Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011

Avant  – Propos : 

« – Il y a déjà de la neige sur le mont Fuji. C’est bien de la neige, n’est -ce pas ? demanda Jirô.

Utako regarda elle aussi le Fuji par la fenêtre du train.

– En effet. C’est la première neige.

– Ce ne sont pas des nuages, c’est bien de la neige, n’est-ce pas? insista Jiro.

Le mont Fuji etait enveloppé de nuages et, sous le ciel couvert, les nuages et la neige du sommet paraissaient de la même couleur. »

Extraits de Première Neige sur le Mont Fuji de Yasunari Kawabata (2020) traduit du japonais par Cécile Sakai.

Le 11 Mars 2011 je me réveillais juste avant l’aube et regardant à travers ma chambre d’hôtel je découvris une coulée de lave qui descendait du sommet du Pico traversant les champs de neige et les nuages qui enveloppaient le cône volcanique de cette montagne qui ressemble étrangement au Mont Fuji au Japon. Lentement cette  rivière de lave ruisselait  le long des flancs  du Pico pour atteindre les vagues de l’atlantique.

Le Pico, – ou la Montanha do Pico sur l’ile de Pico situe sur l’archipel des Açores est d’ailleurs souvent désigné comme le « Fuji portugais ». Ce Mont Fuji qui était récemment au cœur d’une exposition au musée national des arts asiatiques à Paris, Guimet – « Fuji, pays de neige »[1]

Non je n’étais pas à Horta dans ma chambre d’Hôtel de l’Hôtel Fayal sur l’ile de Faial[2]  en face du Fuji portugais, mais bien chez moi à Grünstadt.  Et la dernière éruption historique du Pico avait bien lieu eu lieu en 1720.

Je me demandais  pourquoi un tel cauchemar me réveillait au milieu de la nuit du 10 au 11 mars – et je me remis à dormir pour juste me retrouve au milieu d’un  autre cauchemar – je suis en train de faire des relevés de plantes sur les champs de cendre de Capelo quand soudainement une énorme baleine sort de la mer en face de l’ancien phare du Capelinhos et se transforme en volcan en émettant un boucan infernal. En fait  dans la tradition orale des baleiniers de Capelo, qui avaient leurs embarcations à Porto do Comprido pas loin du phare du Capelinhos,  c’est une baleine se transformant en volcan qui a donné naissance au Capelinhos en septembre 1957. Le rêve de l’éruption du Capelinhos qui en réalité débutait en Septembre 1957 me projetait à Port Leucate – où j’assistais à un violent coup de mer qui avait déjà englouti les premières maisons du front de mer. Et je courais avec mes enfants sur « l’Avenue de la Septimanie » vers « le Pont de la Corrège » en craignant un deuxième coup de mer beaucoup plus violent – et enfin arrivé sain et sauve au sommet du Pont de la Corrège nous nous retournons enfin pour nous apercevoir que Port Leucate avait disparu sous la mer, seule la pointe du Kyklos et le carillon de Saint Jacques sortait des flots de la méditerranée…. et avec ce souvenir je me réveillai définitivement. Je me dis mais c’est quoi ces rêves- pourquoi j’ai si mal dormi ?

C’est en écoutant les informations à la radio, comme je le fais chaque matin depuis des décennies, que j’apprends le  Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku. On ne parlait pas encorede la catastrophe nucléaire de Fukushima. La catastrophe nucléaire de Fukushima – le « Super Gau » comme on dit en allemand n’apparaitra que quelques heures et jours plus tard via les infos télévisées. Avant de savoir ce qu’il se passait sur le site de la Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi où on fut submergé par les images des digues en brèches, de paysages dévastés, des bateaux divaguant dans les intérieurs de terres qui arrivaient sur le poste de télé le soir à l’heure des infos. Mais les jours suivant le Tsunami ce fut surtout les images de neige, la neige tombent sur les « naufragées » du Tsunami, le froid, la faim. J’ai lu et relu le récit de   Michaël Ferrier « Fukushima Récit d’un désastre » – mais les chutes de neiges que je voyais à la télé suivant le Tsunami qui m’avait tant impressionné ne semblent pas avoir laissé de traces chez Ferrier. Sauf un petit paragraphe sur le froid  dans le chapitre V que je reprends ici (Ferrier, M. 2018, 180) « Pendant longtemps, le froid a été la principale source de préoccupation. Pour les trente six modules d’habitation montés à la hâte par le gouvernement non loin de là, et qui disposaient d’un chauffage, il y a eu pas moins de mille candidats, qui ont eu à subir la nouvelle épreuve d’un tirage au sort. Car il y a des loteries pour l’attribution des logements temporaires, avec des listes d’inscription incroyablement longues. Des réfugiés ont préféré quitter l’endroit pour s’installer dans les hôtels désertés, ou ils alimentent le poêle avec les débris de leurs propres maisons en ruine. ». Michaël Ferrier était sur place, il parcourait un paysages massacré par le Tsunami, – moi je regardais les images qui arrivaient via la télévision et internet.

Et naturellement après quelques jours on se rendait réellement compte de ce qui se passait à la centrale nucléaire de Fukushima. L’Allemagne décida alors de de tenter un nouveau « Ausstieg », d’abandonner une fois pour toutes l’énergie nucléaire civile. Volte-Face du Gouvernement de Merkel qui quelques années avant avait stoppé le « Atomenergieausstieg » du gouvernement Schröder-Fischer. L’Ausstieg définitif fut voté au Bundestag le jeudi 30.06.2011. Date historique  à laquelle j’avais même dédié un petit billet « Blognotice 1.7.2011 – l‘Allemagne vote le „Ausstieg“ ». En France rien de tel, – les semaines après il y avait peut-être quelques soubre-sauts anti-nucléaires mais finalement la France reste un pays qui croit fortement au nucléaire. On a mis bien du temps à arrêter la centrale de Fessenheim, – mais pour le reste en France, si on compare l’après Fukushima à l’Allemagne – la catastrophe nucléaire de  Fukushima ne semble pas avoir laissé de traces profondes et durables comme en Allemagne. Concernant les conséquences politiques & médiatiques du drame de Fukushima en France cela me rappelait les premiers jours après la Catastrophe nucléaire de Tchernobyl – où les responsables politiques prétendaient  que le nuage nucléaire de Tchernobyl s’arrêterait carrément à la frontière française, quasiment au milieu du Rhin pour retourner en Allemagne.

Mais le plus frappant est peut-être que le Japon en 2018 sept ans après Fukushima reprend le chemin du nucléaire. Personnellement, même si je ne me considère pas comme un antinucléaire, mais plutôt comme « nucléairosceptique » je n’ai jamais cru le « le conte de fées de l’âge nucléaire paradisiaque ». Mon « scepticisme » envers le nucléaire avait surement débuté avec  l’Accident nucléaire de Three Mile Island, et après Tchernobyl j’étais sûr que énergie nucléaire n’était certainement pas la solution pour résoudre les  problèmes  énergétiques planétaires. En fait j’étais et je suis persuadé que le stockage des déchets nucléaires pose des problèmes énormes qui ne sont jusqu’ à présent pas vraiment résolus. En plus je pense que le stockage des déchets nucléaires n’est pas compatible avec une « démocratie parlementaire libérale » – pour assurer la sécurité des sites de stockages des déchets nucléaires– on aurait malheureusement besoin des mesures de sécurité si strictes, – que seul un « Polizeistaat » pourrait garantir !

Donc les évènements de Fukushima ne m’ont dans ce sens pas trop bouleversé.  Par contre à quel point les autorités japonaises et les pourfendeurs de l’énergie nucléaire ont sous-estimé les risques d’un « méga-tsunami » qui étaient au plus tard connus en 2001 après la publication de l’article « The 869 Jōgan tsunami deposit and recurrence interval of large-scale tsunami on the Pacific coast of northeast Japan » dans le Journal of Natural Disaster Science par Koji Minoura et ses collègues m’a toujours pour ainsi dire surpris. Dans ce contexte il est certainement enrichissant de lire la tribune de Harry Bernas dans le Monde « Fukushima : « Comment le Japon s’est aveuglé devant la certitude annoncée d’un désastre ». En plus il peut être aussi instructif de lire l’article « The crisis of a paradigm. A methodological interpretation of Tohoku and Fukushima catastrophe » écrit par deux chercheurs français  Robin Lacassin & Sylvain Lavelle.

