Les premières neiges de l‘hiver 2020/21 arrivent à Grünstadt durant la nuit du 30 novembre au 1 décembre

Les premières neiges de l‘hiver 2020/21 arrivent à Grünstadt durant la nuit du 30 novembre au 1 décembre. Mais ces quelques flocons se transformaient en crachat de pluie dans la matinée du mardi premier décembre. Décidément la Unterhaardt n’est pas un pays de neige, elle porte à juste titre le nom « Toskana Deutschlands (la toscane allemande) ».

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009 – 2009 dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, en  2010 vers la fin novembre, en 2011 le 18.12.2011,  en 2012  le 27.10.2012 , L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, en 2015  le 14 Octobre 2015, durant l’hiver 2016/2017 les premiers neiges apparaissait le 2 janvier 2017, pour l’hiver 2017/18 c’était le 4 décembre, et durant le dernier hiver, l’hiver 2019/18 la nuit du 15 au décembre 2018 apportait les premiers neiges arrivait à Grünstadt. Les premières neiges de l’hiver 2019/2020 arrivaient très tardivement le 27.02.2020 et ces neiges tardives recouvraient les vignobles de la Unterhaardt pendant plusieurs jours.

Christophe Neff, le 02.12.2020

Blognotice 23.07.2020 : rétrospectives personnelles franco – allemandes sur deux mois de déconfinement COVID-19

Et finalement l’été arriva à Grünstadt, – l’Allemagne comme la France s’est deconfinée depuis des semaines déjà. Ici à Grünstadt les vacances scolaires ont débuté depuis un moment, – une grande partie de l’Allemagne est sur la route des vacances. Il reste que les Lands du Sud la Bavière et le Baden –Württemberg qui travaillent encore. Le confinement en Allemagne comme je l’avais déjà écrit en Avril n’était pas du tout comparable à la situation en France – vue de France cela ressemblait plutôt à un « confinement light » et en plus ici en Allemagne les règles d’application du confinement entre les différents lands était assez hétérogène. En Bavière cela ressemblait déjà un peu aux règles strictes françaises, ici en Rheinland-Pfalz, on n’avait plutôt l’impression que le gouvernement régional de Mayence avait optée le plus vite possible pour un modelé ressemblant au modèle suédois.  Personnellement le confinement ne m’a pas trop touché, sauf que la charge de travail avait considérablement augmenté durant le confinement, avec tous les plannings des cours « online » – et le décèlement et l’organisation des examens etc., et cela perdure.  J’ai quand même réussi à écrire un petit article scientifique qui résume un peu mes recherches géographiques en Tunisie et qui dessine un premier tableau  sur l’évolution des incendies de forêts en Tunisie de 2000 à 2019[1] que je viens de soumettre à la revue «Géographie et Développement». J’ai aussi eu l’agréable surprise d’apprendre pendant le confinement que l’article dont je parlais[2] dans le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) »- vient d’être accepté par la revue « Finisterra ».  J’ai aussi fait l’expérience de participer à un symposium online de géomedicine sur le COVID-19 le  «COVID-19 als Zäsur? Geographische Perspektiven auf Räume, Gesellschaften und Technologien in der Pandemie » où j’ai même tenu une petite « mini présentation » virtuelle dénommé « Persönliche Überlegung zur COVID 19 – Situation[3] (réflexions personnelles sur la situation du COVID-19) » qui s’est focalisé entre autre sur les différences géographiques des principaux foyers du COVID-19 en Allemagne et en France.  Comme je l’ai déjà écrit dernièrement  j’ai failli toucher la géo-médicine & la modélisation épidémiologique au début des années 2000.  C’était une expérience assez intéressante pour moi, comme jusqu’ à présent je n’avais jamais participé à un  « télé-symposium ». Finissons ce petit tour d’horizon « post-confinement COVID-19 » personnelle – avec une question ! Comment est-ce que la rentrée va-t-elle se passer –  quand je lis dans le Monde l’article  « Sur le littoral français, l’« insoutenable légèreté de la foule » de vacanciers face au coronavirus » où le fait que les premiers vacanciers allemands sont revenus de l’île de Majorque atteint du COVID19[4]. Reste à espérer que la situation ne dégénéra pas trop en fin de vacances. En tout cas il faudrait être assez vigilant pour ne pas être trop dépassé par l’évolution du COVID 19 au début de la rentrée prochaine !

Christophe Neff, 23.07.2020

[1]  Neff. C. (2020): Incendies de forêts, changements climatiques, paysages & révolutions .  Soumis/submitted (le 20 .07.2020) to: « Géographie et Développement » Revue de l’Association des Géographes Tunisiens

[2] Neff, C. (2019): Neff, C. (2019): Observations de la dynamique végétale sur le volcan des Capelinhos (Île de Faial/ Açores /Portugal), Submitted to Finisterra 02.09.2019, accepted 03.06.2020.

