Blognotice 27.03.2026 : Un Mimosa en fleurs à Grünstadt annonce le printemps dans l’Unterhaardt

Mon Mimosa (Acacia dealbata) en fleurs , 21.03.2026, Grünstadt, © Christophe Neff, 21.03.2026

Le Mimosa (Acacia dealbata), que mes enfants m’ont rapporté du Midi de la France, est en fleurs[1]. Ils l’ont acheté dans les Pyrénées-Orientales, chez Villa-Verde à Pia, et l’ont ramené en voiture en Allemagne pendant l’été dernier. Comme je ne voyage presque plus à cause des diverses complications liées à la maladie de Mitterrand, ce Mimosa, qui enrichit ma petite collection de plantes méditerranéennes et exotiques (Arbousiers[2], Cistes, Palmiers, Oliviers, Sternbergia[3], Arbres de Judées[4], Yuzu[5] etc.), me rapproche un peu du « Sud » et du « Midi ».

J’avais déjà essayé de planter un Mimosa au début des années 2000, mais il a péri pendant l’hiver. Il faut dire qu’à peu près jusqu’en 2015, nous avions toujours eu des périodes de gel assez prononcées, avec parfois une semaine de températures comprises entre -10 et -12 °C, voire en dessous ! Mais depuis le fameux hiver de 2012, où la station météorologique de Grünstadt-Sausenheim a atteint -16,8 °C[6] — un hiver particulièrement rigoureux dans une grande partie de l’Europe, y compris dans le pourtour méditerranéen —, les choses ont changé. Ce fut l’hiver où une sorte de banquise s’est formée sur l’étang de Leucate et les bassins du port de Port Leucate, un événement historique que j’ai décrit dans le billet « Blognotice 12.2.2012 : la banquise bloque le port de Port Leucate ». Durant cet hiver 2012, particulièrement rude à Grünstadt[7], l’olivier que j’avais planté en 2009 (un cadeau d’anniversaire de ma famille en souvenir de la « villa l’olivette » de mes Grand-parents à Aubord dans le Gard[8] ) avait gelé, mais il a repris de souche le printemps suivant. Quelques années plus tard, en 2019, il a commencé à fleurir et à porter des olives. Voir mon olivier fleurir m’a incité à diriger un travail de recherche sur les oliviers dans la vallée supérieure du Rhin, avec des résultats assez intéressants. Malheureusement, nous n’avons jamais publié les résultats de cette recherche[9] !

Depuis, les choses se sont accélérées. J’ai récemment lu dans le Rheinpfalz qu’un vigneron près de Neustadt, à peine 30 km au sud de Grünstadt, s’essayait à l’oléiculture[10]. Et ce n’est pas le seul exemple d’oléiculture en Allemagne. Naturellement, on n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais je pense que cela pourrait fonctionner. Notons que depuis 2013, les températures hivernales à la station de Grünstadt-Sausenheim ne sont jamais tombées en dessous de -12 °C. En écrivant ces lignes, je pense que je devrais publier mes données — disons que mes relevés d’oliviers dans la vallée supérieure du Rhin (Alsace, Palatinat et Pays de Bade) — dans une revue botanique ou ecologique. Ces données montrent bien que l’olivier devient un arbre d’ornement, entre Mayence, Mannheim, Strasbourg et Bâle. Il y a même des essais d’oléiculture ici et là dans cette région géographique longeant le Rhin supérieure. Cela Cela est sans doute lié au changement climatique et à la rareté des périodes de grand froid dans l’Oberrheingraben, car il est assez connu qu’en dessous de -16/-17 °C, l’olivier gèle définitivement. Ajoutons que entre temps depuis 2019 j’ai déjà planté d’autres oliviers dans notre jardin à Grünstadt.

Concernant mon Mimosa, nous verrons s’il survivra aux prochains hivers. Si les tendances de réchauffement climatique se confirment et que les périodes de grand froid diminuent de plus en plus, je pense que j’aurai de nouveau de jolis bouquets de fleurs de Mimosa lors des prochains printemps.

