Blick auf den Sulgen mit seinem charakteristischen Wasserturm und im Hintergrund die Burg Hohenzollern.

Photos: toutes/alle © Rainer Langenbacher/ Autorisation obtenue le 29.01.2021 par courrier électronique. Genehmigung am 29.1.2021 per email eingeholt.

Rétrospective sur le blog paysages en 2020

Myrobolan (Prunus cerasifera) en fleur à Grünstadt le 22.3.2020, photographié  à la veille du premier confinement COVID-19 en Allemagne, © C. Neff 2020

Comme les années précédentes, je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2020[1]. En 2020, paysages qui fut un blog abonné Le Monde.fr jusque à la fin Mai 2019, entra dans sa onzième année d’existence. Comme en 2019 j’ai essayé de restituer les images perdues de l’ancien blog le Monde.fr. Même si j’ai déjà réussi à en restituer une bonne partie mais, il reste encore du travail à faire[1] !

L’article le plus consulté en 2020 fut l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (3,60% des consultations sur paysages en 2020 ; deuxième position en 2019). Ce billet écrit en juillet 2009 nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En deuxième position on trouve l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » (2,58% des consultations sur paysages en 2020 ; quatrième position en 2019), billet autobiographique qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin.

Enfin au troisième rang le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores)  (2,56% des consultations sur paysages en 2020 ; dixième position en 2019)». Ce billet est une rétrospective personnelle sur vingt ans de voyage de recherche sur l’ile de Faial.

En quatrième position l’article « La fin annoncée des blogs abonnés du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr (2,34% des consultations sur paysages en 2020 ; première position en 2019). C’est dans cet article que j’ai aussi reproduit (un scan) le courrier reçu par email de la part du Monde, annonçant la fin des blogs abonnés du Monde. Je crois que cet article assez régulièrement consulté, a déjà un peu le caractère d’un document historique, – un document sur l’histoire du Journal le Monde.

En  cinquième position on trouve l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) (1,71% des consultations sur paysages en 2020 ; septième position en 2019) ». Billet écrit en anglais durant l’été 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques ou « megafire » – je parle de « the fatal Mega fire of the Forêt des Landes » , tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En sixième position on trouve le billet « Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt (1,52% des consultations sur paysages en 2020). Billet décrivant le ciel, le paysage du ciel de Grünstadt pendant le premier confinement COVID-19 en Allemagne durant le printemps 2020. Ce ciel sans « Traînée de condensation » surplombant la petite ville de Grünstadt , le trafic ariens avait presque cessé en Allemagne pendant ce premier « shut-down » est certainement une image restant du premier confinement COVID-19, car dans une très grande partie de l’Europe, on pouvait bien observer un ciel dans Traînée de condensation, ce que j’ai dénommé« Coronahimmelslandschaften » en allemand – qui pourrait être traduit comme « paysages de ciel corona ou paysages célestes COVID-19»[2].

En septième position on trouve  l’article « Meurtre barbare de Samuel Paty  (1,47 % des consultations sur paysages en 2020)». Petit billet retraçant mon émotion et mon indignation face à l’Assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamique !

En huitième position on trouve   «  Blognotice 13.04.2020 : Week-end pascal 2020 (1,44 % des consultations sur paysages en 2020) » – un billet qui traite des  caractéristiques du premier confinement COVID-19 en Allemagne en les comparant entre autres à la situation en France.

En neuvième position la notice « Souvenirs d’Aline – souvenirs personnels d’une chanson (1,36 % des consultations sur paysages en 2020) ». Petit billet écrit après la mort de Daniel Bevilacqua (Christophe), qui fut emporté par une  forme sévère de Covid-19, retraçant mes souvenirs personnels de la chanson « Aline ».

Enfin en dixième position le billet « La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi  (1,34 % des consultations sur paysages en 2020; trente-deuxieme position en 2019) », article qui retrace la progression de la forêt et les risques d’incendies de forêts à Schramberg, la petite ville de Forêt-Noire où j’ai grandi.