[3] Neff, C.(2020): „Persönliche Überlegung zur COVID 19 – Situation„. In: COVID-19 als Zäsur? Virtual Oralpresentation  at : Geographische Perspektiven auf Räume, Gesellschaften und Technologien in der Pandemie. 6.7 – 8.7.2020.. Online Symposium. Research Group Transient Spaces & Societies. Geographisches Institut der Leopold-Franzens-Universität Innsbruck

[4] Voir aussi «  Mitteilungen der Stadt Cottbus 22.07.2020: Reiserückkehrer – Vier neue Corona-Fälle in Cottbus/Chóśebuz » et « Positiver Corona-Test nach Mallorca-Urlaub – was das für Reisende bedeutet »

Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt

Die COVID19 Kontaktbeschränkungen haben zu einem quasi „Kondensstreifen losen Himmelsbild“ geführt. Man könnte diese seltenen Bilder durchaus als Coronahimmelslandschaften bezeichnen. Im Grunde stellen diese Coronahimmelslandschaften schon ein fast abgeschlossenes Kapitel der jüngeren Zeit – und Umweltgeschichte dar.   Mit der schrittweisen Aufhebung der COVID19 bedingten Kontaktbeschränkungen  wird der Flugverkehr auch bald wieder merklich zunehmen und damit wird es wieder Himmelslandschaften mit Kondensstreifen geben. Es ist fast vergessen, aber vor genau zehn Jahre bescherte uns ein Vulkanausbruch fast das  gleiche Himmelsbild. Es war der Ausbruch des Eyjafjallajökull  im Frühjahr 2010 welcher in großen Teilen Europas den Flugverkehr teilweise zum Erliegen brachte. Dem Kondensstreifen losen Himmelslandschaften über Grünstadt hatte ich damals zwei kleine Blogbeiträge gewidmet, – einmal  „Ein Himmel ohne Kondensstreifen – der Himmel über Grünstadt am 17-18.4.2010“ und sowie „Vue de Grünstadt – et encore les cendres du Eyjafjöll (9.5.2010)“. Analog zu diesen beiden Beiträgen, die ja auch inzwischen historische Himmelsbilder des Himmels über Grünstadt beinhalteten, folgen nun einige Photos der Coronahimmelslandschaften über Grünstadt, die ich während der Zeit der COVID 19 Kontaktbeschränkungen anfertigte. Weiterhin noch ein Screenshot des Flughimmels über Grünstadt vom Flightradar24  vom Abend des 05.05.2020.

Mit der sukzessiven Aufhebung der COVID19 Kontaktbeschränkungen geht auch die Zeit der Coronahimmelslandschaften zu Ende, das Himmelsbild wird sich in den nächsten Tagen wieder merklich in eine Himmelslandschaft mit Flugzeugverkehr und Kondensstreifen zurück verwandeln. Ich bin gespannt welche Erinnerungen an diese sonderbare Zeit in ein paar Jahren noch abrufbar sein werden.  Man spricht ja in unseren Medien so gern vom Lockdown, aber verglichen mit den COVID19 Maßnahmen wie man sie beispielsweise in Frankreich, Italien und Spanien an der Tagesordnung waren, kamen wir in Deutschland bisher vergleichsweise „glimpflich“ aus der COVID19 Krise davon.

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Screenshot Flightradar24 05.05.2020 gegen 21:13

abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09
abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09, © Christophe Neff

Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020
Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020, © Christophe Neff

Blick auf Grünstadt 21.04.2020
Blick auf Grünstadt 21.04.2020, © Christophe Neff

Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020
Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020, © Christophe Neff

Photos: alle © Christophe Neff

Grünstadt, 12.05.2020

Blognotice 13.04.2020 : Week-end pascal 2020

Prunus serrulata Büte Grünstadt Westring 10.04.2020

Les cerisiers du Japon en fleur dans notre petit quartier longeant l’allée du Westring à Grünstadt[1] le printemps est définitivement arrivé ici dans la Unterhaardt. Nous vivons depuis trois semaines en confinement, mais en réalité, comparé à la France se sont plutôt des mesures de restrictions qui varient fortement en fonction des décisions des « Länder ». Et même dans les Länders  les différents niveaux de restrictions peuvent varier d’un Landkreis à l’autre. En effet c’est le « Landrat » qui décide sur l’ampleur du niveau des restrictions dans son « Landkreis ». Comparé à la France, jusqu’ à présent en Allemagne, les choses vont plutôt bien, – les hôpitaux ne sont pas saturés, il y apparemment encore suffisamment de lits de soins intensives et les respirateurs nécessaires, – et le taux de mortalité dû aux  COVID-19 est encore relativement bas. Mais le sommet de la vague n’est pas encore atteint en Allemagne, – on est à peu près 2 à 3 semaines en retard sur la France concernant le COVID-19, – on a donc encore des soucis à se faire en Allemagne, même si globalement on semble jusqu’à  présent épargné du pire en Allemagne.  Mais en Allemagne aussi, il y des problèmes dû au COVID-19, il ne faut pas se faire d’illusions. D’ailleurs l’hôpital de Grünstadt a dû être fermé, car une partie du personnel soignant est atteint pas le COVID 19. Je crois même que la fermeture de l’hôpital de Grünstadt est une première en Allemagne. En dehors de cela, je suis depuis presque trois semaines en « Home office » comme on dit ici en Allemagne. Une fois par semaine je fais un déplacement à Karlsruhe pour travailler dans mon bureau au KIT, mais appart cela c’est le Home office. Notre bibliothèque universitaire est fermée, les ruelles qui séparent les divers bâtiments sont quasiment vides. Mais pas moins de travail, au contraire. La préparation du prochain semestre qui sera certainement un semestre virtuel, avec des cours via « Ilias », « Zoom » et « Teams » nécessite beaucoup de temps.

