Der Kreistag des Landkreises Rottweil hat am 28.2.2011 beschlossen die Krankenhäuser des Landkreises Rottweil an den Berliner Klinikbetreiber Helios zu verkaufen. Das Angebot des Züricher Klinikbetreibers Ameos, der u.a. das Schramberger Krankenhaus weiterbetreiben wollte, kam nicht zu Zuge. 25 Kreisräte stimmten für den Verkauf der Kreiskrankenhäuser an Helios, – 18 Kreisräte stimmten für das Ameos Angebot. Soweit zur Sachlage. Wie ich schon in einem meiner ersten Blogbeiträge „Gedanken zur Lage der deutschen und französischen Sozialdemokratie“ im Juni 2009 schrieb, – ohne Krankenhaus würde Schramberg die Gefahr drohen die Funktion eines Mittelzentrums zu verlieren. Nun scheint es also soweit zu sein. Ähnliches schrieb ich ja auch in der Blognotiz am 27.2.2011. Wenn nicht noch ein Wunder geschieht, – es werden wohl auch noch Gerichte angerufen werden, – wird man also damit rechnen müssen, dass das Schramberger Krankenhaus bis Ende des Jahres geschlossen werden wird und weit mehr als 300 Beschäftigten, – und dies nicht nur in Schramberg – auch das Rottweiler Krankenhaus wird davon betroffen sein, die Arbeitslosigkeit droht. Für die Stadt Schramberg, die Raumschaft Schramberg, ja den gesamten Westteil des Landkreises Rottweil ist der Beschluss des Kreistages vom 28.02.2011 zum Krankenhausverkauf ein regelrechter Tiefschlag. Auch wenn ich es nur aus der Ferne betrachte, – für die Raumschaft Schramberg ist es eine regelrechte Katastrophe – und ich kann die Wut und Enttäuschung, die dort zur Zeit herrscht, sehr gut nachvollziehen.
Nous avons vécu une vraie semaine de redoux, les premières perce-neiges ont commencé à fleurir dans les jardins de Grünstadt et l’Unterhaardt. A Karlsruhe même les helléborines sont en fleur. Le « Vorfrühling » a bel et bien commencé, même si le froid hivernal peut toujours revenir. Le terme phrénologique « Vorfrühling » n’existe malheureusement pas en français. Ce Vorfrühling, vu les événements en Tunisie, Egypte et maintenant aussi en Algérie, me rappelle un peu le Vormärz allemand. Beaucoup d’espoir qui fut malheureusement trempé dans le sang par la « réaction » – Robert Blum fusillé par les troupes impériales autrichiennes, la Forteresse de Rastatt prise le 23.7.1849 par les troupes prussiennes, et les révolutionnaires badois fusillés. Les révolutionnaires du Sud de l’Allemagne qui ne furent pas fusillés ou incarcérés cherchèrent à se refugier en France, en Suisse et aux Etats Unis. Dans le souvenir populaire (au moins en ce qui concerne ma génération) reste « das Heckerlied ».
Donc hier, quand j’appris que Moubarak quittait le pouvoir, j’ouvris une bonne bouteille de Pfälzer Dornfelder et je me souvins des paroles du Heckerlied en espérant que tout cela finirait moins tragiquement que la révolution de Mars 1848/49 dans la confédération germanique.
Donc voici pour finir, les premiers vers du Heckerlied , ce chant révolutionnaire en souvenir de Friedrich Hecker qui survécut jusqu’à nos jours dans une partie de la mémoire collective de certains pays et régions du Sud de l’Allemagne.
1. Wenn die Leute fragen,
Lebt der Hecker noch?
Könnt ihr ihnen sagen:
Ja, er lebet noch.
Refrain:
Er hängt an keinem Baume,
Er hängt an keinem Strick.
Er hängt nur an dem Traume
Der deutschen Republik.
