La saison des feux de forêts 2012 vient de commencer

Apparemment la saison 2012 des feux de forêts vient de commencer avec un incendie dans le Pfälzerwald. Dans la nuit du 25 au 26 mars 1,5 ha de hêtraie-chênaie- pinède sont partie en flamme dans la Forêt du «Jagdstein-Kaisergärtchen» pas loin de Bad Dürkheim. Le journal la  Rheinpfalz (27.3.2012) y consacre un assez long article sous le titre « Waldbrand ganze Nacht über BAD DÜRKHEIM: Bis zu 120 Wehrleute mehr als sechs Stunden im Einsatz – Verdacht auf Brandstiftung (incendie de forêt pendant toute la nuit – Bad Dürkheim – pendant 6 heures 120 pompiers combattent le feu – soupçon d’ incendie volontaire). Comparé aux années précédentes (2011, 2010) la saison des feux de forêts 2012 semble donc débuter assez tôt.

Source :

Die Rheinpfalz – Bad Dürkheimer Zeitung (27.3.2012): Waldbrand ganze Nacht über BAD DÜRKHEIM: Bis zu 120 Wehrleute mehr als sechs Stunden im Einsatz – Verdacht auf Brandstiftung. Die Rheinpfalz – Bad Dürkheimer Zeitung, Nr. 74, Dienstag 27. Mär

Christophe Neff, le 3.4.2012

KW12 (2012): la semaine où le mal ressurgissait en France (25.3.2012)

Quand j’appris  le lundi matin  19 mars pendant mon trajet journalier vers Karlsruhe en écoutant les infos de 9 h les premiers récits du  drame de Toulouse, – la tuerie dans l’école juive Ozar-Hatorah – quand j’apprenais les détails de cette tuerie – je sus que le mal, le mal absolu ressurgissait une fois de plus en France. Quelque jours plus tard Gerow von Randow avait même intitulé son analyse des évènements de Toulouse « Mordserie in Frankreich – Einfall des Bösen (Série des Meurtres en France  – raid du mal) » dans la Zeit en utilisant le terme de « mal ».  Ce raid du mal, pour rappeler la chronologie, commença par l’assassinat de  Imad Ibn Ziaten le Dimanche 11 mars, suivit l’assasinat de Mohamed Legouad et Abel Chennouf le Jeudi 15 mars à Montauban – et finalement Lundi 19 mars devant l’école juive Ozar-Hatorah à Toulouse sont sauvagement abattus Jonathan Sandler et ses deux fils Ariel et Gabriel,  et  Myriam Monsonego la fille du directeur de l’école, Yaakov Monsonégo. La couverture de la Libération du 20.3.2012 en hommage des victimes du tueur en série – a même trouvé  son chemin dans le paysage médiatique allemand par l’article de Jürg Altweg dans la FAZNET – tödliche Schüsse – nur die Namen der Opfer (coups mortels – seulement les noms des victimes).

La main qui attrapa par les cheveux la petite Myriam Monsonego 8 ans pour l’abattre froidement – cette main fut la main du mal absolu ! Cette même main froide du mal absolu des médecins assassins à Grafeneck dans le Jura souabe  où plus de 10 654 personnes handicapées venant de Bavière, de Bade et du Wurtemberg furent assassinées durant l’action T 4.  Cette même main froide du mal absolu des Einsatzgruppen de la SS, – du Sonderkommando 4 sous les ordres de Paul Blobel à Babi Yar durant la shoah par  balles.  Cette même main froide du mal absolue des bourreaux de Radtko Mladic à Srebrenica. Cette même main froide du mal absolue du GIA qui égorgeait, éventrait, massacrait les populations rurales dans les djebels algériens durant les années 1990.

Et soudain cette main du mal absolu réapparaît en France – elle tue de sang-froid des enfants à cause de leurs appartenances religieuses,  froidement et sans scrupules. Froidement et sans scrupules parce que c’était des enfants juifs.

