Retour à Grünstadt – le carillon de Sankt Martin reste muet – et autres potpourris des vacances d’été 2010 passées à Port Leucate

Après deux semaines de vacances familiales à Port Leucate, retour à Grünstadt où je découvre que le carillon de l’église protestante St. Martin est encore muet. En fait, un coup de foudre avait eu raison d’un des rares carillons du palatinat le 6. Juin 2010. Depuis, les habitants de Grünstadt attendent la réparation du carillon avec impatience, – mais la communauté protestante de Grünstadt doit d‘ abord se consacrer à réparer la toiture de l’église qui a souffert de la tempête Xynthia. Mais le jour viendra, une fois la toiture réparée, où on pourra  s’attaquer à la réparation du carillon de Grünstadt. Peut être l’automne entendra de nouveau le son du carillon. En fait j’avais cru pendant les deux semaines de vacances sur les rives de la méditerranée que le carillon de Grünstadt serait réparé pendant cette période de vacances – et  que,de retour à Grünstadt, j’aurais pu à nouveau entendre le son familier du carillon qui baigne cette petite ville du palatinat dans un paysage de sons. Reste le bruit de l’autoroute qui par vent du Sud envahit la ville – et qui donne au paysages des notes plutôt désagréables.

Les vacances familiales à Port Leucate se sont bien passées. Beau temps, beaucoup de tramontane – deux orages – et parfois des Canadairs rechargeant leur réservoir d’eau dans l’étang de Leucate (De très belles photos de Canadairs rechargeant leur réservoirs d’eau se trouvent  dans le billet Des canadairs pour Eric Woerth du blog le chasse-clou ). Pas de grands incendies de forêts dans les environs, sauf l’incendie dans le massif de la Clape . Vent, soleil et plage – et parfois des services de taxis pour la famille – pour les leçons de planches à voile, stage de cheval, courses à Perpignan. Petit sortie vers Port la Nouvelle faire voir les bateaux de commerce et les chemins  de fers portuaires aux enfants. Cela me rappelle ma propre enfance – quand mon grand père Jean Migliori m’emmenait sur le port du Rhin à Strasbourg voir les grands chalands rhénans – ou m’amenait à la gare de la Franqui chercher ou déposer la famille qui venait en train à Leucate – car Port Leucate c’est une vielle histoire de famille qui débuta en 1968. Souvent c’était l’Oncle Jean Pierre qui arrivait en train – c’est lui qui me donna le goût de la lecture de la vie du rail que je lis encore de nos jours. Les installations ferroviaires de la gare de Leucate étaient plus importantes que de nos jours – deux voies d’évitement ,qui donne 4 voies, plusieurs voies de garage – et jusqu’en 1973 les locomotives à vapeur – les braves américaines, les 141 R. Mais tout cela est une histoire d’un autre temps.

Ces vacances d’été à Port Leucate se composèrent de quelques sorties qu’on ne trouve guère dans les guides. Croisières avec la belle Aude entre le Barcarès et Collioure. Ce petit voyage en mer  (très houleux par temps de forte tramontane ) fait découvrir une rare partie de la côte languedocienne pas encore complètement bétonnée – la partie entre l’embouchure de l’Agly et du Têt.

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Autrefois royaume du Bordigou – on se demande combien de temps cette partie du littoral résistera à la littoralisation, la  californisation, au bétonnage tout court.  Autres visites qui ne se trouvent dans aucun guide : les chemins de la liberté dans la vallée de la Baillaury à Banyuls , ou le mémorial Walter Benjamin à Port Bou en Espagne. Peut être en parlerai-je dans un autre billet ultérieurement.

St. Jacques – der helige Jacobus – Namenspatron von St. Jacques de Port Leucate, photographiert bei der Fête de Saint Jacques, – erster Jahrestag der consecration von St. Jacques de Port Leucate/ Jacques – Saint Jacques – Patron de St Jacques de Port Leucate, photographié lors de la Fête de Saint Jacques, – premier anniversaire de la consécration de St Jacques de Port Leucate, © Christophe Neff, 25.07.2010

Une chose qui m’a particulièrement plû pendant ces vacances – c’était le premier anniversaire  de la consécration de l’église St. Jacques de Port Leucate en présence de l’évêque Alain Planet. St. Jacques de Port Leucate est une église dont l‘ architecture qui me plaît particulièrement bien  – et dont je parlais  déjà  ici : Impression d‘ un dimanche d‘ automne à Port Leucate (18.10.2009)   et ici  « St. Jacques de Port de Leucate – au clair de la lune de mai 2010 ». Surtout l’ensemble carillon, nefs de l’église – et les vergers d’olivier -forment un paysage très spécifique. Notons aussi puisque nous parlons de carillon que le Carillon de St. Jacques de Port Leucate est un des rares carillons dans le midi méditerranéen.

Pas beaucoup de temps de lecture. Quelques chapitres dans Luc Guerre « Leucate – histoire de mon village » – livre dont je parlai un peu dans « Eté 2010 : les jours de marché à Leucate Village »  – et lecture très intensive de „La France a un problème avec la Bible“ dans la RDL – J‘ aurais bien aimer avoir le temps de lire « Les cornes de Moïse. Faire entrer la Bible dans l’histoire » – car La France a un problème avec la Bible m’a beaucoup donné envie de lire ce livre. Mais jusqu’à présent je n’ai pas encore  eu l’occasion de le faire.

Lecture : cela fut pendant les vacances la lecture du monde version papier – et même si je suis abonné à la version électronique -J’aime bien lire pendant les périodes de temps la version traditionnelle sur  papier du Monde. Je pense que le Monde devrait même pour ses lecteurs à l’étranger proposer  un abonnement version électronique + Version Week End élargie contenant le monde du vendredi + le monde des livres, le Monde du Samedi + le  Monde Magazine  + le Monde du Dimanche. Peut être le jour viendra-t-il  où les services d’abonnement du Monde proposeront une telle version d’abonnement pour ses fidèles  lecteurs vivant hors du territoire français.

Je fus ému, attristé et choqué par la fin tragique et brutale de Michel Germaneau. Michel Germaneau essayait de faire parvenir de l’aide humanitaire dans un des pays les plus pauvres de la planète : le Niger,  qui une fois de plus menacé par une famine. Au moins peut être les quelques observateurs politiques qui s’intéressent encore à l‘ Afrique noire francophone comprendront-ils  que le « Sahel » pourrait devenir la nouvelle proie d’Al Quida ?

