Le mercredi 23 septembre, j’apprends par Le Monde, dans l’article « Thélyson Orélien accusé d’avoir utilisé l’IA pour son livre „C’était ça ou mourir„ », qu’on accuse l’écrivain Thélyson Orélien d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour l’écriture de son livre « C’était ça ou mourir ». Je me rappelais la notice de Pierre Assouline « Le choc Thélyson Orélien » dans La République des livres sur le livre. En plus, j’avais déjà réservé le livre sur ma « Merkliste » dans le système « Tolino » de Hugendubel – un des rares livres français qu’on trouve dans le système Tolino. Je dirais même que l’euphorie envers le système Tolino que j’avais décrite dans « Une liseuse „Tolino“ pour délester ma bibliothèque » s’est beaucoup refroidie, mais ceci, on pourra en discuter dans un autre billet. Ce mercredi matin, je me dis : ce livre, indépendamment des accusations d’utilisation de l’IA, entrera dans l’histoire littéraire – et peut-être même dans l’histoire tout court ! Je décide donc de l’acheter pour ma liseuse « Tolino ». Mais après l’avoir acheté, quelle déception – impossible de lire le livre sur ma nouvelle liseuse Tolino en couleur, ne parlons pas de le lire, car tout simplement on ne pouvait pas ouvrir le livre. Sur l’ancienne liseuse en noir et blanc, par contre, je pouvais ouvrir le livre. Il était aussi impossible de faire une sauvegarde du document sur le disque dur. Depuis ce mercredi 23 septembre, Hugendubel ebooks a cherché à corriger l’erreur – et je peux lire le livre sur mes deux liseuses Tolino. Concernant la sauvegarde sur le disque dur, ça fonctionne – mais malheureusement il y a encore des erreurs. Il me semble bien que l’ebook, le document epub fourni par les éditions Grasset à Hugendubel, contenait des erreurs. Entre-temps, vu le tournant qu’a pris la discussion sur le livre en France, j’ai en plus commandé une version papier du livre. On ne sait jamais ce qu’il adviendra du livre. Le « Kindlegate » avec le livre 1984 de juillet 2009 – où Amazon avait retiré le livre 1984 de ses liseuses Kindle – me reste gravé dans mes souvenirs ; c’est d’ailleurs, entre autres, pour cela que j’ai préféré une liseuse hors du circuit Kindle/Amazon. Mais honnêtement, si j’avais plus de place pour « stocker » de livres chez moi, j’achèterais tous mes livres en « version papier ». Depuis ce mercredi 23 septembre, en plus, concernant ce livre beaucoup de choses se sont passées : le livre a été retiré de la liste du Goncourt 2026, on connaît depuis l’auteur du tweet anonyme de « balance ton Claude » – il s’agit de Samuel Fitoussi, jeune chroniqueur du Figaro. Depuis, on parle beaucoup d’IA, de plagiat – mais presque plus du contenu du livre. Jusqu’à présent, comme je n’ai pas encore lu le livre, je peux difficilement dire si le livre me plaît, m’impressionne, ou me déçoit…. Mais concernant l’IA, il me semble plus que logique, vu comment l’IA est en train d’envahir notre vie courante, que d’une manière ou d’une autre, cela affecte aussi la création littéraire ! Malheureusement, dans la discussion sur le livre de Thélyson Orélien, on n’en parle presque pas – à l’exception de la chronique de Lisbeth Koutchoumoff Arman « Affaire Thélyson Orélien : les écrivains utilisent l’IA. Et alors ? » dans Le Temps. Ou de ce texte de Serge Mahugnon « Comment écrire un roman avec l’IA ? », publié sur la plateforme « Substack ».
Il faut toujours se rappeler que, même avant l’avènement massif de l’IA, des discussions sur les « vrais auteurs » resurgissaient de temps en temps dans le monde littéraire. Qui est l’auteur véritable d’un livre (littéraire) – pas toujours facile à trancher ! Pendant ma jeunesse – j’ai beaucoup aimé – le chef-d’œuvre « Le Don paisible » de Mikhaïl Cholokhov (translittération allemande du russe = Michail Alexandrowitsch Scholochow). Je l’ai lu dans une traduction allemande en version de poche éditée en deux volumes par DTV. Ces deux volumes, avec les très belles couvertures de Celestino Piatti, je les lisais pendant mon service militaire et ma formation d’officier de réserve entre 1984 et 1990 dans la Bundeswehr. C’est donc dans la traduction allemande de l’œuvre de Cholokhov (le volume/Band I a été traduit par Olga Halpern, le volume II par E. Margolis et R. Czora) que j’ai suivi les multiples périples de la vie de Grigori Melekhov pendant la Première Guerre mondiale et la révolution russe. Beaucoup plus tard, j’ai appris qu’on doutait de plus en plus que Mikhaïl Cholokhov ait vraiment écrit ce livre sans aide. Personnellement, je pense que le « Don paisible », indépendamment de la question de savoir si Cholokhov a réellement écrit le livre lui-même, ou peut-être avec l’aide d’une « fabrique à livres », « fabrique d’écriture », reste un chef-d’œuvre de la « Weltliteratur ». D’ailleurs, c’est entre autres pour ce livre que Mikhaïl Cholokhov a reçu le prix Nobel de littérature en 1965.
Naturellement, pour les prix littéraires, comme par exemple le Goncourt ou le prix Nobel de littérature, il faudrait fixer de nouvelles règles du jeu. Je pense qu’un texte qui utilise simplement l’IA pour corriger les fautes de frappe, fautes d’orthographe, etc. peut être admis sans problèmes. Pour la recherche approfondie comme l’a faite, par exemple, la prix Nobel de littérature Olga Tokarczuk, on peut longuement discuter – mais il faudrait le fixer pour chaque prix littéraire. Pour l’écriture elle-même, je pense qu’il faudrait plutôt prohiber l’application systématique de l’intelligence artificielle. Et naturellement, on devrait fixer ces règles avant que les maisons d’édition, les auteurs, les comités de rédaction ne présentent leurs « livres » !
Et concernant le livre « C’était ça ou mourir » – la critique de Pierre Assouline dans La République des livres, mais aussi la critique de Gladys Marivat « Avec „C’était ça ou mourir“, Thélyson Orélien livre le puissant roman d’un migrant haïtien en quête d’espoir » dans le Monde des Livres m’ont persuadé de lire ce livre, indépendamment de la question de l’utilisation de l’intelligence artificielle. De ce que je ressens dans ces critiques, et bien d’autres critiques littéraires, ce livre peut aussi être lu comme nouvelle « géographie humaine » fictive, car naturellement c’est un roman, un récit, qui nous parle d’une nouvelle géographie ressentie tous les jours par des milliers de migrants qui essaient d’atterrir dans le Nord de l’Amérique.
Et en ce qui me concerne personnellement comme lecteur, je ne vais sûrement pas laisser l’intelligence artificielle me dicter mes lectures de mon temps libre hors obligations professionnelles !
En dehors des questions d’IA et de plagiat concernant le livre « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien, c’est l’acharnement envers l’auteur[1] – qui ressemble parfois à une véritable chasse à l’homme sur certains réseaux sociaux – qui m’intrigue fortement !
Scholochow, Michail (1980) : Der stille Don. Roman Band 1. Deutsch von Olga Halpern. München, 1980. Deutscher Taschenbuchverlag München, 2. Auflage 1980, Lizenzausgabe Paul List Verlag München, ISBN 3-423-01313-8, dtv 1313.
Scholochow, Michail (1980) : Der stille Don. Roman Band 2. Deutsch von E. Margolis und R. Czora. München, 1980. Deutscher Taschenbuchverlag München, 2. Auflage 1980, Lizenzausgabe Paul List Verlag München, ISBN 3-423-01314-1, dtv 1314.
Christophe Neff, septembre 2026 (week-end 26-27.09.2026), publié le 28.09.2026
„Wie eine rotbraune Wunde im Gebirg“ erschien mir die Waldbrandfläche auf dem Tösberg in Schramberg, als ich diese am Sonntag, den 23.08.2026, von der Aussichtsplattform an der B462 oberhalb von Schramberg fotografierte. Daneben ockergelb die vertrockneten Bäume und Sträucher auf der Flanke des Schlossberges zwischen Talstadt und Aussichtshäusle. Ich kam von einer kleinen Familienfeier auf der Alb „ra“, und da die A 81 zwischen Herrenberg und Stuttgart mal wieder zugestaut war, hatten wir uns entschlossen, über den Schwarzwald, das Kinzigtal zurück in die Pfalz zu fahren. So gelb und trocken, wie an diesem Tag, war mir das Kinzigtal bisher in meinem Leben noch nie erschienen. Das ähnelte schon den ausgetrockneten Landschaften des Hochschwarzwaldes um Herrenschwand, die ich in meinem letzten Blogbeitrag „Blognotiz 05.08.2026: Der Waldfrieden – Ruhe tanken im Hochschwarzwald“ beschrieben hatte.
Den Waldbrand in Schramberg, der am Abend des Sonntags, dem 15. August, am Fuße des Tösbergs ausbrach, hatte ich durch „Posts“ von Freunden aus Schramberg in den sozialen Netzwerken mitbekommen. Ich saß am Notebook und wollte gerade einen Blogbeitrag auf Französisch über den Waldbrand im Hohen Venn verfassen, als die ersten „Bildnachrichten“ vom Waldbrand in Schramberg bei mir „aufflackerten“. Der Waldbrand im Hohen Venn, den ich damals und jetzt noch für eine der größten Waldbrandkatastrophen in Mitteleuropa in diesem Jahrtausend halte. Da wird es bis in den beginnenden Winter noch einzelne Moorflächen geben, die unterirdisch vor sich hin glühen. Die Glutnester können ja metertief im Torf quasi unbemerkt langsam „verglühen“. Torfbrände endgültig zu löschen, das ist schon ein richtig schwieriges Unterfangen. Im Frühjahr 2011 hatte es im Hohen Venn schon mal einen großen Waldbrand gegeben, das war aber in den internationalen Medien nie richtig wahrgenommen worden[1]. Nach diesem Brand hatte ich mir eigentlich vorgenommen, das Hohe Venn zu besuchen, um die Regenerationsprozesse der Vegetation etwas näher unter die Lupe zu nehmen, aber dazu ist es leider nie gekommen. Aber das lässt sich ja vielleicht irgendwann nachholen.
Was den Schramberger Waldbrand betrifft, erhielt ich dann am Montag, den 17.08.2026, eine Interviewanfrage von der Lokalredaktion des Schwarzwälder Boten, die ich auch beantwortete. Das Interview erschien dann unter dem Titel „‚Das hat mich nicht überrascht‘ – Interview: Christophe Neff hat seit Jahren vor einer zunehmenden Waldbrandgefahr im Schwarzwald gewarnt. Dass es nun in seiner Heimat Schramberg zu einem Großbrand gekommen ist, überrascht den Vegetationswissenschaftler nicht“ am Mittwoch, den 19.08.2026, in der Printausgabe der Regionalausgabe „Schramberg“ des Schwarzwälder Boten. Eine Zusammenfassung des Interviews findet man hier auf KITopen. Das ist, denke ich, ein ganz nettes, lesenswertes Interview geworden. Wobei sich im Vorspann ein kleiner Fehler eingeschlichen hat, der mir selbst beim Lesen der Korrekturfahne nicht aufgefallen war. Nein, ich bin nicht in Schramberg geboren, sondern in Tübingen[2]. In Schramberg bin ich aufgewachsen und habe dort auch am hiesigen Gymnasium mein Abitur abgelegt. Nach Schramberg kamen wir, weil mein Vater dort in den 1960er Jahren – es müsste so 1967 gewesen sein – seinen Schuldienst antrat, am selben Gymnasium, an dem ich 1984 mein Abitur ablegte[3]. Er verstarb dann im Schuldienst an einer Krebserkrankung im Januar 1992. Damals war ich noch Geographiestudent an der Universität Mannheim und bereitete gerade meine Diplomarbeit über die Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes vor[4],[5] . Das Waldbrandthema begleitet mich also schon seit Jahrzehnten.
Wenn man die „Brandwunde“ am Tösberg unter wissenschaftlichen Gesichtspunkten betrachtet, kann man sagen, dass die Bewohner der Talstadt Schramberg ein wahnsinniges Glück hatten, dass die Einsatzkräfte von Feuerwehr, THW, Polizei etc. unter der Leitung des Stadtbrandmeisters Patrick Wöhrle das so gut in den Griff bekommen haben – „Chapeau“. Das hätte auch in einer Katastrophe enden können. Dank dem beherzten Eingreifen der „Rettungskräfte“ sind wohl nur ca. 20 ha Waldfläche den Flammen zum Opfer gefallen. Dennoch wird das bestimmt einer der größten Waldbrände im Schwarzwald seit dem zweiten Weltkrieg gewesen sein.
