L’annonce de la dissolution de Memorial International par la Cour suprême de Russie le mardi 28. Decembre 2021 ne m’a pas trop surpris ! C’était malheureusement plus que prévisible ! L’évolution de la Russie vers un régime autoritaire a débuté depuis fort longtemps, – j’avais déjà décrit le début de ce processus dans « De Dostoïevski à Mikhaïl Khodorkovski » en décembre 2013. Mais avec la dissolution de « Memorial » un nouveau pas envers un état autoritaire pur et dur, voir une véritable dictature est entamé[1] ! Cette volonté affiche du pouvoir russe de vouloir contrôler la mémoire collective des années staliniennes, me rappelle des sinistres souvenirs. Quel que soit le but du Président Poutine et de son cercle intérieur, le souvenir des morts de la terreur bolchevik repose éternellement dans les forêts de Carélie, dans les fonds glacés du Belomorkanal, dans les paysages froids de la Kolyma ! Les âmes des « zaklioutchonny kanaloarmeets » les détenus-combattants du canal ne seront jamais oubliées ….. [2]
Le souvenir des « zaklioutchonny kanaloarmeets » on peut le retrouver dans le livre « les eaux glacées du Belomorkanal » de Anne Brunswic déjà publié en 2009 – et qui vue ce qui ce passe en Russie actuellement une (ré) lecture attentive. Et naturellement le livre « Sandormokh – le livre noire d’un lieu de mémoire » de Irina Flige, – traduit du russe par Nicolas Werth. Le souvenir de Sandarmokh, des exécutions de masse dans la forêt de Sandarmok, ne disparaitra plus du monde libre, grâce au livre d’Irina Flige. Les deux livres mériteraient sûrement une traduction en allemand et anglais. Car eux aussi sont des lieux de « mémoire » virtuelle, des témoignages sur le souvenir des crimes commis en Russie pendant la période soviétique.
Je pense que « Memorial » va faire appel du jugement de la Cour suprême russe, – donc le dernier mot ne peut être pas encore prononcé! Il reste donc un petit infime luron d’espoir ! Mais personnellement je ne suis pas très optimiste!
J’ai écrit ce petit billet de blog le soir du 29. Décembre 2021 pour que les « zaklioutchonny kanaloarmeets », les détenus-combattants du Belomorkanal et tous les autres « Zek/Zeka » ne tombent pas dans l’oubli et en remercient l’organisation « Memorial » d’avoir donné un nom et un visage a ces milliers de victimes des purges staliniennes & soviétiques, mort par épuisement, fatigue, de faim, de nostalgie du pays dans le froid du grand nord, et assez souvent aussi assassinés par milliers par des pelletons d’exécutions comme dans la forêt de Sandarmokh en Carélie !
Livres & ouvrages citées :
Brunswic, Anne (2009): Les eaux glacées du Belomorkanal. Arles, Actes Sud. ISBN 978-2-7427-8214-7
Flige, Irina (2021) : Sandormokh. Le livre noire d’un lieu de Mémoire. Traduit du russe par Nicolas Werth. Deuxieme tirage. Titre original: Sandormokh, Dramaturgia smyslov. Paris, Société d’édition des belles lettres, ISBN 978-2-251-45129-9
Christophe Neff, écrit le 29.12.2021, publie le 30.12.2021
Le triste sort de Zhang Zhan a d’ailleurs mobilisé une très grande partie de journalistes allemands le lundi 27. Novembre qui avaient essayé de mobiliser via Twitter le public allemand sur le triste sort de Zhang Zhan sous le Hashtag #ZhangZhan, #FreeZhangZhan et pour faire pression sur le gouvernement allemand pour qu’il s’engage pour la libération immédiate de la bloggeuse chinoise[1]. Bloggeur du « week-end » franco-allemand je rejoins ce mouvement avec cette adaption des paroles de «Diego libre dans sa tête » de Michel Berger[2], [3],[4]. On pourrait aussi écrire « Zhang Zhan libre dans sa tête, ou Nasrin Sotoudeh libre dans sa tête, ou Loujaïne Al-Hathloul libre dans sa tête, ou ….. »
« Derrière des barreaux,
pour quelques mots,
qu’elle pensait si fort
Dehors il fait chaud
Des milliers d’oiseaux
S’envolent sans effort
Quel est ce pays
Où frappe la nuit
La loi du plus fort ? »
Towards the end of December 2020 I had written a small bilingual (French/English) post “N’oubliez jamais Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul , Nasrin Sotoudeh! Never forget Zhang Zhan, Loujaïne Al-Hathloul ,! “ Since Loujaïne Al-Hathloul was released from prison in February 2021, but she lives more or less under probation, banned from leaving Saudi Arabia for several years. Almost no more info on Nasrin Sotoudeh, who is languishing somewhere in an Iranian prison. Concerning Zhang Zhan, it is an article by Frédéric Lemaître „Vive inquiétude en Occident sur l’état de santé d’une journaliste chinoise incarcérée“, published on November 09. November in Le Monde, which reminded me the sad fate of Zhang Zhan.
