Il y a un an j’avais déjà rédigé un article « Cinq ans de Blog paysages sur le Monde.fr (31.5.2014)» – et en le relisant, je réalise que la crise de gouvernance du Monde dure encore, – elle s’est même amplifiée avec la démission du directeur par intérim Gilles van Kote[1]. Donc un an après la démission de Natalie Nougayrède, le journal dans lequel « paysages » est édité reste en quête d’un directeur.
L’article le plus consulté en 2014 fut l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » (9,49% des consultations sur paysages en 2014), article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois.
En quatrième position on trouve le premier article écrit en allemand « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (1,42 % des consultations sur paysages en 2014) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot depuis tombé un peu à l’oubli en Allemagne.
Donc au fil des années le blog paysages est aussi devenue un blog sur Leucate et le pays leucatois. Notons aussi que le pic des 500 consultations (en effet 481 consultations) le dimanche 30 novembre 2014 est dû aux consultations des articles « Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate » et « Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate » – chaque fois qu’une tempête sévit sur les rivages leucatois – ces deux articles subissent un pic de consultations. Je ne peux que répéter ce que j’ai déjà écrit dans plusieurs billets dans paysages[3], – le jour viendra où une partie de la commune de Leucate, que ce soit la Franqui, Leucate-Plage ou Port Leucate sera gravement endommagée par un coup de mer, – les risques des aléas de submersions marines à Leucate sont assez bien connus[4] – mais au niveau de la prévention de tels aléas c’est plutôt sombre. Parfois j’ai l’impression que les responsables politiques, – quel que soit le niveau hiérarchique politique (Commune, Département, Région etc.) – ont plutôt tendances à fermer les yeux !
Mais je ne l’ai pas écrit ce billet, – cet année 2014 fut une année assez difficile pour moi, – deux accidents de travail, un accident privé, interventions chirurgicales, maladies réplétives etc. – une grande partie de mes billets fut écrite en lit de malade (Krankenbett) – espérons que l’année 2015 se présente sous de meilleures augures – donc cette année fut aussi une année de lectures à partir du « Krankenbett » – peut-être parlerai-je plus tard de quelques-uns de ces livres dans un de mes futurs billets, – je reviens simplement au billet « Bala l’homme de la forêt » – ce beau chapitre du merveilleux livre sur le Brésil de Gilles Lapouge ce « Dictionnaire amoureux du Brésil » qui invite à voyager à travers ce mystérieux Brésil – où j’ai trouvé cette belle phrase « Je peux rester des heures là, le soir, à écouter, à sentir le vent, il coule dans forêt, le vent » pleine de poésie et de vie.
Pour finir, – et ne pas oublier – en Mai 2014 j’avais participé à la campagne « #RamenezNosFilles #BringBackOurGirls » – avec une petite notice « Blognotice 11.05.2014: #RamenezNosFilles #BringBackOurGirls[6][7]» – aujourd’hui en Janvier 2015, donc plus de 6 mois après, une grande partie des lycéennes de Chibok se trouvent encore dans les mains de leurs ravisseurs – comme une grande partie des femmes & jeunes filles Yazidis, réduites à l’esclavage sexuel par Daech – dans ce contexte – on ne peut que recommander la lecture de article « Les noces barbares de Daech » de Annick Cojean. Malheureusement cet article est réservé aux abonnés du Monde[8],-il devrait trouver une large distribution, – même au-delà du Monde francophone, – je pense même après près de trois semaines après sa publication cet article mériterait une traduction en Anglais. Dommage que le Monde n’ait pas fait l’effort – de rendre l’accès libre à l’article « Les noces barbares de Daech » et de le traduire en anglais. Rappelons qu’en Mai 2013 le Monde avait une fois fait l’effort de traduire un article en Anglais – ce fut l’article « Chemical warfare in Syria (l’original français portait le titre Guerre chimique en Syrie – Sur le front de Damas 1/5) » – mais ce fut une première sans suite, – malheureusement! Dommage que Natalie Nougayrède n’a pas réussi à établir une version anglophone du Monde – comme le fait par exemple le SPON pour une sélection d’articles qui sont régulièrement traduits en anglais dans la partie « Spiegel-online international ».
Et pour vraiment clore ce billet, – comme parfois j’aime aussi illustrer mes notices avec des photos, avec mes photographies – le Z 27861-62 (Sncf) AGC en Gare de Leucate (voir ici) – et ces vestiges de la gare de Gallician (voir ici) – sont parmi ses photos de 2014 publiées dans paysages auxquelles je me sens particulièrement attachées. Et dans ce billet j’utilise comme photo en première – un vue de plage de Port Leucate – photo prise par la famille leucatoise – le week- end de tempête du 28.-30.11.2014 – week- end que j’avais du passé à l’hôpital de Grünstadt.
Livre cité :
Gilles Lapouge « Dictionnaire amoureux du Brésil », (page 76 + page 78), Paris 2011, (Plon), ISBN 978-2-259-20925-0
Grünstadt tauchte gerade aus dem Novembermorgenlicht, als ich die Traueranzeige, die ein Herr Dr. Michael Stahl, im Feuilleton der Frankfurter Allgemeinen Zeitung des 14.11.2014 veröffentlichte, entdeckte. „Wanderer kommst du nach Sparta, verkündige dorten, du habest uns hier liegen gesehen, wie das Gesetz es befahl (1795)[1]“ „Den Gefallenen unserer Familie zum ehrenden Gedächtnis, den Lebenden zur Mahnung“. Es folgen 6 Namen der Familie Stahl, Namen von Soldaten die zwischen 1914- 18 und 1939 – 45 in Frankreich, Russland, und der Ukraine gefallen sind ….. Am Schluss der Anzeige kann man lesen, Dr. Michael Stahl, geboren 1959, lebt seit 55 Jahren in Frieden und Freiheit.
