7 Apr 2011 to 7 Apr 2012: – one year of Clustrmaps in paysages. (16.4.2012)

ClustrMaps  is a hit counter map widget which allows showing the locations of the visitors of one specific site in a map. Geographer by education, I was interested to know, where the visitors of “Paysages” come from, so I installed the widget on 7 of April 2011. And since this date its running, providing me and the visitors of paysages nice maps with yellow and red dots. In one year Clustrmaps counted about 13877 readers visiting paysages. Most of the visitors of paysages come from France, followed by visitors from Germany and Tunisia. About more than 80 % of the visitors come from France, Germany, Tunisia, USA & Switzerland (Details see Tab 1.). The fact that a large part of the visitors came from France is not surprising, paysages is a francophone Blog, mainly written in French,  a blog written mostly for readers in the “francophone world”. Some articles are written in German, and very rarely paysages provides “posts” in English, – in fact this article is the tenth post written in English. To finish this blogostatistique – the mostly visited article – (as told by the wordpress – Le Monde dashboard) is – 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. I have also written an English version of this post called “The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)” but this article has not got the audience of the “incendie meurtrier”, this perhaps due to the fact that the “drama of the 19 août 1949” is still present in the collective memory of France, – mainly in South West France. Concerning posts written in German, it seems that “Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate” and “Das Biafrakind” have got a broader audience.  Currently since the beginning of paysages – in May 2009 (first English article published on 29 of May 2009) – paysages received 76,477 visitors.

Tab. 1:  The geographical provenance of visitors of paysages from 7.4.2011 – 7.4.2012 (source Clustrmaps 7.4.2012)

Country Visitors absolute Visitors %
France

6450

46,47%

Germany

3003

21,64%

Tunisia

765

5,51%

USA

644

4,64%

Switzerland

504

3,63%

Belgium

477

3,43%

Canada

338

2,79%

Austria

160

1,15%

Algeria

142

1,02%

Netherlands

110

0,79%

total

91,07%

 

Pictures = screenshots from paysages-clustrmaps 7.4.2012

Christophe Neff,  16.4.2012

Adieu – grand bouleau (7.4.2012)

Vue sur le grand bouleau, © C. Neff 25.9.2011

Nous avons été  obligés d’abattre le grand bouleau de notre jardin. C’est en face de cet arbre que j’avais commencé à écrire les premiers billets de paysages. Les suites d’un grave accident m’avaient collé pendant des semaines, des mois au lit  et mon angle de vision c’étaient les livres que je lisais, la république des livres, la radio et le manteau vert clair du grand bouleau. Même si on aime les arbres, on est parfois obligé d’en abattre un.  Je cite une phrase du petit livre que Francis Hallée a consacré aux Arbres « Je tiens à être très clair : malgré toute la sympathie que m’inspirent les arbres, malgré toute l’admiration que j’éprouve à leur égard, je serai toujours pleinement d’accord avec l’abattage d’un arbre devenu dangereux ; respecter l’arbre en Ville, ce peut être de l’abattre au bon moment, puisqu’il est là pour améliorer notre existence, pas pour nous tuer. (Hallée, F. 2011, 45)»

Notre bouleau, qui en partie dépérissait  déjà « côté sud » risquait par jour d’orage ou de tempête de  s’écraser sur un terrain de jeux d’enfants avoisinant. Une voisine avait déjà fait la remarque que le bouleau par temps de tempête avait tendance à se pencher dangereusement, à perdre de branches mortes.  Nous avons eu pendant quelques années un couple de Faucons crécerelle (Falco tinnunculus) qui nichait dans un ancien nid de pie dans la cime du « grand bouleau ». Le couple de Faucon a délaissé le nid l’été dernier,  et comme nous craignons la saison de orages  qui va bientôt débuter dans le « Oberrheingraben », – nous nous sommes résigné à abattre le grand bouleau avant qu’il ne s’écrase par jour de tempête sur l’espace jeux – ou tout simplement sur une partie de notre maison.

