Le prochain week-end, mes camarades bacheliers organisent une fête pour nos 30 ans d’Abitur (30 Jahre Abitur) à Schramberg. Le soleil brillera-t-il ? Ou est-ce que les hauteurs du Fohrenbühl, le Mooswaldkopf seront déjà couvertes par les premières neiges. Indépendamment de la météo je me réjouis de revoir mes anciens camarades bacheliers du Abiturjahrgang 1984 du Gymnasium Schramberg.
Et la neige à Grünstadt? Durant l’hiver dernier (l’hiver 2013-2014) – nous n’avons pas eu droit à un seul flocon de neige à Grünstadt[2]. On va voir ce que nous apportera l’hiver 2014-15 ! Mais de la neige, des paysages de neige je les ai rencontrées dernièrement. Les souvenirs de « Heimatmuseum » lors du décès de Siegfried Lenz[3], ces paysages de neiges de la Prusse orientale dans Heimatmuseum[4], ce roman qui attend encore sa traduction en français.
J’ai rencontré d’autres paysages de neige dans le roman Nicolas Mathieu « aux animaux la guerre », livre dont j’ai parlé un peu dans mon dernier billet. Paysages de sapin noir et des chutes de neiges abondantes, – c’est pour ainsi dire l’histoire de Rita dans les neiges sombres des paysages abandonnés des Vosges, – très beau roman, qui mériterait une traduction en allemand, – livre dont je parlerai peut être prochainement un peu plus dans paysages !
screenshot webcam raimartinhof 22.10.2014 12.30
Photo : Screenshot (22.10.2014 12:30) de la Webcam du Raimartihof dans massif du Feldberg – premier duvet de neige de l’hiver 2014-15 en Forêt Noire. Avec la permission (email) de la famille Andris du Raimartihof.
Dans un de mes derniers billets, j’ai déjà un peu parlé de la ligne de chemin de ferd’Arles à Lunel, des vestiges qui en restent. Le dernier train de marchandise Sncf, desservant la distillerie de St. Gilles est passé en gare de Gallician durant l’année 2008[1]. Donc la gare de Gallician, depuis quelques années ne voit plus les trains passer. Même chose au passage à niveau N. 19 à quelques kilomètres a l’est, à Franquevaux. D’un point de vue géobotanique c’est sûrement une belle image, de voir avec quelle vitesse la nature reprends ses droits, – l’Inule visqueuse (Dittricha viscosa) en fleurs, ici et là les premiers petit Pins parasol (Pinus pinea) qui occupent la voie ferrée – une belle image … d’un point de vue de géographie humaine, – c’est l’image d’une France rurale à l’abandon, – une France périphérique qui se sent oubliée. C’est peut être une coïncidence, – mais le fait que cette ligne de chemin de Fer se situe dans la Deuxième circonscription du Gard – dont le député élu est Gilbert Collard apparenté FN, – est une image assez parlante. Peut-être dans quelques années retrouvera-t-on en France les lignes de chemins de fer de campagne surtout dans les maquettes de amateurs de modélisme ferroviaire[2], dans les trains miniatures, – peut être même à Hambourg au Miniatur – Wunderland. Comme je l’écrivais dernièrement, « depuis des décennies, les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, laissent mourir ce qui fut une fois le réseau européen Nr. 1 de chemin de Fer, à petit feu. ….», – le récent abandon de l’écotaxe par le Gouvernement Manuel Valls (2) ne fait que renforcer cette impression. Pour le réseau ferré hors TGV français, cette annonce était tout, sauf une bonne nouvelle. L’image actuelle des installations ferroviaires de l’ancienne ligne SNCF Arles – Lunel, comme beaucoup d’autres lignes de chemins fers en France[3], c’est l’image d’une France périphérique qui se sent oubliée, à l’abandon – une France qu’on retrouve dans les livres de Christophe Guilly[4], – et dans un autre registre dans le roman de Nicolas Mathieu « aux animaux la guerre »[5]. Même si ce roman de Nicolas Mathieu joue dans les Vosges, en plein hiver, dans un décor de paysage de neige, il nous décrit ces paysages périphériques de ruraux français qu’on trouve aussi bien dans les Vosges que dans le Gard, en bordure des Costières du Gard, -où la nature reprend ses droits sur une ligne de chemins de Fer tombée en oubli, comme dans beaucoup d’autres endroits en France.
In my 2012 forecast I wrote Mo Yan on my personal favorites list for Nobel Prize in Literature 2012 – and then Mo Yan has been really awarded the Nobel Prize in Literature 2012. In my 2009 forecast, “Le Nobel à Herta Müller? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller?” I predicted Herta Müller to be the winner of Nobel Prize in Literature 2009. Concerning Herta Müller, – she has recently published a new book – “Mein Vaterland war ein Apfelkern – Ein Gespräch mit Angelika Klammer” – a book in which she explains how she began writing ….. a book worth reading!
In some hours we will know the happy winner of Nobel Prize in Literature 2014, and how precise the paysages forecast for the Nobel Prize in Literature 2014 has really been ….
