Wie schon in den letzten Jahren (2016, 2015, 2014 ) , erfolgt auch nun hier ein kurzer Rückblick auf das vergangene Jahr im Paysagesblog, d.h. eine Aufzählung der Artikel des Paysagesblog, welche im Jahr 2017 am häufigsten besucht oder gelesen wurden. Da ich schon im Beitrag « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 » eine ausführliche Retrospektive für das Jahr 2017 veröffentlich habe, werden die Artikel hier nur in Tabellenform wiedergegeben.
Ich habe hier noch ergänzend, wie schon im letzten Jahr, in der folgenden Tabelle, die fünf am häufigsten deutschsprachigen Artikel in Paysages aufgeführt.
Verglichen mit 2016 sind 2017 auch etwas mehr deutschsprachige Beiträge in Paysages gelesen worden. Analog zur etwas detaillierten französischsprachigen Version dieses Beitrages, habe ich auch ein Bild des Pico do Fogo an den Anfang dieses kurzen Rückblickes gestellt. Den Pico do Fogo habe ich Rahmen einer pflanzensoziologischen Tagung zur Analyse der atlantischen Vegetation[2] gemeinsam mit einigen anderen Geographen, Botanikern und Pflanzensoziologen im November 2017 bestiegen. Diese Tagung auf der ich meine Azorenforschung vorgestellt habe, und die Besteigung des Pico do Fogo, war bestimmt für mich persönlich einer der bemerkenswertesten Augenblicke des Jahres 2017. Der Beitrag „« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017» handelt von dieser pflanzengeographischen Reise auf die Cap Verden. Dieser Beitrag, obwohl erst im November 2017 eingestellt, gehörte im Jahr 2016 zu einem der meist gelesensten Beiträge des Paysagesblog überhaupt.
Comme les années précédentes[1] je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages, – présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2017.
En quatrième position l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate» (2,73% des consultations sur paysages en 2017) article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014, en 2015 et en 2016.
En sixième position on trouve le billet « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (2,61% des consultations sur paysages en 2017), billet écrit en anglais en 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques, tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourrait sensiblement augmenter en Europe. Voir ce billet anglophone, déjà écrit en 2009, entrer dans liste des 10 articles les plus lu dans paysages, est une première – avant, jamais les rares billets anglophones n’avaient réussi à capter un lectorat significatif. Je pense que le bilan assez catastrophique des incendies en 2017 au niveau planétaire a peut-être sensiblement augmenté l’intérêt pour cet article. Dans ce contexte, il faut aussi rappeler que les pays qui sont normalement moins concernés par le phénomène de feux de forêts comme par exemple la Tunisie, furent particulièrement touchés par les incendies de forêts et les phénomènes de sècheresse durant l’été 2017, – même si en Europe les medias ne se sont pas intéressés à ce phénomènes préoccupant – dans ce contexte je renvoie aussi au billet « Blognotice 14.08.2017: Sècheresse, canicule et feux de forêts – au Maghreb aussi !». Il me semble clair que vu les changements globaux qui balaient la terre, nous devons nous attendre à une augmentation des risques d’incendies de forêts, – et dans les régions ou abandonnement rural, embroussaillement & reforestation d’une part – et processus de californisation d’autre part s’entrecroise comme dans une grande partie des régions méditerranéennes françaises, – ou comme au centre du Portugal entre Lisbonne et Porto – nous risquons de voir de plus en plus de feux de forêts engendrer des conséquences dramatiques voire même meurtrières. Dans ce contexte il faut aussi se rappeler le bilan humain des incendies de forêts au Portugal en 2017. L’incendie de Incendie de Pedrógão Grande en juin 2017 avait à lui seul coûté la vie à 65 personnes. Et en Octobre 2017 le Portugal fut encore une fois touché par une vague d’incendies de forêts meurtriers.
En septième position on trouve l’article « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (2,22% des consultations sur paysages en 2017) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot un peu tombé en oubli en Allemagne depuis.
En neuvième position encore un article écrit en allemand « Blognotiz 28.08.2017: ein Abend im „Aubord du Rhin“ in Lauterbourg » (1,81 % des consultations sur paysages en 2017), un billet qui discute les conséquences de l’avarie du chantier du Tunnel ferroviaire de Rastatt le 12 aout 2017 qui avait en autre provoqué la fermeture de la « Rheintalbahn » jusqu’ en début Octobre 2017. La fermeture de cette véritable artère de la vie économique allemande avait des conséquences dramatiques pour tout le réseau ferroviaire allemand. En France on n’avait guère parlé de l’évènement. Par contre les riverains de la ligne de chemins de fer Strasbourg –Lauterbourg ont sûrement constaté que cette ligne, qui ne voit normalement que quelques rares trains de marchandise l’emprunter, a vu pendant la fermeture de la Rheintalbahn un lot assez considérable de trains de marchandises transitant de l’Allemagne vers la Suisse.
Même si paysages est devenu un peu moins « Leucatois » et un plus « international » – j’ai néanmoins choisi une photo prise à la gare de Leucate – La Franqui – croisement de trains le 10.06.2017 pour cette petite rétrospective du blog paysages en 2017. En plus une photo montrant le Pico do Fogo en Novembre 2017. Le voyage aux iles du Cap Vert, l’ascension duPico do Fogoavec un groupe de collègues-botanistes, fut certainement un évènement inoubliable de l’année passée.
