Den Photoapparat hatte ich bei „Familienspaziergang“ durchs frühlingshafte Neckartal bei Sulz zwar dabei, aber eigentlich wollte ich nicht groß photographieren, weil wie in diesem Frühlings so häufig, die Sonne sich rar gemacht hatte. Und dann hab ich sie gesehen, – die zwei „Legoloks“ – und den Photoapparat viel zu spät gezückt. Zwei 214 – zwei schöne bunte Farbtupfer – brummten gemütlich auf der Gäubahn, die ja zur Zeit wieder einmal in den Schlagzeilen steht, durchs Neckartal gen Rottweil. Die 214 ist eine vollmodernisierte Version, man könnte das auch als „Rekko-Lok“ bezeichnen, der berühmten V100 (211,212,213) Serie der DB. Die Modernisierung der 214 auf 211/12 Basis wurde von Alstom durchgeführt. Bei der DB firmiert die Lok als 262. Die bunt lackierten 214 der NBE-Rail (Nordbayerische Eisenbahngesellschaft), welches auch die ersten vollmodernisierten 214 waren, werden auf Grund ihres eckigen Aussehens und ihres ungewöhnlichen „Farbanstriches“ auch als Legoloks bezeichnet. Soweit ich weiß gibt es bisher noch kein H0 – Modell der 214, geschweige denn eine AC-Version. Märklin brachte diesen Winter eine neue 212 in Metallkonstruktion auf den Markt, – vielleicht gibt es ja irgendwann auch eine 214 von Märklin in Metallkonstruktion für den AC-Modellbahner. Wie dem auch sei, – ob es jemals eine 214 von Märklin in Vollmetallausführung geben wird, – der bunte Farbtupfer der sich da am letzten Sonntagnachmittag au der Gäubahn im Neckartal Richtung Rottweil bewegte brachte etwas Farbe in die nebelgraue Sonntagsnachmittaglandschaft.
Promenade en famille dans la vallée du Neckar près de Sulz, – mais comme si souvent durant ce printemps le soleil se faisait rare, et je n’avais pas l’intention de faire de photos. Et là, soudain, je les ai vues – les deux « Loco-Lego » mais pour une belle photo c’était déjà un peu trop tard. Deux 214 – deux petites taches multicolores – en voyage sur la Gäubahn, qui , se dirigeant vers Rottweil , est une fois de plus à la une des journaux régionaux. La 214 est une version modernisée de la fameuse V100 (211,212,213) de la DB, – une véritable Rekkolok de la V100. La reconstruction, modernisation de la 214 sur base de la 211/212 fut faite par Alstom. Chez la DB cette reconstruction de la V100 est numérotée comme série 262. Les 214 multicolores de NBE-Rail (Nordbayerische Eisenbahngesellschaft), ce fut les premières 214, sont appelées à cause de leur forme (et leur livrées multicolores) angulaire rappelant des briques lego, – Legoloks, loco lego en Allemagne. A ma connaissance il n’existe pas actuellement de Model Ho de la 214, – encore moins en AC. Märklin vient de sortir durant le dernier hiver une 212 en construction 100% métal, – peut-être aurons -nous droit un jour ou l’autre à une 214 en construction 100%metal pour le modéliste AC. En fait je ne sais pas si Märklin sortira un jour une version plein métal de la 214, – mais ce qui est sûr, – cette petite tache multicolore que roulait sur la Gäubahn dans la vallée du Neckar en direction de Rottweil, – elle apportait un peu de couleurs dans le paysage de ce dimanche après-midi relativement gris.
Le couple franco-allemand fête le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée en grande pompe à Berlin. Les medias français et allemands nous présentent « éditons spéciales » sur cet anniversaire si spécial. Partout des « Symboles-Franco-Allemands » – récemment même un petit livret écrit par Andreas Rittau (2012 : Symboles Franco-allemands 1963-2013 – Construction d’un champ transnational) fut consacré au sujet. Durant une de ces Sondersendungen de la Télévision allemande, – nous fut présentée l’histoire des époux Klinger, Francette et Gérard Klinger (1,2) qui se marièrent en 1966 et formèrent depuis un couple franco-allemand. Quand Francette raconta la grande solitude des débuts du couple, cette histoire me rappela des souvenirs personnels. Mes parents formaient aussi un tel couple franco-allemand, mais ils n’eurent pas la chance de vivre une retraite paisible, de connaitre leurs petits-enfants franco-allemands, car mon père décéda des suites d’un cancer en janvier 1992. Mais la grande solitude, comme beaucoup de couples franco-allemands qui ont eu le courage d’affronter les dures réalités d’un ménage franco-allemand, au début des années 1960 ils l’ont aussi connue. Mes parents se sont mariés en 1962 à Dijon. Les parents de mon père, mes futurs grand parents allemands, n’avait pas participé à la cérémonie de mariage à Dijon. Ils n’apprécèrent pas trop, que leurs fils se marient avec une fille française. En fait, le rapprochement ne se fit qu’à ma naissance à Tübingen en Juin 1964, à peu près 1 ½ ans après la signature du traité de l’Elysée. Dans le vieil album de photos familial qui se trouve encore chez ma mère, mon père avait écrit quelques mois avant sa mort sous les photos de mon baptême – « und dann kamen Sie doch (et ils arrivèrent tout de même) » ces photos sur lesquelles on me voit entouré de mes grands-parents, les oncles et tantes allemandes. Ce fut ma naissance qui rapprocha enfin vraiment les deux familles. Avant ma naissance mes parents, partiellement « boycottés» par la famille allemande, surtout ma mère, qui débarquait en Allemagne, sans comprendre ou parler un mot d’allemand avait dû faire face à des temps durs. Après cette naissance, – les choses s’arrangèrent lentement. Les grands-parents allemands, Anton et Blanka Neff étaient aussi fiers de leur petit fils franco-allemand que les grands-parents français Jean et Germaine Migliori. Christophe Neff, – un petit franco-allemand, – avec une double nationalité franco-allemande – ce fut enfin le moment où la famille de mon père accepta le mariage de mon père avec une française. Un des premiers souvenirs de ma petite enfance, – c’est mon grand-père Anton Neff qui m’a amené voir les trains à la gare de Saulgau. Comme mon père m’amenait à la gare de Tübingen regarder les trains. Comme mon grand-père français Jean Migliori m’amenait au port du Rhin à Strasbourg voir les péniches et chalands du Rhin, – le Lookheed Constellation à Strasbourg-Neuhof (un ancien Constellation d’Air France transformé en bar (F-BHMJ / L1049G-82-98)), les visites de la gare de Strasbourg quand on allait chercher les tantes, ou les visites de aérodrome de Entzheim pour chercher la famille, qui arrivait d’ Angleterre ou des Etats-Unis. C’est ainsi que mes grand-pères, français et allemands en me faisant visiter gares, ports & aéroports m’avaient fait découvrir le monde de transports, – plus particulièrement le monde du Chemin de Fer, – le Monde du Chemins de Fer, qui fut dans un certain sens, aussi un de mes premiers amours.
