Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011

Avant  – Propos : 

« – Il y a déjà de la neige sur le mont Fuji. C’est bien de la neige, n’est -ce pas ? demanda Jirô.

Utako regarda elle aussi le Fuji par la fenêtre du train.

– En effet. C’est la première neige.

– Ce ne sont pas des nuages, c’est bien de la neige, n’est-ce pas? insista Jiro.

Le mont Fuji etait enveloppé de nuages et, sous le ciel couvert, les nuages et la neige du sommet paraissaient de la même couleur. »

Extraits de Première Neige sur le Mont Fuji de Yasunari Kawabata (2020) traduit du japonais par Cécile Sakai.

Le 11 Mars 2011 je me réveillais juste avant l’aube et regardant à travers ma chambre d’hôtel je découvris une coulée de lave qui descendait du sommet du Pico traversant les champs de neige et les nuages qui enveloppaient le cône volcanique de cette montagne qui ressemble étrangement au Mont Fuji au Japon. Lentement cette  rivière de lave ruisselait  le long des flancs  du Pico pour atteindre les vagues de l’atlantique.

Le Pico, – ou la Montanha do Pico sur l’ile de Pico situe sur l’archipel des Açores est d’ailleurs souvent désigné comme le « Fuji portugais ». Ce Mont Fuji qui était récemment au cœur d’une exposition au musée national des arts asiatiques à Paris, Guimet – « Fuji, pays de neige »[1]

Non je n’étais pas à Horta dans ma chambre d’Hôtel de l’Hôtel Fayal sur l’ile de Faial[2]  en face du Fuji portugais, mais bien chez moi à Grünstadt.  Et la dernière éruption historique du Pico avait bien lieu eu lieu en 1720.

Je me demandais  pourquoi un tel cauchemar me réveillait au milieu de la nuit du 10 au 11 mars – et je me remis à dormir pour juste me retrouve au milieu d’un  autre cauchemar – je suis en train de faire des relevés de plantes sur les champs de cendre de Capelo quand soudainement une énorme baleine sort de la mer en face de l’ancien phare du Capelinhos et se transforme en volcan en émettant un boucan infernal. En fait  dans la tradition orale des baleiniers de Capelo, qui avaient leurs embarcations à Porto do Comprido pas loin du phare du Capelinhos,  c’est une baleine se transformant en volcan qui a donné naissance au Capelinhos en septembre 1957. Le rêve de l’éruption du Capelinhos qui en réalité débutait en Septembre 1957 me projetait à Port Leucate – où j’assistais à un violent coup de mer qui avait déjà englouti les premières maisons du front de mer. Et je courais avec mes enfants sur « l’Avenue de la Septimanie » vers « le Pont de la Corrège » en craignant un deuxième coup de mer beaucoup plus violent – et enfin arrivé sain et sauve au sommet du Pont de la Corrège nous nous retournons enfin pour nous apercevoir que Port Leucate avait disparu sous la mer, seule la pointe du Kyklos et le carillon de Saint Jacques sortait des flots de la méditerranée…. et avec ce souvenir je me réveillai définitivement. Je me dis mais c’est quoi ces rêves- pourquoi j’ai si mal dormi ?

C’est en écoutant les informations à la radio, comme je le fais chaque matin depuis des décennies, que j’apprends le  Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku. On ne parlait pas encorede la catastrophe nucléaire de Fukushima. La catastrophe nucléaire de Fukushima – le « Super Gau » comme on dit en allemand n’apparaitra que quelques heures et jours plus tard via les infos télévisées. Avant de savoir ce qu’il se passait sur le site de la Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi où on fut submergé par les images des digues en brèches, de paysages dévastés, des bateaux divaguant dans les intérieurs de terres qui arrivaient sur le poste de télé le soir à l’heure des infos. Mais les jours suivant le Tsunami ce fut surtout les images de neige, la neige tombent sur les « naufragées » du Tsunami, le froid, la faim. J’ai lu et relu le récit de   Michaël Ferrier « Fukushima Récit d’un désastre » – mais les chutes de neiges que je voyais à la télé suivant le Tsunami qui m’avait tant impressionné ne semblent pas avoir laissé de traces chez Ferrier. Sauf un petit paragraphe sur le froid  dans le chapitre V que je reprends ici (Ferrier, M. 2018, 180) « Pendant longtemps, le froid a été la principale source de préoccupation. Pour les trente six modules d’habitation montés à la hâte par le gouvernement non loin de là, et qui disposaient d’un chauffage, il y a eu pas moins de mille candidats, qui ont eu à subir la nouvelle épreuve d’un tirage au sort. Car il y a des loteries pour l’attribution des logements temporaires, avec des listes d’inscription incroyablement longues. Des réfugiés ont préféré quitter l’endroit pour s’installer dans les hôtels désertés, ou ils alimentent le poêle avec les débris de leurs propres maisons en ruine. ». Michaël Ferrier était sur place, il parcourait un paysages massacré par le Tsunami, – moi je regardais les images qui arrivaient via la télévision et internet.

Et naturellement après quelques jours on se rendait réellement compte de ce qui se passait à la centrale nucléaire de Fukushima. L’Allemagne décida alors de de tenter un nouveau « Ausstieg », d’abandonner une fois pour toutes l’énergie nucléaire civile. Volte-Face du Gouvernement de Merkel qui quelques années avant avait stoppé le « Atomenergieausstieg » du gouvernement Schröder-Fischer. L’Ausstieg définitif fut voté au Bundestag le jeudi 30.06.2011. Date historique  à laquelle j’avais même dédié un petit billet « Blognotice 1.7.2011 – l‘Allemagne vote le „Ausstieg“ ». En France rien de tel, – les semaines après il y avait peut-être quelques soubre-sauts anti-nucléaires mais finalement la France reste un pays qui croit fortement au nucléaire. On a mis bien du temps à arrêter la centrale de Fessenheim, – mais pour le reste en France, si on compare l’après Fukushima à l’Allemagne – la catastrophe nucléaire de  Fukushima ne semble pas avoir laissé de traces profondes et durables comme en Allemagne. Concernant les conséquences politiques & médiatiques du drame de Fukushima en France cela me rappelait les premiers jours après la Catastrophe nucléaire de Tchernobyl – où les responsables politiques prétendaient  que le nuage nucléaire de Tchernobyl s’arrêterait carrément à la frontière française, quasiment au milieu du Rhin pour retourner en Allemagne.

Mais le plus frappant est peut-être que le Japon en 2018 sept ans après Fukushima reprend le chemin du nucléaire. Personnellement, même si je ne me considère pas comme un antinucléaire, mais plutôt comme « nucléairosceptique » je n’ai jamais cru le « le conte de fées de l’âge nucléaire paradisiaque ». Mon « scepticisme » envers le nucléaire avait surement débuté avec  l’Accident nucléaire de Three Mile Island, et après Tchernobyl j’étais sûr que énergie nucléaire n’était certainement pas la solution pour résoudre les  problèmes  énergétiques planétaires. En fait j’étais et je suis persuadé que le stockage des déchets nucléaires pose des problèmes énormes qui ne sont jusqu’ à présent pas vraiment résolus. En plus je pense que le stockage des déchets nucléaires n’est pas compatible avec une « démocratie parlementaire libérale » – pour assurer la sécurité des sites de stockages des déchets nucléaires– on aurait malheureusement besoin des mesures de sécurité si strictes, – que seul un « Polizeistaat » pourrait garantir !

Donc les évènements de Fukushima ne m’ont dans ce sens pas trop bouleversé.  Par contre à quel point les autorités japonaises et les pourfendeurs de l’énergie nucléaire ont sous-estimé les risques d’un « méga-tsunami » qui étaient au plus tard connus en 2001 après la publication de l’article « The 869 Jōgan tsunami deposit and recurrence interval of large-scale tsunami on the Pacific coast of northeast Japan » dans le Journal of Natural Disaster Science par Koji Minoura et ses collègues m’a toujours pour ainsi dire surpris. Dans ce contexte il est certainement enrichissant de lire la tribune de Harry Bernas dans le Monde « Fukushima : « Comment le Japon s’est aveuglé devant la certitude annoncée d’un désastre ». En plus il peut être aussi instructif de lire l’article « The crisis of a paradigm. A methodological interpretation of Tohoku and Fukushima catastrophe » écrit par deux chercheurs français  Robin Lacassin & Sylvain Lavelle.

En finissant ce récit de mes souvenirs de Fukushima, – je me demande ce qui reste gravé dans ma mémoire. Cette terre profondément blessée par la vague, la neige qui tombe sur un paysage mortifié. Ce couple de vieux agonisant quelques part dans le froid, la nuit et les flocons de neige qui tombent dans la lumière du phare de la caméra. L’affiche « Fukushima – terre des cerises » que j’ai découverte en feuilletant le livre édité par Michaël Ferrier (2021) « Dans l’œil du désastre – créer avec Fukushima » me rappelle que, après tout , la nature a repris ses droits et les cerisiers se sont remis à fleurir !

Mes lectures juste après la catastrophe en Mars 2011 fut « tu n’as rien vu à Fukushima [3] » de Daniel de Roulet  et « Die Ära der Ökologie – eine Weltgeschichte » de Joachim Radkau. En lisant la «Die Ära der Ökologie » une sorte d’histoire d’histoire mondiale de la mouvance écologique, juste sortie en printemps 2011 quelques jours avant la catastrophe de Fukushima, un livre méritant une traduction en français et en anglais,   je me suis souvent demandé pourquoi au Japon, qui a aussi une intéressante histoire du mouvement écologique, comme par exemple le combat contre la Maladie de Minamata, et dans ce contexte Radkau comparé l’écrivaine Michiko Ishimure qui fait découvrir souffrance et désastres de cette maladie dans son œuvre  „Mer de souffrance, Terre Pure : notre maladie de Minamata“ à un grand public, avec Rachel Carson, le mouvement antinucléaire n’a réellement jamais eu une grande importance. On peut trouver une sorte de réponse dans les dernières pages du récit de Michaël Ferrier « Fukushima – récit d’un désastre ». 

Personnellement je n’ai jamais oublié ces cauchemars que j’ai eus durant la nuit du 10 au 11 mars 2011. La baleine qui sort de la mer et se transforme en volcan, et donne naissance au « Capelinhos ». La lave qui descend les flancs enneigés du Pico. D’ailleurs je pense souvent à cette image car cette image ressemble beaucoup à ce qu’on pouvait observer pendant le mois de mars, je dirais même tout l’hiver (2020/21) sur les flancs de l’Etna. Les éruptions répétitives de l’Etna, les rivières de laves traversant les flancs enneigés de l’Etna, qui descendent vers la « Valle del Bove » .  J’observe cette phase d’intense activité éruptive de l’Etna depuis des semaines sur le site ING-Vulcani. J’admire les images spectaculaires de l’éruption prises par Boris Behncke et j’espère que la population habitant  autour de l’Etna reste saine et sauve. Jusqu’à présent cela semble plutôt bien s’être passé, à part les pluies de cendres qui couvrent les toits et les voies de circulation ! Cette phase d’activité éruptive intense de l’Etna actuel est d’ailleurs un évènement, une éruption quasiment oubliée par les medias internationaux ! Les images spectaculaires qui me proviennent régulièrement de Sicile en ce moment ressemblent beaucoup  aux images de mon rêve de l’éruption du Pico aux Azores.

Et concernant le rêve du  « tsunami », du «  Raz-de-marée »  recouvrant Port Leucate, je me suis souvent demandé si il est possible de courir en dix minutes du Front de Mer avec deux enfants en bas-âge à la main sur l’Avenue de la Septimanie, de la plage du Kyklos au Pont de la Corrège pour se mettre à l’abri du coup de mer, d’un tsunami ? On pourrait dire qu’il s’agit seulement d’un mauvais rêve. Mais j’ai quand même des doutes que les communes longeant la côte méditerranéenne en Occitanie soient  vraiment préparées à un grand coup de mer submergeant les terres proches de la mer. Je ne parle même pas de Tsunami. Une grosse tempête comme en Novembre 1999, peut – être un peu plus forte, une tempête d’ailleurs complètement disparue de la mémoire collective[4], quelles conséquences aurait une telle tempête de nos jours sur la façade maritime de l’Aude. A part un lourd bilan humain, certaines sources parlent de 36 morts[5], – c’est cette image insolite des bateaux, dont le « Danube voyager » divaguant sur la plage des Coussoules entre la Franqui et Port la Nouvelle qui  reste gravée dans ma mémoire. Des bateaux de haute mer échouant a l’intérieures des terres, – j’ai  donc vu cela avant le Tsunami  provoqué par le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku au Japon  – c’était à Leucate en France, sur la plage des Coussoules en Novembre 1999. On peut retrouver les images des bateaux échoués lors de la tempête du 12 novembre 1999 dans l’article « Souvenir d’une bien mauvaise journée sur la côte languedocienne (nov. 1999) » de Philippe Lauga sur le site de Marine Marchande ! Je finis sur avec les souvenirs de cette image insolite des bateaux divaguant au milieu des terres – l’exemple des bateaux échouées sur la Plage des Coussoules à Leucate montre que nous ne sommes pas à l’abri d’une telle catastrophe naturelle comme le Japon a dû la subir en Novembre 1999. Un tsunami comparable aux Tsunami du 11. Mars 2011 au Japon semble assez improbable, mais par contre une tempête un peu plus forte que la tempête du 12. Novembre 1999, pourrait avoir des conséquences assez considérables pour les côtes du Languedoc.

Pour élargir un peu l’horizon temporel, je rappelle qu’en Europe, dans le Monde méditerranéen, – des méga catastrophes naturelles sont aussi possibles – comme le prouve par exemple « l’éruption campanienne » une super éruption volcanique survenue il y a peu près 39. 000ans  qui bouleversa considérablement l’environnement méditerranéen.  Ou la « Watersnood van 1953 » le Raz-de-marée en mer du Nord en 1953 qui laissa derrière elle 2500 morts. D’ailleurs dans ce contexte, dans un billet écrit en allemand en mars 2010 « Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate » j’avais déjà décrit les risques qu’encourrait le lido entre Leucate-Plage et le Barcarès, plus spécialement Port Leucate en cas de raz de marée ! C’était avant la catastrophe de Fukushima ! Concernant les risques de submersion marine sur la côte méditerranée je renvoie à l’article de Luc Bénéteau « A l’aube du changement climatique, quelles sont les prises en compte de l’évolution du niveau de la mer dans l’aménagement du littoral en Languedoc-Roussillon ? » publié dans le livre Hommage à Jean –Marie Miossec « Rivages et Horizons » édité par Amadou Dio & Monique Gherardi en 2019. D’après cet article la commune du Barcarès se trouve entièrement en zone rouge et Leucate seulement partiellement. Mon impression personnelle est que Port Leucate se situe plus au moins dans la même classe de risque que la commune du Barcarès[6]. Mon impression personnelle sur le risque accru de submersion marine à Port Leucate est d’ailleurs confirmée dans l’analyse de  Corentin Regrain (2016)  sur  la vulnérabilité de la commune de Leucate  face à la submersion marine. Dans la Carte 18 (page 83) du document le secteur de Port Leucate est classé comme dans une zone de  très fort indice de vulnérabilité face aux submersions marines. D’après mon impression personnelle, le pont de la Corrège est le seul endroit à l’abri d’un « raz de marée » à Port Leucate – est ce d’ailleurs là que je me suis refugié dans mon cauchemar de la nuit du 11. Mars 2011 !

