Blognotice 1.7.2011 – l‘Allemagne vote le „Ausstieg“

Le jeudi 30 Juin 2011 fut une véritable journée historique en Allemagne. Le Bundestag vota « le Ausstieg » la sortie du nucléaire. 513 parlementaires de la CDU, de la FDP, de la SPD et des verts ont voté pour le Ausstieg, – 79 parlementaires – surtout issus de la Linke ont voté contre – et 8 parlementaires se sont abstenus.  Le chef de file de l’opposition social-démocrate (SPD), Sigmar Gabriel, en salue ce jour „historique“, tout en égratignant le gouvernement d’Angela Merkel : „Nous soutenons cette décision par conviction, vous seulement par opportunisme » a bien raison, car il faut le rappeler qu’il y a à peine quelques mois le gouverment Merkel  avait aboli la sortie du nucléaire (Ausstieg aus dem Ausstieg) voté par le premier Gouvernement Schröder en 2002.  La sortie du nucléaire allemand, le virage à 90% du gouvernement  Merkel,  c’était déjà prévisible quelques jours après la catastrophe de Fukushima, je l’avais déjà écrit dans la Blognotice du 14.3.2011. La sortie du nucléaire de l’Allemagne comme le premier Ministerpräsident vert Winfried Kretschmann en Bade-Würtemberg sont en première ligne dûs aux retombées politiques de la catastrophe de Fukushima en Allemagne.  Cette catastrophe a provoqué un véritable raz-marée politique en Allemagne, car les images venant du Japon meurtri ont touché profondément l’Allemagne.  L’ ampleur de cette blessure qu’une grande partie de l’Allemagne a ressentie  en voyant les conséquences du tsunami meurtrier au Japon est à l’origine du petit livret de Daniel de Roulet « Tu n’as rien vu à Fukushima » (voir le petit résumé dans le Blog de TKT et la critique détaillée de Pierre Assouline « Fukushima mon amour »)  qui vient d’être traduit en Allemand (traduction: Maria Hoffmann-Dartevelle) sous le titre « Fukushima mon amour. Brief an eine japanische Freundin  » (ce qui est la traduction littérale du titre de la critique du livre dans la république de livres.), quelques semaines après sa parution en France. Qu’un livre français soit aussi rapidement traduit en Allemand après sa première parution n’est vraiment pas coutume – si je ne me trompe , « indignez vous » de Stéphane Hessel ne fut pas traduit en allemand dans le même délai court que « Tu n’as rien vu à Fukushima ».  Le Fallout politique de la catastrophe nucléaire de Fukushima a profondément bouleversé, touché l’Allemagne, est -ce pour cela que le Bundestag a voté la sortie du nucléaire le jeudi 30 juin2011. Apparemment ce « fallout politique » de la catastrophe de Fukushima s’est arrêté juste au-dessus du Rhin, – comme jadis durant l’accident de Tchernobyl il y a juste 25 ans – car un veritable débat politique sur la sortie du nucléaire de la France  ne semble pas être à l’ordre du jour en France.

Livres cités

De Roulet, Daniel (2011): Fukushima mon amour. Brief an eine japanische Freundin. Hoffmann und Campe, Hamburg, ISBN 978-3-455-40352-7 (Übersetzung: Hoffmann-Dartevelle, Maria)

De Roulet, Daniel (2011): Tu n’as rien vu à Fukushima. Paris. Buchet & Castell. ISBN 978-2-283-02528-4

Christophe Neff, Grünstadt le 1.7.2011

Blognotice Dimanche 21.11.2010

novembermorgenlicht-uber-den-dachern-von-grunstadt-20112010.1290319537.jpg Après avoir disparu pendant un moment, les images de la plateforme de blog du Monde ont fait réapparition durant la journée du dimanche 14. et du lundi 15.11.2010. Après tout, les techniciens du Monde ont quand même fait un travail considérable, au moins sur le blog paysages, la plupart des photos ont ressurgi durant la journée du lundi 15.11.2010. Plutôt bloggeurs de weekend et des jours fériés je n’aurais jamais eu le temps de réparer tous cela manuellement, – même si j’ai stocké toutes les photos utilisées dans le blog. Il ne reste à ce jour que l’article Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009) où il semble encore y avoir des problèmes. Donc en ce qui concerne le blog paysages, l’épisode « du crash de la plateforme des blogs le Monde », vu avec un peu de recul s’est plutôt bien samstag-20112010-erste-sonnenstahlen-uber-grunstadt.1290319721.jpgpassé ! Pour les blogs « photos » du Monde c’était une vraie catastrophe,  mais je crois que là aussi les problèmes majeurs ont été résolus depuis le dernier week-end.  En dehors de la question des fichiers images disparus et ils semblent maintenant retrouvés dans la plus part des cas, il reste la question du problème d’archivage des mémoires collectives dans le cyberspace, que j’ai posée dans ma dernière  notice de blog « Le jour où les images des blogs le monde ont disparu ». Drôle de Coïncidence, mais juste avant que les images des blogs le Monde ne disparaissent, j’avais commencé la lecture du Livre de Robert Darnton « the case for Books » – où ce problème de l’archivage de la mémoire collective hors de la « Galaxie Gutenberg » est élucidé de manière intéressante. Même chose mais sous un autre angle dans « N’espérez pas vous débarrasser des livres » de Carrière, Jean-Claude & Eco, Umberto, livre que j’ai lu quelques jours avant le crash.

Le stockage des textes et images  dans l’espace digital restent jusque à présent un problème non résolu.  Le « Mur de la honte de l’Atlantique » pour reprendre  le titre du billet du 18.11.2010 de la République de livres, -les Vestiges des « Bunker des Atlantikwalls » ont toutes les  chances de témoigner encore dans les centenaires même millénaires prochains d’une sombre époque qui s’abattait sur l’Europe – mais combien de temps le billet de Pierre Assouline et ses 460 commentaires vont-il survivre dans l’espace digital ?

