Blognotice 30.09.2015: Vendanges dans la Unterhaardt, – les Brauds sont là / Weinlese an der Unterhaardt – die Brauds sind wieder da!

Braud -BS1, 27.09.2015 Grünstadt Sausenheim
Vendangeuse Braud dans les vignobles de la Unterhaardt, © Christophe Neff 27.09.2015

Les vendanges battent en plein dans les vignobles de la Unterhaardt, – et comme chaque année les « vendangeuses Braud » ces grands insectes bleus, qui furent jadis un fleuron de la technologie agricole française – broutent les paysages de vignes de la Unterhaardt. Mes premiers « Braud » je les ai aperçus vers le milieu des années 1970 à Aubord, – dans les vignobles des Costières entre Aubord, Générac, Beauvoisin, Vauvert et Gallician. De ce temps les vins de Costières faisaient encore partie des appellations VDQS et l’appellation s’appelait encore Costières du Gard[1], mon grand-père prenait régulièrement le volant de sa « DS » pour s’ approvisionner en rosé à la Cave pilote de Gallician sur l’autre côté de la Costière au bord du Canal, pas loin des rives de l’Etang de Scamandre. C’est ainsi en accompagnant mon grand-père dans sa « DS » traversant vignobles, maquis et bois de Pins Parasols que je découvris les paysages des Costières et de la Petite Camargue.

Chaque année, voir les « Braud[2] » vendanger les paysages de vignobles de l’Unterhaardt me rappelle mes premières rencontres avec ces grands insectes bleus dans les environs d’Aubord. Petit gamin j’étais assez impressionné par ces énormes machines, – et même de nos jours quand je voie ces insectes bleus brouter les vignobles de la Unterhaardt je trouve que ce sont encore des machines assez impressionnantes. D’un certain point de vue – les vendangeuses (il n’y pas seulement les Brauds qui sont présentes dans la Unterhaardt) sont devenues pendant la saison des vendanges un élément typique du paysage de la Unterhaardt.

In den Weinbergen der Unterhaardt ist die Weinlese im vollen Gange. Wie jedes Jahr, ziehen die Braud Traubenvollernter, diese großen blauen Insekten, die einst das Aushängeschild der französischen Landmaschinentechnologie waren, durch die Reblandschaften der Unterhaardt. Meine ersten Brauds habe ich Mitte der 1970 in Aubord, – in den Rebfläche der Costières zwischen Aubord, Générac, Beauvoisin, Vauvert und Gallician gesehen. Damals waren die Costièresweine[3] noch als VDQS Weine qualifiziert, – es auch die Zeit in der mein Großvater das Steuer seiner D.S. ergriff um sich in der Cave pilote de Gallician auf der anderen Seite der Costières am Rande des Canals nicht weit vom Etang de Scamandre mit „Rosé“ einzudecken. So entdeckte ich als Beifahrer in der großväterlichen DS die wie ein Schiff durch Rebflächen, Maquisgebüsche und Schirmpinienwälder pflügte die Landschaften der Costière und der Petite Camargue.

Und, nun fast vierzig Jahre später, – wenn ich die Braud[4] in voller in den Reblandschaften der Unterhaardt sehr, erinnert mich das an meine ersten Begegnungen mit diesen blauen Insekten in der Gegend um Aubord. Als ich noch ein kleiner Junge haben mich diese „riesigen Maschinen“ doch ziemlich beeindruckt – und auch wenn ich heut zu Tage diese großen blauen Insekten durch Weingärten der Unterhaardt ziehen sehen dann finde ich, dass es immer noch ziemlich beeindruckende Maschinen sind. In einem gewissen Sinne – sind die Traubenvollernter ( es gibt natürlich nicht nur Braud Traubenvollernter an der Unterhaardt, sondern auch Traubenvollernter anderer Landmaschinenhersteller) während der Weinlese zu einem prägenden Landschaftselement der Unterhaardt geworden.

Photo: © Christophe Neff 27.09.2015, Vendangeuse Braud dans les vignobles de la Unterhaardt, -près du lieu – dits Sausenheimer Höllenpfad à Grünstadt-Sausenheim / Braud Traubenvollernter in den Rebflächen der Unterhaardt, – (Lage Sausenheimer Höllenpfad) Grünstadt-Sausenheim.

Christophe Neff, le 30.09.2015

[1] Les Costières du Gard on intégré l’appellation AOC en 1986, en 1989 (pour des raisons de marketing) on changea le nom en Costières de Nîmes.

[2] En 1984 Braud passa sous contrôle de Fiat Agri, – mais les machines à vendanger sont encore (partiellement) commercialisées sous le nom de marque « Braud ».

[3] Die Costières du Gard wurden 1986 in die AOC Klassifikationsstufe erhoben, 1989 wurde der Name der Appelation aus Marketinggründen in Costières de Nimes umgewandelt.

[4] Seit 1984 ist Braud Bestandteil von Fiat Agri,- dennoch wird immer noch ein Teil der Traubenvollernter unter dem Namen Braud vertrieben.

Commentaire sur « Le piège Daech – l’Etat islamique ou le retour de l’Histoire » de Pierre – Jean Luizard

 

piège daech deckblatt (PJ Luizard) blog

J’ai découvert le livre « Le piège Daech – l’Etat islamique ou le retour de l’Histoire » de Pierre – Jean Luizard » dans un article du Monde intitulé « L’Etat islamique veut entraîner la France dans le piège du « choc des civilisations » signé Pierre-Jean Luizard[1], quelques jours après les attentats du 7 et 9 janvier 2015. L’article avait suscité mon intérêt, car l’auteur avait proposé une « contre-conférence de San Remo [2]» – ce qui relayait ma constatation formulée dans deux posts de blog[3] durant l’été 2014 que l’éclatement de l’architecture géopolitique des accords de Sykes-Picot embrasait une grande partie du moyen orient. En plus l’article annonçait la publication pour février 2015 d’un livre avec le titre fort prometteur « Le piège Daech – l’Etat islamique ou le retour de l’Histoire » ce qui avait éveillé ma curiosité. Finalement, après avoir acheté le livre en mai à la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg – le livre était quasiment introuvable en Allemagne – même par amazon il était impossible de se le procurer – et enfin pendant mes petites vacances d’été passées sur les bords de la méditerranée fin août à Port Leucate j’ai trouvé le temps libre nécessaire pour me plonger dans ce livre de Pierre – Jean Luizard.

Comme depuis la publication du livre en printemps 2015 un bon nombre de critiques du livre ont été déjà publiées[4] – je ne présenterai ici que quelques idées personnelles (points faibles et forts) sur l’ouvrage. On trouvera une analyse très détaillée du livre écrite par Myriam Benraad et publiée sous le titre « le Piège Daech [5]» dans le Blog de la revue politique étrangère. D’ailleurs Myriam Benraad vient aussi de publier un livre intéressant sur une partie du sujet – « Irak, la revanche de l’histoire. De l’occupation étrangère à l’État islamique ».

Point faible :

Le livre comporte un point faible – le manque d’une orientation bibliographique. Même si l’ouvrage se comprend plutôt comme un essai historique grand public – j’estime que le livre aurait beaucoup gagné avec des repères bibliographiques. Pour trouver un aperçu bibliographique assez complet sur l’histoire contemporaine de l’Irak ou consultera le livre « Irak, la revanche de l’histoire. De l’occupation étrangère à l’État islamique [6]» récemment publié par Myriam Benraad. Pour la Syrie c’est déjà plus difficile, – je ne sais pas quel livre recommander.

Concernant la Syrie, je pense que les livres cités dans les orientations bibliographiques du nouveau livre de Jean – Pierre Filiu «  Les Arabes leur destin et le nôtre [7]» nous somme guidés vers « Infiltré dans l’enfer syrien » de Sofia Amara, en plus « la Syrie promise » de Hala Kodmani, « Carnets de Homs » de Jonathan Litell et « Syrie, la revolution orpheline » de Ziad Majed – mais j’admets que je ne connais pas ces quatre livres – pourrait peut-être se prêter à une lecture approfondie des évènements en Syrie.

A part ce manque d’orientations bibliographique – je n’ai trouvé aucun point faible dans le livre de Pierre Jean Luizard.

Points forts :

Pour commencer, et peut être bien que j’écris cela parce que je suis tellement désabusé par des écrits, des commentaires sur Internet, – comme par exemple – les américains sont responsables de tous les maux au Moyen-Orients (et du reste du monde) etc., – enfin un livre grand public qui nous dresse un grand tableau géo-historique qui débute avec la fin de l’empire ottoman et qui finit avec la naissance de l’état islamique –un livre où on n’accuse pas les Etats Unis (et Israël) d’être le seul responsable de tous les maux de la région.

Sur 178 pages l’auteur nous dresse un tableau complet de l’histoire de la région. C’est une histoire complexe, pleine de trahison, de violences sanglantes …. d’un cercle de violences qui ne semble pas vouloir finir. L’auteur a réussi l’exploit de de nous décrire le continuum historique depuis les Accords Sykes-Picot jusque la prise de Mossoul en juin 2014 par l’état islamique. Tous cela est accompagné d’une cartographie soignée, – et en fin de l’essai – car le livre se voit en essai historique – nous trouvons un tableau chronologique (Repères chronologiques pages 179- 183.) de 1914 à 2014.