Cerisier d’automne (Prunus subhirtella) en fleur à Grünstadt le 29.12.2020 photographié pendant le deuxième confinement COVID-19 en Allemagne, © C. Neff 2020

Les conséquences de « La Pandémie du Covid 19 » pour l’Alltag, mot allemand pour la Vie quotidienne 2020, a laissé des traces sur paysages. Peut-être faudrait-il plutôt écrire la perception de la conséquence de la pandémie du Covid 19 pour mon « Alltag ». En dehors des billets mentionnes dans les 10 articles les plus consultés en haut, on retrouve les traces de la pandémie dans ces articles écrit durant l’année 2020 –  « Blognotice 23.07.2020 : rétrospectives personnelles franco – allemandes sur deux mois de déconfinement COVID-19 », « Blognotice 11.09.2020: Retrospective on a Facebook post concerning COVID-19 written in April 2020 », « N’oubliez jamais Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! Never forget Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! ». Visiblement le COVID-19 a laissé des traces dans le blog paysages. C’était surement l’évènement qui a bouleversé d’une manière ou d’une autre la vie de millions de français, allemands, européens etc. – et dont on retrouve quelques traces sur paysages. Personnellement j’ai assez bien vécu le premier confinement du printemps 2020 en Allemagne – comme le disait un de mes enfants «  Papa ne souffre pas trop du confinement – comme il vit avec ses livres, il parle avec les fleurs, les arbres et les oiseaux[3] – et donc – pas de grand changement pour lui pendant ce « shut-down »[4]. Le deuxième confinement de Décembre 2020 en Allemagne fut déjà plus fatiguant, – mais naturellement comparé à ceux qui en souffrent beaucoup plus en Allemagne je n’ai vraiment pas à me plaindre. Et durant cet hiver 2020/21 une partie de l’Allemagne souffre beaucoup du COVID-19, – on n’ en parle presque pas en France, mais en Saxe « la mort récolte une riche moisson (der Tod fährt eine reiche Ernte ein) » dûe au COVID-19[5]. On ne peut qu’espérer que le vaccin, la campagne de vaccination contre la COVID-19 permette enfin de contrôler et d’endiguer ce fléau ! Et que ce vaccin permet aussi d’endiguer les diverses mutations. Que ce soit en Allemagne, en France et  dans le reste du Monde !

Photos toutes © Christophe Neff: 1 Myrobolan (Prunus cerasifera) en fleur à Grünstadt le 22.3.2020 photographié  à la veille du premier confinement COVID-19 en Allemagne, 2 cerisier d’automne (Prunus subhirtella) en fleur à Grünstadt le 29.12.2020 photographié pendant le deuxième confinement COVID-19 en Allemagne.

Christophe Neff, Grünstadt Janvier 2021

[1] Voir :  « Rétrospective sur le blog paysages en 2019 », « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 »


[1] Le blog paysages est archivé par la Deutsche Nationalbibliothek, on peut donc trouver une grande partie des photos de  l’ancien blog paysages sur les blogs abonnées le Monde.fr ainsi que les articles originaux dans la « Zeitschnitt du 14.05.2019 (Tranche de temps) ».

[2] Voir aussi „Luftverkehr in Deutschland Der Himmel ist so leer wie zuletzt in den Achtzigern. Wegen der Coronakrise zählte die Deutsche Flugsicherung im Jahr 2020 so wenig Flugbewegungen wie vor der Wiedervereinigung. Eine vollständige Erholung erwarten die Lotsen »erst in einigen Jahren. (Spiegelonline, 07.01.2021)“

[3] J’ai d’ailleurs commencé à recenser les oiseaux présents dans mon jardin à  Grünstadt durant ce premier « shut-down ».