On peut toujours spéculer sur l’avenir, la probabilité des catastrophes naturelles, – mais personnellement j’ai l’impression que nous en Europe, – et là je pense surtout à la France et à l’Allemagne nous ne sommes guère mieux préparés que le Japon en Mars 2011 face au Tsunami provoqué par le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku. Ce sentiment est renforcé par l’impression que j’ai de nos sociétés face à la maladie du COVID-19  – que le sont l’Allemagne ou la France – nous sociétés n’étaient nullement préparées à un évènement dont on savait assez bien qu’il allait se produire dans un proche avenir ! En Allemagne par exemple en 2012 on avait déjà évalué un scenario de risque par un virus de type Sars[7] – mais aucune conséquence politique  n’en fut tirée ! D’ailleurs dans ce même document, un scénario d’accident nucléaire de type Fukushima en Allemagne est aussi analysé ! Il s’agit là du rapport „Unterrichtung durch die Bundesregierung Bericht zur Risikoanalyse im Bevölkerungsschutz 2012“ – qui était censé  montrer des scénarios de risque pour la société allemande (pandémie, catastrophe nucléaire, crues & inondations) et aussi  ouvrir des options d’intervention pour le gouvernement allemand face à tels risques. On sait maintenant que ce document a dorloté pendant huits ans quelque part dans un grenier virtuel – et quand on se rappelle  ce rapport, la pandémie décrite dans  ceci était déjà arrivée !

J’ai écrit ce récit, curieux mélange de « rêves, impressions personnelles, et paragraphes à caractère presque scientifique avec sources & documents » en mars & avril 2021. Pour me retrouver dans la région de Tôhoko pendant mes relecture des divers ouvrages sur Fukushima » j’ai utilisé les cartes du paragraphe « le tsunami du 11 mars »  publié dans « Atlas du Japon »  édité par Philipe Pelletier. J’avais acheté cet ouvrage en mars 2015 pour essayer de comprendre à quel point le Tsunami avait redessiné la géographie du Tôhoku.

J’aurais pu écrire un tel récit chaque printemps après le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku tellement cette catastrophe naturelle m’avait marqué[8]. Un an après le Séisme j’avais lu le numéro special de la Neue Rundschau « Japan » consacré à la perception de la catastrophe de Fukushima par les écrivains japonais, – dont je retiens ici l’article introducteur de l’éditeur du magazine littéraire japonais  Gunzō Ryosuke Saegusa (2012) « wo steht die japanische Literatur nach Fukushima ? ».  Dans ce contexte je me souviens de «  Der Tag an dem ein Mensch weggeschwemmt wurde (Kenzaburō Ōe)“, „Der Bärengott (Hiromi Kawakami)“ et „die mobile Bibliothek (Kōtarō Isaka)“. Fraudait peut – être un de ces jours relire ce volume dédié au Japon après la catastrophe de Fukushima !

Pendant la lecture de ce fascicule de la « Neue Rundschau » consacré aux conséquences de  Fukushima je pensais écrire un récit sur ma perception personnelle du drame de Fukushima. Durant le Wintersemster 2013/14 j’avais même introduit un petit paragraphe sur la perception du paysages japonais par les écrivains et artistes japonais dans mon cours de « géobotanique » – et insiste sur le fait que la façon dont nous percevons le paysages et la nature a d’une certaine manière aussi été influencée par l’art japonais.  J’ai aussi essayé de trouver une réponse à la question si le désastre de Fukushima avait changé la perception du paysage par les artistes et écrivains japonais, – mais ceci est particulièrement difficile si on ne lit pas le japonais. Est-ce que nos vues sur le Japon ont changé par ce qui se’est passé sur les côtes du Tōhoku. J’ai un peu l’impression que l’Allemagne après avoir abandonné le nucléaire civil s’est un peu désintéressée de ce qui se passait sur les rivages du pacifique dans la Région du Tōhoku. Peut-être que je me trompe, – mais l’article de la wikipedia.de sur la Région du Tōhoku semble beaucoup moins documenté et informatif que l’article de wikipedia.fr. – et ceci est un phénomène assez rare pour les articles sur une région dans la Wikipédia.

Donc depuis ce fatidique 11 Mars 2011 dix printemps sont passés – et finalement dix ans après Fukushima je suis passé à l’acte de mettre sur papier, disons sur l’écran, ce qui me restait comme souvenirs de mars 2011.

Nous vivons le printemps 2021, – deuxième année de la pandémie de COVID-19, qui a déjà tué plus d’hommes que le Tsunami provoqué par le Séisme de de la côte Pacifique du Tōhoku en 2011. La France est le huitième pays à  franchir le seuil des 100 000 morts du Covid-19  [9],[10], – ce qui fait a peux près 5 fois plus de victimes que le Tsunami et la catastrophe de Fukushima !

Pendant l’écriture j’écoute le nouveau CD d’Elina Duni « Lost Ship », co- enregistré avec Rob Luft. Les bateaux perdus, – les lost ships, – ceci me rappelle les bateaux perdus à l’intérieur des terres du Tōhoku  que la vague meurtrière a oublié de ramener vers le Pacifique, mais aussi les bateaux perdus sur la plage des Coussoules à Leucate en novembre 1999. Mais j’ai aussi impression que nos gouvernements, que ce soit en France ou en Allemagne, divaguent comme des bateaux perdus dans une mer sombre et inconnue qui est le maladie du COVID-19 … Je finis cet étrange récit sur mes souvenirs 10 ans après le drame de Fukushima, – la voix d’Elina Duni de ce remarquable album « lost ship » qui accompagne mon écriture !

Images & Photos :

Actuellement dans ce billet on trouve une seule illustration. Cette  image est un scan de la couverture du nouveau  CD de Elina Duni « Lost Ships »[11]. Accompagne par la musique de ce merveilleux CD  j’ai compose  ce billet de blog sur le clavier de mon ordinateur. Peut-être qu’au fur et à mesure j’ajouterai d’autres images et photos. On pourra observer l’évolution de l’article sur le site Wayback Machine  sous cette adresse. Concernant la physionomie du volcan Pico, la plus haute montagne du Portugal, souvent dénommée comme le « Fuji portugais » on trouve de belles photos sur la Wikipédia montrant le Pico couvert de neige, – une fois vue depuis la rade de du port de Horta sur l’ile de Faial  – et une fois vue depuis l’ile de Sao Jorge.

Bibliographie, sources et documents:

Textes écrits et autres documents :

J’ai essaie de réunir ici tous les documents que j’ai utilisé pour écrire le texte, même si pas tous les ouvrages ont été directement cité ou mentionne dans le texte. Mais d’une manière ou d’une autre ils ont influence l’écriture du récit !

Deutscher Bundestag 17 Wahlperiode (Hg)(2013) : Unterrichtung durch die Bundesregierung. Bericht zur Risikoanalyse im Bevölkerungsschutz 2012. Drucksache17/12051. 03. 01. 2013.

Diop, Amadou, Diop ; Gherardi, Monique (Dir)(2019) : Rivages et Horizons. Hommages au géographe Jean-Marie Miossec. Paris, Territoires de la Géographie, l’Harmattan, ISBN 978-2-343-16823-3

Bénéteau, Luc  (2019) : À l’aube du changement climatique, quelles sont les prises en compte de l’evolution du niveau de la mer dans l’aménagement du littoral en Langeudoc-Roussillin ? In : Diop, Amadou, Diop ; Gherardi, Monique (Dir) : Rivages et Horizons. Hommages au géographe Jean-Marie Miossec. Paris, Territoires de la Géographie, l’Harmattan, p. 223- 242. , ISBN 978-2-343-16823-3

Ferrier, Michaël (2018) : Fukushima. Récit d’un désastre. Folio/Éditions Gallimards. Paris, ISBN 978-2-07-045047-3

Ferrier, Michaël (2021) : Dans l’œil du désastre – créer avec Fukushima. Sous la direction de Michaël, Ferrier. Vincennes. Éditions Thierry Marchaisse. ISBN 978-2-36280-254-6

Isaka, Kōtarō (2012) : Die mobile Bibliothek.  Aus dem Japanischen von Heike Patschke. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 103- 127, ISBN 978-3-10-809088-3.

Kawabata, Yasunari (2012) : Pays de neige. Roman traduit du japonais par Bunkichi  Fujimori. Texte Français par Armel Guerne. Paris, biblio roman- le livre de Poche (Albin Michel), ISBN 978-2-253-03073-7

Kawabata, Yasunari (2020) : Première Neige sur le Mont Fuji et d’autres nouvelles. Traduit du japonais par Cécilie Sakai. Paris, le livre de Poche (Albin Michel), ISBN 978-2-253-06935-5

Kwakami, Hiromi (2012) : Der Bärengott.  Aus dem Japanischen von Ursula Gräfe und Kimiko Nakayama-Ziegler. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 20- 33, ISBN 978-3-10-809088-3.

Lacassin, R. ; Lavelle, S.  (2016): The crisis of a paradigm. A methodological interpretation of Tohoku and Fukushima catastrophe. In:  Earth-Science Reviews 155 (2016) 49–59

Makariou, Sophie; Lefèvre, Vincent (2020) : Fuji pays de neige. „Cet ouvrage accompagne l’exposition ‚Fuji, pays de neige‘ présentée à Paris, au musée national des arts asiatiques – Guimet (MNAAG) du 15 juillet au 12 octobre 2020.“, Paris, Réunion des musées nationaux – Grand Palais, ISBN 978-2-7118-7525-2

Minoura, K. ; Imamura, F. ; Sugawara, D. ; Kono, Y.; Iwashti, T.  (2001): The 869 Jōgan tsunami deposit and recurrence interval of large-scale tsunami on the Pacific coast of northeast Japan . In: Journal of Natural Disaster Science, Volume 23, Number 2, 2001, pp83-88

Ōe, Kenzaburō (2012) : Der Tag, an dem ein Mensch weggeschwemmt wurde.  Aus dem Japanischen von Sabine Balmes. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 13- 19, ISBN 978-3-10-809088-3.

Pelletier, Phillipe (2012) : Atlas du Japon. Après Fukushima, une société fragilisée. Nouvelle édition augmentée. Paris. Éditions autrement. ISBN 978-2-7467-3213-1

Radkau, Joachim (2011) : Die Ära der Ökologie. Eine Weltgeschichte. München, Verlag C.H. Beck, ISBN 978-3-406-61372-2

Regrain, Corentin (2016) : Évaluer la vulnérabilité face à la submersion marine: approche multicritère sur la commune de Leucate. Mémoire de Master 1 Sciences des territoires, spécialité Carthagéo. Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne UFR de Géographie.

Roulet, Daniel de (2011): Tu n‘as rien vu à Fukushima. Paris, Buchet & Chastel. ISBN 978-2-283-02524-4

Ryosuke, Saegusa (2012) : Wo steht die japanische Literatur nach Fukushima ? Aus dem Japanischen von Heike Patzschke. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 7- 12, ISBN 978-3-10-809088-3.

CD :

Elina Duni & Rob Luft:  Lost Ships. ECM Records München.

Christophe Neff, écrit en Mars & Avril 2021, – dix ans après le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku et la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Publié le jeudi 15.04.2021


[1] Exposition « Fuji, pays de neige » – présentée à Paris, au musée national des asiatiques – Guimet (MNAAG) du 15 juillet au 12 octobre 2020.

[2] Sur ma relation très personnelle avec l’ile de Faial etc. voir aussi le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) ».

[3] Ce petit livret fut d’ailleurs traduit en allemand par  Maria Hoffmann-Dartevelle sous le titre « Fukushima mon amour. Brief an eine japanische Freundin »

[4] Voir aussi « Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate »

[5] Voir aussi « Tempête en Méditerranée du 12 novembre 1999 ».

[6] Voir aussi le Poster « L’apport de la géomatique dans l’évaluation des vulnérabilités humaines et matérielles (submersion marine). L’exemple de la commune littorale de Leucate (France) » présenté par Monique Gherardi au « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie »

[7] Cette analyse de risque fut publie dans la Bundesdrucksache Drucksache17/12051 le 03.01.2013 – d’ailleurs librement consultable sur Internet !

[8] Le premier billet de blog de paysages traitant la catastrophe de Fukushima fut le billet « Blognotice 14.3.2011 ».

[9] Voir aussi « 100 000 morts du Covid-19 en France, un bilan traumatisant et des chiffres banalisés » par Chloé Hecketsweiler dans le Monde.fr du 15.04.2021

[10] Voir aussi l’Éditiorial de Jérôme Fenoglio « Face au désastre du Covid-19, une nouvelle responsabilité » dans le Monde.fr du 14.04.2021

[11] Lien vers «Bella ci dormi » du CD « Lost Ships »sur le site de Elina Duni.

N’oubliez jamais Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! Never forget Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh!

Hier matin, en finissant ma revue de presse personnelle virtuelle internationale, comme presque chaque matin, – après avoir lu l’article du Guardian sur le verdict du procès de la journaliste Zhang Zhan[1], – quatre ans de prison ferme pour avoir osé d’apporter un peu de lumière sur les évènements de Wuhan, le lock down, le confinement de Wuhan au tout début de la pandémie de la COVID-19. Je partage l’article du Guardian avec les mots « Never forget Zhang Zhan ! That’s real live in China! Freedome and Liberty are unknown words in contemporary China! (N’oubliez jamais Zhang Zhan ! C’est la vraie vie en Chine ! Libération et liberté sont des mots inconnus dans la Chine contemporaine) ».

Quelques heures après avoir lu l’article du Guardian sur Zhang Zhan je découvre dans le Monde l’article sur le verdict du procès de la militante saoudienne des droits de la femme Loujaïne Al-Hathloul , 5 ans de prison ferme[2] ! Je partage l’article sur mon mur Facebook avec les mots « Espérons que le Monde libre n’oublie pas Loujaïne Al-Hathloul ! Let’s hope that the Free World does not forget Loujaïne Al-Hathloul! » . En partageant l’article sur la condamnation de Loujaïne Al-Hathloul sur mon mur Facebook  je pense aussi à Nasrin Sotoudeh avocate iranienne, spécialiste des droits de l’homme, qui croupit quelque part dans une prison iranienne, qui peut être ne reverra jamais plus la liberté. Nasrin qui peut être ne pourra jamais revoir le lever du soleil sur la mer, l’air fraîche de l’aube sur une plage, comme homme libre, comme femme libre !