Conclusions :

Un livre bien écrit qui réussit l’exploit de nous décrire l’histoire complexe de 100 ans d’histoire postcoloniale en Syrie et en Irak sur un peu plus de 170 pages. On aimerait bien prescrire la lecture de ce livre à tous les membres de l’assemblée nationale, à tous les parlementaires francophones du parlement européen, à tous les membres du Bundestag francophones. J’irai même plus loin en affirmant que ce livre devrait être traduit au moins en anglais – et pourquoi pas même en allemand – car ce livre mérite d’être lu, – et compris. Il devrait être surtout connu par les acteurs politiques en France, Angleterre, Allemagne, Etats Unis etc.

Comme j’avais déjà constaté durant l’été 2014 dans deux posts de blog la fin de structures géographiques au Moyen Orient se fondant sur les accords de Sykes-Picot[8] je me sens assez proche des conclusions politiques de Pierre – Jean Luizard, – je finis donc cet aperçu par les dernières phrases du livre de Pierre – Jean Luizard, dont je recommande la lecture à tous les lecteurs désirant connaitre le fond historiques des drames sanglants qui secouent actuellement la Syrie et l’Irak.

« Une longue période historique s’achève: on ne reviendra pas au Moyen-Orient que nous avons connu près d’un siècle. Une guerre lancée, sans perspectives politiques n’est-elle pas perdue d’avance ? C’est le piège que l’Etat islamique tend aux démocraties occidentales pour lesquelles il représente certainement un danger mortel. Les leçons de l’histoire doivent aussi servir à le combattre. (Luizard, P-J. 2015, p. 178)».

Ouvrages et sources cités :

Benraad, Myriam (2015): Irak, la revanche de l’histoire. De l’occupation étrangère à l’État islamique. Paris (Vendémaire). ISBN 978-2-36358-053-5

Filliu, Jean Pierre (2015): Les Arabes, leur destin et le nôtre. Histoire d’une libération. Paris, Éditions de la découverte. ISBN 978-2-7071-8861-4

Luizard, Pierre – Jean (2015): Le piège Daech. L’état islamique ou le retour de l‘Histoire. Paris, Éditions de la Découverte. ISBN 978-2-7071-8597-6

Christophe Neff, (Port Leucate Aout 2015 et Grünstadt Septembre 2015), 15.09.2015

[1] Pierre-Jean Luizard est considère comme un des rares spécialiste de l’histoire contemporaine de l’Irak et de la Syrie.

[2] Citation exacte « Près d’un siècle plus tard, une contre-conférence de San Remo s’impose. Promettre la consultation des populations locales par voie référendaire et le respect de leur volonté dans la mesure du possible est la seule issue. C’est à ce prix qu’il sera possible de vaincre l’Etat islamique. Tout au moins en Irak et au Levant, car la liste des Etats auxquels les printemps arabes ont donné l’estocade finale est longue (Libye, Yémen) ».

[3] Voir: « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert »   et « Yazidis d’Irak – le cri d’angoisse d’une députée du parlement irakien ».

[4] Voir entre autre : «Louise Plun : « Pierre-Jean Luizard, Le piège Daech, L’Etat islamique ou le retour de l’Histoire dans Les clés du Moyen-Orient, 13.04.2014 », et l’Interview de Pierre – Jean Luizard dans Les clés du Moyen-Orient « Entretien avec Pierre-Jean Luizard – Des racines historiques à la faillite des Etats : comment l’Etat islamique (EI) est monté en puissance », Compte-rendu de lecture : Le piège Daech. L’État islamique ou le retour de l’histoire de l’IFRE, « Un livre de Pierre-Jean Luizard Le piège Daech – L’État islamique ou le retour de l’Histoire dans le Blog de Laurent Bloch », Sara Daniel dans Biblio Obs « Les deux coups de maître de Daech – L’historien Pierre-Jean Luizard montre comment l’Etat islamique a exploité les erreurs de l’Occident. » et le compte rendu de Jules Crétois dans le Monde diplomatique.

[5] Publié à l’origine dans la revue Politique étrangère 2015/2 (Été) sous le titre « Le piège Daech. L’État islamique ou le retour de l’Histoire ; Le retour des djihadistes. Aux racines de l’État islamique » –

[6] Le livre « Irak, la revanche de l’histoire » de Myriam Benraad (2015) comporte une bibliographie assez large de 7 pages (p. 279 – 285) et 332 notes (p. 259 – 272) et nombreuses cartes.

[7] On trouve un récit critique du livre écrit par Christophe Ayad dans le Monde du Samedi 5 Septembre (page 13 éclairages) sous le titre « De la Nahda aux révolutions arabes ».

[8] Voir: « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert »   et « Yazidis d’Irak – le cri d’angoisse d’une députée du parlement irakien »

Blognotice 06.09.2015: Petit commentaire sur « Les réfugiés d’aujourd’hui me rappellent mon père fuyant le nazisme » de Guy Sorman dans le Monde du Vendredi 4 septembre 2015.

En lisant le Monde il y quelques jours, je découvris la prise de position de Guy Sorman  « Les réfugiés d’aujourd’hui me rappellent mon père fuyant le nazisme »[1]. Même si je ne suis pas d’accord sur certains détails, comme par exemple l’expression « Barack Obama, ce munichois » – je pense que c’est une prise de position très remarquable – même si je pense que la situation en Syrie est un peu plus complexe que ne le laissent croire les mots de Monsieur Sorman. Le peuple syrien se trouve être coincé entre le marteau de Bachar Al-Assad et l’enclume de Daech et les autres groupuscules islamistes. Et même si « Latifa, Ali et Ahmed ne sont pas massacrés avec la même efficacité industrielle que le furent Samuel, Nathan et Rachel » j’aimerais bien rappeler que certains comportements de l’état islamique sont dignes des Einsatzgruppen du Reichsicherheithauptamtles Yazidis, les Chretiens d’Orient ont tout simplement été rayé de la carte dans les territoires tenus par ce soi – disant nouveau califat[2]. Concernant Bachar Al-Assad, il me paraît comme un mauvais cauchemar, – une ombre stalinienne – qui a survécu aux temps – et qui est prêt à toutes les atrocités pour se maintenir au pouvoir. Tant que nous ne sommes pas capables de trouver une solution pour le drame Syrien et la guerre civile en Irak – nous, les Européens, nous devrons au moins accueillir les naufragés des drames qui sévissent en Syrie et en Irak.

Donc sur le fond je suis assez près des arguments de Guy Sorman – même si je ne suis pas d’accord sur certains points clefs de son argumentation (Obama, Michel Rocard).

Monsieur Sorman, même si je ne suis pas d’accord avec vos thèses en général – je crois me souvenir que vous étiez un ardent supporter des Reaganomics, – je vous remercie pour cette position claire et nette[3] – en espérant que votre voix puisse aider à remuer la conscience publique en France.

Christophe Neff, le 06.09.2015

[1] Aussi publié dans le blog de Guy Sorman sous le titre « l’innommable ».

[2] Dans paysages, voir les articles « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert », « Yazidis d’Irak – le cri d’angoisse d’une députée du parlement irakien », « Blognotice 14.08.2014 : Le Film de Michel Reimon sur le pont aérien pour les Yazidis refugiés dans les Montagnes du Sinjar ».

[3] Dans le Monde daté DIMANCHE 6 – LUNDI 7 SEPTEMBRE 2015 dans la page « débats » nous trouvons sous le titre « Même si les indignations et les réactions se font plus nombreuses, la mobilisation pour l’accueil des migrants se heurte à la réticence, voire au rejet d’une partie des Français Réfugiés, une opinion indifférente ? » les prises de Benjamin Stora (Les ravages des idéologues du repli identitaire) et de Tété (Ces damnés de la Terre échoués en Méditerranée sont nos enfants ) – prises de positions qui mérite aussi une lecture approfondie.

Sommer 2015 – zur Waldbrandgefahrenlage in der Raumschaft Schramberg (17.08.2015)

In Schramberg hat es in wieder einmal einen Waldbrand gegeben – diesmal am Rappenfelsen im Norden der Talstadt Schramberg. Es war, nach dem Waldbrand am oberen Göttelbach[1], schon der zweite Waldbrand in diesem Sommer in Schramberg und wenn die trocken-warme Witterung anhält, könnte es in der Raumschaft Schramberg noch mehr Waldbrände geben.

Im Schwarzwälder Boten gab es einen Artikel zum Waldbrand am Rappenfelsen[2], in dem ich mit folgenden Worten zitiert werde: „“Ich halte Schramberg für eine der waldbrandgefährdesten Städte in ganz Baden-Württemberg, und zwar aus der Tatsache heraus, dass die Talstadt sozusagen vom Wald umschlossen ist ….. Annette Melvin und ihre Kameraden werden viel zu tun haben, wenn die trocken-warme Witterung so anhält„. Weiterhin findet man noch ein weiteres Zitat „“Waldbrände an unzugänglicheren Stellen erfordern schnelle, voll geländegängige spezielle Waldbrandlöschfahrzeuge“ Dem ganzen ist eigentlich nicht viel hinzufügen, außer dass die Problematik der speziellen Waldbrandlöschfahrzeugen nicht nur für die Raumschaft Schramberg gilt, – sondern für alle waldbrandgefährdeten Gebiete in Deutschland relevant ist. Darauf verweise ich in Presseinterviews, Blogbeiträgen, Vorträgen immer wieder –   zuletzt hier diesem Blogbeitrag „Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland“. Mindestens genauso wichtig wie das Vorhandensein von richtigen „Waldbrandlöschfahrzeugen[3]“ erscheint mir jedoch auch die Verfügbarkeit eines richtigen Waldwegenetzes – welches auch im Ernstfall für die Feuerwehr und sonstige Rettungs- und Einsatzkräfte befahrbar sein sollte. Meine Erfahrungen aus dem Schwarzwald sagen mir, dass das nicht immer der Fall ist.

