Des paysages à l’infini, des paysages d’une beauté inoubliable à perte de vue. En regardant le documentaire « Algérie, la mer retrouvée[1] » d’Alexis Marant et Guillaume Pitron sur Thalassa[2] vendredi 3.4.2015 je fus projeté 16, presque 17 ans en arrière. Le Professeur Manfred Meurer[3], membre de mon jury de thèse de doctorat[4] m’avait demandé, si je pourrais encadrer une de ses doctorantes, – une algérienne travaillant sur la flore algérienne. J’avais jusque-là lu presque tous les ouvrages sur la géographie et les paysages algériens, – et étant en charge de cette doctorante depuis 1999 – je voulais tout de suite saisir l’occasion pour faire un voyage d’étude en Algérie, pour connaitre de mes propres yeux ce pays que je considérais comme un des plus beaux pays monde. Mais Abida Z., la doctorante algéroise du Prof. Meurer me disait, – Monsieur Neff, n’y aller pas, – vous avez des enfants … vous savez les islamistes, le GIA ….c’est trop dangereux – vous risquez de ne plus voir vos enfants de ne jamais revenir en Allemagne, de ne jamais revoir votre épouse, votre mère, votre grand-mère. C’était le temps où l’Algérie fut déchirée par une terrible guerre civile – ce fut la décennie noire qui ensanglanta l’Algérie. En regardant les belles images du film d’Alexis Marant et Guillaume Pitron on pourrait croire, que ces années cauchemardesques, sont des souvenirs d’un autre temps, presque oublié, – mais l’assassinat de Hervé Gourdel en Septembre 2014 en Kabylie dans le massif de Djurdjura par les soldats du califat, nous a rappelé que ces cauchemars des années 1990 sont encore bien vivants et réapparaissent brusquement de temps en temps. Finalement donc je ne suis jamais parti en Algérie. En 2005[5] je commençais dans l’équipe du Professeur Meurer à l’ancienne Université de Karlsruhe[6], devenue depuis le KIT, en charge de de plusieurs projets de recherche en Tunisie, ainsi commençèrent mes années tunisiennes, – mes rêves d’Algérie s’éloignaient de plus en plus – et j’apprenais à aimer la Tunisie et ses paysages – ce qui me valut à la longue d’être considéré en Allemagne comme un des rares spécialistes allemands de la Tunisie. Durant l’année 2007 j’aurais encore eu l’occasion de travailler dans un projet de recherche écologique appliquée avec Gonzague Pillet à Annaba en Algérie, mais Gonzague Pillet décéda brusquement en automne 2007, et l’Algérie s’éloigna définitivement de mes intérêts et obligations professionnelles.
En voyant les magnifiques images des côtes algériennes du reportage d’Alexis Marant et Guillaume Pitron sur la cote algéroise, – je me suis dit, qu’un jour je ferai ce voyage en Algérie, dont j’ai toujours rêvé, au plus tard à l’Age de la retraite. Ma retraite je pourrais la prendre dans 17 ans, – espérons qu’ entre-temps les autorités algériennes ne vont dilapider, bétonner cette merveilleuse côte qui est un vrai trésor. Ne surtout pas commettre les erreurs espagnoles, – succomber à l’argent facile du tourisme de masse – et d’abandonner cette merveilleuse côte à la littoralisation, californisation – au bétonnage tout court. Ce littoral mérite mieux que l’exemple effrayant des côtes méditerranéennes espagnoles. Je pense qu’ en développant un tourisme durable on pourrait très bien développer les côtes algériennes sans mettre en péril la valeur écologique et esthétique de ses paysages côtiers uniques. D’Oran jusque à Annaba le film d’Alexis Marant et Guillaume Pitron nous a fait découvrir une cote merveilleuse, mais aussi une jeunesse, des femmes et des hommes, qui prennent leurs destins en main pour un meilleur avenir. Enfin le film m’a donné envie de ne pas attendre jusqu’à ma retraite pour découvrir l’Algérie, ces merveilleuse côtes, découvrir les paysages du Parc national de Gouraya ….. et encore beaucoup plus. De prendre le ferry depuis Marseille, me réveiller à l’aube à Alger la blanche, de monter à la Basilique Notre-Dame d’Afrique, de faire le voyage à Tibhirine pour déposer une gerbe à l’ Abbaye Notre-Dame de l’Atlas en mémoire des sept moines de Tibhirine assassinés, de poursuivre la route traversant toute l’Algérie d’ ouest en est pour finalement après avoir visité le parc national d’El-Kala, d’arriver à Tabarka en Tunisie. On peut toujours rêver ….
[3] Le Professeur Manfred Meurer était considéré en Allemagne comme un spécialiste des écosystèmes méditerranéens, de l’Afrique francophone et surtout de la Tunisie.
Confiné pendant plusieurs jours dans une chambre de l’Hôpital de Grünstadt (Kreiskrankenhaus Grünstadt) après une opération chirurgicale au genou, j’ai essayé de prendre tous les jours une photo du paysage urbain de Grünstadt depuis mon lit d’Hôpital. Tous les jours, même tous les heures des couleurs différentes, la lumière changeant dans un paysages structuré urbain, structuré par le « Westring » – l’autoroute A 6 (d’ailleurs une des plus anciennes autoroutes allemandes), les deux églises – l’église protestante de St.Martin (clocher couleur brun-rouge de grès) et l’église catholique St. Peter (clocher couleur blanc) – au fond, les vignobles de la Unterhaardt, et parfois même à l’horizon, on peut même reconnaitre les cheminées du Großkraftwerk (centrale electrique) à Mannheim-Neckarau et ainsi que la ville de Ludwigshafen avec le grand complexe industriel de la BASF. Dans cette vue du paysage urbain de Grünstadt, la vue d’ensemble est séparée par une ligne imaginaire, où on peut reconnaitre avec un peu de « Ortskenntnis » (connaissance des lieux) la ligne de chemin de fer Grünstadt – Bad Dürkheim.
