Blognotice 07.05.2026 : et les Martinets sont revenus dans le ciel de Grünstadt le 29.04.2026

Le mercredi 29 avril, je découvre les vols acrobatiques des premiers martinets de 2026 dans le ciel de Grünstadt. D’ailleurs, en 2025, ils ont fait leur première apparition dans le ciel de Grünstadt le 29.04.2025. Comme j’observe le ciel de Grünstadt régulièrement depuis la crise du COVID-19 et que je note les divers oiseaux que je peux reconnaître visuellement ou phonétiquement, je peux assez bien cerner l’arrivée des martinets[1], [2] !

Les martinets annoncent la fin du printemps et le début du « Frühsommer ». Traduire « Frühsommer » en français n’est pas facile. « Été précoce » est plutôt une traduction littérale, – l’AI de Deep L traduit le terme avec « début de l’été ». L’horloge phénologique du DWD définit le « Frühsommer » comme le début de la floraison du Sureau noir, – le « Hochsommer », le plein été, avec le début de la floraison du tilleul à grandes feuilles. Ici, à Grünstadt, les Martinets commencent leur retour vers le Sud normalement vers la fin juillet/début août, au plus tard mi-août.

En observant le vol acrobatique des martinets dans le ciel de Grünstadt, je pense toujours un peu à Monsieur Gérard Gory, – avec qui j’avais fait connaissance durant mes séjours au Muséum d’histoire naturelle de Nîmes – vers la fin de la période « Jeantet »[3]  – donc la période pendant René Jeantet fut conservateur de 1959 à 1995 du Muséum de Nîmes –  suivi par son épouse Jacqueline qui entre 1995 – 1997 fut conservatrice du Muséum[4]. Gérard Gory c’était et c’est encore le Monsieur martinets français. Dans ce contexte, j’aimerais aussi signaler un livre, – une véritable bible sur les martinets – malheureusement seulement disponible en allemand – « Mauer- und Alpensegler. Flugakrobaten ohne Grenzen », écrit par l’ornithologue suisse Alfred Engler. Ce livre, qui contient aussi une importante bibliographie, mériterait une traduction française.

Le jour même de l’arrivée des martinets à Grünstadt, je reçois le livre « Traverser Tchernobyl » de Galia Ackerman. La plupart de mes livres français, je les achète chez Willy Hahn, dans la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg. Mais il m’arrive de me commander des livres à la Fnac pour pouvoir les lire assez rapidement – sans faire le trajet en l‘Outre-Forêt à Wissembourg.

La catastrophe nucléaire de Tchernobyl, je me souviens encore bien : c’était le début de mes études de géographie à l’université de Mannheim[5]. L’Université de Mannheim était, durant les années 1980, l’une des rares universités allemandes à proposer des études de géographie qui commençaient aussi avec le « Sommersemester ». Mais tout cela fait, comme Tchernobyl, maintenant partie de l’histoire. L’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim, «  Geographisches Institut der Universität Mannheim », fut fermé durant les années 2000  pendant le rectorat Arndt– pour libérer les postes d’enseignants afin de les transformer en professorats de gestion et de management, en sciences économiques – disons des « sciences » considérées comme plus utiles économiquement et plus valorisant que la « géographie ».

J’ai beaucoup pensé à mes débuts d’étudiant en géographie en 1986, – en raison des souvenirs de la catastrophe de Tchernobyl et du fait qu’un de mes condisciples – en Allemagne, on parle de « Kommilitone » – avec lequel j’avais partagé une partie majeure des cours en géographie, vient d’être emporté par un cancer fulgurant. Nous avons aussi partagé quelques semaines au « Centre Béthanie du Diocèse de Man » pour des relevés botaniques à la fin des années 1980 dans les montagnes de Man en Côte d’Ivoire . Je lui ai dédié une notice nécrologique sous le titre « Das Echo der Tams-Tams im Bergwald von Man – Erinnerungen an Rainer Frank » dans ce blog. Rainer Frank a été inhumé fin avril 2026 au Ruheforst de Bad Dürkheim, un cimetière naturel situé dans le Pfälzerwald,  lors d’une cérémonie d’adieu très émouvante, en présence de sa famille, de ses amis et de ses anciens camarades de promotion de l’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim.

Les souvenirs qui restent, de l’année 1986, ce sont  les débuts de mes études de géographie à l’Université de Mannheim, ce sont  les souvenirs de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Les images des « liquidateurs » que je retrouve dans l’ouvrage de Galia Ackerman, qui est un voyage dans le temps vers une sorte de Pompéi de l’ancienne Union soviétique. Je trouve assez dommage que l’ouvrage de Ackerman, d’après mes recherches dans le « KVK (Karlsruher Virtueller Katalog) », ne se retrouve dans aucune bibliothèque universitaire allemande. En réalité, cela n’est pas si surprenant, ceci confirme une fois de plus le « fossé culturel grandissant » entre l’Allemagne et la France[6].

Le livre de Galia Ackerman me permet aussi de me souvenir de mes lectures d’étudiant, des images des longs métrages de Cinéma, comme le film « Stalker » d’Andreï Tarkovski. Tchernobyl a transformé le monde, – c’était certainement le début de la chute de l’ancienne Union soviétique – et en conséquence de la réunification allemande. D’un point de vue franco-allemand, – sans les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima[7], – les « Verts » allemands n’auraient jamais eu l’essor politique en Allemagne pendant les derniers décennies, – avec Joschka Fischer, vice-chancelier et ministre de l’extérieur des gouvernements Schröder, Winfried Kretschmann, qui a gouverné le Bade-Wurtemberg pendant 15 ans, de 2011 à 2026. Et aussi Cem Özdemir, qui est le successeur désigné de Winfried Kretschmann, – Özdemir, qui a gagné de justesse, d’une courte manche, les élections régionales du Bade-Wurtemberg en Mars 2026. Si tout va bien, Özdemir sera élu le 13 mai 2026 comme nouveau « Ministerpräsident » du Bade-Wurtemberg.

Quarante ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, – la grande différence entre l’Allemagne – et la France, – à part le mythe du nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté aux frontières de la France, – disons qui n’a jamais traversé le Rhin[8] – c’est que les retombées politiques, sociétales et environnementales en Allemagne étaient assez considérables ! En France, – presque rien,  aucun changement majeur politique ou sociétale, – on « croit » encore aux vertus de l’énergie nucléaire sans modération – et le mouvement politique écologiste en France, vu d’Allemagne, s’est partiellement transformé en organisation sectaire proche de l’extrême gauche, sans aucune importance politique majeure, ce qui est bien dommage.

Je ferme les yeux, – et je reviens quarante ans en arrière, durant le printemps & l’été 1986, c’était le début de mes études de géographie à Mannheim. C’étaient les images de télévision de la catastrophe de Tchernobyl, – les hélicoptères au-dessus des ruines de la centrale nucléaire, le dévouement héroïque des « liquidateurs ». À chaque page que je tourne dans le livre de Galia Ackerman, « Traverser Tchernobyl », mes pensées vont vers le sort tragique des liquidateurs et des victimes des régions limitrophes de Tchernobyl…pendant que le chant des martinets volants dans le ciel de Grünstadt me ramène vers la réalité des premiers jours de mai 2026. Le Monde annonce un« événement sanitaire « inédit et inquiétant » », – le hantavirus découvert sur un bateau de croisière le MV Hondius au milieu de l’océan atlantique me rappelle un peu le début de la crise du Covid – 19[9].

Bibliographie

Ackerman, Galia (2022) : Traverser Tchernobyl. Nouvelle édition augmentée. Paris, © Éditions Premier Parallèle, 2016 ; © Éditions Premier Parallèle, 2022. ISBN 978-2-85061-068-4

Engler, Alfred (2025) : Mauer- und Alpensegler. Flugakrobaten ohne Grenzen*. Bern, © 2025, Haupt Verlag Bern, ISBN 978-3-258-08410-7

GOLONKA Janaïne, Étude de cas muséologique, Mémoire de M2 Stratégie du Développement Culturel, sous la direction de JACOBI Daniel, Université d’Avignon, 2011. (Version archivée sur Internetarchive, voir ici.)

Christophe Neff, Grünstadt, écrit en Avril/Mai 2026, publié le 07.05.2026


[1] Voir aussi „Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen““

[2][2] Voir aussi „Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt

[3] Le mémoire de muséologie de Janaïne Golonka (2011), consacré à l’histoire du Muséum d’histoire naturelle de Nîmes et du Gard, contient un petit chapitre   sur la période Jeantet au Muséum de Nîmes (page 20 du mémoire). Ce mémoire circule librement sur la toile, mais on ne le trouve malheureusement ni sur HAL-Open Archive, ni sur ResearchGate, ni sur Academia.edu. Voici un lien vers l’Internet Archive où le mémoire est archivé (voir ici) !

[4] René Jeantet m’avait pour ainsi dire m’ouvert les yeux sur la beauté et richesse des paysages & des écosystèmes des Garrigues de Nîmes et des Costière du Gard, voir aussi « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati » »

[5] Voir aussi « Saulgau Oberschwaben Oktober 2022: Photos, Buchlektüren und Kindheitserinnerungen».

[6] Voir aussi « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr » et « Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag ».

[7] Voir aussi « Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011 ».

[8] Voir aussi le article tres instructive du Decodeurs du Monde « Le nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté aux frontières de la France : itinéraire d’un mythe qui hante l’imaginaire national », par William Audureau, Le Monde, 27. Avril 2026.

[9] Voir : « Hantavirus : de nombreuses inconnues autour d’un événement sanitaire « inédit et inquiétant » ; l’OMS veut rassurer sur le risque pandémique. La souche des Andes, transmissible entre humains par des gouttelettes de salive, a été déterminée, mercredi, par séquençage chez trois malades ayant voyagé à bord du MV « Hondius », qui doit accoster dans les jours qui viennent aux Canaries. Le point sur les principales questions posées par ce foyer épidémique. Par Par Delphine Roucaute. Le Monde, 06.05.2026. »

Randbemerkungen zur Osterwoche 2026: Texte, Beobachtungen und Erinnerungen

Tagesanbruch, Grünstadt Ostersonntagmorgen, © Christophe Neff, 12.04.2026

Die Osterwoche ist im deutschen Sprachgebrauch die Woche zwischen Ostersonntag und dem Weißen Sonntag (Domenica in albis). In der römisch-katholischen Kirche wird dieser Zeitraum auch als Osteroktav bezeichnet.

Seit Jahren schon, soweit ich die Osterwoche in Grünstadt verbringe, besuche ich die ökumenische Auferstehungsfeier auf dem Grünstadter Friedhof[1]. Der Ostersonntag ist immerhin der höchste Feiertag im Christentum, und irgendwie fühle ich mich diesem Glauben immer noch verbunden.

In diesem Sinne war die vom evangelischen Pfarrer Funke und der katholischen Gemeindereferentin Frau Gottschalk gestaltete ökumenische Auferstehungsfeier für mich bestimmt einer der Höhepunkte dieser Osterwoche! Frau Gottschalk überraschte die Gläubigen mit einer erfrischenden Predigt. Und Pfarrer Funke brachte es fertig, in seine Auferstehungspredigt über Maria, Maria von Magdala, Myriam, Mariam, zur Bewegung „Frau, Leben, Freiheit“ im Iran zu gelangen. Im Gegensatz zum Ostersonntag 2025 konnte man keinen Kuckuck hören. Dafür krähte immer wieder ein Hahn aus der Nachbarschaft, der mich mit Vehemenz daran erinnerte, dass ich in diesem Jahr während der Karwoche nicht einmal in die Bibel geschaut und die Passionsgeschichte wieder neu gelesen habe. In diesem Jahr gab es auch dann viele Gläubige, die an der Auferstehungsfeier teilnahmen. Soweit meine Erinnerung nicht trügt, habe ich noch nie so viele Menschen am frühen Ostersonntagmorgen auf dem Grünstadter Friedhof gesehen.