Mais en fin de compte c’est toujours triste de devoir abattre un arbre. Reste le souvenir d’un temps, -où j’étais collé au lit et à mes livres , ne sachant pas au moins pendant les premiers semaines – si je me remettrais véritablement  des suites de l’accident – une fracture de colonne vertébrale. L’accident se produisit le 2. Mai 2009, – cela m’avait procuré un voyage en hélicoptère à la clinique à Ludwigshafen (BG-Unfallklinik Ludwigshafen), – et le 24. Mai j’écrivais mon premier billet de paysages.

Vue automnale sur le grand bouleau, © C. Neff 3.10.2011

Le grand bouleau, disons la vue que j’avais depuis ma chambre de malade, – j’en parlais dans un billet datant du premier juin 2009. Depuis presque 3 ans ont passé, – je me suis remis de l’accident ;à cette époque,pendant mes lectures , je faisais parfois des photos dont quelques unes furent même publiées ici dans paysages. Maintenant le grand bouleau a disparu, laissant un grand vide dans le jardin , une véritable « trouée ». Je ne sais pas pourquoi ce bouleau, les bouleaux en général me rappellent les paysages de Tolstoï et de Pasternak, me font parfois aussi penser  à Selma Lagerlöf.

Sources :

Halle, Francis (2011) : Du bon usage des arbres. Un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques. Arles (Actes Sud), ISBN 978—2-330-00005-9.

Photos: toutes © C. Neff

1.) Vue sur le „grand bouleau“ 25.9.2011

2.) Vue automnale sur le „grand bouleau“  3.10.2011

Christophe Neff, le 7.4.2012

P.S : Une très belle chanson de Felix Léclerc « Notre sentier près du ruisseau » nous parle aussi d’un vieux bouleau!

Blognotice 4.4.2012

Les incendies d‘hêtraie-chênaie- pinède sont assez rare, – à ma connaissance on ne trouve quasiment pas de travaux scientifiques sur les conséquences écologiques  des feux de forêts dans les hêtraies-chênaies acidophiles. Pour de raisons professionnels j’ai donc prospecté avec le Garde Forestier Monsieur Grill (Revierförster Jägerthal/Revier Jägerthal) le site de l’incendie de forêt du 25.3.2012 (Jagdstein  Limburg- Dürkheimer Wald) d’ont je parlais hier.  J’étais assez étonné de constater, que la reprise végétale avait déjà débuté sur la surface incendie, – les plantules d’hêtres sortent de la terre incendie – et ceci à peine plus d’une semaine après le passage du feu. Sur les surfaces non brulées presque pas de plantules d’hêtres, – l’épaisse couverture du sol par les myrtilles et les feuilles d’hêtres semble freiner le développement des plantules d’hêtres. C’est peut être dû au simple hasard, mais l’observation me semble quand même intéressant. Notons aussi, que la pluie intense de la dernière nuit (3/4.4.2012) fût la première pluie depuis six semaines dans cet endroit, car les dernières semaines ici le temps fût sec et froid.

Photos: toutes © C. Neff

1.) Waldbrandfläche/Site de l’incendie de forêt Jagdstein 4.4.2012

2.) Plantules de Hêtre sur brûlis du site de l’incendie de forêt Jagdstein 4.4.2012

P.S. 5.4.2012 (10:15): Décidément en Allemagne la saison des feux de forêts a bien démarrée, – près d’Amorbach en Franconie un incendie de 24 ha a eu lieu les premiers jours d’avril, – un ami m’a fait parvenir ce lien.

La saison des feux de forêts 2012 vient de commencer

Apparemment la saison 2012 des feux de forêts vient de commencer avec un incendie dans le Pfälzerwald. Dans la nuit du 25 au 26 mars 1,5 ha de hêtraie-chênaie- pinède sont partie en flamme dans la Forêt du «Jagdstein-Kaisergärtchen» pas loin de Bad Dürkheim. Le journal la  Rheinpfalz (27.3.2012) y consacre un assez long article sous le titre « Waldbrand ganze Nacht über BAD DÜRKHEIM: Bis zu 120 Wehrleute mehr als sechs Stunden im Einsatz – Verdacht auf Brandstiftung (incendie de forêt pendant toute la nuit – Bad Dürkheim – pendant 6 heures 120 pompiers combattent le feu – soupçon d’ incendie volontaire). Comparé aux années précédentes (2011, 2010) la saison des feux de forêts 2012 semble donc débuter assez tôt.