Trois noms, trois femmes – n’oubliez jamais Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! J’espère qu’elles pourront sortir vivant de leur prisons, et j’espère aussi que la France et les pays du monde libre, proposent l’asile politique à ces trois femmes et leurs proches. Asile et sécurité pour ces trois courageuses combattantes pour la liberté et les droits de l’homme ! Et que les pays occidentaux, nos dirigeants, nos gouvernements ouvrent enfin les yeux sur la réalité des droits de l’homme en Chine, en Arabie saoudite et en Iran. Personnellement je considère les gouvernements  de ces trois pays comme étant certainement un des plus répressives du monde actuel concernant les droits de l’homme. Triste palmarès !

Il me reste que de finir avec les mots :

N’oubliez jamais Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh !

Liberté pour Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh !

Yesterday morning, while finishing my personal virtual international press review, as I do almost every morning, – after reading the Guardian article on the verdict of the trial of the journalist Zhang Zhan[3] , – four years in prison for having tried to shed some light on the events of Wuhan, the lock down, the confinement of Wuhan at the very beginning of the COVID-19 pandemic. I shared the Guardian article with the words “Never forget Zhang Zhan ! That’s real live in China! Freedome and Liberty are unknown words in contemporary China!”.

Dawn on the beach of Port Leucate/ Aube sur la plage de Port Leucate 18.09.2020; © Christophe Neff 18.09.2020

A few hours after reading the Guardian’s article on Zhang Zhan I discovered in Le Monde the article on the verdict of the trial of the Saudi women’s rights activist Loujaïne Al-Hathloul, 5 years in prison[4]! I share the article on my Facebook wall with the words “Espérons que le Monde libre n’oublie pas Loujaïne Al-Hathloul ! Let’s hope that the Free World does not forget Loujaïne Al-Hathloul! “ . As I share the article on the conviction of Loujaïne Al-Hathloul on my Facebook wall I also think of Nasrin Sotoudeh, an Iranian lawyer and human rights specialist, who is languishing somewhere in an Iranian prison, who may never see freedom again. Nasrin who may be will never be able to see the sunrise over the sea, the fresh air of dawn on a beach, as a free human, as a free woman!

Three names, three women – never forget Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul, Nasrin Sotoudeh! I hope that they will be able to leave their prisons alive, and I also hope that France and the countries of the free world offer political asylum to these three women and their relatives. Asylum and security for these three courageous fighters for freedom and human rights! And that Western countries, our leaders, our governments finally open their eyes to the reality of human rights in China, Saudi Arabia and Iran. Personally, I consider the governments of these three countries to be certainly one of the most repressive in the world today regarding human rights. Sad record!

All that remains for me to do is to finish with the words:

Never forget Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh !

Freedom for Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh !

Screenshots from my Facebook timeline/Capture d’écran de mon mure Facebook.

Photo: Dawn on the beach of Port Leucate /Aube sur la plage de Port Leucate  © Christophe Neff 18.09.2020

Christophe Neff, écrit et publié le mardi 29.12.2020/ Christophe Neff, written and published on Tuesday 29.12.2020


[1] Davidson, Helen: “Wuhan Covid citizen journalist jailed for four years in China crackdown – Prosecution of 10 Hong Kongers detained in mainland China after allegedly attempting to flee to Taiwan also began on Monday” . The Guardian, 28.12.2020

[2] « La militante des droits humains saoudienne, en détention provisoire depuis plus de deux ans, a été condamnée lundi à cinq ans de prison ». Le Monde, 28.12.2020 mise à jour le 29.12.2020 à 3H11.

[3] Davidson, Helen: “Wuhan Covid citizen journalist jailed for four years in China crackdown – Prosecution of 10 Hong Kongers detained in mainland China after allegedly attempting to flee to Taiwan also began on Monday” . The Guardian, 28.12.2020

[4] « La militante des droits humains saoudienne, en détention provisoire depuis plus de deux ans, a été condamnée lundi à cinq ans de prison ». Le Monde, 28.12.2020 mise à jour le 29.12.2020 à 3H11.

Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018

waldbrandfläche Schiltach - Kirchberg - Zustand am 07.09.2018
le site de l’incendie de forêt de Schiltach-Kirchberg du 20.08.2018, situation du 07.09.2018, © Christophe Neff 07.09.2018

Le blog paysages entre dans sa dixième année d’existence[1]. Comme les années précédentes[2], je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2018.

L’article le plus consulté en 2018 fut l’article «« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017» (5,44% des consultations sur paysages en 2018), article écrit en 2017 qui retrace un voyage d’étude géobotanique à l’archipel de Cap Vert (Santiago, Fogo) que j’ai effectué en Novembre 2017. Les paysages que j’ai découverts pendant ce voyage d’étude m’ont fortement marqué, mais cela n’explique pas le succès du billet que j’avais dédié à ce voyage. Peut-être aurai- je la chance de revenir aux iles du Cap dans quelques années, peut être pourrai-je approfondir le remarquable travail de Teresa Leyens sur la végétation de l’ile de Fogo[3].

En deuxième position on trouve l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » ((5,19% des consultations sur paysages en 2018), billet assez autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin. D’ailleurs c’est la première fois qu’un article écrit en allemand se hisse à la deuxième place des articles les plus consultés sur paysages durant une année.

Enfin au troisième rang le billet «Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité)» (3,57% des consultations sur paysages en 2018). C’est un article déjà écrit le 04. juin 2009, traitant « paysages & feux de forêts », c’est d’ailleurs un des premiers articles de paysage, car c’est le 24. Mai 2009 que le blog paysages débutait avec l’article « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? ». C’est certainement aussi un des premiers « notices de blog » qui thématise les relations entre changements climatiques et fréquences d’incendies de forêts.

En quatrième position l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (3,35% des consultations sur paysages en 2018) billet écrit en 2009 qui nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En  cinquième position on trouve l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (3,28% des consultations sur paysages en 2018), billet écrit en anglais en 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques, tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En sixième position on trouve le billet « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 » (3,05% des consultations sur paysages en 2018), encore un article qui se penche sur les incendies de forêts de l’été 2018. Dans ce billet publié en anglais j’insiste surtout sur les interdépendances entre dangerosité de futurs feux de forêts et changements climatiques.

En septième position on trouve  l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » (3,00% des consultations sur paysages en 2018) écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014, en 2015 et en 2016.

En huitième position on trouve l’article « Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » (2,96% des consultations sur paysages en 2018). Ecrit en début de Mai 2017 ce billet est une sorte de « géographie personnelle » sur l’état de la France pendant l’Élection présidentielle française de 2017. Ce billet écrit un en 2017 est aussi un aperçu géographique sur la France périphérique, où beaucoup des problèmes qui ont ressurgi avec le mouvement des gilets jaunes sont déjà décrits assez précisément. C’est d’ailleurs avec le mouvement des gilets jaunes que cet article a de nouveau retrouver un lectorat assez large. Notons que en 2017 le billet ce trouvait à la cinquième place (2,67 % des consultations sur paysages en 2017) des consultations sur paysages.

En neuvième position la notice « Bonne année 2018 – Prosit Neujahr 2018 – Happy New Year 2018 » (2,14% des consultations sur paysages en 2018), pas un article mais une sorte de carte de bonne année – avec une très belle photo comme décor que j’ai prise à Horta sur l’ile de Faial montrant l’aurore sur le  Pico (Montanha do Pico en portugais) en Septembre 2017.

Enfin en dixième position la petite notice bilingue  « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt » (2,12% des consultations sur paysages en 2018)sur les derniers soubresauts de l’hiver avec apparition des neiges de mars (Märzschnee en allemand) et le début du printemps avec les premiers amandiers en fleurs et les vignes légèrement recouvertes de neige dans la Unterhaardt.

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« entre etang et mer » une UM de AGC « Languedoc-Roussillon» traverse le chenal entre « Grau de la Franqui » et « l’etang de Lapalme ». © Christophe Neff 31.03.2018

Comparé aux années passée le blog paysages est devenu moins leucatois, donc plus international même si nous trouvons à la onzième place encore un article traitant de Leucate, « Début Août 2018 : 39,1 à Leucate, intempéries en Tunisie, et l’« Incêndio de Monchique (Incendie de Monchique) » (1,90% des consultations sur paysages en 2018) – le record de température avec 39,1 sur la station météo du Cap Leucate. Et à la douzième place, dans l’article « Impressions du « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie » je parle aussi de Leucate, des risques de submersion marine à Port Leucate qui étaient aussi en rendez-vous de cette conférence internationale de géographie.

Les évènements de l’année 2018 ont laissé des traces sur paysages, –  d’une part les évènements des gilets jaunes ont provoqué un gain d’intérêt pour le billet «  Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » – et de l’ autre ce furent surtout les articles traitant les incendies de forêts qui furent les articles les plus consultés dans paysages pendant l’année 2018. Et malheureusement, l’année 2018, même si ceci est déjà tombé un peu en oubli, fut une année assez dévastatrice quant aux incendies de forêts, -surtout en Grèce, au Portugal, en Suède, aux Etats-Unis en Californie et même l’Allemagne a eu droit à son lot de feux de forêts durant l’été 2018. Personnellement pour diverses raisons, je ne travaille presque plus sur les feux de forêts, – quelques interviews données à des medias allemands durant l’été 2018[4] –et la supervision d’une thèse de Master sur la modélisation des risques des incendies de forêts en Forêt – Noire[5], ainsi que qu’ un petit cours de terrain sur le feux de forêts en Forêt -Noire[6] –mais néanmoins avec l’expertise scientifique que j’ai acquise pendant les dernières décennies je pense que en 2019 nous allons une fois de plus être confrontés à des scenarios d’incendies de forêts catastrophiques. La Californisation, la suburbanisation d’une part, – et les changements climatiques d’autres part – sont un cocktail particulièrement dangereux qui peuvent engendre de plus en plus de feux de forêts mortels.

Biblio :

Berkemann, Karin; Bartetzko, Daniel (HG./EDS)(2018): märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück. From Architectur to Assembly KIT and back again. Berlin, 2018, Jovis Verlag, ISBN 978-3-86859-518-5

Leyens, Teresa (2002) : Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn.

Photo : © Christophe Neff 1.) 07.09.2018 – le site de l’incendie de forêt de Schiltach-Kirchberg du 20.08.2018, situation du 07.09.2018, 2.) 31.03.2018 « entre etang et mer » une UM de AGC « Languedoc-Roussillon» traverse le chenal entre « Grau de la Franqui » et « l’etang de Lapalme ».

Christophe Neff, le 27.01.2019

[1] Le premier billet « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?«  fut édité le 24,.5.2009.

[2] Voir :  « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 ».

[3] Leyens, Teresa (2002): Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn. Download ici.

[4] Par exemple „Bundeswehrgelände in Meppen Warum der Moorbrand so schwer zu löschen ist“ dans le Spiegelonline du 18.09.2018 .

[5] Hodapp,L. (2017): Assessment of the wildfire hazard potential in the Black Forest National Park. KIT, unpublished Masterthesis in Geoecology.

[6] Voir aussi „Schiltach  -Waldbrandgebiet als Studienobjekt“ dans le Schwarzwälder Bote du 07.09.2018.

Erinnerungen an die „märklinModerne“

märklin moderne buchdeckelDas Buch die „märklinModerne – vom Bausatz und zurück/From Archtecture to Assembly KIT and Back again“ habe ich durch den Artikel „Avantgarde H0 Mythos Alltag: Modelleisenbahnträume und ihre Wurzeln in der Wirklichkeit – Eine Ausstellung „Märklin Moderne[1] im Deutschen Architekturmuseum in Frankfurt“ von Markus Clauer in der Rheinpfalz entdeckt[2], [3]. Schon die Lektüre des Artikels von Clauer ließ in mir Kindheitserinnerungen an unsere Märklinbahn im Lärchenweg auf dem Sulgen[4], aufsteigen. Lange, lange ist das alles her – aber die Märklinbahn[5] zumindest die Lokomotiven, das Wagenmaterial ist immer noch da. Verpackt und dennoch quasi betriebsbereit, steht die Bahn  in unserem Keller bzw. auf der Bühne. Immer mal wieder zur Winterzeit, wird sie kurz als „Parkett & Teppichbahn“ wieder zum Leben erweckt. Die Ausstellung im Architekturmuseum habe ich noch nicht gesehen, hingegen habe ich mir das Buch gekauft und gelesen – und damit meine kleine Sammlung von „Ausstellungskatalogen“ wieder etwas vergrößert.