Comme je parle de mémoire collective dans ce billet, le weekend dernier dans les confins du Wurtemberg entre Forêt Noire, les Gäue et le Neckar  – un dernier vestige de la lutte ouvrière du Wurtemberg disparaissait dans un incendie. Je parle du AWO Heim à Waldmössingen (petit village appartenant à la ville de Schramberg), – haut lieu de la Social-démocratie entre Jura Souabe et Foret Noire où la génération de mes parents planifiait les campagnes électorales de la SPD durant les années 1970 et 1980. C’est ici, et je m’en souviens encore bien, que mes parents et leurs amis du SPD (avec leurs enfants en bagage) cherchaient les tracts, les banderoles, les Aufkleber, la Sonntagszeitung du SPD, pour soutenir Klaus Kirschner, – un des derniers vrais  ouvriers membre du Bundestag et de la SPD. Est-ce qu’il y en ce moment encore un vrai travailleur qui siège pour la SPD au Bundestag à Berlin ? Je ne crois pas ! Au P.S. français – pas sur du tout !

Pour les bacheliers de Schramberg le AWO Heim de Waldmössingen avait une tout autre importance, au moins pour ma génération de bacheliers. C’était un lieu idéal pour faire de fêtes, -car la « Arbeiterwohlfahrt Schramberg » dans sa tradition de « gauche populaire » était une des rares organisations qui prêtaient leur salle et locaux volontairement aux bacheliers et autres groupes de jeunes des environs de Schramberg, de la ainsi dénommée Raumschaft Schramberg. Combien de premiers petits baisers furent échangés à l’AWO Heim à Waldmössingen. La presse locale écrit « AWO-Heim nicht mehr zu retten  » – et dans quelques  temps ce vestige de la lutte ouvrière et de la Social-démocratie du Wurtemberg tombera dans  l’oubli.  En plus, d‘ après les sondages, le SPD du Baden-Württemberg se porte plutôt mal, les verts on détrôné le SPD comme premier parti d’opposition au Baden-Württemberg grâce à leur opposition à Stuttgart 21 .  Mais les sondages, c’est un peu comme les prévisions météorologiques  peut on vraiment y croire ? Si on en croit vraiment les sondages qui circulent en ce moment, les verts on toutes les chances  de pouvoir remporter les élections régionales en mars 2011 et même de freitagnachmittag-19112010-weihnachtsbaum-im-stuttgarter-hbf.1290319959.JPGs’emparer du titre du Ministerpräsident ! Qui sait ? La Rheinpfalz nous annonce de la neige pour les plaines rhénanes, donc si cela s’avérait juste, Mercredi 24 ou Jeudi 25 il tomberait un peu de neige sur Grünstadt et la Unterhaardt. A voir donc ! En ce qui concerne les prévisions métrologiques – notons que l’Allemagne en ce moment est confrontée au fantôme du « Jahrtausendwinter » –  il y aurait des soi-disant  prévisions météorologiques qui prédiraient un hiver super froid et enneigé pour l’Allemagne. novemberlicher-schienenbewuchs-ailanthus-stuttgart-hbf-19112010.1290331953.JPGA voir – personnellement je suis plutôt sceptique et je ne crois guère  telle prévision , mais à en croire Gernot Schütz du Südwestfunk, même si un « Hiver millénaire (Jahrtausendwinter) n’est pas à craindre ,il y aurait une certaine probabilité que l’hiver prochain en Allemagne se révélerait plutôt froid. Donc à voir.

hall-des-pas-perdus-nordausgang-stgt-hbf-19112010.1290320223.jpgComme je parlais  beaucoup de mémoires collectives, d’images disparues, et des prévisions météorologiques j‘ ai garni ce billet avec quelques photos de la gare centrale de Stuttgart pris lors d‘ un deplacement professionel le vendredi 19.11.2010, le fameux Bonatzbau censé a disparaitre avec le projet Stuttgart 21 (des autres photos du Stuttgarter Hbf se trouvent ici et ici ) et quelques petites images de ciel de novembre à Grünstadt.

Photos ©toutes Christophe Neff

1.) Novembermorgenlicht über den Dächern von Grünstadt © C.Neff

2.) Samstag 20.11.2010, erste Sonnenstrahlen über Grünstadt © C.Neff

3.) Freitagnachmittag 19.11.2010 – ein Weihnachtsbaum im Stuttgarter Hauptbahnhof © C.Neff

4.) novemberlicher Schienenbewuchs – Ailanthus – Stuttgart Hbf  19.11.2010 © C.Neff

5.) Hall des Pas Perdu, Nordausgang Stuttgart Hbf, Freitagnachmittag 19.11.2010 © C.Neff

Sources et ouvrages cités :

Carrière, Jean-Claude; Eco, Umberto (2009 ) : N’espérez pas vous débarrasser des livres – entretiens menés par Jean-Philippe de Tonnac. Éditions Grasset & Fasquelle (le livre de Poche). ISBN 978-3-455-50175-9

Darnton, Robert (2009): The Case for Books. Past, Present, and Future. With a New Chapter on Google and the Digital Future. New York, PublicAffairs. ISBN 978-1-58648-902-1.

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag 20. November 2010: Heute mild, morgen kälter. Das Wetter: Ab nächster Woche ist mit Schnee zu rechnen.

Christophe Neff, Grünstadt le 21.11.2010

Vue de Grünstadt – clocher et carillon de Sankt Martin résonnent de nouveau sur l’Unterhaardt

 L’automne arrive – après de longues semaines sans carillon et sans clocher de St. Martin de Grünstadt – nous avons droit de nouveau à  cette petite musique qui baigne les vignes des environs de Grünstadt dans un paysage de sons. De  plus, l’horloge de l’église de St. Martin Grünstadt nous donne enfin l’heure exacte. 

Petite tournée virtuelle dominicale – dans la RDL , nous apprenons par la voix de Passou que la grande majorité des commentaires proviennent des bureaux de lecteurs, donc le week-end le débat reste plutôt calme pour ainsi-dire.   a des obligations professionnelles j’ai passé la semaine en Forêt Noire, loin des mondes virtuels : il y  a même des endroits là- haut où on n’a toujours  pas accès au réseau de téléphone portable. Incroyable mais vrai : dans l’Allemagne de 2010, il y a des localités où l’utilisation de téléphone portable  n’est pas possible.  

Ayant travaillé pendant une semaine sur les changements globaux (un séminaire sur la « global change ecology »& sortie sur le terrain) et sur la dynamique des paysages dans la Raumschaft Schramberg (préparation d’un chantier de brûlage dirigé), même si il reste quelques trouées de communication pour les téléphones cellulaires , je me suis rendu compte à quel degré les changements globaux affectent  la région où j’ai  grandi. La Forêt progresse de plus en plus  et l’état, la ville et  la région  ont de plus en plus de mal à financer les infrastructures publiques. Il y a cinq ans Je n’aurais j’aimais cru que le jour viendrait où la question  de la survie de l’Hôpital de Schramberg se poserait !

