Les cloches de Pâques introuvables sur Wikipedia.fr (24.4.2011)

En écrivant mon dernier billet je me rendais compte qu’en fait il y n’avait pas d’article dans la Wikipedia.fr sur les cloches de Pâques. Il y a une petite ébauche sur le film de Louis Feuillade éponyme, mais pas d’article sur les cloches de Pâques. Dans l’article Pâques on trouve dans le chapitre « Fêtes et traditions populaires » les phrases suivantes (dernière consultation 24.4.2011 21:15): « En Belgique et en France, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs de Pâques. Depuis le jeudi saint, les cloches sont silencieuses, en signe de deuil. On dit qu’elles sont parties pour Rome, et qu’elles reviennent le jour de Pâques en ramenant des œufs qu’elles sèment à leur passage. En Allemagne et en France, le repas de Pâques est souvent l’occasion de partager un gigot d’agneau rôti accompagné de flageolets ». Ce n’est pas grand-chose, aucune source indiquée et en plus, concernant le repas de Pâques en Allemagne, c’est faux,  le gigot d’agneau pour le repas de Pâques n’est pas une tradition allemande,  peut être est-ce en train de le devenir sous l’impulsion de « live-style » magazine, mais ce que les auteurs de wikipedia – en fait l’auteur Gwalarn le 27.3.2005  à 19 :10  révèlent, relève en ce qui concerne l’Allemagne de la pure fiction. Donc ce qu’on trouve dans la wikipedia sur les cloches de Pâques est bien maigre ! C’est un peu dommage, car personnellement je crois qu’autrefois il y avait en effet un vrai fossé culturel – une sorte de röschti-graben qui séparait la culture francophone (catholique) – celle des cloches de Pâques – et allemande (protestante) celle du lièvre de Pâques – le fameux Osterhase. Déjà comme petit gamin durant les week-ends pascaux à Eckbolsheim, je m’apercevais de cette différence fondamentale entre l’Allemagne et la France. En fait, qu’on parlait français à Strasbourg, – grandissant dans un ménage bilingue cela ne m’a pas étonné, en plus le dialecte alsacien qu’on entendait ici et la dans la rue ne m’était pas étranger, car le Schramberger Schwäbisch est linguistiquement relativement proche du dialecte alsacien comme on le pratique à Strasbourg et dans une partie du Bas – Rhin. C’est la tradition des cloches de Pâques qui n’existait pas en Allemagne, qui m’a fait ressentir comme gamin de 4 ou 5 ans que Strasbourg et la France étaient donc un autre univers, l’univers où les œufs de pâques étaient rapportés par les cloches. En plus pour mes copains du Kindergarten St. Maria au Sulgen, – aussi bien qu’à la Grundschule Sulgen – la tradition de cloches était totalement inconnue. C’est Jean Egen dans les Tilleuls de Lautenbach qui a très bien décrit ce phénomène de frontière culturelle entre cloches de pâques et lièvre de pâques que j’ai moi-même connu comme gamin. « Le lièvre de Pâques, c’est comme la cigogne et Saint Nicolas, mes copains francs-comtois ne le connaissent pas, ils disent que les œufs sont apportes par les cloches, ce qui est difficile ä croire – comment feraient les cloches pour les retenir sous leur jupe et comment feraient les œufs pour ne pas se casser en tombant ? En Alsace, on est quand même plus sérieux, le jour de Pâques, après la grand-messe, mes Cousins, mon petit frère et moi, nous faisions chacun notre nid de paille dans le verger de grand-mère, puis nous passions à table en attendant que le lièvre distribue les trésors de sa hotte. » et quelques phrases plus tard « Nous courions vers les nids, ils étaient pleins d’œufs, de poissons, de lapins et de cocottes en sucre, en frangipane, en chocolat, il y avait aussi un agneau pascal en génoise et de véritables œufs durs qu’en temps ordinaire nous aurions dédaignés mais que nous engloutissions jusqu’ä l’étouffement parce qu’ils étaient peints en rouge ou en bleu » (Egen, Jean 1992, p.142-143). Chez mes grands-parents à Eckbolsheim, cela se passait semblablement, – sauf à un détail près, très important, – ma grand mère de souche lorraine, – qui avait déjà intégré avec grande habileté toutes ces pâtes italiennes (capeletti , gniocchi, etc. etc.) (dans ce contexte voir ici et ici) dans son ménage,  et ces pâtes- la elle les faisait encore elle-même jusque à la fin des années 1990, – elle intégra les lièvres de pâques alemano-alsaciens dans les cloches franco – françaises. Naturellement c’était les cloches qui nous rapportaient les lièvres rouges en sucre que nos parents transportaient depuis Schramberg pour approvisionner les cloches d’Eckbolsheim. Les cloches qui lâchaient toutes ces friandises dans le grand jardin de la maison familiale rue des pommes à Eckbolsheim, sous le grand cerisier, sous les buissons de groseilliers – et il y en avait des groseilliers – des noirs (cassis), des rouges, et même des Groseilliers à maquereau.

