Blognotice Dimanche 21.11.2010

novembermorgenlicht-uber-den-dachern-von-grunstadt-20112010.1290319537.jpg Après avoir disparu pendant un moment, les images de la plateforme de blog du Monde ont fait réapparition durant la journée du dimanche 14. et du lundi 15.11.2010. Après tout, les techniciens du Monde ont quand même fait un travail considérable, au moins sur le blog paysages, la plupart des photos ont ressurgi durant la journée du lundi 15.11.2010. Plutôt bloggeurs de weekend et des jours fériés je n’aurais jamais eu le temps de réparer tous cela manuellement, – même si j’ai stocké toutes les photos utilisées dans le blog. Il ne reste à ce jour que l’article Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009) où il semble encore y avoir des problèmes. Donc en ce qui concerne le blog paysages, l’épisode « du crash de la plateforme des blogs le Monde », vu avec un peu de recul s’est plutôt bien samstag-20112010-erste-sonnenstahlen-uber-grunstadt.1290319721.jpgpassé ! Pour les blogs « photos » du Monde c’était une vraie catastrophe,  mais je crois que là aussi les problèmes majeurs ont été résolus depuis le dernier week-end.  En dehors de la question des fichiers images disparus et ils semblent maintenant retrouvés dans la plus part des cas, il reste la question du problème d’archivage des mémoires collectives dans le cyberspace, que j’ai posée dans ma dernière  notice de blog « Le jour où les images des blogs le monde ont disparu ». Drôle de Coïncidence, mais juste avant que les images des blogs le Monde ne disparaissent, j’avais commencé la lecture du Livre de Robert Darnton « the case for Books » – où ce problème de l’archivage de la mémoire collective hors de la « Galaxie Gutenberg » est élucidé de manière intéressante. Même chose mais sous un autre angle dans « N’espérez pas vous débarrasser des livres » de Carrière, Jean-Claude & Eco, Umberto, livre que j’ai lu quelques jours avant le crash.

Le stockage des textes et images  dans l’espace digital restent jusque à présent un problème non résolu.  Le « Mur de la honte de l’Atlantique » pour reprendre  le titre du billet du 18.11.2010 de la République de livres, -les Vestiges des « Bunker des Atlantikwalls » ont toutes les  chances de témoigner encore dans les centenaires même millénaires prochains d’une sombre époque qui s’abattait sur l’Europe – mais combien de temps le billet de Pierre Assouline et ses 460 commentaires vont-il survivre dans l’espace digital ?

Comme je parle de mémoire collective dans ce billet, le weekend dernier dans les confins du Wurtemberg entre Forêt Noire, les Gäue et le Neckar  – un dernier vestige de la lutte ouvrière du Wurtemberg disparaissait dans un incendie. Je parle du AWO Heim à Waldmössingen (petit village appartenant à la ville de Schramberg), – haut lieu de la Social-démocratie entre Jura Souabe et Foret Noire où la génération de mes parents planifiait les campagnes électorales de la SPD durant les années 1970 et 1980. C’est ici, et je m’en souviens encore bien, que mes parents et leurs amis du SPD (avec leurs enfants en bagage) cherchaient les tracts, les banderoles, les Aufkleber, la Sonntagszeitung du SPD, pour soutenir Klaus Kirschner, – un des derniers vrais  ouvriers membre du Bundestag et de la SPD. Est-ce qu’il y en ce moment encore un vrai travailleur qui siège pour la SPD au Bundestag à Berlin ? Je ne crois pas ! Au P.S. français – pas sur du tout !

Pour les bacheliers de Schramberg le AWO Heim de Waldmössingen avait une tout autre importance, au moins pour ma génération de bacheliers. C’était un lieu idéal pour faire de fêtes, -car la « Arbeiterwohlfahrt Schramberg » dans sa tradition de « gauche populaire » était une des rares organisations qui prêtaient leur salle et locaux volontairement aux bacheliers et autres groupes de jeunes des environs de Schramberg, de la ainsi dénommée Raumschaft Schramberg. Combien de premiers petits baisers furent échangés à l’AWO Heim à Waldmössingen. La presse locale écrit « AWO-Heim nicht mehr zu retten  » – et dans quelques  temps ce vestige de la lutte ouvrière et de la Social-démocratie du Wurtemberg tombera dans  l’oubli.  En plus, d‘ après les sondages, le SPD du Baden-Württemberg se porte plutôt mal, les verts on détrôné le SPD comme premier parti d’opposition au Baden-Württemberg grâce à leur opposition à Stuttgart 21 .  Mais les sondages, c’est un peu comme les prévisions météorologiques  peut on vraiment y croire ? Si on en croit vraiment les sondages qui circulent en ce moment, les verts on toutes les chances  de pouvoir remporter les élections régionales en mars 2011 et même de freitagnachmittag-19112010-weihnachtsbaum-im-stuttgarter-hbf.1290319959.JPGs’emparer du titre du Ministerpräsident ! Qui sait ? La Rheinpfalz nous annonce de la neige pour les plaines rhénanes, donc si cela s’avérait juste, Mercredi 24 ou Jeudi 25 il tomberait un peu de neige sur Grünstadt et la Unterhaardt. A voir donc ! En ce qui concerne les prévisions métrologiques – notons que l’Allemagne en ce moment est confrontée au fantôme du « Jahrtausendwinter » –  il y aurait des soi-disant  prévisions météorologiques qui prédiraient un hiver super froid et enneigé pour l’Allemagne. novemberlicher-schienenbewuchs-ailanthus-stuttgart-hbf-19112010.1290331953.JPGA voir – personnellement je suis plutôt sceptique et je ne crois guère  telle prévision , mais à en croire Gernot Schütz du Südwestfunk, même si un « Hiver millénaire (Jahrtausendwinter) n’est pas à craindre ,il y aurait une certaine probabilité que l’hiver prochain en Allemagne se révélerait plutôt froid. Donc à voir.

hall-des-pas-perdus-nordausgang-stgt-hbf-19112010.1290320223.jpgComme je parlais  beaucoup de mémoires collectives, d’images disparues, et des prévisions météorologiques j‘ ai garni ce billet avec quelques photos de la gare centrale de Stuttgart pris lors d‘ un deplacement professionel le vendredi 19.11.2010, le fameux Bonatzbau censé a disparaitre avec le projet Stuttgart 21 (des autres photos du Stuttgarter Hbf se trouvent ici et ici ) et quelques petites images de ciel de novembre à Grünstadt.

Photos ©toutes Christophe Neff

1.) Novembermorgenlicht über den Dächern von Grünstadt © C.Neff

2.) Samstag 20.11.2010, erste Sonnenstrahlen über Grünstadt © C.Neff

3.) Freitagnachmittag 19.11.2010 – ein Weihnachtsbaum im Stuttgarter Hauptbahnhof © C.Neff

4.) novemberlicher Schienenbewuchs – Ailanthus – Stuttgart Hbf  19.11.2010 © C.Neff

5.) Hall des Pas Perdu, Nordausgang Stuttgart Hbf, Freitagnachmittag 19.11.2010 © C.Neff

Sources et ouvrages cités :

Carrière, Jean-Claude; Eco, Umberto (2009 ) : N’espérez pas vous débarrasser des livres – entretiens menés par Jean-Philippe de Tonnac. Éditions Grasset & Fasquelle (le livre de Poche). ISBN 978-3-455-50175-9

Darnton, Robert (2009): The Case for Books. Past, Present, and Future. With a New Chapter on Google and the Digital Future. New York, PublicAffairs. ISBN 978-1-58648-902-1.

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag 20. November 2010: Heute mild, morgen kälter. Das Wetter: Ab nächster Woche ist mit Schnee zu rechnen.

Christophe Neff, Grünstadt le 21.11.2010

Vue de Grünstadt – clocher et carillon de Sankt Martin résonnent de nouveau sur l’Unterhaardt

 L’automne arrive – après de longues semaines sans carillon et sans clocher de St. Martin de Grünstadt – nous avons droit de nouveau à  cette petite musique qui baigne les vignes des environs de Grünstadt dans un paysage de sons. De  plus, l’horloge de l’église de St. Martin Grünstadt nous donne enfin l’heure exacte. 

Petite tournée virtuelle dominicale – dans la RDL , nous apprenons par la voix de Passou que la grande majorité des commentaires proviennent des bureaux de lecteurs, donc le week-end le débat reste plutôt calme pour ainsi-dire.   a des obligations professionnelles j’ai passé la semaine en Forêt Noire, loin des mondes virtuels : il y  a même des endroits là- haut où on n’a toujours  pas accès au réseau de téléphone portable. Incroyable mais vrai : dans l’Allemagne de 2010, il y a des localités où l’utilisation de téléphone portable  n’est pas possible.  