Hier la petite ligne de chemins de fer reliant Schramberg au réseau ferroviaire (neutralisation 1989, dépos des voies 1992)- demain l’hôpital ,  quand parlera –t- on de la fermeture du lycée ? Sans Hôpital, sans lycée – la Raumschaft Schramberg, la ville de Schramberg sont programmées  pour  entrer dans une longue phase d’agonie socio-économique. Est-ce que les hommes et femmes politiques locaux et régionaux sauront stopper ce processus ? A voir, en attendant on peut observer la lente progression de la Forêt, comment  elle envahît lentement les paysages.  Pour les amoureux de la Forêt c’est certes une bonne chose, mais les habitants « du coin » préfèrent plutôt un paysage ouvert avec une mosaïque de forêts, de prés et de champs.

 Il y avait aussi un petit événement historique dans ce coin perdu de la Forêt Noire – Zinelli le rouge – Herbert Zinell  fêtait ses  vingt ans de Bourgmestre de Schramberg. Un maire de gauche – dans un fief traditionnellement  de droite, et cela depuis vingt ans , c’est vraiment remarquable .En ce moment,  Herbert Zinell a entamé un dur combat pour essayer de  sauver ce qui reste de l’Hôpital de Schramberg. Combat qui réunit tous les hommes et femmes politiques locales, quelle que soit leur appartenance politique, car ils savent tous qu’une fois l’Hôpital perdu, le déclin socio-économique de Schramberg, la perte du rôle de statut de Mittelzentrum sera inévitable. 

Zinelli le rouge aura besoin de beaucoup de courage et de sagesse pour gagner ce combat vital pour la Raumschaft Schramberg. Comme on parle de figure politique de la gauche,  dans le dernier billet « Retour de vacances » du blog Au jour le jour nous apprenons le décès d’un figure emblématique « marieausoleil, une femme de tête, fille de la mer et de la tramontane » de la gauche audoise, Marie-Claude Gleizes.  Je ne pourrais pas décrire son action politique en détail, mais dans les domaines où je me sens compétent je pense qui il faut rappeler qu’ elle a bien su mettre à l’ordre du jour  politique un des plus grands risques naturels  et environnementaux qui pourraient fortement mettre en danger  le territoire  de la commune de Leucate, submersion marine, rentrées  de mer, raz  de marée  etc. sont certainement les forces dynamiques  naturelles qui pourraient dans un proche futur  fortement perturber la vie des Leucatois (J’ en parlais ici et ici ).

Finissons avec le décès d’une autre personnalité – Bärbel Bohley vient de décéder – sans Bärbel Bohley, il n’y aurait pas eu de Neues Forum et en conséquences, pas de réunification allemande.

Photo: Les horloges des clochers de St. Martin et St. Peter de Grünstadt parfaitement synchronisées © C.Neff 11.9.2010 19.41.

Christophe Neff, Grünstadt le 12.9.2010

Matinée de Mardi Gras 2010 à Grünstadt

Les chutes de neiges ont enfin cessé et le soleil est de retour à Grünstadt. Lecture matinale du dernier billet de la République de livres « Malraux, l’épouse éternelle » et de « Régionales, Languedoc Roussillon: Les tribulations d’une française en France » dans au jour le jour.

Toujours ces ombres  du passé franco-allemand qui ressurgissent  – Clara Malraux (1897-1982) née Goldschmidt – l’épouse éternelle Malraux – il y un peu de tout dans cette histoire franco-allemande. Hier c’était de Paul Celan, dans le contexte d’un délit de citation qu’on parlait dans la RDL. On ne parle presque plus de Paul Celan en Allemagne, en ce moment c’est plutôt de Helene Hegeman et de son « romanplagiat  »  Axolot Roadkill qu’on parle et de Werner Herzog qu’on redécouvre pour la Berlinale 2010, comme président du jury de la 60 ème Berlinale. L’Allemagne avait presque complètement oublié le réalisateur de Fitzcarroldo, de Cobra Verde, et d’Aguirre, la colère de Dieu.

Dans Régionales, Languedoc Roussillon: Les tribulations d’une française en France  nous retrouvons une autre facette de l’histoire franco-allemande. Apres avoir passe 40 ans en pays de Germanie, une carrière politique dans  la SPD qui fut entre autre récompensée par le Bundesverdienstkreuz Madame Neff découvre les réalités de la vie politique française – surtout celle d’une gauche socialiste en pleine déconfiture – au  Languedoc en plus, où   le phénomène Georges Frêche complique encore la chose. Mais la SPD à Schramberg, le Kreisverband Schramberg, la SPD du Baden-Württemberg tout court , la Social-démocratie locale  n’était et n‘ est sûrement pas représentative pour le reste de la Social-démocratie allemande.  Le OV Schramberg était et est un modèle de démocratie interne, mais malheureusement pas représentative pour le reste de SPD ; ce qui explique en partie la débâcle électorale de la SPD aux dernières  élections au Bundestag. Et des baronnies locales à l’image du P.S. et de adhérent /es exclues, inclus etc., il en existe aussi .Ainsi  par exemple ici à  Grünstadt, où les barons locaux ont  accompli  l’exploit de réduire les sièges de la SPD de 16 (de 27 sièges potentielles) à 8 sièges – et ils  continuaient pendant les diverses campagnes à  se livrer des  guerres de tranchées pour des postes virtuels d’adjoint  etc…Entre temps les électeurs ont cherché d’autres alternatives  et ils les ont bien trouvées. Les postes d’adjoint ont  disparu par faute  d’un électorat s’étant évaporé , mais les guerres de tranchées continuent … on ne  sait même pas pourquoi !

