Botaniste – un livre qui invite à rêver de voyages, de plantes et de paysages lointains

botaniste livre couverture bandeauBotaniste – le livre écrit par Marc Jeanson et Charlotte Fauve est un beau petit livre qui invite à rêver de voyages, de plantes et de paysages lointains et même de paysages les plus proches. Des plantes qu’on peut trouver au coin de la rue chez soi. Comme Caryota angustifolia que l’auteur découvre dans la jungle urbaine de New York. « Un jour, c’est en regardant une pousse s’etirer dans cette jungle urbaine que j’ai decouvert un palmier, Caroyta angustifolia  Zumaidar & Jeanson – caroyte à feuilles étroite, tel est son nom, celui qui je lui ai donné. (Jeanson & Fauve (2019),  p. 10) »

J’ai découvert le livre dans le Monde, le 10 Juni 2019, – par la critique  de Lucien Jedwab  « Les botanistes, inlassables défricheurs  – Ecrit par Marc Jeanson et la journaliste Charlotte Fauve, un récit à l’écriture alerte explore la science du végétal sous toutes les coutures. ». Comme je fus immobilisé chez moi à Grünstadt à la suite d’une blessure de sport depuis fin juin, ce livre m’a permis de faire des extraordinaires voyages à travers le monde végétal des pays lointains, mais aussi faire revivre quelques souvenirs personnels de ma jeunesse étudiante, de ma vie professionnelle, de mes voyages. Naturellement ce n’était pas le seul livre qui m’a accompagné et qui m’accompagnait pendant ce long arrêt de travail de maladie. J’en n’ai même dévoré une quantité assez impressionnante.

Mais ce livre, me rappelait pendant que mon « rayon d’action se limitait à notre jardin, l’hôpital de Grünstadt, les sessions de kinésithérapie », à quel point j’aime la partie « terrain » de mon travail de scientifique, de géographe-écologue de l’ancienne école naturaliste (allemande). Et parfois je rencontre des phrases, qui me rappelaient ce que j’écrivais il y a quelques années dans paysages. «  Malgré d’appels d’éminents scientifiques un renouveau de de la taxonomie,  les naturalistes à l’ancienne, qui savent reconnaître  une plante, mais aussi reconnaître et expliquer son écologie et son fonctionnement deviennent une espèce en voie de disparition (Jeanson & Fauve (2019),  p. 115, 116)». Malheureusement c’est vrai, et cela devient de pire en pire, – j’avais écrit des lignes semblables, il y a maintenant presque trois ans dans le billet « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati ».

J’ai lu « botaniste » en utilisant ma petite bibliothèque « phytogéographique/botanique » privée, que je me suis constituée pendant presque trente ans de carrière, – j’ai surtout consulté « Field Guide to Trees of North America[1], Field Guide to  Trees of Southern Africa[2] et Guide to Trees introduced into Southern Africa[3] » – et je me suis rendu compte que le livre que je voulais m’acheter il y presque vingt-cinq ans « Palms throuhgout the World » ne figurait, n’existait pas dans ma bibliothèque privée.

Naturellement on peut bien lire botaniste, sans bibliothèque privée « phytogéographique /géobotanique » grâce à « Dr. Google, ou en utilisant Wikipedia. Dans ce contexte je me suis aperçu, que certains articles « botanique » sur Wikipédia sont parfois dans un triste état. Même chose sur les personnalités botaniques – sur Maurice Schmid dont les auteurs « dédient quelques fleurs écloses sur la  page 216 », – on trouve un petit article dans la Wikipédia  espagnole, mais malheureusement pas un mot dans la Wikipedia.fr . Mais enfin on trouve un arcticle assez complet sur Gérard-Guy Aymonin dans le Wikipedia.fr,  – dont le livre de Jeanson & Fauve porte le souvenir – et nous rappelle que Monsier Aymonin fut la mémoire vivante de l’herbier (p.64).

En lisant les lignes de « Botaniste », en consultant ma bibliothèque, en voyageant à travers plantes, jardins et paysages je me disais qu’on pourrait aussi éditer une version « Beau- livre » de Botaniste, avec une deuxième partie traitant chaque plante décrite dans le livre, avec un petit résumé décrivant taxonomie et écologie, carte de répartition historique et de répartition actuelle. Photos & images historiques, photo de planche d’herbier etc. Naturellement un tel livre, couterait le double voire le triple du livre actuel, et de plus cela serait peut-être là un autre livre. Naturellement le livre mériterait une traduction anglaise pour trouver aussi un public international. Peut-être même le beau livre dont je parlais gagnerait d’être édité dans une version bilingue français/anglais, car cela élargirait certainement le public pour un tel livre. En plus une traduction allemande du livre dans l’édition actuelle s’imposerait aussi, – même si les botanistes de terrains professionnels en Allemagne se rétrécit comme une peau de chagrin, nous avons ici une très large communauté de botaniste amateurs (pharmaciens, professeurs de lycée et de collèges, jardiniers &paysagistes etc.) qui s’intéressent aussi à l’histoire botanique.