Pendant qu’une partie de l’Europe est plutôt victime d’un temps d’été maussade, – à Grünstadt par exemple : depuis la nuit du Mercredi au Jeudi 9août au 10 août 2017, il a plu plus au moins sans relâche jusqu’au Dimanche matin 13.08.2017, une grande part de la partie occidentale de la Méditerranée est touchée par la sécheresse et la canicule et par une vague de feux de forêts. Le Portugal a été particulièrement touché par la vague de feux de forêt et je rappelle simplement l’incendie de Pedrógão Grande avec ses 64 morts, ce qui d’après mes connaissances semble être un des feux de forêts les plus meurtriers qui ait sévi en Europe depuis la deuxième guerre mondiale, il devrait venir jusque après « l’Incendie de la forêt des Landes de 1949 [1]», auquel j’avais dédié un billet en juillet 2009 – sous le titre « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes ». Les températures début aout 2017 ont atteint de nouvelles pointes sur la cote languedocienne, et même à Leucate le thermomètre atteignait le 37,5 le 4 aout 2017. Leucate, ce petit coin de côte sur les rives de la méditerranée que mes grands-parents avaient choisi pour échapper à la lourdeur des étés (et ses lots d’orages) dans la plaine du Rhin à Strasbourg/Eckbolsheim, et plus tard comme lieu de villégiature pour fuir les vagues de chaleurs estivales du Bas-Languedoc quand ils se sont installés à Aubod près de Nîmes dans le Gard[2]. Des grosses chaleurs à Leucate/Port Leucate dépassant les 35 : fait rarissime à mon avis ! Dans les années 1960/70 c’était surtout le pays du soleil et du vent, du sable et de la mer – mais sans chaleurs excessives. Naturellement il ne s’agit ici que des souvenirs d’enfance et de jeunesse d’un bloggeur de week-end, – pour dresser un diagnostic plus précis il faudrait réellement comparer les données météorologiques historiques à long terme. Mais on peut déjà conclure, que la première partie de l’été 2017 au Portugal, en Espagne, dans le Midi méditerranéen français, et dans le Sud de L’Italie fut particulièrement chaude, sèche et propice aux feux de forêts et les médias français – (et mêmes les médias allemands) nous en ont beaucoup parlé.
Sur la façade sud de la méditerranée, même scenario, sécheresse, chaleur et vague d’incendie touche le Maghreb surtout l’Algérie et la Tunisie, – mais dans nos médias cela ne compte pour ainsi dire pas.
La Tunisie semble particulièrement touchée par une sécheresse accrue, une vague de feux forets est en train de dévaster une partie de forêts dans un triangle entre Bizerte, Tabarka en Jendouba. Ceci me touche particulièrement car nous retrouvons un peu la situation que nous, mes collègues tunisiens et moi, avons décrite en 2005, 2006 concernant la réaction des écosystèmes tunisiens face aux changements climatiques[3]. L’augmentation des risques de feux de forêts que les changements climatiques engendreraient était certainement un des principaux résultats de ces recherches appliquées, je me permets donc de citer une phrase du document que nous avons remis au gouvernement tunisien en 2007 « La progression des incendies, surtout de grands incendies nécessitant des grands stocks de combustibles, dans le Nord tunisien, peut avoir des conséquences particulièrement négatives pour toute l’économie tunisienne car elle met en danger les systèmes des barrages et l’approvisionnement en eau d’une grande partie de la Tunisie. L’éclosion de grands feux ainsi que leur multiplication pourrait engendrer des phénomènes d’érosion et dans certains cas provoquer des glissements de terrains qui pourraient perturber le fonctionnement d’un ou même plusieurs barrages » (Neff et al 2007). On n’en n’est pas encore arrivé la , mais si la situation perdure durant les étés suivants on pourrait bien y arriver. D’ailleurs dans un papier édité dans le sillage de cette étude , voyant le risque grandissant de feux de forêts au Maghreb , j’avais conseillé :« Achats et gestion commune (Etats Maghreb) de Canadair » (Neff 2005,p. 14). J’écris ceci par rapport à ce que j’ai lu dans les réseaux sociaux sur la gestion des incendies de forêts en Algérie et en Tunisie – et surtout sur le manque cruel de matériel moderne de défense contre l’incendie – la fameuse DFCI comme on la nomme en France. Il ne s’agit pas de se souvenir de vieux papiers qui dorlotent quelque part à l’administration tunisienne et dans les quelques placards de la GIZ à Tunis ou à Eschborn, et qui n’ont certainement trouvé qu’une poignée de lecteurs attentifs durant les dernières 10 à 15 années mais bien de rappeler que de solutions existent, elles sont connues : il suffit simplement de les appliquer ! Mais naturellement il s’agit là d’un choix politique. Ces choix sont parfois difficiles, voir la discussion et la polémique sur l’état de la flotte de Canadair en France [4].
Les feux de forêts dans le Maghreb, comme je connais assez bien la situation en Tunisie je me concentre surtout sur la Tunisie, ces feux concernent aussi l’Europe, – et en premier lieu la France et l’Allemagne. Il faut donner les moyens à la jeune république Tunisienne pour faire face au défi du changement climatique[5]. La transition démocratique même sans « changements climatiques » est déjà un défi considérable. Donc ceci nous concerne aussi en Europe. Les habitants des forets entre Sejnane et Tabarka : où iront-ils une fois leurs forêts parties en fumée ? Les écosystèmes méditerranéens ont une très bonne résilience face aux incendies : dans quelques années les écosystèmes forestiers se seront reconstitués– sauf si la fréquence d’incendie devient trop intense – mais les hommes qui y habitent, qui tirent de leurs forêts une ressource (monétaire ou autre), que font-ils pendant que la forêt se régénère ?
Au-delà des problèmes de sècheresse et des incendies de forêts, la Tunisie connait également une crise de l’eau, je dirai peut – être plus une crise de gestion de l’eau – au sens du terme « good-governance » – terme qui d’ailleurs n’existe pas (ou pas encore) dans la Wikipédia française. Au sens anglais du terme « good governance » la Tunisie semble en fait être loin d’une « good-governance » de l’eau – d’une bonne gestion du bien public qui est la ressource eau ! C’est au moins l’impression que j’ai en suivant les différentes interventions publiques de Raoudha Gafrej sur la « gouvernance de l’eau » en Tunisie[6] – Raoudha Gafrej amie et collègue avec laquelle j’ai eu le plaisir de travailler ensemble pendant mes années tunisiennes[7], mes divers projets de recherches en Tunisie, dont le projet GIZ sur les changements climatiques en Tunisie.
