Schramberg Janvier 2021 – pays de neige / Schramberg Januar 2021 – Schneeland

Voyant les paysages enneigés de  Schramberg et de la Raumschaft Schramberg, qui me parvenaient via Facebook et d’autres voies de communication durant le mois de janvier 2021, me réveillèrent les souvenirs d’enfance, ma scolarité au Gymnasium Schramberg. Des images d’hiver ressemblant aux hivers de Forêt-Noire des années 1960,70 et 80 comme je l’ai connue durant les années d’enfance et de jeunesse à Schramberg. Ici à Grünstadt par contre le mois de janvier fut plutôt marqué par le « Dauerregen » pluies et grisailles plus ou moins permanentes.

La transformation du paysage par les chutes de neiges de janvier 2021 fut d’une telle intensité que la ville de Schramberg a même ouvert un concours de photos sur Facebook – « Winter in Schramberg ». Sur cet album « Facebook » on trouve des photos des paysages de neiges qui semblent ressurgir d’un passé lointain !

Je reproduis ici sur paysages deux photos selectionées de Rainer Langenbacher publié par la ville de Schramberg sur Facebook. Voyant ces photos, – je me replongeais dans mon enfance, je reprenais mon chemin d’écolier des hauteurs du Sulgen à la Talstadt Schramberg à travers les forêts de Sapins couvertes par un épais manteau de neige. Je descendais le Steighäusle pour rejoindre le Gymnasium Schramberg, en face le Schlossberg couvert de neige, les sapinières élançant leurs cimes blanches argentées dans le ciel limpide d’hiver bleu azur. Les photos de Rainer Langenbacher ne reproduisent pas le regard que j’avais comme écolier descendant le Steighäusle et la Charlottenhöhe vers la ville basse de Schramberg, – mais ils me replongent dans les souvenirs de l’atmosphère de long hivers de Forêt-Noire, des forêts et des paysages de neiges l Les deux photos de Rainer Langenbacher que je reproduis ici sur paysages montrent pour la premier le Schloßberg avec la ruine Hohenschramberg et des Pins sylvestres et Sapins couverts de neige, la deuxième est une vue sur le Sulgen avec son Wasserturm (château-d’eau) caractéristique et en arrière-plan  le Château de Hohenzollern.

Der Anblick der Schneelandschaften in Schramberg und der der Raumschaft Schramberg, welche mich via Facebook und über andere Wege während des Januar 2021 erreichten, weckten Kindheitserinnerungen, Erinnerungen an die Schulzeit im Gymnasium Schramberg. Diese Winterbilder erinnerten mich an die Schwarzwaldwinter die ich in den 1960,70 und 80 Jahre während meiner Kindheits und Jugendjahre in Schramberg erleben konnte. In Grünstadt war der Januar 2021 hingegen von Dauerregen und grauem Winterwetter geprägt.

Die Verwandlung der Landschaften durch den Januarschnee rund um Schramberg hat die Stadt Schramberg sogar dazu bewegt einen Photowettbewerb namens „Winter in Schramberg“ auszurufen. Auf diesem „Facebookalbum“ findet man Bilder von Schneelandschaften die wie aus einer fernen Vergangenheit auferstanden zu sein scheinen. Ich gebe hier auf paysages ein paar ausgewählte Bilder von Rainer Langenbacher die von der Stadt Schramberg auf Facebook veröffentlicht wurden wieder. Als ich diese Photos sah, tauchte ich in meiner Kindheit ein, – ich begann meinen Schulweg von den Höhen des Sulgens durch die tief verschneiten Tannenwälder in die Talstadt Schramberg. Ich lief das Steighäusle hin ab Richtung Gymnasium Schramberg, und auf der anderen Talseite gegenüber breitet sich der Schloßberg mit seinen Tannen aus. Tannen deren silbrig weiße Wipfel in den klaren azurblauen Winterhimmel ragten. Die Bilder von Rainer Langenbacher haben nicht den „Regard“, den Blick den ich als Schüler auf dem Schulwegs über Steighäusle über die Charlottenhöhe in die Talstadt Schramberg hatte, – und doch haben sie in mir die Erinnerung an die Atmosphäre der langen Schwarzwaldwinter geweckt, Erinnerungen an tief verschneite Wälder und Schneelandschaften. Die beiden Bilder von Rainer Langenbacher, die ich hier in paysages wiedergebe, zeigen zum einen den Schloßberg mit der Ruine Hohenschramberg und schneebedeckten Kiefern und Tannen, zum anderen einen Blick auf den Sulgen mit seinem charakteristischen Wasserturm und im Hintergrund die Burg Hohenzollern.

Photos: toutes/alle © Rainer Langenbacher/ Autorisation obtenue le 29.01.2021 par courrier électronique. Genehmigung am 29.1.2021 per email eingeholt.

Rétrospective sur le blog paysages en 2020

Myrobolan (Prunus cerasifera) en fleur à Grünstadt le 22.3.2020, photographié  à la veille du premier confinement COVID-19 en Allemagne, © C. Neff 2020

Comme les années précédentes, je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2020[1]. En 2020, paysages qui fut un blog abonné Le Monde.fr jusque à la fin Mai 2019, entra dans sa onzième année d’existence. Comme en 2019 j’ai essayé de restituer les images perdues de l’ancien blog le Monde.fr. Même si j’ai déjà réussi à en restituer une bonne partie mais, il reste encore du travail à faire[1] !