Books cited:
Alexievich, Svetlana (2013): La Fin de l’homme rouge ou Le Temps du désenchantement. traduit du russe par Sophie Benech. Arles, Actes Sud, ISBN 978-2330023478
Müller, Herta (2014): Mein Vaterland war ein Apfelkern – Ein Gespräch mit Angelika Klammer. Carl Hanser Verlag München, ISBN 978-3-446-24835-9
Christophe Neff, the 8.10.2014
P.S.(09.10.2014 13:07): The Nobel Prize in Literature 2014 was awarded to Patrick Modiano!
[1] The book « La Fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement (Vremia second hand. Konets krasnovo tcheloveka), de Svetlana Alexievitch, traduit du russe par Sophie Benech » has to my knowledge not be translated into English. Le Monde.fr has published an interesting critique about the book under the title “Svetlana Alexievitch: en lettres rouges” in October 2013.
Quatre jours de vacances à Leucate, de très petite vacances, – passées au bord de la mer fin août-début septembre dans le pays leucatois. Soleil, – mer – et déjà la première rafale de Tramontane. Beaucoup de baignades dans la grande bleue, – un peu de cerf volant sur la plage du Kyklos. Des jours tranquilles en bord de mer. Peu de lectures, – le Monde, même en vacances, – deux notices de blog chez Paul Edel[1]. Le livre « Amer azur – Artistes et écrivains à Sanary »de Manfred Flügge, que j’avais dans mes bagages, je l’ai à peine feuilleté. Mais j’ai beaucoup pensé, à un livre de Manfred Flügge, un livre que j’avais lu exactement un an avant durant mes vacances à Port Leucate – « Traumland und Zuflucht – Heinrich Mann und Frankreich» – Heinrich Mann et la France. Un livre qui mériterait une traduction en français (et peut être un article dans paysages).
En fait j’ai beaucoup pensé à la France, au midi français car avant et après ces quatre jours de vacances, je préparais un cours pratique sur la géographie du Midi méditerranéen français, – un cours intensif qui comporte un séminaire et voyage d’étude pour une vingtaine d’étudiants de géographie qui débutera prochainement. C’est quoi un paysages typique du midi méditerranéen français, – le chant des cigales, les champs de Lavande, les vignes, les garrigues – ou la couleurs des paysages qui inspira artistes, écrivains, cinéastes durant des décennies, – le maquis, une formation végétale typique des paysages méditerranéens, – mais c’est aussi bien le maquis haut lieu de la résistance contre l’envahisseur allemand, contre la terreur nazie et leurs supplétives françaises de la milice.
Durant ces quatre jours de vacances, – je faisais aussi un peu de « trainspotting[2] » – à la gare de Leucate – la Franqui , et à la gare de Perpignan … mais ce qui ma frappa le plus, durant mes préparations de ce cours de géographie, mon voyage de préparation à travers la France, à travers les midis française c’est de voir à quel point ce pays, qui fut un pays de chemins de fer, est devenu un pays à l’abandon. Depuis des décennies, les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, laissent mourir ce qui fut une fois le réseau européen Nr. 1 de chemin de Fer, à petit feu. Ceci concerne tout le territoire français, – Bitche depuis peu décroché du chemin de Fer, l’Auvergne ferme silencieusement une ligne après l’autre, – combien de temps encore verra –t-on circuler des trains sur la ligne des Causses. J’utilise pour cette notice de blog en photo de couverture le Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivant de Perpignan en Gare de Leucate – La Franqui – ici à la gare de Leucate – sur la ligne Narbonne – Perpignan – Cerbère – Port Bou le service public ferroviaire français fonctionne encore, – nous avons même un quasi service cadence pour les TER, – mais une très grande partie des ruraux français sont tout simplement débranchés du réseau SNCF.
Les petits Pins parasol poussant entre les rails entre Gallician et St. Gilles sur la ligne d’Arles à Lunel sont plus qu’un symbole fort pour ce déclin. Ici sur cette partie de l’ancienne ligne Arles à Lunel, – où jusqu’en 2008 passait encore un train de marchandise pour desservir la distillerie de St. Gilles – qui est déjà envahie par la végétation forestière on pourrait avec le livre « fractures françaises[3] » de Christophe Guilly tenir en main un magnifique cours sur le déclin des ruraux français. C’est peut être une coïncidence, – mais le fait que cette ligne de chemin de Fer se situe dans la Deuxième circonscription du Gard – dont le député élu est Gilbert Collard apparenté FN, – est plus qu’un symbole fort. C’est en fait une image très parlante. Malheureusement je n’ai pas pris de photo de ce qui reste encore de cette petite ligne de chemin de Fer.