Ayant travaillé pendant une semaine sur les changements globaux (un séminaire sur la « global change ecology »& sortie sur le terrain) et sur la dynamique des paysages dans la Raumschaft Schramberg (préparation d’un chantier de brûlage dirigé), même si il reste quelques trouées de communication pour les téléphones cellulaires , je me suis rendu compte à quel degré les changements globaux affectent  la région où j’ai  grandi. La Forêt progresse de plus en plus  et l’état, la ville et  la région  ont de plus en plus de mal à financer les infrastructures publiques. Il y a cinq ans Je n’aurais j’aimais cru que le jour viendrait où la question  de la survie de l’Hôpital de Schramberg se poserait !

Hier la petite ligne de chemins de fer reliant Schramberg au réseau ferroviaire (neutralisation 1989, dépos des voies 1992)- demain l’hôpital ,  quand parlera –t- on de la fermeture du lycée ? Sans Hôpital, sans lycée – la Raumschaft Schramberg, la ville de Schramberg sont programmées  pour  entrer dans une longue phase d’agonie socio-économique. Est-ce que les hommes et femmes politiques locaux et régionaux sauront stopper ce processus ? A voir, en attendant on peut observer la lente progression de la Forêt, comment  elle envahît lentement les paysages.  Pour les amoureux de la Forêt c’est certes une bonne chose, mais les habitants « du coin » préfèrent plutôt un paysage ouvert avec une mosaïque de forêts, de prés et de champs.

 Il y avait aussi un petit événement historique dans ce coin perdu de la Forêt Noire – Zinelli le rouge – Herbert Zinell  fêtait ses  vingt ans de Bourgmestre de Schramberg. Un maire de gauche – dans un fief traditionnellement  de droite, et cela depuis vingt ans , c’est vraiment remarquable .En ce moment,  Herbert Zinell a entamé un dur combat pour essayer de  sauver ce qui reste de l’Hôpital de Schramberg. Combat qui réunit tous les hommes et femmes politiques locales, quelle que soit leur appartenance politique, car ils savent tous qu’une fois l’Hôpital perdu, le déclin socio-économique de Schramberg, la perte du rôle de statut de Mittelzentrum sera inévitable. 

Zinelli le rouge aura besoin de beaucoup de courage et de sagesse pour gagner ce combat vital pour la Raumschaft Schramberg. Comme on parle de figure politique de la gauche,  dans le dernier billet « Retour de vacances » du blog Au jour le jour nous apprenons le décès d’un figure emblématique « marieausoleil, une femme de tête, fille de la mer et de la tramontane » de la gauche audoise, Marie-Claude Gleizes.  Je ne pourrais pas décrire son action politique en détail, mais dans les domaines où je me sens compétent je pense qui il faut rappeler qu’ elle a bien su mettre à l’ordre du jour  politique un des plus grands risques naturels  et environnementaux qui pourraient fortement mettre en danger  le territoire  de la commune de Leucate, submersion marine, rentrées  de mer, raz  de marée  etc. sont certainement les forces dynamiques  naturelles qui pourraient dans un proche futur  fortement perturber la vie des Leucatois (J’ en parlais ici et ici ).

Finissons avec le décès d’une autre personnalité – Bärbel Bohley vient de décéder – sans Bärbel Bohley, il n’y aurait pas eu de Neues Forum et en conséquences, pas de réunification allemande.

Photo: Les horloges des clochers de St. Martin et St. Peter de Grünstadt parfaitement synchronisées © C.Neff 11.9.2010 19.41.

Christophe Neff, Grünstadt le 12.9.2010

Vue de Grünstadt – mardi 24.8.2010 –

Apres avoir consacré mon dernier jour de vacances – le mercredi 18.8. à l‘ écriture d‘ une ébauche sur Éric Fottorino pour la Wikipedia.de et une petite ébauche sur la Eistalbahn pour la wikipedia.fr. ,j’ai repris mon travail au KIT le 19.8.2010.  Le 17.8, un ICE avait heurté un camion de poubelles sur la Pfälzische Ludwigsbahn – et bloqué tout le trafic ferroviaire pendant trois jours dans le Pfälzerwald – avec comme conséquence que les ICE et TGV Frankfurt – Paris et vice versa ont du être déviés via Strasbourg.  La Eistalbahn qui autrefois reliait Grünstadt à Kaiserslautern  aurait bien pu servir comme parcours de déviation beaucoup plus commode – mais malheureusement la section Eiswoog – Enkenbach est neutralisée depuis le 31.12.1988.

Parfois j’essaie un peu de rétrécir le fossé culturel qui sépare l’Allemagne et la France en écrivant des petites ébauches wikipedia, en espérant que quelqu‘ un améliore ces petits débuts d’article. On pourrait naturellement se demander pourquoi un  personnage comme Éric Fottorino , Directeur de la publication du Journal le Monde  n’avait jusqu’au 18.8.2010 pas son article dans la wikipedia allemande ni anglaise. Parfois les choses se bousculent : donc le 18.8 j’avais créé l’article en allemand  sur Fottorino et le 20.8 l’utilisateur accotink2 a créé l’article anglais . Pour moi , le moment qui a déclanché ma décision d’écrire l’ébauche sur Fottorino fut d’une part la présentation du nouveau livre de Fottorino «Questions à mon père »  dans la république des livres et l’édito de Fottorino «L’amour de soi et la haine des autres » dans le Monde du 17.08.2010. Dans ce contexte – pour les lecteurs germanophones – l’excellent analyse de Gero von Randow «Der Hass der Vergessenen «  dans la dernière « Zeit ». Gerow von Randow, Heiko Engelkes, Evi Seibert, Carlo Schmid, Robert Ditter, Konstantin Hank et beaucoup d’autres  – oui même ma propre mère – mériteraient un article dans la wikipedia.fr dans le contexte franco-allemand –  a voir qui crèera les premières ébauches ou articles.

uber-den-dachern-grunstadts-temps-dorage-et-arc-en-ciel-1882010.1282655655.jpgCe dernier jour de vacances – il pleuvait encore une fois de plus – car cet été jusque maintenant nous avons eu beaucoup de pluie & d’orages dans le palatinat. Et décidément le carillon et l’horloge de St. Martin de Grünstadt sont encore en panne, même si ,comme on pouvait lire dans la Unterhaardter Rundschau , les travaux de réparation du carillon on bien repris.

Pendant les derniers jours de vacances  il y avait une journaliste de radio qui m’a téléphoné pour me demander mon avis sur la situation des incendies de forêt en Russie. Je ne me sentais pas trop compétent pour dire quelque chose de valable sur la situation en Russie et j’ai conseillé à la journaliste de faire une interview avec Johann Georg Goldammer qui est considèré comme un des rares spécialistes occidentaux de feux de forêts en Russie.  On devrait écrire un livre sur l‘ écologie politique des incendies des forêts de l‘ été 2010 en Russie à l‘ instar de « Isle of Fire  – the political ecology of landscape Burning in Madagscar »  de Christian A. Kull , on pourrait nommer un tel ouvrage « Russia in flammes – the political ecology of the firesummer 2010 in Russia » – à voir si un telle livre sera réellement écrit.  Je me demande pourquoi la journaliste ne m’a demandé mon avis sur la situation des incendies au Portugal ? Le Nord du Portugal est une fois de plus en flammes – mais les medias allemands ne sont pas particulièrement intéressé par la situation de feux de forêts au Portugal.

J’ai donc repris le travail le jeudi 19.8 – et le vendredi 20.8.2010 j’ai visité la maison de l‘ histoire à Stuttgart – Haus der Geschichte Baden Württemberg – une fois pour voir l’exposition « „Ihr und Wir. Integration der Heimatvertriebenen in Baden-Württemberg“ – et d‘ autre part pour évaluer  les possibilités d‘ intégrer la partie paysages – la partie forêt noire – de l’exposition permanente dans mes cours. A part quelques arbres – la partie paysages, paysages culturels (Kulturlandschaft) – ne m’a pas trop  impressionné. Par contre la partie dédiée à l‘ histoire économique du Bade-Würrtemberg est très réussie. Dommage qu’il n’y a pas d’explications en français (si je me souviens bien). Dommage que la présentation du musée sur le web existe seulement en allemand, – sans page web en français ni même en anglais !