L’article le plus consulté en 2020 fut l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (3,60% des consultations sur paysages en 2020 ; deuxième position en 2019). Ce billet écrit en juillet 2009 nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En deuxième position on trouve l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » (2,58% des consultations sur paysages en 2020 ; quatrième position en 2019), billet autobiographique qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin.

Enfin au troisième rang le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores)  (2,56% des consultations sur paysages en 2020 ; dixième position en 2019)». Ce billet est une rétrospective personnelle sur vingt ans de voyage de recherche sur l’ile de Faial.

En quatrième position l’article « La fin annoncée des blogs abonnés du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr (2,34% des consultations sur paysages en 2020 ; première position en 2019). C’est dans cet article que j’ai aussi reproduit (un scan) le courrier reçu par email de la part du Monde, annonçant la fin des blogs abonnés du Monde. Je crois que cet article assez régulièrement consulté, a déjà un peu le caractère d’un document historique, – un document sur l’histoire du Journal le Monde.

En  cinquième position on trouve l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) (1,71% des consultations sur paysages en 2020 ; septième position en 2019) ». Billet écrit en anglais durant l’été 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques ou « megafire » – je parle de « the fatal Mega fire of the Forêt des Landes » , tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En sixième position on trouve le billet « Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt (1,52% des consultations sur paysages en 2020). Billet décrivant le ciel, le paysage du ciel de Grünstadt pendant le premier confinement COVID-19 en Allemagne durant le printemps 2020. Ce ciel sans « Traînée de condensation » surplombant la petite ville de Grünstadt , le trafic ariens avait presque cessé en Allemagne pendant ce premier « shut-down » est certainement une image restant du premier confinement COVID-19, car dans une très grande partie de l’Europe, on pouvait bien observer un ciel dans Traînée de condensation, ce que j’ai dénommé« Coronahimmelslandschaften » en allemand – qui pourrait être traduit comme « paysages de ciel corona ou paysages célestes COVID-19»[2].

En septième position on trouve  l’article « Meurtre barbare de Samuel Paty  (1,47 % des consultations sur paysages en 2020)». Petit billet retraçant mon émotion et mon indignation face à l’Assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamique !

En huitième position on trouve   «  Blognotice 13.04.2020 : Week-end pascal 2020 (1,44 % des consultations sur paysages en 2020) » – un billet qui traite des  caractéristiques du premier confinement COVID-19 en Allemagne en les comparant entre autres à la situation en France.

En neuvième position la notice « Souvenirs d’Aline – souvenirs personnels d’une chanson (1,36 % des consultations sur paysages en 2020) ». Petit billet écrit après la mort de Daniel Bevilacqua (Christophe), qui fut emporté par une  forme sévère de Covid-19, retraçant mes souvenirs personnels de la chanson « Aline ».

Enfin en dixième position le billet « La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi  (1,34 % des consultations sur paysages en 2020; trente-deuxieme position en 2019) », article qui retrace la progression de la forêt et les risques d’incendies de forêts à Schramberg, la petite ville de Forêt-Noire où j’ai grandi.

Cerisier d’automne (Prunus subhirtella) en fleur à Grünstadt le 29.12.2020 photographié pendant le deuxième confinement COVID-19 en Allemagne, © C. Neff 2020

Les conséquences de « La Pandémie du Covid 19 » pour l’Alltag, mot allemand pour la Vie quotidienne 2020, a laissé des traces sur paysages. Peut-être faudrait-il plutôt écrire la perception de la conséquence de la pandémie du Covid 19 pour mon « Alltag ». En dehors des billets mentionnes dans les 10 articles les plus consultés en haut, on retrouve les traces de la pandémie dans ces articles écrit durant l’année 2020 –  « Blognotice 23.07.2020 : rétrospectives personnelles franco – allemandes sur deux mois de déconfinement COVID-19 », « Blognotice 11.09.2020: Retrospective on a Facebook post concerning COVID-19 written in April 2020 », « N’oubliez jamais Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! Never forget Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! ». Visiblement le COVID-19 a laissé des traces dans le blog paysages. C’était surement l’évènement qui a bouleversé d’une manière ou d’une autre la vie de millions de français, allemands, européens etc. – et dont on retrouve quelques traces sur paysages. Personnellement j’ai assez bien vécu le premier confinement du printemps 2020 en Allemagne – comme le disait un de mes enfants «  Papa ne souffre pas trop du confinement – comme il vit avec ses livres, il parle avec les fleurs, les arbres et les oiseaux[3] – et donc – pas de grand changement pour lui pendant ce « shut-down »[4]. Le deuxième confinement de Décembre 2020 en Allemagne fut déjà plus fatiguant, – mais naturellement comparé à ceux qui en souffrent beaucoup plus en Allemagne je n’ai vraiment pas à me plaindre. Et durant cet hiver 2020/21 une partie de l’Allemagne souffre beaucoup du COVID-19, – on n’ en parle presque pas en France, mais en Saxe « la mort récolte une riche moisson (der Tod fährt eine reiche Ernte ein) » dûe au COVID-19[5]. On ne peut qu’espérer que le vaccin, la campagne de vaccination contre la COVID-19 permette enfin de contrôler et d’endiguer ce fléau ! Et que ce vaccin permet aussi d’endiguer les diverses mutations. Que ce soit en Allemagne, en France et  dans le reste du Monde !