J’ai beaucoup aimé ce livre, mais il faut être conscient qu’il nous parle d’un univers qui est de plus menacé. Je me demande parfois, qui dans quelques années sera capable de reconnaitre et identifier la « Valériane rouge (Centranthus ruber)» au coin de ma rue à Grünstadt, des Palmiers qui poussent dans mon jardin (Trachycarpus fortunei), les Pourpiers de Cooper (Delosperma cooperi) qui risquent un jour de s’échapper des jardins de la Unterhaardt, les violettes du Cap Leucate (Viola arborescens  Violette ligneuse), l’oiseau du Paradis (Caesalpinia gilliesii) qu’on retrouve ici et là dans le pays Leucatois[4] etc.. Et naturellement dans le livre de Marc Jeanson, on a parlé beaucoup de palmiers, car Marc Jeanson est un spécialiste des palmiers. Donc c’est aussi une lecture très enrichissante pour tous les amateurs de palmiers.

Et pour finir, – dès le début « Botaniste » m’avait émerveillé car il parlait de Michel Adanson. En Septembre dernier lors du dernier congrès Floramac à Madère j’ai tenu un exposé sur la description de la végétation de l’ile de Faial (Acores) par Michel Adanson[5]. Michel Adanson est un de ces grands botanistes, presque tombé à l’oubli de nos jours, dont nous parle ce petit livre avec une charmante légèreté. C’est peut-être même le grand exploit de ce petit livre, – il nous laisse revivre le monde des anciens botanistes de terrains, des jardins disparus et des herbiers, ces archives du vivant, du monde végétal.

Et pour finir, – Marc Jeanson est un des heureux botanistes qui a trouvé un poste de botaniste scientifique au Museum d’histoire naturelle, – il est responsable de l’herbier[6] et en plus il a découvert et décrit une nouvelle espèce de palmier « Caroyta angustifolia  Zumaidar & Jeanson[7] ». C’est une belle réussite professionnelle.

Personnellement, j’ai aussi eu de la chance, je suis un des rares géographes naturalistes, géobotanistes, même si je ne fais presque plus de recherche, mais beaucoup de travail d’administration et des cours, mais c’est le système allemand, qui peuvent bien vivre de leur travail, payer des études à leurs enfants etc…. Mais pour les jeunes doctorants, les Post – doc en botanique traditionnelle, écologie de paysages etc., – que ce soit en France, ou en Allemagne, hélas les perspectives professionnelles, je n’en vois pas trop actuellement! Nos sociétés parlent tellement de biodiversité, d’écologie de paysages, des bouleversements des écosystèmes, des changements climatiques …. Mais en réalité, à part quelques beaux discours du dimanche, nos sociétés ne sont pas prêtes à financer les postes de recherche nécessaires. Et en France, même si la situation n’est pas brillante, elle est encore meilleure qu’en Allemagne. De ces choses-là, qui font malheureusement partie du système de recherche actuelle, le livre ne parle presque pas. Mais ce n’était certainement pas son objectif.

A part cela, ce petit livre, est une merveilleuse lecture, qui permet de découvrir le fabuleux pays des botanistes, des herbiers et du monde végétal.

Bibliographie

Glen, Hugh; Van Wyk, Braam (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town, 2016, Struik Nature, ISBN 978-1-77584-125-8

Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604

Jeanson, Marc; Fauve, Charlotte (2019): Botaniste. Paris, Bernard Grasset, ISBN 978-2-246-85745-7

Jones, David L. (1995):        Palms : throughout the world. Washington D.C., Smithsonian Inst. Press, ISBN 1-56098-616-6

Kershner, Bruce; Mathews, Daniel; Neslon, Gil; Spellenberg, Richard (2008  ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. Foreword by  Craig Tufts, NWF Chief Naturalist. New York, Andrew Stewart Publishing, INC, ISBN 978-1-4027-3875-3

Wyk, Braam van; Wyk, Piet van (2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition, fully revises and greatly expanded. Cape Town, 2013, Struik Nature, ISBN 978-1-77007-911-3.

Christophe Neff, ecrit et publie en aout 2019 à Grünstadt.

[1] Kershner, et al. (2008  ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. New York.

[2] Wyk & Wyk(2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition. Cape Town.

[3] Glen & Van Wyk (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town.

[4] Concernant « Caesalpinia gilliesii » dans le pays leucatois voir aussi : Neff & Scheid (2005) Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

[5] «Un premier aperçu de l’histoire de la description géographique, naturaliste et botanique des Açores : De Michel Adanson  à  la « « História Natural dos Açores » », communication orale, par Christophe Neff (KIT-IFGG), “FloraMac 2018, Funchal, Madeira, 12-15 September, 2018“

[6] Voir aussi « Marc Jeanson, une nouvelle espèce de botaniste. La trentaine toute juste passée, Marc Jeanson réinvente le métier de botaniste au sein de l’herbier du Muséum national d’histoire naturelle à Paris » Dans le Monde.fr (21.8.2014).

[7] Voir Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

Mandelbüte Grünstadt- Sausenheim 02.03.2019
Mandelbüte Grünstadt- Sausenheim 02.03.2019, © Christophe Neff

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, am Freitag den ersten März[1]. Ein paar Tage später konnte man in Herxheim am Berg und auch in Grünstadt die ersten blühenden Osterglocken entdecken.

