Billet de Gründonnerstag 2011

Gründonnerstag est le nom utilisé pour Jeudi saint en Allemagne. En Alsace autrefois le terme « Greendonnerschdaa » était aussi utilisé en Alsace. Comme en Allemagne c’était le Jour des Epinards – la Unterhaardter Rundschau y consacre aujourd’hui même un article sous le titre « Heute ist der Spinattag des Jahres  – Einem alten Brauch zufolge gibt es bei fast allen Familien, am Gründonnerstag Spinat, Kohl, Salate oder grüner Kräuter (Aujourd’hui c’est le jour des épinards – d’après une vielle tradition dans presque toutes les familles on sert des Epinards, Choux, Salades ou herbes vertes»).  Cette tradition est encore pratiquée en Allemagne dans certaines familles. Concernant les traditions pascales alsaciennes – il faudrait aussi mentionner que c’est ici que la tradition du lièvre de pâques est née, – même si la wikipedia francaise l’ignore (l’article wiki.fr est consacré au lapin de Pâques), – mais dans l’article de wikipedia.de sur l’Osterhase – l’histoire est bien décrite en citant même le récit de Georg Franck von Franckenau (De Ovis Paschalibus. Von Oster-Eyern (= Satyrae medicae, 18) (Heidelberg 1682, Dissertation des Johannes Richier)  qui décrivait la coutume (Volksglaube) des « Osterhasen » et des « Ostereier » dans certaines régions protestantes alsaciennes. Personnellement, pour revenir sur mon dernier billet, – j’ai passé beaucoup de week-ends pascaux en Alsace – car je n’ai pas seulement grandi dans la Raumschaft Schramberg, – à vrai dire avant que mes grands parents n’aient déménagé dans le Midi français au début des années 1970 – mon enfance, je la partageais entre Eckbolsheim et Schramberg-Sulgen. Je suivais le rhythme des saisons sous le grand cerisier dans le grand jardin de mes grand-parents à Eckbolsheim – et le chant des forêts du Feuerenmoos au Schoren à Schramberg – Sulgen en Forêt Noire. Mais cette histoire d’une enfance entre paysages de plaines alsaciennes pleins d’urbanité et les paysages ruraux de montagne de la Forêt Noire de la Raumschaft Schramberg, ce sera pour un autre billet. A Eckbolsheim c’était les cloches qui apportaient aussi bien des œufs de pâques et naturellement des „Osterlaemmele “ ainsi que des grands lièvres de pâques en sucre rouge. En fait ces grands lièvres en sucre rouge (rote Zuckerhasen ) étaient une spécialité de la maison « Café – Konditorei Brandtner » à Schramberg ( maison qui a disparu au moins dans sa formule pâtissier-salon de thé » depuis longtemps du paysage urbain de Schramberg) que mes parents rapportaient de Schramberg pour les cloches catholiques de Eckbolsheim.

Sources :

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau : Heute ist der Spinattag des Jahres  – Einem alten Brauch zufolge gibt es bei fast allen Familien, am Gründonnerstag Spinat, Kohl, Salate oder grüne Kräuter. Donnerstag 21. April 2011

Christophe Neff, Grünstadt le 21.4.2011

Quelques impressions photographiques de la Fasnet 2011 à Schramberg (Hanselsprung, Da Bach na Fahrt)

Comme beaucoup de „Schramberger“ expatriés je reviens de temps en temps pour la Fasnet à Schramberg. La Fasnet de Schramberg est un événement qui laisse revenir les Expat de Schramberg à Schramberg. Pour ma part c’était le Hanselsprung le dimanche après midi (Fasnetsonntag) et la fameuse da Bach na Fahrt le lundi des Roses. Pour les lecteurs désirant savoir plus sur la Schramberger Fasnet et lisant l’allemand je peux conseiller la lecture du livre « Narri, Narro und so » récemment sorti. Et même pour les lecteurs sans connaissance approfondie de l’allemand le livre mérite d’être feuilleté à cause de ces belles photos.

Wie so viele « expatriierte » Schramberger komme ich von Zeit zu Zeit zur Fasnet nach Schramberg zurück. Die Fasnet ist ein Ereignis welches viele expatriierte Schramberger von Zeit zu Zeit nach Schramberg zurückkommen lässt. Was mich betrifft, so waren es der Besuch des Hanselsprung am Fasnetssonntag und die da Bach na Fahrt am Rosenmontag, welche mich nach Schramberg „gezogen“ haben. Für Leser die sich etwas tiefer mit der Schramberger Fasnet befassen wollen, kann ich die Lektüre des kürzlich herausgegeben Buch „Narri, Narro und so“ empfehlen. In meinen französischen Text (s.O.) habe ich meinen francophonen Lesern das Buch auch wg. dem außergewöhnlichen Bildmaterial empfohlen.

kehraus-beim-hanselsprung-632011.1299966013.jpg Photo: „Kehraus“ beim Hanselsprung / „Kehraus“ au Hanselsprung © Car. Weiß – Neff 6.3.2011

hanselsprung-schramberg-632011-die-hansel-springen-am-rathaus-vorbei.1299966439.jpgPhoto: Hansel et Narro au Hanselsprung  © C. Neff 6.3.2011

auszug-der-hansel-und-narros-aus-dem-schramberger-rathaus-632011.1299966743.jpgPhoto: Les Hansel et les Narros sortent de la Hôtel de Ville de Schramberg pour le Brezelsegen © C. Neff 6.3.2011

da-bach-na-fahrt-2011-paul-das-orakel-732011.1299967111.jpgPhoto: Zuber 28 Tentakel Orakel St. Pauli © Car. Weiß – Neff 7.3.2011

da-bach-na-fahrt-2011-schwarzwaldmadels-fahren-da-bach-na-732011.1299967910.jpgPhoto: Zuber 30 Heimatzuber © Car. Weiß – Neff  7.3.2011

da-bach-na-fahrt-2011-dschungelcamp-732011.1300008210.jpgPhoto: Zuber 35 Dschungelcamp © Car. Weiß – Neff  7.3.2011