Littérature citée :
Abaza, K. (2015) : Analyse de la régénération spontanée de la végétation post-incendie dans la forêt de Dar Chichou (Cap Bon, Tunisie Nord-Orientale). In : Rev. Roum. Géogr./Rom. Journ. Geogr., 59, (2), p. 159–172, 2015, Bucureşti (download ici)
Chriha, S., Sghari, A. (2013) : Les incendies de forêt en Tunisie – Séquelles irréversibles de la révolution de 2011. In : Méditerranée, no 121, p. 87 – 92. (download ici)
Neff, C., Aloui, A., El Hamrouni, A., Souissi, A., Grossmann, A. (2007): Ecosystèmes. S. 33–43. In: République Tunisienne, Ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, GTZ (Coopération technique allemande) (Hrsg.): Stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques, Cahier 7, Rapport des groupes d’ experts.
Neff, C. (2005): Ecosystèmes tunisiens – une vision prospective face aux changements climatiques et globaux In: République Tunisienne. Ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, Coopération Technique Allemande – GTZ (Eds). Elaboration d’une stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques, Rapport 1ère Phase, Tunis (11.10.2005), 136 – 153.
Christophe Neff, Grünstadt le 13.08.2017, publié le 14.08.2017
[3] Dans un projet de recherches sur les conséquences du changement climatique pour l’agriculture et les écosystèmes tunisiens. Ce projet était financé par la GIZ – la coordination scientifique était assurée par Gonzague Pillet. Le titre officiel du projet était « Elaboration d’une stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques ».
[5] Concernant la dynamique récente des incendies de forêts en Tunisie on lira avec intérêt les articles suivants : « Les incendies de forêt en Tunisie – Séquelles irréversibles de la révolution de 2011 (Chriha & Sghari (2013) » et « Analyse de la régénération spontanée de la végétation post-incendie dans la forêt de Dar Chichou(Cap Bon, Tunisie Nord-Orientale) (Abaza 2015)
« IL timbro cromatico era quello degli sterminati semineri attorno a Donnafugata, Estatici, imploranti clemenza sotto la tirannia del sole: anche in questa sala come nei feudi a metà agosto, il raccolto era stato compiuto da tempo, immagazzinato altrove e, come là, ne rimaneva soltanto il ricordo nel colore delle stoppie; arse d’altronde e inutili. Il valzer le cui note traversavano l’aria calda gli sembrava solo una stilizzazione di quell’incessante passaggio dei venti che arpeggiavano il proprio lutto sulle superfici assetate, ieri, oggi, domani, sempre, sempre, sempre (Tomasi di Lampedusa, 2011, p. 282.)
« Le timbre des couleurs lui rappelait les champs de blé sans fin à Donnafugata en extase, implorant grâce face à la tyrannie du soleil ; dans cette salle comme sur les fiefs de la mi-août la moisson était déjà récoltée depuis longtemps, emmagasinée ailleurs. Reste le souvenir des couleurs des chaumes brulées et inutiles. La valse dont les notes traversaient l’air chaud ne lui semblait qu’un lointain souvenir du passage éternel des vents qui font des arpèges de leur deuil sur les surfaces assoiffées, hier, aujourd’hui, demain, toujours, toujours, toujours[1]» (traduction C.Neff)
J’ai pensé à ces phrases de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, dans le Guépard, quand j’ai pris ces photos, pendant la tournée Sicile 2017 de l’association forêt méditerranéenne, quelque part entre Capizzi, Gangi et Petralia Sottana. La Sicile éternelle comme elle est décrite par Tomasi di Lampedusa,- des paysages à perte de vue …. la tyrannie du soleil, – la tyrannie du climat, des feux de forêts, – voyant les images qui me parvenaient de l’Incendie de Pedrógão Grande …. J’ai souvent pensé aux mots de Tomasi, ses descriptions des paysages siciliens, paysages méditerranéens… ces paysages marqués par les lumières du soleil, maudit par ses sècheresses, ses inondations. il ne parle pas d’incendies de forêt dans son roman, car la Sicile de Tomasi di Lampedusa n’était pas une terre de forêts. Mais les brûlures du soleil sur les paysages siciliens sont omniprésentes dans le Guépard.
Il y maintenant un peu plus de huit ans, débutait le 24.05.2009 avec le post « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » le blog paysages sur le Monde.fr /les blogs le Monde. Depuis 401 articles ont vu le jour, la plupart écrits en français, occasionnellement en allemand et très rarement des articles publiés en anglais[1]. 401 articles, lus par approximativement 199.520 lecteurs[2]. Huit ans de billets et petites notices écrits entre Rhin et Danube, Seine et Neckar, Aude, Moselle et Kinzig, sur les rives de la Méditerranée[3] ….. Lectures de paysages et des livres ….. Souvenirs personnels franco-allemands – le temps passe et les paysages changent – et en France les présidences se suivent. Depuis que j’ai écrit mes premiers mots sur paysages, j’ai vécu la présidence de Nicolas Sarkozy, de François Hollande, et maintenant c’est le début du règne d’Emmanuel Macron. En Allemagne, Madame Merkel est chancelière depuis le 22 novembre 2005, et il semble – c’est au moins ce que je perçois, qu’elle pourrait encore gagner les Élections fédérales allemandes le 24 septembre 2017 et remporter un quatrième mandat. Une grande majorité d’allemands ont le sentiment que ça va bien en Allemagne, – et sauf si une nouvelle crise d’immigration – une nouvelle Flüchtlingskrise – se dessinait durant l’été/automne 2017 – Angela Merkel a toutes les chances de gagner les prochaines « Bundestagswahlen ».
Personnellement je préférerais que Martin Schulz gagne les prochaines élections fédérales, – mais je ne vois pas comment il pourrait persuader une majorité d’allemands de voter pour la SPD, même si le SPON dans un commentaire de Horand Knaup publie aujourd’hui dimanche 25.06.2017 pense que Martin Schultz et la SPD peuvent encore l’emporter. Pour finir, – Angela Merkel est souvent perçu comme la chancelière éternelle – où le « weiterso » domine – mais sous sa « regnance » les paysages allemands changent, – le Atomaustieg (sortie du nucléaire) – la transition énergétique vers les énergies renouvelables laisse des traces dans les paysages allemands, – la photo des éoliennes sur le Grünstadter Berg sont une image parlante, car depuis le « Atomaustieg » décidé par Angela Merkel après les évènements de Fukushima, l’ Accident nucléaire de Fukushima – les éoliennes sont devenues dans diverses parties de l’Allemagne un trait marquant du paysage. Pas partout, mais par endroit ici et là les éoliennes en Allemagne sont un élément bien visible du paysage allemand. Cette « floraison » sur une partie des paysages allemands c’est pour ainsi dire une trace bien visible de la politique énergétique des deux derniers gouvernements d’Angela Merkel.