Mandelblüte (Grünstadt, Sausenheimerstr.), 10.03.2019
Mandelblüte (Grünstadt, Sausenheimerstr.), 10.03.2019

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier  amandier en fleurs je le découvris le vendredi premier mars à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Quelques jours plus tard on pouvait observer les premières narcisses en fleurs à Herxheim am Berg et à Grünstadt.

Photos :  Alle/Toutes © Christophe Neff

Christophe Neff le 11.03.2019

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ , „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, sowie „Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » et « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt».

Et finalement les premières neiges sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 15 au 16 décembre 2018

Neiges sur fleurs et fruits d'Arbousier Grünstadt WR 16.12.2018
Neiges sur fleurs et fruits d’Arbousier Grünstadt WR © Christophe Neff 16.12.2018

Et finalement les premières neiges sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 15 au 16 décembre 2018. De retour d’un petit weekend end de vacances en Forêt Noire, où les neiges d’hiver recouvraient déjà  sols et toits de la ville de Freudenstadt et  les Grinden du Nordschwarzwald  je découvrais mes arbousiers couvert des premières neiges le dimanche 16 décembre à Grünstadt. A Grünstadt pour une fois de plus la couverture neigeuse n’était que d’une durée éphémère,- le mardi 18 tout avait déjà disparu. Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009,  – en 2012 la neige est arrivée à Grünstadt le 27.10.2012, en 2011 le 18.12.2011, en  2010 vers la fin novembre, et en 2009 dans la nuit du 12 au 13.decembre 2009. L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, les premières neiges de l’hiver 2014-15 tombèrent le 2 décembre 2014. Les premières neiges de l’hiver 2015/16 sont déjà apparues en Octobre, c’est-à-dire le 14 Octobre 2015, – mais à part cette apparition assez précoce de  neige, l’hiver 2015-2016 fut plutôt un hiver où les apparitions de flocons de neiges furent un évènement éphémère – et d’ailleurs le printemps débuta déjà en janvier 2015 avec les floraisons des premiers amandiers sur la Unterhaardt. Les premiéres neiges de l’hiver 2017/18 sont arrivées le 4. Decembre 2017, mais à part ces premières neiges l’hiver 2017/18 était comme si souvent dans la Unterhaardt un hiver sans neige. A voir ce que donnera l’hiver 2018-2019 à Grünstadt et sur la Unterhaardt !

Neiges sur fruits d'Arbousier Grünstadt WR 16.12.2018
Neiges sur fruits d’Arbousier Grünstadt WR © Christophe Neff 16.12.2018

Photos: toutes © Christophe Neff 16.12.2018

Christophe Neff, Grünstadt le 23.12.2018

Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt

Mandelbaum im Schnee (bei Herxheim am Berg) 20.03.2018 © Christophe Neff

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Der Frühlingsbeginn  2018 an der Unterhaardt wurde weitgehend vom Einzug des Märzwinters beherrscht. Schnee, Frost und Eis prägten den meteorologischen Tagesablauf. Am astronomischen Frühlingsbeginn am 20.03.2018 war unser Gartenteich in

Frühlingsbeginn 2018 Grünstadt – vereister Gartenteich und Sonnenschein © Christophe Neff 20.03.2018

Grünstadt zugefroren. Märzschnee das gibt

es an der Unterhaardt zwar hin und wieder – aber das es Mitte März nochmals so tiefe Temperaturen gibt, dass kleinere (Still) Gewässer zufrieren – das habe ich dato hier an der Weinstraße noch nicht erlebt. Inzwischen sind Schnee und Eis an der Unterhaardt verschwunden –und der Frühling verdrängt langsam aber sicher den späten Winter. Den ersten blühenden Mandelbaum entdeckte ich schon vor

Mandelbüte 20.03.2018 im verschneiten Rebland bei Herxheim am Berg, © Christophe Neff

Einbruch des Spätwinters zwischen

Herxheim am Berg und Kallstadt am Montag den 05.03.2018[1]. Nun wird es allmählich wärmer, immer mehr Mandelbäume beginnen zu blühen, die Osterglocken entfalten ihre Blütenpracht. Der Frühling zieht ins Land.

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Le début du printemps dans la Unterhaardt fut le retour de l’hiver – le Märzwinter – l’hiver de Mars. C’est avec le terme « Märzwinter » qu’on désigne des épisodes hivernaux avec neiges et fortes gelées en Allemagne. Le début du printemps astronomique le 20.3.2018 fut donc caractérisé par un grand coup de froid, – même la petite mare dans notre jardin était couverte de glace ce jour là. Du jamais vu depuis que je vis à Grünstadt. Des flocons de neige en Mars dans la Unterhaardt cela arrive de temps en temps,  – mais de si fortes gelées que les petits cours d’eau commencent à geler – ceci est vraiment exceptionnel.  Entre temps, depuis mardi le printemps revient lentement. D’ailleurs j’avais déjà découvert mon premier  amandier en fleurs entre Herxheim am Berg et Kallstadt le lundi  05.03.2018 – donc déjà avant le retour de ce brusque épisode hivernal de Mars. Mais entre-temps le printemps est revenu, – le bref épisode du Märzwinter est passé – et la douceur revient et les amandiers[2] et les narcisses commencent à fleurir dans les campagnes de la Unterhaardt et le Leiningerland.