Source :

Die Rheinpfalz – Bad Dürkheimer Zeitung (27.3.2012): Waldbrand ganze Nacht über BAD DÜRKHEIM: Bis zu 120 Wehrleute mehr als sechs Stunden im Einsatz – Verdacht auf Brandstiftung. Die Rheinpfalz – Bad Dürkheimer Zeitung, Nr. 74, Dienstag 27. Mär

Christophe Neff, le 3.4.2012

KW12 (2012): la semaine où le mal ressurgissait en France (25.3.2012)

Quand j’appris  le lundi matin  19 mars pendant mon trajet journalier vers Karlsruhe en écoutant les infos de 9 h les premiers récits du  drame de Toulouse, – la tuerie dans l’école juive Ozar-Hatorah – quand j’apprenais les détails de cette tuerie – je sus que le mal, le mal absolu ressurgissait une fois de plus en France. Quelque jours plus tard Gerow von Randow avait même intitulé son analyse des évènements de Toulouse « Mordserie in Frankreich – Einfall des Bösen (Série des Meurtres en France  – raid du mal) » dans la Zeit en utilisant le terme de « mal ».  Ce raid du mal, pour rappeler la chronologie, commença par l’assassinat de  Imad Ibn Ziaten le Dimanche 11 mars, suivit l’assasinat de Mohamed Legouad et Abel Chennouf le Jeudi 15 mars à Montauban – et finalement Lundi 19 mars devant l’école juive Ozar-Hatorah à Toulouse sont sauvagement abattus Jonathan Sandler et ses deux fils Ariel et Gabriel,  et  Myriam Monsonego la fille du directeur de l’école, Yaakov Monsonégo. La couverture de la Libération du 20.3.2012 en hommage des victimes du tueur en série – a même trouvé  son chemin dans le paysage médiatique allemand par l’article de Jürg Altweg dans la FAZNET – tödliche Schüsse – nur die Namen der Opfer (coups mortels – seulement les noms des victimes).

La main qui attrapa par les cheveux la petite Myriam Monsonego 8 ans pour l’abattre froidement – cette main fut la main du mal absolu ! Cette même main froide du mal absolu des médecins assassins à Grafeneck dans le Jura souabe  où plus de 10 654 personnes handicapées venant de Bavière, de Bade et du Wurtemberg furent assassinées durant l’action T 4.  Cette même main froide du mal absolu des Einsatzgruppen de la SS, – du Sonderkommando 4 sous les ordres de Paul Blobel à Babi Yar durant la shoah par  balles.  Cette même main froide du mal absolue des bourreaux de Radtko Mladic à Srebrenica. Cette même main froide du mal absolue du GIA qui égorgeait, éventrait, massacrait les populations rurales dans les djebels algériens durant les années 1990.

Et soudain cette main du mal absolu réapparaît en France – elle tue de sang-froid des enfants à cause de leurs appartenances religieuses,  froidement et sans scrupules. Froidement et sans scrupules parce que c’était des enfants juifs.

Je finis ce billet avec une citation de Jorge Semprun :

« Il m’a semblé alors, dans le silence qui a suivi le récit du survivant d’Auschwitz, dont l’horreur gluante nous empêchait encore de respirer aisément, qu’une étrange continuité, une cohérence mystérieuse mais rayonnante gouvernait le cours des choses. De nos discussions sur les romans de Malraux et l’essai de Kant, où s’élabore la théorie du mal radical, das radikal Böse, jusqu’au récit du Juif polonais du Sonderkommando  d’Auschwitz – en passant par les conversations dominicales du block 56 du petit camp, autour de mon maître Maurice Halbwachs – c’était une même méditation qui s’articulait impérieusement. Une méditation, pour le dire avec les mots qu’André Malraux écrirait seulement trente ans plus tard, sur « la région cruciale de l’âme où le Mal absolu s’oppose à la fraternité  (Jorge Semprun 1994, 65) » ».