Depuis quelques jours je suis de retour en Allemagne, – et encore en train de préparer ce cours sur la géographie du midi méditerranéen français. Sur mon bureau le magnifique livre de Magali Laure Niededka sur Sanary sur Mer, – Sanary sur Mer qui fut pendant les années 1930 la capitale de la littérature allemande[4]. Le livre, un travail universitaire sur l’exil d’artistes d’expression allemande fuyant les fureurs du nazisme à Sanary sur Mer. Dans ce livre j’ai retrouvé les traces de Jeanpierre Guindon, germaniste vivant à Sanary. Monsieur Guindon il y presque 20 ans m’avait guidé avec un groupe d’étudiants allemands de l’université de Mannheim sur les traces des artistes allemand ayant trouvé refugiés à Sanary. Le livre de Magali Laure Nieradka est un travail universitaire – mais c’est tellement bien écrit – qu’on a l’impression de revivre partiellement l’ambiance des paysages de l’exil des artistes allemands à Sanary. Et plus, le livre est particulièrement bien documenté. Sanary sur Mer – sera une des stations du cours de géographie sur les paysages méditerranéens français. Sans le refuge offert par Sanary sur Mer, – que serait devenue la littérature allemande? Que resterait – il de la Montagne magique ? Sans Sanary, pas de « Joseph et ses frères (Thomas Mann) », pas de « Geschwister Oppermann (Lion Feuchtwanger), pas de « Veuve Bosca (René Schickele) », car tous ces ouvrages ont été au moins partiellement écrit dans le ville refuge qui fut Sanary-sur-Mer[5].
Le livre de Magali Laure Nieradka nous rappelle, que pendant un des pires moments de l’histoire allemande, Sanary fut tout simplement la capitale de lettres allemandes.
Durant la préparation de ce cours de géographie et aussi pendant ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – j’ai aussi pensé beaucoup à un de mes maitres – le Dr. Rainer Joha Bender – décédé il y vingt ans, le 23. Aout 1994 à Mannheim[6]. C’est aussi grâce à lui, et ses cours sur la géographie du Var qu’il tenait ensemble avec Michel Mestre et Catherine Mestre de l’Université de Toulon[7], que j’ai appris à déchiffrer et lire les paysages côtiers de la méditerranée provençale entre Marseille, Ciotat, Sanary, Toulon, Port Cros, Ramatuelle …. Ces paysages qui seront au cœur du cours que je prépare en ce moment. C’est avec Rainer Joha Bender, pendant une excursion en 1988 sur la « géographie touristique du Var »[8] que je découvrais les magnifiques paysages de Port Cros.
Pour clore ce petit billet de blog, – pendant les préparations de ce cours de géographie, – interrompue par ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – la France s’est dotée d’un nouveau gouvernement, – le Gouvernement Manuel Valls (2). Je semble être un des rares électeurs de François Hollande qui salue le virage « social-libéral » de ce remaniement gouvernemental. Il y a quelques années, – les medias allemands préconisaient aux parents d’adolescents surfant sur les réseaux sociaux, d’entrer dans Facebook, pour se prémunir de mauvaises surprise – et c’est ainsi qu’avec l’aide de ma nièce Céline je suis entré dans Facebook. Dans tendance politique j’avais écrit « Libre penseur de tendance social-libérale ». Mes convictions n’ont guère changé depuis. Donc je ne peux que saluer ce virage « social-libéral » du nouveau gouvernement Valls.
Flügge, M. (2007): Amer Azur. Artistes et écrivains à Sanary. Paris, ISBN 978-2-86645-650-4
Flügge, M. (2013): Traumland und Zuflucht. Heinrich Mann und Frankreich. Berlin, Insel Verlag Berlin. ISBN 978-3-458-35954-8
Lentz, S, Lukhaup, R. , Neff, C., Ott, Th., Swiaczny F. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, ISBN 3-923750-66-8.
Nieradka, M.L. (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen, ISBN 978-3-89971-792-1
Christophe Neff, le 08.09.2014
P.S.: La lecture du billet « Mes vacances, Clopine » dans le Blog de Paul Edel, pendant mes quatre jours de vacances fin aout 2014 à Port – Leucate m’inspira à écrire ce billet, même si à première vue les deux billets n’ont guère en commun. Enfin, dans les deux billets on écrit sur des livres, des paysages et des hommes.
[4] Nieradka, M.L . (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen
[5] Dans les pages 177-181 du livre de Magali Nieradka (Ibidem)- nous trouvons un inventaire détaillé sur les ouvrages écrites par les écrivains d’expression allemand écrit a Sanary durant les années 1930-1940.
[6] Les amis et disciples de Rainer Joha Bender lui ont consacré une Gedenkschrift en 1996 « Gedenkschrift für Rainer Joha Bender » édite par Lentz, S. et al.1996).
[7] Voire aussi Mestre, M., Mestre, C. (1996) : Zur Universitätspartnerschaft Toulon – Mannheim. In: Lentz, et al. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, p. XVII- XVIII.
[8] Bender avait publié les principaux résultats de ce cours/excursion franco-allemand dans une petite brochure (Bender 1998).