Vue de Grünstadt 9 22.03.2015 17.27
Notons que la Unterhaardt, ces coteaux à caractère subméditerranéen entre Grünstadt et Bad Dürkheim, qui est un des rares paysages allemands presque entièrement dominés par le vignoble, n’a jusqu’à présent pas d’article sur la wikipedia allemande. On trouve un peu de tout sur la Wikipédia allemande, mais sur la Unterhaardt on ne trouve absolument rien, ceci me semble assez étrange[1].
En regardant les lumières et couleurs changeantes du paysage urbain de Grünstadt, je pensais aussi à Christoph Jentsch, professeur de géographie humaine, récemment décédé qui fut un de mes maitres. Je me souviens, qu’il disait – „Landschaft ist ein Bildauschnitt, ein Blickwinkel“ – le paysage est une partie d’un tableau, un angle de vue. Donc la notion de paysage est toujours liée à l’homme, à l’inverse de l’écosystème – qui existe et qui existera sans l’intervention de l’homme. Sans la vue de l’homme sur un espace – pas de Landschaft, pas de paysage, pas de landscape. Ces paroles furent, si je me souviens bien, prononcées pendant la préparation du projet de recherche « Neuscape » – « Nested ecological understanding of changing cultural landscapes”. Comme assistant de Peter Frankenberg, à la chaire de géographie physique de l’Université de Mannheim[2], je fus chargé de préparer pour Peter Frankenberg et Christoph Jentsch en collaboration avec Shivcharn S. Dhillion[3], James Aronson, François Romane, Edouard Le Floc’h et Anne Grossmann[4] une demande de financement de la Communauté européenne pour un projet de recherche sur un transecte de paysages européens allant de la Norvège à l’Espagne du Sud, incluant des paysages en Norvège, Allemagne (Palatinat et Forêt Noire), France (Midi français incluant les garrigues de Nîmes, les Costières de Nîmes, les site Cazarils du CEFE, Corbières et Cap Leucate,) – les paysages de Montado au Portugal et des paysages espagnols de l’Andalousie méridionale. Finalement le projet ne fut jamais financé par la communauté européenne, mais à titre personnel, en préparant cette demande de financement j’ai beaucoup appris sur les paysages européens et aussi sur le fonctionnement de la fameuse DG XII pendant les années Cresson. L’acronyme du projet « Neuscape » étaient d’ailleurs librement inspiré du Netscape navigator, – qui était durant les années 1990 le navigateur web dominant. Tout cela maintenant appartient à l’histoire, mais les mots du Professeur Jentsch sur la « Landschaft » me semblent inoubliables.
Donc en prenant en photo les différents couleurs des paysages urbains de Grünstadt avec mon smartphone, je pensais à ces mots que le Professeur Jentsch avait exprimés durant les années 1990 sur les paysages et Landschaften. Beaucoup de lecture aussi, durant ces jours dans mon lit d’hôpital. Je finissais les derniers chapitres du « dictionnaire amoureux du Brésil », dont j’avais déjà parle dans Bala l’homme de la forêt. Je traversais le paysages de cimetières sous-marins avec « Edgar Bentler dit Ed » entre Hiddensee, Rügen et le Danemark (l’ile de Møn) , – dernier chapitre du roman « Kruso» de Lutz Seiler, dans lequel est thématisé le destin tragique de « Republikflüchtlinge», qui essayèrent de traverser la mer baltique pour fuir la DDR et de rejoindre le Danemark à la nage, en planche à voile, etc. et dont la fuite pour la plus grande majorité trouva une fin tragique dans les fonds de la mer baltique. Le roman de Lutz Seiler qui fut récompensé par le Uwe Johnson Literaturpreis et le Deutsche Buchpreis 2014, mériterait certainement une traduction en français.
Un autre paysage que je traversais avec l’aide d’une lecture fort intéressante, fut la carte cognitive des fonds philosophiques des pensées Poutinienes, que je découvris dans le petit livre de Michel Eltchaninoff[5] qui porte le titre programmatique « Dans la tête de Vladimir Poutine ». Ayant comparé dans une petite notice de blog publié en décembre 2013, Monsieur Poutine avec Nicolas Ier de Russie, cette lecture du livre de Michel Eltchaninoff, semble confirmer mes pensées (et même au-delà) assez sceptiques envers la politique neo-imperialiste du nouveau Tsar. Le livre finit avec ces phrases remarquables « Désormais, grâce au plan le plus nationaliste et pseudoscientifique de la philosophie russe, Poutine rend à la Russie sa vocation idéologique internationale. Le conservatisme identitaire doit devenir un phare pour tous les peuples du monde. La mobilisation conservatrice, initiée et dirigée par le Kremlin, n’a plus de frontières. L’URSS n’était pas un pays, mais un concept. Avec Poutine, la Russie est à nouveau le nom d’une idée. » Un livre intéressant, -un livre qui mériterait une traduction anglaise, allemande, – et même au-delà. En ce qui concerne une traduction allemande potentielle du livre de Michel Eltchaninoff, celle-ci devrait être lue par tous les membres du Auswärtiger Ausschuss du Bundestag. Et pour finir je commençai les premiers chapitres de « Schubert’s Winter Journey » de IAN Bostridge, livre que j’avais découvert il y a quelques semaines dans la République des Livres – grâce au billet au titre prometteur « Schubert tel que vous ne l’avez jamais lu » – ce billet, et cela mérite d’être signalé, est ,si je suis bien renseigné, un des rares billets de Pierre Assouline, qui nous présente un livre anglais dont la traduction française se fait attendre. Mais peut être le billet enthousiaste de P.A. incitera un éditeur français ou francophone de se lancer dans la traduction de l’ouvrage.