Mais il faut dire que j’ai  une vraie « découverte » dans l’exposition permanente ! Il y a une partie qui est entièrement dédie à la vie privée. Cette partie est principalement constituée de photos de famille, photos de mariage, photos d’enfants du Baden – Württemberg (et de ses prédécesseurs politique – car le Baden Württemberg n’existe que depuis 1952). Et quelle surprise – je dirais que 30 – 40% de photos proviennent de Schramberg et ses environs. Grace au « Photo-Archiv-Kasenbacher » on a l’impression que Schramberg fut et est le centre du Baden – Wurtemberg. Schramberg – « das gefühlte Zentrum der Welt » , c’est assez impressionnant.

ice-513-am-2082010-in-stuttgart-hbf.1282656600.jpgPour finir – comme si souvent pendant mes déplacements professionnels – j’ai fait des photos de voyage, de trains, de gare, de paysages : la gare de Stuttgart – le fameux Bonatzbau – va surement changer d’une manière ou d’une autre dans cette décennie.  Donc dans un certain sens ces  photos auront déjà une certaine valeur historique.stuttgart-hbf-nordausgang-innenseite-2082010-10-uhr-12.1282656107.jpg

Stuttgart Hbf – Nordausgang – Innenseite 24.8.2012 10:12 – Stuttgart Gare centrale – sortie nord – vue d‘ interieur  © C.Neff

Photos – tous © C.Neff :

1.) Sur les toits de Grünstadt – orage et arc-en-ciel le 18.8.2010 vers 20:00 © C.Neff

2.) Arrivée du ICE 513 à Stuttgart Hbf en provenance de Mannheim le 20.8.2010  © C.Neff

3.)  Stuttgart Hbf – Nordausgang – Innenseite 24.8.2012 10:12 – Stuttgart Gare centrale – sortie nord – vue d‘ interieur  © C.Neff

Ouvrages et sources cités :

Kull, C. A. (2004) : Isle of Fire. The political Ecology of Landscape Burning in Madagascar. Chicago (The University of Chicago Press), ISBN 0-226-46141-6

Christophe Neff, Grünstadt le 24.8.2010

La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi

En Forêt Noire la forêt progresse – et en conséquence les risques d’incendies aussi. Le vendredi 2.7.2010 j’étais avec deux de mes collègues (Janet Maringer & Julia Baum ) invité par la commandante des sapeurs pompiers de Schramberg Annette Melvin (Abteilungskommandantin Talstadt Schramberg) à faire une premiers analyse de risques. En plus je préparais aussi une sortie de géobotanique en Forêt Noire pour les étudiants en bachelor de géo-écologie du KIT. Et naturellement analyser les changements de paysages, la dynamique des paysages de la ville ou j’ai grandit.

Notons d‘ abord qu’Annette Melvin est une des rares femmes chefs de corps de pompiers en Allemagne. Sachant que depuis des années déjà j’avertissais les pouvoirs publics des risques grandissant de feu de forêts en Forêt noire, Annette Melvin m’avait contacté) pour faire une sortie de terrain commune pour faire une premier évaluation des risques d‘ incendies dans le forêts entourant la ville de Schramberg ;comme nous avons grandi à Schramberg, nous fréquentions le même lycée, nous nous connaissons depuis longtemps. De plus ; Annette Melvin est aussi la petit fille de Moritz Mayer le fondateur de la SMF, dont je parlais, dans La Schramberger Majolika Fabrik – la Céramique de Schramberg sur wikipedia.fr. Elle nous présenta quelques terrains potentiels pour des chantiers de brûlage dirigé.qui aurait comme but d‘ une part de seconder la ville de Schramberg dans son effort de limiter l’embroussaillage et la reprise sauvage de la forêt, d‘ autre part d’utiliser un tel chantier de brûlage dirigé pour entrainer les pompiers de Schramberg à la lutte anti-incendie de forêt – donc un exercice de combat anti-incendie sous conditions quasi réelles.

En faite Annette Melvin craint de plus en plus les risques grandissant de feux de forêts qui pourraient être une conséquence de la progression galopante de la forêt en Foret Noire, risque de voir des feux éclater qui pourrait aussi en plus être accentué dans le futur proche par les conséquences des changements climatiques. Mais même sans changements climatique les risques de voir des feux de forêts éclater avec la progression de la forêt est considérable, car la forêt noire est une ancienne terre de feux de forêts, même si la mémoire collective a depuis longtemps oublié ce fait historique. Un des éléments de paysages les plus marquants de la moyenne forêt noire (mittlerer Schwarzwald) étaient les Besenginsterweidfelder (Neff et al. 2004 ) – les landes à genêts de balais (Cytisus scoparius) qui formaient un mosaïque avec les Sapinières riches en Houx (Ilex aquifolium) – un paysage qui fut autre fois entretenu par les feux pastoraux – élément de paysage aujourd’hui malheureusement en voie de disparition grâce à l‘ embroussaillement. C’est le vif jaune de landes de genêts qui a tant influencé les couleurs dans l’œuvre de Wilhelm Kimmich qu’on parle aussi de Kimmichginster . Les paysages changent, la forêt progresse et les Kimmichginster disparaissent de plus en plus de la Raumschaft Schramberg, du Fohrenbühl (une petite géographie gastronomique du Fohrenbühl se trouve ici) et du reste du mittlerer Schwarzwald. (Quelques mots sur ce paysages de forêts et de landes ouvertes se trouvent aussi dans la notice – les cartes postales du Bäslecarl )

J’étais vraiment surpris de découvrir à quel point la forêt domine la ville où j’ai grandi ! Les habitations, les maisons sont réellement encerclées par la végétation et on pourrait même parler de phénomène de californisation dans la Talstadt de Schramberg. Sauf qu’en ce qui concerne le terme californisation dans le sens de l’écologie du feu, c’est plutôt l’habitat qui progresse et s’entrecroise avec les paysages abandonnés où garrigue, maquis et forêts reprennent leurs droits, ce qui provoque en cas de feux de forêts des situations difficilement gérables par les pompiers. Situation bien connue aussi dans les milieux méditerranéens européens, nord-africains, australiens et nord-américains (Californie). En langage scientifique anglo-américain le phénomène est désigné comme « forest – urban interface » car la californisation dans la géographie agraire américaine est utilisée pour désigner les processus d’intensification de l’agriculture méditerranéenne. A ma connaissance le terme de californisation fut pour la première fois utilisée dans l’agro géographie anglo-américaine par David B. Grigg pour désigner l’intensification de l’agriculture dans le Bas – Languedoc (dans le Livre the agricultural systems of the world – an evolutionary approach p. 129) en 1974. A Schramberg ce n’est pas l’habitat qui progresse, dans la Talstadt de Schramberg l’habitat a plutôt tendance à se rétracter. Ici c’est principalement la Foret qui progresse. Annette Melvin a bien raison de craindre le risque grandissant de feux de forêts à Schramberg. Naturellement ce phénomène de progression de la forêt et de l’augmentation des risques de feux de forêts en période de forte chaleur et de sécheresse accentuée ne se limite pas à la ville de Schramberg, – mais touche une grande partie de la Forêt noire. Notons que si Météo France ne se trompe pas trop ( voir l‘ article « L’Europe de l’Ouest se prépare à un été très chaud » paru dans le Monde du mardi 6 juillet et mon billet « L’Europe de l’Ouest se prépare à un été très chaud – et devrait se préparer en conséquence à un été avec un très fort risque d’incendies de forêts » qui se réfère a cet article du Monde) cet été pourrait devenir un été particulièrement propice aux incendies de forêts, que ce soit sur la péninsule ibérique, en France ou en Allemagne.

Verwaldung und Verbuschung in Schramberg 2.7.2010

Les risques de feux de forêts, (la mémoire collective a totalement oublié qu’historiquement la Forêt noire a aussi eu son lot d’incendie) ne sont certainement pas une des préoccupations principales des habitants de Schramberg. Pour eux , la progression de la forêt prend surtout la lumière en hiver et plonge la ville encaissée dans le vallon étroit de la Schiltach dans une ombre obscure que les habitants ne semblent pas trop apprécier. Le manque de lumière dû à la progression de la forêt est perçu comme une des principales nuisances environnementales à Schramberg.

Blick vom Tössberg auf die Geißhalde 2.7.2010

La commune de Schramberg (Stadtverwaltung) est bien obligée de réagir et on emploie donc des troupeaux de brebis ou de chèvres pour endiguer l’invasion de la Talstadt Schramberg par la forêt sauvage. Le jour où on reverra des chèvres brouter sur les falaises de la Geißhalde (allemand souabe = collines des chèvres) après plus d’un siècle d’absence semble être proche. Dans des autres secteurs pour créer des couloirs respiratoires (Frischluftschneisen), on procède même à des coupes blanches en pleines forêts. Et on pense à entretenir ces coupes par le pâturage (chèvres & brebis) et par endroit même par l’utilisation de chantiers de feu dirigée. Il faut dire que la nature du terrain ,les fortes pentes du Schramberger Talkessel font que l’entretien par moyens mécaniques de ces coupes est financièrement quasiment impossible ,très difficile , rappelle beaucoup les situations de haute-montagne.

Freischlagfläche Steighäusle Juli 2010

En 1984 j’ai passé mon bac au lycée de Schramberg ,1984 fut l’année du Waldsterben – l’année où le Spiegel annonçait la disparition de la Sapinière de la Forêt Noire. On nous annonçait un paysage désertique – sans arbre – Wolf Hockenjos publia son livre énigmatique « Tännlefriedhof – Bilder einer Verwandlung » (cimetière des sapins – images d’une métamorphose) .Qui aurait cru en 1984 que presque 25 ans plus tard la progression « sauvage » de la forêt pourrait être perçue comme un problème environnemental majeur dans certaines parties de la Forêt Noire. Comme bachelier nous pensions que les sapins pourraient disparaitre des horizons des montagnes. Quels changements ! Notons en fin de billet que le même Wolf Hockenjoos en 2008 publia un magnifique livre sur l’arbre mythique de la Forêt Noire, – le Sapin blanc (Abies alba) (Tannenbäume – eine Zukunft für Abies alba) – un livre qui ne parle pas seulement du Sapin en Forêt Noire – mais qui nous décrit aussi le sapin blanc dans son aire naturelle européenne.