Au début des années 1970 mes grand – parents déménagèrent vers le Midi français, – un pays où le lièvre de pâques était un vrai inconnu,  sauf naturellement dans notre famille où les cloches franco-allemandes avaient toujours un « Osterhase » dans leurs bagages, que se soit à Aubord ou à Port Leucate. Si je me souviens bien, je crois avoir aperçu les premiers lièvres de pâques en chocolat dans le midi, au début des années 1980 – juste quelque temps avant l’élection de François Mitterrand, chez quelques pâtissiers-confiseurs. C’était pour ainsi dire un des avant-signes de la mondialisation. Entre-temps le « Osterhase » allemand devenait un article de la consommation de masse , le lièvre de pâques en chocolat qu’on trouve en Allemagne de nos jours dès début février dans les Supermarchés a presque failli faire disparaitre les rote Zuckerhasen de mon enfance. C’est devenu tellement rare que les rares pâtissiers-confiseurs qui prennent encore le temps de faire des rote Zuckerhasen, sont présenté dans des articles de presse (p.Ex. ici) – les rote Zuckerhasen autrefois une spécialité de l’Allemagne du Sud-  sont de nos jours une espèce en voie de disparition.

Dans notre monde mondialisé  où les coutumes disparaissent ou se transforment en mode de consommation de masse,  l’histoire du père noël en chocolat qui finit en lièvre de chocolat et qui est présent dans les étalages de supermarchés allemands de début Septembre jusque début mai est un triste exemple, il est clair que les différences culturelles, ce röschti-graben culturel entre le monde germanophone et francophone que j’ai moi-même encore connu entre le Osterhase et les cloches et qui est si bien décrit par Jean Egen dans les Tilleuls de Lautenbach se rétrécit de plus en plus.

Je pense quand même que les cloches de pâques mériteraient un bon article dans la wiki.fr. – si même le lièvre de pâques en a un (même si l’article se dénomme lapin de pâques – ce qui est historiquement faux – car c’est  bien le lièvre de pâques qui fut le premier à s’établir dans le vocabulaire, puisque c’est bien la traduction littérale du terme Osterhase  et  par la porte de l’Alsace le lièvre de pâques débarquait donc dans la langue française); mais un article bien sourcé qui nous raconte l’origine historique et religieux des cloches de pâques qui ramenaient les œufs de pâques serait certainement le bienvenu. Naturellement il reste la question de savoir si ces fameuses cloches de pâques sont simplement une tradition franco-française, ou si on trouve cette tradition dans la partie francophone de la Belgique, au Québec, en Suisse romande, ou même en Afrique francophone, – où la France n’a pas seulement laissé sa langue mais aussi partiellement le catholicisme comme par exemple dans le Sud de la Côte d‘ Ivoire.

Source & Citations :

Egen, Jean (1992) : Les tilleuls de Lautenbach. Mémoires d‘ Alscae. T 1. 3ème édition. Paris, Stock, ISBN 2-234-02523-0.

Joyeuses Pâques à tous mes lecteurs et toutes mes lectrices

Christophe Neff, Grünstadt le  24.4.2011

Quelques mots sur l’interview de Jens-Uwe Hettmann, représentant de la Friedrich Ebert Stiftung à Abidjan, dans le Spiegelonline du 8.04.2011

Comme je l’avais déjà écrit dans mon dernier billet, la couverture médiatique de la crise ivoirienne, personnellement je préfère de parler, de la guerre civile en Cote d‘ Ivoire,  est assez remarquable dans les medias allemands (p.Ex. Elfenbeinküste – Gbagbo kämpft sich zurück nach Abidjan).L‘ intérêt de l’Allemagne s’explique peut-être par le fait que l’Allemagne est devenue un important partenaire commercial de la Cote d‘ Ivoire durant les années Gbagbo.  D‘ après Stephen Smith  « les principaux débouchés des exportations ivoiriennes étaient, en 2008, l’Allemagne (9,7%), le Nigeria (9,2%), les Pays-Bas (8,4) et seulement en quatrième position, la France (7,3) suivi de près par les Etats-Unis (7%) (Smith, Stephen 2010, p. 72). Peut être cela explique- t’il l’intérêt des medias allemands  pour la guerre civile en Côte d‘ Ivoire.  Le Spon publiait même dans sa version internationale en anglais un article « The World from Berlin – UN Intervention in Ivory Coast ‚Correct and Justified‘ sur l’intervention armée de l‘ ONU à Abidjan – en fait une intervention de l’armée française – qui fut majoritairement vue d’un  œil positif par la presse allemande (voir l’arcticle du SPON cité, qui est en fait une revue de presse, sur couverture des événements en Côte d‘ Ivoire). Le Vendredi 8.4.2011 SPON présentait un Interview avec  Jens-Uwe Hettmann, représentant de la Friedrich Ebert Stiftung à Abidjan, avec comme titre dans le style de la Bildzeitung : « Elfenbeinküste – Ouattara ist genauso blutrünstig wie sein Widersacher(Ouattara est aussi sanguinaire que son adversaire) » – et ce titre a eu un effet de bombe en Allemagne.  Dans le texte- je cite la version allemande (+ ma traduction française) :

«SPIEGEL ONLINE: Französische Truppen greifen Gbagbos Palast an, wollen mit aller Macht den Wahlsieger Ouattara stärken – was halten Sie von dem Einsatz?