Die Worte des mir unbekannten Dr. Michael Stahl hatten mich beeindruckt, – auch ich lebe nun schon seit 50 Jahren in Frieden und Freiheit, – vor allem weckten die Worte der Traueranzeige Kindheitserinnerungen. Erinnerungen an die herbstlichen und winterlichen Reisen zur Familie meines Vaters ins oberschwäbische Saulgau. Damals in den 1960er und 1970er Jahren, hieß das heutige Bad Saulgau[2] noch einfach Saulgau. Die Familie meines Vaters stammte aus Saulgau[3], und wir fuhren natürlich nicht nur in den Herbst- und Wintermonaten nach Saulgau, – aber aus einem mir unbekannten Grund häuften sich die Besuche in den Monaten November und Dezember[4]. In meiner Erinnerung haben sich zwei Ereignisse aus diesen „Herbst & Winterreisen“ nach Saulgau eingeprägt, – zum einen die Eisenbahn, – die kleine Modellbahn, – die Märklinbahn die man uns vom „Pischl“ mitbrachte, – damals war in Südwestdeutschland der Name Märklin das Synonym für Spielzeug & Modelleisenbahnen – und natürlich die große Bahn, – meine Großeltern wohnten in der Karlstraße genau gegenüber dem Saulgauer Bahnhof. Mein Großvater Anton Neff war Geschäftsführer einer Spedition, der Wilhelm Schramm KG, die ursprünglich aus einer Bahnspedition hervorging, – und die noch in den 1970 Jahren die Kohlen und das Heizöl, welches rund um Saulgau vertrieben wurde, per Bahn im „Wagenladungsverkehr“ erhielt. Ich kann mich noch daran erinnern, wie ich meinen Onkel Ewald beim „Entladen“ der Kohlewagen begleitete, – wie wir dann im Mercedeslaster (wahrscheinlich ein Kurzhauber L322) die Kohlen ins Lager fuhren. Die Großeltern zogen dann später in ein Haus in der Hindenburgstraße nahe dem Saulgauer Friedhof, und danach in eine Wohnung in einem der Hochhäuser an der Bad Buchauer Straße überhalb des Friedhofes. Von der Wohnung in der Bad Buchauerstraße hatte man fast einen Rundumblick über das Städtchen Saulgau, im Süden hatte man einen Blick auf die Bahnlinie nach Altshausen/Aulendorf und im Norden/Nordosten blickte man über den Saulgauer Friedhof Richtung Bussen. Die Tage, soweit ich mich erinnern kann, begannen mit dem Einfahrt des Güterzuges aus Aulendorf, meist von einer 50 (oft mit Kabinentender) gezogen, eine lange Dampffahne hinter sich herziehend. Der Tag endete dann meist, mit der Abfahrt des abendlichen Güterzuges nach Aulendorf, der in den frühen 1970er Jahren von einer 211 oder 212 gezogen wurde. Ja, und abends, wenn die Nacht einbrach, schweifte dann der Kinderblick, über den von Grablichtern erleuchteten Friedhof zum Bussen. Die Grablichter Oberschwabens haben mich als Kind so beindruckt, – dass ich viele Jahre später, bei einem Flug über Sibirien, zwischen dem Blick auf die unendlichen Wald- und Schneelandschaften und der Lektüre von Pierre Michons Buch (2010): „Le roi vient quand il veut. Propos sur la littérature“, an die roten leuchtenden Grablichter in Oberschwaben, dem Blick über den Saulgauer Friedhof denken musste[5].
Die Toten, die Vermissten, die Gefallen der Weltkriege, – aber auch die Gespräche über die, die als für immer Gezeichnete aus dem Krieg zurückkamen, – das waren die Gespräche, die mir aus diesen Kindheitstagen, den Herbsttagen in Saulgau in Erinnerung geblieben sind. Er war eine Welt zwischen Eisenbahnen, Gefallenen, Kriegsgezeichneten, Kriegsversehrten ….
Manchmal fielen auch solche Worte wie, – nach Stalingrad, da wussten wir, dass der Krieg verloren waren, – und dann fiel manchmal eine beklemmende Stimmung über die Familienrunde, – Opa und Oma[6], der Paul, die Vroni, die Rita …. Was ich damals noch nicht wusste war, dass der „Verlobte“ meiner Tante Rita, eigentlich meiner Großtante Rita Schramm, in Stalingrad vermisst wurde. Er gehörte der 305 Infanteriedivision an, einem Wehrmachtsgroßverband der im Raum Ravensburg ab Dezember 1940 aufgestellt wurde, der sogenannten Bodenseedivision, – einer Division die im Winter 1942/43 in der Schlacht von Stalingrad unterging. Die 305 Infanteriedivison wurde in Stalingrad vollständig vernichtet, – nur ein paar wenige, eine kleine Handvoll Soldaten kehrten nach dem Krieg nach Süddeutschland zurück. Als die 305 ID vor Stalingrad unterging, – als es keine Lebenszeichens mehr von den Männern aus Stalingrad gab, wusste man in Saulgau (und in vielen anderen Orten Deutschlands auch), dass der Krieg verloren war. Viele Jahre später, nach diesen Herbstbesuchen in Saulgau in den frühen 1970er, begann mein Vater in den Jahren 1984/1985 mit den Arbeiten an dem Buch „Briefe aus dem Osten“[7], – Buch welches er dann letztendlich im Selbstverlag im Januar 1990 herausbrachte. Es enthält die kommentieren Briefwechsel meiner Großtante Rita Schramm mit dem Leutnant der Reserve Hans Lehmann der am 4.1.1943 vor Stalingrad vermisst wurde. Hans Lehmann gehörte der Divisions Nachrichtenabteilung 305, der 305 Infanteriedivision an. Während mein Vater mit den Arbeiten an dem Buch „Briefe aus dem Osten“ beschäftigt war, begann ich in Calw beim Fallschirmjägerbataillon 251[8] meine Ausbildung zum Reserveoffizier[9]. Mein Vater hat sich sehr schwer damit getan, dass ich mich zum Reserveoffizier habe ausbilden lassen. Die Arbeiten zum Buch „Briefe aus dem Osten“ hatte er, so lässt sich aus dem Anhang des Buches entnehmen, im Jahre 1985 weitgehend abgeschlossen, – der Druck erfolgte jedoch erst im Januar 1990. Wieso entzieht sich meiner Kenntnis. Ich hielt das Buch, zum ersten Mal als Leutnant d. R. der Bundeswehr im Herbst 1990 in den Händen.
Im November und Dezember, den Nebeltagen, die im Herbst und zum Winterbeginn in Grünstadt doch recht zahlreich sind, diese grauen Tage lassen mich an die Herbsttage meiner Kindheit in Saulgau erinnern, an die Geschichte von Rita Schramm und des Leutnant Lehmann, – und die seiner tausenden von Kameraden die nicht aus Stalingrad zurückgekommen sind.