Als mein Bruder und ich in den Wintermonaten der 1970 Jahre, im Hobbykeller des neu gebauten Atriumhauses im Lärchenweg auf dem Sulgen mit unserer Eisenbahn spielten, welches wir im Winter 1971/72 bezogen hatten, hätten wir uns wohl nie träumen lassen, dass es einen Zusammenhang zwischen Architektur und Modelleisenbahn gäbe. Aber unsere Bahn war mehr eine Spiel- und Betriebsbahn. Tischtennisgroße Spanplatte, zwei Stromkreise, – eine angedeutete Gebirgsbahn – ein paar Fallerhäuschen, – aber eine richtige Landschaft hatten wir nie. Mein Bruder begann schon früh an den Loks herumzuschrauben, – da waren wohl schon die ersten Anlagen zu seinem Beruf gelegt, er ging ins technische Metier – wurde Feingeräteelektroniker. Ja, und eine Märklinbahn hat er auch noch. Man könnte ihn auch im Gegensatz zu mir als einen Märklinisten bezeichnen. Im vorliegenden Buch, wird ja Märklin als Synonym für „Modellbahn“ und „rollendes“ Material verwendet. Einerseits ist das für große Teile Süddeutschlands korrekt, andererseits gab es und gibt es auch andere Hersteller von Modelleisenbahnen. In meinen Schramberger Kinderjahren, gab es auch Buben die hatten eine Fleischmann oder eine Arnold-Rapido im Kinderzimmer oder Hobbykeller stehen. Beim „Eisenschweizer“ in der Haupstrasse konnte man die Märklin, aber auch ausgewählte Roco oder Liliput Modelle erwerben. Beim „Kosel“ in der Lauterbacherstrasse Fleischmann und Arnold-Rapido.  Fleischmann oder Arnold-Rapido hatten die Nachbarsbuben, deren Väter vom „Diehl“ nach Schramberg versetzt wurden, nachdem die damalige Firma Diehl die Junghanswerke Ende der 1960 Jahre erworben hatte. Nürnberg, – das war auch einmal eine Modelleisenbahnmetropole – wenn man nur an die Marken Arnold-Rapido, Bing, Fleischmann, Trix,   – denkt. Aber das ist ja inzwischen fast schon Modelleisenbahngeschichte. Was auch wohl Modelleisenbahngeschichte ist, dass damals bei den meisten Buben (zumindest in meinem Kindheitsumfeld) eine Modellbahn im Kinderzimmer stand, meistens war es eine Märklin, aber eben nicht immer. Hingegen kann ich mich nicht daran erinnern, irgendwo in einem dieser Kinderzimmer eine richtige „Modelleisenbahnlandschaft“ gesehen zu haben. Das waren dann wohl eher „Erwachsenanlagen“ – oder eben die mobilen Schauanlage die hier und da mal im Albert Schweizer Saal in der Talstadt Schramberg zu sehen waren[6]. Die einzige Modellbahnanlage aus Kindheitstagen, in der eine es richtige Landschaft zu bestaunen gab, an die ich mich erinnern kann, war die „Schwarzwaldanlage“ – des Freizeitpark Hardt. Eine richtige Märklinbahn mit Landschaft, Siedlung und Gebirge, die man auch noch heute besuchen kann. In diesem Sinn auch schon Modelleisenbahngeschichte, weil diese Modellbahn schon Jahrzehnte vor den großen Modelleisenbahnschauanlagen 2000 Jahre wie z.B.  in Hamburg das Minaturwunderland in Hamburg oder die etwas weniger bekannte, aber durchaus bewundernswerte Schwarzwald-Modellbahn von Thomas Panzer in Hausach[7], im Jahre 1975 „auf dem Hardt“ das Licht der Welt erblickte[8]. Dem Minaturwunderland wurde im Buch „Märklin-Moderne“ unter Titel dem „Hamburger – Modelle – was bleibt vom City-Hof?“ ein ganzes Kapitel gewidmet, – die „Schwarzwaldbahn“ von Thomas Panzer wird leider ausgespart.

Märklin als Synonym für Modelleisenbahn, einschließlich Rollmaterial, Gleis und Modellbahnlandschaft, ist durchaus auch in der Belletristik angekommen. In Tellkamps Turm[9], welches ich persönlich für einer besten deutschsprachigen Romane der letzten zwanzig Jahre halte, finden sich im Kapitel „Wolken im April 26“ folgende Zeilen: „»Glaubst du, dass es die Wahrheit gibt?« Verena zupfte den Pullover zu recht, dessen Ärmel sie über der Brust verknotet hatte. Siegbert ließ sich Zeit mit einer Antwort. Es war warm, der April schien Kredit beim Mai aufgenommen zu haben. Sie lagen im Gras eines Abhangs über dem Kaltwasser, Christian beobachtete die wechselnden, von Strömungen und Wind getuschten Schriften auf dem Apfelgrün der Talsperre. Am anderen Ufer tuckerte die Erzgebirgsbahn, klein wie ein Märklin-Spielzeug, setzte die Fichten an der Trasse unter Dampf[10].“ Christian Hoffmann, der hier die Erzgebirgsbahn unter den Fichten dampfen sieht, würde wohl eher an eine Pikomodellbahn gedacht haben, denn in der DDR war Märklin als Modellbahnhersteller gar nicht präsent. Als Tellkamp den Roman dann Jahre später verfasste, war wohl inzwischen in ganz Deutschland der Name Märklin zum Synonym für Modelleisenbahn geworden. Als ich vor Jahren diese Textstelle gelesen hatte, erinnerte ich mich an unsere Familienfahrten ins Elsass durchs Kinzigtal, die Großeltern wohnten bis Anfang der 1970er in Eckbolsheim bei Strasbourg, – damals konnte man dort noch auf der Kinzigtalbahn regelmäßig Dampfloks fahren sehen. Meistens waren es Tübinger oder Freudenstädter 38er. Man kann diese Szenerie im kürzlich erschienen Buch „Mit Dampf und Diesel durch den Schwarzwald“ von Heinrich Baumann im Kapitel Kinzigtal schön nacherleben. Man könnte es auch in einem „Modul“ oder Dioroma nachbauen – oder sich den Modellbahnhof „Halbmeil“ der Modell Eisenbahn Freunde Kinzigtal ansehen. Märklin war aber in den 50er und 60er Jahren weit mehr an als nur eine „Spielzeugeisenbahn“ – der Begriff Modelleisenbahn war wahrscheinlich damals noch gar nicht so gebräuchlich. Eine Märklinbahn im Kinderzimmer, gar noch mit einer Märklin V 200, das war das erlebte „Wirtschaftswunder“ in den eigenen vier Wänden[11]. Wie viele „Kriegerwitwen“, „Vertriebenenfamilien“ etc. haben sich in der Nachkriegszeit die „Spielzeugeisenbahn“  vom Munde abgespart [12]?

Ja, und da gab es noch die „Villa im Tessin“ – im Buch „märklinModerne“ sind der Villa im Tessin, – gleich mehrere Kapitel gewidmet, – die hing als Plakat von Klaus Staeck – jahrelang im Arbeitszimmer meines Vater. Meine Eltern waren überzeugte Sozialdemokraten – und so fand die Villa im Tessin von Klaus Staeck ihren Weg in unser Atriumhaus im Lärchenweg. Die Faller Ho Villa im Tessin hat nie auf unsere Modellbahnanlage im Lärchenweg gefunden. Unsere Familie wohnte ja damals selbst in den sogenannten „Studienratsvillen“ im Lärchenweg[13], – einer Siedlung von Artiumshäusern, die soweit meine Erinnerung korrekt ist, von der Schramberger Wohnungsbau Gesellschaft auf Grundlage der Pläne der Architekten Paul Gais und Georg Stollbert Anfang der 1970er Jahre im Neubaugebiet Eckenhof auf dem Sulgen erbaut wurde[14]. Da war der Wunsch nach einer „Villa im Tessin“ – auf der Modelbahnanlage wohl nicht so groß.  Wobei man bestimmt aus diesen Atriumshäuser oder Gartenhofhäuser am Lärchenweg wie die Häuser bei Baubeginn von der SWB benannt wurden,  gute „Ho/N“ Modellhäuser hätte machen können. Aus traurigem Anlass, der Vater eines Freundes aus Kindheitstagen war verstorben, ich war nach Schramberg zur Beerdigung nach Schramberg gefahren, unsere Eltern hatten gemeinsam im „Lärchenweg“ mit anderen Kollegen vom Gymnasium gebaut, hatte ich die Gelegenheit nochmals so ein Atriumshaus betreten zu können. Lichtdurchflutet, obwohl es ein Winternachmittag war – das Wohnzimmer – wahrlich für die damalige Zeit eine moderne Vorstellung von Wohnen. Als Kind hatte ich schon mal vorgestellt die Siedlung in Teilen nachzubauen und mit einem imaginären Eckenhofbahnhof zu ergänzen – und das ganze mit einem Nachbau der von Karl Hans Neumann entworfenen neuen St. Laurentius Kirche auf dem Sulgen zu erweitern. Also keine Untergrundbahn wie der Theobald in der Wochenendausgabe vom 18. März 1987 im Schramberger Lokalteil des Schwarzwälder Boten spottete , aber immerhin hätte es einen Modellbahnhof „Lärchenweg“ gegeben[15]. Mit etwas bastlerischen Geschick wäre es bestimmt möglich gewesen, aus dem Fallerbausatz Moderne Kirche B-235, die sich an der (Karin Berkemann Moderne Kirche 93 – 99) an der Kirche St. Katharina in Gütenbach orientiert, ein an der St. Laurentius angelehntes Ho-Modell zu basteln. Aber über dieses bastlerische Geschick habe ich nie verfügt, – was bestimmt auch einer der Gründe war, dass bei uns im Keller im Lärchenweg nie eine richtige Modelleisenbahnlandschaft entstand[16]. Und was die „Nachkriegsmoderne“ betrifft,  – im ländlichen Raum der 1960/70er Jahre der alten Bundesrepublik gab es natürlich weit weniger Vorbilder als in den urbanen Verdichtungsräumen. Deshalb werden Modelle, die die „Nachkriegsmoderne“  auf Eisenbahnmodellanlagen der 1970er, zumindest auf den, die den ländlichen Raum darstellen, natürlich auch weniger vorhanden gewesen sein. Darüber hinaus war es natürlich auch eine Platz- und Preisfrage ein solches Modell auf seiner Anlage zu platzieren.

Modellbahnlandlandschaften sind in einem gewissen Sinn eine Form von Umweltwahrnehmung und daraus folgend von Umweltdarstellung. Eine Modellbahnanalage könnte man auch als dreidimensionale mental Map begreifen. Wenn mir etwas an dem Buch „märklinModerne“ fehlt, ist dass die „märklinModerne“ eben nur in (West)Deutschland so entstehen konnte. In anderen Ländern gibt es auch Modelleisenbahnen. Großbritannien, Frankreich, Italien, Schweiz und vielen anderen europäischen Ländern gab und gibt es Modelleisenbahnen und gab oder gibt es noch Modelleisenbahnhersteller. In Frankreich jedoch, und hier kann ich es recht gut beurteilen, gab es kein Pendant zu Märklin oder Fleischmann, – und es gab auch kein französisches Pendant zu Faller oder Kibri. Jouef Champagnole, der letzte eigenständige französische Miniatureisenbahnhersteller der Großserien produzierte,  eine Marke die heute der britischen Firma Hornby gehört, und die als sie noch eigenständig war, Modellbahnzubehör wie Häuser/Bahnhofsanlagen produzierte, hatte auf den französischen Modelleisenbahnmarkt nie die Monopolstellung wie Märklin oder Fleischmann in den 1960/70er Jahren in Deutschland. Ein französischer Modelleisenbahner, der nicht auf die „Modellbahnhäuser“ von Jouef Champagnole zurückgeifen wollte, die bis ca. 2001 produziert wurden[17], konnte ggf. ein Fallermodell „französiieren“, oder musste eben selbst basteln. Faller hat zwar schon seit langem vereinzelt Modelle für den französischen Markt produziert, im Katalog 2017/18 sind das im Ho Bereich die Modelle „Bahnhof Aubance (190605)“, „Bahnhof Collenibbio (190620), sowie der „Bahnhof „Volgelsheim (110121)[18]. Ein französischer Modelleisenbahner, konnte und kann, soweit er auf seiner Modellbahnanlage eine wie auch immer geartete Französische Umwelt gestalten wollte, konnte eben nicht wie sein „deutscher Pendant“ auf die vielfältigen Produktepallette von Faller, Kibri etc. zurückgreifen. Das fängt im Grunde genommen schon beim „Bahnübergang“ an, und geht über die zwei Oberleitungssysteme (1,5kv/25kv[19]) etc.  weiter. So entstand in Frankreich eine riesige Modellbahnbastlerszene, mit Klein- und Kleinstserienherstellern sowohl für Bahnanlagezubehör als auch für rollendes Material, die es in  Deutschland in diesen Ausmaßen nicht gibt. Bemerkenswert am Rande, in diesem Markt hat sich auch die deutsche Firma Makette [20] [21] von Martin Klinger mit seinen „Wagonmodellen“ erfolgreich etabliert. Dieses Fehlen von ein oder zwei dominanten Modellbahnfabrikanten in Frankreich hat wohl auch dazu geführt, dass sich im Ho-Bereich der exakte Längenmaßstab von 1:87 bei rollenden Material durchgesetzt hatte, – wo Märklin und Fleischmann lange bei 1:100 und dann 1:93:5 bei den langen Reisewagen verblieben.

une vie en autorail BuchdeckelDen deutschen Modelleisenbahnern wurde ja oftmals vorgeworfen, sich mit der Modelleisenbahn in eine „heile Scheinwelt“ zu flüchten. Aber ähnliches kann man in Frankreich auch oft feststellen. In Frankreich konnte man und kann man bei Modelleisenbahnanlagen einen Hang zur Reproduktion des Eisenbahnverkehres der 1970er/Beginn 1980 Jahre feststellen. Nebenbahnidylle im ländlichen Frankreich am Kreuzungsbahnhof, der noch einen Gleisanschluss zur landwirtschaftlichen Cooperative verfügt. Eine Péniche, die im Kanalhafen oder am Flußhafen liegt, die auch über einen Gleisanschluss beladen wird. Eine einsame „Micheline“[22], die über eine Nebenbahn durchs ländliche Frankreich schaukelt. Eisenbahnszenen, die man im ländlichen Frankreich heutzutage lange suchen muss. Nebenbahnen, auf denen es regelmäßigen Personenverkehr und Güterverkehr gibt, sind im ländlichen Frankreich eine Seltenheit geworden[23]. Im Elsass gibt es noch ein relativ dichtes Eisenbahnnetz, welches auch den ländlichen Raum bedient, aber ansonsten findet man diese “Eisenbahnwelt“ vor allem auf den Modeleisenbahnanlagen der Modellbahner und in der Erinnerungsbänden und Bildbänden der Verlagsgruppe von la „Vie  du Rail“  (oder auch anderer Verlagsgruppen wiez.B. die Editions du Cabri). Stellvertretend sei hier das Buch „Une Vie en auto rail“ von Vincent Lalu genannt, welches dem Leser anhand von „Triebwagenbildern“ ermöglicht, eine Eisenbahnreise durch das ländliche Frankreich der „Trentes Glorieuses“ zu machen[24]. Die „Trentes Glorieuses[25]“ waren die französischen Wirtschafswunderjahre, in denen trotz permanenter „Croissance“ (Wachstum) die SNCF begann, systematisch unrentable Nebenbahnen zu schließen. Um noch mal auf das „Elssas“ zurückzukommen, das Elsass mit seinem Heritage „Alsace-Lorraine“, also dem Erbe der „Reichseisenbahnen in Elsaß-Lothringen“ ermöglicht es einem französischen Modelleisenbahner, soweit er seine Anlage nach eine Vorbild aus dem Elsass gestaltet, eine Vielzahl der Modellbahngebäude der großen deutschen Hersteller wie Faller ohne große Umbauten oder Retuschierungen zu verwenden. Wie bereits erwähnt, ein Kapitel über die „Modelbahnlandschaft und Modeleisenbahnarchitektur außerhalb Deutschlands, hätte das Buch „märklinModerne“ bestimmt bereichert. Weiterhin wäre es vielleicht auch sinnvoll gewesen, in einem weiteren Kapitel auf die Bedeutung der Kataloge einzugehen – ich denke hier in erster Linie an den Märklinkatalog, auf die „Entwicklung“ der Modellbahnarchitektur in Deutschland. Ich kann mir vorstellen, dass in „Vorinternetzeiten“, die in den Modellbahnkatalogen gezeigten „Modellbahnlandschaften“ durchaus Auswirkungen auf die Gestaltung einer Modellbahnanlage haben konnten. Die „Titelseite/Frontseite“ des aktuellen Märklinkatalog 2017-18 könnte übrigens ein französisches Landschaftsszenario darstellen – die Sncf 241 A 65, Vorbild ist 241 A des Eisenbahnmuseums Mulhouse (Märklin Artikel 39241), dampft mit ihrem Museumszug an der französischen Atlantikküste in die Ferne. Den Häusern, die man auf der Katalogfront sieht, könnte es sich ggf. um ein Motiv handeln, welches die bretonische Küste darstellt soll.