Les troupes  françaises attaquent le palais de Gbagbo, ils veulent à tout prix renforcer le vainqueurs des élections Ouattara – que pensez-vous de cette action ?

Hettmann: Das ist eine heikle Frage. Denn hinter dem Engagement der Franzosen stecken offensichtlich auch wirtschaftliche Interessen. Mit Ouattara unterstützen die Franzosen einen Mann, der genauso blutrünstig ist wie Gbagbo.

C’est une question délicate. L‘ engagement des français est aussi guidé par des intérêts économiques. Avec Ouattara les français soutiennent un homme qui est aussi sanguinaire que Gbagbo. »

Je ne vais pas traduire l’interview en toute sa longueur, – l’interview est assez long  (le Spiegel pourrait bien le traduire en anglais pour sa version internationale) – mais ce sont surement les phrases clefs de l’interview de Heckmann dans le SPON, Interview qui du reste n’est pas très optimiste sur les chances de voir la Cote d’Ivoire retrouver un solide chemin vers la paix intérieure. Il est difficile d’évaluer la situation à une distance de plusieurs milliers de kilomètres, – mais les infos qui me parviennent, que se soit de  Duékoué (le rapport de Human Rights watch sur les massacre de Duékoué – en anglais + en francais) , de Cocody (ou d’autres quartiers d’Abidjan ) – ou même de Touba, me font croire que malheureusement les avis et jugements de Jens-Uwe Hettmann sur la situation en Côte d’Ivoire (massacres, executions, tortures, pillages etc.) sont bien fondées.  Ce n’est pas l’intervention de l’ONU respectivement les militaires français à Abidjan qui ont terni l’image du soit disant démocrate Ouattara vainqueur de soi-disants élections libres. Ce sont les massacres de sa soldatesca, – ses Lansquenets incontrôlables qui sèment la terreur partout où  ils maitrisent le terrain – qui font qu‘ aujourd’hui au moins dans une partie de l’opinion internationale ,en Allemagne ceci est aussi une conséquence de  l’interview de Hettmann  dans le SPON ,Allassane Ouattara  est plutôt vu comme un homme politique incourtournable pour la Côte d’Ivoire, mais un homme politique que vaut guère mieux que Laurent Gbagbo.

Sources citées :

Smith, Stephen : Voyage en postcolonie – le nouveau Monde franco-africain. Paris, (Grasset), ISBN 978-2-246-75971-6

Spiegel- Online (8. 4.2011):  Elfenbeinküste – Ouattara ist genauso blutrünstig wie sein Widersacher. Interview de Spiegel-Online avec  Jens-Uwe Hettmann, représentant de la Friedrich Ebert Stiftung à Abidjan.

Christophe Neff, Grünstadt le 10.4.2011

P.S.: Voici le lien vers la Friedrich Ebert Stiftung à Abidjan.

Blogostatistique 50.000

Le jeudi 24.3.2011, le blog „paysages“ vient de dépasser le seuil des 50.000 visites. Je remercie mes lecteurs pour leur fidélité. Les  cinq articles ayant jusqu‘ au vendredi 24.3.2011 reçu le plus de visites se retrouvent dans le tableau suivant.

Pl. Article %
1.) Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate 8,13%
2.) 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes                                                                             6,55%
3.) De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka 4,48%
4.) Ein paar Worte zur Resonanz des Buches „Indignez- vous!“ von Stéphane Hessel in der Rheinpfalz vom 4.1.2011 3,87%
5.) Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate 2,98%
    26,01%

Donc a priori pas grand changement depuis la dernière blog statistique, la blogostatistique 40.000 qui date du 3.12.2010. L’écart entre  Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate et 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes  s’est un peu resserré. En plus il y avec un Ein paar Worte zur Resonanz des Buches „Indignez- vous!“ von Stéphane Hessel in der Rheinpfalz vom 4.1.2011 un deuxième article écrit en allemand qui entre dans la blog statistique. Il faut dire que le petit livre de Stéphane Hessel a fait beaucoup de bruit en Allemagne (p.ex. voir le commentaire de Jakob Augstein « im Land der Niedertracht » dans le SPON) – il existe désormais aussi  une version allemande du livre, traduit par Michael Kogon, le fils de Egon Kogon. Peut-être ces discussions sur le petit livre de Stephane Hessel en Allemagne étaient-elles un des premiers signes qui annonçaient la défaite historique de la CDU au élections régionales du Baden-Württemberg le 27.3.2011 et le triomphe électoral des verts  dans ces mêmes élections ainsi qu‘aux élections régionales du Rhénanie-Palatinat.

Christophe Neff, Grünstadt le 1.4.2011

Il est Mort Demain – en souvenir du rêve d’une Libye libre !

