Natural history of the Azores – História Natural dos Açores – vue et lue par paysages

Natural history of the Azores 2018 bookcover scanLe livre „Natural history of the Azores (histoire naturelle des Açores)” écrit par António Neves Trota et Maria João Pereira, est la version révisée et augmentée des livres « História Natural dos Açores[1] » et de sa version anglaise « Natural History of the Azores » paru en 2015 et qui fut éditée par les mêmes auteurs. A part le fait que la version anglaise de 2018 comporte à peu près 40 pages de plus et qui est naturellement écrite en anglais, on trouve une description des divers centres de recherche écologique, comme par exemple le jardin botanique de Faial, mais aussi une liste complètes des plantes vasculaires des Açores, et une liste des vertébrés présents sur les Açores en 2018. Ce livre qui réunit à peu près tous les résultats de recherches géologiques, écologiques et botaniques sur les Açores effectuées jusqu’en 2017 nous présente des chapitres sur les origines géologiques et volcaniques des Azores, sur leurs évolutions biogéographiques, sur l’influence de l’homme sur les milieux terrestres des différentes iles. Pour les scientifiques travaillant ou désirant travailler sur les Açores ce livre donne un très bon résumé des connaissances scientifiques écologiques jusqu’en 2017- et l’abondante bibliographie du livre permet de voir plus loin si nécessaire.  Donc le livre nous présente un véritable état des lieux scientifiques sur les milieux naturels des Açores en 2017, ce qui est déjà un exploit considérable.

HistriaNaturaldosAoresJe pense que pour un scientifique travaillant sur les Açores le livre fournit une très bonne base de travail. Mais l’intérêt du livre « Natural History of the Azores » va plus loin, – pour tous les amoureux des paysages des Açores – randonneurs, botanistes amateurs, ornithologues amateurs etc., même pour l’humble touriste voyageur – le livre « Natural history of the Azores » est un véritable « must ». La lecture de ce livre permet au naturaliste amateur et au touriste éclairé de se procurer une base scientifique pour comprendre l’histoire, le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes des Açores.

Petit bémol, il est difficile de trouver ce livre. Personnellement j’ai dû contacter les deux auteurs du livre pour me procurer et acheter ce livre quasiment introuvable en Europe continentale. Du moins en Allemagne, il était impossible d’acheter ce livre. Peut être les auteurs devraient-ils chercher une coopération avec la La librairie portugaise & brésilienne de Paris pour permettre une distribution plus large de cet ouvrage fort utile pour la recherche scientifique ainsi que les naturalistes amateurs préparant un voyage aux Açores. Peut-être pourrait-on  même penser à une version française, vu que le Portugal et aussi les Açores attirent de plus en plus de Français, et que Maria João Pereira une des auteurs, dont j’ai pu faire la connaisse durant le dernier congres FloraMac2018 à Funchal, parle et écrit couramment le français.

Je finis cette petite analyse d’ouvrage avec le constat que le livre « Natural history of the Azores » est un livre qui réunit très bien les connaissances écologiques actuelles sur l’Archipel des Açores,  c’est aussi un beau livre, avec de très belles illustrations, cartes, graphiques, images de principales espèces végétales endémiques, naturalisées ou même plantes exotiques envahissantes !

Ouvrages cités:

Trota, António Neves; Pereira, Maria João (2013): História natural dos Açores. Ponta Delgada, 2013Universidade dos Açores, Ponta Delagda, Segunda edição revista e actualizada 2013, Setembro de 2013, Tiragem 1000 exemplares,ISBN 978-972-8612-91-7

Trota, António Neves; Pereira, Maria João (2015): Natural History of the Azores. Regional Directorate for the Environment, ISBN 978-989-20-5622-7

Trota, António Neves; Pereira, Maria João (2018) : Natural History of the Azores. Second revised updated edition. Ponta Delgada, Geotrota – Unipessoal Lda. ISBN 978-989-54137-0-6

Christophe Neff, – écrit le 15.09.2019 et publié le 16.09.2019

[1] J’ai aussi parlé du livre  « História Natural dos Açores » lors de la conférence FloraMac2018 à Funchal :  „«Un premier aperçu de l’histoire de la description géographique, naturaliste et botanique des Açores : De Michel Adanson  à  la « « História Natural dos Açores » », communication orale, par Christophe Neff (KIT-IFGG), “FloraMac 2018, Funchal, Madeira, 12-15 September, 2018“

Botaniste – un livre qui invite à rêver de voyages, de plantes et de paysages lointains

botaniste livre couverture bandeauBotaniste – le livre écrit par Marc Jeanson et Charlotte Fauve est un beau petit livre qui invite à rêver de voyages, de plantes et de paysages lointains et même de paysages les plus proches. Des plantes qu’on peut trouver au coin de la rue chez soi. Comme Caryota angustifolia que l’auteur découvre dans la jungle urbaine de New York. « Un jour, c’est en regardant une pousse s’etirer dans cette jungle urbaine que j’ai decouvert un palmier, Caroyta angustifolia  Zumaidar & Jeanson – caroyte à feuilles étroite, tel est son nom, celui qui je lui ai donné. (Jeanson & Fauve (2019),  p. 10) »

J’ai découvert le livre dans le Monde, le 10 Juni 2019, – par la critique  de Lucien Jedwab  « Les botanistes, inlassables défricheurs  – Ecrit par Marc Jeanson et la journaliste Charlotte Fauve, un récit à l’écriture alerte explore la science du végétal sous toutes les coutures. ». Comme je fus immobilisé chez moi à Grünstadt à la suite d’une blessure de sport depuis fin juin, ce livre m’a permis de faire des extraordinaires voyages à travers le monde végétal des pays lointains, mais aussi faire revivre quelques souvenirs personnels de ma jeunesse étudiante, de ma vie professionnelle, de mes voyages. Naturellement ce n’était pas le seul livre qui m’a accompagné et qui m’accompagnait pendant ce long arrêt de travail de maladie. J’en n’ai même dévoré une quantité assez impressionnante.

Mais ce livre, me rappelait pendant que mon « rayon d’action se limitait à notre jardin, l’hôpital de Grünstadt, les sessions de kinésithérapie », à quel point j’aime la partie « terrain » de mon travail de scientifique, de géographe-écologue de l’ancienne école naturaliste (allemande). Et parfois je rencontre des phrases, qui me rappelaient ce que j’écrivais il y a quelques années dans paysages. «  Malgré d’appels d’éminents scientifiques un renouveau de de la taxonomie,  les naturalistes à l’ancienne, qui savent reconnaître  une plante, mais aussi reconnaître et expliquer son écologie et son fonctionnement deviennent une espèce en voie de disparition (Jeanson & Fauve (2019),  p. 115, 116)». Malheureusement c’est vrai, et cela devient de pire en pire, – j’avais écrit des lignes semblables, il y a maintenant presque trois ans dans le billet « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati ».

J’ai lu « botaniste » en utilisant ma petite bibliothèque « phytogéographique/botanique » privée, que je me suis constituée pendant presque trente ans de carrière, – j’ai surtout consulté « Field Guide to Trees of North America[1], Field Guide to  Trees of Southern Africa[2] et Guide to Trees introduced into Southern Africa[3] » – et je me suis rendu compte que le livre que je voulais m’acheter il y presque vingt-cinq ans « Palms throuhgout the World » ne figurait, n’existait pas dans ma bibliothèque privée.

Naturellement on peut bien lire botaniste, sans bibliothèque privée « phytogéographique /géobotanique » grâce à « Dr. Google, ou en utilisant Wikipedia. Dans ce contexte je me suis aperçu, que certains articles « botanique » sur Wikipédia sont parfois dans un triste état. Même chose sur les personnalités botaniques – sur Maurice Schmid dont les auteurs « dédient quelques fleurs écloses sur la  page 216 », – on trouve un petit article dans la Wikipédia  espagnole, mais malheureusement pas un mot dans la Wikipedia.fr . Mais enfin on trouve un arcticle assez complet sur Gérard-Guy Aymonin dans le Wikipedia.fr,  – dont le livre de Jeanson & Fauve porte le souvenir – et nous rappelle que Monsier Aymonin fut la mémoire vivante de l’herbier (p.64).

En lisant les lignes de « Botaniste », en consultant ma bibliothèque, en voyageant à travers plantes, jardins et paysages je me disais qu’on pourrait aussi éditer une version « Beau- livre » de Botaniste, avec une deuxième partie traitant chaque plante décrite dans le livre, avec un petit résumé décrivant taxonomie et écologie, carte de répartition historique et de répartition actuelle. Photos & images historiques, photo de planche d’herbier etc. Naturellement un tel livre, couterait le double voire le triple du livre actuel, et de plus cela serait peut-être là un autre livre. Naturellement le livre mériterait une traduction anglaise pour trouver aussi un public international. Peut-être même le beau livre dont je parlais gagnerait d’être édité dans une version bilingue français/anglais, car cela élargirait certainement le public pour un tel livre. En plus une traduction allemande du livre dans l’édition actuelle s’imposerait aussi, – même si les botanistes de terrains professionnels en Allemagne se rétrécit comme une peau de chagrin, nous avons ici une très large communauté de botaniste amateurs (pharmaciens, professeurs de lycée et de collèges, jardiniers &paysagistes etc.) qui s’intéressent aussi à l’histoire botanique.

J’ai beaucoup aimé ce livre, mais il faut être conscient qu’il nous parle d’un univers qui est de plus menacé. Je me demande parfois, qui dans quelques années sera capable de reconnaitre et identifier la « Valériane rouge (Centranthus ruber)» au coin de ma rue à Grünstadt, des Palmiers qui poussent dans mon jardin (Trachycarpus fortunei), les Pourpiers de Cooper (Delosperma cooperi) qui risquent un jour de s’échapper des jardins de la Unterhaardt, les violettes du Cap Leucate (Viola arborescens  Violette ligneuse), l’oiseau du Paradis (Caesalpinia gilliesii) qu’on retrouve ici et là dans le pays Leucatois[4] etc.. Et naturellement dans le livre de Marc Jeanson, on a parlé beaucoup de palmiers, car Marc Jeanson est un spécialiste des palmiers. Donc c’est aussi une lecture très enrichissante pour tous les amateurs de palmiers.

Et pour finir, – dès le début « Botaniste » m’avait émerveillé car il parlait de Michel Adanson. En Septembre dernier lors du dernier congrès Floramac à Madère j’ai tenu un exposé sur la description de la végétation de l’ile de Faial (Acores) par Michel Adanson[5]. Michel Adanson est un de ces grands botanistes, presque tombé à l’oubli de nos jours, dont nous parle ce petit livre avec une charmante légèreté. C’est peut-être même le grand exploit de ce petit livre, – il nous laisse revivre le monde des anciens botanistes de terrains, des jardins disparus et des herbiers, ces archives du vivant, du monde végétal.

Et pour finir, – Marc Jeanson est un des heureux botanistes qui a trouvé un poste de botaniste scientifique au Museum d’histoire naturelle, – il est responsable de l’herbier[6] et en plus il a découvert et décrit une nouvelle espèce de palmier « Caroyta angustifolia  Zumaidar & Jeanson[7] ». C’est une belle réussite professionnelle.