Mais c’est grâce à la lecture intensive du Monde version papier traditionnelle  durant mes deux semaines de vacances à Port Leucate  que je découvre une France de plus en plus dans le doute, sans réel repère républicain, un gouvernement ébranlé par les scandales (Karachi, Bettencourt), qui cherche son salut dans un discours que je qualifierais de « pseudo-sécuritaire »  et de « bouc émissaire ». Pseudo -sécuritaire car la déchéance potentielle de la nationalité pour les « Intensivstrafttäter » issus de l’immigration – les concernés s’en moquent totalement ,ils vivent déjà dans un autre univers.  Cela ne résoudra certainement pas le problème de l’insécurité grandissant dans les grandes agglomérations urbaines , qui sera certainement un des grands défis pour les grandes démocraties européennes – car c’est un problème européen, problème qui est aussi en train de s’élargir en Allemagne.

Le succès du livre de la défunte juge pour adolescents Kirsten Heisig « Das Ende de Geduld – Konsequent gegen jugendliche Gewalttäter » – le livre s’empara de la sortie de la première édition la premier place de la Spiegel Bestsellerliste  (Spiegel Bestellerliste 32/10 Hardcover). Le problème défie nos sociétés et malheureusement les solutions simples n’existent pas.  L‘ objectif  primaire de cette campagne publicitaire – car c‘ est ainsi que je la perçois- a été largement atteint :  le gouvernement gagne quelques points favorables dans l‘ opinion publique (voire les résultats de divers sondages), les affaires Bettencourt & Karachi tombent presque dans l‘ oubli médiatique ( voir aussi  le commentaire de  TKT  du 10.8.2010 23 :07 dans Pour saluer Tony Judt  de la RDL   «Avez vous remarqué que les propos de Grenoble de N. Sarkozy et le surenchérissement d’Hortefeux, ont fait taire les médias sur l’affaire Bettencourt-Bettencourt? Les médias ont besoin d’un sujet du jour, il faut bien vendre, c’est légitime. Je préférais le haro sur Woerth, que les propos débiles, peut-être même dangereux, sur la nationalité qui se retirerait comme on retire une couette.  «) l’affaire est gagnée. Mais l’insécurité dans les banlieues chaudes ne changera pas d’un jota. Comme je l‘ ait déjà écrit dans « Vue de Grünstadt-Von Grünstadt aus gesehen: „Xenophobia: Casting Out the Un-French“ (NYT 5.8.2010) » ,si ,en particulier en France, on ne trouve pas bientôt des réponses au problème de l’insécurité dans les banlieues – nous risquerons bientôt de nous trouver en face de situation mexicaine , où la drogue et la violence sèment la gangrène  surtout les classes moyennes. Malheureusement ni le gouvernement de Monsieur Sarkozy ni l’opposition de gauche en France (même situation en Allemagne) ne se sont lancés dans une vraie discussion de fonds, une vraie recherche de solution valable et praticable sur le terrain.  Peut -être devrait-on  conseiller  à  l’oreille et la plume de Monsieur Sarkozy Henri Guaino à condition qu’il maîtrise l’allemand la lecture « das Ende der Geduld ».

Mais ce que j‘ ai aussi découvert en revenant de mes vacances, que ce virage « pseudo-sécuritaire », cette direction et la vitesse qu’elle a pris  suggère qu‘ on voudrait bien doubler le FN sur certaines positions pour gagner quelques voix électorales de plus – ceci n‘ a provoqué dans les medias allemands aucune réaction, à l‘ exception d‘ un commentaire très engagé de Gerow von Randow   «Sarkozy rückt mit repressiver Rhetorik nach rechts » -.  Ma réponse à ce vide médiatique concernant la dérive « pseudo-sécuritaire » de la politique intérieure française en Allemagne est le sujet du billet  « Vue de Grünstadt-Von Grünstadt aus gesehen: „Xenophobia: Casting Out the Un-French“ (NYT 5.8.2010) – òu j‘ ai  inclus le titre de l‘ éditorial du New York Times du  5.8.2010 – éditorial que j‘ approuvé à 100 % ! Ajoutons que Stefan Simons du Spiegel publiait aujourd’hui (13.8) un commentaire intéressant sur les événements de la politique intérieure française sous le titre « Sommertheater à la Sarkozy »  – et Simons a bien raison – il s‘ agit vraiment d‘ un vraie « Sommertheater » !

Il me reste quelque jours de paisibles vacances à Grünstadt, – si le soleil veut bien revenir il me reste encore du temps pour quelques randonnées en Forêt Noire, sur le Haardtrand, – quelques lectures ,  les deux derniers billets de la RDL «On peut aimer deux pères » sur le nouveau livre d‘ Eric Fottorino et     « pour saluer Tony Judt »  un billet de nécrologie sur Tony Judt  m‘ ont particulièrement bien plu.  Dans ce contexte le lecteur maîtrisant l’allemand découvrira l’interview de Tony Judt avec Jörg Lau  « Wir brauchen eine ethische Weltsicht »  de la Zeit – cet interview fut enregistré quelques jours avant le décès de Tony Judt.

Et peut- être trouverai-je aussi le temps et le repos nécessaire pour pouvoir enfin lire un livre entier.  La lecture de « l’homme qui m’aimait tous bas » de Eric Fottorino durant mon long congé de maladie après mon accident de mai 2009 m’avait particulièrement bien plu – et la lecture de «  On peut aimer deux pères  m’a donné aussi envie de lire « Questions à mon père ».  Notons que ce fut cet accident de mai 2009 – et la longue période de reconvalescence qui donna naissance à ce blog (les dépêches du grand bouleau )- et après tout jusqu’à présent le blog (et son auteur) se portent bien.

Jeudi prochain , c’est  la rentrée pour l’auteur du blog paysages . finis les temps libres de lectures et de l’écriture de longs billet de blogs. Après la rentrée, le carillon de la Martinskirche de Grünstadt résonnera -t- il peut -être à  nouveau dans les rues et ruelles de Grünstadt, sur les vignobles et paysages de la Unterhaardt.

Livres et sources cités :

Guerre, Luc (2009) : Leucate – Histoire de mon Village. Béziers, Imprimerie du Sud Offset et continue, ISBN 978-2-917212-10-3

Heisig, Kirsten (2010) : Das Ende der Geduld. Konsequent gegen jugendliche Gewalttäter. Freiburg (Herder), ISBN 978-3-451-30204-6

Photos – tous © C.Neff :

1.) Panneau „chemins de la liberté“ dans la vallée de la Baillaury (Banyuls) 29.07.2010.

2.) St. Jacques à Port Leucate (Eglise Saint Jacques de Port Leucate) 25.07.2010.

Christophe Neff,  Grünstadt le 13.8.2010

P.S. (13.8.2010 13:39): Ce Post Scriptum pour signaler le petit billet de blog «Retour aux fondamentaux » d’Alain Juppé, que j’ai découvert grâce à l’article « Alain Juppé critique le virage sécuritaire de la majorité » du Monde.fr. . Des propos très bien argumentées – qui pourrait enfin un peu calmer les esprits et d’entamer une vraie discussion de fond sur l’insécurité.