Photos toutes © Christophe Neff: 1 Myrobolan (Prunus cerasifera) en fleur à Grünstadt le 22.3.2020 photographié  à la veille du premier confinement COVID-19 en Allemagne, 2 cerisier d’automne (Prunus subhirtella) en fleur à Grünstadt le 29.12.2020 photographié pendant le deuxième confinement COVID-19 en Allemagne.

Christophe Neff, Grünstadt Janvier 2021

[1] Voir :  « Rétrospective sur le blog paysages en 2019 », « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 »


[1] Le blog paysages est archivé par la Deutsche Nationalbibliothek, on peut donc trouver une grande partie des photos de  l’ancien blog paysages sur les blogs abonnées le Monde.fr ainsi que les articles originaux dans la « Zeitschnitt du 14.05.2019 (Tranche de temps) ».

[2] Voir aussi „Luftverkehr in Deutschland Der Himmel ist so leer wie zuletzt in den Achtzigern. Wegen der Coronakrise zählte die Deutsche Flugsicherung im Jahr 2020 so wenig Flugbewegungen wie vor der Wiedervereinigung. Eine vollständige Erholung erwarten die Lotsen »erst in einigen Jahren. (Spiegelonline, 07.01.2021)“

[3] J’ai d’ailleurs commencé à recenser les oiseaux présents dans mon jardin à  Grünstadt durant ce premier « shut-down ».

[4]Der Shutdown macht dem Papa nicht viel aus – er lebt mit seinen Büchern, spricht mit den Bäumen, Blumen und Vögeln. Für ihn ändert sich durch den Shutdown nicht viel

[5] Voir aussi :Bohr, Felix; Dambeck, Holger ; Wassermann, Andreas (2020): Wein, Partys und Särge

Sachsen In keinem Bundesland wütet das Virus so wie zwischen Leipzig und Görlitz. Dennoch scheinen

viele Bürger seltsam sorglos. Warum?. In: Der Spiegel Nr. 53, 24.12.2020, p. 28 – 29.

Witnessed from Grünstadt: The storm of the United States Capitol on Epiphany 2021

Currently we are witnessing a fascist coup d’état attempt in Washington” were the words I published on my Facebook wall while observing the storming the United States Capitol on Wednesday the 6 January 2021 on CNN. Epiphany is a holyday in Baden – Württemberg, and as I work in Karlsruhe at the KIT, this was also a holyday for me, even if a live in Grünstadt in Rhineland-Palatinate where Epiphany is not a holyday. In former days when my children were younger I used this holyday, or the days after this holyday to drive to France to buy some “galettes des rois” for them. But now they are older, and they are not more interested in “galettes des rois”, this old French tradition of choosing the King or Queen of a day on Epiphany. I used the holyday to write my traditional blog retrospective  “Rétrospective sur le blog paysages en 2021[1]” but then I received a breakings news mail from the NYT  on about 20:45 German-Time “              The New York Times – BREAKING NEWS : Vice President Mike Pence was rushed from the Senate chamber and the vote certification was halted as pro-Trump protesters stormed Capitol Hill” – and then I began to witness this historical moment on CNN – and didn’t finished my blog retrospective post, post which still waits to be finished.

I was neither astonished nor shocked by the images transmitted by CNN because for me it seems to be clear that was something was in progress with the “Trumpistes”. At least when I read the opinion piece  “All 10 living former defense secretaries: Involving the military in election disputes would cross into dangerous territory” published by the Washington Post on the 3 January I was convinced that “Trump and the Trumpistes” were on the way to sustainably disrupt the transition process. But even before that I was convinced that the transition phase could be at least chaotic – in a blogarticle posted in paysages on 3. November I wrote “Et même si Biden gagnait, je pense que la transition des pouvoirs sera au moins chaotique, personnellement je crains même le pire pour les Etats-Unis. Les « Trumpistes » auront certainement du mal à accepter une défaite électorale. (translation = And even if Biden won, I think the transition of power will be at least chaotic, personally I fear even worse for the United States. The „Trumpists“ will certainly have a hard time accepting an electoral defeat. [2]”.

But concerning the inability of the security authorities, the police, not to have prevented the storming of the Capitol, have nevertheless more than shocked me. If the French Police during the Yellow vests movement in France in Winter 2018/19 would have reacted in this amateurish way as the security forces during the Capitol Storm, France would now be governed by a national-bolschevist people’s committee or a national-bolschevist dictator or something similar.

In my Facebook post on my timeline I used the Book cover of Madeleine Albright “Fascism – a warning”. I read the Book in summer 2018 and I found this book was a very comprehensive description of the rise of the fascism in Europe. Seeing the “trumpist Mob storming the Capitol” recalls me the chapters were Albright descriped the  March on Rome of Benito Mussolini and his Black Shirts! For me the Book was also something like a wakeup call concerning the Trump presidency!

Some may view this Book and its Title as Alarmist. Good. We should be awake to assault on democratic values that has gathered strength in many countries abroad that is dividing America at home. The temptation is powerful to close our eyes and wait for the worst to pass, but history tells us that for freedom to survive, it must be defended, and if lies are to stop, they must be exposed (Albright (2018:252)”. At least not so many people have been so impressed by these word, which I read in 2018, – but after all what read, and of course I am reader – heard and see from the Trump presidency – I was convinced that this man would be capable of the worst.