Naturellement, je sais bien que le Mimosa a tendance à devenir envahissant. En Suisse dans le sud du Tessin, il s’est déjà naturalisé[11]. Concernant l’Unterhaardt, je ne vois pas de grand risque. Les friches et les terrains abandonnés y sont quasi inexistants. Il y a une forte pression démographique ici, et en plus, la viticulture et l’agriculture se portent encore assez bien. Néanmoins, le risque zéro n’existe pas.

Pour finir, en écrivant ces lignes je pense un peu au livre de Guillaume Fried sur les plantes invasives. J’avais consacré un billet à la première édition sous le titre « Commentaire sur le Guide des plantes invasives de Guillaume Fried (20.4.2012) ». En 2017, une deuxième édition est parue. Je pense que ce livre mériterait une troisième édition révisée et augmentée, car il y a une telle dynamique dans ce domaine ! Dans ce contexte, j’attends aussi avec impatience une nouvelle édition augmentée et révisée de la « Flora Gallica » (Tison & Foucault 2014). Pour moi, c’est un outil indispensable, qui est également très utile pour le travail de terrain dans le Sud de l’Allemagne. On y trouve des espèces qui ne sont pas inclus dans les flores portatives allemandes comme p.ex. le « Schmeil – Fitschen » (Parolly & Rohwer 2024) . Notons par exemple une clé pour les « Bambous » du genre « Phyllostachys  » qu’ont trouve dans la Flora Gallica. Les « Phyllostachys » qui ont aussi tendance à se naturaliser dans la plaine du Rhin, et ceci, des deux côtés du Rhin  !

Et ce ne sont pas seulement les plantes qui voyagent. Durant l’été 2023, j’ai pu entendre le chant des cigales (Cicada orni) à Grünstadt-Sausenheim[12]. Même si cela reste pour l’instant une observation éphémère, on peut aussi trouver quelques exemples de chants de cigales signalés sur iNaturalist non loin de Grünstadt, dans les environs de Mannheim[13].

Nous verrons dans quelle mesure les changements climatiques, mais aussi les modes de plantes ornementales, vont modifier la flore ornementale et naturelle dans l’Unterhaardt et le reste de la plaine rhénane et ses collines avoisinantes. Dans ce contexte j’ai découvert il y a quelques temps un jeune Chêne vert subspontané dans un jardin extensivement entretenue pas loin de chez moi[14]. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’Unterhaardt, le Leiningerland et le Palatinat sont surnommés la « Toscane allemande[15] » ! Certains jardins entre les jardins entre Bad Dürkheim et Grünstadt sont déjà devenus une véritable vitrine de la flore méditerranéenne. Pour être précis, ce que les jardiniers, les paysagistes et les propriétaires de jardins désignent par « méditerranéen » ! En réalité c’est plutôt une flore d’ornement imaginaire, une tableau coloré de plantes & fleurs exotiques et méditerranéens !

Reste à savoir si mon Mimosa fleurira lors des prochains printemps !


Bibliographie :

  • Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).
  • Fried, Guillaume (2012) : Guide des plantes invasives. Paris, Éditions Belin, 272 p. ISBN 978-2-7011-5793-1.
  • Fried, Guillaume (2017) : Guide des plantes invasives. Nouvelle édition. Paris, Éditions Belin, 296 p. ISBN 978-2-410-00417-5.
  • Parolly, Gerald; Rohwer, Jens G. (Hg.) (2024) : Schmeil – Fitschen. Die Flora Deutschlands und angrenzender Länder. Ein Buch zum Bestimmen aller wildwachsenden und häufig kultivierten Gefäßpflanzen. 98., überarbeitete und erweiterte Auflage. 98. überarbeitete und erweiterte Auflage, © 2024, 1906 by Quelle & Meyer Wiebelsheim. ISBN 978-3-494-01943-7
  • Tison, Jean – Marc; Foucault, Bruno de (2014) : Flora Gallica. Flore de France. Societe botanique de France. Dessins de Francois Guiol. © Biotope Éditions, Mèze, 2014, ISBN 978-2-36662-012-2

Photo © Christophe Neff, 21.03.2026

Christophe Neff, Grünstadt, le 27.03.2026.


