Au jardin avec le pasteur Oberlin  – sur les traces de Jean Fréderic Oberlin 

Mercredi 5 juillet j’ai fait une sortie avec les étudiants de mon cours de Master « Biotoptypen » sur les traces de pasteur Oberlin – visitant l’exposition des  Archives de la ville et de l’eurométropole de Strasbourg « Au jardin avec le pasteur Oberlin », le Musée Oberlin à Waldersbach – et naturellement les paysages et biotopes du « Ban de la Roche » et de ses environs que le pasteur Oberlin a décrits dans ses « écrits ».  Une des priorités[1] de ce cours fut naturellement  « l’herbier » du Pasteur Oberlin, que l’exposition à Strasbourg ressuscite pour le grand public.

Très belle exposition que met bien en valeur l’herbier d’Oberlin. Notons que les Archives de la ville et de l’eurométropole de Strasbourg ont publié un petit livre qui porte le même titre que l’exposition qui permet d’avoir une approche plus scientifique de l’œuvre naturaliste du pasteur Oberlin[2]. Notons que le livre reproduit quelques planches de l’herbier d’Oberlin dans une qualité d’impression vraiment exceptionnelle !

au Signal de Grendelbruch avec les étudiants en master de la LV Biotopentypen, © Christophe Neff 05.07.2023

Apres avoir visité l’exposition « au jardin avec le pasteur Oberlin » – nous avons consacré le reste de la journée aux paysages & biotopes & forêts entre Grendelbruch, le Champ du Feu, le Col de la Charbonnière et naturellement pour finir le musée Oberlin à Waldersbach.

Hêtraie-sapinière, croisement D.66 – route forestièreu Magelrain , © Christophe Neff 05.07.2023

Sans entrer dans les détails, les étudiants ont découvert les hêtraies-sapinières assez impressionnantes entre Grendelbruch et le Champ du Feu. Et naturellement le site fabuleux du Champ du Feu où nous avons botanisé un peu[3]. J’ai expliqué aux étudiants que le nom « Champ du feu » est assez récent, – et que anciennement le lieu était dénommé « Hochfeld »  -et que cette grande espace ouverte ressemble dans beaucoup d’aspect aux « Grinden » et aux « Weidfelder » de la Forêt-noire  qui ont une historie environnementale commune mêlant pâturage et utilisation du feu pour ouvrir le milieu et le maintenir ouvert[4] ! En fait le site du Champ du Feu sensu largo réunit trois quatre types de biotopes  –  les hêtraies-sapinières  et les Hêtraie d’altitude acide, les landes et les tourbières[5]  – et on peut donc montrer une vaste typologie de mosaïques de paysages et de biotopes.

Turquoise sur Knautia arvensis, Champ du feu, © Maria Chalupsky 05.07.2023

Comparé à la Schwarzwaldhochstraße qui longe les « Grinden »  du « Nordschwarzwald » – on a l’impression de baigner dans un bain de silence, – ici et là quelques randonneurs – des naturalistes qui nous montrent leurs  récoltes de  « Myrtilles » et nous racontent leurs vécu d’une rencontre hivernale avec un « loup » dans les environs du Champs du Feu.

Champ du feu 05.07.2023, © Maria Chalupsky 05.07.2023

On a vraiment l’impression d’être immergé dans un autre monde. Nous finissons notre sortie de terrain, avec la visite du Musée Oberlin à Waldersbach.

Entrée de la rèserve biologique Forêt domaniale du Champ du Feu, © Sofía Larrandart 05.07.2023

 Bibliographie:

Beil, Marie; Egiemme, Albane; Jordan, Benoît (Eds) (2021) : Au jardin avec le pasteur Oberlin. exposition, Archives de la ville et de l’eurométropole de Strasbourg, 14 mars – 16 juillet 2023. Strasbourg, Archives Archives de la ville et de l’eurométropole de Strasbourg

Boeuf, Richard (2001) : La lande à Lycopodes du Hochfeld (Bas-Rhin) : quelques éléments essentiels pour la gestion d’un milieu remarquable. Rev. For. Fr. LIII – numéro spécial 2001, page 252- 262

NEFF, C.  BASSING, S., SCHEID, A., JENTSCH, C., FRANGER, S. (2004): Emploi du brûlage dirigé pour la protection de l’environnement et l’entretien du paysage –  observations sur quelques exemples français (Pyrénées Orientales & Gard) et allemands (Raumschaft Schramberg Forêt Noire /Allemagne). (DOI: 10.5445/IR/1000014804) In:., SCHEID, A., NEFF, C., JENTSCH, C (Eds): Flächenextensivierung im Mittleren Schwarzwald. Ergebnisse und Diskussion der in der Raumschaft Schramberg durchgeführten geographischen und landschafts – feuerökologischen Untersuchungen. Materialien zur Geographie, B. 34, Mannheim, 89 – 107. (ISBN 3-923750-92-7).

Photos : Christophe Neff © 05.07.2023, Maria Chalupsky © 05.07.2023 et Sofía Larrandart © 05.07.2023

Scan de la couverture du livre „Au jardin avec le pasteur Oberlin“.

Christophe Neff, Grünstadt 09.07.2023


[1] Concernant les herbiers et la pratique de la botanique de terrain/écologie de terrain  voir aussi le billet « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati » »

[2] L’œuvre naturaliste de Jean Fréderic Oberlin a certainement laissé de traces dans la vie de l’auteur de « paysages » – voir aussi le billet « « Willy Hahn – Aïcha et les 40 lecteurs – Scènes d’une vie de libraire » notices de lecture, voyages et souvenirs d’un habitué de la librairie « à Livre ouvert » à Wissembourg »

[3] Une liste de la flore du champ de feu a été publie récemment par la Société Botanique d’Alsace (2020) : Flore du massif du Champ du Feu et de la Réserve Biologique Domaniale du Champ du Feu (Belmont, Bellefosse et Le Hohwald – Bas-Rhin) Société Botanique d’Alsace, 18 septembre 2020.

[4] Voir aussi Neff, C. et al (2004) : Emploi du brûlage dirigé pour la protection de l’environnement et l’entretien du paysage – observations sur quelques exemples français (Pyrénées Orientales & Gard) et allemands (Raumschaft Schramberg Forêt Noire/Allemagne). In : Scheid, A. (Ed.) : Flächenextensivierung im Mittleren Schwarzwald, p. 89-107. DOI: 10.5445/IR/1000014804.

[5] Boeuf, R. (2001) : La lande à Lycopodes du Hochfeld (Bas-Rhin) : quelques éléments essentiels pour la gestion d’un milieu remarquable. Rev. For. Fr. LIII – numéro spécial 2001, page 252- 262.

Paysages – quatorzième  année d’existence sur la toile donc déjà quatre ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais)

Paysage d’été, vue du Grünstadter Berg sur le Donnersberg; Sommerlandschaft; Blick vom Grünstadter Berg auf den Donnersberg; Summer landscape, view from Grünstadter Berg to Donnersberg mountain. Christophe Neff © 27.6.2023

Le blog « Paysages » qui a débuté en mai 2009 comme blog abonné le Monde avec l’article « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » est entré dans sa quatorzième année d’existence  durant le mois de juin 2023. Durant le printemps 2019 le Monde annonce à ses abonnées bloggeur – que les blogs abonnés seraient supprimés début juin 2019et après avoir publié un dernier billet d’adieu retraçant un peu l’épopée de paysages sur le monde.fr – paysages est relancé le 16 juin 2019 sur wordpress.com avec le billet « Nouveau départ pour le blog paysages ». Comme les années précédentes[1] je publie donc la liste des 10 articles les plus consultés depuis le 16 juin 2019 (jusqu’au 16.06.2023), date de la « relance » de paysages sur wordpress.com – et la liste des origines géographiques des consultations. Pas de grands changements, sauf que la guerre en Ukraine a laissé ses traces sur paysages, – on la retrouve dans les billets « Blognotice 24.02.2022 : les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine » et dans une moindre mesure aussi dans « Blognotiz 13.03.2022: Erinnerungen an eine Bahnreise nach Saulgau im März 2010 ». Dans ce dernier billet écrit en allemand, je parle de mes travaux pour un chapitre de livre sur la fin de la seconde guerre mondiale à Bad Saulgau, petite ville d’Oberschwaben dans le Sud de l’Allemagne. Travaux entamés sous l’impression des bombardement russes sur l’Ukraine – le livre contenant mon petit chapitre vient d’être publié en Mai 2023, – j’ai d’ailleurs consacré un billet à la publication du livre sous le titre « „Net schon wieder Ulm“ : Über die Buchpräsentation „Aus dem Grau der Kriegszeit – Geschichten hinter der Geschichte“ in der Bad Saulgauer Stadthalle am Donnerstag den 25.5.2033 [2]» –  et malheureusement l’Ukraine subit encore de plein fouet les conséquences de l’agression russe – aujourd’hui même – pendant que j’écris ces lignes – Kiev pour une fois de plus vient de subir une attaque aérienne russe !

Concernant le blog paysages, – j’ai débuté a déposer des « scans PDF » des billets de paysages dans la bibliothèque KITopen – donc on trouve déjà le premier billet   «I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? [3] » , le billet « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes[4] »   certainement un des billets les plus lu de paysages dans lequel j’avais déjà averti sur le risque de voir augmenter les grands incendies de forêt avec les changements climatiques qui s’annonçait (billet écrit en juillet 2009) en Europe, et un billet écrit plus récemment « Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag[5] » sur mes perceptions personnelles du soixantième anniversaire du traité de l’Elysée. L’Age d’or des blogs et de la blogosphère est certainement déjà entré dans le domaine de l’histoire contemporaine, – le succès des réseaux sociaux est certainement une des causes pour le déclin de la blogosphère traditionnel, – d’ailleurs le Monde nous a appris durant le mois de juin 2023 – que « Skyblog » principale plate-forme de blogs française des années 2000 va fermer le 21. Aout 2023. Même si paysages est archivé dans la Deutsche Nationalbibliothek sous le titre « paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher » – je pense que certains billets de blog de paysages, qui ont aussi un caractère scientifique mériterait d’être déposés dans KITopen – et dans une moindre mesure aussi dans HAL (archive ouverte). Personnellement je pense de continuer de tenir le blog paysages, – jusqu’à ma retraite professionnelle durant l’été 2031[6] – et même au-delà – à condition que la plateforme wordpress.com existe encore !

Dans le Tableau 1 on trouve donc les articles les plus consultés depuis la reprise de paysages sur wordpress.com le 16 juin 2019 et dans le Tableau 2 la liste des origines géographiques des lecteurs de paysages du 16 juin 2019 au 16 juin 2023. Notons aussi que paysages est un blog, autofinancé, sans aucune publicité, – dont naturellement une version moderne et digital d’auto publication & autoédition. 