Christophe Neff, (écrit le 25.06.2017), publié le 26.06.2017
P.S.: Pour préparer/revoir la tournée Sicile 2017 de l’association forêt méditerranéenne j’avais lu le Gattopardo dans la version de la Universalbibliothek Reclam. C’est le texte intégral en italien, avec dans chaque page une explication du vocabulaire clefs (5-10 mots par page) – et en fin du livre une postface écrite et éditée par Kerstin Marfordt. Cette version est seulement distribuée en Allemagne, Autriche et en Suisse.
Comme les années précédentes[1] je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages, – présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2016.
L’article le plus consulté en 2016 fut l’article «Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate» (10,23% des consultations sur paysages en 2016), article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014 et en 2015.
Enfin au troisième rang le billet « Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises. » (2,12% des consultations sur paysages en 2016), qui est un témoignage (photographique) de la tempête du 13.10.2016 qui frappa les cotes du Languedoc-Roussillon (aujourd’hui dénommé Occitanie) et que j’avais suive de près sur les plages et bords de mer de la commune de Leucate.
En septième position on trouve l’article « Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage» (1,48% des consultations sur paysages en 2016). Article écrit durant l’été 2015, décrivant les processus de californisation de paysages en Allemagne et dans les régions méditerranéennes françaises. Cet article a été particulièrement consulté pendant l’été 2016 – durant la saison des incendies de forêt – durant laquelle les régions méditerranéennes françaises on été une fois de plus gravement touchées.
En huitième position on trouve le premier article écrit en allemand « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (1,43 % des consultations sur paysages en 2016) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot un peu tombé en oubli en Allemagne depuis.
Dans ce contexte je me permets aussi de mentionner João da Silva qui administre et gère le groupe Aude : Leucate XXI sur Facebook, – c’est grâce à ce site qu’on est très bien informé ce qui se passe à Leucate et dans les environs même si parfois on se trouve bien loin des paysages Leucatois. Je ne sais pas si João da Silva est un simple nom de plume et derrière se cache un autre personnage ou si Jean de la la Forêt (João da Silva) est vraiment João da Silva. Durant mon dernier séjour à Leucate, séjour pendant lequel j’avais eu le plaisir de voir une tempête déferler sur les plages leucatoises[2] j’avais découvert en plein étang, pas loin des bancs d’ostréiculteurs, un drapeau portugais balayé par les rafales de la tempête. Est-ce que c’est un des « followers » de João qui avait planté ce drapeau en plein étang,- ou est-ce que un des ostréiculteurs qui aurait des liens familiaux avec le Portugal. Dans les medias on parle très souvent de l’intégration réussie des immigrés italiens en France, – mais l’intégration de l’immigration portugaise en France est au moins aussi bien réussie que la dite italienne – mais on en parle moins. En plus il y aussi ces liens (culturels, politiques) entre la France et le Portugal qui sont un peu tombés en oubli. C’est le décès de Mário Soares, Soares qui s’était exilé en France pendant les dernières années d’Estado Novo, qui m’ont fait revivre les souvenirs de ces liens entre la France et le Portugal[3]. Aussi des souvenirs personnels, de mes années étudiantes, quand je découvris les campagnes portugaises rongées par la pauvreté – et vidées par l’immigration (vers la France ou les Etats-Unis) pour fuir la misère …. les routes de Montagne du « Trás-Os-Montes (le pays derrière les montagnes) ressemblait plutôt à des pistes sahéliennes …. C’était certainement un des grands exploits de Mario Soares d’avoir solidement attaché le Portugal à l’Europe et aussi avoir ouvert l’Europe politique pour ce petit pays coincé entre la mer et les montagnes.
Je finis cette rétrospectives sur un post que je n’avais pas mis sur mon blog, mais que j’avais publié sur Facebook le 5 novembre 2017, quelques jours avant les élections présidentielles aux Etats-Unis. Dans ce post écrit en allemand (voir image) j’avais écrit, que je pensais que Monsieur Trump allait probablement gagner les élections présidentielles aux Etats Unis, je l’avais d’ailleurs déjà écrit durant l’été 2017. Et voilà, Donald Trump désormais président des Etats-Unis, – et on peut craindre le pire comme l’a écrit le Monde dernièrement dans un éditorial[4]. Personnellement je crains que le caractère impulsif de la personnalité de Monsieur Trump pourrait nous conduire au bord d’une guerre – dans ce contexte l’interview de Anne Applebaum[5] dans le dernier Spiegel sur les risques qui peuvent engendrer la politique extérieure de Monsieur Trump mérite sûrement la lecture. Naturellement je préfère fortement me tromper ….
Vue sur le lido entre Leucate-Plage et Port Leucate 14.10.2016
Comme ce billet rétrospective sur le blog paysages en 2016 parle surtout de Leucate, je mets deux images prises durant l’année 2016 à Leucate, – l’une prise en Mai 2016 montre la BB 426019 traversant la gare de Leucate en Mai 2016 en direction de Perpignan – l’autre photo prise en Octobre 2016 depuis la falaise du Cap Leucate montre la houle à l’assaut du cordon dunaire que forme le lido entre Leucate Plage et Port Leucate. Cette photo montre très bien la fragilité de ce lambeau de sable et de terre, entre mer et étang, face à une déferlante de vagues menaçantes. D’ailleurs comme je l’ai déjà écrit maintes fois dans paysages (dernièrement ici) les submersions marines sont un danger très réel pour Port Leucate, Leucate Plage, la Franqui – et malheureusement des solutions miracles pour gérer ces risques n’existent pas.