Vue de Grünstadt-Von Grünstadt aus gesehen: „Xenophobia: Casting Out the Un-French“ (NYT 5.8.2010)

Xenophobia : Casting Out the Un-French – so lautet das Editiorial der New York Times vom 5.8.2010 zum aktuellen Recchtsaussenruck der Regierung Sarkozy. Irgendwie hatte ich erwartet ähnliches bei uns in der Presse zu lesen. Erstaunt musste ich jedoch  nach der Rückkehr aus dem Sommerurlaub, aber auch feststellen, dass sich der medienkulturelle Graben zwischen Frankreich und Deutschland doch breiter ist als ich es selbst angenommen hatte.

Über das tragische Ende Michel Germaneau berichteten die Medien in Deutschland noch relativ ausführlich. Die Wahlen in Ruanda, werden auch immer kritischer reflektiert (hierzu auch die letzte Zeit:  Der eiserne Griff von Matteo Fagotto ), was ja durchaus positiv zu beurteilen ist, denn für viele in Deutschland gilt das Ruanda von Paul Kagame immer noch als mustergültiges Entwicklungsland.  Aber die Brandrede Sarkozy’s zur Einwanderung, Integration und Kriminalitäsproblematik in den Banlieues, Rede die Sarkozy vorherigen Freitag (30.7.2010)  bei der offiziellen Amtseinführung des neuen Präfekten Éric Le Douaron des Departements Isere in Grenoble hielt, – diese Rede fand bei uns in der Bundesrepublikanischen Medienlandschaft keinen Widerhall. Das ist in der Tat bemerkenswert, weil sich Sarkozy in dieser Rede bewusst rechts außen positionierte – ja teilweise den FN rechts überholte

Nichts zu hören, nichts zu finden bei uns in den Medien. .Hingegen hat die New York Times beispielsweise am 5. August ein bemerkenswertes Editorial unter dem Titel „Xenophobia: Casting Out the Un-French„ veröffentlicht. Man fragt sich weshalb der in der Tat bemerkenswerte Rechtsruck des französischen Präsidenten bei uns nicht wahrgenommen und kommentiert wird.

In Frankreich hat diese Rede zu heftigen politischen Reaktionen geführt, –  die UMP solidarisierte sich wie erwartet hinter Sarkozy – nur Rachida Dati erlaubt sich Kritik an der aktuellen Kriminalitätsbekämpfungspolitik der Regierung Fillion – die politische Mitte, die Medien und natürlich die Linke reagieren mit Ablehnung. Besonders bemerkenswert waren die Reaktionen von Bernard-Henri Lévy, von Robert Badinter, Patrik Weil, Michel Rocard und natürlich auch das Edito des Mondes vom 2.8 mit dem Titel „Le président, l’escalade et l’amalgame„.  Die Perzeption des Sarkozy Rede im Ausland wurde auch reflektiert „Pour la presse anglo-saxonne, Nicolas Sarkozy reprend son rôle de „super-flic„“, und weil es in Deutschland kein nenneswertes Medienecho auf die Rede von Sarkozy Rede und Rechtsruck gab, konnte dieses natürlich nicht reflektiert werden.  Wieso kam diese Rede, – und daran anfügen könnte man auch Sarkozys Spitze gegen die „Gens du voyage„, die Reaktion auf diesen Rechtsruck nicht in Deutschland an?

Nichts im Spiegel, – der neue Spiegelkorrespondent in Paris Stefan Simons hat wohl nichts bekommen (oder ist in Urlaub), – in der letzen Printausgabe der Zeit vom 5.8 auch nichts – eine nette kurzweilige mail mit dem Titel „Gebrauchsanweisungen“ von Gero von Randow – also da ist offensichtlich Funkstille.

Der Themenkomplex „Vorstädte, Intensivstraftäter, Einwanderung“  wird ja auch in Deutschland immer mehr zum Problem – das zeigen u.a. die Diskussionen über das Buch „das Ende der Geduld“ der verstorbenen Jugendrichterin Kirsten Heisig . Noch sind die Verhältnisse in Deutschland nicht mit den französischen Banlieues vergleichbar, – aber soweit man den Text „Angst ist ein schlechter Ratgeber“ im Spiegel 29/2010 liest dann erreichen die Verhältnisse in Neukölln durchaus das „Qualitätsniveau“ gewisser „Banlieues chaudes“ in französischen Großstädten.  Schon aus diesem Grund lohnt es sich die politische Diskussion zum Thema in Frankreich näher zu betrachten.  Was die Rede Sarkozys betrifft, – die Androhung „eingebürgertern Intensivstrafttätern“ die französischen Staatsbürgerschaft abzuerkennen, – was wohl ohne Verfassungsänderung in Frankreich laut Robert Badinter und anderen Rechtsexperten nicht möglich wäre – das wird die Betroffenen Intensivstrafttäter sowieso wenig stören – ob als französischer Staatsbürger, Staatenloser oder was auch immer – soweit man diese nicht Dingfest macht, aburteilt und bestraft werden sie weitermachen wie bisher.  Die Staatsbürgerschaftfrage stellt sich für die Betroffenen erst gar nicht. Diese leben in einer Parallelwelt weit außerhalb der französischen Gesellschaft.

Die französische Innenpolitik  à la Sarkozy hat erhebliche Fehlschläge hinnehmen müssen,  – die Gewalttaten gegen Menschen – „Depuis trois ans, les atteintes aux personnes augmentent et elles sont encore plus violentes qu’avant (Rachida Dati)“  nehmen zu und die Gewalttaten (schwere Körperverletzung etc.) werden immer brutaler – dies hat unlängst auch Rachida Dati in einem Interview zugegeben müssen, – und damit ist Dati wohl die einzige Politikerin aus dem Regierungslager die sich Kritik an der aktuellen „Innenpolitik“ der Regierung Sarkozy übt, wobei hier vor allem der amtierende Innenminister Brice Hortefeux im Visier der Kritik Datis steht.

Die Regierung Sarkozy ist mit der Bekämpfung der sich immer mehr ausweitenden Gewalt in den sogenannten Banlieues chaudes gescheitert, wobei man auch zugeben muss, dass die französische Oppositionsparteien bisher kaum glaubhafte Konzepte vorgelegt haben, wie man dieser gewaltigen Herausforderung Herr werden könnte. Mit mehr Lehrern und Sozialarbeitern, sowie sich dass große Teile der französischen Linken vorstellt, wird man das Problem bestimmt nicht lösen können. Man wird auch mehr und besser ausgerüstete und vor allem besser ausgebildete Polizisten brauchen. Wahrscheinlich weit mehr als bisher !