Ich halte Schramberg persönlich für bestimmt eine der waldbrandgefährdetsten Städte im deutschen Südwesten. In einem Talkessel gelegen und rundum vom Wald umrandet. Das hat a priori erst mal gar nichts mit dem Klimawandel zu tun[6]. Auch ohne Klimawandel wären da Waldbrände schon ein Problem. Gleiches gilt übrigens auch für Überschwemmungen und Starkregen. Der Klimawandel steigert das Risiko eines Waldbrandes dazu noch erheblich. Lange Hitze- und Dürreperioden trocknen die Wälder richtig aus, und wenn es dann aus was für Gründen auch immer (Blitzschlag, Fahrlässigkeit, Brandstiftung) zu einer Entzündung kommt, dann kann es ziemlich rasch zu einem kaum kontrollierbaren Waldbrandszenario kommen. In Schramberg wird das Ganze auch noch die „Californisation“ verschärft, die enge Verzahnung von Wald und Siedlung, die im US-englischen Sprachgebrauch auch als „Urban-Forest Interface“ oder auch als „Wildland–urban interface“ bezeichnet wird[7].
Ich habe im November 2010 auf Anregung der damaligen Kommandantin der Feuerwehr Schramberg, Abteilung Talstadt, Annette Melvin, einen Vortrag zu den Waldbrandrisiken im Landkreis Rottweil gehalten (Neff 2010b) – und schon damals ausdrücklich auf diese Risiken hingewiesen. Ein paar Monate vorher hatte ich in diesem Blog auch schon einen auf Französisch verfassten Blogbeitrag zum gleichen Thema unter dem Titel La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d’incendies aussi“ (der Wald in Schramberg wächst – und die Waldbrandrisiken wachsen auch)“ verfasst (Neff 2010a).
Die Stadt Schramberg, in der ich aufgewachsen bin, die gesamte Raumschaft Schramberg, der Schwarzwald und viele andere „waldreiche“ Regionen in Deutschland werden sich in Zukunft auch intensiver mit der steigenden Waldbrandgefahr auseinandersetzen müssen und sich für die größeren Risiken wappnen. Da gibt es auch keine einfachen „Wunderlösungen“. Waldpatrouillen nach Vorbild der französischen „Patrouille Dangel“[8], wie sie in den französischen Mittelmeerdepartements schon seit den 1980er Jahren gibt, die man mit „Aufklärungsdrohnen“ kombiniert. Das könnte ggf. ein Lösungsansatz sein. Damit wäre gewährleistet, dass man den Waldbrand, das Vegetationsfeuer, auch kurz nach der Entzündung entdeckt und damit auch die Chance hat, es frühzeitig einzudämmen. Das weiter auszuführen würde diesen Blogbeitrag sprengen. Das werde ich später irgendwann etwas ausführlicher in diesem Blog besprechen.
Die Bewohner der Talstadt Schramberg, aber auch die Bewohner des Stadtteils Tennenbronn – ein Stadtteil, der zu meiner Schulzeit noch eine unabhängige Gemeinde war –, haben wirklich sehr viel Glück gehabt, dass das Ganze noch ziemlich glimpflich abgelaufen ist, dank dem professionellen Agieren der Feuerwehr aus Schramberg und Umgebung. Ganz ausgestanden dürfte es noch nicht ganz sein. Die Erfahrung aus der Waldbrandkatastrophe von Leuk–Albinen vom August 2003 war ja auch[9], dass sich im Wurzelraum der Bäume oftmals Glutnester noch über Tage hinweg „weiterglühen“, im Schwyzerdytsch auch als „motten“ bezeichnet[10]. Das könnte auch in Schramberg noch drohen. Es ist zumindest nicht ganz auszuschließen.
Man wird auch im Schwarzwald, so wie im mediterranen Süden oder auch in den Waldlandschaften Québecs in Kanada oder in den Wäldern der nordamerikanischen Pazifikküste, lernen müssen, mit den „Waldbrandrisiken“ zu leben. Der Klimawandel wird sich nicht mehr „zurückdrehen“ lassen – bestenfalls wird er sich wohl bremsen lassen. Deshalb wird man sich auch darauf vorbereiten müssen. Und selbstverständlich sollte man weiterhin daran arbeiten aus dem Fossilismus auszusteigen. Dazu gab es vor kurzen auch ein bemerkenswertes Interview des Schweizer Klimaforscher Reto Knuti im Züricher Tagesanzeiger[11]. Abgesehen vom Klimawandel sollte sich das was von der freien Welt noch übrig geblieben ist auch aus „geostrategischen Gründen“ schnellst möglich von der Abhängigkeit von fossilen Energien lösen.
Die Brandwunde am Tösberg in Schramberg wird irgendwann zugewachsen sein. Aber dass da wieder ein dichter Gebirgswald steht wie einst vor dem Brand, das werde ich wohl nicht mehr erleben. Es wird sich bestimmt eine interessante „Vegetationsdynamik“ auf der Waldbrandfläche ergeben. Man sollte das wie schon auf der Waldbrandfläche am Kirchberg in Schiltach geschehen systematisch analysieren[12]. In diesem Zusammenhang verweise ich auch auf die vorbildlichen vegetationskundlichen Forschungen von Thomas Wohlgemuth[13] et al auf dem schon erwähnten Waldbrandflächen von Leuk-Albinen. Über die vegetationsdynamischen Prozesse nach Waldbränden in Mitteleuropa weiß man übrigens bisher viel zu wenig. Da gibt es noch sehr viele „Wissenslücken“ aufzuarbeiten!
Bibliographie und Quellen:
Grelu, J.L ; Mercier, J. ; Renaud, Jean Pierre (1990). Le patrouillage : une opération de prévention des incendies de forêts dans le Gard. Revue forestière française, 1990, 42 (S), pp.272-277. ⟨Doi 10.4267/2042/26149⟩. ⟨hal-03425145⟩
Neff, Christophe (1995) : Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Mannheim 1995, Materialien zur Geographie, ISBN 3-923750-50-1. (Kurzzusammenfassung der Arbeit bei KITopen)
Neff, Christophe (2010b): Waldbrände in Mitteleuropa – Bestandsaufnahme und Zukunftsszenarien. Was kommt auf die Feuerwehren im Lkr. Rottweil zu?. KITopen, DOI: 10.5445/IR/1000149170
Neff, Christophe (2026): „Das hat mich nicht überrascht“ – Interview: Christophe Neff hat seit Jahren vor einer zunehmenden Waldbrandgefahr im Schwarzwald gewarnt. Dass es nun in seiner Heimat Schramberg zu einem Großbrand gekommen ist, überrascht den Vegetationswissenschaftler nicht. Das Gespräch führte Johannes Fritsche. Schwarzwälder Bote, Schramberg, Mittwoch 19. August, 2026. (Zusammenfassung hier bei KITopen, PDF-Volltext ab August 2027 DOI: 10.5445/IR/1000196308)
Wohlgemuth, Thomas & Moser, Barbara (2009): Phönix aus der Asche: Die rasche Wiederbesiedlung. der Waldbrandfläche oberhalb von Leuk durch PflanzenBull. Murithienne 126/2008 : 29-46 (2009)
Wohlgemuth, Thomas et al. (2010): Leben mit Waldbrand. Merkblatt für die Praxis, Januar 2010
Wohlgemuth, Thomas & Moser, Barbara (2018): Zehn Jahre Vegetationsdynamik auf der Waldbrandfläche von Leuk (Wallis). Schweizerische Zeitschrift für Forstwesen, 169, 279-289.
[3] Mehr Biographisches findet sich im vom Martin Himmelheber für den Schramberger Stadtwerke verfassten Artikel „Schramberger Auswärts Wissenschaftler Christophe Neff Feuer und Flamme für Waldbrände“ (hier der Link zum PDF in KITopen: DOI: 10.5445/IR/1000164977)
[5] Die Diplomarbeit wurde dann als kleines Büchlein unter dem Titel „Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse“ 1995 veröffentlicht.
„Manchmal fahre ich ohne Ziellos und sage zur Belchen-Südwand guten Tag. Weiter in weichen Schwüngen über Böllenbach ab ins Wiesental. Von Präg über den Hochkopf nach Herrenschwand. Ein paar Höfe, ein Gasthof namens Waldfrieden und Gelände ohne Ende. Ein Schlepper kreuzt, Wild wechselt, Wald duftet. Später gibt es Nudelsuppe aus der Terrine und essbare Landschaft zum Hauptgang. Weiderind, Holzofenbrot, Vesperteller. Das ist mein Südschwarzwald.“ (Abel, Wolfgang, 2022, 7)
Endlich hatte ich es geschafft, nach so vielen erfolglosen Versuchen über die Jahre, Zimmer im Waldfrieden zu reservieren. Und Hunde sind ja auch akzeptiert, da wir ja seit einigen Monaten auch Hundebesitzer sind[1]. So fuhren wir dann ähnlich, wie es Wolfgang Abel[2] in seinem Buch „Hoch hinaus“ beschreibt, am Belchen vorbei, aber an der Nordseite übers Wiedener Eck über Präg nach Herrenschwand in den Waldfrieden, um dort ein paar Tage Urlaub zu genießen (siehe Zitat am Textbeginn). Ich schreibe „Buch“, obwohl das Werk von Wolfgang Abel als „Reiseführer & Wanderführer“ für Freigänger verfasste wurde, lässt sich das Werk durchaus als moderne geographische Landeskunde des Südschwarzwalds lesen.
Als Kind und Jugendlicher war ich schon öfter im Hochschwarzwald. Mit den Eltern immer wieder Tagesausflüge von Schramberg aus an den Titisee, den Schluchsee, manchmal auch in den Hotzenwald. Dabei auch noch die letzten Züge auf der Bahnstrecke Kappel-Gutachbrücke–Bonndorf mit dem berühmten Spitzkehrenkopfbahnhof in Lenzkirch gesehen. Einmal auch einen schönen Camping- & Wanderurlaub mit dem Wohnwagen am Titisee. Den Campingplatz gibt es heute noch, es ist der Sandbank Camping! Und hin und wieder auch mit einem engen Freund der Familie, Roland Wittwer, Skifahren im Frühjahr am Feldberg, wenn in Schramberg schon lange nicht mehr genug Schnee zum Skifahren lag – und das manchmal bis in den Mai, wenn im Kinzigtal schon die Kirschbäume blühten[3]. Einmal auch mit der Schule, im Schullandheim in der Jugendherberge am Wiedener Eck. Von dort wanderten wir dann auf den Belchen hoch. Das ist natürlich alles schon sehr lange her. Die Jugendherberge am Wiedener Eck gibt es auch schon seit ein paar Jahren nicht mehr. Daraus wurde ein Gesundheitshotel namens Gut Lilienfein.
Den Waldfrieden entdeckte ich tatsächlich nicht durch das Buch von Wolfgang Abel, sondern durch meine seit nun fast schon dreißig Jahren andauernde Lektüre des Restaurantführers „Guide Michelin“, also das berühmte rote Buch, welches man durchaus auch als geographische Landeskunde lesen kann. Besonders angetan haben es mir dabei die „Bib Gourmand“. Über die Verteilung der Michelinsterne und der Bib Gourmands bilden schon eine interessante „Geographie“ Deutschlands ab. Die meisten gibt es wohl eindeutig im deutschen Südwesten[4]. Und so habe ich dann irgendwann, in einer der Ausgaben des roten Buches, den Waldfrieden entdeckt – und mir gedacht, da will ich doch mal Urlaub machen und wieder nach langer Zeit in den Hochschwarzwald fahren und dort auch nicht nur gut zu essen, sondern auch Ruhe und Abgeschiedenheit zu finden. Und ich wurde nicht enttäuscht. Auch in diesem Jahr wird der Waldfrieden im Michelin lobend erwähnt und auch wieder mit einem Bib Gourmand ausgezeichnet (Michelin Éditions et al. 2026).