[1] Voir aussi « Observation inaturalist Acacia dealbata 342385118 »

[2] Voir aussi « Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt » & « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati »

[3] Voir aussi « Blognotice 31.08.2025 : les Sternbergia lutea en fleurs, l’automne approche ».

[4] Voir aussi «  Blognotice 25.04.2015: premières floraisons d’Arbre de Judée à Grünstadt dans la Unterhaardt »

[5] Voir aussi « Blognotice 15.05.2022: Les Yuzus dans mon jardin »

[6] Voir le tableau „langjährige Mittelwerte Station Grünstadt – Sausenheim

[7] Cet hiver fut tellement rude que certains conduite d’eau à Grünstadt avait éclaté a cause du gel – ce qui causa entre autre la fermeture de la piscine communale de Grünstadt. Voir aussi « Blognotiz 5.2.2012 ».

[8] Voir aussi „Blognotice 01.04.2013 – billet de Week-end Pasqual“.

[9]  Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).

[10] Die Rheinpfalz (2026): „Winzer baut in der Pfalz Oliven an. Spanien ist weit weg vomHaardtrand. Und doch ist der Süden an einemverregneten Februar-Tag so nah wie er nur sein kann: Denn imNeustadter Weindorf Mußbach und im benachbarten Meckenheim wachsen zwischen den Rebzeilen Olivenbäume. Nicht zwei oder drei, sondern fast 2000“. Die Rheinpfalz Nr. 45, Montag 23 Februar 2026, Südwestdeutsche Zeitung. (Version electronique „Winzer baut jetzt in der Pfalz Oliven an“, Die Rheinpfalz, 22. Februar 2026).

[11] Voir aussi la « Fiche d’Acacia dealbata Link / Mimosa blanchâtre dans Infoflora.ch »

[12] Voir „Cigallengesang an der Unterhaardt – auch in Grünstadt gibt es wohl vereinzelt mediterrane Singzikaden zu hören“.

[13] Voir «observation inaturalist 232055608 ».

[14] Voir «observation inaturalist 343961612 ».

[15] Voir aussi „Beginn des Hochsommers im Leiniger Land/ Début du plein été dans le Leininger Land“.

Kommentar zur Geschäftsaufgabe des Naturkostladen Herrlisch in Grünstadt

Erfahren habe ich es durch einen Artikel der Rheinpfalz am Samstagmorgen, dem 9. März 2026. Der „Herrlisch“ wird schließen. In der Printausgabe der Unterhaardter Rundschau kann man in dem von Anja Bendorf verfassten Artikel unter der Überschrift „Pfälzer Naturkostladen muss schließen“ lesen: „Niels-Holger und Sibylle Albrecht sind überzeugt, dass ökologisch erzeugte Lebensmittel besser sind für Mensch, Tier und Umwelt. Und sie hatten die Vision, den Naturkostladen ‚Herrlisch‘ zu betreiben. Nun ist ihr Traum geplatzt.[1]

Ich gehöre zu den regelmäßigen Kunden des Naturkostladens „Herrlisch“, und mir war auch schon aufgefallen, dass es wieder weniger Kundschaft gibt. Eigentlich hatte ich ja gehofft, dass sie die im Artikel beschriebene Durststrecke während der Coronapandemie überwunden hätten, aber ich stellte auch fest, dass – soweit ich unter der Woche kam – ich manchmal fast der einzige Kunde im Geschäft war. Manchmal frage ich mich, woran das wohl liegt.

An der örtlichen oder regionalen Kaufkraft dürfte es kaum liegen, denn diese ist hier rund um Grünstadt im deutschlandweiten Vergleich doch überdurchschnittlich gut. Ein paar Tage zuvor gab es in der Rheinpfalz auch schon einen Artikel über die finanziellen Schwierigkeiten der Musikschule Leiningerland[2]. Ich habe das Gefühl, dass hier in Grünstadt und Umgebung, sprich dem Leiningerland, zwar die notwendige Kaufkraft vorhanden ist – die ja weit überdurchschnittlich ist –, aber dass hier letztlich das Bildungsbürgertum fehlt, das bereit ist, für Musikschulunterricht und auch für Bioprodukte entsprechend zu zahlen. Das ist zumindest ein Erklärungsansatz. Die Musikschule Schramberg, an der ich als Kind und Jugendlicher unterrichtet wurde, hat, soweit ich es mitbekommen habe, wohl nie die Schwierigkeiten gehabt, die die hiesige Musikschule hat, obwohl die Kaufkraft dort etwas geringer ist als in Grünstadt und Umgebung[3].