Photos :  Alle/Toutes © Christophe Neff

Christophe Neff le 24.03.2018

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ sowie „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » et  « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) ».

Blognotiz 18.02.2018: Rückblick auf das Paysagesblog im Jahr 2017

Bem Vindo ao Parque natural do Fogo,  (Willkommen im Naturpark Fogo) © Christophe Neff, 08.11.2017

Wie schon in den letzten Jahren (2016, 2015, 2014 ) , erfolgt auch nun hier ein kurzer Rückblick auf das vergangene Jahr im Paysagesblog, d.h. eine Aufzählung der Artikel des Paysagesblog, welche im Jahr 2017 am häufigsten besucht oder gelesen wurden. Da ich schon im Beitrag « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017  » eine ausführliche Retrospektive für das Jahr 2017 veröffentlich habe, werden die Artikel hier nur in Tabellenform wiedergegeben.

Titel Leseranteil
1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes    4,91%
Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati »    3,97%
« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017    3,18%
Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate    2,72%
Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique »    2,67%
The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)    2,61%
Das Biafrakind    2,22%
Huit ans de blog paysages sur le Monde.fr    2,11%
Blognotiz 28.08.2017: ein Abend im „Aubord du Rhin“ in Lauterbourg    1,81%
Blognotice 17.03.2017: Il y avait une fois un train direct Worms – Paris via la Zellertalbahn    1,79%
Summe :  27,99%

 

Die Leserschaft des Paysagesblog war im Jahr 2017 wohl etwas internationaler als die letzten Jahre (Mehr dazu hier ausführlich in Französisch). Zum ersten Mal schaffte es ein auf Englisch verfasster Artikel, nämlich der Beitrag „ The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) , ein schon im Sommer 2009 geschriebener Artikel über den großen Waldbrand der in den Kiefernwäldern der „Landes“ im Jahre 1949 wütete, in die Kategorie der meistgelesenen 10 Artikel eines Jahres. Der Waldbrand in der Forêt des Landes, war übrigens bis dato einer der größten und vor allem mit über 80 Todesopfern der bisher tödlichste Waldbrand in Europa.

Ich habe hier noch ergänzend, wie schon im letzten Jahr,  in der folgenden Tabelle, die fünf am häufigsten deutschsprachigen Artikel in Paysages aufgeführt.

Pos. Titel Leseranteil
07 Das Biafrakind  2,22%
09 Blognotiz 28.08.2017: ein Abend im „Aubord du Rhin“ in Lauterbourg 1,81%
11 Streckenbeobachtungen in der „France périphérique“ – ein geographischer Kommentar zur ersten Runde der Präsidentschaftswahlen 2017 in Frankreich 1,74%
19 A propos[1] 1,09%
24 Blognotiz 22.03.2017: Rückblick auf das Paysagesblog im Jahr 2016 0,94%
Summe 7,80%

Verglichen mit 2016 sind 2017 auch etwas mehr deutschsprachige Beiträge in Paysages gelesen worden. Analog zur etwas detaillierten französischsprachigen Version dieses Beitrages, habe ich auch ein Bild des Pico do Fogo an den Anfang dieses kurzen Rückblickes gestellt. Den Pico do Fogo habe ich Rahmen einer pflanzensoziologischen Tagung zur Analyse der atlantischen Vegetation[2] gemeinsam mit einigen anderen Geographen, Botanikern und Pflanzensoziologen im November 2017 bestiegen. Diese Tagung auf der ich meine Azorenforschung vorgestellt habe, und die Besteigung des Pico do Fogo, war bestimmt für mich persönlich einer der bemerkenswertesten Augenblicke des Jahres 2017. Der Beitrag „« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017 » handelt von dieser pflanzengeographischen Reise auf die Cap Verden. Dieser Beitrag, obwohl erst im November 2017 eingestellt, gehörte im Jahr 2016 zu einem der meist gelesensten Beiträge des Paysagesblog überhaupt.

croisement de trains en gare de Leucate,  (Zugkreuzung im Bahnhof Leucate),  © Christophe Neff, 10.6.2017

Abschließend und analog zum französischen Pendant des vorliegenden Artikels  noch ein Bild einer Zugkreuzung im kleinen Bahnhof von Leucate-la Franqui.

Photos: Alle © Christophe Neff; Bem Vindo ao Parque natural do Fogo,  (Willkommen im Naturpark Fogo); croisement de trains en gare de Leucate,  (Zugkreuzung im Bahnhof Leucate),

Christophe Neff, 18.02.2018

[1]A propos“ ist eine dreisprachige (frz./engl./dt.) kurze Selbstdarstellung des Verfassers des Paysagesblog.

 

[2] European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7 (2017), University of Cape Verde – (Santiago Island) (http://www.ceg.ulisboa.pt/european-phytos/)

 

Blognotice 04.12.2017 : Dimanche, le trois décembre 2017, les premières neiges arrivent à Grünstadt

Arbutus unedo sous la neige, Grünstadt 03.12.2017, © Christophe Neff

L’hiver 2017-18 vient d’atteindre Grünstadt, les premiéres neiges couvrent Grünstadt et les paysages de vignobles de la Unterhaardt. Est-ce que cela va durer ? Durant l’hiver 2016-17 nous avons eu quelques jours de neige début janvier 2017, mais à part cela, ce fut plutôt un hiver sans neige.