Il est Mort Demain – est un poème du poète soudano – libyen Mohammed al-Faytouri. J’ai découvert le poème durant la lecture de l’Anthologie « les poètes de la Mediterranée ». En lisant le poème je pensais aux libyens qui essaient de se soulever contre Kadhafi et son clan – mais le destin de ce soulèvement semble être décidé : dans quelques jours Benghazi le dernier bastion de la rébellion libyenne va, sauf miracle, tomber ! En réalité nous ne savons guère grand-chose sur cette rébellion contre Kadhafi.

Mais nous savons tous que la vengeance du colonel Kadhafi envers les rebelles, envers la ville de Benghazi véritable capitale du soulèvement libyen sera terrible. L’édito du Monde du 15.3.2011 « Il est temps d’aider la rébellion libyenne » vient beaucoup trop tard – le rêve d’une Libye un peu plus libre semble vivre ses derniers heures. Je reprends ici les premiers couplets du poème « il est mort » de Mohammed al – Faytouri pour que les espoirs de liberté à Benghazi, dans toute la Libye ne tombent pas dans l’oubli. On peut trouver la totalité des vers entre autre ici dans le Blog de Patricia Tutoy.

Il est mort

Aucune goutte de pluie ne s’est attristée

Aucun visage humain ne s’est assombri

La lune n’a pas survolé sa tombe de nuit

Aucun ver paresseux n’y a déployé son corps

Aucune pierre ne s’est fendue

Il est mort demain

cadavre sali

linceul oublié

tel un rêve…

le peuple s’est réveillé

et a traversé le champ des roses au crépuscule

comme un ouragan

il est mort

dans son âme noircie incendiée un passé de sang

et de gibets suspendus

des cris de révolte dans les prisons

visages douloureux et fendillés des vieilles

bras tordus dressés comme des faucilles

yeux où plonge l’ombre des potences

ô mon fils

en quel lieu les soldats ont-ils emmené ton visage

pourquoi m’ont-ils privé de l’odeur de ta chemise ?

mon fils si beau dans l’éclat de sa jeunesse

marchait sur les élans des coeurs

le geôlier a cadenassé la porte de sa grande prison

une chaîne a rampé

et le fouet a enveloppé la nuit de lamentations.

Source :

Al – Faytouri, Mohammed : Il est Mort demain. In : Bonnefoy, Y. (Eds) : Les Poètes de la Méditerrannée. Anthologie. Paris, Gallimard Culturesfrance, p. 382-387. ISBN 978-2-07-043597

Christophe Neff, Grünstadt le 16.3.2011

Quelques impressions photographiques de la Fasnet 2011 à Schramberg (Hanselsprung, Da Bach na Fahrt)

Comme beaucoup de „Schramberger“ expatriés je reviens de temps en temps pour la Fasnet à Schramberg. La Fasnet de Schramberg est un événement qui laisse revenir les Expat de Schramberg à Schramberg. Pour ma part c’était le Hanselsprung le dimanche après midi (Fasnetsonntag) et la fameuse da Bach na Fahrt le lundi des Roses. Pour les lecteurs désirant savoir plus sur la Schramberger Fasnet et lisant l’allemand je peux conseiller la lecture du livre « Narri, Narro und so » récemment sorti. Et même pour les lecteurs sans connaissance approfondie de l’allemand le livre mérite d’être feuilleté à cause de ces belles photos.

Wie so viele « expatriierte » Schramberger komme ich von Zeit zu Zeit zur Fasnet nach Schramberg zurück. Die Fasnet ist ein Ereignis welches viele expatriierte Schramberger von Zeit zu Zeit nach Schramberg zurückkommen lässt. Was mich betrifft, so waren es der Besuch des Hanselsprung am Fasnetssonntag und die da Bach na Fahrt am Rosenmontag, welche mich nach Schramberg „gezogen“ haben. Für Leser die sich etwas tiefer mit der Schramberger Fasnet befassen wollen, kann ich die Lektüre des kürzlich herausgegeben Buch „Narri, Narro und so“ empfehlen. In meinen französischen Text (s.O.) habe ich meinen francophonen Lesern das Buch auch wg. dem außergewöhnlichen Bildmaterial empfohlen.

kehraus-beim-hanselsprung-632011.1299966013.jpg Photo: „Kehraus“ beim Hanselsprung / „Kehraus“ au Hanselsprung © Car. Weiß – Neff 6.3.2011

hanselsprung-schramberg-632011-die-hansel-springen-am-rathaus-vorbei.1299966439.jpgPhoto: Hansel et Narro au Hanselsprung  © C. Neff 6.3.2011

auszug-der-hansel-und-narros-aus-dem-schramberger-rathaus-632011.1299966743.jpgPhoto: Les Hansel et les Narros sortent de la Hôtel de Ville de Schramberg pour le Brezelsegen © C. Neff 6.3.2011

da-bach-na-fahrt-2011-paul-das-orakel-732011.1299967111.jpgPhoto: Zuber 28 Tentakel Orakel St. Pauli © Car. Weiß – Neff 7.3.2011

da-bach-na-fahrt-2011-schwarzwaldmadels-fahren-da-bach-na-732011.1299967910.jpgPhoto: Zuber 30 Heimatzuber © Car. Weiß – Neff  7.3.2011

da-bach-na-fahrt-2011-dschungelcamp-732011.1300008210.jpgPhoto: Zuber 35 Dschungelcamp © Car. Weiß – Neff  7.3.2011