Die Aberkennung der französischen Staatsbürgerschaft wird die betroffenen Intensivstraftäter kaum beeindrucken – und damit wird auch keine Ruhe in die banlieue chaudes einziehen – aber das war auch nicht das Hauptziel von Sarkozy’s Rede. Nicolas Sarkozy hat sein Hauptziel schon erreicht – die Umfragewerte der Regierung Sarkozy sind nachdem diese wg. divereser Skandale (Affaire Bettencourt, Affaire Karachi, etc.) sich auf einem absoluten Tiefpunkt befanden wieder kräftig im Steigen. Die Rede hat aus der Sicht der UMP sich schon gelohnt.

Das Problem der hemmungslosen Vorstadtkriminalität ist ein gewaltiges Problem welches nicht nur die französische Gesellschaft herausfordert, auch wir in Deutschland sind davon betroffen, – es ist ein europäisches Problem – und wir brauchend dringend Antworten um dieses Problem zu lösen – unabhängig ob in Berlin Neuköln  oder in Grenoble Villeneuve – wenn wir es nicht schaffen dort in diesen „rechtsfreien“ Räumen das staatliche Gewaltmonopol wiederherzustellen, werden wir bald mexikanische Verhältnisse in unseren Vorstädten haben – mexikanische Verhältnisse die auf kurz oder lang den Mittelstand, der diese rechtsfreuen Räume ja schon längst verlassen hat, auch wieder einholen wird.  Grenoble Villeneuve war übrigens einmal vor vielen Jahren eine Vorzeige Modellstadt mit einer breiten Mittelschicht, ja sogar die Oberschicht war dort vorhanden – aber das erscheint heute wie ein Märchen aus der fernen Vergangenheit  (« Les nuits d’émeutes ont mis en évidence ce que les habitants savaient depuis longtemps, mais que les pouvoirs publics n’avaient pas forcément envie de voir : la Villeneuve, citée imaginée et mise en oeuvre dans les années 1970 pour faire vivre ensemble des classes sociales très différentes, n’est plus le quartier modèle. La mixité sociale a pratiquement disparu, les classes moyennes et supérieures ayant été progressivement remplacées par des familles en difficulté ou issues de l’immigration » Zitat aus : Dans le quartier de la Villeneuve, la dérive violente de jeunes en complète rupture ).

Pauschalisiertes „Immigrant Bashing“ à la Sarkozy wird das Problem kaum lösen. Der Entzug der französischen Staatsbürgerschaft wird die betroffenen Intensivgewalttäter nicht beindrucken, diese werden auch als Staatenlose die Vorstädte terrorisieren. Die französische Regierung hätte auch die Möglichkeit mehr Polizisten einzustellen, – denn wider aller Reden Wortlaut spart die französische Regierung im Polizeiapparat . Es werden immer mehr Stellen abgebaut. In vielen französischen Vorstädten gibt es Nachts kein dauerbesetztes Polizeikommissariat mehr. Die Polizei dringt dort nur noch in sogenannten „Kommandoaktionen“ vor. Letzthin in einer spektakulären Medieninszenierung in Grenoble Villeneuve mitsamt dem Innenminister Hortefeux. Ansonsten aber herrscht dort Nachts vor allem eins – der Terror. Die Gesetze der französischen Republik gelten dort nur tagsüber. Nicolas Sarkozy hat am 16.5.2007 seine Amtsgeschäfte übernommen – und seitdem nicht viel getan – damit Nachts in den Vorstädten die Gesetze der Französische Republik „les lois de la république“ wie man im französischen so schön sagt wieder gelten! Und vor dieser Zeit war er übrigens auch schon Innenminister, das wird gern vergessen. Es wurde viel geredet, sehr viel angekündigt, – aber sehr wenig getan. Zeit war genug vorhanden.

Abschließend noch – ich wundere mich wirklich – dass man über diese doch bedeutende Fraktur in der französischen Innenpolitik in Deutschland kaum etwas in den Medien mitbekommt. Ich hätte mir gewünscht in einer bedeutenden deutschen Tages oder Wochenzeitung einen Kommentar zur dezeitigen französischen Innenpolitik im Sinne der New York Times „Xenophobia: Casting Out the Un-French „ zu finden. Aber offensichtlich scheint das Thema zurzeit nicht „medienrelevant“ zu sein, – oder habe ich vielleicht auch etwas übersehen.

Wie auch immer – das Thema wird auch uns in Deutschland einholen!

Christophe Neff, Grünstadt le 7.8.2010

P.S. (7.8.2010 15:40): Die Perzeption des Leitartikels „Xenophobia: Casting Out the Un-French“ aus der NYT  in der französischen Medienlandschaft kann man u.a. hier „Le „New York Times“ critique vivement la politique sécuritaire de Sarkozy“ finden.

P.S. (8.8.2010 17:30): In einer Sache muß ich mich korrigieren – Gero von Randow hat tatsächlich am 2.8. in der „Onlineausgabe der Zeit “ unter dem Titel „Sarkozy rückt mit repressiver Rhetorik nach rechts“ einen hervorragenden Kommentar zum aktuellen Rechtsruck von Sarkozy geschrieben. Als altmodischer Mensch und Zeitabonnent habe ich mich bei meinen Recherchen für diesen Blogbeitrag auf die Printversion der Zeit vom 5.8.2010 verlassen.

P.S. (13.8.2010 9:00) Inzwischen hat der SPON mit dem Titel „Sommertheater à la Sarkozy “ auch etwas zum Thema beigetragen !

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas (18.06.1940 – 18.06.2010)

« Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables pourrait cesser le combat. Il a déclaré en outre que la lutte devrait continuer si ces conditions étaient contraires à l’honneur, à la dignité, à l’indépendance de la France. Nous avons été surpris et submergés par la force mécanique, la tactique de l’ennemi. Mais il y a, malgré tout, des raisons d’espérer.Croyez-moi, rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent nous apporter la victoire.

La France n’est pas seule ! La France n’est pas seule ! La France n’est pas seule ! Elle peut faire bloc avec la Grande-Bretagne et disposer d’immenses réserves.

La guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Toutes les fautes qui ont été commises n’empêcheront pas qu’un jour l’ennemi sera écrasé Cela pourra se faire grâce à une force mécanique supérieure encore.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent actuellement en Grande-Bretagne ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Ceci vaut également pour les ingénieurs et les ouvriers spécialistes qui se trouvent déjà en Grande-Bretagne ou qui viendraient à s’y trouver.