Schön wäre es bestimmt auch gewesen, wenn das Buch auf ein paar Seiten versucht hätte, der Frage nachzugehen inwiefern das „Bauen an der Modelleisenbahnanlage/die Landschaftsgestaltung für die Modellbahn“ im Kindesalter den Weg zum Architekturstudium vorgezeichnet hat. Zumindest mir sind aus meinem persönlichen Umfeld Beispiele bekannt, in den der Weg der aus dem „Eisenbahnmodellbahnbau“ den Weg ins Architekturstudium ebnete. Umgekehrt vielleicht auch inwiefern, trotz (oder gerade) wg. des Albert’schen Abstraktionsgebotes in der Architektur[26] sich auch in Architekturmodellen „Modelleisenbahnelemente“ finden lassen. Da fiele mir zum Beispiel das Projekt „Tiefbahnhof Stuttgart“ von Frei Paul Otto ein, welches auf den Seiten 404-405 des von Georg Vrachliotis  herausgegeben Bandes „Frei Otto – Denken in Modellen“ zu finden ist.

Abgesehen davon, halte ich das Buch „Märklinmoderne“, den Museumskatalog für ein schönes bereicherndes Buch, dass man auch sehr gut lesenkann, ohne die Ausstellung zu besuchen. Für alle diejenige die sich für den Zusammenhang zwischen Modellbahnlandschaft/Umweltperzeption/Architektur in Deutschland interessieren, ist dieses Buch bestimmt ein Werk an dem man nicht vorbeikommt.

Abschliessend noch zwei persönliche Randbemerkungen:

In Schramberg, der Stadt in der ich aufgewachsen, bin führte man „Auswärtsbesuche aus Ferne“ gern auf den Schloßberg, d.h. die Ruine Hohenschramberg von der man einen sehr schön Blick auf die Talstadt Schramberg und die Bergvorstadt Schramberg – Sulgen hat, danach ging es dann oftmals weiter zum Mittagessen auf dem Fohrenbühl (Turm, Adler, Schwanen, Cafe Lauble etc.). Von der Hohenschramberg aus gesehen sieht die Talstadt Schramberg aus wie eine kleine Modellbahnlandschaft. Architektonisch hatte die „Nachkriegsmoderne“ in der Talstadt kaum Spuren hinterlassen, Parkhaus, Citycenter und das von Godehard Schwethelm erbaute Krankenhaus, das inzwischen geschlossen wurde. Und ab 1973 der Neubau des Gymnasium Schramberg, an dem ich dann 1984 mein Abitur abgelegt hatte. Über den Purben, konnte man seinen Blick Richtung Auerhahn/Tennenbronn wenden (was man nicht sieht) und dort gab es (und gibt es immer noch) den Ferienpark Tennenbronn mit seinen Nurda Häusern. Die Faller Nurdahäuser werden im dem Buch „Märklinmoderne“, thematisiert und mit einem Vorbild aus dem Harz verglichen. Die Nurda Häuser im Ferienpark Tennenbronn, sind anscheinend vergessen worden, – als ich Kind war, waren die NURDA-Häuser im Ferienpark Tennenbronn etwas ganz besonderes, da kam man schon mal zum Sonntagsausflug von Stuttgart nach Tennenbronn gefahren um sowas anzusehen. Das war schon eine Sehenswürdigkeit. Soweit ich mich erinnern kann, hatte in diesem Park die sozialdemokratische Politikerin Antje Huber auch ein Ferienhäuschen. Und Schramberg hatte auch einen Bahnhof, den man teilweise vom Schloßberg aus sehen konnte. Die Bahnstrecke nach Schiltach wurde 1992 stillgelegt. Seitdem gibt es keine Eisenbahn mehr in Schramberg, aber dafür gibt es das „Eisenbahn Museum Schwarzwald“ in der „Auto & Uhrenwelt Schramberg“, – was ich ehrlicherweise noch nicht besucht habe. Und in Schramberg gibt es jetzt sogar einen professionellen Modelleisenbahnanlagenbauer – das ist die Firma „Modellbau Weber[27]“ die vor ca. 15 Jahren von Roland Weber gegründet wurde.

672-004-5 RIV B1 5.12.2014
Sommer 1989: Der 627-004-5 fährt durchs abendliche Kinzigtal von Hausach nach Eutingen. An Bord der Geographiestudent C.N. der in Schiltach austeigen wird. (Diorama J.J. Neff; Rivarossi AC Model der  DB-Baureihe 627)

Der vorliegende Blogbeitrag ist vielleicht etwas länger und ausführlich geworden, als sonst üblich. Nach Promotion und Post-doc an der Universität Mannheim, nicht wissend ob es eine berufliche Zukunftsperspektive in der Wissenschaft geben könnte, trug sich der Verfasser mit dem Gedanken, eine Modellbahn & Modellbahnzubehörfirma zu gründen. Es gab auch andere Projekte/Ideen wie z.B. Weinhändler, geopolitischer Berater für Afrika/vordere Orient, Consultant für „Waldbrandmanagement/Bioenergiegewinnung aus mediterranen/submediterranen Wäldern/Buschwäldern. Aber die Idee für die Modellbahnzubehörfirma war wohl am ausgereiftesten, Vorgespräche wurden auch schon geführt. Aber dann war letztendlich meine Bewerbung für akademische Ratsstelle an der damaligen Universität Karlsruhe doch erfolgreich. Im Fachbereich Geographie und Geoökologie sollte ich an der Seite von Professor Manfred Meurer die „Vegetationsgeographie & geographische Landschaftsökologie“ in der Lehre vertreten und im frankophonen Afrika & Mittelmeerraum Feldforschungen betreiben. Die Pläne für die „Modellbahnfirma“ verschwanden im Karton, oder sind sogar längst weggeschmissen. Vielleicht werde ich irgendwann mal etwas mehr über diese geplante Modellbahn& Modellbahnzubehör Firma in diesem Blog schreiben.

94129 verläßt den Bahnhof Schiltach Richtung Schramberg (© Stadtarchiv Schiltach)
Ausfahrt der 94 129 aus dem Bahnhof Schiltach mit einem Personenzug in Richtung Schramberg. © Stadtarchiv Schiltach

Das Interesse an den großen und kleinen Zügen und alles was dazu gehört ist geblieben, wie ja dieser Blogbeitrag zeigt. Die Modellbahn ist zwar verpackt, und wartet darauf irgendwann wieder zumindest in der Form einer „Parkett & Teppichbahn“ wieder aufgebaut zu werden. Ja, und ab und zu wird auch eine Lok gekauft, zuletzt die 94.1 (Württembergische Tn) von Brawa in der AC[28] Version. Zwar keine Märklinlok, aber dennoch ein sehr schönes Modell. Die Stammstrecke der 94.1 war bis zur Ablösung durch Dieselloks der Reihe V60 und V100 zw. 1959 – 1961, das war die Eisenbahnstrecke „Schiltach – Schramberg[29].

Quellen und Bücher:

Baumann, Heinrich (2018): Mit Dampf und Diesel durch den Schwarzwald : Erinnerungen an P 8, V 200 und die Eisenbahn von damals : den alten Hausacher Eisenbahnern gewidmet. Hövelhof : DGEG Medien. ISBN 978-3-946594-09-3

Berkemann, Karin; Bartetzko, Daniel (HG./EDS)(2018): märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück. From Architectur to Assembly KIT and back again. Berlin, 2018, Jovis Verlag, ISBN 978-3-86859-518-5

Becker, Karin; Lixfeld, Gisela; Schaub, Cajetan: Schramberg, die fünfziger Jahre. Erfurt, 2003, Sutton Verlag, ISBN 3-89702-552-3

Eckert, Klaus (Hrsg): Die Legende lebt. Geschichte, Menschen, Modelle. 150 Jahre Märklin. Essen, 2009, Klartext Verlag, ISBN 978-3-8375-0129-2

Lalu, Vincent; Feunteun, Philippe; Pourrageaux, Guillaume : Une Vie en autorail. Paris 2011, Éditions la Vie du Rail, ISBN 978-2-918758-21-1

Tellkamp, Uwe: Der Turm. Geschichte aus einem versunkenen Land. Roman. suhrkamp Taschenbuch 4160. Frankfurt am Main 2010. ISBN 978-3-518-46160-0

Vrachliotis, Georg et al. (HRSG) : Frei Otto – Denken in Modellen. Leipzig 2017, Spector Books, ISBN 978-3-95905-075-3

Danksagungen :

Dem Stadtarchiv Schiltach und Herrn Dr. Andreas Morgenstern vom Stadtarchiv Schiltach danke ich für die Erlaubnis das Photo der aus dem Bahnhof Schiltach ausfahrenden 94 129 für diesen Blogbeitrag verwenden zu dürfen.

Christophe Neff,  Grünstadt 8. Juli 2018.

P.S. (16.07.2018) Ich bin in mehreren emails daraufhingewiesen worden, dass es Antje Huber war die im Ferienpark Tennenbronn ein Ferienhäuschen hatte, und nicht Annemarie Renger wie ich ursprünglich geschrieben hatte. Hier hatte sich wohl meine Erinnerung offensichtlich getäuscht. Dazu auch hier hier ein kleiner Artikel aus dem Schwarzwälder Boten „Schramberg: SPD vor Ort trauert um Antje Huber“ aus dem Jahr 2015.

Anmerkungen und Fußnoten:

[1] Ursprünglich in der Printversion, am Samstag 26. Mai erschienen, hier der Link zum Artikel auf Rheinpfalz.de.

[2] Inzwischen hat der SPON auch die „märklinModerne“ entdeckt. Katharina Cichosch schrieb mit „Deutsche Vorliebe für Modellbau – Avantgarde im Hobbykeller“ einen durchaus lesenwerten Essay.

[3] Auch lesenswert „Die Dampflok umfährt Klein-Gütenbach“ von Michael Hierholzer in der FAZ.

[4] Wie die „Märklinbahn“ ins Hause Neff fand ist u.a. hier beschrieben: „Blognotiz 16.11.2014: Novembererinnerungen an Saulgau – Gedanken zum Volkstrauertag 2014

[5] Zur Geschichte der Marke Märklin siehe auch das von Klause Eckert herausgebene Buch „Die Legende lebt. Geschichte, Menschen, Modelle. 150 Jahre Märklin.

[6] Das mich meine Erinnerung hier nicht allzu sehr täuscht, fand ich u.a beim Besuch der Webpräsenz der Modelleisenbahnfreunde „Kinzigtal“ bestätigt als ich u.a. folgendes las: „Die Märklin Nostalgie Anlage wird im Stil der 50 – 60 er Jahre gebaut. Minimalismus an Platz und Geld herrschte zu dieser Zeit, daher waren die Anlage eher etwas für die besser gestellten Leute.  Die meisten Anlagen in dieser Zeit wurden zu Festtagen auf dem Zimmerboden aufgebaut und am Ende wieder sauber in den Karton und Schrank geräumt.  Feste Anlagen, die über das komplette Jahr aufgebaut und aktiv waren, waren nur dort zu finden wo Platz und Reichtum vorhanden waren.“ (letzter Abruf 17.06.2018).

[7] Zur Geschichte der Schwarzwald-Modellbahn von Thomas Panzer in Hausach, siehe u.a. diesen Artikel aus dem Schwarzwälder Boten „Hausach -Panzer hat Hobby zum Beruf gemacht“,             sowie hier der Link zur Webpräsenz der Schwarzwald-Modellbahn.

[8] Webpräsenz der Märklin Schwarzwaldanlage des Freizeitpark Hardt = http://www.freizeitpark-hardt.de/maerklin-modelleisenbahn.html

[9] Zum Tellkamps Turm,  Geschichte aus einem versunkenen Land, d.h. zu den „Schneelandschaften“ in Tellkamps Roman mehr in (auf franz.) „Blognotice 06.01.2014: ces flocons de neiges qui manquent »

[10] Der Turm, S. 322 (Zitiert nach den Seitenzahlen der Taschenbuchausgabe)

[11] Auf Seite 100 des Bildbandes „Schramberg – Die Fünzfiger Jahren“ von Karin Becker, Barbara Lixfeld, Cajetan Schaub  welches ausgewählte Photographien des Fotoarchivs Kasenbacher der 1950 darstellen und kurz beschreibt wird eine „Modelbahnanlage der 1950“ Jahre dargestellt. Im Textteil kann man lesen „Ein beliebtes Weihnachtsgeschenk für Buben war die Eisenbahnanlage. Die Aufnahme stammt aus dem Jahre 1959“

[12] Hierzu auch Hagen von Ortloff „Die Märklin-Eisenbahn, so hieß damals eine elektrische Eisenbahn, war mein Traum. Ein Traum, den sich meine Eltern vom Munde abgespart hatten“ in dem von  Klaus Eckert herausgegeben Buch die Legende lebt (2009, S.54-55)

[13] Den Lärchenweg nannte man in den 1970 auch „Regierungsviertel von Schramberg“, dazu auch „Blognotiz 14.12.2011 – Erinnerung an die fünf Platanen vom Schramberger Rathausplatz“.

[14] Zur Geschichte des Neubaugebiets Eckenhof in Schramberg-Sulgen siehe auch  in der d’Kräz 30 und 31 (2010 + 2011) eine von Hermann Körner verfasste Dokumentation (Vierzig Jahre Wohngebiet Eckenhof; Ein Rückblick auf die Jahre des Baubooms in Schramberg ).

[15] Das wortwörtliche Zitat des Theobald kann man u.a. hier finden: „Blognotiz 14.12.2011 – Erinnerung an die fünf Platanen vom Schramberger Rathausplatz“.

[16] Port Leucate, die „nouvelle Station“ die von Georges Candilis konzipert wurde und dessen sich Zentrum sich das „Kyklos“ befand, hätte ich als Kinde als Kind gerne irgendwie nachgebaut, auch wenn es dort keine Eisenbahn gab (und gibt). Aber um alleine nur das „Kyklos“ zu reproduzieren, mußte man schon über ein erhebliches bastlerisches Geschickt verfügen, über das ich leider nicht verfüge. Unabhängig davon würde ein „Modellbahnkyklos“ wohl jeder Modellbahn eine besondere Aura verleihen. Zu Port Leucate und Georges Candilis siehe auch: « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate ».