RangTitre/Titel/titel%
1Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde5,52
21949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes3,53
3Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores)2,20
4Erinnerungen an die „märklinModerne“1,80
5La fin annoncée des blogs abonnées du Monde.fr, la fin du blog paysages sur les blogs leMonde.fr1,74
6Blognotiz 18.4.2012: Kommentar zu Dirk Kurbjuweit „Die Freiheit der Wölfe – Wird das Internet zu einer neuen Schule der Barbarei?“1,53
7Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes1,40
8The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)1,32
9Blognotice 24.02.2022 : les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine1,21
10Blognotiz 13.03.2022: Erinnerungen an eine Bahnreise nach Saulgau im März 20100,99

Der Blog „Paysages „, der im Mai 2009 als Abonnentenblog mit dem Artikel „I. Un blog sur les paysages: un petit début – ou quel langue choisir?“ startete, erscheint nun schon seit vierzehn Jahren. Im Frühjahr 2019 kündigte Le Monde seinen Blogger an, dass die Abonnentenblogs Anfang Juni 2019 eingestellt würden. Nach der Veröffentlichung eines letzten Abschiedsbeitrags, der die Geschichte von paysages auf le monde.fr nachzeichnet, wurde paysages am 16. Juni 2019 auf wordpress.com mit dem Beitrag „Nouveau départ pour le blog paysages  (Neuer Start für den Blog paysages) “ neu gestartet. Wie in den vergangenen Jahren veröffentliche ich daher die Liste der 10 Artikel, die seit dem 16. Juni 2019 (bis zum 16.06.2023)[7], dem Datum des „Relaunchs“ von paysages auf wordpress.com, am häufigsten aufgerufen wurden – und die Liste der geografischen Ursprünge der Aufrufe. Es gab keine großen Veränderungen, außer dass der Krieg in der Ukraine seine Spuren auf „Paysages“ hinterlassen hat – man findet sie in den Einträgen “ Blognotice 24.02.2022 : les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine “ und in geringerem Maße auch in „Blognotiz 13.03.2022: Erinnerungen an eine Bahnreise nach Saulgau im März 2010„. In diesem  Blogpost berichte ich über meine Arbeit an einem Buchkapitel über das Ende des Zweiten Weltkriegs in der oberschwäbischen Kleinstadt Bad Saulgau. Die Arbeiten zu diesem Buchkapitelbegannen begannen unter dem Eindruck der russischen Bombenangriffe auf die Ukraine – das Buch mit meinem kleinen Zeitzeugenkapitel wurde gerade im Mai 2023 veröffentlicht, – ich widmete der Veröffentlichung des Buches übrigens einen Blogbeitrag unter dem Titel „“Net schon wieder Ulm“: Über die Buchpräsentation „Aus dem Grau der Kriegszeit – Geschichten hinter der Geschichte“ in der Bad Saulgauer Stadthalle am Donnerstag den 25. 5.2033[8]“ – und leider leidet die Ukraine immer noch unter den Folgen der russischen Aggression – gerade heute – während ich diese Zeilen schreibe – wurde Kiew wieder einmal von einem russischen Luftangriff getroffen!

Paysages betreffend, – habe ich damit begonnen, ausgewählte „PDF-Scans“ aus Paysages in der KITopen-Bibliothek zu hinterlegen – so findet man bereits den ersten Blogpost von „Paysages „I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir[9]“ , sowei den Beitrag „1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes[10]„, der sicherlich einer der meistgelesenen Artikel von paysages ist und in dem ich bereits vor der Gefahr, von zunehmenden großen Waldbränden durch den sich abzeichnenden Klimawandel in Europa (Im Juli 2009 verfasst) warnte. Weiterhin ein kürzlich geschriebener Artikel „Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag[11]“ über meine persönlichen Wahrnehmungen zum sechzigsten Jahrestag des Elysée-Vertrags.

Das Goldene Zeitalter der Blogs und der Blogosphäre ist sicherlich bereits in den Bereich der Zeitgeschichte eingetreten, – der Erfolg der sozialen Netzwerke ist bestimmt eine der Ursachen für den Niedergang der traditionellen Blogosphäre, – so hat hat Le Monde im Juni 2023 seiner Leserschaft mitgeteilt, dass „Skyblog“, die wichtigste französische Blogplattform der 2000er Jahre, am 21. August 2023 schließen wird.

Auch wenn paysages in der Deutschen Nationalbibliothek unter dem Titel „paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher“ archiviert wird, denke ich, dass einige Paysagesbeiträge, die auch einen wissenschaftlichen Charakter haben, es verdienen würden, in KITopen – und in geringerem Maße auch in HAL (open Archiv) – hinterlegt zu werden. Persönlich denke ich, dass ich den Landschaftsblog weiterführen werde, – bis zu meiner Pensionierung im Sommer 2031 – und sogar darüber hinaus – vorausgesetzt, dass die Plattform wordpress.com noch existiert!

In der Tabelle 1 finden Sie die am häufigsten aufgerufenen Artikel seit der Neustart von paysages auf wordpress.com am 16. Juni 2019 und in Tabelle 2 die Liste der geografischen Herkunft der Leser von paysages vom 16. Juni 2019 bis zum 16. Juni 2023. Ich möcht auch darauf hinweisen, dass paysages ein Blog ist, der eigenfinanziert ist,  – ohne Werbung auskommt und damit eine moderne Version des digitalten Selbstpublishing  ist!

RangPays/Land/state%
1Allemagne/Deutschland/Germany53,80
2France/Frankreich20,10
3États-Unis d’Amérique/ USA15,39
4Suisse/Schweiz1,02
5Canada0,87
6Tunisie/Tunesien0,81
7Belgique/Belgien0,77
8Portugal0,72
9Chine/China0,65
10UK/Great Britain 0,48

The blog „Paysages „, which started in May 2009 as a subscriber blog with the article „I. Un blog sur les paysages: un petit début – ou quel langue choisir?„, has now been published for fourteen years. In spring 2019, Le Monde announced to its bloggers that subscriber blogs would be discontinued in early June 2019. After publishing a final farewell post tracing the history of paysages on le monde.fr, paysages was relaunched on wordpress.com on June 16, 2019 with the post „Nouveau départ pour le blog paysages (New start for the blog paysages) „. So, as in previous years, I am publishing the list of the 10 articles that have been most accessed since June 16, 2019 (until June 16, 2023)[12] , the date of the „relaunch“ of paysages on wordpress.com – and the list of the geographical origins of the views. There were no major changes, except that the war in Ukraine left its mark on „paysages“ – you can find it in the entries “ Blognotice 24.02.2022 : les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine “ and to a lesser extent in „Blognotiz 13.03.2022: Erinnerungen an eine Bahnreise nach Saulgau im März 2010„. In this blogpost I report on my work on a book chapter about the end of World War II in the small Upper Swabian town of Bad Saulgau. The work on this book chapter began under the impression of the Russian bombing raids on Ukraine – the book with my small time witness chapter was just published in May 2023, – I dedicated the publication of the book, by the way, a blog post under the title „“Net schon wieder Ulm“: Über die Buchpräsentation „Aus dem Grau der Kriegszeit – Geschichten hinter der Geschichte“ in der Bad Saulgauer Stadthalle am Donnerstag den 25. 5.2033[13]„“- and unfortunately Ukraine still suffers from the consequences of Russian aggression – just today – while I write these lines – Kiev was once again hit by a Russian air raid !

Paysages concerning, – I have started to deposit „PDF scans“ some of the paysages entries in the KITopen library – so you can already find the first blogpost of „Paysages “ “I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir[14]“ , the post „1949 – l’incendie meurtrier dans la Forêt des Landes[15]„, which is certainly one of the most read articles of paysages and in which I already warned about the danger of increasing large forest fires due to the emerging climate change & climate crisis in Europe (written in July 2009). Furthermore , a recent post „Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag[16]“ about my personal perceptions of the sixtieth anniversary of the Elysée Treaty.

The Golden Age of blogs and the blogosphere has certainly already entered the realm of contemporary history, – the success of social networks is certainly one of the causes of the decline of the traditional blogosphere, – so in June 2023 Le Monde has informed its readership that „Skyblog“, the main French blog platform of the 2000s, will close on the 23. of August 2023 .

Even if paysages is archived in the German National Library under the title „paysages: paysages et livres – Landschaften und Bücher„, I think that some paysages blog posts that also have a scientific character would deserve to be deposited in KITopen – and to a lesser extent in HAL (open Archive). Personally, I think that I will continue edit paysages – until my retirement in summer 2031 – and even beyond – provided that the wordpress.com platform still exists!

In Table 1 you will find the most accessed articles since the re-launch of paysages on wordpress.com on June 16, 2019 and in Table 2 you will find the list of geographical origin of paysages readers from June 16, 2019 to June 16, 2023. I would also like to point out that paysages is a blog that is self-funded, – does not use advertising and is therefore a modern version of digital self-publishing!

Photo: Christophe Neff © 27.6.2023

Christophe Neff, 02.07.2023


[1] Voir « Paysages – treizième  année d’existence sur la toile donc déjà trois ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais) » et « Paysages – douzième année d’existence sur la toile donc déjà deux ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais) ».

[2] Neff, C. (2023): Der Schramm, der Bahnhof und der Krieg. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band III, Bad Saulgau Mai 2023, S. 252 – 259. (Un PDF – tiré à part de la contribution au livre peut être téléchargé dans la bibliothèque KITOPEN DOI : 10.5445/IR/1000159193)

[3] Fiche bibliothécaire de « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » sur KITopen (DOI: 10.5445/IR/1000158169).

[4] Fiche bibliothécaire de «1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » sur KITopen (DOI: 10.5445/IR/1000131914/v2).

[5] Fiche bibliothécaire de «Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag» sur KITopen (DOI: 10.5445/IR/1000156439).

[6] L’age legale de la retraite en Allemagne, pour la classe d’age né en 1964 et de 67 ans !

[7] Siehe « Paysages – treizième  année d’existence sur la toile donc déjà trois ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais) » und « Paysages – douzième année d’existence sur la toile donc déjà deux ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais) ».

[8] Neff, C. (2023): Der Schramm, der Bahnhof und der Krieg. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band III, Bad Saulgau Mai 2023, S. 252 – 259. (Ein PDF – Sonderdruck des Buchbeitrags kann in KITopen heruntergelanden werden (DOI : 10.5445/IR/1000159193)).

[9] Bibliothekarischer Eintrag von « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » auf KITopen (DOI: 10.5445/IR/1000158169).

[10] Bibliothekarischer Eintrag «1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » auf KITopen (DOI: 10.5445/IR/1000131914/v2).

[11] Bibliothekarischer Eintrag «Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag» auf KITopen (DOI: 10.5445/IR/1000156439).

[12] See « Paysages – treizième  année d’existence sur la toile donc déjà trois ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais) » and « Paysages – douzième année d’existence sur la toile donc déjà deux ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais) ».

[13] Neff, C. (2023): Der Schramm, der Bahnhof und der Krieg. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band III, Bad Saulgau Mai 2023, S. 252 – 259. (A PDF – offprint of the book contribution can be downloaded in KITopen (DOI : 10.5445/IR/1000159193)).