Dass der Herrlisch schließen muss, finde ich mehr als schade. Das Ehepaar Albrecht hat sich nicht nur für den Laden, sondern außergewöhnlich intensiv für das „Miteinander“ in der Fußgängerzone in Grünstadt eingesetzt. Unvergesslich auch der „Corona-Götterfunken“ während der Coronaepidemie.

Wenn der „Herrlisch“ schließt, wird das eine „entsetzliche Lücke“ im Stadtbild hinterlassen. Da sollte auch die Stadt Grünstadt gegensteuern, denn ansonsten gibt es mittelfristig neben dem „Jost“ wohl nur noch Cafés, Bäckereien, Telefonläden und „tote Augen“ in der Innenstadt. Das ist sicher kein einfaches Unterfangen, aber man kann bestimmt mehr tun, als bisher von der Stadtverwaltung getan wurde.

Am Ende dieser Blognotiz befindet sich die Kopie des Textes, der von den Albrechts in Papierform an die Kunden des Herrlischs verteilt wurde. Ich denke, es ist wichtig, dass dieser Text auch eine etwas breitere Öffentlichkeit erreicht.

Als Einzelner kann man den „Herrlisch“ sowieso kaum retten. Ich selbst bin wohl seit den postoperativen Komplikationen, die mir die Mitterrandsche Krankheit beschert hat, in den letzten Jahren öfter gekommen als in den Jahren davor. Aber das schmälert die „Einnahmelücke“ der Albrechts nur minimal.

Der Zeitungsartikel in der Rheinpfalz und der Text der Albrechts sind selbstredend. Man kann eigentlich kaum etwas hinzufügen. Vielleicht noch eine Randbemerkung zum Zustand der Immobilie, der sowohl im Schreiben der Albrechts als auch im Zeitungsartikel thematisiert wurde. Es ist schon einige Jahre her, als ich noch Beisitzer im Vorstand des SPD-Ortsvereins Grünstadt war – da ging es in einer der Vorstandssitzungen auch mal um den Zustand der Fußgängerzone und des Innenstadtbereichs von Grünstadt, unter anderem um die immer wieder auftretenden Leerstände. Da ist wohl jemandem der Spruch herausgerutscht – vielleicht habe ich es auch selbst gesagt: „Preise wie auf den Planken in Mannheim, aber Gebäudezustand wie in der Bronx in New York“ – das kann nicht funktionieren. Da muss auch die Stadt Grünstadt endlich mal aufwachen.

Wobei das Problem der Leerstände und der Innenstadtverödung mittlerweile ein regional übergreifendes Phänomen ist. Und das nicht nur in Deutschland – auch im benachbarten Frankreich wird dies zu einem immer größer werdenden Problem. Dazu veröffentlichte die Tageszeitung Le Monde im letzten Sommer eine bemerkenswert gut recherchierte Studie[4].

Die Innenstadtverödung ist ein komplexes Problem, für das es offensichtlich keine einfachen Lösungen gibt. Dabei haben es Feinkostläden, Bioläden und auch die „Cavisten[5] (alles, was in Frankreich als métiers de bouche bezeichnet wird) in Frankreich wohl etwas leichter als hier in Deutschland, da man dort traditionell bereit ist, mehr für Lebensmittel und Getränke auszugeben. In den derzeitig stattfindenden Kommunalwahlen in Frankreich sind Leerstände und Innenstadtverödung einer der zentralen Wahlkampfthemen neben „Wohnraum“ und „Sicherheit“.