Hier dimanche 27.07.2014, vu l’Exodus de chrétiens de Mossoul j’écrivais dans mon compte Facebook ce petit message bilingue « Aucune manifestation pour pleurer le sort des chrétiens de Mossoul, bientôt le souvenir des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera qu’un souffle de vent chaud dans le désert …/ There has been not any demonstration to deplore the cruel fate of the Christians in Mosul. In a little while the souvenirs of the syriaque churches (Orthodox & Catholic) will be reduced to warm blast in the desert…” Entre temps il y a eu heureusement hier dimanche 27.07.2014 la Manifestation de soutien aux chrétiens d’Irak devant Notre-Dame de Paris en soutien aux chrétiens d’Irak à Paris. En Allemagne par contre, c’est presque le silence total. Les églises chrétiennes d’orient sont en voie d’extinction, – leur sort tragique semble tomber dans l’indifférence totale mondiale, à part quelques manifestations de soutien comme hier à Paris devant Notre-Dame de Paris. Les minorités chrétiennes ne sont de loin pas les seules victimes de la montée de l’islam politique, des guerres qui ravagent le monde arabe – toutes les minorités sont concernées par cette épuration religieuse. Personnellement, je juge la situation encore plus dramatique que l’édito alarmant du Monde de 26.7.2014 intitulé « Tragique exode des chrétiens du monde arabe »[1] car au-delà des « épurations religieuses » toute l’architecture géopolitique, se fondant sur les Accords Sykes-Picot est en train de voler en éclat, – et avec cela la protection relative des minorités religieuses.
Le sort de églises d’orient m’a toujours préoccupé, – à tel point que dans mes cours où je traite de la géographie, de l’écologie et aussi de l’histoire de forêts du moyen orient, – les cédraies du Liban, de Abies cilicica (Sapins de Cilicie) – j’insère aussi quelques petits mots sur les églises d’orients, de l’église maronite qui porte le cèdre du Liban dans son emblème. Je leur parle de la forêt des Cèdres de Dieu (arabe : أرز الربّ Horsh Arz el-Rab), de l’Epopée de Gilgamesh, de Humbaba le gardien des forêts, du roi Salomon, de l’église maronite, – et de l’état actuel de ce qui reste de ces forêts au Liban, en Syrie … …. Pour les rares étudiants désireux d’en savoir un peu plus sur les chrétiens d’orient je conseille le livre de Claude Lorieux « Chrétiens d’orient en terre d’Islam » , – je ne suis pas spécialiste de l’histoire des chrétiens d’orient – mais j’ai l’impression que ce livre, même s’il a déjà un peu pris de l’âge ; est encore une bonne introduction au monde des chrétiens d’orient. Ce cours, il est vrai, date un peu, – la dernière fois que je l’ai tenu c’était en été 2008, – mais la situation n’a guère changé, concernant aussi bien les questions environnementales et la situation des chrétiens d’orient – la situation a plutôt empiré. Et le grand livre sur l’histoire, la géographie, l’écologie des forêts du Moyen Orient, des forêts de cèdres du Liban, de Syrie ….attend encore son écriture. Peut-être le jour viendra où les chercheurs, les géographes, les écologues, les botanistes, les historiens de ces pays déchirés par tant de guerre fratricides pourront un jour écrire un tel livre, – un livre bi voire même trilingue – arabe, français et anglais … sur les forêts du moyen orient.
Apres 2000 ans d’existence la communauté chrétienne de Mossoul a quasiment disparu. La présence de communautés chrétiennes au Moyen orient, une présence qui faisait pendant 2000 ans partie intégrale des paysages du Moyen orient, ses églises, ses cloîtres, ses monastères, ses forêts, ses arbres … est en train de disparaitre sous nos yeux.
En attendant une vraie solution sur le terrain, – une nouvelle architecture géopolitique remplaçant les anciennes structures datant de Sykses-Picot on ne peut qu’ espérer, que la France est prête, en cas de nécessité d’accueillir les réfugiés de cet exode des chrétiens d’orient, mais aussi des autres minorités mises en danger par les éclatements des structures géopolitiques en Irak, en Syrie, etc. – qu’ils soient chrétiens, chiites, ou druzes ou autres …… Que les personnalités politiques présentes pendant la manifestation de soutien aux chrétiens d’Irak a notre Dame de Paris, le monde nous parle de Rachida Dati, Nathalie Kociusko-Morizet, Roger Karoutchi, Claude Goasguen, Philippe Kaltenbach aient vraiment le courage de s’engager pour ceux qui sont pourchassés par les guerres civiles en Syrie, en Irak, pour ceux forcés a l’exode par le « Califat de l’Etat islamique » et qui demandent aide et refuge en France!
Si nous fermons les yeux, les prières exprimées en syriaque occidental ou en syriaque oriental dans une église du moyen orient ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir[2] – rien de plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert ….
Sources :
Le Monde (25.7.2014): Tragique exode des chrétiens du monde arabe – ÉDITORIAL du Monde, daté Samedi 26 juillet 2014,
Lorieux, Claude (2001): Chrétien d’Orient en terres d’islam. Paris, (Perrin), ISBN 2-262-01609-7
Bala est un homme de la forêt. Il aime écouter la forêt. Il disparaît pendant de longues heures dans le paysage pour être à l’écoute des chants du vent, des bruits des animaux dans la forêt. Bala l’homme de la forêt, je l’ai rencontré durant la lecture du « Dictionnaire amoureux du Brésil ». Ce Brésil dont nous parle Gilles Lapouge d’une voix d’enchanteur dans ce livre que je viens de découvrir[1]. Je lis beaucoup en ce moment. Livres et lectures s’enchaînent.