De  plus dans les années 70-80, 80 on (l’auteure  du blog au jour le jour )  était encore jeune et pleine d’espoir social démocrate  ,il y avait le souffle charismatique d’un Willy Brandt, d’un Ehrhard Eppler  et au niveau local de Pius Kopp, Werner Klank et Herbert Zinell  le sien et d’autres- tout  cela a disparu, pas seulement pour des raisons politiques  mais aussi parce que les  temps changent  et  que nous prenons de l’âge.  Pour finir , Herbert Zinell a accompli l‘ exploit de se tenir presque 20 ans à la tête de la ville de Schramberg, exploit remarquable pour un « rouge »  dans les terres noires catholiques  de la Moyenne Forêt Noire – car les soi- disantes  terres noires catholique de la Moyenne Forêt noire, surtout celles de la Raumschaft Schramberg, héritière culturelle   de la tradition catholique de l‘ Autriche antérieure, la Herrschaft Schramberg,  sont de fait un bassin naturel d‘ électorat de la CDU – une terre historiquement rude pour la Social-démocratie et mise à part  la ville de Schramberg , haut lieu de l‘ industrie horlogère , la Social-démocratie était pratiquement inexistante. Historiquement ce catholicisme avait au moins une chose positive, ces terres ne furent jamais des  territoires complètement conquis  par la NSDAP .

Christophe Neff, Grünstadt le 16.2.2010

P.S : Pour en revenir à mon billet d‘ hier Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach naici on trouve des très belles photos de la da Bach na Fahrt et du Rosenmontagsumzug à Schramberg.

Une défaite sans surprise – la débâcle de la SPD aux Bundestagswahlen du 27.9.2009

Une défaite sans surprise la débâcle de la SPD aux élections législatives (Bundestagswahlen) du 27.9.2009. Même chose pour le grand retour de la FDP , – dans « quelques nouvelles de Grünstadt (26.9.2009) » j’écrivais « car les grands-prêtres de la « théocratie du libéralisme » après un petit repli stratégique dû à l’« effet Lehmannbrothers »  préparent déjà leur grand retour ». Guido Westerwelle , est un des ses grands-prêtres du Libéralisme, – son slogan « Steuern runter – Arbeit muß sich wieder lohnen » (Baisse des impôts – le travail doit redevenir rentable) il a porté le FDP à presque 15%. Un portrait politique très réussi de Guido Westerwelle se trouve dans l’article de Marion Van Renterghem  « Guido Westerwelle, l’Allemand du milieu  » paru dans le Monde du 25.09.2009. En ce qui concerne la défaite historique du SPD, j’ai réuni dans le dernier billet «Keine Überraschung – ein kleiner Diskussionsbeitrag aus Grünstadt zum Wahldebakel der SPD bei der Bundestagswahl am 27.9.2009 « mon analyse personnelle pour la défaite historique de la Social-démocratie allemande. Hartz IV , la retraite à 67 ans, – et le manque de démocratie interne sont les principales causes de cette débâcle électorale sans précédent. Je pense même que le dernier point est peut être le plus important, – la SPD avec un déficit de démocratie interne marqué a perdu tout contact aves ses militants de base et ses bases électorales. Nous retrouvons à tous les niveaux, – du Ortsverein (section locale) jusqu‘ au Bundesvorstand – une bande de petit chefs vivant sur une autre planète – totalement déconnectée des réalités économiques & sociales de son électorat et du reste du peuple.

Comme je l’écris dans mon analyse en allemand – cette défaite peut aussi devenir  une chance pour un renouveau du SPD, si enfin on commence à pratiquer une vraie démocratie interne  et si on prend en considérations le potentiel intellectuel des militants & sympathisants du SPD.

Christophe Neff, Grünstadt le 30.9.2009

Keine Überraschung – ein kleiner Diskussionsbeitrag aus Grünstadt zum Wahldebakel der SPD bei der Bundestagswahl am 27.9.2009

Das gestrige Wahlergebnis ist keine große Überraschung, zumindest für mich. Ich hatte vielleicht nicht mit einem gar so guten Ergebnis für die FDP gerechnet, aber ansonsten war da nicht viel „Überraschendes“. Das Debakel für die SPD war für politisch wache Geister vorherzusehen. Mit meiner roten Berta Anzeige hatte ich ja noch versucht zumindest auf lokaler Ebene dagegen zusteuern und ein paar Stimmen für den Wahlkreiskandidaten der SPD Dr. Wolfgang Ressmann zu gewinnen. Immerhin hat laut heutiger Unterhaardter Rundschau Ressmann im Leinigerland 2,5% mehr gewonnen als im restlichen Wahlkreis Neustadt-Speyer . Das Ergebnis der Bundestagswahl für Grünstadt ist in folgender Tabelle kurz dargestellt.

2009 2005
Wahlberechtigte 10.004 10079
Wahlbeteiligung 75,00 80,9
Erststimmen
Norbert Schindler (CDU) 41,3 41,4
Wolfgang Ressmann (SPD) 28,6 42,5
Harmut Lardon (FDP) 9,0 4,4
Frank Peters (Grüne) 7,5 4,0
Stefanie Beck (Linke) 9,2 4,4
Zweitstimmen
CDU 33,4 35,00
SPD 25,6 36,7
FDP 15,5 11,1
Grüne 9,0 7,5
Linke 5,7 4,2

Ergebnisse der Bundestagswahl am 27.9.2009 in Grünstadt, (Quelle: Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau Nr. 225 Montag 28 September 2009). Eine detaillerte Tabelle der Grünstadter Wahlergebnisse befindet sich auf den Webseiten des Landeswahlleiters Rheinland-Pfalz .

Dr. Ressmann, für den ich mich ja persönlich eingesetzt hatte, hat etwas besser abgeschnitten als die SPD im Bundesdurchschnitt, aber das ist natürlich nur ein sehr schwacher Trost.  Was die Analyse der Wahlschlappe der SPD betrifft, teile ich im wesentlichen die Auffassung von Franz Walter die heute unter der Überschrift „Folgen des Wahldebakel – Fünf Punkte Plan für eine neue SPD“ in Spiegel online erschien.

Folgende zwei Punkte halte ich für zentral:

Die Anführer der SPD haben grundsätzlich ihren fatalen, ja entwertenden Umgang mit den eigenen Mitgliedern, Multiplikatoren, Anhängern zu überdenken. Mit Ausnahme der letzten sechs Wahlkampfwochen sind diese Gruppen für die SPD-Spitze nicht mehr wichtig. Man hat keine Aufgabe für sie, nimmt ihre Einstellungen nicht sonderlich ernst, nutzt auch nicht deren keineswegs unbeträchtliche Kompetenzen. Entscheidungen werden oben in putschistischer Manier getroffen oder in feudaler Machart dekretiert“ (Quelle: Franz Walter Folgen des Wahldebakel – Fünf Punkte Plan für eine neue SPD)

Die SPD wird diesen Klärungsprozess anders als in früheren Jahren nicht als Scharmützel von Cliquen und Clans führen dürfen, sondern als eine wirklich ernsthafte Auseinandersetzung gesellschaftsbezogener Strömungen. Und zu hoffen ist, dass sie den merkwürdigen Anti-Intellektualismus überwindet, der in den letzten Jahren in dieser Partei um sich gegriffen hat.“ (Quelle: Franz Walter Folgen des Wahldebakel – Fünf Punkte Plan für eine neue SPD)

Dem ist eigentlich kaum etwas hinzufügen. Dem ersten der beiden Punkt aus dem fünf Punkteprogramme aufgeführten Punkte ist vielleicht hinzuzufügen, daß das auf allen Ebenen gilt, vom Ortsverein – bis zum Bundesvorstand.