That’s the way I witnessed the “Storm on the Capitol” on Wednesday the 6 January, the day of the Epiphany. Not so astonished, but shocked by the unpreparedness and amateurism of the security forces of the Capitol. The event recalled me a part of the books I have read during my life time concerning fascism and dictatorial power took over[3], and more recently the book “Fascism – a warning” written and published by Madeleine Albright in 2018.

Writing down this word some days after these dramatic events, I hope that this nightmare is over on January the 20 2021. Seen from Grünstadt, the town where I live, this seems to be the most dramatic political crisis for the United States of America since the Amercian Civil War.

Books and other sources:

Albright, Madeleine; Woodward, Bill (2018): Fascism a warning (with Bill Woodward). London, 2018. ISBN 978-0-00-828227-1

Applebaum, Anne (2020) : Twilight of Democracy. The Seductive Lure of Authoritarianism. New York. ISBN 978-0-385-54580-8

Guilluy, Christophe (2010) : Fractures françaises. Paris, ( François Bourin Editeur), ISBN 978-2-84941-201-5

Neff, C. (2012): Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012. In : Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books. 12.05.2012

Neff, C. (2020):   Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ? In : Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books. 02.11.2020

Photo/Screenshot: Authors Facebook TimeLine, 06.01.2021 21:25 Berlin Time (GMT +01:00).

Christophe Neff, written and published in Grünstadt, Saturday 09.01.2021


[1] The last retrospective was “Rétrospective sur le blog paysages en 2019 ». The paysages retrospective of 2020 will be published with some delay !

[2] See the whole article (written in French) « Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ? »

[3] I read so many booktitles concerning this topic that’s quasi impossible to name them all. Currently  Anne Applebaum‘s “ Twilight of Democracy   “ is on my reading desk. A book which a the first glance has nothing to do with the US is  “ la France peripherique”   (see also “Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 “)  written by the French geographer Christophe Guilluy, –    a similar book as Guilluy wrote it for “peripherical France” focusing on “middle class decline” in rural and periphical America would perhaps also light up why so many Americans have still given their vote to Donald Trump in the last presidential election.

Die Schaufenstermodellbahn der Buena Vista Augenoptik in Grünstadt

So etwas hatte ich schon Jahre, ja Jahrzehnte nicht mehr gesehen, eine richtige Schaufensterbahn.  Entdeckt habe ich die „Schaufenstermodellbahn“ im Schaufenster des Buena Vista Augenoptik in Grünstadt bei einem Sonntagsspaziergang Anfang Dezember. Eine Spur-N Anlage auf der auf Knopfdruck eine V- 200 ihre Runden durch eine Gebirgslandschaft mit Tunnel dreht. Wie ich inzwischen vom Inhaber und Geschäftsführer der Buena Vista  Augenoptik dem Optikermeister Florian Hofferer erfuhr, hat er die Anlage selbst mit seinem Bruder und Vater im Herbst dieses Jahres erbaut. Eine gelungene kleine Schaufenstermodellbahn die Kindheitserinnerungen weckt. In meiner Kindheit waren solche Schaufenstermodellbahnanlage in der Adventszeit keine Seltenheiten. In Schramberg, der Stadt in der ich aufgewachsen bin, habe ich mir in den 1970er Jahren beim „Eisenschweizer“ und beim „Kosel“ in der Adventszeit beim Bestaunen der „Schaufensterbahn“ die Nase plattgedrückt. Wobei –  wenn ich mich richtig erinnere, das eigentlich keine großen Anlagen waren.  Vielleicht gab es ja sowas auch beim Eisen Storz, aber daran kann ich mich so nicht mehr erinnern. Das Hauptgeschäft für „Märklinisten“ war ja auch damals in den 1970er Jahren in Schramberg der Eisenschweizer.  Unvergesslich auch neben dem Modellbahnsortiment (Märklin, Roco, Liliput) war natürlich auch der „Puste-Fix Bär“ des Eisenschweizers[1]. Der Eisenschweizer mit seinem „Puste-Fix BäR“ und seinem Modellbahnsortiment ist längst Geschichte, aber immerhin gibt es in Schramberg mit dem Eisen Storz noch ein richtiges Modellbahngeschäft[2], was ja auch keine Selbstverständlichkeit mehr ist. In Grünstadt gibt es seit der Geschäftsaufgabe des GS-Shop Kinderland im Jahr 2010 kein Modellbahngeschäft mehr. Ich selbst fahre seit dieser Zeit zu Moba-Tech nach Deidesheim wenn ich für meine sporadisch aufgebaute Parkett & Teppichbahn etwas benötige.