Et voici, mon adaptation &traduction française des premiers vers du Heckerlied
En Tunisie comme en Egypte, le chemin vers un avenir meilleur sera rude et dur et pas toujours facile. Comme je l’écrivais dans les lumières du Fohrenbühl, je crois sincèrement que la Tunisie réunit les conditions nécessaires pour trouver son chemin vers un avenir démocratique. En ce qui concerne l’Egypte je suis beaucoup plus sceptique et je rejoins ici l’analyse de Gilles Kepel – les défis de la révolution. En fait, jusqu’à présent Moubarak a bel et bien quitté le pouvoir, mais la structure du système politique égyptien ne semble pas encore avoir bien changé pour l’heure. Les militaires gèrent actuellement le pouvoir directement, c‘ est tout.
Revenons à la fin du billet au Heckerlied et à Friedrich Hecker. L’article Friedrich Hecker (article créé par l’utilisateur Jospe le 31.12.2008) dans la Wikipedia.fr est d’une très bonne qualité , c’est vraiment un article dont on peut vivement recommander la lecture.
Espérons que la révolution démocratique arabe naissante ne finira pas comme le Vormärz allemand ou la révolution de mars 1848/49 dans la confédération germanique.
Temps gris d‘ hiver comme d‘ habitude dans le „Oberrheingraben“, – temps même tres gris. Pour oublier la grisaille de février ce soir la RDLnous recommande de regarder « A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU » de Nina Companéez (ce soir 1.2.2011 et demain 2.2.2011 sur A2). Peut être une bonne idée ? Normalement je ne regarde que rarement la télé – parfois Thalassa et Eisenbahnromantik – c’est tout. Mais cette semaine – il y a eu un événement télévisé en Allemagne qui m’a donc fait revenir vers le petit écran. Encore un Schimanski :«Schuld und Sühne » (Dimanche 30.1.2011 ARD 20:15) ,Schimanski comme durant mes années étudiantes à Mannheim. Très belle critique du Schimanski « Schuld und Sühne » de Christian Buß dans le SPON. Durant mes années étudiantes à Mannheim, je n’avais même pas de Télé – donc le « Tatort Schimanski », c’était chez des amis ou chez les parents à Schramberg en Forêt Noire. Pour le premier Schimanski (1982 Duisburg – Ruhrort) – j’étais encore lycéen – je n’avais même pas vingt ans , donc 19 ans après le premier Schimanski ,nous avons encore droit à notre dose de Schimanski. Nous n’avons certainement pas rajeuni – Schimanski non plus ;mais même avec un Götz George ayant atteint ses 72 ans , Schimanski a encore un grand cœur, il est du côté de ceux qui n’ont pas toujours eu de chance dans leur vie … Dans « Schuld und Sühne » Schimanski est confronté à la triste réalité du « Polizeialltag »( quotidien de la police) dans un milieu difficile, de la corruption entre ex. collègues etc. Ce Schimanski, c’est aussi un peu un Western ,les tournées dans sa vieille Citroën CX dans le port de Duisburg – le showdown remarquable avec les policiers corrompus Petra Kroppen (Daniela Schulz) et Günther Patzaks (Hannes Jaenicke). Oui c’est parfois un peu western, un peu nostalgique mais cela rappelle à ma génération les années de nos vingt ans. Apres le Schimi – je me suis même permis le luxe de regarder le talkshow politique Anne Will où on discutait sur l’affaire Gorch Fock et les autres affaires qui actuellement secouent le ministre de la défense allemand sous le titre « Der „Selbstverteidigungsminister“ – bröckelt der Guttenberg-Mythos? ». Je me demande pourquoi ces affaires jusqu‘ á présent ne trouvent aucun reflet médiatique en France, car c’est la première fois que Karl-Theodor zu Guttenberg reçoit des sévères critiques de la part d’une grande partie de la presse politique allemande.