Was beispielsweise den Grünstadter Ortsverein betrifft, – wie wurde denn die einsame Entscheidung des Ortsvereinsvorstandes bei der Stichwahl des Grünstadter Bürgermeister eine persönliche Wahlempfehlung (persönliche wohlgemerkt) zugunsten des CDU Kandidaten Klaus Wagner auszusprechen, inzwischen designierter Bürgermeister der Stadt Grünstadt, wie wurde diese einsame Entscheidung denn demokratisch legitimiert ?

Die „Politkgestaltung“ nach Gutsherrenart,  – muß durch eine echte interne Demokratie ersetzt werden – Richtungsentscheidungen gleich welcher Art und unabhängig von der Ebene, – ob lokal, regional oder auf Landes bzw. Bundesebene- müssen wieder innerhalb der SPD demokratisch legitimiert werden. Das einfache Mitglied darf nicht mehr nur, „als Plakatkleber, Grillmeister und williges Stimmvieh“ bei Wahlen dienen, sowie es mir vor kurzem ein altgedienter SPD Recke aus Grünstadt klagte. Die Stimme des einfachen Mitgliedes muß wieder gehört und geachtet werden. Hätte man dies schon früher getan, dann hätte man auch nicht erst in der Wahlnacht per Wahlanalyse erfahren, was für Wunden Hartz IV und die Rente mit 67 in der SPD-Anhängerschaft hinterlassen haben.

Letztendlich  gilt es auf allen Ebenen erst einmal zu klären, was Sozialdemokratische Politik überhaupt ist, welchen gesellschaftlichen Zielen diese dient.  Für welche Politik steht die SPD.

Die Politik der SPD muss sich wieder an klar definierten politischen Zielen orientieren – und nicht an der Frage wer wie und wo nebenberuflicher Beigeordneter, Vorsitzender, Mandatsträger oder auch sonst wo ein Pöstchen haben will oder mit einem Pöstchen versorgt werden will. Die SPD muss wieder den Willen haben die politische Landschaft entscheidend zu gestalten – und damit das gelingt muss Sie wieder in einen demokratischen Diskurs mit den eigenen Mitgliedern einsteigen, – muss diesen Diskurs, die Ideendiskussion auch auf den Kreis ihrer Sympathisanten ausdehnen und darüber hinaus versuchen breite Schichten des Gesellschaftlichen Spektrums anzusprechen. Wenn dies gelingt, dann  kann das Wahldebakel als Chance für einen neuen Aufbruch für die deutsche Sozialdemokratie dienen.

Christophe Neff, Grünstadt den 28.9.2009

Quelques nouvelles de Grünstadt (26.9.2009)

Le temps passe et les paysages coulent devant mes yeux durant mes trajets entre Grünstadt et Karlsruhe. Je passe à peu près trois heures en voiture pour rejoindre mon lieu de travail . Difficile dans ces circonstances de trouver le temps pour s’occuper de son blog. La valse des voyages d’études a aussi repris, – une journée de terrain sur les risques de feux de forêts dans la forêt de Schwetzingen (Schwetzinger Wald) – plusieurs journées avec sorties de terrains sur les changements globaux en Forêt Noire (Moyenne Forêt Noire & Fohrenbühl ). Ici aussi échange de réflexions avec étudiants et experts forestiers sur « changements de paysages – abandon de l’agriculture traditionnelle » – et les conséquences pour les paysages de moyenne montagne en Europe – embroussaillement, fermeture du paysage, néophytes, changements climatiques et augementations des risques de feux de forêts. Dans ce contexte nous avons visitées le site de l‘ incendie de Hornberg de avril 1997 – un des derniers incendies de Forêt Noire ou la television allemande (Br3) avait il y a quelques années tournée un film sur les consequences écologiques des incendies de forêt . En dehors de cela , il ne reste guère de temps pour m’occuper du blog.

En ce qui concerne le blog , le billet « Petite note personnelle sur une ancienne photo de Hussigny (25.7.2009) « – a fait ressurgir des souches familiales franco-italiennes de la petite Italie de Hussigny . Il faudrait vraiment un jour que j’aille visiter ce pays imaginaire de mon enfance, – récit de paysages de mes grands-parents franco italiens, récits de mon arrière grand-père – l’oncle Quequino de J.F Gelezuinas – pour nous, c’était simplement le nono qui nous racontait aussi bien à Eckbolsheim qu’à Aubord ses aventures entre Hussigny, le lac de Constance, la Serbie et la jeune Italie. J’avais même ,pendant ma longue convalescence relu, le livre des deux Agarant (1992) sur la guerre et la résistance à Hussigny pour me rapprocher un peu de ce paysage. Dans ce petit ouvrage on les retrouve tous – les Migliori, les Casciola, – tous ces immigrés italiens réunis dans la résistance – qu’il soit communistes, de gauche ou même d’extrême gauche.

« En juin 1943, écrit A.Beyhurst, ordre me fut donné de rassembler à Hussigny, en un seul mouvement, sous ma responsabilité, tous ces résistants isolés ou groupés en petit noyaux : F.T.P., Ceux de la Résistance, Libération Nord, Mouvement Lorraine etc.

Il existait tout un noyau d’extrême gauche dont les chefs étaient Fernand Casciola et J.Migliori avec Hilaire Balducci, F.T.P., Mirgaine Léon, René Ribière, Cardinal Vincent, Vesperini etc. (Agarant & Agarant, 1992 p.93). »

Et naturellement Libéro Casciola , – l’histoire du cousin – comme ma grand mère m’avait tant de fois raconté – Libéro Casciola mort en déportation à Bergen-Belsen. Tout cela ressurgit en lisant le commentaire de J.F. Gelezuinas sur l’ancienne photo de Hussigny .