De nos jours, – les couples franco-allemands n’ont plus affronté les dures réalités des années 1950, 1960, de fonder une famille franco-allemands quelques années après les douleurs de la guerre – c’était insensé. Aujourd’hui, 50 ans après la signature du traité de l’Elysée – fonder un couple franco-allemand n’a plus à faire face aux vieux démons de la guerre, des souvenirs de morts, de la déportation …… Un couple franco-allemand de nos jours n’a plus rien de spécial, – il doit faire face aux risques de la vie normale de nos jours, – divorce, chômage, maladie … – mais grâce aux traités de l’Elysée les vieux démons de la guerre, des guerres (1870, 1914-18,1939-45) des souvenirs de guerre ont disparu. D’avoir fait disparaitre ces vieux démons …. « Le bruit des bottes des SS qui résonne sur la cours de l’école de Hussigny » c’est aussi un des grands mérites du traité de l’Elysée. Parfois de nos jours, en critiquant l’état des relations franco-allemands, on oublie trop vite cette réalité …. Mes grands-parents n’ont jamais oublié Libéro Casciola mort en déportation à Bergen-Belsen, – mais ils ont quand même accepté que leur fille se marie avec un allemand. Ce fut en 1962, – le traité de l’Elysée n’était pas encore signé …. 41 ans plus tard, leur fille, en 2003 reçut le Bundesverdienstkreuz, une des plus hautes décorations allemandes, pour son travail politique au sein de la SPD, le travail pour les enfants en danger (Kinderschutzbund) – et la réconciliation franco-allemande.
Dommage, que mon père n’ait pas eu la chance de participer à cette cérémonie, lui qui avait risqué il y a maintenant 51 ans la rupture avec sa famille pour le simple fait d’épouser une jeune française.
Ouvrages et sources cités :
Rittau, Andreas (2012): Symboles franco-allemands. 1963-2013. Construction d’un champ transnational. Paris, L’Harmattan, Allemagne d’hier et d’aujourd’hui. ISBN 9788-2-296-99598-7
Cette semaine le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a décidé de faire une ristourne „modeste et provisoire“ sur le prix des carburants. Le carburant devrait baisser approximativement de six centimes pour trois mois, si tout va bien: donc, si le marché du pétrole restait durant ces trois mois à l’abri de tout choc extérieur. Le prix pour l’état :environ 300 millions d’euros. Le Monde avait dédié un très bon éditorial « Un coup d’épée dans l’essence » à cette mesure qui se veut être une mesure phare de l’actuel gouvernement. 300 millions de manque à gagner pour l’état français, 300 millions avec lesquels on aurait pu engager quelques enseignants de plus, quelques chercheurs de plus quelques policiers de plus, car ce qui manque en France ce sont des enseignants, des chercheurs et des policiers. Les 300 millions auraient surtout pu être engagés pour investir durablement dans l’infrastructure ferroviaire, car c’est le seul moyen d’abaisser durablement la dépendance énergétique du pétrole de la « mobilité » française. Cette mesure qui est « la bienvenue pour les ménages modestes des zones périurbaines dont le budget est grevé par la flambée des prix des carburants» rendra encore plus vulnérables ces ménages vis-à-vis du cours du pétrole, car la seule alternative à moyen terme de se libérer de la dépendance pétrolière et de maintenir une certaine mobilité c’est d’avoir la possibilité d’utiliser un système de transport un commun, un système ferroviaire digne de ce nom, comme par exemple on le trouve en Suisse.
Avec ces 300 millions on aurait pu enfin mettre une fin à la lente agonie des lignes de chemins de fer dans le Massif Central, en revitalisant la ligne des Cévennes (la ligne du fameux train «Le Cévenol» voire aussi Razemon 2012); et des Causses, sortir de l’oubli le fameux « plan Jean-Claude GAYSSOT » pour la modernisation de ligne de l’Aubrac. On aurait pu enfin rouvrir la ligne du Vallespir comme le prévoit un plan des cheminots CGT (Les Cheminots pour le retour du train au Vallespir), rétablir un service voyageur entre Perpignan et Céret, et peut être même ultérieurement jusqu’ à Arles – sur – Tech, l’ancien terminus de cette ligne de Chemin de Fer tombé à l’oubli. On aurait pu enfin électrifier & moderniser la ligne Strasbourg-Lauterbourg–Berg- Wörth, – en y incluant le rétablissement et la modernisation de l’ancienne ligne Roeschwoeg- Rastatt.