Le jour où je sortais de l’Hôpital je découvre les premiers Forsythia de Paris (Mimosa de Paris) en fleurs à Grünstadt, -et dans mon jardin je découvre les premières branches de notre Abricotier qui commence à fleurir – le printemps semble réellement s’installer dans les paysages de la Unterhaardt. Mais ce même jour je découvrais aussi à quel point la tragédie du vol vol 4U9525 Germanwings qui s’est écrasé dans le Massif des Trois-Évêchés avait traumatisé l’Allemagne. Mais ceci est une autre histoire. D’ailleurs Dirk Kurbjuweit dans le dernier Spiegel (14/2015) a écrit un commentaire intéressant sous le titre « Ohne festen Boden – Das Flugzeugunglück beendet den Mythos von deutscher Sicherheit ». Depuis quelques jours ont passé, – l’ouragan Niklasvient de traverser l’Allemagne, mais notre Abricotier en pleines fleurs maintenant a bien résisté, – le printemps est maintenant bel et bien arrivé sur les coteaux de la Unterhaardt, même si nous risquons peut être encore de voir tomber quelques flocons de neiges pendant le week-end pascal. Mon radius d’action est encore assez limité, je viens de commencer un nouveau livre … – « le dictionnaire amoureux de l’Alsace » de Gilles Pudlowski. C’est un livre qui nous parle avec amours des paysages alsaciens, de ses villes et villages, de ses écrivains et artistes, de son art gastronomique … un livre qui mérite encore la lecture et qui mériterait aussi une traduction et adaptation allemande, même si il y déjà été édité en 2010 – je crois même qu’une édition allemande pourrait devenir un succès commercial dans le « Buchhandel » allemand. C’est aussi un livre plein de découvertes, – au moins pour moi, – et c’est ainsi que j’ai découvert le poète-écrivain-résistant Jean Paul de Dadelsen.
Dans ce livre de Gilles Pudlwoski j’ai particulièrement savouré le chapitre dédie à la ville de Wissembourg. Passer une belle journée a Wissembourg, voir ce qu’il y de nouveau dans la librairie «à livre ouvert» chez Willy Hahn, est ce que je trouverai « Goethe en Alsace » de Jean Paul de Dadelsen ? Déjeuner au Cygne – peut être une Grumbeeredetchl » au saumon fumé, chantilly au raifort et petite salade de saison – et après passer chez la pâtisserie – chocolaterie Rebert pour quelques gourmandises avant de faire une belle promenade entre Rott, Cleebourg et Drachenbronn longeant les vignes et les lisières des belles forêts des Vosges du Nord. Naturellement je rêve, – en ce moment je marche avec des béquilles, et pour le Week-end les services météorologiques allemands nous annoncent des chutes de neige même en plaine … mais le dictionnaire amoureux de l’alsace est un livre qui nous invite à rêver de ce beau paysage, ce beau jardin l’Alsace !
Photos sélectionnées du paysage urbain de Grünstadt prise depuis ma chambre d’hôpital entre le 20.3 – 26.3.2015.
Bostridge, Ian (2015) : Schubert’s Winter Journey. Anatomy of an Obsession. London, (Faber & Faber), ISBN 978-0-571-28280-7
Eltchaninoff, Michel (2015): Dans la tête de Vladimir Poutine. Essai. Arles (Solin/Actes Sud), ISBN 978-2-330-03972-1
Lapouge, Gilles (2011): Dictionnaire amoureux du Brésil, Paris, (Plon), ISBN 978-2-259-20925-0
Kurbujuweit, Dirk (2015): Ohne festen Boden – das Flugzeugunglück beendet den Mythos von deutscher Sicherheit. In: Der Spiegel, 14/2015, p. 14
Pudlowski, Gilles (2010): Dictionnaire amoureux de l’Alsace. Dessin d’Alain Bouldouyre. Paris, (Plon), ISBN 978-2-259-20947-2
Seiler, Lutz (2014): Kruso. Roman. Berlin (Suhrkamp Verlag Berlin), ISBN 978-3-518-42447-6
Christophe Neff, le 02.04.2015
P.S. (05.04.2015 11:00): Le billet fut publié le 02.04.2015, depuis le 04.04.2015 nous trouvons dans la Wikipédia française un article sur « Michel Eltchaninoff ».
[1] On trouve une description des paysages de la Unterhaardt sur le site Lanis (Landschaftsinformationssystems der Naturschutzverwaltung Rheinland-Pfalz) ici.
[2] L’institut de géographie de l’Université de Mannheim fut fermé du au mesure de restructuration universitaire entame pas le rectorat Arndt. Christoph Jentsch en 2009 à édite un livre sur l’histoire de la géographie à l’Université de Mannheim sous le titre: « Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule 1907 bis 2006. Eine Dokumentation von Christoph Jentsch ». Dans paysages j’ai consacré en 2009 un article (en allemand) a cette documentation édité pas Christophe Jentsch sous le titre « Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule ».
[3] Durant la préparation de Neuscape Shivcharn S. Dhillion était chercheur – enseignant à l’université de Oslo en Norvège.
[4] James Aronson, François Romane, Edouard Le Floc’h et Anne Grossmann étaient à cette époque membres du CNRS-CEFE à Montpellier. Dans les années le CEFE s’appelait encore Centre d’Ecologie Fonctionnelle & Evolutive, CEPE Louis Emberger en mémoire du phytogéographe Louis Emberger.
[5] En écrivant ce texte, je découvre qu’il n’existe pas d’article sur Michel Eltchaninoff dans la Wikipedia française. Dommage, – car Eltchaninoff aurait surement mérité un article dans la wikipedia.fr
Die Mandelblüte[1] im Oberrheingebiet gilt als erster Frühlingsvorbote in Südwestdeutschland. In Grünstadt, an der Sausenheimer Straße zwischen Westring und Freundchenstraße, gibt es einen Mandelbaum, der mit systematischer Regelmäßigkeit ca. zwei Wochen vor der eigentlichen Mandelblüte an der Weinstraße zu blühen beginnt. Dieses Jahr habe ich an diesem Baum so um den 20 Februar die ersten Blüten entdeckt. Inzwischen ist ein gutes Drittel des Baumes mit weißen Blüten bedeckt. Es handelt sich um ein alten, echten Mandelbaum (Prunus dulcis) der trotz seines Alters immer noch mit großer Regelmäßigkeit lange vor den anderen Mandelbäumen in der Pfalz mit seinen Blüten den Frühling einläutet. Ich schreibe echten Mandelbaum, weil es sich bei den meisten rosablühenden Sorten[2] die man in der Pfalz findet, wie z.B. die Sorte „Perle der Weinstraße“ eigentlich um Mandel-Pfirsiche (Prunus amygdalo-persica (West) Rehd.) handelt.