En ce qui concerne l’ancrage de gauche de mes ancêtres franco-italiens – j’ai l’impression que mon cœur politique bat encore entièrement à gauche, – gauche de tendances grand S comme Socialiste. Ayant l’impression que la section locale du SPD à Grünstadt ne faisait vraiment rien pour appuyer le candidat de la SPD pour le Bundestag Dr. Wolfgang Ressmann (Circonscription de Neustadt-Speyer) – je viens de lancer une annonce de publicité (à mes frais personnels) pour Wolfgang Ressmann – mit der roten Berta nach Berlin – dans le journal régional , la « Unterhaardter Rundschau ».

Mit der roten Berta nach Berlin – avec la Berta rouge à Berlin – mon annonce publicitaire de soutien pour le candidat SPD Dr. Wolfgang Ressmann paru dans la Unterhaardter Rundschau (pages locale du Leiningerland de la Rheinpfalz) le Samedi 26.9.2009.

La « Bundestagswahl » ne semble guère intéresser les barons locaux de la SPD à Grünstadt, – aujourd’hui‘ hui jour de la « Ré-inauguration de la zone piétonnière de Grünstadt » – on aurait pu s’attendre à un dernier stand de la SPD – mais rien – apparemment la Bundestagswahl ne méritait pas ce petit effort.

Espérons que malgré cela – la journée du 27.9.2009 ne sonnera pas le glas de la social-démocratie allemand, – die alte Tante SPD – la vielle tante SPD comme on dit en allemand. Car ce pays a besoin d’une social-démocratie forte et vivante – car les grands-prêtres de la « théocratie du libéralisme » après un petit repli stratégique dû à l’« effet Lehmannbrothers » préparent déjà leur grand retour.

Bibliographie:

Agarant, R., Agarant, D. (1992) : Un village lorrain dans la guerre – Hussigny- Godbrange 1939-1944. Pont – a – Mousson (Passe-Present-Futur), ISBN 2-9506-451-0-0.

Christophe Neff, Grünstadt le 26.9.2009

Mit der roten Berta nach Berlin

Nachdem in der Unterhaardter Rundschau fast jeden Tag eine Anzeige für Norbert Schindler (CDU) und Dr. Harmut Lardon (FDP) zu lesen war, – und darüber hinaus permanent Anzeigen für den SPD Kandidaten des Donnersbergkreises Gustav Herzog zu lesen waren – habe ich mich entschlossen selbst zu handeln und für heute selbst eine Anzeige für den SPD Kandidaten Dr. Wolfgang Ressmann des Wahlkreises 209 Speyer-Neustadt-Bad Dürkheim in der Unterhaardter Rundschau zu schalten.

Christophe Neff, Grünstadt le 26.9.2009

Berlin en parle – ne parle plus

Berlin en parle , « ne parle plus – mais se met à gazouiller ». Quelle belle langue, la langue française, gazouiller : quel beau verbe !

Ceci me rappelle mon enfance, quand j’écoutais Pierre et le Loup raconté par Gérard Philipe.

« Et maintenant voici l’histoire.

Un beau matin Petit Pierre ouvrit la porte du jardin et s’en alla dans les grands prés verts. Sur la haute branche d’un grand arbre, était perché un petit oiseau, ami de Pierre.

« Tout est calme ici » gazouillait-il gaiement. »

Le disque vinyle a disparu depuis longtemps, mais il y a presque dix ans j’ai acheté le CD pour que mes enfants n’oublient pas trop leur héritage francophone et en même temps pour qu´ils puissent un peu découvrir le monde de la musique et des instruments. Et en écrivant ces lignes j’écoute le conte musical pour les enfants, raconté par Gérard Philipe, joué par Orchestre Symphonique de l’U.R.S.S. sous la direction de Guennadi Rojdestvenski .

Non, le blog paysage ne commencera pas à gazouiller, il parle encore, mais à un rythme beaucoup moins soutenu que durant les mois et les semaines de la période de convalescence. Apparemment tenir un blog n’est pas si facile pour l’Europe qui se lève tôt, travaille et élève des enfants !

Depuis mon dernier billet – la Berta rouge – quelques choses ont changé en Allemagne – les résultats de élections régionales avait un peu rallumé la campagne électorale , avec un petit avantage psychologique pour la SPD.

Mais le „Tanklastzug- Angriff “ (voire aussi: trente civils tués dans un raid de l’Otan en Afghanistan debut septembre ) en Afghanistan a obligé les acteurs de la grande coalition à se rassembler et depuis on a bien l’impression que le « Wahlkampf » a presque disparu.

Notons que, comme j’ai plutôt le cœur a gauche, j‘ ai participé la semaine dernière à une réunion du SPD « Grünstadt » – Quelle déception – cet Ortsverein semble avoir un vrai problème de démocratie interne, un état de délabrement de la démocratie interne qui ressemble beaucoup au PS français , perte du sens des réalités etc. Ce qui dans le cas de la SPD Grünstadt prend son maximum dans l‘ analyse des dirigeants locaux du parti , selon laquelle une grand partie de l‘ échec des derniers résultats communales serait due à la Leininger Nachlese dans la Unterhaardter Rundschau – et à un certain „Christophe Neff “ ,qui osa il y presque un an critiquer publiquement certain comportement de la direction locale du SPD à Grünstadt . Cette critique publique fut naturellement reprise par la presse locale et régionale ,ceci bien étant bien le droit et même le rôle d’une presse libre et démocratique. En ce qui concerne le P.S. français ou la branche locale du SPD à Grünstadt ,la gauche, la social-démocratie a besoin d’une démocratie interne sans faille sans quoi l’avenir s’annoncera vraiment sombre.

Christophe Neff, Grünstadt le 11.9.2009

P.S. : Pour les lecteurs lisant l’allemand – dans la Zeit du 3. Septembre on y trouve un article intéressant „Krieg dem Kriege “ sur Jean Jaurès.