Ein zentraler Punkt ist natürlich auch, dass bei größeren Waldbränden „Luftunterstützung“ bei der Waldbrandbekämpfung nötig ist,  – in Schramberg ist es dank dem professionellen Eingreifen der Schramberger Feuerwehr und ihrer Kommandantin Annette Melvin nicht dazu gekommen, dass der Waldbrand sich ausbreiten konnte.

Generell sind große Waldbrände vom Boden aus nicht mehr kontrollierbar und erfordern die Bekämpfung aus der Luft mit Löschflugzeugen wie z.B. in Frankreich, Schweiz oder Italien. Dass sollte natürlich geübt werden bzw. vorab die Koordination (Alarmierung, Meldewege, Einsatzleitung etc.) abgesprochen werden und vor allem müssen die entsprechenden Löschflugzeuge bzw. Hubschrauber auch vorhanden sein. Beim Waldbrand in der Lüneburger Heide vor genau dreißig Jahren lieh man sich zwei Canadair CL-215 beim französischen Zivilschutz aus. Sollte es in Deutschland wieder einen großen Waldbrand, wie damals in der Lüneburger Heide geben, wird man wohl das Nachfolgemodell die Canadair CL-415 bei den französischen Nachbarn ausborgen müssen – oder entsprechende zur Waldbrandbekämpfung ausgerüstete Hubschrauber in der Schweiz ausleihen müssen. Soweit die Klimaprognosen über eine Temperaturerhöhung in Mitteleuropa zutreffen, – wird man wohl auch damit rechnen können, dass es auch hierzulande zu einer Zunahme der Waldbrandaktivität kommt[4], und daher sollte man sich im Zuge der Daseinsvorsorge Gedanken darüber machen, inwiefern es ratsam wäre sich mit der Beschaffung von Löschflugzeugen vom Typ CL-415 zu befassen.

Wobei ich es schon erstaunlich finde, dass der große Waldbrand in der Lüneburger Heide[5], immerhin einer der größten Naturkatastrophen im Nachkriegsdeutschland – ich schrieb schon hier (und hier in Französisch) darüber – so komplett aus dem kollektiven Gedächtnis gefallen ist. Festhalten kann man auf jeden Fall, dass es auch ohne Klimawandel in Mitteleuropa zu großen, vor allem auch gefährlichen Waldbränden kommen kann, denn der Waldbrand in der Lüneburger Heide kostete 5 Feuerwehrmännern das Leben.

Abschließend ein paar Worte in Kürze zu dem im Artikel des Schwarzwälder Boten erwähnten „Californisationsprozessen“. Ich habe im vorherigen Blogbeitrag[6] das Thema, d.h. die californisation von Landschaften im feuerökologischen Sinne (californisation du paysage) relativ ausführlich behandelt. Daher an dieser Stelle nur zusammenfassend die wichtigsten Fakten: Californisation bedeutet die enge Verzahnung von Vegetationsdecke mit Siedlungseinheiten (Wohnbebauung, Bebauung allgemein, Infrastruktur). Waldbrandtechnisch heißt das die enge Verzahnung von Brandgut (frz. „masse combustible“, engl. „fuel load“[7]) mit der Wohnbebauung. In solch einer californisierten Landschaft kann es sehr schwierig werden Waldbrände effektiv zu kontrollieren und gleichzeitig die Wohnbebauung vor dem Feuer zu schützen. Zum ersten Mal hat man das Phänomen wohl in Südkalifornien rund um Los Angeles beobachtet – daher auch die Bezeichnung „Californisation“. Ich selbst habe die Begrifflichkeit nach dem großen Waldbrand von Collobrières 1990 in Südfrankreich, während der Arbeiten für meine Diplomarbeit[8] zum ersten Mal wahrgenommen[9]. Vor einigen Jahren schon habe ich den Californisationsprozessen rund um Schramberg einen französischsprachigen Blogbeitrag mit dem Titel „La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi“ gewidmet. Selbst wenn man nur wenig, oder sogar gar kein Französisch liest, – die Bilder in dem Beitrag sprechen eine eindeutige Sprache. Californisationsprozesse findet man naturgemäß vor allem in allen mediterranen Biomen, Regionen in den Vegetationsfeuer und Waldbrände im Sommerhalbjahr an der Tagesordnung sind. Aber man findet diese auch hier in Südwestdeutschland, – beispielsweise in den Randlagen des Pfälzer Waldes an der Unterhaardt, im Schwarzwald wie z.B. in der Raumschaft Schramberg, – und nicht nur in der Talstadt Schramberg. Die enge Verzahnung von Vegetationsdecke mit der Wohnbesiedlung findet sich bei genauer Betrachtung auch in vielen anderen Schwarzwaldgemeinden (Bilder dazu u.a hier in meinem letzten Blogbeitrag, dort findet sich z.b. ein rezentes Photo zur Californisation aus der Schwarzwaldgemeinde Lauterbach). Soweit es nicht zu Waldbrandereignissen in diesen Gegenden kommt, ist die Verzahnung eigentlich kein Problem. Dort wo Waldbrände quasi ausgeschlossen sind, eigentlich hervorragende Wohnlagen – wer wollte nicht in solch einer Lage mitten im Grünen wohnen?

Wenn es aber zu Waldbränden kommt, dann kann diese Verzahnung schnell zu gefährlichen Situationen führen. Die zwei kleinen Waldbrände, die diesen Sommer in Schramberg ausbrachen haben gezeigt, dass es sehr wohl auch im Schwarzwald zu Waldbränden kommen kann. In der Vergangenheit- und man sollte dies auch nicht vergessen – hat es auch im Schwarzwald verheerende Waldbrände gegeben, wie z.b. der große Brand von Baiersbronn – Schönmünzach der im Jahre 1800 einen Teil des Nordschwarzwaldes heimsuchte.

Quellen:

Fritsche, Johannes (2015): Waldbrand-Risiko ist in der Talstadt sehr hoch. In: Schwarzwälder Bote. 13.08.2015

Christophe Neff, le 17.08.2015

[1] Der erste Waldbrand fand am 16.07.2015 am oberen Göttelbach statt – dazu u.a. hier „Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland“ und „ Schramberg: Waldbrand löst Großeinsatz aus“, sowie „Stadt zählt zu den Risikogebieten“.

[2] Der Waldbrand am Rappenfelsen fand am Dienstag, den 11.8.2015 statt, hierzu u.a „Schramberg: Waldbrand am Rappenfelsen löst Großeinsatz aus“, sowie „Schramberg: Waldbrand am Rappenfelsen“.

[3] Ich hatte am 10.11.2010 bei der Kommandantentagung des Kreisfeuerwehrverband Rottweil einen Vortrag mit dem Titel „Waldbrände in Mitteleuropa – Bestandsaufnahme und Zukunftsszenarien Was kommt auf die Feuerwehren im Lkr. Rottweil zu?“ gehalten, – und dabei auch mit Vehemenz auf die Notwendigkeit von geeignenten Waldbrandlöschfahrzeuge hingeweisen. Die entsprechende Folie hatte den Titel „Camion citerne feux de forêts CCF – auch für den Lkr. Rottweil ?“. Das war ein öffentlicher Vortrag, – die Presse war auch anwesend, aber der Vortrag bzw. der Inhalt des Vortrages hinterließ wohl offensichtlich keinen Widerhall in den Medien.

[4] Dazu siehe u.a. « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) ».

[5] Weitere Artikel, die sich mit dem Waldbrand in der Lüneburger Heide befassen sind : Dans paysages les notices suivantes parlent entre autre du Waldbrand de la Lüneburger Heide: « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) », « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » ,« The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)» , « Blognotice 04.07.2015: Vague de chaleur, canicule et risques d’incendies en Europe centrale », « Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland », « Blognotice 10.08.2015: Cigognes, canicule et chant de cigales – vue sur l’été 2015 dans le « Oberrhein (Rhin Supérieur) ».

[6] Siehe « Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage ».

[7] Siehe u.a. in “Glossary of wildfire terms

[8] Die Ergebnisse meiner Diplomarbeit wurden zeitversetzt in dem Büchlein «  Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Mannheim 1995. ISBN: 3-923750-50-1“ veröffentlicht.

[9] Siehe « Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage ».

Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage

Vue sur la Talstadt Schramberg – 31.07.2015 – engrenage de l’habitat avec le couvert végétal, © Christophe Neff 2015

Et encore un feu de forêt à Schramberg en Forêt – Noire . Après avoir déjà subi un premier incendie de forêt le 16.7.2015 au lieu dit « oberer Göttelbach », c’est le bois du Rappenfelsen qui a pris feu le 11.8.2015. Décidément pour la commandante des pompiers de Schramberg, Annette Melvin, jusqu’à présent l’été 2015 fut déjà laborieux – et si le temps sec et chaud perdure en Forêt – Noire elle et ses camarades auront encore beaucoup de travail devant eux. Le journal régional – le Schwarzwälder Bote a d’ailleurs publié un article dans lequel on m‘a cité dans ce sens « Der Feuerökologe befürchtet: Annette Melvin und ihre Kameraden werden viel zu tun haben, wenn die trocken-warme Witterung so anhält» . Une très grande partie de l’Allemagne subit les conséquences d’un été sec et chaud[1] – certaines régions allemandes subissent une sècheresse comme on en n’a plus vue depuis 50 ans[2]. L’article du Schwarzwälder Bote m’a procuré plusieurs demandes per email & Facebook sur la signification de californisation – californisation du paysage.

En géographie, mais aussi dans les sciences traitant les feux de forêts (écologie du paysage, écologie du feu, sylviculture, génie rural etc.) le terme est utilisé pour désigner l’engrenage entre la végétation (forêts, maquis, garrigues, boisement) et l’habitat – qui rend particulièrement dangereux un incendie de forêts. Un incendie de forêts qui sévit dans un paysage « californisé » -est difficile à combattre – et il peut mettre en danger les habitations et provoquer des pertes de vies humaines.

Au-delà, en géographie humaine, par exemple le terme est utilisé pour désigner la « métropolisation » du paysage,- dans ce contexte on peut aussi parler de « californisation, soit de l’arc lémanique soit même de la totalité de la Suisse, pour décrire un mouvement de mitage, de diffusion du bâti sur le territoire, de non-création d’espaces publics voire de ségrégation des espaces résidentiels (Messer, M.A. 2014, p. 2) ».

Californisation à Lauterbach (Forêt Noire) 28.07.2015
Californisation à Lauterbach (Forêt Noire) 28.07.2015, © Christophe Neff 2015

Personnellement j’utilisé le terme pour désigner l’engrenage du combustible (masse combustible) du feu de forêt potentiel, donc l’engrenage du couvert végétal avec l’habitat. Dans ce sens la ville de Schramberg, comme beaucoup d’autres municipalités de Forêt – Noire (par exemple la commune de Lauterbach), mais aussi comme beaucoup d’autres communes dans le midi français se situe dans un paysage californisé.

Neff, C. , Baum, J. (2012) Californisation & Littoralisation in Mediterranean France, IGC Cologone 2012 SE 01-03 - Analysis of linked social-ecological systems 3, 26 – 30 August 2012  page 1
Neff, C. , Baum, J. (2012): Californisation & Littoralisation in Mediterranean France, IGC Cologone 2012 SE 01-03 – Analysis of linked social-ecological systems 3, 26 – 30 August 2012 page 1

Un incendie de forêt qui éclate dans un tel milieu « californisé » – comme on le voit dans le transparent (exemple de Treilles dans le département de l’Aude) que j’ai utilisé durant une conférence en 2012 (Neff&Baum 2012) traitant de la californisation & littoralisation de France méditerranéenne[3] – peut avoir des conséquences dramatiques. Notons qu’aux Etats – Uni dans ce contexte on parle plutôt d’Urban-Wilderness interface, Housing density patterns, Urban sprawl – le terme de californisation me semble plutôt être inconnu. Le terme est plutôt utilisé en géographie agraire pour désigner un type de paysage agraire avec une agriculture très intensive ressemblant à l’agriculture californienne (Grigg, D.B. (1974) p. 174).

Concernant la californisation à Schramberg,- j’avais déjà décrit dans paysages la situation dans la Raumschaft Schramberg dans le billet – « La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies». Donc a priori rien de nouveau, – sauf que l’été 2015 a été particulièrement chaud et sec –ce qui a provoqué déjà deux départs de feu – et procuré beaucoup de travail à Annette Melvin et son équipe.

Pour finir – le terme de californisation dans ce contexte d’ analyse de risque d’incendie de forêts, – et les dangers que ces incendies peuvent induire pour l’environnement (et les hommes qui peuplent cet environnement[4]), je crois, si je me souviens bien, que c’est en 1990 après les discussions qui suivaient l’incendie de Collobrières dans le Var[5], que je l’ai aperçu ou entendu la première fois. Il me semble assez clair que le terme californisation prend comme référence cette image qu’on voit défiler devant nos écrans de télévision depuis des décennies – des belles villas dans un espace de boisement bien soigné – qui sont la proie d’un incendie de forêt devenu incontrôlable –quelque part en Californie assez souvent dans les Orange County, Riverside County, San Bernardino County, & Los Angeles County.

Littératures & sources citées :

Darques, R. (2013): Mythé et realité des « grands » incendies en Méditerranée. In : Darques, R., Sidiropoulos, G., Montiel-Molina, C. (2013) (EDS) :Les grands incendies de forêt en Méditerranée/ Great wildfires in the Mediterranean, 11-21. ISBN 978-2-85399-934-2

Fritsche, Johannes (2015): Waldbrand-Risiko ist in der Talstadt sehr hoch. In: Schwarzwälder Bote. 13.08.2015

Grigg, D.B. (1974): The Agricultural Systems of the World. An Evolutionary Approach. Cambrige, p. 129

Messer, M.A. (2014) : Peut-on encore parler d’urbanisation de la Suisse ? In : 20e Biennale de géographie d’Avignon – Géopoint 2014 – « Controverses et géographies » – 12 et 13 juin 2014. (download/chargeable ici)

Neff, C. : (1995) : Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Mannheim. ISBN: 3-923750-50-1

Neff, C. , Baum, J. (2012): Californisation & Littoralisation in Mediterranean France, IGC Cologone 2012 SE 01-03 – Analysis of linked social-ecological systems 3, 26 – 30 August 2012, Conférence/présentation publique (non publiée).

Photos :Vue sur la Talstadt Schramberg – engrenage de l’habitat avec le couvert végétal, © Christophe Neff 31.07.2015;  Californisation à Lauterbach (Forêt Noire), © Christophe Neff 28.07.2015, Premiere page de la conference/présentation: Neff, C. , Baum, J. (2012): Californisation & Littoralisation in Mediterranean France, IGC Cologone 2012 SE 01-03 – Analysis of linked social-ecological systems 3, 26 – 30 August 2012, Conférence/présentation publique (non publiée).

Christophe Neff, le 15.08.2015

[1] Situation semblable en France, voir entre autre le billet « Blognotice 10.08.2015: Cigognes, canicule et chant de cigales – vue sur l’été 2015 dans le « Oberrhein (Rhin Supérieur) »

[2] Voir „Dürre: In Deutschland ist es so trocken wie seit 50 Jahren nicht“.

[3] Neff, C., Baum, J (2012) : The Social Ecology of Californisation & Littoralisation in Mediterranean France. Conference/Presentation lors du 32nd International Geographical Congress 2012, Cologne, Session: Analysis of linked social‐ecological systems, 26 – 30 August 2012. (voir sur KITopen / DOI: 10.5445/IR/1000149710 )

[4] On lira avec intérêt l’article « Mythe et réalité des « grands » incendie en Méditerranée » de Régis Darques (Darques 2013)

[5] Pour une description de l’incendie de forêt de Collobrières de 1990 voir entre autre « Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse ».

Blognotice 10.08.2015: Cigognes, canicule et chant de cigales – vue sur l’été 2015 dans le « Oberrhein (Rhin Supérieur) »

Vue sur le delta de la Sauer  02.08.2015  B1
Vue sur le delta de la Sauer 02.08.2015 B1 © Christophe Neff

Dans une grand partie de l’Europe l’été 2015 est caractérisé par des vagues de chaleurs successives[1], de la sécheresse prolongée, – des incendies de forêts (même en Allemagne)[2] – d’ailleurs la Wikipédia allemande y consacre un très bon article «Hitzewelle in Europa 2015 (vague de chaleurs en Europe 2015)». Les conséquences de cette sècheresse prolongée ont déjà laissé leurs traces dans le paysage, il suffit simplement de bien ouvrir les yeux. Cette sécheresse fait déjà penser ici et là à la sécheresse de 1976[3].

A Munchhausen[4], dans le Bas – Rhin, pas loin de la frontière allemande, par exemple le delta de Sauer est tombé à demi sec. Au même endroit, quand le Rhin est en crue – les eaux de la Sauer forment un véritable lac[5] d’une étendue assez considérable.

Cigognes - Grosswoerth Delta de la Sauer 02.08.2015 B1
Cigognes – Grosswoerth Delta de la Sauer 02.08.2015 B1 © Christophe Neff

A noter que le matin de ce dimanche d’ été, quand je me baladais à travers le delta de la Sauer, – les Cigognes se rassemblaient sur les prés du Grosswoerth pour vraisemblablement se préparer à leurs migrations vers le Sud[6]. Et dans le Ciel on pouvait de loin apercevoir plus d’une centaine de Cigognes planant dans le ciel de Munchhausen, survolant le Delta de la Sauer. A vrai dire, je n’avais jamais vu une telle concentration de Cigognes. Qui aurait cru durant les années 1970, – en 1974 on ne comptait que 9 couples de Cigognes en Alsace – que l’on pourrait dans un proche futur voir réapparaitre des groupes de Cigognes d’une telle importance,- comme je l’ai vu planer au-dessus du Delta de la Sauer ce Dimanche 2 Aout 2015.