Während meine mitreisenden Familienmitglieder die Annehmlichkeiten des Neubaus, also des Spa-Hauses, genossen, zog ich mich mit unserer Gordon-Setterin zum Lesen in der Natur zurück. Das „Spahaus“ wurde von Architekturbüro „Werkgruppe Lahr“ geplant. Inzwischen ist es ein markanter Teil der Kulturlandschaft des Hochschwarzwaldes geworden und hat sich hervorragend in Weidfelder und Hochweiden von Herrenschwand integriert Manchmal schaute ich auch nur den Vögeln zu – an einem Tag konnte man sogar einen ganzen Schwarm an roten Milanen über den Hochweiden von Herrenschwand beobachten. Oft saß ich auch unter den Linden und dem Bergahorn an der Wassertretstelle mit meinen Büchern. Auf dem E-Book-Reader erkundete ich die Welt des Odysseus und der Odyssee wieder einmal neu – diesmal wissenschaftlich aufbereitet vom Altphilologen Raimund Schulz (2026)[5]. Und weiterhin las ich abschnittsweise Kapitel aus dem schon erwähnten Buch „Hoch Hinaus“ von Wolfgang Abel (2022), welches ich schon vor ein paar Jahren schon einmal in Gänze gelesen hatte.
Se ressourcer – auftanken, das gelingt mir am besten mit Ruhe, Bewegung und Lektüren, das hatte ich ja schon vor ein paar Jahren hier beschrieben[6]. Die Hochweiden von Herrenschwand sind auch so ein fabelhafter Ort, an dem man sich „ressourcieren“, also Ruhe finden kann, Kraft tanken kann. Dazu kommt noch die Küche von Volker Hupfer, die auch dazu beiträgt, dass man sich hier oben gut erholt! Wolfgang Abel schreibt: „die Küche von Volker Hupfer ist frisch, sorgfältig und vielseitig, die Positionen reichen vom Wandervesper bis zum Abendmenü“ (Abel, 2022, 371). Hier findet man zum Abendmenü beste badische Küche, leicht elsässisch-französisch angehaucht. Und tagsüber bekommt man auch einen ordentlichen Wurstsalat als Wandervesper. Nicht nur ordentlichen, sondern einen richtig guten Wurstsalat als Vesper! Wobei ich dabei lernen durfte, dass der Straßburger Wurstsalat – so nennt man die Variation des Wurstsalats mit Emmentaler und Lyoner im mittleren Schwarzwald in der Raumschaft Schramberg – hier „Elsässer Wurstsalat“ genannt wird[7].
Natürlich bin ich auch vor der Hitze in der Oberrheinebene geflohen. Wie eine Bewohnerin aus Herrenschwand sagte: „vor der ‚Gluthölle‘ der Pfalz in den Hochschwarzwald geflohen“. Wie ich ja schon mehrmals in diesem Blog schrieb, weiß ich nicht, ob das am zunehmenden Lebensalter oder den Komplikationen, die die Maladie de Mitterrand mit sich bringt, zusammenhängt[8]. Aber Tatsache ist, dass die zunehmende Hitze unserer mitteleuropäischen Sommer mir zu schaffen macht. Aber auch im Hochschwarzwald sind die Auswirkungen des Klimawandels zu spüren. Die gelben Hochweiden in Herrenschwand, am Belchen etc. haben mich regelrecht erschrocken. So etwas habe ich im Schwarzwald, in dem ich ja aufgewachsen bin, noch nie erlebt – Wiesen und Hochweiden wie in mediterranen Gebirgen. Man könnte fast meinen, man wäre irgendwo in der Cerdagne in Südfrankreich. Die Dame aus Herrenschwand, mit der ich sprach, sagte, sie würde nun 70 Jahre hier leben, aber eine solche Trockenheit, eine solche Landschaft in „Gelb- und Ockertönen“ – das hätte sie hier noch nie erlebt. Auch in den Wäldern lassen sich erhebliche Trockenschäden an den Bäumen beobachten.
Nicht auszudenken, aber sollte mal der Blitz in die Wälder rund um Todtnau einschlagen – oder bei der Waldarbeit die Motorsäge Funken schlagen, jemand seine brennende Kippe am Wegrand hinterlassen … wie auch immer, das würde einen verheerenden Waldbrand auslösen. Nach fast vierzig Jahren Waldbrandforschung kann ich nur sagen, dass wir in Deutschland im Gegensatz zu Frankreich verhältnismäßig schlecht auf solch einen großen Waldbrand vorbereitet wären. So hat mich auch hier im Hochschwarzwald das Thema meiner jahrzehntelangen wissenschaftlichen Tätigkeit wieder eingeholt. Mein letzter Beitrag in paysages handelt von der aktuellen Waldbrandsituation in Frankreich[9]. Es wird durch den Klimawandel auch hier in Deutschland zu mehr Waldbränden kommen – das prognostiziere ich ja eigentlich schon seit Jahrzehnten[10]. Aber leider wird das Problem in der Politik so gut wie nicht wahrgenommen.
Der Schluchsee ließe sich beispielsweise für das „Wasserladen“ von amphibischen Löschflugzeugen vom Typ Canadair nutzen. Das ist das Ergebnis der Arbeit von Steffen Volk: „Einsatzpotentiale von amphibischen Löschflugzeugen in Baden-Württemberg (Volk 2025)“ – das war einer meiner letzten wissenschaftlichen Abschlussarbeiten, die ich trotz Krankheit noch betreuen konnte. Das könnte für die Waldbrandbekämpfung im südlichen Schwarzwald ein wichtiger Faktor werden.
Auf der Rückfahrt nach Grünstadt, auf der französischen Rheinseite bei Lauterbourg, betrachtete ich den Niedrigstand des Rheins. So niedrig, so viele Schotterbänke bis weit in die Flussmitte – das habe ich hier noch nie gesehen. Es tut sich was im Klima Mitteleuropas – man kann es überall feststellen. Wer den Klimawandel nicht wahrhaben will, lebt entweder auf einem anderen Planeten oder leidet an einer erheblichen kognitiven Dissonanz!
Zu Hause angekommen, erlebte ich auch noch eine freudige Überraschung: Einer meiner frühen Blogtexte, „The Fatal Forest Fire – remembering the ‘1949 Mega fire’ in the ‘Forêt des Landes’ (South West France)“[11], über die verheerenden Waldbrände in der Forêt des Landes im August 1949, wurde in einer internationalen Attributionsstudie über Waldbrände und Klimawandel erwähnt [12] . Wobei die bibliographische Referenz „Christophe 2009“ mehr als sonderbar ist. Das war auch einer meiner ersten Texte, in dem ich auf den Zusammenhang von Klimawandel und zunehmenden Waldbrandrisiken hinwies. Auf Englisch verfasst, ist er wohl in der internationalen Wissenschaftscommunity wahrgenommen worden. Aber immerhin schön zu sehen, dass man als Wissenschaftler und Waldbrandforscher international immer noch wahrgenommen wird – trotz aller Einschränkungen durch die nun bald drei Jahre andauernden, durch die Maladie de Mitterrand bedingten Komplikationen!
Zuhause in Grünstadt angekommen, stellte ich fest, dass die Mauersegler auch schon ihren Rückflug in den Süden angetreten haben – ähnlich wie in den letzten Jahren[13]. Hingegen scheinen die Bienenfresser fast schon zum alltäglichen Begleiter des Grünstadter Sommerhimmels zu werden. Wenn man sie nicht sieht, kann man sie mehr als deutlich hören[14]!
Die ältere Dame aus Herrenschwand wies mich auch darauf hin, dass man sich nicht täuschen sollte, hier wäre auch nicht das Paradies. Ernsthaft krank werden dürfte man hier oben nicht. Am besten wäre es man würde im Alter vom Schlag getroffen werden, nicht mehr aufwachen und tot umfallen. Wie überall auf dem Land ist die ärztliche Versorgung schwierig, hinzu kommt natürlich die anspruchsvolle Topographie des Gebirges die vor allem die Wegstrecken enorm verlängert. Beim Schreiben dieses Textes habe ich mich etwas erkundigt, wie das mit meinem Krankheitsbild hier oben aussehen würde. Im Gesundheitszentrum Todtnau wird zu Zeit Freitagnachmittags eine urologische Sprechstunde angeboten, die auch Tumornachsorge anbietet. Bei komplizierten Dingen, wird man wohl nicht umhin kommen, nach Freiburg zu fahren. Schwierig und beschwerlich, aber nicht unmöglich. Aber die Gesundheitsversorgung im ländlichen Raum, ist auch so ein Thema, was gern vernachlässigt wird. Damit könnte man mehr als einen eigenen Blogbeitrag schreiben.
Kommen wir zurück nach Herrenschwand und dem „Waldfrieden“. Was mir in Herrenschwand auch auffiel, – also rund um den Waldfrieden im Siedlungskern des Weilers Herrenschwand. Sehr viele Linden und Eschen. Die Terrasse des Waldfriedens wird von einer Esche beschattet. Das Eschensterben scheint hier oben noch nicht angekommen zu sein. Es gibt hier und da auch noch ein paar alte Bauerngärten, die offensichtlich noch bewirtschaftet werden. Das alles erinnerte mich an das Buch des verstorbenen Botanikers Gerold Hügin (1991) über Bauerngärten und Siedlungsvegetation in Südschwarzwald. Das Buch steht wohl in meinem Büro am IFGG in Karlsruhe. Ich hatte es mir zu Beginn meiner Assistentenzeit an der Universität Mannheim gekauft und gelesen. Ob Hügin auch hier oben Herrenschwand Vegetationsaufnahmen gemacht, – da kann ich mich jetzt nicht mehr daran erinnern. Es würde sich aber bestimmt lohnen die Siedlungsvegetation von Herrenschwand zu kartieren, – man würde damit bestimmt einen interessanten Einblick in die Vegetationsgeschichte des südlichen Schwarzwaldes bekommen. Dar überhinaus hier und da auf den Weidfeldern sehr schöne „Weidbäume“ hier in diesem Fall Ebereschen (im Schramberger Schwäbisch auch als Vogelbeeren bezeichnet). Ich hatte auch mal ein schönes Büchlein über die Weidbuchen im Schwarzwald in meiner Bibliothek (Schwabe et al 1987). Weidfelder und Weidbäume, – was nicht immer Buchen sein müssen, beispielsweise finden sich im mittleren Schwarzwald auch sehr schöne Stechpalmen als Weidbäume. Das war schon ein Charakteristikum der traditionellen Kulturlandschaft des mittleren und des südlichen Schwarzwaldes. Inzwischen ist es mehr ein Kulturlandschaftsrelikt geworden. Dazu braucht es natürlich auch eine funktionierende Weidewirtschaft. Mit Nutzungssimulation, also Landschaftspflege, wird man diesen Landschaftstyp auf Dauer nicht erhalten können.
Postkartenansichten aus der Chronik des Waldfriedens entnommen mit Genehmigung von Familie Hupfer (email 03.08.2026), Papierversion S.56-57, PDF S. 29.
Herrenschwand und der Waldfrieden das ist schon ein eigene Geschichte. Wenn man durch den Weiler läuft und mit den Menschen spricht, dann hat man das Gefühl, dass irgendwie jeder eine Verbindung zum Waldfrieden hat. Die Familie Hupfer hat eine sehr schöne zwei und sechzig Seiten umfassende Chronik des Waldfriedens verlegt (Hupfer, Volker 2026). Es ist jedoch mehr als nur eine Chronik des Waldfriedens, sondern über die Bilder erschließt sich dem Leser, über 100 Jahre Dorf & Landschafts und Tourismusgeschichte von Herrenschwand. Eigentlich sollte das Werk, also die Papierversion zumindest in der badischen Landesbibliothek archiviert werden, und darüber hinaus in weiteren Universitäts & Forschungsbibliothek, weil in dem Büchlein über 100 Jahre Dorfgeschichte von Herrenschwand dargestellt wird, was auch ein Baustein der Landschaftsgeschichte des gesamten Schwarzwaldes ist.
Im sogenannten Stammhaus, das aus dem im Jahre 1892 erbauten Bauernhof hervorging haben wir dann auch während der vier Tage gewohnt. Wir würden gern wiederkommen !
Hügin, Gerold (1991): Hausgärten zwischen Feldberg und Kaiserstuhl: Versuch einer Landschaftsgliederung mit Hilfe von Unkräutern, Zier- und Nutzpflanzen der Gärten in Schwarzwald, Vogesen, Baar und Oberrheintal; mit zwei Beilagen. Veröffentlichungen für Naturschutz und Landschaftspflege in Baden-Württemberg / Beihefte zu den Veröffentlichungen für Naturschutz und Landschaftspflege in Baden-Württemberg; 59, ISBN 3-88251-157-5.