[14] Library card : « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » on KITopen (DOI: 10.5445/IR/1000158169).

[15] Library card  «1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » on KITopen (DOI: 10.5445/IR/1000131914/v2).

[16] Library card  «Ein persönlicher Rückblick auf sechzig Jahre Élysée-Vertrag» on KITopen (DOI: 10.5445/IR/1000156439).

„Net schon wieder Ulm“ : Über die Buchpräsentation „Aus dem Grau der Kriegszeit – Geschichten hinter der Geschichte“ in der Bad Saulgauer Stadthalle am Donnerstag den 25.5.2023

Sirenen heulen, lautes Motorengeräusch durchpflügt die Nacht, in der Ferne hört man Einschläge donnern. In stockfinsterer Dunkelheit in einem Keller drückt eine junge Mutter ihre kleinen Kinder an sich, der Mann irgendwo im Felde … und irgendwann kündigt ein langer gleichbleibender Sirenenton Entwarnung an – das Bühnenbild wechselt, der Himmel über Saulgau brennt … und die junge Mutter ruft voller Schrecken ….. „Net schon wieder Ulm“ ….

 

Szene eines bewegenden Theaterstückes namens „Vom Wort zum Bild“ welches Saulgauer Schüler unter Leitung von Michael Skuppin anlässlich der Buchpräsentation des von Conny Scheck und Maria Gelder herausgegebenen Buches „Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichte hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht. Menschen erinnern sich an eine schwierige Zeit, aber auch an den hoffnungsvollen Neubeginn. Ihre Wege kreuzen sich in Saulgau und Umgebung.“  am Donnerstagabend den 25 Mai in der Stadthalle von Bad Saulgau präsentierten[1].  Der brennende Himmel über Ulm, aber auch Friedrichhafen, – das ist eine Erinnerung, – eine meiner Kindheitserinnerung aus der Karlstraße in Bad Saulgau[2]. Dort wohnten meine Großeltern, und tatsächlich waren wir bis zum Tode meines Opa Anton Neff Ende der 1970 Jahre, relativ häufig in der Karlsstraße in Saulgau, wie es damals noch hieß, denn ein Thermalbad gab es damals noch nicht. Die Erzählung vom Flammenschein des im Bombenhagel untergehenden Ulm habe ich wohl als Kleinkind in der Karlstraße zum ersten mal gehört, und konnte es zu Anfang gar nicht richtig glauben, dass man das von Saulgau aus sehen konnte. Aber es wurde mir so oft erzählt, dass ich es dann doch irgendwann glaubte, – und es eigentlich bis auf den heutigen Tag nicht vergessen habe. Vielleicht hat mich genau deshalb diese Szene aus dem Theaterstück vom „Wort zum Bild“ so bewegt. Wie in einem Fahrstuhl zurückversetzt in die Kindheitstage in der Karlstraße, – höre ich noch die Stimmen meiner Saulgauer Verwandtschaft erzählen „dann sie mer hoch zur Schillerhöhe und henn Ulm brennen sähee“. Und natürlich auch nachdenklich gemacht, weil im Mai 2023, und dies im Grunde genommen seit 24. Februar 2024 in der Ukraine die Luftschutzsirenen heulen, die Städte brennen, Menschen im Bombenhagel sterben[3] …..

Ich hatte mir dann doch einen Tag Urlaub genommen, mich in den Grünstadt in den Zug gesetzt und nach Saulgau gefahren, um an der Buchpräsentation des von Conny Scheck und Maria Gelder herausgegebenen Zeitzeugenbuches über das Ende des zweiten Weltkrieges in Bad Saulgau, teilzunehmen[4]. Hatte ja auch mit einem kleinem „Zeitzeugenbericht“ namens „Der Schramm, der Bahnhof und der Krieg“ zum Buch beigetragen.  Über die Genese dieses kleinen Zeitzeugenkapitels  berichtete ich bereits mehrfach in „Paysages“ [5]. Das Buch, eigentlich eine Buchtriologie aus drei Bänden, – ist wie die „Schwäbische Zeitung“ in ihrer Lokalausgabe berichtete – sowohl vom Umfang als auch vom Inhalt ein regelrechtes „Schwergewicht“. Ich habe das Buch schon mehrfach durchblättert, manches oberflächlich überflogen, – aber bisher nur die in der Bibliographie aufgeführten Kapitel aufmerksam und im Detail durchgelesen. Bei dem von mir verfassten Kapitel konnte eine kleine Korrektur aus der Druckfahne für den Druck nicht mehr berücksichtigt werden, so dass ich hier nochmals anmerke, dass der Wilhelm Schramm, also der Gründer der gleichnamigen Möbelspedition, nicht mein Großvater ist, sondern mein Urgroßvater ist. Mein „Opa“ das ist der Anton Neff, der die Blanka, also die Tochter Firmengründers noch vor dem zweiten Weltkrieg heiratete, – und der nach dem Ende des zweiten Weltkrieges die Geschäftsführung der Spedition Wilhelm Schramm übernahm. Aber so etwas kann bei so einen Riesenwerk schon mal passieren. Auch wenn die Buchtriologie keinerlei wissenschaftlichen Anspruch erhebt, – ist es ein wichtiges zeitgeschichtliches Dokument geworden – was durchaus auch der zeitgeschichtlich – landeskundliche Forschung noch Einblicke in das Ende des zweiten Weltkrieges im ländlichen Raum Südwest Deutschlands ermöglicht.  Bemerkenswert sind auch die vielen Zeitzeugenberichte, die von Frauen verfasst wurden, oder wie es Irmgard Bertsch-Ehrat im Vorwort zum dritten Band der Triologie schreibt „ Die Geschichten hinter der Geschichte sind vielfach auch Frauengeschichten“. In dieser Hinsicht ist das vielleicht auch schon ein Alleinstellungsmerkmal des Zeitzeugenbuches über Saulgau.

Deshalb sollte das Buch sowohl in der württembergischen Landesbibliothek, als auch in allen wichtigen Universitätsbibliotheken/Forschungsbibliotheken  Südwestdeutschlands stehen – und damit der Forschung zur Verfügung stehen. Weiterhin erwähnenswert ist die reichhaltige Bilddokumentation der Bände, – sie ermöglicht es auch weitergehende kulturlandschaftliche  Forschungen über den Wandel der Kulturlandschaft im oberschwäbischen Saulgau seit dem zweiten Weltkrieg anzustellen. Wahrlich, – die beiden Herausgeberinnen Conny Scheck und Maria Gelder ist es mit dieser „Zeitzeugentriologie“ über das Kriegsende in Bad Saulgau gelungenen, ein bemerkenswertes Buch herauszugeben.   Ein bemerkenswertes Buch welches übrigens auch durchaus ansprechend mit Graphiken, Aquarellen, und Handzeichnungen illustriert ist.

Als ich am Freitag in der Früh, mich auf die Rückfahrt nach Grünstadt machte, und mich um 7:23 im Bahnhof Bad Saulgau  in den Regionalexpress nach Stuttgart mit drei Kilo „Buchgepäck“ setzte – hatte ich das Gefühl, – das sich die Bahnreise und der Urlaubstag doch gelohnt hatten. Der Regionalexpress über Sigmaringen durch die Alb über Tübingen nach Stuttgart, – mit dessen Vorvorläufer reiste ich mit meinen Eltern von Tübingen nach Saulgau und zurück zu den Großeltern in die Karlstraße. Wir wohnten noch in Tübingen, meine Eltern hatten noch kein Auto, – und wir fuhren notgedrungen mit Zug zu Oma und Opa. Damals waren die Eilzüge Tübingen – Aulendorf und zurück mit einer Dampflok, meist war es eine P-8, bespannt. Am 26.5. war es dann ein schneller Dieseltriebwagen der Baureihe 612, der mich zurück mit meinen Eindrücken, Kindheitserinnerungen  und der Zeitzeugentriologie im Gepäck durch die Alb Richtung Pfalz brachte.

Einfahrt DB BR612 IRE 3254 Aulendorf – Sigmaringen -Tübingen -Stuttgart HBF am Freitag 26.5.2023 in den Bahnhof Bad Saulgau, Christophe Neff © 26.5.2023

Photo: Christophe Neff © 26.5.2023

Bibliographie

Bertsch, Ehrat (2023): Vorwort – Die Geschichten hinter der Geschichte sind vielfach auch Frauengeschichte.  In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band III, Bad Saulgau Mai 2023, S. 6 – 7.

Fischer, Monica (2023): Bad Saulgau –  Die Buchtrilogie wiegt drei Kilogramm und ist auch inhaltlich ein Schwergewicht. In Schwäbische Zeitung, 29.05.2023.

Frommer, Helmut (2023): Das Jahr 1945. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band I, Bad Saulgau Mai 2023, S. 240 – 247.

Frommer, Hansjörg (2023): Warum ich zu meiner Geburtsstadt Saulgau ein gespaltenes Verhältnis habe. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band II, Bad Saulgau Mai 2023, S. 274 – 279.

Kleber, Andreas. (2023):“Kleber Post“ – vor, während und nach dem Krieg. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band I, Bad Saulgau Mai 2023, S. 176 – 177.

Kleber, Andreas. (2023): Schicksalhafte Begegnung im Zug im August 1968. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band I, Bad Saulgau Mai 2023, S. 70 – 73.

Neff, C. (2023): Der Schramm, der Bahnhof und der Krieg. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band III, Bad Saulgau Mai 2023, S. 252 – 259. (Ein PDF – Sonderdruck des Buchbeitrages kann in der KITOPEN Bibliothek heruntergeladen werden DOI: 10.5445/IR/1000159193)

Riester, Brigitte (2023): Bewusstes „Ja“ zum Neuanfang. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band I, Bad Saulgau Mai 2023, S. 148 – 151.

Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg)(2023): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht. Menschen erinnern sich an eine schwierige Zeit, aber auch an den hoffnungsvollen Neubeginn. Ihre Wege kreuzen sich in Saulgau und Umgebung.  Mit einem Vorwort von Wolfgang Schneiderhahn. Ausgabe in drei Bänden im Schuber. Bad Saulgau Mai 2023.

Schneiderhahn, Wolfgang (2023): Vorwort – Geschichten hinter der Geschichte. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band I, Bad Saulgau Mai 2023, S. 4-5.

Schwierz, Ulrich (2023): Flucht ins Ungewisse. In: Scheck, Conny; Gelder, Maria Margarete (Hrsg): Aus dem Grau der Kriegszeit. Geschichten hinter der Geschichte. Spuren Lebendig Gemacht, Band III, Bad Saulgau Mai 2023, S. 198 – 207.

Christophe Neff, 31.05.2023


[1] Bilder dieser Theateraufführung befinden sich hier auf der Webpräsenz der Arbeitsgruppe SLG – Spuren Lebendig Gemacht: Theater

[2] Zu den Luftangriffen auf Ulm siehe u.a. auch den Wikipedia.de Artikel „Luftangriffe auf Ulm“.