Donc avec cette surdose de télévision je ne sais vraiment pas si je regarderai A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU » de Nina Companéez, même si il faut avouer que le dernier billet de la RDL« Proust toujours ! La télévision rattrape le temps perdu » donne vraiment envie d’allumer le poste de Télé ce soir. Mais j’ai encore devant moi la lecture du « Cannstatter Zuckerle » ,roman policier de Sigrid Ramge, qui joue à Stuttgart (le Cannstadter Zuckerle est un terroir viticole longeant le Neckar à Stuttgart Bad Cannstadt) et en Egypte et en plus une très belle anthologie des Poèmes de Johannes Bobrowski « Nachbarschaft » parue dans les Klaus Wagenbachs Oktavhefte. Les Poèmes de Bobrowski qui nous font découvrir des paysages perdus de l‘ Est , méritent sûrement la lecture nocturne. Peut être plus qu’un téléfilm – même si il s‘ agit d‘ un téléfilm qui ose toucher à un monument national pour citer les mots de Pierre Assouline.
Livres citées :
Ramge, Sigrid (2010) : Cannstadter Zuckerle. Ein Stuttgart-Krimi. Tübingen, Silberburg Verlag, ISBN 978-3-87407-990-7
Bobrowski, Johannes; Wagenbach, Klaus (2010): Nachbarschaft : Gedichte / Johannes Bobrowski. Ausgewählt und mit einem Nachwort von Klaus Wagenbach. Klaus Wagenbachs Oktavhefte, Berlin, Klaus Wagenbach Verlag, ISBN 978-3-8031-3231-4
Au cours de la troisième semaine de janvier 2011, pendant que le peuple tunisien se soulevait contre le régime Ben Ali, semaine fatidique, j’étais au Fohrenbühl tenant un séminaire sur les changements globaux. Je pensais beaucoup aux événements en Tunisie, car exactement ici, au Fohrenbühl j’avais organisé durant l’été 2006 pour la GTZ avec le défunt Professeur Gonzague Pillet et mon ancienne collaboratrice Anna Viola Mai un séminaire sur les changements climatiques en Tunisie. Donc pendant ces jours fatidiques pour la Tunisie, au Fohrenbühl, je pensais d‘ abord avec beaucoup d’inquiétude à mes amis et collègues tunisiens, est- ce que ils avaient perdu un proche, un ami, un enfant, – un fils, une fille, un cousin ?
Avant de partir au Fohrenbühl, sidéré par le silence des medias allemands et européens j‘ avais rédigé une petite notice intitulée « Blognotice 11.1.2011 – le silence des medias allemands sur la tragédie tunisienne de l’hiver 2010/11 », choqué par l‘ incompétence de la diplomatie française, choqué par le silence d’une grande partie de la classe politique française, le silence des dirigeants de l‘ Europe politique. Quand un régime tire systématiquement à balles réelles sur ces propres enfants, quelle que soit la nature politique du régime (démocratie, régime autoritaire, dictature) – il perd toute légitimité. Les premiers morts de Sidi Bouzid, les morts de Kasserine, de Thalia n’ont guère perturbé la connivence et complaisance des dirigeants européens envers le régime de Ben Ali. En ce qui concerne la couverture médiatique en Europe, les choses ont commencé à bouger avec la publication de photo de la jeune fille morte à Sidi Bouzid le 10 janvier – qui a été reprise par le Monde du 12.1.2011 et qui a fait le tour du monde – et la mort de l‘ universitaire franco-tunisien Hatem Bettahar. Là, lentement, les medias européens semblèrent avoir compris que les choses allaient peut être basculer – ou tout simplement avaient-ils enfin compris que « l’autocrate souriant Ben Ali » n‘ hésitait pas à tirer sur sa propre jeunesse – que l‘ ami tunisien utilisait massivement et sans modération la force pour mater le soulèvement de la jeunesse étudiante et lycéenne tunisienne.