[5] „„Wir sollten uns Sorgen machen“ – Die Historikerin Anne Applebaum spricht über die Welt mit einem Präsidenten Donald Trump, über Putin und die neue Kriegsgefahr.“ Interview de Anne Applebaum dans DER Spiegel 4/2007,p. 22-23. Version anglaise publiée sous le titre „Historian Anne Applebaum on Trump ‚Protest Is Insufficient‘ »
Comme l’année dernière je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages, – présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2015.
L’article le plus consulté en 2015 fut l’article «Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate» (15,16% des consultations sur paysages en 2015), article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014.
En cinquième position on trouve le premier article écrit en allemand « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (1,36 % des consultations sur paysages en 2015) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot depuis tombé un peu en oubli en Allemagne.
Concernant cette série d’attaques terroristes du Novembre 2015 à Paris je renvoie au « mémorial du « Monde » aux victimes des attentats du 13 novembre» cela me semble être un souvenir touchant de la « génération Bataclan », – et comme l’écrivent Sylvie Kauffmann et Aline Leclerc dans l’article « En mémoire du 13 novembre» cette génération Bataclan, « finalement, c’est l’anti-Etat islamique. C’est tout ce que les terroristes ne sont pas, tout ce qu’ils haïssent : la beauté, l’esthétique, la musique, l’art, le plaisir, la science, l’éducation, la diversité, la mixité, la tolérance, la liberté, l’égalité… et la fraternité ».
Revenons au pays leucatois, – je ne sais pas pourquoi les lecteurs de paysages ont une préférence pour les articles traitant au-moins partiellement Leucate et ses paysages (18,81% des visites) – ceci me rappelle le manuscrit de billet « les eclairs de Leningrad sur la plage de Port Leucate » qui attend encore d’être terminé –comme c’est ainsi j’ai décidé de garnir ce billet avec quelques photos prises dans le pays Leucatois. A la une j’ai mis une photo montrant le ponton de Port Leucate un matin de fin aout 2015, – une plage quasiment vide – et quelques petites vagues qui balayent la plage et le ponton. Autre perspective (deuxième photo) – plagistes à Port Leucate, -le Cap vu depuis le ponton de Port Leucate le 27.08.2015. Pour finir une photo prise à la petite gare de Leucate-La Franqui, – une BB 26.000 avec son train de marchandises filant vers l’Espagne. Cette petite gare, je la connais depuis mon âge de gamin. Mes grands-parents m’amenaient la vers la fin des années 1960 pour chercher oncles et tantes arrivant du grand est en train à Leucate mais aussi pour admirer les fameuses 141R du dépôt de Narbonne. Et de nos jours il m’arrive de temps en temps de filer vers cette petite gare de campagne pour prendre quelques photos de trains qui passent[1].
In Schramberg hat es in wieder einmal einen Waldbrand gegeben – diesmal am Rappenfelsen im Norden der Talstadt Schramberg. Es war, nach dem Waldbrand am oberen Göttelbach[1], schon der zweite Waldbrand in diesem Sommer in Schramberg und wenn die trocken-warme Witterung anhält, könnte es in der Raumschaft Schramberg noch mehr Waldbrände geben.
Ein zentraler Punkt ist natürlich auch, dass bei größeren Waldbränden „Luftunterstützung“ bei der Waldbrandbekämpfung nötig ist, – in Schramberg ist es dank dem professionellen Eingreifen der Schramberger Feuerwehr und ihrer Kommandantin Annette Melvin nicht dazu gekommen, dass der Waldbrand sich ausbreiten konnte.
Generell sind große Waldbrände vom Boden aus nicht mehr kontrollierbar und erfordern die Bekämpfung aus der Luft mit Löschflugzeugen wie z.B. in Frankreich, Schweiz oder Italien. Dass sollte natürlich geübt werden bzw. vorab die Koordination (Alarmierung, Meldewege, Einsatzleitung etc.) abgesprochen werden und vor allem müssen die entsprechenden Löschflugzeuge bzw. Hubschrauber auch vorhanden sein. Beim Waldbrand in der Lüneburger Heide vor genau dreißig Jahren lieh man sich zwei Canadair CL-215 beim französischen Zivilschutz aus. Sollte es in Deutschland wieder einen großen Waldbrand, wie damals in der Lüneburger Heide geben, wird man wohl das Nachfolgemodell die Canadair CL-415 bei den französischen Nachbarn ausborgen müssen – oder entsprechende zur Waldbrandbekämpfung ausgerüstete Hubschrauber in der Schweiz ausleihen müssen. Soweit die Klimaprognosen über eine Temperaturerhöhung in Mitteleuropa zutreffen, – wird man wohl auch damit rechnen können, dass es auch hierzulande zu einer Zunahme der Waldbrandaktivität kommt[4], und daher sollte man sich im Zuge der Daseinsvorsorge Gedanken darüber machen, inwiefern es ratsam wäre sich mit der Beschaffung von Löschflugzeugen vom Typ CL-415 zu befassen.
Wobei ich es schon erstaunlich finde, dass der große Waldbrand in der Lüneburger Heide[5], immerhin einer der größten Naturkatastrophen im Nachkriegsdeutschland – ich schrieb schon hier (und hier in Französisch) darüber – so komplett aus dem kollektiven Gedächtnis gefallen ist. Festhalten kann man auf jeden Fall, dass es auch ohne Klimawandel in Mitteleuropa zu großen, vor allem auch gefährlichen Waldbränden kommen kann, denn der Waldbrand in der Lüneburger Heide kostete 5 Feuerwehrmännern das Leben.