Je finis ce billet avec une citation de Jorge Semprun :

« Il m’a semblé alors, dans le silence qui a suivi le récit du survivant d’Auschwitz, dont l’horreur gluante nous empêchait encore de respirer aisément, qu’une étrange continuité, une cohérence mystérieuse mais rayonnante gouvernait le cours des choses. De nos discussions sur les romans de Malraux et l’essai de Kant, où s’élabore la théorie du mal radical, das radikal Böse, jusqu’au récit du Juif polonais du Sonderkommando  d’Auschwitz – en passant par les conversations dominicales du block 56 du petit camp, autour de mon maître Maurice Halbwachs – c’était une même méditation qui s’articulait impérieusement. Une méditation, pour le dire avec les mots qu’André Malraux écrirait seulement trente ans plus tard, sur « la région cruciale de l’âme où le Mal absolu s’oppose à la fraternité  (Jorge Semprun 1994, 65) » ».

Œuvres citées :

Semprun, Jorge (1994) : L’écriture ou la vie. Paris, (Gallimard),   ISBN 2-07-074049-8

Christophe Neff, le 25.03.2012

Blognotice 17.3.2012

Mandelblüten/Fleurs d'amandier 15.3.2012 Kallstadt/Weinstraße © C. Neff

Après un long hiver froid et rigoureux, – et concernant le Palatinat presque sans neige (à Grünstadt on a eu droit à quelques flocons de neige le 18.12.2012) – le printemps arrive. Les premiers amandiers ici et là commencent à fleurir.  Deux, trois spécimens sur la Weinstraße entre Herxheim am Berg et Kallstadt ont commencé leurs floraisons, – un amandier à Grünstadt en fleure – le printemps vient enfin de commencer. Notons qu’en même temps le printemps littéraire en Allemagne vient aussi débuter avec la Leipziger Buchmesse, – Wolfgang Herrndorf c’est vu décerner  le « Preis der Leipziger Buchmesse 2012 » pour son roman « Sand » dans la catégorie Belletristik.  L’œuvre littéraire de Herrndorf reste encore à découvrir en France, – je pense a « Tschick » véritable « road movie litteraire » qui mériterait surement une traduction française – et naturellement au blog de Wolfgang Herrndorf – Arbeit und Struktur.  Arbeit und Struktur est un blog littéraire où Wolfgang Herrndorf nous raconte sa vie, ses paysages,  ses souvenirs. C’est  que la maladie lui laisse comme reste de vie. Wolfgang Herrndorf est atteint d’un  Glioblastome multiforme. Il  n’a pas pu participer à la remise du prix  « Preis der Leipziger Buchmesse  2012». Dans son dernier billet de « Arbeit und Struktur » Wolfgang Herrndorf se souvient de son chemin d’écolier.

Les autres lauréats 2012 du Preis der Leipziger Buchmesse sont ;  – Jörg Baberowski  « Verbrannte Erde. Stalins Herrschaft der Gewalt » dans la catégorie essai et dans la catégorie traduction – Christina Viragh pour la traduction allemande de Parallelgeschichten (Histoires parallèles (Párhuzamos történetek)) de Péter Nádas.