En finissant ce récit de mes souvenirs de Fukushima, – je me demande ce qui reste gravé dans ma mémoire. Cette terre profondément blessée par la vague, la neige qui tombe sur un paysage mortifié. Ce couple de vieux agonisant quelques part dans le froid, la nuit et les flocons de neige qui tombent dans la lumière du phare de la caméra. L’affiche « Fukushima – terre des cerises » que j’ai découverte en feuilletant le livre édité par Michaël Ferrier (2021) « Dans l’œil du désastre – créer avec Fukushima » me rappelle que, après tout , la nature a repris ses droits et les cerisiers se sont remis à fleurir !

Mes lectures juste après la catastrophe en Mars 2011 fut « tu n’as rien vu à Fukushima [3] » de Daniel de Roulet  et « Die Ära der Ökologie – eine Weltgeschichte » de Joachim Radkau. En lisant la «Die Ära der Ökologie » une sorte d’histoire d’histoire mondiale de la mouvance écologique, juste sortie en printemps 2011 quelques jours avant la catastrophe de Fukushima, un livre méritant une traduction en français et en anglais,   je me suis souvent demandé pourquoi au Japon, qui a aussi une intéressante histoire du mouvement écologique, comme par exemple le combat contre la Maladie de Minamata, et dans ce contexte Radkau comparé l’écrivaine Michiko Ishimure qui fait découvrir souffrance et désastres de cette maladie dans son œuvre  „Mer de souffrance, Terre Pure : notre maladie de Minamata“ à un grand public, avec Rachel Carson, le mouvement antinucléaire n’a réellement jamais eu une grande importance. On peut trouver une sorte de réponse dans les dernières pages du récit de Michaël Ferrier « Fukushima – récit d’un désastre ». 

Personnellement je n’ai jamais oublié ces cauchemars que j’ai eus durant la nuit du 10 au 11 mars 2011. La baleine qui sort de la mer et se transforme en volcan, et donne naissance au « Capelinhos ». La lave qui descend les flancs enneigés du Pico. D’ailleurs je pense souvent à cette image car cette image ressemble beaucoup à ce qu’on pouvait observer pendant le mois de mars, je dirais même tout l’hiver (2020/21) sur les flancs de l’Etna. Les éruptions répétitives de l’Etna, les rivières de laves traversant les flancs enneigés de l’Etna, qui descendent vers la « Valle del Bove » .  J’observe cette phase d’intense activité éruptive de l’Etna depuis des semaines sur le site ING-Vulcani. J’admire les images spectaculaires de l’éruption prises par Boris Behncke et j’espère que la population habitant  autour de l’Etna reste saine et sauve. Jusqu’à présent cela semble plutôt bien s’être passé, à part les pluies de cendres qui couvrent les toits et les voies de circulation ! Cette phase d’activité éruptive intense de l’Etna actuel est d’ailleurs un évènement, une éruption quasiment oubliée par les medias internationaux ! Les images spectaculaires qui me proviennent régulièrement de Sicile en ce moment ressemblent beaucoup  aux images de mon rêve de l’éruption du Pico aux Azores.

Et concernant le rêve du  « tsunami », du «  Raz-de-marée »  recouvrant Port Leucate, je me suis souvent demandé si il est possible de courir en dix minutes du Front de Mer avec deux enfants en bas-âge à la main sur l’Avenue de la Septimanie, de la plage du Kyklos au Pont de la Corrège pour se mettre à l’abri du coup de mer, d’un tsunami ? On pourrait dire qu’il s’agit seulement d’un mauvais rêve. Mais j’ai quand même des doutes que les communes longeant la côte méditerranéenne en Occitanie soient  vraiment préparées à un grand coup de mer submergeant les terres proches de la mer. Je ne parle même pas de Tsunami. Une grosse tempête comme en Novembre 1999, peut – être un peu plus forte, une tempête d’ailleurs complètement disparue de la mémoire collective[4], quelles conséquences aurait une telle tempête de nos jours sur la façade maritime de l’Aude. A part un lourd bilan humain, certaines sources parlent de 36 morts[5], – c’est cette image insolite des bateaux, dont le « Danube voyager » divaguant sur la plage des Coussoules entre la Franqui et Port la Nouvelle qui  reste gravée dans ma mémoire. Des bateaux de haute mer échouant a l’intérieures des terres, – j’ai  donc vu cela avant le Tsunami  provoqué par le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku au Japon  – c’était à Leucate en France, sur la plage des Coussoules en Novembre 1999. On peut retrouver les images des bateaux échoués lors de la tempête du 12 novembre 1999 dans l’article « Souvenir d’une bien mauvaise journée sur la côte languedocienne (nov. 1999) » de Philippe Lauga sur le site de Marine Marchande ! Je finis sur avec les souvenirs de cette image insolite des bateaux divaguant au milieu des terres – l’exemple des bateaux échouées sur la Plage des Coussoules à Leucate montre que nous ne sommes pas à l’abri d’une telle catastrophe naturelle comme le Japon a dû la subir en Novembre 1999. Un tsunami comparable aux Tsunami du 11. Mars 2011 au Japon semble assez improbable, mais par contre une tempête un peu plus forte que la tempête du 12. Novembre 1999, pourrait avoir des conséquences assez considérables pour les côtes du Languedoc.

Pour élargir un peu l’horizon temporel, je rappelle qu’en Europe, dans le Monde méditerranéen, – des méga catastrophes naturelles sont aussi possibles – comme le prouve par exemple « l’éruption campanienne » une super éruption volcanique survenue il y a peu près 39. 000ans  qui bouleversa considérablement l’environnement méditerranéen.  Ou la « Watersnood van 1953 » le Raz-de-marée en mer du Nord en 1953 qui laissa derrière elle 2500 morts. D’ailleurs dans ce contexte, dans un billet écrit en allemand en mars 2010 « Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate » j’avais déjà décrit les risques qu’encourrait le lido entre Leucate-Plage et le Barcarès, plus spécialement Port Leucate en cas de raz de marée ! C’était avant la catastrophe de Fukushima ! Concernant les risques de submersion marine sur la côte méditerranée je renvoie à l’article de Luc Bénéteau « A l’aube du changement climatique, quelles sont les prises en compte de l’évolution du niveau de la mer dans l’aménagement du littoral en Languedoc-Roussillon ? » publié dans le livre Hommage à Jean –Marie Miossec « Rivages et Horizons » édité par Amadou Dio & Monique Gherardi en 2019. D’après cet article la commune du Barcarès se trouve entièrement en zone rouge et Leucate seulement partiellement. Mon impression personnelle est que Port Leucate se situe plus au moins dans la même classe de risque que la commune du Barcarès[6]. Mon impression personnelle sur le risque accru de submersion marine à Port Leucate est d’ailleurs confirmée dans l’analyse de  Corentin Regrain (2016)  sur  la vulnérabilité de la commune de Leucate  face à la submersion marine. Dans la Carte 18 (page 83) du document le secteur de Port Leucate est classé comme dans une zone de  très fort indice de vulnérabilité face aux submersions marines. D’après mon impression personnelle, le pont de la Corrège est le seul endroit à l’abri d’un « raz de marée » à Port Leucate – est ce d’ailleurs là que je me suis refugié dans mon cauchemar de la nuit du 11. Mars 2011 !