Source/Quelle:

Link, Helmut ; Link, Stefan ; Narrenzunft Schramberg E.V. (Ed) (2010) : Narri, Narro und so … 100 Jahre Narrenzunft Schramberg, 75 Jahre Da-Bach-Na-Fahrt. Schramberg, Straub Druck + Medien AG, ISBN 978-3-00-032970-8

Christophe Neff, Grünstadt le 12.3.2011

Notice de blog 5.3.2011

Apres plus de dix jours consacrés à un cours pratique sur les chantiers de brûlage dirigé et à la défense contre l’incendie dans le Département de l’Aude je suis retourné en Allemagne. Cours pratique qui fut suivi par le bureau de presse du Kit – ils ont même dédié une page facebook au cours . Avant de retourner en Allemagne, – Michèle Alliot-Marie avait présenté sa démission du gouvernement Fillion III – et en arrivant en Allemagne, j’étais surpris par la démission de Karl-Theodor zu Guttenberg du poste de ministre de la défense allemande.

Concernant Michèle Alliot-Marie, son bilan au ministère des Affaires étrangères a été plus tôt nul, voire même catastrophique en ce qui concerne l’image de la diplomatie françaises au Maghreb et au proche Orient. Je me demande vraiment comment elle a fait pour ne pas sentir le vent du changement en  Tunisie,  car même moi , simple bloggeur du week – end, je m’apercevais dans ma Blognotice du 4.1.2011 qu’il se passait  quelquechose  de grave dans les djebels tunisiens.

Concernant  Karl-Theodor zu Guttenberg, – le chouchou des médias allemands, pas seulement de la Bildzeitung,  je me rappelle le titre du Spiegel « die fabelhaften Guttenbergs » – son bilan au ministère de la défense allemande est plutôt nul. Quelques voyages médiatisés en Afghanistan, – mais à part cela que reste-t-il de la période Guttenberg au ministère de la défense ? Pas grand-chose, le grand débat démocratique sur la réforme de la Bundeswehr n’a jamais eu lieu !

De retour en Allemagne, – il faut dire que l’affaire hyper médiatisée Guttenberg ne m’intéressait pas trop,  car c’est vers Schramberg et Rottweil que mes yeux étaient tournés – où se jouait le destin de l’Hôpital de Schramberg. Le 28.2.2011 le Kreistag du Landkreis Rottweil décidait de la mise à mort du « Krankenhaus Schramberg ». J‘ ai  ( 1, 2 ,3, 4, 5, 6, 7, 8) déjà publié huit billet de blog sur l‘ avenir de ce petit hôpital de campagne qui est tellement important pour la Raumschaft Schramberg. Sans son hôpital, la Raumschaft Schramberg  craint de sombrer dans une longue agonie socio-économique. En dehors du cadre strictement local et régional de l’Hôpital de Schramberg,  la question de l’organisation territoriale des hôpitaux dans le monde rural sera certainement un des grand débats politiques et  citoyens que nos sociétés devront résoudre. Comment organiser les services hospitaliers, les urgences, – les SAMU, – dans le monde rural.

Christophe Neff, Grünstadt le 5.3.2011

Blognotiz 5.3.2011: Leserbrief von Dr. Werner Klank zur gegenwärtigen Krankenhaussituation im Kreis Rottweil

Als Ergänzung zu meinen bisherigen Blogbeiträgen (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ) zur Krankenhausdiskussion Schramberg, drucke ich hier den Leserbrief von Dr. Werner Klank zu gegenwärtigen Krankenhausdiskussion im Kreis Rottweil ab. Der Leserbrief erschien in leicht veränderter und gekürzter Form schon im Lokalteil Schramberg des Schwarzwälder Boten. Sowohl über Werner Klank als auch über das Schramberger Krankenhaus berichtete ich schon in einem meiner ersten Blogbeiträge im Juni 2009, es war der 11 Blogbeitrag im Paysagesblog und erschien am 11.6.2009 unter Titel „Gedanken zur Lage der deutschen und französischen Sozialdemokratie – mit Fallbeispielen zur politischen Landschaft aus Schramberg und Grünstadt nach den Europa und Kommunalwahlen am 7.6.2009„.  So wie ich aus meinen Internetlektüren entnehme ist die Wut und Enttäuschung über den Kreistagsbeschluss vom 28.2.2011 zum Verkauf der Gesundheitszentren des Landkreis Rottweil an Helios in der Raumschaft Schramberg sehr groß, was meines Erachtens sehr gut nachvollziehbar ist. Anbei nun der Leserbrief von Dr. Werner Klank im vollem Wortlaut.

„Herr Bürgermeister Acker geht also davon aus, dass die beiden übriggebliebenen Krankenhäuser Oberndorf und Rottweil zusammenarbeiten werden, muss wohl so sein, der SRH Chef von Oberndorf sitzt ja bei Helios! Das hätte man der Ehrlichkeit halber vor der Entscheidung sagen sollen! Aber mit Ehrlichkeit und Aufrichtigkeit haben`s Herr Acker und seine Gemeinderäte wohl nicht so!!!

Maßgeblichen Anteil an der – nur für Schramberg- üblen Situation haben Herr Bürgermeister Acker und der Gemeinderat in Oberndorf. Erinnern wir uns: Im Sommer letzten Jahres hatte der Kreistag eine kommunale Lösung für alle drei Krankenhäuser beschlossen. Am Tage nach der Abstimmung beschloss der Gemeinderat in Oberndorf, auf Vorschlag von Bürgermeister Acker, einen eigenen Weg zu gehen. Ein Gutachten zur Krankenhaussituation hatte man sich vorsorglich schon anfertigen lassen.