Qui à Schramberg en 1984 aurait cru que 25 ans plus tard la progression de la forêt pourrait être perçue comme un problème environnemental ?

Verwaldung am Sonnenberg - Stadtpark in der Talstadt Schramberg Juli 2010

Photo: Progression de la forêt dans la Talstadt Schramberg © C.Neff 2.7.2010

Même de nos temps, la dynamique des paysages peut encore nous surprendre !

Cela me rappelle les mots d’Éric Lambin dans l’introduction de son livre « la terre sur un fil » où il écrit : « Ainsi fonctionne la planète Terre: en constante évolution, toujours éloignée de l’équilibre et s’adaptant par des mécanismes subtiles à la configuration du moment pour assurer sa viabilité. Les grands cycles climatiques, l’évolution biologique et les changements naturels des paysages font partie de ce mouvement de balancier qui maintient la Terre sur son fil. (Lambin, 2004, 13) »

Photos : toutes © C. Neff 2.7.2010

La Villa Fink envahit par la forêt, Vue sur la Geißhalde depuis le Tössberg, Progression de la foret à Schramberg – Sulgen et coupe blanche du Steighäusle comme couloir respiratoire, Vue sur le Stadtpark et le Sonnenberg (sous titre dans le texte = Progression de la forêt dans la Talstadt Schramberg)

Sources et littérature citée:

Grigg, D.B. (1974): The Agricultural systems of the world. An Evolutionary Approach. Cambridge (Cambridge University Press), ISBN 0-521-20269-8 (1976 Reprint)

Hockenjos, W (1984): Tännlefriedhof. Bilder einer Verwandlung. Hinterzarten (Gerhard schillinger verlag), ISBN 3-924838-02

Hockenjos, W (2008): Tannenbäume – eine Zukunft für Abies alba. (DRW-Verlag Weinbrenner), ISBN 978-3-87181-723-6

Lambin, E. (2004): La Terre sur un fil. (Le Pommier). Paris, ISBN 2-7465-0198-8

Neff, C. Bassing, S., Scheid, A., Jentsch, C., Franger, S. (2004): Emploi du brûlage dirigé pour la protection de l’environnement et l’entretien du paysage – observations sur quelques exemples français (Pyrénées Orientales & Gard) et allemands (Raumschaft Schramberg Forêt Noire /Allemagne). In:., Scheid, A., Neff, C., Jentsch, C (Eds): Flächenextensivierung im Mittleren Schwarzwald. Ergebnisse und Diskussion der in der Raumschaft Schramberg durchgeführten geographischen und landschafts – feuerökologischen Untersuchungen. Materialien zur Geographie, B. 34, Mannheim, 89 – 107. (ISBN 3-923750-92-7), (DOI: 10.5445/IR/1000014804).

Christophe Neff, Grünstadt le 14.7.2010

Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

An der Unterhaardt und im Leiningerland waren die Schäden die der Orkan Xynthia am letzten Wochenende hinterließ doch relativ bescheiden. Natürlich sind, wie man heute in der Rheinpfalz lesen kann in den Wäldern zwischen Grünstadt, Altleiningen und Eisenberg ein paar Bäume umgefallen.  Aber ansonsten hält sich der Schaden den der Orkan Xynthia hier im Umkreis von Grünstadt verursachte doch ziemlich in Grenzen.  Was die umgefallenen Bäume betrifft wundere ich mich immer wie sehr Forstleute und Presse das „Umknicken“ bzw. den „Sturmwurf“  von an für sich gesunden und standortgerechten Bäumen bei Stürmen beklagen – und vor allem nicht nachvollziehen können. Eigentlich sollte doch bekannt sein, dass bei schweren Stürmen in nemoralen Wäldern immer ein paar Bäume, ja selbst hunderte von Bäumen sturmbedingt umfallen können. Aus dieser Tatsache hat sich der Forest Gap Theory entwickelt, die im französischen auch als „theorie des trouées ( sensu Schnitzler – Lenoble 2002)bzw. dynamique des trouées“  bekannt, im deutschen würde man wohl am die Forest Gap Theory wohl am ehesten mit „Wald- Lücken-Theorie“ bezeichnen.  Es scheint wohl so zu sein als hätte in Deutschland Begriff wie „Wave-regeneration oder Forest Gap Theory“ es bisher kaum geschafft aus dem akademischen Elfenbeinturm heraus eine größere Öffentlichkeit zu erreichen. Das mag vielleicht zum einem am  emotionalen aufgeladenen „Waldbild“  im deutschen Sprachraum liegen, – und vielleicht auch soweit es neuere Ergebnisse aus der Waldökosystemforschung betrifft – an der Anglifizierung des wissenschaftlichen Publikationsbetrieb, – welcher Förster, welcher Journalist hierzulande liest schon in Englisch verfasste Paper zur theoretischen Waldökologie (siehe hierzu auch meine Bemerkungen in III. Un blog sur les paysages: an English introduction  ).  Für Waldbesitzer und Forstbetrieb mögen die Folgen von Xynthia im Einzelfall tragisch & und vielleicht sogar Existenz bedrohend sein, der Wald als Ökosystem erholt sich jedoch relativ problemlos von den Sturmfolgen, sowie sich Wälder in der Regel auch von Waldbränden erholen. Soweit ich es von hier aus Überblicken kann, sind wir was durch Xynthia verursachten Sturmschäden in Deutschland betrifft doch noch relativ glimpflich davon gekommen.

In Frankreich sah es da schon ganz anders, wobei interessant ist das der Orkan Xynthia in der französischen Wikipedia als „Tempête Xynthia“ als Sturm Xynthia bezeichnet wird – obwohl der Sturm mit 53 Toten und 7 Schwerverletzten doch wesentlich folgenreicher als in Deutschland war. Am härtesten traf es die Gemeinden La Faute-sur-Mer und  L’Aiguillon an der französischen Atlantikküste im Departement Vendée.  In diesen beiden Gemeinden hat es allein fast 30 Tote gegeben. Dort hat der aufgewühlte Atlantik einen Deich durchbrochen und die dahinter liegenden Siedlungen geflutet – das Meer hat sich genommen – was ihm einstmals gehörte. Die meisten Opfer, oftmals Rentner sind vom Meereseinbruch im Schlafe überrascht worden und in ihren Häusern ertrunken. Der durch Xynthia verursachte Meereseinbruch des Atlantik an der Küste der Vendée hat eine erneute Diskussion über den Umgang mit Naturrisiken wie Überschwemmungen aber auch den Umgang mit der Natur an Meeresküsten in Frankreich ausgelöst. Ich schreibe „erneute Diskussion“ – denn eigentlich löst jede Überschwemmung mit Todesopfern wie z.B.  in Nîmes am 3.10.1988 , in Vaison la Romaine am 22.9.1992, in Sommières am 8 und 9.9.2002 solche Diskussionen aus, sowie auch jeder größere Waldbrand ähnliche Diskussionen auslöst  – ohne dass sich wirklich gravierendes im Umgang mit der „Natur“ bzw. „Natur & Umweltrisiken “ in Frankreich ändert – oftmals werden die Dinge nach ein paar Jahren wieder vergessen.  Ähnliches könnte man bestimmt auch für die Situation Deutschland schreiben.

Die oben genannten Überschwemmungskatastrophen, die alle erhebliche Menschenleben kosteteten, sind inzwischen so vergessen, dass man diese nicht einmal in der französischen Wikipedia wiederfindet bzw. diesen Ereignissen ein eigner Artikel gewidmet wäre.

Den verheerenden Waldbrand mit über 80 Todesopfern welcher im Sommer 1949 in der Forêt des Landes wütete – übrigens der verheerenste europäische Waldbrand der jüngeren Zeitgeschichte ist in Frankreich fast vergessen – was übrigens dazu führt, dass die beiden Artikel die sich im Blog Paysages damit befassen 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes und Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes sowie The Fatal Forest Fire – remembering the „1949 Mega fire“ in the „Forêt des Landes“ (South West France) –  sehr gut besucht werden – da es eigentlich außer dem Buch „L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949„ von Joan Deville  kaum noch abrufbare Erinnerungen an dieses Waldbrandereignis mehr gibt. Die Zeit vergeht und die Erinnerung an die Katastrophe verblasst.

Was die Folgen von Xynthia betrifft, inbesondere die Ereignisse von la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon, so wird in der französischen Öffentlichkeit vor allem die galoppierende „Urbanisation“ der französischen Küste als Hauptverantwortlicher für die Katastrophe thematisiert, der Klimawandel wird letztlich kaum thematisiert, – was ich persönlich auch für richtig halte – da solche Sturmbedingten Hochwasser an der Atlantikküste und an der Nordseeküste an für sich nicht so ungewöhnlich sind – nur treten diese so selten auf, dass das kollektive Gedächtnis diese Ereignisse relativ schnell wieder vergisst – wer erinnert sich denn noch an die Watersnood die im Februar 1953 über 1800 Menschenleben  in den Niederlande forderte. In diesem Zusammenhang sei auch noch auf das Interview von Guy Brasseur in der heutigen Zeit „Im Treibhaus“ verwiesen, in welchem Brasseur dezidiert auf die Fragwürdigkeit des Zusammenhanges zwischen Extremwetterereignissen  und globaler Klimaentwicklung hinweist.