Au Fohrenbühl un peu coupé du Monde, – au Naturfreundehaus (maison de la nature) Sommerecke il n’y même pas possibilité d’utiliser un portable, j’essayais de suivre aussi bien que possible les événements en Tunisie, et particulièrement à Tunis et dans les banlieues de Tunis. Ces lumières du soleil couchant à travers les sapinières du Fohrenbühl, lumières du Fohrenbühl , elles emportaient mes pensées vers Tunis, – vers mes collègues et amis que j’avais connus durant mes années tunisiennes que je sentais en danger. Quel soulagement, le vendredi soir 14.1.2011 vers 19 :44, quant j’écrivais depuis l’hôtel Adler, (où je logeais durant ce séminaire et où il y la possibilité de se brancher sur Internet) un petit email à un ami tunisien que Ben Ali avait quitté la Tunisie. Enfin peut être les choses pourraient peut être s’améliorer en Tunisie. Peut être !
En revenant du Fohrenbühl, je découvris à quel point la couverture de événements, de la révolution tunisienne en Allemagne avait changé. Du grand silence on est passé à une couverture médiatique assez large. Ce qui m‘ étonne surtout ce sont ces soi-disant experts « du monde du maghreb », « de la Tunisie », « du monde arabe » etc. qui sortent partout de leurs trous et qui voient dans révolution de jasmin – terme que je n‘ apprécie pas du tout – car cette révolution en Tunisie, s‘ est passée dans une grande douleur , un début de mouvement de soulèvement démocratique qui à partir de la Tunisie gagnerait le Maghreb et après, le reste du Monde arabe. Où était la voix de ces soi-disant experts du Monde arabe et de la Tunisie le 11 janvier, le 10 janvier, – pendant les événements de Kassarine et de Thalia, – où était ces voix d’experts au début du mois de janvier – quand j’écrivais sur la neige, le froid et le désespoir dans le djebel tunisien dans ma blognotice du 4.1.2011 ? Peut être bien que je me trompe, mais je ne crois pas qu’on puisse comparer la situation tunisienne, l’évolution des événements en Tunisie à celle d’autres états du monde arabe.
Personnellement, je pense que si il y a une société capable de construire une démocratie laïque, une société civile libre des ses propres mains et sans interventions externe, dans le Monde arabe et en Afrique c’est bien la société tunisienne. Naturellement il y a le risque qu’après un période de transition un nouveau clan, une nouvelle famille reprenne le pouvoir en main, il y a aussi ,il ne faut pas le négliger , le risque de voir les islamistes s’accaparer le mouvement révolutionnaire, car c’est une véritable révolution qui a eu lieu en Tunisie, et là je suis d‘ accord Jean Tulard qui désigne ce janvier 2011 comme l’an 1789 de la révolution tunisienne.
La société tunisienne est une des rares sociétés dans le monde arabe (et africain), où il y a vraiment une large « classe moyenne » – « La Mittelschicht » – comme on dit en allemand – et c’est cette « classe moyenne tunisienne » qui peut construire de ses propres mains, comme elle a renversé pacifiquement le régime mafieux du clan Ben Ali, une démocratie laïque, une société libre. C’est la société civile qui a renversé Ben Ali (avec l’aide de l’armée qui ne voulait pas tirer sur le soulèvement populaire à Tunis le 14.1.2011). C’est cette large couche moyenne, une société civile qui a progressé malgré la lourdeur des dernières années du régime Ben Ali, qui a porté les événements de janvier 2011 en Tunisie ; mais franchement je ne vois pas un état dans le monde arabe ou nous ayons une si forte « classe moyenne » et « Société civile » qu‘ actuellement en Tunisie. Donc malheureusement les autocrates et dictateurs du monde arabe ont encore de beaux jours devant eux.
Je ne suis pas voyant, je ne partage pas le pouvoir clairvoyant de tant d‘ « experts du monde arabe » mais je pense que, si il y a actuellement une société du monde arabe qui pourrait réussir à construire une véritable démocratie laïque et une société libre c’est bel et bien la société tunisienne – le peuple tunisien .
Pendant que les lumières de Fohrenbühl traversaient les sapinières du Mooswaldkopf le 13,14,15 et 16 janvier 2011 emportant mes pensées vers la Tunisie, mes collègues tunisiens et leurs proches que je sentais en danger , j‘ espérais fortement voir venir le jour où les tunisiens pourront enfin vivre en liberté, manger à leur faim, choisir leur gouvernement librement. Peut être ces jours- là ont – ils enfin commencé ! Espérons-le !