Das muss man sich vorstellen: Herr Acker und weitere Oberndorfer (zT. Gemeinderäte) sitzen monatelang im Kreistag, öffentlich wie nichtöffentlich. Herr Bürgermeister Acker sogar im nichtöffentlichen Krankenhausaufsichtsrat und erfahren alle Internas. Diese Internas durfte ich als Mitglied des Krankenhausaufsichtsrats nicht einmal meinen Fraktionskollegen berichten! Und im Anschluss an diese langen vielen Sitzungen verkünden die netten Leute aus Oberndorf, dass sie was Eigenes machen wollen! Als ich Herrn Bürgermeister Acker im gesamten Verlauf dieser Sitzungen zweimal fragte, ob er sich denn nicht befangen fühle, waren Acker, der Landrat und die Kollegen eher entrüstet und ich war der unhöfliche Rüpel! So etwas fragt man schließlich einen Bürgermeister nicht!!

Nach dem Ausstieg von Oberndorf kam`s zum neuen Bieterwettbewerb. Leider war nicht nur Helios, der das unliebsame Krankenhaus in Schramberg  schließen wollte sondern auch Ameos in der Endauswahl. Ameos, die sich zutrauten und sich auch verpflichteten, beide Krankenhäuser weiter zu führen, viel Geld investieren wollten und dies auch notariell bestätigten. Beide Angebote waren vergleichbar für Rottweil und Schramberg, nur bei Ameos hätte sich die Chance gegeben, auf absehbare Zeit beide Krankenhäuser zu erhalten. Bei der Lösung Helios hat nur Rottweil eins Haus und Schramberg rd. 350 Arbeitsplätze weniger, sowie eine Ruine in der Stadt.
Oberndorf hätte aber bei der Ameos Lösung einen Konkurrenten in Schramberg gehabt, Acker und co. wollten dies natürlich nicht. Die Rottweiler wähnten gar, dass ihr Krankenhaus  in Zukunft gefährdet sei, wenn zwei Krankenhäuser blieben. Deshalb waren auch die Helios- Befürworter aus Rottweil der Meinung, dass ein Krankenhaus, das Rottweiler natürlich reiche. Blöd war nur, dass man das nicht so sagen konnte. Also meckerte man an Ameos rum! Ich wusste gar nicht, dass so viele Krankenhausökonomen, Krankenhausfachleute, Börsenfachleute und andere hochqualifizierte Fachleute um mich herum saßen. Es war schon erstaunlich, welche Menge an unbeweisbarem Quatsch Kreisräte so von sich geben, wenn die  eigentlichen Gründe höchst egoistischer Art sind,  man dies aber nicht so sagen kann!

Der vehemente Widerstand der Leute um  Oberndorf oder Rottweil gegen ein Krankenhaus  in Schramberg ist Ausdruck dieses ausgeprägten Egoismus, nur der Vorteil für die eigene Region gilt. Die sich immer weiter verschlechternde Situation in Schramberg interessiert einen Dreck. Das Schicksal von 350 Beschäftigten veranlasst sie allenfalls dazu, zu sagen, dass es einem leid täte, aber immerhin gäbe es ja Abfindungen (so eine Kreisrätin).

Dass in Schramberg Gedanken laut werden, nicht mehr diesem Kreis angehören zu wollen, ist verständlich, nur: um kein Krankenhaus zu haben brauchen wir nicht dem Ortenaukreis zuzustreben!! Aber als Patient wird man sich sicher über die Schramberger freuen!

Dr. med. Werner Klank“

Christophe Neff, Grünstadt le 5.3.2011

Blognotiz 4.3.2011: Krankenhausdebatte Schramberg – Presseerklärung des Oberbürgermeisters Dr. Herbert O. Zinell zum Bieterwettbewerb Kreiskrankenhäuser Rottweil Vergabebeschluss des Kreistages vom 28.2.2011

Als Ergänzung zu meinem letzten Blogbeitrag, der Blognotiz vom 2.3.2011, Blognotiz die sich mit dem aktuellen Stand der Krankenhausdebatte befasst bzw. dem fatalen Vergabebeschlußes des Kreistages vom 28.2.2011, anbei noch die Presseerklärung des Schramberger Oberbürgermeister Dr. Herbert O. Zinell vom 1.3.2011 im vollem Wortlaut. Abschliessend sollte noch erwähnt werden, dass im Anschluss an den Vergabebeschluss des Kreistages so manch interessantes Detail ans Tageslicht über den Abstimmungsprozess ans Tageslicht kam. Der Schramberger CDU Kreisrat Martin Maurer hat in diesem Zusammenhang von „Irregularitäten“gesprochen und hat beim Regierungspräsidium Freiburg Beschwerde gegen das Ergebnis des Bieterverfahrens eingelegt, und zwar weil diese  „gegen das Gleichheitsgebot, die Transparenz und die Nichtdiskriminierung verstoßen“ habe. Das letzte Wort in der Krankenhausdebatte Schramberg scheint also noch nicht gesprochen zu sein !

Anbei nun die Presseerklärung von Dr. Zinell in vollem Wortlaut.

„Der von Herrn MdL Kleinmann in Schramberg plakatierte Wunsch nach einer „glückseligen Fasnet“ kann aus Schramberger Sicht nur ironisch verstanden werden. Wie vielen Schramberger Bürgerinnen und Bürgern ist auch mir nach dem mit seiner Stimme getroffenen Kreistagsbeschluss das Lachen vergangen. Obwohl es mit dem Angebot von Ameos eine Alternative zur Schließung des Krankenhauses Schramberg gab, hat sich die Mehrheit des Kreistages für Helios entschieden. Natürlich habe ich als Demokrat diese Entscheidung zu akzeptieren. Billigen muss ich sie noch lange nicht.

 

Nach meiner Meinung hat die Kreistagsmehrheit eine Chance vertan. Mit dem Zuschlag für Ameos hätte der Abbau von 350 Arbeitsplätzen in Schramberg und Rottweil verhindert werden können. Der Kreistag hätte auch ein strukturpolitisches Zeichen setzen und den auch für den Landkreis wirtschaftspolitisch wichtigen Mittelbereich Schramberg mit seinen spezifischen Problemen stärken können. Das Gegenteil ist der Fall. Nehme ich alle in den letzten Jahren u.a. durch die Beschlüsse des Landes verlorenen Arbeitsplätze im öffentlichen Bereich hinzu, verliert Schramberg beinahe 450 Arbeitsplätze mit allen Folgen für die Bevölkerungs- und Wirtschaftsentwicklung. Es zeigt sich einmal mehr, dass wir allein auf uns gestellt sind und selbst unsere Stärken stärken müssen. Kreisstädten werden hingegen Dienstleistungsarbeitsplätze auf dem silbernen Tablett serviert!