Die immer mehr fortschreitende „Urbanisierung“ der französischen Meeresküsten wird in francophonen Geographie auch als Littoralisation bezeichnet und wird inzwischen auch  für die Beschreibung von Urbanisations – und Suburbanisationsprozessen in  andere Küstenräumen verwendet.  Diese Begrifflichkeit wird jetzt auch schon  in der anglophonen Geographie verwendet. Ich habe im Zusammenhang mit Littoralisationsprozessen  im National Geographic (  Bourne & Turner, 2006) einmal einen schönen Satz gelesen „loving our coasts to death“ – der im Grunde genommen die Dramatik des Littoralisationsprozesse treffend beschreibt.  Die Ökosystemaren Konsequenzen der den gesamten Planeten umfassenden Littoralisation zu managen wird einer der großen Herausforderung des „Global Changes“ werden – denn die Littoralisation ist ein wahrhaft globaler Prozess der viele Küstenabschnitte der Welt nachhaltigst formt, – teilweise regelrechte neuartige Landschaftsbilder schafft.

Um nochmals auf la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon zurück zu kehren, – die franco-französischen Presse verwendet den Term im Gegensatz zu francophonen Geographie aber nur zur Beschreibung von Urbanisierungsprozessen am Mittelmeer, weshalb man den Begriff im Zusammenhang mit dem Meereseinbruch an der Küste der Vendée kaum in den Medien findet.  Auf eine andere Begrifflichkeit die hier in Deutschland noch kaum bekannt ist,  sei in diesem Zusammenhang auch verwiesen – die Californisation – ein aus der frankophonen Geographie stammender Begriff der das Eindringen von Wohnbesiedlung in Wald und Buschland beschreibt – was bei Waldbränden zu katastrophalen Folgen führen kann, denn im Grunde wird im zersiedelten Grün, das Eindämmen der Flammen zu einer fast unbeherrscharen Herausforderung für die Feuerwehren. Die Überlagerung von Californisationsprozessen und Littorlisationsprozessen in den mediterran Subtropen birgt wahrlich vielfältige Umweltrisiken, die auch schon ohne menschgemachten Klimawandel, wenn es denn mal brennt oder ein Deich bricht, nur schwerlich beherrschbar sind.

Abschliessend möchte ich mich noch Leucate und Port Leucate zuwenden, zwei Ortschaften an der französischen Mittelmeerküste  welche ich nun fast 40 Jahre kenne.  Der Küstenabschnitt zwischen der Halbinsel Leucate, dort wo sich der alte Siedlungkern des Dorfes Leucate befindet und Le Barcarès gilt als einer dynamischsten Küsten des Mittelmeerraumes, weshalb dieser Küstenabschnitt zu Beschreibung von mediterraner Küsten & Lagunendynamik im von Hofrichter herausgegeben Mittelmeerreader (Wilke 2001)  ausgewählt wurde. Auf dem Lido, d.h. dem Tombolo der das Etang de Leucate zwischen Leucate Plage und le Barcarès vom offenenen Meer abtrennt wurden in den 60 Jahren die nouvelles station touristiques Port Leucate und Port Barcarès errichtet.  Vorher war dieser Sand & Dünentombolo unbewohnt – u.a. deshalb weil es immer wieder im Winter zu sturmbedingten Meereseinbrüchen kam. Soweit ich mich an die Literaturrecherchen für diverse wissenschaftliche Publikationen ( u.a.  Neff 2003 sowie Neff & Scheid 2005) richtig erinnere, gab es den letzten größeren Meereseinbruch in der Zwischenkriegszeit zwischen erstem und zweitem Weltkrieg.

Wenn das Meer bei starkem Marin richtig tobt, dann kann man die Brandung eigentlich in ganz Port Leucate deutlich vernehmen. Das hört sich wie das Heulen und Stöhnen der Schwarzwaldtannen bei schwerem Orkan an,  so wie es Vinzenz Erath in größer als des Menschen Herz beschrieb. Im Ferienhauschen meiner Großmutter in der Feriensiedlung la Griffouliere in Port Leucate,  Ferienhäuschen in dem ich als Kind und Jugendlicher unzählige Ferien verbrachte, lauschte  ich oftmals bei geöffneten Fenster, der  Meeresbrandung bei Marin, die obwohl sich das Haus fast zwei Kilometer vom Strand entfernt befand (und immer noch befindet)bei Marinwind noch deutlich zu hören war.  Ich habe mir als ich noch Kind war oftmals überlegt, wie es denn wäre, wenn eines Nachts das Meer kommen würde. Was ich damals nicht wusste, – bevor Port Leucate auf dem Tombolo gebaut wurde und dieser noch la Corrège und Mas de l‘ile hieß, kam das Meer hin und wieder  und setzte alles unter Wasser – so wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon. Nur war das Lido damals zwischen der Halbinsel Leucate und der Aglymündung unbewohnt.  Ich denke, dass das Wasser, das Meer wieder kommen wird, eines Tages völlig unerwartet, weil man einfach vergessen hat, dass es einmal da war.  Vielleicht täusche ich mich auch, und das Meer wird nie sich nie mehr über den Lido ergiessen, aber angesichts der jüngeren Landgeschichte dieses Küstenabschnittes erscheint es jedenfalls nicht unwahrscheinlich, daß es bei entsprechenden Unwetterereignissen wieder zu Meereseinbrüchen kommen könnte.

Es gibt auch keinen Deich in Port Leucate, jedenfalls ist mir bisher keiner sichtbar aufgefallen. Ich bin jedoch sicher, dass soweit man einen Deich zum Hochwasserschutz bauen wollte, dass viele der unmittelbaren Strandanlieger in Port Leucate alles in Bewegung setzten würden um solch einen Deich zu verhindern, denn solch ein Deich würde natürlich den freien Blick aufs Meer beeinträchtigen.  Hingegen wurde vor kurzem zwischen dem Grau de Leucate und Leucate Plage ein Hochwasserdeich errichtet.

Es gibt noch ein ganz anderes Element was Port Leucate und  la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon verbindet. Die meisten Opfer in den Küstenstädtchen am Atlantik waren Rentner die einen schönen Lebensabend am Atlantik verbringen wollten. Meistens aus oberen Unterschicht und unteren und mittleren Mittelschicht (couches populaires ) , denen ein Häuschen am Mittelmeer zu teuer war. Viel hatten ihre ganzen Ersparnisse in ihr kleines Häuschen gesteckt. 27 von Ihnen haben die Nacht von 27 auf den 28 Februar 2010 nicht überlebt, – denn sie waren zu schwach und zu gebrechlich – um sich rechtzeitig vor dem einbrechenden Wasser in den rettenden zweiten Stock zu begeben, um das rettende Hausdach erklimmen zu können.  In Port Leucate gibt es auch ein immer mehr wachsende Seniorenpopulation, – es gibt sogar eine kleine Anzahl von deutschsprachigen Rentnern wie ich im letzten Oktober als ich eine Messe in der neuen St. Jacques Kirche besuchte, feststellen konnte. An dem Tag, an dem das Meer kommen wird, und soweit es bis dahin keinen effektiven Hochwasserschutz gibt, wird es in Port Leucate die gleichen Bilder  geben wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon in der Vendée.

Dieser kleine Blogbeitrag soll nicht anklagen, – sondern nur anregen über unser Verhältnis zu „Naturrisken“ nachzudenken.  Im Allgemeinen haben wir die Tendenz diese Risiken mit der Zeit einfach zu vergessen. Aber dadurch, dass diese Risiken aus unserem kollektiven Gedächtnis verschwinden, werden die Risiken natürlich nicht kleiner. Ich will diesen Blogbeitrag mit einem kleinen Beispiel aus der Raumschaft Schramberg beenden. Im Mai 1959 wurden große Teile der Stadt Schramberg durch ein verheerendes Hochwasser vernichtet. Es war nicht das erste Hochwasser in Schramberg, und es war auch nicht das letzte Hochwasser – es war nur ein Ereignis in einer langen Zeitreihe – und man kann davon ausgehen, dass irgendwann der Tag kommt, an dem wieder ein solches Hochwasser in Schramberg auftreten wird.

Der Brezelsegen der Schramberger Fasnet geht übrigens wie ich im Buch „mit Kummer und mit Sorgen“ von Sven Kindler (2007)  erfahren konnte auf die großseigneurale Armenspeisung durch die Grafen von Bissingen Nippenburg (Kindler 2007:16) nach Hochwasserereignissen und Missernten in der Raumschaft Schramberg zurück, – ich habe dem ganzen übrigens einen französischsprachigen Blogbeitrag unter Titel „Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel“ gewidmet. Hier hat die Unwettererfahrung in der Raumschaft Schramberg  im kollektiven Gedächtnis als Fasnetsbrauch überlebt. In diesem Zusammenhang, d.h.  dem Vorkommen von historischen Hochwässern in Mitteleuropas gibt es übrigens in der aktuellen Geographischen Rundschau (3/2010) einen lesenswerten Aufsatz von Mathias Deutsch, Rüdiger Glaser und Karl Heinz Pörtge et al.