Abschließend ein paar Worte in Kürze zu dem im Artikel des Schwarzwälder Boten erwähnten „Californisationsprozessen“. Ich habe im vorherigen Blogbeitrag[6] das Thema, d.h. die californisation von Landschaften im feuerökologischen Sinne (californisation du paysage) relativ ausführlich behandelt. Daher an dieser Stelle nur zusammenfassend die wichtigsten Fakten: Californisation bedeutet die enge Verzahnung von Vegetationsdecke mit Siedlungseinheiten (Wohnbebauung, Bebauung allgemein, Infrastruktur). Waldbrandtechnisch heißt das die enge Verzahnung von Brandgut (frz. „masse combustible“, engl. „fuel load“[7]) mit der Wohnbebauung. In solch einer californisierten Landschaft kann es sehr schwierig werden Waldbrände effektiv zu kontrollieren und gleichzeitig die Wohnbebauung vor dem Feuer zu schützen. Zum ersten Mal hat man das Phänomen wohl in Südkalifornien rund um Los Angeles beobachtet – daher auch die Bezeichnung „Californisation“. Ich selbst habe die Begrifflichkeit nach dem großen Waldbrand von Collobrières 1990 in Südfrankreich, während der Arbeiten für meine Diplomarbeit[8] zum ersten Mal wahrgenommen[9]. Vor einigen Jahren schon habe ich den Californisationsprozessen rund um Schramberg einen französischsprachigen Blogbeitrag mit dem Titel „La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi“ gewidmet. Selbst wenn man nur wenig, oder sogar gar kein Französisch liest, – die Bilder in dem Beitrag sprechen eine eindeutige Sprache. Californisationsprozesse findet man naturgemäß vor allem in allen mediterranen Biomen, Regionen in den Vegetationsfeuer und Waldbrände im Sommerhalbjahr an der Tagesordnung sind. Aber man findet diese auch hier in Südwestdeutschland, – beispielsweise in den Randlagen des Pfälzer Waldes an der Unterhaardt, im Schwarzwald wie z.B. in der Raumschaft Schramberg, – und nicht nur in der Talstadt Schramberg. Die enge Verzahnung von Vegetationsdecke mit der Wohnbesiedlung findet sich bei genauer Betrachtung auch in vielen anderen Schwarzwaldgemeinden (Bilder dazu u.a hier in meinem letzten Blogbeitrag, dort findet sich z.b. ein rezentes Photo zur Californisation aus der Schwarzwaldgemeinde Lauterbach). Soweit es nicht zu Waldbrandereignissen in diesen Gegenden kommt, ist die Verzahnung eigentlich kein Problem. Dort wo Waldbrände quasi ausgeschlossen sind, eigentlich hervorragende Wohnlagen – wer wollte nicht in solch einer Lage mitten im Grünen wohnen?
Wenn es aber zu Waldbränden kommt, dann kann diese Verzahnung schnell zu gefährlichen Situationen führen. Die zwei kleinen Waldbrände, die diesen Sommer in Schramberg ausbrachen haben gezeigt, dass es sehr wohl auch im Schwarzwald zu Waldbränden kommen kann. In der Vergangenheit- und man sollte dies auch nicht vergessen – hat es auch im Schwarzwald verheerende Waldbrände gegeben, wie z.b. der große Brand von Baiersbronn – Schönmünzach der im Jahre 1800 einen Teil des Nordschwarzwaldes heimsuchte.
[3] Ich hatte am 10.11.2010 bei der Kommandantentagung des Kreisfeuerwehrverband Rottweil einen Vortrag mit dem Titel „Waldbrände in Mitteleuropa – Bestandsaufnahme und Zukunftsszenarien Was kommt auf die Feuerwehren im Lkr. Rottweil zu?“ gehalten, – und dabei auch mit Vehemenz auf die Notwendigkeit von geeignenten Waldbrandlöschfahrzeuge hingeweisen. Die entsprechende Folie hatte den Titel „Camion citerne feux de forêts CCF – auch für den Lkr. Rottweil ?“. Das war ein öffentlicher Vortrag, – die Presse war auch anwesend, aber der Vortrag bzw. der Inhalt des Vortrages hinterließ wohl offensichtlich keinen Widerhall in den Medien.
[8] Die Ergebnisse meiner Diplomarbeit wurden zeitversetzt in dem Büchlein « Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Mannheim 1995. ISBN: 3-923750-50-1“ veröffentlicht.
Et encore un feu de forêt à Schramberg en Forêt – Noire . Après avoir déjà subi un premier incendie de forêt le 16.7.2015 au lieu dit « oberer Göttelbach », c’est le bois du Rappenfelsen qui a pris feu le 11.8.2015. Décidément pour la commandante des pompiers de Schramberg, Annette Melvin, jusqu’à présent l’été 2015 fut déjà laborieux – et si le temps sec et chaud perdure en Forêt – Noire elle et ses camarades auront encore beaucoup de travail devant eux. Le journal régional – le Schwarzwälder Bote a d’ailleurs publié un article dans lequel on m‘a cité dans ce sens « Der Feuerökologe befürchtet: Annette Melvin und ihre Kameraden werden viel zu tun haben, wenn die trocken-warme Witterung so anhält» . Une très grande partie de l’Allemagne subit les conséquences d’un été sec et chaud[1] – certaines régions allemandes subissent une sècheresse comme on en n’a plus vue depuis 50 ans[2]. L’article du Schwarzwälder Bote m’a procuré plusieurs demandes per email & Facebook sur la signification de californisation – californisation du paysage.
En géographie, mais aussi dans les sciences traitant les feux de forêts (écologie du paysage, écologie du feu, sylviculture, génie rural etc.) le terme est utilisé pour désigner l’engrenage entre la végétation (forêts, maquis, garrigues, boisement) et l’habitat – qui rend particulièrement dangereux un incendie de forêts. Un incendie de forêts qui sévit dans un paysage « californisé » -est difficile à combattre – et il peut mettre en danger les habitations et provoquer des pertes de vies humaines.
Au-delà, en géographie humaine, par exemple le terme est utilisé pour désigner la « métropolisation » du paysage,- dans ce contexte on peut aussi parler de « californisation, soit de l’arc lémanique soit même de la totalité de la Suisse, pour décrire un mouvement de mitage, de diffusion du bâti sur le territoire, de non-création d’espaces publics voire de ségrégation des espaces résidentiels (Messer, M.A. 2014, p. 2) ».
Personnellement j’utilisé le terme pour désigner l’engrenage du combustible (masse combustible) du feu de forêt potentiel, donc l’engrenage du couvert végétal avec l’habitat. Dans ce sens la ville de Schramberg, comme beaucoup d’autres municipalités de Forêt – Noire (par exemple la commune de Lauterbach), mais aussi comme beaucoup d’autres communes dans le midi français se situe dans un paysage californisé.