[4]Der Shutdown macht dem Papa nicht viel aus – er lebt mit seinen Büchern, spricht mit den Bäumen, Blumen und Vögeln. Für ihn ändert sich durch den Shutdown nicht viel

[5] Voir aussi :Bohr, Felix; Dambeck, Holger ; Wassermann, Andreas (2020): Wein, Partys und Särge

Sachsen In keinem Bundesland wütet das Virus so wie zwischen Leipzig und Görlitz. Dennoch scheinen

viele Bürger seltsam sorglos. Warum?. In: Der Spiegel Nr. 53, 24.12.2020, p. 28 – 29.

Witnessed from Grünstadt: The storm of the United States Capitol on Epiphany 2021

Currently we are witnessing a fascist coup d’état attempt in Washington” were the words I published on my Facebook wall while observing the storming the United States Capitol on Wednesday the 6 January 2021 on CNN. Epiphany is a holyday in Baden – Württemberg, and as I work in Karlsruhe at the KIT, this was also a holyday for me, even if a live in Grünstadt in Rhineland-Palatinate where Epiphany is not a holyday. In former days when my children were younger I used this holyday, or the days after this holyday to drive to France to buy some “galettes des rois” for them. But now they are older, and they are not more interested in “galettes des rois”, this old French tradition of choosing the King or Queen of a day on Epiphany. I used the holyday to write my traditional blog retrospective  “Rétrospective sur le blog paysages en 2021[1]” but then I received a breakings news mail from the NYT  on about 20:45 German-Time “              The New York Times – BREAKING NEWS : Vice President Mike Pence was rushed from the Senate chamber and the vote certification was halted as pro-Trump protesters stormed Capitol Hill” – and then I began to witness this historical moment on CNN – and didn’t finished my blog retrospective post, post which still waits to be finished.

I was neither astonished nor shocked by the images transmitted by CNN because for me it seems to be clear that was something was in progress with the “Trumpistes”. At least when I read the opinion piece  “All 10 living former defense secretaries: Involving the military in election disputes would cross into dangerous territory” published by the Washington Post on the 3 January I was convinced that “Trump and the Trumpistes” were on the way to sustainably disrupt the transition process. But even before that I was convinced that the transition phase could be at least chaotic – in a blogarticle posted in paysages on 3. November I wrote “Et même si Biden gagnait, je pense que la transition des pouvoirs sera au moins chaotique, personnellement je crains même le pire pour les Etats-Unis. Les « Trumpistes » auront certainement du mal à accepter une défaite électorale. (translation = And even if Biden won, I think the transition of power will be at least chaotic, personally I fear even worse for the United States. The „Trumpists“ will certainly have a hard time accepting an electoral defeat. [2]”.

But concerning the inability of the security authorities, the police, not to have prevented the storming of the Capitol, have nevertheless more than shocked me. If the French Police during the Yellow vests movement in France in Winter 2018/19 would have reacted in this amateurish way as the security forces during the Capitol Storm, France would now be governed by a national-bolschevist people’s committee or a national-bolschevist dictator or something similar.

In my Facebook post on my timeline I used the Book cover of Madeleine Albright “Fascism – a warning”. I read the Book in summer 2018 and I found this book was a very comprehensive description of the rise of the fascism in Europe. Seeing the “trumpist Mob storming the Capitol” recalls me the chapters were Albright descriped the  March on Rome of Benito Mussolini and his Black Shirts! For me the Book was also something like a wakeup call concerning the Trump presidency!

Some may view this Book and its Title as Alarmist. Good. We should be awake to assault on democratic values that has gathered strength in many countries abroad that is dividing America at home. The temptation is powerful to close our eyes and wait for the worst to pass, but history tells us that for freedom to survive, it must be defended, and if lies are to stop, they must be exposed (Albright (2018:252)”. At least not so many people have been so impressed by these word, which I read in 2018, – but after all what read, and of course I am reader – heard and see from the Trump presidency – I was convinced that this man would be capable of the worst.