Gedanken zur Lage der deutschen und französischen Sozialdemokratie – mit Fallbeispielen zur politischen Landschaft aus Schramberg und Grünstadt nach den Europa und Kommunalwahlen am 7.6.2009

Dunkle Wolken türmen sich über dem Oberrheingraben. Der Wind schiebt immer wieder Wolkenpakete gen Osten, die Birke scheint silbern im Sonnenlicht. Ach ja, letzthin gab es auch Wahlen, aber zumindest bei uns in Deutschland sind die Hohenpriester der Deutungshohheit von politischen Ereignissen schon fast wieder verstummt, – das Ereignis liegt fast schon zu weit entfernt. Soweit man der veröffentlichten Deutungshoheit folgt, dann kann man fast immer von der europaweiten Krise der Sozialdemokratie lesen, aber dass die CDU über 5 % an , ja fast 6% Stimmenanteilen verlor, das scheint irgendwie fast untergegangen zu sein. Ich glaube zwar auch, dass es so etwas wie eine Krise der Sozialdemokratie gibt, aber dass kaum jemand die doch recht beachtlichen Stimmenverluste von CDU und CSU analysiert, interpretiert – dies erscheint mir in der Tat auch beachtlich. Vielleicht ist die Krise der Sozialdemokratie zumindest in Teilen auch eine von den Medien herbeigeredete Krise. Ich glaube jedoch auch, dass angesichts der „Sozialdemokratisierung“ der CDU, sich manch ein Wähler noch fragt weshalb er oder Sie noch SPD wählen soll. In Deutschland ist zumindest in Teilen die Sozialdemokratisierung der CDU meines Erachtens ein großes Problem für die SPD geworden. Weshalb ich der Analyse von BroderVielleicht deswegen: Deutschland (und ein großer Teil von Europa) ist in den letzten Jahrzehnten dermaßen gründlich sozialdemokratisiert worden, dass die Marke SPD ihre Singularität verloren hat. Im Bundestag sitzen, mit Ausnahme der FDP, nur noch Parteien mit einer sozialdemokratischen Programmatik, die sich allenfalls in Marginalien voneinander unterscheiden. Die CSU z.B. steht in vielen Fragen links von der SPD, die CDU strahlt oft grüner als die Grünen und die Linke wartet nur auf die Gelegenheit, am Katzentisch der SPD Platz nehmen zu dürfen. Wenn also fast alle Parteien sozialdemokratische Angebote verbreiten, gibt es für den Wähler keinen Grund, die SPD zu bevorzugen“ in Spiegel online eigentlich nur zustimmen kann. Aber vielleicht ist die Sozialdemokratisierung unser Gesellschaft, und vor allem der CDU noch gar nicht soweit fortgeschritten wie wir vielleicht glauben wollen, – da wird es nach den Bundestagswahlen im Herbst, sollte „schwarz-gelb“ die Regierungsmehrheit tatsächlich erlangen, für manch einen noch ein böses Erwachen geben. Das Wahlergebnis der deutschen SPD erscheint mir im Vergleich zu anderen sozialdemokratischen Parteien, da braucht man eigentlich nur über den Rhein zu schauen, so katastrophal nicht zu sein. In Rheinland – Pfalz , im Land des von der SPD-Spitze weggeputschten Kurt Beck hat die SPD im Gegensatz zu anderen Bundesländern keine Stimmen verloren. In Baden-Württemberg hat die SPD beispielweise 1,5 Stimmenprozent verloren (Bundestrend 0,7%), – da sollten die Putschisten von damals nochmals tief in sich gehen, angesichts diese doch sehr mageren Bilanz. Auf regionaler und lokaler Ebene, – es fanden ja noch Kommunalwahlen in manchen Bundesländern statt, – ergibt sich ein sehr differenziertes Bild.

In der Raumschaft Schramberg, Gegend in der ich aufgewachsen bin, ist die CDU immer noch die dominierende Kraft , aber die SPD konnte immerhin um ein Prozent zulegen . In diesem Zusammenhang erscheint mir jedoch das Ausscheiden von Elke Ringl-Klank aus dem Schramberger Gemeinderat als besonders tragisch. Als ich Filipetti ‘ s Roman „Les derniers jours de la classe ouvrière gelesen“ habe ,(siehe auch mein Billet II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch) habe ich oft an das Ehepaar Dr. Werner Klank und Elke Ringl – Klank aus Schramberg denken müssen, – echtes schramberger sozialdemokratisches Urgestein, – im Grunde die letzten Helden einer aussterbenden Klasse, – etwas prosaischer formuliert – vielleicht einer der letzten Helden der Arbeiterklasse, der Sozialdemokratie vom alten Schlage. Einer der Persönlichkeiten die den SPD Ortsverein Schramberg über Jahrzehnte entscheidend geprägt haben. Im Grunde genommen sollte ich beiden vielleicht irgendwann ein eigenes „Billet“ in meinem Blog widmen, denn irgendwie sind beide Elke und Werner schon ein Teil der politischen Geschichte der Raumschaft Schramberg geworden. Was die politische Geschichte Schrambergs betrifft, sei noch darauf hingewiesen, dass Elke Ringl – Klank zusammen mit Gernot Stähle (2003) eine Broschüre mit durchaus wissenschaftlicher Qualität über die Geschichte der Arbeiterwohlfahrt Schramberg herausgegeben hat. Werner Klank ist ja wieder zum Kreisrat gewählt worden, – hier hat die SPD sogar in der Person von Dr. Josef Günter ein zweites Mandat für Schramberg im Kreisrat errungen. Werner Klank wird also weiterhin als politischer Mandatsträger aktiv sein, wobei ich hoffe, daß seine Frau Elke weiterhin der Sozialdemokratie erhalten bleibt, denn im Grunde genommen, gehören Menschen wie Elke Ringl Klank zu der Sorte Mensch und Politiker die die deutsche Sozialdemokratie dringend braucht, will diese à la longe nicht untergehen. Ansonsten ist die Raumschaft Schramberg wie gehabt fest in CDU Hand, wobei längst nicht mehr die 50 – 60 % Werte wie vor zwanzig/dressig Jahren noch, erreicht werden. À propos Schramberg – als regelmäßiger Leser der NRWZ hat es mir fast den Atem verschlagen als ich erfahren musste, dass das Schramberger Krankenhaus mehr oder weniger kurz vor der Schließung steht. So muß es zumindest dem Leser aus der Ferne beim Lesen der diversen Artikel und Leserbriefe in der NRWZ erscheinen. Man kann nur hoffen, dass sich die Schramberger Mandatsträger aller politischen Couleur zusammentun, und erfolgreich verhindern, dass das Schramberger Krankenhaus geschlossen wird. Aus geographischer Sicht hätte der Verlust des Krankenhausstandortes in Schramberg durchaus spürbare Konsequenzen, – Schramberg würde auch als Mittelzentrum ohne Krankenhaus völlig bedeutungslos, – und würde die Funktion eines Mittelzentrums à la long dann ganz verlieren.