Christophe Neff, 17.3.2012

Blognotice 22.2.2012

Le modèle allemand est en vogue en ce moment en France, ce fameux modèle allemand est même entré en grande pompe dans les discussions des élections présidentielles! Et naturellement les medias français en parlent, dernièrement Agnès Verdier-Molinié nous vantait le modèle allemand dans le Monde.  Même si les chiffres publiés par Madame Verdier sont corrects – je trouve l’analyse publiée par Michaël Foessel beaucoup plus proche de la réalité allemande, politiquement beaucoup plus pertinente.  Personnellement, j’ai l’impression que depuis le début du quinquennat du Président Sarkozy,  la fosse « socio-économique » qui sépare la France et l’Allemagne s’est élargie sensiblement, – oui, s’élargit de plus en plus au détriment de la France.  Si les diverses équipes gouvernementales de Monsieur Sarkozy ont vraiment essayé de réduire l’écart socio-économiques entre les deux pays, ils étaient fort « malchanceux » – ou peut être n’ont-ils jamais vraiment tenté l’effort de réduire cet écart. Mais parfois les réalités sont beaucoup plus complexes –  et c’est qu’en France on connait  le« Wissenschaftsprekariat »  allemand? Cette réalité allemande est très bien décrite dans l‘ Analyse « Enorm leidensfähig – Arbeitsbedingungen an Unis » dans la Zeit du 8.12.2011.  Mais j’aimerais faire découvrir une autre réalité aux lecteurs de paysages. Il y a en France encore des domaines – où la France – en dehors de toute querelle politicienne – peut encore servir de modèle: par exemple la politique de la Défense de la Forêt contre les Incendies – la DFCI. C’est ainsi que depuis des années je propose un cours universitaire sur la DFCI où nous descendons avec une quinzaine d’étudiants allemands dans le Sud de la France pour nous informer sur cette Défense de la Forêt contre les incendies,  pour participer à des chantiers de brûlage dirigé.  Ce cours est monté grâce à l’aide d’Eric Rigolot de l’INRA Avignon et de Jean-Paul Baylac de la cellule feu de forêt de l’ONF 11. Ce cours, ou disons la politique de la DFCI française a une telle renommée un Allemagne,  que le cours a déjà été couvert par une émission de radio (Deutschlandfunk – Feuerschutz mit Flammen en février 2006) et en 2011 nous avons été accompagnés par la commandante des pompiers de Schramberg Annette Melvin, qui craint les risques de feux de forets pour Schramberg et la Moyenne Forêt Noire. Donc dans le domaine de la défense de la Forêt contre l’incendie la France est un modèle incontestable.  L’Allemagne par contre, a oublié son histoire de feux de forêts, – l’incendie meurtrier de la Lüneburger Heide est tous simplement tombé à l’oubli –  a disparu de la mémoire collective.  Concernant le cours 2012 « brulage dirigé » nous fûmes un peu victimes des aléatoires météorologiques : le grand froid qui régnait sur le Midi méditerranéen – froid exceptionnel qui provoqua le blocage du Port de Leucate par la glace, donc  malheureusement nous n’ avons pas eu la chance de pouvoir participer à un chantier de brûlage dirigé. Mais nous avons quant même eu la chance de pouvoir visiter le centre de secours de Lézignan et le centre de secours de Leucate.  Les étudiants étaient impressionnés par les moyens et le matériel mis à disposition de la DFCI. La plupart d’eux n’avaient jamais vu un CCF (Camion citerne feux de forêts) car une grande partie des unités de pompiers allemand ne dispose pas d’un tel matériel.

Je finis donc  avec ce constat – à force de s’obstiner sur le fameux modèle allemand – on oublie parfois les réalités réelles qui se cachent derrière ces images  et phantasmes de l’autre. En Allemagne il n’existe pas de DFCI digne de ce nom, et en France heureusement il n’y a pas de Wissenschaftsprekariat, – le fameux Dr. Hartz IV – ou Privatdozent Dr. Hartz IV est encore un illustre inconnu en France.

Photos :

1.) © C. Neff:  CCF 6 Leucate du centre de secours de Leucate 17.2.2012

2.) © J.-F. Heger : Le cours chantiers de brûlage dirigé/ DFCI février 2012 du IFGG-KIT devant le CCF 6 Leucate 17.2.2012