On aurait pu enfin reconstruire le pont ferroviaire entre Neuf-Brisach et Breisach et enfin créer une liaison ferroviaire entre Freiburg im Breisgau et Colmar. On aurait pu, enfin, ce sont que des exemples de ce qu’on aurait pu faire, en investissant dans l’infrastructure ferroviaire, réduire a moyen terme la dépendance énergétique de la société française. Le gouvernement a tranché et a en fait décidé de prolonger encore cette dépendance énergétique dans la durée. Où est la voix des verts, du mouvement Europe Écologie Les Verts dans tout cela? En fait réduire la dépendance énergétique devrait être un des objectifs majeurs des verts, mais là s c’est plutôt « Funkstille » silence radio ou on se résigne à crier « Harro sur le Loup » comme dernièrement José Bové. En exprimant son « Haro sur le Loup » José Bové, a surtout démontré qu’il ne comprenait ni grand-chose sur l’écologie, ni grand-chose sur le mal de vivre de la France rurale. Car même si on chassait tous les Loups du territoire français, les vrais maux des ruraux français ne seraient pas éliminés, même pas à ses marges. Un de leurs maux est qu’il manque une vraie infrastructure qui pourrait nous libérer de notre dépendance de la voiture particulière et avec elle de notre dépendance énergétique. Le grand défi des prochaines décennies sera d’une part réduire la dépendance énergétique et ceci en proposant de solutions de « mobilité » pour les territoires périurbains et ruraux, des vraies alternatives à la voiture. Le Monde écrit – «Le litre d’essence à 2 euros est sans doute pour demain. Le seul remède qui vaille tient en un mot d’ordre : plus de sobriété énergétique ! » je rajouterai et le litre d’essence à trois euro, peut-être déjà après-demain. Il faut donc préparer la société française (et les autres sociétés européennes) à ce défi, car si on se prépare pas, une grande partie des ruraux français et européens ne pourront plus participer à cette mobilité individuelle, qui nous est à tous si chère. Rouler en voiture, pourrait devenir un luxe, même pour les fameuses couches moyennes. Et j’aimerais aussi le préciser, il ne s’agit pas de diaboliser la « voiture » mais il faut trouver des solutions, qui nous permettent de maintenir un degré de mobilité dans l’espace rural, sans être à 100% dépendant de la voiture, ce qui est actuellement le cas dans une grande partie des espaces ruraux français. Le débat sur le Loup est un faux débat, car l’avenir des ruraux français ne dépend pas d’un iota de l’existence d’une population de Loups. Par contre, si l’espace rural (français & européen) ne pouvait plus profiter de la mobilité, les distances deviendront de plus en plus longues,le temps pour parcourir ces distances prendra une telle ampleur que ces terroirs périphériques seront voués à une longue agonie économique, sociale et culturelle. Cette périphérisation d’une partie des terroirs ruraux, elle a déjà commencé, il faut simplement savoir lire le livre du paysage (voir p.Ex. Les retraités pauvres, un vote-clé une analyse de Serge Guérin & Christophe Guilluy).
J’aurai aimé voir le gouvernement utiliser ces 300 Mio. d’Euros à trouver des solutions intelligentes, à relever ce défi :réduire la dépendance énergétique en maintenant la mobilité dans l’espace périurbain et rural,mais malheureusement le gouvernement a choisi une mesure qui ne permet même pas de gagner du temps. Car le prix du pétrole va augmenter, et ceci durablement!
Source:
Razemon, Olivier (2012): Inquiétude autour de l’avenir du mythique train Cévenol. Le 2 septembre, la ligne reliant Clermont-Ferrand à Marseille s’interrompt pour cause de travaux. Reprendra-t-elle dans les mêmes conditions ? In : Le Monde, Dimanche 2 – Lundi 3 September 2012, p. 18.
Cela fait presque 20 ans déjà que je fais des cours pratiques sur les paysages méditerranéens, géobotanique et dynamiques des changements de paysages, souvent dans le « Midi méditerranéen français », – mais aussi au Portugal, en Italie etc. Pour une fois de plus, avec 20 étudiants en géographie & écologie du paysage, nous avons passé une semaine (du 26.5 au 3.6.2012) à la découverte des changements de paysages et de la géobotanique dans les Corbières maritimes et le pays Leucatois. Et des changements de paysages, petits et grands, étaient au rendez-vous.
La petite gare de Leucate-La Franquia eu droit à une nouvelle horloge. J’inclus toujours la petite gare de Leucate la Franqui dans mes cours, car d’une part on peut très bien expliquer le développement du premier tourisme balnéaire à la Franqui et à Leucate Plage, développement touristique qui était dans ses débuts très lié aux chemins de Fer. La petite station balnéaire de la Franqui, fut une des premières stations balnéaires de la côte du Languedoc, et ceci déjà au 19eme siècle. En plus la gare de Leucate est un site privilégié pour observer les cigales, – les arbres longeant voie et quais de la petit gare sont, pendant l’été, « couverts » de cigales. Malheureusement cette année, le chant des cigales n’était pas au rendez-vous, l’été n’ayant pour ainsi dire pas encore réellement commencé !
Au village, – à Leucate village, – découverte d’une nouvelle librairie indépendante « entrez libres – au clos de Ninon », – en fait c’est une librairie salon de thé. Belle idée, – je cite le texte sur le site de cette nouvelle librairie Leucatoise « „Entrez Libres“ est une librairie pour se retrouver entre amis, mais aussi faire de nouvelles rencontres, autour des mots et des idées. Elle se veut un lieu de paroles et d’expression, où pourront se mêler les styles, les cultures et les générations. » Ainsi Leucate village, possède donc deux librairies, la librairie Adamus, – dont j’ai déjà parlé ici et là et maintenant la librairie « entrez libres – au clos de Ninon ». Fait remarquable, car autre-part assez souvent les librairies, surtout les librairies indépendantes sont plutôt une « espèce en voie de disparition ».
Autre découverte, – le Mas des Caprices, un nouveau producteur de vins, qui s’est installé à Leucate, depuis quelques années déjà, mais que je viens de découvrir seulement maintenant. Mireille et Pierre Mann, d’origine alsacienne, ont tenté en 2005 leur aventure vigneronne bio sur le plateau de Leucate. Une partie de leurs vignes, se situe juste en face du sémaphore du Cap Leucate, pas loin de la parcelle sur laquelle je « suis » attentivement depuis de longue années la dynamique végétale (Neff, C. 1999). Le blanc de l’œuf, Corbières blanc délicieux, provient de ce vignoble du Cap Leucate, à quelques pas, du sémaphore, de la falaise et de la fameuse plagette, et naturellement de la parcelle dont je suis la dynamique depuis de longues années. De voir la « vigne » renaitre entre plateau et falaise de Leucate et en même temps, il faut le noter, la reprise du pâturage sur une partie du plateau de Leucate, laisse espérer que la dynamique du paysage a pris, au moins sur cette partie de la « presqu’ile de Leucate » la bonne direction.