Schwabe, Angelika; Krachtowil, Anselm (1987): Weidbuchen im Schwarzwald und ihre Entstehung durch Verbiss des Wälderviehs : Verbreitung, Geschichte und Möglichkeiten der Verjüngung. Karlsruhe. Veröffentlichungen für Naturschutz und Landschaftspflege in Baden-Württemberg / Beihefte zu den Veröffentlichungen für Naturschutz und Landschaftspflege in Baden-Württemberg 49. ISBN 3-88251-121-4
Volk, Stefan (2025): Einsatzpotenziale von amphibischen Löschflugzeugen in Baden-Württemberg. Bachelorarbeit, Bachelor of Education, Geographie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT), (Betreuung Dr. C. Neff & Dr. C. Mager, KIT-IFGG), DOI: 10.5445/IR/1000185792 (KITopen).
Mes enfants ont passé une belle semaine de vacances en famille à Port Leucate, sur les rives de la Méditerranée, dans l’Aude. Samedi matin, le 25.07.2026, ma fille me téléphone pour me dire qu’à Port Leucate, il y avait une odeur de brûlé dans l’air. L’odeur lui rappelait les terribles incendies du Black Summer en Australie de janvier 2020. Elle participait alors à un échange de voltige dans l’État de Victoria et en Nouvelle-Galles du Sud. L’odeur des immenses feux de forêt lui était restée un souvenir inoubliable.
Je lui disais que, à ma connaissance, dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, il n’y avait pas d’incendie de forêt majeur en cours. Je disais que je pensais que la forte tramontane rapportait cette forte odeur de brûlis depuis les feux de forêt sévissant dans le massif de la forêt des Landes, en Gironde. Plus tard dans la journée, le SDIS 11 informait la population via Facebook que l’odeur de brûlé provenait des importants incendies en cours en Gironde (voir capture d’écran). Donc, confirmation.
D’ailleurs, l’un de mes derniers travaux scientifiques, que j’ai dirigés avant que les complications liées à la maladie de Mitterrand ne me mettent plus ou moins en arrêt maladie complet, était une étude sur les potentialités d’utilisation du De Havilland Canada DHC-515 (successeur du CL-415) dans la DFCI dans la région du Bade-Wurtemberg en Allemagne[3]. Concernant la situation des Canadair en France, je ne peux que confirmer l’avis de M. Durand.
Concernant la prévisibilité des incendies qui menacent une très grande partie du sud de la France et au-delà : naturellement, on ne peut pas prédire le jour, l’endroit géographique du début d’un feu de forêt. Mais depuis des décennies, des chercheurs sonnent l’alarme pour avertir que les changements climatiques allaient fortement augmenter les risques d’incendies de forêt. J’en fais d’ailleurs partie. Même dans l’un de mes premiers billets du blog paysages, en juin 2009, dans le billet «Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens : (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) », j’en parlais. Je pense même que j’étais l’un des premiers scientifiques, avec Alexander Scheid (Neff & Scheid 2003) , à pointer les risques d’augmentation des feux de forêt liés aux changements climatiques. C’était en 2003. Naturellement, ce n’était alors qu’un petit chapitre de livre – en plus écrit en allemand, dans un livre édite en Italie, donc avec une diffusion assez limitée. Néanmoins, on peut dire que depuis près de 15 ans, il y a un consensus scientifique selon lequel le réchauffement climatique peut aussi avoir des conséquences assez dramatiques pour l’évolution des feux de forêt.
Pour finir : en ce moment, on entend des politiques de tous bords donner leur avis sur la DFCI en France. Mais en dehors de la période estivale des incendies de forêt, le seul homme politique qui se penche avec une persévérance exemplaire, c’est le député européen Grégory Allione, de Renew Europe. En dehors de M. Allione, d’après mon impression, c’est plutôt le grand silence. Je crois que cette tendance va se confirmer, dès que les premières pluies d’automne auront éclipsé la saison des feux de forêt 2026 de l’agenda politique français !
Neff, Christophe ; Scheid, Alexander (2003) : Kontrollierte Feuer in Natur und Landschaftspflege : Erfahrungen aus dem Mittleren Schwarzwald (Raumschaft Schramberg) und den mediterranen Pyrenäen (Pyrénées-Orientales/Region Prades) Südfrankreichs. In : R. Colantonio Venturelli (éd.), Paesaggio culturale e biodiversità. Principi generali, metodi, proposte operative, Giardini e paesaggio ; 7, Firenze, ISBN 88-222-5272-1, (KITopen DOI : 10.5445/IR/1000121841).
Volk, Stefan (2025): Einsatzpotentiale von amphibischen Löschflugzeugen in Baden-Württemberg. Bachelorarbeit, Bachelor of Education, Geographie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT), (Betreuung Dr. C. Neff & Dr. C. Mager KIT-IFGG), DOI: 10.5445/IR/1000185792 (KITopen).
[2] Eric Rigolot m’avait conseillé et aidé à monter des cours pratiques de « Défense de la forêt contre les incendies », incluant la participation à des chantiers de brûlage dirigé dans le département de l’Aude et les Pyrénées-Orientales, et ce, pendant de nombreuses années, dès le début des années 2000, voir la Blognotice 22.2.2012.
[3] Volk, S. (2025): Einsatzpotentiale von amphibischen Löschflugzeugen in Baden-Württemberg. DOI: 10.5445/IR/1000185792
Selbst an mir ging der Medienhype um Christopher Nolans Verfilmung der Odyssee (The Odyssey im amerikanischen Original) nicht spurlos vorbei. Im Spiegel las ich beispielsweise den Beitrag von Wolfgang Höbel „Ein Männerdrama“[1]. Im Rundfunk hörte ich u. a. die Diskussionssendung „Von Trickstern und zweifelhaften Helden – Die moderne Welt der Odyssee“ in SWR Kultur[2]. Das weckte – aus welchem Grund auch immer – bei mir die Erinnerung an die Wiedererkennungsszene von Odysseus mit seinem Hund Argos aus dem 17. Gesang der Odyssee. Das ist in meinen Augen bestimmt eine der berührendsten Szenen der Weltliteratur! Hier erlaube ich mir, aus der Übersetzung von Roland Hampe aus dem gelben Taschenbuch der Reclam Universalbibliothek, die ich vor vielen Jahren einmal als Reiselektüre kaufte, zu zitieren:
„290 Und ein Hund lag da, der hob den Kopf und die Ohren, Argos, des leidenprobten Odysseus Hund, den er selbst einst aufzog, ohne sich seiner zu freuen; er ging ja zuvor schon fort zum heiligen Ilion; früher, da führten die jungen Männer ihn oft auf wilde Ziegen und Rehe und Hasen;
295 Nun aber, da sein Herr weit weg war, lag er verwahrlost auf einer Menge von Mist, der von Maultieren und auch von Rindern da gehäuft vor den Toren lag, bis dass des Odysseus Knechte ihn holten, den großen Bezirk des Königs zu düngen. Dort lag Argos, der Hund, der von Hundeläusen bedeckt,
300 wedelte er mit dem Schwanz und senkte die Ohren, die beiden.
Doch er vermochte nicht mehr, zu seinem Herrn zu kommen.
Der aber blickte zur Seite und wischte sich eine Träne
ab, sie vor Eumaios verbergend, und fragte ihn dann mit den
Worten:
305 Merkwürdig ist’s, Eumaios, dass dieser Hund auf dem Mist liegt. (Homer 1996, S. 286 & 287)
Tatsächlich kaufte ich mir das Reclam-Büchlein, um daraus den Studierenden, die mich bei meinen Feldarbeiten für meine Dissertation auf Stromboli unterstützten, vorzulesen[3]. Das war im Frühsommer 1997, nämlich den zehnten Gesang, der auf den äolischen Inseln spielt, zu denen auch die Insel Stromboli gehört. Das ist so eine Eigenart von mir gewesen, bei eigentlich physisch-geographischen, also naturwissenschaftlichen Exkursionen und Geländepraktika, geobotanischen Feldübungen immer wieder Kulturgeschichte, literarische Einsprengsel einzubauen. Aber das ist inzwischen auch Geschichte – und ob ich jemals wieder eine universitäre Lehrveranstaltung halten werde, steht in den Sternen. Aber ich teile nach wie vor die Ansicht, dass man Landschaftsgenese, die Entwicklung des Pflanzenkleides, aber auch Landschaftsfunktionalität nur ausreichend und umfassend erklären kann, wenn man Landschafts- und Kulturgeschichte der betreffenden Landschaft kennt.
Ein paar Jahre später kaufte ich mir dann auch „Die Landschaften Homers“ – also die deutsche Übersetzung des Buches „Celebrating Homer’s Landscapes“ von John Victor Luce –, um mein Landschaftsverständnis der historischen mediterranen Kulturlandschaften zu vertiefen. Aber tatsächlich reicht mein Interesse an der Odyssee bis in die früheste Kindheit zurück. Meine italienische Urgroßmutter hieß tatsächlich Penelope – Penelope Migliori. Wenn man dann als Kleinkind fragte, woher denn dieser so sonderbare Name herkomme, dann bekam man von der Mutter, die ja studierte Altphilologin ist, schon eine Einführung in die Odyssee! Penelope das war die Ehegattin des sagenumworbenen Odysseus und Mutter des Telemachos. Und so stellte ich dann als Kind ganz erstaunt fest, dass Odysseus in Frankreich „Ulysse“ genannt wurde, während er in Deutschland den Namen Odysseus trägt.
Als ich dann sechs Jahre alt wurde, erschien in Frankreich das Lied von Georges Brassens„Heureux qui comme Ulysse“ – welches auf dem gleichnamigen Sonett von Joachim du Bellay beruht – ziemlich berühmt und erfolgreich: « Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage, heureux qui comme Ulysse, a vu cent paysages, et puis a retrouvé, après maintes traversées, le pays des vertes années. [4]» („Glücklich wie Odysseus, der eine schöne Reise machte. Glücklich wie Odysseus, der hunderte Landschaften sah und dann nach vielen Überfahrten das Grün der Heimat wiederfand“ – Übersetzung C. Neff).
Ich kann es jetzt immer noch singen. Das Lied war eigentlich die Filmmusik des Films „Heureux qui comme Ulysse“, in dem Fernandel seine letzte große Filmrolle spielte.
Dann hatten wir Anfang der 1970er Jahre so ein Sagenbuch bekommen – mit einer recht sonderbaren Mischung aus antiken und mittelalterlichen Sagen. Das reichte von Prometheus, Jason und den Argonauten, der Odyssee, Narziss und Echo – bis hin zu Tristan und Isolde, Roland und Olifant, Beowulf und Grendel – soweit meine Erinnerung mich nicht täuscht. Das Buch habe ich immer wieder gelesen – als Kind, als Jugendlicher, sogar als Student habe ich hin und wieder darin einzelne Abschnitte gelesen. Ich weiß auch noch genau, in welchem Regal das Buch in unserem Haus im Lärchenweg in der Bergvorstadt Sulgen stand, aber den genauen Titel kann ich nicht mehr rekonstruieren. Ich hatte eigentlich gedacht, ich hätte das Buch bei der Haushaltsauflösung des Hauses im Lärchenweg in Schramberg mitgenommen und in meine Bibliothek integriert, aber dem scheint nicht so zu sein. Natürlich waren das nicht die Originalsagen, sondern für „junge Leser“ nacherzählte und in Teilen auch bebilderte Texte.
Und daneben gab es ja noch die „wunderschönen“ und „unvergesslichen“ Nacherzählungen der antiken Sagen von Harald Frommer auf unseren vielen gemeinsamen Italienreisen in den 1970er Jahren[5]. Im Grunde genommen war Harald nichts anderes als ein neuzeitlicher Sagenerzähler, der das antike Epos neu wieder erzählte und damit seinen Hörern erlaubte, selbst in die Welt der antiken Sagen einzutauchen. Es war, als wäre man mit Odysseus selbst durch das tosende Mittelmeer gefahren, selbst mit Zyklopen gekämpft und dann auch selbst als Schweinehirte verkleidet beim Anblick des sterbenden Argos eine stumme Träne vergossen. Im Hintergrund am Horizont, fern vom Strand in Zambrone, ragte der dunkle Stromboli wie ein gigantischer rauchender Wal aus dem Meer. Heute heißt der Strand übrigens Marina di Zambrone, das Dorf Zambrone befindet sich ja im Landesinneren im Gebirge. Der Blick vom Strand in Zambrone auf den Stromboli dürfte sich seit den 1970er Jahren – ja, eigentlich seit den Irrfahrten des Odysseus – kaum verändert haben. Ein paar Kilometer weiter im Süden, in den Dörfern des Aspromonte, wurde in den 1970er Jahren sogar noch der griechisch-kalabrische Dialekt (Dialetto greco-calabro) gesprochen; heute ist dieser Dialekt bzw. diese Sprache fast ausgestorben.