The sad fate of Zhang Zhan has also mobilized a large part of German journalists on Monday 27. November which had tried to mobilize via Twitter the German public on the sad fate of Zhang Zhan under the Hashtag #ZhangZhan, #FreeZhangZhan and to make pressure on the German government so that it engages for the immediate release of the Chinese blogger[5]. Franco-German „weekend blogger“ I join this movement with the adaptation of the lyrics of „Diego libre dans sa tête“ (see above in italics the french lyrics were not translated) by Michel Berger[6],[7],[8]. We could also write „Zhang Zhan free in her head, or Nasrin Sotoudeh free in her head, or Loujaïne Al-Hathloul free in her head, or ….. „
[2] L’article „Diego libre dans sa tête » de la wikipedia.fr reproduit que très brièvement l’histoire de cette chanson écrite au début des années 1980 par Michel Berger pour France Gall. Pour trouver une version un peu détaillée on lira avec intérêt l’article de blog de Frédéric Grolleau « „Diego libre dans sa tête“ (M. Berger) : Peut-on ôter à l’homme sa liberté ? (exposé) ». Durant mes années étudiantes (mes années chantantes (1, 2) j’avais aussi interprété cette chanson de Michel Berger, mais durant les années 1980, 1900 en chantant « Diego » on pensait surtout aux dictatures sud-américaines.
[6] The article „Diego libre dans sa tête“ of the wikipedia.fr reproduces only very briefly the story of this song written in the early 1980s by Michel Berger for France Gall. To find a more detailed version, it is interesting to read the blog article by Frédéric Grolleau ““Diego libre dans sa tête“ (M. Berger) : Peut-on ôterer à l’homme sa liberté ? (presentation)„. During my student years (my singing years (1, 2) I had also interpreted this song of Michel Berger, but during the years 1980, 1900 while singing „Diego“ one thought especially of the South American dictatorships.
Les premières neiges de l‘hiver 2021/22 arrivent à Grünstadt durant la journée du lundi 29 novembre 2021. Mais ce fut que quelques flocons ici et là. Décidément la Unterhaardt n’est pas un pays de neige, elle porte à juste titre le nom « Toskana Deutschlands (la toscane allemande) ». Les photos, prisent ce matin pendant mon « jogging matinale » sur le Grünstadter Berg, montrent quelques minuscules petites taches de neige sur les champs, prés et vignobles du Grünstadter Berg.
Katharina Eickhoff est certainement un des bijoux de la radio culturelle allemande, – j’ai l’ai découverte il y déjà fort longtemps en écoutant en 2008 l’émission « „La Ville Lumière“ vor und nach der Okkupation (La ville lumière pendant et après l’occupation)[1] » ou elle présentait au publique de la chaine culturelle allemande SWR2 l’histoire « du chant de partisan » ou « l’affiche rouge ». Je me souviens encore très bien comme elle expliquait l’histoire du groupe Manouchian, la genèse du poème « Strophes pour se souvenir » et puis la voix de Léo Ferré qui résonnait par les hauts parleurs de l’autoradio pendant qui je traversais le vignoble du palatinat[2].
Pendant la semaine du 18 au 22 octobre 2021 la radio culturelle SWR 2 , chaque matin entre 9 :05 et 10:00, émettait l’émission « Yves Montand zum 100. Geburtstag (1–5) (pour le 100 ieme anniversaire d’Yves Montand )» produite et présente par avec Katharina Eickhoff. 275 minutes de chanson d’Yves Montand commente par Katharina Eickhoff. On y rencontre pas seulement Yves Montand, – mais c’est aussi une émission qui nous rappelle tous et toutes qui ont croisé, accompagné le chemin de Yves Montand, – Edith Piaf, Simone Signoret, Norbert Glanzberg, Jacques Prévert, Joseph Kosma, Jorge Semprun pour citer seulement quelques noms. L’émission débuta (1/5) et finit (5/5) avec les feuilles mortes chanté par Yves Montand[3].
L’émission complète est encore audible sur le site du SWR 2 pendant un an, – c’est à dire jusqu’en octobre 2022. En plus on y trouve une transcription de l’émission (Alle Folgen der Reihe zum Nachlesen). L’émission, – où les cinq parties de l’émission radio consacrées au 100ieme anniversaire de Yves Montand est certainement un des chefs d’œuvre de la radio culturelle allemande. C’est pour des émissions de ce type, que je paie volontiers ma redevance radiotélévision, – qui en Allemagne est un peu plus de 200 euro par an, – car je ne regarde presque plus de télévision, – en ce moment nous n’avons même pas un poste de télévision qui fonctionne. Sauf peut-être quelques émissions sur Arte la télévision me manque guerre. Par contre je suis un grand « aficionado » de la radio, surtout de chaines culturelles comme SWR2 ou Deutschlandfunk.