That’s the way I witnessed the “Storm on the Capitol” on Wednesday the 6 January, the day of the Epiphany. Not so astonished, but shocked by the unpreparedness and amateurism of the security forces of the Capitol. The event recalled me a part of the books I have read during my life time concerning fascism and dictatorial power took over[3], and more recently the book “Fascism – a warning” written and published by Madeleine Albright in 2018.

Writing down this word some days after these dramatic events, I hope that this nightmare is over on January the 20 2021. Seen from Grünstadt, the town where I live, this seems to be the most dramatic political crisis for the United States of America since the Amercian Civil War.

Books and other sources:

Albright, Madeleine; Woodward, Bill (2018): Fascism a warning (with Bill Woodward). London, 2018. ISBN 978-0-00-828227-1

Applebaum, Anne (2020) : Twilight of Democracy. The Seductive Lure of Authoritarianism. New York. ISBN 978-0-385-54580-8

Guilluy, Christophe (2010) : Fractures françaises. Paris, ( François Bourin Editeur), ISBN 978-2-84941-201-5

Neff, C. (2012): Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012. In : Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books. 12.05.2012

Neff, C. (2020):   Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ? In : Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books. 02.11.2020

Photo/Screenshot: Authors Facebook TimeLine, 06.01.2021 21:25 Berlin Time (GMT +01:00).

Christophe Neff, written and published in Grünstadt, Saturday 09.01.2021


[1] The last retrospective was “Rétrospective sur le blog paysages en 2019 ». The paysages retrospective of 2020 will be published with some delay !

[2] See the whole article (written in French) « Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ? »

[3] I read so many booktitles concerning this topic that’s quasi impossible to name them all. Currently  Anne Applebaum‘s “ Twilight of Democracy   “ is on my reading desk. A book which a the first glance has nothing to do with the US is  “ la France peripherique”   (see also “Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 “)  written by the French geographer Christophe Guilluy, –    a similar book as Guilluy wrote it for “peripherical France” focusing on “middle class decline” in rural and periphical America would perhaps also light up why so many Americans have still given their vote to Donald Trump in the last presidential election.

Die Schaufenstermodellbahn der Buena Vista Augenoptik in Grünstadt

So etwas hatte ich schon Jahre, ja Jahrzehnte nicht mehr gesehen, eine richtige Schaufensterbahn.  Entdeckt habe ich die „Schaufenstermodellbahn“ im Schaufenster des Buena Vista Augenoptik in Grünstadt bei einem Sonntagsspaziergang Anfang Dezember. Eine Spur-N Anlage auf der auf Knopfdruck eine V- 200 ihre Runden durch eine Gebirgslandschaft mit Tunnel dreht. Wie ich inzwischen vom Inhaber und Geschäftsführer der Buena Vista  Augenoptik dem Optikermeister Florian Hofferer erfuhr, hat er die Anlage selbst mit seinem Bruder und Vater im Herbst dieses Jahres erbaut. Eine gelungene kleine Schaufenstermodellbahn die Kindheitserinnerungen weckt. In meiner Kindheit waren solche Schaufenstermodellbahnanlage in der Adventszeit keine Seltenheiten. In Schramberg, der Stadt in der ich aufgewachsen bin, habe ich mir in den 1970er Jahren beim „Eisenschweizer“ und beim „Kosel“ in der Adventszeit beim Bestaunen der „Schaufensterbahn“ die Nase plattgedrückt. Wobei –  wenn ich mich richtig erinnere, das eigentlich keine großen Anlagen waren.  Vielleicht gab es ja sowas auch beim Eisen Storz, aber daran kann ich mich so nicht mehr erinnern. Das Hauptgeschäft für „Märklinisten“ war ja auch damals in den 1970er Jahren in Schramberg der Eisenschweizer.  Unvergesslich auch neben dem Modellbahnsortiment (Märklin, Roco, Liliput) war natürlich auch der „Puste-Fix Bär“ des Eisenschweizers[1]. Der Eisenschweizer mit seinem „Puste-Fix BäR“ und seinem Modellbahnsortiment ist längst Geschichte, aber immerhin gibt es in Schramberg mit dem Eisen Storz noch ein richtiges Modellbahngeschäft[2], was ja auch keine Selbstverständlichkeit mehr ist. In Grünstadt gibt es seit der Geschäftsaufgabe des GS-Shop Kinderland im Jahr 2010 kein Modellbahngeschäft mehr. Ich selbst fahre seit dieser Zeit zu Moba-Tech nach Deidesheim wenn ich für meine sporadisch aufgebaute Parkett & Teppichbahn etwas benötige.