Um zurück zu den Schaufensterbahn zu kommen, – während meines Studiums in Mannheim, gab es auf den Planken zwischen den Straßenbahnhaltestellen „Wasserturm“ und „Strohmarkt“ auch zur Advents- und Weihnachtszeit eine größere Schaufensterbahn, eine LBG-Bahn mit automatisierten Pendelverkehr. Lang ist es her, – und ich frage mich, ob es diese adventszeitliche Schaufensterbahn auf den Mannheimer Planken noch gibt? Die letzte Schaufensterbahn, die ich vor der Entdeckung der Buena Vista  Augenoptik Spur-N Anlage gesehen habe, das war wohl tatsächlich auch in Grünstadt. Wenn ich mich richtig erinnere, gab es im SWEN Service Center der Stadtwerke Grünstadt in der Poststraße in Grünstadt auch eine Modellbahnanlage im Schaufenster. Vermutlich anlässlich der Eröffnung des SWEN Servicecenters im Jahre 2004 – ganz sicher bin ich mir da nicht. Was sich aber sicher weiß, dass für diese Schaufensterbahn der Stadtwerke Grünstadt ein Werbewagen auf Märklinbasis geschaffen wurde, bedruckt mit der Aufschrift „Stadtwerke Grünstadt“. Diesen Wagen konnte man damals bei der SWEN-Servicestelle in der Poststraße in Grünstadt käuflich erwerben.  Schaufenstermodellbahnanlagen, früher in der Adventszeit in Süddeutschland durchaus üblich, sind inzwischen selten geworden, – eine Google Recherche erbrachte da auch kaum nennenswerte Treffer. Allerdings bin ich dabei auf die sehr gelungene Schaufensterbahn der Staufen Apotheke in Wangen im Allgäu gestoßen. Aber viel mehr war da nicht zu finden. In diesem Sinne ist die Schaufenstermodellbahn von Florian Hofferer im Buena Vista  Augenoptik in Grünstadt schon etwas Besonderes, – wohl eine der letzten ihrer Art hier im deutschen Südwesten.

Schaufenstermodellbahn der Buena Vista Augenoptik in Grünstadt 18.12.2020b, © Christophe Neff


Schaufenstermodellbahn der Buena Vista Augenoptik in Grünstadt 18.12.2020a, © Christophe Neff
Schaufensterblick Modellbahn Buena Vista Grünstadt Augenoptik 10.12.2020, © Christophe Neff

Christophe Neff, Grünstadt im Dezember 2020


[1] Zum Modellbahnsortiment während meiner Kindheitstage in den 1970 in Schramberg siehe u.a. den Blogbeitrag  „Erinnerungen an die „märklinModerne“.

[2] Mehr zur Firmengeschichte des Eisen Storz in Schramberg findet sich u.a. hier.

Les premières neiges de l‘hiver 2020/21 arrivent à Grünstadt durant la nuit du 30 novembre au 1 décembre

Les premières neiges de l‘hiver 2020/21 arrivent à Grünstadt durant la nuit du 30 novembre au 1 décembre. Mais ces quelques flocons se transformaient en crachat de pluie dans la matinée du mardi premier décembre. Décidément la Unterhaardt n’est pas un pays de neige, elle porte à juste titre le nom « Toskana Deutschlands (la toscane allemande) ».

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009 – 2009 dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, en  2010 vers la fin novembre, en 2011 le 18.12.2011,  en 2012  le 27.10.2012 , L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, en 2015  le 14 Octobre 2015, durant l’hiver 2016/2017 les premiers neiges apparaissait le 2 janvier 2017, pour l’hiver 2017/18 c’était le 4 décembre, et durant le dernier hiver, l’hiver 2019/18 la nuit du 15 au décembre 2018 apportait les premiers neiges arrivait à Grünstadt. Les premières neiges de l’hiver 2019/2020 arrivaient très tardivement le 27.02.2020 et ces neiges tardives recouvraient les vignobles de la Unterhaardt pendant plusieurs jours.

Christophe Neff, le 02.12.2020

Blognotice 23.07.2020 : rétrospectives personnelles franco – allemandes sur deux mois de déconfinement COVID-19

Et finalement l’été arriva à Grünstadt, – l’Allemagne comme la France s’est deconfinée depuis des semaines déjà. Ici à Grünstadt les vacances scolaires ont débuté depuis un moment, – une grande partie de l’Allemagne est sur la route des vacances. Il reste que les Lands du Sud la Bavière et le Baden –Württemberg qui travaillent encore. Le confinement en Allemagne comme je l’avais déjà écrit en Avril n’était pas du tout comparable à la situation en France – vue de France cela ressemblait plutôt à un « confinement light » et en plus ici en Allemagne les règles d’application du confinement entre les différents lands était assez hétérogène. En Bavière cela ressemblait déjà un peu aux règles strictes françaises, ici en Rheinland-Pfalz, on n’avait plutôt l’impression que le gouvernement régional de Mayence avait optée le plus vite possible pour un modelé ressemblant au modèle suédois.  Personnellement le confinement ne m’a pas trop touché, sauf que la charge de travail avait considérablement augmenté durant le confinement, avec tous les plannings des cours « online » – et le décèlement et l’organisation des examens etc., et cela perdure.  J’ai quand même réussi à écrire un petit article scientifique qui résume un peu mes recherches géographiques en Tunisie et qui dessine un premier tableau  sur l’évolution des incendies de forêts en Tunisie de 2000 à 2019[1] que je viens de soumettre à la revue «Géographie et Développement». J’ai aussi eu l’agréable surprise d’apprendre pendant le confinement que l’article dont je parlais[2] dans le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) »- vient d’être accepté par la revue « Finisterra ».  J’ai aussi fait l’expérience de participer à un symposium online de géomedicine sur le COVID-19 le  «COVID-19 als Zäsur? Geographische Perspektiven auf Räume, Gesellschaften und Technologien in der Pandemie » où j’ai même tenu une petite « mini présentation » virtuelle dénommé « Persönliche Überlegung zur COVID 19 – Situation[3] (réflexions personnelles sur la situation du COVID-19) » qui s’est focalisé entre autre sur les différences géographiques des principaux foyers du COVID-19 en Allemagne et en France.  Comme je l’ai déjà écrit dernièrement  j’ai failli toucher la géo-médicine & la modélisation épidémiologique au début des années 2000.  C’était une expérience assez intéressante pour moi, comme jusqu’ à présent je n’avais jamais participé à un  « télé-symposium ». Finissons ce petit tour d’horizon « post-confinement COVID-19 » personnelle – avec une question ! Comment est-ce que la rentrée va-t-elle se passer –  quand je lis dans le Monde l’article  « Sur le littoral français, l’« insoutenable légèreté de la foule » de vacanciers face au coronavirus » où le fait que les premiers vacanciers allemands sont revenus de l’île de Majorque atteint du COVID19[4]. Reste à espérer que la situation ne dégénéra pas trop en fin de vacances. En tout cas il faudrait être assez vigilant pour ne pas être trop dépassé par l’évolution du COVID 19 au début de la rentrée prochaine !