Pour finir encore quelques « souvenirs et impressions personnelles ». Des feuilles mortes interprétés par Yves Montand j’en ai déjà parlé dans un de mes premiers post de blog de paysages, – tout au début de cette aventure, ou paysages était encore un blog le Monde.fr dans la contribution « Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim ». Les feuilles mortes c’était aussi la fin de l’émission de Katharina Eickhoff dont j’ai consacré ce billet. J’ai écouté cette fin de l’émission en traversant la belle forêt de chêne parsemé de Pins sylvestre entre Böhl-Ingelheim et Spire. Une très belle forêt, presque méditerranéene qui pousse sur les sables des dunes intérieures –il suffit d’y fermer les yeux – et de remplacer les chênes sessiles et rouvre par de chênes pubescents et de chênes lièges et les pins sylvestres par des pins parasol et on s’y croirait dans une forêt méditerranne. Je traversais cette très belle forêt, des feuilles de chênes reflétaient les lumières automnales tombant sur la chaussée goudronnée …..
« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n’ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du Nord les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli
Tu vois, je n’ai pas oublié
La chanson que tu me chantais »
Plus que trente ans en arrière, – à Mannheim-Neckarau – « Joe » fêtait son anniversaire dans son appartement à Neckarau. J’arrivai avec un de mes amis dans une vielle golf verte, – un cheval galopait devant les cheminées du « Grosskraftwerk Mannheim ». Le printemps arrivait. Joe avait un piano dans son appartement et après avoir gouté un petit apéro ensemble, – Joe se mettait au piano – jouant les premiers notes de « Autumn Leaves » et je suivais en chantant[4].
Sous le titre « Auf Wolkengang »[1] Dagmar Gilcher a écrit une mémorable nécrologie dans la Rheinpfalz pour Martin Graff qui vient de décéder à Soutlzeren dans son domicile le mercredi 4 aout[2]. Die Rheinpfalz, widmet ihm dem Autor der Zungenknoten, eine ganze Erinnerungsseite in der Wochenendausgabe des siebten August 2021. J’ai rencontré Martin Graff pour la première fois dans le costume du réformateur Jean Geiler de Kaysersberg survolant l’Alsace en Montgolfière au début des années 1990. Et depuis je suivais ses pérégrinations alsaciennes, franco-allemandes, européennes. En français, auf Hochdeutsch und auf elsässisch. Parfois même j’ai commenté ses „Zungenknoten“ paru dans la Rheinpfalz, dans paysages wie beispielsweise in „Dixit Martin Graff dans les Zungenknoten du 20.02.2016: „Nicht an allem ist Frau Merkel schuld /non Madame Merkel n’est pas coupable pour tous“[3]. Im Sinne von Sprache ist die einzige Heimat, – hatte Graff, – wie ich auch selbst mehrere Heimaten. Also nicht einzig und alleine die deutsche Sprache wie beim in Paris lebenden Publizisten Stefan Troller sondern das Französische und das Deutsche[4]. Wahrscheinlich war es diese Mehrsprachigkeit die mich so mit Martin Graff verband und über den Tod hinaus verbindet. Ma langue maternelle c’est le français, c’est un fait indéniable, et les faits sont têtus, aber meine Zweitsprache war und ist das Deutsch, obwohl es natürlich längst meine Erstsprache geworden ist. Mein Deutsch das war eigentlich das Schramberger Schwäbisch, – in seiner Sulgener Ausprägung[5]. Also soweit ich weiß genau umgekehrt wie bei Martin Graff, seine Muttersprache war das in den Südvogesen gesprochen sehr alemannisch gefärbte Elsässisch des Münstertals . Aber die kindliche Mehrsprachigkeit umfasste in meiner Kindheit auch die italo-romagnolische Dialektausprägung des italienischen , – pour comprendre le „nonno[6]“ – mon arrière-grand-père franco-italien il fallait bien que j’apprenne quelque notions de romagnol. Car pour suivre les récits de voyage du « Nonno » à travers la naissance de l’Italie et l’immigration italien dans le Pays Haut et à Hussigny – j’étais bien obligé de comprendre le romagnol. Le « Nonno » parlait ni l’italien, ni le français – non il parlait un curieux mélange de italo-romagnol et de français – une sorte de langue qu’on parlait à Hussigny-Godbrange et ses environs, – et dont certains vestiges se retrouvent dans le roman autobiographique « Les derniers Jours de la classe ouvrière» de Aurélie Filippetti . C’est l’héritage plurilinguistique et pluriculturelle européen que je partage avec Martin Graff, – et c’est pour cela bleibt er mir ein unvergesslicher literarischer Wegbegleiter !