[3] Siehe auch „Die Truppen des Zaren Putin greifen die Ukraine an! (Übertragung der « Blognotice 24.02.2022: les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine » aus dem Französischen)

[4] Einen vollständigen Überblick über die Zeitzeugen Triologie „Aus dem Grau der Kriegszeit Geschichten hinter der Geschichte“ incl. Bestelladresse etc. findet man hier auf der Webpräsenz der „Arbeitsgruppe SLG – Spuren Lebendig Gemacht“.

[5] Siehe u.a. „Blognotiz 13.03.2022: Erinnerungen an eine Bahnreise nach Saulgau im März 2010“, „Saulgau Oberschwaben Oktober 2022: Photos, Buchlektüren und Kindheitserinnerungen“, „Blognotice 16.11.2022: révision/finissage d’un chapitre de livre sur la fin de seconde guerre mondiale dans une petite ville allemande & débuts sur Mastodon“, „Rückblick auf das Jahr 2022 im Paysagesblog“.

La Marguerite antinucléaire alsacienne et l’adieu de L’Allemagne à ses dernières centrales nucléaires

Samedi, le 15.04.2023 fut certainement un jour historique, car l’Allemagne a mis fin à l’utilisation de ses centrales nucléaires pour la production de l’électricité. Les  centrales atomiques Neckarwestheim 2, Emsland, Isar 2 ont donc cessé de produire de l’électricité. Ainsi s’achève un long combat d’une partie de la société civile allemande contre l’industrie nucléaire. Il débutait ainsi dire, au milieu des années 1970 pas loin de la frontière française, – à quelques encablures du Rhin dans le petit village de Wyhl am Kaiserstuhl. Et au début de ce mouvement antinucléaire allemand naissant dans le petit village de Whyl fut fortement « épaule » par les militants écologistes alsaciens. Sans la « Radio Verte Fessenheim/Dreyekland [1]» donc pas de « Ausstieg » du nucléaire en Allemagne le 15.04.2023. En France ce fait est carrément oublié, – et même en Allemagne on ne trouve que des vestiges de cette histoire. Mais quand même dans l’article de wikipedia.de sur l’histoire de la mouvance antinucléaire « Anti-Atomkraft-Bewegung in Deutschland » on en parle[2].

Et c’est pour cela que hier j’ai beaucoup pensé  à cette fameuse « Marguerite » antinucleaire sur fond bleu, qui existait  en affiche, en autocollant, etc.  – et qui faisait un peu partie du paysage alsacien durant les années 1970. De nos jours cette affiche est presque oubliée, – mais dans un certain sens cette marguerite alsacienne signait le début de la fin du nucléaire allemand. Et j’ai en plus aussi de souvenirs très personnelles de cette « marguerite » – on la trouvait sur la caravane, sur les voitures de ma famille alsacienne, – ma tante Chantal et son mari Édouard qui ont « trimbalée » cette fameuse marguerite avec leur caravane un peu partout en Europe. Malheureusement décédés depuis quelques temps, ils n’ont pas eu la chance, – de se réjouir de  la fin du nucléaire civile en Allemagne.

Personnellement comme je l’ai déjà écrit dans le billet « Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011 » je ne me considère pas comme un antinucléaire stricte, – plutôt comme un nucléaire sceptique ! Je pense, qu’on aurait aussi pu, attendre une ou deux années, – pour émettre un peu moins de Co² – pour éteindre un plus tôt une de ces fameuses centrales électrique à lignite, – mais globalement je suis d’accord avec l’abandon de l’énergie électrique nucléaire par l’Allemagne. Néanmoins je pense que la recherche nucléaire en Allemagne doit continuer, – et j’espère que l’Allemagne n’abandonne pas ses réacteurs nucléaires de recherche – et j’espère même qu’un nouveau réacteur nucléaire de type plus moderne sera construite dans un proche future.

Et en France ? La France était et est tellement aveugle par le tout nucléaire qu’elle a tout simplement  raté le changement envers des énergies renouvelables. En plus elle a complètement  laissé dégrader son réseau de chemins de fer[3], – à tel point qu’à peu près de 90% du territoire national il est impossible de se passer de sa voiture pour mener une vie correctement[4]. Même si cela n’intéresse  pas grand monde, – la France est en train de perdre sa souveraineté énergétique[5] et elle rate complétement sa transition écologique. Et même si en ce moment en matière des énergies décarbonées, la France a encore un avantage considérable face à l’Allemagne, – cet avantage risque être de courte durée, vue les efforts en cours en Allemagne. Vue ce que la France hérite de sa « géographique physique » – elle a vraiment un potentiel énorme en énergie solaire et éolienne comparé à l’Allemagne  – mais malheureusement ces ressources naturelles ne sont guère prises en considération pour produire de l’énergie renouvelable. Inscrite sur les listes électoral de Leucate[6],  – le pays leucatois – est un pays de soleil et de vents – qui pourrait être « autosuffisante » en matière énergétique et même exporter de l’énergie électrique. Mais en France on préfère croire au mirage de l’énergie nucléaire – jusqu’au jour où les centrales nucléaires françaises devront  réduire considérablement leur production électrique par manque d’eau de refroidissement – et ceci grâce aux conséquences des changements climatiques. Au moment où j’écris ces lignes – l’Agly et la Têt sont plus ou moins complétement à sec – et je me demande si en France on est vraiment conscient de la crise écologique qui s’annonce ici avec les changements climatiques. Les premiers incendies de forêt ont d’ailleurs déjà dans le Roussillion[7].

Je pense en matière de transition écologique et de souveraineté énergétique l’Allemagne, même si on peut longtemps discuter sur certains détails,  a pris les bonnes décisions énergétiques vue les changements climatiques qui nous attendent !

Et finissons par la remarque que la  « Marguerite  antinucléaire alsacienne » avait déjà débarquée à Port Leucate longtemps avant qu’on parle des changements climatiques, –  c’était dans les années 1970 ou en envisageait de construire une centrale nucléaire à Port la Nouvelle  – la petite « Marguerite  antinucléaire alsacienne » séjournait tranquillement comme autocollant sur la caravane de ma famille alsacienne au Camping rives des Corbières de Port Leucate.

« Nucléaire ? Non merci ! logo international, symbole du mouvement antinucléaire en français et en allemand ! (sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nucl%C3%A9aire_%3F_Non_merci_!#/media/Fichier:Nucleaire.jpg  et https://de.wikipedia.org/wiki/Atomkraft%3F_Nein_danke#/media/Datei:Atomkraft_Nein_Danke.svg,)

Christophe Neff, écrit le Dimanche 16.04.2023 à Grünstadt, publié le 16.04.2023

P.S.: Pour les lecteurs de ce billet comprenant l’allemand je suggère d’écouter sur SWR2 les deux émissions radio produite par Gábor Paál avec l’historien Joachim Radkau sur l’histoire de l’énergie nucléaire en Allemagne. 

SWR2 Wissen: Die Epoche der Kernenergie in Deutschland – Euphorie und Widerstand  –  Gábor Paál im Gespräch mit Joachim Radkau. Emission du 14.3.2023

SWR2 Wissen: Die Epoche der Kernenergie in Deutschland – Euphorie und Widerstand. Emission du 15.3.2023. Die Epoche der Kernenergie in Deutschland – Euphorie und Widerstand. Gábor Paál im Gespräch mit Joachim Radkau


[1] Voir aussi : « L’épopée alsacienne du Dreyeckland – 1970-1981, une décennie de luttes écologistes, citoyennes et transfrontalières » ecrit par Myriam Battarel, printemps 2017. En faite c’est un petit recit sur le livre de « L’épopée alsacienne du Dreyeckland » publie par Jocelyn Peyret en 2017.

[2] « In Breisach kam es zu Kundgebungen, Protestmärschen und 65.000 Einsprüchen, was zur Verlegung des Vorhabens nach Wyhl führte, dort jedoch auf noch größeren Widerstand stieß. Wichtige Unterstützung kam von französischer Seite, wo seit 1971 gegen das Kernkraftwerk Fessenheim protestiert wurde (Baubeginn Reaktor I: 1. September 1971; Reaktor II 1-2-72) (A Breisach, des rassemblements, des marches de protestation et 65.000 oppositions ont eu lieu, ce qui a conduit au transfert du projet à Wyhl, où il s’est toutefois heurté à une résistance encore plus grande. Un soutien important est venu du côté français, où l’on protestait depuis 1971 contre la centrale nucléaire de Fessenheim (début de la construction du réacteur I : 1er septembre 1971 ; réacteur II 1-2-72). Extrait de l’article Anti-Atomkraft-Bewegung in Deutschland de la Wikipedia.de, traduction par l’auteur. Version de l’article du 16.04.2023.

[3] Voir aussi :« Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique »

[4] Voir aussi : Sophie Fay « Un plan à 100 milliards d’euros pour le transport ferroviaire en France, mais pour quoi faire ? », Le Monde.fr, 16.04.2023

[5] Voir aussi :Luc Bonner „Le rapport accablant sur les choix énergétiques de la France, et sa perte de souveraineté : « Une divagation politique qui nous a éloignés de la transition écologique » Après six mois de travail, la commission d’enquête parlementaire a rendu un rapport très critique, jeudi, affirmant qu’il ne reste pas grand-chose de la mythologie nationale de ces trente dernières années. », Le Monde.fr , 06 avril 2023

[6] Voir aussi : „Le 24 avril 2022, chaque vote comptera ! »

[7] Voir aussi : « Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie ravage presque 700 hectares de végétation », le Monde.fr, 16.04.2023.