powersDonc moi personnellement je consacre moins de temps à mes lectures. Tous les jours quelques pages dans « The Overstory » de Richard Powers.  Lecture intéressante, qui me fait découvrir en utilisant le guide « National Wildlife Federation Field Guide to Trees of North America » les arbres des forêts nord-américains. C’est une lecture fascinante, et j’aurais aimé consacrer plus de temps à ce livre. Cette crise du COVID 19 me laisse aussi resurgir des souvenirs de  mes années de Post-doc. Pendant ce temps-là j’avais songé à postuler pour un poste de chercheur spécialiste en modélisation des épidémies et de maladies infectieuse au INSERM. Si on modélise les incendies de forêt, les plantes envahissantes ou autre processus dynamiques qui influencent leur environnement cela revient à peu près au même que de modéliser des maladies fieldguideinfectieuse. Finalement je n’ai jamais postulé, – et j’ai donc débuté comme chercheur en géographie & écologie dans le département de Geoecologie de l’ancienne université de Karlsruhe durant l’année 2005. Certainement un bon choix vu le salaire assez misérable qu’on gagne dans la recherche française.  Mais durant cette crise du COVID19 j’ai quand même suivi avec intérêt les divers travaux de modélisation du COVID19, – et faut le rappeler que l’équipe de Vittoria Colizza[2] de l’INSERM avait présenté un premier model d’impact du COVID 19 en janvier 2020[3]. Même si c’est loin de mes propres recherches scientifiques, et comme je l’ai déjà écrit ici dans ce blog,  une grande partie de mon travail est plutôt du management scientifique, je suis donc avec attention les divers approches scientifiques de comprendre les agissements du COVID 19 sur notre santé, les environnements, leurs géographie(s).  Un des premiers articles de presse que j’avais lu sur le Covid 19 était surement « Une pneumonie d’origine inconnue en Chine [4]» cosigné  Paul Benkimoun et Fréderic Lemaître paru le 9 janvier 2020 dans le Monde.

Et ce dimanche de paques,  3ème  dimanche de confinement dans le Landkreis Bad Dürkheim, appart avoir écrit ce petit texte, c’était un jogging sur le Grünstadter Berg traversant les plantations de cerisier, et le gigot d’agneau en famille avec mon épouse et les enfants. En fait on voulait descendre dans le Sud pour les fêtes pascales visiter la famille dans le Midi à Port Leucate.

Je finis ce petit billet avec une citation de Vittoria Colizza «  Le confinement va durer longtemps car on ne peut pas vivre normalement avec cette épidémie. Le fait d’attendre encore pour le lever a l’avantage de garder un nombre de cas abaissé et allège la charge pour le système hospitalier, remarque Vittoria Colizza. Il donne aussi du temps pour augmenter la capacité de dépistage, notamment avec des tests rapides mais une préparation logistique est indispensable en termes humains et organisationnels. Ce n’est pas qu’une question de quantité de tests. » extrait de l’article « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace, selon une étude de l’Inserm » signé  Paul Benkimoun du Monde publié le 12.04.2020[5] . Dans ce contexte il me semble aussi important de signaler le dernier « papier » de Colizza et ses collaborateurs « Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies[6] » car si possible il faut toujours lire les contributions originales des chercheurs.

Livres et autres sources citées :

Di Domenico, L., Pullano, G., Sabbatini, Ch. E., Boëlle , P.Y , Colizza, V. (2020): Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies. (Currently under screening at medRxiv.org.). Report #9. EPIcx lab. COVID-2019 outbreak assessment.