On peut toujours spéculer sur l’avenir, la probabilité des catastrophes naturelles, – mais personnellement j’ai l’impression que nous en Europe, – et là je pense surtout à la France et à l’Allemagne nous ne sommes guère mieux préparés que le Japon en Mars 2011 face au Tsunami provoqué par le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku. Ce sentiment est renforcé par l’impression que j’ai de nos sociétés face à la maladie du COVID-19  – que le sont l’Allemagne ou la France – nous sociétés n’étaient nullement préparées à un évènement dont on savait assez bien qu’il allait se produire dans un proche avenir ! En Allemagne par exemple en 2012 on avait déjà évalué un scenario de risque par un virus de type Sars[7] – mais aucune conséquence politique  n’en fut tirée ! D’ailleurs dans ce même document, un scénario d’accident nucléaire de type Fukushima en Allemagne est aussi analysé ! Il s’agit là du rapport „Unterrichtung durch die Bundesregierung Bericht zur Risikoanalyse im Bevölkerungsschutz 2012“ – qui était censé  montrer des scénarios de risque pour la société allemande (pandémie, catastrophe nucléaire, crues & inondations) et aussi  ouvrir des options d’intervention pour le gouvernement allemand face à tels risques. On sait maintenant que ce document a dorloté pendant huits ans quelque part dans un grenier virtuel – et quand on se rappelle  ce rapport, la pandémie décrite dans  ceci était déjà arrivée !

J’ai écrit ce récit, curieux mélange de « rêves, impressions personnelles, et paragraphes à caractère presque scientifique avec sources & documents » en mars & avril 2021. Pour me retrouver dans la région de Tôhoko pendant mes relecture des divers ouvrages sur Fukushima » j’ai utilisé les cartes du paragraphe « le tsunami du 11 mars »  publié dans « Atlas du Japon »  édité par Philipe Pelletier. J’avais acheté cet ouvrage en mars 2015 pour essayer de comprendre à quel point le Tsunami avait redessiné la géographie du Tôhoku.

J’aurais pu écrire un tel récit chaque printemps après le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku tellement cette catastrophe naturelle m’avait marqué[8]. Un an après le Séisme j’avais lu le numéro special de la Neue Rundschau « Japan » consacré à la perception de la catastrophe de Fukushima par les écrivains japonais, – dont je retiens ici l’article introducteur de l’éditeur du magazine littéraire japonais  Gunzō Ryosuke Saegusa (2012) « wo steht die japanische Literatur nach Fukushima ? ».  Dans ce contexte je me souviens de «  Der Tag an dem ein Mensch weggeschwemmt wurde (Kenzaburō Ōe)“, „Der Bärengott (Hiromi Kawakami)“ et „die mobile Bibliothek (Kōtarō Isaka)“. Fraudait peut – être un de ces jours relire ce volume dédié au Japon après la catastrophe de Fukushima !

Pendant la lecture de ce fascicule de la « Neue Rundschau » consacré aux conséquences de  Fukushima je pensais écrire un récit sur ma perception personnelle du drame de Fukushima. Durant le Wintersemster 2013/14 j’avais même introduit un petit paragraphe sur la perception du paysages japonais par les écrivains et artistes japonais dans mon cours de « géobotanique » – et insiste sur le fait que la façon dont nous percevons le paysages et la nature a d’une certaine manière aussi été influencée par l’art japonais.  J’ai aussi essayé de trouver une réponse à la question si le désastre de Fukushima avait changé la perception du paysage par les artistes et écrivains japonais, – mais ceci est particulièrement difficile si on ne lit pas le japonais. Est-ce que nos vues sur le Japon ont changé par ce qui se’est passé sur les côtes du Tōhoku. J’ai un peu l’impression que l’Allemagne après avoir abandonné le nucléaire civil s’est un peu désintéressée de ce qui se passait sur les rivages du pacifique dans la Région du Tōhoku. Peut-être que je me trompe, – mais l’article de la wikipedia.de sur la Région du Tōhoku semble beaucoup moins documenté et informatif que l’article de wikipedia.fr. – et ceci est un phénomène assez rare pour les articles sur une région dans la Wikipédia.

Donc depuis ce fatidique 11 Mars 2011 dix printemps sont passés – et finalement dix ans après Fukushima je suis passé à l’acte de mettre sur papier, disons sur l’écran, ce qui me restait comme souvenirs de mars 2011.

Nous vivons le printemps 2021, – deuxième année de la pandémie de COVID-19, qui a déjà tué plus d’hommes que le Tsunami provoqué par le Séisme de de la côte Pacifique du Tōhoku en 2011. La France est le huitième pays à  franchir le seuil des 100 000 morts du Covid-19  [9],[10], – ce qui fait a peux près 5 fois plus de victimes que le Tsunami et la catastrophe de Fukushima !

Pendant l’écriture j’écoute le nouveau CD d’Elina Duni « Lost Ship », co- enregistré avec Rob Luft. Les bateaux perdus, – les lost ships, – ceci me rappelle les bateaux perdus à l’intérieur des terres du Tōhoku  que la vague meurtrière a oublié de ramener vers le Pacifique, mais aussi les bateaux perdus sur la plage des Coussoules à Leucate en novembre 1999. Mais j’ai aussi impression que nos gouvernements, que ce soit en France ou en Allemagne, divaguent comme des bateaux perdus dans une mer sombre et inconnue qui est le maladie du COVID-19 … Je finis cet étrange récit sur mes souvenirs 10 ans après le drame de Fukushima, – la voix d’Elina Duni de ce remarquable album « lost ship » qui accompagne mon écriture !

Images & Photos :

Actuellement dans ce billet on trouve une seule illustration. Cette  image est un scan de la couverture du nouveau  CD de Elina Duni « Lost Ships »[11]. Accompagne par la musique de ce merveilleux CD  j’ai compose  ce billet de blog sur le clavier de mon ordinateur. Peut-être qu’au fur et à mesure j’ajouterai d’autres images et photos. On pourra observer l’évolution de l’article sur le site Wayback Machine  sous cette adresse. Concernant la physionomie du volcan Pico, la plus haute montagne du Portugal, souvent dénommée comme le « Fuji portugais » on trouve de belles photos sur la Wikipédia montrant le Pico couvert de neige, – une fois vue depuis la rade de du port de Horta sur l’ile de Faial  – et une fois vue depuis l’ile de Sao Jorge.

Bibliographie, sources et documents:

Textes écrits et autres documents :

J’ai essaie de réunir ici tous les documents que j’ai utilisé pour écrire le texte, même si pas tous les ouvrages ont été directement cité ou mentionne dans le texte. Mais d’une manière ou d’une autre ils ont influence l’écriture du récit !

Deutscher Bundestag 17 Wahlperiode (Hg)(2013) : Unterrichtung durch die Bundesregierung. Bericht zur Risikoanalyse im Bevölkerungsschutz 2012. Drucksache17/12051. 03. 01. 2013.

Diop, Amadou, Diop ; Gherardi, Monique (Dir)(2019) : Rivages et Horizons. Hommages au géographe Jean-Marie Miossec. Paris, Territoires de la Géographie, l’Harmattan, ISBN 978-2-343-16823-3

Bénéteau, Luc  (2019) : À l’aube du changement climatique, quelles sont les prises en compte de l’evolution du niveau de la mer dans l’aménagement du littoral en Langeudoc-Roussillin ? In : Diop, Amadou, Diop ; Gherardi, Monique (Dir) : Rivages et Horizons. Hommages au géographe Jean-Marie Miossec. Paris, Territoires de la Géographie, l’Harmattan, p. 223- 242. , ISBN 978-2-343-16823-3

Ferrier, Michaël (2018) : Fukushima. Récit d’un désastre. Folio/Éditions Gallimards. Paris, ISBN 978-2-07-045047-3

Ferrier, Michaël (2021) : Dans l’œil du désastre – créer avec Fukushima. Sous la direction de Michaël, Ferrier. Vincennes. Éditions Thierry Marchaisse. ISBN 978-2-36280-254-6

Isaka, Kōtarō (2012) : Die mobile Bibliothek.  Aus dem Japanischen von Heike Patschke. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 103- 127, ISBN 978-3-10-809088-3.

Kawabata, Yasunari (2012) : Pays de neige. Roman traduit du japonais par Bunkichi  Fujimori. Texte Français par Armel Guerne. Paris, biblio roman- le livre de Poche (Albin Michel), ISBN 978-2-253-03073-7

Kawabata, Yasunari (2020) : Première Neige sur le Mont Fuji et d’autres nouvelles. Traduit du japonais par Cécilie Sakai. Paris, le livre de Poche (Albin Michel), ISBN 978-2-253-06935-5

Kwakami, Hiromi (2012) : Der Bärengott.  Aus dem Japanischen von Ursula Gräfe und Kimiko Nakayama-Ziegler. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 20- 33, ISBN 978-3-10-809088-3.