Personnellement, j’ai aussi eu de la chance, je suis un des rares géographes naturalistes, géobotanistes, même si je ne fais presque plus de recherche, mais beaucoup de travail d’administration et des cours, mais c’est le système allemand, qui peuvent bien vivre de leur travail, payer des études à leurs enfants etc…. Mais pour les jeunes doctorants, les Post – doc en botanique traditionnelle, écologie de paysages etc., – que ce soit en France, ou en Allemagne, hélas les perspectives professionnelles, je n’en vois pas trop actuellement! Nos sociétés parlent tellement de biodiversité, d’écologie de paysages, des bouleversements des écosystèmes, des changements climatiques …. Mais en réalité, à part quelques beaux discours du dimanche, nos sociétés ne sont pas prêtes à financer les postes de recherche nécessaires. Et en France, même si la situation n’est pas brillante, elle est encore meilleure qu’en Allemagne. De ces choses-là, qui font malheureusement partie du système de recherche actuelle, le livre ne parle presque pas. Mais ce n’était certainement pas son objectif.

A part cela, ce petit livre, est une merveilleuse lecture, qui permet de découvrir le fabuleux pays des botanistes, des herbiers et du monde végétal.

Bibliographie

Glen, Hugh; Van Wyk, Braam (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town, 2016, Struik Nature, ISBN 978-1-77584-125-8

Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604

Jeanson, Marc; Fauve, Charlotte (2019): Botaniste. Paris, Bernard Grasset, ISBN 978-2-246-85745-7

Jones, David L. (1995):        Palms : throughout the world. Washington D.C., Smithsonian Inst. Press, ISBN 1-56098-616-6

Kershner, Bruce; Mathews, Daniel; Neslon, Gil; Spellenberg, Richard (2008  ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. Foreword by  Craig Tufts, NWF Chief Naturalist. New York, Andrew Stewart Publishing, INC, ISBN 978-1-4027-3875-3

Wyk, Braam van; Wyk, Piet van (2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition, fully revises and greatly expanded. Cape Town, 2013, Struik Nature, ISBN 978-1-77007-911-3.

Christophe Neff, ecrit et publie en aout 2019 à Grünstadt.

[1] Kershner, et al. (2008  ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. New York.

[2] Wyk & Wyk(2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition. Cape Town.

[3] Glen & Van Wyk (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town.

[4] Concernant « Caesalpinia gilliesii » dans le pays leucatois voir aussi : Neff & Scheid (2005) Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

[5] «Un premier aperçu de l’histoire de la description géographique, naturaliste et botanique des Açores : De Michel Adanson  à  la « « História Natural dos Açores » », communication orale, par Christophe Neff (KIT-IFGG), “FloraMac 2018, Funchal, Madeira, 12-15 September, 2018“

[6] Voir aussi « Marc Jeanson, une nouvelle espèce de botaniste. La trentaine toute juste passée, Marc Jeanson réinvente le métier de botaniste au sein de l’herbier du Muséum national d’histoire naturelle à Paris » Dans le Monde.fr (21.8.2014).

[7] Voir Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604

De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris»

Je venais juste d’avoir dix-sept ans. J’arrivais en vélo, depuis Schramberg en Forêt-Noire,  après avoir traversé la Forêt-Noire, les Vosges via le Col de la Steige, la Lorraine en passant par Colombey les Deux Églises. En fait c’était un pari avec mes camardes cavaliers du club d’équitation de Schramberg  du Beschenhof à Schramberg-Sulgen, – que j’arriverais  à faire le trajet « Schramberg- Paris » en trois jours en vélo. La nuit tombant, longeant la Seine, Quai de la Tournelle, Quai de Montebello je découvris la silhouette de la Cathédrale Notre-Dames de Paris. J’en fu ébloui, et ébloui je continuais à forcer les pédales, j’avais encore  les Champs-Élysées  devant moi, avant d’enfin arriver à la Place de l’Etoile. En fait, je ne me rappelle plus très bien si les frères et sœur Laetitia & Bruno M., m’avaient cherché en voiture  avec leur père, à la Place de l’étoile ou à la Porte Maillot, mais je pense que ce fut la Porte Maillot. Mais je me rappelle encore très bien les pavés des Champs-Élysées, j’étais crevé il faisait nuit, et comparé à la Haupstrasse de Schramberg, il y avait une circulation assez dense.

Laetitia et Bruno, que je les ’avais connus au camping de Mus, dans le Gard pas loin de Vergèze. C’est au camping du Mus, ce camping qui longeait la voie ferrée Nîmes – Montpellier, qu’on avait passé l’été 1980 en famille avec la tante et l’oncle alsacien, – mon grand-père Jean Migliori était malade, mourant – et nous passions les journées soit à l’hôpital à Nîmes, soit chez la grand-mère à Aubord, – soit parfois à la plage au Grau – du – Roi ou à La Grande Motte, ou simplement à la petite piscine de Calvisson. C’était en 1980 et il y avait encore des trains de marchandise sur la ligne de Chemins de Fer Nîmes- Sommières -Le Vigan. On pouvait voir passer le train du soir vers Le Vigan, en fin d’après-midi depuis la piscine de Calvisson.  D’une part ce fut un été triste, car je perdais mon grand-père, – mais le chagrin n’était pas trop douloureux, grâce aux amitiés de vacances de camping comme Bruno et Laetitia. Donc en été 1981 je leurs rendis visite en faisant le trajet Forêt-Noire – Paris en vélo.

Voyant « Notre Dame » en flammes, ce soir du lundi 15 avril 2019 sur mon écran notebook, je me suis souvenu comment j’ai aperçu dans les derniers rayons de soleil d’un soir d’été en 1981 depuis mon vélo la vielle « Dame ». Mes visites de « Notre Dame », la première tout de suite après avoir débarqué à vélo à Paris, où j’avais entre autres visité une partie de la charpente, cette forêt de poutres. Je suis revenu plusieurs fois depuis rendre visite à la vielle dame, la dernière fois je pense ce fut durant un congrès en 2002[1]. En fait je  ne logeais qu’à quelques pas de l’Île de la Cité , le congrès se tenait à la Sorbonne. C’était d’ailleurs aussi la dernière fois que je mis les pieds à Paris intra-muros. Depuis j’ai vu assez souvent Notre Dame et aussi la tour Eiffel depuis l’avion traversant le ciel de Paris, les avions reliant Francfort à Lisbonne survolent assez souvent Paris. Et naturellement beaucoup de changements d’avion à CDG ou à Orly, sans mettre les pieds en dehors de l’aéroport. Le contact avec Bruno & Laetitia s’endormit pendent mon bac, le service militaire, -mes stages d’application d’officier de réserve à la Bundeswehr etc. Les flammes de Notre Dame ont fait ressurgir les souvenirs de ma première rencontre avec Notre Dame en 1981, de l’été passé chez Laetitia & Bruno – et ceci après presque 38 longues années.

Voyant la toiture de Notre Dame dévorée par les flammes j’avais l’impression que le cœur de la France éternelle saignait. Notre Dame de Paris n’est certainement pas la seule église avec laquelle j’ai disons un lien affectif spécial. La Cathédrale de Strasbourg certes, – pour diverses raisons familiales & personnelles, mais aussi historiques comme par exemple le serment de Koufra « « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg » ou pour ainsi dire où souvenirs personnels et histoires convergent, – pour ma grand-mère Germaine Migliori, qui décéda en 2011, c’était certainement son église, sa cathédrale. Dans mes souvenirs d’enfance[2] – la cathédrale de Strasbourg fut certainement la plus grande, la plus impressionnante et certainement la plus belle des Cathédrales.

Ou la petit église St.Nickolaus à Buchenberg (Königsfeld), église presque millénaire, certainement une des plus anciennes églises de Forêt – Noire, qui est tellement inconnue, dont on ne trouve même pas d’article Wikipédia, et je parle ici de wikipedia.de. Perdue au fond de la Forêt – Noire elle attend d’être découverte par le pèlerin à la recherche d’églises romanes dans le Sud de l’Allemagne. Ou par exemple les vitraux de la Cathédrale Saint-Paul d’Abidjan m’ont laissé un souvenir inoubliable. Ou  le silence du Prieuré de Serrabone sur les contreforts du Canigou,- mais apparemment je dirais que dans ma géographie imaginaire- Notre Dame de Paris et l’Ile de la Cité est le cœur de la France éternelle – ou le centre de ma géographie imaginaire de la France.

En voyant les blessures et les séquelles que l’incendie de dimension dantesques a laissées derrière soi, je disais à ma fille Viola, que je ne pensai pas voir de mon vivant la Cathédrale de Notre Dame reconstruite, – en tous cas pas la « forêt » de la charpente de la toiture. Dans ce contexte les annonces du gouvernement, de reconstruire la cathédrale en cinq ans, me semble être très ambitieuses, et parfois je me demande si en dehors des travaux de stabilisation et de sécurisation où la vitesse s’impose,- il  ne serait peut-être pas nécessaire de prendre plus de  temps de réflexion, à réfléchir à ce que l’on veut reconstruire[3]. La reconstruction d’un bâtiment millénaire, où l’histoire, l’imaginaire[4], le temps et même divers architectes on laissé leurs traces[5], nécessite je pense un temps d’analyses, de réflexion. Consolider avant de rebâtir à la hâte, me semble être une meilleure option[6].

Peut-être me suis-je trompé en disant à ma fille que je ne verrai pas de mon vivant Notre Dame de Paris reconstruite. Je ne le sais pas. Je sais par contre, que grâce à la formidable action des pompiers de Paris, le pire a été évité, – « Fluctuat nec mergitur » – battue par les flots de l’histoire elle ne sombre pas !

La Cathédrale de Notre Dame en flammes m’a fait ressurgir le souvenir, de l’été 1981 – une aventure en bicyclette entre Schramberg et Paris, l’Île de la Cité, le quai de Montebello, la  charpente dite la « forêt »  de Notre Dame. En 1981, c’était déjà un monument très apprécié par les touristes, mais l’affluence n’était en aucun cas comparable aux masses de touristes de nos jours. On pouvait encore, après avoir gravi les 387 marches pour attendre le sommet de la tour sud paisiblement regarder les flots de la Seine s’écoulant sous le petit pont, les bouquinistes sur les quais de la Seine, –  c’était un peu le paysage – dont nous parlait notre livre de français au Gymnasium Schramberg. Le livre s’appelait « Salut »,  et entre 1975 -1985 de milliers de lycéens allemands du Bade-Wurtemberg apprenaient leurs premiers mots de français, dans un paysage imaginaire que ce livre d’apprentissage de français dessinait  entre « Boul  Mich » et l’Île de la Cité. C’était très loin de l’image du roman de Victor Hugo sur Notre Dame de Paris. Mais ce fut aussi une découverte des paysages de Paris. La plupart de mes collègues bacheliers ont surement découvert « Notre Dame de Paris », comme d’ailleurs moi-même par le film de  Jean Delannoy  sur le scenario de Jean Autrèche et de Jacques Prévert se basant sur le roman de Victor Hugo avec l’interprétation inoubliable de Gina Lollobrigida dans le rôle d’Esméralda[7].  Plus tard j’ai lu des extraits du livre dans la bibliothèque de mes grands-parents à Aubord. C’était un volume des Œuvres complètes de Victor Hugo du Club français du livre édité par Jean Massin. Peut-être un jour relirai- je le roman de Victor Hugo – sûrement en version poche – car Œuvres complètes de Victor Hugo du Club français du livre édité par Jean Massin dans leurs reliures rouges si caractéristiques semble avoir disparu dans les méandres du temps de l’héritage familial.

Et naturellement je reviendrai sur les lieux de ma jeunesse, pour voir comment progressent les travaux de reconstruction de « Notre-Dame de Paris », et pour me souvenir d’un voyage en vélo de Schramberg à Paris à travers la Forêt – Noire et les Vosges, l’ascension du Col de la Steige. C’était 1981, quelques semaines après l’élection de François Mitterrand, le peuple de gauche fêtait la victoire (on a gagné !!!)[8]  – et moi j’étais jeune – et je fêtais surtout ma jeunesse.

Quelques 15 années plus tard je suivais les obsèques de Mitterrand à Notre Dames de Paris à la télé[9], – la voix de Barbara Hendricks, les mots du Cardinal Lustiger,  les larmes de Helmut Kohl résonnaient dans Notre Dame et sur nos écrans de téléviseurs et ceci même en Allemagne….[10]

Photo(s) prise(s) par ma fille, Viola Veronika durant une visite de Notre Dame, en aout 2015  (© V.V. Neff 2015, © blog paysages 2019)

 

Sources & Ouvrages citées :

Filippetti, Aurélie (2003) : Les derniers Jours de la classe ouvrière. (Stock – Le Livre de Poche), ISBN 2-253-10859-6

En plus différentes versions de « Notre-Dame de Paris. 1482 » de Victor Hugo.

Christophe Neff, écrit pendant la semaine sainte 2019, publie le Samedi 20.04.2019

 

P.S. : C’est certainement un des derniers billets de paysages dans sa formule « Les Blogs Le Monde ». Comme je l’ai déjà décrit dans le précédent billet, le Monde va fermer les blogs abonnés le 5. Juin 2019.

[1] Ce fut la participation au Congrés „Environmental dynamics and history in Mediterranean areas, Paris, Universite de Paris-Sorbonne, 24-26 avril 2002

[2] Avant de déménager à Aubord dans le Gard, mais Grand-parents habitait à Eckbolsheim près de Strasbourg, – et je passais beaucoup de temps chez eux, voir aussi : « Les cloches de Pâques introuvables sur Wikipedia.fr (24.4.2011) » et « Blognotice 22.01.2013: pensées personnelles franco-allemandes sur le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée ».

[3] Voir aussi le tweet d’Aurélie Fillipetti  « Reconstruire…bien sûr. Mais pourquoi tant de hâte? Pour nous rassurer de quoi? Serions-nous incapables d’accepter une part d’irrémédiable? Même refaite à l’identique NotreDame ne sera jamais la même; cet incendie est inscrite dans son histoire. Prenons le temps de la tristesse. »

[4] Voir aussi par exemple Anne-Marie Thiesse « Avec Hugo, Notre-Dame est devenue la cathédrale de la nation » dans le Monde (MERCREDI 17 AVRIL 2019,p.14) (version électronique ici), ou Raphaëlle Leyris « Une « cathédrale de poésie » devenue source d’inspiration pour la littérature  D’innombrables écrivains, à la fois français et étrangers, ont chanté dans leurs écrits les louanges du majestueux édifice, à l’image de Victor Hugo »  (MERCREDI 17 AVRIL 2019,p.13) (version électronique ici).

[5] Voir aussi l’article de Laurent Carpentier « Viollet – le – Duc, restaurateur de mythes. L’architecte français réinventa Notre Dame de Paris au XIXe siècle, en se référant à un Moyen Age revisité » dans le Monde, SAMEDI 20 AVRIL 2019, p.24, version électronique voir ici.

[6] Dans se contexte je suggere de lire « Notre-Dame : pour une cathédrale du XXIe siècle », l’editorial du Monde du 18.04.2019 (Éditorial du Vendredi 19 avril 2019,p.30 dans la version imprimée du Monde)

[7] Sur le rôle du cinéma dans l’imaginaire de Notre Dame, voir aussi « Au cinéma, le joyau gothique piégé dans le rôle que lui a écrit Hugo La cathédrale parisienne doit l’essentiel de sa carrière – essentiellement hollywoodienne – au roman de l’écrivain » de Thomas Sotinel dans le Monde du MERCREDI 17 AVRIL 2019, p.13.

[8] Très belle description de l’ambiance festive après la victoire de François Mitterrand en 1981 dans le chapitre« Le Grand Soir » du roman autobiographique « les derniers jours de la classe ouvrière » de Aurélie Filipetti. Au début de paysages j’avais déjà écrit quelques mots sur ce roman dans les billets «I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? », «  Blogroll : Aurélie Filippetti »,  et puis pour la sortie de la traduction allemande du livre ceci « Blognotice 03.12.2014: La traduction allemande de « La fin de la classe ouvrière » d’Aurèlie Filippetti dans les 20 livres à lire du Literaturherbst 2014 du Spiegel-online ».

[9] Sur le rôle de Notre Dame dans l’histoire de France voir par exemple « Une cathédrale dans l’histoire Construit il y a plus de 850 ans, l’édifice a été témoin des grands événements qui ont marqué le pays » le récit de Jérôme Gautheret dans le Monde (MERCREDI 17 AVRIL 2019, p.12)(version électronique ici)

[10] Document Ina sur les obsèques de François Mitterrand à la Cathédrale Notre-Dame de Paris. A voir ici !

Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018

le site de l’incendie de forêt de Schiltach-Kirchberg du 20.08.2018, situation du 07.09.2018, © Christophe Neff 07.09.2018

Le blog paysages entre dans sa dixième année d’existence[1]. Comme les années précédentes[2], je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2018.

L’article le plus consulté en 2018 fut l’article «« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017» (5,44% des consultations sur paysages en 2018), article écrit en 2017 qui retrace un voyage d’étude géobotanique à l’archipel de Cap Vert (Santiago, Fogo) que j’ai effectué en Novembre 2017. Les paysages que j’ai découverts pendant ce voyage d’étude m’ont fortement marqué, mais cela n’explique pas le succès du billet que j’avais dédié à ce voyage. Peut-être aurai- je la chance de revenir aux iles du Cap dans quelques années, peut être pourrai-je approfondir le remarquable travail de Teresa Leyens sur la végétation de l’ile de Fogo[3].

En deuxième position on trouve l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » ((5,19% des consultations sur paysages en 2018), billet assez autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück »  sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin. D’ailleurs c’est la première fois qu’un article écrit en allemand se hisse à la deuxième place des articles les plus consultés sur paysages durant une année.

Enfin au troisième rang le billet «Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité)» (3,57% des consultations sur paysages en 2018). C’est un article déjà écrit le 04. juin 2009, traitant « paysages & feux de forêts », c’est d’ailleurs un des premiers articles de paysage, car c’est le 24. Mai 2009 que le blog paysages débutait avec l’article « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? ». C’est certainement aussi un des premiers « notices de blog » qui thématise les relations entre changements climatiques et fréquences d’incendies de forêts.

En quatrième position l’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (3,35% des consultations sur paysages en 2018) billet écrit en 2009 qui nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En  cinquième position on trouve l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (3,28% des consultations sur paysages en 2018), billet écrit en anglais en 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques, tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourraient sensiblement augmenter en Europe.

En sixième position on trouve le billet « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 » (3,05% des consultations sur paysages en 2018), encore un article qui se penche sur les incendies de forêts de l’été 2018. Dans ce billet publié en anglais j’insiste surtout sur les interdépendances entre dangerosité de futurs feux de forêts et changements climatiques.

En septième position on trouve  l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » (3,00% des consultations sur paysages en 2018) écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014, en 2015 et en 2016.

En huitième position on trouve l’article « Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » (2,96% des consultations sur paysages en 2018). Ecrit en début de Mai 2017 ce billet est une sorte de « géographie personnelle » sur l’état de la France pendant l’Élection présidentielle française de 2017. Ce billet écrit un en 2017 est aussi un aperçu géographique sur la France périphérique, où beaucoup des problèmes qui ont ressurgi avec le mouvement des gilets jaunes sont déjà décrits assez précisément. C’est d’ailleurs avec le mouvement des gilets jaunes que cet article a de nouveau retrouver un lectorat assez large. Notons que en 2017 le billet ce trouvait à la cinquième place (2,67 % des consultations sur paysages en 2017) des consultations sur paysages.

En neuvième position la notice « Bonne année 2018 – Prosit Neujahr 2018 – Happy New Year 2018 » (2,14% des consultations sur paysages en 2018), pas un article mais une sorte de carte de bonne année – avec une très belle photo comme décor que j’ai prise à Horta sur l’ile de Faial montrant l’aurore sur le  Pico (Montanha do Pico en portugais) en Septembre 2017.

Enfin en dixième position la petite notice bilingue  « Märzwinter und Frühlingsbeginn 2018 an der Unterhaardt/ Hiver de Mars et début de printemps 2018 dans la Unterhaardt » (2,12% des consultations sur paysages en 2018)sur les derniers soubresauts de l’hiver avec apparition des neiges de mars (Märzschnee en allemand) et le début du printemps avec les premiers amandiers en fleurs et les vignes légèrement recouvertes de neige dans la Unterhaardt.

« entre etang et mer » une UM de AGC « Languedoc-Roussillon» traverse le chenal entre « Grau de la Franqui » et « l’etang de Lapalme ». © Christophe Neff 31.03.2018

Comparé aux années passée le blog paysages est devenu moins leucatois, donc plus international même si nous trouvons à la onzième place encore un article traitant de Leucate, « Début Août 2018 : 39,1 à Leucate, intempéries en Tunisie, et l’« Incêndio de Monchique (Incendie de Monchique) » (1,90% des consultations sur paysages en 2018) – le record de température avec 39,1 sur la station météo du Cap Leucate. Et à la douzième place, dans l’article « Impressions du « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie » je parle aussi de Leucate, des risques de submersion marine à Port Leucate qui étaient aussi en rendez-vous de cette conférence internationale de géographie.

Les évènements de l’année 2018 ont laissé des traces sur paysages, –  d’une part les évènements des gilets jaunes ont provoqué un gain d’intérêt pour le billet «  Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » – et de l’ autre ce furent surtout les articles traitant les incendies de forêts qui furent les articles les plus consultés dans paysages pendant l’année 2018. Et malheureusement, l’année 2018, même si ceci est déjà tombé un peu en oubli, fut une année assez dévastatrice quant aux incendies de forêts, -surtout en Grèce, au Portugal, en Suède, aux Etats-Unis en Californie et même l’Allemagne a eu droit à son lot de feux de forêts durant l’été 2018. Personnellement pour diverses raisons, je ne travaille presque plus sur les feux de forêts, – quelques interviews données à des medias allemands durant l’été 2018[4] –et la supervision d’une thèse de Master sur la modélisation des risques des incendies de forêts en Forêt – Noire[5], ainsi que qu’ un petit cours de terrain sur le feux de forêts en Forêt -Noire[6] –mais néanmoins avec l’expertise scientifique que j’ai acquise pendant les dernières décennies je pense que en 2019 nous allons une fois de plus être confrontés à des scenarios d’incendies de forêts catastrophiques. La Californisation, la suburbanisation d’une part, – et les changements climatiques d’autres part – sont un cocktail particulièrement dangereux qui peuvent engendre de plus en plus de feux de forêts mortels.

 

Biblio :

Berkemann, Karin; Bartetzko, Daniel (HG./EDS)(2018): märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück. From Architectur to Assembly KIT and back again. Berlin, 2018, Jovis Verlag, ISBN 978-3-86859-518-5

Leyens, Teresa (2002) : Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn.

Photo : © Christophe Neff 1.) 07.09.2018 – le site de l’incendie de forêt de Schiltach-Kirchberg du 20.08.2018, situation du 07.09.2018, 2.) 31.03.2018 « entre etang et mer » une UM de AGC « Languedoc-Roussillon» traverse le chenal entre « Grau de la Franqui » et « l’etang de Lapalme ».

Christophe Neff, le 27.01.2019

[1] Le premier billet « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? «  fut édité le 24,.5.2009.

[2] Voir :  « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 ».

[3] Leyens, Teresa (2002): Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn. Download ici.

[4] Par exemple „Bundeswehrgelände in Meppen Warum der Moorbrand so schwer zu löschen ist“ dans le Spiegelonline du 18.09.2018 .

[5] Hodapp,L. (2017): Assessment of the wildfire hazard potential in the Black Forest National Park. KIT, unpublished Masterthesis in Geoecology.

[6] Voir aussi „Schiltach  -Waldbrandgebiet als Studienobjekt“ dans le Schwarzwälder Bote du 07.09.2018.

Impressions du « Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie »

J’ai eu la chance de participer au « Deuxième Symposium International de l’Association des géographes tunisiens » intitulé : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie » à Hammamet. Donc après exactement dix ans d’absence, la participation à ce colloque m’a donné l’occasion de revenir en Tunisie. Comme « au bon vieux temps »[1]  c’est grâce à la « mailing List » de Maria Paradiso[2], ces fameuses mailing lists sur la géographie de la Méditerranée, datant des temps d’avant l’émergence des réseaux sociaux, avec laquelle Maria Paradiso informait sur tous les évènements, toutes les nouveautés concernant la géographe et l’environnement de la « Méditerranée ». Communications orales, posters et discussions intéressantes étaient au rendez-vous. Déjà pour cela le voyage en Tunisie valait la peine. En plus nous avons eu droit à une sortie de terrain dans la dans la région de Nabeul sur les traces des inondations du 22 septembre 2018 qui avaient ravagé la région de Nabeul et laissé derrière elles des dégâts assez considérables. Et naturellement on avait l’occasion de faire des rencontres intéressantes, – l’infatigable Annik Dougedroit, qui même étant éméritée depuis un certain temps fréquente encore les conférences internationales.  Nathalie Lemarchand, Vice-présidente de l’Union Géographique Internationale, était au rendez-vous. Des trois conférence plénières, c’est surtout l’intervention de  Jean Marie Miossec « La géographie au XXIe siècle, entre diversification et épanouissement, et toujours science des territoires » qui m’a dans un certain sens touché personnellement, car cela me rappelait une expression que j’avais utilisée en Chine durant une conférence pour me présenter « I am an old fashioned geographer reading books and landscapes (je suis en géographe démodé lisant des livres et des paysages)». Jean Marie Miossec nous présentait une géographie, qui au moins en Allemagne, se perd de plus en plus, ne se pratique presque plus au niveau universitaire[3].  En plus, nous avons eu beaucoup d’échanges intéressants sur l’évolution de la Tunisie depuis la révolution de 2010/11, car Jean Marie Miossec est certainement un des meilleurs experts géographiques internationaux de la Tunisie.

Monique Gherardi devant le poster: L’apport de la géomatique dans l’évaluation des vulnérabilités humaines et matérielles (submersion marine). L’exemple de la commune littorale de Leucate (France).

Au niveau personnel j’étais assez surpris de découvrir un post qui traite des risques de submersions marines à Leucate[4]. Commune où je suis inscrit sur les listes électorales et c’est exactement sur ces risques de submersions marines que pourraient encourir les rivages leucatois que je tente de sensibiliser les lecteurs leucatois du blog paysages depuis des années[5].  Personnellement j’ai aussi très apprécié la conférence de Babacar FAYE[6] sur la dynamique du couvert végétal dans la forêt classée de Koutal au Sénégal qui me rappela mes débuts de carrière[7]. Et la conférence de Rim KLIBI[8] sur la conservation de la biodiversité à Tunis me rappelant que j’avais passe une partie de ma vie professionnelle à la Marsa[9]. Et pour finir la communication de Khouloud Hamdi[10] sur les feux de forêts dans la forêt de Béchateur. Communication qui d’ailleurs appuie mes propres observations que j’ai communiquées dans une présentation spéciale, que les feux de forêts en Tunisie ont depuis 2010 littéralement explosé. Oui j’ai aussi tenu une petite présentation orale[11], qui se focussait principalement sur les scénarios de l’étude « Stratégie nationale d‘adaptation de l‘agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques » établie en 2006/07 et les réalités tunisiennes de 2018, l’explosion des incendies de forêts depuis 2010 et ma vue de bloggeur sur le Monde.fr sur la Tunisie depuis 2009[12]. Naturellement il m’est impossible de refléter toutes les communications, discussion et posters durant ce symposium. Mais il me semble que le complexe urbanisation-inondations fut très bien représenté pendant le symposium, je me souviens par exemple de la communication de Hayet HMERCHA[13] sur la Périurbanisation et vulnérabilité face au risque d’inondation, les risques d’inondations semblent  se faire plus en plus  menaçants en Tunisie. Collusion entre changements climatiques et urbanisations/périurbanisation dans les grandes agglomérations tunisiennes ?

Ce que j’en retiens c’est que les contributions de géographes tunisiens, algériens, marocains, sénégalais, libanais et espagnoles m’ont beaucoup impressionné – ce fut aussi une rencontre de la géographie francophone internationale. Donc une vraie réussite pour les organisateurs de ce symposium – et ici je pense surtout à Habib Ben Boukaber[14] qui a tout fait pour que cette rencontre des géographes francophones devienne un évènement scientifique mémorable. Dans ce contexte, s’agissant de géographie francophone, dans ce congrès  réunissant des géographes francophones, il y avait deux géographes franco-allemands, constellation assez rare dans les congrès de géographie & géobotanique que je fréquente, à part ma personne, il y avait Frank Babinger[15] Enseignant-Chercheur à Madrid[16] qui a tenu une communication originale sur l’évolution du tourisme de croisière en Tunisie depuis 2010. J’espère donc  pouvoir participer à un prochain symposium de l’Association des géographes tunisiens. De la Tunisie, dans ce billet de blog, je n’en ai  presque pas parlé,-  mais je voulais ici surtout décrire mes impressions personnelles de ce Deuxième Symposium International de l’AGT.

Naturellement nous avons beaucoup parlé et discuté entre collègues sur l’évolution de la Tunisie depuis la révolution de 2010/11, – mais je pense que ceci nécessiterait un nouveau billet, peut-être même d’y consacrer un ouvrage scientifique complet. Concernant la situation politique en Tunisie, je dirais simplement, – la Tunisie a vécu des années difficiles après la révolution, l’avenir politique me semble être encore être assez difficile, surtout les perspectives socio-économiques sont encore un énorme « défi » pour la jeune démocratie tunisienne, – mais après tout les tunisiens et les tunisiennes ont déjà gagné la liberté de parole – ce qui n’est pas rien dans le monde actuel.

Christophe Neff, le 04.12.2018

P.S. : On trouve une interview radio avec Habib Ben Boubaker sur « le  Deuxième Symposium International de l’AGT : « Territoires, Changements globaux et Développement Durable», 12-17 novembre 2018, Hammamet –Tunisie » ici.

[1] « Au Bon vieux temps » est aussi un restaurant à Sidi Bou Saïd où j’aimais souvent diner le soir durant mes années tunisiennes. Il existe aussi un restaurant du même noms à la Marsa.

[2] Professeur de Géographie humaine et de l’aménagement du territoire à l’Université du Sannio à Benevento en Italie.

[3] Dans ce contexte je reviens aussi sur ce que j’écrivais dans « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati »

[4] L’apport de la géomatique dans l’évaluation des vulnérabilités humaines et matérielles (submersion marine). L’exemple de la commune littorale de Leucate (France). Auteurs du poster: Stéphanie Defossez, Monique Gherardi et Fréderic Léone.

[5] Voir entre autre : Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises, Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate, Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate, Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate.

[6] Babacar FAYE et P. NDIAYE: Dynamique du couvert végétal dans la forêt classée de Koutal: Effets de surpâturage ou d’une pratique agricole ?

[7] Voir aussi «  « Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017 ».

[8] Rim Klibi :  Urbanisation et conservation de la biodiversité. Quel avenir pour les écosystèmes périurbains? L’exemple de la métropole de Tunis

[9] Voir aussi « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir »

[10] Khouloud HAMDI et B.JAZIRI : Les feux de forêt : Étude, cartographie et processus de la dynamique paysagère de la forêt de Béchateur (Bizerte) après 2010

[11] Christophe Neff: Incendies de forêts, changements climatiques, paysages et révolutions  – une vue virtuelle sur une Tunisie qui change.

[12] Le premier post traitant de la Tunisie dans le blog paysages édité dans les blogs le Monde fut le post « « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir » le dernier « Début Août 2018 : 39,1 à Leucate, intempéries en Tunisie, et l’« Incêndio de Monchique (Incendie de Monchique) » »

[13] Hayet HMERCHA, A. DAOUD et  T. SAINT GERAND: Périurbanisation et vulnérabilité face au risque d’inondation: cas des bassins versants des oueds El-Aouabid et Ezzit (agglomération de Sfax)

[14] Habib Ben Boubaker est professeur de géographie à l’Université de La Manouba.

[15] Frank BABINGER, I.R. GUERRA et A. M. MORENO : Croisières en Méditerranée : Développement durable et stratégique pour des territoires en risque d’exclusion.

[16] Professur de géographie à Universidad Complutense de Madrid.

Blognotice 08.11.2018: Quelle surprise : le Goncourt 2018 attribué à Nicolas Mathieu pour « Leurs enfants après eux »

J’étais assez surpris d’apprendre que le Goncourt 2018  est attribué à Nicolas Mathieu pour « Leurs enfants après eux ». Je suis en train de lire le livre et je trouve que c’est un très bon choix. J’ai découvert le livre par la critique de Macha Sery[1] dans le Monde des livres, pendant un séjour professionnel à Madère. Comme je fus déjà passionné par la lecture de son premier livre « Aux animaux la guerre »[2], j’avais commandé cet ouvrage après mon retour à Grünstadt à la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg chez Willy Hahn. Celui-ci n’apparemment pas trop aimé la lecture du deuxième livre de Nicolas Mathieu comme on peut le découvrir sur la page Facebook de la librairie « à livre ouvert ».  Personnellement la lecture des quelques 270 pages que j’ai déjà lus m’a fortement impressionné et je pense que le livre mérite bien le prix Goncourt. Je ne vais pas aventurer dans la description et la critique dans ce livre que je n’ai pas encore fini, mais je pense  qu’il mériterait une traduction en allemand et anglais comme d’ailleurs aussi « Aux animaux la guerre ».  Pour Nicolas Mathieu qui évolue loin des cercles littéraires et intellectuels parisiens, – il partage sa vie à Nancy entre l’écriture et le salariat – ce prix est une belle récompense – et avec ce prix ce livre pourrait même avoir la chance d’être traduit et de trouver nouveaux lecteurs hors hexagone !

Mathieu, Nicolas (2014) : Aux animaux la guerre. Roman. Arles, Actes Sud, ISBN 978-2-330-03037-7

Mathieu, Nicolas (2018): Leurs enfants après eux. Roman. Arles,  Actes Sud, ISBN  978-2-330-10871-7

Christophe Neff, le 08.11.2018

[1] « Nicolas Mathieu Les vies désœuvrées Avec « Leurs enfants après eux », le romancier accompagne des adolescents sans perspectives au cœur de la Lorraine désindustrialisée. Sensible et juste » dans le Monde des livres, Vendredi 14 septembre 2018, p.1, (en version electronique voir ici)

[2] Voir aussi dans  « Blognotice 15.10.2014: Gare de Gallician 27.09.2014 13 heures 20 »

Début Août 2018 : 39,1 à Leucate, intempéries en Tunisie, et l’« Incêndio de Monchique (Incendie de Monchique) »

Nouveau record de température à Leucate, – le 4.08.2018 le thermomètre avait atteint 39,1 à la station météo du Cap Leucate[1]. Pendant ce même temps des intempéries avaient lourdement touché la Tunisie[2]. Inondations, éboulements de terrains … mais en Europe les intempéries qui avaient lourdement touché la Tunisie n’avaient pas de retombée médiatique. Même chose pour le début du « méga-incendie » qui naissait dans la Serra de Monchique, – l « Incêndio de Monchique », immense feu de forêt, qui a déjà depuis dévoré plus de 26.000 ha de Forêts & Maquis. D’après les données du EFFIS[3], en ce moment où j’écris ces lignes 26957 ha ont disparu en fumée durant « l’incendie de Monchique ». Naturellement, depuis que ce « méga-incendie » a pris de l’ampleur, les medias en France en parlent un peu, – mais après tout on médiatise plutôt le « front des feux de forêt en Californie », surtout le « Mendocino Complex Fire ». Même si les feux de forêts en Californie, m’intéressent par nécessité professionnelle, je me sens bien plus touché par ce qui se passe au Portugal en ce moment. Suivant l’évolution dès les débuts de l’incendie de Monchique sur le net  & les medias portugais, j’ai bien l’impression que la société portugaise est « abasourdie » par cet énorme feu de forêts qui ravage l’Algarve. Patrica Jolly a assez bien résumé cette situation par les lignes suivantes « Traumatisé par le décès de 114 personnes dans des incendies en 2017, le Portugal s’épuise dans la lutte contre un feu qui frappe l’Algarve .. »[4]

Personnellement je me sens assez touché, car il y a à peu près 20 à 25 ans, je parcourais l’Algarve pour récolter les données pour mon « modelé de simulation de feux de forêts » qui allait devenir ma thèse de doctorat. Je sillonnais les monts et vallée entre Monchique, Sagres et Alcoutim – buvais mes premières gorgées de « Aguardente de medronho » – cette eau de vie à base de fruit d’arbousier une spécialité de l’Algarve, qui était il y a vingt ans encore assez méconnue en dehors du Portugal. Le résultat de mes recherches & simulations fut que l’abandon des systèmes traditionnels de l’utilisation des terres comme par exemple les « Montados » allaient à la longue produire une accumulation de « masse combustible » et former des paysages hautement inflammables[5].  D’après ce que j’ai lu dans le Diário de Notícias l’incendie est sous contrôle depuis ce vendredi 10.08.2018[6].

Pendant que ce désastreux incendie progressait et s’étalait dans Serra de Monchique la station météo du Cap Leucate enregistrait avec 39,1 C les 4.08.2018 son record de température[7]. L’année dernière déjà début août on enregistrait un record avec 37.5 à Leucate. Comme je l’avais déjà écrit l’année dernière mes grands-parents avaient à la fin des années 1960 choisi Port-Leucate pour échapper à la lourdeur des étés (et ses lots d’orages) dans la plaine du Rhin à Strasbourg/Eckbolsheim[8], et plus tard  comme lieu de villégiature pour fuir les vagues de chaleurs estivales du Bas-Languedoc quand ils se sont installés à Aubod près de Nîmes dans le Gard. Durant les années 1960 et 1970 les chaleurs excessives à Leucate, c’était plus tôt un fait rarissime – dans mes souvenirs Leucate et ses plages étaient plutôt une véritable « Sommerfrische[9] ». J’ai bien l’impression que les choses changeant – les jours de la « Sommerfrische » sur les plages leucatoise, – appartiennent peut-être à l’histoire.

Dans mon dernier post de blog j’écrivais « I am convinced that climate change will make future wild fires more dangerous for people in the Mediterranean regions all over the world in the coming years[10]/ je suis convaincu que les changements climatiques vont produire des incendies de forêts plus dangeureux pour les habitants de toutes les régions méditerranéennes du Monde ». Le record de 39,1 enregistre le 04.08.2018 à Leucate, les intempéries de début Aout 2018, en Tunisie, l’incendie de Monchique ainsi que les températures de début Aout 2018 avoisinant les 47 degrés au Portugal, tout cela me donne l’impression que le climat méditerranéen, peut-être même les climats méditerranéens[11], le Sud de l’Australie connaît actuellement une sècheresse accrue dont on ne parle guère en ce moment en Europe[12], sont entrés dans une phase de « dérangement » climatique. Au-revoir « la Sommerfrische » sur les plages leucatoises. On devra bien s’adapter aux changements climatiques qui s’annoncent[13].

Christophe Neff, Grünstadt le 11.08.2017, publié le 12.08.2018.

[1] Voir dans  https://www.infoclimat.fr/climatologie/globale/leucate/07666.html le tableau en bas de page les périodes de chaleurs.

[2] Voir « Tunisie. Plusieurs régions touchées par des inondations ».

[3] Voir http://effis.jrc.ec.europa.eu/

[4] Patricia Jolly „L’UE cherche à renforcer son dispositif d’aide lors des catastrophes – Le mécanisme européen de solidarité entre Etats membres a été activé dix-huit fois en 2017, une année chargée en feux et inondations » dans Le Monde, Vendredi 10 aout, planète p.5 . Pour les abonnés du Monde en version électronique ici.

[5] Voir Neff, C. : MEDGROW – Vegetationsdynamik und Kulturlandschaftwandel im Mittelmeerraum. Mannheimer Geographische Arbeiten 52, Mannheim (ISBN 3- 923750-80-3) et concernant les résultats (simulations & modelés) du Sud du Portugal, les pages 115 – 119.

[6] « Incêndio em Monchique está „dominado“. Arderam 27 mil hectares – O fogo de Monchique fez 39 feridos, um deles em estado grave, e obrigou à evacuação de várias zonas habitacionais »

[7] Voir dans  https://www.infoclimat.fr/climatologie/globale/leucate/07666.html le tableau en bas de page les périodes de chaleurs

[8] Voir aussi « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate »

[9] „fraicheur d’été“

[10] « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018»

[11] Dans le sens de « biomes méditerranéens » voir « Forêts, terres boisées et broussailles méditerranéennes »

[12] Voir aussi « Living with Australia’s drought: ‚It’s cheaper to shoot the cows‘»

[13] Zaccai, Edwin : « S’adapter au changement climatique ». In Le Monde » Le Monde, Samedi 11 Aout 2018, p. 19.

« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017

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Les excursionnistes botanistes du „European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions“ devant le panneau d’entrée du Parc naturel de Fogo (8.11.2017)

Lorsque j’écrivais les lignes pour le petit post „retour sur le viel homme“ après avoir vu le film «Alcindo et ses frères » en regardant l’émission « faut pas rêver » en avril 2015 – juste quelques semaines  après la fin de l’éruption du Pico do Fogo de 2014/15 je n’aurais jamais pu imaginer qu’un jour je mettrais mes pieds au Chã das Caldeiras, que je monterais au sommet du Pico do Fogo, – et que’ j’admirerais le travail de reconstruction de « Alcindo et ses frères ». Alcindo et ses frères ont reconstruit leur hôtel. La « Pensão alcindo e laetitia[1] » peut de nouveau recevoir « randonneurs & hôtes du Monde » entier.

Salvador Rivas Martínez by_Pedro Arsénio_
Salvador Rivas Martínez by_Pedro Arsénio_

Cet au début  de l’été 2017 que j’avais découvert qu’ une conférence botanique &  de phytosociologie aurait  lieu aux Cap Vert qui inclurait aussi diverses excursions botaniques, dont une vers l’ile de Fogo, ascension du Pico do Fogo inclus[2]. Après avoir dû surmonter l’épreuve d’un accident cérébral en hiver/printemps 2017 (voir aussi le billet « Il y avait une fois un train direct Worms – Paris via la Zellertalbahn »), j’ai saisi l’occasion en proposant une communication orale sur mes travaux de terrain sur le volcan du Capelinhos sur l’ile de Faial aux Açores. Enfin une occasion de présenter mes travaux sur la dynamique de la végétation pionnière sur ce volcan sorti de l’océan Atlantique en Septembre 1957. Je me disais, – si la communication orale serait acceptée, – je participerais à la conférence et aux excursions scientifiques proposées– et j’aurais peut-être la chance de monter au Pico do Fogo.   Ma contribution fut finalement acceptée[3] – et donc j’étais un des heureux participants du   « European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions  ».

Salvador Rivas Martínez en action (5.11.2017)
Salvador Rivas Martínez en action (5.11.2017)

J’avais donc la chance de participer à congrès très bien organisé avec des interventions intéressantes, de belles excursions botaniques durant lesquelles j’avais l’opportunité de découvrir une nouvelle flore – mais aussi de revenir à un des débuts de mon parcours professionnel car ma première publication scientifique fut un petit article sur Acacia albida (Faidherbia albida) au Sénégal[4]. En descendant de l’avion début Novembre à l’aéroport de Praia j’avais un peu l’impression de débarquer quelques parts entre Dakar et St. Louis au Sénégal. Il manquait juste les Baobabs, – qui sont d’ailleurs présents aux Cap Vert –  nous les avons vus sur l’Ile de Fogo. Et Acacia albida est présente aux iles du Cap Verts sous une forme de sous- espèces  Acacia albida var. caboverdeana endémique  (ou Acacia caboverdeana Rivas Mart., Lousá, J.C. Costa & Maria Duarte)[5]. Concernant les congrès j’aimerais simplement remarquer deux faits qui m’ont marqué, pour le reste je ne peux que  conseiller de lire le book of Abstracts et le guide des excursions[6]. Premièrement le congrès m’a permis de faire la connaissance d’un des derniers grands monuments de la phytosociologie encore en vie – Salvadore Rivaz Martinez – un personnage fascinant qui peut être nommé dans une lignée de personnalités botanistes, phyotgeographes et phytosociologues comme Charles Flahaut, Martin Rilkli,  Josias Braun-Blanquet, Henri Gaussen, Louis Emberger, Georges Kuhnholtz-Lordat, Pierre Quézel – tous ces noms qui m’ont fait rêver durant mes années étudiantes.

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photo de groupe devant Echium vulcanorum

Deuxièmement ce congrès fut dans une certaine mesure aussi une réunion de langues romanes, de la latinité –   rarement on entendait un mot d’anglais. On avait l’impression d’assister à la résurrection de la lingua franca dans une version occidentale où le Portugais, le Français et l’Espagnol s’entremêlaient[7]. Sept mois avant, en février 2017 après l’attaque cérébrale j’avais des doutes sur mes capacités linguistiques et

Inflorescence d' Echium vulcanorum (8.11.2017)
Inflorescence d‘ Echium vulcanorum (8.11.2017)

motrices, – mais après ce congrès botanique j’ai la certitude de pouvoir encore suivre un suivre un discours  scientifique en portugais. Et après avoir grimpé jusqu’ au sommet du Pico do Fogo le jeudi 9.11.2017, même si ce fut un « long combat » j’ai l’impression d’avoirparcouru un très long chemin depuis février 2017.

Le matin du vendredi 10.11.2017 en attendant le petit bus qui devrait nous emmener pour notre prochaine étape de l’excursion botanique – je faisais une le

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le sommet du Pico de Fogo – arrivée et pause
vue sur Portela depuis le sommet du Pico do Fogo 9.11.2017
vue sur Portela depuis le sommet du Pico do Fogo 9.11.2017

sommet du Pico de Fogo – arrivée et pause petite promenade avec une collègue botaniste à travers le petit hameau de Portela – et c’est là que nous tombions sur Laetitia la compagne de Azindo  – et elle nous montra son nouvel Hôtel reconstruit – la « Casa alcindo e laetitia »  – la belle fresque de la grande salle de l’intérieur – et c’est la en écoutant les récits de Laetitia que je compris que nous avions « atterri » dans cet Hôtel qui fut encore une ruine – que Acindo et ses frères commençait a reconstruire – dans le film « Acindo et ses frères » que j’avaisdécrit dans le billet « retour sur le vielle homme ».  Naturellement il n’y a pas seulement la Casa Acindo & Laetitia – je pourrais aussi parler de la Casa Marisa aussi reconstruite après l’éruption du Pico do Fogo de 2014/15 où on

DSC_9430_Pedro Arsénio
la descente dans les champs de Lapilli

parle toutes les langues, l’allemand, le français, le portugais ….. et l’histoire de   « Mustafa Kerim Eren » qui après un long voyage depuis le Kirghizstan traversant la Turquie, l’Allemagne et la France pour atterrir ici aux Chã das Caldeiras au milieux des laves du Pico do Fogo. Marisa, Mustafa, Laetitia, Azindo et ses frères – comme les vignerons qui arrachent aux laves les gouttes du vin de Chã das Caldeiras,  tous ces hommes et femmes se sont

notre Bus à Portela (10.11.2017)
notre bus d’excursion sur l’ile de Fogo

attachés avec un acharnement remarquable aux terres de laves des Chã  face aux rumeurs & vomissement du Pico do Fogo.

Avec ce billet j’aimerais exprimer mon admiration envers le courage des habitants des Chã das Caldeiras et remercier les organisateurs et responsables scientifiques du European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7, University of Cape Verde

Casa d'Alzindo & Laetitia (Fogo 10.11.2017)
Vendredi 10.11.2017: le jour se lève et les brumes se les brumes se dissipent sur la Casa Acindo & Laetitia
Chã das Caldeiras - Casa Acindo & Laetitia – Fresques 10.11.2017
Les Fresques dans la Casa Acindo & Laetitia

– (Santiago Island) 2017 pour cet extraordinaire congrès scientifique et ces fabuleuses sorties botaniques à travers le monde végétal des iles du Cap du Vert. Je crois que les participants qui ont eu la chance de participer à l’excursion géobotanique de l’Ile de Fogo, de découvrir le Pico do Fogo cette grande pyramide noire s’élevant des fonds des Chã das Caldeiras vers la lune[8] et les étoiles, qui ont participé à l’ascension du Pico do Fogo ont vécu des moments  inoubliables !

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Lua Nha Testemunha/Lune mon temoin – les Chã das Caldeiras et les Pico do Fogo sous les Lumières célestes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie :

Capelo, J. (2017): Origem da vegetação de Cabo Verde. IN: Quercetea 11: 21- 24 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal

Costa, J.C ; Capelo, J.; Neto, C.; Duarte, C.; Vitoria, S. ; Romeiras, M.; Rivas-Marinez, S..; Guia da excursão geobotânica à Ilha de Santiago. In: : Quercetea 11: 101- 170 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal

Costa, J.C.; Neto, C.; Romeiras, M.; Dinis, H.; Duarte, M.C.; Capelo, J.; Guia da excursão geobotânica à Ilha do Fogo. In: : Quercetea 11: 101- 170 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal

Neto, C. et al (Eds)(2017) : Phytosociology, Biogeography and Syntaxonomy of the Eastern Atlantic Regions, Books of Abstracts. Centro de Estudos Geográficos, Lisboa

Victória, S.S. ; Medina do Nascimento, J. ; Semedo, J.M. (2017): Geologie e Geomorfologia do Arquipélago de Cabo Verde. IN: Quercetea 11: 5- 19 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal,

Photos: Pedro Arsénio, Eduardo Dias, Christophe Neff,  ;

Christophe Neff, Grünstadt/Karlsruhe 22 Novembre 2017

[1] Ou plus simplement “ Casa Alcindo”; –  liens vers la page Facebook de la Casa Alcindo, actuellement il n’existe pas de “homepage” hors Facebook.

[2] European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7 (2017), University of Cape Verde – (Santiago Island) (http://www.ceg.ulisboa.pt/european-phytos/)

[3] Titre de la communication orale : « Observations de la dynamique végétale sur le volcan Capelinhos (Ile de Faial/ Açores/ Portugal) » .  Un résumé de la communication se trouve aussi dans le book of Abstract de la Conférence (vor Neto et al 2017)

[4] Anhuf, D., Frankenberg, P., Nef, C. (1993): Evaluation of changes in the vegetation cover by photo-interprétation in western Senegal – Cap Vert region. In: GASTON, A.; KERNICK, M.; LE HOUREOU, H.N. (Eds.): Actes du quatrième congrès international des terres de parcours – Proceedings of the fourth International Rangeland Congress, Volume 1 communications/papers, 27-31, Montpellier 1993. (ISBN 2-87614-102-7)

[5] Voir aussi Costam J.C. et al (2017) : Guia da excursão geobotânica à Ilha de Santiago/ Geobotanical excursion guide of Santiago Island (Cape Verde). IN : Quercetea 11: 25-100 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal, p. 52 Taxa List/Liste des Taxon.

[6] Le Book of Abstract = Neto, C. et al (Eds)(2017) : Phytosociology, Biogeography and Syntaxonomy of the Eastern Atlantic Regions, Books of Abstracts. Centro de Estudos Geográficos, Lisboa; et dans la Quercetea , Revista da Associacao Portuguesa de Ciencia de Vegetação , V. 11,  Novembre 2017 se trouve le guide des excursions géobotaniques (   4 articles).

[7] En ce qui concerne ma personne ce fut surtout un mix entre français, italien et portugais – car je n’ai jamais appris l’espagnol.

[8] La photo d’Eduardo Diaz montre le lever de la lune sur les Chã das Caldeiras et le Pico do Fogo que j’utilise dans ce billet me rappellent un peu la chanson «Lua nha testemunha /Lune mon termoin »  de Francisco Xavier da Cruz (nommé Beléza ou B.Leza  ) qui dans l’interprétation d’ Cesária Évora (Album Miss Perfumado) a fait le tour du monde. «Lua nha testemunha » interprété par  Cesaria Évora sur YouTube.

Blognotiz 28.08.2017: ein Abend im „Aubord du Rhin“ in Lauterbourg

Gleisanlagen Bahnhof Lauterbourg 17.8.2017,  17H 44B1
Gleisanlagen Bahnhof Lauterbourg 17.8.2017, 17H 44B1

Wie der aufmerksame Leser bestimmt schon bemerkt hat, gibt es auf diesem Blog auch hin und wieder Eisenbahnbilder. Man könnte den Verfasser des „Paysagesblog“ durchaus als Gelegenheits – „Trainspotter“ bezeichnen.

Die Rheintalbahn war und ist ja wegen der durch den Tunnelbau des Rastatter Tunnels unabsichtlich erfolgten Gleisabsenkung in Rastatt schon seit 12.8.2018 gesperrt, und ich dachte mir, dass man trotz der strukturellen Unzulänglichkeiten der Strecke Wörth-Lauterbourg-Strasbourg, über die auch schon die Rheinpfalz berichtete[1], im Bahnhof von Lauterbourg mit seinen doch noch recht umfangreichen Gleisanlagen ggf. auf ein paar Umleitungsgüterzüge treffen würde. So fuhr ich am Donnerstag den 17.8.2017 nach Dienstschluss vom KIT durch die Stadt über die Wörtherbrücke nach Lauterbourg. Von den erhofften Umleitungsgüterzügen war nichts zu sehen, die umfangreichen Gleisanlagen im Bahnhof Lauterbourg waren, wie so oft in den letzten Jahren verwaist: Kein Güterzug weit und breit.  Nachdem ich meine Photos gemacht hatte, musste ich leider feststellen, dass eine Rückkehr in die Pfalz fast unmöglich geworden war. Wieder mal hatte ein Unfall auf der B9 zu einer Vollsperrung dieser von „Lastwagen“ gefluteten Grenzstraße geführt und ich saß in Lauterbourg fest[2]. Nach ein paar weiteren Photoshootings, u.a. von der Großbaustelle am im Bau befindlichen Containerhafen von Lauterbourg, der  ja übrigens auch einen Gleisanschluss bekommen soll, fuhr ich ans Rheinufer und setzte mich in den Biergarten des Restaurants „Aubord du Rhin[3]“. Man sitzt hier schön unter Platanen, mit Rheinblick und je nach Strömungsverhältnissen des Rheins, kann man in aller nächster Nähe die Schiffe passieren sehen. Besonders beeindruckend kann das werden, wenn ein großes Containerschiff der sogenannten JOWI-Klasse an einem vorbeifährt, was auch an diesem Abend der Fall war. Ich sitze gern im Bord du Rhin und sehe den Schiffe auf dem Rhein zu. Es erinnert mich etwas an meine Kindheit: an die Zeit als wir nach Eckbolsheim fuhren  und mein Grossvater[4] mir im Hafen von Strasbourg oder am Rheinufer spazieren ging, um mit mir die Rheinschiffe anzuschauen. Wir wohnten damals noch auf dem Schoren auf dem Sulgen und meine Eltern verbrachten, bevor die Großeltern nach Aubord ins mediterrane Südfrankreich zogen, doch recht viel Zeit in Eckbolsheim. So lernte ich u.a. die Rheinschifffahrt kennen. Ich saß also im „Aubord du Rhin“ , sah den Rheinschiffen hinterher und sinnierte darüber, wie es sein kann, dass die ideale Umleitungsstrecke für die Rheintalbahn bei einer Vollstreckensperrung dieser für große Teile Deutschlands und die Nachbarstaaten so wichtigen Lebensader, nicht benutzt wird. Denn, selbst wenn die Strecke zwischen Wörth und Lauterbourg eingleisig ist,  – zwischen Strasbourg und Lauterbourg ist die Strecke zweigleisig ausgebaut,  könnte diese Strecke doch einen erheblichen Teil des Güterverkehrs der Rheintalbal vorübergehend aufnehmen. Zwar ist die Strecke nicht elektrifiziert, aber im Grunde genommen reicht es, eine für das französische Streckennetz zugelassene Diesellok vorzuspannen[5]. Die Lok bespannten ICs zwischen Karlsruhe – Freiburg – Basel hätte man durchaus auch über diese Strecke leiten können.  Auf der Bahnstrecke Wörth – Strasbourg gab (und gibt) es auch hin und wieder grenzüberschreitenden Güterverkehr. Hiervon habe ich auch schon hier diesem Blog ein Bild veröffentlicht[6]. Bekannt in der Öffentlichkeit sind vor allem die Castortransporte, die auch über Lauterbourg geleitet werden.   Eine Zeitlang verkehrte auch über diese Strecke ein Chemie-Shuttle der BASF welches von und bis Ludwigshafen von Sncf Loks bespannt war, in der Regel waren das BB61000 der Sncf[7].

Rastatt - Umleiter mit 232-703-9 bei Horb-Mühlen 27.08.2017
Rastatt – Umleiter mit 232-703-9 bei Horb-Mühlen 27.08.2017, © Christophe Neff

Während auf der Strecke Tübingen –Rottenburg – Horb ein Großteil der Personenzüge für die „Umleitungsgüterzüge“ Platz machen muss, –  wird die ideale Umleitungsstrecke für die Rheintalbahn zwischen Karlsruhe und Offenburg augenscheinlich nicht genutzt. Wie kann das sein?  Ich habe inzwischen in der Rheinpfalz gelesen, dass im Laufe dieser Woche die CFL die Bahnstrecke zwischen Wörth und Strasbourg für Umleitungsgüterzüge nutzen will[8]. Aber ansonsten scheint sich im Umleitungsverkehr auf der Eisenbahnstrecke Wörth – Karlsruhe-Strasbourg nicht viel zu tun[9]. Eine weitere grenzüberschreitende Eisenbahnstrecke, die man ggf. als Umleitungstrecke hätte nutzen können, ist übrigens die Strecke Rastatt – Winterdorf – Roeschwoeg. Dieses Strecke ist zur Zeit zwar nicht betriebsbereit,  aber mit Einsatz von „Eisenbahnpionieren[10]“ wäre es durchaus möglich gewesen, diese Strecke in ein paar Tagen für den Güterverkehr zu reaktivieren.  Das Baden –Württembergische Verkehrsministerium hatte übrigens die Bedeutung dieser Bahnstrecke für den internationalen Eisenbahn erkannt und die Aufnahme in den Bundesverkehrswegeplan gefordert[11]. Geschehen ist wohl nicht viel,  die Bahnstrecke Rastatt- Roeschwoeg wiegt sich immer noch im Dornröschenschlaf.

Im Paysagesblog habe ich ja schon mehrmals über den beklagenswerten Zustand der Bahnstrecke Wörth –Lauterbourg – Strasbourg geschrieben, meist in auf französisch verfassten Beiträgen[12]. Ein Bild der verwaisten Bahnhofsanlagen von Lauterbourg befindet sich im Beitrag „Streckenbeobachtungen in der „France périphérique“ – ein geographischer Kommentar zur ersten Runde der Präsidentschaftswahlen 2017 in Frankreich“  – aber ich kann mich nicht erinnern, dass sich auch nur ein Bundestagsabgeordneter (oder te) aus den an Frankreich grenzenden Bundestagswahlkreisen für eine substantielle Modernisierung der Eisenbahnstrecke Wörth-Lauterbourg-Strasbourg, d.h. Elektrifiezierung sowie zweigleisiger Ausbau zwischen Wörth und Lauterbourg, so wie ich es in diesem Blog schon öfter gemacht habe, stark gemacht hätte.  Von den Damen und Herren Thomas Gebhardt (CDU), Thomas Hitschler (SPD), Thomas Lindner (Büdnis 90/die Grünen) (alle Bundestagswahlkreis Südpfalz WK 211); Ingo Wellenreuther (CDU), Sylvia Kotting-Uhl (Bündnis 90/die Grünen)(alle Bundestagswahlkreis Karlsruhe-Stadt WK 271); Axel Fischer (CDU) (Bundestagswahlkreis Karlsruhe-Land WK 272); Kai Whittaker (CDU) , Gabriele Katzmarek (SPD) (Bundestagswahlkreis Rastatt WK 273) habe ich noch nie etwas zu den besagten Eisenbahnstrecken gehört. Ähnliches gilt auch fürFrédéric Reiss (Député de la 8e circonscription du Bas-Rhin / Abgeordneter des 8. Wahlkreises des Bas-Rhin)  sowie für Claude Sturni (Député de la 9e circonscription du Bas-Rhin /Abgeordneter des 9. Wahlkreises des Bas-Rhin). Auch von diesen beiden französischen Parlamentariern habe ich zu den besagten Bahnstrecken in diesem Zusammenhang nie etwas gehört. Vielleicht täusche ich mich auch, aber sollten die angesprochenen Politiker sich doch für die „Modernisierung“ dieser Bahnstrecken eingesetzt haben, dann waren sie damit nicht besonders erfolgreich. Immerhin erscheint mir in diesem Zusammenhang erwähnenswert, dass Christian Jung, (FDP-Bundestagskandidat) in seinem Blog schon im Januar 2017[13], also schon ein paar Monate vor der Gleisabsenkung in Rastatt, ein Reaktivierung/Modernisierung der elsässischen Eisenbahnstrecken gefordert hat[14]. Eine Lehre aus der desaströsen Streckensperrung der Rheintabelle bei Rastatt sollte sein, dass man in „gesamteuropäischen Eisenbahnverkehrsnetzen“ denkt. Dazu gehört der Ausbau und die Modernisierung der deutsch-französischen Eisenbahnverbindungen, wie beispielsweise die erwähnten Eisenbahnstrecken Wörth – Lauterbourg-Strasbourg oder auch  die Strecke Rastatt – Winterdorf – Roeschwoeg. In diesem Rahmen sollte auch endlich die Gäubahn modernisiert werden, d.h. zweigleisiger Ausbau von Horb bis Hattingen. Aber das Drama der Gäubahn (und ihrer Zubringer und Ergänzungsbahnen wie z.B. die Strecken Tübingen –Horb oder Rottweil – Villingen) das wäre schon ein eigenständiger Blogbeitrag, der den Rahmen dieser Betrachtungen sprengen würde[15]. Doch auch hier könnte man berechtigterweise fragen:  Herr Kauder wie haben Sie sich für die Gäubahn engagiert? Herr Kauder ist seit 1990 der direkt gewählte Abgeordnete des Bundestagswahlkreis Rottweil – Tuttlingen (WK 285). Die Infrastruktur der Gäubahn hat sich seit der Elektrifizierung im Jahr 1977 zwischen Horb und Hattingen kaum zum Besseren verändert. Sollte sich Herr Kauder wirklich substanziell für die Modernisierung der Gäubahn eingesetzt haben, dann war es auf gut „schrambergerisch[16]“ „für d’Katz“ denn getan hat sich so gut wie nichts: es sind, u.a. als Folge von MORA-C, lediglich ein paar Gleisanschlüsse verschwunden [17].

Abschließend noch, weil dieser Verkehrsträger so oft vergessen wird, ein paar Worte zur Binnenschifffahrt: Ich hatte an diesem besagten Abend im „Aubord du Rhin“ das Glück, der beindruckenden Vorbeifahrt eines großes Containerschiffs der sogenannten JOWI-Klasse beizuwohnen. Die Binnenschifffahrt ist ein Verkehrsträger mit einer hervorragenden Umweltbilanz, die jedoch hierzulande ein ziemlich vergessenes Dasein fristet. Die Binnenschifffahrt fängt zur Zeit einen Teil des Güterverkehrs in die Schweiz ab, der zur Zeit nicht mit der Bahn verladen werden kann, und sorgt damit dafür, dass der Verkehr auf der A5 und den elsässischen Autobahnen nicht vollkommen zusammenbricht. Die Binnenschifffahrt hat aber darüber hinaus in Südwestdeutschland noch Potentiale und Kapazität. Zur Zeit, und dies relativ unbemerkt von der Öffentlichkeit, wird der Neckar von Mannheim bis Heilbronn für das 135 Meter Binnenschiff ausgebaut. Vielleicht sollte man aber darüber hinaus darüber nachdenken, historische Wasserwege in Süddeutschland und dem angrenzenden Frankreich für die Binnenschifffahrt zu reaktivieren. Dazu braucht es übrigens keine riesigen Containerschiffe. Mit den in Holland entwickelten Neokemp (neuer Kempenaar) ist es durchaus möglich auf kleineren Wasserstraßen Containerverkehr durchzuführen. Eine Reaktivierung der Schifffahrt auf dem Neckar bis Rottenburg oder gar Horb wäre da durchaus denkbar und machbar. Gleiches gilt für die Enz bis Pforzheim, die Murg bis Gernsbach, die Kinzig bis Wolfach oder gar Schiltach.  In Frankreich ließe sich das ostfranzösische Kanalnetz und die  Flussschifffahrt wie z.B. auf dem Doubs modernisieren, oder wie auf der Bruche oder der Ill wieder reaktivieren.

Man kann nur hoffen, dass die Verkehrspolitik aus der Totalsperrung der Rheintalbahn bei Rastatt lernt, endlich massiv in die Ausweichstrecken investiert und daneben auch noch die Binnenschifffahrt nicht vergisst.

Ich befürchte jedoch, dass, wenn die Streckensperrung Anfang Oktober aufgehoben wird, wir auch wieder eine neue Bundesregierung haben werden, dann in ein paar Monaten alles vergessen und nichts geschehen wird. Was übrigens tragisch wäre,  denn der zunehmende LKW-Verkehr  verstopft unsere Straßen immer mehr. Es ist wirklich an der Zeit verkehrspolitisch umzusteuern und mehr Güter auf die Eisenbahn und die Binnenschifffahrt zu verlagern. Ansonsten stehen wir alle bald im „Dauerstau“, weil unsere Straßen vom unaufhörlichen LKW-Verkehr regelrecht verstopft werden.  Irgendwann geht nichts mehr.

Photos alle © Christophe Neff: 1 Blick auf die Gleisanlagen des Bahnhofes Lauterbourg am Abend des 17.8.2017; 2 Rastatt – Umleiter mit 232-703-9 bei Horb-Mühlen 27.08.2017

Christophe Neff, Grünstadt den 28.08.2017

 

P.S.: Zur Streckensperrung in Rastatt gibt es inzwischen eine Vielzahl von Kommentaren, Meinungen etc. Wirklich neues und relevantes findet man nur selten. Eine der wenigen Ausnahmen ist das Interview das der Verkehrsgeograph Heiner Monheim der Südwestpresse gab – „Interview mit Verkehrsexperte Monheim zur Sperrung der Rheintalstrecke – Stillgelegte Strecken, Denken nur im europäischen Rahmen, zu wenig Netze im Kleinen. Der Verkehrsexperte Heiner Monheim hält das Desaster für hausgemacht“. Verkehrspolitisch bemerkenswert erscheinen mir die Beiträge, die man auf der privaten Netzseite des Grünen Politikers Matthias Gastel findet –  hier unter der Rubrik Schiene oder im Archiv Schiene. Einen hervorragenden Einblick in die Nachkriegsentwicklung des Eisenbahnnetzes entlang der Rheinschiene geben die Bildbände „Zeitreise durch Nordbaden[18]“ , „Zeitreise durch Südbaden[19]“ , die in der Reihe „Schienenwege gestern und heute“ erschienen sind. Die Geschichte des Eisenbahnnetzes im Südwesten Deutschlands (und auch im angrenzenden Elsass in Frankreich) ist eine Geschichte von Eisenbahninfrastrukturabbau, Streckenstilllegung und Streckenrückbau. Die Autoren haben dies in ihrer Bilddokumentation sehr schön dargestellt.