Kershner, Bruce; Mathews, Daniel; Neslon, Gil; Spellenberg, Richard (2008): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. Foreword by  Craig Tufts, NWF Chief Naturalist. © 2008 by Andrew Stewart Publishing, INC New York. ISBN 978-1-4027-3875-3

Powers, Richard (2019) : The Overstory. A Novel. Copyright © 2018 by Richard Powers. First published as Norten Paperback 2019. W.W. Norton & Company 2018, New York. ISBN 978-0-393-355668-7

Pullano, G.; Pinotti, F., Valdano, E., Boëlle , P.Y., Poletto, Ch., Colizza, V. (2020): ; Novel coronavirus (2019-nCoV) early-stage importation risk to Europe (January 2020). In Eurosurveillance – Europe’s journal on infectious disease surveillance, epidemiology, prevention and control. https://doi.org/10.2807/1560-7917.ES.2020.25.4.2000057

Photos: toutes © Christophe Neff

Ecrit le 12.04.2020 & 13.04.2020 pendant le Week-end pascal 2020 à Grünstadt, publié le 13.04.2020

Blick auf die blühenden Kirschbaumanpflanzungen auf dem Grünstadter Berg Ostersonntag 2020

[1] Ce quartier construit vers la fin des années 1960 est appelé « le ghetto », par ses habitants et se trouve en proximité de l’Hôpital de Grünstadt.  Appartenant à l’origine au complexe hospitalier et mis à disposition exclusivement pour le personnel soignant du nouvel hôpital. Mais depuis quelques décennies déjà il n’y a presque  plus d’habitants  qui exercent une profession soignante.

[2] On trouve un portrait de Vittoria Colizza dans le Monde.fr  du 17. Février 2020, article malheureusement réserve aux abonnées du Monde « Vittoria Colizza : le virus de la recherche Physicienne de formation, la chercheuse italienne dirige une unité Inserm spécialisée dans la modélisation des épidémies, notamment celle du nouveau coronavirus SARS-CoV-2 ».

[3] Voir : Novel coronavirus (2019-nCoV) early-stage importation risk to Europe, January 2020” in Eurosurveillance – Europe’s journal on infectious disease surveillance, epidemiology, prevention and control.

[4] Voir « Une pneumonie d’origine inconnue en Chine – Une centaine de personnes officiellement a contracté un virus qui pourrait appartenir à la même famille que celui du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)» (réservé aux abonnées du Monde).

[5] Voir « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace, selon une étude de l’Inserm » publie dans le Monde.fr du 12.04.2020 » (réservé aux abonnées du Monde).

[6] “Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies” download ici.

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020

Osterglockenblüten im Schnee Grünstadt 28.02.2020
Fleurs de Narcisses recouvert par les premières neiges de l’hiver 2019/20 à Grünstadt, © Christophe Neff 28.02.2020

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020 apportent les reflets oublié d’un paysage d’hiver, paysages de vignes couverts par la neige, qui devient de plus en plus rare dans la Unterhaardt.  Ces neiges tardives ont couvert les fleurs des amandiers, des premiers narcisses dont je parlais dans mon dernier billet. Mais c’était plutôt un passage éphémère de l’hiver, – j’écris ses lignes durant la soirée du dimanche premier mars, et la couverture neigeuse de la Unterhaardt a déjà disparu ! Mais honnêtement je ne pense pas que la rareté de la neige dans l’Unterhaardt est un premier signe des changements climatiques, car l’Unterhaadt est une des régions les plus douces de l’Allemagne, et on la compare souvent à la « Toscane allemande », et historiquement les couvertures de neiges prolongées avaient toujours un caractère exceptionnel. Ce qui me semble être plutôt un signe de réchauffement climatique, est le fait que l’hiver 2019/20 est le premier hiver sans production de « Eiswein (Vin de glace) !

Neige sur la Unterhaadt- Schneebedeckte Unterhaardt 28.02.2020
Neige sur la Unterhaadt en arrère-plan le Grünstadter Berg – Schneebedeckte Unterhaardt mit Sicht auf den Grünstadter Berg,  © Christophe Neff 28.02.2020

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009 – 2009 dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, en  2010 vers la fin novembre, en 2011 le 18.12.2011,  en 2012  le 27.10.2012 , L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, en 2015  le 14 Octobre 2015, durant l’hiver 2016/2017 les premiers neiges apparaissait le 2 janvier 2017, pour l’hiver 2017/18 c’était le 4 décembre, et durant le dernier hiver, l’hiver 2019/18 la nuit du 15 au décembre 2018 apportait les premiers neiges arrivait à Grünstadt.

Photos: toutes © Christophe Neff 28.02.2020

Christophe Neff, Grünstadt le 01.03.2020

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2020 an der Unterhaardt / Début de printemps 2020 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

 

Mandelbüte, Weisenheim am Berg (Strasse nach Freinsheim), 21.02.2020
Mandelbüte, Weisenheim am Berg (Strasse nach Freinsheim), 21.02.2020, © Christophe Neff

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018, 2019 ) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, am Dienstag, den 18 Februar[1]. Die ersten blühenden Osterglocken entdeckte ich ein paar Tage später in Herxheim am Berg.  Überhaupt so scheint es mir, nachdem ich die Frühlingsphänologie in der Unterhaardt seit Jahren, ja Jahrzehnten beobachte, dass der Frühling zwischen Weisenheim am Sand, Freinsheim und Herxheim am Berg immer besonders früh sein Gesicht zeigt, d.h. dass dort die „Frühlingsboten“ wie Mandelbäume, Osterglocken etc. immer besonders früh blühen.