Christophe Neff, 23.07.2020

[1]  Neff. C. (2020): Incendies de forêts, changements climatiques, paysages & révolutions .  Soumis/submitted (le 20 .07.2020) to: « Géographie et Développement » Revue de l’Association des Géographes Tunisiens

[2] Neff, C. (2019): Neff, C. (2019): Observations de la dynamique végétale sur le volcan des Capelinhos (Île de Faial/ Açores /Portugal), Submitted to Finisterra 02.09.2019, accepted 03.06.2020.

[3] Neff, C.(2020): „Persönliche Überlegung zur COVID 19 – Situation„. In: COVID-19 als Zäsur? Virtual Oralpresentation  at : Geographische Perspektiven auf Räume, Gesellschaften und Technologien in der Pandemie. 6.7 – 8.7.2020.. Online Symposium. Research Group Transient Spaces & Societies. Geographisches Institut der Leopold-Franzens-Universität Innsbruck

[4] Voir aussi «  Mitteilungen der Stadt Cottbus 22.07.2020: Reiserückkehrer – Vier neue Corona-Fälle in Cottbus/Chóśebuz » et « Positiver Corona-Test nach Mallorca-Urlaub – was das für Reisende bedeutet »

Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt

Die COVID19 Kontaktbeschränkungen haben zu einem quasi „Kondensstreifen losen Himmelsbild“ geführt. Man könnte diese seltenen Bilder durchaus als Coronahimmelslandschaften bezeichnen. Im Grunde stellen diese Coronahimmelslandschaften schon ein fast abgeschlossenes Kapitel der jüngeren Zeit – und Umweltgeschichte dar.   Mit der schrittweisen Aufhebung der COVID19 bedingten Kontaktbeschränkungen  wird der Flugverkehr auch bald wieder merklich zunehmen und damit wird es wieder Himmelslandschaften mit Kondensstreifen geben. Es ist fast vergessen, aber vor genau zehn Jahre bescherte uns ein Vulkanausbruch fast das  gleiche Himmelsbild. Es war der Ausbruch des Eyjafjallajökull  im Frühjahr 2010 welcher in großen Teilen Europas den Flugverkehr teilweise zum Erliegen brachte. Dem Kondensstreifen losen Himmelslandschaften über Grünstadt hatte ich damals zwei kleine Blogbeiträge gewidmet, – einmal  „Ein Himmel ohne Kondensstreifen – der Himmel über Grünstadt am 17-18.4.2010“ und sowie „Vue de Grünstadt – et encore les cendres du Eyjafjöll (9.5.2010)“. Analog zu diesen beiden Beiträgen, die ja auch inzwischen historische Himmelsbilder des Himmels über Grünstadt beinhalteten, folgen nun einige Photos der Coronahimmelslandschaften über Grünstadt, die ich während der Zeit der COVID 19 Kontaktbeschränkungen anfertigte. Weiterhin noch ein Screenshot des Flughimmels über Grünstadt vom Flightradar24  vom Abend des 05.05.2020.

Mit der sukzessiven Aufhebung der COVID19 Kontaktbeschränkungen geht auch die Zeit der Coronahimmelslandschaften zu Ende, das Himmelsbild wird sich in den nächsten Tagen wieder merklich in eine Himmelslandschaft mit Flugzeugverkehr und Kondensstreifen zurück verwandeln. Ich bin gespannt welche Erinnerungen an diese sonderbare Zeit in ein paar Jahren noch abrufbar sein werden.  Man spricht ja in unseren Medien so gern vom Lockdown, aber verglichen mit den COVID19 Maßnahmen wie man sie beispielsweise in Frankreich, Italien und Spanien an der Tagesordnung waren, kamen wir in Deutschland bisher vergleichsweise „glimpflich“ aus der COVID19 Krise davon.