Soweit ich mich richtig erinnere, gab es während meiner Studienzeit in Mannheimer im Mannheimer Morgen, eine kurze Photonotiz zu Beginn der Mandelblüte in Südwestdeutschland, – sozusagen ein virtueller Photowettbewerb zwischen Bergstraße und Weinstraße, an welchem Ort die ersten Mandelbäume blühen und den Frühling einläuten. Wobei dank des Stadtklimaeffektes, die wenigen Mandelbäume die man in Mannheim oder Ludwigshafen findet oftmals früher blühen, als die Mandelbäume an Wein oder Bergstrasse. Der besagte alte Mandelbaum in Grünstadt an der Sausenheimer Strasse dürfte auf jedenfall zu den „Frühblühern“ unter Mandelbäumen Süwestdeutschlands gehören.
La floraison d’amandiers (Mandelblüte)[3] est considérée comme premier signe du début du printemps dans l’Allemagne du Sud-ouest (Südwestdeutschland). A Grünstadt, dans la Sausenheimer Straße, entre Westring et la Freundchenstraße il y a un amandier, qui commençe sa floraison systématiquement deux semaines avant la floraison des Amandiers sur la Weinstraße. Cette année j’ai découvert les premières fleurs sur cet arbre le 20 février. Il s’agit d’un vieil amandier, un vrai amandier (Prunus dulcis) qui malgré son âge avance annonce l’arrive du printemps longtemps avant les autres amandiers du Palatinat. J’écris bien vrais amandiers, car une grande partie des amandiers portant des fleurs roses en Palatinat sont des hybrides entre Amandiers & Pêches – les Mandelpfirsiche (Prunus amygdalo-persica (West) Rehd.)[4].
Si je me souviens bien, durant mes années étudiantes à Mannheim, le Mannheimer Morgen présentait toujours une petite notice photo lors du début de la floraison des amandiers dans le Sud-ouest de l’Allemagne, sorte de petit concours de photo entre la Bergstraße et la Weinstraße, – pour nous présenter les lieux du début du printemps. Mais en réalité grâce à l’ ilot de chaleur urbain, les rares amandiers se trouvant dans l’agglomération de Mannheim Ludwigshafen, fleurissent assez souvent plus tôt que les amandiers de la Wein- ou de la Bergstraße. Néanmoins le vieil amandier de la Sausenheimer Straße à Grünstadt devrait certainement être un des amandiers du Sud-ouest de l’Allemagne ou même de toute l’Allemagne fleurissant le plus tôt, annonçant l’arrivée du printemps de bonne heure.
[4] Pour plus d’informations sur les variétés d’amandiers en palatinat voir la page (en allemand) „Heimische Eßmandeln“ de la Gartenakademie Rheinland-Pfalz.
Je l’ai découvert en feuilletant le dernier numéro de Cuisine et Vins de France (Février-Mars 2015, N. 162), sur le carnet dégustation « 12 Vins pour recevoir (p.82, 83) : un Fitou du Mas des Caprices[1] à Leucate – le « Retour aux sources 2013 » – un produit leucatois dans la sélection dégustation de CVF, cela n’arrive pas tous les jours. La CVF nous décrit ce vin par les mots suivants : « Un vin terrien, puissant, poivré et giboyeux. Cette cuvée nous ramène aux sources et nous rappelle la chaleur du soleil du Languedoc. Il nous raconte beaucoup de choses et nous laisse une impression en final. Un vin qui incite à la découverte (Cuisine et Vins de France N. 162, p. 83)». La chaleur du soleil du Languedoc, – soleil et lumière qui nous manquent tant entre les mois de novembre et mars à Grünstadt. Pendant ces jours de grisailles, de brumes rhénane, – un verre de vin apportant les lumières, les rayons du soleil des falaises de Leucate, du plateau de Leucate et de ses vignes est toujours le bienvenu!
Cette mention dans la CVF est une très belle réussite pour Mireille et Pierre Mann, – ces vignerons alsaciens qui ont choisi les terres entre mer et étangs dans le pays leucatois pour leur aventure « bio » ! Notons aussi que leur « Blanc de l’œuf », un Corbières blanc, à base de Grenaches et de Maccabeo mérite le « détour ».
Mais les Manns ne sont pas sont pas les seuls qui produisent des bonnes bouteilles qui méritent le détour. La cave coopérative de Leucate, – « les Vignerons du Cap Leucate [2]» : on les retrouve dans le dernier « bettane + dessauve » – ce qui est aussi une très belle réussite. Le Coup de cœur des dégusteurs du bettane + dessauve est le « Vin de France L 2011 » qui est décrit de manière suivante « Magnifique nez d’une complexité et d’une maturité impressionnante, arômes de café, prunes, fruits noirs confiturés, grillé, jasmin, bouche tout aussi aromatique, d’une grande fraîcheur, avec une longueur superbe et un équilibre parfait. Grande expression du Carignan (Bettane & Desseauve 2014, 552) ».
Leucate, terroir de viticulture, est aussi devenu une destination gastronomique,- pour la deuxième année consécutive, le guide Michelin (Michelin 2015) distingue deux tables leucatoises, – le 35 B situé au centre de Leucate Village à la place de la république reçoit un bib gourmand, et le Klim & Ko situé sur la falaise du Cap Leucate reçoit une étoile Michelin. Seul bémol à ajouter, le fameux point d’information sur le plateau et la falaise de Leucate, point d’information sur les sites natura 2000 sur le plateau de Leucate que la Municipalité de Leucate nous avait promis en paquet lors de l’aménagement de l’ancien site TDF en restaurant gastronomique[3], d’après mes informations n’a pas encore vu la lumière du jour. Dommage! Les magnifiques paysages des falaises auraient mérité mieux.