Lacassin, R. ; Lavelle, S.  (2016): The crisis of a paradigm. A methodological interpretation of Tohoku and Fukushima catastrophe. In:  Earth-Science Reviews 155 (2016) 49–59

Makariou, Sophie; Lefèvre, Vincent (2020) : Fuji pays de neige. „Cet ouvrage accompagne l’exposition ‚Fuji, pays de neige‘ présentée à Paris, au musée national des arts asiatiques – Guimet (MNAAG) du 15 juillet au 12 octobre 2020.“, Paris, Réunion des musées nationaux – Grand Palais, ISBN 978-2-7118-7525-2

Minoura, K. ; Imamura, F. ; Sugawara, D. ; Kono, Y.; Iwashti, T.  (2001): The 869 Jōgan tsunami deposit and recurrence interval of large-scale tsunami on the Pacific coast of northeast Japan . In: Journal of Natural Disaster Science, Volume 23, Number 2, 2001, pp83-88

Ōe, Kenzaburō (2012) : Der Tag, an dem ein Mensch weggeschwemmt wurde.  Aus dem Japanischen von Sabine Balmes. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 13- 19, ISBN 978-3-10-809088-3.

Pelletier, Phillipe (2012) : Atlas du Japon. Après Fukushima, une société fragilisée. Nouvelle édition augmentée. Paris. Éditions autrement. ISBN 978-2-7467-3213-1

Radkau, Joachim (2011) : Die Ära der Ökologie. Eine Weltgeschichte. München, Verlag C.H. Beck, ISBN 978-3-406-61372-2

Regrain, Corentin (2016) : Évaluer la vulnérabilité face à la submersion marine: approche multicritère sur la commune de Leucate. Mémoire de Master 1 Sciences des territoires, spécialité Carthagéo. Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne UFR de Géographie.

Roulet, Daniel de (2011): Tu n‘as rien vu à Fukushima. Paris, Buchet & Chastel. ISBN 978-2-283-02524-4

Ryosuke, Saegusa (2012) : Wo steht die japanische Literatur nach Fukushima ? Aus dem Japanischen von Heike Patzschke. In: Neue Rundschau, „Japan“ Heft 1/2012,  123.Jahrgang, S. 7- 12, ISBN 978-3-10-809088-3.

CD :

Elina Duni & Rob Luft:  Lost Ships. ECM Records München.

Christophe Neff, écrit en Mars & Avril 2021, – dix ans après le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku et la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Publié le jeudi 15.04.2021


[1] Exposition « Fuji, pays de neige » – présentée à Paris, au musée national des asiatiques – Guimet (MNAAG) du 15 juillet au 12 octobre 2020.

[2] Sur ma relation très personnelle avec l’ile de Faial etc. voir aussi le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) ».

[3] Ce petit livret fut d’ailleurs traduit en allemand par  Maria Hoffmann-Dartevelle sous le titre « Fukushima mon amour. Brief an eine japanische Freundin »

[4] Voir aussi « Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate »

[5] Voir aussi « Tempête en Méditerranée du 12 novembre 1999 ».

[6] Voir aussi le Poster « L’apport de la géomatique dans l’évaluation des vulnérabilités humaines et matérielles (submersion marine). L’exemple de la commune littorale de Leucate (France) » présenté par Monique Gherardi au « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie »

[7] Cette analyse de risque fut publie dans la Bundesdrucksache Drucksache17/12051 le 03.01.2013 – d’ailleurs librement consultable sur Internet !

[8] Le premier billet de blog de paysages traitant la catastrophe de Fukushima fut le billet « Blognotice 14.3.2011 ».

[9] Voir aussi « 100 000 morts du Covid-19 en France, un bilan traumatisant et des chiffres banalisés » par Chloé Hecketsweiler dans le Monde.fr du 15.04.2021

[10] Voir aussi l’Éditiorial de Jérôme Fenoglio « Face au désastre du Covid-19, une nouvelle responsabilité » dans le Monde.fr du 14.04.2021

[11] Lien vers «Bella ci dormi » du CD « Lost Ships »sur le site de Elina Duni.

Witnessed from Grünstadt: The storm of the United States Capitol on Epiphany 2021

Currently we are witnessing a fascist coup d’état attempt in Washington” were the words I published on my Facebook wall while observing the storming the United States Capitol on Wednesday the 6 January 2021 on CNN. Epiphany is a holyday in Baden – Württemberg, and as I work in Karlsruhe at the KIT, this was also a holyday for me, even if a live in Grünstadt in Rhineland-Palatinate where Epiphany is not a holyday. In former days when my children were younger I used this holyday, or the days after this holyday to drive to France to buy some “galettes des rois” for them. But now they are older, and they are not more interested in “galettes des rois”, this old French tradition of choosing the King or Queen of a day on Epiphany. I used the holyday to write my traditional blog retrospective  “Rétrospective sur le blog paysages en 2021[1]” but then I received a breakings news mail from the NYT  on about 20:45 German-Time “              The New York Times – BREAKING NEWS : Vice President Mike Pence was rushed from the Senate chamber and the vote certification was halted as pro-Trump protesters stormed Capitol Hill” – and then I began to witness this historical moment on CNN – and didn’t finished my blog retrospective post, post which still waits to be finished.

I was neither astonished nor shocked by the images transmitted by CNN because for me it seems to be clear that was something was in progress with the “Trumpistes”. At least when I read the opinion piece  “All 10 living former defense secretaries: Involving the military in election disputes would cross into dangerous territory” published by the Washington Post on the 3 January I was convinced that “Trump and the Trumpistes” were on the way to sustainably disrupt the transition process. But even before that I was convinced that the transition phase could be at least chaotic – in a blogarticle posted in paysages on 3. November I wrote “Et même si Biden gagnait, je pense que la transition des pouvoirs sera au moins chaotique, personnellement je crains même le pire pour les Etats-Unis. Les « Trumpistes » auront certainement du mal à accepter une défaite électorale. (translation = And even if Biden won, I think the transition of power will be at least chaotic, personally I fear even worse for the United States. The „Trumpists“ will certainly have a hard time accepting an electoral defeat. [2]”.

But concerning the inability of the security authorities, the police, not to have prevented the storming of the Capitol, have nevertheless more than shocked me. If the French Police during the Yellow vests movement in France in Winter 2018/19 would have reacted in this amateurish way as the security forces during the Capitol Storm, France would now be governed by a national-bolschevist people’s committee or a national-bolschevist dictator or something similar.

In my Facebook post on my timeline I used the Book cover of Madeleine Albright “Fascism – a warning”. I read the Book in summer 2018 and I found this book was a very comprehensive description of the rise of the fascism in Europe. Seeing the “trumpist Mob storming the Capitol” recalls me the chapters were Albright descriped the  March on Rome of Benito Mussolini and his Black Shirts! For me the Book was also something like a wakeup call concerning the Trump presidency!

Some may view this Book and its Title as Alarmist. Good. We should be awake to assault on democratic values that has gathered strength in many countries abroad that is dividing America at home. The temptation is powerful to close our eyes and wait for the worst to pass, but history tells us that for freedom to survive, it must be defended, and if lies are to stop, they must be exposed (Albright (2018:252)”. At least not so many people have been so impressed by these word, which I read in 2018, – but after all what read, and of course I am reader – heard and see from the Trump presidency – I was convinced that this man would be capable of the worst.

That’s the way I witnessed the “Storm on the Capitol” on Wednesday the 6 January, the day of the Epiphany. Not so astonished, but shocked by the unpreparedness and amateurism of the security forces of the Capitol. The event recalled me a part of the books I have read during my life time concerning fascism and dictatorial power took over[3], and more recently the book “Fascism – a warning” written and published by Madeleine Albright in 2018.

Writing down this word some days after these dramatic events, I hope that this nightmare is over on January the 20 2021. Seen from Grünstadt, the town where I live, this seems to be the most dramatic political crisis for the United States of America since the Amercian Civil War.