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Screenshot Flightradar24 05.05.2020 gegen 21:13

abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09
abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09, © Christophe Neff

Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020
Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020, © Christophe Neff

Blick auf Grünstadt 21.04.2020
Blick auf Grünstadt 21.04.2020, © Christophe Neff

Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020
Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020, © Christophe Neff

Photos: alle © Christophe Neff

Grünstadt, 12.05.2020

Blognotice 13.04.2020 : Week-end pascal 2020

Prunus serrulata Büte Grünstadt Westring 10.04.2020

Les cerisiers du Japon en fleur dans notre petit quartier longeant l’allée du Westring à Grünstadt[1] le printemps est définitivement arrivé ici dans la Unterhaardt. Nous vivons depuis trois semaines en confinement, mais en réalité, comparé à la France se sont plutôt des mesures de restrictions qui varient fortement en fonction des décisions des « Länder ». Et même dans les Länders  les différents niveaux de restrictions peuvent varier d’un Landkreis à l’autre. En effet c’est le « Landrat » qui décide sur l’ampleur du niveau des restrictions dans son « Landkreis ». Comparé à la France, jusqu’ à présent en Allemagne, les choses vont plutôt bien, – les hôpitaux ne sont pas saturés, il y apparemment encore suffisamment de lits de soins intensives et les respirateurs nécessaires, – et le taux de mortalité dû aux  COVID-19 est encore relativement bas. Mais le sommet de la vague n’est pas encore atteint en Allemagne, – on est à peu près 2 à 3 semaines en retard sur la France concernant le COVID-19, – on a donc encore des soucis à se faire en Allemagne, même si globalement on semble jusqu’à  présent épargné du pire en Allemagne.  Mais en Allemagne aussi, il y des problèmes dû au COVID-19, il ne faut pas se faire d’illusions. D’ailleurs l’hôpital de Grünstadt a dû être fermé, car une partie du personnel soignant est atteint pas le COVID 19. Je crois même que la fermeture de l’hôpital de Grünstadt est une première en Allemagne. En dehors de cela, je suis depuis presque trois semaines en « Home office » comme on dit ici en Allemagne. Une fois par semaine je fais un déplacement à Karlsruhe pour travailler dans mon bureau au KIT, mais appart cela c’est le Home office. Notre bibliothèque universitaire est fermée, les ruelles qui séparent les divers bâtiments sont quasiment vides. Mais pas moins de travail, au contraire. La préparation du prochain semestre qui sera certainement un semestre virtuel, avec des cours via « Ilias », « Zoom » et « Teams » nécessite beaucoup de temps.

powersDonc moi personnellement je consacre moins de temps à mes lectures. Tous les jours quelques pages dans « The Overstory » de Richard Powers.  Lecture intéressante, qui me fait découvrir en utilisant le guide « National Wildlife Federation Field Guide to Trees of North America » les arbres des forêts nord-américains. C’est une lecture fascinante, et j’aurais aimé consacrer plus de temps à ce livre. Cette crise du COVID 19 me laisse aussi resurgir des souvenirs de  mes années de Post-doc. Pendant ce temps-là j’avais songé à postuler pour un poste de chercheur spécialiste en modélisation des épidémies et de maladies infectieuse au INSERM. Si on modélise les incendies de forêt, les plantes envahissantes ou autre processus dynamiques qui influencent leur environnement cela revient à peu près au même que de modéliser des maladies fieldguideinfectieuse. Finalement je n’ai jamais postulé, – et j’ai donc débuté comme chercheur en géographie & écologie dans le département de Geoecologie de l’ancienne université de Karlsruhe durant l’année 2005. Certainement un bon choix vu le salaire assez misérable qu’on gagne dans la recherche française.  Mais durant cette crise du COVID19 j’ai quand même suivi avec intérêt les divers travaux de modélisation du COVID19, – et faut le rappeler que l’équipe de Vittoria Colizza[2] de l’INSERM avait présenté un premier model d’impact du COVID 19 en janvier 2020[3]. Même si c’est loin de mes propres recherches scientifiques, et comme je l’ai déjà écrit ici dans ce blog,  une grande partie de mon travail est plutôt du management scientifique, je suis donc avec attention les divers approches scientifiques de comprendre les agissements du COVID 19 sur notre santé, les environnements, leurs géographie(s).  Un des premiers articles de presse que j’avais lu sur le Covid 19 était surement « Une pneumonie d’origine inconnue en Chine [4]» cosigné  Paul Benkimoun et Fréderic Lemaître paru le 9 janvier 2020 dans le Monde.

Et ce dimanche de paques,  3ème  dimanche de confinement dans le Landkreis Bad Dürkheim, appart avoir écrit ce petit texte, c’était un jogging sur le Grünstadter Berg traversant les plantations de cerisier, et le gigot d’agneau en famille avec mon épouse et les enfants. En fait on voulait descendre dans le Sud pour les fêtes pascales visiter la famille dans le Midi à Port Leucate.

Je finis ce petit billet avec une citation de Vittoria Colizza «  Le confinement va durer longtemps car on ne peut pas vivre normalement avec cette épidémie. Le fait d’attendre encore pour le lever a l’avantage de garder un nombre de cas abaissé et allège la charge pour le système hospitalier, remarque Vittoria Colizza. Il donne aussi du temps pour augmenter la capacité de dépistage, notamment avec des tests rapides mais une préparation logistique est indispensable en termes humains et organisationnels. Ce n’est pas qu’une question de quantité de tests. » extrait de l’article « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace, selon une étude de l’Inserm » signé  Paul Benkimoun du Monde publié le 12.04.2020[5] . Dans ce contexte il me semble aussi important de signaler le dernier « papier » de Colizza et ses collaborateurs « Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies[6] » car si possible il faut toujours lire les contributions originales des chercheurs.