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009,  – en 2012 la neige est arrivée à Grünstadt le 27.10.2012, en 2011 le 18.12.2011, en  2010 vers la fin novembre, et en 2009 dans la nuit du 12 au 13.decembre 2009. L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, les premières neiges de l’hiver 2014-15 tombèrent le 2 décembre 2014. Les premiers neiges de l’hiver 2015/16 sont déjà apparue en Octobre, c’est-à-dire le 14 Octobre 2015, – mais à part cette apparition assez précoce de  neige, l’hiver 2015-2016 fut plutôt un hiver où les apparitions de flocons de neiges furent un évènement éphémère – et d’ailleurs le printemps débuta déjà en janvier 2015 avec les floraisons de premiers amandiers sur la Unterhaardt. A voir ce que donnera l’hiver 2017-2018 à Grünstadt et sur la Unterhaardt.

premières neiges à Grünstadt, Dimanche 03.12.2017, © Christophe Neff

Est-ce qu’il y aura encore un peu de neige ? Est-ce que nous aurons un nouveau gouvernement en Allemagne avant la fin de l’hiver ? Est -ce qu’Angela Merkel pourra encore forger un nouveau gouvernement avant le printemps 2018 ? Quel virage prendra la Social-démocratie allemande, –  « die alte Tante  SPD » – la vielle tante SPD – cet hiver s’annonce particulièrement dur pour la SPD qui devra prendre des choix   où elle ne peut que perdre – nouvelle grande coalition avec la CDU d’Angela Merkel, ou tolérer un gouvernement minoritaire de la CDU avec Angela Merkel siégeant à la chancellerie, – ou simplement  s’affronter à des nouvelles élections fédérales – élections qui pourraient peut être devenir un véritable fiasco électoral pour la SPD. L’hiver 2017-18, devrait indépendamment des chutes de neiges sur la Unterhaardt, où la neige reste un phénomène météorologique plutôt rare, devenir un hiver politique assez rude pour l’Allemagne politique.

Photos: toutes © Christophe Neff 03.12.2017

Christophe Neff, Grünstadt le 04.12.2017

Blognotice 21.09.2017: en campagne électorale pour Isabel Mackensen (SPD)

Wahlkampf für Isabel Mackensen am 16.09.2017
Wahlkampf für Isabel Mackensen am 16.09.2017/ l’auteur de paysages faisant campagne pour Isabel Mackensen dans la zone piétonnière de Grünstadt (© Christophe Neff 16.09.2017)

L’Allemagne est en pleine campagne électorale. Le 24.09.2017 le prochain Bundestag sera élu. Etant membre du SPD j’ai moi-même participé (un peu) à cette campagne électorale en essayant de soutenir  la campagne d’Isabel Mackensen, candidate de la SPD pour la circonscription de Neustadt – Speyer (Bundestagswahlkreis Neustadt – Speyer, Wahlkreis Nr. 208). Faire campagne pour la SPD en ce moment est assez difficile[1], – et personnellement je crains de voir la SPD en dessous de 19%. Par contre je pense que l’AFD peut très bien atteindre les 15%. Comme je l’ai déjà écrit le 26.06.2017 Madame Merkel va probablement devenir la prochaine chancelière. Mais avec qui va -t-elle gouverner,- quelle coalition portera Madame Merkel dans le « Kanzleramt » ?  Ce sera une équation difficile à résoudre.

Pour Isabel Mackensen, la jeune candidate du SPD, les chances d’être élue sont assez minimes. Mais elle essaie quand même d’y croire. On la voit partout – le matin sur les quais des gares servir un premier café aux employées de la BASF faisant la navette entre la Weinstrasse et la BASF à Ludwigshafen, – le Strassenwahhlkampf, – les fêtes de Vins, les Kerwe ……  Isabel Mackensen semble être partout, infatigable. Parfois sa campagne électorale éveille en moi le souvenir d’une vielle Chanson de Patricia Kaas « Quand Jimmy dit „What’d I say I love you baby“  (paroles Didier Barbelivien / Francois Bernheim) » –  Jimmy apparemment n’avais jamais pu quitter Montbéliard pour Paris pour devenir une star – mais Isabel, même si elle restera probablement casée à Niederkirchen pour cette échéance électorale, – pourra peut-être réussir aux élections du Bundestag en 2021 (ou2022 ?). Elle est jeune, elle a du talent, – et de plus elle semble être infatigable, – donc avec une longue haleine elle pourrait peut-être un jour décrocher un mandat électoral, – une place dans le Landtag ou au Bundestag –qui sait ?