Néanmoins le paysage viticole de Leucate se porte bien, – les hommes et femmes travaillant leur vignes contribuent à leur manière à la richesse des paysages leucatois. Une manière de valoriser les « Services fournis par les écosystèmes », les fameux « Ecosystem services » des paysages leucatois. Sans viticulture, les paysages du leucatois risquent de perdre leur diversité, leur richesse. Une viticulture raisonnable peut même à sa manière contribuer à augmenter les biodiversités du paysage, ce qui est certainement le cas dans le pays leucatois[i].
Ouvrages cités :
Angles, Stepane (Ed.) (2014): Atlas des paysages de la vigne et de l’olivier en France méditerranéenne. Versailles (Quae), ISBN 978-2-7592-2211-7
Bettane, Michel ; Desseauve, Thierry (2014) : Guide des Vins bettane + dessauve 2015. Paris (Flammarion), ISBN 978-2-0813-4275-0
Cuisine et Vins de France, Février – Mars 2015, N. 162.
Michelin (2015) : Le guide Michelin 2015. Boulogne Billancourt
Christophe Neff, le 15.02.2015
[1] Le site du Mas de Caprice à Leucate se trouve ici.
[2] Le site des Vignerons du Cap Leucate se trouve ici.
[i] Pour une lecture plus approfondie sur la valeur de « paysages de la vigne » voir le livre « Atlas de la vigne et de l’olivier en France méditerranéenne » édité par Stéphane Angles.
Beim Betrachten dieser Liste, fällt auf, dass ein Großteil dieser Artikel sich mit dem « pays leucatois »,- also der Landschaft um Leucate und Port Leucate befassen, – in gewisser Weise ist paysages auch ein Blog leucatois geworden. In diesem Zusammenhang sei auch auf den Artikel Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate verwiesen, denn in diesem Beitrag habe ich schon vor Jahren vor der Gefahr von „Meereseinbrüchen“ im pays leucatois, vor allem in Port Leucate drohen, hingewiesen. Aus geopolitischer Sicht erwähnenswert,- der sich auf Platz drei befindliche Beitrag « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert » – ein Beitrag in dem ich den Zusammenbruch des Sykes-Picot Systems thematisierte und vor allem auch darauf hinwies, dass die religiösen Minderheiten im Nahen Osten, die bisher durch die geopolitische Architektur des Sykes-Picot Abkommen einen relativen Schutz genossen,- durch die Auflösung dieser geopolitische Architektur existentiel bedroht sind. Die sinngemäße Übersetzung der Überschrift « Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert » bedeutet « Bald wird die Erinnerung an die chaldäischen und syriakischen Kirchen nur noch ein heißer Wüstenwind sein“. Dem ist eigentlich nichts hinzufügen.
Abschließend möchte ich noch auf einen im Dezember 2013 auf französisch verfassten Artikel verweisen, der kaum gelesen wurde (0,007% der Besuche im Jahr 2014), von dem ich mir aber gewünscht hätte, dass er mehr gelesen worden wäre, denn dann wären unsere politischen Entscheidungsträger ggf. nicht ganz so von der geopolitschen Großwetterlage in Osteuropa überrascht worden. In der „ Blognotice 22.12.2013: De Dostoïevski à Mikhaïl Khodorkovski“ habe ich Wladimir Putin mit Nikolaus I. verglichen, d.h. die Annektion der Krim, und alles was danach folgte hat mich nicht sonderlich überrascht. Ich gehe davon aus, dass „Monsieur Poutine“ versuchen wird das alte zaristische imperiale Russland in Grenzen von 1914 wiederherzustellen. Oder wie der französische Geograph Michel Foucher (2014) es in einem Interview + Karte im Le 1 darstellte, Rußland in den Grenzen des „Patriarcat de Moscou et de toute la Russie“ d.h. dem Einfluß der Russisch-Orthodoxe Kirche, wieder aufleben zu lassen. Ich mache mir da keinerlei Illusionen. Was mich hingegen, wirklich überrascht, ist das viele der sogenannten „geopolitisch Russlandexperten“ – eigentlich nicht in der Lage sind, Russland jenseits der bolschewistischen Epoche zu denken[3]. Hier scheint es regelrechte Denkblockaden zu geben.
Zitierte Literatur:
Foucher, Michel (2014): Le Soft Power Russe. Un Entretien avec Michel Foucher. Le 1. N.2 , mercredi 16 avril 2014 « Poutine, cet homme que nous aimonstant hair ».
[2] Zweisprachiger Beitrag, der deutsche Text befindet sich im zweiten Teil des Artikels.
[3] Sehr lesenswert in diesem Zusammenhang halte ich das Buch „Histoire de la Russie et de son empire“ von Michel Heller. Wobei hinzuzufügen ist, dass die Taschenbuchversion (die auch mir bei der Lektüre vorlag), auf Grund der sehr kleinen Schriftgröße, nur sehr schwer lesbar ist. (Michel Heller: Histoire de la Russie et de son empire. Éditions Flammarion, Paris 2009, ISBN 978-2-0812-3533-5).
L’esplanade du Wasserturm, les jets d’eau qui ouvrent la vue vers la Augustaanlage, le Rosengarten, les Planken, – l’univers de mes années étudiantes à Mannheim, de mes années d’assistant de géographie à l’Institut de Géographie de l’Université de Mannheim[1], de Postdoc, – jamais je n’aurais cru voir flotter le drapeau tricolore devant le Wasserturm, d’ entendre, de chanter moi- même la Marseillaise …..