Christophe Neff, le 22.2.2012

Blognotiz 5.2.2012

Schlittschuhläufer auf dem zugefroren Hetschmühlweiher 5.2.2012

Es ist kalt geworden in Deutschland. Das war auch so angekündigt worden und deshalb dürfte die Kältewelle eigentlich niemanden überrascht haben. In Schramberg hatte man jedoch vergessen,  dass der Winter noch nicht vorbei ist. Das Bächle und der Narrenbrunnen waren immer noch mit der Schiltach verbunden und der strenge Frost hat dann das seinige getan um Narrenbrunnen und Bächle zu einer Eislandschaft aus frostigen Gebilden zu verwandeln. In der Pfalz ist es auch knackig kalt geworden. Es liegt zwar so gut wie kein Schnee, aber der strenge Frost hat Seen, Teiche und Gewässerläufe in große Eisflächen verwandelt,  die nun zum Schlittschuhlaufen einladen. Der strenge Frost im Leiningerland hat jedoch noch  ganz andere völlig „unvorhersehbaren“  Nebenwirkungen provoziert  – der strenge Forst an der Unterhaardt  hat zur völlig unerwarteten Schließung des Allwetterbades Grünstadt geführt. In der Unterhaardter Rundschau vom 4. Februar 2012 kann man unter Aktuell notiert u.a. folgendes lesen: „Allwetterbad Grünstadt bis auf Weiteres geschlossen. Das Allwetterbad ist ab dem heutigen Samstag bis auf Weiteres für den Badebetrieb geschlossen. Dies teilten die Stadtwerke gestern Mittag mit. Auf Grund der extremen Temperaturen ist die Verkehrssicherheit der Besucher nicht mehr gegeben“.  Weiterhin heißt es  in der gleichen Meldung „Nächste Woche soll bei einem Ortstermin geklärt werden, ob es vertretbar sei, das Bad überhaupt noch einmal zu öffnen.“  Die Zukunft des Grünstadter Allwetterbades wurde ja schon seit längerem in der Grünstadter Kommunalpolitik diskutiert, – wobei man bisher vor allem diskutierte und die Zeit verstreichen ließ – und dieses wohl mit der Hoffnung versehen, dass sich das Problem mit der Zeit von selbst löst.  Das ganze Prozedere erinnert doch sehr stark an die vergangenen Zeiten der verblichenen Deutschen Bundesbahn – als diese systematisch, durch langanhaltende Investitionsstaus, Fahrplanausdünnungen etc. langsam und beharrlich einen Großteil der ländlichen Nebenstrecken ins Aus führte. Irgendwann kam dann der Tag an dem dann die Betriebssicherheit auf der einen oder anderen Nebenstrecke nicht mehr gewährleistet werden konnte und man dann die Strecke sozusagen über Nacht schließen musste. So geschah es u.a. mit der Bahnstrecke Schiltach-Schramberg Anfang der 1990 Jahre.  Was die Zukunft des Allwetterbades Grünstadt betrifft, wird man wohl Ende der kommenden Woche wissen, ob das Bad  überhaupt jemals wieder geöffnet werden wird.

Schließung Allwetterbad 5.2.2012

Das „Allwetterbad Grünstadt“ ein erster Kollateralschadens des strengen Februarfrostes 2012 an der Unterhaardt?  Wenn die Lage für das Grünstadter Allwetterbad nicht so ernst wäre, hätte das sogar einen gewissen Unterhaltungswert. Grotesk ist es allemal. Könnte fast eine Schlagzeile fürs Schramberger Narrenblättle  die Hoorig Katz sein „Jahrhunderstfrost sorgt fürs Ende des Grünstadter Allwetterbades“ – ja, wenn es nur nicht so traurig wäre. Denn wenn sich in Sachen Schwimmbad in Grünstadt nicht endlich etwas grundlegendes tut, dann kommt es vielleicht noch dazu, dass die Stadt Grünstadt (einschließlich der Umlandgemeinden)  endgültig ohne Schwimmbad dasteht. Dann gibt es auch an den heißen Sommertagen in Grünstadt keinen Badespaß mehr.

Photos:  © C. Neff 1.) Schlittschuhläufer auf dem Hetschmühlweiher  2.) Aushang im Allwetterbad Grünstadt photographiert am Sonntagmorgen den 5.2.2012

Quelle:

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Samstag, 4 Februar 2012: Aktuell Notiert – Allwetterbad bis auf Weiteres geschlossen.