Ja, bei den Herbstgesprächen, sowie ich sie als Kind erlebte, – und so wie diese mir in Erinnerung geblieben sind, – war der Krieg, bzw. die Kriegsgeschehnisse, – die Gefallenen, die äußeren und inneren Verwundungen, – dieses Krieges, bzw. dieser Kriege, denn manchmal hallten auch noch die Erinnerung an die „Verwundungen“ des ersten Weltkriegs bei diesen Herbstgesprächen durch. Der Krieg war in diesen Tag immer noch in Saulgau zuhause, genauso wie er meine französische Familie jenseits des Rheins in Eckbolsheim, in Aubord nie ganz verlassen hatte[10].
Die Traueranzeige & Gedenkanzeige von Dr. Michael Stahl, hat mich auch daran erinnert, dass der Krieg damals als ich noch Kind war Ende der 1960, Anfang der 1970 Jahre, doch noch im Gedächtnis der Familien weiterlebte, immer und unter der Oberfläche weiternagte – und irgendwann bei den Familiengesprächen wieder auftauchte. Die Gefallenen, die Vermissten, die Heimkehrer waren noch nicht vergessen. Von den dreizehn Kindern, meiner Urgroßmutter Augustine Neff aus Munderkingen, von den 11 Kindern die sie großgezogen hat, haben manche zwei Weltkriege erleben müssen. Bei den Herbstaufenthalten in Saulgau, war auch manchmal vom Joseph Neff die Rede. Joseph Neff, Redemptoristenbruder, der soweit ich weiß, an der Folgen der im ersten Weltkrieg erlitten Verletzungen, verstorben ist[11]. Manchmal fielen auch die Worte, – Christophe du siehst dem Joseph so ähnlich. Den Joseph habe ich nie gekannt, -geblieben sind die Erinnerungen an ein paar Familiengespräche, über einen Menschen der auch Opfer eines dieser Kriege wurde, der Mitteleuropa in den letzten hundert Jahren heimgesucht hatte. Wer erinnert sich noch heute an den Redemptoristenbruder Joseph Neff, der an den Folgen seiner im ersten Weltkrieg erlittenen Kriegsverletzungen verstarb? Auch daran musste ich denken, als ich die Trauer & Gedenkanzeige für die in beiden Weltkriegen gefallenen Mitglieder der Familie Stahl aus Göppingen gelesen habe. An den Joseph, – aber auch an den Paul, – einem der zahlreichen Brüder des Joseph Neff, – dem Paul hatte der zweite Weltkrieg das Augenlicht geraubt.
Ähnlich wie der Auftraggeber der Todes & Gedenkanzeige Herr Dr. Michael Stahl, für die in den beiden Weltkriegen gefallenen Mitglieder der Familie Stahl aus Göppingen bzw. Süßen, habe ich das Glück seit nun fünfzig Jahren, in der Mitte Europas in Frieden und Freiheit zu leben.
[2] Einen gelungen Internetauftritt über das heutige Bad Saulgau des 21 Jahrhunderts findet man unter den Seiten „Schönes Bad Saulgau“.
[3] Im Grunde genommen waren die Saulgauer Neffs, ursprünglich eine Munderkinger Familie.
[4] Einer der Gründe dürfte bestimmt die Adventszeit vor Heiligabend gewesen sein, aber das war für meine Eltern denke ich, bestimmt nicht der Hauptgrund für die herbstlichen Saulgaufahrten gewesen sein, vor allem erklärt das nicht die häufigen Fahrten Ende Oktober/Anfang/Mitte November.
[6] Oma und Opa, das war das Ehepaar Anton Neff (1904- 1977) und Blanka Neff geborene Schramm (1912-1992).
[7] Das bemerkenswerte an dem von meinen Vater herausgegebene Buch „Briefe aus dem Osten“ist, dass das Buch sich dem Medium der „Feldpostbriefe“ widmete, und zwar lange bevor die historische Forschung den „Feldpostbrief“ als Forschungsgegenstand entdeckte. Weiterhin erwähnenswert erscheint mir, dass das Buch einer der wenigen (deutschsprachigen) Werke ist, welches Angaben, über die fast vergessene 305 Infanteriedivision, die sogenannte „Bodenseedivision“ enthält.
[8] Das Fallschirmjägerbataillon 251 war Teil der Luftlandebrigade 25, der sogenannten „Schwarzwaldbrigade“.
[13] Mein Vater hat die meisten Exemplare dieses Buches in seinem persönlichen Freundes & Bekanntenkreis verteilt. Ein Exemplar befindet sich im Bestand der Universitätsbibliothek Mannheim. Nach seinem plötzlichen Tod im Januar 1992 wurden ein paar Exemplare im weiteren Freundeskreis der Familie Neff Schramberg verteilt. Nach dem Verkauf des elterlichen Hauses im Lärchenweg 63, in Schramberg-Sulgen im Jahre 2005, wurden die wenigen verbliebenen Restexemplare zusammen mit dem Privatarchiv meines Vaters dem Stadtarchiv Schramberg übergeben.
Dans un de mes derniers billets, j’ai déjà un peu parlé de la ligne de chemin de ferd’Arles à Lunel, des vestiges qui en restent. Le dernier train de marchandise Sncf, desservant la distillerie de St. Gilles est passé en gare de Gallician durant l’année 2008[1]. Donc la gare de Gallician, depuis quelques années ne voit plus les trains passer. Même chose au passage à niveau N. 19 à quelques kilomètres a l’est, à Franquevaux. D’un point de vue géobotanique c’est sûrement une belle image, de voir avec quelle vitesse la nature reprends ses droits, – l’Inule visqueuse (Dittricha viscosa) en fleurs, ici et là les premiers petit Pins parasol (Pinus pinea) qui occupent la voie ferrée – une belle image … d’un point de vue de géographie humaine, – c’est l’image d’une France rurale à l’abandon, – une France périphérique qui se sent oubliée. C’est peut être une coïncidence, – mais le fait que cette ligne de chemin de Fer se situe dans la Deuxième circonscription du Gard – dont le député élu est Gilbert Collard apparenté FN, – est une image assez parlante. Peut-être dans quelques années retrouvera-t-on en France les lignes de chemins de fer de campagne surtout dans les maquettes de amateurs de modélisme ferroviaire[2], dans les trains miniatures, – peut être même à Hambourg au Miniatur – Wunderland. Comme je l’écrivais dernièrement, « depuis des décennies, les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, laissent mourir ce qui fut une fois le réseau européen Nr. 1 de chemin de Fer, à petit feu. ….», – le récent abandon de l’écotaxe par le Gouvernement Manuel Valls (2) ne fait que renforcer cette impression. Pour le réseau ferré hors TGV français, cette annonce était tout, sauf une bonne nouvelle. L’image actuelle des installations ferroviaires de l’ancienne ligne SNCF Arles – Lunel, comme beaucoup d’autres lignes de chemins fers en France[3], c’est l’image d’une France périphérique qui se sent oubliée, à l’abandon – une France qu’on retrouve dans les livres de Christophe Guilly[4], – et dans un autre registre dans le roman de Nicolas Mathieu « aux animaux la guerre »[5]. Même si ce roman de Nicolas Mathieu joue dans les Vosges, en plein hiver, dans un décor de paysage de neige, il nous décrit ces paysages périphériques de ruraux français qu’on trouve aussi bien dans les Vosges que dans le Gard, en bordure des Costières du Gard, -où la nature reprend ses droits sur une ligne de chemins de Fer tombée en oubli, comme dans beaucoup d’autres endroits en France.