Hochwasser, Meereseinbrüche, Waldbrände wird es in Mittel und Südwesteuropa sowie im gesamten Mittelmeerraum immer geben, – und zwar völlig unabhängig davon ob sich das Klima nun erwärmt oder nicht. Die Frage ist nur wie man mit diesem Wissen umgeht – und ob man bereit ist Vorsorge zu treffen – auch wenn das letzte Schadenereignis scheinbar schon wieder in eine weite zeitliche Ferne gerückt ist. Und was den Klimawandel betrifft, sollten die Szenarien der Klimaforscher sich als richtig erweisen, wovon eigentlich auszugehen ist,  dann wird das Management solcher „Naturrisiken“, bestimmt nicht einfacher, ganz im Gegenteil.

Zitierte Quellen:

Bourne, J.K., Turner, T. (2006): Land on the Edge -Loving our coasts to death. In: National Geographic, July2006, v. 210, p. 60-97.

Deutsch, M., Glaser, R., Pörtge, K.H., Börngen, M., Drescher, A., Cresat, M., Riemann, D., Scönbein, J. (2010): Historische Hochwasserereignisse in Mitteleuropa. Quellenkunde, Interpretation und Auswertungen. In: Geographische Rundschau, 3/2010, 18-  24.

Deville, J. (2009) : L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949. Paris (les Éditions des Pompiers de France), (ISBN 978-2-916079-20-2)

Die Rheinpfalz (4.3.2010): Wandern im Wald ist Lebensgefährlich – Grünstadt/Altleiningen: Orkan Xynthia wirft auch gesunde Bäume um – Waldlehrpfad besonders betroffen – Weg gesperrt. Die Rheinpfalz Nr. 53 – Unterhaardter Rundschau, Donnerstag 4 März 2010

Die Zeit (4.3.2010): Interview mit Claude Brasseur – Im Treibhaus. In: Die Zeit, 4 März 2010, 30 Wissen .

Erath, V. (1951): Größer als des Menschen Herz. Das Buch vom wahren Leben. Tübingen (Rainer Wunderlich Verlag)

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Neff, C. (2003): Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine ? In: Fouache, E. (Ed.): The Mediterranean World Environment and History. IAG Working Group on Geo-archeology, Symposium Proceedings. Environmental Dynamics and History in Mediterranean Areas, Paris, Université de Paris – Sorbonne 24 – 26 avril 2002. Paris, 191 – 202, (Elsevier France, ISBN 2-84299-452-3).

Neff, C., Scheid, A.   (2005):  Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

Schnitzler – Lenoble, Annik (2002): Écologie des forêts naturelles d‘ Europe. Biodiversité, sylvigenese, valeur patrimoniale des forets primaires. Paris, Lavoisier TEC & DOC, ISBN 2-7430-0541-6

Wilke, Michael (2001): Lagunäre Lebensräume. In Robert Hofrichter, R. (éd), Das Mittelmeer : Fauna, Flora, Ökologie. Tome I, Allgemeiner Teil, p. 326-347, Heidelberg, Éd. Spektrum akademischer Verlag, 2001, ISBN 3-8274-1050-9

Christophe Neff, Grünstadt le 4.3.2010

Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel

En observant les évolutions des demandes sur mon wordpress dashboard j‘ ai remarqué qu‘ il y avait assez  de lecteurs francophones s‘ intéressant au carnaval traditionnel de la Forêt Noire – la Fasnet – et même spécialement au Schramberger Hansel, figure traditionnelle de la Schramberger Fasnet dont je parlais  dans les « Lectures matinales de „Aschermittwoch“ 2010 ».  Le Schramberger Hansel n’est donc pas inconnu dans le monde francophone. En faisant moi-même une recherche sur google sur ces mots clefs je suis tombé  sur un très beau billet « sarabande-de-carnavals » de blog les cinq sens selon christian parlant aussi du Schramberger Hansel.  « Goûtez à pleines dents à ces savoureux bretzels que vous offre si chaleureusement ce “ Hansel “ goguenard  à Schramberg en Forêt -Noire. »  Malheureusement la photo montrant le  soi – disant Hansel de Schramberg dans sarabande-de-carnavals  est en réalité un Sulgener Hansel un Krattenmacher.  Le Krattenmacher est comme le Schramberger Hansel un « Weißnarr »(fou blanc). Le Krattenmacher est un « Weißnarr » assez récent – il fut créé  après 1945 et son nom « Krattenmacher »  est le mot du Sulgener Schwäbisch(souabe de Sulgen) pour les vanniers.

La vannerie fut autrefois une des principales activités à Sulgen – et sur le costume du Krattenmacher nous trouvons les peintures montrant les vanniers en action. Comme le Schramberger Hansel,le Krattenmacher participe aux traditionnel s Brezelsegen(la bénédiction des Brezel) à Schramberg. Le Schramberger Brezelsegen est une ancienne tradition qui remonte à la tradition féodale des seigneurs de Schramberg : distribuer des vivres après les diverses  intempéries, qui frappèrent  si souvent la région de Schramberg.  Ainsi, après les intempéries de 1816 où des mois de pluies plus ou moins ininterrompues  ont provoqué  de très mauvaise récoltes  dans la Raumschaft Schramberg, les seigneurs de Schramberg, les ducs de von Bissingen – Nippenburg ont commencé à distribuer pains et petit pains « Brot & Weckenverteilung » (Kindler, 2007 : 16). C’est donc cette tradition féodale qui est reprise  dans le « Brezelsegen » où les Hansel distribuant les Brezel à petits  et grands chantant le Schramberger Narrenmarsch (Kindler, 2007 : 16 – 17.) Les  Schramberger Hansel du 19 siècle  étaient plus au moins des copies adaptées aux mœurs de Schramberg, des masques et costumes de la Villinger Fastnacht (Kindler, 2007 : 15). C’est sur ces bases que le premier vrai « Schramberger Hansel » fut crée en 1925 (Kindler 2007 : 26 + Narrenzunft Schramberg  – der Schramberger Hansel ) – le masque en bois de tilleul fut sculpté par Cajetan Schaub.  Le Hanselsprung avec le Brezelsegen sont donc une ancienne  tradition à Schramberg. Personnellement c’est cette partie de la Schramberger Fasnet qui m’est chère depuis mon enfance. Presque tous les gamins, les jeunes, le vieux et les moins vieux à Schramberg ont des grands  yeux quand la fanfare se met à  souffler  d‘ Hoorig Katz et que les Hansel arrivent avec leurs Brezels. Mais il faut aussi trouver des acteurs  qui font vivre les Hansel, Narro etc. Ce n’est pas toujours si facile que ça – car masque en bois et costumes sont chers – je me souviens d’un ami qui a payé  plus de 2500 euros  rien pour un masque de Narro. Naturellement costumes et masques s’héritent dans les anciennes familles de Schramberg. A part le lourd fardeau financier , le Sprung  ou das Springen , le saut nécessite aussi un effort physique considérable – masque, costumes et les Gschell (les grandes cloches) sont assez lourds.  Etre un vrai « Hansel » n‘ est donc pas donné à tout le monde.

Les infos historiques que je cite sont principalement tirées  du livre « mit Kummer und mit Sorgen … » de Sven Kindler. Ce livre qui est consacré à la da Bach na Fahrt dont je parlais  déjà dans « Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na » – car c‘ est la da Bach na Fahrt – qui fut créée en 1936 – qui attire les foules (et les medias) – comporte aussi un chapitre sur l‘ histoire de la Fasnet traditionnelle à Schramberg – les Hansel et les Brezelsegen.  Le Hanselsprung avec le Brezelsegen , Fasnetssonntag (Dimanche de Carnaval) à Schramberg est plutôt une chose familiale – les foules viennent pour la da Bach na Fahrt le lundi des roses.  Mais les Hansel , Lächler et Narro  ne sont pas seulement visibles dans les Hanselsprung, mais durant tout  le mois de février jusqu’au soir de mardi gras : il sont partout pour distribuer leurs Brezel – dans les crèches, les jardins d‘ enfant, les écoles, les bals de carnavals, les maison de retraites, les hôpitaux – et parfois ils vont même au chevet des mourants pour leurs apporter leur Brezel – car la Brezel et la sonnerie lourde  des  Gschell (les lourdes cloches) annoncent  la venue du printemps – car comme je l‘ écrit dans «  L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010) »  – la Forêt Noire fut un pays de neige et de longs hivers.