Cela s’est produit pendant la très émouvante cérémonie en hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et du supermarché casher de la porte de Vincennes au Rosengartenplatz devant le Rosengarten, à Mannheim ce Dimanche 11 Janvier à quinze heures de l’après-midi[2]. La Manifestation fut organisée à l’initiative „Deutsch-Französische Vereinigung Rhein-Neckar“ et du „Deutsch-Französischer Kulturkreis Heidelberg“. Cette manifestation réunissait à peu près 1200 personnes d’après le Rhein-Neckar Blog. Allemands, Français, – et diverses personnalités politiques régionales. Le président du Deutsch-Französischer Kulturkreis Michel Maugé tint un discours émouvant rappelant les trois piliers de la révolution française, de la république française – « La France unie, unie avec tous ceux qui croient à la Liberté, l’égalité et la Fraternité. Nous sommes Charlie! »[3] . Le Maire de Mannheim, Peter Kurz tint aussi un discours très vibrant, – en citant noms par noms les 17 victimes des attentats sanglants de la semaine dernière à Paris[4]. Et entre les divers discours c’est la chanteuse Barbara Zechel qui entonna la Marseillaise avec verve et émotion – et une partie du public la suivait en chantant, – les chants et paroles révolutionnaires de la Marseillaise baignaient le Rosengartenplatz. Après quelques discours de divers hommes politiques régionaux et locaux, notons aussi la « fausse note » du conseiller municipal Thomas Trüper de la Linke, qui essaya une récupération politique assez maladroite, – récompensée par les sifflements et des huées du public, la cérémonie fut clôturée par un le discours de Dr. Erika Mursa, la présidente du Deutsch-Französischen Kulturkreises Heidelberg qui nous rappela la valeur des libertés de paroles, de critiques ….
La cérémonie de Mannheim, entre Rosengarten et Wasserturm fut close par cette vielle chanson de liberté allemande – die Gedanken sind frei – les pensées sont librées – c’est la dame au parapluie Charlie qui était à côté de moi qui entonna la chanson, – et depuis cet endroit, cette chanson de liberté commença à résonner parmi les manifestants venus au Rosengarten de Mannheim pour soutenir la France et les Français, et les valeurs universelles de liberté.
J’étais très ému par cette cérémonie, – de voir à quel point la ville de Mannheim, -qui m’avait accueilli pour mes années étudiantes à l’Université de Mannheim[5], mes années de jeunesse, mais aussi mes premières années de vie professionnelle comme géographe universitaire ….. adressait ce message de soutien à la France, au peuple français, mais aussi aux valeurs universelles qui sont la Liberté, l’Egalite, et la Fraternité – pendant que la France entière se levait à Paris, en Province, et même dans mon port d’attache en France, – dans le pays Leucatois, à Port Leucate où le cortège solennel défilait depuis l’espace Henry de Monfreid jusque au Kyklos face à la mer[6] – pour cette gigantesque marche républicaine pour dire non à l’ obscurantisme, dire non à la peur, pour dire non à ces prédicateurs de la mort et de la haine!
L’article le plus consulté en 2014 fut l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » (9,49% des consultations sur paysages en 2014), article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois.
En quatrième position on trouve le premier article écrit en allemand « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (1,42 % des consultations sur paysages en 2014) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot depuis tombé un peu à l’oubli en Allemagne.
Donc au fil des années le blog paysages est aussi devenue un blog sur Leucate et le pays leucatois. Notons aussi que le pic des 500 consultations (en effet 481 consultations) le dimanche 30 novembre 2014 est dû aux consultations des articles « Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate » et « Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate » – chaque fois qu’une tempête sévit sur les rivages leucatois – ces deux articles subissent un pic de consultations. Je ne peux que répéter ce que j’ai déjà écrit dans plusieurs billets dans paysages[3], – le jour viendra où une partie de la commune de Leucate, que ce soit la Franqui, Leucate-Plage ou Port Leucate sera gravement endommagée par un coup de mer, – les risques des aléas de submersions marines à Leucate sont assez bien connus[4] – mais au niveau de la prévention de tels aléas c’est plutôt sombre. Parfois j’ai l’impression que les responsables politiques, – quel que soit le niveau hiérarchique politique (Commune, Département, Région etc.) – ont plutôt tendances à fermer les yeux !
Mais je ne l’ai pas écrit ce billet, – cet année 2014 fut une année assez difficile pour moi, – deux accidents de travail, un accident privé, interventions chirurgicales, maladies réplétives etc. – une grande partie de mes billets fut écrite en lit de malade (Krankenbett) – espérons que l’année 2015 se présente sous de meilleures augures – donc cette année fut aussi une année de lectures à partir du « Krankenbett » – peut-être parlerai-je plus tard de quelques-uns de ces livres dans un de mes futurs billets, – je reviens simplement au billet « Bala l’homme de la forêt » – ce beau chapitre du merveilleux livre sur le Brésil de Gilles Lapouge ce « Dictionnaire amoureux du Brésil » qui invite à voyager à travers ce mystérieux Brésil – où j’ai trouvé cette belle phrase « Je peux rester des heures là, le soir, à écouter, à sentir le vent, il coule dans forêt, le vent » pleine de poésie et de vie.
Pour finir, – et ne pas oublier – en Mai 2014 j’avais participé à la campagne « #RamenezNosFilles #BringBackOurGirls » – avec une petite notice « Blognotice 11.05.2014: #RamenezNosFilles #BringBackOurGirls[6][7]» – aujourd’hui en Janvier 2015, donc plus de 6 mois après, une grande partie des lycéennes de Chibok se trouvent encore dans les mains de leurs ravisseurs – comme une grande partie des femmes & jeunes filles Yazidis, réduites à l’esclavage sexuel par Daech – dans ce contexte – on ne peut que recommander la lecture de article « Les noces barbares de Daech » de Annick Cojean. Malheureusement cet article est réservé aux abonnés du Monde[8],-il devrait trouver une large distribution, – même au-delà du Monde francophone, – je pense même après près de trois semaines après sa publication cet article mériterait une traduction en Anglais. Dommage que le Monde n’ait pas fait l’effort – de rendre l’accès libre à l’article « Les noces barbares de Daech » et de le traduire en anglais. Rappelons qu’en Mai 2013 le Monde avait une fois fait l’effort de traduire un article en Anglais – ce fut l’article « Chemical warfare in Syria (l’original français portait le titre Guerre chimique en Syrie – Sur le front de Damas 1/5) » – mais ce fut une première sans suite, – malheureusement! Dommage que Natalie Nougayrède n’a pas réussi à établir une version anglophone du Monde – comme le fait par exemple le SPON pour une sélection d’articles qui sont régulièrement traduits en anglais dans la partie « Spiegel-online international ».