Photo : l’auteur de paysages faisant campagne pour Isabel Mackensen dans la zone piétonnière de Grünstadt (© Christophe Neff 16.09.2017)

Christophe Neff, le 21.09.2017

[1] Voir aussi l’essai de Dorothea Bohnekamp « La campagne inaudible du SPD allemand » dans le Monde du Mercredi 20.9.2017, (dans le Monde.fr publiée sous le titre « L’immobilisme économique ne pourra être une option pour le futur ou la futur(e) chancelier(e) »)

 

Blognotice 14.08.2017: Sècheresse, canicule et feux de forêts – au Maghreb aussi !

Pendant qu’une partie de l’Europe est plutôt victime d’un temps d’été maussade, – à Grünstadt par exemple : depuis la nuit du Mercredi au Jeudi 9août au 10 août 2017, il a plu plus au moins sans relâche jusqu’au Dimanche matin 13.08.2017, une grande part de la partie occidentale de la Méditerranée est touchée par la sécheresse et la canicule et par une vague de feux de forêts. Le Portugal a été particulièrement touché par la vague de feux de forêt et je rappelle  simplement l’incendie de Pedrógão Grande avec ses 64 morts,  ce qui d’après mes connaissances semble être un des feux de forêts les plus meurtriers qui ait sévi en Europe depuis la deuxième guerre mondiale, il devrait venir  jusque après « l’Incendie de la forêt des Landes de 1949 [1]», auquel j’avais dédié un billet en juillet 2009 – sous le titre « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes ». Les températures  début aout 2017 ont atteint de nouvelles pointes sur la cote languedocienne, et même à Leucate le thermomètre atteignait le 37,5 le 4 aout 2017. Leucate, ce petit coin de côte sur les rives de la méditerranée que mes grands-parents avaient choisi pour échapper à la lourdeur des étés (et ses lots d’orages) dans la plaine du Rhin à Strasbourg/Eckbolsheim, et plus tard  comme lieu de villégiature pour fuir les vagues de chaleurs estivales du Bas-Languedoc quand ils se sont installés à Aubod près de Nîmes dans le Gard[2]. Des grosses chaleurs à Leucate/Port Leucate dépassant les 35 : fait rarissime à mon avis ! Dans les années 1960/70 c’était surtout le pays du soleil et du vent, du sable et de la mer – mais sans chaleurs excessives. Naturellement il ne s’agit ici que des souvenirs d’enfance et de jeunesse d’un bloggeur de week-end, – pour dresser un diagnostic plus précis il faudrait réellement comparer les données météorologiques historiques à long terme. Mais on peut déjà conclure, que la première partie de l’été 2017 au Portugal, en Espagne, dans le Midi méditerranéen français, et dans le Sud de L’Italie fut particulièrement chaude, sèche et propice aux feux de forêts  et les médias français – (et mêmes les médias allemands) nous en ont beaucoup parlé.

Sur la façade sud de la méditerranée, même scenario, sécheresse, chaleur et vague d’incendie touche le Maghreb surtout l’Algérie et la Tunisie, – mais dans nos médias cela ne compte pour ainsi dire pas.

La Tunisie semble particulièrement touchée par une sécheresse accrue, une vague de feux forets  est en train de dévaster une partie de forêts dans un triangle entre Bizerte, Tabarka en Jendouba. Ceci me touche particulièrement car nous retrouvons un peu la situation que nous, mes collègues tunisiens et moi, avons décrite en 2005, 2006 concernant la réaction des écosystèmes tunisiens face aux changements climatiques[3]. L’augmentation des risques de feux de forêts que les changements climatiques engendreraient était certainement un des principaux résultats de ces recherches appliquées, je me permets donc de citer une phrase du document que nous avons remis au gouvernement tunisien en 2007 « La progression des incendies, surtout de grands incendies nécessitant des grands stocks de combustibles, dans le Nord tunisien, peut avoir des conséquences particulièrement négatives pour toute l’économie tunisienne car elle met en danger les systèmes des barrages et l’approvisionnement en eau d’une grande partie de la Tunisie. L’éclosion de grands feux ainsi que leur multiplication pourrait engendrer des phénomènes d’érosion et dans certains cas provoquer des glissements de terrains qui pourraient perturber le fonctionnement d’un ou même plusieurs barrages » (Neff et al 2007). On n’en n’est pas encore arrivé la , mais si la situation perdure durant les étés suivants on pourrait bien y arriver. D’ailleurs dans un papier édité dans le sillage de cette étude , voyant le risque grandissant de feux de forêts au Maghreb , j’avais conseillé :« Achats et gestion commune (Etats Maghreb) de Canadair » (Neff 2005,p. 14). J’écris ceci par rapport à ce que j’ai lu dans les réseaux sociaux sur la gestion des incendies de forêts en Algérie et en Tunisie – et surtout sur le manque cruel de matériel moderne de défense contre l’incendie – la fameuse DFCI comme on la nomme en France.  Il ne s’agit pas de se souvenir de vieux papiers qui dorlotent  quelque part à l’administration tunisienne et dans les quelques placards de la GIZ à Tunis ou à Eschborn, et qui n’ont certainement trouvé qu’une poignée de lecteurs attentifs durant les dernières 10 à 15 années mais bien de rappeler que de solutions existent, elles  sont connues : il suffit simplement de les appliquer ! Mais naturellement il s’agit là d’un choix politique. Ces choix sont parfois difficiles, voir la discussion et la polémique sur l’état de la flotte de Canadair en France [4].