Vor dem Weg auf den Grünstadter Friedhof hatte ich begonnen, die ersten Seiten des Buches „Cœur qui bat : hymne à la vie“ von Simone Morgenthaler zu lesen. Das ist tatsächlich eine Hymne an das Leben – mit sehr schönen Naturbeschreibungen, aus dem Elsass, aber auch den von mir so geliebten Garrigueslandschaften im französischen Midi begegnet man im Buch. Die Lektüre von „Cœur qui bat“ hat mich dann durch die Osterwoche begleitet. Ursprünglich hätte ich gern auch noch den „Zugwind“ von Iryna Fingerova zu Ende gelesen. Aber da gab es erhebliche Probleme mit dem Tolino. Die technischen Probleme, die es da gab, wären es bestimmt wert, in einem gesonderten Blogbeitrag dargestellt zu werden. Soweit möglich, kaufe ich ja neue Bücher nur als E-Pub. Allein schon aus Platzproblemen[2]. E-Pubs verbrauchen keine Regalmeter. Aber dafür kann es andere Probleme geben, wie ich diese Woche feststellte. Das Morgenthaler-Buch gibt es nicht als E-Pub. Soweit ich es überblicke, gibt es überhaupt keine E-Pub-Ausgaben der Morgenthaler-Werke. Ich hatte mir das Buch im letzten Dezember in der Librairie „À livre ouvert“ von Willy Hahn in Wissembourg gekauft[3]. Und so konnte ich das Buch, trotz Tolino-Problemen, in der Osterwoche lesen, weil es eben ein traditionelles Buch ist, welches kein Lesegerät zum „Lesen“ braucht. Das Buch ist übrigens, wie eine Recherche im Karlsruher Virtuellen Katalog (KVK)  ergab, in keiner deutschen Bibliothek (soweit über den KVK recherchierbar) nachgewiesen. Aber das gilt wohl für den Großteil des Werkes von Simone Morgenthaler. So ist etwa das Buch „Sur la route avec tante Jeanne“, über das ich im Sommer einen längeren Essay verfasste  – „Notice de lecture « Simone Morgenthaler : Sur la route avec Tante Jeanne »“ – , laut KVK in keiner deutschen Bibliothek vorhanden. Dieses Buch, das ich sowohl als autobiografischen Reisebericht als auch als Landeskunde des ländlichen Frankreichs bezeichnen würde – in dem das Elsass natürlich wegen der Herkunft der Verfasserin eine bedeutende Rolle spielt –, sollte eigentlich in Deutschland in jeder ernstzunehmenden Hochschulbibliothek zur Frankreichkunde bzw. Romanistik stehen.

Etwas besser sieht es bei Pierre Kretz dem Johann-Peter-Hebel-Preisträger von 2024 für aus. Aber auch hier sind längst nicht alle seine Werke in deutschen (Hochschul-)Bibliotheken vorhanden. Die schon mehrmals in diesem Blog getätigte Beobachtung, dass sich trotz aller Sonntagsreden der kulturelle Graben zwischen Frankreich und Deutschland wieder größer wird, scheint wohl ein fortschreitender, unaufhaltsamer Prozess zu sein[4]. Über den Hebel-Preisträger Pierre Kretz gibt es nicht einmal einen deutschsprachigen Wikipedia-Artikel, aber dafür einen solchen in der alemannischen Wikipedia. Es gibt natürlich auch hier und da ein paar „petites merveilles franco-allemandes“ wie z. B. der Blog von Nils Minkmar „Der siebte Tag“, der einem immer wieder einen deutschsprachigen Einblick in die französische Tagespolitik und das französische Kulturleben ermöglicht. Durch den Blogartikel „Die richtige Reform – No risk no fun/ Memoiren mal anders/100 Chansons/Die Diplomaten/ Rezepte im siebenten Tag von Minkmar habe ich beispielsweise das interessante Buch „La vie en Rose“ von Christoph Sator entdeckt. Und da wäre auch noch der Literaturblog „rentrée littéraire – Französische Literatur der Gegenwart“ von Kai Nonnenmacher, der einem die französische Literaturwelt in ihrer Vielfalt näherbringt.

Abschließend noch der Hinweis auf einen sehr einfühlsamen und aufschlussreichen Text aus der Tageszeitung „Le Monde“ über eine Fahrt mit der transsibirischen Eisenbahn in Zeiten des Ukrainekrieges von Leonid Stein: « À bord du Transsibérien, un voyage de 9 000 kilomètres au contact d’une Russie épuisée et de soldats à la dérive » („An Bord der Transsibirischen Eisenbahn – eine 9000 km lange Reise durch ein erschöpftes Russland und zerstörte Soldatenschicksale“). Wie übersetzt man wohl am besten „soldats à la dérive“ – wortwörtlich wohl eher „Soldaten in einer aussichtslosen Lage“ –, aber ich denke, dass „zerstörte Soldatenschicksale“ genauso passt, wenn nicht sogar besser ist. Beeindruckend sind auch die Bilder von Maria Turchenkova. Bei der Lektüre dieses wirklich lesenswerten Textes über Russland im Kriegszustand fragt man sich schon, wie so eine Reportage im Lande des Zaren Putin überhaupt möglich war. Wenn ich solche Texte lese, weiß ich, dass sich mein Abonnement bei der Tageszeitung „Le Monde“ immer noch lohnt. Übrigens sind auch die Texte von Elsa Conesa, die derzeit für „Le Monde“ aus Deutschland berichtet, durchaus lesenswert. Sie erlauben einen doppelten Einblick in das deutsch-französische Verhältnis, denn sie berichtet natürlich für die französische und frankophone Leserschaft. Zuletzt erschien eine sehr interessante Reportage von ihr über die Bedeutung der US-Streitkräfte für Ramstein, Kaiserslautern und die Westpfalz – „En Allemagne, malgré les tensions avec Trump sur l’OTAN, la ville de Ramstein reste attachée à sa base militaire américaine“. K-Town, also Kaiserslautern, das ist ja gerade um die Ecke von Grünstadt. Wobei K-Town von Grünstadt aus gesehen schon in einer anderen Welt liegt. Grünstadt scheint doch eher ein Satellit des Rhein-Neckar-Raumes, also Mannheim, und, soweit es die Arbeitswelt betrifft, natürlich auch Ludwigshafen.

Dann gab es natürlich in der Osterwoche auch noch die Abwahl von Viktor Orbán in Ungarn. Verbleibt die Hoffnung, dass sein gewählter Nachfolger Péter Magyar Ungarn die autoritären Strukturen des Orbán-Regimes beheben und das Land wieder in eine liberale Demokratie und einen Rechtsstaat verwandeln wird. Einfach wird das bestimmt nicht werden. Hierzu verweise ich auch auf den lesenswerten Artikel und Zeitzeugenbeitrag „In a joyful Budapest, with the populists routed, I saw the chance of an unprecedented transition“ von Timothy Garton Ash.

Zuletzt noch der Hinweis auf die Artemis-2-Mondmission. Diese Mondmission hatte mich schon beeindruckt, da ich ja als Kind einen Großteil der Apollo-Missionen im Fernseher mitverfolgt hatte. Apollo 17, das war die letzte mit dem Lunar Roving Vehicle. Das ist schon sehr, sehr lange her und dennoch ist es mir unvergesslich geblieben, auch wenn die Fernsehbilder nur „schwarz-weiß“ waren – da wir ja nur einen „Schwarzweiß-Fernseher“ hatten. Artemis 2, das ist auch sozusagen das letzte Leuchten am Firmament meines ursprünglich sehr positiven Amerikabildes. Soweit es aussieht, sind ja so gut wie alle meine „Vorausahnungen“ aus dem im Oktober 2024 geschriebenen Text „America, where are you going“ eingetreten. Ich hätte es mir anders gewünscht. Die Präsidentschaft von Donald Trump ist nicht nur für die USA eine Katastrophe, sondern auch ein Alptraum für den gesamten Planeten Erde. Wobei ich mir nicht hätte vorstellen können dass Trump irrlichternd und ohne jegliche geostrategische Analyse einen Krieg beginnen würde. Dieser Luftkrieg gegen den Iran, völlig unabhängig wie man diesen politisch bewertet,  weckt bei das Erinnerungen an das US-Desaster in Vietnam. Auch Vietnam habe ich als Kleinkind wahrgenommen.  Unvergessen auch das Schicksal der deutschen Malteserhelfer Monika Schwinn und Bernhard Diehl. Sie hatten das Glück die Vietconghaft zu überleben, andere nicht. So wie die Apollo-Mondlandung war auch der Vietnamkrieg omnipräsent in der Medienlandschaft der alten Bundesrepublik der 1970 Jahre.

Immerhin, und so kommen wir wieder zum Thema Kirche und Glauben zurück, gibt es einen mutigen Amerikaner namens Robert Francis Prevost – Papst Leo XIV. –, der sich nicht scheut, Trump heftig öffentlich zu kritisieren. Das wäre ja fast schon geeignet, mich mit der römisch-katholischen Kirche wieder zu versöhnen, denn ich stehe der Institution äußerst kritisch gegenüber – wobei ich niemals aus der Kirche ausgetreten bin und das vermutlich nie tun werde. Im gewissen Sinne bin ich wohl ein antiinstitutioneller Katholik, der hin und wieder auch einen katholischen Gottesdienst besucht. Beeindruckend war auch die Messe, die Papst Leo XIV. am 14.4.2026 in der Augustinusbasilika im algerischen Annaba hielt[5]. Seine auf Französisch mit deutlich amerikanischem Akzent gehaltene Predigt ist im frankophonen Afrika mit großer Aufmerksamkeit und Genugtuung aufgenommen worden. Mich erinnert die Afrikareise des Papstes an einen meiner eigenen Afrika-Aufenthalte Ende der 1980er Jahre, als ich einige Wochen im Centre Béthanie du Diocèse de Man im hyperombrophilen Regenwald in der Côte d‘Ivoire verbrachte. Es war vielleicht auf dieser Reise durch den westafrikanischen Regenwald, dass ich der katholischen Kirche wieder etwas näher kam.

Bibliographie (Bücher & Texte):

Conesa, Elsa (2026) : En Allemagne, malgré les tensions avec Trump sur l’OTAN, la ville de Ramstein reste attachée à sa base militaire américaine. Le Monde, 09 Avril 2026.

Fingerova,Iryna; Walosczyk, Jakob (Übers.) (2026) : Zugwind. Roman. Aus dem Ukrainischen von Jakob Walosczyk. Hamburg, 2026. Copyright © 2026 by Rowohlt Verlag GmbH, Hamburg. ISBN 978-3-644-02574-5

Garton Ash, Timothy (2026) : In a joyful Budapest, with the populists routed, I saw the chance of an unprecedented transition. The Guardian, Tuesday 14 April 2026. (Auch im Blog “History of the Present” von Timothy Garton Ash unter “In joyful Budapest, I see chance for a big change The landslide that swept away Viktor Orbán means Hungary might just pioneer an unprecedented post-populist transition. If successful, it would have implications everywhere from Poland to the US”., 15 april 2025 veröffentlicht.)