Christophe Neff, 5.2.2012

Blognotice 27.1.2012

Retenu à  domicile par un problème  oculaire, j’ai profité du temps libre pour écouter le discours de Marcel Reich-Ranicki au Bundestag pour la cérémonie de mémoire pour le « Tag des Gedenkens an die Opfer des Nationalsozialismus » jour de mémoire pour les victimes du Nazisme, journée de commémoration du 67e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Cette cérémonie de mémoire fut dénommée  Am Tag, als die Aussiedlung in den Tod begann  (Le Jour où commença le déplacement vers la mort) – cérémonie de mémoire qui comprenait comme ouverture le Nocturne nº 20 en ut dièse mineur de Frédéric Chopin joué par Jascha Nemtsov, le discours de inaugural de Norbert Lammert, le discours et le  témoignage de Marcel Reich Ranicki – et en final  la sonate pour violon & piano Nr. 3, opus 37  de Mieczyslaw Weinberg interprété par Sascha Nemtsov et  Kolja Blacher.

Le discours de Ranicki, la voix à  peine audible, fut un discours contre l’oubli – eine Rede gegen das Vergessen.  Les mots de Ranicki  nous plongeront dans un jour d’été de 1942 au plein milieu du ghetto de Varsovie, – le 22. Juillet 1942 – le jour où le Sturmbannführer Herman Höfle dicta la fin, « die Aussiedlung des Warschauer Ghettos » à Adam Czerniaków et à Marcel Reich Ranicki. Très émouvanteb la partie où  Ranicki nous témoigne du suicide de Czerniaków, de sa dernière lettre à son épouse « „Sie verlangen von mir, mit eigenen Händen die Kinder meines Volkes umzubringen. Es bleibt mir nichts anderes übrig, als zu sterben.“ (Ils me demandent de tuer de mes propres bras les enfants de mon peuple. Je ne vois plus d’issue, – il ne me reste qu’à  prendre le chemin de la mort, de mourir trad. C.Neff). Le discours de Ranicki prend fin avec les mots suivants « Die in den Vormittagsstunden des 22. Juli 1942 begonnene Deportation der Juden aus Warschau nach Treblinka dauerte bis Mitte September. Was die „Umsiedlung“ der Juden genannt wurde, war bloß eine Aussiedlung – die Aussiedlung aus Warschau. Sie hatte nur ein Ziel, sie hatte nur einen Zweck: den Tod. (La déportation de juifs de Varsovie à Treblinka, qui commença pendant la matinée du 22. Juillet 1942, dura jusqu’ à mi septembre.  Ce qui fut simplement dénommé « déplacement des Juifs »  était seulement une évacuation, l’évacuation des juifs de Varsovie. Cette évacuation des juifs n’avait qu’un seul objectif, une seule fin: la mort.( Trad. & adaptation française C. Neff)).

Même si  le discours reprend en partie des petits extraits de son autobiographie « Mein Leben » – ce témoignage émouvant de Marcel Reich – Ranicki fut un grand discours. Un témoignage qui mériterait la traduction (complète) en français et en anglais.

Sources et documents :
Lammert, Norbert : 27.01.2012 – Rede zum Tag des Gedenkens an die Opfer des Nationalsozialismus
Reich-Ranicki, Marcel:  Rede von Marcel Reich-Ranicki zum Tag des Gedenkens an die Opfer des Nationalsozialismus (27.01.2012)
Reich-Ranicki, Marcel (1999): Mein Leben.  Stuttgart, deutsche Verlagsanstalt, dritte Auflage 1999, ISBN 3-421-05149-6
Weiland, Severin (27.1.2012): Reich-Ranicki zum Holocaust – Bericht aus der Hölle. SPON 27.1.2012

Christophe Neff, le 27.1.2012

P.S. (30.1.2012 21 :20) : Le Blog «L’astragale de Cassiopée» nous propose une traduction française du discours mémorable de Reich-Ranicki!