[17] Eine Produktinventar der Maquettes Jouef Chamapgnole befindet sich hier (auf französich)

[18] Der französische Eisenbahnmodellbahnverein „Souffel’modelisme“ ist gerade dabei eine Märklinanlage mit dem Fallerbausatz des Bahnhofs „Volgelsheim als Mittelpunkt zu erstellen. Siehe auch deren Facebookseite: https://www.facebook.com/souffelmodelisme67/posts/2175667625998583

[19] Der französische Modellbahnverein „Souffel’modelisme“ hat zusammen mit der bayrischen Firma „Hobbex“ ein 25kv Oberleitungssystem für die Spur Ho entwickelt. Mehr hierzu aus  http://souffel.chez.com/lesreseaux.htm.

[20] Aktuelle Homepage von Makette = http://www.makette.de/

[21] Makette in Anlehnung an Maquette dem französischem Wort für Miniaturmodell

[22] Micheline der französische umgangssprachliche Begriff für Triebwagen. Wurde ursprünglich nur für die reifenbespannten Triebwagen der  Firma Michelin benutzt.

[23] Zum Zustand der Eisenbahn im ländlichen Raum/bzw. der „France périphérique“ siehe auch „Streckenbeobachtungen in der „France périphérique“ – ein geographischer Kommentar zur ersten Runde der Präsidentschaftswahlen 2017 in Frankreich

[24] Einen aktuellen Einblick über die französische Modellbahnerwelt, insbesondere die Anlagengestaltung,  ermöglicht der „Threat“  „Photos d’ambiance“ im Forum Loco Revue Presse unter http://forum.e-train.fr/viewtopic.php?f=2&t=20101&sid=d31f53f619293e79b2ae6252845d9c18

[25] Der Begriff „les trentes glourieuse“ wurde von Jean Fourastié in Anlehnung an die Julirevolution von 1830 ,die in Frankreich „Les Trois Glorieuses“ genannt wird, geprägt.

[26] Hierzu dass von Oliver Elser verfasste Kapitel „Architekturmodelle und Modellbahnhäuschen“ in „Märklinmoderne“ pp. 38- 45.

[27] Selbstdarstellung der Firma Weber auf der firmeneigenen Webseite: https://www.modellbau-weber.de/roland-weber.php

[28] AC = internationale Bezeichnung für das Mittelleiter-Gleissystem, quasi das Märklin Ho System, was oftmals fälschlicherweise als Dreileiter-Wechselstrom-System bezeichnet wird.

[29] Auf der Internetseite „Bahn Bus Bulldogbefindet sich eine eigene sehr gut dokumentierte „Seite“ zur Bahnstrecke „Schramberg-Schiltach“. Durch „anklicken“ des Wort „Artikel“ gelangt man auf regelrechtes kleines Pressearchiv zur Geschichte der ehemaligen Bahnstrecke durchs Schiltachtal.

Blognotiz 22.03.2017: Rückblick auf das Paysagesblog im Jahr 2016

Vue sur le lido entre Leucate-Plage et Port Leucate 14.10.2016

Wie schon in den letzten Jahren (2015, 2014) , erfolgt auch nun hier ein kurzer Rückblick auf das vergangene Jahr im Paysagesblog, d.h. eine Aufzählung der Artikel des paysagesblog, welche im Jahr 2016 am häufigsten besucht oder gelesen wurden. Da ich schon im Beitrag « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » en 2016  » eine ausführliche Retrospektive für das Jahr 2016 veröffentlich habe, werden die Artikel hier nur in Tabellenform wiedergegeben.

Titel Leseranteil
Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate  10,23%
Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert    3,48%
Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises    2,12%
1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes    1,92%
Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate    1,78%
Commentaire sur « Le piège Daech – l’Etat islamique ou le retour de l’Histoire » de Pierre – Jean Luizard    1,70%
Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage     1,48%
Das Biafrakind    1,43%
Blognotice 7.6.2012: changements de paysages dans le pays Leucatois    1,36%
Über den Zuaven vom Pont d’Alma in Paris und Kindheitserinnerungen an Unwetterereignisse in Schramberg    1,32%
Summe :  26,82%

Wie schon hier (auf französisch) im Detail erläutert ist das Paysagesblog auch im Jahr 2016 ein Blog über das kleine Städtchen Leucate an der französischen Mittelmeerküste gewesen. Analog zum französischen Beitrag habe ich deshalb auch ein Bild ausgewählt  welches einen Blick vom Cap Leucate auf den Lido von Leucate Plage über Port Leucate nach Le Barcarès zeigt. Das Bild wurde einen Tag nach dem verheerenden Unwetter vom 13.10.2016 aufgenommen[1]. Es zeigt sehr gut die Fragilität des Lido’s der das offenene Mer vom Étang de Leucate abtrennt. Vor einigen Jahren, im März 2010, schrieb ich einen Beitrag für Paysages der die Gefahren die dem Lido, vor allem dem Teilort Port Leucate, durch Meereseinbrüche droht, relativ ausführlich darstellt[2]. Als ich diesen Blogbeitrag verfasste, war das Thema „Meereseinbrüche“ in Leucate und Umgebung, so noch nicht in der lokalen und regionalen Öffentlichkeit präsent, – aber inzwischen scheint man zu verstehen, dass das Meer bei außergewöhnlich starken Stürmen auch Gefahren für die Lidoküste birgt, vor allem für die Siedlung Port Leucate die ja auf einer Sandinsel im Lidobereich gebaut wurde.

Immerhin gab es 2016 zwei deutschsprachige Artikel unter den zehn am meist gelesen Beiträgen in Paysages, – beide Beiträge thematisieren Kindheits – und Jugenderinnerungen aus der Raumschaft Schramberg. Das Biafrakind, eigentlich „das Biafrakind vom Schoren“, ist ein Rückblick an meine Erinnerungen an die „Biafrakinder“, – die als wir noch auf dem Schoren in der Bergvorstadt Schramberg-Sulgen lebten in aller Munde waren. Der Artikel „Über den Zuaven vom Pont d’Alma in Paris und Kindheitserinnerungen an Unwetterereignisse in Schramberg“ beschreibt das Unwetter vom 24. Juli 1972 welches Schramberg heimsuchte, – Unwetter welches einen beträchtlichen Schaden vor allem in der Talsstadt hinterließ, wobei dieses historische Hochwasserereignis wie viele andere historische Unwetter in Südwestdeutschland heute fast schon vergessen ist.

Ich habe hier noch ergänzend, in der folgenden Tabelle, die fünf am häufigsten deutschsprachigen Artikel in Paysages aufgeführt[3]. Verglichen mit der in der ersten Tabelle aufgeführten Lesefrequenz der ersten zehn Artikel sind das dann doch eher bescheidene Zahlen. Wahrscheinlich entstammt ein Großteil meiner deutschsprachigen Leser doch eher dem erweiterten Freundes und Bekanntenkreis, während die französischsprachigen Artikel doch eine weit größere Reichweite erfahren, und wohl nicht nur in Frankreich gelesen werden, sondern wohl in der gesamten Frankophonie (In 2016 mit Schwerpunkten in Belgien, Tunesien, der französischsprachigen Schweiz, Algerien und Québec in Kanada  ).

Pos. Titel Leseranteil
07 Das Biafrakind  1,43%
10 Über den Zuaven vom Pont d’Alma in Paris und Kindheitserinnerungen an Unwetterereignisse in Schramberg 1,32%
12 Bonne année 2016 et bon voyage 2016 sur „paysages“[4] 1,10%
20 A propos[5] 0,78%
29 Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) 0,53%
Summe 5,16%

BB426091 21.05.2016 Leucate -La Franqui

Abschließend und analog zum französischen Pendant des vorliegenden Artikels  noch ein Bild der SNCF BB 426091 vor einem Güterzug Richtung Spanien bei der Durchfahrt des kleinen Bahnhofes von Leucate-La Franqui.

Christophe Neff, 22.03.2017

[1] Im Blogbeitrag „Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises“  finden sich Bilder dieses denkwürdigen Ereignisses.

[2] Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

[3] Der am häufigste englischsprachige Artikel ist „The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)“ (Pos 11; 1,3%)

[4] Bonne année 2016 et bon voyage 2016 sur „paysages“ ist eine dreisprachige (frz./engl./dt.) Neujahrskarte mit einem Triebwagen der Reihe 628  der DB  welcher in Herxheim am Berg fotografiert wurde  als Motiv.

[5]A propos“ ist eine dreisprachige (frz./engl./dt.) kurze Selbstdarstellung des Verfassers des Paysagesblog.

Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » en 2016

BB426091 21.05.2016 Leucate -La Franqui
BB426091 21.05.2016 Leucate -La Franqui, © Christophe Neff

 

Comme les années précédentes[1] je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages, – présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2016.

L’article le plus consulté en 2016 fut l’article «Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate» (10,23% des consultations sur paysages en 2016), article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014 et en 2015.

En deuxième position on trouve l’article « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert » (3,48% des consultations sur paysages en 2016) qui décrit le drame des Chrétiens d’Orient, menacés de disparaître d’une grande partie des terres d’Orient.

Enfin au troisième rang le billet « Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises. » (2,12% des consultations sur paysages en 2016), qui est un témoignage (photographique) de la tempête du 13.10.2016 qui frappa les cotes du Languedoc-Roussillon (aujourd’hui dénommé Occitanie) et que j’avais suive de près sur les plages et bords de mer de la commune de Leucate.

En quatrième position l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (1,92% des consultations sur paysages en 2016) article écrit en 2009 qui nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En  cinquième position on trouve l’article « Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate » (1,78 % des consultations sur paysages en 2016).

En sixième position on trouve le billet « Commentaire sur « Le piège Daech – l’Etat islamique ou le retour de l’Histoire » de Pierre – Jean Luizard » (1,70% des consultations sur paysages en 2016) , critique du livre éponyme de Pierre-Jean Luizard, billet que j’avais publié le 15. Septembre 2015.

En septième position on trouve l’article « Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage » (1,48% des consultations sur paysages en 2016). Article écrit durant l’été 2015, décrivant les processus de californisation de paysages en Allemagne et dans les régions méditerranéennes françaises. Cet article a été particulièrement consulté pendant l’été 2016 – durant la saison des incendies de forêt – durant laquelle les régions méditerranéennes françaises on été une fois de plus gravement touchées.

En huitième position on trouve le premier article écrit en allemand « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (1,43 % des consultations sur paysages en 2016)  – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot un peu tombé en oubli en Allemagne depuis.

En neuvième position l’article Blognotice 7.6.2012: changements de paysages dans le pays Leucatois » (1,36 % des consultations sur paysages en 2016), un billet comme le titre l’indique sur les changements de paysages dans le pays leucatois.

Enfin en dixième position encore un article écrit en allemand « Über den Zuaven vom Pont d’Alma in Paris und Kindheitserinnerungen an Unwetterereignisse in Schramberg » (1,32 % des consultations sur paysages en 2016), décrivant mes souvenirs personnels des intempéries et catastrophes naturelles survenues pendant les derniers quarante  à cinquante ans dans le Sud de l’Allemagne.

Vu les préférences des lecteurs de paysages, le blog paysages est comme en 2014 et en 2015, un blog sur Leucate et ses paysages,  même si en 2016 seulement six billets (de 21 billets publiés en 2016) pour ainsi dire ont été consacrés au moins partiellement à Leucate et ses environs (Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015, Blognotiz 14.02.2016: Rückblick auf das Paysagesblog im Jahr 2015, Sept ans de blog paysages sur le Monde.fr, Blognotice 30.08.2016: au revoir Leucate, pays des plages de la liberté, Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises., Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati »).

Dans ce contexte je me permets aussi de mentionner João da Silva qui administre et gère le groupe Aude : Leucate XXI sur Facebook, – c’est grâce à ce site qu’on est très bien informé ce qui se passe à Leucate et dans les environs même si parfois on se trouve bien loin des paysages Leucatois. Je ne sais pas si João da Silva est un simple nom de  plume et derrière se cache un autre personnage ou si Jean de la la Forêt (João da Silva) est vraiment João da Silva. Durant mon dernier séjour à Leucate, séjour pendant lequel j’avais eu le plaisir de voir une tempête déferler sur les plages leucatoises[2] j’avais découvert en plein étang, pas loin des bancs d’ostréiculteurs, un drapeau portugais balayé par les rafales de la tempête. Est-ce que c’est un des « followers » de  João qui avait planté ce drapeau en plein étang,-  ou est-ce que un des ostréiculteurs qui aurait des liens familiaux avec le Portugal. Dans les medias on parle très souvent de l’intégration réussie des immigrés italiens en France, – mais l’intégration de l’immigration portugaise en France est au moins aussi bien réussie que la dite italienne – mais on en  parle moins. En plus il y aussi ces liens (culturels, politiques) entre la France et le Portugal qui sont  un peu tombés en oubli. C’est le décès de Mário Soares, Soares qui s’était exilé en France pendant les dernières années d’Estado Novo, qui m’ont fait revivre les souvenirs de ces liens entre la France et le Portugal[3]. Aussi des souvenirs personnels, de mes années étudiantes, quand je découvris les campagnes portugaises rongées par la pauvreté – et vidées par l’immigration (vers la France ou les Etats-Unis) pour fuir la misère …. les routes de Montagne du  « Trás-Os-Montes (le pays derrière les montagnes) ressemblait plutôt à des pistes sahéliennes ….  C’était certainement un des grands exploits de Mario Soares d’avoir solidement attaché le Portugal à l’Europe et aussi avoir ouvert l’Europe politique pour ce petit pays coincé entre la mer et les montagnes.

kann-trump-noch-gewinnen-fb-05-11-2016Je finis cette rétrospectives sur un post que je n’avais pas mis sur mon blog, mais  que j’avais publié sur Facebook le 5 novembre 2017, quelques jours avant les élections présidentielles aux Etats-Unis.  Dans ce post écrit en allemand (voir image) j’avais écrit, que je pensais que Monsieur Trump allait probablement gagner les élections présidentielles aux Etats Unis, je l’avais d’ailleurs déjà écrit durant l’été 2017. Et voilà, Donald Trump désormais président des Etats-Unis, –  et on peut craindre le pire comme l’a écrit le Monde dernièrement dans un éditorial[4]. Personnellement je crains que le caractère impulsif de la personnalité de Monsieur Trump pourrait nous conduire au bord d’une guerre – dans ce contexte l’interview de Anne Applebaum[5] dans le dernier Spiegel sur les risques qui peuvent engendrer la politique extérieure de Monsieur Trump mérite sûrement la lecture.  Naturellement je préfère fortement  me tromper  ….