Books and other sources:

Albright, Madeleine; Woodward, Bill (2018): Fascism a warning (with Bill Woodward). London, 2018. ISBN 978-0-00-828227-1

Applebaum, Anne (2020) : Twilight of Democracy. The Seductive Lure of Authoritarianism. New York. ISBN 978-0-385-54580-8

Guilluy, Christophe (2010) : Fractures françaises. Paris, ( François Bourin Editeur), ISBN 978-2-84941-201-5

Neff, C. (2012): Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012. In : Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books. 12.05.2012

Neff, C. (2020):   Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ? In : Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books. 02.11.2020

Photo/Screenshot: Authors Facebook TimeLine, 06.01.2021 21:25 Berlin Time (GMT +01:00).

Christophe Neff, written and published in Grünstadt, Saturday 09.01.2021


[1] The last retrospective was “Rétrospective sur le blog paysages en 2019 ». The paysages retrospective of 2020 will be published with some delay !

[2] See the whole article (written in French) « Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ? »

[3] I read so many booktitles concerning this topic that’s quasi impossible to name them all. Currently  Anne Applebaum‘s “ Twilight of Democracy   “ is on my reading desk. A book which a the first glance has nothing to do with the US is  “ la France peripherique”   (see also “Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 “)  written by the French geographer Christophe Guilluy, –    a similar book as Guilluy wrote it for “peripherical France” focusing on “middle class decline” in rural and periphical America would perhaps also light up why so many Americans have still given their vote to Donald Trump in the last presidential election.

Les premières neiges de l‘hiver 2020/21 arrivent à Grünstadt durant la nuit du 30 novembre au 1 décembre

Les premières neiges de l‘hiver 2020/21 arrivent à Grünstadt durant la nuit du 30 novembre au 1 décembre. Mais ces quelques flocons se transformaient en crachat de pluie dans la matinée du mardi premier décembre. Décidément la Unterhaardt n’est pas un pays de neige, elle porte à juste titre le nom « Toskana Deutschlands (la toscane allemande) ».

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009 – 2009 dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, en  2010 vers la fin novembre, en 2011 le 18.12.2011,  en 2012  le 27.10.2012 , L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, en 2015  le 14 Octobre 2015, durant l’hiver 2016/2017 les premiers neiges apparaissait le 2 janvier 2017, pour l’hiver 2017/18 c’était le 4 décembre, et durant le dernier hiver, l’hiver 2019/18 la nuit du 15 au décembre 2018 apportait les premiers neiges arrivait à Grünstadt. Les premières neiges de l’hiver 2019/2020 arrivaient très tardivement le 27.02.2020 et ces neiges tardives recouvraient les vignobles de la Unterhaardt pendant plusieurs jours.

Christophe Neff, le 02.12.2020

Blognotice 02.11.2020: Donald Trump peut – il encore gagner ?

Naturellement Donald Trump peut encore gagner les élections présidentielles du 3. Novembre 2020. J’avais prédit la première victoire de Trump en 2016 dans un post Facebook écrit en allemand[1]. Je pense qu’il pourrait refaire l’exploit et aussi gagner l’élection de 2020. Mais il faut dire que je suis beaucoup moins sûr qu’en 2016. Après tout Joe Biden semble dominer les sondages, même dans la plupart de swings states il semble avoir une avance sur Trump[2]. Mais à vrai dire je n’ai jusqu’à présent pas encore découvert un pronostic convaincant au niveau des sièges du « Collège électoral des États-Unis ». Une très grande partie de la presse écrite allemande semble plus au moins convaincue que Biden remporte les élections. On semble plutôt se demander si Trump était vraiment prêt à accepter une défaite électorale[3]. Par contre il faut le noter que le Monde a publié un article « Election présidentielle américaine : pourquoi Donald Trump a toujours des chances d’être réélu, malgré des sondages défavorables [4]» écrit par Gilles Paris et qui démontre que néanmoins Donald Trump peut encore créer la surprise et gagner les élections présidentielles.

C’est peut être aussi la lecture de l’ouvrage « Amériques Années Trump » coécrite par Jérome Cartillier et Gilles Paris qui m’a persuadé qu’en dépit des sondages favorables à Biden, Trump pourrait encore gagner la partie. Dans ce contexte ce fut certainement aussi la lecture du reportage « Il y a autant de chances que je vote Biden que Mickey Mouse» : avant la présidentielle, retour en Amérique profonde [5]» écrit par Arnaud Leparmentier – un retour sur les terres d’un séjour linguiste dans le « Deep America ». Ou le roman « Aus und davon (Finir et partir) » de Katharina Hahn qui contient aussi la description d’un voyage de Stuttgart à Meadville en Pennsylvanie. Naturellement je sais que les sondages semblent prédire la victoire de Biden. Dans cette petite contribution de blog j’aimerais simplement mettre en garde contre un excès d’optimisme, Biden est loin d’avoir gagné les élections. Et même si Biden gagnait, je pense que la transition des pouvoirs sera au moins chaotique, personnellement je crains même le pire pour les Etats-Unis. Les « Trumpistes » auront certainement du mal à accepter une défaite électorale.

On peut toujours se demander pourquoi en 2016 j’avais été si sûr que Trump gagnerait ? En fait ceci mériterait un billet entier, peut-être même plusieurs. En fait je n’ai jamais mis mes pieds aux Etats-Unis, mais depuis mon enfance j’avais toujours ressenti une fascination envers ce pays si lointain et si proche, et j’ai déjà depuis dévoré des milliers de pages de lectures sur les hommes et paysages des U.S.A. Durant l’été 2016 j’ai effectué un voyage virtuel à travers les paysages des Etats Unis, le « steel belt » de mes années étudiantes avait disparu, – on parlait  maintenant du « rust belt ». Les « Okies » des « Raisins de la colère » certainement un de mes romans préfèrés, semblaient  ressurgir sur les routes de la pauvreté des ruraux des Etats-Unis[6]. A travers mes lectures je découvrais un pays maudit par la pauvreté, le désespoir, un pays déchiré par des multiples déchirures – une Amérique loin des clichés traditionnels. Je pense que cette Amérique n’a pas disparu. Si Biden gagnait, ce que j’espère profondément,  il aura un énorme défi devant lui – essayer de combler les déchirures profondes des Etats – Unis[7],[8] , ces déchirures qui en 2016 étaient en partie responsables de la victoire de Donald Trump.

Bibliographie :

Livres :

Cartillier, Jérôme ; Paris, Gilles (2020): Amérique Années Trump. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-285525-2

Hahn, Anna Katharina (2020): Aus und davon. Roman. Berlin, Suhrkamp, ISBN 978-3-518-42919-8

Steinbeck, John (1997): The Grapes of Wrath. Text and Cristicism. Edited by Peter Lisca with Kevin Hearle. Viking Critical Library, Penguin, New York. ISBN 978-0-14-024775-6

Article de presse etc.:

Burns, Alexander; Martin, Jonathan (2020): Election at Hand, Biden Leads Trump in Four Key States, Poll Shows. The New York Times, Nov. 1, 2020.

Faure, Valerie (2020) : „Voyage dans les Etats désunis d’Amérique, hantés par la guerre civile“ par Valerie Faure, LeMonde.fr, 30.10.2020

Höhne, Valerie; Neukirch, Ralf; Pfister, René; Rojkov, Alexandra, Sarovic, Alexander (2020): Trump forever – USA. Ob Donald Trump die Wahl am Dienstag gewinnt – Hass und politische Zwietracht werden das Land auf Jahre hinaus lähmen“, Der Spiegel, 45, 30.10.2020, pp. 10-20.

Leparmentier, Arnaud (2020) : « Il y a autant de chances que je vote Biden que Mickey Mouse » : avant la présidentielle, retour en Amérique profonde“ par Arnaud Leparmentier », LeMonde.fr 13.10.2020 (Article réservé aux abonnés).

Neff, C. (2017) : „Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » en 2016“,   Paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher – Landscapes and Books.