[1] Dagmar Gilcher „Auf Wolkengang – NACHRUF: Fast 25 Jahre hat er die Leserinnen und Leser der RHEINPFALZmit seinen zweisprachigen Texten daran erinnert, dass auch sie, wie die Elsässer, in einem Land mit Grenzen leben. Grenzen, die er so nie akzeptieren wollte. Ob als Schriftsteller, Filmautor oder Kabarettist hat er sie listig überwunden. Aber nun müssen wir ohne ihn lernen, wie man Gedanken schmuggelt.“ In, Die Rheinpfalz, Nr. 181, Balkon: Über Grenzen, Die Rheinpfalz, Samstag 7. August 2021.
[6] „Nonno“ – grand père en italien. Mon arrière grand père italien François Migliori (Francesco Migliori) était originaire du hameau de Montebello à Torriana en Italie. D’apres mes souvenirs il a été naturalise francais durant les années 1930 !
[8] Das Feurenmoos – der „Urwald“ meiner Kindheit – la forêt primaire de mon enfance – ist ein Waldgebiet im Süden der Bergvorstadt Sulgen, – eine kleine Beschreibung dieses Waldes wurde von Erwin Wagner am Beginn der 1990 Jahre verfasst. Wagner, E. Stützung der Auerwildpopulation im Raum Schamberg. In: Weiss, H. et al. (1990): Auerwild in Baden-Württemberg, Rettung oder Untergang? : Ergebnisse der 3. Arbeitsgruppe Auerwild, Schriftenreihe LFV Baden-Württemberg, 70, 23 – 27. Stuttgart.
Le jour du coup de force de Kaïs Saïed, le dimanche 15 juillet je revenais d’une semaine de vacances de randonnée en Autriche. J’aurais du prendre le train à Zell am See pour rejoindre Mannheim, – mais pour divers raisons familiales, je reviens en voiture, – beaucoup de bouchons sur les autoroutes allemandes, – et dans les diverses radio qui m’accompagnait à travers les autoroutes bochonnées du Sud de l’Allemagne aucune parle de la crise constitutionnelle qui sévit en Tunisie depuis janvier 2021.
En fait la crise institutionnelle en Tunisie est un non-évènement en Allemagne. La crise sanitaire du COVID qui ravage la Tunisie, – on en parle jamais ici en Allemagne – pour se rendre compte il faut bien lire les médias francophones. La Tunisie pour beaucoup d’analystes et experts politiques allemands, – revient dans le collimateur comme pays exportateurs d’immigrations – à part cela le pays ne semble pas exister. Personnellement j’apprends du gel du parlement tunisien par le président tunisien Kaïs Saïed dans la nuit du 25 au 26 juillet par divers médias francophones. Durant la journée du lundi 26 juillet les médias allemands redécouvrent la Tunisie – la Tunisie – l’expérience démocratique tunisienne semble être sérieusement menacée – beaucoup de « blabla » et des larmes de crocodiles sur les menaces qui pesaient sur la démocratie tunisienne. A part une analyse très réussi publiée par Sarah Mersch dans le Spiegel « Wie es zum Staatsstreich kommen konnte – und was jetzt bevorsteht (Comment le coup d’État a pu se produire – et ce qui nous attend maintenant) » jusqu’à présent je n’ai trouvé de analyse convaincante sur le coup de force de Kaïs Saïed dans les medias allemands. La Tunisie semble être bien loin des préoccupations des medias et experts politiques allemands. J’ai l’impression que finalement la Tunisie ne les intéresse pas trop, – pourvue que « l’immigration clandestine tunisienne » concerne surtout l’Italie et la France et ne semble pas trop bouleverser le quotidien politique allemand. En contrepartie – les soignants tunisiens – pourvue qu’ils parlent un peu l’allemand – ils sont les bienvenues en Allemagne !
Personnellement je « suis » la crise tunisienne depuis des mois dans les médias francophones et aussi en lisant les posts Facebook de quelques ami(e)s tunisiens. La situation était devenue vraiment intenable – une très grande partie de la population tunisienne souffre déjà énormément des conséquences de la crise sanitaire due au COVID, – et la crise institutionnelle semblait s’empirer de jour en jour !