Mais le changement de paysages le plus visible dans le pays Leucatois est certainement le restaurant Klim & Ko sur la falaise pas loin du Phare du Cap Leucate. Comme une surcoupe volante le Klim & Ko, – disons le bâtiment conçu par Éric Raffy, survole les vignes et garrigues du Cap Leucate. Esthétiquement parlant le bâtiment est plutôt une réussite – pour le reste on dirait que c’est un « vestige » bien visible du « Sarkozistan » qui garnira pendant longtemps le paysage visuel du Cap Leucate. On pourrait naturellement se demander légitimement comment une telle construction – en pleine zone Natura 2000 – peut obtenir un permis de construction. Et ceci dans un des derniers sites en France où l’on trouve encore la Violette ligneuse (Viola arborescens) (cf. Neff 2003),espèce protégée au niveau national français (fiche sur Viola arborescens sur le réseau telabotanica) – qui en dehors du site entre le phare du Cap Leucate et le Sémaphore du Cap Leucate a presque entièrement disparu en France. Mais dans la France du Sarzkozistan, – et malheureusement même avant l’ère Sarkozistan – on a toujours eu une grande liberté avec les lois environnementales.
En plus, sur les panneaux encore en place devant le Klim & Ko nous apprenons que la ville de Leucate a investi ici pour un « site d’accueil et promotion de la falaise » ,mais en fait il s’agit d’un restaurant gastronomique, ce qui n’est pas mentionné sur le panneau d’autopromotion de la marie de Leucate. On pourrait aussi légitimement se demander si l’argent de du contribuable doit servir à faire démarrer un « restaurant gastronomique » sur un site protégé ?!
Cette histoire du Klim & Ko, construite sur une des dernières perles sauvages de la méditerranée, un des derniers sites où on trouve encore des Violettes ligneuses, n’est certainement pas une référence pour le Maire de Leucate, Michel Py, qui en ce moment se présente pour la députation de la deuxième circonscription de l’Aude. Peut-être Michel Py entrera –t-il dans l’histoire politique, pour y avoir arraché cette circonscription historique, – ce fut la circonscription de Leon Blum pendant la troisième république, à la gauche, et ceci grâce aux rivalités et guerres de clan de la gauche Audoise. Notons que l’Indépendant pense que Michel Py na guerre de chance de prendre place sur le « fauteuil de Léon Blum ». Mais Monsieur Py, avec cette obscure idée d’utiliser l’argent du contribuable, pour valoriser le site de la falaise de Leucate, en y construisant un restaurant gastronomique, dans un site classe Natura 2000, risque bien de trouver sa place dans les livre d’histoire du paysage français, comme le maire, ayant sacrifié un des derniers sites de « Viola arborescens » françaises ,en fait ce fut la plus grande station de Viola arborescens en France !
Concernant le Klim & Ko, étant entre autre aussi amateur de bonne cuisine & de bons restaurant, – je vais certainement un jour y rendre visite, – le mal est déjà fait, – et donc pourquoi pas en profiter pour un bon repas gastronomique, en espérant que les travaux de construction (qui vont bientôt atteindre leurs fins) et les piétinements en plus que va certainement occasionner ce restaurant sur la falaise, ne vont pas sonner le glas pour les derniers viola arbustives. Concernant le cadre et le site du restaurant, – il est certes très exceptionnel, – mais de croire comme l’a fait Michel Py durant l’inauguration du Klim & Ko, je cite la dépêche du Midi « Leucate ; le restaurant Klim and Co inauguré : Enfin, Michel Py, maire de Leucate, a félicité tous les partenaires de ce projet qui offrira un nouveau haut lieu de la gastronomie ouvert à l’année afin d’ouvrir davantage le tourisme aux quatre saisons, en espérant également que ce site magnifique mènera ces nouveaux chefs vers toutes les étoiles.» – que le seul fait d’avoir un cite exceptionnel pourrait être un gage pour recevoir une des fameuses étoiles Michelin montre que Monsieur le Maire n’a que de piètres connaissances de la géographie gastronomique française. Une très grande partie des tables étoilées françaises ne se trouvent pas sur un site paysage exceptionnel, bien au contraire. Il y en a, – mais c’est plutôt rare. Les tables étoilées, ont eu droit à leur(s) étoile(s) grâce au génie de leurs « grands chefs » – mais le cadre paysages n’y est pour rien !
Je finis donc ce petit tour d’horizon des changements de paysages dans le pays leucatois, – avec le constat, qu’une fois de plus les hommes et le temps ont modifié le paysage. La gare a une nouvelle horloge, le village a maintenant une libraire de plus et un nouveau domaine viticole bio. Le nouveau restaurant Klim & Ko sur la falaise, – est certes une réussite au niveau architectural, – concernant la géographie gastronomique des Corbières cela pourrait enrichir le paysage culinaire régional, – pour le volet environnemental ce projet de valorisation de la falaise de Leucate pourrait bel et bien sonner le glas pour un site qui fut considéré comme la plus grande et plus belle station de Viola arborecens en France. Pour enfin finir ce tour d’horizon de changements de paysage récent dans le pays Leucatois, notons que le premier des vitraux crée par Jacques Loire du Centre international du vitrail de Chartres pour l’Eglise St. Jacques à Port Leucate vient d’arriver à destination. Le nouveau vitrail montre St. Jacques arrivant en bateau baigné par les couleurs et lumières en plein nef de la nouvelle église de Port Leucate. Là, enfin, – une vraie réussite !
Je viens donc de passer une très belle semaine de cours sur la dynamique & géobotanique des paysages méditerranéens avec un groupe d’étudiants très engagé. Semaine riche en observations dont j’ai décrit quelques impressions ici même. Ce fut aussi une semaine avec une météo estivale, – sur le plateau de Leucate les températures oscillaient entre 29 et 34 C., presque pas de vent, ce qui est assez exceptionnel pour Leucate. Qui, même sans chant de cigales, cette semaine fut une vraie semaine de paysages estivaux dans le pays Leucatois entre Mer, Falaise et Corbières.
Bibliographie:
Neff, C. (1999): Observation géographiques et floristiques sur la presqu’île de Leucate. In: Bul. Soc. Et. Sc. Nat. Nimes et Gard, T. 62, 1999, 23-34. DOI: 10.5445/IR/1000121552, (Download KITopen).