Mit Thomas E. Schmidt die Bundesrepublik der Babyboomer bereisen


Das Buch „Grosse Erwartungen. Die Boomer, die Bundesrepublik und ich“ von Thomas E. Schmidt entdeckte ich durch das Hören des SWR2 Forums „Generation Weltverbraucher – Sind die Boomer eine Last?[1]. Interessante Radiosendung, – und von dem Buch war auch die Rede in dieser Sendung, – und danach schenkte ich der Lektüre dieses Buches meine Zeit. Ich selbst bin Jahrgang 1964, – gehöre also selbst dem geburtenstärksten Jahrgang in Deutschland an[2], weshalb mich das Buch schon interessierte, wobei ich mich nie sonderlich dem Geburtsjahrgang 1964 oder den Boomern zugehörig gefühlt habe. Wenn ich mich überhaupt zu etwas zugehörig gefühlt habe, dann dem Abitursjahrgang 1984 des Gymnasium Schramberg, also dem Gymnasium des kleinen Schwarzwaldstädtchens Schramberg, an dem ich 1984 mein Abitur ablegte. Über das Buch von Schmidt gibt es auch eine lesenswerte Kritik von Claudia Fuchs in SWR2[3], die ich aber erst nach der Lektüre des Buches gelesen habe. Beim Lesen des Buches hatte ich seitenweise das Gefühl, dass der Autor von einem fernen Planeten berichtet, – durchaus aufschlussreich – aber sehr weit weg von dem was ich selbst erlebte. Die fünf Jahre Altersunterschied, zwischen dem Autor und mir, glaube ich erklären diese Wahrnehmungsdifferenzen kaum. Wie Claudia Fuchs durchaus treffend formuliert „Aber Drogenprobleme, Anti-AKW-Bewegung, Kalter Krieg und Nachrüstungsdebatte, die die siebziger und achtziger Jahre prägten, handelt Schmidt knapp und stichwortartig ab. Bundeswehr oder Zivildienst – das waren Alternativen, die auch politische Standortbestimmungen für die jungen Männer jener Jahre bedeuteten. In Schmidts Buch kommen sie nicht vor Bei der Lektüre des Buches habe ich mich auch gefragt, – wie Schmidt denn das gemacht hat , also weder Wehrdienst noch Zivildienst  abzuleisten- denn selbst T3ler (Verwendungsfähig mit Einschränkungen)  – also bedingt Wehrdiensttaugliche wurden damals eingezogen – und Zivildienst konnte man nur nach der sehr schwierigen „Gewissenprüfung“[4] machen – das haben Ende 1970/1980 Jahre nur die wenigsten geschafft. Sollte er sich „wirklich“ durchgemoggelt haben, – das wäre dann schon ein Alleinstellungsmerkmal,- das hatte in diesen Jahren schon „Seltenheitswert“ gehabt.

Ich selbst hatte mich für den Wehrdienst entschieden, – nicht nur für den Wehrdienst, sondern habe eine Reserveoffizier Karriere begonnen, – die im Oktober 2021 als Oberstleutnant der Reserve endete, als ich meine persönlichen Ausrüstungsgegenstände im Bundeswehrstandort Germersheim abgab[5]. Auch meine Studienjahre unterschieden sich doch gewaltig von dem des Buchautors.  Das einzige was wir wohl gemeinsam teilen, sind die „Versehrtenerinnerungen“. Überhaupt war der Krieg, also der zweite Weltkrieg, aber manchmal sogar noch der erste Weltkrieg noch sehr präsent in meiner Kindheit. So präsent, dass ich mich eigentlich bis auf den heutigen Tag daran erinnere. Wobei der Krieg in der Ukraine diese Erinnerungen auch wieder zum Leben erweckte. Hinzu kommt bei mir persönlich, dass ich für ein Zeitzeugenbuchprojekt[6] über das Kriegsende in der oberschwäbischen Kleinstadt Bad Saulgau[7], im Frühjahr 2022 ein Buchkapitel verfasste – und mich natürlich wieder damit befasste, wie die beiden Weltkriege das „Familiengeschehen“ prägten[8]. Die gelungensten Kapitel des Buch sind meines Erachtens, das Kapitel über die Schröder Jahre und das Schlusskapitel „Spiegelstadium“. Der „Bärentanz“ des Rainer Werner Faßbinder in der Diskothek „Dschungel“ in einer Westberliner Frühlingsnacht 1982, – den Thomas E. Schmidt plastisch beschreibt, – das ist ein richtiges Fenster in eine verloren gegangene Zeit. Im Frühjahr 1982 war ich Oberstufenschüler, gerade mal siebzehn, – und weil die „Faßbinder“ Filme nie oder nur mit großer Verzögerung im Schramberger Kino gezeigt wurden, – bin ich immer nach Paris „gepilgert“ – um die Faßbinderfilme dort zu sehen. Dort hab ich sie dann alle gesehen, – im deutschen Original mit französischen Untertiteln, – sowie auch meinen damaligen Lieblingsfilm – Werner Herzogs „Fitzcarraldo“. Nach Paris bin ich getrampt, mit dem Zug gefahren, – ja einmal sogar mit dem Fahrrad in drei Tagen durch Schwarzwald und Vogesen[9] – auf quasi paralleler Route wie Herzogs Fußmarsch von München nach Paris von dem Herzog im Büchlein vom „Gehen auf Eis“ berichtete. Geflogen bin ich erst sehr viel später,   –  mein erster Flug war ein CH 53 Flug von Calw aus über den Nordschwarzwald im Winter 1985 und danach die Transallflüge vom Fliegerhorst Landsberg/Lech nach Altenstadt beim Fallschirmspringerlehrgang im Frühjahr 1985. Meine erster ziviler Flug, das war ein paar Jahre später, während des Studiums ein Flug nach Mallorca für ein physische-geographisches Geländepraktikum. In der Regel hatte im Jahre 1984 ein 20 jähriger einen weit geringeren Co2 Fußabdruck als heutige 20 Jährige, – denn Flugreisen waren damals in Westdeutschland nur einer kleinen Minderheit vorbehalten. Wenn ich mich richtig erinnere, gab es in meinem Abitursjahrgang, wir waren immerhin 120 erfolgreiche Absolventen, nur ein oder zwei Personen die eine Flugreise vor Beendingung des Abiturs unternommen hatten. Soweit zum Co² Abdruck eines 20 jährigen Abiturienten, eines westdeutschen Boomers des Jahrgang 1964. Was das Buch Schmidts betrifft, da sind meine Lebenserinnerungen, – auch wenn sie nicht in publizierte Form vorliegen – wahrscheinlich repräsentativer, zumindest für ein Kind des Bildungsbürgertums aus dem Südwesten Deutschlands der ich ja war (und bin)- als die Schmidtschen in Buchform gegossenen Erinnerungen[10]. Mittendrin war Schmidt insofern nicht, da muss man der Rezensentin Claudia Fuchs schon Recht geben. Ich habe das Buch dennoch gern gelesen, fand es auch recht aufschlussreich, aber irgendeine Repräsentativität was die „Boomergeneration“ betrifft, lässt sich aus dem Buch kaum ableiten. Ach, und übrigens, – „Interrail“ scheint der Buchautor auch nicht erlebt zu haben, – das „Interrailabenteuer“ nach dem bestandenen Abitur, – das war wohl eines der „gemeinschaftlichen Erlebnisse“ eines großen Teil der Abiturienten aus dem deutschen Südwesten, – Erlebnis und Abenteuer dessen Erinnerung bis auf den heuten Tag nicht verblasst ist!

Bibliographie:

Herzog, Werner (2009) : Vom Gehen im Eis München – Paris 23.11 bis 14.12.1974. Frankfurt am Main, Fischer Taschenbuch Verlag, Frankfurt am Main, Juli 2009; Lizenzausgabe des Carl Hanser Verlages München, © 1978 Carl Hanser Verlag München/Wien.

Schmidt, Thomas E.(2022): Grosse Erwartungen. Die Boomer, die Bundesrepublik und ich. Hamburg, Rowohlt, ISBN  978-3-498-00307-4

Siegel, Hogel; Andreae, Susanne; Maier, Clemens; Gögelein, Holger; Neff, Nathalie; Marte, Barbara; Halusa, Stefan; Günzl, Gerhard (1984): Abi’84. Gymnasium Schramberg. Yearbook. Schramberg. Im Selbstverlag der Abijahrgang 1984 des Gymnasium Schramberg, Brucker Druck Schramberg.

Christophe Neff, Grünstadt März 2023


[1] Einen Auszug des Buches wurde in der Zeit unter dem Titel „Babyboomer: Wir Unendlichen Meine Generation der Babyboomer ist übermächtig, nicht frei von Schuld – aber der Anker dieses Landes.“ im September 2022 veröffentlicht.

[2] Gerstenberg, Ralph (17.04.2014) : Jahrgang 1964 – Wir sind viele, wir sind angekommen und wir waren das Volk. Deutschlandfunk Archiv.

[3] Siehe „ SWR2 lesenswert Kritik – Thomas E. Schmidt – Große Erwartungen von Claudia Fuchs“.

[4] = KDV-Prüfungsverfahren.

[5] Sie auch „Ottmar Schreiner – Sozialdemokrat, Fallschirmjägeroffizier und Katholik (21.04.2013)“ und „Die Truppen des Zaren Putin greifen die Ukraine an! (Übertragung der « Blognotice 24.02.2022: les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine » aus dem Französischen)“.

[6] Das Buchprojekt  „Aus dem Grau des Krieges – Geschichte hinter der Geschichte“ wird von Maria Gelder vom Stadtarchiv Saulgau und Conny Scheck herausgegeben werden. Das Buch soll im Frühsommer 2023 fertig gedruckt sein.

[7] Die Großeltern der Blogverfassers väterlicherseits wohnten in Bad Saulgau, – und bis zum Tod des Großvaters Anton Neff Ende der 1970 Jahre verbrachte der Autor dieser Zeilen manches Wochenende/Ferientage dort.

[8] Siehe auch « Blognotiz 16.11.2014: Novembererinnerungen an Saulgau – Gedanken zum Volkstrauertag 2014“, „Blognotiz 13.03.2022: Erinnerungen an eine Bahnreise nach Saulgau im März 2010“ und „Saulgau Oberschwaben Oktober 2022: Photos, Buchlektüren und Kindheitserinnerungen“.

[9] Siehe « De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris»

[10] Hierzu auch die 2009 verfassten Erinnerungen an die Zeit des Geographiestudiums in Mannheim „Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim“ .  Einen Rückblick auf die Jugenderinnerungen der 1970 Jahre in Schramberg erlaubt u.a. der Beitrag „Wie einst Maria Chapdelaine in Péribonka: Erinnerungen an Birthe Geitmann’s Zeit  im Lärchenweg in Schramberg – Sulgen – mit Vorwort vom 30.01.2022“.

L’année 2022 sur le blog paysages – une rétrospective

Vue sur San Sebastian de la Gomera et le Teide, 14.09.2022 © Christophe Neff, 14.09.2022

Comme les années précédentes, je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2022[1]. En 2021, paysages qui fut un blog abonné Le Monde.fr depuis Mai 2009 jusque à la fin Mai 2019, entra dans sa treizieme année d’existence. Notons que, j’avais dans la rétrospective de l’année 2021, – en écrivant « je crains que nous nous pouvons être confrontées avec la possibilité de voir éclater des guerres pas si loin de nos frontières comme par exemple en Ukraine » d’une certaine manière, pressenti la guerre en Ukraine, l’attaque de l’Ukraine par les troupes du Tsar Poutine !

Et comme dans les années précédentes j’ai essayé de restituer les images et les liens perdues de l’ancien blog le Monde.fr. Même si j’ai déjà réussi à en restituer une bonne partie mais, il reste encore du travail à faire.

L’article le plus consulté en 2022 fut l’article « Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde » (8,50 % des consultations sur paysages en 2022, première position en 2021). Un billet sur encore énième déception que j’ai subi comme abonné  du Monde.  Article qui semble être un des rares « sources » disponibles et gratuites sur la disparation du format PDF du journal numérique du Monde, – qui est donc beaucoup sollicite, lu par les lecteurs de « paysages ».