Difficile de porter un jugement sur les évènements actuels en Tunisie. Au mieux Kaïs Saïed pourrait transformer le régime parlementaire tunisien envers un système présidentielle de type 5 république française , – pour suivre l’exemple du général de Gaulle. Au pire nous allons revivre l’expérience égyptienne ou Abdel Fattah al-Sissi l’homme fort égyptien qui règne avec une main de fer sur ses administres sur les rives du Nil. Peut-être même nous allons revivre l’idée d’un Estado Novo tunisien – qui reprend les principaux mécanismes dictatoriales qu’avait établi António de Oliveira Salazar au Portugal il y fort longtemps. Franchement je ne le sais pas, – mais j’espère que le président tunisiens suivra plutôt les pas d’un Charles de Gaulle que les traces de Abdel Fattah al-Sissi en Egypte ou de António de Oliveira Salazar au Portugal dans les années 1930.
Christophe Neff, écrit le 31.07.2021, publié le 31.07.2021
Der Hochsommer im Leiningerland hat nun endlich doch Einzug gefunden. Auf dem Grünstadter Berg hat die Ernte des Winterweizens mit ca. 2-3 wöchiger Verspätung begonnen. Normalerweise fahren hier ja die ersten Mähdrescher schon Ende Juni/Anfang Juli. Und in Grünstadt – Asselheim blüht der Lavendel. In den Rebhängen rund um Grünstadt gibt es ein paar Lavendelfelder, welches der sommerlichen Landschaft ein etwas provenzalische Flair gibt[1]. Also nicht die deutsche Toskana, so wie sich die „Unterhaardt“ gern selbst bewirbt, sondern ein Anflug von deutscher Provence am nördliche Ende der „Unterhaardt“.
Le plein été est enfin arrivé dans le Leiningerland. Sur le Grünstadter Berg, la récolte du blé d’hiver a commencé avec un retard d’environ 2 à 3 semaines. Normalement, les premières moissonneuses-batteuses circulent déjà ici à la fin du mois de juin/début du mois de juillet. Et à Grünstadt – Asselheim, la lavande est en fleur. Dans les vignobles autour de Grünstadt, on trouve quelques champs de lavande, qui donnent au paysage estival un petit air provençal[2]. Ce n’est donc pas la Toscane allemande, comme l'“Unterhaardt“ aime à se vanter, mais une touche de Provence allemande à l’extrémité nord de l'“Unterhaardt“.
Reste der Winterweizenernte Grünstadter Berg, da bleibt genug für den Feldhamster/ Restes de la récolte de blé d’hiver Grünstadter Berg, il en reste assez pour le hamster des champs.
Lavendelfeld Asselheim /Champ de lavande à Asselheim
Paysages qui a débuté en mai 2009 comme blog abonné le Monde avec l’article « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » entre dans sa douzième année d’existence. Durant le printemps 2019 le Monde annonce à ses abonnées bloggeur – que les blogs abonnés seraient supprimés début juin 2019 – et après avoir publié un dernier billet d’adieu retracant un peu l’épopée de paysages sur le monde.fr – paysages est relancé le 16 juin 2019 sur wordpress.com avec le billet « Nouveau départ pour le blog paysages ». Le transfert du Monde sur la plateforme et l’hébergeur wordpress.com s’est fait assez facilement mais début juillet 2019 un bug informatique a laissé disparaitre une grande quantité d’images et de liens – et jusqu’à présent je n’ai pas réussi à restaurer tous les images et liens de paysages. Dans les deux tableaux suivant je publie donc la liste des 10 articles les plus consultés depuis le 16 juin 2019 (jusque au 16.06.2021), date de la « relance » de paysages sur wordpress.com – et la liste des origines géographiques des consultations. Avec le passage sur wordpress.com paysages a perdu à peu près 2/3 de son lectorat – et surtout ces lecteurs proviennent maintenant majoritairement de pays non francophone ! Durant les années le Monde.fr paysages était un blog francophone, – et la plupart des lecteurs était des lecteurs franco-français ou provenait des pays francophones !
Concernant le Monde, je ne cache pas que, que les déceptions n’ont malheureusement pas cessé après l’abandon des blogs abonnées, – le Monde vient de supprimer la version pdf du quotidien papier pour ses abonnées durant le printemps 2021 ! Encore une énième déception avec le journal le Monde – qui prétend être le journal de référence français et francophone, – j’ai d’ailleurs récemment consacré un billet « Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde » à ce triste évènement !
Vue l’importance des lecteurs allemands (et anglophones) – suivent ici en dessous les traductions allemandes (et anglaises)!
Tableau 1. Les dix articles les plus consultés de paysages du 16 juin 2019 au 16 juin 2021.