 

Allein dies macht es schon schwer genug, die gestrige Entscheidung zu verstehen. Aber emotional berührt bin ich von der Argumentation einiger Kreistagsmitglieder im Hinblick auf die Auswirkungen für die Beschäftigten. Distanzierter und kühler geht es nimmer!

 

Und mehr: „Die wirtschaften die Klinik an die Wand“, äußerte mir gegenüber ein Kenner der Materie bereits im Jahre 2003, als die Kreiskrankenhäuser noch schwarze Zahlen schrieben. Leider sollte er Recht behalten. Seit diesem Zeitpunkt forderten wir immer wieder vehement auch unter Inkaufnahme von Veränderungen am Schramberger Krankenhaus Strukturreformen bei den Kreiskliniken. Jahrelang wurden unsere Forderungen in den Wind geschlagen und nichts getan. Für eine verfehlte Gesundheitspolitik im Landkreis Rottweil und die eklatanten Management-fehler bis in die jüngste Zeit haben nun wir die Zeche zu bezahlen. So weiß ich nach einer unruhigen Nacht nicht, ob ich wütend oder enttäuscht sein soll. Frustriert bin ich allemal. Ob eine rechtzeitige und sachgemäße Reaktion zu einem besseren Ergebnis geführt hätte oder nicht, vermag ich nicht abschließend zu beurteilen. Man hätte es aber zumindest probieren müssen! Ich sage es einmal mehr: Chancen wurden zuhauf vertan.

 

Ob es tatsächlich zur Schließung „unseres Krankenhauses“ kommt oder nicht, hängt nun von der rechtlichen Beurteilung des Vertrages und Verfahrens durch den Regierungspräsidenten und gegebenenfalls der von Ameos anzurufenden Gerichte ab. Der Ausgang der möglichen rechtlichen Überprüfung ist nur schwer einzuschätzen. Die nächsten Wochen und Monate werden es zeigen.

 

Danken möchte ich allen Kreisräten, die für Ameos und damit für beide Standorte gestimmt haben, aber auch den vielen Unterstützern im Umfeld der Krankenhäuser  und in der Bevölkerung. Auch wenn wir Stand heute unser Ziel, die Erhaltung des Krankenhausstandortes Schramberg, nicht erreicht haben, tat diese solidarische Unterstützung den Beschäftigten, aber auch mir gut. Gleichwohl beschleicht mich ein Gefühl der Traurigkeit, nachdem ich in meiner ganzen Amtszeit keinem Thema soviel Aufmerksamkeit, Zeit, aber auch Herzblut gewidmet habe. Mit der gleichen Intensität werde ich mich gemeinsam mit vielen anderen weiterhin um die medizinische Versorgung in Schramberg und Umgebung kümmern. Wir werden aber auch beim Kreis strukturpolitische Forderungen adressieren. Kreispolitik kann nicht weiter als „Einbahnstraße“ akzeptiert werden!“

Der Presseerklärung von Dr. Herbert O. Zinell ist eigentlich nichts mehr hinzuzufügen. Unabhängig davon wie die rechtliche Beurteilung des Vergabebeschlußes ausfällt, – die Erklärung des Schramberger Oberbürgermeister hat schon zeitgeschichtlichen Wert – den diese dokumentiert wie sehr der Vergabebeschluß des Kreistages des Landkreises Rottweil die Stadt Schramberg, ja die gesamte Raumschaft Schramberg in Mark und Bein getroffen hat !

Christophe Neff, Grünstadt le 4.3.2011

Blognotiz 2.3.2011

Der Kreistag des Landkreises Rottweil hat am 28.2.2011 beschlossen die Krankenhäuser des Landkreises Rottweil an den Berliner Klinikbetreiber Helios zu verkaufen.  Das Angebot des Züricher Klinikbetreibers Ameos, der u.a. das Schramberger Krankenhaus weiterbetreiben wollte, kam nicht zu Zuge.  25 Kreisräte stimmten für den Verkauf der Kreiskrankenhäuser an Helios, – 18 Kreisräte stimmten für das Ameos Angebot. Soweit zur Sachlage. Wie ich schon in einem meiner ersten Blogbeiträge „Gedanken zur Lage der deutschen und französischen Sozialdemokratie“ im Juni 2009 schrieb, – ohne Krankenhaus würde Schramberg die Gefahr drohen die Funktion eines Mittelzentrums zu verlieren.  Nun scheint es also soweit zu sein. Ähnliches schrieb ich ja auch in der Blognotiz am 27.2.2011. Wenn nicht noch ein Wunder geschieht, – es werden wohl auch noch Gerichte angerufen werden, – wird man also damit rechnen müssen, dass das Schramberger Krankenhaus bis Ende des Jahres geschlossen werden wird und weit mehr als 300 Beschäftigten, – und dies nicht nur in Schramberg – auch das Rottweiler Krankenhaus wird davon betroffen sein, die Arbeitslosigkeit droht.  Für die Stadt Schramberg, die Raumschaft Schramberg, ja den gesamten Westteil des Landkreises Rottweil ist der Beschluss des Kreistages vom 28.02.2011 zum Krankenhausverkauf ein  regelrechter Tiefschlag. Auch wenn ich es nur aus der Ferne betrachte, – für die Raumschaft Schramberg ist es eine regelrechte Katastrophe – und ich kann die Wut und Enttäuschung, die dort zur Zeit herrscht, sehr gut nachvollziehen.