Um zurück zu den Schaufensterbahn zu kommen, – während meines Studiums in Mannheim, gab es auf den Planken zwischen den Straßenbahnhaltestellen „Wasserturm“ und „Strohmarkt“ auch zur Advents- und Weihnachtszeit eine größere Schaufensterbahn, eine LBG-Bahn mit automatisierten Pendelverkehr. Lang ist es her, – und ich frage mich, ob es diese adventszeitliche Schaufensterbahn auf den Mannheimer Planken noch gibt? Die letzte Schaufensterbahn, die ich vor der Entdeckung der Buena Vista  Augenoptik Spur-N Anlage gesehen habe, das war wohl tatsächlich auch in Grünstadt. Wenn ich mich richtig erinnere, gab es im SWEN Service Center der Stadtwerke Grünstadt in der Poststraße in Grünstadt auch eine Modellbahnanlage im Schaufenster. Vermutlich anlässlich der Eröffnung des SWEN Servicecenters im Jahre 2004 – ganz sicher bin ich mir da nicht. Was sich aber sicher weiß, dass für diese Schaufensterbahn der Stadtwerke Grünstadt ein Werbewagen auf Märklinbasis geschaffen wurde, bedruckt mit der Aufschrift „Stadtwerke Grünstadt“. Diesen Wagen konnte man damals bei der SWEN-Servicestelle in der Poststraße in Grünstadt käuflich erwerben.  Schaufenstermodellbahnanlagen, früher in der Adventszeit in Süddeutschland durchaus üblich, sind inzwischen selten geworden, – eine Google Recherche erbrachte da auch kaum nennenswerte Treffer. Allerdings bin ich dabei auf die sehr gelungene Schaufensterbahn der Staufen Apotheke in Wangen im Allgäu gestoßen. Aber viel mehr war da nicht zu finden. In diesem Sinne ist die Schaufenstermodellbahn von Florian Hofferer im Buena Vista  Augenoptik in Grünstadt schon etwas Besonderes, – wohl eine der letzten ihrer Art hier im deutschen Südwesten.

Schaufenstermodellbahn der Buena Vista Augenoptik in Grünstadt 18.12.2020b, © Christophe Neff


Schaufenstermodellbahn der Buena Vista Augenoptik in Grünstadt 18.12.2020a, © Christophe Neff
Schaufensterblick Modellbahn Buena Vista Grünstadt Augenoptik 10.12.2020, © Christophe Neff

Christophe Neff, Grünstadt im Dezember 2020


[1] Zum Modellbahnsortiment während meiner Kindheitstage in den 1970 in Schramberg siehe u.a. den Blogbeitrag  „Erinnerungen an die „märklinModerne“.

[2] Mehr zur Firmengeschichte des Eisen Storz in Schramberg findet sich u.a. hier.

Les premières neiges de l‘hiver 2020/21 arrivent à Grünstadt durant la nuit du 30 novembre au 1 décembre

Les premières neiges de l‘hiver 2020/21 arrivent à Grünstadt durant la nuit du 30 novembre au 1 décembre. Mais ces quelques flocons se transformaient en crachat de pluie dans la matinée du mardi premier décembre. Décidément la Unterhaardt n’est pas un pays de neige, elle porte à juste titre le nom « Toskana Deutschlands (la toscane allemande) ».