Paysages, welches im Mai 2009 als Abonnentenblog von der Tageszeitung „Le Monde“ mit dem Artikel „I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?“ startete, beginnt nun das zwölfte Jahr seiner Präsenz im WWW. Im Frühjahr 2019 kündigte le Monde seinen Abonnentenblogger an, dass die Abonnenten Blogs Anfang Juni 2019 aufgegeben werden würden – und nachdem ein letzter Abschiedspost auf le monde.fr die Geschichte von paysages ein wenig nachzeichnete, wurde paysages am 16. Juni 2019 auf wordpress.com mit dem Post “ Nouveau départ pour le blog paysages“ neu gestartet. Der Transfer von Le Monde auf die Plattform und den Hoster wordpress.com verlief relativ problemlos, aber Anfang Juli 2019 ließ ein Bug eine große Menge an Bildern und Links verschwinden – und bis jetzt habe ich es nicht geschafft, alle Bilder und Links von paysages wiederherzustellen. In den beiden Tabellen veröffentliche ich daher die Liste der 10 meistgesehenen Artikel seit dem 16. Juni 2019 (bis zum 16.06.2021), dem Datum des „Relaunches“ von paysages auf wordpress.com – und die Liste der geografischen Herkunft der Aufrufe. Mit dem Umzug auf wordpress.com hat paysages etwa 2/3 seiner Leserschaft verloren – und was noch wichtiger ist, diese Leser kommen nun überwiegend aus nicht französischsprachigen Ländern! Während der Jahre auf le Monde.fr war paysages ein meist in Französisch verfasster Blog, – und die meisten Leser kamen aus Frankreich oder aus der frankophonen Welt!
Was Le Monde betrifft, ist es leider so, dass die Enttäuschungen auch nach der Einstellung der „Abonnentenblogs“ nicht aufgehört haben, – Le Monde hat gerade im Frühjahr 2021 die pdf-Version der Papierausgabe der Tageszeitung für seine Abonnenten abgeschafft! Eine weitere Enttäuschung mit der Tageszeitung le Monde – die für sich in Anspruch nimmt, die französische und frankophone Referenzzeitung zu sein, – diesem traurigen Ereignis habe ich kürzlich diesen Beitrag „Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde “ gewidmet!
Rangs
Pays/Land/state
%
1
Allemagne/Deutschland/Germany
54,55
2
France/Frankreich
20,87
3
États-Unis d’Amérique/ USA
11,13
4
Tunisie
1,20
5
Suisse/Schweiz
1,13
6
Chine/China
1,02
7
Canada
1,01
8
Belgique
1,01
9
Corée du Sud/South-Corea/Südkorea
0,79
10
Portugal
0,69
Tableau 2 : Liste des origines géographiques des lecteurs de paysages du 16 juin 2019 au 16 juin 2021
Concerning Le Monde, I don’t hide the fact that, unfortunately, the disappointments didn’t stop after the abandonment of the subscribed blogs, – Le Monde has just removed the pdf version of the daily paper for its subscribers during spring 2021! Yet another disappointment with the newspaper le Monde – which claims to be the French and francophone reference newspaper, – I have recently dedicated a post „Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde“ to this sad event!
Les belles de Tunis sont en deuil, Nine Moati Cariès vient de décéder début mai[1]. Je l’ai appris en écrivant mon dernier billet par diverses sources tunisiennes[2]. D’ailleurs je suis étonné, de ne retrouver aucune nécrologie sur Nine Moati dans la presse française, – dommage[3] car elle était une écrivaine reconnue et ses livres ont aussi connu un succès en librairie et dans les mains de ses lecteurs et lectrices. Oui les nouvelles de son décès me sont donc arrivées par la Tunisie, ce pays qu’elle aimait tant.