Christophe Neff, Grünstadt le 2.3.2011

Krankenhausdebatte Kreiskrankenhaus Schramberg: Brief des Oberbürgermeisters Dr. Herbert O. Zinell vom 24.02.2011 an die Kreisräte des Kreistages des Landkreises Rottweil

Als Ergänzung zu meinem letzten Blogbeitrag „Blognotiz 27.2.2011 – Blick von Port Leucate in die Raumschaft Schramberg“ – welcher sich ja ausgiebig mit der Zukunft des Schramberger Kreiskrankenhauses befasst, habe ich (mit Erlaubnis der Stadt Schramberg) den Brief vom 24.02.2011 des Oberbürgermeister Dr. Herbert O. Zinell an die Kreisräte des Kreistages des Landkreises Rottweil hier ins paysagesblog gestellt. Der Brief wurde u.a. auch schon in der NRWZ unter dem Titel „Schrambergs OB Zinell appelliert an Kreisräte: „Stimmen Sie für Ameos-Konzept““ veröffentlicht. Ich denke, dass der Brief des Schramberger Oberbürgermeisters wie gesagt, meinen letzten Blogbeitrag hervorragend ergänzt.

Christophe Neff, Port Leucate 27.2.2011

An die

Mitglieder des Kreistages

des Landkreises Rottweil


Bieterwettbewerb

Sehr geehrte Damen und Herren,

wir haben gestern, wie Ihnen angekündigt wurde, eine Informationsveranstaltung zur Zukunft der Kreiskrankenhäuser im Landkreis Rottweil veranstaltet. Es hat sich gezeigt, dass ein erhebliches Informations- und Diskussionsbedürfnis besteht. Einige Mitglieder des Kreis-tages waren ja zugegen. Ich möchte für Sie nochmals einige Punkte zusammenfassen:

1.

Sowohl Landrat Dr. Wolf-Rüdiger Michel als auch Prof. Dr. Stefan Schick haben klargestellt, dass die Kreisräte bei der Entscheidung am kommenden Montag einen Entscheidungsspielraum haben. Beide haben erklärt, dass die Matrix zwar eine wichtige Entscheidungshilfe sei, dass allerdings aber auch andere Erwägungen einfließen können. Herr Prof. Dr. Stefan Schick hat ausdrücklich darauf verwiesen, dass jeder Kreisrat für sich die Bewertung der Angebote nach der beschlossenen Matrix vornehmen kann und muss. Die von der Verwaltung vorgelegte Bewertung sei nicht verbindlich. Ob Abfindungs-zahlungen von Helios mit Punkten belohnt werden ist also nicht
zwingend. Außerdem kann auch der erwartete Verlust für 2011 und in Folge auch die Bepunktung der Verlustübernahme nach eigenem
Ermessen bewertet werden.

2.

Herr Stefan Eschmann (Helios) hat klargestellt, dass entgegen seiner Auffassung vom Sommer vergangenen Jahres die Kreiskranken-häuser im Kreis Rottweil ein Betrieb seien. Herr Dr. Wolf-Rüdiger
Michel und Herr Prof. Dr. Stefan Schick haben dieselbe Auffassung vertreten. Damit ist klar, dass sich die Sozialauswahl auf beide Standorte beziehen wird. Im Krankenhaus Schramberg sind etwa 350
Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter beschäftigt, im Krankenhaus Rottweil über 600.

Ausgehend davon, dass nach Schließung des Standortes Schramberg etwa im Umfang von 300 Mitarbeitern Personal betriebsbedingt gekündigt werden muss und ausgehend von etwa gleichen Personalstrukturen in beiden Häusern, wird es beim derzeitigen Schramberger Personal zu 100 Kündigungen kommen, beim derzeitigen Rottweiler Personal etwa zu 200 Kündigungen. Die frei werdenden Arbeitsplätze in Rottweil werden dann mit Personal aus Schramberg besetzt.
Ameos hat erklärt, dass man noch nie ein Krankenhaus geschlossen hat und auch noch nie betriebsbedingte Kündigungen vorgenommen hat.

3.

Ameos hat angekündigt, das Rottweiler Krankenhaus ausbauen zu wollen und gegenüber der mächtigen Konkurrenz durch das nahe
liegende Schwarzwald-Baar-Klinikum gut aufstellen zu wollen. Hierzu sind Investitionen und laufende Aufwendungen in beträchtlicher Höhe erforderlich, die sich allerdings nur bei einer guten Auslastung tragen. Deshalb kommt Ameos zur Erkenntnis, dass das Rottweiler Haus ein Krankenhaus in Schramberg braucht, um die Auslastung auch zu
erreichen.

Sowohl Ameos als auch Helios gehen davon aus, dass bei Schließung des Schramberger Krankenhauses maximal 25% der Menschen in der Raumschaft Schramberg als Patienten ins Rottweiler Krankenhaus gehen werden. Helios rechnet einerseits mit Patientenverlusten aus emotionalen Gründen. Andererseits werden für viele Menschen in der Raumschaft die Krankenhäuser in Villingen-Schwenningen, in Wolfach, in Freudenstadt und für mache auch in Oberndorf eine Alternative zu Rottweil sein, die entfernungsmäßig etwa gleich liegen. Schließlich wird der Effekt zunehmen, dass bei der gegebenen Entfernung zwischen Rottweil und der Raumschaft Schramberg bei der Wahl der Klinik dann nicht mehr die Fahrstrecke oder die Fahrzeit ausschlaggebend sein wird.

4.

Während Helios behauptet, das Krankenhaus in Schramberg könne nicht erhalten bleiben, zeigt Ameos auf, dass sie erfolgreich Häuser dieser Struktur betreibt und verweist darauf, dass auch Helios durchaus erfolgreich aus ähnlichen Situationen heraus vergleichbare
Häuser zum Erfolg geführt hat. Allerdings scheint sich zwischenzeitlich die Firmenstrategie von Helios und scheinen sich die Ansprüche deren Gesellschafter verändert zu haben.