Source/Quelle:

Link, Helmut ; Link, Stefan ; Narrenzunft Schramberg E.V. (Ed) (2010) : Narri, Narro und so … 100 Jahre Narrenzunft Schramberg, 75 Jahre Da-Bach-Na-Fahrt. Schramberg, Straub Druck + Medien AG, ISBN 978-3-00-032970-8

Christophe Neff, Grünstadt le 12.3.2011

Blognotiz 27.2.2011 – Blick von Port Leucate in die Raumschaft Schramberg

Die winterliche Tramontane fegt über die winterlichen Sanddünen von Port Leucate.Aufgenommen während des Praktikums/Exkursion „brûlage dirigée“ im Feb. 2011, © C.Neff

Über den Sanddünen von Port Leucate tobt die Tramontane. Das Meer leuchtet in einem bunten Farbenspiel welches von Türkisgrün bis Azurblau reicht. In der Raumschaft Schramberg in der ich aufgewachsen bin toben andere Stürme. Morgen, am Montag den 28.2.2011 entscheidet der Kreistag des Landkreises Rottweil über das Schicksal der Kreiskrankenhauses Schramberg.  So wie die Dinge stehen ist wohl wirklich zu befürchten, dass der Kreistag ggf. für eine Lösung stimmen wird, die letztendlich das Aus für den Krankenhausstandort Schramberg bedeutet.

Vor Jahren als ich noch an der Universität Mannheim tätig war führte ich immer wieder zu „Global Change Prozessen“ in Mittelgebirgen Exkursionen in den Schwarzwald durch und verglich dort die Prozesse mit den Prozessen in den periphären Gebirgsräumen Frankreichs. Landflucht und Verbuschungsprozesse führen dort nicht nur zu Waldbränden, – oder zum Einwandern von Luchsen und Wölfen, – sondern auch zum langsamen Sterben der öffentlichen Infrastruktur, – Schulklassen und Schulen werden geschlossen, – irgendwann zieht man die Gendarmerie ab, – und das Dahinsiechen und Sterben der ländlichen Krankenhausinfrastruktur wurde dort meist mit dem Kampf um die „Maternité“ (Geburtshilfestation) eingeleitet. Diese Prozesse in Frankreich und anderen frankophonen Räumen haben immerhin schon dazu geführt, dass dem Problemkreis „ländliche Krankenhausstruktur & ländliche Gesundheitsversorgung“ neuerlich ein ganzes Buch gewidmete wurde (Richoz et al. 2010: Santé et développement territorial, Enjeux et opportunités).

Luchse soll man ja inzwischen im Schwarzwald schon gesichtet haben, von Wölfen ist mir nichts bekannt, – aber das es eines Tages soweit kommen könnte, dass das Schramberger Krankenhaus zur Disposition stehen könnte, diese hätte ich mir während der Exkursionen in die Raumschaft Schramberg während der  Jahre 2000-2005 wohl nicht mal im Traume vorstellen können. Nun ist es also doch soweit gekommen, – und wir können im Schwarzwald Prozesse beobachten wie man dies so nur aus Frankreich kennt. Als aufmerksamer Beobachter der ganzen Krankenhausdiskussion im Landkreis Rottweil frage ich mich jedoch, weshalb man eigentlich letztlich nur die Wahl zwischen zwei Privaten Krankenhausträgern nämlich Helios und Ameos hat. Ist die öffentliche Hand in Deutschland nicht mehr in der Lage ein ländliches Krankenhaus mit zwei Standorten zu betreiben, – oder handelt es sich hier eher um einen Sonderfall der mit den Randbedingungen im Landkreis Rottweil zu tun hat. Sollte sich der Kreistag des Landkreises Rottweil morgen für das Heliosprivatisierungskonzept entscheiden, wird das Schramberger Krankenhaus wohl am 31.12.2011 geschlossen werden.  Eine Schließung des Krankenhausstandortes Schramberg hätte für die Raumschaft Schramberg wahrlich dramatische Konsequenzen, – aus geographischer Sicht würde damit der Beginn des Sterbens des Mittelzentrums Schrambergs eingeläutet werden.  Ich möchte es nochmals betonen, – es erscheint mir nicht nachvollziehbar weshalb es der öffentlichen Hand nicht möglich sein soll eine Krankenhausgesellschaft auf Kreisebene zu betreiben. Die privaten Krankenhausgesellschaften sind bestimmt keine Samariter, diese wollen a priori ersteinmal eine ordentliche Dividende erwirtschaften. Aber die Alternative die beiden Krankenhäuser des Landkreises Rottweils weiterhin in öffentlicher Hand zu betreiben stellt sich wohl zur  Zeit nicht (mehr).