Quoi qu’il arrive, la force intérieure de la résistance des Français ne doit pas faiblir. Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

petitprovencaljpg.1276882592.jpgL’appel du général de Gaulle tel qu’il a été publié par le petit provençal le 19.06.1940. En faite peu de Français ont réellement entendu ce discours du 18.06.1940 diffusé par la BBC depuis Londres. Ni l’appel du 22.6.1940 . Pour mes grands-parents résistants – ce furent surtout les indignes accords de Montoire signés par le maréchal Pétain qui les poussèrent dans la résistance à Hussigny-Godbrange . Mais le Général de Gaulle n’est pas seulement le symbole de la résistance face à l’envahisseur nazi – mais il restera à jamais gravé comme le symbole de la réconciliation franco-allemande. Est-ce que mes grands-parents résistants auraient pu s‘ imaginer en 1944 juste après la libération que leur fille se marierait un jour avec un étudiant allemand, est-ce qu’ils auraient pu  imaginer qu‘ ils auraient un jour un petit fils  lieutenant-colonel (de Réserve) (Oberstleutnant der Reserve) d‘ une armée allemande, d’une Allemagne démocratique qui renaitrait des cendres de cette tragédie mondiale que fut le fascisme, le nazisme et qui culminaa dans le IIème  guerre mondiale. appel_du_18_juin_1940-21276841118.1276888544.jpgCharles de Gaulle, Jean Monet, Robert Schuman – et dans leur sillage historique Helmut Schmidt, Valery Giscard d‘ Estaing – Helmut Kohl & François Mitterrand – et tous les autres noms un peu moins connus (p.e. Robert Ditter, Konstantin Hank, Carlo Schmid , Evelyne Neff Migliori etc. (voir aussi La cérémonie franco – allemande du 11.11.2009 : un beau symbole ? )) – tous ces hommes et ces  femmes qui on sut surmonter les ombres du passé et ainsi contribué  la réconciliation franco – allemande. Réconciliation franco-allemande, construction européenne :idées pour lesquelles, il faut le rappeler de nos jours où l’idée européenne est tellement malmenée par la crise ou les crises,  il faut oeuvrer quotidiennement !

En fin de ce petit billet de mémoire personnelle du 18. Juin – notons aussi le remarquable billet de la rdl « Des 18 juin à la pelle ! » sur le mythe du 18. Juin ainsi que les divers articles du Monde (  p.e. Il y a soixante-dix ans, l’appel du 18 juin   ).

Christophe Neff, Grünstadt le 18.06.2010

P.S.: Une excellente documentation sur la période de guerre de 1939 à 1944 à Hussigny-Godbrange – où mes grands-parents (Jean Migliori (1914 – 1980) et Germaine Migliori) furent engagés dans la résistance est le livre de René et Daniel Agarant « Un village lorrain dans la guerre Hussigny – Godbrange 1939-1944 » (Pont à Mousson 1992, ISBN 2-9506-451-0-0).

P.S. (19.06.2010 11:40): Le titre du billet remarquable sur le 18. Juin 1940 et le livre de Sudhir Hazareesingh sur la RDL a changé pendant la nuit – maintenant le titre est l‘ esprit du 18 juin, ce qui me plaît mieux. Pour la version suisse documentée par le groupe Ohr j‘ étais au courant (remarques de nomade dans la RDL et paysages – et le billet L’APPEL DU 18 JUIN 1940 EN SUISSE de Journal d’un taxi de montagne ). Notons en passant que pour la presse allemande telle que je la perçois l‘ anniversaire de l‘ appel du 18. Juin ne semble jouer aucun rôle. Par contre ,il y a dans la Zeit un article de Gero von Randow « Fremde Nachbarn » sur les disharmonies actuelles du couple franco-allemand – mais apparemment pas un mot sur le 18.6.1940. Et naturellement des articles en masse sur la defaite des bleus face au Mexique (p.e. dans la Zeit Frankreich – Mexiko Adieu les bleus et dans le SPON Waterloo am Limpopo ) 

Matinée de Mardi Gras 2010 à Grünstadt

Les chutes de neiges ont enfin cessé et le soleil est de retour à Grünstadt. Lecture matinale du dernier billet de la République de livres « Malraux, l’épouse éternelle » et de « Régionales, Languedoc Roussillon: Les tribulations d’une française en France » dans au jour le jour.

Toujours ces ombres  du passé franco-allemand qui ressurgissent  – Clara Malraux (1897-1982) née Goldschmidt – l’épouse éternelle Malraux – il y un peu de tout dans cette histoire franco-allemande. Hier c’était de Paul Celan, dans le contexte d’un délit de citation qu’on parlait dans la RDL. On ne parle presque plus de Paul Celan en Allemagne, en ce moment c’est plutôt de Helene Hegeman et de son « romanplagiat  »  Axolot Roadkill qu’on parle et de Werner Herzog qu’on redécouvre pour la Berlinale 2010, comme président du jury de la 60 ème Berlinale. L’Allemagne avait presque complètement oublié le réalisateur de Fitzcarroldo, de Cobra Verde, et d’Aguirre, la colère de Dieu.

Dans Régionales, Languedoc Roussillon: Les tribulations d’une française en France  nous retrouvons une autre facette de l’histoire franco-allemande. Apres avoir passe 40 ans en pays de Germanie, une carrière politique dans  la SPD qui fut entre autre récompensée par le Bundesverdienstkreuz Madame Neff découvre les réalités de la vie politique française – surtout celle d’une gauche socialiste en pleine déconfiture – au  Languedoc en plus, où   le phénomène Georges Frêche complique encore la chose. Mais la SPD à Schramberg, le Kreisverband Schramberg, la SPD du Baden-Württemberg tout court , la Social-démocratie locale  n’était et n‘ est sûrement pas représentative pour le reste de la Social-démocratie allemande.  Le OV Schramberg était et est un modèle de démocratie interne, mais malheureusement pas représentative pour le reste de SPD ; ce qui explique en partie la débâcle électorale de la SPD aux dernières  élections au Bundestag. Et des baronnies locales à l’image du P.S. et de adhérent /es exclues, inclus etc., il en existe aussi .Ainsi  par exemple ici à  Grünstadt, où les barons locaux ont  accompli  l’exploit de réduire les sièges de la SPD de 16 (de 27 sièges potentielles) à 8 sièges – et ils  continuaient pendant les diverses campagnes à  se livrer des  guerres de tranchées pour des postes virtuels d’adjoint  etc…Entre temps les électeurs ont cherché d’autres alternatives  et ils les ont bien trouvées. Les postes d’adjoint ont  disparu par faute  d’un électorat s’étant évaporé , mais les guerres de tranchées continuent … on ne  sait même pas pourquoi !