Quatre jours de vacances à Leucate, de très petite vacances, – passées au bord de la mer fin août-début septembre dans le pays leucatois. Soleil, – mer – et déjà la première rafale de Tramontane. Beaucoup de baignades dans la grande bleue, – un peu de cerf volant sur la plage du Kyklos. Des jours tranquilles en bord de mer. Peu de lectures, – le Monde, même en vacances, – deux notices de blog chez Paul Edel[1]. Le livre « Amer azur – Artistes et écrivains à Sanary »de Manfred Flügge, que j’avais dans mes bagages, je l’ai à peine feuilleté. Mais j’ai beaucoup pensé, à un livre de Manfred Flügge, un livre que j’avais lu exactement un an avant durant mes vacances à Port Leucate – « Traumland und Zuflucht – Heinrich Mann und Frankreich» – Heinrich Mann et la France. Un livre qui mériterait une traduction en français (et peut être un article dans paysages).
En fait j’ai beaucoup pensé à la France, au midi français car avant et après ces quatre jours de vacances, je préparais un cours pratique sur la géographie du Midi méditerranéen français, – un cours intensif qui comporte un séminaire et voyage d’étude pour une vingtaine d’étudiants de géographie qui débutera prochainement. C’est quoi un paysages typique du midi méditerranéen français, – le chant des cigales, les champs de Lavande, les vignes, les garrigues – ou la couleurs des paysages qui inspira artistes, écrivains, cinéastes durant des décennies, – le maquis, une formation végétale typique des paysages méditerranéens, – mais c’est aussi bien le maquis haut lieu de la résistance contre l’envahisseur allemand, contre la terreur nazie et leurs supplétives françaises de la milice.
Durant ces quatre jours de vacances, – je faisais aussi un peu de « trainspotting[2] » – à la gare de Leucate – la Franqui , et à la gare de Perpignan … mais ce qui ma frappa le plus, durant mes préparations de ce cours de géographie, mon voyage de préparation à travers la France, à travers les midis française c’est de voir à quel point ce pays, qui fut un pays de chemins de fer, est devenu un pays à l’abandon. Depuis des décennies, les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, laissent mourir ce qui fut une fois le réseau européen Nr. 1 de chemin de Fer, à petit feu. Ceci concerne tout le territoire français, – Bitche depuis peu décroché du chemin de Fer, l’Auvergne ferme silencieusement une ligne après l’autre, – combien de temps encore verra –t-on circuler des trains sur la ligne des Causses. J’utilise pour cette notice de blog en photo de couverture le Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivant de Perpignan en Gare de Leucate – La Franqui – ici à la gare de Leucate – sur la ligne Narbonne – Perpignan – Cerbère – Port Bou le service public ferroviaire français fonctionne encore, – nous avons même un quasi service cadence pour les TER, – mais une très grande partie des ruraux français sont tout simplement débranchés du réseau SNCF.
Les petits Pins parasol poussant entre les rails entre Gallician et St. Gilles sur la ligne d’Arles à Lunel sont plus qu’un symbole fort pour ce déclin. Ici sur cette partie de l’ancienne ligne Arles à Lunel, – où jusqu’en 2008 passait encore un train de marchandise pour desservir la distillerie de St. Gilles – qui est déjà envahie par la végétation forestière on pourrait avec le livre « fractures françaises[3] » de Christophe Guilly tenir en main un magnifique cours sur le déclin des ruraux français. C’est peut être une coïncidence, – mais le fait que cette ligne de chemin de Fer se situe dans la Deuxième circonscription du Gard – dont le député élu est Gilbert Collard apparenté FN, – est plus qu’un symbole fort. C’est en fait une image très parlante. Malheureusement je n’ai pas pris de photo de ce qui reste encore de cette petite ligne de chemin de Fer.
Depuis quelques jours je suis de retour en Allemagne, – et encore en train de préparer ce cours sur la géographie du midi méditerranéen français. Sur mon bureau le magnifique livre de Magali Laure Niededka sur Sanary sur Mer, – Sanary sur Mer qui fut pendant les années 1930 la capitale de la littérature allemande[4]. Le livre, un travail universitaire sur l’exil d’artistes d’expression allemande fuyant les fureurs du nazisme à Sanary sur Mer. Dans ce livre j’ai retrouvé les traces de Jeanpierre Guindon, germaniste vivant à Sanary. Monsieur Guindon il y presque 20 ans m’avait guidé avec un groupe d’étudiants allemands de l’université de Mannheim sur les traces des artistes allemand ayant trouvé refugiés à Sanary. Le livre de Magali Laure Nieradka est un travail universitaire – mais c’est tellement bien écrit – qu’on a l’impression de revivre partiellement l’ambiance des paysages de l’exil des artistes allemands à Sanary. Et plus, le livre est particulièrement bien documenté. Sanary sur Mer – sera une des stations du cours de géographie sur les paysages méditerranéens français. Sans le refuge offert par Sanary sur Mer, – que serait devenue la littérature allemande? Que resterait – il de la Montagne magique ? Sans Sanary, pas de « Joseph et ses frères (Thomas Mann) », pas de « Geschwister Oppermann (Lion Feuchtwanger), pas de « Veuve Bosca (René Schickele) », car tous ces ouvrages ont été au moins partiellement écrit dans le ville refuge qui fut Sanary-sur-Mer[5].
Le livre de Magali Laure Nieradka nous rappelle, que pendant un des pires moments de l’histoire allemande, Sanary fut tout simplement la capitale de lettres allemandes.