Ces Cigognes se préparant pour leur vol migratoire, m’ont rappelé le souvenir d’une image de film, d’une série de télévision. Dans le premier épisode de la série « Les Alsaciens ou les Deux Mathilde » on voit le petit Antoine interpeller l’instituteur Yerri Laugel « Storike sind fort – les cigognes, Monsieur, – elles sont parties, elles ne sont plus la ! »  Dans le film, – l’image (d’ailleurs on ne voit pas de Cigognes durant cette scène) du départ précoce de Cigognes est censé nous annoncer le malheur qui tomba sur l’Alsace avec la « Guerre franco-prussienne de 1870 ». Cet été, le début de la phase migratoire des Cigognes ne peut certainement plus être utilisé comme annonciateur de malheurs, -mais en voyant ces centaines de Cigognes planer au-dessus des toits de Munchhausen et du Delta de la Sauer, je ne peux m’empêcher de penser aux guerres actuelles et des guerres, il y en a partout dans le Monde, – AQMI qui sévit dans le Sahel, – l’état islamique qui terrorise une grande partie de la Syrie et de l’Irak[7], Boko Haram qui contrôle (et terrorise) une grande partie du Nord du Nigeria (d’ailleurs les lycéennes de Chibok kidnappées par Boko Haram n’ont à ma connaissance jamais été retrouvées) : en fait nous vivons dans un Monde en guerre. L’image paisible de Cigognes planant au-dessus du Delta de la Sauer, par ce souvenir de la scène des Cigognes dans les deux Mathilde, – m’a rappelé que nous vivons dans un monde en guerre, – et la France fait bien partie de ces guerres, parfois on a trop tendance à l’oublier. Surtout en temps de vacances.

La grande chaleur (et la sécheresse qui l’ accompagne) qui sévit (ou sévissait les dernières semaines) dans le Oberrhein (Rhin Supérieur), les cours d’eau asséchés, les prés aux couleurs brun-jaune, – les petit feux de forêts ici et là – tout cela prend un peu l’air d’un paysage de Midi méditerranéen,- à une exception près – le chant des Cigales – ce concert si caractéristique des paysages du Midi, – que ce soit un paysages de forêts, de Maquis ou de Garrigues – ce chant magique des cigales – il manque tous simplement, – que ce soit dans la plaine d’Alsace,- ou les coteaux de la Unterhaardt – les Cigales sont inaudibles.

Parlant de canicule, de sécheresse, et des incendies dans ce billet de plein été – j’aimerais aussi rappeler qu’ il y a maintenant 40 ans, le 8 Aout 1975 débuta dans la Lüneburger Heide – le grand incendie de la Lüneburger Heide[8] [9]. Ce fut une des plus grande catastrophes naturelles de l’Allemagne d’après-guerre avec un très lourd bilan (plusieurs morts – les chiffres exacts divergent). La France avait d’ailleurs envoyé plusieurs Canadairs pour donner un coup de main aux services de secours allemands – qui fut totalement débordés par l’incendie. De nos jours la mémoire collective allemande a totalement oublié l’évènement, – aucun article, aucune émission dans les medias de couverture nationale en Allemagne. Le Waldbrand de la Lüneburger Heide au niveau national allemand est de nos jours complètement tombé à l’oubli.

Photos toutes © Christophe Neff, prises le 02. Aout 2015, dans le Delta de la Sauer à Munchhausen. (1 = Vue sur le delta de la Sauer 02.08.2015 B1, 2 = Cigognes – Grosswoerth Delta de la Sauer 02.08.2015 B1 © Christophe Neff)

Christophe Neff, le 10.08.2015

[1] En Allemagne des pics de chaleurs furent atteints, avec 40,3° C. à Kitzingen en Bavière le 4 juillet et le 7 aout, – ce qui est un record de température en Allemagne. Source : Article Wikipedia.de « Hitzewelle in Europa 2015 » dans sa version du 10.08.2015 07H :15.

[2] Dans paysages voir aussi les billets: « Blognotice 31.7.2015: Retour au pays du ciel bleu et des sapins », « Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland », « Blognotice 04.07.2015: Vague de chaleur, canicule et risques d’incendies en Europe centrale ».

[3] Voir aussi: Courtois, Cl., Van Eeckhout,L. « Canicule, sécheresse, incendies : le spectre de 1976 » dans le Monde, mardi 28. Juillet 2015, p. 5 (planète).

[4] Autres billets de paysages consacré à Munchhausen et ses environs: « Blognotice 12.6.2011 », « Blognotice 5.5.2012 : – la géographie le grand gagnant du scrutin des présidentielles 2012 », « Blognotice 15.07.2013: Images d’Outre-Forêt ».

[5] Voir la troisième photo de l’article « Blognotice 15.07.2013: Images d’Outre-Forêt ».

[6] L’importance du Delta de la Sauer pour les vols migratoire de Cigognes du Palatinat a été récemment décrit dans un article de la Rheinpfalz « „Rhenus“ hat es weit gebracht- der erst mit Sendern ausgerüsteten Jungstörche aus der Pfalz hat die Pyrenaen überquert » (Die Rheinpfalz, Mittwoch 5. August 2015, Südwestdeutsche Zeitung). Dans l’article de la Rheinpfalz la réserve naturelle du delta de la Sauer est d’ailleurs décrite comme « urwüchsiges Naturschutzgebiet ».

[7] Voir aussi pour rappeler les faits les notices: « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert »et « Yazidis d’Irak – le cri d’angoisse d’une députée du parlement irakien ».

[8] Voir aussi dans l’article „Brand in der Lüneburger Heide“ dans la Wikipedia.de

[9] Dans paysages les notices suivantes parlent entre autre du Waldbrand de la Lüneburger Heide: « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) », « Blognotice 04.07.2015: Vague de chaleur, canicule et risques d’incendies en Europe centrale », « Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland ».

Blognotice 31.7.2015: Retour au pays du ciel bleu et des sapins

Ciel bleu et sapins 24.07.2015 (Halbmeil Kinzigtal)
Ciel bleu et sapins 24.07.2015 (Halbmeil Kinzigtal), © Christophe Neff 24.07.2015

Retour au pays du ciel bleu et des sapins – le pays où j’ai grandi la Raumschaft Schramberg a dernièrement subi un petit incendie de forêt. La ville de Schramberg qui est entièrement entourée de forêts est particulièrement sensible au risque d’incendie de forêts[1] et la vague de chaleur et de sècheresse qui sévit sur le Sud de l’Allemagne[2] ont donc contribué à l’éclatement de ce feu de forêts entre la Talstadt Schramberg et le Sulgen[3]. L’inspection du site de feux de forêt du « obere Göttelbach » avec la commandante des pompiers de la Talstadt Schramberg Annette Melvin et l’ ingénieur forestier Christoph Eberle était donc au centre d’une petite mission de terrain de deux jours[4] en Forêt – Noire – mission de terrain qui préparait un stage pratique pour un cours sur la cartographie de la dynamique végétale sur des anciens site de feux de forêts en Forêt Noire[5]. En plus je fus invité (avec 5 autres anciens élèves[6]) par mon ancienne école le Gymnasium Schramberg pour présenter dans un mini-exposé mon parcours académique et professionnel – lors d’un colloque organisé pour le 175ème anniversaire de ce lycée – qui débuta en 1840 comme Realschule[7] [8].

Brûlis, le paysage de forêt affecté par la sécheresse assez exceptionnelle (surtout les versant sud), souvenirs de lycéens, – mais après tout ce fut ce ciel bleu de Forêt Noire, – de voir une fois de plus ces magnifiques cimes de Sapins s’élancer dans le ciel bleu d’acier (stahlblau) de Forêt – Noire – couleur de ciel à laquelle nous n’avons droit que très rarement dans la Unterhaardt à Grünstadt. Le contraste des diverses touches de verts de la forêt de Sapins avec le ciel bleu – c’est une des mille images des paysages forestiers de la Forêt noire, – une image pour laquelle le retour au pays vaut toujours le voyage, – simplement pour voir et pour sentir – et même se mettre à l’écoute des chants de la forêt de sapins[9].

Photo: © Christophe Neff 24.07.2015: Ciel bleu et sapins 24.07.2015 dans la vallée de la Kinzig à Halbmeil (Kinzigtal (Wolfach))

Christophe Neff, le 31.07.2015

[1] Voir entre autre le post « La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi ».

[2] Voir entre autre le billet «Blognotice 04.07.2015: Vague de chaleur, canicule et risques d’incendies en Europe centrale»

[3] Il y eu aussi d’autres incendies de forêts en Allemagne pendant ce moi de juillet, voire entre autre le billet «  Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland »

[4] 24/25. Juillet 2015.

[5] La Forêt Noire est aussi un pays de feux de forêts, – meme si il y la mémoire collective a tendence a oublier ce fait, – voire aussi « Blognotice 10.09.2012: Changements de Paysages dans la Raumschaft Schramberg ».

[6] Entre autre avec Thomas Herzog juriste de formation et maire de la ville de Schramberg, Kerstin Andreae femme politique d’ Alliance 90 / Les Verts et membre du Bundestag (Kerstin Andreae est Diplom Volkswirtin), le Journaliste Stefan Ziegler, l’artiste Daniel Roth et le Professeur d’université de Physique Jochen Weller.