Le 11 juin, un jour après mon cinquantième anniversaire, pendant un cours pratique sur la dynamique de paysages du nouveau parc national de la forêt noire (Nationalpark Schwarzwald) j’ai eu un accident du travail – rupture des ligaments de la cheville gauche. Magnifiques paysages de vastes forêts d’Epicéa avec quelques Pins de montagne et Sapins, parsemés de Grinden – landes ouvertes rappelant un peu les Hautes Chaumes des Vosges; j’ai la chance de travailler dans un tel environnement et les chaussures de marche à tige haute, mes chaussures de travail, me donnant assez de stabilité, je me suis seulement présenté à l’hôpital le vendredi 13. Mais là le diagnostic des médecins était sans appel – entorse de la cheville – rupture des ligaments.
29 ans plus tôt durant l’automne 1985, à peine à quelques kilomètres à vol d’oiseau de là, je me suis déjà rompu les ligaments de la cheville. C’était durant l’exercice final du Unteroffizierslehrgang Teil I qui fut organisé par Fallschirmjägerbataillon 251 à Calw, – ce stage (Lehrgang) fut le début de ma carrière d’officier de réserve dans la Bundeswehr. Intervention chirurgicale au « Bundeswehrkrankenhaus Bad Wildbad (BWK Wildbad) »- et pendant quelques semaines le pied plâtré. Ceci fut pour moi l’automne 1985. Le Bundeswehrkrankenhaus Wildbad, l’hôpital militaire de Bad Wildbad, – qui durant la guerre froide était considéré comme le plus bel hôpital militaire d’Allemagne – est de nos jours tombé en oubli. Même dans la wikipedia.de aucun article sur le BWK Wildbad[2]. Durant les années 1980 une rupture des ligaments en Allemagne était traitée par une intervention chirurgicale, de nos jours cela ne se fait plus : l’intervention chirurgicale ne se fait que pour les « Leistungssportler »(sportifs de haut niveau) – même le Plâtre chirurgical a disparu – il est dans la plupart des cas remplacé par l’ « Orthese » (Orthèse). Beaucoup de chose ont changé en presque vingt ans, – mais une rupture des ligaments (au moins en Allemagne) provoque un arrêt maladie considérable[3]. Donc les livres, lectures passent – et durant les temps sans lecture, je suis à l’écoute des chants des paysages urbains de Grünstadt. Parfois un peu de télé, Mondial oblige, – mais après tout, ce sont surtout mes livres[4] et mes lectures[5][6] qui m’accompagnent.
Et c’est ainsi que j’ai découvert Bala l’homme de forêt, qui boit la copaïba, l’huile de Copaifera langsdorffii( Le copaïer), qui aime les fleurs et les papillons, qui observe les « barrigudos » (Lagotriches), – qui se met a l’écoute de la nature et des paysages. Et ainsi par la voix de Gilles Lapouge nous nous enfonçons dans les caféiers du Rondônia : « Nous sommes remontés à la maison. Nous voilà au milieu des poules, des cochons. Un chien fait des gambades. Seul Bala me fatigue car il n’est jamais fatigué. Il déploie son grand corps et il saute en l’air pour attraper des noix de coco. Il les éventre et jamais de ma vie je n’ai bu autant de lait de coco, et dans un moment je devrais encore boire du lait, mais le lait de la vache cette fois, et tout à l’heure, quand nous avions traversé un petit champ de café, en bas, près de la mare, il m’avait dit : « Quand les caféiers fleurissent, c’est magnifique, c’est tout blanc, c’est comme un nuage ou une mousse blanche, comme un suaire, et puis c’est comme de la neige aussi. Je connais un vieux planteur de café, il était très malade, mais il était très malin aussi, très rusé, le vieux, et il s’est arrangé pour ne pas mourir avant que les caféiers fleurissent, avant le jour où son champ est devenu tout blanc. » Je dis à Bala que ma mère est morte au printemps et qu’elle avait encore vu ses roses fleurir, c’était dans une petite ville de montagne en France, à Digne, et j’avais envie de pleurer et Seu Bala avait envie de pleurer ».
Le livre de Gilles Lapouge nous parle d’un autre Brésil loin des stades de football, – c’est le Brésil des paysages, des forêts, des abeilles, – des écrivains, – misères et grandeurs de hommes face à leurs destins – d’ Aleijadinho sculpteur du baroque, et A comme Jorge Amado à Bala l’homme de la forêt du Rondônia, en ce qui concerne les lettres de a et b. En fait jusqu’à présent je n’ai lu que les premières 112 pages, – arrivant juste à la lettre C, – finissant le chapitre sur le Café. Ces 112 pages m’ont rappelé que j’avais, il y a presque trente ans, appris le portugais pour peut-être partir vers la lointaine terre du Brésil …. Je ne sais pas si j’aurai encore l’occasion de pouvoir un jour découvrir les paysages de cette « Vera Cruz » – mais le livre de Gilles Lapouge est une merveilleuse invitation au voyage… Et en plus en lisant cette histoire de Bala l’homme de forêt, j’ai appris que je n’étais pas le seul, qui se mette à l’écoute des chants des forêts.