Morgenthaler, Simone (2023) ; Coeur qui bat : hymne à la vie. Strasbourg, 2023    © La Nuée Bleu / EBRA Editions 2023, ISBN 978-2-7165-0943-5

Morgenthaler, Simone (2023): Sur la route avec Tante Jeanne. © La Nuée Bleu/EBRA Éditions Strasbourg, 2024, ISBN 978-2-7165-0957-2

Sator, Christoph (2026) : La Vie en Rose. Frankreich in 100 Chansons. Köln, 2026, © Kiepenheuer & Witsch, Köln. ISBN 978-3-462-01060-2

Stein, Leonid ; Turchenkowa, Maria (2026): « A bord du Transsibérien » (1/2), Un voyage de 9 000 kilomètres au contact d’une Russie épuisée et de soldats à la dérive. Le Monde, 09 Avril 2026.

Stein, Leonid ; Turchenkowa, Maria (2026) : A bord du Transsibérien  (2/2). Dans le train qui file vers l’Extrême-Orient, entre Novossibirsk et Vladivostok, début janvier, la violence de la guerre en Ukraine est au cœur des conversations entre soldats en permission et passagers « ordinaires ». Le Monde, 10 avril 2026.

Photo © Christophe Neff, 12.04.2026

Christophe Neff, Grünstadt, im April 2026



[1] Siehe auch:  „Blognotiz 27.04.2025: Ostern 2025 „Mulier, quid ploras? – Frau warum weinst du ?“

[2] Vgl. « Une liseuse „Tolino“ pour délester ma bibliothèque ».

[3] Vgl. « Blognotice 29.12.2025: à travers le Bienwald – Noël 2025 – Driving home for Christmas »

[4] Vgl. „ Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag (Als PDF in KITopen auch unter DOI: 10.5445/IR/1000156439 verfügbar)“ und „La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr“.

[5] Siehe auch « Messe présidée par le pape Léon XIV à la Basilique Saint-Augustin d’Annaba » im Youtube-Kanal von Le Jour du Seigneur (Radiovatican).

Blognotice 27.03.2026 : Un Mimosa en fleurs à Grünstadt annonce le printemps dans l’Unterhaardt

Mon Mimosa (Acacia dealbata) en fleurs , 21.03.2026, Grünstadt, © Christophe Neff, 21.03.2026

Le Mimosa (Acacia dealbata), que mes enfants m’ont rapporté du Midi de la France, est en fleurs[1]. Ils l’ont acheté dans les Pyrénées-Orientales, chez Villa-Verde à Pia, et l’ont ramené en voiture en Allemagne pendant l’été dernier. Comme je ne voyage presque plus à cause des diverses complications liées à la maladie de Mitterrand, ce Mimosa, qui enrichit ma petite collection de plantes méditerranéennes et exotiques (Arbousiers[2], Cistes, Palmiers, Oliviers, Sternbergia[3], Arbres de Judées[4], Yuzu[5] etc.), me rapproche un peu du « Sud » et du « Midi ».

J’avais déjà essayé de planter un Mimosa au début des années 2000, mais il a péri pendant l’hiver. Il faut dire qu’à peu près jusqu’en 2015, nous avions toujours eu des périodes de gel assez prononcées, avec parfois une semaine de températures comprises entre -10 et -12 °C, voire en dessous ! Mais depuis le fameux hiver de 2012, où la station météorologique de Grünstadt-Sausenheim a atteint -16,8 °C[6] — un hiver particulièrement rigoureux dans une grande partie de l’Europe, y compris dans le pourtour méditerranéen —, les choses ont changé. Ce fut l’hiver où une sorte de banquise s’est formée sur l’étang de Leucate et les bassins du port de Port Leucate, un événement historique que j’ai décrit dans le billet « Blognotice 12.2.2012 : la banquise bloque le port de Port Leucate ». Durant cet hiver 2012, particulièrement rude à Grünstadt[7], l’olivier que j’avais planté en 2009 (un cadeau d’anniversaire de ma famille en souvenir de la « villa l’olivette » de mes Grand-parents à Aubord dans le Gard[8] ) avait gelé, mais il a repris de souche le printemps suivant. Quelques années plus tard, en 2019, il a commencé à fleurir et à porter des olives. Voir mon olivier fleurir m’a incité à diriger un travail de recherche sur les oliviers dans la vallée supérieure du Rhin, avec des résultats assez intéressants. Malheureusement, nous n’avons jamais publié les résultats de cette recherche[9] !

Depuis, les choses se sont accélérées. J’ai récemment lu dans le Rheinpfalz qu’un vigneron près de Neustadt, à peine 30 km au sud de Grünstadt, s’essayait à l’oléiculture[10]. Et ce n’est pas le seul exemple d’oléiculture en Allemagne. Naturellement, on n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais je pense que cela pourrait fonctionner. Notons que depuis 2013, les températures hivernales à la station de Grünstadt-Sausenheim ne sont jamais tombées en dessous de -12 °C. En écrivant ces lignes, je pense que je devrais publier mes données — disons que mes relevés d’oliviers dans la vallée supérieure du Rhin (Alsace, Palatinat et Pays de Bade) — dans une revue botanique ou ecologique. Ces données montrent bien que l’olivier devient un arbre d’ornement, entre Mayence, Mannheim, Strasbourg et Bâle. Il y a même des essais d’oléiculture ici et là dans cette région géographique longeant le Rhin supérieure. Cela Cela est sans doute lié au changement climatique et à la rareté des périodes de grand froid dans l’Oberrheingraben, car il est assez connu qu’en dessous de -16/-17 °C, l’olivier gèle définitivement. Ajoutons que entre temps depuis 2019 j’ai déjà planté d’autres oliviers dans notre jardin à Grünstadt.

Concernant mon Mimosa, nous verrons s’il survivra aux prochains hivers. Si les tendances de réchauffement climatique se confirment et que les périodes de grand froid diminuent de plus en plus, je pense que j’aurai de nouveau de jolis bouquets de fleurs de Mimosa lors des prochains printemps.

Naturellement, je sais bien que le Mimosa a tendance à devenir envahissant. En Suisse dans le sud du Tessin, il s’est déjà naturalisé[11]. Concernant l’Unterhaardt, je ne vois pas de grand risque. Les friches et les terrains abandonnés y sont quasi inexistants. Il y a une forte pression démographique ici, et en plus, la viticulture et l’agriculture se portent encore assez bien. Néanmoins, le risque zéro n’existe pas.

Pour finir, en écrivant ces lignes je pense un peu au livre de Guillaume Fried sur les plantes invasives. J’avais consacré un billet à la première édition sous le titre « Commentaire sur le Guide des plantes invasives de Guillaume Fried (20.4.2012) ». En 2017, une deuxième édition est parue. Je pense que ce livre mériterait une troisième édition révisée et augmentée, car il y a une telle dynamique dans ce domaine ! Dans ce contexte, j’attends aussi avec impatience une nouvelle édition augmentée et révisée de la « Flora Gallica » (Tison & Foucault 2014). Pour moi, c’est un outil indispensable, qui est également très utile pour le travail de terrain dans le Sud de l’Allemagne. On y trouve des espèces qui ne sont pas inclus dans les flores portatives allemandes comme p.ex. le « Schmeil – Fitschen » (Parolly & Rohwer 2024) . Notons par exemple une clé pour les « Bambous » du genre « Phyllostachys  » qu’ont trouve dans la Flora Gallica. Les « Phyllostachys » qui ont aussi tendance à se naturaliser dans la plaine du Rhin, et ceci, des deux côtés du Rhin  !

Et ce ne sont pas seulement les plantes qui voyagent. Durant l’été 2023, j’ai pu entendre le chant des cigales (Cicada orni) à Grünstadt-Sausenheim[12]. Même si cela reste pour l’instant une observation éphémère, on peut aussi trouver quelques exemples de chants de cigales signalés sur iNaturalist non loin de Grünstadt, dans les environs de Mannheim[13].

Nous verrons dans quelle mesure les changements climatiques, mais aussi les modes de plantes ornementales, vont modifier la flore ornementale et naturelle dans l’Unterhaardt et le reste de la plaine rhénane et ses collines avoisinantes. Dans ce contexte j’ai découvert il y a quelques temps un jeune Chêne vert subspontané dans un jardin extensivement entretenue pas loin de chez moi[14]. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’Unterhaardt, le Leiningerland et le Palatinat sont surnommés la « Toscane allemande[15] » ! Certains jardins entre les jardins entre Bad Dürkheim et Grünstadt sont déjà devenus une véritable vitrine de la flore méditerranéenne. Pour être précis, ce que les jardiniers, les paysagistes et les propriétaires de jardins désignent par « méditerranéen » ! En réalité c’est plutôt une flore d’ornement imaginaire, une tableau coloré de plantes & fleurs exotiques et méditerranéens !

Reste à savoir si mon Mimosa fleurira lors des prochains printemps !


Bibliographie :

  • Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).
  • Fried, Guillaume (2012) : Guide des plantes invasives. Paris, Éditions Belin, 272 p. ISBN 978-2-7011-5793-1.
  • Fried, Guillaume (2017) : Guide des plantes invasives. Nouvelle édition. Paris, Éditions Belin, 296 p. ISBN 978-2-410-00417-5.
  • Parolly, Gerald; Rohwer, Jens G. (Hg.) (2024) : Schmeil – Fitschen. Die Flora Deutschlands und angrenzender Länder. Ein Buch zum Bestimmen aller wildwachsenden und häufig kultivierten Gefäßpflanzen. 98., überarbeitete und erweiterte Auflage. 98. überarbeitete und erweiterte Auflage, © 2024, 1906 by Quelle & Meyer Wiebelsheim. ISBN 978-3-494-01943-7
  • Tison, Jean – Marc; Foucault, Bruno de (2014) : Flora Gallica. Flore de France. Societe botanique de France. Dessins de Francois Guiol. © Biotope Éditions, Mèze, 2014, ISBN 978-2-36662-012-2

Photo © Christophe Neff, 21.03.2026

Christophe Neff, Grünstadt, le 27.03.2026.


[1] Voir aussi « Observation inaturalist Acacia dealbata 342385118 »

[2] Voir aussi « Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt » & « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati »

[3] Voir aussi « Blognotice 31.08.2025 : les Sternbergia lutea en fleurs, l’automne approche ».

[4] Voir aussi «  Blognotice 25.04.2015: premières floraisons d’Arbre de Judée à Grünstadt dans la Unterhaardt »

[5] Voir aussi « Blognotice 15.05.2022: Les Yuzus dans mon jardin »

[6] Voir le tableau „langjährige Mittelwerte Station Grünstadt – Sausenheim

[7] Cet hiver fut tellement rude que certains conduite d’eau à Grünstadt avait éclaté a cause du gel – ce qui causa entre autre la fermeture de la piscine communale de Grünstadt. Voir aussi « Blognotiz 5.2.2012 ».

[8] Voir aussi „Blognotice 01.04.2013 – billet de Week-end Pasqual“.

[9]  Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).