Neff, C. (2003): Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine ? In: Fouache, E. (Ed.): The Mediterranean World Environment and History. IAG Working Group on Geo-archeology, Symposium Proceedings. Environmental Dynamics and History in Mediterranean Areas, Paris, Université de Paris – Sorbonne 24 – 26 avril 2002. Paris, 191 – 202, (Elsevier France, ISBN 2-84299-452-3)
Le matin du mercredi deux mai, le jour où la France se préparait au fameux débat présidentiel, le face en face du second tour de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, je préparais un cours sur les changements de paysages et la géobotanique en Outre-Forêt. Les orages matinaux se dissipaient, la chaussée encore mouillée, – avant de me mettre au travail je déposai ma procuration de vote pour le deuxième tour des présidentielles à la (nouvelle) gendarmerie de Lauterbourg. En fait, je voulais faire une prospection botanique dans le delta de la Sauer à Munchhausen, – faire une reconnaissance géobotanique & phénologique pour voir quelles plantes était déjà en fleurs, si les orchidées avaient déjà commencé leur floraison. La route entre Mothern et Munchhausen était coupée, j’ai dû prendre la route de déviation via Neewiller-près-Lauterbourg, Wintzenbach pour accéder à Munchhausen, et c’est ainsi que je découvris une fois de plus la géographie de la France, – cette petite face d’Outre-Forêt que je ne connais guère. La grotte de lourdes, la soi-disant grotte du curé Heitz à Mothern, – un petit restaurant de campagne pittoresque à Neewiller-près-Lauterbourg, le restaurant de la République, une allée de platane, la D. 468 entre Neewiller-près-Lauterbourg et Wintzenbach digne des plus belles allées de platanes dans le midi français, ici et là quelques vestiges du vignoble nord-alsacien, qui autrement a presque disparu du nord de l’Alsace, sauf dans les environs de Cleebourg ou la viticulture subsiste encore (le fameux vignoble de Cleebourg qui s’étend sur les communes de Cleebourg, Rott, Oberhoffen les Wissembourg, Steinseltz et de Riedseltz), et dans la tranche que la route creuse entre Wintzenbach et Munchhausen à travers les dépôts limoneux et quelques vestiges de lœss les muscaris à toupet en pleine floraison. Arrivé à Munchhausen, après avoir traversé le pont de la Sauer à pied, – les Euphorbe des marais en fleurs, le paysage acoustique des chants du Coucou et des Cigognes claquetant. De loin, parfois le lointain bruit résonnant d’un train sur la ligne Strasbourg-Lauterbourg. Autrement c’est presque calme, – un paysage acoustique qui a presque disparu en Allemagne. Par vent d’est on peut entendre les vibrations de moteurs diesel des chalands du Rhin. Je fais quelques photos, en fait j’ai déjà une vraie petite collection de photos des paysages de Munchhausen, à travers les diverses saisons. Retravesant le pont de la Sauer, le clocher de Munchhausen en face de moi, je constate qu’on a beaucoup parlé de géographie durant cette campagne présidentielle – de paysages, des ruraux, de désindustrialisation – toute cette campagne elle etait pleine de géographie – un vrai tableau géographique de la France 2012.
Décidemment la « géographie » semble être le grand gagnant de cette élection présidentielle, et ceci grâce au petit livre gris du géographe Christophe Guilluy « fractures françaises » – livre qui a été écrit en 2010 et qui essaye de nous expliquer la perception de la mondialisation par les couches populaires françaises. Le livre a remis la géographie à la une des journaux (p.Ex « Intellectuels et politiques, une planète en recomposition dans le Monde.fr, ou «Au fond, la gauche pense que les électeurs du FN sont stupides» sur slate.fr ), et l’auteur Christophe Guilluy a eu droit à quelques interviews dans la presse nationale, dernièrement dans le Nouvel Observateur sous le titre « Le FN à une sociologie de gauche ». Le livre nous propose une lecture intéressante de la « géographie sociale actuelle de la France » et il a certainement le mérite de parler des milieux populaire dans l’espace rural français. Parfois je me demande, si les journalistes qui aiment tant citer le livre de Christophe Guilluy ont vraiment lu ce petit livre gris. La vote FN, en fait n’est ni une fatalité, ni un phénomène nouveau, – je renvoie à l’élection présidentielles en 1995 et le score exceptionnel du FN en Alsace.
Les saisons d’Alsace avait consacré un fort intéressant numéro « Réinventer l’Alsace – face aux dérives extrémistes et au repli identitaire » – livre qui mériterait certainement la relecture et la comparaison avec l’ouvrage de Christophe Guilluy. La France périphérique dont nous parle le livre de Guilluy, c’est cette France rurale & périphérique dans laquelle je travaille depuis vingt ans, – embroussaillement, fermeture du paysage, risque croissant des incendies de forêt, mais aussi « californisation » des paysages ruraux – engrenage de l’habitat avec la forêt croissante – c’est l’autre image de ces ruraux périphériques. Et cette image ne se limite pas à la France, en fait elle se rencontre aussi bien dans l’Alentejo au Portugal, qu’en Forêt Noire en Allemagne. Le désert médical est une autre facette de cet abandon des ruraux européens, – le petit pays où j’ai grandi en Forêt-Noire en Allemagne, la Raumschaft Schramberg, qui depuis quelque mois ne dispose plus d’hôpital ! Si j’ai une remarque critique envers le livre « fractures françaises » c’est qu’il ne nous présente pas la dimension européenne du problème, car si nous voulons trouver des solutions durables pour les multiples problèmes que subissent les ruraux périphériques européens face aux conséquences d’une « mondialisation dérapant » il faut les trouver au niveau européen. Repliés sur eux-mêmes, ni la France, ni l’Allemagne ne pourront pas y faire face. Néanmoins je trouve que le livre de Christophe Guilluy nous propose une lecture intéressante de la géographie de la France, – même si je n’adhère pas aux « interprétations marxistes » ou « néo-marxistes » de l’auteur. Mais le livre de Guilluy a déjà le mérite d’exister et de rappeler que la géographie a aussi son mot à dire. En Allemagne, la géographie, comme science universitaire et comme science applique se rétrécit de plus en plus.