Les feux de forêts dans le Maghreb, comme je connais assez bien la situation en Tunisie je me concentre surtout sur la Tunisie, ces feux   concernent aussi l’Europe, – et en premier lieu la France et l’Allemagne. Il faut donner les moyens à la jeune république Tunisienne pour faire face au défi du changement climatique[5]. La transition démocratique même sans « changements climatiques » est déjà un défi considérable.  Donc ceci nous concerne aussi en Europe. Les habitants des forets entre Sejnane et Tabarka : où iront-ils une fois leurs forêts parties en fumée ? Les écosystèmes méditerranéens ont une très bonne résilience face aux incendies : dans quelques années les écosystèmes forestiers se seront reconstitués– sauf si la fréquence d’incendie devient trop intense – mais les hommes qui y habitent, qui tirent de leurs forêts une ressource (monétaire ou autre), que font-ils pendant que la forêt se régénère ?

Au-delà des problèmes de sècheresse et des incendies de forêts, la Tunisie connait également une crise de l’eau, je dirai peut – être plus une crise de gestion de l’eau – au sens du terme « good-governance » – terme qui d’ailleurs n’existe pas (ou pas encore) dans la Wikipédia française. Au sens anglais du terme « good governance » la Tunisie semble en fait être loin d’une « good-governance » de l’eau – d’une bonne gestion du bien public qui est la ressource eau ! C’est au moins l’impression que j’ai en suivant les différentes interventions publiques de  Raoudha Gafrej sur la « gouvernance de l’eau » en Tunisie[6] – Raoudha Gafrej amie et collègue avec laquelle j’ai eu le plaisir de travailler ensemble pendant mes années tunisiennes[7], mes divers projets de recherches en Tunisie, dont le projet GIZ sur les changements climatiques en Tunisie.

Littérature citée :

Abaza, K. (2015) : Analyse de la régénération spontanée de la végétation post-incendie dans la forêt de Dar Chichou (Cap Bon, Tunisie Nord-Orientale). In : Rev. Roum. Géogr./Rom. Journ. Geogr., 59, (2), p. 159–172, 2015, Bucureşti (download ici)

Chriha, S., Sghari, A. (2013) : Les incendies de forêt en Tunisie – Séquelles irréversibles de la révolution de 2011. In : Méditerranée, no 121, p. 87 – 92. (download ici)

Neff, C., Aloui, A., El Hamrouni, A., Souissi, A., Grossmann, A. (2007): Ecosystèmes. S. 33–43. In: République Tunisienne, Ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, GTZ (Coopération technique allemande) (Hrsg.): Stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques, Cahier 7, Rapport des groupes d’ experts.

Neff, C. (2005): Ecosystèmes tunisiens – une vision prospective face aux changements climatiques et globaux  In: République Tunisienne. Ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, Coopération Technique Allemande – GTZ (Eds). Elaboration d’une stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques, Rapport 1ère Phase, Tunis (11.10.2005), 136 – 153.

Christophe Neff, Grünstadt le 13.08.2017, publié le 14.08.2017

[1] Voir aussi le billet: « Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes »

[2] Voir aussi le billet: « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate »

[3] Dans un projet de recherches sur les conséquences du changement climatique pour l’agriculture et les écosystèmes tunisiens. Ce projet était financé par la GIZ – la coordination scientifique était assurée par Gonzague Pillet. Le titre officiel du projet était « Elaboration d’une stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques ».

[4] Voir aussi : « Incendie. Une flotte de Canadair à bout de souffle » ; « Une flotte vieillissante pour lutter contre les incendies »

[5] Concernant la dynamique récente des incendies de forêts en Tunisie on lira avec intérêt les articles suivants : « Les incendies de forêt en Tunisie – Séquelles irréversibles de la révolution de 2011 (Chriha & Sghari  (2013) » et « Analyse de la régénération spontanée de la végétation post-incendie dans la forêt de Dar Chichou (Cap Bon, Tunisie Nord-Orientale) (Abaza 2015)

[6] Voir aussi: « Selon Raoudha Gafrej, experte en gestion des ressources en eau, la situation hydrique de la Tunisie est alarmante » Huffpost Tunisie 1.8.2017

[7] Voir aussi le billet « Des paysages à l’infini – « Algérie, la mer retrouvée » – sur l’émission Thalassa du 03.04.2015 »

Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)

blühender Mandelzweig (Grünstadter Berg- Blick auf Grünstadt im Hintergrund)/ branche d’amandier en fleurs (Grünstadter Berg – Vue sur Grünstadt en arriere-plan)© Christophe Neff 27.03.2017