Paris, Gilles (2020): « Election présidentielle américaine : pourquoi Donald Trump a toujours des chances d’être réélu, malgré des sondages défavorables », LeMonde.fr 28.10.2020 (Article résérve aux abonnés).

Christophe Neff, le 02.11.2020


[1] Voir aussi „Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » en 2016“.

[2] Voir aussi: „Election at Hand, Biden Leads Trump in Four Key States, Poll Shows.“ dans le NYT.

[3] Voir aussi: „Trump forever – USA. Ob Donald Trump die Wahl am Dienstag gewinnt – Hass und politische Zwietracht werden das Land auf Jahre hinaus lähmen“, Der Spiegel, 45, 30.10.2020, pp. 10 – 20.

[4] « Election présidentielle américaine : pourquoi Donald Trump a toujours des chances d’être réélu, malgré des sondages défavorables », LeMonde.fr 28.10.2020 (Article résérve aux abonnés).

[5] « « Il y a autant de chances que je vote Biden que Mickey Mouse » : avant la présidentielle, retour en Amérique profonde“ par Arnaud Leparmentier », LeMonde.fr 13.10.2020 (Article réservé aux abonnés).

[6] J’avais aussi retrace virtuellement le voyage de la famille « Joad » le long de la fameuse route 66, de l’Oklahoma  jusque en Californie en utilisant la carte « the itinerary of the Joads » édite dans l’Edition « The Grapes of Wrath. Text and Criticism. Edited by PeterLisca with Kevin Hearle (1997).

[7] Voir aussi: „Trump forever – USA. Ob Donald Trump die Wahl am Dienstag gewinnt – Hass und politische Zwietracht werden das Land auf Jahre hinaus lähmen“, Der Spiegel, 45, 30.10.2020, pp. 10 – 20.

[8] Voir aussi: „Voyage dans les Etats désunis d’Amérique, hantés par la guerre civile“ par Valerie Faure, LeMonde.fr, 30.10.2020 ((Article résérvé aux abonnés).

Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2020

Tomorrow Thursday, 07 October, at 13:00 CET the Swedish Academy will announce the winner of the Nobel Prize in Literature 2020. As every year since 2009[1]Paysages” tries to forecast the winner of the Nobel Price in Literature.  Alex Shepard published an article called “Who Will Win the 2020 Nobel Prize in Literature? – Not Haruki Murakami, that’s for sure   “ where we can discover a long list of writers who will not be awarded following Shepard ‘s argumentation. As M.A.Orthofer wrote it in the Literary Saloon, Shepard presents “some entertaining speculation and a bucketful of name”. Orthofer’s thoughts concerning Nobel Prize in Literature 2020 can be fond in the Literary Saloon under the heading “6 October 2020 – Tuesday/Nobel Prize countdown” .

So my list of 2020 favorites begins with António Lobo Antunes, even if he does not appear on any odd list. Antunes could be followed by Maryse Condé, Claudio Magris, and Adonis, Ismail Kadare, Milan Kundera, Margaret Atwood, Jamaica Kincaid, Anne Carson, Art Spiegelman, Marjane Satrapi,  Don DeLillo or  Cormac McCarthy.  More or less the same names I had on my list last year. Tomorrow Thursday 07.10.2020 at 13.00 we will know more!

Christophe Neff, 07.10.2020

P.S.:. (08.10.2020 13:15): Finally Louise Glück was awarded with the Nobel Prize in Literature 2020.


[1] See also, Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ? ,Wer wird den Literaturnobelpreis 2010 verliehen bekommen?, Blognotice 5.10.2011 – neiges automnales & prochain lauréat du Prix Nobel de littérature , Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2012, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2013, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2014, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2015, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2016, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2017, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2018/2019.

Blognotiz 12.05.2020: Coronahimmelslandschaften über Grünstadt

Die COVID19 Kontaktbeschränkungen haben zu einem quasi „Kondensstreifen losen Himmelsbild“ geführt. Man könnte diese seltenen Bilder durchaus als Coronahimmelslandschaften bezeichnen. Im Grunde stellen diese Coronahimmelslandschaften schon ein fast abgeschlossenes Kapitel der jüngeren Zeit – und Umweltgeschichte dar.   Mit der schrittweisen Aufhebung der COVID19 bedingten Kontaktbeschränkungen  wird der Flugverkehr auch bald wieder merklich zunehmen und damit wird es wieder Himmelslandschaften mit Kondensstreifen geben. Es ist fast vergessen, aber vor genau zehn Jahre bescherte uns ein Vulkanausbruch fast das  gleiche Himmelsbild. Es war der Ausbruch des Eyjafjallajökull  im Frühjahr 2010 welcher in großen Teilen Europas den Flugverkehr teilweise zum Erliegen brachte. Dem Kondensstreifen losen Himmelslandschaften über Grünstadt hatte ich damals zwei kleine Blogbeiträge gewidmet, – einmal  „Ein Himmel ohne Kondensstreifen – der Himmel über Grünstadt am 17-18.4.2010“ und sowie „Vue de Grünstadt – et encore les cendres du Eyjafjöll (9.5.2010)“. Analog zu diesen beiden Beiträgen, die ja auch inzwischen historische Himmelsbilder des Himmels über Grünstadt beinhalteten, folgen nun einige Photos der Coronahimmelslandschaften über Grünstadt, die ich während der Zeit der COVID 19 Kontaktbeschränkungen anfertigte. Weiterhin noch ein Screenshot des Flughimmels über Grünstadt vom Flightradar24  vom Abend des 05.05.2020.

Mit der sukzessiven Aufhebung der COVID19 Kontaktbeschränkungen geht auch die Zeit der Coronahimmelslandschaften zu Ende, das Himmelsbild wird sich in den nächsten Tagen wieder merklich in eine Himmelslandschaft mit Flugzeugverkehr und Kondensstreifen zurück verwandeln. Ich bin gespannt welche Erinnerungen an diese sonderbare Zeit in ein paar Jahren noch abrufbar sein werden.  Man spricht ja in unseren Medien so gern vom Lockdown, aber verglichen mit den COVID19 Maßnahmen wie man sie beispielsweise in Frankreich, Italien und Spanien an der Tagesordnung waren, kamen wir in Deutschland bisher vergleichsweise „glimpflich“ aus der COVID19 Krise davon.

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Screenshot Flightradar24 05.05.2020 gegen 21:13

abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09
abendliche Himmelslandschaft Grünstadt 05.05.2020 um ca. 21.09, © Christophe Neff

Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020
Abendhimmel Grünstadt 05.05.2020, © Christophe Neff

Blick auf Grünstadt 21.04.2020
Blick auf Grünstadt 21.04.2020, © Christophe Neff

Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020
Garten und Himmelslandschaft Grünstadt 12.05.2020, © Christophe Neff

Photos: alle © Christophe Neff

Grünstadt, 12.05.2020

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020

Osterglockenblüten im Schnee Grünstadt 28.02.2020
Fleurs de Narcisses recouvert par les premières neiges de l’hiver 2019/20 à Grünstadt, © Christophe Neff 28.02.2020

Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020 apportent les reflets oublié d’un paysage d’hiver, paysages de vignes couverts par la neige, qui devient de plus en plus rare dans la Unterhaardt.  Ces neiges tardives ont couvert les fleurs des amandiers, des premiers narcisses dont je parlais dans mon dernier billet. Mais c’était plutôt un passage éphémère de l’hiver, – j’écris ses lignes durant la soirée du dimanche premier mars, et la couverture neigeuse de la Unterhaardt a déjà disparu ! Mais honnêtement je ne pense pas que la rareté de la neige dans l’Unterhaardt est un premier signe des changements climatiques, car l’Unterhaadt est une des régions les plus douces de l’Allemagne, et on la compare souvent à la « Toscane allemande », et historiquement les couvertures de neiges prolongées avaient toujours un caractère exceptionnel. Ce qui me semble être plutôt un signe de réchauffement climatique, est le fait que l’hiver 2019/20 est le premier hiver sans production de « Eiswein (Vin de glace) !