Finissons avec une autre image d’outre-foret: en traversant la voie ferrée qui relie la gare Sncf de Lauterbourg au port rhénan de Lauterbourg et en voyant le début d’une reprise végétale sur la voie ferrée, suggérant qu’il n’y a plus beaucoup de trains qui circulent entre le port rhénan de Lauterbourg et la gare Sncf, si il y en circule encore de trains et l’observation qu’ il y a quelques années sur les faisceaux de voies sur la gare de Lauterbourg étaient encore garés des longs trains de marchandises – aujourd’hui ce faisceaux de voies la plus part du temps il est vide; l’abandon des ruraux français par la Sncf est une très bonne image de la désindustrialisation de tout un pays. Le fait que la voie ferrée reliant le port de Lauterbourg au réseau Sncf est de plus en plus recouverte par l’herbe –ce n’ est certainement pas un drame – mais de voir comment la ligne des Causses et la ligne des Cévennes sont de plus vouées à un lent abandon – on pourrait se demander si dans cinq ans le massif central sera aussi un désert ferroviaire. Fermeture des paysages par la reprise végétale massive, (et dans le midi cette fermeture du paysages est toujours équivalente de l’augmentation des risques d’incendies des forêts), désindustrialisation, abandon du service publique (fermeture d’hôpitaux, de ligne de chemins de fer, de classes d’écoles) sont souvent les conséquences de ce que j’appelle les « changements globaux » dans mes cours – et dans beaucoup de paysages ruraux – la population qui subit ces conséquences se sent trop souvent à l’abandon. Ce sentiment d’abandon il se manifestera surement dans les résultats des prochaines législatives de juin 2012. Le livre de Christophe Guilluy nous propose une intéressante lecture de cette France que se sent à l’abandon – et il nous donne des explications pour pouvoir comprendre le vote FN.
Pourquoi avoir combiné les impressions d’une reconnaissance de terrain pour un cours de géographie dans un terroir français, un pays français qui se nomme Outre-Forêt avec l’analyse d’un livre de géographie sur dynamique de la géographie humaine française et les conséquences territoriales des effets de la mondialisation? Comme géographe, j’observe les changements des paysages, je les analyse et je les interprète; je suis pour ainsi dire à l’écoute des paysages et surtout à l’écoute de la dynamique du manteau végétal, de géographe agraire, de la géographie des paysages. C’est mon métier!
Les élus devraient aussi investir plus de temps pour être à l’écoute des ruraux français et de chercher des solutions pour l’attente des habitants de « ruraux français ». Naturellement des solutions miracles, comme le précise Christophe Guilluy dans son livre n’existent pas – mais le fameux « alternativlos » – le soi-disant « sans-alternative » – qu’on entend si facilement sortir de bouches de hommes & femmes politiques, que ce soit en France ou en Allemagne, – cette politique peut entraîner une (grande) partie de l’électorat rural dans les bras des parties extrémistes ! Etre à l’écoute permanente de ses électeurs –pas seulement avant une échéance électorale, trouver des solutions, même si cela n’est pas toujours facile, – c’est aussi le métier d’un élu!
Guilluy, Christophe (2010) : Fractures françaises. Paris, ( François Bourin Editeur), ISBN 978-2-84941-201-5
Le Nouvel Observateur (2012) : Le FN a une sociologie de gauche. Une interview de Christophe Guilluy. Propos recueillis par Herve Algalarrondo. Le Nouvel Observateur, 3 mai 2012, p.44, n. 2478
Reumaux, Bernard (Éd.)(1995) : Réinventer l’Alsace. Face aux dérives extrémistes et au repli identitaire. Les Saisons d’Alsace, Automne 1995, n. 129.
Es ist kalt geworden in Deutschland. Das war auch so angekündigt worden und deshalb dürfte die Kältewelle eigentlich niemanden überrascht haben. In Schramberg hatte man jedoch vergessen, dass der Winter noch nicht vorbei ist. Das Bächle und der Narrenbrunnen waren immer noch mit der Schiltach verbunden und der strenge Frost hat dann das seinige getan um Narrenbrunnen und Bächle zu einer Eislandschaft aus frostigen Gebilden zu verwandeln. In der Pfalz ist es auch knackig kalt geworden. Es liegt zwar so gut wie kein Schnee, aber der strenge Frost hat Seen, Teiche und Gewässerläufe in große Eisflächen verwandelt, die nun zum Schlittschuhlaufen einladen. Der strenge Frost im Leiningerland hat jedoch noch ganz andere völlig „unvorhersehbaren“ Nebenwirkungen provoziert – der strenge Forst an der Unterhaardt hat zur völlig unerwarteten Schließung des Allwetterbades Grünstadt geführt. In der Unterhaardter Rundschau vom 4. Februar 2012 kann man unter Aktuell notiert u.a. folgendes lesen: „Allwetterbad Grünstadt bis auf Weiteres geschlossen. Das Allwetterbad ist ab dem heutigen Samstag bis auf Weiteres für den Badebetrieb geschlossen. Dies teilten die Stadtwerke gestern Mittag mit. Auf Grund der extremen Temperaturen ist die Verkehrssicherheit der Besucher nicht mehr gegeben“. Weiterhin heißt es in der gleichen Meldung „Nächste Woche soll bei einem Ortstermin geklärt werden, ob es vertretbar sei, das Bad überhaupt noch einmal zu öffnen.“ Die Zukunft des Grünstadter Allwetterbades wurde ja schon seit längerem in der Grünstadter Kommunalpolitik diskutiert, – wobei man bisher vor allem diskutierte und die Zeit verstreichen ließ – und dieses wohl mit der Hoffnung versehen, dass sich das Problem mit der Zeit von selbst löst. Das ganze Prozedere erinnert doch sehr stark an die vergangenen Zeiten der verblichenen Deutschen Bundesbahn – als diese systematisch, durch langanhaltende Investitionsstaus, Fahrplanausdünnungen etc. langsam und beharrlich einen Großteil der ländlichen Nebenstrecken ins Aus führte. Irgendwann kam dann der Tag an dem dann die Betriebssicherheit auf der einen oder anderen Nebenstrecke nicht mehr gewährleistet werden konnte und man dann die Strecke sozusagen über Nacht schließen musste. So geschah es u.a. mit der Bahnstrecke Schiltach-Schramberg Anfang der 1990 Jahre. Was die Zukunft des Allwetterbades Grünstadt betrifft, wird man wohl Ende der kommenden Woche wissen, ob das Bad überhaupt jemals wieder geöffnet werden wird.