De  plus dans les années 70-80, 80 on (l’auteure  du blog au jour le jour )  était encore jeune et pleine d’espoir social démocrate  ,il y avait le souffle charismatique d’un Willy Brandt, d’un Ehrhard Eppler  et au niveau local de Pius Kopp, Werner Klank et Herbert Zinell  le sien et d’autres- tout  cela a disparu, pas seulement pour des raisons politiques  mais aussi parce que les  temps changent  et  que nous prenons de l’âge.  Pour finir , Herbert Zinell a accompli l‘ exploit de se tenir presque 20 ans à la tête de la ville de Schramberg, exploit remarquable pour un « rouge »  dans les terres noires catholiques  de la Moyenne Forêt Noire – car les soi- disantes  terres noires catholique de la Moyenne Forêt noire, surtout celles de la Raumschaft Schramberg, héritière culturelle   de la tradition catholique de l‘ Autriche antérieure, la Herrschaft Schramberg,  sont de fait un bassin naturel d‘ électorat de la CDU – une terre historiquement rude pour la Social-démocratie et mise à part  la ville de Schramberg , haut lieu de l‘ industrie horlogère , la Social-démocratie était pratiquement inexistante. Historiquement ce catholicisme avait au moins une chose positive, ces terres ne furent jamais des  territoires complètement conquis  par la NSDAP .

Christophe Neff, Grünstadt le 16.2.2010

P.S : Pour en revenir à mon billet d‘ hier Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na – ici on trouve des très belles photos de la da Bach na Fahrt et du Rosenmontagsumzug à Schramberg.

Vu d‘ Allemagne: incroyable mais vrai, Johnny partout en Allemagne, dans la Rheinpfalz même dans le SPON (16.12.2009 & 17.12.2009)

Incroyable mais vrai, – les problèmes de santé de Johnny Hallyday sont arrivés en Allemagne, la Rheinpfalz lui consacre presqu‘ une demi-page « Franzosen bangen um Johnny Hallyday ». Et même le Spiegelonline – le SPON comme on dit ici – lui consacre un petit article – Freiheitsgefühle – Rockstar Hallyday aus Koma erwacht. Rachida Dati par contre avec « „Il va y avoir un drame avant la fin de mon mandat“ a droit à quelques petites  lignes dans la Rheinpfalz (Fühlt sich im EU Parlament überfordert)  – et rien dans le SPON.  Le Verlan de Nadine Morano, pas un mot nulle part, – au moins dans les journaux que je lis. Par contre une page entière dans la Rheinpfalz sur le Deutsch-Französischer Schüler Reportagewettbewerb  (concours de reportage franco-allemand pour écoliers) organisépar la Rheinpfalz  et les DNA sur les forêts (Auf in die Wälder).  Une hiérarchie de la perception de la France, étonnante mais pas sans charme : le concours franco-allemand ,très important car c’est ici que les bases des relations franco-allemandes sont réellement construites, Johnny en deuxième position (why not)  avant les quelques lignes sur Dati, et rien sur l’affaire Morano. J‘ aurais sûrement préféré   lire aussi quelques lignes sur la requête malheureusement  infructueuse de Françoise Hostalier , mais en Allemagne on est tellement occupé par l‘ affaire de Kunduz (voir les dix questions de Florian Gathmann) qu‘ un charter vers l‘ Afghanistan apparaît plutôt comme une broutille, du moins vu d’Allemagne.  A part cela, cette hiérarchie a un certain charme.

Comment expliquer le phénomène Johnny en Allemagne ? Comme je l’ai déjà décrit dans Mannemer Dreck – Johnny Hallyday est considéré en Allemagne comme le seul et véritable Rock‘ n Roller  français. Et en plus, -il n’y a pas d’équivalent allemand au phénomène « Johnny » :dans ce contexte l’analyse de Dietmar Hüser « Rock around the clock  » nous donne des précieuses indications.

Personnellement comme je l‘ ai aussi décrit dans Mannemer Dreck , j‘ ai aussi chanté du Johnny pendant mes années étudiantes, pas seulement à Mannheim, – mais aussi assez souvent à Schramberg – au « alte Socken » (vielle Chaussette – Musikbar des années 1980 à Schramberg , où la scène locale et régionale de Jazz, Chansons et Rock’n Roll se produisait pendant les week- ends)  – mais le « alte Socken » n‘ existe plus depuis bien des années, – je suis même sur que beaucoup de « Schramberg eois» ne se souviennent plus du « alte Socken ».  Le  « alte Socken » a disparu depuis longtemps, mais Johnny reste un phénomène inexplicable, une légende, une vraie légende même en Allemagne. C’est vraiment incroyable.

Sources :

Veiel, A. (2009) : Franzosen bangen um Johnny Hallyday. Rockstar liegt auf der Intensivstation -Pariser Arzt des Sängers ins Zweilicht geraten.  Die Rheinpfalz, Nr. 292, Zeitgeschehen, Mittwoch 16. Dezember 2009

Die Rheinpfalz (2009): Rachida Dati – fühlt sich im Eu Parlament überfordert. Die Rheinpfalz, Nr. 292, Zeitgeschehen, Mittwoch 16. Dezember 2009

Gilcher, Dagmer (2009): Blickpunkt: Deutsch-Französischer Schüler-Reportagewettbewerb. Auf in die Wälder. Nachwuchs-Reporter zu Themen rund um den Wald gesucht – Pfälzische und elsässische Schüler können sich bewerben. Die Rheinpfalz, Nr. 292, Kultuer, Mittwoch 16. Dezember 2009

Hüser, Dietmar: „Rock around the clock“. Überlegungen zu amerikanischer Populärkultur in der französischen und westdeutschen Gesellschaft der 1950er und 1960er Jahre. In: Metzger, Ch., Kaelble, H. (Eds.): Deutschland – Frankreich – Nordamerika: Transfers, Imaginationen, Beziehung

Deutschland zwischen Licht und Finsternis : ein deutschsprachiger Kommentar zu „Comment penser l’Allemagne entre Lumières et ténèbres“ von Pierre Assouline