[7] Cet anniversaire „Jubiläum „175 Jahre Gymnasium Schramberg““ fut fêté le 24 et 25. Juillet 2015.

[8] Voir aussi dans la NRWZ « „Liegt der Elch noch da?

[9] Voir aussi le début du blog paysages – le billet « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » et la notice « Blognotice 29.06.2014: Bala l’homme de la forêt ».

Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland

Blick auf die Brandfläche NSG Haderwiese 15.07.2015 © Christophe Neff

Der Hochsommer ist da, – die Kornfelder sind gereift, die Mähdrescher holen die Ernte ein, – Schwimmbäder und Badeseen erleben einen Ansturm wie schon lange nicht mehr  – eigentlich ein Bilderbuchsommer, wenn da nicht die Trockenheit und Waldbrandrisiken wären. Ich hatte hier in Paysages, vor zwei Wochen in dem Beitrag „Vague de chaleur, canicule et risques d’incendies en Europe centrale“ schon eindringlich vor den durch die aktuelle Hitzewelle ausgelösten erhöhten Waldbrandgefahren gewarnt, u.a. vor erhöhten Waldbrandrisiken in den Vogesen, dem Wallis, dem Pfälzerwald und dem Schwarzwald.

Inzwischen hat es hier und da in Südwestdeutschland auch schon kleinere Waldbrände gegeben, – unter anderem am 11.7.2015 in Schifferstadt[1] und am 16.7 in Schramberg[2]. Soweit das hochsommerliche Wetter anhält gehe ich davon aus, dass die erheblichen Waldbrandrisiken in den Wälder Südwestdeutschlands anhalten werden (und nicht nur da) , und wahrscheinlich sogar zunehmen werden. Ein ganz großes Problem, zumindest aus feuerökologischer Sicht (und auch in agrarökologischer Sicht), ist die anhaltende Trockenheit die in großen Teilen Südwestdeutschland herrscht.

Blick auf den Pfinz – Entlastungskanal Eggenstein-Leopoldshafen 17.07.2015

Ich habe beispielsweise am Freitag den 17.07.2015 eine geobotanische Exkursion im Hardtwald im Karlsruher Norden durchgeführt, – diese Exkursion führte sozusagen entlang der Ufer des Pfinz-Entlastungskanal durch den Hardtwald und den daran angrenzenden Rheinauen. Die langanhaltende Trockenheit hat u.a. dazu geführt das der Pfinz-Entlastungskanal qusi trockengefallen ist. Einer der Exkursionsteilnehmer meinte, er hätte den Pfinz-Entlastungskanal in dreißig Jahre noch nie so gesehen wie jetzt, d.h. mehr oder weniger ausgetrocknet[3].

Die Waldböden (und nicht nur diese) incl. Streuauflage sind extrem trocken, d.h. schon ein Funke, eine brennende Zigarette etc., kann derzeit einen Waldbrand bzw. Flächenbrand auslösen. Flächenbrände[4] in Wiesen, Straßenrändern etc. können auch ganz leicht, soweit die betroffene Fläche an ein Waldstück grenzt, einen Waldbrand auslösen. Genau das ist beim Waldbrand sowohl beim Waldbrand in Schifferstadt im NSG Haderwiese als auch beim Waldbrand am oberen Göttelbach in Schramberg passiert. Das ist auch der Grund, weshalb bei der Waldbrandprävention im mediterranen Südfrankreich, den Autobahnböschungen, Grasstreifen an Autobahn ein besonderes Augenmerk gewährt wird. Sowohl in Schifferstadt als auch in Schramberg konnte die Feuerwehr dank des raschen Eingreifens das Entstehen eines ausdehnten großen Waldbrandes noch rechtzeitig verhindern.

Waldbrände sind an für sich in Mitteleuropa nichts außergewöhnliches, – nur scheint dass, das kollektive Gedächtnis vollkommen vergessen zu haben. Ich habe zwar vor Jahren schon selbst davor gewarnt, dass soweit die Szenarien die Klimaforschung zutreffen, man in Mitteleuropa wohl mit mehr Waldbränden rechnen müsste[5]. Aber auch ohne Klimawandel, kann es in Mitteleuropa Waldbrände geben, und es hat auch diese schon immer gegeben – auch wenn das kollektive Gedächtnis diese Ereignisse erfolgreich verdrängt. Im Schwarzwald[6], kam es immer wieder zu Waldbränden, – der bekannteste und wahrscheinlich auch der flächenmäßig größte Waldbrand war bestimmt der Waldbrand von Baiersbronn – Schönmünzach der im Jahre 1800 einen Teil des Nordschwarzwaldes heimsuchte[7]. Aber auch andere, quasi zeitgeschichtliche fast rezente großflächige Waldbrandereignisse, hat das kollektive Gedächtnis vergessen. Der Brand in der Lüneburger Heide, vor fast genau 40 Jahre, – sprich im August 1975 – war immerhin einer der größten Naturkatastrophen die die alte Bundesrepublik erlebte. Inzwischen ist dieser für die Waldbrandgeschichte Mitteleuropas bemerkenswerte Waldbrand fast schon vergessen. Dabei würde ich den Waldbrand in der Lüneburger Heide durchaus mit dem Waldbrand der 1949 die Forêt des Landes (Incendie de la forêt des Landes de 1949 ) heimsuchte vergleichen, auch wenn der Waldbrand in der Lüneburger Heide gleichwohl nicht die Ausdehnung und Intensität des Brandes in der Forêt des Landes erreichte. Der Waldbrand in der Forêt des Landes war m.E. übrigens der flächenmäßig größte und tödlichste Waldbrand in Europa in historischer Zeit[8].

Flächen & Waldbrand Schramberg oberer Göttelbach 16.07.2015 © Annette Melvin

Ich möchte zum Schluss dieses Blogbeitrages noch einmal auf den Schwarzwald zurückkommen. Im Sommer 2010 hatte mich Annette Melvin[9] [10], die Kommandantin der Freiwilligen Feuerwehr Abteilung Talstadt Schramberg, angesprochen und mich gebeten eine Stellungnahme zur  Verwaldung der Talstadt Schramberg und den daraus entstehenden Waldbrandrisiken abzugeben. Daraus entstand u.a. der Blogbeitrag « La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi (Der Wald breitet sich in Schramberg aus – und damit steigt auch das Waldbrandrisiko)“. Die Waldzunahme in der Talstadt Schramberg wie in vielen anderen Teilen des Schwarzwaldes, wird in trockenen, warmen Sommern dazu führen, dass die Waldbrandrisken erheblich steigen. Das Problem ist eigentlich ein europäisches Problem, man findet es fast in allen europäischen Gebirgsräumen, seien das nun die Cevennen in Südfrankreich, die Vogesen in Ostfrankreich, den Pfälzerwald, den Schwarzwald in Südwestdeutschland, die Hochgebirgswälder der Schweiz, – oder Gebirgswälder der französisch-italienischen Alpenbogens ….. – (um nur ein paar Beispiele zu nennen) die Landschaft wächst zu – und damit steigen die Waldbrandrisiken[11].

In Südwestdeutschland betrifft das vor allem den Schwarzwald und den Pfälzerwald. Für Siedlungen die wie beispielsweise die Talstadt Schramberg von Wald umschlossen sind, –   kann das in extrem trockenen (und heißen) Sommern dann durchaus zum Problem werden. Man wird wahrscheinlich auch in nächster Zukunft in Südwestdeutschland[12] darüber nachdenken müssen, die Feuerwehren von Siedlungen in Waldgebieten bzw. die von Wald (und Buschland) umschlossen sind, sowie in Frankreich (oder den USA, Canada) etc.   systematisch mit CCF Fahrzeugen Camion Citerne Feux de Forêt[13] auszurüsten. Damit verhindert man keine Waldbrände, aber man kann, soweit diese erst einmal ausbrechen, schnell und effektiv, auch abseits vom befestigen Wegenetz in unwegsamen Gelände eindämmen, und damit verhindern dass aus einem kleinen Waldbrand sich ein großflächige Waldbrandkatastophe entwickelt.

Was die derzeitige Waldbrandrisikosituation in Südwestdeutschland betrifft, – so wie schon in der Blognotice vom 4 Juli geschrieben – soweit die trocken-warme Witterung anhält, wird man im Pfälzerwald, in den Trockenwäldern der Oberrheinebene und im Schwarzwald mit einem erheblichen Waldbrand (und Flächenbrandrisiko) rechnen müssen.

Zitierte Literatur:

Schlund, Wolfgang ; Jehle, Georg ; Ebel, Charly (2012): 100 Jahre Bannwald Wilder See. Naturschutzzentrum Ruhestein & Landesbetrieb Forst BW Stuttgart, ISBN 978-3-00-035118-1

Bilder: 1 -2 alle © Christophe Neff (Blick auf die Brandfläche NSG Haderwiese (Schifferstadt) 15.07.2015,  Blick auf den Pfinz – Entlastungskanal Eggenstein-Leopoldshafen 17.07.2015),  3 © Annette Melvin (Flächen & Waldbrand Schramberg oberer Göttelbach)

Christophe Neff, le 19.07.2015

P.S. (10.03.2023): Acht Jahre nach der Veröffentlichung dieses Blogbeitrages habe ich die verloren gegangen bzw. defekten Links (siehe auch „Blognotiz 20.03.2022: Notizen zur aktuellen Linkreparatur in Paysages“) wieder repartiert. Da dieser Beitrag im Dezember 2015 von der Pressestelle des KIT unter der Überschrift „Experte des Monates/Feuerökologie“  verbreitete wurde, werde ich wohl ein Screenshot dieses Blogbeitrages vom Juli 2015 in KIT-Open archivieren.