Das „Allwetterbad Grünstadt“ ein erster Kollateralschadens des strengen Februarfrostes 2012 an der Unterhaardt? Wenn die Lage für das Grünstadter Allwetterbad nicht so ernst wäre, hätte das sogar einen gewissen Unterhaltungswert. Grotesk ist es allemal. Könnte fast eine Schlagzeile fürs Schramberger Narrenblättle die Hoorig Katz sein „Jahrhunderstfrost sorgt fürs Ende des Grünstadter Allwetterbades“ – ja, wenn es nur nicht so traurig wäre. Denn wenn sich in Sachen Schwimmbad in Grünstadt nicht endlich etwas grundlegendes tut, dann kommt es vielleicht noch dazu, dass die Stadt Grünstadt (einschließlich der Umlandgemeinden) endgültig ohne Schwimmbad dasteht. Dann gibt es auch an den heißen Sommertagen in Grünstadt keinen Badespaß mehr.
Im Bahnhofsgebäude des Stuttgarter Hbf, dem sogenannten „Bonatzbau“ gibt es einen Ort, an dem ich während der Advents & Weihnachtszeit gern mal für ein paar Augenblicke verweile und dem Bahnhofsgeschehen in Stille zuschaue. Es ist der Ort des Weihnachtsbaumes. Die meisten Zeitgenossen eilen meist geschäftig vorbei, manch einer hebt den Blick kurz an, aber hin und wieder bleibt ein Mensch stehen. Verbleibt in Stille, blickt auf Baum und Krippe – und geht dann irgendwann weiter. Gehen, Rauschen, im Takt der Zeit – immer weiter ziehen die Reisenden von den Zügen in die Stadt, von der Stadt zu den Zügen. Nur an diesem Ort herrscht manchmal für ein paar Augenblick Stille. Nachdenklichkeit und Stille in der „Salle des pas-perdus“ – dem Saal der verlorenen Schritte, wie Bahnhofshallen im Französischen manchmal benannt werden. „Saale des pas-perdus“ ist auch ein heute fast vergessenes Chanson von Maxime Le Forestier, welches uns die Geschichte eines Mannes erzählt der vergeblich in einer großen Bahnhofshalle auf die ferne Geliebte wartet. Kein Zug bringt die Ersehnte, – es bleibt im nur die Erinnerung an ferne Ziele und der Widerhall der Schritte in der Halle der „verlorenen Schritte“.
„Zugig“ ist es in der Stuttgarter Bahnhofshalle geworden, seit dem der Nordflügel abgerissen wurde, – auch der Widerhall der Schritte ist wenn nicht verstummt leiser geworden. Wie das erst werden wird, wenn der „Südflügel“ abgerissen sein wird. Dann wird’s erst recht „Zugig werden“, – der Weihnachtsbaum und die wenigen Reisenden, die kurz ihre Schritte bremsen – um den Baum mit einem stillen Blick zu würdigen – sie werden dann wohl voll „im Zug“ stehen wie man so auf „Schwäbisch“ zu sagen pflegt. Wo der Christbaum wohl während der Arbeiten zu Stuttgart 21 stehen mag? Vielleicht gibt es auch während der „Bauphase“ einfach keinen Platz mehr für Baum und Krippe in der Halle der verlorenen Schritte des Stuttgarter Hbf. La salle des pas-perdus du Bonatzbau sans „Sapin de Noël“ (die Halle der verloren Schritte ohne « Christbaum ») – eigentlich unvorstellbar!
En attendant la réouverture de la ligne de chemins de fer Collonges – Fort-l’Écluse à Divonne-les-Bains au service voyageur dont nous parle la vie du rail nr 3324 du 17 aout 2011, voici une photo de la BB 475068 devant le train des déchets ménagers dans la gare du Crozet au matin du 27.12.2011. Notons que la gare de Crozet reçoit aussi de temps en temps des trains de graviers & granulats. Les infos concernant la potentielle réouverture de la ligne au service me proviennent du tableau « les réouvertures de lignes » publiées dans la Vie du Rail Nr. 3324 du 17 aout 2011 sur la page 16. Dans la rubrique « d’autres opérations sont à des stades plus ou moins avancés – on trouve 15 lignes de chemins de fer dont la ligne Ligne de Collonges – Fort-l’Écluse à Divonne-les-Bains ou il existe des plans de réouverture au traffic voyageur. Notons qu’on trouve entre autre dans cette liste les lignes Oloron- Canfranc, Bollwiller – Guebwiller – Lautenbach, ou Laveline – Geradmer pour en citer seulement trois. A voire quelle de ses 15 lignes de chemins de fer mentionnées par la LVDR Nr. 3324 sera réellement réouverte pour un service de trains de voyageurs régulier.
L’automne astronomique a débuté avec un splendide temps de fin d’été sur l’Unterhaardt. Les vendanges se poursuivent dans les vignobles de l’Unterhaardt, la campagne de betteraves sucrières tourne à plein régime et sur la petite ligne de chemins de fer reliant Grünstadt à Neuoffstein, la untere Eistalbahn, le trafic des trains de sucres a repris. C’est Wincanton rail qui assure ce service de proximité et qui fait vivre cette petite ligne de chemin de fer, car la deutsche Bahn, plus exactement DB Schenker Rail n’est pas très intéressée par ce petit trafic: donc sans Wincanton rail, plus de trafic sur la untere Eistalbahn. Ce sont ces Opérateurs ferroviaires de proximité qui, en Allemagne, assurent la survie de beaucoup de petites lignes de chemin de fer, ce concept n’est pas encore très connu en France et les petite lignes de chemin de fer disparaissent de plus en plus et cela va empirer : je cite le dossier « la fermeture des lignes aux marchandises » dans la Vie du Rail 3325/26 de Dominique Paris et al. (2011) « Des 5000 km de lignes SV qui subsistent actuellement, RFF estime pouvoir en sauver 10%. Il s’agit naturellement des seules lignes qui recèlent un fort potentiel de trafic actuel mais aussi futur. » Donc 90 % des lignes sans trafic voyageurs vont disparaitre dans les prochaines années en France. La France fête ses 30 ans de TGV, mais elle met à la casse en même temps son patrimoine ferroviaire. Cependant il y a de très rares exemples où le trafic ferroviaire de proximité peut aussi fonctionner en France, comme c’est le cas pour le Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes (TPCF) qui assure le trafic marchandise entre Rivesaltes et Axat sur l’ancienne Ligne Sncf Carcassonne – Rivesaltes.