Durant la préparation de ce cours de géographie et aussi pendant ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – j’ai aussi pensé beaucoup à un de mes maitres – le Dr. Rainer Joha Bender – décédé il y vingt ans, le 23. Aout 1994 à Mannheim[6]. C’est aussi grâce à lui, et ses cours sur la géographie du Var qu’il tenait ensemble avec Michel Mestre et Catherine Mestre de l’Université de Toulon[7], que j’ai appris à déchiffrer et lire les paysages côtiers de la méditerranée provençale entre Marseille, Ciotat, Sanary, Toulon, Port Cros, Ramatuelle …. Ces paysages qui seront au cœur du cours que je prépare en ce moment. C’est avec Rainer Joha Bender, pendant une excursion en 1988 sur la « géographie touristique du Var »[8] que je découvrais les magnifiques paysages de Port Cros.
Pour clore ce petit billet de blog, – pendant les préparations de ce cours de géographie, – interrompue par ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – la France s’est dotée d’un nouveau gouvernement, – le Gouvernement Manuel Valls (2). Je semble être un des rares électeurs de François Hollande qui salue le virage « social-libéral » de ce remaniement gouvernemental. Il y a quelques années, – les medias allemands préconisaient aux parents d’adolescents surfant sur les réseaux sociaux, d’entrer dans Facebook, pour se prémunir de mauvaises surprise – et c’est ainsi qu’avec l’aide de ma nièce Céline je suis entré dans Facebook. Dans tendance politique j’avais écrit « Libre penseur de tendance social-libérale ». Mes convictions n’ont guère changé depuis. Donc je ne peux que saluer ce virage « social-libéral » du nouveau gouvernement Valls.
Flügge, M. (2007): Amer Azur. Artistes et écrivains à Sanary. Paris, ISBN 978-2-86645-650-4
Flügge, M. (2013): Traumland und Zuflucht. Heinrich Mann und Frankreich. Berlin, Insel Verlag Berlin. ISBN 978-3-458-35954-8
Lentz, S, Lukhaup, R. , Neff, C., Ott, Th., Swiaczny F. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, ISBN 3-923750-66-8.
Nieradka, M.L. (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen, ISBN 978-3-89971-792-1
Christophe Neff, le 08.09.2014
P.S.: La lecture du billet « Mes vacances, Clopine » dans le Blog de Paul Edel, pendant mes quatre jours de vacances fin aout 2014 à Port – Leucate m’inspira à écrire ce billet, même si à première vue les deux billets n’ont guère en commun. Enfin, dans les deux billets on écrit sur des livres, des paysages et des hommes.
[4] Nieradka, M.L . (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen
[5] Dans les pages 177-181 du livre de Magali Nieradka (Ibidem)- nous trouvons un inventaire détaillé sur les ouvrages écrites par les écrivains d’expression allemand écrit a Sanary durant les années 1930-1940.
[6] Les amis et disciples de Rainer Joha Bender lui ont consacré une Gedenkschrift en 1996 « Gedenkschrift für Rainer Joha Bender » édite par Lentz, S. et al.1996).
[7] Voire aussi Mestre, M., Mestre, C. (1996) : Zur Universitätspartnerschaft Toulon – Mannheim. In: Lentz, et al. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, p. XVII- XVIII.
[8] Bender avait publié les principaux résultats de ce cours/excursion franco-allemand dans une petite brochure (Bender 1998).
Comme depuis déjà plusieurs années j’ai passé quelques jours en Outre-Forêt pour un cours de géobotanique & écologie des paysages (voir aussi 1, 2, 3). Cours de géobotanique dédié à la végétation de la Réserve naturelle nationale du delta de la Sauer, des fleurs & plantes du village de Munchhausen et des paysages d’Outre-Forêt. Comme je passe régulièrement au rythme des saisons dans les petits pays alsaciens longeant le Rhin et la frontière allemande, j’observe l’évolution de ces paysages. En gare de Lauterbourg, on découvre encore des trains de marchandises à destination de l’Allemagne. La voie de chemins de fer reliant le Port de Lauterbourg au réseau SNCF semble avoir eu droit à des travaux de débroussaillement cela laisse penser que peut être les trains vont à nouveau desservir le Port de Lauterbourg.
A Munchhausen le delta de la Sauer se présentait d’une manière exceptionnelle – un paysage lacustre – la Sauer s’était transformée par les crues des dernières semaines en véritable lac longeant le village Munchhausen. Le chant des oiseaux, les Cigognes claquetant, le sifflement flûté du Loriot d’Europe produisent un paysage acoustique devenu rare dans une grande partie de la moyenne Europe – du vieux Mitteleuropa. Ce véritable « soundscape » est parfois interrompu par les vibrations émises par les moteurs des chalands du Rhin et du bruit des rares trains circulent encore sur la ligne de chemins de fer Strasbourg – Lauterbourg.
A part cela fin, juin, début juillet, on n’entend que le chant des oiseaux et le concert des Batraciens. Et avec un peu de chance on peut même découvrir des véritables colonies de la Rainetteverte. En Allemagne la Rainette verte – le fameux Laubfrosch est devenue très très rare, – elle a même disparu de beaucoup de paysages allemands. Avant cette rencontre avec les Rainettes vertes de Munchhausen dernièrement – ma dernière rencontre avec le Laubforsch date de plus de quarante ans : ce fut au Broghammerweiher à Schramberg. Pour le naturaliste, amateurs de paysages naturels, – le delta de la Sauer est une véritable petite perle de l’Outre-Forêt.
Participant à un cours de formation continue à l’université de Mannheim, je reviens assez souvent depuis Mars 2013 dans la ville (et l’Université) de Mannheim où j’ai passé une très grande partie de ma vie étudiante, à laquelle j’avais déjà dédié deux billet (en allemand voir 1, 2) durant mes débuts de bloggeur dans « paysages ». D’ailleurs si on me demandait dans quelle grande ville, dans quelle métropole du « Mitteleuropa » j’aimerais vivre – si j’avais le libre choix, je répondrais Mannheim ! N’en déplaise aux Fans de Berlin, München, Frankfurt etc., – mon choix serait Mannheim, suivi de Strasbourg, Bâle (toutes des métropoles longeant le Rhin), peut être Stuttgart et plus au Nord Hamburg.