Blognotice 20.1.2012

Le Mercredi 18.1.2012 fut une des rares heures de gloire du parlement européen à Strasbourg, – enfin un vrai débat sur la situation politique en Hongrie ou le gouvernement Orbán dérive de plus en plus vers l’autoritarisme ! J’ai particulièrement apprécié l’intervention de Daniel COHN-BENDIT, pleine d’émotions et de verve.  Surtout ces deux phrases  « Si vous n’êtes pas d’accord, je vous dis une chose très simple: „suivons la proposition de Guy Verhofstadt. Envoyons via la commission des libertés publiques une délégation pour vérifier, au titre de l’article 7, pourquoi les sans-abris en Hongrie ont peur, pourquoi des intellectuels ont peur, pourquoi des gens de ma famille et des gens que je connais, qui sont juifs en Hongrie, ont peur aujourd’hui, pourquoi l’esprit de votre nouvelle Constitution est celui d’une Hongrie passée qui fait peur à nombre de citoyens hongrois. Même si vous avez la majorité, les minorités ont le droit de ne pas avoir peur dans votre pays, Monsieur Orbán. (Source ) »
Espérons que l’Europe politique se rend compte qu’il faut enfin stopper cette dérive de l’Hongrie vers un  véritable « Orbanistán » !

Sources et liens:

Intervention de Daniel Cohn – Bendit en séance plénière du parlement européen du Mercredi 18.1.2012 (document parlement européen)

Vidéo de l’Intervention de Daniel Cohn – Bendit en séance plénière du parlement européen du Mercredi 18.1.2012

Christophe Neff, le 20.1.2012

Blognotice 7.1.2012

L’année 2012 a commencé avec deux tempêtes, Ulli et Andrea ont balayé le Sud de l’Allemagne, provoquant ici et là quelques dégâts, mais ici dans le Leiningerland à première vue cela s’est plutôt bien passé.  La neige nous manque ici, depuis les quelques flocons du 18.12.2011  rien,   mais beaucoup de pluie. L’Allemagne politique en ce moment est balayée par une autre tempête politique, – et je ne parle pas du déclin de la FDP ou de la fin de la Jamaikakoalition (coalition noir-verte-jaune) (Cabinet Kramp-Karrenbauer) dans la Sarre mais c’est bien l’affaire Wulff qui occupe l’Allemagne politique à presque 100%.  Même les « Zungenknoten »(baragouins embarrassés) de Martin Graff du 7.1.2012 nous en parle sous le titre de « Président oder Präsident – … erzählt von Präsidentengeschichten, über die man sich in Frankreich eher weniger aufregt (Président ou Präsident – … nous raconte des histoires présidentielles, sur lesquelles  en France on s’emballe moins) – sur l’affaire Wulff, et compare l’affaire Wulff aux  différentes affaires  de Nicolas Sarkozy et de Jacques Chirac.  Si on suit Martin Graff, – on croirait qu’ en France les différents méandres de l’affaire Wulff seraient  tombés  dans le grand silence.  La, je ne suis pas si sûr  que ça  je crois même que Graff se trompe.  Pendant que l’Allemagne était plutôt occupée par ses différents tempêtes,  – la  Hongrie elle dérive de plus en plus vers un régime autoritaire – et  l’Europe politique préfère rester silencieuse.  Ici et là quelques exceptions positives, comme par exemple l’intervention d’ Alain Juppé « Il appartient à la Commission européenne de vérifier que ces nouveaux textes constitutionnels respectent ce qui fait le bien commun de tous les pays de l’Union européenne, c’est-à-dire l’Etat de droit et le respect des grandes valeurs démocratiques ». Si l’Europe politique se résumait simplement au sauvetage de l’Euro et fermait silencieusement les yeux sur ces dérives autoritaires du gouvernement Orban en Hongrie elle risquerait de perdre ce qu’il lui reste de sa légitimité politique. Même si le paysage médio-politique allemand était très pris cette première semaine de janvier 2012 par l’affaire Wulf, – la presse allemande, – (dernièrement le SPON « Orbáns Rechtsruck in Ungarn – autokratisch durchgeknallt ») et même la Rheinpfalz nous en parle de temps en temps, couvre largement les événements politique en Hongrie, –  car il n’y a pas seulement l’autoritarisme du  Fidesz de Victor Orban qui  pose problème, mais à droite de Victor Orban c’est le mouvement « Jobbik » qui s’étend de plus en plus. En plus la politique économique désastreuse du Gouvernement Orban est en train de mener la Hongrie au bord de la faillite économique.  2012 s’annonce d’être une année difficile pour la Hongrie   et une année cruciale pour l’Europe citoyenne ! Finissons cette petite blognotice avec les prévisions littéraires de Pierre Assouline pour 2012 – En 2012, demain sera un autre jour  et j’en retiens que  l’ebook a de beaux jours devant lui , l’avenir du livre de poche s’assombrit plutôt et naturellement quelques anniversaires  littéraires pour 2012 – entre autres le 200ème anniversaire de Charles Dickens , la Zeit lui a déjà consacré un tres belle article sous le titre « Schwarz wie die Kindheit (Noir comme l’enfance) » signé Bernadette Conrad.