Je me vois encore descendre la colline de Sidi Dhriff pour aller chercher le Mondeà la Marsa Gare, entrez dans la librairie Mille feuilles véritable « institution à la Marsa » , comme je le faisais régulièrement pendant mes années tunisiennes. Et c’est ici que j’ai acheté le roman « les belles de Tunis[4] » de Nine Moati dans une édition spéciale pour le Maghreb francophone. C’est d’ailleurs ici que j’ai aussi acheté les livres de son frère, Serge – dont « Villa Jasmin » auquel j’avais dédié un de mes premiers post de blog sur paysages « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir». C’est grâce aux livres de Nine et de son frère Serge dont j’ai lu une très grande partie à la Marsa, pendant ces dites « mes années tunisiennes », que j’ai aussi appris à comprendre l’histoire de la Tunisie et peut être aussi un peu la mienne ! On peut retrouver d’ailleurs les souvenirs de jeunesses tunisiens de Nine et de Serge dans le livre édité par Éric Fottorino « Mille et un soleil. Paroles du Maghreb en France » en 1995. Je reprends donc quelques paroles du chapitre « la coquille de Nine Moate » :
« Je me sentais tout à la fois, se souvient Nine Moati quand elle évoque son arrive à Paris en 1957 avec son frère Serge, peu après le traumatise de la mort de leurs parents et le départ loin de la Tunisie natale. Je me sentais Française car j’avais été éduquée dans cette culture (son père était président de la Ligue des droits de l’homme). Sentimentalement, j’étais Tunisienne. Et juive à l’évidence, sans m’en rendre compte. Je n’avais pas connu l’antisémitisme en Tunisie ! Je n’avais pas l’impression qu’il existait des juifs ailleurs. J’ai seulement ressenti cette identité en arrivant à Paris. « On pense au mots de Sartre : c’est le regard des autres qui crée le Juif ». A cette époque, continue Nine Moati, je n’avais pas les clefs de la société française (Fottorino 1995 110-111) »
On retrouve dans ses paroles les souvenirs de son père, – Serge Moati (1903 – 1957), journaliste, résistant, socialiste, – comme dans beaucoup d’écrits de Serge[5], – mais hélas il est vraiment difficile de retrouver des sources sur la vie du père de Serge et de Nine à part cette petite notice biographique dans le dictionnaire biographique Le Maitron on ne trouve guerre de sources scientifiques. J’écris ceci, car j’avais moi-même pour un exposé scientifique recherché des sources pertinentes sur la biographie du père de Serge et Nine – car dans cet exposé j’avais aussi dédié un transparent entier aux « vue de Serge Moati père » sur la Tunisie des années 1940/50[6].
Je finis ce texte en mémoire de Nine Moati, en reprenant une partie de la préface de Nine Moati du roman « les belles de Tunis » de Nine Moati dans une éditions spéciale pour le Maghreb francophone que j’avais acheté durant l’année 2005 à la libraire « Mille feuilles » à la Marsa !
« Préface à la présenté édition
Voir Les belles de Tunis édité en Tunisie me procure une grande émotion, tant j’ai l’impression que les choses rentrent dans leur ordre naturel.
Car c’est d’abord pour répondre aux questions intéressées de mon mari sur mes ancêtres et sur mon pays, que j’ai écrit ce livre. La mémoire, chez nous en Tunisie et dans la plupart des pays méditerranéens, était transmise uniquement par la parole. 0 ‚où le rôle essentiel des conteurs et conteuses, et pas seulement des Milles et Une Nuits. Totalement différente est la conservation de la mémoire dans les pays occidentaux. Ma belle famille, par exemple, gardait des archives remontant au 17‘ siècle et des arbres généalogiques plus nombreux que nos oliviers. Chez nous, rien. Hormis quelques légendes familiales qu’on se racontait sur un ton léger, sans avoir l’air d’y toucher ni de s’apesantir: « Oui, nous avions un grand oncle ministre des finances du Bey qui avait quitté la Tunise en catimini …. Oui, c’est vrai, les Grana (Juifs d’origine livournaise) et les Tounsi ne se supportaient pas; même dans la mort, jusqu’à exiger des cimetières séparés… »
Et puis, on racontait des petites affaires de cœur, des deuils, des mariages, des entrevues, le montant de la dot de la fille Untel… la routine. Mais jamais on ne parlait de ce qu’avait fait l’arrière grand’père ou la cause de sa venue en Tunisie depuis Livourne …
C’est en France que je me suis aperçue que je ne savais rien, mais rien de tout, de mon pays. Alors, je me suis lancée dans de longues recherchs. J’ai eu beaucoup de mal à retrouver des documents pour préparer la première partie, celle qui relate l’instauration du Protectorat français. Ensuite, pour la période commençant en 1900, je me suis empressée de recueillir certains témoignages de survivants de ces années là. Pour la dernière partie, c’est-à-dire celle de la Deuxième Guerre Mondiale et de l’Indépendance de la Tunisie, je n’ai eu qu’à plonger dans mes propres souvenirs et à consulter mes petits agendas rouges avec leur crayon accroché. je me suis souvenue, toute petite fille, de notre installation pendant la guerre dans le hammam de l’avenue de Londres. Pendant que les bombes pleuvaient sur Tunis, nous mangions du couscous en esquissant quelques mouvements de danse orientale … Puis, après, notre villa au Belvédère, les magazines achetés chez Younès avenue de Paris, les surprises parties sur les terrasses qui sentaient bon le jasmin et le fel en bord de me, les baignades à Bikini, le T.G.M.. le Ma’sar, le poisson complet de Bichi, les bonbaloni et les cornets de frites, les frigolos et les cakis, les amandes et les glibettes ….
Je n’ai jamais coupé mes liens avec la Tunisie. J’y reviens très régulièrement comme on revient à maison ….