Comme si souvent durant mes déplacements professionnels, j’ai toujours une petite caméra dans mes bagages, dans mon Rucksack. Une de ces photos est aussi utilisée comme photo à la une dans la Blognotice du 11.05.2013. Je publie les photos sans grand commentaire – elles parlent d’elles-mêmes – mais j’aimerais remarquer deux choses. Les Palmiers chanvres (Trachycarpus fortunei) ne sont pas les seuls palmiers du paysage urbain de Mannheim, – il y en a d’autres. Concernant les plantes exotiques & flore exotique à Mannheim, j’avais publié il y quelques années un assez long article (Neff, C. 1998 – Neophyten in Mannheim) – Mannheim est un vrai eldorado pour le botaniste a la recherche d’espèces exotiques.
Une autre photo qui me tient à cœur c’est l’image de la BB 37023 de la SNCF traversant le Rhin entre Ludwigshafen – et Mannheim se dirigeant vers Mannheim HBF. Il est quasiment devenu chic de critiquer l’Europe – de rendre l’Europe responsable de tout et de rien – mais une Loco SNCF traversant le Rhin – cherchant son train de marchandise à la gare de triage de Mannheim – le Mannheimer Rangierbahnhof – il y a quelques années une telle image au quotidien d’une loco SNCF traversant le Rhin pour chercher son train de marchandises aurait été encore impensable.
Da ich zur Zeit an einer Weiterbildungsmaßnahme an der Universität Mannheim teilnehme, komme ich seit März 2013 relativ oft nach Mannheim. In Mannheim habe ich einen Großteil meiner Studienzeit verbracht, – über diese Zeit sowie meiner Assistentenzeit an der Universität Mannheim habe ich zu Beginn des Paysagesblog zwei Artikel (siehe hier 1, 2) geschrieben. Soweit man mich fragen würde in welcher Metropole Mitteleuropas ich gern leben würde – dann würde ich antworten „in Mannheim“. Auch wenn es den Berlin, München, Frankfurt – Fans missfällt, – meine Wahl würde auf Mannheim, gefolgt von Strasbourg, Basel (alles Metropolen die am Rhein gelegen sind), vielleicht Stuttgart und weiter im Norden noch Hamburg, fallen.
Wie so oft, wenn ich auf Dienstreisen bin, habe ich eine kleine Kamera in meinem Reisegepäck, meinem Rucksack eingepackt. Einer der hier veröffentlichten Bilder hatte ich schon als „Photo à l’une“ in der Blognotice vom 11.05.2013 veröffentlicht. Die Photos werden ohne Kommentare veröffentlicht – diese sind quasi selbstredend – dennoch möchte ich zwei Dinge betonen. Die zwei Hanfpalmen (Trachycarpus fortunei) sind nicht die einzigen Palmen der urbanen Landschaften Mannheims – es gibt noch einige Palmen mehr in Mannheim. Was die exotische Pflanzenwelt & Flora Mannheims betrifft, – die Neophytenflora Mannheim, darüber habe ich vor einigen Jahren einen recht langen Artikel in den Mannheimer Geographischen Arbeiten (Neff, C. 1998 – Neophyten in Mannheim) publiziert. Mannheim ist immer ein richtiges Eldorado für Botaniker die auf der Suche nach exotischen Pflanzen in der heimischen Flora sind.
Zum Schnappschuss der BB 37023 der SNCF, die die Rheinbrücke von Ludwigshafen kommend, den Rhein in Richtung Mannheim HBF überquert, möchte ich noch folgendes hinzufügen; – in der letzten Zeit ist es ja quasi in Mode gekommen Europa für alles und jenes zu kritisieren. Aber vor ein paar Jahren wäre es noch undenkbar gewesen fast täglich eine SNCF Lokomotive auf der Rheinbrücke zwischen Ludwigshafen und Mannheim zu sehen, die zum Mannheimer Rangierbahnhof fährt um dort ihren Güterzug abzuholen.
Neff, C. (1998): Neophyten in Mannheim – Beobachtungen zu vegetationsdynamischen Prozessen in einer Stadtlandschaft. In: Anhuf, D., Jentsch, C. (Eds.): Beiträge zur Landeskunde Südwestdeutschlands und angewandten Geographie. Mannheimer Geographische Arbeiten, H. 46, 65-110, Mannheim. (ISBN 3-923750-72-2)
Den Photoapparat hatte ich bei „Familienspaziergang“ durchs frühlingshafte Neckartal bei Sulz zwar dabei, aber eigentlich wollte ich nicht groß photographieren, weil wie in diesem Frühlings so häufig, die Sonne sich rar gemacht hatte. Und dann hab ich sie gesehen, – die zwei „Legoloks“ – und den Photoapparat viel zu spät gezückt. Zwei 214 – zwei schöne bunte Farbtupfer – brummten gemütlich auf der Gäubahn, die ja zur Zeit wieder einmal in den Schlagzeilen steht, durchs Neckartal gen Rottweil. Die 214 ist eine vollmodernisierte Version, man könnte das auch als „Rekko-Lok“ bezeichnen, der berühmten V100 (211,212,213) Serie der DB. Die Modernisierung der 214 auf 211/12 Basis wurde von Alstom durchgeführt. Bei der DB firmiert die Lok als 262. Die bunt lackierten 214 der NBE-Rail (Nordbayerische Eisenbahngesellschaft), welches auch die ersten vollmodernisierten 214 waren, werden auf Grund ihres eckigen Aussehens und ihres ungewöhnlichen „Farbanstriches“ auch als Legoloks bezeichnet. Soweit ich weiß gibt es bisher noch kein H0 – Modell der 214, geschweige denn eine AC-Version. Märklin brachte diesen Winter eine neue 212 in Metallkonstruktion auf den Markt, – vielleicht gibt es ja irgendwann auch eine 214 von Märklin in Metallkonstruktion für den AC-Modellbahner. Wie dem auch sei, – ob es jemals eine 214 von Märklin in Vollmetallausführung geben wird, – der bunte Farbtupfer der sich da am letzten Sonntagnachmittag au der Gäubahn im Neckartal Richtung Rottweil bewegte brachte etwas Farbe in die nebelgraue Sonntagsnachmittaglandschaft.