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009 – 2009 dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, en  2010 vers la fin novembre, en 2011 le 18.12.2011,  en 2012  le 27.10.2012 , L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, en 2015  le 14 Octobre 2015, durant l’hiver 2016/2017 les premiers neiges apparaissait le 2 janvier 2017, pour l’hiver 2017/18 c’était le 4 décembre, et durant le dernier hiver, l’hiver 2019/18 la nuit du 15 au décembre 2018 apportait les premiers neiges arrivait à Grünstadt. Les premières neiges de l’hiver 2019/2020 arrivaient très tardivement le 27.02.2020 et ces neiges tardives recouvraient les vignobles de la Unterhaardt pendant plusieurs jours.

Christophe Neff, le 02.12.2020

Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ?

Naturellement Donald Trump peut encore gagner les élections présidentielles du 3. Novembre 2020. J’avais prédit la première victoire de Trump en 2016 dans un post Facebook écrit en allemand[1]. Je pense qu’il pourrait refaire l’exploit et aussi gagner l’élection de 2020. Mais il faut dire que je suis beaucoup moins sûr qu’en 2016. Après tout Joe Biden semble dominer les sondages, même dans la plupart de swings states il semble avoir une avance sur Trump[2]. Mais à vrai dire je n’ai jusqu’à présent pas encore découvert un pronostic convaincant au niveau des sièges du « Collège électoral des États-Unis ». Une très grande partie de la presse écrite allemande semble plus au moins convaincue que Biden remporte les élections. On semble plutôt se demander si Trump était vraiment prêt à accepter une défaite électorale[3]. Par contre il faut le noter que le Monde a publié un article « Election présidentielle américaine : pourquoi Donald Trump a toujours des chances d’être réélu, malgré des sondages défavorables [4]» écrit par Gilles Paris et qui démontre que néanmoins Donald Trump peut encore créer la surprise et gagner les élections présidentielles.

C’est peut être aussi la lecture de l’ouvrage « Amériques Années Trump » coécrite par Jérome Cartillier et Gilles Paris qui m’a persuadé qu’en dépit des sondages favorables à Biden, Trump pourrait encore gagner la partie. Dans ce contexte ce fut certainement aussi la lecture du reportage « Il y a autant de chances que je vote Biden que Mickey Mouse» : avant la présidentielle, retour en Amérique profonde [5]» écrit par Arnaud Leparmentier – un retour sur les terres d’un séjour linguiste dans le « Deep America ». Ou le roman « Aus und davon (Finir et partir) » de Katharina Hahn qui contient aussi la description d’un voyage de Stuttgart à Meadville en Pennsylvanie. Naturellement je sais que les sondages semblent prédire la victoire de Biden. Dans cette petite contribution de blog j’aimerais simplement mettre en garde contre un excès d’optimisme, Biden est loin d’avoir gagné les élections. Et même si Biden gagnait, je pense que la transition des pouvoirs sera au moins chaotique, personnellement je crains même le pire pour les Etats-Unis. Les « Trumpistes » auront certainement du mal à accepter une défaite électorale.

On peut toujours se demander pourquoi en 2016 j’avais été si sûr que Trump gagnerait ? En fait ceci mériterait un billet entier, peut-être même plusieurs. En fait je n’ai jamais mis mes pieds aux Etats-Unis, mais depuis mon enfance j’avais toujours ressenti une fascination envers ce pays si lointain et si proche, et j’ai déjà depuis dévoré des milliers de pages de lectures sur les hommes et paysages des U.S.A. Durant l’été 2016 j’ai effectué un voyage virtuel à travers les paysages des Etats Unis, le « steel belt » de mes années étudiantes avait disparu, – on parlait  maintenant du « rust belt ». Les « Okies » des « Raisins de la colère » certainement un de mes romans préfèrés, semblaient  ressurgir sur les routes de la pauvreté des ruraux des Etats-Unis[6]. A travers mes lectures je découvrais un pays maudit par la pauvreté, le désespoir, un pays déchiré par des multiples déchirures – une Amérique loin des clichés traditionnels. Je pense que cette Amérique n’a pas disparu. Si Biden gagnait, ce que j’espère profondément,  il aura un énorme défi devant lui – essayer de combler les déchirures profondes des Etats – Unis[7],[8] , ces déchirures qui en 2016 étaient en partie responsables de la victoire de Donald Trump.