Vue sur le lido entre Leucate-Plage et Port Leucate 14.10.2016, © Christophe Neff
Vue sur le lido entre Leucate-Plage et Port Leucate 14.10.2016

Comme ce billet rétrospective sur le blog paysages en 2016 parle surtout de Leucate, je mets deux images prises durant l’année 2016 à Leucate, – l’une prise en Mai 2016 montre la BB 426019 traversant la gare de Leucate en Mai 2016  en direction de Perpignan – l’autre photo prise en Octobre 2016 depuis la falaise du Cap Leucate montre la houle à l’assaut du cordon dunaire que forme le lido entre Leucate Plage et Port Leucate. Cette photo montre très bien la fragilité de ce lambeau de sable et de terre, entre mer et étang, face à une déferlante de vagues menaçantes. D’ailleurs comme je l’ai déjà écrit maintes fois dans paysages (dernièrement ici) les submersions marines sont un danger très réel pour Port Leucate, Leucate Plage, la Franqui – et malheureusement des solutions miracles pour gérer ces risques n’existent pas.

Photos :

Toutes © Christophe Neff :  La BB 426019 traverse la gare de Leucate-La Franqui (21.05.2016), vue sur le lido entre Leucate-Plage et Port Leucate (14.10.2016), Screenshot du Post Facebook (5.11.2017) « Kann Trump noch gewinnen ? »

Christophe Neff, le 23.01.2017

[1] Voir « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 ».

[2] Voir aussi le billet Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises

[3] Voir aussi l’article de Claude Askolovitch sur la relation entre Francois Mitterand et Mário Soares dans  slate.fr.

[4] Voir aussi l’Editorial du Monde du 21.01.2017 « Donald Trump, président de la table rase »

[5] „„Wir sollten uns Sorgen machen“ – Die Historikerin Anne Applebaum spricht über die Welt mit einem Präsidenten Donald Trump, über Putin und die neue Kriegsgefahr.“ Interview de Anne Applebaum dans DER Spiegel 4/2007,p. 22-23. Version anglaise publiée sous le titre „Historian Anne Applebaum on Trump ‚Protest Is Insufficient‘ »

Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati »

père david Fiamma Luzzati 2016
Le père David s’adresse à Fiamma © Fiamma Luzzati 2016 / Les fleurs qui rendent immortel

Dans paysages je ne parle presque pas de mon métier de géographe – botaniste universitaire. Naturellement dans divers « post » on trouve des liens plus ou moins forts avec mes activités professionnelles. Il y a quelque temps, j’ai découvert le très beau billet de Fiamma Luzzati « Les fleurs qui rendent immortel » – une invitation à un voyage de  découverte de l’herbier national et d’une petite initiation à l’histoire de la botanique. En lisant le père David prononcer les paroles « Mais elle ne s’enrichit pas, parce-que on n’envoie plus de botaniste comme moi sur le terrain » – je me rappelai les paroles d’un collège tunisien qui me disait « en fait Christophe, tu es une espèce en voie de disparation, tu appartiens à une espèce en danger critique d’extinction – des scientifiques comme toi, qui vont sur le terrain, étudier la végétation, les arbres, les fleurs et les hommes, les paysages et leurs descriptions littéraires,- qui essaient de comprendre l’empreinte de l’homme sur les paysages – ils n’ont plus de place dans la science moderne ». Les temps modernes ont sonné le glas pour les « Feld-Wald – und Wiesen Geographen » (les géographes des champs, des bois & forêts et des prés). L’ami tunisien avait certainement raison, même si personnellement je pense que le travail de terrain peut, même de nos jours, enrichir la science. En fait je ne suis pas botaniste pur, mais un géographe avec une formation de botaniste.  Durant mes études, il y a maintenant presque trente ans, pour les géographes voulant se spécialiser dans la biogéographie et l’écologie de paysages des cours de botanique était plus ou moins obligatoires, l’objectif était d’être capable de déterminer une plante sur le terrain avec une flore comprenant un clé de détermination dichotomique, en occurrence le « Schmeil-Fitschen »,  – et de synthétiser ses observations de terrain dans une cartographie floristique. Ce que j’ai appris appris à faire durant la deuxième partie des années 1980 à l’université de Mannheim est très bien décrit dans le chapitre « la géographie-botanique » du livre « les botanistes – contribution à une ethnologie des passions naturalistes » de Sylvia Magnanon. Ce livre est d’ailleurs une très belle « ethnographie » de l’état de la botanique francophone actuelle et en plus il décrit l’histoire de la botanique francophone. Au-delà de la disparition des « Feld-Wald – und Wiesen Geographen » et je pense aussi à cela en visionnant le billet de Fiamma Luzzati c’est l’espèce de géographes-botanistes-explorateurs universitaires qui disparaît lentement, -au moins en Allemagne- où jadis il existait une vraie branche d’explorateurs de terres africaines – je me souviens encore bien il y a maintenant presque 25 ans, je sillonnais brousse sénégalaise, forêt ivoirienne le « Maydell [1]» en main pour approvisionne entre autres l’herbier de Dieter Anhuf. Le géographe Erhard Schulz de l’Université de Würzburg  a par  exemple par ses diverses publications contribué à la connaissance scientifique des terres lointaines et inconnues des Adrar des Ifoghas au Mali[2].  Tout cela me semble déjà appartenir à une autre époque comme l’histoire de l’herbier national dont nous parle Fiamma Luzzati.

Le récit de Fiamma Luzzati sur les fleurs qui rendent immortel, m’a fait revivre mes sorties avec René Jeantet[3] dans la garrigue nîmoise, découvertes des fabuleuses Gorges du Gardon, les Costières, la Vaunage. C’est lui qui m’a initié à découvrir la garrigue à travers ses plantes, – m’a fait découvrir les Costières avec leurs étranges forêts de Pins parasols, d’Arbousiers, de Chênes pubescents, des lambeaux bois de Chênes – lièges, mais aussi ses colonies de Guêpier d’Europe etc. Même si Monsieur Jeantet n’était pas botaniste au sens strict, il prenait son temps pour m’initier à la flore méditerranéenne, à l’utilisation de la flore portative de Bonnier & Layens (Flore complète portative de la France, de la Suisse et de la Belgique) sur le terrain[4], – et à réanalyser des « découvertes » avec la « Flore complète illustrée en couleurs de France, Suisse et Belgique » à la Bibliothèque du Museum d’histoire naturelle à Nîmes – et si nécessaire nous consultions les divers herbiers du muséum. Pour ainsi dire, c’est Monsieur Jeantet qui m’a donné le goût des senteurs de garrigues et de forêts méditerranéennes pendant mes années nîmoises[5]. C’est aussi grâce à ces premiers pas à travers les Garrigues de Nîmes en compagnie de Monsieur Jeantet que se traça la voie vers mon métier de géographe-botaniste universitaire.

Arbutus unedo Grünstadt 31.10.2016
Arbousier (Arbutus unedo) à Grünstadt, © Christophe Neff 31.10.2016

Mais des découvertes botaniques on ne les trouve pas seulement dans les contrées lointaines, – il suffit simplement de se promener les yeux ouverts. Ainsi à Grünstadt, la ville dans laquelle j’habite depuis 1999, – pourrait aussi se dénommer « Grünstadt unter Palmen (Grünstadt sous les palmiers)» vu le nombre de Palmiers[6] dans les jardins et espaces verts publiques,  mais pas seulement des Palmiers, – ici et là on y trouve des Chênes verts, des Arbousiers, des Lauriers – tins – et depuis quelques années les  Bambous sacrés (Nandina domestica) se font de plus en plus remarquer. A première vue on pourrait croire que c’est peut-être le changement climatique qui en est responsable, – mais ce sont plus les diverses modes de jardins d’ornement qui sont responsables de ce goût pour les plantes exotiques à Grünstadt et dans une grande partie de la Unterhaardt. Voir un peu de vert,  voir les fruits de l’arbousier, les fleurs du Laurier-tin, – pour  faire oublier la tristesse des hivers rhénans. D’ailleurs même si cela n’est pas connu par le grand public, le palmier chanvre par exemple est considéré comme un des palmiers les plus rustiques – on le cultivera sans problèmes dans les régions viticoles de l’Europe centrale – à l’âge adulte il supporte sans problèmes quelques jours de grands froids (-15 à – 18, exceptionnellement – 22).

Dans une quinzaine d’années je suis supposé de prendre ma retraite. Ce ne sera certainement pas un « Feld-Wald – und Wiesen Geograph » – un géographe-botaniste qui prendra ma relève. Peut-être un géographe-écologue spécialiste en modélisation ou en télédetection, – mais je ne peux m’imaginer que ce sera un géographe-botaniste qui me succédera. Mais au fur et à mesure que cette tendance, de ne plus enseigner la botanique de terrain au niveau universitaire[7] –se développe, la biologie se transforme en life science – la géographie physique & environnementale en science de modélisation & géomatique – c’est au moins ma perception personnelle – qui dans une vingtaine d’années enseignera encore la botanique de terrain au niveau universitaire ? Comment parler d’une écologie scientifique si au fur et mesure la science de déterminer les plantes sur le terrain se perd– si ces aptitudes sont de moins en moins enseignées ? Le botaniste-géographe, on le retrouvera dans quelques années dans un coin perdu d’un musée naturaliste, près de l’herbier – un peu comme  nous le raconte si délicatement Fiamma Luzzati dans son blog – le géographe-botaniste une espèce en voie de disparition comme le disait il y a quelques années l’ami tunisien.

Pour revenir au Père David, – ce que Fiamma Luzatti aura peut-être pu mentionner dans son petit billet, c’est que pour le grand public le nom du Père David est associé au Buddleia du père David aussi dénommé aux papillons (Buddleja davidii). J’en ai d’ailleurs planté un dans mon jardin pour attirer les papillons pour que mes enfants puissent les observer dans notre jardin – et ceci en sachant que cette plante est considérée par beaucoup de collègues comme une espèce envahissante.

Viola arborescens  Falaises du Cap Leucate 14.10.2016
Viola arborescens Falaises du Cap Leucate 14.10.2016 / © Christophe Neff

Je finis avec cette photo des fleurs de la Violette ligneuse (Viola arborescens) , prises dans les falaises du Cap Leucate en octobre 2016, simplement  pour montrer que la botanique de terrain – c’est l’art de découvrir et d’observer silencieusement son environnement – que ce soit en forêt ombrophile dans la Montagne de Man en Côte d’Ivoire, dans la laurisilvae des Azores, des falaises du Cap Leucate, les garrigues des Nîmes, les flancs du Stromboli, des forêts de Sapins de la forêt Noire dans la Raumschaft Schramberg, le delta de la Sauer, aussi bien que la flore et les fleurs des villes comme Mannheim, Grünstadt, Nîmes, Lisbonne etc. C’est aussi sortir des sentiers habituels et de découvrir l’Oiseau de paradis (Caesalpinia gilliesii) en fleurs sur les remblais du pont de la Corrège à Port Leucate[8].

Photos et Figures:

Père David devant l’herbier : © Fiamma Luzzati 2016 dans « Les fleurs qui rendent immortel » – Blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati » sur les blog le Monde. Publié avec l’autorisation de Fiamma Luzzati

Arbousier (Arbutus unedo)  à Grünstadt, © Christophe Neff 31.10.2016

Viola arborescens en fleurs,  falaises du Cap Leucate en Octobre 2016, © Christophe Neff 14.10.2016

Christophe Neff, Grünstadt le 23.12.2016

Littérature citées et autres sources :

Allorge, Lucile; Roussel-Versini, Anne et al. (2013) : L’œ herbier du Muséum : l’aventure d’une collection. Paris, (© Paris Éditions Artlis, © Paris, Muséum d’Histoire naturelle, 2013), ISBN 978-2-85495-557-6

Luzzati, Fiamma (2016) : « Les fleurs qui rendent immortel » – Blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati » sur les blog le Monde.

Magnanon, Sylvie (2015) : Les botanistes. Contribution à une ethnologie des passions naturalistes, Paris, L’Harmattan, 978-2-343-05389-9

Maydell, Hans-Jürgen von (1990) : Arbres et Arbustes du Sahel – leurs caractéristiques et leurs utilisation. GTZ, Eschborn, ISBN 3-8236-1197-6

Neff, C., Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc-Roussillon. Geographische Rundschau 57(9), S. 38–44.

Schulz, E., Adamou, A., Ousseini, I. 2001. Air et Adrar des Iforas: une comparaison de deux montagnes du sud du Sahara et de leur évolution actuelle.  In: Bart, F., Salomon, N.(Hrsg.) Les montagnes tropicales:identités,mutations, développement. Espaces Tropicaux 16, Talence, 219-232

P.S. : Pour en savoir plus sur l’herbier national qui est hébergé au Museum national d’histoire naturelle  je suggère fortement la lecture du très beau livre «l’Herbier du Muséum » édité par Lucile Allorge et al.  (2013).

[1] Le « Maydell » ainsi fut dénommé le livre de terrain – guide dendroécologique  « Arbres et Arbustes du Sahel – leurs caractéristiques et leurs utilisation » écrit par Hans –Jürgen von Maydell et édité par la GTZ.

[2] Notons qu’on retrouve encore des traces de ces géographes-explorateurs dans « l’Afrikazentrum der Universität Würzburg », centre interdisciplinaire universitaire regroupant les recherches de l’Université de Würzburg où la Géographie et la Biologie sont très bien représentées !

[3] René Jeantet était Conservateur du Museum d’histoire naturelle de Nîmes de 1948 à 1995.

[4] Avant de m’acheter ma propre flore de terrain « Bonnier & Layens » , j’utilisais le « Bonnier & Layens » de ma grand-mère, Germaine Migliori (née Monasse). Dans sa jeunesse elle était intéressée par la botanique, – elle entretenait même son herbier personnel. Et elle aimait peindre les fleurs – ce qu’elle faisait encore quelques mois avant sa mort en 2011.

[5] Voir aussi « Aubord de « Macondo » (19.04.2014) », « premières floraisons d’Arbre de Judée à Grünstadt dans la Unterhaardt », « Vendanges dans la Unterhaardt, – les Brauds sont là / Weinlese an der Unterhaardt – die Brauds sind wieder da! ».

[6] Principalement les Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei).

[7] Voir aussi ce que écrit Sylvia Magnanon (2015:102) dans son livre « les botanistes »  sur la situation en France : « Mais il est vrai que le fait que les organismes de formation scientifique n’enseignent quasiment plus aujourd’hui la botanique de terrain en France et que par conséquent, aucun diplôme national de botanique soit délivré (pas plus que d’ornithologue ou d’entomologue) peut poser un problème de reconnaissance du statut de botaniste en tant que chercheur scientifique ». Ma perception personnelle est que cette situation se retrouve dans beaucoup de pays européens.