Etre à l’écoute des chants des forêts, – j’en ai parlé au début de ce blog, dans mon premier billet – souvenirs d’enfance – quand j’étais à l’écoute des chants des tempêtes dans les cimes de la forêt du Feurenmoos à Schramberg – Sulgen au Schoren. Même de nos jours, je suis encore à l’écoute des chants des paysages. Dernièrement juste avant mon accident de travail dans le nouveau Parc national de la forêt noire : écouter le silence de la forêt depuis le « Eutingblick », avec vue sur le Wildsee, – entendre le tonnerre gronder sur la vallée de la Murg, – voir les « Cassenoix mouchetés » s’envoler …. Parfois j’essaie d’expliquer à mes étudiants que pour comprendre un paysage, – il faut aussi développer ses capacités d’être à l’écoute du paysage, – même le silence d’un paysage peut délivrer des paroles inédites ….
Comme dit Bala l’homme de la forêt : « Je peux rester des heures là, le soir, à écouter, à sentir le vent, il coule dans forêt, le vent ».
Toutes citations sont extraites de : Gilles Lapouge « Dictionnaire amoureux du Brésil », (page 76 + page 78), Paris 2011, (Plon), ISBN 978-2-259-20925-0
[2] C’est ici à Wildbad, dans les anciens locaux du Fliegerheim de la Luftwaffe (Luftwaffenlazaret), que le Centre d’instruction du service de santé (CISS) de l’Armée de Terre est créé le 16 juin 1947. Apres le départ des troupes françaises le « Fliegerheim » fut transformé en Hôpital Militaire de la Bundeswehr (BWK Wildbad). Voir aussi « Geschichte des Fliegerheims (heute Johanneshaus) Wildbad » de Götz Bechtle dans le Wildbader Anzeigenblatt 22.8.2012.
[3] Entre 4- 6 semaines, – cela dépend des métiers.
[4] A part le Dictionnaire amoureux du Brésil de Gilles Lapouge, notons entre autres « Granatsplitter » de Karl Heinz Bohrer, le « Dictionnaire amoureux de la Résistance » de Gilles Perrault et « Aux animaux la guerre » de Nicolas Mathieu, le « Field Guide to Trees of Southern Africa » de Braam van Wyk & Pier van Wyk et « Sigmaringen » de Pierre Assouline.
Some weeks ago there was a worldwide campaign under the hashtags #BringBackOurGirls (in French #RamenezNosFilles[5]), to wake up the free world, but the 223 schoolgirls are still held as hostages by Boko Haram. For copyright reasons I will not translate the whole article published by le Monde, – even if the complete article would merit translation into English, to let the world know, that these 223 Nigerian High-School girls are still suffering, are still waiting for their liberation.
The article in Le Monde finished with the words: “We know the 223 high school girls are looking to the “Occident” , are waiting for freedom. They hope that the values of the free world – humanity and solidarity – are not only soundless words. We can hear their voices, we can imagine their agony. We ask Europe, we ask America, we ask the world humiliated by these crimes committed by Boko Haram to make pressure on the Nigerian responsible, and also on the United Nations, that for one time they could take a common initiative to bring back the girls home to their families[6]”.
I have written this combination of free translation & abstract of the “Leur crime? Etre filles et aller à l’école “ signed by Abdou Diouf and his cosigning authors, – and by writing this little blogposting in paysages also in some way cosigning it myself , – because we should not forget the faith of the 223 High-School Girls kidnapped by Boko-Haram. And furthermore we should also not forget that Boko-Haram is terrorizing Northern Nigeria since many years. The Chibok schoolgirl kidnapping is only one singulary element in long list of terrorist attack & man slaughter.
Time for action has come; – the 223 Schoolgirls should be liberated as soon as possible!
Christophe Neff, Grünstadt the 15.06.2014
[1] Published in Le Monde, Dimanche15- Lundi 16 juin 2014 p. 18, debats.
[2] Le Monde.fr has published the same article under the titel : « Nigeria : leur crime, être filles et aller à l’école ». Unfortunally, as I write this words, the article is only available for free, for the subscribers of the electronique version of Le Monde!