[10] Die Rheinpfalz (2026): „Winzer baut in der Pfalz Oliven an. Spanien ist weit weg vomHaardtrand. Und doch ist der Süden an einemverregneten Februar-Tag so nah wie er nur sein kann: Denn imNeustadter Weindorf Mußbach und im benachbarten Meckenheim wachsen zwischen den Rebzeilen Olivenbäume. Nicht zwei oder drei, sondern fast 2000“. Die Rheinpfalz Nr. 45, Montag 23 Februar 2026, Südwestdeutsche Zeitung. (Version electronique „Winzer baut jetzt in der Pfalz Oliven an“, Die Rheinpfalz, 22. Februar 2026).

[11] Voir aussi la « Fiche d’Acacia dealbata Link / Mimosa blanchâtre dans Infoflora.ch »

[12] Voir „Cigallengesang an der Unterhaardt – auch in Grünstadt gibt es wohl vereinzelt mediterrane Singzikaden zu hören“.

[13] Voir «observation inaturalist 232055608 ».

[14] Voir «observation inaturalist 343961612 ».

[15] Voir aussi „Beginn des Hochsommers im Leiniger Land/ Début du plein été dans le Leininger Land“.

Kommentar zur Geschäftsaufgabe des Naturkostladen Herrlisch in Grünstadt

Erfahren habe ich es durch einen Artikel der Rheinpfalz am Samstagmorgen, dem 9. März 2026. Der „Herrlisch“ wird schließen. In der Printausgabe der Unterhaardter Rundschau kann man in dem von Anja Bendorf verfassten Artikel unter der Überschrift „Pfälzer Naturkostladen muss schließen“ lesen: „Niels-Holger und Sibylle Albrecht sind überzeugt, dass ökologisch erzeugte Lebensmittel besser sind für Mensch, Tier und Umwelt. Und sie hatten die Vision, den Naturkostladen ‚Herrlisch‘ zu betreiben. Nun ist ihr Traum geplatzt.[1]

Ich gehöre zu den regelmäßigen Kunden des Naturkostladens „Herrlisch“, und mir war auch schon aufgefallen, dass es wieder weniger Kundschaft gibt. Eigentlich hatte ich ja gehofft, dass sie die im Artikel beschriebene Durststrecke während der Coronapandemie überwunden hätten, aber ich stellte auch fest, dass – soweit ich unter der Woche kam – ich manchmal fast der einzige Kunde im Geschäft war. Manchmal frage ich mich, woran das wohl liegt.

An der örtlichen oder regionalen Kaufkraft dürfte es kaum liegen, denn diese ist hier rund um Grünstadt im deutschlandweiten Vergleich doch überdurchschnittlich gut. Ein paar Tage zuvor gab es in der Rheinpfalz auch schon einen Artikel über die finanziellen Schwierigkeiten der Musikschule Leiningerland[2]. Ich habe das Gefühl, dass hier in Grünstadt und Umgebung, sprich dem Leiningerland, zwar die notwendige Kaufkraft vorhanden ist – die ja weit überdurchschnittlich ist –, aber dass hier letztlich das Bildungsbürgertum fehlt, das bereit ist, für Musikschulunterricht und auch für Bioprodukte entsprechend zu zahlen. Das ist zumindest ein Erklärungsansatz. Die Musikschule Schramberg, an der ich als Kind und Jugendlicher unterrichtet wurde, hat, soweit ich es mitbekommen habe, wohl nie die Schwierigkeiten gehabt, die die hiesige Musikschule hat, obwohl die Kaufkraft dort etwas geringer ist als in Grünstadt und Umgebung[3].

Dass der Herrlisch schließen muss, finde ich mehr als schade. Das Ehepaar Albrecht hat sich nicht nur für den Laden, sondern außergewöhnlich intensiv für das „Miteinander“ in der Fußgängerzone in Grünstadt eingesetzt. Unvergesslich auch der „Corona-Götterfunken“ während der Coronaepidemie.

Wenn der „Herrlisch“ schließt, wird das eine „entsetzliche Lücke“ im Stadtbild hinterlassen. Da sollte auch die Stadt Grünstadt gegensteuern, denn ansonsten gibt es mittelfristig neben dem „Jost“ wohl nur noch Cafés, Bäckereien, Telefonläden und „tote Augen“ in der Innenstadt. Das ist sicher kein einfaches Unterfangen, aber man kann bestimmt mehr tun, als bisher von der Stadtverwaltung getan wurde.

Am Ende dieser Blognotiz befindet sich die Kopie des Textes, der von den Albrechts in Papierform an die Kunden des Herrlischs verteilt wurde. Ich denke, es ist wichtig, dass dieser Text auch eine etwas breitere Öffentlichkeit erreicht.

Als Einzelner kann man den „Herrlisch“ sowieso kaum retten. Ich selbst bin wohl seit den postoperativen Komplikationen, die mir die Mitterrandsche Krankheit beschert hat, in den letzten Jahren öfter gekommen als in den Jahren davor. Aber das schmälert die „Einnahmelücke“ der Albrechts nur minimal.

Der Zeitungsartikel in der Rheinpfalz und der Text der Albrechts sind selbstredend. Man kann eigentlich kaum etwas hinzufügen. Vielleicht noch eine Randbemerkung zum Zustand der Immobilie, der sowohl im Schreiben der Albrechts als auch im Zeitungsartikel thematisiert wurde. Es ist schon einige Jahre her, als ich noch Beisitzer im Vorstand des SPD-Ortsvereins Grünstadt war – da ging es in einer der Vorstandssitzungen auch mal um den Zustand der Fußgängerzone und des Innenstadtbereichs von Grünstadt, unter anderem um die immer wieder auftretenden Leerstände. Da ist wohl jemandem der Spruch herausgerutscht – vielleicht habe ich es auch selbst gesagt: „Preise wie auf den Planken in Mannheim, aber Gebäudezustand wie in der Bronx in New York“ – das kann nicht funktionieren. Da muss auch die Stadt Grünstadt endlich mal aufwachen.

Wobei das Problem der Leerstände und der Innenstadtverödung mittlerweile ein regional übergreifendes Phänomen ist. Und das nicht nur in Deutschland – auch im benachbarten Frankreich wird dies zu einem immer größer werdenden Problem. Dazu veröffentlichte die Tageszeitung Le Monde im letzten Sommer eine bemerkenswert gut recherchierte Studie[4].

Die Innenstadtverödung ist ein komplexes Problem, für das es offensichtlich keine einfachen Lösungen gibt. Dabei haben es Feinkostläden, Bioläden und auch die „Cavisten[5] (alles, was in Frankreich als métiers de bouche bezeichnet wird) in Frankreich wohl etwas leichter als hier in Deutschland, da man dort traditionell bereit ist, mehr für Lebensmittel und Getränke auszugeben. In den derzeitig stattfindenden Kommunalwahlen in Frankreich sind Leerstände und Innenstadtverödung einer der zentralen Wahlkampfthemen neben „Wohnraum“ und „Sicherheit“.

Weiterhin, – und hier spreche ich auch als „Wissenschaftler“ – für mich ist die angekündigte Schliessung des Bioladen „Herrlisch“ auch ein schönes Beispiel des „Concern-Behavior-Gap[6]“. So lange es nichts kostet ist ein Großteil der Bevölkerung immer für mehr Klimaschutz und Ökologie[7]. Letztlich sind die Akteure der Klimabewegung, für die ich durchaus Sympathie habe, wie beispielsweise „Fridays for Future“ an diesem Widerspruch gescheitert. Sobald es an den eigenen Geldbeutel geht wird Klima & Umweltschutz plötzlich sekundär. Und hier spreche ich tatsächlich nur vom Anteil der Gesellschaft, der sich mehr „Klima & Umweltschutz“ leisten könnte, wenn er es letztendlich nur richtig wollte.

Weiterhin scheint Klima, Umwelt & Naturschutz auch nicht mehr die Rolle im öffentlichen Diskurs zu spielen wie vor dem Ukrainekrieg. Und nun droht dieser Themenkreis angesichts des Irankrieges wohl ganz von der Bildfläche zu verschwinden.

Auch wenn es für den „Herrlisch“ wohl eher düster aussieht, wünsche ich den Albrechts alles Gute für die Zukunft. Mich hat ihr Engagement für das Zusammenleben in der Stadt und ihre Tatkraft für den Naturkostladen und damit auch für eine lebenswerte Kulturlandschaft sehr beeindruckt! Schade, dass diese schöne Geschichte jetzt so zum Ende kommt.

Christophe Neff, Grünstadt 12.03.2026

Und hier nun anbei der Text des „Kundenbriefes“ der Albrechts.

Liebe Kunden,

diese Papiertüte fanden wir in einem französischen Bioladen, als wir uns nach Weihnachten für eine kurzen Moment eine Pause genommen haben. Für die nicht so Frankophilen unter uns, möchten wir den Inhalt sinngemäß wiedergeben:

Sich bio zu ernähren, ist eine politisch/gesellschaftliche Entscheidung und ich habe dreimal täglich die Wahl !

Diese Wahl haben die Bürgerinnen und Bürger aus Grünstadt und dem Leiningerland getroffen. Diese Wahl ist nicht zu unseren Gunsten ausgefallen und wir müssen das Ergebnis akzeptieren! Es fällt uns schwer und macht uns auch traurig, aber wir haben keine andere Wahl mehr als unseren Laden im Sommer zu schließen. Am 30.06.2026 gehen die herrlischen Türen für immer zu und hinterlassen eine Lücke in der Grünstadter Innenstadt und der Stadtgesellschaft.

Vor vier Jahren haben wir auf diese Gefahr aufmerksam gemacht und haben damals eine große Solidarität erfahren dürfen, die uns eine Weile getragen hat. Vor allem unsere Stammkunden haben dafür gesorgt, dass Grünstadt weiterhin ein Platz für regionale Lebensmittel und Feinigkeiten hatte – das haben nicht mehr viele Städte!

Wenn wir auf die über acht Jahre in Grünstadt zurückblicken, unsere Erlebnisse und Begegnungen Revue passieren lassen, dann verbinden wir damit mannigfaltige Eindrücke. Unser aller Erleben der Corona-Pandemie hat uns gefordert. Wir haben viele Aktivitäten entwickelt, mit denen wir dieser Zeit einen kleinen, aber wichtigen, Gegenimpuls gegeben haben. Die Solidarität mit den Bürgern Italien´s während des ersten harten Lock-Down´s führte zur Gründung der Corono-Götterfunkers, die sich zu einem Anlass der Begegnung bis heute gehalten haben.

Mit unseren Streaming-Konzerten haben wir sowohl den Kulturschaffenden als auch den Zuhören/Zuschauern etwas positivere Gefühle für den Moment verschafft. Dies hat uns gefordert, aber auch sehr viel gegeben. Für die Menschen da zu sein, ist ein Motiv, das uns durchgängig begleitet hat.

Wir waren beide Male im SWR-Fernsehen bei Stadt-Land-Quiz für Grünstadt zu sehen und haben Punkte für die Stadt gesammelt. Das von uns angebotene Public-Viewing entpuppte sich als vergnüglicher Begegnungsort für die BürgerInnen der Stadt.

Wir haben uns für Integration und Inklusion stark engagiert, was weit über einen reinen Ladenbetrieb hinausging. Wir haben unterschiedlichsten Menschen so die Chance gegeben, den Laden- und Arbeits-Alltag kennen zu lernen und haben das Miteinander als wesentlichen Teil unseres Selbstverständnisses gelebt.