Abschliessend nochmals – eine Schließung des Krankenhausstandortes Schramberg hätte für die Raumschaft Schramberg wahrlich dramatische Konsequenzen, – aus geographischer Sicht würde damit der Beginn des Ende des Mittelzentrums Schrambergs eingeläutet werden.  Weiterhin frage ich mich, wie eigentlich dann in Wintermonaten , – Rettungswesen und Erst/Akutversorgung in der Raumschaft Schramberg von statten gehen soll. Aber vielleicht hat man auch schon wieder längst vergessen, dass es in der Raumschaft Schramberg manchmal lange und schneereiche Winter gibt.

Blick von der Hohenschramberg auf das Schramberger Kreiskrankenhaus am 2.7.2010, © C.Neff

Photos: Alle © C.Neff.

1.) Blick auf die winterlichen Stranddünen von Port Leucate bei starker Tramontan. 27.2.2011 Canon Powershot A 720IS. © C.Neff.

2.) Blick auf das Schramberger Krankenhaus. Minolta 700AF Kodachrome C- 64 . 2.7.2010. © C.Neff.

Buchverweis:

Richoz, S., Bouliane, L.M., Ruegg, J.  (Eds.) (2010) : Santé et développement territorial, Enjeux et opportunités, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, ISBN  978-2-88074-840-1

Christophe Neff, Port Leucate 27.2.2011

P.S. (28.2.2011): Unabhängig vom Ausgang der Abstimmung im Kreistag, – das eingestellte Bild des Schramberger Kreiskrankenhaus hat wahrlich historischen Charakter, da es mit einem meiner letzten C-64 Kodachrome Diafilmen aufgenommen wurde. Mit dem Verschwinden des C- 64 wurde ein Kapitel Filmgeschichte beendet.

Blognotice 1.2.2011

Temps gris d‘ hiver comme d‘ habitude dans le „Oberrheingraben“, – temps même tres gris. Pour oublier la grisaille de février ce soir la RDL nous recommande de regarder « A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU » de Nina Companéez (ce soir 1.2.2011 et demain 2.2.2011 sur A2). Peut être une bonne idée ? Normalement je ne regarde que rarement la télé – parfois Thalassa et Eisenbahnromantik – c’est tout. Mais cette semaine – il y a eu un événement télévisé en Allemagne qui m’a donc fait revenir vers le petit écran. Encore un Schimanski :«Schuld und Sühne » (Dimanche 30.1.2011 ARD 20:15) ,Schimanski comme durant mes années étudiantes à Mannheim.  Très belle critique du Schimanski « Schuld und Sühne » de Christian Buß dans le SPON. Durant mes années étudiantes à Mannheim, je n’avais même pas de Télé – donc le « Tatort Schimanski », c’était chez des amis ou chez les parents à  Schramberg en Forêt Noire. Pour le premier Schimanski (1982  Duisburg – Ruhrort) – j’étais encore lycéen – je n’avais même pas vingt ans , donc 19 ans après le premier Schimanski ,nous avons encore droit à notre dose de Schimanski. Nous n’avons certainement pas rajeuni – Schimanski non plus ;mais même avec un Götz George  ayant atteint ses 72 ans , Schimanski a encore un grand cœur, il est du côté de ceux qui n’ont pas toujours eu de chance dans leur vie … Dans « Schuld und Sühne » Schimanski  est confronté à la triste réalité du « Polizeialltag »( quotidien de la police) dans un milieu difficile, de la corruption entre ex. collègues etc. Ce Schimanski, c’est aussi un peu un Western ,les tournées dans sa vieille Citroën CX dans le port de Duisburg – le showdown remarquable  avec les policiers corrompus Petra Kroppen (Daniela Schulz) et Günther Patzaks (Hannes Jaenicke).  Oui c’est parfois un peu western, un peu nostalgique mais cela rappelle à ma génération les  années de nos vingt ans. Apres le Schimi – je me suis même permis le luxe de regarder  le talkshow politique Anne Will où on discutait sur l’affaire Gorch Fock et les  autres affaires qui actuellement secouent le ministre de la défense allemand sous le titre « Der „Selbstverteidigungsminister“ – bröckelt der Guttenberg-Mythos? ». Je me demande pourquoi ces affaires jusqu‘ á présent ne trouvent aucun reflet médiatique en France, car c’est la première fois que Karl-Theodor zu Guttenberg reçoit des sévères critiques de la part d’une grande partie de la presse politique allemande.