Weiterhin, – und hier spreche ich auch als „Wissenschaftler“ – für mich ist die angekündigte Schliessung des Bioladen „Herrlisch“ auch ein schönes Beispiel des „Concern-Behavior-Gap[6]“. So lange es nichts kostet ist ein Großteil der Bevölkerung immer für mehr Klimaschutz und Ökologie[7]. Letztlich sind die Akteure der Klimabewegung, für die ich durchaus Sympathie habe, wie beispielsweise „Fridays for Future“ an diesem Widerspruch gescheitert. Sobald es an den eigenen Geldbeutel geht wird Klima & Umweltschutz plötzlich sekundär. Und hier spreche ich tatsächlich nur vom Anteil der Gesellschaft, der sich mehr „Klima & Umweltschutz“ leisten könnte, wenn er es letztendlich nur richtig wollte.

Weiterhin scheint Klima, Umwelt & Naturschutz auch nicht mehr die Rolle im öffentlichen Diskurs zu spielen wie vor dem Ukrainekrieg. Und nun droht dieser Themenkreis angesichts des Irankrieges wohl ganz von der Bildfläche zu verschwinden.

Auch wenn es für den „Herrlisch“ wohl eher düster aussieht, wünsche ich den Albrechts alles Gute für die Zukunft. Mich hat ihr Engagement für das Zusammenleben in der Stadt und ihre Tatkraft für den Naturkostladen und damit auch für eine lebenswerte Kulturlandschaft sehr beeindruckt! Schade, dass diese schöne Geschichte jetzt so zum Ende kommt.

Christophe Neff, Grünstadt 12.03.2026

Und hier nun anbei der Text des „Kundenbriefes“ der Albrechts.

Liebe Kunden,

diese Papiertüte fanden wir in einem französischen Bioladen, als wir uns nach Weihnachten für eine kurzen Moment eine Pause genommen haben. Für die nicht so Frankophilen unter uns, möchten wir den Inhalt sinngemäß wiedergeben:

Sich bio zu ernähren, ist eine politisch/gesellschaftliche Entscheidung und ich habe dreimal täglich die Wahl !

Diese Wahl haben die Bürgerinnen und Bürger aus Grünstadt und dem Leiningerland getroffen. Diese Wahl ist nicht zu unseren Gunsten ausgefallen und wir müssen das Ergebnis akzeptieren! Es fällt uns schwer und macht uns auch traurig, aber wir haben keine andere Wahl mehr als unseren Laden im Sommer zu schließen. Am 30.06.2026 gehen die herrlischen Türen für immer zu und hinterlassen eine Lücke in der Grünstadter Innenstadt und der Stadtgesellschaft.

Vor vier Jahren haben wir auf diese Gefahr aufmerksam gemacht und haben damals eine große Solidarität erfahren dürfen, die uns eine Weile getragen hat. Vor allem unsere Stammkunden haben dafür gesorgt, dass Grünstadt weiterhin ein Platz für regionale Lebensmittel und Feinigkeiten hatte – das haben nicht mehr viele Städte!

Wenn wir auf die über acht Jahre in Grünstadt zurückblicken, unsere Erlebnisse und Begegnungen Revue passieren lassen, dann verbinden wir damit mannigfaltige Eindrücke. Unser aller Erleben der Corona-Pandemie hat uns gefordert. Wir haben viele Aktivitäten entwickelt, mit denen wir dieser Zeit einen kleinen, aber wichtigen, Gegenimpuls gegeben haben. Die Solidarität mit den Bürgern Italien´s während des ersten harten Lock-Down´s führte zur Gründung der Corono-Götterfunkers, die sich zu einem Anlass der Begegnung bis heute gehalten haben.

Mit unseren Streaming-Konzerten haben wir sowohl den Kulturschaffenden als auch den Zuhören/Zuschauern etwas positivere Gefühle für den Moment verschafft. Dies hat uns gefordert, aber auch sehr viel gegeben. Für die Menschen da zu sein, ist ein Motiv, das uns durchgängig begleitet hat.

Wir waren beide Male im SWR-Fernsehen bei Stadt-Land-Quiz für Grünstadt zu sehen und haben Punkte für die Stadt gesammelt. Das von uns angebotene Public-Viewing entpuppte sich als vergnüglicher Begegnungsort für die BürgerInnen der Stadt.