Selbstverständlich ist es mein und unser Interesse, in Schramberg eine Klinik zu erhalten. Wir wissen, dass uns dies nur gelingen wird, wenn der Krankenhausstandort Rottweil als gesichert gilt beziehungsweise sich positiv weiterentwickeln wird. Andererseits leuchtet die Argumentation von Ameos ein, dass der Standort Rottweil nur dann gegenüber der Konkurrenz gut weiterentwickelt werden kann,wenn Investitionen und Aufwendungen für Spezialisierungen und Weiterentwicklungen durch eine hohe Patientenbindung ausgelastet werden können.

Das Konzept von Helios sieht vor, dass der Standort Schramberg geschlossen wird. Dadurch werden nach dem Vertragsangebot von Helios betriebsbedingte Kündigungen in einem Umfang von bis zu 360 Mitarbeiterinnen und Mitarbeitern notwendig. Ameos möchte den Standort Schramberg nicht schließen und hat damit auch nicht die Notwendigkeit zu betriebsbedingten Kündigungen. Solche werden bis zum 31.12.2013 ausgeschlossen. Abgesehen davon, dass hinter jeder betriebsbedingten Kündigung ein menschliches Schicksal steckt und dass es vor allem formal geringer qualifizierte Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter und solche, die aus welchen Gründen auch immer weniger mobil sind, schwer haben werden, wieder einen Arbeitsplatz zu finden, würde der Landkreis ein ungutes Signal für Wirtschaft und Arbeitsmarkt geben.

Die Schließung des Standortes Schramberg würde die Raumschaft Schramberg erheblich schwächen. Wir tun uns zunehmend schwer, qualifizierte Fachkräfte in unsere Raumschaft zu bringen. Ein Krankenhaus ist ein wichtiger Standortfaktor. Der Verlust des
Krankenhauses würde die Entwicklung, insbesondere die wirtschaft-liche Entwicklung, nachhaltig negativ beeinflussen.

Ich bitte Sie also, am kommenden Montag dem Angebot von Ameos zuzustimmen,

  • das den Standort Rottweil erhält und weiter entwickelt,
  • das uns betriebsbedingte Kündigungen in Schramberg und in Rottweil erspart,
  • das den Landkreis vor ungedeckelten finanziellen Risiken

bewahrt,

  • das den Krankenhausstandort Schramberg erhält,
  • das beiden Krankenhäusern hohe Investitionen garantiert.

Nutzen Sie bitte die Entscheidungsfreiheit, die Sie haben, um eine Entscheidung zu treffen, die Standorte und Beschäftigung erhält.

Falls Sie weitere Informationen oder auch ein Gespräch mit mir zur anstehenden Entscheidung wünschen, stehe ich selbstverständlich gerne zur Verfügung.

 
 

Mit freundlichen Grüßen

Dr. Herbert O. Zinell

Blognotiz 27.2.2011 – Blick von Port Leucate in die Raumschaft Schramberg

Die winterliche Tramontane fegt über die winterlichen Sanddünen von Port Leucate.Aufgenommen während des Praktikums/Exkursion „brûlage dirigée“ im Feb. 2011, © C.Neff

Über den Sanddünen von Port Leucate tobt die Tramontane. Das Meer leuchtet in einem bunten Farbenspiel welches von Türkisgrün bis Azurblau reicht. In der Raumschaft Schramberg in der ich aufgewachsen bin toben andere Stürme. Morgen, am Montag den 28.2.2011 entscheidet der Kreistag des Landkreises Rottweil über das Schicksal der Kreiskrankenhauses Schramberg.  So wie die Dinge stehen ist wohl wirklich zu befürchten, dass der Kreistag ggf. für eine Lösung stimmen wird, die letztendlich das Aus für den Krankenhausstandort Schramberg bedeutet.

Vor Jahren als ich noch an der Universität Mannheim tätig war führte ich immer wieder zu „Global Change Prozessen“ in Mittelgebirgen Exkursionen in den Schwarzwald durch und verglich dort die Prozesse mit den Prozessen in den periphären Gebirgsräumen Frankreichs. Landflucht und Verbuschungsprozesse führen dort nicht nur zu Waldbränden, – oder zum Einwandern von Luchsen und Wölfen, – sondern auch zum langsamen Sterben der öffentlichen Infrastruktur, – Schulklassen und Schulen werden geschlossen, – irgendwann zieht man die Gendarmerie ab, – und das Dahinsiechen und Sterben der ländlichen Krankenhausinfrastruktur wurde dort meist mit dem Kampf um die „Maternité“ (Geburtshilfestation) eingeleitet. Diese Prozesse in Frankreich und anderen frankophonen Räumen haben immerhin schon dazu geführt, dass dem Problemkreis „ländliche Krankenhausstruktur & ländliche Gesundheitsversorgung“ neuerlich ein ganzes Buch gewidmete wurde (Richoz et al. 2010: Santé et développement territorial, Enjeux et opportunités).

Luchse soll man ja inzwischen im Schwarzwald schon gesichtet haben, von Wölfen ist mir nichts bekannt, – aber das es eines Tages soweit kommen könnte, dass das Schramberger Krankenhaus zur Disposition stehen könnte, diese hätte ich mir während der Exkursionen in die Raumschaft Schramberg während der  Jahre 2000-2005 wohl nicht mal im Traume vorstellen können. Nun ist es also doch soweit gekommen, – und wir können im Schwarzwald Prozesse beobachten wie man dies so nur aus Frankreich kennt. Als aufmerksamer Beobachter der ganzen Krankenhausdiskussion im Landkreis Rottweil frage ich mich jedoch, weshalb man eigentlich letztlich nur die Wahl zwischen zwei Privaten Krankenhausträgern nämlich Helios und Ameos hat. Ist die öffentliche Hand in Deutschland nicht mehr in der Lage ein ländliches Krankenhaus mit zwei Standorten zu betreiben, – oder handelt es sich hier eher um einen Sonderfall der mit den Randbedingungen im Landkreis Rottweil zu tun hat. Sollte sich der Kreistag des Landkreises Rottweil morgen für das Heliosprivatisierungskonzept entscheiden, wird das Schramberger Krankenhaus wohl am 31.12.2011 geschlossen werden.  Eine Schließung des Krankenhausstandortes Schramberg hätte für die Raumschaft Schramberg wahrlich dramatische Konsequenzen, – aus geographischer Sicht würde damit der Beginn des Sterbens des Mittelzentrums Schrambergs eingeläutet werden.  Ich möchte es nochmals betonen, – es erscheint mir nicht nachvollziehbar weshalb es der öffentlichen Hand nicht möglich sein soll eine Krankenhausgesellschaft auf Kreisebene zu betreiben. Die privaten Krankenhausgesellschaften sind bestimmt keine Samariter, diese wollen a priori ersteinmal eine ordentliche Dividende erwirtschaften. Aber die Alternative die beiden Krankenhäuser des Landkreises Rottweils weiterhin in öffentlicher Hand zu betreiben stellt sich wohl zur  Zeit nicht (mehr).