Neff, C. , Baum, J. (2012): Californisation & Littoralisation in Mediterranean France, IGC Cologone 2012 SE 01-03 – Analysis of linked social-ecological systems 3, 26 – 30 August 2012 page 1
Un incendie de forêt qui éclate dans un tel milieu « californisé » – comme on le voit dans le transparent (exemple de Treilles dans le département de l’Aude) que j’ai utilisé durant une conférence en 2012 (Neff&Baum 2012) traitant de la californisation & littoralisation de France méditerranéenne[3] – peut avoir des conséquences dramatiques. Notons qu’aux Etats – Uni dans ce contexte on parle plutôt d’Urban-Wilderness interface, Housing density patterns, Urban sprawl – le terme de californisation me semble plutôt être inconnu. Le terme est plutôt utilisé en géographie agraire pour désigner un type de paysage agraire avec une agriculture très intensive ressemblant à l’agriculture californienne (Grigg, D.B. (1974) p. 174).
Concernant la californisation à Schramberg,- j’avais déjà décrit dans paysages la situation dans la Raumschaft Schramberg dans le billet – « La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies». Donc a priori rien de nouveau, – sauf que l’été 2015 a été particulièrement chaud et sec –ce qui a provoqué déjà deux départs de feu – et procuré beaucoup de travail à Annette Melvin et son équipe.
Pour finir – le terme de californisation dans ce contexte d’ analyse de risque d’incendie de forêts, – et les dangers que ces incendies peuvent induire pour l’environnement (et les hommes qui peuplent cet environnement[4]), je crois, si je me souviens bien, que c’est en 1990 après les discussions qui suivaient l’incendie de Collobrières dans le Var[5], que je l’ai aperçu ou entendu la première fois. Il me semble assez clair que le terme californisation prend comme référence cette image qu’on voit défiler devant nos écrans de télévision depuis des décennies – des belles villas dans un espace de boisement bien soigné – qui sont la proie d’un incendie de forêt devenu incontrôlable –quelque part en Californie assez souvent dans les Orange County, Riverside County, San Bernardino County, & Los Angeles County.
Littératures & sources citées :
Darques, R. (2013): Mythé et realité des « grands » incendies en Méditerranée. In : Darques, R., Sidiropoulos, G., Montiel-Molina, C. (2013) (EDS) :Les grands incendies de forêt en Méditerranée/ Great wildfires in the Mediterranean, 11-21. ISBN 978-2-85399-934-2
Grigg, D.B. (1974): The Agricultural Systems of the World. An Evolutionary Approach. Cambrige, p. 129
Messer, M.A. (2014) : Peut-on encore parler d’urbanisation de la Suisse ? In : 20e Biennale de géographie d’Avignon – Géopoint 2014 – « Controverses et géographies » – 12 et 13 juin 2014. (download/chargeable ici)
Neff, C. : (1995) : Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Mannheim. ISBN: 3-923750-50-1
Neff, C. , Baum, J. (2012): Californisation & Littoralisation in Mediterranean France, IGC Cologone 2012 SE 01-03 – Analysis of linked social-ecological systems 3, 26 – 30 August 2012, Conférence/présentation publique (non publiée).
[3] Neff, C., Baum, J (2012) : The Social Ecology of Californisation & Littoralisation in Mediterranean France. Conference/Presentation lors du 32nd International Geographical Congress 2012, Cologne, Session: Analysis of linked social‐ecological systems, 26 – 30 August 2012. (voir sur KITopen / DOI: 10.5445/IR/1000149710 )
[4] On lira avec intérêt l’article « Mythe et réalité des « grands » incendie en Méditerranée » de Régis Darques (Darques 2013)
[5] Pour une description de l’incendie de forêt de Collobrières de 1990 voir entre autre « Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse ».
Dans une grand partie de l’Europe l’été 2015 est caractérisé par des vagues de chaleurs successives[1], de la sécheresse prolongée, – des incendies de forêts (même en Allemagne)[2] – d’ailleurs la Wikipédia allemande y consacre un très bon article «Hitzewelle in Europa 2015 (vague de chaleurs en Europe 2015)». Les conséquences de cette sècheresse prolongée ont déjà laissé leurs traces dans le paysage, il suffit simplement de bien ouvrir les yeux. Cette sécheresse fait déjà penser ici et là à la sécheresse de 1976[3].
A Munchhausen[4], dans le Bas – Rhin, pas loin de la frontière allemande, par exemple le delta de Sauer est tombé à demi sec. Au même endroit, quand le Rhin est en crue – les eaux de la Sauer forment un véritable lac[5] d’une étendue assez considérable.
A noter que le matin de ce dimanche d’ été, quand je me baladais à travers le delta de la Sauer, – les Cigognes se rassemblaient sur les prés du Grosswoerth pour vraisemblablement se préparer à leurs migrations vers le Sud[6]. Et dans le Ciel on pouvait de loin apercevoir plus d’une centaine de Cigognes planant dans le ciel de Munchhausen, survolant le Delta de la Sauer. A vrai dire, je n’avais jamais vu une telle concentration de Cigognes. Qui aurait cru durant les années 1970, – en 1974 on ne comptait que 9 couples de Cigognes en Alsace – que l’on pourrait dans un proche futur voir réapparaitre des groupes de Cigognes d’une telle importance,- comme je l’ai vu planer au-dessus du Delta de la Sauer ce Dimanche 2 Aout 2015.