Œuvres citées :

Semprun, Jorge (1994) : L’écriture ou la vie. Paris, (Gallimard),   ISBN 2-07-074049-8

Christophe Neff, le 25.03.2012

Blognotice 17.3.2012

Mandelblüten/Fleurs d'amandier 15.3.2012 Kallstadt/Weinstraße © C. Neff

Après un long hiver froid et rigoureux, – et concernant le Palatinat presque sans neige (à Grünstadt on a eu droit à quelques flocons de neige le 18.12.2012) – le printemps arrive. Les premiers amandiers ici et là commencent à fleurir.  Deux, trois spécimens sur la Weinstraße entre Herxheim am Berg et Kallstadt ont commencé leurs floraisons, – un amandier à Grünstadt en fleure – le printemps vient enfin de commencer. Notons qu’en même temps le printemps littéraire en Allemagne vient aussi débuter avec la Leipziger Buchmesse, – Wolfgang Herrndorf c’est vu décerner  le « Preis der Leipziger Buchmesse 2012 » pour son roman « Sand » dans la catégorie Belletristik.  L’œuvre littéraire de Herrndorf reste encore à découvrir en France, – je pense a « Tschick » véritable « road movie litteraire » qui mériterait surement une traduction française – et naturellement au blog de Wolfgang Herrndorf – Arbeit und Struktur.  Arbeit und Struktur est un blog littéraire où Wolfgang Herrndorf nous raconte sa vie, ses paysages,  ses souvenirs. C’est  que la maladie lui laisse comme reste de vie. Wolfgang Herrndorf est atteint d’un  Glioblastome multiforme. Il  n’a pas pu participer à la remise du prix  « Preis der Leipziger Buchmesse  2012». Dans son dernier billet de « Arbeit und Struktur » Wolfgang Herrndorf se souvient de son chemin d’écolier.

Les autres lauréats 2012 du Preis der Leipziger Buchmesse sont ;  – Jörg Baberowski  « Verbrannte Erde. Stalins Herrschaft der Gewalt » dans la catégorie essai et dans la catégorie traduction – Christina Viragh pour la traduction allemande de Parallelgeschichten (Histoires parallèles (Párhuzamos történetek)) de Péter Nádas.

Christophe Neff, 17.3.2012

Blognotice 22.2.2012

Le modèle allemand est en vogue en ce moment en France, ce fameux modèle allemand est même entré en grande pompe dans les discussions des élections présidentielles! Et naturellement les medias français en parlent, dernièrement Agnès Verdier-Molinié nous vantait le modèle allemand dans le Monde.  Même si les chiffres publiés par Madame Verdier sont corrects – je trouve l’analyse publiée par Michaël Foessel beaucoup plus proche de la réalité allemande, politiquement beaucoup plus pertinente.  Personnellement, j’ai l’impression que depuis le début du quinquennat du Président Sarkozy,  la fosse « socio-économique » qui sépare la France et l’Allemagne s’est élargie sensiblement, – oui, s’élargit de plus en plus au détriment de la France.  Si les diverses équipes gouvernementales de Monsieur Sarkozy ont vraiment essayé de réduire l’écart socio-économiques entre les deux pays, ils étaient fort « malchanceux » – ou peut être n’ont-ils jamais vraiment tenté l’effort de réduire cet écart. Mais parfois les réalités sont beaucoup plus complexes –  et c’est qu’en France on connait  le« Wissenschaftsprekariat »  allemand? Cette réalité allemande est très bien décrite dans l‘ Analyse « Enorm leidensfähig – Arbeitsbedingungen an Unis » dans la Zeit du 8.12.2011.  Mais j’aimerais faire découvrir une autre réalité aux lecteurs de paysages. Il y a en France encore des domaines – où la France – en dehors de toute querelle politicienne – peut encore servir de modèle: par exemple la politique de la Défense de la Forêt contre les Incendies – la DFCI. C’est ainsi que depuis des années je propose un cours universitaire sur la DFCI où nous descendons avec une quinzaine d’étudiants allemands dans le Sud de la France pour nous informer sur cette Défense de la Forêt contre les incendies,  pour participer à des chantiers de brûlage dirigé.  Ce cours est monté grâce à l’aide d’Eric Rigolot de l’INRA Avignon et de Jean-Paul Baylac de la cellule feu de forêt de l’ONF 11. Ce cours, ou disons la politique de la DFCI française a une telle renommée un Allemagne,  que le cours a déjà été couvert par une émission de radio (Deutschlandfunk – Feuerschutz mit Flammen en février 2006) et en 2011 nous avons été accompagnés par la commandante des pompiers de Schramberg Annette Melvin, qui craint les risques de feux de forets pour Schramberg et la Moyenne Forêt Noire. Donc dans le domaine de la défense de la Forêt contre l’incendie la France est un modèle incontestable.  L’Allemagne par contre, a oublié son histoire de feux de forêts, – l’incendie meurtrier de la Lüneburger Heide est tous simplement tombé à l’oubli –  a disparu de la mémoire collective.  Concernant le cours 2012 « brulage dirigé » nous fûmes un peu victimes des aléatoires météorologiques : le grand froid qui régnait sur le Midi méditerranéen – froid exceptionnel qui provoqua le blocage du Port de Leucate par la glace, donc  malheureusement nous n’ avons pas eu la chance de pouvoir participer à un chantier de brûlage dirigé. Mais nous avons quant même eu la chance de pouvoir visiter le centre de secours de Lézignan et le centre de secours de Leucate.  Les étudiants étaient impressionnés par les moyens et le matériel mis à disposition de la DFCI. La plupart d’eux n’avaient jamais vu un CCF (Camion citerne feux de forêts) car une grande partie des unités de pompiers allemand ne dispose pas d’un tel matériel.