Wir haben uns für Integration und Inklusion stark engagiert, was weit über einen reinen Ladenbetrieb hinausging. Wir haben unterschiedlichsten Menschen so die Chance gegeben, den Laden- und Arbeits-Alltag kennen zu lernen und haben das Miteinander als wesentlichen Teil unseres Selbstverständnisses gelebt.

Doch leben wir natürlich nicht auf einer Insel der Glückseligen, sondern in einer kommerziellen Welt, in der Anforderungen bestehen und erfüllt werden müssen. Die Entwicklung der Bio-Branche in Deutschland ist dahin gehend erfolgreich, dass mehr Bio konsumiert wird. Diese Entwicklung findet hauptsächlich außerhalb des Biofachhandels statt. Die Angebote der Supermärkte und Discounter werden größer, die Fachhandelstreue der Hersteller schwindet, sodass das Arbeiten sowohl auf der Erzeugerseite, als auch auf der Handelsseite immer schwieriger wird. Wir müssen leider feststellen, dass z.B. immer mehr Bio-Bäcker und deren Angebote verschwinden. Damit ist eine attraktive Backwaren-Theke mit sehr viel Aufwand verbunden.

Dieser Entwicklung ein Gegengewicht zu geben, indem wir mit Attraktivität auf anderen Gebieten auf uns aufmerksam machen, ist leider in dieser Immobilie nicht möglich gewesen. Der Zustand des Ladens ist in einem desaströsen Stadium, bei dem traurigerweise kein Interesse der aktuellen Eigentümer festzustellen ist, Verbesserungen vorzunehmen, um uns die Arbeit zu erleichtern.

Einige Veranstaltungen gelangen uns dennoch: wir erinnern uns gerne an unsere Olivenöl-Verkostungen, unser Uria-Pop-up-Restaurant, Wein-, Käse und Sensorik-Abende und vielfache Verkostungen mit unseren Erzeugern und Herstellern, die die Atmosphäre bei uns sehr geschätzt haben.

Die Möglichkeit diese marode Immobilie zu verlassen und einen passenderen Ort für unsere Kreativität zu finden, ist aus vielfachen Gründen leider nicht möglich. In unserem Alter kann so ein Invest, mit den uns zur Verfügung stehenden Mitteln, nicht mehr gestemmt werden. Nachdem sich dann auch noch die personelle Situation verschlechtert hat, war es überhaupt nicht mehr möglich Neues zu erschaffen. Unsere Arbeitsbelastungs-Grenze ist erreicht, sodass das veränderte Einkaufsverhalten nicht mehr von uns kompensiert werden kann.

Daher möchten wir uns bei allen Kunden zunächst für ihre bisherige Unterstützung bedanken und Sie herzlichst und dringend einladen, uns diese Unterstützung auch bis zum Ende zukommen zu lassen: wir brauchen auch diese abschließende Unterstützung bis zum Juni – sonst könnte ein noch abrupteres Ende drohen!

Niels-Holger & Sibylle Albrecht


[1] Benndorf, Anja „Pfälzer Naturkostladen muss schließen“ lesen: „Niels-Holger und Sibylle Albrecht sind überzeugt, dass ökologisch erzeugte Lebensmittel besser sind für Mensch, Tier und Umwelt. Und sie hatten die Vision, den Naturkostladen ‚Herrlisch‘ zu betreiben. Nun ist ihr Traum geplatzt“, Die Rheinpfalz, Unterhaardter Rundschau, Nr. 56, Samstag 7 März 2026. Online auch unter Benndorf, Anja „Grünstadt RHEINPFALZ Plus Artikel Bio-Pläne gescheitert: Pfälzer Naturkostladen muss schließen“, Die Rheinpfalz, 06.03.2026.

[2] Hogrefe, Alexander „Musikschule unter Finanzdruck – Ist dieMusikschule Leiningerland zu teuer? Einige VG-Politiker fordern Einsparungen. Der Schulleiter hält dagegen – und warnt vor heftigen Folgen. Die Rheinpfalz, Unterhaardter Rundschau, Nr. 52, Dienstag 3. März 2026.  Online auch untet Hogrefe, Alexande Grünstadt / Leiningerland: Könnte Musikschule „zerschlagen“: Schulleiter warnt vor Sparvorschlag“, die Rheinpfalz, 02.03.2026.