Neige sur la Unterhaadt- Schneebedeckte Unterhaardt 28.02.2020
Neige sur la Unterhaadt en arrère-plan le Grünstadter Berg – Schneebedeckte Unterhaardt mit Sicht auf den Grünstadter Berg,  © Christophe Neff 28.02.2020

Pour finir ce petit billet de neige  –  je rappelle ici les dates des premières chutes de neiges à Grünstadt depuis 2009 – 2009 dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, en  2010 vers la fin novembre, en 2011 le 18.12.2011,  en 2012  le 27.10.2012 , L’hiver 2013-2014 fut un hiver sans neige à Grünstadt, en 2015  le 14 Octobre 2015, durant l’hiver 2016/2017 les premiers neiges apparaissait le 2 janvier 2017, pour l’hiver 2017/18 c’était le 4 décembre, et durant le dernier hiver, l’hiver 2019/18 la nuit du 15 au décembre 2018 apportait les premiers neiges arrivait à Grünstadt.

Photos: toutes © Christophe Neff 28.02.2020

Christophe Neff, Grünstadt le 01.03.2020

Rétrospective sur le blog paysages en 2019

Vue depuis le Grünstadter Berg sur Grünstadt 30.12.2019
Vue depuis le Grünstadter Berg sur Grünstadt 30.12.2019, © Christophe Neff

Comme les années précédentes, je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus des paysages durant l’année 2019[1]. En 2019 paysages, qui fut un blog abonné Le Monde.fr jusque à la fin Mai 2019, entra dans sa dixième année d’existence.  Cette année 2019 fut une année décisive pour le blog paysages, car le 10 avril je reçois un email du Monde, m’annonçant la fin prévue des blogs abonnées le Monde.fr pour le 5.Juni 2019. J’étais donc, comme les autres bloggeurs abonnés du Monde, si voulais continuer à poursuivre l’aventure du blog , obligé de trouver un autre « hébergeur » pour paysages. Après un dernier billet sur le Monde.fr intitule « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr », paysages prend un nouveau début sur la plateforme « WordPress.com » avec la notice « Nouveau départ pour le blog paysages ». Le transfert du contenu du blog sur WordPress.com ne posait pas trop de problèmes, mais due à un « bug » en juillet 2019 une partie des redirections du Monde.fr et à peu près 2/3 des images du blog paysages sur le Monde.fr ayant disparu. J’essaye donc progressivement de réinitialiser les images des anciens articles du blog hébergé sur les « services des blogs abonnées du Monde.fr ». Cela prend du temps, et je ne sais pas si j’arriverai à faire réapparaitre tous les anciennes images du blog. Naturellement il faut admettre, la fréquentation des paysages a beaucoup diminué depuis qu’il est hébergé sur « Wordpress.com » – sous le drapeau du Monde.fr la fréquentation journalière du blog paysages se situait  entre 50 et 150 visites par jours, – et depuis le nouveau départ sur wordpress la fréquentation se situe entre 15 et 30 visites par jours.

L’article le plus consulté en 2019 fut l’article « La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » (5,22% des consultations sur paysages en 2019). C’est dans cet article que j’ai aussi reproduit (un scan) le courrier reçu par email de la part du Monde, annonçant la fin des blogs abonnées du Monde. Je crois que cet article assez régulièrement consulté, a déjà un peu le caractère d’un document historique, – un document sur l’histoire du Journal le Monde.

En deuxième position on trouve l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (4,05% des consultations sur paysages en 2019) billet écrit en juillet 2009 qui nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

Enfin au troisième rang le billet bilingue (français/allemand) « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr » (3,47% des consultations sur paysages en 2019), qui retrace un peu l’histoire de paysages sur la plateforme des blogs abonnées du Monde.fr.

En quatrième position l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » (2,04% des consultations sur paysages en 2019), billet autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin.

En  cinquième position on trouve l’article « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 » (1,76% des consultations sur paysages en 2019). Un billet qui se penche sur les incendies de forêts de l’été 2018. Dans ce billet publié en anglais j’insiste surtout sur les interdépendances entre dangerosité de futurs feux de forêts et changements climatiques en Europe et dans les régions méditerranéens du globe.

En sixième position on trouve le billet « Et finalement les premières neiges sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 15 au 16 décembre 2018 » (1,71% des consultations sur paysages en 2019). Ce billet décrit la seule chute de neiges (importantes) que nous avons eues à Grünstadt, durant l’hiver 2018/2019. Je pense que ce billet est surtout lu à cause des images montrant les fruits de mes arbousiers couvert par la neige.

En septième position on trouve  l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (1,68% des consultations sur paysages en 2019). Billet écrit en anglais durant l’été 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques ou « megafire » – je parle de « the fatal Mega fire of the Forêt des Landes » , tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En huitième position on trouve   « Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes » (1,55% des consultations sur paysages en 2019), – encore un billet qui se penche sur l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En neuvième position la notice « De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris» (1,54% des consultations sur paysages en 2019), qui décrit en voyage en vélo de Schramberg la petite ville de Forêt-Noire ou j’ai grandi à Paris que j’ai effectué durant l’été 1980. Le souvenir de ce voyage à Paris en bicyclette traversant la Forêt-Noire, la plaine de l’Alsace, les Vosges, la Lorraine etc. m’a ressurgit en voyant la Cathédrale Notre-Dame de Paris dévorer par les flammes le 15 et 16 avril 2019.

Enfin en dixième position le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Ile de Faial/Açores) » (1,54% des consultations sur paysages en 2019). Ce billet est une rétrospective personnel sur vingt ans de voyage de recherche sur l’ile de Faial.

A part les articles sur fin des blogs abonnées sur Le Monde.fr, et les deux articles autobiographiques (De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris, Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Ile de Faial/Açores) , Erinnerungen an die „märklinModerne ) ce sont surtout les articles se penchant sur les incendies de forêts qui ont été consulte en 2019 sur paysages. Ce qui est assez surprenant car je l’ai déjà écrit l’année dernière, en ce moment je ne travaille presque plus sur les feux de forêts. Néanmoins je pense qu’avec les changements climatiques annoncés on devrait s’attendre à plus de feux dangereux, aussi bien sur les régions méditerranéens (européens et autres) que sur les régions de l’Europe centrale (en France les massifs forestiers du Grand Est, en Allemagne presque tous le massifs forestiers, même choses pour la Suisse et l’Autriche). Dans ce contexte je peux que recommander la lecture du texte « Changer notre regard sur les incendies de forêt ….et agir sans délais » écrit et rédigé par Charles Dereix, Louis-Michel Duhen et Éric Rigolot pour la revue et l’association « forêt mediterrannéenne » et publie dans tome XL, numero 2 du juin 2019 de le revue éponyme – même si ce texte concerne surtout les régions méditerranéens françaises. Néanmoins ce texte mérite une large distribution.

Je finis ce billet de rétrospective sur l’année 2019 sur le blog paysages une phrase du billet que j’avais écrit en janvier 2019 dans « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 » …. « mais néanmoins avec l’expertise scientifique que j’ai acquise pendant les dernières décennies je pense que en 2019 nous allons une fois de plus être confrontés à des scenarios d’incendies de forêts catastrophiques. La Californisation, la suburbanisation d’une part, – et les changements climatiques d’autres part – sont un cocktail particulièrement dangereux qui peuvent engendre de plus en plus de feux de forêts mortels ». Vue ce qui se passe actuellement en Australie, je peux que réitérer ses propos écrit il y maintenant un peu plus d’un an.

Concernant le blog paysages – je vais continuer au fil du temps, de rédiger des billets en français, parfois en allemand et anglais, sur mes « paysages » …..

Bibliographie :

Dereix, Ch., Duhen, L.-M., Rigolot, E. (2019): Changer notre regard sur les incendies de forêt ….et agir sans délais. Dans forêt mediterranéenne, tome XL, numero «  juin 2019, pp. 159 – 171.

Photo : Vue depuis le Grünstadter Berg sur Grünstadt, © Christophe Neff 30.12.2019.