Schwenken wir um nach Grünstadt , – Grandezza und Tristezza der Sozialdemokratie liegen hier ganz nah beinander. Die SPD die einst im Grünstadt fast 35 Jahre die politische Kraft darstellte ist tief abgestürzt, der Bürgermeisterkandidat der SPD Jochen Weber scheiterte in den Bürgermeisterwahlen, ja er schaffte es nicht mal in die Stichwahl, – im Gemeinderat stellt die SPD nur noch 8 von 28 Stadtratsmitglieder. Hier hatte die SPD einstmals die Mehrheit. Die beherrschende Kraft im einst sozialdemokratischen Grünstadt sind nun CDU und freie Wähler. Die Gründe für diesen Absturz sind feudale verkrustete Strukturen und eine vordemokratische politische Kultur die wohl tief im Grünstadter SPD Ortsverein verankert ist bzw. war. Dies zeigte sich übrigens überausdeutlich bei der Kür des Bürgermeisterkandidaten im April 2008 – und hierzu greife ich zu einem Zitat aus der Rheinpfalz vom 21.4.2008 „Dass Jochen Weber, der Sohn von Altbürgermeister Ludwig Weber, sich als einziger Bewerber der Versammlung präsentierte, schien zwar nicht allen Anwesenden zu gefallen, doch nur einer stellte den Antrag, die Wahl des Bürgermeister-Kandidaten zu verschieben. Es sei keine echte Wahl, wenn die Mitglieder nur über einen Bewerber zu entscheiden hätten, sagte Dr. Christophe Neff. Es gebe einen zweiten Interessenten, der allerdings derzeit krank sei. Daher sollte die Wahl verschoben werden. Es gebe keinen Zeitdruck, man könne ruhig acht Wochen zuwarten, sagte Neff , der vor neun Jahren aus Baden-Württemberg nach Grünstadt kam. Wenn jetzt die Wahl durchgezogen werde, wirke das, als gebe die SPD „Ämter als Erbhöfe weiter“. Das habe ein „Geschmäckle“. (Die Rheinpfalz (Unterhaardter Rundschau) (21.4.2008))“ – der Wähler hat das Geschmäckle berechtigterweise nicht sehr goutiert. Wie tief der Absturz der Grünstadter SPD tatsächlich ist, wird richtig deutlich, wenn man dem gegenüber das Ergebnis der wiedergewählten SPD-Landrätin Sabine Röhl die im Kreisdurchschnitt ca. 56 % der Wählerstimmen erhielt, und in Grünstadt sage und schreibe ein Ergebnis von 62 % erreichte, betrachtet. Der glücklose Bürgermeisterkandidat der SPD Jochen Weber erhielt gerade mal knappe 23% der Wählerstimmen. Der fulminante Wahlsieg von Sabine Röhl zeigt zwei Dinge – Sozialdemokraten können Wahlen gewinnen (auch gegen Bundestrends). Die Sozialdemokratie, die zur Zeit von allen möglichen Kommentatoren schon zu Grabe getragen wird , hat auch eine Zukunftsperspektive, soweit diese von politischen überzeugenden Menschen vermittelt und getragen wird.

Abschliessend noch ein kleiner Blick über den Rhein – zum Zustand des P.S. ist eigentlich nicht viel zu sagen. Ich hatte in meinem Villa Jasmin – Billet darauf hingewiesen, dass aus meiner Sicht der P.S. als wichtige politische Größe in Frankreich kaum noch wahrnehmbar sei. Das war sogar noch vor der Europawahl, – und das Ergebnis der Europawahl hat diese Aussage einfach nochmals bestätigt. Dem ist eigentlich nichts hinzuzufügen.

Es gibt aber noch einen Punkt den ich in Bezug auf Frankreich herausheben möchte, und hier stimme ich den Aussagen von Claire-Lise Buis in ihrem deutsch – französischen Blog Berlin en parle durchaus überein – und zwar in der Bewertung des Wahlerfolges der Liste Europe Écologie die von Daniel Cohn – Bendit angeführt wurde, – auch wenn ich es nicht ganz so überschwenglich formulieren möchte wie Berlin en parle. Der Wahlerfolg von Europe Écologie zeigt, daß man durchaus mit einem auf Europa fokussierten Wahlkampf Erfolg haben kann, daß man mit der europäischen Idee Wähler mobilisieren kann. Weiterhin, und dies scheint mir fast ebenso zentral zu sein, man kann in Frankreich Wahlen gewinnen ohne in einen plumpen, platten ja zum Teil vulgären Antisarkosyzismus zu fallen. Wahlen gewinnt man mit politischen Argumenten und nicht indem man Sarkozy verteufelt. Der vulgärproletarische Antisarkosyzismus, den man teilweise auch in den Kommentaren der Leserforen von Le Monde findet, mag bei den Schreibern von solchen Kommentaren wohl kurzzeitig ein Gefühl der Befriedigung hervorrufen (und bei manchen Lesern vielleicht auch), aber im großen und ganzen dürfte er politisch eher kontraproduktiv wirken. Ich kann darüber nur den Kopf schütteln.

Ich möchte meinen kurzen Überblick über die politische Landschaft nach Europa und Kommunalwahlen, – in Deutschland, Frankreich, Schramberg und Grünstadt mit folgendem Statement beenden; – die Sozialdemokratie hat zur Zeit wohl auf allen politischen Ebenen keinen leichten Stand, – aber die Sozialdemokratische Idee – die manch einer der politischen Kommentatoren jetzt schon zur Grabe trägt – diese Idee hat durchaus Zukunft, – Sozialdemokraten können auch heute in schwierigem Umfeld Wahlen gewinnen – das zeigt das Beispiel von Sabine Röhl im Landkreis Bad Dürkheim sehr schön.

Christophe Neff, Grünstadt le 11.6.2009

Quellen:

Die Rheinpfalz (Unterhaardter Rundschau) (21.4.2008): SPD legt sich auf Jochen Weber fest .

Filippetti, A. (2003): Les derniers jours de la classe ouvrière. (Stock, le livre de poche)

Stähle, G., Ring-Klank, E. (Hg.) (2003): 75 Jahre Arbeiterwohlfahrt Schramberg. AWO Schramberg.