Doch leben wir natürlich nicht auf einer Insel der Glückseligen, sondern in einer kommerziellen Welt, in der Anforderungen bestehen und erfüllt werden müssen. Die Entwicklung der Bio-Branche in Deutschland ist dahin gehend erfolgreich, dass mehr Bio konsumiert wird. Diese Entwicklung findet hauptsächlich außerhalb des Biofachhandels statt. Die Angebote der Supermärkte und Discounter werden größer, die Fachhandelstreue der Hersteller schwindet, sodass das Arbeiten sowohl auf der Erzeugerseite, als auch auf der Handelsseite immer schwieriger wird. Wir müssen leider feststellen, dass z.B. immer mehr Bio-Bäcker und deren Angebote verschwinden. Damit ist eine attraktive Backwaren-Theke mit sehr viel Aufwand verbunden.

Dieser Entwicklung ein Gegengewicht zu geben, indem wir mit Attraktivität auf anderen Gebieten auf uns aufmerksam machen, ist leider in dieser Immobilie nicht möglich gewesen. Der Zustand des Ladens ist in einem desaströsen Stadium, bei dem traurigerweise kein Interesse der aktuellen Eigentümer festzustellen ist, Verbesserungen vorzunehmen, um uns die Arbeit zu erleichtern.

Einige Veranstaltungen gelangen uns dennoch: wir erinnern uns gerne an unsere Olivenöl-Verkostungen, unser Uria-Pop-up-Restaurant, Wein-, Käse und Sensorik-Abende und vielfache Verkostungen mit unseren Erzeugern und Herstellern, die die Atmosphäre bei uns sehr geschätzt haben.

Die Möglichkeit diese marode Immobilie zu verlassen und einen passenderen Ort für unsere Kreativität zu finden, ist aus vielfachen Gründen leider nicht möglich. In unserem Alter kann so ein Invest, mit den uns zur Verfügung stehenden Mitteln, nicht mehr gestemmt werden. Nachdem sich dann auch noch die personelle Situation verschlechtert hat, war es überhaupt nicht mehr möglich Neues zu erschaffen. Unsere Arbeitsbelastungs-Grenze ist erreicht, sodass das veränderte Einkaufsverhalten nicht mehr von uns kompensiert werden kann.

Daher möchten wir uns bei allen Kunden zunächst für ihre bisherige Unterstützung bedanken und Sie herzlichst und dringend einladen, uns diese Unterstützung auch bis zum Ende zukommen zu lassen: wir brauchen auch diese abschließende Unterstützung bis zum Juni – sonst könnte ein noch abrupteres Ende drohen!

Niels-Holger & Sibylle Albrecht


[1] Benndorf, Anja „Pfälzer Naturkostladen muss schließen“ lesen: „Niels-Holger und Sibylle Albrecht sind überzeugt, dass ökologisch erzeugte Lebensmittel besser sind für Mensch, Tier und Umwelt. Und sie hatten die Vision, den Naturkostladen ‚Herrlisch‘ zu betreiben. Nun ist ihr Traum geplatzt“, Die Rheinpfalz, Unterhaardter Rundschau, Nr. 56, Samstag 7 März 2026. Online auch unter Benndorf, Anja „Grünstadt RHEINPFALZ Plus Artikel Bio-Pläne gescheitert: Pfälzer Naturkostladen muss schließen“, Die Rheinpfalz, 06.03.2026.

[2] Hogrefe, Alexander „Musikschule unter Finanzdruck – Ist dieMusikschule Leiningerland zu teuer? Einige VG-Politiker fordern Einsparungen. Der Schulleiter hält dagegen – und warnt vor heftigen Folgen. Die Rheinpfalz, Unterhaardter Rundschau, Nr. 52, Dienstag 3. März 2026.  Online auch untet Hogrefe, Alexande Grünstadt / Leiningerland: Könnte Musikschule „zerschlagen“: Schulleiter warnt vor Sparvorschlag“, die Rheinpfalz, 02.03.2026.

[3] Laut der von der Zeit veröffentlichten Lohnstatistik für 2024 betrug das mittlere Monatsgehalt in Grünstadt 4213 Euro und in der Verbandsgemeinde Leiningerland  4515 Euro. In Schramberg im Schwarzwald, der Stadt in der ich aufgewachsen bin 4091 Euro. Aus : „So viel verdienen Menschen in Ihrem Wohnort, Die Zeit. 25. Juli 2025.“

[4] Siehe „Garnier Juliette &  Prudhomme Cécile : « La lente agonie du commerce en centre-ville : « Après la désindustrialisation, la décommercialisation » Le taux de vacance commerciale a doublé en vingt ans et atteint des niveaux record. L’essor d’Internet, la concurrence de la périphérie et les nouveaux modes de consommation participent à la dévitalisation des cœurs de ville ». Le Monde, 07. Juillet 2025.

[5] Caviste = inhabergeführte Weinhandlung

[6] Siehe auch den englischsprachigen Wikipediaartikel „Value-action gap“.

[7] Dazu auch die interessante Radiosendung „Gesellschaft im Wandel – Wie wir Veränderungen bewältigen können“ in SWR Kultur von Christoph Drösser (SWR Kultur, Erst-Sendung vom: Mittwoch, 16. April 2025, 8:30 Uhr).

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2026 an der Unterhaardt / Début de printemps 2026 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

Mandelblüte Grünstadt Sausenheim Straße, © Christophe Neff 01.03.2026

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Die ersten blühenden Mandelbäume in Grünstadt entdeckte ich am Freitag den 27.02.2026.  Und wieder war der Mandelbaum in der Sausenheimer Strasse in Grünstadt  einer der ersten Mandelbäume in Vollbüte im Leiningerland, diesmal 12 Tage früher als im Vorjahr[1]. So richtig schönes Photographierlicht gab es erst am Sonntag den 1 März, da habe ich die weiße Blütenpracht dann mit einer Bildserie festgehalten. Dabei ist es mir auch gelungen einen Halsbandsittich  im besagten Mandelbaum abzulichten[2]. Wie ich ja im vorhergehenden Blogbeitrag vermerkte, notierte ich mir seit Coronazeiten die Vögel die mir rund um meinen Wohnort in Grünstadt begegnen und die ich zweifelsfrei erkennen kann. Die Halsbandsittiche gehören ja auch inzwischen zur Grünstadter Vogelwelt.

Comme les années précédentes (2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025 ), voici une brève note sur les événements phénologiques printaniers à Grünstadt, dans la Unterhaardt et le Linage. J’ai découvert les premiers amandiers en fleurs à Grünstadt le vendredi 27 février 2026. Une fois de plus, l’amandier de la Sausenheimer Straße à Grünstadt a été l’un des premiers amandiers à fleurir dans la région du Linage cette fois-ci avec 12 jours d’avance par rapport à l’année précédente[3]. Ce n’est que le dimanche 1er mars que la lumière était suffisamment belle pour prendre des photos, et j’ai alors immortalisé la splendeur des fleurs blanches dans une série de clichés. J’ai également réussi à photographier une perruche à collier dans ledit amandier[4]. Comme je l’ai mentionné dans mon précédent article de blog, depuis le début de la pandémie de Covid-19, je note les oiseaux que je rencontre autour de mon domicile à Grünstadt et que je peux identifier sans aucun doute. Les perruches à collier font désormais partie de la faune aviaire de Grünstadt.

Halsbandsittich im bühenden Mandelbaum, Grünstadt Sausenheimer Straße, © Christophe Neff 01.03.2026

Photos alle © Christophe Neff 01.03.2026

Christophe Neff, Grünstadt 04.03.2026


[1] Den Mandelbaum in der Sausenheimer Straße habe ich auch 2024 als inatobservation 199538795 gespeichert.

[2] Siehe auch inatobservation 340787636 Psittacula krameri.  

[3] J’ai également enregistré l’amandier de la Sausenheimer Straße en 2024 sous le nom inatobservation 199538795.

[4] Voir aussi inatobservation 340787636 Psittacula krameri.

Le Piranga vermillon, un migrateur aux couleurs de feu, à Porto au Portugal

Piranga rubra par © José Nunes 22.02.2026 à Porto (Portugal)

Le matin du lundi 23 février 2026, je découvre sur mon mur Facebook une très belle photo d’un Piranga vermillon (Piranga rubra) à Porto, postée par José Nunes dans le groupe Aves de Portugal Continental 2.0. Facebook semble avoir découvert que je m’intéresse aussi à l’avifaune et me montre de temps en temps des images d’oiseaux. Comme je me considère également comme biogéographe, cela ne me paraît pas si étrange. Depuis l’épidémie de Covid-19, je note dans un tableau Excel tous les oiseaux que je parviens à identifier visuellement ou par leur chant autour de mon domicile à Grünstadt. Et si j’arrive à prendre une photo ou à enregistrer le chant des oiseaux, je dépose l’observation sur iNaturalist, comme récemment cette observation nocturne du chant de grues cendrées dans le ciel de Grünstadt[1].

Je suis vraiment fasciné par cette belle photo de Piranga rubra – et je me demande comment cette espèce américaine a finalement trouvé son chemin vers le Portugal[2] ? Fuite ou migration transatlantique ? Migration transatlantique – poussée par les tempêtes successives qui ont traversé l’Atlantique ces dernières semaines ? Ayant longtemps travaillé aux Açores – et n’ayant pas encore perdu l’espoir de revenir à Faial un jour, malgré toutes les complications liées à la maladie de Mitterrand –, je sais bien que l’Atlantique Nord est aussi une route de migration pour les plantes et les oiseaux[3]. D’ailleurs, mes collègues José María Fernandez-Palacios et al, viennent de publier un article intéressant sur la Classification biogéographique de la Macaronésie[4].

L’observation de Piranga rubra à Porto par José Nunes et d’autres observateurs naturalistes est une découverte très importante au niveau de la biogéographie européenne. Est-ce le début d’une colonisation du continent européen par Piranga rubra, ou cette observation témoigne-t-elle plutôt d’un événement éphémère ? À suivre !

Au-delà de toutes ces considérations scientifiques, la photo publiée par José Nunes est tout simplement une très belle photo. Elle me rappelle que « observer » et « écouter » la nature sans but précis me réjouit tout simplement.

Comme le disait un de mes enfants pendant la période de confinement du Covid : « Papa ne souffre pas trop du confinement, car il vit avec ses livres, parle aux fleurs, aux arbres et aux oiseaux – et donc, pas de grand changement pour lui pendant ce « shut-down » »[5].

Pour finir, je publie une capture d’écran de la photo de José Nunes – j’ai demandé son accord sur Facebook, et j’interprète son bouton « J’aime » comme une autorisation !

J’avais pensé à écrire un billet bilingue – français-portugais –, mais j’ai laissé tomber. J’ai bien appris le portugais il y a quarante ans à l’université de Mannheim[6], mais sans l’aide de DeepL ou d’une autre IA, je n’aurais jamais pu traduire mon propre texte en un temps raisonnable. Je lis convenablement le portugais, et après quelques jours d’acclimatation dans un pays lusophone, je peux aussi le parler sans trop de problèmes !

Les lecteurs portugais, sans connaissance du français, pourront naturellement se faire traduire le texte par DeepL ou un autre programme d’intelligence artificielle. Mes textes de blog sont tous écrits de ma main : ce sont mes idées et mes mots que je tape sur l’ordinateur. Le seul domaine où j’utilise l’IA, c’est la relecture – pour détecter les fautes d’orthographe ou de grammaire !