Qui va enfin stopper cette spirale infernale du déclin du patrimoine ferroviaire français ? Cela mériterait aussi le débat lors des prochaines élections présidentielles !
Le gouvernement Kretschmann vient de passer la barre des ses premiers 100 jours de gouvernance. Les medias allemands jusqu’à présent sont plutôt favorables à ce premier Gouvernement vert – rouge en Allemagne et un sondage commandé par la Stuttgarter Zeitung pour les 100 premier jours du gouvernement Kretschmann souligne l’image très positive du gouvernement Kretschmann. D’après ce sondage cette image positive est surtout à l’effet Kretschmann – Winfried Kretschmann est devenu une vrai star de la vie politique allemande. Même l’initiative pour la double nationalité devant le Bundesrat de la ministre de l’intégration Bilkay Öney, initiative que j’approuve personnellement, car jusqu’ à présent la double nationalité était un fait exceptionnel et rarissime en Allemagne, n’a pas terni l’image positive du gouvernement Kretschmann. On aurait pu croire que dans un Land comme le Baden-Württemberg qui est considéré comme extrêmement conservateur et dans ce contexte on parlait aussi du CDU Staat, une initiative comme celle engagée par Bilkay Öney aurait pu avoir des conséquences négatives dans les sondages, mais il n’en est rien. Ceci montre peut-être a quel point les résultats des dernières élections ne furent pas seulement dûs au Fall – Out politique de Fukushima mais aussi aux fissures qui gangrenaient de plus en plus le CDU-Staat. Après 60 ans de pouvoir la CDU avait de plus en plus perdu le contact avec ses électeurs plus que le fameux débat sur Stuttgart 21, la décision de fermer l’Hôpital de Schramberg (Fermeture du Kreiskrankenhaus Schramberg – j’en parlais ici dans les posts 1, 2 ,3, 4,5, 6, 7, 8, 9) montre à quel point le fameux CDU Staat sous le gouvernement Mappus avait pris de sérieuses fissures ; les prédécesseurs de Mappus auraient tout fait pour éviter la fermeture d’un hôpital dans les fiefs ruraux de la CDU, ou auraient au moins essayer de compenser une telle fermeture par la création d’une Fachhochschule ou d’un autre établissement publique.
La décision de fermer l’Hôpital de Schramberg est seulement un exemple, mais il montre très bien que sous le gouvernement Mappus le CDU Staat avait atteint ses limites. L’ancien député de la FDP Dieter Kleinmann qui fut un de protagoniste de la fermeture de l’Hôpital de Schramberg paya cher son combat pour la fermeture de l’Hôpital de Schramberg, il ne fut plus réélu au Landtag aux élections régionales du 27 mars 2011. En tout FDP et CDU avaient perdu plus que 10 % de voix résultats d’un pouvoir trop sûr de lui et qui s’était éloigné de ses propres bases électorales. Ce fut la fin du CDU Staat. En fait, à part l’initiative Bilkay Öney pour l’établissement de la double-nationalité – le gouvernement Kretschmann n’a jusqu’à présent pas encore pris de grandes initiatives législatives. Mais c’est à l’intérieur du pouvoir exécutif, là où le CDU Staat se manifestait le plus dans les postes clefs de la haute fonction publique, les vrais changements politiques se font sentir de plus en plus. Le départ de Zinelli le rouge, Herbert Zinell, – l’ancien maire SPD de Schramberg vers Stuttgart pour devenir Ministerialdirektor au Ministère de l’intérieur donc Amtschef , le plus haut fonctionnaire du Ministère de l’intérieur qui est dirigé par Reinhold Gall est plus qu’ un symbole. C’est ici chez les hauts fonctionnaires que le changement politique à Stuttgart se fait réellement sentir, car c’est le fin rouage entre la Ministerialbürokratie et la CDU qui à condition de savoir jouer habilement sur se clavier était crucial, ce qui ne fut pas le cas pour le malheureux Stefan Mappus – le garant du succès politique du CDU Staat. Chaque jour que le gouvernement Kretschmann réussit à gouverner, à survivre politiquement (car il ne faut pas être dupe, l’épée de Damoclès pour le gouvernement Kretschmann – reste la fameuse question de Stuttgart 21) les structures du CDU Staat solidement ancrées dans les 60 ans de gouvernement CDU vont peu à peu disparaitre. Les bons sondages et la bonne image médiatique des premiers 100 jours du gouvernement Kretschmann ne doivent pas faire oublier que Stuttgart 21 est devenu un défi quasiment insurmontable les verts sont contre , l’actuel ministre des Transports et des Infrastructures Winfried Hermannest un farouche opposant du projet Stuttgart 21 et la SPD est pour le projet Stuttgart 21. Je ne vois pas comment Winfried Kretschmann pourra combler le fossé profond qui sépare les Verts et la SPD dans la question du projet Stuttgart 21. Stuttgart 21 est le Talon d’Achille du premier gouvernement vert – rouge en Allemagne ! Actuellement aucune issue politique à ce problème clef ne semble être en vue.
Pour finir ce billet, pour tous ceux qui lisent l’allemand et qui s’intéressent de plus près au phénomène Winfried Kretschmann , je suggère de lire la biographie « Winfried Kretschmann. Das Portrait» écrite par les époux Henkel.
Source :
Henkel, Peter; Henkel-Waidhofer, Johanna (2011) : Winfried Kretschmann. Das Portrai. ISBN 978-3-451-33255-5 (Herder), Freiburg 2011.