Je finis donc  avec ce constat – à force de s’obstiner sur le fameux modèle allemand – on oublie parfois les réalités réelles qui se cachent derrière ces images  et phantasmes de l’autre. En Allemagne il n’existe pas de DFCI digne de ce nom, et en France heureusement il n’y a pas de Wissenschaftsprekariat, – le fameux Dr. Hartz IV – ou Privatdozent Dr. Hartz IV est encore un illustre inconnu en France.

Photos :

1.) © C. Neff:  CCF 6 Leucate du centre de secours de Leucate 17.2.2012

2.) © J.-F. Heger : Le cours chantiers de brûlage dirigé/ DFCI février 2012 du IFGG-KIT devant le CCF 6 Leucate 17.2.2012

Christophe Neff, le 22.2.2012

Blognotiz 5.2.2012

Schlittschuhläufer auf dem zugefroren Hetschmühlweiher 5.2.2012

Es ist kalt geworden in Deutschland. Das war auch so angekündigt worden und deshalb dürfte die Kältewelle eigentlich niemanden überrascht haben. In Schramberg hatte man jedoch vergessen,  dass der Winter noch nicht vorbei ist. Das Bächle und der Narrenbrunnen waren immer noch mit der Schiltach verbunden und der strenge Frost hat dann das seinige getan um Narrenbrunnen und Bächle zu einer Eislandschaft aus frostigen Gebilden zu verwandeln. In der Pfalz ist es auch knackig kalt geworden. Es liegt zwar so gut wie kein Schnee, aber der strenge Frost hat Seen, Teiche und Gewässerläufe in große Eisflächen verwandelt,  die nun zum Schlittschuhlaufen einladen. Der strenge Frost im Leiningerland hat jedoch noch  ganz andere völlig „unvorhersehbaren“  Nebenwirkungen provoziert  – der strenge Forst an der Unterhaardt  hat zur völlig unerwarteten Schließung des Allwetterbades Grünstadt geführt. In der Unterhaardter Rundschau vom 4. Februar 2012 kann man unter Aktuell notiert u.a. folgendes lesen: „Allwetterbad Grünstadt bis auf Weiteres geschlossen. Das Allwetterbad ist ab dem heutigen Samstag bis auf Weiteres für den Badebetrieb geschlossen. Dies teilten die Stadtwerke gestern Mittag mit. Auf Grund der extremen Temperaturen ist die Verkehrssicherheit der Besucher nicht mehr gegeben“.  Weiterhin heißt es  in der gleichen Meldung „Nächste Woche soll bei einem Ortstermin geklärt werden, ob es vertretbar sei, das Bad überhaupt noch einmal zu öffnen.“  Die Zukunft des Grünstadter Allwetterbades wurde ja schon seit längerem in der Grünstadter Kommunalpolitik diskutiert, – wobei man bisher vor allem diskutierte und die Zeit verstreichen ließ – und dieses wohl mit der Hoffnung versehen, dass sich das Problem mit der Zeit von selbst löst.  Das ganze Prozedere erinnert doch sehr stark an die vergangenen Zeiten der verblichenen Deutschen Bundesbahn – als diese systematisch, durch langanhaltende Investitionsstaus, Fahrplanausdünnungen etc. langsam und beharrlich einen Großteil der ländlichen Nebenstrecken ins Aus führte. Irgendwann kam dann der Tag an dem dann die Betriebssicherheit auf der einen oder anderen Nebenstrecke nicht mehr gewährleistet werden konnte und man dann die Strecke sozusagen über Nacht schließen musste. So geschah es u.a. mit der Bahnstrecke Schiltach-Schramberg Anfang der 1990 Jahre.  Was die Zukunft des Allwetterbades Grünstadt betrifft, wird man wohl Ende der kommenden Woche wissen, ob das Bad  überhaupt jemals wieder geöffnet werden wird.