Mandelbaumblüte Grünstadt, Sausenheimstrasse 21.02.2020
Mandelbaumblüte Grünstadt, Sausenheimstrasse 21.02.2020, © Christophe Neff

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 , 2019 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier amandier en fleurs je le découvris mardi, le 18 février à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Quelques jours plus tard on pouvait observer les premières narcisses en fleurs à Herxheim am Berg et à Grünstadt. D’ailleurs il me semble, qu’après avoir observé depuis des années, voir des décennies, la phénologie de printemps dans la Unterhaardt, que le printemps montre son visage entre Weisenheim am Sand, Freinsheim et Herxheim am Berg particulièrement tôt, que les amandiers, les narcisses se mettent en fleurs avec beaucoup d’avance !

erste Osterglocken 2020 Herxheim am Berg (Grünanlage Alex Weinlounge) 21.02.2020
erste Osterglocken 2020 Herxheim am Berg  21.02.2020, © Christophe Neff

Photos :  Alle /Toutes © Christophe Neff 21.02.2020

Christophe Neff de/le 23.02.2020

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ , „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt“, sowie „Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt» et « Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt»

Rétrospective sur le blog paysages en 2019

Vue depuis le Grünstadter Berg sur Grünstadt 30.12.2019
Vue depuis le Grünstadter Berg sur Grünstadt 30.12.2019, © Christophe Neff

Comme les années précédentes, je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus des paysages durant l’année 2019[1]. En 2019 paysages, qui fut un blog abonné Le Monde.fr jusque à la fin Mai 2019, entra dans sa dixième année d’existence.  Cette année 2019 fut une année décisive pour le blog paysages, car le 10 avril je reçois un email du Monde, m’annonçant la fin prévue des blogs abonnées le Monde.fr pour le 5.Juni 2019. J’étais donc, comme les autres bloggeurs abonnés du Monde, si voulais continuer à poursuivre l’aventure du blog , obligé de trouver un autre « hébergeur » pour paysages. Après un dernier billet sur le Monde.fr intitule « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr », paysages prend un nouveau début sur la plateforme « WordPress.com » avec la notice « Nouveau départ pour le blog paysages ». Le transfert du contenu du blog sur WordPress.com ne posait pas trop de problèmes, mais due à un « bug » en juillet 2019 une partie des redirections du Monde.fr et à peu près 2/3 des images du blog paysages sur le Monde.fr ayant disparu. J’essaye donc progressivement de réinitialiser les images des anciens articles du blog hébergé sur les « services des blogs abonnées du Monde.fr ». Cela prend du temps, et je ne sais pas si j’arriverai à faire réapparaitre tous les anciennes images du blog. Naturellement il faut admettre, la fréquentation des paysages a beaucoup diminué depuis qu’il est hébergé sur « Wordpress.com » – sous le drapeau du Monde.fr la fréquentation journalière du blog paysages se situait  entre 50 et 150 visites par jours, – et depuis le nouveau départ sur wordpress la fréquentation se situe entre 15 et 30 visites par jours.

L’article le plus consulté en 2019 fut l’article « La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » (5,22% des consultations sur paysages en 2019). C’est dans cet article que j’ai aussi reproduit (un scan) le courrier reçu par email de la part du Monde, annonçant la fin des blogs abonnées du Monde. Je crois que cet article assez régulièrement consulté, a déjà un peu le caractère d’un document historique, – un document sur l’histoire du Journal le Monde.

En deuxième position on trouve l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (4,05% des consultations sur paysages en 2019) billet écrit en juillet 2009 qui nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

Enfin au troisième rang le billet bilingue (français/allemand) « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr » (3,47% des consultations sur paysages en 2019), qui retrace un peu l’histoire de paysages sur la plateforme des blogs abonnées du Monde.fr.

En quatrième position l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » (2,04% des consultations sur paysages en 2019), billet autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin.

En  cinquième position on trouve l’article « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 » (1,76% des consultations sur paysages en 2019). Un billet qui se penche sur les incendies de forêts de l’été 2018. Dans ce billet publié en anglais j’insiste surtout sur les interdépendances entre dangerosité de futurs feux de forêts et changements climatiques en Europe et dans les régions méditerranéens du globe.

En sixième position on trouve le billet « Et finalement les premières neiges sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 15 au 16 décembre 2018 » (1,71% des consultations sur paysages en 2019). Ce billet décrit la seule chute de neiges (importantes) que nous avons eues à Grünstadt, durant l’hiver 2018/2019. Je pense que ce billet est surtout lu à cause des images montrant les fruits de mes arbousiers couvert par la neige.