La Tunisie vient à nouveau de vivre un week-end sanglant et dans les medias allemands c’est presque le silence total. Enfin, le soir du lundi 10.1.2011 un article sur le SPON sous le titre « Unruhen im Urlaubsland – Tunesische Regierung schließt sämtliche Unis und Schulen„. Comme je l‘ écrivais déjà dans Blognotice du 7.1.2011 concernant la couverture des événements de Sidi Bouzid par les « medias allemands : pas de souci pour les autorités tunisiennes – c‘ est plutôt le silence absolu – aujourd’hui après des jours et semaines de silence enfin un petit article dans le Spiegel « Hohe Arbeitslosigkeit schürt Unruhen» ». J’aurais aimé trouver un Editorial tel que celui du „Monde“ du 10.1.2010 « Le silence de Paris sur la tragédie tunisienne» dans un grand journal allemand. Un titre tel que « Das Schweigende Europa und die tunesische Tragödie » – mais malheureusement c’est le grand silence qui règne dans le paysage médiatique allemand en ce qui concerne l’actualité tunisienne. Que le Monde à bien raison d’écrire « Mais ni la France ni l’Europe n’ont rien à dire ! » – et j’ajouterais « Mais ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Europe n’ont rien à dire !».
Enfin ce matin mardi 11.1.2011 un petit article de Ralph Schulze dans la Rheinpfalz sous le titre « Blutiger Aufstand im Urlaubsland Tunesien (révolte sanglante dans le pays de vacances la Tunisie) – c’est déjà mieux que rien ! Mais à part les titres cités, c’est plutôt le grand silence !
Source :
Schulze Ralph : Blutiger Aufstand im Urlaubsland Tunesien. In: Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Nr. 8, Dienstag 11. Januar 2011
Der Jahreswechsel an der Unterhaardt war vor allem winterlich und kalt. In Friedelsheim, so berichtete es die Rheinpfalz wurden in der Nacht vom 25 auf den 26.12.2010 – 22,7 C (- 24,7 c am Boden) in der Klimastation des DLR gemessen. Es soll auch zu „nicht unerheblichen Frostschäden“ in den Rebanlagen gekommen sein. Grünstadt ist nicht Friedelsheim, – und soweit es meine Palmen betrifft – haben diese den bisherigen Winter relativ unbeschadet überstanden. Aber gewöhnlicherweise, d.h. im statistischen Mittel kommt die große Kälte (soweit diese kommt) ja erst Ende Januar/Anfang Februar. Aber vorher soll es ja erst einmal frühlingshaft mild werden. Winterlich ist es ja nicht nur hier in Mitteleuropa – sondern auch in Nordafrika. Ich schrieb darüber (in Französisch) hier und hier. Es liegt auch Schnee in der Kroumirie, – und auch in Algerien soll es relativ kalt sein, wie ich per email aus Alger erfuhr. Und wie ich schon in meinem letzten Posting schrieb – das winterliche Tunesien durchlebt in diesen Tagen eine unruhige Zeit. Nur bekommen wir das hier nicht so mit!
Quellen:
Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau – Mittwoch 29. Dezember 2010: Frostschäden in Pfälzer Weinbergen
Christophe Neff, Grünstadt le 5.1.2011
P.S. 6.1.2011 9:00: Eine umfassende Beschreibung der „winterlichen Situation“ in Tunesien findet man in diesem Artikel von Marion Sollety (auf französisch).
Gestern wurde das Buch „Indignez- vous“ von Stéphane Hessel , von dem es ja bis jetzt nicht einmal eine deutsche Übersetzung gibt, auf der ersten Seite der Rheinpfalz unter dem Titel „Empört euch! – Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller“ in einem Artikel von Hans – Hagen Bremer vorgestellt. Ein französisches Buch, von dem es bisher nicht einmal eine deutsche Übersetzung gibt, auf Seite eins einer überregionalen deutschen Tageszeitung zu finden, das hat schon Seltenheitswert . Das Buch von Hessel ist zwar ein Beststeller in Frankreich geworden, – aber das Buch ist nicht unumstritten. Bemerkenswert ist die „bitterböse Kritik“ von Pierre Assouline in der Bücherrepublik.