Christophe Neff, écrit le 03.01.2020, publié le 04.01.2020

[1] Voir :  « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 »

Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2018/2019

Next Thursday, 10 October, at 13:00 CET the Swedish Academy will announce the winner of the Nobel Prize in Literature 2018 and 2019. In the years as blogger on le Monde.fr I tried to make a forecast for the annual Nobel Prize in Literature[1], the last in 2017 – under the titel “Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2017”. Since them a long time has passed, – the paysagesblog on le Monde.fr disappeared, because in April 2019 le Monde decided to stop his subscribers blogs, blogs which were called “les blogs abonnées du Monde.fr” in French[2]. In Juin 2019 “paysages” was relaunched with the post “Nouveau départ pour le blog paysages” on wordpress.com.  So I relaunch here my “Nobel Prize Forecast in Literature” on paysage, in continuation of what I wrote on paysages when it was hosted and edited on “les Blogs le Monde.fr”.

Concerning the Nobel Prize in Literature 2018/19 it’s very difficult to make a plausible forecast, perhaps we will see the name of Anne Carson or Maryse Condé appear on the scene, as  M.A. Orthofer wrote it on the 30 of September 2019 in the Literary saloon. Perhaps one of the prizes could be awarded to Milan Kundera as Bertrand Fitoussi wrote recently in the Express.

scan pierre antónio lobo antunesBut frankly spoken I have no clear idea, – my personal favorite is the Portuguese novelist António Lobo Antunes. Just reading “Até Que as Pedras Se Tornem Mais Leves Que a Água” in the French translation «Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus douces que l’eau » of Dominique Nédellec published by Christian Bourgois Éditeur in Paris, I think that Antunes would largely merit to get a Nobel prize in Literature. The book was also recently translated into English by Jeffe Love under the titel “Until Stones Become Lighter Than Water[3]” in the serie “The Margellos World Republic of Letters” published by Yale University Press.

Bookcover Until Stones Become Lighter Than WaterSo my list of favorite’s begins with António Lobo Antunes, even if he does not appear on any odd list. Antunes could be followed by Maryse Condé, Claudio Magris, and the following writers I also listed in 2017Adonis, Ismail Kadare, Margaret Atwood, Art Spiegelman, Marjane Satrapi, or Don DeLillo. Next Thursday at 13.00 we will know more!

Christophe Neff, 08.10.2019

P.S. (10.10.2019 13:25): Finally Olga Tokarczuk was awarded with the Nobel Prize in Literature 2018 and Peter Handke with the Nobel Price in Literature 2019.

 

[1]  See also, Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ? ,Wer wird den Literaturnobelpreis 2010 verliehen bekommen?, Blognotice 5.10.2011 – neiges automnales & prochain lauréat du Prix Nobel de littérature , Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2012, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2013, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2014, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2015, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2016, Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2017.

[2] See also: «La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr » and « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr ».

[3] Book description of “Until Stones Become Lighter Than Water” on the Yale University Press Site.

Nouveau départ pour le blog paysages

screenshot paysages waldApres dix ans d’existence sur les Blogs LeMonde.fr paysages, – paysages prend un nouveau départ. La fin des blogs abonnés le Monde, qui était prévue pour le 5 Juni 2019, a mis fin à la présence de paysages sur les Blogs LeMonde. Le transfert du blog des Blogs LeMonde à WordPress.com a plus ou moins fonctionné, la redirection des liens articles des premières années ne semble pas avoir réussi. Mais les textes et les images ont pu être transférés sans problèmes, ce qui me semble être primordial. De la part de la direction du Monde, de même que de la rédaction du Monde, les bloggeurs abonnés, à part ce mail dont je parle dans mon billet du 14 avril 2019, n’ont jamais reçu la moindre explication concernant la fermeture des blogs abonnés.  Par contre on trouve une intéressante analyse de Vincent Bresson sur la fin des blogs abonnés du Monde dans la Revue des Medias sous le titre «  Les blogs abonnés n’ont plus la cote auprès de la presse française ». L’analyse me semble être assez exhaustive, – et en plus on y apprend que le contenu des blogs abonnés a été archivé par la Bibliothèque nationale. Concernant paysages, la version hébergée par le Monde, a été aussi conservée par la Deutsche Nationalbibliothek.  Tous les billets ont été conservés, disons tous les textes, mais pour les images il semble y avoir eu des problèmes de « conservations » à la Deutsche Nationalbibliothek[1]. Les images des premières années des paysages ne sont plus visibles dans cette version conserve. Concernant la version conserve par la BFn, si elle a vraiment conservé tous les blogs abonnés, je ne la connais pas, donc il  ne m’est pas possible de porter un jugement sur la qualité de la « copie » ou du « scan » conservés.  Il semble que les versions conservées des blogs abonnés le Monde par la BFn ne sont pas consultables sur la toile.

screenshot ersterr paysagesblog mai 2009premier billet nouvelle formule j’ai intégré deux « screenshots » – le premier montre la première partie du premier billet sur le Monde.fr  « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? »   le deuxième montre la première partie de mon dernier billet «La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr ».  On voit aussi que le transfert vers wordpress.com a aussi nécessité des changements de mise en pages. Les reflets de lumières à travers la sapinière du Mooswaldkopf au-dessus du Fohrenbühl en Forêt Noire ont disparu pour des raisons de mises en pages. Pour l’instant j’ai choisi une image prise à la Falaise du Cap Leucate qui montre une vue de Leucate – Plage comme page d’intro de paysages. Cela changera peut-être, une fois que paysages dans sa nouvelle formule aura atteint sa vitesse de croisière.

screenshot letzter paysagesblog le monde.frLe transfert de paysages vers un autre hébergeur me donne aussi de nouvelles libertés. La ligne éditoriale du Monde envers le « mouvement des  gilets jaunes » était plutôt une mauvaise surprise. Même si je reste abonné à  la version électronique, je ne comprends pas pourquoi le Monde est devenu de plus en plus une caisse de résonnance pour le mouvement des gilets jaunes. Constat amer pour un lecteur qui découvrait la lecture du Monde au milieu des années 1970 chez ses grands-parents à Aubord dans le Gard. Même chose pour l’anti Macronrisme primaire du Monde.  Pour ainsi dire je ne me reconnais plus dans la ligne éditoriale du Journal que j’ai découvert à l’âge de dix ans sur le bureau de mon grand-père à Aubord. Je reste abonné, car vu d’Allemagne, le « couvrage » de Afrique, surtout de l’Afrique francophone, mais aussi du Moyen Orient et de l‘ Amérique latine, reste encore un des grands atouts du Monde.  En plus le « Monde des livres » me reste une lecture dont je n’aimerais pas me passer. Comme je passe une très grande partie de ma vie en Allemagne, et comme le Monde disparaît de plus en plus des kiosques des gares et aéroports d’Allemagne, donc si on veut régulièrement lire le Monde, comme je le fais, il ne reste que l’abonnement électronique.

Dans ma jeunesse on pouvait même en acheter pendant la saison estivale dans les kiosques (ou disons le rayon journal de la librairie Klaussner (Buchhandlung Klaussner) à Schramberg. C’est ici, que les Prof de Français du  Gymnasium Schramberg allaient chercher le Monde, pour trouver les « textes » pour leurs classes terminales. Mais il y a longtemps, – c’était les années 1980, la France avait élu François Mitterrand comme prédisent, et en Allemagne on considérait le Monde comme le grand Journal français – peut être un peu comme le NYT francophone.  Mais tout cela date d’un autre Âge, d’un autre siècle, la « Buchhandlung Klaussner » a disparu, – et le Monde n’est peut-être  plus le grand journal francophone de centre gauche, le journal de référence français qu’il fut jadis pendant des décennies. En tout cas, la manière dont le Monde a traité ses bloggeurs abonnés, montrent que le Monde semble une fois de plus  avoir des difficultés avec ses lecteurs les plus fidèles.

Les reflets de lumières à travers la sapinière du Mooswaldkopf 24.08.2008
reflets de lumières à travers la sapinière du Mooswaldkopf © Christophe Neff 24.08.2008

Photos/Bilder toutes/alle © Christophe Neff 

Ecrit et publié à Port Leucate en Juin 2019

Christophe Neff

[1] On trouve la version paysages dans les Blog le Monde archivé dans sa version du 14.5.2019 (Archivierte Netzressource vom 14.5.2019) dans la Deutsche Nationalbibliothek ici.