En septième position on trouve  l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (1,68% des consultations sur paysages en 2019). Billet écrit en anglais durant l’été 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques ou « megafire » – je parle de « the fatal Mega fire of the Forêt des Landes » , tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En huitième position on trouve   « Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes » (1,55% des consultations sur paysages en 2019), – encore un billet qui se penche sur l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En neuvième position la notice « De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris» (1,54% des consultations sur paysages en 2019), qui décrit en voyage en vélo de Schramberg la petite ville de Forêt-Noire ou j’ai grandi à Paris que j’ai effectué durant l’été 1980. Le souvenir de ce voyage à Paris en bicyclette traversant la Forêt-Noire, la plaine de l’Alsace, les Vosges, la Lorraine etc. m’a ressurgit en voyant la Cathédrale Notre-Dame de Paris dévorer par les flammes le 15 et 16 avril 2019.

Enfin en dixième position le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Ile de Faial/Açores) » (1,54% des consultations sur paysages en 2019). Ce billet est une rétrospective personnel sur vingt ans de voyage de recherche sur l’ile de Faial.

A part les articles sur fin des blogs abonnées sur Le Monde.fr, et les deux articles autobiographiques (De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris, Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Ile de Faial/Açores) , Erinnerungen an die „märklinModerne ) ce sont surtout les articles se penchant sur les incendies de forêts qui ont été consulte en 2019 sur paysages. Ce qui est assez surprenant car je l’ai déjà écrit l’année dernière, en ce moment je ne travaille presque plus sur les feux de forêts. Néanmoins je pense qu’avec les changements climatiques annoncés on devrait s’attendre à plus de feux dangereux, aussi bien sur les régions méditerranéens (européens et autres) que sur les régions de l’Europe centrale (en France les massifs forestiers du Grand Est, en Allemagne presque tous le massifs forestiers, même choses pour la Suisse et l’Autriche). Dans ce contexte je peux que recommander la lecture du texte « Changer notre regard sur les incendies de forêt ….et agir sans délais » écrit et rédigé par Charles Dereix, Louis-Michel Duhen et Éric Rigolot pour la revue et l’association « forêt mediterrannéenne » et publie dans tome XL, numero 2 du juin 2019 de le revue éponyme – même si ce texte concerne surtout les régions méditerranéens françaises. Néanmoins ce texte mérite une large distribution.

Je finis ce billet de rétrospective sur l’année 2019 sur le blog paysages une phrase du billet que j’avais écrit en janvier 2019 dans « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 » …. « mais néanmoins avec l’expertise scientifique que j’ai acquise pendant les dernières décennies je pense que en 2019 nous allons une fois de plus être confrontés à des scenarios d’incendies de forêts catastrophiques. La Californisation, la suburbanisation d’une part, – et les changements climatiques d’autres part – sont un cocktail particulièrement dangereux qui peuvent engendre de plus en plus de feux de forêts mortels ». Vue ce qui se passe actuellement en Australie, je peux que réitérer ses propos écrit il y maintenant un peu plus d’un an.

Concernant le blog paysages – je vais continuer au fil du temps, de rédiger des billets en français, parfois en allemand et anglais, sur mes « paysages » …..

Bibliographie :

Dereix, Ch., Duhen, L.-M., Rigolot, E. (2019): Changer notre regard sur les incendies de forêt ….et agir sans délais. Dans forêt mediterranéenne, tome XL, numero «  juin 2019, pp. 159 – 171.

Photo : Vue depuis le Grünstadter Berg sur Grünstadt, © Christophe Neff 30.12.2019.

Christophe Neff, écrit le 03.01.2020, publié le 04.01.2020

[1] Voir :  « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 »

Botaniste – un livre qui invite à rêver de voyages, de plantes et de paysages lointains

botaniste livre couverture bandeauBotaniste – le livre écrit par Marc Jeanson et Charlotte Fauve est un beau petit livre qui invite à rêver de voyages, de plantes et de paysages lointains et même de paysages les plus proches. Des plantes qu’on peut trouver au coin de la rue chez soi. Comme Caryota angustifolia que l’auteur découvre dans la jungle urbaine de New York. « Un jour, c’est en regardant une pousse s’etirer dans cette jungle urbaine que j’ai decouvert un palmier, Caroyta angustifolia  Zumaidar & Jeanson – caroyte à feuilles étroite, tel est son nom, celui qui je lui ai donné. (Jeanson & Fauve (2019),  p. 10) »

J’ai découvert le livre dans le Monde, le 10 Juni 2019, – par la critique  de Lucien Jedwab  « Les botanistes, inlassables défricheurs  – Ecrit par Marc Jeanson et la journaliste Charlotte Fauve, un récit à l’écriture alerte explore la science du végétal sous toutes les coutures. ». Comme je fus immobilisé chez moi à Grünstadt à la suite d’une blessure de sport depuis fin juin, ce livre m’a permis de faire des extraordinaires voyages à travers le monde végétal des pays lointains, mais aussi faire revivre quelques souvenirs personnels de ma jeunesse étudiante, de ma vie professionnelle, de mes voyages. Naturellement ce n’était pas le seul livre qui m’a accompagné et qui m’accompagnait pendant ce long arrêt de travail de maladie. J’en n’ai même dévoré une quantité assez impressionnante.