C’est ainsi que Le Chat de Mistral épargne à ma famille et à mes ami(e)s la corvée de corriger mes textes pour le blog paysages !

Photo :

Piranga rubra par © José Nunes 22.02.2026 à Porto (Portugal). « Sanhaço de fogo migrante. Piranga rubra. Porto. 22.02.2026   O ídolo do momento. (Sanhaço de fogo migrateur. Piranga rubra. Porto. 22.02.2026   L’idole du moment). » Publication orignale sur Facebook, Aves de Portugal Continental 2.

Bibliographie :

Fernández-Palacios, José María et al. : In defence of the entity of Macaronesia as a biogeographical region. Biol. Rev. (2024), 99, pp. 2060–2081. DOI : 10.1111/brv.13112

Christophe Neff, Grünstadt, le 25 février 2026


[1] Voir l’observation dans inaturalist inaturalist.org/observations/339616404

[2] On trouve aussi une observation de Pirangra rubra à Porta dans inaturalist faite par Luis Santos (inaturalist observations/339901873) du 23.02.2026.

[3] Voir aussi « “Capelo mon amour” – Fajã Grande, Flores, Capelo, Faial 1999 – 2023. 24 anos de investigação ecológica e geográfica nos Açores (Présentation orale archivée dans KITopen :  DOI: 10.5445/IR/10001627199) » et « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) » et « Neff, C. (2021). Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal). Finisterra, 56 (117), 107–126. doi:10.18055/Finis18523.

[4] José María Fernández-Palacios et al. : In defence of the entity of Macaronesia as a biogeographical region. Biol. Rev. (2024), 99, pp. 2060–2081. DOI : 10.1111/brv.13112

[5] Voir aussi « Rétrospective sur le blog paysages en 2020 » et « Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen“ »

[6] Voir aussi « Le Cartographe des absences / O Mapeador de Ausências  – ou comment découvrir la géographie secrète des paysages de la Baía de Sofala avec le poète Diogo Santiago ».

Blognotiz 25.01.2026: Trump, Grönland und die Medien: Eine Woche im Januar 2026

Am zweiten Arbeitstag meiner beruflichen Wiedereingliederung – das war der Dienstag, der 20. Januar – schrieb ich in mein Tagebuch, welches ich ja schon seit Jahren führe[1]: „Alles schaut auf Grönland, und im Osten reibt sich der Zar Putin die Hände und bombardiert die Ukraine ins ‚Steinzeitalter‘ – in einen Winter ohne Heizung.“ Ich hätte auch schreiben können: „Niemand schaut mehr in den Iran, dort, wo die Mullahs die Proteste in einem Meer aus Blut ertränkten.“ Ich hatte ein paar Tage zuvor einen Blogbeitrag „Blognotice 18.01.2026: ‚Iran – Une pensée pour les femmes et les hommes iraniens qui manifestent avec courage pour leur liberté‘“ ganz im Sinne von „Don’t stop talking about Iran“ gepostet.

Aus dem Iran hört man nicht mehr viel; das Internet scheint immer noch abgeschaltet zu sein, vielleicht wird es auch nie mehr ganz eingeschaltet werden. Wobei auch der Medienhype um Grönland sich vorübergehend gelegt hat, weil bei Mr. Trump nach dem Weltwirtschaftsforum einstweilen der Appetit auf Grönland zum Erliegen gekommen ist[2]. Und der Zar Putin bombt weiterhin jede Nacht die Ukraine zurück ins „Eiszeitalter“ – was auch mir und den Bewohner der ukrainischen Städte die im russischen Bombenhagel liegen – auch niemanden groß zu stören scheint !

Über Grönland weiß ich eigentlich nicht viel – ich verbinde das immer irgendwie mit der Biographie des Geographen Jean Malaurie. So kaufte ich mir dann auch seine Memoiren „De la pierre à l’âme (Vom Fels zur Seele)“ und habe darin inzwischen etwas gelesen. Es waren bestimmt auch Forschungspersönlichkeiten wie beispielsweise Jean Malaurie, also die des „géographe-explorateur“, die mich in den 1980er-Jahren zum Geographiestudium bewegten. Dieser Zweig der Geographie ist, zumindest in der deutschsprachigen Hochschulgeographie, quasi ausgestorben[3]. Ich habe immerhin noch solche Forschungspersönlichkeiten während meines Studiums kennengelernt, beispielsweise Christoph Jentsch, der ja auch einer meiner akademischen Lehrer war.

So fuhr Jentsch in den 1960er-Jahren mit seinem akademischen Lehrer Carl Rathjens von Saarbrücken mit dem Auto von Saarbrücken in den Hindukusch. Jentsch schrieb auch gegen Ende seines akademischen Schaffens eine interessante Geschichte des inzwischen geschlossenen Instituts für Geographie an der Universität Mannheim, über die ich in den ersten Jahren meines Blogs unter dem Titel Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule berichtete. Das Geographische Institut der Universität Mannheim ist, wie gesagt, nun auch schon seit Jahrzehnten geschlossen. Abgesehen davon kann man so frei, wie ich damals noch Geographie studiert habe, im deutschsprachigen Raum wohl nicht mehr Geographie studieren. Vielleicht findet sich noch bei der studierten Geographin und Klimaaktivistin Luisa Neubauer etwas vom Geiste der „géographes-explorateurs“von Anno dazumal.

 Grönland ist also schon wieder aus dem medialen Interesse gerückt – aber geblieben ist zumindest bei mir die Lektüre von Jean Malauries Biographie.


Natürlich kann man dem medialen Hype um Donald Trump kaum entkommen. Das gilt natürlich auch für mich. Letztlich haben sich alle meine Befürchtungen, die ich im kleinen Post America, where are you going im Oktober 2024 niedergeschrieben habe, bis jetzt bewahrheitet. Und nachdem, was diese Woche schon wieder alles im Staate Minnesota, vor allem in Minneapolis, geschehen ist, habe ich erhebliche Zweifel daran, dass die Midterm-Elections im November 2026 als freie und faire Wahlen überhaupt noch stattfinden werden. Irgendwas wird der Trump-Administration schon einfallen, um diese Wahlen zu verhindern. Und sollten diese Wahlen doch stattfinden, wird ein Wahlergebnis, welches der Trump-Administration missfällt, vielleicht einfach nicht anerkannt werden.

Für jemanden wie mich, der an sich immer ein positives Bild der USA hatte – und dies trotz aller Schattenseiten dieses Amerikas , sozusagen von der Hinrichtung der Rosenbergs bis hin zum My-Lai-Massaker –, ist es schon traurig anzusehen, wie die Trump-Administration die Vereinigten Staaten von Amerika in den Abgrund fährt. Letztlich können es nur die Amerikaner selbst ändern. Wir in Europa sind da nur mitfühlende Zaungäste!


Ja, und in dieser von Donald Trump Schlagzeilen geprägten Woche habe ich auch wieder mit der beruflichen Wiedereingliederung begonnen. Während ich versuche, allmählich und beständig wieder in der akademischen Arbeitswelt Fuß zu fassen, schickt ein in der Rhein-Neckar-Region ansässiger Weltkonzern eine ganze Generation von Ingenieuren, Betriebswirten und Technikern aus der mittleren Führungsebene mit Freistellungen und vorgezogenen Ruhestandsregelungen in den „Rentenstand“. Betriebsbedingte Kündigungen gibt es natürlich keine. Es wird nicht groß in den Medien über diese „Vorruhestandswelle“ gesprochen. Sie ist einfach da. Gefühlt scheint es fast so zu sein, als würde ein Großteil der knapp unter oder über Sechzigjährigen in meinem erweiterten Bekanntenkreis hier rund um Grünstadt in den „Ruhestand“ gedrängt werden – manche sogar schon mit Mitte fünfzig. Vielleicht täuscht mich ja auch mein Eindruck. Mag sein, dass sich das für den „Weltkonzern“ rechnet. Aber ich kann mich des Eindrucks nicht erwehren, dass man da eine ganze Menge von technischem & betriebswirtschaftlichem Sachverstand aufs Abstellgleis schiebt – Sachverstand, den man vielleicht doch in naher Zukunft wieder brauchen könnte. Irgendwann werden sich die Folgen dieser „Ruhestandswelle“ auch in den Landschaften zwischen Grünstadt und Bad Dürkheim sichtbar machen. Das wird bestimmt nicht unbemerkt vonstattengehen. Abgesehen davon soll es ja in Deutschland einen Fachkräftemangel geben. Aber das hat scheinbar nichts miteinander zu tun.


Ansonsten gab es in dieser ersten „Wiedereingliederungswoche“ auch hin und wieder ein paar Stunden „Wintersonnenschein“, den ich gern für kleine Spaziergänge mit unserem Hund „Raphia“, einer Gordon-Setter-Hundedame, durch die Weinberge und Gehölze am Grünstadter Berg nutzte! Weiterhin habe ich mich gefreut, dass ich mein Geoökologie-Seminar wieder aufnehmen konnte – und in diesem Seminar konnte ich auch schon einem sehr interessanten Referatsvortrag über die „Megaherbivorentheorie“ beiwohnen. Über die Megaherbivorentheorie und Waldbranddynamik habe ich mich ja schon vor über dreißig Jahren in dem Büchlein „Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes“ beschäftigt. Und irgendwie haben mich die Themen „Waldbranddynamik“ und „Landschaftswandel“ nie ganz losgelassen, denn irgendwie tauchen diese ja auch immer wieder in diesem Blog namens „Paysages“ auf!

Wintersonne und Raureiflandschaft – Grünstadter Berg 21.01.2026

Bibliographie:

  • Jentsch, Christoph (2009): „Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule 1907 bis 2006. Eine Dokumentation“. Selbstverlag, Frankenthal.
  • Malaurie, Jean (2022): „De la pierre à l’âme. La prescience sauvage. Mémoires“. Paris, Éditions Plon.
  • Neff, Christophe (1995): „Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich): eine geographische Analyse“. Mannheim.

Photo : © Christophe Neff, 21.01.2026, Wintersonne und Raureiflandschaft – Grünstadter Berg.

Grünstadt, 25.01.2026


[1] Zum Tagebuchschreiben siehe auch „Zum Welttag des Tagebuches am 12. Juni 2025

[2] Hierzu auch Timothy Garton Ash „Is he crazy? – The PTIB Test… 4 dimensions of Trumpery” in History of the Present.

[3] Hierzu auch « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati » 

Les premières neiges de l’hiver 2025/26 arrivent à Grünstadt durant la journée du 2 janvier 2026

© Christophe Neff, 03.01.2026, palmiers (Trachycarpus fortunei) couvert de neige à Grünstadt

Les premières neiges de l’hiver 2025/26 sont enfin arrivées à Grünstadt durant la journée du 2 janvier 2026. Il y avait déjà eu un petit « épisode de neige » le mercredi 19 novembre 2025, dont je parle dans le billet « Novemberschneeflocken 2025 : Es schneielet, es beielet in Grünstadt», mais la neige avait disparu presque aussi vite qu’elle n’était tombée. Durant l’hiver dernier les premieres chutes de neige ont eu lieu à Grünstadt durant la nuit matinée du 5 Janvier 2025. Maintenant, l’hiver semble bien être arrivé dans l’Unterhaardt et le Leinigerland : bouchons, routes coupées, etc., montrent à quel point de simples chutes de neige peuvent perturber la vie quotidienne[1].