[1] Hierzu auch „Speyer/Schifferstadt/Dudenhofen: Waldbrand unter Kontrolle

[2] Hierzu die NRWZ „Schramberg: Großeinsatz am Oberen Göttelbach“, und hier der Schwarzwälder Bote „Schramberg – Waldbrand löst Großeinsatz aus

[3] Mündliche Mitteilung von Sebastian Hötzel, Mastersstudent der Geoökologie, während der geobotanischen Exkursion „Vegetationskundliches Geländetransekt von der oberrheinischen Hardtplatte zur Rheinaue“ des IFGG-KIT am 17.07.2015.

[4] Einen kleinen Flächenbrand gab es auch am Freitag, den 17.07.2015 auf der Gemarkung der Gemeinde Kirchheim an der Weinstrasse, – hier brannte ein ca. 1000m² Getreidefeld entlang der Autobahn A 6. Quelle: Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag 18. Juli 2015: Fächenbrand/Getreide zerstört

[5] Hierzu u.a. « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) » , sowie Neff, C., Scheid, A. (2003): Kontrollierte Feuer in Natur und Landschaftspflege: – Erfahrungen aus dem Mittleren Schwarzwald (Raumschaft Schramberg) und den mediterranen Pyrenäen (Pyrénées Orientales/Region Prades) Südfrankreichs. In: Venturelli, R.C., Müller, F. (Eds): Paesaggio culturale e biodiversità. Principi generali, metodi, proposte operative. Giardini e Paesaggio, 7, Firenze, 163 – 177, (ISBN 88-222-5272-1).

[6] Hierzu auch „Blognotice 10.09.2012: Changements de Paysages dans la Raumschaft Schramberg“.

[7] Das lesenswerte Buch von Wolfgang Schlund et al. (2012) über den „Bannwald Wilder See“ widmet dem Waldbrand von Baiersbronn – Schönmünzach ein ganzes Kapitel.

[8] Zum „Incendie de la forêt des Landes de 1949  findet man in paysages die folgenden Artikel „1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes“, „The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)“ und „Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes „.

[9] Ich kenne Annette Melvin noch aus gemeinsamer Schulzeit am Gymnasium Schramberg.

[10] Von Annette Melvin stammt auch das Photo vom Waldbrand am oberen Göttelbach in Schramberg die mir das Photo dankenswerterweise für diesen Blogbeitrag zur Verfügung gestellt hat.

[11] Dieser Landschaftswandel, d.h. die großflächige Verwaldung und Verbuschung führt u.a. auch zur Ausbreitung der Wolfspopulationen siehe u.a „Blognotice 11.07.2015: Commentaire sur la réapparition du Loup au Bade – Wurtemberg après 150 d’ans d’absence“.

[12] Gemeint sind u.a. die Bundesländer Rheinland-Pfalz und Baden Württemberg

[13] Ein geländegängiger in Frankreich normierter Tanklöschfahrzeugtyp der speziell für die Waldbrandbekämpfung entwickelt wurde.

Blognotice 11.07.2015: Commentaire sur la réapparition du Loup au Bade – Wurtemberg après 150 d’ans d’absence

Eh bien, il vient de réapparaitre au Bade-Wurtemberg, après 150 d’années d’absence, le loup vient de faire parler de lui au Bade-Wurtemberg[1]. J’avais déjà parlé de la réapparition en 2012, même annoncé le retour du Loup en Forêt – Noire dans le billet « Changements de Paysages dans la Raumschaft Schramberg » – donc personnellement je ne suis pas très surpris de voir réapparaitre les Loups au Bade – Wurtemberg, – même si dans ce cas spécial, il s’agit d’un Loup écrasé retrouve sur le bord de l’Autoroute A 5 à la hauteur de la ville de Lahr – vraisemblablement un Loup de provenance française ou même helvétique, mais en tous cas il s’agit d’un loup de provenance alpine[2]. Concernant la Forêt Noire, on ne sait pas encore si le retour du Loup a déjà commencé, mais je pense que si il n’est vraiment pas encore là – se sera seulement une question de temps pour retrouver des traces du Loup en Forêt Noire. C’est la même chose pour le Pfälzerwald, qui est la prolongation naturelle du massif vosgien. Massif vosgien dans lequel une population de loup (autoreproductrice) est confirmée. En fait aucune barrière naturelle ou artificielle ne sépare les Vosges et le Pfälzerwald. Rien de plus facile pour les loups de migrer des Vosges dans le Pfälzerwald. Peut-être les loups sont-ils- déjà arrivés dans le Pfälzerwald, -mais à cause de la faible densité de la population du Pfälzerwald on ne s’est tout simplement pas encore aperçu de sa présence. Comme en Forêt Noire c’est plutôt une question de temps pour retrouver des traces de sa présence dans la Pfälzerwald.

Quant à la réapparition probable du Loup en Forêt – Noire, j’avais en 2004 fait une excursion avec des étudiants en géographie de Mannheim, à la recherche des habitats propices à la réapparition du Loup en Forêt Noire. Le journaliste Moni Marcel avait écrit un joli reportage pour la NRWZ, – mais ce reportage a disparu-ce qui reste dans les fonds de la bibliothèque du KIT – c’est l’info de presse que j’avais écrite –sous le titre de Kimmichginster und Global Change. Donc maintenant le loup semble vraiment arriver en Forêt – Noire, – et la cohabitation, – si il doit y avoir cohabitation, sera compliquée et complexe. Dans ce contexte je me permets de citer deux phrases d’un petit livre de Jean Marc Moriceau « Ni ange, ni démon, le loup échappe à toute vision réductrice. Notre perception, souvent uniformatrice, ne s’encombre guère de nuance et encore moins de d’une contextualisation spatiotemporelle »[3].

Concernant la société allemande, j’ai l’impression qu’il y a une grande tendance à une angélification du Loup, – le Loup est un Loup et ce n’est pas une figure de dessin animé, -parfois même le Loup attaque l’homme, cela arrive, même si cela arrive très rarement dans des pays occidentaux, – Candice Berger[4] attaqué par un Loup en 2010 fut à ma connaissance la dernière victime d’un attaque de loup dans un pays occidental[5]. Dans ce contexte je renvoie à l’interview fort intéressante de Kurt Kotrschal dans le Spiegel. Il pense que le loup peut très bien avoir sa place dans l’Europe contemporaine –d’après Kotrschal ils ont même un droit de vivre en Europe[6] , – mais dans les rares cas où le loup attaque l’homme, il préconise cependant d’abattre toute la meute[7]. Concernant aussi bien la Forêt -Noire que le Pfälzerwald – l’élevage extensif comme il est pratiqué dans un grande partie du Sud Est français n’existe presque plus –donc à priori nous ne serons pas confrontés aux mêmes problèmes de cohabitation – sauf dans les rares cas d’élevage extensif où elle a été introduite dans deux massifs forestiers allemands pour les besoins de la maintenance de l’ouverture du paysage. La « Landschaftspflege » (maintien des paysages) par troupeau de chèvre ou de mouton, comme il est par exemple pratiqué dans la Raumschaft Schramberg[8], est très difficilement compatible avec la présence du Loup. Mais dans les régions allemandes où une tradition d’élevage d’ovins existe, comme par exemple dans en Basse-Saxe nous commençons à être confronté aux mêmes problèmes que connaissent les éleveurs de montagne du midi français. Julia Koch du Spiegel vient de consacrer récemment un reportage à la cohabitation problématique ente Loup et élevage ovin en Basse – Saxe sous le titre « Lämmchen zum Dessert (petit agneau comme dessert) »[9][10].

A titre professionnel j’ai toujours un peu travaillé sur les changements des milieux environnementaux et sur la ré(apparition) des Loups, – mais jusqu’à présent je n’ai presque rien publié sur le sujet- sauf l’article[11] «Der rezente Landschaftswandel im westlichen Mediterranraum – Herausforderungen für Natur- und Landschaftsschutz » publié en 2001   – ou je me focalise sur les différentes perceptions des différents acteurs sur « les feux de forêts, les loups, les ours » – et je dirai même que depuis que l’article a été publié en 2001 les perceptions (et les problèmes) n’ont guère évolué. Concernant la présence du Loup dans le Pfälzerwald et dans la Forêt – Noire, je pense qu’il y beaucoup de risque que cela s’avére complexe et compliqué même si les administrations concernées prétendent y être excellemment préparées! Le Loup est un Loup, – c’est un super prédateur et ce n’est surtout pas un « Kuscheltier » (mots allemand pour Doudou, Peluche), même si certains medias et organisations de protection de la nature ont tendance à nous raconter de telles fables. La coexistence entre deux « super prédateurs » comme le Loup et l’homme n’est pas toujours facile, – il faut le reconnaitre. Personnellement je me sens proche de l’opinion de Kurt Kotrschal, le Loup a sa place en Europe, -mais il faut toujours maintenir son respect devant le prédateur (Raubtier dans le texte du Spiegel) – sans ce respect, la cohabitation peut tourner au drame.