Mais ce livre, me rappelait pendant que mon « rayon d’action se limitait à notre jardin, l’hôpital de Grünstadt, les sessions de kinésithérapie », à quel point j’aime la partie « terrain » de mon travail de scientifique, de géographe-écologue de l’ancienne école naturaliste (allemande). Et parfois je rencontre des phrases, qui me rappelaient ce que j’écrivais il y a quelques années dans paysages. «  Malgré d’appels d’éminents scientifiques un renouveau de de la taxonomie,  les naturalistes à l’ancienne, qui savent reconnaître  une plante, mais aussi reconnaître et expliquer son écologie et son fonctionnement deviennent une espèce en voie de disparition (Jeanson & Fauve (2019),  p. 115, 116)». Malheureusement c’est vrai, et cela devient de pire en pire, – j’avais écrit des lignes semblables, il y a maintenant presque trois ans dans le billet « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati ».

J’ai lu « botaniste » en utilisant ma petite bibliothèque « phytogéographique/botanique » privée, que je me suis constituée pendant presque trente ans de carrière, – j’ai surtout consulté « Field Guide to Trees of North America[1], Field Guide to  Trees of Southern Africa[2] et Guide to Trees introduced into Southern Africa[3] » – et je me suis rendu compte que le livre que je voulais m’acheter il y presque vingt-cinq ans « Palms throuhgout the World » ne figurait, n’existait pas dans ma bibliothèque privée.

Naturellement on peut bien lire botaniste, sans bibliothèque privée « phytogéographique /géobotanique » grâce à « Dr. Google, ou en utilisant Wikipedia. Dans ce contexte je me suis aperçu, que certains articles « botanique » sur Wikipédia sont parfois dans un triste état. Même chose sur les personnalités botaniques – sur Maurice Schmid dont les auteurs « dédient quelques fleurs écloses sur la  page 216 », – on trouve un petit article dans la Wikipédia  espagnole, mais malheureusement pas un mot dans la Wikipedia.fr . Mais enfin on trouve un arcticle assez complet sur Gérard-Guy Aymonin dans le Wikipedia.fr,  – dont le livre de Jeanson & Fauve porte le souvenir – et nous rappelle que Monsier Aymonin fut la mémoire vivante de l’herbier (p.64).

En lisant les lignes de « Botaniste », en consultant ma bibliothèque, en voyageant à travers plantes, jardins et paysages je me disais qu’on pourrait aussi éditer une version « Beau- livre » de Botaniste, avec une deuxième partie traitant chaque plante décrite dans le livre, avec un petit résumé décrivant taxonomie et écologie, carte de répartition historique et de répartition actuelle. Photos & images historiques, photo de planche d’herbier etc. Naturellement un tel livre, couterait le double voire le triple du livre actuel, et de plus cela serait peut-être là un autre livre. Naturellement le livre mériterait une traduction anglaise pour trouver aussi un public international. Peut-être même le beau livre dont je parlais gagnerait d’être édité dans une version bilingue français/anglais, car cela élargirait certainement le public pour un tel livre. En plus une traduction allemande du livre dans l’édition actuelle s’imposerait aussi, – même si les botanistes de terrains professionnels en Allemagne se rétrécit comme une peau de chagrin, nous avons ici une très large communauté de botaniste amateurs (pharmaciens, professeurs de lycée et de collèges, jardiniers &paysagistes etc.) qui s’intéressent aussi à l’histoire botanique.

J’ai beaucoup aimé ce livre, mais il faut être conscient qu’il nous parle d’un univers qui est de plus menacé. Je me demande parfois, qui dans quelques années sera capable de reconnaitre et identifier la « Valériane rouge (Centranthus ruber)» au coin de ma rue à Grünstadt, des Palmiers qui poussent dans mon jardin (Trachycarpus fortunei), les Pourpiers de Cooper (Delosperma cooperi) qui risquent un jour de s’échapper des jardins de la Unterhaardt, les violettes du Cap Leucate (Viola arborescens  Violette ligneuse), l’oiseau du Paradis (Caesalpinia gilliesii) qu’on retrouve ici et là dans le pays Leucatois[4] etc.. Et naturellement dans le livre de Marc Jeanson, on a parlé beaucoup de palmiers, car Marc Jeanson est un spécialiste des palmiers. Donc c’est aussi une lecture très enrichissante pour tous les amateurs de palmiers.