Pour tous les ceux qui s’intéressent à  une analyse profonde de la Schramberger Fasnet – et lisant l’allemand –  je ne peux que recommander  la lecture du livre «mit Kummer und mit Sorgen«  de Sven Kindler, même si le livre est surtout consacré à  l’histoire de la Da Bach‘ na Fahrt. L’ouvrage  nous livre une riche documentation historique qui nous permet de dénicher les origines de la Da Bach na Fahrt – et aussi  un peu de  percer les mystères de la création de la  Schramberger Fasnet.  Je reconnais volontiers que sans le livre de Kindler je n’aurais jamais su – qu’une des origines du Schramberger Brezelsegen sont les divers crises de faim due aux nombreuse intempéries qui sévissait au début du 19 ème siècle dans cette partie de la Forêt Noire.

En fait un vestige d’une herrschaftliche Armenspeisung  – une soupe populaire seigneuriale.  Vu le débat sévissant en ce moment sur Hartz IV en Allemagne – on a bien l’impression que certains aimeraien t bien revenir aux Armenspeisung d’antan . Le Brezelsegen nous transporte  la mémoire d’un temps où  après des  intempéries ou simplement des long hivers, le destin des « sujets » de la Herrschaft Schramberg dépendaient  de la charité seigneuriale. Les intempéries n‘ on pas disparu – la Raumschaft Schramberg est de temps en temps victimes de telles intemperies – mais heureusement les conditions socio-économiques  on bien évolué  – et pour avoir droit à  sa « Fasnachtsbrezel »  il faut simplement bien chanter le Schramberger Narrenmarsch, la fameuse d‘ Horrig Katz.

Sources :

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Christophe Neff, Grünstadt le 21.2.2010

P.S.: L‘ auteur du blogpaysage a lui-même participé avec un costume et un masque de Schramberger Hansel prêté par une amie à un Schramberger Hanselsprung et Brezelsegen il y a quelques années. 

Lectures matinales de „Aschermittwoch“ 2010

Aschermittwoch, – die Fasnet ist vorüber – Mercredi des cendres , la fasnet est finie. Grünstadt a aussi son carnaval, son défilé de mardi gras, sein Faßnachtsumzug, mais comparé à  la Schwäbisch-Alemannische Fasnet (voir aussi Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na) ce n‘ est guère  une vraie tradition – le Grünstadter Faßnachtsumzug a à peine 25 ans – ce qui n’est rien, comparé  aux 200 ans de Fasnet à Schramberg. Mais personnellement je ne suis pas un Fasnetsnarr (fou de carnaval)- nous avions  prévu de passer les vacances de carnaval  dans les neiges du Champ du Feu – mais un rhume m’a cloué à la maison :donc ni Fasnet, ni plaisir de neige, simplement la lecture de Tee , eine Kulturgeschichte de Martin Krüger et  de quelques pages de blog.  Pour finir ce chapitre de la Fasnet, même si je ne suis pas un Fasnetsnarr , j’ai depuis mon plus jeune enfance rêvé de devenir un Hansel, – un vrai Schramberger Hansel  – et le Schramberger Narro  est aussi un figure qui fait  rêver – mais lui, il ne distribue  pas de Bretzel  comme le Hansel –  mais jusqu’à présent acquérir un masque (larve comme on dit en allemand-souabe) et un costume de Hansel  (Kleidle) est resté  un rêve.

Hier soir en intervenant directement sur  « Malraux, l’éternelle épouse » de la République des livres j’ai découvert un très beau texte de montaigneàcheval sur la géographie de la ville et de son fleuve la Garonne « SI LA GARONNE, ELLE AVAIT VOULU ».  Concernant Clara Malraux, née Goldschmidt, j’ai l’impression que le livre Clara Malraux « Nous avons été deux » de Josette Clotis décrit par la RDL « Il est si agréable qu’il encourage à flâner dans cette vie dont l’intérêt ne semblait pas a priori mériter 474 pages. A posteriori non plus. » pourrait en fait valoir la lecture, même si j’ai des difficultés à cerner les sens des mots d’Assouline  cités ci dessus. On va voir si les 474 pages méritent le temps de la lecture.

Concernant la petit géographie de Bordeaux éditée par montaigneàcheval cela rappelle un peu une mental map littéraire. Très beau passage sur Hölderlin. En plus, dans les commentaires MAC annonce «Ich habe die Absicht eine Rezension der berühmten Reise zu Fuss des Hölderlin von Tûbingen bis Bordeaux zumachen“ – cette „Rezension“ serait elle un texte de blog ou un vrai livre en papier ? En plus l’expression  – grand consommateur de gare – dans la phrase suivante m’a beaucoup plu : « Pour ma part, grand consommateur de gares, Bordeaux Saint-Jean est une merveille, tout comme Toulouse-Matabiau ou Marseille-Saint-Charles, j’y ai souvent traîné mes guètres.  » ,- car autrefois dans ma jeunesse j’étais aussi un grand consommateur de gare – et les vestiges de cet amour pour le chemin de fer se retrouvent aussi dans divers billets du blog Paysage – comme par exemple dans ces billets –  Un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ? ; Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse ; La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009)  – et j’y ai même créé une categorie Trains & chemins de Fer.

La mental map de géographie de montaigneàcheval sur la ville de Bordeaux et son fleuve la Garonne invitent le lecteur à découvrir un autre visage de Bordeaux. Personnellement, car je ne connais pas Bordeaux « SI LA GARONNE, ELLE AVAIT VOULU  » me fait envie de découvrir là-bas fleuve, ville et paysages proches.

Source :

Krieger, Martin (2009): Tee – eine Kulturgeschichte . Böhlau Verlag  Köln, ISBN 978-3-412-20427-3

Christophe Neff, Grünstadt le 17.02.2010

Matinée de Mardi Gras 2010 à Grünstadt

Les chutes de neiges ont enfin cessé et le soleil est de retour à Grünstadt. Lecture matinale du dernier billet de la République de livres « Malraux, l’épouse éternelle » et de « Régionales, Languedoc Roussillon: Les tribulations d’une française en France » dans au jour le jour.

Toujours ces ombres  du passé franco-allemand qui ressurgissent  – Clara Malraux (1897-1982) née Goldschmidt – l’épouse éternelle Malraux – il y un peu de tout dans cette histoire franco-allemande. Hier c’était de Paul Celan, dans le contexte d’un délit de citation qu’on parlait dans la RDL. On ne parle presque plus de Paul Celan en Allemagne, en ce moment c’est plutôt de Helene Hegeman et de son « romanplagiat  »  Axolot Roadkill qu’on parle et de Werner Herzog qu’on redécouvre pour la Berlinale 2010, comme président du jury de la 60 ème Berlinale. L’Allemagne avait presque complètement oublié le réalisateur de Fitzcarroldo, de Cobra Verde, et d’Aguirre, la colère de Dieu.

Dans Régionales, Languedoc Roussillon: Les tribulations d’une française en France  nous retrouvons une autre facette de l’histoire franco-allemande. Apres avoir passe 40 ans en pays de Germanie, une carrière politique dans  la SPD qui fut entre autre récompensée par le Bundesverdienstkreuz Madame Neff découvre les réalités de la vie politique française – surtout celle d’une gauche socialiste en pleine déconfiture – au  Languedoc en plus, où   le phénomène Georges Frêche complique encore la chose. Mais la SPD à Schramberg, le Kreisverband Schramberg, la SPD du Baden-Württemberg tout court , la Social-démocratie locale  n’était et n‘ est sûrement pas représentative pour le reste de la Social-démocratie allemande.  Le OV Schramberg était et est un modèle de démocratie interne, mais malheureusement pas représentative pour le reste de SPD ; ce qui explique en partie la débâcle électorale de la SPD aux dernières  élections au Bundestag. Et des baronnies locales à l’image du P.S. et de adhérent /es exclues, inclus etc., il en existe aussi .Ainsi  par exemple ici à  Grünstadt, où les barons locaux ont  accompli  l’exploit de réduire les sièges de la SPD de 16 (de 27 sièges potentielles) à 8 sièges – et ils  continuaient pendant les diverses campagnes à  se livrer des  guerres de tranchées pour des postes virtuels d’adjoint  etc…Entre temps les électeurs ont cherché d’autres alternatives  et ils les ont bien trouvées. Les postes d’adjoint ont  disparu par faute  d’un électorat s’étant évaporé , mais les guerres de tranchées continuent … on ne  sait même pas pourquoi !

De  plus dans les années 70-80, 80 on (l’auteure  du blog au jour le jour )  était encore jeune et pleine d’espoir social démocrate  ,il y avait le souffle charismatique d’un Willy Brandt, d’un Ehrhard Eppler  et au niveau local de Pius Kopp, Werner Klank et Herbert Zinell  le sien et d’autres- tout  cela a disparu, pas seulement pour des raisons politiques  mais aussi parce que les  temps changent  et  que nous prenons de l’âge.  Pour finir , Herbert Zinell a accompli l‘ exploit de se tenir presque 20 ans à la tête de la ville de Schramberg, exploit remarquable pour un « rouge »  dans les terres noires catholiques  de la Moyenne Forêt Noire – car les soi- disantes  terres noires catholique de la Moyenne Forêt noire, surtout celles de la Raumschaft Schramberg, héritière culturelle   de la tradition catholique de l‘ Autriche antérieure, la Herrschaft Schramberg,  sont de fait un bassin naturel d‘ électorat de la CDU – une terre historiquement rude pour la Social-démocratie et mise à part  la ville de Schramberg , haut lieu de l‘ industrie horlogère , la Social-démocratie était pratiquement inexistante. Historiquement ce catholicisme avait au moins une chose positive, ces terres ne furent jamais des  territoires complètement conquis  par la NSDAP .