Das Interesse an der Odyssee hat die ganzen Jahre und Jahrzehnte dann doch überdauert, und ich kaufte mir erst kürzlich das Werk „Odysseus. Mythos und Wahrheit“ von Raimund Schulz und habe darin auch schon die ersten Kapitel gelesen.
Der Film von Christopher Nolan läuft auch in der Filmwelt in Grünstadt, aber ich werde ihn wahrscheinlich nicht besuchen können. Die postoperativen Komplikationen der Maladie de Mitterrand – die manchmal heftige Polyurie – lassen es mir fast utopisch erscheinen, so eine lange Zeit im Kino sitzen zu können, denn es ist auch ein Film mit erheblicher Überlänge. Genauso utopisch wie in nächster Zeit – wie schon oben beschrieben – universitäre Lehrveranstaltungen abzuhalten. Auch längere, weitere Reisen erscheinen mir zurzeit mehr als utopisch zu sein. Aber ich kann lesen – nochmals wie vor zwanzig Jahren Homers Odyssee in der Reclam Universalbibliothek durchlesen und im Gedanken auf Reisen gehen. Da muss ich mich auch an keine „Filmpause“ halten; nur ich allein bestimme das Lesetempo, die Geschwindigkeit, in der sich die Odyssee abspielt. Vielleicht sollte ich jedoch auch eine andere Übersetzung der Odyssee lesen. Aber welche ?
Vielleicht gibt es den Film von Christopher Nolan auch irgendwann als DVD oder bei Arte. Für mich bleibt die Erinnerung an die Verfilmung „die Fahrten des Odysseus“ mit Kirk Douglas und Silvana Mangano aus dem Jahr 1954 – einen Film, den ich schon mehrmals gesehen habe und der mir auch sehr gefallen hat.
Und soweit es den Hund Argos betrifft: Dieser Hund hatte doch auch seine Bedeutung für Christopher Nolan. Ohne Hund Argos keine Odyssee-Verfilmung, so Nolan: „I decided to do The Odyssey because it is the ultimate dog story“ („Ich habe mich für The Odyssey entschieden, weil es die ultimative Hundegeschichte ist“) im Cinemaexpress.
Unabhängig von Nolans Verfilmung der Odyssee wurden diese Woche in Sachsen-Anhalt römische Münzen gefunden, darunter auch eine Münze mit dem Münzbild des Odysseus mit seinem Hund Argos[6]. Ich habe das in der Zeit gelesen und auch dazu einen kleinen Kommentar hinterlassen[7]. Ein weiteres Exemplar dieser Münze befindet sich auch in der Sammlung des Münzkabinetts im Landesmuseum Stuttgart. Dieses Münzbild aus der römischen Antike zeigt wie bekannt diese Szene mit Hund Argos aus der Odyssee doch damals gewesen sein muss. Und in Nolans Film findet sich diese Szene auch wieder!
Screenshot der Reclamverlagsseite mit der Odyssee aus der Reclam – Universalbibliothek vom 25.07.2026 mit Bezug zum Kinofilm „die Odysee“ von Christopher Nolan vom 25.07.2026.
Ich finde es mehr als beachtlich, dass ein über 2500 – ja fast 3000 Jahre alter literarischer Text – noch heute, und sei es als Verfilmung, die Gemüter so beschäftigt. Um den Film ist ja ein regelrechter Medienhype entstanden. So wird die Neuauflage meiner im Jahre 1996 gekauften Reclamausgabe der Odyssee nun folgendermaßen vom Reclamverlag beworben: „Odyssee – Das mythische Heldenepos über die Irrfahrten des Odysseus – Der Originaltext zum Kino-Highlight von Christopher Nolan[8]“! Ich selbst werde mir vielleicht auch versuchen, meine Pléiade-Sammlung zu ergänzen und wohl irgendwann den Band Nr. 115 der Bibliothèque de la Pléiade„Homère Iliade – Odyssée“ anschaffen und lesen. Denn jede Übersetzung bietet ja auch Überraschungen!
Abschließend noch: Da ich doch in gewisser Weise auch in einem deutsch-französischen Kontext aufgewachsen bin, erscheint es mir schon so zu sein, dass in der französischen Alltagskultur Odysseus und die Odyssee – also Ulysse et l’Odyssée – bei Weitem präsenter sind als bei uns in Deutschland. Aber zumindest für Franzosen aus meiner Generation sind die Zeilen « Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage, heureux qui comme Ulysse, a vu cent paysages… » unvergesslich geblieben und wahrscheinlich auch im kollektiven Gedächtnis verhaftet. In Deutschland hingegen, so erscheint es mir, sind Odysseus und die Odyssee bisher weit mehr an die Rezeption im Bildungsbürgertum gebunden. Aber das könnte sich ja doch durch Christopher Nolans Film vielleicht ändern!
Homère (2006): Iliade – Odyssée. Trad. du grec ancien par Victor Bérard et Robert Flacelière. Édition de Jean Bérard et Robert Flacelière. Collection Bibliothèque de la Pléiade (nr. 115), ISBN 978-2-07-010261-7, Gallimard 1955, 2006.
Christophe Neff, Juli 2026, veröffentlicht am 25.07.2026.
[1] Siehe Höbel, Wolfgang (2026): Ein Männerdrama. Filme Schon vor dem Kinostart wurde Christopher Nolans »Odyssee« grob kritisiert. Zu Unrecht. Der Spiegel, 30, 2026 S.96 – 97.
[3] Tatsächlich ziert ein Bild des Vegetation auf Stromboli die Buchversion „Medgrow“ meiner im Jahr 2000 in den Mannheimer Geographischen Arbeiten gedruckten Dissertation.
[5] Professor Dr. Harald Frommer, Lehrerkollege meines verstorbenen Vaters am Gymnasium Schramberg. Thomas Mann Experte und begnadeter Erzähler. Mein Eltern waren mit dem Lehrerehepaar Gabi und Harald Frommer befreundet ( siehe u.a. auch Schwäbisch – Französische Lesenotizen zu „Mein Schwaben“ von Vincent Klink). Wir verbrachten auch einige Urlaube in den 1970 Jahren. Darunter eine fast legendäre Urlaubsreise mit zwei Wohnwagen über Florenz, den Solfatara, Paola, Zambrone bis an den Fuß des Ätnas in Sizilien. Daneben sehr viele Pfingstferien am Lago di Mergozzo bei denen ich bis zu Beginn meiner Pubertät immer mit dabei war.
Le mercredi 08.07.2026, la station météorologique de Metéo-France du Cap Leucate – ma station météorologique de référence dont on trouve les données sur le site d’infoclimat – a affiché 40,5 degrés à 13 h 35, soit 0,1 degré de moins que les 40,6 °C mesurés le 29 juin 2019, le record de température de la station[1]. Quand mes grands-parents ont acheté leur petite villa dans le quartier de la Griffoulière à Port-Leucate pour fuir les chaleurs lourdes et les orages d’été de la plaine du Rhin, de l’agglomération du « Grand Strasbourg » (car ils habitaient à Eckbolsheim), vers la fin des années 1960, en été, le thermomètre dépassait très occasionnellement les 30 degrés [2]! Mais cela appartient déjà à l’histoire. Comme partout en France, les changements climatiques n’épargnent même pas les stations balnéaires du pourtour méditerranéen comme Leucate.
Je suis avec une attention particulière l’évolution actuelle des feux de forêt en France, car, avant que je ne subisse la maladie de Mitterrand, analyser le rôle du feu dans les écosystèmes (dans le sens de la fire ecology americaine) prenait une place importante dans mon métier d’enseignant-chercheur au KIT. Avec deux canicules passées et une canicule active, on peut craindre les pires scénarios ! Deux feux, qui, pendant que j’écris ces lignes, sont encore actifs, ont suscité un intérêt particulier chez moi. D’une part, il y a le feu des monts du Diois, c’est-à-dire l’incendie du massif de Justin dans la Drôme, et le feu de Trévillach dans les Pyrénées-Orientales. Le feu du massif de Justin, avec son stock de „masse combustible (fuel loading) considérable – beaucoup plus grand que dans les forêts méditerranéennes – et qui semble être, d’après ce que je crois savoir, d’origine naturelle (la foudre), c’est exactement le scénario d’incendie de forêt qui pourrait devenir le scénario à prévoir avec les changements climatiques pour les grands massifs forestiers du nord de la France et de l’Europe centrale : Jura, Vosges, Forêt-Noire. Et d’ailleurs, même si la mémoire collective l’a plus ou moins oublié, le fameux incendie d’août 1800 entre Freudenstadt et Schönmünzach, qui ravageait le paysage de la Forêt-Noire, ce feu de forêt ne s’est arrêté que quand la forêt avait fini de brûler, par manque de combustible[3]. Les lignes de l’article du Monde sur les feux de forêt des monts du Diois : « «Le feu s’arrêtera quand la forêt aura fini de brûler » : un immense incendie dévore les monts du Diois, dans la Drôme. » nous présente le même phénomène. Sans combustible pas d’incendie !
En ce qui concerne le feu de Trévillach – qui, entre-temps, est passé des Fenouillèdes traversant la rivière Têt pour lécher les Aspres –, je connais très bien la région pour avoir dirigé, pendant de nombreuses années, voire des décennies, des cours pratiques sur l’écologie du paysage entre Leucate, le Canigou et le pic Carlit[4] et parfois aussi des cours sur la DFCI (Défense des forêts contre l’incendie) et les chantiers de brulage dirigé dans l’Aude et les Pyrénées orientales[5].
Parfois pendant ce cours, je m’arrêtais avec mes étudiants à Bouleternère pour leur montrer une culture de « grenadiers » française – certainement l’une des premières cultures de grenadiers française que j’ai découverte, je crois en 2016 ou 2017. Mais en fait, je connais la région depuis mon enfance, car, pendant tous ces séjours de vacances familiales à Port Leucate, on passait assez souvent quelques jours en promenade dans le massif du Canigou[6]. Je suis un peu l’évolution de cet incendie à travers le visionnage des vidéos YouTube et des photos de Jimmy Phan. Jimmy Phan, le photographe ninja-punk de Villefranche-de-Conflent et correspondant du quotidien L’Indépendant. Avec tous les documents photos que Jimmy Phan poste sur son mur Facebook[7], on a un très bel aperçu de l’évolution de l’incendie, du travail héroïque des pompiers sur le terrain et aussi des énormes dégâts occasionnés par ce feu.
En plus, j’ai aussi une relation assez spéciale avec les Aspres. J’étais étudiant en géographie et stagiaire au CEFE[8] à Montpellier, chez Louis Trabaud, pour préparer ma Diplomarbeit (aujourd’hui plus ou moins une thèse de master) sur les feux de forêt dans les garrigues de Nîmes en 1992[9]. Tout au début de ce stage, Louis Trabaud m’a invité à lire la deuxième édition de son livre sur les feux de forêt – , «Les Feux de Forêts. Mécanismes, comportement et environnement » qu’il avait écrit pour les sapeurs-pompiers en charge de la DFCI. En plus la : « Notice des cartes à grande échelle des formations végétales combustibles du département de l’Hérault », qu’il avait édité avec Bernard Lacaze et collègues, que j’ai d’ailleurs cités récemment dans une de mes publications sur les Açores[10], ainsi que le livre « Contribution à l’étude des feux de forêts. L’Incendie de juillet 1976 dans les Aspres » de Jean-Jacques Amigo, que Louis Trabaud avait préfacé. Louis Trabaud, qui est certainement l’un des pères fondateurs de l’écologie du feu française – ou de la French fire ecology –, voire l’un des pionniers de l’écologie du feu dans le bassin méditerranéen, a jeté les bases de cette discipline dans la région, comme l’a écrit le chercheur espagnole Juli Pausas dans une nécrologie pour Louis Trabaud : «He was a pioneer of fire ecology in the Mediterranean Basin and set the basis of this topic for the region»[11]. Trabaud est malheureusement tombé un peu dans l’oubli en France, ce qui est fort dommage ! On ne trouve même pas d’article Wikipédia sur Louis Trabaud et son rôle pour l’analyse écologique de feux de forêts.