Et pour vraiment clore ce billet, – comme parfois j’aime aussi illustrer mes notices avec des photos, avec mes photographies – le Z 27861-62 (Sncf) AGC en Gare de Leucate (voir ici) – et ces vestiges de la gare de Gallician (voir ici) – sont parmi ses photos de 2014 publiées dans paysages auxquelles je me sens particulièrement attachées. Et dans ce billet j’utilise comme photo en première – un vue de plage de Port Leucate – photo prise par la famille leucatoise – le week- end de tempête du 28.-30.11.2014 – week- end que j’avais du passé à l’hôpital de Grünstadt.
Livre cité :
Gilles Lapouge « Dictionnaire amoureux du Brésil », (page 76 + page 78), Paris 2011, (Plon), ISBN 978-2-259-20925-0
Le volcan Pico do Fogo (Cap Vert) est entré en éruption depuis quelques semaines[1]. Le Pico do Fogo est un stratovolcan situé sur l’île de Fogo . Le Pico de Fogo est aussi le point culminant du Cap Vert avec 2 829 mètres d’altitude. Cette éruption qui débuta le 23.11.2014 – est un peu oubliée par les medias internationaux et donc par une grande partie du monde.
Pour les vulcanologues c’est un évènement spectaculaire, – donc l’analyse peut agrandir notre savoir sur le volcanisme. Pour les amateurs de volcanisme ce sont des frissons et des belles photos et vidéos[4]. Pour l’écologie terrestre un site extraordinaire pour observer la reconquête et la dynamique végétale après une éruption volcanique. Mais pour les habitants c’est tout simplement une catastrophe. Même si jusqu’ à présent il n’y a eu aucun mort à déplorer, – pour les habitants des villages de la Chã das Caldeiras c’est tout simplement une catastrophe. Il suffit de regarder les différentes vidéos de la télévision Capverdienne et Portugaise[5].
Visionnant ces différentes vidéos, j’ai beaucoup du pense à Capelo sur l’ile de Faial, totalement ensevelit par l’éruption du Capelinhos en 1957/58. D’abord à mes propres travaux sur la reconquête végétale après l’éruption du Capelinhos, – travaux et documents qui attendent depuis 2008 leur rédaction et publication. Mes deux publications sur les Azores, ne parlent que très brièvement de la reconquête végétale sur le site du Capelinhos à Capelo[6]. Peut-être le jour viendra où je pourrai enfin publier les résultats de ces analyses sur la dynamique végétale à Capelo.
Mais en visionnant ces images de désolation, les larmes des habitants de Portela qui ont tout perdu, j’ai surtout pensé au Pastore-Kennedy Act de 1958 – acte aussi dénommé Azorean Refugee Act of 1958 – cet acte qui ouvre les portes des Etats Unis pour les refugiés de l’éruption du Capelinhos de Capello, de Praia do Norte, Norte Pequeno, etc. sur l’ile de Faial. Les initiateurs de ce acte furent le sénateur démocrate John O. Pastore de Rhode Island, et le sénateur démocrate John F. Kennedy du Massachusetts.
Les iles du Cap Vert font bien partie de la francophonie – et en visionnant les images parvenant de la Chã das Caldeiras, – je me suis demandé où sont les hommes et femmes politiques francophones (française, suisses, belges, québécoise etc.) qui pourraient être le fer de lance t’une telle initiative courageuse – comme le fut John Pastore ou John F. Kennedy en 1958. C’est en France que débuta la véritable carrière internationale de Cesária Evora, – pourquoi la France ne prendrait pas le devant d’une telle initiative. Le Portugal, l’ancien pays colonisateur, – pays qui souffre encore énormément des suites de la crise financière, – un pays où la pauvreté fait rage – fait ce qu’il peut – a envoyé la Frégate Álvares Cabral – pour une première aide – sur place. Mais la France a sûrement les moyens de faire plus que le Portugal.
Peut-être les hommes et femmes politiques avec le courage d’un John O Pastore ou John F. Kennedy en France sont devenus rares. Et en plus on a tellement peur du FN en France.
Quelle personnalité politique en France de nos jours aurait le courage d’ouvrir la porte d’entrée pour les refugiés de l’éruption du Pico do Fogo, – des villages de la Chã das Caldeiras. Le petit village de de Portela a quasiment disparu sous la rivière de lave en provenance de la « bouche » de l’Homme grand. Et l’éruption continue de sévir, d’après les dernières publications du Publico, l’éruption est même en train de se renforcer!
[6] Mes deux publications traitant des Acores sont „ Neff, C. (2002): Quelques observations géographiques et botaniques sur Fajã Grande (Flores/Açores/Portugal) – notice d’un voyage d’études aux Açores (Flores/Faial) pendant l’été 2001. Geoöko 23(4), S. 279–288. » et Neff, C. (2004): Azoren: Blumeninseln im Atlantik. Geographische Rundschau 57(9), S. 24–28.
[7] Orlando Ribeiro „A Ilha do Fogo e as suas erupções”. 12ª ed. – Lisboa : Junta de Investigações do Ultramar, 1960. – 319 p. : 61 est. – Memórias / Junta de Investigações do Ultramar.Série Geográfica.