Christophe Neff, Grünstadt le 16.2.2010

P.S : Pour en revenir à mon billet d‘ hier Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach naici on trouve des très belles photos de la da Bach na Fahrt et du Rosenmontagsumzug à Schramberg.

Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na – carrousel d‘ idées de Rosenmontag 2010 ( lundi des roses – le lundi d’avant mardi-gras 2010)

Il neige encore à Grünstadt ,depuis vendredi  12  février la neige n’a pas cessé de tomber sur la Unterhaardt . Aujourd’hui‘  c’est Rosenmontag en Allemagne, – dans les régions catholiques allemandes c‘ est le grand jour du Carnaval, dans la région où j‘ ai grandi ,c‘ est la « Schwäbisch-Alemannische Fasnet  » (carnaval souabe et alémanique, en contraste avec le carnaval rhénan). Par exemple  à Rottweil, la Fasnet avec ses racines moyenâgeuses  est réellement célébrée comme une sorte de messe, à Schramberg , la ville de mon enfance, la Fasnet a des souches un peu moins nobles ,mais la fameuse « de Bach‘ na Fahrt  », (course en  baquets de bois sur la rivière Schiltach parfois déchaînée par les crues de février, baquets décorés ( l’imagination étant la reine !) reprenant souvent des sujets de politique nationale , internationale et évidemment régionale et locale) est devenue un réel  événement qui passe régulièrement dans les chaines de télévision nationales et qui attire dans les 40000 spectateurs chaque année. Eh bien, en  ce jour de Rosenmontag je constate que l‘ affaire Botul-Henry Levy vient même atterrir dans la « Rheinpfalz  » – Dagmar Gilcher lui consacre un article sous le titre « Denk mal – Schau ein Philosoph – Frankreichs Star-_Vordenker hat mal kurz nicht nachgedacht und ist auf eine Satire hereingefallen. » Donc une semaine après le bulletin d‘ Aude Lancelin  «Bernard-Henri Lévy en flagrant délire»,  le billet «Désolé mais Botul-Henri Lévy a encore frappé» de la république des livres avec à l’instant où  j‘ écris ces lignes  484 commentaires, le spon «Dandy-Philosoph fällt auf Satire rein »  ces  deux derniers repris par moi-même dans «Vue de Grünstadt – encore de la grisaille», l‘ affaire arrive par la voix de Dagmar Gilcher dans les salons – plutôt les « Wohnzimmer » et les « Küchen »  (cuisines) du Palatinat, du Leiningerland et de la Unterhaardt.

Mais l’Allemagne a aussi son scandale littéraire dont  à présent en France nul ne  parle – une vraie affaire de plagiat littéraire – pas un simple  « Délit de citation  » dont nous parle la RDL ce matin concernant le roman Jan Karski de Yannick Haenel. Le roman «Axolot Roadkill  » de Helene Hegemann , qui fut ovationné par la critique littéraire allemande, est en  fait en grande partie un plagiat du roman « Strobo » du bloggeur Airen. Ca fait mal, même très mal, à tel point qu‘ une  partie de la critique littéraire allemande  se voit obligée de disculper le plagiat comme par exemple Ijoms Mangold dans la Zeit « Unecht wahr – die Autorin Helene Hegemann hat abgeschrieben . Und ? ». Pour Paysages c’est du plagiat tout court et je reprends ici les mots de Glam (Glam = Volker Luedewig Auteur du blog « GlamourDick ») « Nicht abschreiben! Selber leben! Selber schreiben!  (Ne pas copier ! Vivre soi-même ! Ecrire soi- même !».)  dans la FAZ-Net (Dans ce context voire aussi le billet notes on a roadkill de GlamourDick) . L’affaire fut pour finir découverte  par le billet – Axolot Roadkill : Alles nur geklaut – du blog de Deef Pirmasens. Résumons tout court comme on le fait lors de la Bach na Fahrt à Schramberg  :

„BHL und Helene Hegemann –

Sin Da Bach na gefahre –

patsch Nass BHL und Helene Hegemann“,

Tombés  en plein dedans, un grand plouf,

Tout  mouillés,  pleins de bleus,

Ça fait mal, ouf !

Joyeux carnaval !  (Traduction française E.Neff )

Christophe Neff, Grünstadt le 15.2.2010

P.S . : Les paroles du Schramberger Narrenmarsch se retrouvent ici – et ici en traduction française sur la site de la Narrenzunft Schramberg.

Vu d‘ Allemagne: incroyable mais vrai, Johnny partout en Allemagne, dans la Rheinpfalz même dans le SPON (16.12.2009 & 17.12.2009)

Incroyable mais vrai, – les problèmes de santé de Johnny Hallyday sont arrivés en Allemagne, la Rheinpfalz lui consacre presqu‘ une demi-page « Franzosen bangen um Johnny Hallyday ». Et même le Spiegelonline – le SPON comme on dit ici – lui consacre un petit article – Freiheitsgefühle – Rockstar Hallyday aus Koma erwacht. Rachida Dati par contre avec « „Il va y avoir un drame avant la fin de mon mandat“ a droit à quelques petites  lignes dans la Rheinpfalz (Fühlt sich im EU Parlament überfordert)  – et rien dans le SPON.  Le Verlan de Nadine Morano, pas un mot nulle part, – au moins dans les journaux que je lis. Par contre une page entière dans la Rheinpfalz sur le Deutsch-Französischer Schüler Reportagewettbewerb  (concours de reportage franco-allemand pour écoliers) organisépar la Rheinpfalz  et les DNA sur les forêts (Auf in die Wälder).  Une hiérarchie de la perception de la France, étonnante mais pas sans charme : le concours franco-allemand ,très important car c’est ici que les bases des relations franco-allemandes sont réellement construites, Johnny en deuxième position (why not)  avant les quelques lignes sur Dati, et rien sur l’affaire Morano. J‘ aurais sûrement préféré   lire aussi quelques lignes sur la requête malheureusement  infructueuse de Françoise Hostalier , mais en Allemagne on est tellement occupé par l‘ affaire de Kunduz (voir les dix questions de Florian Gathmann) qu‘ un charter vers l‘ Afghanistan apparaît plutôt comme une broutille, du moins vu d’Allemagne.  A part cela, cette hiérarchie a un certain charme.

Comment expliquer le phénomène Johnny en Allemagne ? Comme je l’ai déjà décrit dans Mannemer Dreck – Johnny Hallyday est considéré en Allemagne comme le seul et véritable Rock‘ n Roller  français. Et en plus, -il n’y a pas d’équivalent allemand au phénomène « Johnny » :dans ce contexte l’analyse de Dietmar Hüser « Rock around the clock  » nous donne des précieuses indications.

Personnellement comme je l‘ ai aussi décrit dans Mannemer Dreck , j‘ ai aussi chanté du Johnny pendant mes années étudiantes, pas seulement à Mannheim, – mais aussi assez souvent à Schramberg – au « alte Socken » (vielle Chaussette – Musikbar des années 1980 à Schramberg , où la scène locale et régionale de Jazz, Chansons et Rock’n Roll se produisait pendant les week- ends)  – mais le « alte Socken » n‘ existe plus depuis bien des années, – je suis même sur que beaucoup de « Schramberg eois» ne se souviennent plus du « alte Socken ».  Le  « alte Socken » a disparu depuis longtemps, mais Johnny reste un phénomène inexplicable, une légende, une vraie légende même en Allemagne. C’est vraiment incroyable.

Sources :

Veiel, A. (2009) : Franzosen bangen um Johnny Hallyday. Rockstar liegt auf der Intensivstation -Pariser Arzt des Sängers ins Zweilicht geraten.  Die Rheinpfalz, Nr. 292, Zeitgeschehen, Mittwoch 16. Dezember 2009

Die Rheinpfalz (2009): Rachida Dati – fühlt sich im Eu Parlament überfordert. Die Rheinpfalz, Nr. 292, Zeitgeschehen, Mittwoch 16. Dezember 2009

Gilcher, Dagmer (2009): Blickpunkt: Deutsch-Französischer Schüler-Reportagewettbewerb. Auf in die Wälder. Nachwuchs-Reporter zu Themen rund um den Wald gesucht – Pfälzische und elsässische Schüler können sich bewerben. Die Rheinpfalz, Nr. 292, Kultuer, Mittwoch 16. Dezember 2009

Hüser, Dietmar: „Rock around the clock“. Überlegungen zu amerikanischer Populärkultur in der französischen und westdeutschen Gesellschaft der 1950er und 1960er Jahre. In: Metzger, Ch., Kaelble, H. (Eds.): Deutschland – Frankreich – Nordamerika: Transfers, Imaginationen, Beziehung