Donc avec cette surdose de télévision je ne sais vraiment pas si je regarderai A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU » de Nina Companéez, même si il faut avouer que le dernier billet de la RDL« Proust toujours ! La télévision rattrape le temps perdu »  donne vraiment envie d’allumer le poste de Télé ce soir. Mais j’ai encore devant moi la lecture du « Cannstatter Zuckerle » ,roman policier de Sigrid Ramge, qui joue à Stuttgart (le Cannstadter Zuckerle est un terroir viticole longeant le Neckar à Stuttgart Bad Cannstadt) et en Egypte et en plus une très belle anthologie des Poèmes de Johannes Bobrowski « Nachbarschaft » parue dans les Klaus Wagenbachs Oktavhefte. Les Poèmes de Bobrowski qui nous font découvrir des paysages perdus de l‘ Est  , méritent sûrement la lecture nocturne. Peut être plus qu’un téléfilm – même si il s‘ agit d‘ un téléfilm qui ose  toucher à un monument national pour citer les mots de Pierre Assouline.

Livres citées :

Ramge, Sigrid (2010) : Cannstadter Zuckerle. Ein Stuttgart-Krimi. Tübingen, Silberburg Verlag, ISBN 978-3-87407-990-7

Bobrowski, Johannes; Wagenbach, Klaus (2010):  Nachbarschaft : Gedichte / Johannes Bobrowski. Ausgewählt und mit einem Nachwort von Klaus Wagenbach. Klaus Wagenbachs Oktavhefte, Berlin, Klaus Wagenbach Verlag, ISBN 978-3-8031-3231-4

Christophe Neff, Grünstadt le 1.2.2011

Blognotice 7.1.2011

Le redoux est revenu dans le palatinat, – hier matin nous avions encore à peu près une vingtaine de centimètres de neige à Grünstadt – aujourd’hui presque toute la neige a fondu. Le 5.1.2011 le blog paysages a reçu une audience particulièrement grande – un nouveau record avec 283 visites journalières fut établi. Une partie des visites venait du avant – dernier billet de la République de livres – est avait pour cible la petite notice « Indignez- vous ! – Empört euch ! Sur la une de la Rheinpfalz du Mardi 4. Janvier 2011 » – mais indépendamment des discussions «houleuse» de la RDL les articles « Ein paar Worte zur Resonanz des Buches „Indignez- vous!„ von Stéphane Hessel in der Rheinpfalz vom 4.1.2011 » , „Die deutschsprachige Bücherwelt wird kleiner: Ammann schließt 2010“ ainsi que la „Blognotice 4.1.2011“ fut particulièrement bien visité. Surprise de voire « Die deutschsprachige Bücherwelt wird kleiner: Ammann schließt 2010“  dans les articles particulièrement bien visités ce jour là, car ce petit article sur la disparation de la maison d’édition zurichoise fut jusqu’à présent presque pas lu. En ce qui concerne le petit livre « Indignez Vous ! de Stéphane Hessel », il y a en Allemagne une grande demande de voire le livre traduit en allemand, – et cette demande arrive partiellement sur le petit billet « Ein paar Worte zur Resonanz des Buches „Indignez- vous! » En plus notons le – il existe déjà un article wikipedia.de sur le livre. Mais jusqu‘ à présent que je le sache – il n‘ y a pas de traduction allemande disponible. Le livre est enfin arrivé à Grünstadt, – en faite c’était une commande amazon.fr – qui contenait aussi le nouveau CD « Come back » de Eddy Mitchell – et je pourrais après avoir suivit « les discussions houleuses » dans la RDL me forger mon opinion personnelle sur le petit livret. Notons que la caravane des « commentateurs » sur la RDL a changé de place – c’est les voyages au bout de l’Inuit – un très beau billet – qui donne envie de lire et feuilleter ces 6 kg de livre – mais je ne saurais vraiment pas ou placer 6 kg de livres supplémentaires chez moi !

Je finis cette petite blognotice en me demandent, après avoir lu – que les sites le Monde.fr ne sont que partiellement inaccessible depuis la Tunisie comment les choses la bas vont évoluer? Même chose pour les blogs Le Monde, – pas de blog paysages en Tunisie, pas de république des livres (dernier billet : Voyages au bout de l’Inuit) en Tunisie, pas de KunstStoff Thierry Kron sur toile Traube (très beaux paysages ici dans Western Australia: Nature is the real goal of a trip so far away),  pas de Géographie du Monde, pas de Lichtbild, pas de pres loin (nice to read Hemingway PPDA – Hemingway) de Paul Edel, pas de Yol (Kazim Koyuncu, le chanteur laze qui aimait Ernesto et Rimbaud et détestait le nucléaire – sur un des symbole des révoltes écologiques en Turquie), pas d‘ Au Jour de Jour en Tunisie – pour simplement citer quelques exemples de blog le Monde que je lis assez régulièrement! Pour le medias allemand pas de souci pour les autorités tunisiennes – c‘ est plutôt le silence absolue – aujourd’hui après des jours et semaines de silence enfin un petit article dans le Spiegel « Hohe Arbeitslosigkeit schürt Unruhen ».