Donc, au début des années 1990, après avoir lu le livre de Jean-Jacques Amigo, qui est certainement la référence pour l’histoire de feux de forets des Aspres j’ai parcouru les paysages des Aspres, pas encore totalement cicatrisés du grand incendie de 1976, pour me faire une idée de la manière dont un grand incendie laisse ses traces dans le paysage. Les subéraies avaient repris de souche, sur les versants plus frais, le châtaignier réapparaissait – et ici et là, les premiers bouquets de mimosa. L’année 1976, c’était l’année charnière pour les feux de forêt et la DFCI dans le Midi français. Après la fin de cette saison des feux 2026 – ce qui pourrait être vers la fin d’octobre, comme au Portugal –, et avec un peu de recul, on pourra comparer cette saison des feux de 2026 avec l’été de 1976. Et on pourra faire un bilan de 50 ans de DFCI dans le Midi français – et en tirer les conséquences pour les décennies à venir. Je pense que les mois, voire les semaines à venir, seront très durs pour les terres méditerranéennes. Les écosystèmes et la nature se régénèrent toujours d’une manière ou d’une autre. Mais les hommes qui ont tout perdu pendant ces incendies – et les incendies à venir durant cet été qui s’annonce brûlant –, comment pourront-ils se reconstruire ? On ne peut qu’espérer que fin octobre 2026, on ne trouvera pas trop de paysages de désolation dans le Midi français et les autres pays méditerranéens, et même au-delà, comme on en trouve actuellement à Ille-sur-Têt, à Rodès, à Bouleternère, etc., dans les Pyrénées-Orientales. Je travaille à peu près depuis 40 ans sur les feux de forêt, mais, d’après mes souvenirs personnels, jamais un feu de forêt n’a détruit autant d’habitations que dans certaines des communes longeant la rivière Têt, entre Ille-sur-Têt, Bouleternère, Rodès et Vince, où des lotissements entiers ont péri dans les flammes ! Ici et là, on a vraiment l’impression d’un scénario de guerre, tellement le paysage a été cicatrisé par le feu ! Une vrai terre de désolation en plein milieu de la France profonde !
Avec les changements climatiques on risque d’avoir de plus en plus de tel scénarios d’incendie en France [12]! Certainement les changements climatiques ne sont pas eux seule responsables de telle scénarios d’incendie, – mais comme je l’avais déjà écrit dans « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 » en 2018 ils peuvent considérablement augmenter le risque de feux de végétation particulièrement dangereux et incontrôlable[13] !
Bibliographie :
Amigo, Jean-Jacques (1978) : Contribution à l’étude des feux de forêts. L’Incendie de juillet 1976 dans les Aspres (Pyrénées-Orientales). Préface de Louis Trabaud. Prades, 1978, numéro spécial de Conflent, 95-96.
Neff, Christophe (1995) : Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Materialien zur Geographie ; 27. Mannheim, ISBN 3-923750-50-1
Neff, Christophe (2021) : « Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal) ». Finisterra, 56 (117), 107–126. doi:10.18055/Finis18523
Trabaud, Louis, Lacaze, Bernard et al. (1973) : Notice des cartes à grande échelle des formations végétales combustibles du département de l’Hérault. Montpellier : CNRS, Centre d’Etudes Phytosociologiques et Ecologiques Louis Emberger (CEPE)
La photo de la couverture du livre Les feux de forêt de Louis Trabaud (1992) provient de ma bibliothèque personnelle. C’était le livre que j’avais acheté pendant mon stage chez Louis Trabaud au CEFE, dans les années 1990.
L’image de la couverture du livre de Jean-Jacques Amigo (1978) sur les feux de forêt dans les Aspres, je l’ai trouvée sur Internet. Ce livre est devenu une rareté, et on peut en trouver de rares exemplaires chez des antiquaires du livre, ici et là.
Christophe Neff, Grünstadt Juillet 2026, publié le 11.07.2026
[8] Le CEFE (Centre d’Écologie fonctionnelle et évolutive) est un laboratoire du CNRS à Montpellier qui, jusqu’en 1988, portait encore le nom de CEPE Louis Emberger (Centre d’Études Phytosociologiques et Écologiques). Le phytosociologue Louis Emberger avait créé le CEPE en 1961.
[9] Les résultats de ce travail ont été publie dans un petit livre « Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Neff, C. 1995 voir Biblio en fin de texte). Ce petit livre est aussi disponible a la Bibliotheque du CEFE en section 16 16_Ecologie_végétale.
Il y a quelques jours, je suis repassé à Wissembourg pour récupérer quelques livres chez Willy Hahn, à la librairie À Livre Ouvert, que j’avais commandés quelques semaines déjà. Malheureusement, les séquelles liées à la maladie de Mitterrand ont fortement réduit mon autonomie en voiture comme conducteur : j’ai toujours besoin d’un accompagnateur ou d’une accompagnatrice bienveillant(e)[1], qui prenne le volant au cas où la grande fatigue prendrait une fois de plus possession de mon corps.
J’aime bien venir à Wissembourg, chercher mes commandes de livres chez Willy Hahn[2], me baigner dans une rivière de langue française, le français, qui est après tout ma langue maternelle[3], qui me manque parfois chez moi à Grünstadt. Et en plus, comme je ne voyage presque plus, la lecture me permet de découvrir de nouveaux paysages. Wissembourg a la chance d’avoir encore une librairie indépendante, un hôpital, et même une gare ouverte au trafic voyageurs.
Récemment, mes enfants m’ont demandé ce que je jugeais important pour la qualité de vie d’une ville en milieu rural, et je leur répondais : une gare ouverte au trafic voyageurs, une librairie indépendante, un hôpital et quelques « Fachärzte » (médecins spécialistes) et naturellement « weiterführende Schule » – donc collèges et lycées. Tout cela, on le retrouve aussi bien à Wissembourg qu’à Grünstadt ! Mais dans beaucoup de villes moyennes, que ce soit en Allemagne ou en France, tous ces « services » ont simplement disparu.
La ville dans laquelle j’ai grandi, Schramberg en Forêt-Noire, a perdu sa ligne de chemin de fer, son hôpital, ses librairies et ainsi de suite. En 1984, quand j’ai passé mon bac au Gymnasium de Schramberg, il y avait encore quatre librairies – et maintenant, plus aucune. La dernière librairie, « la Buchlese Schramberg », vient de fermer ses portes fin mai 2026.
Parfois, en venant à Wissembourg, je me demande combien d’années Monsieur Hahn va encore « tenir ». Car en dehors de toutes circonstances économiques, la vie n’est pas toujours facile pour une librairie indépendante[4], il y a naturellement tout simplement « l’âge ». Eh bien oui, avec l’âge arrivent la fatigue, parfois les maladies… Est-ce qu’il y aura quelqu’un – un ou une jeune libraire – qui reprendra un jour la librairie ? Je l’espère bien pour Willy Hahn et les « Wissembourgois » – car cette librairie est devenue un acteur majeur de la vie culturelle en Outre-Forêt et rayonne même au-delà de la frontière franco-allemande.
D’ailleurs, j’ai lu récemment dans un texte très touchant de Sibylle Havemann dans la Zeit sur son cancer incurable, sur sa relation compliquée avec son père Robert Havemann, sa vie en couple avec Wolf Biermann, qu’elle a vécue quelques années en France à Wissembourg[5].
Dans l’après-midi, après une petite balade le long de la Lauter, non loin du Moulin de la Walk, avec notre « Madame Gordon », écoutant les chants des oiseaux dans le bois bordant le cours d’eau — dont un beau concert de Fauvette à tête noire[6] —, nous avons regagné Grünstadt, mes trois nouveaux livres et le catalogue 2026 de la Pléiade en main !
Ces livres sont :
« Comment ça va, Màmma ? » de Pierre Kretz, livre dont je parle aussi un peu dans ce blog ;
« Un monde en liquidation » de Thierry Raboud, un essai sur les paysages (imaginaires) des glaciers suisses sous l’emprise du changement climatique ;
« Être un arbre dans la ville » de Véronique Mure, sur la place des arbres dans l’environnement urbain.
Arrivé à Grünstadt, j’ai aussitôt commencé la lecture de « Comment ça va, Màmma ? » de Pierre Kretz[7] – d’ailleurs avec une belle dédicace de l’auteur. Je tombe sur « le Krabs » – Krebs en Hochdeutsch, cancer en français – en lisant la page 26.
« Une salle d’attente d’un service médical. Autrefois, quand on disait que quelqu’un avait un krabs, un cancer, le mot était synonyme de mort: on imaginait instantanément des nuées de corbeaux tournoyer autour de la maison du cancéreux pendant que des quantités de crabes noirs, plus noirs encore que des corbeaux, commençaient à l’encercler en rampant. Et le mot krabs était prononcé sur un ton dramatique, parfois à peine audible, comme si le seul fait de le prononcer allait porter malheur. On savait que, le plus souvent, les gens en mouraient dans d’atroces douleurs. (Kretz, Pierre, 2026, p.26 »
En ce moment, dans le Freundeskreis, dans la famille et bien au-delà, j’ai l’impression que le cancer est devenu une vraie lame de fond. Oui, comme l’écrit Pierre Kretz plus loin dans le texte, il y a eu des progrès fulgurants de la médecine – et il y a beaucoup plus de thérapies, même de vraies guérisons, qu’il y a encore quelques décennies. Quand même, j’ai bien l’impression que le « Krabs » fait d’enormes ravages autour de moi.
En lisant les passages sur l’entrée du « Krabs » dans la vie du petit Pierrot, je me revois petit gamin à la gare de Colmar dans les années 1970. Nous avions accompagné notre cousine Stasia, qui avait passé quelques jours chez nous en Allemagne pour apprendre l’allemand, à cette gare, où elle fut « prise en charge » par une amie de notre tante Danièle pour retourner ensemble en train à Dijon où elle vivait. Cette amie de ma tante avait un cancer. D’après mes souvenirs, cette amie de ma tante est morte quelque temps plus tard, victime d’un cancer foudroyant. Ce minuscule épisode, avait terriblement marqué mon enfance. Le Tee « Edelweiss » traverse a pleine allure la gare de Colmar, la fameuse rame Diesel « RAm TEE I » reproduite tant de fois par « Märklin » pour le chemin de fer miniature – fin de clape, paysages d’hiver,- maladie, mort souffrance et agonie – souvenir d’un paysages de desolation! Le cancer, le « Krabs » comme il est designé par Pierre Kretz m’avait pétrifié !
Il y a quelques semaines, j’ai perdu un ami d’études – je lui ai même dédié dans ce blog une petite notice – dû à un cancer – « Das Echo der Tams -Tams im Bergwald von Man – Erinnerungen an Rainer Frank ». Et j’avais encore eu l’impression de me voir petit gamin pétrifié , entouré de cancers foudroyants qui dévoraient la vie autour de moi – comme de petites bêtes insatiables !
Le livre de Pierre Kretz est un livre très intime, qui replonge le lecteur dans l’Alsace rurale des années 1950. Un livre qui, au-delà du « Krabs », m’a fortement ému, qui mériterait certainement un billet de blog complet dédié à l’ouvrage écrit par Pierre Kretz. Je termine cette notice avec cette phrase si touchante : « Wàs date m’r màche, wann m’r dich net hatta ? », qu’on retrouve ici et là dans le livre de Pierre Kretz du début à la fin – qui était pour lui l’ancienne langue –, mais qui, pour moi-même, me rappelle le Schramberger Schwäbisch, quand on parlait encore « uf der Gass » à Schramberg en Forêt-Noire durant les années 1970 – mais depuis, ses derniers moments ont été assourdis par le « Hochdeutsch » omniprésent[8].
Als ich am Morgen des Pfingstsonntags aufwachte, erfuhr ich einmal wieder mehr von einer erneuten Luftkriegswelle auf die Ukraine. Mal wieder erschütterten Raketen- und Drohneneinschläge den Himmel über Kyjiw. Diesmal muss es wieder einmal besonders schlimm gewesen sein[1]. Man blickt in unseren friedlichen Himmel und fragt sich, wie lange dieses Martyrium noch weitergehen soll. Die Ukraine verteidigt sich bewundernswert tapfer gegen den nun schon fast viereinhalb Jahre andauernden Angriffskrieg, den der russische Zar Putin im Februar 2022 begann.
An diesem Pfingstsonntagmorgen hatte ich mir eigentlich vorgenommen, einen längeren Blogbeitrag über François Mitterrand, der ja vor 45 Jahren die Präsidentschaftswahlen in Frankreich gewann, – und über die Bienenfresser, die man schon seit Jahrzehnten zwischen Grünstadt und Eisenberg antreffen kann, zu schreiben. Meine ersten Bienenfresser in diesem Jahr konnte ich dann am 10. Mai im Grünstadter Himmel beobachten, – also just genau an dem Tag, an dem ja auch ein Sonntag war, als François Mitterrand vor 45 Jahren die französischen Präsidentschaftswahlen gewann. Tatsächlich halte ich Charles de Gaulle und François Mitterrand für die bisher „besten“ Präsidenten der 5. Republik in Frankreich, – und mit großem Abstand folgen in meinen Augen François Hollande und Jacques Chirac. Aber das ist natürlich eine sehr persönliche, subjektive Einschätzung.