[3] The complete list of signature: “Un collectif de personnalités = Abdou Diouf, Tahar Ben Jelloun, Carla Bruni Sarkozy, Francoise Huguier, Valérie Trierweiler, Erik Orsenna, Abderrahmane Sissako, Isabelle Adjani, Jonathan Littell, Monica Bellucci, ; Denis Mukwege, Laure Adler, Adeline André, Yamina Benguigui, Jane Birkin, Cathy Bernheim, Anne Berou, Laurent Binet, Jacques Borgetto, Rachida Brakni, Valéria Bruni Tedeschi, Souleymane Cissé, Julien Falsimagne, Michèle Fitoussi, David Foenkinos, Isabel Gentil, Dicko Harandane, Thomas Johnson, Liliane Kandel, Georges Kiejman, Arnaud Le Barz, Robert Littell, Saïda Jawad, Marie Malissen, Camille Malissen, Malka Marcovitch, Françoise Nyssen, Marc Melki, Maya Nahum, Henri Pénal-Ruiz, Eric Reinhardt, Mahamat Saleh Haroun, Sophie Seydoux, Fabienne Servan Schreiber, Abnousse Shalmani, Sajede Sharifi, Karine Sylla, Agnès Soral, Maurice Trang-Tong Tinchant, Karine Tuil, Mélita Toscan Du Plantier, Régis Wargnier, Elsa Zylberstein,
[4] In the French original the text starts with: «La barbarie du mouvement de Boko Haram au Nigeria est sans limite. En face, une impuissance meurtrie des nations civilisées. Le 14 avril, des hordes sauvages ont envahi un lycée et ont capturé276filles âgées entre12et17ans; 53parmi elles parviendront à s’échapper. Les autres sont violées, battues en attendant qu’elles soient vendues comme esclaves. Leur crime? Etre fille et aller au lycée.Pour le champion de la régression et de la sauvagerie, ce sont là deux choses insupportables. »
[6] The original French text: = «Nous savons que les 223 lycéennes regardent vers cet Occident, vers la liberté, vers les valeurs d’humanisme et de solidarité. Nous entendons leurs voix, nous imaginons leurs souffrances. Alors demandons à l’Europe, à l’Amérique, demandons au monde humilié par ces crimes de faire pression sur les responsables nigérians et aussi sur l’ONU qui, pour une fois, pourra prendre une initiative qui sorte de l’ordinaire et qu’elle fasse ce qu’il faut pour ramener ces filles dans leurs familles»
„Ich danke allen meinen Wählern für das Vertrauen und für die 1472 Stimmen die ich bei den Stadtratswahlen in Grünstadt am 25.5.2014 gewonnen habe. Auch wenn ich letztlich nicht gewählt wurde, werde ich weiterhin versuchen mich innerhalb der SPD, dem OV – Grünstadt, für das Gemeinwohl zu engagieren!“ [1] Am Wahlsonntag war ich nicht in Grünstadt, sondern hatte ich mich auf eine längere Dienstreise ans Mittelmeer begeben, deshalb kommt diese Mitteilung mit etwas Verspätung.
Ich hatte schon auf meinen Google+ Seiten am 29.05.2014 ein kleineres Statement zum Ergebnis der Kommunalwahl abgegeben, wollte jedoch auch hier in meinem Blog meinen Wählern danken, da ich ja auch in diesem Blog zu meiner Kandidatur Stellung bezogen hatte. Dem SPD-OV Grünstadt ist es gelungen die Talfahrt zu stoppen. Wir haben es sogar geschafft ein Mandat hinzuzugewinnen. Ich hoffe, dass es der neuen SPD-Fraktion im Grünstadter Stadtrat gelingt frischen Wind ins Grünstadter Stadtparlament zu bringen. Dass diese neue „Mannschaft“ in Zusammenarbeit mit den anderen Fraktionen im Stadtrat dafür zu sorgt, dass wir in Grünstadt ein finanzierbares Schwimmbad bekommen, das unsere Kultureinrichtungen wie z.B. Stadtbücherei und Musikschule auch in der Zukunft über eine ausreichende Finanzierung verfügen. Daneben gibt es natürlich auch andere „Baustellen“ in den sich die erneuerte SPD-Fraktion engagieren kann, – die Leerstände in der Innenstadt, der Bahnhofsbereich, etc…. es gibt viel zu tun! Ich wünsche der „erneuerten“ SPD – Fraktion viel Glück bei der Arbeit!
Seit etwas mehr als fünf Jahren schon gibt es das Paysagesblog auf le Monde.fr . Am 24.5.2009 schrieb ich den ersten Artikel „I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ?“ einen Tag später folgte dann der erste deutschsprachige Beitrag „II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch.“ . Danach folgten 318 Artikel, – dieser kleine deutschsprachige Beitrag ist der 321 Artikel auf paysages. Ursprünglich hatte ich vor, Paysages als mehrsprachigen europäischen Blog zu gestalten, – der deutschsprachigen Einführung folgte am 28.5.2009 eine Englischsprachige „Introduction“ „ III. Un blog sur les paysages: an English introduction“ , aber schnell stellte sich heraus, dass dieser Anspruch nicht umzusetzen war, – paysages ist ein frankophones Blog, – ein Großteil der Beiträge ist auf französisch verfasst, – 69 Beiträge sind auf deutsch verfasst, – und 20 auf Englisch. Einen Beitrag in mehreren Sprachen zu schreiben, bedeutet im Grunde genommen, den Beitrag neu zu schreiben, – da ja in der jeweiligen Sprache neu und anders gedacht wird. Ich hatte schon vor dem Beginn des Paysagesblogs aufgrund meiner Mehrsprachigkeit einen großen Respekt vor Übersetzern, vor allem vor literarischen Übersetzern, – aber seitdem ich Paysages schreibe ist dieser Respekt noch erheblich größer geworden. Ohne die literarischen Übersetzter gäbe es im Grunde genommen keine Weltliteratur. Um nur ein Beispiel zu nennen: ohne Curt Meyer-Clason wären die vielschichtigen inneren und äußeren Landschaften Macondos, die Welt des Oberst Aureliano Buendia, der deutschen Leserschaft verschlossen geblieben[1]. Ohne seine Übersetzter wäre das Werk Gabriel García Márquez außerhalb der hispanophonen Welt nie gelesen worden, – die inneren und äußeren Landschaften Macondos, die uns Marquez schildert, hätten die reale Geographie Aracatacas nie überwinden können, – das Werk wäre sozusagen in der inneren Einsamkeit der lateinamerikanischen hispanophonen Literatur verblieben. Vermutlich hätte man die Werke Márquez nicht einmal in Brasilien wahrgenommen.