On a bien l’impression que la société, tout comme les services de l’État, semblent tout simplement avoir oublié ce que signifiait « des chutes de neige » — d’autant plus que ces chutes de neige étaient bien annoncées par le DWD (Deutsche Wetterdienst). Et surtout, la quantité de neige tombée durant les dernières heures à Grünstadt n’était pas énorme, environ 3 à 5 centimètres. Naturellement, il y avait aussi du verglas, mais le verglas est également un phénomène naturel des hivers en Europe centrale.

En Allemagne, il y a la « situative Winterreifenpflicht ( obligation situationnelle de pneus d’hiver)», l’obligation de rouler avec des pneus d’hiver dès qu’il y a des chutes de neige, du verglas, etc. Malheureusement, une grande partie des automobilistes allemands ne semble pas connaître cette « situative Winterreifenpflicht », et dès qu’il y a un peu plus de neige, le chaos sur les routes est programmé !

En dehors de cela, personnellement, j’aime bien les hivers neigeux ! Malheureusement, ici dans la plaine du fossé rhénan, les hivers enneigés deviennent de plus en plus rares. C’est aussi l’une des conséquences des changements climatiques.

Photo : © Christophe Neff, 03.01.2026, palmiers (Trachycarpus fortunei) couvert de neige à Grünstadt

Christophe Neff, Grünstadt, Janvier 2026, écrit le 03.01.2026, publie le 04.01.2026

P.S. (05.01.2026, 9 h 40) : Concernant le chaos provoqué par les chutes de neige à Grünstadt et dans les environs du Leiningerland et de l’Unterhaardt, voir aussi l’article de La Rheinpfalz : « Schnee-Chaos auf der A6 » (Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, n° 3, lundi 5 janvier 2026 ; version web : « Schnee-Chaos auf A6 zwischen Grünstadt und Frankenthal – Schnee sorgt für Chaos in Teilen der Pfalz : Auf der A6 bei Grünstadt kam es zu Unfällen. Im Kreis Bad Dürkheim waren Straßen gesperrt. », Die Rheinpfalz, 02.01.2026).


[1] Voir aussi le billet de blog « Wintereinbruch erstes Adventswochenende 2023 »  qui illustre à quel point l’Allemagne semble avoir oublié la capacité de composer avec des hivers neigeux.

Blognotice 29.12.2025: à travers le Bienwald – Noël 2025 – Driving home for Christmas

Sebastian Rogler : Driving Home for Christmas  20.12.2025, Serie „expressgrün“, 70x100cm, Acryl auf Holz / Série « expressgrün », 70 x 100 cm, acrylique sur bois.

Nous traversons le Bienwald. Il fait nuit et, dans l’autoradio, nous écoutons une émission sur Hildegard Knef[1]. Nous ramenons encore des livres français vers l’Allemagne, que nous avons achetés dans la librairie « À livre ouvert » chez Willy Hahn. J’écris « nous » car c’est ma fille qui m’accompagne, car je ne peux pas conduire de longs trajets en voiture. Les complications de la « maladie de Mitterrand » ont beaucoup restreint mon rayon d’action en voiture : le Klinikum Worms, la gare de Frankenthal, c’est à peu près la distance que je peux parcourir seule en voiture.

À Wissembourg, nous avons aussi fait des courses « chez Rebert » et « à la Cloche aux fromages ». Avec livres, fromages, pâté en croûte et bûche de noël, nous rentrions donc en Allemagne. Chez « Willy Hahn », nous avons découvert des « weihnachtsbredele » offerts en cadeau. Cela éveille des souvenirs d’enfance : il y a très longtemps qu’on m’a offert des « weihnachtsbredele » dans un commerce. Il y a certainement plus de quarante ans, à Schramberg, peut-être même dans une librairie : la Buchhandlung Klaußner, située dans la Hauptstraße longeant la Schiltach. La Hauptstraße et l’Oberndorferstraße étaient décorées avec de vraies branches de sapin, quelques étoiles illuminées, quelques « Herrenhuter Sterne » qui brillaient à travers les branches de sapins enjambant les deux rues principales de Schramberg[2]. Et la neige, partout dans la Raumschaft Schramberg, dans toute la Forêt-Noire, un peu comme je l’ai aussi décrit dans la notice  « Schramberg Janvier 2021 – pays de neige / Schramberg Januar 2021 – Schneeland »[3].

Je me demande pourquoi tant de traditions de Noël que j’avais connues dans cette partie du sud de l’Allemagne, la Forêt-Noire et l’Oberschwaben — qui fut, durant mon enfance, encore très imprégnée de catholicisme —, mais qui, de nos jours, se perdent de plus en plus, englouties dans la commercialisation de l’Avent et des fêtes de Noël, semblent survivre comme dans un refuge ici et là, en Alsace. À La Petite-Pierre, on trouve même un « Musée du Springerle ». Les « springerle » de mon enfance, c’étaient ceux de « la Vroni », Veronika Neff de Saulgau, qui nous faisait de merveilleux « springerle » pour les fêtes de Noël.

Ayant grandi dans un environnement franco-allemand, Noël est aussi associé aux « bûches de Noël » et aux « galettes des Rois ». Nous emportons donc une « bûche de Noël » de chez Rebert pour les fêtes en Allemagne. Concernant les galettes des Rois, pendant vingt ans, début janvier, en rentrant du bureau au KIT, j’apportais des galettes des Rois de chez « Erbs » à Lauterbourg pour mes enfants, afin de forger les liens gastronomiques avec la France. C’est avec le Covid et l’application du « home-office » que les « galettes des Rois » ont cessé de trouver le chemin de Lauterbourg vers Grünstadt.

Et tout à coup, à la radio, nous apprenons la mort de Chris Rea. Je pense à sa chanson « Driving Home for Christmas ». Je rentre donc en Allemagne, après avoir passé quelques heures en France dans la capitale d’Outre-Forêt, Wissembourg, avec mes souvenirs de Noël d’une enfance franco-allemande des années 1960 et 1970.

La chanson « Driving Home for Christmas » — sortie en 1986, deux ans après mon bac, mon service militaire, mes stages d’élève officier de réserve — fait depuis partie de mon paysage sonore des fêtes de Noël, au même titre que « La Marche des Rois », « Stille Nacht, heilige Nacht », « O Tannenbaum » ou « Es kommt ein Schiff, geladen ».

Je pense aussi à mes camarades de classe du baccalauréat, celui qu’on avait passé ensemble au Gymnasium Schramberg, en 1984. À mon camarade Mark Finnern, surtout — lui qui, depuis des années, organise les Abitreffen de notre promotion. Driving home for Christmas, c’est aussi cela : retourner en Forêt-Noire, à Schramberg. Retourner pour les Abitreffen, ceux que Mark Finnern continue d’organiser avec constance. Mark Finnern, devenu au fil des années l’un des rares spécialistes de l’intelligence artificielle dans la région de la Forêt-Noire en Allemagne. Là-bas, il anime des ateliers et des rencontres pour promouvoir l’usage concret de l’IA, loin des clichés technophiles.

Au début, nos retrouvailles se faisaient toujours autour de Noël. On revenait du service militaire, des études … On retrouvait la famille, les parents. Mais tout cela a changé. Une grande partie d’entre nous s’est éloignée de Schramberg. On a fondé des familles, on a eu des enfants. Le Home, la Heimat, ce n’est plus vraiment Schramberg, désormais. Schramberg, ce sont les souvenirs des paysages de notre jeunesse. Les premiers amours, les chagrins d’amour. Le bac. Noël en famille. La neige et les sapins, la Fasnet et surtout on était jeunes…

J’avais, au cours de ma carrière académique, donné des cours sur les origines ethnobotaniques de l’arbre de Noël, dont les racines se retrouvent aussi en Alsace. J’avais même collecté du matériel pour y écrire un article ethnobotanique ou même un livre sur les origines et l’ethnobotanique de l’arbre de Noël. Mais à part quelques feuilles de manuscrit perdues, tout cela est resté au stade de projet.

Le soir même, de retour à Grünstadt, je feuillette mes livres achetés dans la librairie « À livre ouvert », dont « Géographies, un dictionnaire », et je me demande si ce récit de souvenirs d’enfance, ces éléments de coutumes de Noël franco-allemandes, correspondent bien à la définition d‘ « écritures géographiques» , chapitre écrit par Isabelle Lefort dans ce dictionnaire. Apparemment, oui. Je me permets de citer les deux dernières phrases : «Comprendre et reconnaître que toute géographie, et ce quels que soient les sas et les biais de ses écritures – formelle, littérale, mathématique, picturale, cinématographique, plastique, chorégraphique – génère, à chaque fois, des réalités géographiques fort différentes, et ce y compris à propos d’un même réel. Les modes d’expression et les modalités scripturales produisant évidemment des performativités à chaque fois particulières, les réalités géographiques ne sauraient exister sans leurs écritures.  (Lefort, Isabelle, 2025, p.171) ».

Je dirais même qu’une grande partie des articles du blog « paysages » pourrait se retrouver dans la catégorie des « écritures géographiques ».

Quelques jours après avoir fixé une première ébauche de mémoire de cette traversée du « Bienwald » du soir du lundi 22 décembre 2025, je découvre dans « Le Monde » qu’un historien, Anton Serdeczny, vient de publier un livre sur la tradition de la bûche de Noël : « La Bûche et le gras. Une anthropologie historique de la magie de Noël [4].

« Driving Home for Christmas » est aussi le titre d’un tableau de l’artiste Sebastian Rogler, qui travaille entre Berlin et Tübingen. Cette œuvre me plaît tellement que je l’ai choisie comme image d’ouverture pour cette notice de blog.

Tableau:

Sebastian Rogler : Driving Home for Christmas  20.12.2025, Serie „expressgrün“, 70x100cm, Acryl auf Holz / Série « expressgrün », 70 x 100 cm, acrylique sur bois.

Bibliographie :

Collectiv GéoXXI (Coordination) (2025) : Géographies un dictionnaire. Coordonée par le Collectif GéoXXI. 633 pages. Paris, 2025, © 2025, CNRS Éditions, Paris            , ISBN 978-2-271-15540-5.  

Lefort, Isabelle (2025) : Écritures géographiques (geographique writing). In : Collectiv GéoXXI (Coordination) (2025) : Géographies un dictionnaire. Coordonée par le Collectif GéoXXI. 633 pages. Paris, 2025, © 2025, CNRS Éditions, Paris            , ISBN 978-2-271-15540-5, pp. 169 – 171.  

Serdeczny, Anton (2025) : La bûche et le gras. Une anthropologie historique de la magie de Noël. Ceyzérieu : Champ Vallon. ISBN 979-10-267-1325-8

Christophe Neff, écrit pendant les fêtes de Noël, publié le 29.12.2025


[1] SWRKultur (22.12.2025): Forum „Ich will alles“ – 100 Jahre Hildegard Knef. Hildegard Knef war Schauspielerin, Sängerin, Schriftstellerin, Diva, Ikone, Weltstar in Deutschland. Was bleibt von ihr mehr als 20 Jahre nach ihrem Tod?.

[2] On retrouve une image de la décoration de  Noël à Schramberg durant les années 1970 ici sur une page Facebook de la ville de Schramberg. La Hauptstrasse (rue principale)  n’était pas encore transformée en zone zone piétonnière. A part la décoration de Noël on remarque les voitures des 1970.

[3] On retrouve un très belle collection de photographies d’hiver (collection Wilhelm Weiß) ici sur une page Facebook des Archives Municipales de la Ville de Schramberg.