Pierre Assoulines „Bücherrepublik“  bietet dem frankophonen und an Deutschland interessierten Leser mit dem Billet „Comment penser l’Allemagne entre Lumières et ténèbres ?“ (= Wie Deutschland denken zwischen Licht und Finsternis) einen besonderen Leckerbissen. Es handelt sich dabei um die Kritik des Buches „Penser l’Allemagne“ welches vom Münchener Germanisten Clemens Pornschlegel verfasst wurde. Deutschland en français gedacht und verfasst – was für ein Buch, was für eine Welt sich da öffnet. Da ich das Buch selbst noch nicht gelesen habe, – geschweige von dem Buch vor dem billet aus der Bücherrepublik jemals etwas gehört hatte verweise ich hier auf die Schlusssätze von Assouline: „C’est bien assez de nous éclairer sur l’évolution de nos voisins outre-Rhin, mission que ce recueil remplit en nous ouvrant de nouvelles perspectives. Car il ne suffit plus de rêver avec nostalgie au temps où Frédéric II de Prusse rédigeait en français « De la littérature allemande ». » (Das ist mehr als genug um uns über die Evolution unseres rechtsrheinischen Nachbars aufzuklären, Aufgabe die dieses Werk erfüllt in dem es uns neue Perspektiven eröffnet. Weil es schon längst nicht mehr genügt nostalgische Träume von der Zeit zu träumen in der Friedrich der Große „De la littérature allemande“ auf Französisch verfasste.) Angesichts der schwindenden Französischkenntnisse hierzulande (siehe auch mein Posting „La cérémonie franco – allemande du 11.11.2009 : un beau symbole ?“ ) , wird das Buch von Clemens Pornschlegel in Deutschland bestimmt kein großes Lesepublikum finden können. Die Kritik von Assouline klingt jedenfalls vielversprechend – eine Innenansicht der deutschen Literatur für den frankophonen und französischen Leser. Laut Assouline bietet einem die von Pornschlegel verfasste Literaturgeschichte eine Innnenansicht der deutschen Seele. Er geht sogar noch weiter – in dem er formuliert „Il y a de pires moyens de pénétrer l’âme d’un peuple. Pour les politologues et les tenants du tout-économique, ce pourrait être une révélation. » (Es gibt schlechtere Methoden die Seele eine Volkes zu durchleuchten. Für die Politologen und die Hohenpriester des Ökonomischen, könnte das Buch regelrecht zur Offenbarung gereichen.) Das Buch von Clemens Pornschlegel ist genauso so wie die Kritik in der république des livres für ein französisches Publikum adressiert. Aber nach der Lektüre der Kritik von Pierre Assouline, meine ich, dass es durchaus lohnenswert sein könnte auch hier in Deutschland (soweit beim Leser genügend französische Sprachkenntnisse vorhanden sind) das Buch von Pornschlegel zur Hand zu nehmen.  Was die Kritik von Assouline betrifft erscheint es mir erwähnenswert, auch auf die Diskussionsbeiträge in seinem literarischen Blog hinzuweisen, – viel Licht und viel Schatten wie so oft in den Kommentaren zur Bücherrepublik – aber durchaus lesenswert – weil Sie gewissenmaßen einen tiefen Einblick in die französischsprachige „Bücherwelt“  erlauben. Wobei es bisher, jetzt wo ich diese Zeilen schreibe, nur 35 Kommentare zu Comment penser l’Allemagne entre Lumières et ténèbres in der Bücherrepublik gibt, was verhältnismäßig wenig ist. Aber diese wenigen Kommentare erlauben durchaus aufschlussreiche Einblicke über das Deutschlandbild in Frankreich.

Sobald ich etwas Zeit und Muße finde, werde ich versuchen „Penser l’Allemagne“ von Clemens Pornschlegel zu lesen und ggf. auch hier im Paysage-Blog darüber berichten.

Bibliographie:

Pornschlegel, Clemens : Penser l’Allemagne : Littératures et politiques aux XIXe et XXe siècles. Ed. Fayard (Collection Les quatre piliers), Paris 2009, ISBN 978-2213635125

Christophe Neff, Grünstadt le 8.12.2009

La cérémonie franco – allemande du 11.11.2009 : un beau symbole ?

Le 11 novembre – le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel  devant l’Arc de Triomphe. Une belle image – un beau symbole – mais en dehors des apparences quelle est la réalité de l‘ amitié franco -allemande  ?

Je pense que cette réalité est très bien décrite dans l’édito du Monde du 11.11.2009 « Cette anémie s’explique également par un malaise profond depuis vingt ans : les sociétés allemande et française deviennent chaque jour plus étrangères l’une à l’autre. Le volontarisme des années 1960 – jumelages et échanges linguistiques – a fait long feu. On ignore de plus en plus la langue et la culture de l’autre. Le Rhin ne doit pas devenir la frontière d’une morne indifférence. »

Très belle analyse aussi dans « Nicolas et Angela, chien et chat » de Marion Van Renterghem. Dans ce contexte le lecteur francophone peut trouver dans « Comme Goethe à Valmy » de « Berlin en parle  »un résumé des voix de quelques journaux allemands sur l’événement. La Rheinpfalz (par exemple dans  l’article de Axel Veiel « Hineintasten in eine neue Zeit » ) n’est pas si critique que les voix qui résonnent  dans le billet de Claire – Lise Buis , mais ceci est peut être dû à l’effet de voisinage – la Pfalz, la Lorraine et l‘ Alsace ont une frontière commune – et c’est ici le long de Moselle et Rhin que l’on commença  la construction européenne. Même chose pour le commentaire de Martin Graff « Zungenknoten  alles zu seiner Zeit » dans la Rheinpfalz du Samedi 14 Novembre – Martin Graff le Gedankenschmuggler nous présente la plutôt une analyse positive de l‘ image symbole du 11.11.2009.

Pour en revenir aux réalités franco- allemandes, le degré de compétence de la langue de l’autre , de lire, de comprendre, d’écrire dans la langue du voisin allemand ou vice versa dans langue du voisin français montre très bien où nous en sommes. Le commentaire « Toutes les réactions précédentes disent que cet article est intéressant. Dommage que je ne puisse pas (ainsi sans doute que 95% ou plus des lecteurs du Monde) en profiter. Traduction SVP. Merci. » de Claude Guillier dans Deutsch-französisches Brot montre où on se situe en France. J’ai bien le sentiment que l’enseignement de l’allemand en France est en plein déclin. Durant mes diverses sorties professionnelles en Tunisie, j’avais remarqué dans certains secteurs touristiques  que le personnel  tunisien maîtrisait particulièrement bien  les langues étrangères – italien, anglais, allemand -et  parfois on a le sentiment que dans  certaines «  zones touristiques tunisiennes » il y plus de personnel capable de s’exprimer dans la langue de Goethe que sur toute la côte du Languedoc.  En Allemagne , l’enseignement du français et aussi la pratique du français est en pleine dégringolade.  Je dirais même qu’il existe une certaine phobie de la langue française en Allemagne. Quelle révolte au Baden-Württemberg quand les ministres Annette Schavan et surtout Helmut Rau  tentèrent sans succès d’entériner le français comme première  langue étrangère dans les arrondissements frontaliers voisinant la France. Rau devra abandonner le projet face au tollé des parents qui pensaient que leur progéniture pourrait  être en retard face aux autres élèves qui débutent  en anglais ou  en latin comme première  langue étrangère. Et cette francophobie, je la ressens chaque fois que, dans mes cours, je demande à lire un texte en français sur l’Afrique francophone. L’Afrique francophone est peu- être le seul domaine où le français soit resté la référence scientifique, – déjà en ce qui concerne géographie et écosystème méditerranéens le français comme langue scientifique est en pleine dégradation. Reste donc l’Afrique francophone – je dirais même qu‘ il est vraiment rarissime de trouver un article scientifique non francophone  valable traitant  de la géographie ou des écosystèmes des pays de l’Afrique francophone et j’ajoute qu’en dehors du domaine scientifique, c’est au sud du Sahara que le français est le plus vivant, le plus dynamique – qui sait , ce sera peut -être entre Sénégal, Mali, Burkina Faso et le Benin que la langue françaises retrouvera une deuxième jeunesse.