Le matin du mercredi 3. Décembre 2014, jour où Grünstadt se réveillait couvert par un léger manteau de neige, je découvris dans la Rheinpfalz, – un petit article de Dagmar Gilcher « 50 Zeilen Chanson – die Legende(n) quicklebendig ( 50 lignes de chanson – la légende et les légendes – en très bonne santé (trad. C. Neff)). Eh bien, oui dans ce petit article, Dagmar Gilcher, une fois de plus se balade sur les traces de Johnny Hallyday[1], – elle nous parle de son nouvel album « rester vivant » – elle nous raconte le succès du show commun avec Eddy Mittchell et Jacques Dutronc « vieilles canailles ». Concernant le nouvel album « rester vivant » – Dagmar Gilcher écrit « Auf dem neuen Album rockt er fast besser als jemals zuvor, mit der altbekannten Mischung aus Blues und Country …. (Sur le nouvel album il rocke presque mieux que jamais avant, avec le mix bien connu de Blues et Country (trad. C. Neff). Dagmar Gilcher semble manifestement bien aimer la musique de Johnny, et ainsi tient les fans de Johnny qui se trouvent dans la zone de diffusion de la Rheinpfalz au courant des exploits artistiques de Johnny. Mais dans son joli petit article sur Johnny elle a quand même oublié une information essentielle – dans le cadre de la tournée « rester vivant » – Johnny donne un concert à Strasbourg, – le vendredi 3. Novembre 2015 au Zénith Europe de Strasbourg. Cette information pourrait certainement intéresser les lecteurs (fans de Johnny) de la Rheinpfalz car Strasbourg ne se situe pas trop loin de l’aire de couverture de la Rheinpfalz. C’est pour cette raison, – que j’écris cet article dans une version bilingue (française-allemande).
Et l’auteur de ces lignes trouve que « rester vivant [2]» c’est un bel album, – très belles paroles, bon rythme. Peut-être que j’essaierai d’assister à un des concerts de la tournée, – peut être Strasbourg – mais disons que pour des raisons « biographiques » – j’aimerais voir Monsieur Smet aux arènes de Nîmes le jeudi 02.2015. Mais je sais bien, que pour de raisons professionnelles, ce sera quasiment impossible de partir à Nîmes, en pleine semaine. Mais il reste le concert de Strasbourg en Novembre,- cela me semble plutôt être réalisable.
Am Morgen des Mittwoch 3. Dezembers 2014, als Grünstadt vom ersten Schnee bedeckt erwachte, entdeckte ich in der Rheinpfalz, einen kleinen Artikel von Dagmar Gilcher mit dem Titel „« 50 Zeilen Chanson – die Legende(n) quicklebendig“. Hier spaziert also Dagmar Gilcher wieder auf den Spuren von Johnny Hallyday[3]. Sie erzählt uns von seinem neuem Album „rester vivant“, vom Erfolg der gemeinsam mit Eddy Mitchell und Jacques Dutronc gestalteten show „vieilles canailles (dt. = alte Knacker)“. Über das neue Album von Johnny schreibt sie u.a. folgendes „Auf dem neuen Album rockter fast besser als jemals zuvor, mit der altbekannten Mischung aus Blues und Country (Gilcher 2014)“. Offensichtlich scheint Dagmar Gilcher die Musik von Johnny zu mögen, -und so hält sie die Leser (und Fans) von Johnny die sich im Verbreitungsgebiet der Rheinpfalz befinden über die künstlerische Entwicklung Johnny Hallydays auf dem Laufenden. Doch in ihrem netten kleinen Artikel über Johnny Hallyday hat Frau Gilcher eine wesentliche Information vergessen, nämlich, dass Johnny im Rahmen seiner Tournee „rester vivant“ auch ein Konzert in Strasbourg veranstaltet, – und zwar am Freitag den 3. November im Zénith Europe. Diese Information könnte Rheinpfalzleser durchaus interessieren, da sich ja Strasbourg nicht allzu weit vom Verbreitungsgebiet der Rheinpfalz befindet. Das ist auch der Grund weshalb ich diesen Artikel in einer bilingualen Version (französisch-deutsch)verfasst habe.
Und der Verfasser dieser Zeilen, – ja der Verfasser dieser Zeilen findet, dass das Album „rester vivant (dt. = am Leben bleiben bzw. weiterleben)[4] ein durchaus gelungenes Album ist, schöne Texte und Worte, guter Rhythmus. Vielleicht werde ich versuchen ich eines der Konzerte der Tourne zu besuchen, vielleicht in Strasbourg. Aber soweit möglich, sozusagen aus biographischen Gründen, würde ich gern Monsieur Smet in der Arena von Nîmes am Donnerstag den 2 Juli 2015 sehen. Aber das wird sich u.a. auch aus beruflichen Gründen kaum realisieren lassen, – bleibt also noch der Novemberauftritt in Strasbourg.
Sources/Quellen:
Gilcher, Dagmar (2014): 50 Zeilen Chanson – die Legende(n) quicklebendig. In: Die Rheinpfalz, Nr. 280 Mittwoch, 3. Dezember 2014 (Kultur)
[2] Une tres belle critique de l’album se trouve dans le monde.fr « Johnny Hallyday, pris en flagrante envie » malheuresement ce texte est reserve aux abonnées du Monde.fr.
[3] Siehe u.a. den Post «Johnny vu par Dagmar Gilcher (in frz.)», oder auch Gilcher, Dagmar (2013): Immer noch da – Frankreichs Rock Idol Johnny Hallyday wird 70 – ein (fast) unerklärbares Phänomen. In: Die Rheinpfalz, Nr. 136, – Ihr Wochenende – Balkon: Über Grenzen. Samstag 15. Juni 2013
[4] Eine sehr schöne Kritik des Albums befindet sich auf lemonde.fr unter dem Titel« Johnny Hallyday, pris en flagrante envie ». Leider ist der gesamte Text nur den Abonnenten von le Monde.fr. vorbehalten.