[3] Laut der von der Zeit veröffentlichten Lohnstatistik für 2024 betrug das mittlere Monatsgehalt in Grünstadt 4213 Euro und in der Verbandsgemeinde Leiningerland  4515 Euro. In Schramberg im Schwarzwald, der Stadt in der ich aufgewachsen bin 4091 Euro. Aus : „So viel verdienen Menschen in Ihrem Wohnort, Die Zeit. 25. Juli 2025.“

[4] Siehe „Garnier Juliette &  Prudhomme Cécile : « La lente agonie du commerce en centre-ville : « Après la désindustrialisation, la décommercialisation » Le taux de vacance commerciale a doublé en vingt ans et atteint des niveaux record. L’essor d’Internet, la concurrence de la périphérie et les nouveaux modes de consommation participent à la dévitalisation des cœurs de ville ». Le Monde, 07. Juillet 2025.

[5] Caviste = inhabergeführte Weinhandlung

[6] Siehe auch den englischsprachigen Wikipediaartikel „Value-action gap“.

[7] Dazu auch die interessante Radiosendung „Gesellschaft im Wandel – Wie wir Veränderungen bewältigen können“ in SWR Kultur von Christoph Drösser (SWR Kultur, Erst-Sendung vom: Mittwoch, 16. April 2025, 8:30 Uhr).

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2026 an der Unterhaardt / Début de printemps 2026 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

Mandelblüte Grünstadt Sausenheim Straße, © Christophe Neff 01.03.2026

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Die ersten blühenden Mandelbäume in Grünstadt entdeckte ich am Freitag den 27.02.2026.  Und wieder war der Mandelbaum in der Sausenheimer Strasse in Grünstadt  einer der ersten Mandelbäume in Vollbüte im Leiningerland, diesmal 12 Tage früher als im Vorjahr[1]. So richtig schönes Photographierlicht gab es erst am Sonntag den 1 März, da habe ich die weiße Blütenpracht dann mit einer Bildserie festgehalten. Dabei ist es mir auch gelungen einen Halsbandsittich  im besagten Mandelbaum abzulichten[2]. Wie ich ja im vorhergehenden Blogbeitrag vermerkte, notierte ich mir seit Coronazeiten die Vögel die mir rund um meinen Wohnort in Grünstadt begegnen und die ich zweifelsfrei erkennen kann. Die Halsbandsittiche gehören ja auch inzwischen zur Grünstadter Vogelwelt.

Comme les années précédentes (2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025 ), voici une brève note sur les événements phénologiques printaniers à Grünstadt, dans la Unterhaardt et le Linage. J’ai découvert les premiers amandiers en fleurs à Grünstadt le vendredi 27 février 2026. Une fois de plus, l’amandier de la Sausenheimer Straße à Grünstadt a été l’un des premiers amandiers à fleurir dans la région du Linage cette fois-ci avec 12 jours d’avance par rapport à l’année précédente[3]. Ce n’est que le dimanche 1er mars que la lumière était suffisamment belle pour prendre des photos, et j’ai alors immortalisé la splendeur des fleurs blanches dans une série de clichés. J’ai également réussi à photographier une perruche à collier dans ledit amandier[4]. Comme je l’ai mentionné dans mon précédent article de blog, depuis le début de la pandémie de Covid-19, je note les oiseaux que je rencontre autour de mon domicile à Grünstadt et que je peux identifier sans aucun doute. Les perruches à collier font désormais partie de la faune aviaire de Grünstadt.

Halsbandsittich im bühenden Mandelbaum, Grünstadt Sausenheimer Straße, © Christophe Neff 01.03.2026

Photos alle © Christophe Neff 01.03.2026

Christophe Neff, Grünstadt 04.03.2026


[1] Den Mandelbaum in der Sausenheimer Straße habe ich auch 2024 als inatobservation 199538795 gespeichert.

[2] Siehe auch inatobservation 340787636 Psittacula krameri.  

[3] J’ai également enregistré l’amandier de la Sausenheimer Straße en 2024 sous le nom inatobservation 199538795.

[4] Voir aussi inatobservation 340787636 Psittacula krameri.