Enfin en  deuxième position le billet « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » (3,92 % des consultations sur paysages en 2022, troisième place en 2021). Ce billet écrit en juillet 2009 nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

Enfin au troisième rang le billet « Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes » (2,45 % des consultations sur paysages en 2022, 21 place en 2021). Comme le billet «1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » ce billet nous rappelle l’Incendie de la forêt des Landes de 1949.

En quatrième position l’article « Beginn des Hochsommers im Leiniger Land/ Début du plein été dans le Leininger Land » (2,05 % des consultations sur paysages en 2022, 29ième place en 2021).  Article (bilingue allemand/français) datant de juillet 2021 décrivent le début du plein été dans le Leininger Land et la Unterhaardt, ses champs de Lavande, le début des moissons etc.

En  cinquième position on trouve l’article « Blognotice 16.06.2022: Retour à Leucate – des vagues de la méditerranée qui se brisent au Cap Leucate jusques aux neiges du massif du Carlit – récit d’un cours de géobotanique en juin 2022 » (2,00 % des consultations sur paysages en 2022). Récit sur un cours de géobotanique dans le pays Leucatois, les Corbières et les Pyrénées.

En sixième position on trouve le billet « Blognotiz 13.03.2022: Erinnerungen an eine Bahnreise nach Saulgau im März 2010 » (1,85 % des consultations sur paysages en 2022). Ce billet écrit en allemand retrace le souvenir d’un voyage en train à Saulgau en mars 2010. C’est aussi le récit sur l’écriture d’un chapitre de livre destinée à un ouvrage sur la fin de la deuxième guerre mondiale a Bad Saulgau.

En septième position on trouve  l’article « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) » (1,82 % des consultations sur paysages en 2022, quatrième place en 2021).  Ce billet est une rétrospective personnelle sur vingt ans de voyage de recherche sur l’ile de Faial.

En huitième position on trouve le billet « Blognotice 24.02.2022 : les troupes du Tsar Poutine attaque l’Ukraine » (1,69 % des consultations sur paysages en 2022). Article, écrit « à chaud » après l’attaque de l’Ukraine par les forces militaires russes l’aube du jeudi 24 février 2022, – devenue déjà depuis un document historique.

En neuvième position l’article « « Willy Hahn – Aïcha et les 40 lecteurs – Scènes d’une vie de libraire » notices de lecture, voyages et souvenirs d’un habitué de la librairie « à Livre ouvert » à Wissembourg ». (1,64 % des consultations sur paysages en 2022). Note de lectures, souvenirs bibliophiles – un récit autobiographique sur la lecture de « Aïcha et les 40 lecteurs – Scènes d’une vie de libraire ».

Enfin en dixième position le billet « Wie einst Maria Chapdelaine in Péribonka: Erinnerungen an Birthe Geitmann’s Zeit  im Lärchenweg in Schramberg – Sulgen – mit Vorwort vom 30.01.2022» (1,61 % des consultations sur paysages en 2022). Texte en allemand, écrit pour le  80ième anniversaire de Birthe Geitmann. C’est aussi une rétrospective des années 1970 dans la ville de Schramberg !

Dans le tableau suivant on retrouve l’origine géographique d’une majeure partie des lecteurs de paysages.

 Pays%
1Allemagne48,66
2France21,12
3USA20,48
4Suisse1,01
5Canada0,80
6Portugal0,69
7Belgique0,64
8Espagne0,54
9Chine0,51
10Tunisie0,42
total94,87

Provenances géographiques des lecteurs du blog paysages en 2021

Donc beaucoup de changements par rapport en 2021. La saison des feux de forêts de l’été 2022 a laissé ses traces dans paysages. Même en Allemagne nous étions confrontés à des incendies de forêts. J’ai donnée quelques interviews dans presse écrite allemande et dans un journal de la télévision régionale publique (Südwestfernsehen) sur le changement climatique et les incendies de forêts[2]. Et j’ai plaidé pour que l’Allemagne acheté enfin des « Canadairs »[3] !  Et finalement j’ai aussi donnée une petite présentation orale sur les feux de forêts en Allemagne/Europe centrale durant une petite conférence international/webinaire internationale sur les incendies de forêts en Europe[4].

Et naturellement, la guerre en Ukraine – a laissé ses traces dans paysages. Donc dans un certain sens, j’avais annonce le risque de guerre en Ukraine dans paysages en Janvier 2022, – et cette annonce n’est pas tombé du ciel, – il suffit simplement de lire mon dernier billet de Décembre 2021 « Memorial – les forêts de Carélie n’oublieront jamais les âmes perdues des « zaklioutchonny kanaloarmeets », les détenus-combattants du Belomorkanal » –  c’est durant l’année 2021 que la Russie et la Biélorussie sombrait, – se transforma en une planète cauchemardesque. Et tous ces analystes politiques, experts en défense, expert de la Russie etc. qui sont reste « aveugle »  – jusque aux premier coup de feux de l’armée russe à l’aube du 24. Février 2022 – est ce qu’ils ont dormi un « Winterschlaf aveuglant » les années précédentes l’attaque russe ?

Naturellement il n’y avait pas seulement la guerre en Ukraine, les incendies de forêts dans la vie de l’auteur de paysages. J’ai lu un roman mémorable, le « Cartographe des absences ( O Mapeador de Ausências) de Mia Couto,  – et j’ai déjà écrit deux billets dans paysages sur ce roman  « Une liseuse „Tolino“ pour délester ma bibliothèque » et « Le Cartographe des absences / O Mapeador de Ausências  – ou comment découvrir la géographie secrète des paysages de la Baía de Sofala avec le poète Diogo Santiago ». Ceci montre à quel point ce roman, qu’on peut aussi lire comme un récit géographique sur la Baía de Sofala, Beira et son arrière-pays.

Carte – Mosaïque de sol San Sebastian de la Gomera montrant le premier voyage de Christophe Colomb depuis San Sebastian de la Gomera (départ le 6. Septembre 1492) vers l’Amerique, © Christophe Neff, 17.09.2022

Et j’ai fait un beau voyage professionnel  en 2022 – j’ai participé à la FLORAMAC2022 à San Sebastian de la Gomera[5], – ou j’ai entre autre présenté les résultats de mes recherches géobotanique aux Acores. J’ai déposé les transparent de ma présentation orale « “Overview of more than twenty years of my geobotanical & geographical field research on Faial (Azores) – history, results and outlook” dans KITopen, et peut être j’écrirai une publication scientifique sur la bases de transparents et de mes résultats de mes travaux de terrain sur l’ile de Faial. Le voyage, l’excursion géobotanique à Valle Gran Rey, les congres géobotanique – m’ont très impressionnée – et je voulais aussi écrire un récit de mon séjour à la Gomera pour paysages, mais par manque de temps je ne l’ai pas encore fait.  

Plaque commémorative pour Christophe Colomb à San Sebastian de la Gomera, © Christophe Neff, 17.09.2022

C’est un peu dommage, – mais enfin j’ai « garni » ce billet avec quelques photos prises pendant ce séjour géobotanique sur l’ile de la Gomera.

Oui pour lire et écrire, maintenir un blog du week-end il faut du temps ……

Bibliographie :

Couto, Mia (2020) : O Mapeador de Ausências, © Mia Couto, 2020, Al fragide , Editorial Caminho ISBN: 9789722130615

Couto, Mia (2022) : Le Cartographe des absences. Traduit du portugais (Mozambique) par Elisabeth Monteiro Rodrigues à partir du texte original de l’édition Caminho révisé par l’auteur. Éditions Métailié. Titre original : O Mapeador de Ausências, © Mia Couto, 2020, By arrangement with Literarische Agentur Mertin Inh. Nicole Witt e.K., Frankfurt am Main, Germany, E-ISBN : 979-10-226-1227-2

Photos : toutes Toutes © Christophe Neff 2022,

Christophe Neff, Janvier 2023


[1] Voir: « L’année 2021 sur le blog paysages – une rétrospective », « Rétrospective sur le blog paysages en 2020 », « Rétrospective sur le blog paysages en 2019 », « Rétrospective sur le blog paysages en 2018 – les billets les plus lus de « paysages » en 2018 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 », « Rétrospectives sur le blog paysages en 2016 – les billets les plus lus de « paysages » , « Rétrospectives sur le blog paysages en 2015 – les billets les plus lus de paysages en 2015 » et « Rétrospectives sur le blog paysages en 2014 – les billets les plus lus de paysages en 2014 »

[2] Voir „So gefährdet sind die heimischen Wälder – Waldbrandgefahr in Rheinland-Pfalz gestiegen“(Landesschau Rheinland-Pfalz SWR-Fernsehen), le reportage TV dans l’Internet Archive.

[3] Voir par exemple:  „Waldbrand in Brandenburg: „Das war ein regelrechtes Inferno“ In Falkenberg ist der verheerende Waldbrand vorerst unter Kontrolle gebracht. Anwohner sind weiterhin besorgt und ein Brand-Experte fordert Löschflugzeuge“ dans la Berliner Zeitung du 27.07.2022 et „Drohen uns Waldbrände, die Pfälzer Siedlungen verschlingen? dans la Rheinpfalz du 28.06.2022.

[4] Voir „The Schiltach – Kirchberg fire succession site : Analyzing Post Fire succession in a submontan/montan mixed Abies alba forest (Schiltach/Black Forest/Germany)” presente lors du 2nd Fire Links Webinar (2022), Granada, Spain, 04.07.2022.

[5] C’est de San Sebastian de la Gomera, que Christophe Colombo entamait la traversée de l’Atlantique le 6 Septembre 1492, –  pour son voyage destines à l’inde qui finalement l’amena l’archipel américain des Caraïbes

Le Cartographe des absences / O Mapeador de Ausências  – ou comment découvrir la géographie secrète des paysages de la Baía de Sofala avec le poète Diogo Santiago

C’est en lisant « le cartographe des absences » que je découvris les paysages de la « Baía de Sofala » et sa mangrove, le Rio Búzi, le Rio Púnguè et naturellement la ville de Beira et son arrière -pays. J’ai d’ailleurs déjà parlé de ce livre dans un de mes derniers billets « Une liseuse „Tolino“ pour délester ma bibliothèque ». Et grâce à cette liseuses « Tolino » que j’ai lu la version intégrale du livre dans la merveilleuse traduction d’Elisabeth Monteiro Rodrigues et partiellement dans la version originale en portugais mozambicain. C’était une belle expérience ! J’ai appris le portugais il y a plus de trente à l’université de Mannheim, dans les cours de portugais de Madame Hundertmark.  La même Maria Teresa Hundertmark Santos Martins qui a aussi édité une grammaire portugaise[1] et autres manuels pour les étudiants allemands en langue portugais! Par manque de pratique je ne parle pas couramment le portugais, – mais je le lis encore assez bien. Est-ce que pendant les cours de Madame Hundertmark durant les années 1980 dans la belle ambiance du « Mannheimer Schloß », – j’avais pensé de lire une fois, même partiellement un roman portugais ? Non, je ne crois pas !