[8] Description (avec photo) dans:  Neff, C., Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc-Roussillon. Geographische Rundschau 57(9), S. 38–44.

Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises.

Port Leucate, 13.10.2016 la mer déferle sur le ponton
Port Leucate, 13.10.2016 la mer déferle sur le ponton, © Christophe Neff 13.10.2016

La mer déferle sur les plages leucatoises. Il y a six ans j’avais assisté au une tempête semblable, – à laquelle j’avais dédié deux petits billets  « Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate [1]» et « Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate». Dans la notice du 11.10.2010 j’avais aussi signalé le risque de submersions marines sur le lido séparant l’étang de Leucate et la pleine mer où se trouvent les sites de Port Leucate et de Port Barcarès. La situation que j’ai rencontrée aujourd’hui jeudi 13 octobre 2016 ressemble beaucoup à celle que j’avais observée en octobre 2010. Ce qui m’a frappé aujourd’hui c’est de voir à quelle vitesse la mer a submergé la plage de Port Leucate. Suivent quelques impressions photographiques de la mer déferlante sur les plages leucatoises – toutes prises durant la journée du 13.10.2016.

Vue sur le Kyklos matin du 13.10.2016
Vue sur le Kyklos matin du 13.10.2016, © Christophe Neff 13.10.2016

Vue sur le Kyklos matin du 13.10.2016

 

Vue sur le Kyklos après-midi du 13.10.2016
Vue sur le Kyklos après-midi du 13.10.2016, © Christophe Neff 13.10.2016

Vue sur le Kyklos après-midi du 13.10.2016

Leucate plage 13.10.2016  10H40  du matin
Leucate plage 13.10.2016 10H40 du matin, © Christophe Neff 13.10.2016

Leucate plage 13.10.2016 10H40 du matin

La Franqui 13.10.2016 11H19
La Franqui 13.10.2016 11H19, © Christophe Neff 13.10.2016

La Franqui 13.10.2016 11H19

Port Leucate, le ponton 13.10.2016 vers 15H46
Port Leucate, le ponton 13.10.2016 vers 15H46, © Christophe Neff 13.10.2016

Port Leucate, le ponton 13.06.2016 vers 15H46

La plage de Port Leucate 13.10.2016, vers 15.27
La plage de Port Leucate 13.10.2016, vers 15.27, © Christophe Neff 13.10.2016

La plage de Port Leucate 13.10.2016, vers 15.27

Photos: toutes © Christophe Neff 13.10.2016

Christophe Neff, Port Leucate le 13.10.2016

[1] Ce billet est d’ailleurs un des billets les plus consultés sur paysages, voir aussi ici.

Blognotice 30.08.2016: au revoir Leucate, pays des plages de la liberté

Vue sur la plage de Leucate – plage (30.05.2012) © Christophe Neff

Dans les années 1970 la station de Port Leucate faisait de la publicité dans toute la France avec le slogan « Port Leucate pays de la liberté » – mettant en avant des adolescents à poil[1]. Durant l’été 2013 on pouvait voir quelques unes de ces affiches dans l’exposition « Exposition centenaire Georges Candilis Architecture & Design » expo, dont j’ai parlé un petit peu dans le billet « Les cigales de Port Leucate ». Leucate, pays des plages de la liberté, avec cet arrêté anti burkini , c’est définitivement du « has-been » – car avec cet arrêté municipal « anti – burkini » promulgué à Leucate (comme dans 31 autres communes françaises[2]) la liberté de profiter librement des plaisirs de la plage dans l’habit qu’on choisit est partie en fumée. Peut-être faudrait –il rappeler à Monsieur le Maire de la commune de Leucate Michel Py, qu’au début de la station de la Franqui, une des premières stations balnéaires du Languedoc,  le plagiste se baignait encore tout habillé. Dans le livre « La nature et le balnéaire – le littoral de l’Aude [3], [4]» – qui est d’ailleurs une excellente étude de géographie historique sur l’évolution de la côte audoise – on trouve une très belle photo « baigneurs et pécheurs cohabitent a la Franqui vers 1910 » qui nous rappelle à quel point les tenues de bains ont changé sur la côte audoise  [5] , [6]. Mais même de nos jours on voit ici et là des plagistes habillé en « vêtements de rue » profitant de la plage. Ceci parfois je l’ai déjà pratiqué moi-même pour me protéger du soleil et du vent sur les plages leucatoises. En plus on voit de plus en plus d’enfants sur les plages françaises portant une combinaison néoprène pour se protéger du soleil.   Cela se rencontre aussi sur les plages Leucatoises. L’envie de choper quelques voix au FN, de voir le nom de Leucate effleurer les medias nationaux, a certainement eu sa  responsabilité dans la promulgation de  cet arrêté municipal malheureux. Parfois je me demande, ce que arriverait à un prêtre en soutane, qui profite des plaisirs de la plage sur les plages leucatoises en aout 2016  comme le fit mon oncle durant les années 1970  – serait-il verbalisé par les agents de la police municipale de Leucate ? Dans les années 1970 mon oncle Jean-Pierre Migliori[7],  prêtre de  l’Église vieille-catholique  – se baladait  coiffé de son bonnet ecclésiastique, la  barrette, et en soutane  – parfois sur les plages leucatoises. En fait il n’aimait pas trop la plage, mais il voulait faire plaisir à ses neveux et nièces en les accompagnants à la plage. Ou une jeune femme  juive orthodoxe se baignant sur une plage leucatois en « maillot pudique » qui n’est rien d’autre  que le « cousin juif du burkini [8]» est-ce qu’elle se ferait verbaliser à Leucate ? De vouloir faire de la tenue vestimentaire sur les plages françaises un pilier dans le combat anti-djihadiste, – là il y a certainement mieux à faire – et c’est même contreproductif  si on veut vraiment combattre l’intégrisme religieux islamique! D’une certaine façon,  et ceci au-delà de l’édile de Leucate, comme Monsieur Py est dénommé dans un article du Monde, tous ces maires qui ont promulgué des arrêtés anti-burkini  ont ,par ignorance  fait le jeu des monarchies wahhabites les plus arriérées –  car en Arabie saoudite – la conduite d’une voiture ou une baignade en burkini est simplement interdite pour toutes les femmes.   Olivier Roy récemment dans une interview va encore plus loin « Le groupe Etat islamique où les talibans n’autoriseraient jamais le burkini. Au contraire, cette tenue est l’exemple même de la gentrification de la pratique religieuse musulmane dans l’espace occidental. Ce maillot de bain couvrant est symboliquement lié l’ascension sociale de certaines musulmanes. Le porter représente une tentative, pour des femmes, plutôt jeunes, de poser un signe religieux sur une pratique moderne, c’est-à-dire la baignade en famille ….. Non. Les débats sur le port du burkini et de la burka, par exemple, doivent être distingués, car le burkini est une invention récente [créé en 2003 en Australie], qui fait sauter les fondamentalistes au plafond. Pour ces derniers, une femme n’a pas à se promener sur la plage, et encore moins se baigner ! Donc le burkini est, au contraire, une tenue moderne, qui n’a rien de traditionnel ou de fondamentaliste.   ».

Pour revenir à Leucate – j’aurais bien aimé que le maire de Leucate eût investi la même énergie pour enfin faire vivre le point d’info  Natura 2000 sur le grand Cap –   que  pour cet arrêté municipal  anti burkini.  Mais le point d’info Natura 2000 au site de la falaise du Cap Leucate semble être tout simplement tombé à l’oubli.  Ce petit scandale sur la falaise de Leucate mériterait aussi un petit regard de la presse nationale.

Au-delà de la polémique « anti-burkini » – je crois que le maillot couvrant une partie intégrale du corps a encore de beaux jours devant lui – les risques de cancer de la peau  qu’une exposition trop longue  au soleil peut engendrer vont booster  le port du maillot de bain intégral sur nos plages.  Profiter de la plage, d’une baignade en mer sans prendre de risque d’attraper un cancer de la peau –  ceci est aussi une des promesses d’un maillot de bain intégral comme le burkini ou le maillot pudique juif en sont.  D’ailleurs cette  sorte de maillot de bain intégral que portent les maitres-nageurs sauveteurs (féminin et masculin) de la SNSM a une forte ressemblance avec le burkini. Au Barcarès, commune avoisinante de Leucate, ces maitres-nageurs ont partiellement assuré la surveillance de plages durant l’été 2016[9].

Référence :

Andreu-Boussut, Vincent (2008) : La nature et le balnéaire. Le littoral de l’Aude. Paris, l’Harmattan, ISBN 978-2-296-07604-4

Photo: Vue sur la plage de Leucate – plage  (30.05.2012) © Christophe Neff 30.5.2012

Christophe Neff,  Grünstadt le 30.08.2016

[1] On peut retrouver un scan d’une de ces images sur le site de Jacques Hiron. Voir ici.

[2] Dans l’article « Plusieurs maires veulent maintenir leur arrêté « anti-burkini » » on trouve une carte montrant les 31 communes françaises ayant pris un arrêté anti-burkini.

[3] Le livre est la version publiée de la Thèse de doctorat de Vincent Andreu-Boussut  « L’aménageur, le touriste et la nature sur le littoral de l’Aude.  Modèles d’aménagement, pratiques touristiques et enjeux environnementaux ».  Download ici.

[4] Dans ce livre de Vincent Andreu-Boussut  on trouve aussi un tres beau chapitre sur les debuts de la station de la Franqui , l’histoire de l’hotel Excelsior, de la familie Bertand etc. « chapitre : La Franqui-plage : un essor en demi-teinte orchestré par la famile Bertrand (Andreu-Boussut, 2008, 44-47)»

[5] Dans la version (Thèse) du livre de  Vincent Andreu-Boussut  on trouve sur la page 78 la planche 16 « l’essor des bains de mers : Invention de la plage et nouveaux liens – sociaux spatiaux ».  Download ici.

[6] On trouve des belles photos de la station de la Franqui du début du 20ème siècle ici sur le site « Colonie de Vacances de Lézignan-Corbières à La Franqui ».

[7] Jean – Pierre Migliori nommé „Jeshouandadev“  1943 (Hussigny) – 1977 (Strasbourg).

[8] Voir aussi dans Libération le réportage de Nissim Behar « En Israël, un cousin du burkini pour les juives orthodoxes »

[9] Sur le site de  Martial Guerin  on trouve un reportage TFI sur les sauveteurs de la SNSM au Barcarès, dans le quel la sauveteuse  maitre – nageur « Laura Lanvin » en maillot intégral est interviewée! (A voir ici).

Sept ans de blog paysages sur le Monde.fr

Il y maintenant un peu plus de sept ans, débutait le 24.05.2009 avec le post  «  I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir» le blog paysages sur le Monde.fr /les blogs le Monde. Depuis 383 articles ont vu le jour, la plupart écrits en français, occasionnellement en allemand et  très rarement des articles publiés en anglais [1]. 383 articles, lus par approximativement 182.615 lecteurs[2]. Sept ans de billets et petites notices écrits entre Rhin et Danube, Seine et Neckar, Aude, Moselle et Kinzig, sur les rives de la Méditerranée  ….. Lectures de paysages et des livres ….. Souvenirs personnels franco-allemands – le temps passe et les paysages changent.

Voyant le Zouave du Pont de l’Alma à Paris les Pieds dans l’eau, résistant aux flots de la Seine, pas loin de boire sa Tasse d’eau de Seine comme en 1910, je me souviens d’une lecture d’hiver de 1995/1996 – sur Paris l’Atlantide.

« Je devais avoir à l’époque presque le même âge que vous. C’était en hiver 1910. La Seine s’était transformée en une vraie mer. Les Parisiens naviguaient en barque.

Les rues ressemblaient à des rivières, les places -à de grands lacs. Et ce qui m’étonnait le plus, c’était le silence … Sur notre balcon, nous entendions ce silence sommeillant de Paris inondé. Quelques clapotis de vagues au passage d’une barque, une voix assourdie au bout d’une avenue noyée. La France de notre grand-mère, telle une Atlantide brumeuse, sortait des flots » (Makine, 1995, p.25-26)

D’ailleurs ces pluies orageuses, elles ne se déversent pas seulement en France, sur le bassin de la Seine, – mais sur toute une partie de l’Europe centrale dont l’Allemagne. Et en Allemagne on découvre que la gestion de risques ne semble pas toujours à la hauteur des défis[3].

Mais ce n’était pas seulement le Zouave du Pont de l’Alma résistant aux flots de la Seine[4],  – ou les souvenirs de lecture du Testament français de Makine,  – ses description de Paris l’Atlantide – qui m’ont fait ressurgir la France de mes grands-parents. Il y a exactement quatre-vingts  ans,  le 04.06.1936 – que Léon Blum  fut nommé président du Conseil par le Président de la République Albert Lebrun. Cet évènement politique avait fortement marqué les souvenirs de mes grandparents –  les souvenirs du gouvernement Blum, du Front Populaire – combien de fois je fus auditeur des récits des toutes les couleurs les plus vivantes – dans la maison familiale à Aubord et  aussi à la Griffoulière à Port Leucate[5].

En 1936 ma Grand-Mère avait 20ans, –  vivant sa jeunesse bourgeoise dans une belle demeure de la place Place Broglie à Strasbourg – en 1936 elle n’aurait sûrement jamais osé  rêver épouser un « Macaroni » et en plus « un Macaroni dit d’extrême gauche ». Quelques mois plus tard tout changeait ….  Mais en fait ceci une autre histoire[6].

Livres cités :

Makine, Andreï (1995) : Le Testament français. Paris, ISBN 2-7152-1936-9

Billet écrit le 04.06.2016 à Grünstadt, 80 ans après que Léon Blum  fut nommé président du Conseil par le Président de la République Albert Lebrun –  et publié le Dimanche le 05.06.2016.

[1] Voir aussi « Six ans de Blog paysages sur le Monde.fr (31.05.2015) ».

[2] D’après Google Analytics  les cinq articles les plus consulte depuis le 14.09.2013 date sont « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate », « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert »,  « Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate », , « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes », et « Das Biafrakind ».

[3] Voir le commentaire de Axel Bojanowski dans le SPON  „Katastrophenschäden: Die Unwetterwarnung in Deutschland funktioniert nicht richtig“.

[4] La crue de la Seine du 04.06.2016  atteignait un « maximum » de 6,10 m à Paris, voir « Inondations : le niveau de la Seine commence à descendre à Paris ».

[5] Voir aussi le billet « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate ».

[6] Voir aussi le document „Zinedine Zidane – et nous les macaronis de « basse Italie ». Download ici !