Christophe Neff, le 7.1.2012

Blognotice 30.12.2011 – la BB 475068 en gare de Crozet

En attendant la réouverture de la ligne de chemins  de fer Collonges – Fort-l’Écluse à Divonne-les-Bains  au service voyageur dont nous parle la vie du rail  nr 3324 du 17 aout 2011, voici une photo de la BB 475068 devant le train des déchets ménagers dans la gare du Crozet au matin du 27.12.2011.  Notons que la gare de Crozet reçoit aussi de temps en temps des trains de graviers & granulats. Les infos concernant la potentielle réouverture de la ligne au service me proviennent du tableau « les réouvertures de lignes » publiées dans la Vie du Rail Nr. 3324 du 17 aout 2011 sur la page 16. Dans la rubrique « d’autres opérations sont à des stades plus ou moins avancés – on trouve 15 lignes de chemins de fer dont la ligne Ligne de Collonges – Fort-l’Écluse à Divonne-les-Bains ou il existe des plans de réouverture au traffic voyageur. Notons qu’on trouve entre autre dans cette liste les lignes Oloron- Canfranc, Bollwiller – Guebwiller – Lautenbach, ou Laveline – Geradmer pour en citer seulement trois.  A voire quelle de ses 15 lignes de chemins de fer mentionnées par la LVDR Nr. 3324 sera réellement réouverte pour un service de trains de voyageurs régulier.

Photo: © C. Neff. 27.12.2011

Christophe Neff, le 30.12.2011

Blognotice 22.12.2011

La neige qui nous manque à Grünstadt elle est tombée à Aïn Draham en Tunisie. Les premiers flocons de neige qui sont tomés à Grünstadt le 18.12.2011 se sont vite transformés en pluie, – et depuis il pleut presque sans interruption sur la Unterhaardt. Par contre le Nord de la Tunisie était confronté durant ces jours à une véritable vague de froid, – et   Aïn Draham était couvert par un manteau de neige d’une épaisseur dépassant les vingt centimètres. Je me suis aperçu de cette vague de froid touchant le Nord de la Tunisie, car paysages – et plus particulièrement le petit billet « De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka » étaient véritablement pris d’assaut.  Il fait froid en Tunisie et il manque le gaz pour cuisiner & chauffer, car la Tunisie est actuellement confrontée à une véritable pénurie de bouteille de gaz. La faim et le froid sont un des dangers les plus redoutable pour une jeune démocratie, pour une société que se reconstruit.  Comme l’écrit Isabelle Mandraud dans son article « Retour à Sidi Bouzid, capitale des maux de la Tunisie » dans le Monde.fr  du 16.12.2011, reportage sur  l’anniversaire du printemps arabe qui débuta avec l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid le 17 décembre 2010 – anniversaire qui à reçu aucune  retombé médiatique en Allemagne il faut le préciser – la pauvreté rurale n’a pas disparu, au contraire – et le prix de bouteille de gaz a même doubleé! Une vague de froid, comme celle qui sévissait dernièrement sur le Nord de Tunisie, ne peut que empirer les choses.

Le grand défi du « printemps tunisien » sera de améliorer profondément  la situation  socio-économique de la Tunisie rurale, car si cette situation ne s’améliore pas visiblement – ce printemps démocratique tunisien aura des grandes difficultés à se pérenniser.

Christophe Neff,  le 22.12.2011