Meine ersten Bienenfresser im Grünstadter Himmel muss ich wohl zu Beginn der 2000er-Jahre entdeckt haben, kurz nachdem wir von Mannheim nach Grünstadt zogen, um unser frisch erworbenes „Reihenendhaus“ zu beziehen und in Grünstadt heimisch zu werden. Damals war ich schon sehr überrascht, hier am Himmel Bienenfresser entdecken zu können. Das hatte ich nicht erwartet. Relativ große Bienenfresserkolonien kenne ich ja aus den Costières du Gard im Süden von Nîmes, einer Naturlandschaft, in der ich ja auch jahrelang Feldforschungen betrieb. Die Bienenfresser geben dem Leiningerland doch schon eine gewisse mediterrane Note. Der Nabu Eisenberg – Leiningerland hat dem Bienenfresservorkommen zwischen Eisenberg und Grünstadt eine sehr schöne Internetseite gewidmet (siehe hier). Dort kann man auch nachlesen, dass allein die Bienenfresserpopulation bei Eisenberg, ca. 40% des Bestandes der rheinland-pfälzischen Bienenfresserpopulationen ausmacht. Die Angaben über das Erstauftreten der Bienenfresser hier decken sich auch mit meinen eigenen Erinnerungen, wobei ich glaube, diesen bunten Vogel schon Anfang der Zweitausenderjahre entdeckt zu haben. Den Flug des Bienenfresserschwarms am 10. Mai dieses Jahres entdeckte ich dann auch beim frühsonntäglichen Hundespaziergang mit unserem neuen Mitbewohner, einer Gordon-Setter-Hundedame.
Tatsächlich bin ich ja mit zwei Gordon Settern, den zwei Gordon-Setter-Rüden (L’Ardi und Flambeau) meiner Eltern, in Schramberg aufgewachsen. Und nun haben wir also seit Weihnachten 2025 selbst wieder einen Gordon Setter. Diese Hunderasse ist ja in Deutschland relativ unbekannt. Wenn man mit unserer Gordon-Setter Dame Raphia unterwegs ist, wird diese doch immer wieder als „Langhaar-Rottweiler“ oder als überdimensionierter „Cocker-Spaniel“ angesprochen. Durch die täglichen Spaziergänge mit unserer Hundedame hat sich auch meine Landschafts- und Naturperzeption etwas verändert. Ich nehme Dinge wahr, die ich so vorher nie so bewusst gesehen habe. Die Tapinoma-Bestände, die ich hier in Grünstadt im Bereich der Tiefenthaler Straße und der Straße Am Wehrhaus entdeckt habe[2], – meldete ich dann auch gleich den Verantwortlichen bei der Stadt Grünstadt. Inzwischen wurden diese eindeutig als Tapinoma magnum-Kolonien bestätigt, und die Stadt Grünstadt versucht mit dem Einsatz von Kieselgur der weiteren Ausbreitung dieser exotischen Ameisenart Herr zu werden[3],[4].
Doch niedergeschrieben, so wie ich es zuvor schon virtuell in Gedanken abgespeichert hatte, habe ich das Ganze dann doch nicht, denn die derzeitige Hitzewelle, – die Heißluftglocke auf Französisch „Dôme de Chaleur“ – vertrieb mir doch gewaltig die Lust am Schreiben. Am Sonntag, den 24.05.2026, wurden dann an der Klimastation Grünstadt-Sausenheim um 14:00 Uhr 31 Grad, und am Dienstag den 26.05.2026 um 17:00 Uhr 31.4 Grad gemessen, was für Mitte/Ende Mai doch beachtlich ist. Der französische Klimatologe Christophe Cassou bezeichnete diese Hitzewelle in einem Interview in der Tageszeitung „Le Monde“ als außergewöhnliches Ereignis, sowohl was die Ausdehnung der Hitzewelle in ganz Westeuropa als auch deren Intensität betrifft[5]. Er geht davon aus, dass solche Hitzewellen mit dem Klimawandel zunehmen werden. Er geht davon aus, dass man in Frankreich in der Zukunft mit Temperaturen bis zu 50 Grad bei solchen Hitzewellen rechnen müsse! Wortwörtlich: „La question n’est aussi plus de savoir si l’on va dépasser les 50 °C en France, mais quand. C’est pourquoi dire que cet événement est inédit, ou que l’on entre en territoire inconnu, ne signifie pas que l’on soit surpris ou perdu.“ (Die Frage ist nicht mehr zu wissen, ob wir die 50-Grad-Marke in Frankreich überschreiten werden, sondern wann. Auch wenn es solch ein Ereignis bisher so nicht gab, sollte das nicht heißen, dass man überrascht werden sollte oder sich verloren fühlen muss (Übers. C. Neff)). Hinzuzufügen ist, dass laut einer Reportage von Le Monde, heute am Dienstag den 26.05.2026 in Frankreich, die bisher jemals höchsten Temperaturen für den Monat Mai gemessen wurden[6].
Unabhängig von der klimatologischen Bewertung dieser andauernden Hitzewelle, die einen Großteil Westeuropas betrifft, habe ich das Gefühl, solchen Temperaturen immer weniger gewachsen zu sein, – ich weiß nicht, ob das nun am Alter – oder an den postoperativen Komplikationen der Mitterrandschen Krankheit liegt, – oder einer Kombination von beiden. Ich hatte schon mal vor etwas über einem Jahr über das Thema einen Blogbeitrag unter dem Titel „Mittwoch 02.07.2025: „Canicule“ Grünstadt – Sausenheim 16:00 Uhr 38.1 Grad“ verfasst. Aber irgendwie scheint das Thema Hitzewellen, Klimawandel etc. in unserer bundesrepublikanischen Lebensrealität kaum Resonanz zu finden. Der Klimawandel und seine Folgen macht wohl, so könnte man den Eindruck haben, vor den Grenzen der Bundesrepublik Deutschland halt. So viel kognitive Dissonanz ist schon erstaunlich. Hitzewellen, Waldbrände, Flutkatastrophen etc. – werden mit dem Klimawandel häufiger werden und Deutschland wird natürlich betroffen sein, ist schon betroffen. Auf Dauer lassen sich die Folgen des Klimawandels nicht „wegphantasieren“. Es wäre bestimmt sinnvoll in besonders betroffenen Regionen wie beispielsweise im Oberrheingebiet in Südwestdeutschland, zu beginnen Krankenhäuser, Pflegeheime, Schulen, Kitas mit Klimaanlagen auszustatten. Und natürlich auf Bundesebene eine aktive vorausschauende Klimapolitik & Energiepolitik zu gestalten. Aber das wird man von der derzeitigen Bundesregierung wohl kaum noch erwarten können.
Individuell bleibt einem dann in den Sommermonaten, soweit machbar, der Gang in die Sommerfrische „im Gebirge“ oder an die „See“. Meine Großeltern hatten sich in den 1960er-Jahren ein kleines Häuschen als Sommerfrische in Port Leucate gekauft – um den warmen und vor allem schwülen Sommern im elsässischen Strasbourg und später den sehr heißen Sommer im Bas-Languedoc in der Umgebung von Nîmes, zu entkommen[7]. Und tatsächlich sind auch heute dort die Sommer besser erträglich als hier in Grünstadt an der Unterhaardt. Es wird in der Regel tatsächlich in Leucate im Sommer nicht so heiß wie hier in der Pfalz, – und es gibt auch sehr viel Wind der tempierend wirkt, – manchmal sogar gefühlt zu viel Wind.
Unabhängig von meinen subjektiven Präferenzen denke ich, dass die Seebäder an der Nordsee, soweit es den Tourismus betrifft, durchaus auch vom Klimawandel profitieren könnten. Aber für diesen Sommer, in den Schulferien, ein Ferienhaus bzw. eine Ferienwohnung für eine Familie mit Hund zu finden, – das scheint mir doch eine gewaltige Herausforderung zu sein, – vor allem auch etwas Bezahlbares zu finden. Da verbleibt mir nur die Fahrt in den Süden nach Port Leucate, da ich dort ja noch Familie habe.
Anstatt also an Pfingsten etwas Zeit dem Schreiben zu widmen, habe ich mich trotz Hitze etwas der Lektüre des Buches „Traverser Tchernobyl“ von Galia Ackerman gewidmet. Wie ich schon in meinem vorherigen Blogbeitrag berichtete, ist dieses Buch laut KVK in keiner deutschen wissenschaftlichen Bibliothek vorhanden. Das ist schon sehr ungewöhnlich, denn das Buch bietet einen hervorragenden Einblick in die Entwicklung der Landschaft, – der Kulturlandschaft rund um Tschernobyl vom Beginn der Reaktorkatastrophe am 26. April 1986 bis zum März 2022. Ein Reisebericht über zahlreiche Reisen in die verbotene Zone von Tschernobyl, eine moderne geographische Landeskunde, die persönliche Eindrücke mit wissenschaftlicher Analyse mischt[8]. Aber außerhalb des frankophonen Sprachraums ist das Buch kaum bekannt, da es keine englischsprachige Übersetzung des Buches gibt. Dennoch glaube ich, dass jede gut sortierte Universitätsbibliothek bzw. Forschungsbibliothek in Deutschland, – die der Geschichte der Kernkraft gewidmet ist bzw. der Geographie und Zeitgeschichte der Ukraine, – dieses Buch im Bestand haben sollte!
Le mercredi 29 avril, je découvre les vols acrobatiques des premiers martinets de 2026 dans le ciel de Grünstadt. D’ailleurs, en 2025, ils ont fait leur première apparition dans le ciel de Grünstadt le 29.04.2025. Comme j’observe le ciel de Grünstadt régulièrement depuis la crise du COVID-19 et que je note les divers oiseaux que je peux reconnaître visuellement ou phonétiquement, je peux assez bien cerner l’arrivée des martinets[1], [2] !
Les martinets annoncent la fin du printemps et le début du « Frühsommer ». Traduire « Frühsommer » en français n’est pas facile. « Été précoce » est plutôt une traduction littérale, – l’AI de Deep L traduit le terme avec « début de l’été ». L’horloge phénologique du DWD définit le « Frühsommer » comme le début de la floraison du Sureau noir, – le « Hochsommer », le plein été, avec le début de la floraison du tilleul à grandes feuilles. Ici, à Grünstadt, les Martinets commencent leur retour vers le Sud normalement vers la fin juillet/début août, au plus tard mi-août.
En observant le vol acrobatique des martinets dans le ciel de Grünstadt, je pense toujours un peu à Monsieur Gérard Gory, – avec qui j’avais fait connaissance durant mes séjours au Muséum d’histoire naturelle de Nîmes – vers la fin de la période « Jeantet »[3] – donc la période pendant René Jeantet fut conservateur de 1959 à 1995 du Muséum de Nîmes – suivi par son épouse Jacqueline qui entre 1995 – 1997 fut conservatrice du Muséum[4]. Gérard Gory c’était et c’est encore le Monsieur martinets français. Dans ce contexte, j’aimerais aussi signaler un livre, – une véritable bible sur les martinets – malheureusement seulement disponible en allemand – « Mauer- und Alpensegler. Flugakrobaten ohne Grenzen », écrit par l’ornithologue suisse Alfred Engler. Ce livre, qui contient aussi une importante bibliographie, mériterait une traduction française.
Le jour même de l’arrivée des martinets à Grünstadt, je reçois le livre « Traverser Tchernobyl » de Galia Ackerman. La plupart de mes livres français, je les achète chez Willy Hahn, dans la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg. Mais il m’arrive de me commander des livres à la Fnac pour pouvoir les lire assez rapidement – sans faire le trajet en l‘Outre-Forêt à Wissembourg.
La catastrophe nucléaire de Tchernobyl, je me souviens encore bien : c’était le début de mes études de géographie à l’université de Mannheim[5]. L’Université de Mannheim était, durant les années 1980, l’une des rares universités allemandes à proposer des études de géographie qui commençaient aussi avec le « Sommersemester ». Mais tout cela fait, comme Tchernobyl, maintenant partie de l’histoire. L’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim, « Geographisches Institut der Universität Mannheim », fut fermé durant les années 2000 pendant le rectorat Arndt– pour libérer les postes d’enseignants afin de les transformer en professorats de gestion et de management, en sciences économiques – disons des « sciences » considérées comme plus utiles économiquement et plus valorisant que la « géographie ».