Ces Cigognes se préparant pour leur vol migratoire, m’ont rappelé le souvenir d’une image de film, d’une série de télévision. Dans le premier épisode de la série « Les Alsaciens ou les Deux Mathilde » on voit le petit Antoine interpeller l’instituteur Yerri Laugel « Storike sind fort – les cigognes, Monsieur, – elles sont parties, elles ne sont plus la ! » Dans le film, – l’image (d’ailleurs on ne voit pas de Cigognes durant cette scène) du départ précoce de Cigognes est censé nous annoncer le malheur qui tomba sur l’Alsace avec la « Guerre franco-prussienne de 1870 ». Cet été, le début de la phase migratoire des Cigognes ne peut certainement plus être utilisé comme annonciateur de malheurs, -mais en voyant ces centaines de Cigognes planer au-dessus des toits de Munchhausen et du Delta de la Sauer, je ne peux m’empêcher de penser aux guerres actuelles et des guerres, il y en a partout dans le Monde, – AQMI qui sévit dans le Sahel, – l’état islamique qui terrorise une grande partie de la Syrie et de l’Irak[7], Boko Haram qui contrôle (et terrorise) une grande partie du Nord du Nigeria (d’ailleurs les lycéennes de Chibok kidnappées par Boko Haram n’ont à ma connaissance jamais été retrouvées) : en fait nous vivons dans un Monde en guerre. L’image paisible de Cigognes planant au-dessus du Delta de la Sauer, par ce souvenir de la scène des Cigognes dans les deux Mathilde, – m’a rappelé que nous vivons dans un monde en guerre, – et la France fait bien partie de ces guerres, parfois on a trop tendance à l’oublier. Surtout en temps de vacances.
La grande chaleur (et la sécheresse qui l’ accompagne) qui sévit (ou sévissait les dernières semaines) dans le Oberrhein (Rhin Supérieur), les cours d’eau asséchés, les prés aux couleurs brun-jaune, – les petit feux de forêts ici et là – tout cela prend un peu l’air d’un paysage de Midi méditerranéen,- à une exception près – le chant des Cigales – ce concert si caractéristique des paysages du Midi, – que ce soit un paysages de forêts, de Maquis ou de Garrigues – ce chant magique des cigales – il manque tous simplement, – que ce soit dans la plaine d’Alsace,- ou les coteaux de la Unterhaardt – les Cigales sont inaudibles.
Parlant de canicule, de sécheresse, et des incendies dans ce billet de plein été – j’aimerais aussi rappeler qu’ il y a maintenant 40 ans, le 8 Aout 1975 débuta dans la Lüneburger Heide – le grand incendie de la Lüneburger Heide[8][9]. Ce fut une des plus grande catastrophes naturelles de l’Allemagne d’après-guerre avec un très lourd bilan (plusieurs morts – les chiffres exacts divergent). La France avait d’ailleurs envoyé plusieurs Canadairs pour donner un coup de main aux services de secours allemands – qui fut totalement débordés par l’incendie. De nos jours la mémoire collective allemande a totalement oublié l’évènement, – aucun article, aucune émission dans les medias de couverture nationale en Allemagne. Le Waldbrand de la Lüneburger Heide au niveau national allemand est de nos jours complètement tombé à l’oubli.
[1] En Allemagne des pics de chaleurs furent atteints, avec 40,3° C. à Kitzingen en Bavière le 4 juillet et le 7 aout, – ce qui est un record de température en Allemagne. Source : Article Wikipedia.de « Hitzewelle in Europa 2015 » dans sa version du 10.08.2015 07H :15.
[3] Voir aussi: Courtois, Cl., Van Eeckhout,L. « Canicule, sécheresse, incendies : le spectre de 1976 » dans le Monde, mardi 28. Juillet 2015, p. 5 (planète).
[6] L’importance du Delta de la Sauer pour les vols migratoire de Cigognes du Palatinat a été récemment décrit dans un article de la Rheinpfalz « „Rhenus“ hat es weit gebracht- der erst mit Sendern ausgerüsteten Jungstörche aus der Pfalz hat die Pyrenaen überquert » (Die Rheinpfalz, Mittwoch 5. August 2015, Südwestdeutsche Zeitung). Dans l’article de la Rheinpfalz la réserve naturelle du delta de la Sauer est d’ailleurs décrite comme « urwüchsiges Naturschutzgebiet ».
Retour au pays du ciel bleu et des sapins – le pays où j’ai grandi la Raumschaft Schramberg a dernièrement subi un petit incendie de forêt. La ville de Schramberg qui est entièrement entourée de forêts est particulièrement sensible au risque d’incendie de forêts[1] et la vague de chaleur et de sècheresse qui sévit sur le Sud de l’Allemagne[2] ont donc contribué à l’éclatement de ce feu de forêts entre la Talstadt Schramberg et le Sulgen[3]. L’inspection du site de feux de forêt du « obere Göttelbach » avec la commandante des pompiers de la Talstadt Schramberg Annette Melvin et l’ ingénieur forestier Christoph Eberle était donc au centre d’une petite mission de terrain de deux jours[4] en Forêt – Noire – mission de terrain qui préparait un stage pratique pour un cours sur la cartographie de la dynamique végétale sur des anciens site de feux de forêts en Forêt Noire[5]. En plus je fus invité (avec 5 autres anciens élèves[6]) par mon ancienne école le Gymnasium Schramberg pour présenter dans un mini-exposé mon parcours académique et professionnel – lors d’un colloque organisé pour le 175ème anniversaire de ce lycée – qui débuta en 1840 comme Realschule[7][8].
Brûlis, le paysage de forêt affecté par la sécheresse assez exceptionnelle (surtout les versant sud), souvenirs de lycéens, – mais après tout ce fut ce ciel bleu de Forêt Noire, – de voir une fois de plus ces magnifiques cimes de Sapins s’élancer dans le ciel bleu d’acier (stahlblau) de Forêt – Noire – couleur de ciel à laquelle nous n’avons droit que très rarement dans la Unterhaardt à Grünstadt. Le contraste des diverses touches de verts de la forêt de Sapins avec le ciel bleu – c’est une des mille images des paysages forestiers de la Forêt noire, – une image pour laquelle le retour au pays vaut toujours le voyage, – simplement pour voir et pour sentir – et même se mettre à l’écoute des chants de la forêt de sapins[9].
[6] Entre autre avec Thomas Herzog juriste de formation et maire de la ville de Schramberg, Kerstin Andreae femme politique d’ Alliance 90 / Les Verts et membre du Bundestag (Kerstin Andreae est Diplom Volkswirtin), le Journaliste Stefan Ziegler, l’artiste Daniel Roth et le Professeur d’université de Physique Jochen Weller.