Promenade en famille dans la vallée du Neckar près de Sulz, – mais comme si souvent durant ce printemps le soleil se faisait rare, et je n’avais pas l’intention de faire de photos. Et là, soudain, je les ai vues – les deux « Loco-Lego » mais pour une belle photo c’était déjà un peu trop tard. Deux 214 – deux petites taches multicolores – en voyage sur la Gäubahn, qui , se dirigeant vers Rottweil , est une fois de plus à la une des journaux régionaux. La 214 est une version modernisée de la fameuse V100 (211,212,213) de la DB, – une véritable Rekkolok de la V100. La reconstruction, modernisation de la 214 sur base de la 211/212 fut faite par Alstom. Chez la DB cette reconstruction de la V100 est numérotée comme série 262. Les 214 multicolores de NBE-Rail (Nordbayerische Eisenbahngesellschaft), ce fut les premières 214, sont appelées à cause de leur forme (et leur livrées multicolores) angulaire rappelant des briques lego, – Legoloks, loco lego en Allemagne. A ma connaissance il n’existe pas actuellement de Model Ho de la 214, – encore moins en AC. Märklin vient de sortir durant le dernier hiver une 212 en construction 100% métal, – peut-être aurons -nous droit un jour ou l’autre à une 214 en construction 100%metal pour le modéliste AC. En fait je ne sais pas si Märklin sortira un jour une version plein métal de la 214, – mais ce qui est sûr, – cette petite tache multicolore que roulait sur la Gäubahn dans la vallée du Neckar en direction de Rottweil, – elle apportait un peu de couleurs dans le paysage de ce dimanche après-midi relativement gris.
Le couple franco-allemand fête le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée en grande pompe à Berlin. Les medias français et allemands nous présentent « éditons spéciales » sur cet anniversaire si spécial. Partout des « Symboles-Franco-Allemands » – récemment même un petit livret écrit par Andreas Rittau (2012 : Symboles Franco-allemands 1963-2013 – Construction d’un champ transnational) fut consacré au sujet. Durant une de ces Sondersendungen de la Télévision allemande, – nous fut présentée l’histoire des époux Klinger, Francette et Gérard Klinger (1,2) qui se marièrent en 1966 et formèrent depuis un couple franco-allemand. Quand Francette raconta la grande solitude des débuts du couple, cette histoire me rappela des souvenirs personnels. Mes parents formaient aussi un tel couple franco-allemand, mais ils n’eurent pas la chance de vivre une retraite paisible, de connaitre leurs petits-enfants franco-allemands, car mon père décéda des suites d’un cancer en janvier 1992. Mais la grande solitude, comme beaucoup de couples franco-allemands qui ont eu le courage d’affronter les dures réalités d’un ménage franco-allemand, au début des années 1960 ils l’ont aussi connue. Mes parents se sont mariés en 1962 à Dijon. Les parents de mon père, mes futurs grand parents allemands, n’avait pas participé à la cérémonie de mariage à Dijon. Ils n’apprécèrent pas trop, que leurs fils se marient avec une fille française. En fait, le rapprochement ne se fit qu’à ma naissance à Tübingen en Juin 1964, à peu près 1 ½ ans après la signature du traité de l’Elysée. Dans le vieil album de photos familial qui se trouve encore chez ma mère, mon père avait écrit quelques mois avant sa mort sous les photos de mon baptême – « und dann kamen Sie doch (et ils arrivèrent tout de même) » ces photos sur lesquelles on me voit entouré de mes grands-parents, les oncles et tantes allemandes. Ce fut ma naissance qui rapprocha enfin vraiment les deux familles. Avant ma naissance mes parents, partiellement « boycottés» par la famille allemande, surtout ma mère, qui débarquait en Allemagne, sans comprendre ou parler un mot d’allemand avait dû faire face à des temps durs. Après cette naissance, – les choses s’arrangèrent lentement. Les grands-parents allemands, Anton et Blanka Neff étaient aussi fiers de leur petit fils franco-allemand que les grands-parents français Jean et Germaine Migliori. Christophe Neff, – un petit franco-allemand, – avec une double nationalité franco-allemande – ce fut enfin le moment où la famille de mon père accepta le mariage de mon père avec une française. Un des premiers souvenirs de ma petite enfance, – c’est mon grand-père Anton Neff qui m’a amené voir les trains à la gare de Saulgau. Comme mon père m’amenait à la gare de Tübingen regarder les trains. Comme mon grand-père français Jean Migliori m’amenait au port du Rhin à Strasbourg voir les péniches et chalands du Rhin, – le Lookheed Constellation à Strasbourg-Neuhof (un ancien Constellation d’Air France transformé en bar (F-BHMJ / L1049G-82-98)), les visites de la gare de Strasbourg quand on allait chercher les tantes, ou les visites de aérodrome de Entzheim pour chercher la famille, qui arrivait d’ Angleterre ou des Etats-Unis. C’est ainsi que mes grand-pères, français et allemands en me faisant visiter gares, ports & aéroports m’avaient fait découvrir le monde de transports, – plus particulièrement le monde du Chemin de Fer, – le Monde du Chemins de Fer, qui fut dans un certain sens, aussi un de mes premiers amours.
De nos jours, – les couples franco-allemands n’ont plus affronté les dures réalités des années 1950, 1960, de fonder une famille franco-allemands quelques années après les douleurs de la guerre – c’était insensé. Aujourd’hui, 50 ans après la signature du traité de l’Elysée – fonder un couple franco-allemand n’a plus à faire face aux vieux démons de la guerre, des souvenirs de morts, de la déportation …… Un couple franco-allemand de nos jours n’a plus rien de spécial, – il doit faire face aux risques de la vie normale de nos jours, – divorce, chômage, maladie … – mais grâce aux traités de l’Elysée les vieux démons de la guerre, des guerres (1870, 1914-18,1939-45) des souvenirs de guerre ont disparu. D’avoir fait disparaitre ces vieux démons …. « Le bruit des bottes des SS qui résonne sur la cours de l’école de Hussigny » c’est aussi un des grands mérites du traité de l’Elysée. Parfois de nos jours, en critiquant l’état des relations franco-allemands, on oublie trop vite cette réalité …. Mes grands-parents n’ont jamais oublié Libéro Casciola mort en déportation à Bergen-Belsen, – mais ils ont quand même accepté que leur fille se marie avec un allemand. Ce fut en 1962, – le traité de l’Elysée n’était pas encore signé …. 41 ans plus tard, leur fille, en 2003 reçut le Bundesverdienstkreuz, une des plus hautes décorations allemandes, pour son travail politique au sein de la SPD, le travail pour les enfants en danger (Kinderschutzbund) – et la réconciliation franco-allemande.
Dommage, que mon père n’ait pas eu la chance de participer à cette cérémonie, lui qui avait risqué il y a maintenant 51 ans la rupture avec sa famille pour le simple fait d’épouser une jeune française.