Schließung Allwetterbad 5.2.2012

Das „Allwetterbad Grünstadt“ ein erster Kollateralschadens des strengen Februarfrostes 2012 an der Unterhaardt?  Wenn die Lage für das Grünstadter Allwetterbad nicht so ernst wäre, hätte das sogar einen gewissen Unterhaltungswert. Grotesk ist es allemal. Könnte fast eine Schlagzeile fürs Schramberger Narrenblättle  die Hoorig Katz sein „Jahrhunderstfrost sorgt fürs Ende des Grünstadter Allwetterbades“ – ja, wenn es nur nicht so traurig wäre. Denn wenn sich in Sachen Schwimmbad in Grünstadt nicht endlich etwas grundlegendes tut, dann kommt es vielleicht noch dazu, dass die Stadt Grünstadt (einschließlich der Umlandgemeinden)  endgültig ohne Schwimmbad dasteht. Dann gibt es auch an den heißen Sommertagen in Grünstadt keinen Badespaß mehr.

Photos:  © C. Neff 1.) Schlittschuhläufer auf dem Hetschmühlweiher  2.) Aushang im Allwetterbad Grünstadt photographiert am Sonntagmorgen den 5.2.2012

Quelle:

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag, 4 Februar 2012: Aktuell Notiert – Allwetterbad bis auf Weiteres geschlossen.

Christophe Neff, 5.2.2012

Blognotice 27.1.2012

Retenu à  domicile par un problème  oculaire, j’ai profité du temps libre pour écouter le discours de Marcel Reich-Ranicki au Bundestag pour la cérémonie de mémoire pour le « Tag des Gedenkens an die Opfer des Nationalsozialismus » jour de mémoire pour les victimes du Nazisme, journée de commémoration du 67e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Cette cérémonie de mémoire fut dénommée  „Am Tag, als die Aussiedlung in den Tod begann  (Le Jour où commença le déplacement vers la mort)“ – cérémonie de mémoire qui comprenait comme ouverture le Nocturne nº 20 en ut dièse mineur de Frédéric Chopin joué par Jascha Nemtsov, le discours de inaugural de Norbert Lammert, le discours et le  témoignage de Marcel Reich Ranicki – et en final  la sonate pour violon & piano Nr. 3, opus 37  de Mieczyslaw Weinberg interprété par Sascha Nemtsov et  Kolja Blacher.