Pour finir ce billet, pour ceux qui s’intéressent au sujet, je ne peux que recommander la lecture de ces deux livres :

Le petit livre « le loup en question » (livre cité dans ce texte ci-dessus) écrit par Jean Marc Moriceau réunit à peu les principales informations concernant la situation actuelle du Loup en France. Sachant bien que certains défenseurs du loup contestent la neutralité de Jean Marc Moriceau, je pense quand même que c’est un livre objectif qui met très bien en lumière la complexité du sujet.

L’histoire du Loup en Alsace et dans les Vosges est décrite dans le livre de Thomas Pfeiffer « Alsace le retour du Loup ». Concernant l’Allemagne jusqu’à présent, la cohabitation entre Homme et Loup, n’a pas (encore) provoqué de débats passionnels comme en France, et à ma connaissance, il n’existe pas encore d’ouvrage (livre) sur la réapparition du Loup en Allemagne.

Sources et ouvrages cités :

Becker, Markus (2012): Verhaltensforschung: Der Wolf offenbart die Natur des Menschen. (Dans le SPON du 21.09.2012). Reportage/Interviev avec Kurt Kotrschal.

Koch, Julia (2015): Lämmchen zum Dessert. Tiere. In Niedersachsen geht die Angst um: Der Wolf ist wieder da. Zwar haben die Räuber dort noch nie einen Menschen verletzt – aber sie töten Schafe. Vom richtigen Umgang mit einem alten Feind. In: Der Spiegel 28/2015, 108 – 110.

Moriceau, Jean Marc (2015) : Le Loup en question. Fantasme et réalité. Paris, (Libella/Buchet&Chastel), ISBN 978-2- 283-02791-2

Neff, Christophe (2000): MEDGROW. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaftswandel im Mittelmeerraum. Mannheim (Mannheimer Geographische Arbeiten), ISBN 3-923750-80-3

Neff, Christophe (2001): Der rezente Landschaftswandel im westlichen Mediterranraum – Herausforderungen für Natur- und Landschaftsschutz. In Petermanns Geographische Mitteilungen 145, 72 – 83.

Pfeiffer, Thomas (2011): Alsace le retour du Loup. Un siècle après son éradication il revient, faut –il en avoir peur. Strasbourg, (la Nuée bleue), ISBN 978-2-7165-0796-7

Christophe Neff,   le 11.07.2015

P.S. : L’auteur de paysage et les Loups, c’est une vieille histoire[12], une vieille affaire de famille – souvenirs de débats passionnels avec mon grand- père Jean Migliori sur la présence de Loup en France et en Italie, sur la Bête des Vosges, sur les loups de Cévennes et le réalisme du téléfilm La Tuile à loups – durant les années 1970. Ce fut aussi un débat sur la perception de paysages et de la nature, mais aussi sur la pauvreté en milieux rurale en France et en Italie. Les souvenirs de ces débats, de ces discussions passionnées seront peut-être rassemblés dans un autre billet avant qu’ils ne tombent en oubli !

[1] Voir p. ex: « Raubtier: Wolf in Baden-Württemberg nachgewiesen“ dans le SPON, ou „Lahr Totes Tier war wirklich ein Wolf“ dans le Schwarzwälder Bote.

[2] Voir « Überfahrenes Tier bei Lahr war ein alpiner Wolf“.

[3] Moriceau, Jean Marc (2015) : Le Loup en question. Fantasme et réalité, p. 27. Paris

[4] Voir Wikipedia « List of wolf attacks in North America

[5] Pour les attaques de Loup sur les humains avant 2001 on consultera le document « The fear of wolves – a review on wolfattaks on humans » edité pas John Linell et al en 2001 , document chargeable sur Internet ici : http://www.wwf.de/fileadmin/fm-wwf/Publikationen-PDF/2002.Review.wolf.attacks.pdf

[6]Wölfe waren immer da“, sagt Kotrschal. „Sie haben das Recht, hier zu leben. Punkt./Les Loup etaient toujours la“ dit Kotrschal“ils ont le droit de vivre ici. Point ! (Traduction C.Neff)

[7]Sollte ein Wolf Menschen angreifen, kann das das Ende seines gesamten Rudels bedeuten. „Wölfe geben ihr Verhalten stark über Traditionen weiter“, sagt Kotrschal. „Wird ein Wolf übergriffig, ist es meist das Beste, das ganze Rudel abzuschießen./ Si un loup attaque un homme, cela peut mettre en péril l’ existence de toute la meute. „ Les loup transmettent leur comportement par tradition“, dit Kotrschal.“ Si le comportement d’un loup devient dangereux (übergriffig werden) – il faut dans la plupart des cas abattre toute la meute » (Traduction C.Neff)

[8] Dans la Raumschaft Schramberg ce sont surtout de troupeaux de chèvres qui sont utilisés pour le maintien du paysage (Landschaftsoffenhaltung.).

[9] Koch, Julia (2015): Lämmchen zum Dessert. Tiere. In Niedersachsen geht die Angst um: Der Wolf ist wieder da. Zwar haben die Räuber dort noch nie einen Menschen verletzt – aber sie töten Schafe. Vom richtigen Umgang mit einem alten Feind. In: Der Spiegel 28/2015, 108 – 110.

[10] Julia Koch a aussi publiée un interview intéressant avec Luigi Boitani (Professeur d’ecologie animale à l’Université de Rom) dans le SPON « Who’s Afraid of the Big Bad Wolf? Fears As Predator Returns To Europe – Interview with Luigi Boitani conducted by Julia Wolf »

[11] Et un demi-chapitre sur les dynamiques de paysages – voir les relations entre fermeture du paysage, risques de feux de forêts et réapparition du Loup dans les massifs des montagnes méditerranéennes françaises (Neff 2000).

[12] Jusqu’à présent dans paysages je n’ai écrit que très rarement sur le Loup, – quelque mots dans « Blognotice 01.09.2012: Commentaire sur la « modeste et provisoire » ristourne sur le prix des carburants » et le billet « Blognotice 10.09.2012: Changements de Paysages dans la Raumschaft Schramberg » dans le quelle j’annonce le retour du Loup en Forêt Noire et dans le Pfälzerwald.

Blognotice 04.07.2015: Vague de chaleur, canicule et risques d’incendies en Europe centrale

Il fait chaud en Europe en ce moment, – surtout en Europe Centrale entre Paris, Berlin et Strasbourg les températures journalières frôlent souvent les 38 ou 39 degrés – grâce au au « Hitzehoch Annelie » à l’anticyclone Annelie. La Wikipédia allemande a déjà son article (Hitzewelle in Europa) sur cette canicule qui fait souffrir une grande partie de l’Europe. A part la grande émotion sur la situation économique de la Grèce, – le Hitzehoch Annelie est bien à la une des medias allemands. La canicule actuelle augmente aussi les risques d’incendie en Europe centrale – une première analyse climatologique[1] du DWD (service météorologique allemand) de la vague de chaleur actuelle nous alerte sur le risque considérable d’incendie de forêt en Saxe. La Rheinpfalz dans son édition du 2. Juillet 2015 a consacré presque une page entière au risque d’incendie lié à la forte vague de chaleur[2]. Personnellement je pense que si la vague de chaleur se prolonge, les risques d’incendies de forêt (ou feu de végétation) vont considérablement augmenter en Europe centrale, -je pense qu’une grande partie des massifs forestiers français (hors le domaine méditerranéen) comme par exemple les forêts du Massif des Vosges , suisse (par exemple dans les forêts du Canton du Valais) et allemands (par exemple en Forêt -Noire ou dans le Pfälzerwald) (et bien au-delà) pourraient être la proie d’un incendie de forêt. La France est assez bien préparée, – même hors du domaine méditerranéen les services anti incendies français me semblent être assez efficaces. Même en Alsace, dans les forêts rhénanes on trouve des panneaux anti-incendie. Rien de tel, sur l’autre côté du Rhin ou en Palatinat. Le grand incendie de la Lüneburger Heide de 1975 a presque complètement disparu de la mémoire collective allemande[3]. Le grand incendie, pour le grand public allemand, ce sont les images de télé provenant du midi français, de Californie, d’Australie – ou ce sont les sinistres pronostics des climatologues qui nous prédisent une potentielle augmentation du risque d’incendie vers la fin du siècle. Pour le grand public allemand, la notion du risque de feu de forêt n’existe malheureusement pas – et les pouvoirs publics ne sont guère préparés à faire face à des tels scenarios. Si la vague de chaleur qui sévit actuellement Europe Centrale entre Paris, Berlin et Strasbourg se prolonge, les risques d’incendies de forêt vont considérablement augmenter, – et des scénarios comme le grand incendie de la Lüneburger Heide en 1975 pourraient se reproduire.

Christophe Neff, le 04.07.2015

[1] DWD: Erste klimatologische Einschätzung der Hitzewelle Juli 2015

[2] Die Rheinpfalz: Vorsicht beim Grillen und Parken, Hitze-Tipps – Wakdbrandgefahr nicht unterschätzen – Autos, Grillkohle, und Glasmüll können Feuer entfachen. Die Rheinpfalz, Nr 150, Donnerstag, 2 Juli 2015.

[3] Voir aussi le billet « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) ».