Jede Sprache hat ihre eigene Sprachlandschaft, ihre eigene Geographie und deshalb ist es für einen „Freizeitblogger & Wochenendblogger“ sehr schwierig, in mehreren Sprachen zu schreiben. De facto ist obwohl ursprünglich anders geplant, Paysages ein französischsprachiges Blog geworden. Das Blog ist ja auch in Frankreich, bei einem französischsprachigen Presseorgan, – der Tageszeitung Le Monde gehostet. Daher ist es auch nicht außergewöhnlich, dass aus Paysages ein frankophoner Blog wurde. Dass der „Le Monde“ in diesen fünf Jahren in den ich jetzt schon Paysages betreibe, – in so schweres Fahrwasser geraten würde, das war so vor fünf Jahren nicht abzusehen – drei Chefredakteure ( Éric Fottorino, Érik Izraelewicz, Natalie Nougayrède ) haben sich die Hand gegeben, derzeit befindet sich die Chefredaktion des Le Monde übergangsweise in den Händen von Jérôme Fenoglio & Gilles van Kote. Letztlich scheint es zur Zeit nicht absehbar zu sein, was aus dem Le Monde wird. Soweit der Le Monde weiter existiert, werde ich, soweit ich die nötige Zeit dazu finde, Paysages weiter betreiben, und bestimmt auch hin und wieder deutsch verfasste Beiträge posten.
Nach fast 30 Jahren stiller Mitgliedschaft in der SPD – als Student bin ich am 24.09.1986 in den OV Mannheim-Ost eingetreten – habe ich mich entschlossen, mich als SPD-Kandidat für die nächsten Kommunalwahlen (25.5.2014) aufstellen zu lassen. Ich bewerbe mich für einen Platz im Grünstadter Stadtrat auf der SPD-Stadtratsliste (Listenplatz 10).
Eigentlich fühlte ich mich bislang viel eher für Europapolitische Fragen, Außenpolitik & Umweltpolitik berufen als für die Kommunalpolitik, aber die skandalöse Art wie die „Stadtväter“ der Stadt Grünstadt, das Grünstadter Schwimmbad, das Allwetterbad versenkt haben, hat mich dazu bewogen, mich als Kandidat für die SPD-Liste zur Verfügung zu stellen. Was das Grünstadter Schwimmbad betrifft, das muss ich auch betonen, hat sich die SPD-Grünstadt in der Vergangenheit, um es diplomatisch auszudrücken, nicht immer mit Ruhm bekleckert. Aber man sollte nicht nur das Versagen der „Politikerkaste“ brandmarken, man kann auch versuchen es besser zu machen!
Die Wahrscheinlichkeit, dass ich gewählt werde ist eher gering, – aber sollte ich wider Erwarten doch in den Grünstadter Stadtrat gewählt werden, dann werde ich mich dafür einsetzen, dass wir in Grünstadt ein „finanzierbares Schwimmbad“ bekommen, d.h. dass aus 12 Mio. nicht 25. Mio. werden, und dass darüber hinaus auch die Stadtbücherei und die Musikschule erhalten und ausgebaut werden. Kurzum dass Grünstadt eine lebenswerte Stadt bleibt, – und in der Zukunft noch attraktiver wird.
Ich kandidiere auf der SPD – Liste weil ich schon seit fast dreißig Jahren SPD-Mitglied bin[1]. Innerhalb der SPD würde ich mich als „links-liberalen Freigeist“ bezeichnen, wobei ich glaube, dass auf Kommunaler Ebene Parteizugehörigkeiten nur eine untergeordnete Rolle spielen. Kommunalwahlen sind ja auch immer Persönlichkeitswahlen – in diesem Sinne will ich mich dafür einsetzen, dass Entscheidungsprozesse im Grünstadter Stadtparlament transparenter werden und Entscheidungen auch plausibel begründet werden.
Abschließend möchte ich bemerken, dass nicht nur ich ein „Neuer“ auf der SPD der SPD-Kandidatenliste für den Grünstadter Stadtrat bin, – nein auf dieser Liste sieht man viele neue Gesichter, – es ist quasi eine neue Mannschaft. Diese neue SPD-Mannschaft wird viel frischen Wind in das Grünstadter Stadtparlament bringen, – und diesen neuen frischen Wind braucht die Stadt Grünstadt dringend!