Mais revenons au sujet, demander à certains de mes étudiants de lire un  texte français sur les conséquences des changements globaux sur le delta du Sénégal, la Casamance etc. consiste  à demander un effort presque insurmontable, pour certains même cela ressemble à une sorte de torture psychologique. Naturellement il y a encore une petite minorité qui est attachée au français, qui essaie  de suivre, certains même prennent des cours particuliers  payants pour s’approprier un bon niveau de français. J’en connais même personnellement. Mon ancienne collaboratrice Anna Viola Mai qui débute maintenant une carrière de professorat de lycée de Maths et Géographie en commençant le referendariat a pris des  cours payants de français pendant plusieurs années durant ses études. Et naturellement il y en a d’autres. Mais c’est une petite minorité qui se rétrécit comme une peau de chagrin. Pour le reste la phrase de l’édito du monde  « On ignore de plus en plus la langue et la culture de l’autre » dit tout. Personnellement je vois très bien le problème, – mais je ne vois pas comment on pourrait vraiment fondamentalement changer la donne. En dehors des Sonntagsreden (beaux discours du dimanche)  et des symboles forts  comme la cérémonie commune à  l‘ Arc de Triomphe du 11.11.2009 – je pense qu‘ il faudrait de vrais hommes et femmes de terrain  de la chose franco-allemande  comme ce fut  le cas de Monsieur Latou (Neff, W. 1990) , Robert Ditter, Konstantin Hank, Carlo Schmid (et je pense même à notre famille – car notre mère ne  fut pas seulement récompensée  avec  le Bundesverdienstkreuz pour son travail dans le Kinderschutzbund et la SPD mais aussi pour le raprochement franco-allemand dans ce contexte la lecture de « vingt ans, déjà vingt ans » et de « Sonntag, den 15.November: Volkstrauertag Dimanche 15 novembre: journée de deuil national en Allemagne »  est certainement une lecture éclairante ). Ce sont eux qui ont bâti sur les idées prononcées  par les grands –  de Gaulle, Adenauer, Schumann, Monet, Brandt etc. – ce que l‘ on nomme l‘ amitié franco-allemande, le début de la construction européenne. Et ceci durant les années 1950 et 1960 , ce n‘ était pas toujours chose facile.

Non,je n’ai  pas de solution miracle à proposer, mais si au quotidien nous ne voulons pas sombrer dans l’ignorance et l‘  indifférence réciproque, les sociétés allemandes et françaises auront besoin des hommes et  des  femmes qui reconstruisirent et construisent ,comme les Ditters, les Hanks, les Schmids et tous les autres de la sphère franco-allemande,  les liens entre les deux pays.

Sources :

Neff, W. (1990): Bonjour – Schulblatt der Oberschule Schramberg. In:  Gymnasium Schramberg (Ed): 1840, 1940, 1990 – Festschrift zum Doppeljubiläum 150 Jahre Geschichte, 50 Jahre Abitur , p.74 – 81.

Graff, M (2009): Zungenknoten – Alles zu seiner Zeit – Martin Graff der Gedankenschmuggler aus dem Elsass … träumt davon, wie am 11. November deutsche und französische Traditionen verschmelzen könnten. In: Die Rheinpfalz nr. 265 Balkon über Grenzen Samstag  14 November

Veiel, A. (2009): Hereintasten in eine neue Zeit. Frankreichs Staatschef Nicolas Sarkozy huldigt am Tag des Gedenkens an das Ende des Ersten Weltkrieges mit Bundeskanzlerin Angela Merkel der deutsch-französischen Freundschaft und dem Zusammenwachsen Europas. Doch nicht alle Franzosen sind glücklich darüber. In: Die Rheinpfalz nr. 263 Hintergrund Donnerstag 12 November Seite 3

Christophe Neff, Grünstadt le 16.11.2009

Hinweis auf drei deutsch-französische Innenansichten zum 9. November

Im Blog „au Jour le Jour„, dem Blog von Evelyne Marie France Neff kann man zwei durchaus bemerkenswerte Texte zum 9. November finden. Es handelt sich sozusagen um deutsch- französische Innenansichten zum Fall der Berliner Mauer am 9.11.1989 und Gedanken & Erinnerungen zur Reichskristallnacht. In Vingt ans, déjà vingt ans… wird der lange Weg zum Fall der Mauer aus einer sehr persönlichen deutsch-französischen Perspektive dargestellt. Im Text „Nuit du 9 au 10 novembre 1938, il y a 71 ans“ werden auch sehr persönliche Reflektionen & Erinnerungen, – diese wiederum im deutsch-französischen Kontext – über die Reichskristallnacht vorgestellt. Diese Erinnerungen sind auch verwoben mit Erinnerungen aus Tübingen und der Raumschaft Schramberg – ville des 5 vallées en Forêt Noire – der Fünftälerstadt im Schwarzwald – eine etwas vergessene Bezeichnung für Schramberg . Die Begegnung mit der Witwe Kurt Gersteins in Tübingen, Begegnung die in“ Nuit du 9 au 10 novembre 1938, il y a 71 ans „ beschrieben wird hat auch bei mir Spuren hinterlassen. Die Erstausgabe der Gerstein Biographie von Saul Friedländer „Kurt Gerstein – ou l’ambiguité du bien“ hatte schon in meinen Schramberger Jugendzeiten den Weg in mein Bücherregal gefunden, das Buch steht nun in meiner Bibliothek in Grünstadt. Der dritte Text auf den ich im Zusammenhang mit dem 9. November hinweisen möchte, ist der Beitrag „Avenue Lénine“ in Berlin en parle dem Blog von Claire-Lise BUIS. Auch dieser Text ist eine persönliche deutsch-französische Innenansicht, – eine kleine Zeitreise von Blanc Mesnil mit einem Umweg über Oranienburg ins freie ungeteilte Berlin. Mein Hinweis auf diese drei Texte erscheint etwas spät, – aber eigentlich sind es „zeitlose Texte“ – die völlig unabhängig von Daten, Datum, Gedenk – und Jahrestagen gelesen werden können. „Vingt ans, déjà vingt ans…,   “ Nuit du 9 au 10 novembre 1938, il y a 71 ans „  sowie „Avenue Lénine„ sind soweit ausreichend Französischkenntnisse vorhanden – eine durchaus lohnende Lektüre zum 9 November, eine Innenansicht deutsch-französischer Geschichte, eine kleine deutsch-französische Zeitreise die von Lothringen, Blanc Mesnil über Tübingen, Schramberg, Oranienburg zu Erinnerungen an den Mauerfall nach Berlin führt.

Christophe Neff, Grünstadt le 10.11.2009