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Die ersten blühenden Mandelbäume[1] in diesem Jahre erblickte ich in Bockenheim am 08.03.2017. In Grünstadt setzte die Mandelblüte dann ein paar Tage später zeitversetzt ein, inzwischen blühen seit ein paar Tagen auch im gesamten Stadtbereich von Grünstadt und auf dem Grünstadter Berg die Mandelbäume– und zwar sowohl die eigentlichen Mandelbäume (Prunus dulcis)  (weißblühend) als auch die  rosablühenden Mandel-Pfirsiche (Prunus × amygdalopersica) (Weston) . Die ersten Forsythienblüten konnte ich am 20.03.2017 im Stadtbereich von Grünstadt entdeckten, damit setzt der vom DWD definierte Erstfrühling hier in Grünstadt am 20.03. ein (phänologische Zeigerpflanze = Forsythie)[2]. Persönlich beginnt der Frühling für mich, mit der Blüte von Anemone blanda[3] (Balkan –Buschwindröschen), und den Märzveilchen (Viola odorata). Nachdem wir den Winter 1999/2000 in unserem neu erworbenen Haus in Grünstadt verbracht hatten, entdecken wir im Frühjahr 2000 Anemone blanda in unserem Rasen blühen. Sie (Anemone blanda) scheint sich wohl selbst hier etabliert zuhaben, und zeigen seitdem mit ihrer Blüte den Beginn des Erstfrühlings in Grünstadt an.

Anemone blanda 12.03.2017 Grünstadt © Christophe Neff

Comme déjà dans les années (2015,2016) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mes premiers amandiers en fleurs[4] cette année je les ai découverts à Bockenheim le 08.03.2017. A Grünstadt la floraison des amandiers débuta un peu plus tard, mais  depuis quelques jours  les amandiers fleurissent dans les divers jardins de Grünstadt et aussi sur le Grünstadter Berg,- aussi bien les Amandiers (Prunus dulcis) fleurissant  blanc et les amandiers-pêches ((Prunus × amygdalopersica) (Weston)) avec leurs fleurs roses. La floraison des Forsythia de Paris débuta le 20.03.2017 et marque ainsi le début du premier printemps (Erstfrühling) comme il est défini par les services phénologiques[5] du DWD[6]. Personnellement le premier printemps débute  avec la floraison de Anemone blanda (Anémone de Grèce)[7] , de la Violette odorante (Viola odorata) . Après avoir passé notre premier hiver 1999/2000 dans notre petite maison de Grünstadt, nous avons découvert durant le printemps 2000 Anemonaeblanda en fleurs dans le gazon du jardin, et depuis la floraison des Anémones de Grèce nous annonce le début du printemps à Grünstadt.

Photos :  Alle/Toutes © Christophe Neff – blühender Mandelzweig (Grünstadter Berg- Blick auf Grünstadt im Hintergrund)/ branche d’amandier en fleurs (Grünstadter Berg – Vue sur Grünstadt en arriere-plan) blühende Anemone blande/ Anemone blanda en fleurs (Grünstadt 12.03.2017)

Literaturhinweise/orientations bibliographiques :

Parolly, Gerald; Rohwer, Jens, G. (Hg.) (2016) : Schmeil-Fitschen. Die Flora Deutschlands und angrenzender Länder. Herausgegeben von Gerald Parolly und Jens G.Rohwer.  96., völlig neu bearbeitete und erweiterte Auflage. Weibelsheim (Quelle & Meyer), ISBN 978-3-494-01562-0

Tison, Jean-Marc; Foucault, Bruno de; Société botanique de France (2014): Flora Gallica, Flore de France. Mèze (Biotope Éditions), ISBN 978-2-36662-012-2

Lauber, Konrad; Wagner, Gerhart; Gygax, Andreas (2014  ): Flora Helvetica. Flora der Schweiz. Flore de la Suisse. Flora della Svizerra. Flora de la Svizra. 3850 Farbfotos von 3000 wildwachsenden Blüten – und Farnpflanzen einschließlich wichtiger Kulturpflanzen. Artbeschreibungen und Bestimmungsschlüssel. Fünfte, vollständig überarbeitete Auflage, Bern (Haupt), ISBN 978-3-258-07700-0

Christophe Neff, Grünstadt le 29.03.2017

 

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, sowie „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)

[2] Siehe u.a phänologische Uhr DWD, sowie Wikipedia.de  Artikel zur Phänologie.

[3] Anemone blanda Schott & Kotschy wird im Schmeil & Fitschen ( Parolly & Rohwer 2016 ) nicht aufgeführt, hingegen sie in der Flora Gallica vermerkt (Tison et al. 2014 p. 938), also auch in der Flora Helevtica (Lauber et al 2014, 112) „Zierpflanze, selten in Parks und Siedlungsnähe verwildert“.  In Grünstadt & Umgebung taucht  die Pflanze so wie in der Flora Helvetica für die Schweiz vermerkt in Parks, Gärten im Siedlungsbereich ab und zu verwildert auf.

[4] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » et « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) ».

[5] Voir l’horloge phénologique du DWD et l’artice de la wikipedia.de sur la phénologie. L’article de la wikipedia.fr sur Phénologie ne pas si informative que la version allemande.

[6] Le DWD (Deutscher Wetterdienst) est le service météorologique de la République fédérale d’Allemagne.

[7] Anemona blande Schott & Kotschy n’est pas décrite dans la flore de terrain allemande que j’utilise (le Schmeil-Fitschen (Parolly & Rohwer 2016)), mais on trouve aussi bien une description dans le Flora Helvetica  (Lauber et al 2014, 112) et dans la Flora Gallica (Tison et al. 2014, 938) Anemone blanda est décrit comme occasionnel.