J’ai beaucoup pensé à mes débuts d’étudiant en géographie en 1986, – en raison des souvenirs de la catastrophe de Tchernobyl et du fait qu’un de mes condisciples – en Allemagne, on parle de « Kommilitone » – avec lequel j’avais partagé une partie majeure des cours en géographie, vient d’être emporté par un cancer fulgurant. Nous avons aussi partagé quelques semaines au « Centre Béthanie du Diocèse de Man » pour des relevés botaniques à la fin des années 1980 dans les montagnes de Man en Côte d’Ivoire . Je lui ai dédié une notice nécrologique sous le titre « Das Echo der Tams-Tams im Bergwald von Man – Erinnerungen an Rainer Frank » dans ce blog. Rainer Frank a été inhumé fin avril 2026 au Ruheforst de Bad Dürkheim, un cimetière naturel situé dans le Pfälzerwald, lors d’une cérémonie d’adieu très émouvante, en présence de sa famille, de ses amis et de ses anciens camarades de promotion de l’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim.
Les souvenirs qui restent, de l’année 1986, ce sont les débuts de mes études de géographie à l’Université de Mannheim, ce sont les souvenirs de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Les images des « liquidateurs » que je retrouve dans l’ouvrage de Galia Ackerman, qui est un voyage dans le temps vers une sorte de Pompéi de l’ancienne Union soviétique. Je trouve assez dommage que l’ouvrage de Ackerman, d’après mes recherches dans le « KVK (Karlsruher Virtueller Katalog) », ne se retrouve dans aucune bibliothèque universitaire allemande. En réalité, cela n’est pas si surprenant, ceci confirme une fois de plus le « fossé culturel grandissant » entre l’Allemagne et la France[6].
Le livre de Galia Ackerman me permet aussi de me souvenir de mes lectures d’étudiant, des images des longs métrages de Cinéma, comme le film « Stalker » d’Andreï Tarkovski. Tchernobyl a transformé le monde, – c’était certainement le début de la chute de l’ancienne Union soviétique – et en conséquence de la réunification allemande. D’un point de vue franco-allemand, – sans les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima[7], – les « Verts » allemands n’auraient jamais eu l’essor politique en Allemagne pendant les derniers décennies, – avec Joschka Fischer, vice-chancelier et ministre de l’extérieur des gouvernements Schröder, Winfried Kretschmann, qui a gouverné le Bade-Wurtemberg pendant 15 ans, de 2011 à 2026. Et aussi Cem Özdemir, qui est le successeur désigné de Winfried Kretschmann, – Özdemir, qui a gagné de justesse, d’une courte manche, les élections régionales du Bade-Wurtemberg en Mars 2026. Si tout va bien, Özdemir sera élu le 13 mai 2026 comme nouveau « Ministerpräsident » du Bade-Wurtemberg.
Quarante ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, – la grande différence entre l’Allemagne – et la France, – à part le mythe du nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté aux frontières de la France, – disons qui n’a jamais traversé le Rhin[8] – c’est que les retombées politiques, sociétales et environnementales en Allemagne étaient assez considérables ! En France, – presque rien, aucun changement majeur politique ou sociétale, – on « croit » encore aux vertus de l’énergie nucléaire sans modération – et le mouvement politique écologiste en France, vu d’Allemagne, s’est partiellement transformé en organisation sectaire proche de l’extrême gauche, sans aucune importance politique majeure, ce qui est bien dommage.
Je ferme les yeux, – et je reviens quarante ans en arrière, durant le printemps & l’été 1986, c’était le début de mes études de géographie à Mannheim. C’étaient les images de télévision de la catastrophe de Tchernobyl, – les hélicoptères au-dessus des ruines de la centrale nucléaire, le dévouement héroïque des « liquidateurs ». À chaque page que je tourne dans le livre de Galia Ackerman, « Traverser Tchernobyl », mes pensées vont vers le sort tragique des liquidateurs et des victimes des régions limitrophes de Tchernobyl…pendant que le chant des martinets volants dans le ciel de Grünstadt me ramène vers la réalité des premiers jours de mai 2026. Le Monde annonce un« événement sanitaire « inédit et inquiétant » », – le hantavirus découvert sur un bateau de croisière le MV Hondius au milieu de l’océan atlantique me rappelle un peu le début de la crise du Covid – 19[9].
GOLONKA Janaïne, Étude de cas muséologique, Mémoire de M2 Stratégie du Développement Culturel, sous la direction de JACOBI Daniel, Université d’Avignon, 2011. (Version archivée sur Internetarchive, voir ici.)
Christophe Neff, Grünstadt, écrit en Avril/Mai 2026, publié le 07.05.2026
[3] Le mémoire de muséologie de Janaïne Golonka (2011), consacré à l’histoire du Muséum d’histoire naturelle de Nîmes et du Gard, contient un petit chapitre sur la période Jeantet au Muséum de Nîmes (page 20 du mémoire). Ce mémoire circule librement sur la toile, mais on ne le trouve malheureusement ni sur HAL-Open Archive, ni sur ResearchGate, ni sur Academia.edu. Voici un lien vers l’Internet Archive où le mémoire est archivé (voir ici) !
Ende März erfuhr ich von einem Studienkollegen von der Krebskrankheit und dem frühen Tod von meinem Kommilitonen Rainer Frank (Geb. 18.11.1964 in Mannheim, Verst. 15.3.2026 in Bad Dürkheim). Ich schloss die Augen und dachte an unsere gemeinsame Studienzeit am Geographischen Institut der Universität Mannheim[1], welches bei uns damals einfach das G.I.[2] hieß. Einen Großteil der Lehrveranstaltungen besuchten wir gemeinsam. Danach schrieb ich das nach dem Fließtext folgende Gedicht in Erinnerung an ihn. Die gemeinsame Fahrt mit Dieter Anhuf in die Elfenbeinküste Ende der 1980 Jahre in die Bergwälder von Man, in den Pays de Dan, hatte uns alle, die wir dabei waren fürs Leben geprägt. Die Messkampagne auf dem Mont Tonkui, unser gemeinsamer Aufenthalt im „Centre Béthanie du Diocèse de Man“, das bleibt unvergessen. Darum geht es auch in dem beiliegenden in Erinnerung an Rainer verfasstem Gedicht.
Ich erinnere mich noch genau an die erste gemeinsame Lehrveranstaltung im WS 1986/87. Einführungskurs A bei Dr. Eberhardt Hasenfratz. Rainer war handwerklich sehr geschickt und konnte auch wunderbar mit dem Rapidographen umgehen. Damals wurde ja in der kartographischen Universitätslehre noch mit Tusche gezeichnet, – in Mannheim mit den Tuschezeichenstiften der Firma Rotring namens „Rapidographen“. Viele Jahre später machte Rainer sich ja als freiberuflicher Kartograph und Werbedesigner selbstständig und gründete die Firma „der Plan“ in Mannheim. Während meiner Assistentenzeit am G.I. war Rainer dann zum regelrechten „Faktotum“ des Institutes geworden. Er war in der Fachbibliothek des GI als wissenschaftliche Hilfskraft tätig, zeitweilig war er auch Assistent von Frau Professor Dörrer gewesen. Irgendwo war er immer in den Räumen des GIs anzutreffen. Immer hilfsbereit, freundlich mit seinem breiten Lachen. Rainer gehörte zu diesen wissenschaftlichen Mitarbeitern, die oftmals mehr im Hintergrund wirken, aber ohne die ein geregelter universitärer Institutsbetrieb unmöglich wäre.
Irgendwann im Laufe der 2010er Jahre hat Rainer dann begonnen die Adventstreffen unserer Abschlussjahrgänge (ca. 1990 – 1995) des G.I. Mannheimes zu organisieren. Immer an einem Freitagabend im Advent. Wir waren ja nicht viele, die da in Mannheim Geographie auf Diplom studierten. Das galt ja auch damals Ende der 1980 Jahre als brotlose Kunst. Aber wir haben alle unseren Weg irgendwie gefunden. So wie Rainer.
Jedes Mal wenn die Emaileinladung von „der Plan“ aus Mannheim bei mir eintraf, dachte ich oh – es ist schon wieder Adventszeit und ich bin auch schon wieder ein Jahr älter geworden. Das letzte Adventstreffen fand im Dezember 2025 im Uhland in der Neckarstadt statt. Ich habe nie zu diesen „Jahrgangstreffen“ dazu gefunden, obwohl ich immer eingeladen war. Aber da fing ich schon an unter der „Karlsruhependelei“ zu leiden. Freitagsabends nach einem langen Arbeitstag am KIT in Karlsruhe noch nach Mannheim zu fahren da fehlte mir einfach die Kraft. Jetzt wo ich diese Zeilen niederschreibe bereue ich es sehr, nie zu diesen von Rainer organisierten Adventstreffen hin gefahren zu sein. Ohne Rainer hätte es diese Adventstreffen der „Absolventen“ der Abschlussjahrgänge 1990 – 1995 des Geographischen Institutes der Universität Mannheim so nie gegeben. So lebte auch das schon längst geschlossene geographische Institut gedanklich in den Erinnerungen weiter fort!
Rainer habe ich zuletzt mit seiner Familie gesehen, als vor ein paar Jahren ein gemeinsamer Studienfreund ein ganzes Kino für einen runden Geburtstag gemietet hatte. Danach hatten wir hin und wieder email-Kontakt. Als ich für einige Zeit „Kartographie“ am KIT zu lehren hatte, hatte mir Rainer Lehrmaterialien zur Verfügung gestellt und sie mir nach Karlsruhe geschickt.
Rainer war in gewisser Weise auch einer letzten deutschsprachigen „geographe-explorateur“ oder „géographe-baroudeur“, wie man sie heute wohl kaum noch findet[3]. Und wie sie auch nicht mehr an deutschen Universitäten ausgebildet werden. So wie wir damals Geographie studiert haben kann man heute in Deutschland nicht mehr Geographie studieren. Kein „Ritt“ ins Gelände war Rainer zu anstrengend. Keine Reise zu weit. Keine Nacht zu Dunkel!
Sein breites Lachen, sein unverwechselbarer Mannemer Dialekt, – denn Rainer war auch ein waschechter „Mannemer Bub“ von der Rheinau – wird mir immer in Erinnerung bleiben.
So wie das Echo der Tams -Tams im Bergwald von Man wenn wir nachts den Geräuschen des Waldes lauschten[4].
Für Rainer – die Tams-Tams schlagen für dich im Bergwald von Man
Dans la brousse
Les tams-tams
chantent
Sie trommeln für Dich
Nachts
In den Bergen von Man
Im Maquis
trinken wir zum Trommelschlag
„Une flac“
und einen Bourbon dazu
die Savanne brennt
wie jedes Jahr
und die Elephanten sind auch noch da
im Taxibrousse wird für Dich getanzt
« bienvenue à Bamako »
dröhnt es aus dem Autoradio
in den Montagnes de Man
wo du immer weiterlebst
mit dem Trommelschlag
der Tam-Tam
als „géographe-baroudeur“
der aus der Kurpfalz kam
um die Waldgeister zu entdecken
in der Bethanie in den Bergwäldern von Man
Christophe Neff, Grünstadt März/April 2026
[1] Der Geschichte des in den 2000 Jahren geschlossenen Institutes für Geographie der Universität Mannheim ist das von Christoph Jentsch im Jahr 2009 verfasste Buch „Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule 1907 bis 2006 „ gewidmet. Eine kleine Rezension des Buches findet man unter dem Titel „Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule“ (auch als PDF in Kitopen/ DOI: 10.5445/IR/1000149398) in diesem Blog.
[2] G.I. bzw. G.I. Mannheim, also Geographisches Institut der Universität Mannheim.
[4] Tam – Tam, frankoafrikanische Bezeichnung für die afrikanische Buschtrommel,- hier sind die Tam -Tam du Pays de Dan in der Côte d’Ivoire gemeint. Zur Bedeutung der Tam-Tam du Pays de Dan gibt es auch einen interessanten Aufsatz von Yapi Thierry N’DOUFOU & Yvonne Sandrine AGBLI „LE TAM-TAM EN PAYS DAN : ENTRE FAITS CULTURELS ET RELIGIEUX“ (Collection Recherches & Regards d’Afrique Vol. 3 N. 7, 2024, Avril 2024, 304-344, ISBN 978-2- 493659-12-5)