Et pour finir, – dès le début « Botaniste » m’avait émerveillé car il parlait de Michel Adanson. En Septembre dernier lors du dernier congrès Floramac à Madère j’ai tenu un exposé sur la description de la végétation de l’ile de Faial (Acores) par Michel Adanson[5]. Michel Adanson est un de ces grands botanistes, presque tombé à l’oubli de nos jours, dont nous parle ce petit livre avec une charmante légèreté. C’est peut-être même le grand exploit de ce petit livre, – il nous laisse revivre le monde des anciens botanistes de terrains, des jardins disparus et des herbiers, ces archives du vivant, du monde végétal.

Et pour finir, – Marc Jeanson est un des heureux botanistes qui a trouvé un poste de botaniste scientifique au Museum d’histoire naturelle, – il est responsable de l’herbier[6] et en plus il a découvert et décrit une nouvelle espèce de palmier « Caroyta angustifolia  Zumaidar & Jeanson[7] ». C’est une belle réussite professionnelle.

Personnellement, j’ai aussi eu de la chance, je suis un des rares géographes naturalistes, géobotanistes, même si je ne fais presque plus de recherche, mais beaucoup de travail d’administration et des cours, mais c’est le système allemand, qui peuvent bien vivre de leur travail, payer des études à leurs enfants etc…. Mais pour les jeunes doctorants, les Post – doc en botanique traditionnelle, écologie de paysages etc., – que ce soit en France, ou en Allemagne, hélas les perspectives professionnelles, je n’en vois pas trop actuellement! Nos sociétés parlent tellement de biodiversité, d’écologie de paysages, des bouleversements des écosystèmes, des changements climatiques …. Mais en réalité, à part quelques beaux discours du dimanche, nos sociétés ne sont pas prêtes à financer les postes de recherche nécessaires. Et en France, même si la situation n’est pas brillante, elle est encore meilleure qu’en Allemagne. De ces choses-là, qui font malheureusement partie du système de recherche actuelle, le livre ne parle presque pas. Mais ce n’était certainement pas son objectif.

A part cela, ce petit livre, est une merveilleuse lecture, qui permet de découvrir le fabuleux pays des botanistes, des herbiers et du monde végétal.

Bibliographie

Glen, Hugh; Van Wyk, Braam (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town, 2016, Struik Nature, ISBN 978-1-77584-125-8

Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604

Jeanson, Marc; Fauve, Charlotte (2019): Botaniste. Paris, Bernard Grasset, ISBN 978-2-246-85745-7

Jones, David L. (1995):        Palms : throughout the world. Washington D.C., Smithsonian Inst. Press, ISBN 1-56098-616-6

Kershner, Bruce; Mathews, Daniel; Neslon, Gil; Spellenberg, Richard (2008  ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. Foreword by  Craig Tufts, NWF Chief Naturalist. New York, Andrew Stewart Publishing, INC, ISBN 978-1-4027-3875-3

Wyk, Braam van; Wyk, Piet van (2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition, fully revises and greatly expanded. Cape Town, 2013, Struik Nature, ISBN 978-1-77007-911-3.

Christophe Neff, ecrit et publie en aout 2019 à Grünstadt.

[1] Kershner, et al. (2008  ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. New York.

[2] Wyk & Wyk(2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition. Cape Town.

[3] Glen & Van Wyk (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town.

[4] Concernant « Caesalpinia gilliesii » dans le pays leucatois voir aussi : Neff & Scheid (2005) Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

[5] «Un premier aperçu de l’histoire de la description géographique, naturaliste et botanique des Açores : De Michel Adanson  à  la « « História Natural dos Açores » », communication orale, par Christophe Neff (KIT-IFGG), “FloraMac 2018, Funchal, Madeira, 12-15 September, 2018“

[6] Voir aussi « Marc Jeanson, une nouvelle espèce de botaniste. La trentaine toute juste passée, Marc Jeanson réinvente le métier de botaniste au sein de l’herbier du Muséum national d’histoire naturelle à Paris » Dans le Monde.fr (21.8.2014).

[7] Voir Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2019 an der Unterhaardt/ Début de printemps 2019 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

Mandelbüte Grünstadt- Sausenheim 02.03.2019
Mandelbüte Grünstadt- Sausenheim 02.03.2019, © Christophe Neff

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, am Freitag den ersten März[1]. Ein paar Tage später konnte man in Herxheim am Berg und auch in Grünstadt die ersten blühenden Osterglocken entdecken.

Mandelblüte (Grünstadt, Sausenheimerstr.), 10.03.2019
Mandelblüte (Grünstadt, Sausenheimerstr.), 10.03.2019

Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier  amandier en fleurs je le découvris le vendredi premier mars à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Quelques jours plus tard on pouvait observer les premières narcisses en fleurs à Herxheim am Berg et à Grünstadt.

Photos :  Alle/Toutes © Christophe Neff

Christophe Neff le 11.03.2019

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, „Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“ , „Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“, sowie „Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt“.

[2] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » « Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) », « Blognotiz 29.03.2017: Phänologische Betrachtungen zum Einzug des Frühlings im Leiningerland/ Observations phénologiques sur le début du printemps dans le Leiningerland (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) » et « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt».