„Die Liebe höret nimmer auf“ – découvrir les paysages sonores du „ Royaume du Wurtemberg“ avec Katharina Eickhoff

Die Liebe höret nimmer auf[1]“ – « L’amour ne cessera jamais »  ce sont les mots que Guillaume Ier (roi de Wurtemberg) fit gravir sur le portal de la  Grabkapelle auf dem Württemberg pour son épouse Catherine Pavlovna de Russie qui décéda beaucoup trop jeune. Histoire tragique qu’on peut découvrir dans l’émission radiophonique  « Grüss Gott Herr König: Expeditionen ins Königreich Württemberg (Bonjour Monsieur le Roi – Expéditions dans le royaume de Wurtemberg[2])» produite et présentée par Katharina Eickhoff. Et on  y découvre beaucoup plus, que cette histoire de la mort tragique de Catherine Pavlona. Ce sont les paysages sonores du petit royaume de Wurtemberg  qui, a a peine existé plus d’une centaine d’année, s’étalent devant l’oreille attentive de l’auditeur. On y découvre aussi des merveilles oubliés comme par exemple le Concerto pour violoncelle n° 3 en la mineur de Nikolaus  Kraft.

Un petit B – moll peut être – il manque la chanson «Auf de schwäbsche Eisebahne   (sur les chemins de Fer souabes) », chanson populaire souabe qui traduit à quel point le chemin de Fer a transformé  les paysages du royaume du Wurtemberg et bouleversé la vie de la population rurale.  La chanson décrit le voyage tragique d’un paysan avec sa chèvre de Stuttgart à Friedrichshafen en train juste après l’inauguration de la Württembergische Südbahn. La petite chèvre ou le bouc de chèvre acheté aux marché de bétail de Stuttgart par le pauvre paysan souabe n’arriva jamais à sa destination à Friedrichshafen sur le lac de Constance[3].

L’auditeur littéraire pourra approfondir la rencontre avec les paysages du Württemberg, en lisant le livre « Wundersame blaue Mauer – die schwäbische Alb in Geschichten und Gedichten » édité par Wolfgang Alber, Brigitte Bausinger et Hermann Bausinger. Dans le livre on rencontra beaucoup de personnes dont Katharina Eickhoff nous parla pendant son émission « Grüss Gott Herr König: Expeditionen ins Königreich Württemberg ». 

C’est d’ailleurs déjà le deuxième billet dans paysages qui est consacré à une émission présentée par Katharina Eickhoff. En octobre 2021 j’avais écrit « C’est si bon de « redécouvrir » « Yves Montand » avec Katharina Eickhoff ».  Je me demande pourquoi on ne trouve pas d’article Wikipédia consacré à Katharina Eickhoff  – car il faut savoir que la plupart des modérateurs/modératrices de la chaine radio SWR3 ont leur article dans la Wikipédia allemande. Peut-être est-il exacte que la « culture » – est un peu le parent pauvre de la Wikipédia. Par exemple sur Nikolaus Kraft le violoncelliste et compositeur autrichien on retrouve quelques petites lignes dans la wikipedia.en, – mais à part cela le personnage et l’œuvre de Kraft semble être totalement tombé à l’oubli. 

Espérons au-moins, – que les auditeurs de la chaine radio SWR2 – pourront encore longtemps partir en « expédition » a traves les divers paysages sonores avec la fabuleuse Katharina Eickhoff !

Et pour finir, j’ajoute ce petit clin d’œil personnel – mon arrière grand père Wilhelm Schramm, qui fonda la « Expédition ferroviaire » Wilhelm Schramm à Saulgau au début du vingtième siècle, cette compagnie transformé en «compagnie  transport de meubles[4] », et disparu durant les années 2000, – fût nommé Wilhelm, d’après le dernier roi du Wurtemberg, – Wilhelm II. C’est au moins l’histoire que me fût racontée pendant mon enfance durant mes visites chez mes grands-parents à Saulgau dans le « Oberland » profond de l’ancien royaume du Wurtemberg, – l’Oberland ou Oberschwaben qui fût la partie catholique de l’ancien royaume du Wurtemberg. Le Wurtemberg du Roi Wilhelm II de Wurtemberg était la partie la plus libérale du Reich, – l’industrie prospérait, – et les idées socialistes aussi. En 1907 se tenait le Internationaler Sozialistenkongress à Stuttgart dans la Liederhalle, où on pouvait côtoyer Jean Jaures, Clara Zetkin, Rosa Luxembourg, Vladimir Ilitch Lénine et peut être même un certain Léon Bronstein nommé Trotzki[5]. Le Wurtemberg était une Monarchie constitutionnelle, un état libéral ou n’avait même pas peur des idées socialistes & révolutionnaires. Le internationale Sozialistenkongress de 1907 fut d’ailleurs le seul congrès de la Internationale ouvrière sur « terre allemande ».

Les cinq parties de l’émission radiophonique « Grüß Gott, Herr König! – Expeditionen ins Königreich Württemberg (1–5)“ sont a (re) ecouter pendant un an, cela veut dire jusque à la fin janvier 2023. »

Scans :

Scan de la page de l’emission „Grüß Gott, Herr König! – Expeditionen ins Königreich Württemberg (1–5)“ sur SWR2

Scan de la coverture du livre : Wundersame blaue Mauer – Die schwäbische Alb in Geschichten und Gedichten

Bibliographie:

Alber, Wolfgang; Bausinger, Brigitte; Bausinger, Hermann (Eds.)(2017): Wundersame blaue Mauer – Die schwäbische Alb in Geschichten und Gedichten. Tübingen,  Klöpfer & Meyer, ISBN 978-3-86351-460-0

Christophe Neff, écrit le Dimanche 13.02.2022 à Grünstadt, publié le 14.02.2022


[1] 1 Corinthiens 13,1-13,  – die « Liebe höret nimmer auf (l’amour ne cessera jamais)“ est la version originale de la Bibel de Luther  „Hohelied der Liebe (1. Korinther 13)“ .

[2] La traduction littérale de « Grüß Gott » en français est « Dieu te salue/Dieu t’embrasse ou même puisse Dieu te rencontrer avec bienveillance »  – donc en utilisant cette traduction littérale on devrait écrire : Dieu vous salue Monsieur le Roi – Expéditions dans le royaume de Wurtemberg »

[3] L’interpretation « classique » de la « Schwäbische Eisenbahnen » par Willy Reichert, peut etre ecouter ici sur youtube.  

[4] Wilhelm Schramm Möbeltransporte, denommé „ der Schramm“ à Saulgau! Voir aussi „Ein paar Tage im November 1989: Erinnerung zum Mauerfall aus Südwestdeutschland“ et „Blognotiz 16.11.2014: Novembererinnerungen an Saulgau – Gedanken zum Volkstrauertag 2014“

[5] Pour Léon Trotzki je ne suis pas sur si il a vraiment participe aux internationaler Sozialistenkongress de Stuttgart, – on ne le trouve pas sur les listes des orateurs – mais je pense qu’il a au moins contribuer a organiser ce evenement memorable a la Liederhalle de Stuttgart en aout 1907.

Zhang Zhan: Derrière des barreaux, pour quelques mots, qu’elle pensait si fort

Vers la fin décembre 2020 j’avais écrit un petit billet bilingue (français/anglais) « N’oubliez jamais Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! Never forget Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul ,! ». Depuis Loujaïne Al-Hathloul a été libérée de sa prison en février 2021, mais elle vit plus au moins en liberté surveillée, avec interdiction de quitter l’Arabie saoudite pendant plusieurs années. Presque plus d’info sur Nasrin Sotoudeh, qui croupit quelque part dans une prison iranienne. Concernant Zhang Zhan c’est un article de Frédéric Lemaître « Vive inquiétude en Occident sur l’état de santé d’une journaliste chinoise incarcérée », billet publie le 09. Novembre dans le Monde, qui me rappelait le triste sort de Zhang Zhan.

Le triste sort de Zhang Zhan a d’ailleurs mobilisé une très grande partie de journalistes allemands le lundi 27. Novembre qui avaient essayé de mobiliser via Twitter le public allemand sur le triste sort de Zhang Zhan sous le Hashtag #ZhangZhan, #FreeZhangZhan et pour faire pression sur le gouvernement allemand pour qu’il s’engage pour la libération immédiate de la bloggeuse chinoise[1]. Bloggeur du « week-end » franco-allemand je rejoins ce mouvement avec cette adaption des paroles de «Diego libre dans sa tête » de Michel Berger[2], [3],[4]. On pourrait aussi écrire « Zhang Zhan libre dans sa tête, ou Nasrin Sotoudeh libre dans sa tête, ou Loujaïne Al-Hathloul libre dans sa tête, ou ….. »

« Derrière des barreaux,

pour quelques mots,

qu’elle pensait si fort

Dehors il fait chaud

Des milliers d’oiseaux

S’envolent sans effort

Quel est ce pays

Où frappe la nuit

La loi du plus fort ? »

Towards the end of December 2020 I had written a small bilingual (French/English) post “N’oubliez jamais Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! Never forget Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul ,! “ Since Loujaïne Al-Hathloul was released from prison in February 2021, but she lives more or less under probation, banned from leaving Saudi Arabia for several years. Almost no more info on Nasrin Sotoudeh, who is languishing somewhere in an Iranian prison. Concerning Zhang Zhan, it is an article by Frédéric Lemaître „Vive inquiétude en Occident sur l’état de santé d’une journaliste chinoise incarcérée“, published on November 09. November in Le Monde, which reminded me the sad fate of Zhang Zhan.

The sad fate of Zhang Zhan has also mobilized a large part of German journalists on Monday 27. November which had tried to mobilize via Twitter the German public on the sad fate of Zhang Zhan under the Hashtag #ZhangZhan, #FreeZhangZhan and to make pressure on the German government so that it engages for the immediate release of the Chinese blogger[5]. Franco-German „weekend blogger“ I join this movement with the adaptation of the lyrics of „Diego libre dans sa tête“ (see above in italics the french lyrics were not translated) by Michel Berger[6],[7],[8]. We could also write „Zhang Zhan free in her head, or Nasrin Sotoudeh free in her head, or Loujaïne Al-Hathloul free in her head, or ….. „

Christophe Neff, le 04.12.2021


[1] Voir „Journalisten fordern Freilassung von chinesischer Bloggerin“ et „Menschenrechte in China Twitter-Aktion unterstützt inhaftierte Bloggerin Zhang Zhan“.

[2] L’article „Diego libre dans sa tête » de la wikipedia.fr reproduit que très brièvement l’histoire de cette chanson écrite au début des années 1980 par Michel Berger pour France Gall. Pour trouver une version un peu détaillée on lira avec intérêt l’article de blog de Frédéric Grolleau « „Diego libre dans sa tête“ (M. Berger) : Peut-on ôter à l’homme sa liberté ? (exposé) ». Durant mes années étudiantes (mes années chantantes (1, 2) j’avais aussi interprété cette chanson de Michel Berger, mais durant les années 1980, 1900 en chantant « Diego » on pensait surtout aux dictatures sud-américaines.

[3] France Gall interpretant „Diego“ sur youtube (Audio officiel)

[4] Johnny Hallyday interpretant „Diego“ sur youtube.

[5] See „Journalisten fordern Freilassung von chinesischer Bloggerin“ et „Menschenrechte in China Twitter-Aktion unterstützt inhaftierte Bloggerin Zhang Zhan

[6] The article „Diego libre dans sa tête“ of the wikipedia.fr reproduces only very briefly the story of this song written in the early 1980s by Michel Berger for France Gall. To find a more detailed version, it is interesting to read the blog article by Frédéric Grolleau ““Diego libre dans sa tête“ (M. Berger) : Peut-on ôterer à l’homme sa liberté ? (presentation)„. During my student years (my singing years (1, 2) I had also interpreted this song of Michel Berger, but during the years 1980, 1900 while singing „Diego“ one thought especially of the South American dictatorships.

[7] France Gall interpreting „Diego“ on youtube (Audio officiel)

[8] Johnny Hallyday interpreting „Diego“ on youtube.

C’est si bon de « redécouvrir » « Yves Montand » avec Katharina Eickhoff

Katharina Eickhoff est certainement un des bijoux de la radio culturelle allemande, – j’ai l’ai découverte il y déjà fort longtemps en écoutant en 2008 l’émission «  „La Ville Lumière“ vor und nach der Okkupation (La ville lumière pendant et après l’occupation)[1] » ou elle présentait au publique de la chaine culturelle allemande SWR2 l’histoire « du chant de partisan » ou « l’affiche rouge ». Je me souviens encore très bien comme elle expliquait l’histoire du groupe Manouchian, la genèse du poème « Strophes pour se souvenir » et puis la voix de Léo Ferré qui résonnait par les hauts parleurs de l’autoradio pendant qui je traversais le vignoble du palatinat[2].

Pendant la semaine du 18 au 22 octobre 2021 la radio culturelle SWR 2 , chaque matin entre 9 :05 et 10:00, émettait l’émission « Yves Montand zum 100. Geburtstag (1–5)  (pour le 100 ieme anniversaire d’Yves Montand )» produite et présente par avec Katharina Eickhoff. 275 minutes de chanson d’Yves Montand commente par Katharina Eickhoff. On y rencontre pas seulement Yves Montand,  – mais c’est aussi une émission qui nous rappelle tous et toutes qui ont croisé, accompagné le chemin de Yves Montand, – Edith Piaf, Simone Signoret, Norbert Glanzberg, Jacques Prévert, Joseph Kosma, Jorge Semprun pour citer seulement quelques noms. L’émission débuta (1/5) et finit (5/5) avec les feuilles mortes chanté par Yves Montand[3].

L’émission complète est encore audible sur le site du SWR 2 pendant un an, – c’est à dire jusqu’en octobre 2022. En plus on y trouve une transcription de l’émission (Alle Folgen der Reihe zum Nachlesen). L’émission, – où les cinq parties de l’émission radio  consacrées au 100ieme anniversaire de Yves Montand est certainement un des chefs d’œuvre de la radio culturelle allemande. C’est pour des émissions de ce type, que je paie volontiers ma redevance radiotélévision, – qui en Allemagne est un peu plus de 200 euro par an, – car je ne regarde presque plus de télévision, – en ce moment nous n’avons même pas un poste de télévision qui fonctionne. Sauf peut-être quelques émissions sur Arte la télévision me manque guerre.  Par contre je suis un grand « aficionado » de la radio, surtout de chaines culturelles comme SWR2 ou Deutschlandfunk.

Pour finir encore quelques « souvenirs et impressions personnelles ». Des feuilles mortes interprétés par Yves Montand j’en ai déjà parlé dans un de mes premiers post de blog de paysages, – tout au début de cette aventure, ou paysages était encore un blog le Monde.fr  dans la contribution « Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim ». Les feuilles mortes c’était aussi la fin de l’émission  de Katharina Eickhoff dont j’ai consacré ce billet. J’ai écouté cette fin de l’émission en traversant la belle forêt de chêne parsemé de Pins sylvestre entre Böhl-Ingelheim et Spire. Une très belle forêt, presque méditerranéene qui pousse sur les sables des dunes intérieures –il suffit d’y fermer les yeux – et de remplacer les chênes sessiles  et rouvre par de chênes pubescents et de chênes lièges et les pins sylvestres par des pins parasol et on s’y croirait dans une forêt méditerranne. Je traversais cette très belle forêt, des feuilles de chênes reflétaient les lumières automnales tombant sur la chaussée goudronnée …..

« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle

Tu vois, je n’ai pas oublié

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle

Les souvenirs et les regrets aussi

Et le vent du Nord les emporte

Dans la nuit froide de l’oubli

Tu vois, je n’ai pas oublié 

La chanson que tu me chantais »

Plus que trente ans en arrière, –  à Mannheim-Neckarau – « Jo » fêtait son anniversaire dans son appartement à Neckarau. J’arrivai avec un de mes amis dans une vielle golf verte, – un cheval galopait devant les cheminées du « Grosskraftwerk Mannheim ». Le printemps arrivait. Jo avait un piano dans son appartement et après avoir gouté un petit apéro ensemble, –   Jo se mettait au piano – jouant les premiers notes de « Autumn Leaves » et je suivais en chantant[4].

The falling leaves drift by the window

The autumn leaves of red and gold

I see your lips, the summer kisses

The sun-burned hands I used to hold[5]

Christophe Neff, écrit pendant la dernière semaine d’Octobre 2021, publié le 29.10.2021 à Grünstadt

P.S. : On trouvera à partir du 29 octobre un coffret cd « Yves Montand 100 ieme anniversaire » avec 12 cd réunissant 298 titres édité par Mercury.


[1] Malheuresement ont ne trouve que des vestiges de cette emission, – comme par example la  premiere emission de la serie « Schatten über Paris (1) ».

[2] Ce fut dans la partie „Schatten über Paris – „Schatten über Paris – „La Ville Lumière“ vor und nach der Okkupation (4) » – une transcription de l’emission se retrouve ici !

[3] On trouve aussi une tres belle compilation des chanson de Montand sur franceinfo culture « Centenaire d’Yves Montand : du „Far West“ à „La bicyclette“, retour sur ses dix chansons cultes »

[4] Plus de détails sur mes années étudiantes à Mannheim, voir  « Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim (en allemand)»

[5] « Automn leaves » est l’adaptation anglaise des «  le feuilles mortes » écrit par  Johnny Mercer en 1949.

Souvenirs d’Aline – souvenirs personnels d’une chanson

Anmerkung 2020-04-17 095723 Aline
Capture d’écran de mon post Facebook « Souvenirs d’Aline » du 17.4.2020

J’avais appris la disparition de Christophe en lisant la nécrologie « « Christophe est parti, ses forces l’ont abandonné » : le mythique chanteur d’« Aline » et des « Mots bleus » meurt à 74 ans » écrit par Bruno Lesprit dans le Monde. En lisant cet « Adieu » à Christophe les souvenirs d’une rencontre que j’avais faite à Praia sur l’ile de Santiago sur  l’archipel du Cap Vert me ressurgissaient. C’était en Novembre 2017, – je participais à un congrès sur la phytosociologie et la biographie des régions atlantiques où j’avais aussi tenu une conférence sur la dynamique végétale du Capelinhos, ce volcan qui avait surgi des flots de l’Atlantique en 1957 [1], [2], [3] . C’était une collègue qui avait tenu une conférence dans la même session que moi-même et elle s’appelait « Aline »[4].  Apres la clôture de la session on discutait un peu ensemble, et je lui racontait que durant mes années étudiantes parfois je me faisais un peu d’argent de poche en chantant dans les bars à Mannheim, et que la chanson « Aline » de Christophe était dans mon répertoire d’antan –   « Aline c’était un peu le succès de mes années chantantes durant mes études ». En souriant elle me dit dans un français impeccable «  vous savez  Christophe – je connais très bien la chanson. Mon père est musicien et il ma nommé « Aline » en souvenir de la chanson de Christophe ». Je ne sais si l’histoire est vraie, – mais c’est une très belle histoire, qui nous montre que les paroles  d’Aline ont même fait le voyage jusqu’aux iles lointaines du Cap Vert au milieu de l’Atlantique.  Le chanteur Christophe  a disparu de notre monde, –  mais les paroles et la mélodie  d’Aline resteront toujours inoubliables. Des souvenirs inoubliables qui ont réussi à traverser l’Atlantique jusqu’aux îles du Cap Vert. Des souvenirs de jeunesse étudiante quand je chantais Aline, que ce soit dans les bars & tavernes de Mannheim et ses environs[5], ou au « alte Socken[6] » à Schramberg en Forêt-Noire.

Et voici pour se souvenir, le début des paroles d’Aline, –

« J’avais dessiné

Sur le sable

Son doux visage

Qui me souriait

Puis il a plu

Sur cette plage

Dans cet orage

Elle a disparu

Et j’ai crié, crié

Aline

Pour qu’elle revienne

Et j’ai pleuré, pleuré

Oh! J’avais trop de peine »

(paroles Daniel Bevilacqua (dit Christophe) ; arrangements Jacques Denjean)

Pour finir ce petit récit très personnel sur une chanson qui m’a accompagné pendant une bonne partie de ma vie, je renvoi aux archives de la RTS  présent sur Youtube avec l’enregistrement de l’interprétation d’Aline par Christophe de l’émission Tiercé Mélodies en 1979[7]. C’est en 1979 que la chanson est ressortie une deuxième fois par le label Motors, – et devient encore une fois un succès sur la hitparade français quatorze ans après sa sortie en juillet 1965. Je pense que j’ai découvert « Aline » durant l’été 1979, – peut être même écoutant ma radio préfèrée le SWF3, car  durant ces années-là, on donnait assez de titres français dans les radios allemandes !

Image: Capture d’écran de mon post Facebook « Souvenirs d’Aline » du 17.4.2020

Christophe Neff, écrit le 03.05.2020, publié le  04.05.2020

[1] C’était le congres  “European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7, University of Cape Verde”, voir aussi le billet “« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017 » dédie a cette conférence & l’excursion post conférence sur l’île de Fogo et l’ascension du Pico do Fogo.

[2] Concernant mes recherches & voyages aux  Açores voir aussi le billet « Souvenirs de vingt ans de voyages de recherche à Capelo (Île le de Faial/Açores) ».

[3] On trouve le programme du congrès  “European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7, University of Cape Verde” ici.

[4] Aline Rendall Monteiro, enseignante-chercheuse  à l’Université du Cap Vert.

[5] Voir aussi « Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim ».

[6] Le « alte Socken (vielle chaussette) » fut un « jazz-club » a Schramberg dans les années 1980. Véritable institution du Jazz en Forêt- Noire durant les années 1980 ce club de jazz est tombé totalement à l’oubli. On trouve quelques mots sur ce club dans l’article « Schramberg :  Schon die Nazis wittern Verrat » de Christoph Ziechhaus publié dans le Schwarzwälder Bote , qui résume l’histoire du Jazz dans la Raumschaft Schramberg.

[7] On retrouve sur les archives de l’INA une interpretation d’Aline de Christophe du 14 octobre 1965.

Blognotice 07.12.2014: Dagmar Gilcher – à nouveau sur les traces de Johnny/ Dagmar Gilcher – wieder auf den Spuren von Johnny

Scan rester vivant IMG-b-3 (2)Le matin du mercredi 3. Décembre 2014, jour où Grünstadt se réveillait couvert par un  léger manteau de neige, je découvris dans la Rheinpfalz, – un petit article de Dagmar Gilcher « 50 Zeilen Chanson – die Legende(n) quicklebendig ( 50 lignes de chanson – la légende et les légendes – en très bonne santé (trad. C. Neff)).  Eh bien, oui dans ce petit article, Dagmar Gilcher, une fois de plus se balade sur les traces de Johnny Hallyday[1], – elle nous parle de son nouvel album « rester vivant » – elle nous raconte le succès du show commun avec Eddy Mittchell et Jacques Dutronc « vieilles canailles ». Concernant le nouvel album « rester vivant » –  Dagmar Gilcher écrit « Auf dem neuen Album rockt er fast besser als jemals zuvor, mit der altbekannten Mischung aus Blues und Country …. (Sur le nouvel album il rocke  presque mieux que jamais avant, avec le mix bien connu de Blues et Country (trad. C. Neff). Dagmar Gilcher  semble manifestement bien aimer la musique de Johnny, et ainsi tient les fans  de Johnny qui se trouvent dans la zone de diffusion de la Rheinpfalz au courant des exploits artistiques de Johnny. Mais dans son joli petit article sur Johnny elle a quand même oublié une information essentielle – dans le cadre de la tournée « rester vivant » – Johnny donne un concert à Strasbourg, –  le vendredi 3. Novembre 2015 au Zénith Europe de Strasbourg. Cette information pourrait certainement intéresser les lecteurs (fans de Johnny) de la Rheinpfalz car Strasbourg ne se situe pas trop loin de l’aire de couverture de la Rheinpfalz. C’est pour cette raison, – que j’écris cet article dans une version bilingue  (française-allemande).

Et l’auteur de ces  lignes trouve que « rester vivant [2]» c’est un bel album, – très belles paroles, bon rythme. Peut-être que j’essaierai d’assister à un des concerts de la tournée, – peut être Strasbourg – mais disons que pour des raisons « biographiques » – j’aimerais voir Monsieur Smet aux arènes de Nîmes le jeudi 02.2015. Mais je sais bien, que pour de raisons professionnelles, ce sera quasiment impossible de partir à Nîmes, en pleine semaine. Mais il reste le concert de Strasbourg en Novembre,- cela me semble plutôt être réalisable.

Scan rester vivant IMG-b-3 (3)Am Morgen des Mittwoch 3. Dezembers 2014, als Grünstadt vom ersten Schnee bedeckt erwachte, entdeckte ich in der Rheinpfalz, einen kleinen Artikel von Dagmar Gilcher mit dem Titel „« 50 Zeilen Chanson – die Legende(n) quicklebendig“. Hier spaziert also Dagmar Gilcher wieder auf den Spuren von Johnny Hallyday[3]. Sie erzählt uns von seinem neuem Album „rester vivant“, vom Erfolg der gemeinsam mit Eddy Mitchell und Jacques Dutronc gestalteten show „vieilles canailles (dt. = alte Knacker)“. Über das neue Album von Johnny schreibt sie u.a. folgendes „Auf dem neuen Album rockt er fast besser als jemals zuvor, mit der altbekannten Mischung aus Blues und Country (Gilcher 2014)“. Offensichtlich scheint Dagmar Gilcher die Musik von Johnny zu mögen, -und so hält sie die Leser (und Fans) von Johnny die sich im Verbreitungsgebiet der Rheinpfalz befinden über die künstlerische Entwicklung Johnny Hallydays auf dem Laufenden.  Doch in ihrem netten kleinen Artikel über Johnny Hallyday hat Frau Gilcher eine wesentliche Information vergessen, nämlich, dass Johnny im Rahmen seiner Tournee „rester vivant“ auch ein Konzert in Strasbourg veranstaltet, – und zwar am Freitag den 3. November im Zénith  Europe. Diese Information könnte Rheinpfalzleser durchaus interessieren, da sich ja Strasbourg nicht allzu weit vom Verbreitungsgebiet der Rheinpfalz befindet. Das ist auch der Grund weshalb ich diesen Artikel in einer bilingualen Version (französisch-deutsch)verfasst habe.

Und der Verfasser  dieser Zeilen, – ja der Verfasser dieser Zeilen findet, dass das Album „rester vivant (dt. = am Leben bleiben bzw. weiterleben)[4] ein durchaus gelungenes Album ist, schöne Texte und Worte, guter Rhythmus. Vielleicht werde ich versuchen ich eines der Konzerte der Tourne zu besuchen, vielleicht in Strasbourg. Aber soweit möglich, sozusagen aus biographischen Gründen, würde ich gern Monsieur Smet in der Arena von Nîmes am Donnerstag den 2 Juli 2015 sehen. Aber das wird sich u.a. auch aus beruflichen Gründen kaum realisieren lassen, –  bleibt also noch der Novemberauftritt in Strasbourg.

Sources/Quellen:

Gilcher, Dagmar (2014): 50 Zeilen Chanson – die Legende(n) quicklebendig. In: Die Rheinpfalz, Nr. 280 Mittwoch, 3. Dezember 2014 (Kultur)

Scans de la couverture de l‘ album rester vivant.

Christophe Neff, le 07.12.2014

 


[1] Voir le billet  «Johnny vu par Dagmar Gilcher»

[2] Une tres belle critique de l’album se trouve dans le monde.fr « Johnny Hallyday, pris en flagrante envie » malheuresement ce texte est reserve aux abonnées du Monde.fr.

[3] Siehe u.a.  den Post «Johnny vu par Dagmar Gilcher (in frz.)», oder auch Gilcher, Dagmar (2013): Immer noch da – Frankreichs Rock Idol Johnny Hallyday wird 70 – ein (fast) unerklärbares Phänomen. In: Die Rheinpfalz, Nr. 136, – Ihr Wochenende – Balkon: Über Grenzen. Samstag 15. Juni 2013

[4]   Eine sehr schöne Kritik des Albums befindet sich auf lemonde.fr  unter dem Titel« Johnny Hallyday, pris en flagrante envie ». Leider ist der gesamte Text nur den Abonnenten von le  Monde.fr. vorbehalten.

Blognotice 23.06.2013: «Johnny vu par Dagmar Gilcher»

Samedi le 15. Juin 2013 en feuilletant le journal « die Rheinpfalz » durant le petit déjeuner, je découvre sur le supplément Week-End de la Rheinpfalz l’article de Dagmar Gilcher « Immer noch da – Frankreichs Rock Idol Johnny Hallyday wird 70 – ein (fast) unerklärbares Phänomen (Toujours là – Johnny Hallyday le Rock’n Roller français atteint ses 70ans – un phénomène (presque) inexplicable. »  Même, si l’évènement date de déjà plus d’une semaine – cela mérite qu’on s’y arrête un peu.  Johnny , on en parle même en Allemagne. Cette France, qui semble pour beaucoup d’Allemands devenir de plus en plus une sorte de terrain extraterrestre lointain et incompris – de ces terres françaises est malgré tout  sorti le seule Rock‘ n Roller non anglophone qui a même réussi à  se faire connaitre en dehors  de l’espaces francophone. Dagmar Gilcher fonce à toute allure – et nous apprenons (écrit en gras & italique) que « Johnny » est devenu un vrai symbole français – « Johnny Hallyday verkörpert mittlerweile sein Land wie Rotwein, Baguette oder Musette Walzer … (Johnny Hallyday entretemps incarne son pays (la France) comme la bouteille de vin rouge, la baguette, la valse musette …).  Décidément Dagmar Gilcher semble aimer les chansons de Johnny, car son article qui couvre presque un tiers  de la page … finit par les mots « Monsieur Smet hat s’tatsächlich noch drauf  (Monsieur Smet, ca marche …  c’est encore un véritable Rock’n Roller) ».

Johnny on aime ou n’aime pas. Mais même si on n’aime pas il faut reconnaitre  qu’à sa manière il contribue aussi à une certaine image de la France, en dehors des frontières françaises. Dans l’article de Dagmar Gilcher c’est sûrement une image positive de la France, de Johnny, qui en  ressort.  Ce  n’est sûrement pas l’image de la France que les professeurs de français en Allemagne aiment transmettre dans leurs cours de Français ; de mon temps – au Gymnasium Schramberg – dans les cours de français, c’était Barbara, Brassens, Moustaki …. Mais surtout pas « Johnny ».  Mais qui en Allemagne se souvient se souvient encore de ces Dames & Messieurs, quelques vieux amoureux éternels  de la chanson française, – dont l’un ou l’autre lira peut être la biographie « Barbara » de Marie Chaix – biographie qui fut à l’honneur de la RDL dernièrement (« Barbara au coeur de sa nuit »).  Mais hors des inconditionnels amoureux de la chanson française …

Johnny par contre est encore bien présent en Allemagne,  entre autre grâce à sa musique et aussi grâce a des articles tels  que l’article de Dagmar Gilcher sur Johnny.

Johnny on aime ou  on n’aime pas, – personnellement cela rappelle ma jeunesse étudiante, quand je chantais « Johnny »,  accompagné par mon ami Thomas a la guitare, -quand dans les hauteurs du Fohrenbühl  résonnait « que je t’aime » ,quand les cimes des Sapinières de la Raumschaft Schramberg furent remuées  par les paroles de Diego, de Marie …. Ce ne fut pas seulement Johnny, (voir aussi Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten), mais il  y avait beaucoup de Johnny….

Et pour finir, naturellement j’ai vu  la transmission télévisée de son concert de Bercy du 15.6.2013, – de ce concert – dont l’article de Dagmar Gilcher nous parlait le matin du 15 juin 2013. C’est peut être grâce à cet article de Dagmar Gilcher que je me suis mis devant le poste de télé ce samedi soir. Le jeudi 27, Johnny se produit aux arènes de Nîmes  malheureusement je n’ai pas encore droit à des vacances, les cours au KIT ne finissent que le 20 juillet, – car autrement qui sait, peut-être j’aurais pris le chemin vers les arènes de Nîmes pour voir Johnny  …

Johnny on aime ou n’aime pas  ….

 

Sources :

Chaix, Marie (2013) : Barbara-biographie. Paris, (libretto), ISBN 978-2-7529-0888-9

Gilcher, Dagmar (2013): Immer noch da – Frankreichs Rock Idol Johnny Hallyday wird 70 – ein (fast) unerklärbares Phänomen. In: Die Rheinpfalz, Nr. 136, – Ihr Wochenende – Balkon: Über Grenzen. Samstag 15. Juni 2013

Christophe Neff, le 23.06.2013

Grünstadt Martinskirche 12 Uhr 17 und der Zeiger der Kirchturmuhr rückt nicht mehr von Strich zu Strich

morgentlicher Blick auf St. Martin Grünstadt (ev.) - es ist 6.17 aber die Kirchturmuhr zeigt seit dem 6.6.2010 immer12 Uhr 17 an ! Im Hintergrund sieht man St. Peter (kath) mit der richtigen Uhrzeit, © C.Neff  4.8.2010
morgentlicher Blick auf St. Martin Grünstadt (ev.) – es ist 6.17 aber die Kirchturmuhr zeigt seit dem 6.6.2010 immer12 Uhr 17 an ! Im Hintergrund sieht man St. Peter (kath) mit der richtigen Uhrzeit, © C.Neff  4.8.2010

Ich steh‘ im Regen und warte auf Dich, auf Dich

Auf allen Wegen erwart‘ ich nur Dich, immer nur Dich

Der Zeiger der Kirchturmuhr rückt von Strich zu

Strich, ach, wo bleibst Du denn nur? 

Denkst Du nicht mehr an mich?“ so lautet die erste  Textstrophe  des alten Filmschlagers „ich steh im Regen“  von Ralph Benatzky  aus dem Film „Zu neuen Ufern“ , Filmschlager der Zarah Leander  weltberühmt machte, aber heutzutage in unseren Landen so  vergessen ist, dass man selbst auf youtube nur noch die französische Fassung des Liedes „il pleut sans trêve“  findet (hier findet man ein alte Gramophonaufnahme des deutschen Originals) .  Der Zeiger der Martinskirche in Grünstadt , rückt schon seit geraumer Zeit nicht mehr von Strich zu Strich. Um genau zu sein, seit dem 6. Juni 2010 steht der Zeiger der Kirchturmuhr von St. Martin auf 12 Uhr 17. Auch das für die Pfalz so einzigartige Turmglockenspiel ist seitdem verstummt. Am 6.6 schlug der Blitz in die Martinskirche, danach in der Nacht vom 10 auf 11 Juni fegte ein verheerender Gewittersturm  über Grünstadt und die Unterhaardt, – wobei  die Kirche wie man aus der Unterhaardter Rundschau vom Dienstag  3. August 2010 erfahren konnte (Xynthias Schäden werden behoben) schon vom Sturm Xynthia angeschlagen wurden – und soweit es die Reparatur des Glockenspieles betrifft man sich noch wohl etwas gedulden muss.

Als ich Anfang der Woche von einer zweieinhalb wöchigen Urlaubsreise aus Südfrankreich zurück kehrte, hatte ich ja irgendwie geglaubt man hätte  zwischenzeitlich Kirchturmuhr und Glockenspiel repariert, aber erstaunlicherweise ist das bis dato nicht geschehen. Schade eigentlich – das Glockenspiel von St. Martin gibt Grünstadt und der Unterhaardt ein gewisses Etwas – ich würde es in Anlehnung „les lycées francais du soleil“ als la petite musique de Grünstadt bezeichnen.  Ich habe das Glockenspiel zum ersten Mal zu Beginn der 1990 Jahre gehört – und für mich ist es so etwas wie ein unverwechselbares Landschaftselement – sozusagen ein „musikalisches Landschaftselement“  von Grünstadt und der Unterhaardt geworden. Schade, dass  man das Grünstadter Carrillon zur Zeit nicht mehr hören kann.

Abschließend möchte ich noch darauf verweisen, – dass es in Port Leucate  – eine neue Kirche gibt –  die Eglise St. Jacques – die auch ein hervorragendes Glockenspiel besitzt -und damit einer der wenigen südfranzösischen Kirchen ist, die über ein großes Turmglockenspiel  (17 Glocken)  ein Carrillon verfügen (Im Artikel St. Jacques de Port de Leucate – au clair de la lune de mai 2010 befindet sich ein Bild des Carrillon von St. Jacques de Port Leucate).

Zitierte Literatur :

Die Rheinpfalz-Unterhaardter Rundschau (3.8.2010) : Xynthias Schäden werden behoben. Grünstadt: Glockenspiel noch nicht repariert. Unterhaardter Rundschau, Dienstag 3. August 2010.

Tselikas, Effy; Hayoun, Lina (2004): Les Lycees francais du soleil. Creusets cosmopolites du Maroc, de l‘ Algerie et de la Tunisie, Paris (les édtions autrement) ISBN  2-7467-0435-8

Photo : © C.Neff morgentlicher Blick auf St. Martin Grünstadt am 4.8.2010 um 6 Uhr 17.

Christophe Neff, Grünstadt le 5.8.2010

Vu d‘ Allemagne: incroyable mais vrai, Johnny partout en Allemagne, dans la Rheinpfalz même dans le SPON (16.12.2009 & 17.12.2009)

Incroyable mais vrai, – les problèmes de santé de Johnny Hallyday sont arrivés en Allemagne, la Rheinpfalz lui consacre presqu‘ une demi-page « Franzosen bangen um Johnny Hallyday ». Et même le Spiegelonline – le SPON comme on dit ici – lui consacre un petit article – Freiheitsgefühle – Rockstar Hallyday aus Koma erwacht. Rachida Dati par contre avec « „Il va y avoir un drame avant la fin de mon mandat“ a droit à quelques petites  lignes dans la Rheinpfalz (Fühlt sich im EU Parlament überfordert)  – et rien dans le SPON.  Le Verlan de Nadine Morano, pas un mot nulle part, – au moins dans les journaux que je lis. Par contre une page entière dans la Rheinpfalz sur le Deutsch-Französischer Schüler Reportagewettbewerb  (concours de reportage franco-allemand pour écoliers) organisépar la Rheinpfalz  et les DNA sur les forêts (Auf in die Wälder).  Une hiérarchie de la perception de la France, étonnante mais pas sans charme : le concours franco-allemand ,très important car c’est ici que les bases des relations franco-allemandes sont réellement construites, Johnny en deuxième position (why not)  avant les quelques lignes sur Dati, et rien sur l’affaire Morano. J‘ aurais sûrement préféré   lire aussi quelques lignes sur la requête malheureusement  infructueuse de Françoise Hostalier , mais en Allemagne on est tellement occupé par l‘ affaire de Kunduz (voir les dix questions de Florian Gathmann) qu‘ un charter vers l‘ Afghanistan apparaît plutôt comme une broutille, du moins vu d’Allemagne.  A part cela, cette hiérarchie a un certain charme.

Comment expliquer le phénomène Johnny en Allemagne ? Comme je l’ai déjà décrit dans Mannemer Dreck – Johnny Hallyday est considéré en Allemagne comme le seul et véritable Rock‘ n Roller  français. Et en plus, -il n’y a pas d’équivalent allemand au phénomène « Johnny » :dans ce contexte l’analyse de Dietmar Hüser « Rock around the clock  » nous donne des précieuses indications.

Personnellement comme je l‘ ai aussi décrit dans Mannemer Dreck , j‘ ai aussi chanté du Johnny pendant mes années étudiantes, pas seulement à Mannheim, – mais aussi assez souvent à Schramberg – au « alte Socken » (vielle Chaussette – Musikbar des années 1980 à Schramberg , où la scène locale et régionale de Jazz, Chansons et Rock’n Roll se produisait pendant les week- ends)  – mais le « alte Socken » n‘ existe plus depuis bien des années, – je suis même sur que beaucoup de « Schramberg eois» ne se souviennent plus du « alte Socken ».  Le  « alte Socken » a disparu depuis longtemps, mais Johnny reste un phénomène inexplicable, une légende, une vraie légende même en Allemagne. C’est vraiment incroyable.

Sources :

Veiel, A. (2009) : Franzosen bangen um Johnny Hallyday. Rockstar liegt auf der Intensivstation -Pariser Arzt des Sängers ins Zweilicht geraten.  Die Rheinpfalz, Nr. 292, Zeitgeschehen, Mittwoch 16. Dezember 2009

Die Rheinpfalz (2009): Rachida Dati – fühlt sich im Eu Parlament überfordert. Die Rheinpfalz, Nr. 292, Zeitgeschehen, Mittwoch 16. Dezember 2009

Gilcher, Dagmer (2009): Blickpunkt: Deutsch-Französischer Schüler-Reportagewettbewerb. Auf in die Wälder. Nachwuchs-Reporter zu Themen rund um den Wald gesucht – Pfälzische und elsässische Schüler können sich bewerben. Die Rheinpfalz, Nr. 292, Kultuer, Mittwoch 16. Dezember 2009

Hüser, Dietmar: „Rock around the clock“. Überlegungen zu amerikanischer Populärkultur in der französischen und westdeutschen Gesellschaft der 1950er und 1960er Jahre. In: Metzger, Ch., Kaelble, H. (Eds.): Deutschland – Frankreich – Nordamerika: Transfers, Imaginationen, Beziehung

Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim

Einführung

Zur Einstimmung bevor es richtig losgeht ein paar Takte Mannemer Dreck von Joy Fleming . Vor einigen Tagen las ich einen Artikel in Spiegelonline mit dem Titel „delikater Dreckhaufen„. Der Artikel war ein netter kulinarisch historisch-geographischer Spaziergang durch Mannheim, Stadt in der ich einst studiert und gelebt hatte. Wobei ich ähnlich wie der Schockwellenreiter meine – ein Artikel ohne Joy Flemings Mannemer Dreck auch nur mit einer Silbe zu erwähnen – das ist mehr als nur eine Unterlassungssünde! Der Mannheimer Dreck um hier die hochdeutsche Schreibweise zu benutzten ist ein Makronengebäck aus Mannheim – darüber klärt einem schon der besagte Spiegelonline Artikel oder auch Wikipedia auf. Deshalb möchte ich nicht näher darauf eingehen, sondern mich auf eine autobiographische Zeitreise durch Mannheim begeben.

Ich habe vom Frühsommer 1986- bis Herbst 1993 in Mannheim an der Universität Mannheim Geographie mit den Wahlfächern VWL und Politikwissenschaft studiert, daneben dieses Studium durch Romanistikstudien (Französisch, Portugiesisch und Italienisch) ergänzt. Damals war die Universität Mannheim noch eine echte Volluniversität mit einem relativ breiten Fächerspektrum, wobei die Naturwissenschaften, mit Geographie (soweit man diese zu den Naturwissenschaften zählt), Geologie, Mathematik und Informatik damals auch schon eher schmal aufgestellt waren. Gewohnt habe ich damals in Neuostheim in der Grünewaldstraße, nicht weit von Riedbahnbrücke, Feudenheimer Schleuse und Maulbeerinsel entfernt. Danach habe ich als Assistent (und Doktorand) von 1993 bis 1999 am Lehrstuhl von Professor Frankenberg am damaligen Geographischen Institut der Universität Mannheim gearbeitet. Ab 1994 wohnte ich im Neubaugebiet „Niederfeld“ (Mannheim-Neckarau ) im Hans-Sachs-Ring in einer schönen Dachgeschoßwohnung mit direkter Sicht aufs Großkraftwerk in Neckarau.

Winterlicher Blick auf Neckarau Jan 1997
Niederfelder Winterblick aufs Großkraftwerk Neckarau (Januar 1997 Photo © C.Neff)

1999 bin ich aus familiären Gründen nach Grünstadt in die Pfalz gezogen. Ich habe zwar weiterhin bis 2005 bis zum meinem Wechsel zum Institut für Geoökologie und Geographie der Universität Karlsruhe am Geographischen Institut der Universität Mannheimals Postdoc gearbeitet, aber der Abschluß meiner Mannheimer Lebensphase war das Frühjahr 1999. Inzwischen sind sozusagen nun fast genau zehn Jahre vergangen – und die Lektüre des Spiegelonline Artikel „Delikater Dreckhaufen “ von Kurt F.de Swaaf hat mich dazu bewegt einige meiner Erinnerungen die ich mit der Stadt Mannheim in Verbindung bringe in Sätze zu fassen.
Ich habe gern in Mannheim studiert und dort auch gern gelebt, mich sozusagen richtig wohlgefühlt. Und wenn es heute in Baden-Württemberg eine Großstadt gäbe in der ich gern wohnen würde, dann wäre Mannheim wohl die Stadt meiner Wahl. Aber das Leben hat das einstweilen anders entschieden. Natürlich verbinde ich nicht nur positive Erinnerungen mit der Stadt Mannheim, wobei die wirklich negativen Erinnerungen eigentlich wenig mit der Stadt Mannheim im engeren Sinne zu tun haben. Einen bitteren Nachgeschmack hinterlässt allenthalben die Tatsache, dass das Rektorat Arndt das Geographische Institut geschlossen hat, vor allem die Art und Weise wie das geschah, wie die Schließung vollzogen wurde. Ich hätte das Geographische Institut in Mannheim sowieso verlassen müssen, das ist der normale Gang im deutschen Hochschulwesen, – von diesem Gesichtspunkt aus hat mich die Schließung des Geographischen Institutes nur unwesentlich tangiert. Aber „Stil und Form“ des ganzen – da kann man eigentlich nur den Kopf schütteln. Auch die Art und Weise wie teilweise mit den Emeritii des Faches umgegangen wurde (und wird) – das erscheint mir als sehr befremdlich.
Ansonsten verbleibt eigentlich nur ein positives Bild von Mannheim. Aber Bilder verändern sich mit der Zeit, sowie sich auch Erinnerungen verändern. Deshalb, umsozusagen für mich und die Leser meines Bloges, mein aktuelles Mannheimbild festzuhalten, habe ich diese Zeilen verfaßt.

Die Städtische Natur & Wildnis

Da wäre zum einen der Entdeckung der städtischen Natur in Mannheim, der Pflanzenvielfalt im urbanen Ökosystem Mannheims – was ich sogar später dann wissenschaftlich in einer Publikation zur Vegetationsdynamik in Mannheim verarbeitete (Neff, C. 1998). Der Artikel „Neopyhten in Mannheim Beobachtungen zu vegetationsdynamischen Prozessen in einer Stadtlandschaft „ war bestimmt einer der ersten deutschsprachigen wissenschaftlichen Publikationen die auf die Artenvielfalt in urbanen Ökosystemen hinwies, Neophyten nicht negativ darstellte (wie damals und auch noch heute oftmals üblich) sondern versuchte die Neophyten (und Neozoenproblematik) durchaus differenziert und emotional unbelastet und analytisch darzustellen. Soweit es die Neozoen betrifft, in diesem Fall die Halsband – und Alexandersittiche, glaube ich, dass es die erste wissenschaftliche Publikation war, die das Phänomen der Ausbreitung von Papageienvögel im Rhein-Neckar- Dreieck beschrieb. Die wichtigste Erkenntnis damals war jedoch, – und davon bleibe ich auch heute überzeugt – der aktuelle Hauptsteuerungsfaktor für die Ausbreitung von Neopyhten in urbanen, suburbanen und selbst in ländlichen Ökosystemen sind in unserer heutige Zeit in Mitteleuropa vor allem Gartenmoden. Ich habe das auch rezent bei der Analyse von Laurophylliesierungsprozessen iin der elsäßischen Oberrheinaue beschrieben (Neff 2007 ). Klimaeffekte, sprich also der sogenannte durch den Menschen verursachte Klimanwandel, sind meines Erachtens für solche Prozesse in Mitteleuropa zur Zeit kaum verantwortlich, aber das kann sich bzw. wird sich durchaus ändern können.

Was die Stadtvegetation Mannheims betrifft möchte ich in diesem Zusammenhang auch auf ein kürzlich erschienenes Buch mit dem Titel „ Pflanzenraritäten am Oberrhein – Beispiele aus Ludwigshafen und Mannheim „ von Johannes Mazomeit verweisen. Dieses sehr schöne Buch widmet sich ausgewählten Pflanzenraritäten im Stadtgebiet von Ludwigshafen und Mannheim, wobei der Schwerpunkt eindeutig auf Beschreibung von Pflanzenfunden, seltenen Pflanzen im Stadtgebiet von Ludwigshafen liegt, – Mannheim wird sozusagen nur am Rande behandelt. Dennoch halte ich das Buch für lesens und empfehlenswert. Außerdem ist es auch sehr schön illustriert.

Das Licht des Fohrenbühles – die Wiederentdeckung des heimatlichen Schwarzwaldes und der Raumschaft Schramberg aus Mannheimer Perspektive

Was die Entdeckung von Landschaften während meiner Mannheimer Zeit betrifft habe ich sozusagen von Mannheim aus die Landschaften der Raumschaft Schramberg wiederentdeckt. Als ich 1984 Schramberg nach dem Abitur Richtung Fallschirmjägerei in Nagold verließ, war ich eigentlich ganz froh Schramberg hinter mich lassen zu können. Vor allem die bürgerliche katholische Bigotterie in Schramberg (mit allem was dazu gehört), die in ihrer besonderen Ausprägung vielleicht ein Erbe der verlängerten Schwanzfeders des Habsburgerischen Adlers, der vorderösterreichischen Herrschaft Schramberg , war – hatte mir damals doch erheblich zu schaffen gemacht. Ich muss sagen, dass auch wenn ich im allgemeinen Krimis nicht so gern lese, – obwohl es da auch Ausnahmen gibt – die Krimis der ehemaligen Schrambergin vom Sulgen Uta Maria Heim – beschreiben diese bleierner Zeit der 1980 Jahre in Schramberg außerordentlich gut. Das ist bestimmt einer der Gründe weshalb ich wohl die allermeisten der Krimis der ehemaligen Sulgener Schrambergerin Uta Maria Heim gelesen habe.

Es waren die furchtbaren herbstlichen und winterlichen Nebeltage die mir zu Studienzeiten das Leben in Mannheim schwer machten, Nebel, wohl auch Smog – verursachten dann tagelange Migräneanfälle die mich zurück in den Schwarzwald trieben, mich das „Licht des Fohrenbühls “ entdecken ließen. Natürlich gibt’s und gab es nicht nur in Mannheim langanhaltende Nebeltage im Herbst und Vorwinter (in Grünstadt wo ich jetzt lebe – leider auch viel zu oft), – der Nebel in Basel und Sundgau – das scheint sozusagen das landschaftliche Hauptelement der Komissär Hunkeler Krimi‘ s von HansJörg Schneider zu sein – undurchdringliche Nebeltage in Basel und dem elsäßischen Sundgau und die silberne Wintersonne und Schneestille auf den Höhen des Hochschwarzwaldes (u.a ). Ein landschaftliches Konstrukt von Licht und Schatten in den Kriminalromanen Schneiders – ähnlich wie ich es Student empfand, wenn ich aus den Mannheimer Nebeltagen ausbrechend das Licht des Fohrenbühles suchte. Die Kriminalromane Schneiders, die Hunkeler Reihe habe ich erst jetzt durch die durch den Unfall entstandenen Zeitlücke kennengelernt. Aber was das Licht des Fohrenbühles betrifft, – wenn man nach einer tage wenn nicht wochenlanger Nebelphase aus dem Oberrheingraben kommt, – und in der Tat gibt es auch in Grünstadt im Spätherbst und Winter oftmals lange, sehr lange Nebelphasen – dann wirkt das Licht des Fohrenbühles wie eine regelrechte Befreiung, eine winterliche Lichtoase. Zu letzt habe ich das im Januar 2009 erlebt.
Und was im Winter die schneelosen Nebeltage in Mannheim waren, das waren die berühmt berüchtigten schwülen Mannheimer Sommer, die mich zur Flucht in die Sommerfrische des Schwarzwaldes trieben. Die Mannheimer Sommer können was Luftfeuchte und Schwüle betrifft, es durchaus mit den Verhältnisse in Abidjan aufnehmen, das kann ich sozusagen aus persönlicher Erfahrung bezeugen. Und so habe ich die heimatliche Raumschaft Schramberg, den restlichen Schwarzwald, vor allem den Kinzigtäler Schwarzwald wieder entdeckt, neu entdeckt – und mir mein eigenes „Schwarzwälder Landschaftsbild“ konstruiert. Die Wiederentdeckung des Schwarzwaldes geschah übrigens nicht allein, sondern mit dem Journalisten und Studienfreunde T.H. , inzwischen Jurist in einer deutschen Metropole, der aber auch ursprünglich aus Schramberg stammte, den ich aber aus Schramberger Schulzeiten kaum kannte, da war der Alterunterschied zwischen uns beiden einfach zu groß, 4 Jahre – das ist in Pennäleraugen mehr als eine Schülergeneration. In seinen Augen war ich der Sohn seines Französisch-Lehrers, auf Schrambergerisch einfach Franz-Lehrer (mein 1992 verstorbener Vater Winfried Neff war Oberstudienrat für Französisch, Geschichte und Gemeinschaftkunde am hiesigen, sprich dem Schramberger Gymnasium) und damit per se nicht Gegenstand bedingungsloser Anziehung. Als ich in den 1993 Jahren gerade meine Diplomarbeit zu Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes vorlegte (wurde 1995 in leicht überarbeiter Form als Monographie veröffentlicht(Neff 1995)) , ich meine Examen in Geographie und Politik (VWL & Ökonometrie hatte schon 1992 bei Prof. Nachtkamp abgelegt) mit den Themen „Feuer & Vegetationsdynamik im Mittelmeerraum (Prof. Frankenberg) , Kulturlandschaftsdynamik im Mittelmeerraum (PD Dr. Bender), der islamische Fundamentalismus als Bedrohung für die westlichen Demokratien (Prof. Wildenmann), politische Kultur in Italien (Prof. Wildenmann) vorbereitete, promovierte der Freund aus Schramberg sich in unmittelbarer Nachbarschaft mit einer Arbeit über die Luhmannsche Systemtherorie zum Thema „datenschutzrechtliche Presseprivileg“ mit Summa cum Laude zum Dr.iur. an der juristischen Fakultät in Mannheim. Doch nicht nur der Spaß am wissenschaftlichen Arbeiten verband uns : wir genossen auch exzessiv die Mannheimer Nachtkultur. Gleichzeitig erwanderten wir quasi den gesamten mittleren Schwarzwald und die östlichen Muschelkalk Gäue zwischen Kinzig, Gutach, Brigach und Neckar, – wobei wir so nebenbei fast alle guten Vesperstuben und Bauernwirtschaften in dieser Gegend testeten, – sozusagen von Gasthof zu Gasthof wandernd und das im Winter wie im Sommer.
Ein weiterer Fluchtpunkt für uns war, oftmals der Bauernhof eines Studienkollegen in Nordrach bei Zell am Hamersbach, wo wir in wahrhaftig studentischer Harmonie vielköpfig tage- und wochenlang wanderten, Pilze suchten, Heu machten, kochten, diskutierten, lasen, gelegentlich auch Seminararbeiten schrieben und lernten und musizierten. Diese Erlebnisse prägen noch heute. Und die damals geschlossenen Freundschaften -auch wenn sie gelegentlich nur nachlässig gepflegt werden- trotzen beständig der Zeit.

Mannheims Bücherwelten
Was mich weiterhin mit dem wandernden Freund aus Schramberg verband, war natürlich die Liebe zu Büchern, Bibliotheken und Buchhandlungen. Reihenweise Fachliteratur, Romane, Krimis haben wir verschlungen!
Ja, ich war immer am Lesen während meiner Mannheimer Studientage. Das Buch sei es Fachbuch – oder auch Belletrisitik war bestimmt einer der Mittelpunkte meines damaligen Mannheimer Lebens. Montags war dazu noch immer Spiegeltag, – da wurde dann immer abends Stundenlang über die neuesten Enthüllungen aus dem Spiegel diskutiert. Ich hatte natürlich damals meine Stammbuchhandlungen in Mannheim. Zuerst habe ich Kurt Tillmanns Buchhandlung auf den Planken entdeckt. Danach den Bücher-Bender in Q 4. Leider wurde die Buchhandlung Tillmann recht schnell nach meinem Studienbeginn in Mannheim geschlossen (1988) bzw. von der Ottoschen Buchhandlung übernommen, was aber auch nicht lange Bestand haben sollte. Deshalb stöberte ich und kaufte seitdem (ca. 1988/89) soweit ich in Mannheim Bücher kaufte, – denn einen Teil meiner Bücherausgaben tätigte ich immer noch in der Buchhandlung Klaussner in Schramberg, – beim Bücher -Bender in Q 4. Der Bücher-Bender in Q 4, das war und ist immer noch in meinen Augen die Buchhandlung Mannheims, m.E. gibt es für den literarischen Leser in der sogenannten Metropolregion Rhein-Neckar nichts vergleichbares. Weiterhin war ich daneben eifriger Nutzer der Mannheimer Universitätsbibliothek , – und habe das Bibliothekspersonal durch meinen niemals ermüdenden Lesehunger und den daraus resultierenden Anschaffungsvorschlägen manchmal an den Rand der Verzweiflung gebracht.

Das alles erscheint mir inzwischen jetzt alles sehr entfernt, wie eine Zeitreise in eine vergessene Landschaft aus der Vergangenheit. Welche Studierende lesen noch den Spiegel oder die Zeit (in der Printversion) – wenn dann ja wohl wenn überhaupt Spiegelonline. Wenn man heute einen Studierenden auf einen Artikel aus dem Spiegel oder die Zeit anspricht wird man meistens nur erstauntes Kopfschütteln ernten. Natürlich gibt es auch Ausnahmen, – so wie z.B. eine Studentin die mir vor ein paar Monaten einen Artikel aus der deutschsprachigen Ausgabe des Le Monde Diplomatique zum Lesen reichte. Aber vielleicht waren wir ja auch schon damals Ausnahmen, Studenten die stundenlang in Cafe‘ s und Kneipen (das waren u.a. Grimminger auf den Planken, das Binokel, das Flick-Flack, das Uhland, der Polizeisportverein an der Feudenheimer Schleuse, Weldes reale Bierwirtschaft in Neuostheim, der Anker im Schwabenheimer Hof, später auch das Journal am Marktplatz) saßen und sich über neueste Artikel aus Spiegel, Zeit „disputieren“ – und ihre neusten Büchertrouvaillen besprachen. Ja wie die Erinnerung an eine vergangene und verlorene Zeit will mir das heute erscheinen.

Vergangen Oktober als ich von einer längeren Reise zurückkam bin ich von Bahnhof zum Wasserturm, dann die Planken hinunter , bis Q 4 zum Bücher-Bender geschlendert- war dort Bücherstöbern – und bin dann danach in die Homer Ausstellung ins Reissmuseum. Es war ein schöner klarer sonniger angenehm warmer Herbsttag, – und was für ein Zufall – bei diesem Herbstsapziergang kreuzte ich auch noch die Weg des Leiters der Benutzerabteilung der Mannheimer Universitätsbibliothek Herrn Bibliotheksdirektor Per Knudsen , der mich auch nett grüßte – den ich aber zu Anfangs gar sofort erkannt hatte, weil ich so tief in meinen Gedanken und Erinnerungen versunken war. Ja dieser Herbstspaziergang durch die Quadrate im Oktober 2009, war schon eine kleine Zeitreise zurück in meine studentische Vergangenheit.

Die Linie 36 : der Mannheim Blues

Neben den Büchern, war es u.a. auch Musik und Kino die unser studentisches Leben bestimmte, – Mannheims Musikszene war ja in den 1980 sehr lebendig – und ins Kino sind wir eigentlich fast jede Woche ein oder zweimal, – meist ins Odeon oder ins Atlantis manchmal auch ins Capitol. Odeon und Atlantis gibt es übrigens immer noch, aktuell wird dort Kommisar Bellamy von Claude Chabrol mit Gerard Depardieu in der Hauptrolle gezeigt.

Neben den vielen Konzerten, die wir besuchten, meist in Miljöö, Hauptfeuerwache oder Capitol, haben wir manchmal auch selbst Musik gemacht, – meist Blues, Rock and Roll und manchmal deutsch-französische Chansons.

Aus Mannheimer Dreck und dem Neggabriggeblues (habe ich leider damals beim Niederschreiben des Textes nirgendwo zum Einbauen gefunden, das gibt’s bis dato nicht von Youtube) von Joy Fleming hatten wir die Linie 36 gemacht, – sozusagen frei nach Joy Fleming von mir improvisiert und interpretiert. Die 36 – da sollte man vielleicht noch darauf hinweisen, – das war damals die Straßenbahnlinie mit der ich von Neuostheim fast tagtäglich an die Schloßuni bzw. das Mannheimer G.I fuhr. Nicht zu vergessen den sagenhaften Krankenschwesternblues, – an dem sich vielleicht der eine oder andere Leser vielleicht noch erinnern kann. Aber auch der Schwabenblues wurde nicht vergessen, – wie z.b. die Strassenboa, oder es schneilet es weielet von Wolle Kriwanek .

Manchmal war es auch beschaulicher, wenn J.Z. mich am Klavier zu „automn leaves“ begleitete – wobei mir persönlich die französische Originalversion der feuilles mortes in der Interpretation von Yves Montand immer noch weit besser gefällt als die weitbekanntere englische Version, wobei die von der Piaf bestimmt auch seht stillvoll ist. Oder auch mit J.Z. am Klavier, Summertime -, Sunny (oder hier die etwas funkigerer Version von James Brown) gesungen. Aber so wie James Brown haben wir das eigentlich nie gespielt.
Einige Erfolge konnte ich damals auch mit Interpretationen von Songs der immer noch in Frankreich beliebten Rockröhre „Johnny Hallyday “ verbuchen, – der laut H.H. (Alt Schramberger Rock’n Roller , Musikexperte und Blogger ) immer noch einziger Rock’n Roller Frankreichs war und ist – und entsprechend immer noch von rechts und links in Frankreich teilweise als Rocklegende vergöttert wird ! So habe ich mich u.a. an „que je t‘ aime „, „Diego „, „quand la guitare fait mal„, – und natürlich auch Marie versucht. Aber unsere Marie (Paroles: C.Neff ; Musiques & guitares : T.H. ) Jahre vor der Hallydayschen Marie Version gesungen (und geschrieben bzw. mehr frei improvisiert als geschrieben – Entstehungsort war übrigens die Schwarzwaldwirtschaft „Eselbach “ in Aichhalden ) war auf jedenfalls Stil und Klangvoller als die inzwischen natürlich weit berühmtere Marie von Hallyday. Natürlich war da nicht nur Johnny Hallyday, sondern auch Couleur Menthe a l‘eau , il ne rentre pas ce soir von Eddy Michell, Mademoiselle chant le blues, quand Jimmy dit what i say , d‘ Allemagne von Patricia Kaas, und natürlich Aline von Christophe – und auch Joan Baez und etwas Country durfte nicht fehlen .

An manch einem Abend wenn die untergehender Sonne Fernsehturm und Neckar im rötlich-gelben Licht tauchte, sah ich von der Maulbeerinsel aus den über die Riedbahnbrücke donnernden langen Güterzüge nach „Riding on the City of New Orleans “ vor mich her summend und von Zugreisen durchs ferne Amerika, den USA dem Land der langen Güterzüge träumend, – die U.S.A die ich bisher nicht betreten habe.
Wie lange dieses schon her ist. Man hat das Gefühl als läge da schon fast eine Weltreise hinter einem. Und von einer Zugreise durch die U.S.A. auf den Spuren der großen Züge – ja davon träume ich noch heute wie damals als Student an der Riedbahnbrücke in Neuostheim.

Das letzte Mal, das ich das sozusagen (halb)-öffentlich aufgetreten bin und gesungen habe, war übrigens vor 3 Jahren im Wallis, – mit einem Freund – einem Dichter und Musiker der viel zu früh aus dem Leben getreten ist, – damals versuchten wir hoch oben dem Rhônetal seinen Gedichtband zu vertonten – den melancholischen Blues den wir zusammen spielten, – (er Gitarre – ich Gesang) nannten wir damals Talwind. Immer wen ich an den zu früh verstorbenen Dichter aus dem Wallis denken, muß ich anwillkürlich an die Trois Cloches denken, – ein altes Walliser Volkslied welches durch Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson weltberühmt wurde.

Traumhafte Zeiten – Erzählungen einer Stadt
Mein Leben als Student das waren die Entdeckung der städtischen Natur, Bücher und Buchhandlungen, Kino und Musik – und vor allem viel Zeit fürs Leben und Genießen. Natürlich ein sehr subjektives Bild von einer Stadt.Und wenn wir hier schon von subjektiven Stadtbilder erzählen, hier noch der Hinweis auf den Film „Traumhafte Zeiten“ den Michael Kötz im Auftrag der Stadt Mannheim zum Stadtjubiläum 2007 gedreht hat. Der Film war (und ist ggf. noch) als DVD für Schutzgebühr in einiger Mannheimer „Kulturgeschäften“ erhältlich.
Mit Brahms ungarische Tänzen no. 1 g-moll (1 Allegro molto g-Moll (Orchesterfassung ))als Thema wandern wir mit dem Sprecher Hans (Michael Kötz) durch 400 Jahre Stadtgeschichte. Daneben ist der Film für jeden Cinemaphilen ein echter Leckerbissen, da dieser voller Film und Bildzitate steckt. Angefangen von der Tod des weißen Pferdes bis zum Gymnasiallehrer Pedersen. Der Tod des weißen Pferdes war übrigens der erste Kinofilm den ich in Mannheim gesehen hatte, – im Sommersemester 1986 kurz nach Studienbeginn im alten Cinema Quadrat in L 7 gegenüber dem damals in L 9,1 beheimateten Geographischen Institut. Das ist nun 23 Jahre her. Wie die Zeit vergeht. Und wie gesagt, jedem der einen schönen aber auch bestimmt subjektiven cinephilen Rückblick auf 400 Jahre Stadtgeschichte Mannheims sucht, dem sei der Film „Traumhafte Zeiten – Erzählungen einer Stadt – Mannheim 1607 – 2007″ wärmstens empfohlen. Ich selbst habe nur 13 Jahre – vom Sommersemester 1986 bis Sommersemester 1999 dort im Mannemer Dreck gelebt, – doch um mit Edith Piaf auf französisch zu sprechen (was durchaus auch mal in Mannheim gesprochen wurde und das in früheren Zeiten in manchen Stadtteilen gar nicht selten) – non de de mes temps à Mannheim – je ne regrette rien! Bevor diese imaginäre Zeitreise vom Krankenbett in Grünstadt nach Mannheim endet – höre ich nochmals denimaginären Wellengang des Rheines an der Reißinsel, – das rythmische dumpfe Stampfen der Schiffsdiesel, – das Donnern der Güterzüge über die Riedbahnbrücke bei Neuostheim – begleitet von den Klängen Brahms ungarische Tänze no. 1 Allegro molto g-Moll (Orchesterfassung )) diesmal in der Version von Furtwängler oder wem dieses besser gefällt in der Orchesterinterpretation von Dániel Somogyo-Tóth .

Diese autobiographische Zeitreise möchte ich so wie ich diese beginnen ließ – mit ein paar Takten Mannemer Dreck beenden !

Quellen:
Heim, U.M. (2008): Totschweigen. (Gmeiner Verlag Meßkirch), Meßkirch (ISBN 978-3-89977-704-8)
Heim, U.M. (2009): Wespennest. (Gmeiner Verlag Meßkirch), Meßkirch (ISBN 978-3-89977-809-0)
Mazomeit, J. (2009): Pflanzenraritäten am Oberrhein. Beispiele aus Ludwigshafen und Mannheim. Neustadt (Pollichia Sonderveröffentlichungen 15), ISBN 978- 3- 925754-56-2
Neff, C. (1995): Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) – eine geographische Analyse. Materialien zur Geographie 27, Mannheim. (ISBN 3-923750-50-1)
Neff, C. (1998): Neophyten in Mannheim – Beobachtungen zu vegetationsdynamischen Prozessen in einer Stadtlandschaft. In: Anhuf, D., Jentsch, C. (Eds.): Beiträge zur Landeskunde Südwestdeutschlands und angewandten Geographie. Mannheimer Geographische Arbeiten, H. 46, 65-110, Mannheim. (ISBN 3-923750-72-2)
Neff, C. (2007) : Naturkundliche Beobachtungen in Munchhausen (Frankreich) Sauerdelta und Laurophyllisation in Munchhausen.. In: VOGT, J., D. BURGER, T.K. BUTTSCHARDT, A. MEGERLE (Eds): Karlsruhe, Stadt und Region. Ein Landeskundlicher Führer zu bekannten und unbekannten Exkursionszielen. Karlsruhe, Regionalwissenschaftlicher Fachverlag, p. 201 – 215, ISBN 978-3-9811189-2-6
Schneider, HJ.(1999): Das Paar im Kahn. (Taschenbuch Lizensausgabe Lübbe Verlag), Bergisch Gladbach (ISBN 978-3-404-14583-6)

Christophe Neff, Grünstadt le 15.7.2009

P.S. (16.7.2009):

Als ich studierte gab es noch kein U-Tube, deshalb habe ich hier die Originalversionen (oder andere) mit den Originalsängern aus U-Tube verlinkt. Ich hätte jedoch kein Problem damit eine Filmversion mit meinen Sangeskünsten einzustellen. Gestern gab es im alt ehrwürdigern LeMonde anläßlich der Johnny Hallyday Abschiedstour einen Artikel in dem man den ehemaligen französischen Ministerpräsidenten Jean Pierre Raffarin als Johnny Hallyday „Imitator bzw. Interpreten“ abgelichtet sehen konnte. Schlimmer kann es bei mir auch nicht gewesen sein ! Die einzige Film bzw. Vidoeoaufnahme die es ggf. noch geben könnte, wäre die die von einem gemeinsamen Auftritt mit den ehemaligen Mitgliedern der Band „the Ham“ in Bad Herrenalb gedreht wurden. Teile der „the Ham“ leben in den Sixpäcks übrigens weiter. Damit wären die Sixpäcks auch schon so was wie eine Schramberger Rocklegende geworden – frei nach Eddy Mitchell und Johnny Hallyday „on veut des lègendes

Bilder und Bebilderung – ich photographiere ja sehr gern, – im Grunde genommen, fast das einzige Hobby was ich mir noch ab und zu gönne. Ich photographiere jedoch ich immer noch meist analog (siehe auch meinen Artikel über das Verschwinden des Kodachrome Film ), wobei das einscannen eigentlich kein Problem ist – und ich ja auch bei Wikipedia.commons ja auch ein paar Bilder eingestellt habe, siehe u.a. hier, aber gerade die Bilder die mir ans Herz gewachsen sind möchte ich eigentlich nicht frei durchs Netz schwirren sehen. Der Hinweis aufs Copyright den ich hier untergebracht habe ist wahrscheinlich sowieso sinn – und zwecklos. Ja ich habe mir wirklich überlegt diesen Artikel zu bebildern, – so habe ich im Januar eine schöne ausdruckstarke Diaserie zum Licht des Fohrenbühles geschossen, Photos die hier eigentlich ganz gut gepaßt hätten. Aber eigentlich will ich meine Bilder nachher nicht frei im Internet herumschwirren sehen. Deshalb ist bisher die Bebilderung dieses Artikels äußerst sparsam.

P.S.(7.4.2010 17:30):  Der Mannemer Dreck befinder sich leider nicht mehr bei Youtube. Dafür gibt es jetzt dort den Neggabriggebluus .

P.S.(14.04.2013 11:45): Einen ergänzenden Beitrag zum „Mannemer Dreck – traumhafte Zeiten“ habe ich unter dem Titel „Nachtrag zum Mannemer Dreck – Mannheims Bücherwelten“ am 21.7.2009 verfasst.