© Christophe Neff 27.08.2017

[1] „Bahn- Baden voraussichtlich zwei Wochen lang nicht befahrbar – Auch BASF von Folgen betroffen“,  Die Rheinpfalz, Nr. 188, Dienstag 15.08.2017

[2] Zum besagten Unfall siehe auch „B9 nach Unfall vollgesperrt“, Die Rheinpfalz, Nr. 191 Kreis Germersheim, Freitag, 18. August 2017.

[3] Das Restaurant mit Terrasse hat auch eine Webpräsenz, siehe hier  http://www.au-bord-du-rhin.fr/www.au-bord-du-rhin.fr/Accueil.html .

[4] Siehe u.a. « Blognotice 22.01.2013: pensées personnelles franco-allemandes sur le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée »

[5] Sncf Diesellok oder Sncf taugliche Dieselloks aus dem Bestand der Lokverleiher/Lokverleaser wie Akiem.

[6] Im Beitrag „Blognotice 15.07.2013: Images d’Outre-Forêt

[7] Einer der wenigen Bilder dieses „historischen Eisenbahngüterverkehrs“ zwischen Ludwigshafen und Lauterbourg kann man hier finden.

[8] Siehe „Wachsende Wut über Rheintalbahn-Ausfall. Die Schweiz sieht ihre Verkehrspolitik in Gefahr – Auf Umleitungsstrecken leidet teilweise der Regionalverkehr“, Die Rheinpfalz, Nr.194, Dienstag 22.  August 2017.

[9] Eckhard Buddruss von der Rheinpfalz hat sich in einem Kommentar für die vermehrte Nutzung der Strecke Lauterbourg – Strasbourg „für  umgeleitete Güterzüge etwa vom BASF-Kombiterminal nach Italien“ ausgesprochen. Siehe „Das Rastatt-Desaster – Der Ausfall der Rheintalstrecke ist so verheerend, weil es wegen verkehrspolitischer Versäumnisse keine adäquate Ausweichmöglichkeit gibt“ in die Rheinpfalz, Nr. 194, Dienstag, 22. August 2017.

[10] Bei der Bundeswehr gibt es keine Eisenbahnpioniere (und gab es auch nie welche). Die Französische Armee hält diese Fähigkeit (Eisenbahnbau etc.) im 19e régiment du génie in Besancon vor. Bis 2010 gab es in der französischen Armee sogar ein eigenes Eisenbahnpionierregiment, das  5e régiment du génie . Nach dessen Auflösung werden die „Eisenbahntechnischen Fähigkeiten“ vom 19e régiment du génie vorgehalten.

[11] Siehe Anmeldungen des Landes Baden-Württemberg für den Bundesverkehrswegeplan 2015 (BVWP 2015) – Langfassung – (download hier möglich). Hierzu S. 3 „Rastatt – Roeschwoog – (Vendenheim): Wiederinbetriebnahme der Rheinbrücke; Dt.-franz. Vereinbarung von La Rochelle vom 22.05.1992 (Art. 5 Abs. 4): Anschluss an die LGV Est-Europeen [Fertigstellung Ende 2015] in Vendenheim; zusätzliche Ergänzung zur POS Süd für Verkehre nach Südfrankreich und Spanien sowie Regionalverkehr zwischen Nordbaden und Nordelsass (evtl. TEN-Kernnetz)“

[12] Z.B. hier „BB 67422 traçant le TER 830734 entre Mothern et Lauterbourg », « Blognotice 12.6.2011 », « Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 », « Blognotice 01.09.2012: Commentaire sur la « modeste et provisoire » ristourne sur le prix des carburants », « Blognotice 15.07.2013: Images d’Outre-Forêt » , « Streckenbeobachtungen in der „France périphérique“ – ein geographischer Kommentar zur ersten Runde der Präsidentschaftswahlen 2017 in Frankreich ».

[13] Siehe hier: „Vor einer Güterzug-Neubaustrecke kommt eine Optimierung der Altstrecken

[14] Im Zuge der „Verkehrspolitischen Diskussion“ nach der Vollsperrung der Rheintalbahn hat Herr Jung dieses Memorandum auf seinem Blog veröffentlicht „Aktionsplan zur Zukunft der Rheintalbahn – Fünf Punkte für eine bessere Bahn-Infrastruktur

[15] Siehe auch: « Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse »

[16] Schrambergerische Schwäbisch – die Mundart die man zu meiner Schulzeit und natürlich auch vorher schon in Schramberg gesprochen hat, und jetzt auch wohl immer noch spricht.

[17] Siehe auch: « Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse 

[18] Wollny, B. et al (2017): Zeitreise durch Nordbaden. Schienenwege gestern und heute. Fürstenfeldbruck/Essen. ISBN 978-3-8375-1645-6

[19] Wollny, B. et al (2016): Zeitreise durch Südbaden. Schienenwege gestern und heute. Fürstenfeldbruck/Essen. ISBN 978-3-8375-1534-3

Blognotice 06.08.2017: Souvenirs d‘un bibliophile des sables

Récemment, quelques jours avant le début de mes très petites vacances que je passe chez moi dans la Unterhaardt à Grünstadt je découvris un joli petit texte sur les bibliophiles des sables dans le Monde. « Armé de son pavé » il fréquente les plages françaises, de préférence les plages de la Manche, ou les plages de la façade atlantique, – mais on le trouve aussi sur les rives de la Méditerranée. En lisant ce charmant billet, je me disais que jadis j’appartenais aussi à cette étrange espèce qui vient à la plage pour lire  et se baigner. Depuis que mes enfants ont grandi, je ne fréquente qu’occasionnellement les plages, et ceci surtout pour me baigner – car après tout et à la différence du plagiste bibliophile décrit dans le Monde j’aime beaucoup la baignade en mer. Pour la lecture je préfère en fait des endroits plus calmes qu’une plage de vacances en plein été. Mais autrefois dans ma jeunesse, les heures de plages, c’était aussi  des heures de lecture et ceci même en dehors de la saison estivale, – protégé du Mistral par les dunes de la plage de l’Espiguette au Grau du Roi j’ai dévoré maints livres dans les années 1980 – et ceci même en dehors la saison estivale. Il y a longtemps, j’étais étudiant et l’Allemagne était encore un pays divisé par un mur quasi infranchissable. Beaucoup plus tard quand je fréquentais les plages de Leucate avec mes enfants, j’avais l’impression que la lecture sur la plage était en régression, – mais d’après le Monde, le bibliophile plagiste ne semble pas encore avoir complètement disparu. Mes petites vacances d’été seront en partie occupées à la lecture (non professionnelle) comme je le fis déjà l’année dernière – finir la lecture du roman «   L’insouciance » de Karine Tuil. La traduction allemande[1] de ce roman fait beaucoup parler d’elle, – car une partie de la critique littéraire allemande croit que le roman permet de déchiffrer les maux de la société française contemporaine[2]. L’autre livre qui attend d’être enfin lu en entier est la biographie de « Giuseppe Tomasi de Lampedusa  – Leben und Werk des letzten Gattopardo » de Jochen Trebesch. Même si je n’ai pas encore lu le livre entier, je pense que cette biographie mériterait d’être traduite en français – peut être avec une préface spéciale pour les lecteurs francophones – car à ma connaissance une véritable biographie exhaustive de Lampedusa en français fait malheureusement défaut. Un autre livre, qui mériterait une traduction en français, est le livre que j’ai lu pendant mes dernières vacances d’été en 2016 – la biographie familiale de la famille Mann – « Die Manns – Geschichte einer Familie » – de Tilmann Lahme. Déjà traduit en italien[3] et en hollandais[4] une traduction française de ce magnifique ouvrage que nous ouvre une nouvelle vue sur l’ étrange paysage de la famille Mann serait très souhaitable. En attendant on pourra dans le « Dictionnaire amoureux des Ecrivains et de la Littérature » écrit par Pierre Assouline lire les excellent chapitres « Mann Père & Fils (p.510- 511) » et « Mann Klaus (1906-1949) » dédié a une partie de la Familie Mann. Pour finir ce petit billet bibliophile,- peut – être  tenterais-je, même si cela revient déjà a une lecture professionnelle – de lire des extraits du magnifique livre  « Geogfrafias de Suzanne Daveau », édité par Maria Fernanda Alegria en hommage à la géographe franco-portugaise Suzanne Daveau. Ayant déjà feuilleté ce livre – et lu aussi quelques minuscules parties – je peux déjà conclure  que rien que pour ces magnifiques illustrations dont des croquis de paysages, peintures de la main de Suzanne Daveau, ce livre mérite une attention particulière pour tous les lecteurs s’intéressant à l’histoire de la géographie franco- portugaise.

 

Livres & Ouvrages cités :

Alegria, Maria Fernanda (2015)(Ed) : Geografias de Suzanne Daveau. Centro de Estudos Geograficos, Lisboa, ISBN 978-972-636-252-4

Assouline, Pierre (2016) : Dictionnaire amoureux des Écrivains et de la Littérature. Dessins d’ Alain Bouldouyre. Paris, Plon, ISBN 978-2-259-22818-3

Lahme, Tilmann (2015) : Die Mann Geschichte einer Familie. Frankfurt am Main, S.Fischer Verlag, ISBN 978-3-10-043209-4

Santolaria, Nicolas (2017): A la plage, le bibliophile est armé de son pavé. Il ne part jamais sans son livre de 600 pages, son parasol France Loisirs et sa crème solaire indice 50. Cette année, il a loué à Trouville, comme Proust.

Trebesch, Jochen (2013): Giuseppe Tomasi de Lamedusa  – Leben und Werk des letzten Gattopardo. Berlin, Nora Verlagsgemeinschaft,  Dyk & Westerheide, ISBN978-3-86557-289-9

Tuile, Karine (2016): L’insouciance.Roman. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-014619-2

Christophe Neff, Grünstadt le 06.08.2017

 

[1] Tuil, Karine (2017): Die Zeit der Ruhelosen. Aus dem Französischen übersetzt von Maja Ueberle-Pfaff.  Ullstein Buchverlage, ISBN 978-3-5500-8175-0

[2] Voir par exemple la critique de Dina Netz « Karine Tuil: „Die Zeit der Ruhelosen“Kometenhafte Aufstiege und erbarmungslose Abstiege

[3] Lahme, Tilmann (2017): I Mann : storia di una famiglia. Traduzione dal tedesco di Elisa Leonzio. Torino : EDT, ISBN 978-88-5923-187-5;

[4] Lahme, Tilmann (2017): De familie Mann : geschiedenis van een gezin. vertaald [uit het Duits] door Ria van Hengel. Uitgeverij De Arbeiderspers, ISBN 978-90-295-0733-2