Nine Moati »
Cette préface dédié aux lecteurs du Maghreb francophone et surtout aux lecteurs tunisiens, écrite il y maintenant presque vingt ans est un véritable document historique qui nous montre à quel point Nine Moati était attaché à sa « Tunisie ». En écrivant ces lettres, je me souviens, qu’à la libraire « Mille feuilles » on me disait que les Moati frères et sœurs étaient parfois de passage à la libraire, – mais personnellement je ne les ai jamais rencontré à la Marsa. Même si je ne les ai jamais rencontrés personnellement ni en Tunisie, ni en France c’est à travers leurs livres qui j’ai découvert une autre image de la Tunisie, – et à travers ces livre j’ai aussi fait la connaissance de « Serge Moati père » le socialiste, – décédé beaucoup trop jeune en Aout 1957.
Le fait que « l’annonce du décès de Nine Moati » m’est parvenue par la Tunisie (par les médias tunisiens) montre à quelle point Nine Moati ne se trompait en écrivant dans les derniers lignes de préface aux lecteurs francophone « Cette nouvelle édition de « Les Belles de Tunis » m’attache encore d’avantage à mon pays, le pays de mon cœur et de ma mémoire. »
Peut-être un jour j’aurais l’occasion de retourner à la Marsa, – de descendre la colline de Sidi Dhriff, de rentrer à la librairie « Mille feuilles », d’acheter le Monde chez le marchand de journaux en proximité de la Gare du TGM, – et j’aurais certainement une pensé pour Nine Moati, la grand sœur courageuse de Serge[7], pour « les belles de Tunis » – et pour ma jeunesse. Quand je lisais «les belles de Tunis », « Villa Jasmin » j’étais un jeune père, avec de petits enfants, auxquels je rapportais toujours des pâtisseries tunisiennes (« tunesische Süßigkeiten) des me séjours professionnels en Tunisie – et depuis le temps a passé – je suis même retourne en Tunisie en 2018 – et mes enfants sont devenues des personnes adultes – mais ils n’ont pas oubliés les « tunesische Süßigkeiten » – les pâtisseries tunisiennes !
Images : Les scan de la couverture des « belles de Tunis », édition spéciale pour le Maghreb francophone, éditions Cérès Tunis avec comme illustration de couverture une aquarelle de l’artiste Victor Sarfati, – ce livre que j’ai acheté en 2005 dans la librairie « Mille feuilles» à la Marsa !
Bibliographie (livre consultés et cités) :
Fottorino, Éric (1995 ) : Mille et un soleil. Paroles du Maghreb en France. Éditions Stock, Paris., ISBN 2-234-04542-8
Moati, Nine (2004) : Les Belles de Tunis. Cérès Editions, Tunis. ISBN 9973 – 19-418-7
Moati, Serge ( 2003 ) : Villa Jasmin, Fayard, le livre de Poche, ISBN 2-253-10851-0.
Tselikas, Effy ; Hayoun, Lina (Eds.),(2004): Les lycées français du soleil. Creusets cosmopolites du Maroc, de l’Algerie et de la Tunisie. Éditions autrement, Paris, ISBN 2-7467-0435-8
Christophe Neff, écrit durant le week-end de pente cote 2021
Et précisions oblige, à la grande différence de la presse allemande écrite, – la production de commentaires sous les articles du Monde est réservé aux seuls abonnés du Monde. D’ailleurs le Spiegel essaye en ce moment d’évoluer vers le Modèle le Monde, - de plus en d’articles sont seulement « commentables » par les abonnés du Spiegel.
Le Monde depuis mon enfance , c’est plutôt un environnement naturel dans lequel j’évoluais. Les lectures du Monde avec mon grand-père tant à la « L’Oliveraie[4]» a l’impasse de Pins à Aubord qu’à la Griffoulière à Port Leucate[5] ceci a certainement débuté à neuf ou dix ans, donc apparemment en 1974. Le premier évènement de politique internationale que je suivais et que j’essayait de comprendre par la lecture du Monde, fut la Révolution des Œillets au Portugal pendant le printemps 1974. En 1974 je m’en doutait pas encore, que je travaillerai un jour dans ce pays au bord de l’Atlantique, aussi bien sur la Costa Vicentina[6] pour une partie de relevées de terrain pour ma thèse de doctorat (durant les années 1990) , – et depuis 1999, donc plus de vingt ans des travaux de recherches sur l’archipel des Açores, principalement sur l’île de Faial[7].
[9] « Pérégrinations à travers le Monde » ceci ressemble un peu à « Pérégrinations portugaises» le titre français du récit de José Saramago « Viagem a Portugal », traduite du portugais par Geneviève Leibrich !
[10] Dans ce contexte je me souviens de la formidable lecture du livre « Mon tour du Monde » de Éric Fottorino, un des anciens directeurs en chefs du Monde, que j’ai lu il y exactement neufs ans en Mai 2012!