Christophe Neff, Grünstadt le 7.1.2010

Ein paar Worte zur Resonanz des Buches „Indignez- vous!“ von Stéphane Hessel in der Rheinpfalz vom 4.1.2011

Gestern wurde das Buch „Indignez- vous“ von Stéphane Hessel , von dem es ja bis jetzt nicht einmal eine deutsche Übersetzung gibt, auf der ersten Seite der Rheinpfalz unter dem Titel  „Empört euch! – Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller“ in einem Artikel von Hans – Hagen Bremer vorgestellt. Ein französisches Buch, von dem es bisher nicht einmal eine deutsche Übersetzung gibt, auf Seite eins einer überregionalen deutschen Tageszeitung zu finden, das hat schon Seltenheitswert . Das Buch von Hessel ist zwar ein Beststeller in Frankreich geworden, – aber das Buch ist nicht unumstritten. Bemerkenswert ist die „bitterböse Kritik“ von Pierre Assouline in der Bücherrepublik.

Ich kenne, das Buch noch nicht. Ich habe das Buch vor der Jahreswende bestellt, und warte immer noch darauf es lesen zu können. Es scheint de facto in Frankreich quasi ausverkaut zu sein. Was mich überrascht ist auch der Umstand, dass es wohl bisher keine „belastbare Begründung“ gibt weshalb das Buch von Hessel in Frankreich solch einen Erfolg hat. Der Artikel von Hans Hagen Bremer bietet keine stichhaltige Begründung, und ich habe auch anderswo ich keine nachvollziehbare Begründung für den Erfolg des Buches gefunden.  Die schon erwähnte Buchkritik von Assouline hat auch schon zu intensiven Diskussionen, ja regelrechten Aufregerdiskussionen auf dem Bücherblog von Assouline geführt. Und wenn ich schon vom „Aufregen“ spreche – der Aufreger, den ich ja auch ganz gern lese hat kurz vor Weihnachten mal wieder einen kleinen Beitrag geschrieben. Den Aufreger lese ich gern, aber leider kann man von ihm viel zu wenig lesen. Besonders originell fand ich übrigens den Beitrag „ein Hauch von Monarchie„. Der Beitrag ist übrigens schon über zwei Monate alt – aber die Lektüre lohnt immer noch – da erscheint mir noch immer noch einiges „aktuell“ zu sein.

Abschliessend noch – während man sich in der Bücherrepublik über Pierre Assoulines bitterböse Kritik des kleinen Büchleins „Indignez-vous“ von Stéphane Hessel aufregt – hierzulande man sich berechtigterweise die Gemüter über den neuerlichen „Dioxinskandal erregen, regt sich anscheinend niemand über Tod von Mohammed Bouaziziz auf, der gestern abend 4.1.2011 in Tunesien so Isabelle Madraud in Le Monde.fr an den Folgen seiner Brandverletzung starb. Die sogenannten „événements de  Sidi Bouzid“ über die ich in der gestrigen Blognotiz (in frz.) ein paar Worte schrieb sind offensichtlich (bis auf den lesenswerten Beitrag „Aufruhr der Bürger im deutschen Ferienparadies“ in der Welt) nicht in der deutschen Medienlandschaft angekommen. Schon erstaunlich, denn immerhin sah sich der tunesische Präsident Ben Ali durch die „événements de  Sidi Bouzid“ genötig sein Kabinett umzubilden.

Wahrscheinlich blendet uns das fahle Licht der Wintersonne zu sehr als das wir uns darüber noch aufregen könnten?

Quelle:

Bremer, Hans – Hagen (4.1.2011): Empört euch ! Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller. In: Die Rheinpfalz –  Unterhaardter Rundschau, Dienstag 4. Januar 2011

Christophe Neff, Grünstadt le 5.1.2011

Indignez- vous ! – Empört euch ! Sur la une de la Rheinpfalz du Mardi 4. Janvier 2011

Il est assez rare, même rarissime de voir un livre français, livre même pas encore traduit en allemand, sur la une d’un journal allemand. En fait je ne me souviens pas d’avoir vu cela avant. La Rheinpfalz (Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau Dienstag 4. Januar 2011) consacre à peu près d`’un quart de sa première page au petit livre „Indignez – vous!“ de Stéphane Hessel sous le titre « Empört euch! – Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller ». L‘ article signé Hans – Hagen Bremer nous décrit le phénomène du Bestseller „Indignez-Vous !“ – mais ne donne pas de véritable raisons pour le succès du petit livre (élu livre de l’année par les internautes du Monde.fr) . J’ai trouvé un essai d’explication de Philippe Boggio sur slate. Personnellement j’ai découvert le livre grâce à la lecture du billet de l‘ indignation sur le blog « les panissières » – et j‘ ai commandé le livre quelques jours après la lecture du billet des panissières – et depuis j’attends que le livre arrive enfin ici en Allemagne. Donc même si je n’ai pas encore lu le petit livre de Stéphane Hessel – le fait de voir un livre français même pas encore traduit en allemand à l’une d’un journal allemand mérite ce petit billet !

Source:

Bremer, Hans – Hagen (4.1.2011): Empört euch ! Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller. In: Die Rheinpfalz –  Unterhaardter Rundschau, Dienstag 4. Januar 2011

Christophe Neff, Grünstadt le 4.1.2011