Donc je me permets d’écrire que la traduction Elisabeth Monteiro Rodrigues est un véritable chef d’œuvre, – même si j’aurais traduit « Essa enorme língua de areia era marginada por uma floresta de mangal / Cette grande langue de sable était bordée par une forêt de manguiers  »  par « cette grande langue de sable était bordée par une forêt de mangrove »! Et les forêts de mangrove sont une des éléments caractéristique de la « Baía de Sofala »[2].

Mais il faut dire que j’ai aussi lu le livre comme un livre de géographe qui me permet de découvrir les paysages de la province de Sofala, mais aussi de déchiffrer les paysages intérieures de l’auteur Mia Couto. Comme Gladys Marivat, c’est d’ailleurs par la lecture de sa critique dans le Monde qui j’ai découvert le roman[3], je pense que Mia Couto, pourrait un jour recevoir le prix de Nobel de littérature. Ceci serait un belle récompense pour l’œuvre de Mia Couto, mais aussi un récompense pour la langue portugaise, la lusophonie et aussi naturellement pour la littérature et les auteurs africains !

« Le Cartographe des absences » est déjà l’objet de divers critiques littéraires francophones, dont la critique Marivat Gladys dont j’ai déjà parlé en haut. Mémorable aussi le podcast/la critique de RFI « Revisiter les ténèbres du Mozambique colonial, avec le lusophone Mia Couto (1/2) » et « Dans le sable mouvant de la mémoire, avec le Mozambicain Mia Couto (2/2) ». Et en plus on trouve déjà un article scientifique sur le livre, – « Mia Couto: luto e melancolia em O Mapeador de Ausências[4] » publie par José Paulo Pereira dans NAVEGAÇÕES, Revista de Cultura e Literaturas de Língua Portuguesa en juin 2021.

« Découvrir le monde pour la première fois »

« Le lendemain, une fois la tempête passée, mon père m’avait demandé d’ouvrir les fenêtres. Comme je tardais, il s’était levé, avait débloqué les verrous en cuivre et ouvert grand les battants. Il faisait cela comme s’il ne l’avait jamais fait auparavant, comme si la fenêtre était une invention très récente. Il avait regardé le jour lumineux, inspiré profondément et dit :

– Viens, mon fils, viens voir le monde pour la première fois. [5]»

La lecture du « Cartographe des absences » m’a replonge dans mes premiers lectures des grands roman de la « Weltliteratur » pendant ma jeunesse à Schramberg, à  Aubord, à Leucate …. .  J’ai l’impression de redécouvrir le monde « pour la première fois » comme Diogo, après que la tempête ayant balaye la ville de « Beira ».

Comme je découvris dans la traduction allemand de  Curt Meyer-Clason « les Cent Ans de solitude »  de Gabriel García Márquez[6], – comme je filais dans le bureau de mon père pour y déchiffrer ce Monde lointain et inconnu avec l’aide de ses livres, les atlas géographiques et historiques et surtout sa grande Brockhaus Enzyklopädie en 24 volumes. Les temps ont bien changé, – et j’utilise Internet, ma bibliothèque personnelle durant mes lectures pour y déchiffrer mes « livres & lectures » – de réunir imaginaire littéraire et réalité géographique. Et c’est ainsi que je découvre aussi « Fernando Leite Couto » le père de Mia Couto, – car dans Adriano Santiago on découvre bien l’âme et les souvenirs du père de Mia Couto. A Maputo il y d’ailleurs une fondation, la Fundação Fernando Leite Couto, qui a aussi le but de transmettre l’héritage culturel de  Fernando Leite Couto. Peut-être un jour je pourrais aussi faire le voyage au Mozambique pour découvrir de mes propres yeux les paysages de la « Baía de Sofala », visiter le petit centre culturel  de la Fundação Fernando Leite à Maputo.

Concernant le « Le Cartographe des absences/ O Mapeador de Ausências » je pense que le livre mériterait bien une traduction anglaise et pourquoi pas allemande ? Et je me demande pourquoi ces traductions ne sont pas déjà présentes pour les lecteurs anglophones voire allemanophones ?

Et la traduction française de Elisabeth Monteiro Rodrigues est un véritable chef d’œuvre comme je l’écrivais déjà plus haut dans le texte, – rien que pour lire la traduction du poème de la sorcière Maniara (Parole de la femme qui enterre ses enfants)  – le « Cartographe des Absence » mérite une lecture approfondi ! Et si par hasard une réédition de la traduction française serait envisagée, je pense une belle carte de la Baía de Sofala & de la province de Sofala serait la bienvenue, pour mieux pouvoir accompagner la voyage de Diogo Santiago  à travers le temps et l’espaces des paysages et les brumes de l’océan et les nuages de la mer !

Pour tous les  aficionados du « réalisme magique » – et tous les inventeurs de l’oubli – la lecture du « Cartographe des absences » devient une expérience inoubliable !

Et n’oublions pas, comme le dit Mia Couto lui-même, – le « Mapeador de Ausências » est le roman le « plus autobiograhique » de l’auteur[7] !

Bibliographie :

Couto, Mia (2020) : O Mapeador de Ausências, © Mia Couto, 2020, Al fragide , Editorial Caminho ISBN: 9789722130615

Couto, Mia (2022) : Le Cartographe des absences. Traduit du portugais (Mozambique) par Elisabeth Monteiro Rodrigues à partir du texte original de l’édition Caminho révisé par l’auteur. Éditions Métailié. Titre original : O Mapeador de Ausências, © Mia Couto, 2020, By arrangement with Literarische Agentur Mertin Inh. Nicole Witt e.K., Frankfurt am Main, Germany, E-ISBN : 979-10-226-1227-2

Francisco et al (2019): Análise de Mudança de Cobertura do Mangal na Baía de Sofala, Moçambique. CAPTAR 8(1): 51-60 (téléchargeable ici)

Hundertmark-Santos Martins, Maria Teresa (2014): Portugiesische Grammatik. Berlin, De Gruyter, 3. Aktualisierte Auflage, ISBN 978-3-11-031225-6

Pereira, J. P. C. (2021). Mia Couto: Luto e melancolia em O Mapeador de Ausências. Navegações, 14(1), e39886. https://doi.org/10.15448/1983-4276.2021.1.39886

Christophe Neff, écrit le 06.01.2022, publiée le 07.01.2022


[1]  Hundertmark-Santos Martins, Maria Teresa (2014): Portugiesische Grammatik. Berlin

[2] Voir aussi «Francisco et al (2019): Análise de Mudança de Cobertura do Mangal na Baía de Sofala, Moçambique»

[3] Marivat, Gladys (2022): Le rêve mozambicain de l’écrivain Mia Couto. Mots de passe. Depuis trente ans, il creuse dans la mémoire, l’histoire et les silences de son pays d’Afrique australe, pour en extraire la matière de ses livres. Jamais tant, peut-être, que dans « Le Cartographe des absences ». (Publié le 04 décembre 2022 à 12h00, mis à jour le 08 décembre 2022/ Article réservé aux abonnés).

[4]« Mia Couto deuil et mélancolie dans cartographe des absences  (trad.par C.N) »

[5] Extrait de la page 129 de « Couto, Mia (2022) : Le Cartographe des absences. Traduit du portugais (Mozambique) par Elisabeth Monteiro Rodrigues ».

[6] Voir aussi « Aubord de « Macondo » (19.04.2014) »

[7] Voir « Revisiter les ténèbres du Mozambique colonial, avec le lusophone Mia Couto (1/2) »

Une liseuse „Tolino“ pour délester ma bibliothèque

Après de longues hésitations,  j’ai donc acheté une liseuses Tolino chez la libraire Frank à Grünstadt (Buchhandlung Frank Grünstadt). Longues hésitations, dont je parlai entre autre dans le billet « « Willy Hahn – Aïcha et les 40 lecteurs – Scènes d’une vie de libraire » notices de lecture, voyages et souvenirs d’un habitué de la librairie « à Livre ouvert » à Wissembourg ».  Mais finalement je l’ai fait, – car il faudra un jour se délester d’une partie des ma bibliothèque, – car je ne sais plus où et comment stocker tous ces livres qui m’appartiennent. Des milliers de livres stockés dans des étagères à livres, des « boites en plastiques », – qui on tendances à envahir pièce après pièce. Le grand lecteur, – a déjà besoin du temps pour la lecture, – mais aussi de la place pour tous ces livres lus, – mais aussi tous les autres livres qui attendent la lecture, la relecture et ainsi va la vie des livres dans une étagère à livres. Tous ce livres ont aussi leur propre histoire, – histoire de lecture, de voyage, de souvenirs. Pierre Assouline nous a récemment parlé des écrivains qui se séparant de leur bibliothèques dans le billet « Quand un écrivain se sépare de sa bibliothèque » de la République des livres. Notons en plus que le billet suivant de la RDL est consacré à une sorte de bibliothèque du future au parfum postapocalytique ! Naturellement je ne suis pas « écrivain », mais simplement un géographe, bloggeur du week-end et lecteur régulier de livres, de textes, journaux etc.  – qui aux fils des années s’est vu déborder par ses « livres » envahissants les lieux d’habitations.  Au début de l’été dernier, en lisant « Vider les lieux » – je me suis déjà préparé mentalement a me séparer d’une partie de ma bibliothèque, – mais en même temps en lisant ce livre étonnant de Olivier Rolin j’ai encore découvert plein de livres – que je devrais un jour découvrir, lire – mais peut être plus – ou en tout cas pas toujours lire en forme de livre traditionnel[1].

Etant en congé maladie après une intervention chirurgical, – je me suis donc mis à utiliser et tester cette fameuse « liseuse Tolino » – qui est d’ailleurs quasiment inconnue en France. Achat de deux livres epub en allemand chez la librairie Frank à Grünstadt (Iglhaut/Poesie und Politik), un en français (Le Cartographe des absences) et en portugais (O Mapeador de Ausências) chez la FNAC, – et un livre anglo-américain chez Lehmanns (the Nethanyhus). Je découvre que le marché pour les epub aux Etats – Uni est minuscule, le marché des livres électroniques est dominé par le « Kindle » d’Amazon.  En France, comme je l’ai déjà décrit – le système Tolino, – qui entre autre fédère les librairies indépendantes allemandes– et leur permets de vendre les livres epub est quasiment inconnue. Donc je peux acheter mes livres epub allemands chez mon librairie à Grünstadt la librairie Frank.  Dommage qu’un tel system n’existe pas en France, – j’ai donc acheté deux eBook chez la FNAC – un en français, – et un en portugais. J’ai mis assez de temps de comprendre l’Univers de ma liseuse Tolino, – et j’ai l’impression que je ne suis pas encore à l’abri de mauvaises surprises. Mais j’ai bien commencé à lire des livres sur la liseuse – et déjà la lecture d’un livre m’emporte vers un univers étrange, – et paysage lointains, – comme pendant mes premiers lectures d’enfance. En fait, souvent malade pendant mon enfance, collé au lit – j’ai aussi découvert le Monde par mes lectures – et je suis devenu aussi un grand lecteur dévoreur de livres, de paysages.  « Le Cartographe des Absences » de Mia Couto m’a  – d’une certaine façon – allumé comme mes premières lectures, et en plus je me suis mis à lire certains chapitres dans la version originale portugaise !