Ich kenne, das Buch noch nicht. Ich habe das Buch vor der Jahreswende bestellt, und warte immer noch darauf es lesen zu können. Es scheint de facto in Frankreich quasi ausverkaut zu sein. Was mich überrascht ist auch der Umstand, dass es wohl bisher keine „belastbare Begründung“ gibt weshalb das Buch von Hessel in Frankreich solch einen Erfolg hat. Der Artikel von Hans Hagen Bremer bietet keine stichhaltige Begründung, und ich habe auch anderswo ich keine nachvollziehbare Begründung für den Erfolg des Buches gefunden. Die schon erwähnte Buchkritik von Assouline hat auch schon zu intensiven Diskussionen, ja regelrechten Aufregerdiskussionen auf dem Bücherblog von Assouline geführt. Und wenn ich schon vom „Aufregen“ spreche – der Aufreger, den ich ja auch ganz gern lese hat kurz vor Weihnachten mal wieder einen kleinen Beitrag geschrieben. Den Aufreger lese ich gern, aber leider kann man von ihm viel zu wenig lesen. Besonders originell fand ich übrigens den Beitrag „ein Hauch von Monarchie„. Der Beitrag ist übrigens schon über zwei Monate alt – aber die Lektüre lohnt immer noch – da erscheint mir noch immer noch einiges „aktuell“ zu sein.
Wahrscheinlich blendet uns das fahle Licht der Wintersonne zu sehr als das wir uns darüber noch aufregen könnten?
Quelle:
Bremer, Hans – Hagen (4.1.2011): Empört euch ! Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller. In: Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Dienstag 4. Januar 2011
Il est assez rare, même rarissime de voir un livre français, livre même pas encore traduit en allemand, sur la une d’un journal allemand. En fait je ne me souviens pas d’avoir vu cela avant. La Rheinpfalz (Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau Dienstag 4. Januar 2011) consacre à peu près d`’un quart de sa première page au petit livre „Indignez – vous!“ de Stéphane Hessel sous le titre « Empört euch! – Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller ». L‘ article signé Hans – Hagen Bremer nous décrit le phénomène du Bestseller „Indignez-Vous !“ – mais ne donne pas de véritable raisons pour le succès du petit livre (élu livre de l’année par les internautes du Monde.fr) . J’ai trouvé un essai d’explication de Philippe Boggio sur slate. Personnellement j’ai découvert le livre grâce à la lecture du billet de l‘ indignation sur le blog « les panissières » – et j‘ ai commandé le livre quelques jours après la lecture du billet des panissières – et depuis j’attends que le livre arrive enfin ici en Allemagne. Donc même si je n’ai pas encore lu le petit livre de Stéphane Hessel – le fait de voir un livre français même pas encore traduit en allemand à l’une d’un journal allemand mérite ce petit billet !
Source:
Bremer, Hans – Hagen (4.1.2011): Empört euch ! Der Résistance-Kämpfer Stéphane Hessel beklagt den Zustand der Welt – und landet einen Bestseller. In: Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Dienstag 4. Januar 2011
Toujours l‘ hiver et la neige à Grünstadt et dans la Unterhaardt. Il a même fait très froid dernièrement – la Rheinpfalz (29.12.2010) nous parle de – 22,2 C (24,7) dans le nuit du 25 au 26.12.2010 à Friedelsheim où les vignes ont commencé à geler. Depuis le 29.11.2010 un manteau de neige couvre Grünstadt, la Unterhaardt et le Linage. Nous avons eu quelques périodes de redoux, – mais ces périodes de redoux n’ont jamais suffi à faire fondre toute la neige. La prochaine période de redoux nous est annoncée pour Jeudi le 6.01.2011 – jour de l’épiphanie. A voir si cette période de redoux sera assez longue et assez douce pour faire disparaître la couverture de neige de la Unterhaardt. Peut – être, mais habituellement la période des grands froids arrive plutôt vers la fin janvier et début février.