Livres et autres sources citées :

Di Domenico, L., Pullano, G., Sabbatini, Ch. E., Boëlle , P.Y , Colizza, V. (2020): Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies. (Currently under screening at medRxiv.org.). Report #9. EPIcx lab. COVID-2019 outbreak assessment.

Kershner, Bruce; Mathews, Daniel; Neslon, Gil; Spellenberg, Richard (2008): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. Foreword by  Craig Tufts, NWF Chief Naturalist. © 2008 by Andrew Stewart Publishing, INC New York. ISBN 978-1-4027-3875-3

Powers, Richard (2019) : The Overstory. A Novel. Copyright © 2018 by Richard Powers. First published as Norten Paperback 2019. W.W. Norton & Company 2018, New York. ISBN 978-0-393-355668-7

Pullano, G.; Pinotti, F., Valdano, E., Boëlle , P.Y., Poletto, Ch., Colizza, V. (2020): ; Novel coronavirus (2019-nCoV) early-stage importation risk to Europe (January 2020). In Eurosurveillance – Europe’s journal on infectious disease surveillance, epidemiology, prevention and control. https://doi.org/10.2807/1560-7917.ES.2020.25.4.2000057

Photos: toutes © Christophe Neff

Ecrit le 12.04.2020 & 13.04.2020 pendant le Week-end pascal 2020 à Grünstadt, publié le 13.04.2020

Blick auf die blühenden Kirschbaumanpflanzungen auf dem Grünstadter Berg Ostersonntag 2020

[1] Ce quartier construit vers la fin des années 1960 est appelé « le ghetto », par ses habitants et se trouve en proximité de l’Hôpital de Grünstadt.  Appartenant à l’origine au complexe hospitalier et mis à disposition exclusivement pour le personnel soignant du nouvel hôpital. Mais depuis quelques décennies déjà il n’y a presque  plus d’habitants  qui exercent une profession soignante.

[2] On trouve un portrait de Vittoria Colizza dans le Monde.fr  du 17. Février 2020, article malheureusement réserve aux abonnées du Monde « Vittoria Colizza : le virus de la recherche Physicienne de formation, la chercheuse italienne dirige une unité Inserm spécialisée dans la modélisation des épidémies, notamment celle du nouveau coronavirus SARS-CoV-2 ».

[3] Voir : Novel coronavirus (2019-nCoV) early-stage importation risk to Europe, January 2020” in Eurosurveillance – Europe’s journal on infectious disease surveillance, epidemiology, prevention and control.

[4] Voir « Une pneumonie d’origine inconnue en Chine – Une centaine de personnes officiellement a contracté un virus qui pourrait appartenir à la même famille que celui du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)» (réservé aux abonnées du Monde).

[5] Voir « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace, selon une étude de l’Inserm » publie dans le Monde.fr du 12.04.2020 » (réservé aux abonnées du Monde).

[6] “Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies” download ici.

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020

Osterglockenblüten im Schnee Grünstadt 28.02.2020
Fleurs de Narcisses recouvert par les premières neiges de l’hiver 2019/20 à Grünstadt, © Christophe Neff 28.02.2020

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020 apportent les reflets oublié d’un paysage d’hiver, paysages de vignes couverts par la neige, qui devient de plus en plus rare dans la Unterhaardt.  Ces neiges tardives ont couvert les fleurs des amandiers, des premiers narcisses dont je parlais dans mon dernier billet. Mais c’était plutôt un passage éphémère de l’hiver, – j’écris ses lignes durant la soirée du dimanche premier mars, et la couverture neigeuse de la Unterhaardt a déjà disparu ! Mais honnêtement je ne pense pas que la rareté de la neige dans l’Unterhaardt est un premier signe des changements climatiques, car l’Unterhaadt est une des régions les plus douces de l’Allemagne, et on la compare souvent à la « Toscane allemande », et historiquement les couvertures de neiges prolongées avaient toujours un caractère exceptionnel. Ce qui me semble être plutôt un signe de réchauffement climatique, est le fait que l’hiver 2019/20 est le premier hiver sans production de « Eiswein (Vin de glace) !

Neige sur la Unterhaadt- Schneebedeckte Unterhaardt 28.02.2020
Neige sur la Unterhaadt en arrère-plan le Grünstadter Berg – Schneebedeckte Unterhaardt mit Sicht auf den Grünstadter Berg,  © Christophe Neff 28.02.2020

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009 – 2009 dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, en  2010 vers la fin novembre, en 2011 le 18.12.2011,  en 2012  le 27.10.2012 , L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, en 2015  le 14 Octobre 2015, durant l’hiver 2016/2017 les premiers neiges apparaissait le 2 janvier 2017, pour l’hiver 2017/18 c’était le 4 décembre, et durant le dernier hiver, l’hiver 2019/18 la nuit du 15 au décembre 2018 apportait les premiers neiges arrivait à Grünstadt.

Photos: toutes © Christophe Neff 28.02.2020

Christophe Neff, Grünstadt le 01.03.2020