Magnifique traduction d’Elisabeth Monteiro Rodrigues qui transporte le rythme du texte original écrit en portugais mozambicain, mais qui nous ouvre aussi les paysages intérieurs des protagonistes du roman. Mais est-ce que c’est vraiment un roman ? Après avoir lu à peu près 70 pages de la traduction françaises et une trentaine de pages de l’original portugais on pourrait aussi bien avoir l’impression qu’on lit un livre de géographie. Je m’arrêterai ici, – car je n’ai pas encore lu le livre entier. Dans le Monde on trouve un très beau récit sur « le Cartographe des Absences » et son auteur Mia Couto sous le titre « Le rêve mozambicain de l’écrivain Mia Couto » écrite par  Gladys Marivat. En plus sur YouTube « MIA COUTO – LE CARTOGRAPHE DES ABSENCES » une rencontre animée par Gladys Marivat avec Mia Couto et sa traductrice Elisabeth Monteiro Rodrigues publié par la Maison de la Poésie. Peut-être je reviendrai un jour sur le livre « le cartographe des absences » dans paysages.

Donc la liseuse Tolino m’a permis de lire en parallèle «O mapeador de ausências » et la traduction française « Le Cartographe des absences » – vue qu’il est très difficile d’acquérir des livres portugais en Allemagne  cela aurait été quasiment impossible en livre traditionnel. Ce n’est déjà pas si mal pour un premier début.

Donc une première expérience, disons positive avec la liseuse Tolino, – on verra bien que ce donnera – et puis ceci pourrait peut-être libérer un peu de place dans mes étagères de livres.

Photos : toutes Christophe Neff, © Christophe Neff 06.12.2022   + couvertures des ebook O Mapeador de Ausências & Le Cartographe des absences, + capture d’ecran de ma liseuse Tolino du 06.12.2022.

Bibliographie :

Adler, Katharina (2022): Iglhaut. Roman.  Hamburg : Rowohlt E-Book 2022, ISBN 978-3-644-01074-1

Cohen, Joshua (2021): The Nethanyhus. London, Fitzcarraldo Editions, eISBN 978–1–913097–61–5

Couto, Mia (2020) : O Mapeador de Ausências, © Mia Couto, 2020, Al fragide , Editorial Caminho ISBN: 9789722130615

Couto, Mia (2022) : Le Cartographe des absences. Traduit du portugais (Mozambique) par Elisabeth Monteiro Rodrigues à partir du texte original de l’édition Caminho révisé par l’auteur. Éditions Métailié. Titre original : O Mapeador de Ausências, © Mia Couto, 2020, By arrangement with Literarische Agentur Mertin Inh. Nicole Witt e.K., Frankfurt am Main, Germany, E-ISBN : 979-10-226-1227-2

Hörisch, Jochen (2022): Poesie und Politik, München, Carl Hanser Verlag, ISBN (epub) 978-3-446-27648-2

Rolin, Olivier (2022) : Vider les lieux. Paris, © Éditions Gallimard, ISBN 978-2-07-284499-7

Christophe Neff, Grünstadt, écrit le 05.12.2022, publié le 06.12.2022


[1] Très belle critique littéraire  de  Raphaëlle Leyris « « Vider les lieux », d’Olivier Rolin : la mémoire des choses » dans le Monde. Je crois de me souvenir, que j’ai découvert le livre d’Olivier Rolin – ou disons que ce cette critique qui m’a incité d’acheter le livre et de le lire.

Blognotice 16.11.2022: révision/finissage d’un chapitre de livre sur la fin de seconde guerre mondiale dans une petite ville allemande & débuts sur Mastodon

Gare de Bad Saulgau, vue en direction d’Aulendorf, © Christophe Neff 09.10.2022

Le week-end du 5/6. Novembre 2022 je travaillais sur la révision d’un chapitre de livre, sur la perception de la fin de la deuxième guerre mondiale et le début de la période d’occupation française  à Bad Saulgau, petite ville de la Haute-Souabe (Oberschwaben en allemand), et je faisais mes premiers pas sur Mastodon. Le chapitre de livre est une contribution pour un livre en phase d’écriture sur la fin de la deuxième guerre mondiale à Bad Saulgau, livre dont j’ai déjà dédié deux contributions écrites en allemand dans paysages[1]. Ma contribution est le résumé des souvenirs de la partie allemande de ma famille, les Neff’s et les Schramm’s tous plus ou moins originaire de Saulgau et de Munderkingen. La guerre, ou disons les guerres, – la première et la deuxième guerre mondiale avait laissé des souvenirs profonds dans la famille et donc on en parlait souvent. Autres thème, pendant les rencontres dominicales, – était souvent le chemin de fers et les trains. Mon grand-père Anton, était à la tête d’une entreprise de transport et déménagement la Wilhelm Schramm (Möbel) Spedition qui collaborait étroitement avec les chemins de fers. Les marchandises (surtout les carburants & combustibles) et les messageries arrivant en train étaient distribuées par camions vers les clients à Saulgau et les environs. L’autre branche de cette société était dédiée aux déménagements. En révisant ce chapitre je découvris que Jacques Coup de Fréjac qui incita la création du centre culturel « die Fähre » à Saulgau en 1947 est quasiment un inconnu dans l’espace de la toile. La « Fähre » était un outil important de la politique culturel française en zone d’occupation française en Allemagne. En ouvrant l’espace culturel on voulait initier & aider la jeunesse allemande de devenir des citoyens démocratiques. Je précise que dans le chapitre de livre que je retravaillé, je ne mentionne pas Jacques Coup de Fréjac. Je suis vraiment curieux à voir à quoi ressemblera la version édité du livre et de ma contribution au livre, – et naturellement curieux de savoir quand le livre sera finalement édite. Et tous cela c’est plutôt un témoignage personnel sur la perception de la fin de la seconde guerre mondiale dans une famille allemande d’une petite ville du Sud du Wurtemberg, de l’histoire contemporaine, de la Géographie historique, que de la Géographie physique ou de l’écologie du paysage.

Parallèlement à la révision du chapitre dont je parle ci-dessus je me suis « inscrit » sur « Mastodon ». En suivant Anna Colin Lebedev sur twitter, j’ai suivi « l’invitation » de Rémy Grünblatt et je me suis inscrit sur le serveur Mastodon administre par Rémy Grünblatt. En fait je suis inscrit sur twitter depuis aout 2012,  – mais je n’ai jamais fait grand-chose sur twitter, – je n’ai participé à presque aucune discussion, quelque retweets – j’ai principalement annoncé mes nouveaux billets de paysages sur twitter – donc que 413 tweets depuis mes débuts chez twitter. Je n’ai pas encore quittée Twitter, car je suis encore des personnalités comme Timothy Snyder, Carlo Masala, Anna Colin Lebedev, Michel Goya,  Claudia Major et d’autres personnes  – mais à part cela Twitter n’a et n’avait aucune importance particulière pour moi. Ma vie professionnelle & privée se passe a des éternités de l’espace twitter.

Je suis donc entré un peu par curiosité dans la sphère de Mastodon, – comme je suis entré dans le Monde de l’internet en utilisant Gopher au début des années 1990 et finalement  NCSA Mosaic en 1994 et découvrant ainsi le WWW.  Ma première adresse email comme jeune assistant en géographie à l’université de Mannheim était « neff@rumms.uni-mannheim.de »  – et ici et là on peut encore trouver des vestiges de cette adresse dans Internet. Au début des années 1990 j’ai été un des premiers jeunes chercheurs de l’université de Mannheim en dehors des informaticiens débarquant sur Internet, – et j’ai l’impression de retrouver un peu l’esprit de ces années pionniers de l’internet en ce moment sur Mastodon. Jusqu’à présent j’ai l’impression qu’on rencontre beaucoup de chercheurs, scientifiques et peut d’autre Monde. Je sais que cela va certainement changer.  Cette impression est peut-être aussi dû au fait que je me suis inscrit sur « une instance Mastodon pour le Monde academique francophone » Concernant Twitter, – peut-être dans une ou deux décennies – Twitter sera peut-être aussi tombé à l’oubli comme « Gopher ».  Mais il y a naturellement une grande différence entre les deux – Gopher était un outil pour une petite communauté de scientifiques assez restreinte au début des années 1990 – mais Twitter c’est un autre espaces. Je me demande souvent qui –où et comment sont archivées les contenus des tweets ? Est-ce que un chercheur dans dix, quinze années pourra consulter ces tweets pour un analyse de la campagne électoral des Midterms en 2022, la guerre en Ukraine, le rachat de Twitter par Elon Musk pour donner juste quelque exemples ?  D’ailleurs dans ce contexte, – le blog paysage est archive par la DNB à Francfort. Concernant Mastodon, je vais explorer avec curiosité ce nouveau espace, espace qui n’est pas si nouveau que ça, car Mastodon était déjà crée en octobre 2016 par Eugen Rochko – annoncer mes nouveaux billets dans paysages, peut-être faire ici et la connaitre mes publications/communication orales scientifiques – on va voir. En tous cas le fait, que ce soit un réseau décentralisé, – qui n’appartient pas à quelques milliardaires – mais plutôt à tout le monde qui y participe – mais semble déjà être une idée sympathique !

Photos : Scan de Twitter/Mastodon. La photo de couverture montre les installations ferroviaires de la gare de Bad Saulgau en Octobre 2022, image déjà utilise dans mon dernier billet. La photo que j’utilise actuellement sur mon compte Mastodon, – me montre pendant une pause de travail dans la  surface d’incendie de forêt de Schiltach – Kirchberg en Forêt – Noire[2], la photo a déjà été publiée dans le post  « Wie einst Maria Chapdelaine in Péribonka: Erinnerungen an Birthe Geitmann’s Zeit  im Lärchenweg in Schramberg – Sulgen – mit Vorwort vom 30.01.2022 », la photo d’arbousier montre un de mes arbousier et leurs fruits dans notre jardin à Grünstadt.

Christophe Neff, écrit le 13.11.2022, révise le 15.11.2022, publié le 16.11.2022


[1] Voir: „Blognotiz 13.03.2022: Erinnerungen an eine Bahnreise nach Saulgau im März 2010“et „Saulgau Oberschwaben Oktober 2022: Photos, Buchlektüren und Kindheitserinnerungen“.

[2] Oui les incendies de forêts en Forêt Noire cela existe, – voir « Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage » et la communication orale « The Schiltach – Kirchberg fire succession site : Analyzing Post Fire succession in a submontan/montan mixed Abies alba forest » deposé ici dans KIT-Open.