Le discours de Ranicki, la voix à  peine audible, fut un discours contre l’oubli – eine Rede gegen das Vergessen.  Les mots de Ranicki  nous plongeront dans un jour d’été de 1942 au plein milieu du ghetto de Varsovie, – le 22. Juillet 1942 – le jour où le Sturmbannführer Herman Höfle dicta la fin, « die Aussiedlung des Warschauer Ghettos » à Adam Czerniaków et à Marcel Reich Ranicki. Très émouvanteb la partie où  Ranicki nous témoigne du suicide de Czerniaków, de sa dernière lettre à son épouse « „Sie verlangen von mir, mit eigenen Händen die Kinder meines Volkes umzubringen. Es bleibt mir nichts anderes übrig, als zu sterben.“ (Ils me demandent de tuer de mes propres bras les enfants de mon peuple. Je ne vois plus d’issue, – il ne me reste qu’à  prendre le chemin de la mort, de mourir trad. C.Neff). Le discours de Ranicki prend fin avec les mots suivants « Die in den Vormittagsstunden des 22. Juli 1942 begonnene Deportation der Juden aus Warschau nach Treblinka dauerte bis Mitte September. Was die „Umsiedlung“ der Juden genannt wurde, war bloß eine Aussiedlung – die Aussiedlung aus Warschau. Sie hatte nur ein Ziel, sie hatte nur einen Zweck: den Tod. (La déportation de juifs de Varsovie à Treblinka, qui commença pendant la matinée du 22. Juillet 1942, dura jusqu’ à mi septembre.  Ce qui fut simplement dénommé « déplacement des Juifs »  était seulement une évacuation, l’évacuation des juifs de Varsovie. Cette évacuation des juifs n’avait qu’un seul objectif, une seule fin: la mort.( Trad. & adaptation française C. Neff)).

Même si  le discours reprend en partie des petits extraits de son autobiographie « Mein Leben » – ce témoignage émouvant de Marcel Reich – Ranicki fut un grand discours. Un témoignage qui mériterait la traduction (complète) en français et en anglais.

Sources et documents :
Lammert, Norbert : 27.01.2012 – Rede zum Tag des Gedenkens an die Opfer des Nationalsozialismus
Reich-Ranicki, Marcel:  Rede von Marcel Reich-Ranicki zum Tag des Gedenkens an die Opfer des Nationalsozialismus (27.01.2012)
Reich-Ranicki, Marcel (1999): Mein Leben.  Stuttgart, deutsche Verlagsanstalt, dritte Auflage 1999, ISBN 3-421-05149-6
Weiland, Severin (27.1.2012): Reich-Ranicki zum Holocaust – Bericht aus der Hölle. SPON 27.1.2012

Christophe Neff, le 27.1.2012

P.S. (30.1.2012 21 :20) : Le Blog «L’astragale de Cassiopée» nous propose une traduction française du discours mémorable de Reich-Ranicki!

Blognotice 20.1.2012

Le Mercredi 18.1.2012 fut une des rares heures de gloire du parlement européen à Strasbourg, – enfin un vrai débat sur la situation politique en Hongrie ou le gouvernement Orbán dérive de plus en plus vers l’autoritarisme ! J’ai particulièrement apprécié l’intervention de Daniel COHN-BENDIT, pleine d’émotions et de verve.  Surtout ces deux phrases  « Si vous n’êtes pas d’accord, je vous dis une chose très simple: „suivons la proposition de Guy Verhofstadt. Envoyons via la commission des libertés publiques une délégation pour vérifier, au titre de l’article 7, pourquoi les sans-abris en Hongrie ont peur, pourquoi des intellectuels ont peur, pourquoi des gens de ma famille et des gens que je connais, qui sont juifs en Hongrie, ont peur aujourd’hui, pourquoi l’esprit de votre nouvelle Constitution est celui d’une Hongrie passée qui fait peur à nombre de citoyens hongrois. Même si vous avez la majorité, les minorités ont le droit de ne pas avoir peur dans votre pays, Monsieur Orbán. (Source ) »
Espérons que l’Europe politique se rend compte qu’il faut enfin stopper cette dérive de l’Hongrie vers un  véritable « Orbanistán » !

Sources et liens:

Intervention de Daniel Cohn – Bendit en séance plénière du parlement européen du Mercredi 18.1.2012 (document parlement européen)

Vidéo de l’Intervention de Daniel Cohn – Bendit en séance plénière du parlement européen du Mercredi 18.1.2012

Christophe Neff, le 20.1.2012