Abschliessend nochmals – eine Schließung des Krankenhausstandortes Schramberg hätte für die Raumschaft Schramberg wahrlich dramatische Konsequenzen, – aus geographischer Sicht würde damit der Beginn des Ende des Mittelzentrums Schrambergs eingeläutet werden.  Weiterhin frage ich mich, wie eigentlich dann in Wintermonaten , – Rettungswesen und Erst/Akutversorgung in der Raumschaft Schramberg von statten gehen soll. Aber vielleicht hat man auch schon wieder längst vergessen, dass es in der Raumschaft Schramberg manchmal lange und schneereiche Winter gibt.

Blick von der Hohenschramberg auf das Schramberger Kreiskrankenhaus am 2.7.2010, © C.Neff

Photos: Alle © C.Neff.

1.) Blick auf die winterlichen Stranddünen von Port Leucate bei starker Tramontan. 27.2.2011 Canon Powershot A 720IS. © C.Neff.

2.) Blick auf das Schramberger Krankenhaus. Minolta 700AF Kodachrome C- 64 . 2.7.2010. © C.Neff.

Buchverweis:

Richoz, S., Bouliane, L.M., Ruegg, J.  (Eds.) (2010) : Santé et développement territorial, Enjeux et opportunités, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, ISBN  978-2-88074-840-1

Christophe Neff, Port Leucate 27.2.2011

P.S. (28.2.2011): Unabhängig vom Ausgang der Abstimmung im Kreistag, – das eingestellte Bild des Schramberger Kreiskrankenhaus hat wahrlich historischen Charakter, da es mit einem meiner letzten C-64 Kodachrome Diafilmen aufgenommen wurde. Mit dem Verschwinden des C- 64 wurde ein Kapitel Filmgeschichte beendet.

Quelques mots sur le reportage „la route australe“ d’Emilio Pacull dans l’émission Thalassa du vendredi 26.11.2010

Même si l’émission est passée sur l’écran il y a maintenant déjà plus d’une semaine je consacre quelques mots  à ce beau reportage de Emilio Pacull sur la Carretera Austral. Par mes obligations professionnelles je suis obligé de voyager beaucoup, et je serais prêt à travailler dans la plupart des pays, sauf dans les pays où je juge que le régime politique est vraiment inadmissible du point de vue de leur « gestion des droits de l’homme » comme par exemple actuellement l’Iran ou la Corée du Nord – et naturellement les pays qui sont simplement trop dangereux comme en ce moment la Somalie etc. Donc voyage professionnel  pour ce que le « Dienstherr » ou le « Drittmittelprojektgeber »  finance. Pour mes voyages privés je n’ai pas beaucoup de destinations de rêve. J’aime l’Allemagne, la France, la Suisse & Mitteleuropa – le monde méditerranéen – le mare nostrum – der altweltliche Mittelmeerraum dans le sens large incluant aussi le Portugal et les iles macaronésiennes mais en dehors de cela je n’ai pas beaucoup de destinations de rêve. Peut être que j‘ aimerais  refaire le voyage que j’ai fait comme étudiant à travers la Cote d‘ Ivoire en hiver-printemps 1990 – mais j‘ aimerais refaire ce voyage à travers ces magnifiques paysages de forêts et de savannes dans un pays démocratique et libre où les vieux démons de l‘ Afrique ne seraient qu‘ un malheureux souvenir lointain. Vu les actuels événements à Abidjan, – l’auto proclamation de Laurent Gbagbo comme président de la République de la Côte d‘ Ivoire – je crains vraiment le pire pour ce pays que j’ai connu étant la perle de Afrique de l’Ouest.

Un des voyage de j’aimerais bien faire en dehors de toute obligation professionnelle – c’est la Carretera austral – la route australe qui traverse la Patagonie chilienne du Nord au Sud. Naturellement je sais que la route australe a été un des projets phare du gouvernement de Pinochet. J’ai grandi dans un environnement de vieille tradition de gauche et dans notre demeure famille du Lärchenweg à Schramberg figurait en bonne place dans le salon un tableau de Uwe Rettkowski  en mémoire de Salvadore Allende. Le 11. Septembre 1973, j’avais juste 9 ans, m’avait terriblement marqué.  Cela m’avait tellement marqué  que 14 ans plus tard pendant mes études de géographie à Mannheim je me suis inscrit dans un séminaire de Ludwig Spielmann sur le putsch de Pinochet et les années Pinochet. Je me suis même mis à apprendre l’espagnol pour pouvoir lire les analyses et textes en version originale, car je voulais comprendre pourquoi le héros de mon enfance fut la victime d’un terrible putsch. Mais les plans de la route australe ne date pas des années Pinochet, – l’idée d’une route reliant le Sud du Chili a été déjà débattue durant les années 1950 à ce que je sache. Mais c’est le gouvernement de Pinochet qui réalisa enfin l’idée. Cela rappelle  un peu les Reichsautobahnen qui furent déjà projetées   et même partiellement construites durant la République de Weimar en Allemagne, mais qui fut un des grands succès de la Propagande du 1000 jährige Reich.