Ouvrages et sources cités :
Rittau, Andreas (2012): Symboles franco-allemands. 1963-2013. Construction d’un champ transnational. Paris, L’Harmattan, Allemagne d’hier et d’aujourd’hui. ISBN 9788-2-296-99598-7
Cette semaine le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a décidé de faire une ristourne „modeste et provisoire“ sur le prix des carburants. Le carburant devrait baisser approximativement de six centimes pour trois mois, si tout va bien: donc, si le marché du pétrole restait durant ces trois mois à l’abri de tout choc extérieur. Le prix pour l’état :environ 300 millions d’euros. Le Monde avait dédié un très bon éditorial « Un coup d’épée dans l’essence » à cette mesure qui se veut être une mesure phare de l’actuel gouvernement. 300 millions de manque à gagner pour l’état français, 300 millions avec lesquels on aurait pu engager quelques enseignants de plus, quelques chercheurs de plus quelques policiers de plus, car ce qui manque en France ce sont des enseignants, des chercheurs et des policiers. Les 300 millions auraient surtout pu être engagés pour investir durablement dans l’infrastructure ferroviaire, car c’est le seul moyen d’abaisser durablement la dépendance énergétique du pétrole de la « mobilité » française. Cette mesure qui est « la bienvenue pour les ménages modestes des zones périurbaines dont le budget est grevé par la flambée des prix des carburants» rendra encore plus vulnérables ces ménages vis-à-vis du cours du pétrole, car la seule alternative à moyen terme de se libérer de la dépendance pétrolière et de maintenir une certaine mobilité c’est d’avoir la possibilité d’utiliser un système de transport un commun, un système ferroviaire digne de ce nom, comme par exemple on le trouve en Suisse.
Avec ces 300 millions on aurait pu enfin mettre une fin à la lente agonie des lignes de chemins de fer dans le Massif Central, en revitalisant la ligne des Cévennes (la ligne du fameux train «Le Cévenol» voire aussi Razemon 2012); et des Causses, sortir de l’oubli le fameux « plan Jean-Claude GAYSSOT » pour la modernisation de ligne de l’Aubrac. On aurait pu enfin rouvrir la ligne du Vallespir comme le prévoit un plan des cheminots CGT (Les Cheminots pour le retour du train au Vallespir), rétablir un service voyageur entre Perpignan et Céret, et peut être même ultérieurement jusqu’ à Arles – sur – Tech, l’ancien terminus de cette ligne de Chemin de Fer tombé à l’oubli. On aurait pu enfin électrifier & moderniser la ligne Strasbourg-Lauterbourg–Berg- Wörth, – en y incluant le rétablissement et la modernisation de l’ancienne ligne Roeschwoeg- Rastatt.
On aurait pu enfin reconstruire le pont ferroviaire entre Neuf-Brisach et Breisach et enfin créer une liaison ferroviaire entre Freiburg im Breisgau et Colmar. On aurait pu, enfin, ce sont que des exemples de ce qu’on aurait pu faire, en investissant dans l’infrastructure ferroviaire, réduire a moyen terme la dépendance énergétique de la société française. Le gouvernement a tranché et a en fait décidé de prolonger encore cette dépendance énergétique dans la durée. Où est la voix des verts, du mouvement Europe Écologie Les Verts dans tout cela? En fait réduire la dépendance énergétique devrait être un des objectifs majeurs des verts, mais là s c’est plutôt « Funkstille » silence radio ou on se résigne à crier « Harro sur le Loup » comme dernièrement José Bové. En exprimant son « Haro sur le Loup » José Bové, a surtout démontré qu’il ne comprenait ni grand-chose sur l’écologie, ni grand-chose sur le mal de vivre de la France rurale. Car même si on chassait tous les Loups du territoire français, les vrais maux des ruraux français ne seraient pas éliminés, même pas à ses marges. Un de leurs maux est qu’il manque une vraie infrastructure qui pourrait nous libérer de notre dépendance de la voiture particulière et avec elle de notre dépendance énergétique. Le grand défi des prochaines décennies sera d’une part réduire la dépendance énergétique et ceci en proposant de solutions de « mobilité » pour les territoires périurbains et ruraux, des vraies alternatives à la voiture. Le Monde écrit – «Le litre d’essence à 2 euros est sans doute pour demain. Le seul remède qui vaille tient en un mot d’ordre : plus de sobriété énergétique ! » je rajouterai et le litre d’essence à trois euro, peut-être déjà après-demain. Il faut donc préparer la société française (et les autres sociétés européennes) à ce défi, car si on se prépare pas, une grande partie des ruraux français et européens ne pourront plus participer à cette mobilité individuelle, qui nous est à tous si chère. Rouler en voiture, pourrait devenir un luxe, même pour les fameuses couches moyennes. Et j’aimerais aussi le préciser, il ne s’agit pas de diaboliser la « voiture » mais il faut trouver des solutions, qui nous permettent de maintenir un degré de mobilité dans l’espace rural, sans être à 100% dépendant de la voiture, ce qui est actuellement le cas dans une grande partie des espaces ruraux français. Le débat sur le Loup est un faux débat, car l’avenir des ruraux français ne dépend pas d’un iota de l’existence d’une population de Loups. Par contre, si l’espace rural (français & européen) ne pouvait plus profiter de la mobilité, les distances deviendront de plus en plus longues,le temps pour parcourir ces distances prendra une telle ampleur que ces terroirs périphériques seront voués à une longue agonie économique, sociale et culturelle. Cette périphérisation d’une partie des terroirs ruraux, elle a déjà commencé, il faut simplement savoir lire le livre du paysage (voir p.Ex. Les retraités pauvres, un vote-clé une analyse de Serge Guérin & Christophe Guilluy).
J’aurai aimé voir le gouvernement utiliser ces 300 Mio. d’Euros à trouver des solutions intelligentes, à relever ce défi :réduire la dépendance énergétique en maintenant la mobilité dans l’espace périurbain et rural,mais malheureusement le gouvernement a choisi une mesure qui ne permet même pas de gagner du temps. Car le prix du pétrole va augmenter, et ceci durablement!
Source:
Razemon, Olivier (2012): Inquiétude autour de l’avenir du mythique train Cévenol. Le 2 septembre, la ligne reliant Clermont-Ferrand à Marseille s’interrompt pour cause de travaux. Reprendra-t-elle dans les mêmes conditions ? In : Le Monde, Dimanche 2 – Lundi 3 September 2012, p. 18.