Bibliographie :

Livres :

Cartillier, Jérôme ; Paris, Gilles (2020): Amérique Années Trump. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-285525-2

Hahn, Anna Katharina (2020): Aus und davon. Roman. Berlin, Suhrkamp, ISBN 978-3-518-42919-8

Steinbeck, John (1997): The Grapes of Wrath. Text and Cristicism. Edited by Peter Lisca with Kevin Hearle. Viking Critical Library, Penguin, New York. ISBN 978-0-14-024775-6

Article de presse etc.:

Burns, Alexander; Martin, Jonathan (2020): Election at Hand, Biden Leads Trump in Four Key States, Poll Shows. The New York Times, Nov. 1, 2020.

Faure, Valerie (2020) : „Voyage dans les Etats désunis d’Amérique, hantés par la guerre civile“ par Valerie Faure, LeMonde.fr, 30.10.2020

Höhne, Valerie; Neukirch, Ralf; Pfister, René; Rojkov, Alexandra, Sarovic, Alexander (2020): Trump forever – USA. Ob Donald Trump die Wahl am Dienstag gewinnt – Hass und politische Zwietracht werden das Land auf Jahre hinaus lähmen“, Der Spiegel, 45, 30.10.2020, pp. 10-20.

Leparmentier, Arnaud (2020) : « Il y a autant de chances que je vote Biden que Mickey Mouse » : avant la présidentielle, retour en Amérique profonde“ par Arnaud Leparmentier », LeMonde.fr 13.10.2020 (Article réservé aux abonnés).

Neff, C. (2017) : „Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » en 2016“,   Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books.

Paris, Gilles (2020): « Election présidentielle américaine : pourquoi Donald Trump a toujours des chances d’être réélu, malgré des sondages défavorables », LeMonde.fr 28.10.2020 (Article résérve aux abonnés).

Christophe Neff, le 02.11.2020


[1] Voir aussi „Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » en 2016“.

[2] Voir aussi: „Election at Hand, Biden Leads Trump in Four Key States, Poll Shows.“ dans le NYT.

[3] Voir aussi: „Trump forever – USA. Ob Donald Trump die Wahl am Dienstag gewinnt – Hass und politische Zwietracht werden das Land auf Jahre hinaus lähmen“, Der Spiegel, 45, 30.10.2020, pp. 10 – 20.

[4] « Election présidentielle américaine : pourquoi Donald Trump a toujours des chances d’être réélu, malgré des sondages défavorables », LeMonde.fr 28.10.2020 (Article résérve aux abonnés).

[5] « « Il y a autant de chances que je vote Biden que Mickey Mouse » : avant la présidentielle, retour en Amérique profonde“ par Arnaud Leparmentier », LeMonde.fr 13.10.2020 (Article réservé aux abonnés).

[6] J’avais aussi retrace virtuellement le voyage de la famille « Joad » le long de la fameuse route 66, de l’Oklahoma  jusque en Californie en utilisant la carte « the itinerary of the Joads » édite dans l’Edition « The Grapes of Wrath. Text and Criticism. Edited by PeterLisca with Kevin Hearle (1997).

[7] Voir aussi: „Trump forever – USA. Ob Donald Trump die Wahl am Dienstag gewinnt – Hass und politische Zwietracht werden das Land auf Jahre hinaus lähmen“, Der Spiegel, 45, 30.10.2020, pp. 10 – 20.

[8] Voir aussi: „Voyage dans les Etats désunis d’Amérique, hantés par la guerre civile“ par Valerie Faure, LeMonde.fr, 30.10.2020 ((Article résérvé aux abonnés).