Cette  route australe, la nationale 7 chilienne qui traverse la Patagonie chilienne sur près de 1000 km est au centre du  reportage d‘Emilio Pacull de 37 minutes montré  dans l’émission du 26.11.2010 de Thalassa. Cette route, d‘ après ma géographie imaginaire qui se forge sur lectures et reportage & documentations de films, doit traverse un des plus magnifiques paysages du monde. Forêts, fjords, glaciers et volcans longeant les milles kilomètres de cette route à travers la Patagonie chilienne. Mais si on suit le reportage cette route qui amena progrès et civilisation dans cette partie de la Patagonie devient de plus en plus une menace pour ce formidable paysage (barrages hydroélectriques, prolifération des fermes d‘ élevage en mer, réchauffement climatique, changements globaux). Donc il faudrait plutôt faire vite pour réaliser  mon rêve de traverser  la Patagonie chilienne en empruntant la N.7, la ruta siete. Pas seulement la Patagonie chilienne, – mais en fait toute la Patagonie, – qu’elle soit Chilienne ou Argentine.  Donc pour conclure – ce reportage d’Emilio Pacull fut vraiment un des rares bijoux de la télévision publique. Un reportage qui renforçait mon désir de partir un jour en Patagonie pour découvrir ce paysage mystérieux.

« Une des images les plus impressionnantes  des Andes est la formidable ossature granitique du mont Fitz-Roy, en Argentine, semblable à une baleine qui sillonnerait le ciel, son dos ocre et neigeux émergeant des nuages. Les rayons des nuages dorent ses sommets, mais sur une des pentes les plus basses de la montagne, la nuit est tombée. Sa charge dramatique et son sens, cependant, ne viennent pas de l’écrasante puissance de  ce monde naturel, mais, par comparaison, de la fragilité  et de l’insignifiance  de l’être humain, cet invisible habitant d’un minuscule hameau surgissant, comme à la dérobée, au pied de la cordillère cyclopienne, sous la forme d’une trainée de maisons presque indiscernables, qu’on prendrait pour des flocons de neige tombés de la haut. Ce contraste est d’un grand effet plastique ; mais il souligne aussi quel esprit indomptable, quelle volonté de fer et quel héroïsme silencieux il a fallu aux êtres humains pour prendre racines dans les Andes. Et combien la vie, dans certaines régions andines, malgré les progrès de la modernité, demeure un combat  quotidien. » (Vargas Llosa, Mario (2005) : Dictionnaire amoureux de l’Amérique latine, Chapitre Andes, p. 40)

La route australe – progrès de la modernité – ou menace pour ces magnifiques et fragiles paysages  de la Patagonie ? Je n’ai pas de réponse !

Je ferme les yeux, – et je vois l’ossature de la baleine de Mario Vargas Llosa surgissant des nuages à l’horizon formant un étrange paysage de neige et de roches, comme une montagne magique.

Sources :

Vargas Llosa, Mario (2005) : Dictionnaire amoureux de l‘ Amerique latine. Paris (Plon), ISBN 978-2-259-202258-9.

Christophe Neff, Grünstadt le 5.12.2010

Blog notice Dimanche 28.11.2010: chutes de neige de fin novembre 2010 en Forêt Noire et dans la Raumschaft Schramberg

Pour revenir sur mon dernier billet Blognotice- les premiers flocons de neige 2010  à Grünstadt et dans la Unterhaardt.  Pour le reste du Sud de l’Allemagne les prévisions météorologiques ont été par contre plutôt correctes. Il y a eu beaucoup de neige, surtout en Forêt Noire. A Schramberg , entre Schramberg et Schramberg -Sulgen , – il y a eu tellement de neige que le port de chaînes pour les poids-lourds était devenu obligatoire , d’après les annonces des divers radios trafics. Des chaines neiges fin  novembre , même pour la forêt noire c’est assez exceptionnel. Ces fortes chutes de neige de fin novembre en Forêt Noire me font poser la question aux forces politiques qui veulent à tout  prix fermer l’Hôpital de Schramberg (Kreiskrankenhaus Schramberg). Qui assura la couverture médicale durant les longs hivers de montagne, qui prendra en charge les accidentés de la Raumschaft Schramberg , si comme cela arrive si souvent, la route B 462 entre Sulgen et Dunningen est coupée pour cause de neige verglaçante ?

Cet hôpital fut pendant des décennies une des composantes majeures du paysage de la Talstadt Schramberg. Combien de jours lui reste-t-il ? Combien d’hivers encore ?

Il y a dix-neuf ans, fin novembre 1991 mon propre père  sortit de cet hôpital de campagne avec le diagnostic mortelle d’un cancer généralisé. Les premières neiges étaient déjà tombées ,même dans la Talstadt(vallée) Schramberg. Un hiver assez rude s’annonçait. Le médecin de famille le Dr. Gäckle et un ami de la Famille Werner Klank , lui aussi médecin étaient prêts à assurer les soins pendant les dernières semaines que mon père avaient encore à vivre et cela lui permit de passer ce temps chez lui avec sa famille. Mais Werner le rouge par conviction politique n’avait pas de voiture. Je lui prêtai donc la mienne, une petite Peugeot rouge 205, que j’avais financé avec l’argent gagné durant mes périodes de réserve militaire. Dans le coffre il y avait les chaînes  neige. En lui remettant la voiture Je lui disais, « Werner hier sind die Schneeketten, vielleicht  wirst du die ja brauchen ». En fait ce fut un hiver, rude, assez long, – Werner a été obligé, je crois, de mettre deux ou trois fois les chaînes. Quelques semaines plus tard, en Janvier 1992 nous enterrions notre père au cimetière de Sulgen sous un épais manteau de neige. C’était un vrai hiver de Forêt Noire. Dunkle Tannen (sombre sapins) et belles lumières, beaucoup de chutes de neige, à tel point que les croix en bois des morts  récents au cimetière du Sulgen disparaissaient sous la couverture neigeuse.

Christophe Neff, Grünstadt le 28.11.2010