[4] Voir « Anton Serdeczny, anthropologue : « La magie de Noël correspond à un moment d’ouverture entre le monde des morts et celui des vivants »Dans une fascinante enquête sur la bûche de Noël, l’historien a développé une approche novatrice de la dimension magique attribuée depuis des millénaires à la nuit du 24 décembre, sur laquelle il revient dans un entretien au « Monde des religions ». Le Monde 24.12.2025 ».

Novemberschneeflocken 2025: Es schneielet, es beielet in Grünstadt

Es war ein Mittwoch im November des Jahres 2025. In der Ferne konnte ich in der Lücke zwischen der Trauerweide des Nachbarn gegenüber und den Dächern des Grünstadter Dächermeeres die Türme des Wormser Doms aus dem Rheinnebel herausragen sehen. Man kann bei guter Sicht aus dem Fenster meines Arbeitszimmers die Türme des Wormser Doms erkennen. Der Wormser Dom St. Peter ist ja seit der Säkularisierung nur noch Pfarrkirche und Basilika minor. Aber einst war der das Wahrzeichen des nicht mehr existierenden Bistum Worms und des Wonnegau.

Im November vor einem Jahr begannen, fast vier Monate nach der totalen Prostatektomie, die postoperativen Komplikationen der Mitterrandschen Krankheit. Ich schrieb damals einen längeren Blogbeitrag mit dem Titel „Worms im Nebelmeer“. Seitdem lebe ich mit den Folgescheinungen dieser „Komplikationen“ und fahre regelmäßig ins Klinikum Worms[1].

Die Türme von St. Peter verschwinden hinter den Schneeflocken. Der Schnee bleibt jedoch nicht liegen. Andernfalls hätte ich es aufgeschrieben. Seit ich diesen Blog führe, schreibe ich immer einen kleinen französischen Blogbeitrag, wenn der Schnee mindestens einen ganzen Tag in Grünstadt liegen bleibt – zuletzt im Januar 2025: „Les premières neiges de l’hiver 2024/25 arrivent à Grünstadt durant la matinée du dimanche 5 janvier 2025“. Wobei Grünstadt im Gegensatz zu Schramberg, der Stadt, in der ich aufgewachsen bin, nie ein Schneeland war. Aber hin und wieder gab es auch in Grünstadt richtige Schneewinter. Im Bildband „1150 Jahre Grünstadt/Pfalz“, den Richarda Eich und Wolfgang M. Schmidt herausgegeben haben, findet sich auf Seite 32 ein Winterbild, das Grünstadt im Winter 1965 zeigt.

Ich lebe seit 1999 in Grünstadt, und ich würde sagen, dass es bis zu Beginn der 2010er-Jahre immer ein paar Tage mit geschlossener Schneedecke gab, in der die Kinder am Grünstadter Berg Schlitten fahren konnten. Hin und wieder gab es auch richtigen anhaltenden Märzschnee – wie zuletzt 2013. Die Schneewinter in Schramberg sind für mich zu unvergesslichen Kindheitserinnerungen geworden. Im photographischen Nachlass meines Vaters befinden sich etliche Schnee und Winterbilder aus dem Raumschaft Schramberg. Aus dem oberschwäbischen Saulgau stammend waren für ihn die Schneewinter in Schramberg auch immer ein eindrückliches Naturerlebnis. Das Stadtarchiv der Stadt Schramberg hat übrigens vor kurzem auf Facebook beeindruckende Schneewinterbilder  aus der Raumschaft Schramberg der 1950er Jahre aus dem Nachlass des Photographen Wilhelm Weiss veröffentlicht[2].

Ich muss an das Schwabenrocklied von Wolle Kriwanek denken: „Es schneilet, es beielet“, das während meiner Jugendjahre im Schwarzwald ein gern gehörter Ohrwurm war. In meinen Zeiten als Schwarzwaldbluessänger habe ich hin und wieder selbst gesungen. In der alemannischen Wikipedia gibt es einen kleinen Eintrag über das Lied, wobei ich das Lied immer mit Wolle Kriwanek verbinde. Ich höre mir auf YouTube den „Wolle Kriwanek“ nochmals an und singe auch mit:

„Es schneielet, es beielet,

Es goht en kaldr Wend,

Es fliegt a schneeweiß Vegele

Oms Kepfle jedem Kend.“

Danach schlägt mir YouTube Marlene Dietrich vor – eine historische Aufnahme: „Sag mir, wo die Blumen sind“ – Düsseldorf, am 5. Oktober 1962, auf der UNICEF-Gala, begleitet vom Orchester Max Greger. Ich schaue Richtung Osten – in der Nacht hat es wieder russische Raketen- und Drohnenangriffe auf die Ukraine gegeben. Es scheint nie aufhören zu wollen, weder im Winter noch im Sommer, weder im Frühjahr noch im Herbst. Mit Friedensliedern wird man das nicht stoppen können, das weiß ich, denn ich war ja nie ein „Pazifist“. Sonst hätte ich mich auch nicht bei der Bundeswehr zum Reserveoffzier ausbilden lassen[3].

Am nächsten Tag lese ich in der französischen Tageszeitung Le Monde den Kommentar von Benjamin Quénelle und Philippe Ricard: «Guerre en Ukraine : Russes et Américains négocient de nouveau dans le dos des Européens » zu den amerikanischen-russischen Verhandlungen zur Beendigung des Krieges in der Ukraine. Eigentlich nichts Neues – das imperiale Amerika überlässt dem russischen Zaren „Ostmitteleuropa“ und erhält im Gegenzug freie Hand in Mittel- und Südamerika wie zu besten Zeiten der Monroe-Doktrin. Und der Herr im Kreml kann dann an der „Westfront“ mehr oder weniger nach Gutdünken vorgehen – wie damals Nikolaus I. von Russland[4] im Kaukasus zu Zeiten von Hadji Murat (Hadschi Murat, dt.)[5]. Das war das letzte Werk von Lew Tolstoi. Da kann man sich schon fragen, inwiefern die Welt sich gewandelt hat – immerhin wurde die „leichte Kavalerie“ durch Drohnen ersetzt. Und Sankt Petersburg ist auch nicht mehr das, was es einmal war. Und was die USA und die Trump-Administration betrifft, bin ich ziemlich illusionslos – mehr oder weniger alle Befürchtungen, die ich im Blogbeitrag „Blognotice 27.10.2024: America, where are you going?“ im Oktober 2024 geäußert habe, sind inzwischen eingetreten. Spätestens am 3. November 2026, anlässlich der sogenannten „Midterms“  wird man sehen, ob man die USA noch zu den liberalen Demokratien rechnen kann!

Mit Friedensliedern wie „Sag mir, wo die Blumen sind“ wird man den Krieg in der Ukraine nicht beenden können. Dennoch singt „la Dietrich“ – am 5 Oktober 1962 in Düsseldorf beeindruckend schön, sie kommentiert das Lied auch auf Deutsch, Französisch und Englisch. Im Sammelsurium-Blog kann man einen interessanten Beitrag „Marlene Dietrich – Sag mir, wo die Blumen sind + Die Welt war jung (1962)“ über diese bemerkenswerte Vorstellung der „Diva“ nachlesen.

Dass man eine solche historische Aufnahme nur auf einer kommerziellen Plattform wie YouTube findet, ist traurig. Dieses historische Kulturgut (Ton- und Filmdokument) sollte eigentlich in einer staatlichen Sammlung in Deutschland archiviert werden und frei zugänglich sein.

Den Text verfasste ich vor nicht ganz zwei Wochen als Gedankennotiz am Mittwoch den 19.November 2025. In diesen zwei Wochen bis zur heutige Niederschrift wurde die Ukraine fast ununterbrochen, Tag und Nacht, von russischen Raketen und Drohnen angegriffen. Jetzt, an diesem Dezemberfreitag, blicke ich – wie so oft – aus dem Arbeitszimmerfenster Richtung Osten auf den Odenwald. Und weit dahinter entfernt liegt die Ukraine – und ich denke, wann wird das endlich ein Ende haben? Wann werden die Menschen in der Ukraine wieder ruhig schlafen können.

Beim Blick aus dem Fenster in Richtung Osten über den Odenwald hinaus denke ich auch an Maria, an Maria Kalesnikava, für die ich vor fast zwei Jahren ein Gedicht geschrieben habe: „Maria (für Maria Kalesnikava)“, damit man sie nicht trotz der Lagerhaft nicht vergisst.  Ich vergesse sie nicht und hoffe, dass sie das Lager bald verlassen kann und in Freiheit leben kann.

Bibliographie

Eich, Richarda; Schmitt, Wolfgang, Schmitt M.; Stadtverwaltung Grünstadt  (Hrsg.)(2025): 1150 Jahre Grünstadt/Pfalz: Fotos und Postkarten aus früheren Zeiten : 875-2025. Grünstadt, 2025, Stadt Grünstadt 2025 (ohne ISBN)

Tolstoï, Léon; Aucouturier, Michel (Ed.) (2004): Hadji Mourat. Édition présentée et annotée par Michel Aucouturier. Traduction de Jean Fontenoy et Brice Parain. Paris, © Éditions Gallimard, 1960 pour la traduction française ; 2004, pour la présente édition. Folio classique 4038, ISBN 978-2-07-030431-8

Tolstoï, Léon (2012) : Hadji Mourat . Tolstoï, Léon : Dans Souvenirs et récits. Préface de Sylvie Luneau. Traductions Sylvie Luneau, Pierre Pascal, Gustave Aucouturier, Boris de Schlœzer, Édouard Beaux, Jean Fontenoy et Brice Parain. Paris, 2012, © Éditions Gallimard 1960, Bibliothéque de la Pléiade Nr. 149, ISBN 978-2-07-010565-6, pages 1409 – 1533.

Als Gedankennotiz im November & Dezember 2025 verfasst, veröffentlicht am Freitag den 12.12.2025.

Christophe Neff, Grünstadt 12.12.2025


[1] Siehe u.a. auch „Blognotiz 31.07.2025: der Juli geht zu Ende und die Mauersegler sind schon fortgezogen“ und „Das Pfrimmhügelland: Von Weinbergen, Windrädern und Bauernkriegen: Eine Landschaft im Wandel – eine persönliche Blognotiz“.

[2] Das Facebookphotoalbum „Winter in den 1950er-Jahren“ Bildergalerie Wilhelm Weiss ist auch Internetarchiv archiviert !

[3] Zu meiner Reserveoffizierausbildung & Karriere bei der Bundeswehr siehe u.a. „Ottmar Schreiner – Sozialdemokrat, Fallschirmjägeroffizier und Katholik (21.04.2013)“ und „Die Truppen des Zaren Putin greifen die Ukraine an! (Übertragung der « Blognotice 24.02.2022: les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine » aus dem Französischen)“.

[4][4] Der deutschsprachige Wikipediaartikel über Nickolaus den I. von Russland ist von beeindruckender Inhaltslosigkeit. Da empfiehlt sich dann doch das französische Pendant „Nicolas Ier (empereur de Russie)“ oder der englischsprachige Wikipediaartikel „Nicholas I of Russia“.

[5] Zur Gemeinsamkeit von Nickolaus I. und Vladimir Poutin siehe auch den im Jahr 2013 geschrieben Beitrag „Blognotice 22.12.2013: De Dostoïevski à Mikhaïl Khodorkovski“.