Froid et neige, il n’y en a pas seulement eu ici dans la vallée du Rhin mais aussi sur les rivages du sud de la méditerranée, il fait froid en Algérie et en Tunisie ; j’en parlais dans ma blognotice du 20.12.2010. ,mais derrière le froid et la neige se cachent de véritables tragédies. Les événements de fin de décembre à Jendouba qui ont fait venir du monde sur le blog paysages – ont été, je le suppose, les manifestations de solidarité à Jendouba pour Mohamed Bouazizi qui a tenté de mettre fin à ses jours par immolation à Sidi Bouzid. Combien de désespoir se cache derrière ce geste ! Oui le froid et la neige dans le Djebel cachent beaucoup de désespoir. Ici en Allemagne on est tellement occupé par l’hiver et la neige que les événements de Sidi Bouzid n’ont trouvé aucun reflet dans les medias. Même le remaniement ministériel qui suivit les événements de Sidi Bouzid est passé quasiment inaperçu dans le paysage médiatique allemand.
Pour finir – comme je parle de paysage médiatique allemand – dans le dernier Spiegel (1/2011) on trouve une très belle critique « Vorsicht mit Urgoßmutter » signée Romain Leick de la traduction allemande du « Portrait » de Pierre Assouline. Pierre Assouline qui nous est présenté comme auteur (Schriftsteller), Kritiker (Critique), Biograf (biographe) – fait parler le portrait de Betty de Rothschild – « Er läßt das Gemälde sprechen, Bettys Seele ist in ihr Bild gewandert, von der Leinwand herab erzählt sie, sich an die Vergangenheit ihres erfüllten Lebens nachsichtig erinnernd und das Treiben der Gegenwart scharfsinnig beobachtend ». Le critique de Romain Leik donne envie de lire le Portrait (en version française) – et je dirais avec le temps la traduction allemande – pour comparer l’original et la traduction de Maja Ueberle Pfaff. Traduction et Traducteurs (les passeurs) qui ont toujours leur place dans la république des livres. Pour finir , comme la République des livres nous parle d’un père manquant dans « La déchirante lettre à une ombre d’Héctor Abad » , j’aimerais signaler un livre qui nous raconte aussi l’histoire d’un père manquant : « Apostoloff » de Sibylle Lewitscharoff. Pour ce livre Lewitscharoff fut récompensée en 2009 par le « Preis der Leipziger Buchmesse ». Un livre qui joue à Stuttgart Degerloch et en Bulgarie. C’est aussi un portrait d’une Bulgarie inconnue. Le livre de Lewitscharoff nous dévoile un paysage inconnu et nous rappelle un paysage de dialecte de langue allemande en voie de disparation – le Herrgottzack et le Heilandzack – qui connait encore ses deux expression archaïques souabes ? C’est dans ce langage souabe que je grandis dans la Raumschaft Schramberg: Stuttgart était la capitale économique et Tübingen « Hauptstadt des Geistes » le centre intellectuel du Württemberg et la Bulgarie un pays inconnu derrière le « eiserne Vorhang », le rideau de fer. Apostoloff mériterait sûrement d’être traduit en français – mais comment traduire le « Herrgottzack » et le « Heilandzack »?
Sources citées :
Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau – Mittwoch 29. Dezember 2010: Frostschäden in Pfälzer Weinbergen
Leick, Romain (2011): Vorsicht mit Urgroßmutter ! Literaturkritik: Pierre Assouline historischer Roman über Baronin Betty de Rothschild. In: Der Spiegel 1/2011, p. 114.
Lewitscharoff, Sybille (2010): Apostoloff. Suhrkamp Taschenbuch 4180, Frankfurt am Main, ISBN 978-3-518-46180-8