Avec ce billet, je continue donc la série des billets ferriophiles – après la gare de Leucate – La Franqui, et Saint – Genis – Pouilly à bientôt, icidonc le troisième billet ferroviaire dans le blog paysage. Il y a des informations qui circulent dans divers forums de modélisme de train (voire ici & ici), – on annonce l‘ arrivée d’un TGV POS Märklin. Si l’information s’avère correcte, – cela pourrait enfin être un signale que Märklin se porte un peu mieux. En plus un bon signe pour le modélisme de train – ou train miniature français – car cela montrerait aussi que le marché français de modélisme de train est considéré comme un marché en progression. Je crois même qu’un TGV Märklin pourrait même devenir un succès commerciale – car beaucoup de modélistes (français, francophones, francophiles & autres) attendaient depuis longtemps un tel model de la vielle dame de Göttingen. En image pour finir cette petite note, une série de photos montrent le TGV 2873 entrant en Gare de Mannheim Hbf le 6.08.2008. Le TGV 2873 remplaçait en Aout 2008 l’ICE 9553 entre Paris Est et Frankfurt Hbf.
« Saint-Genis-Pouilly à bientôt » est une pancarte publicitaire que j’ai découverte pendant les fêtes de noël que j’ai passées dans le pays de Gex.
Le panneau annonce donc la réactivation de ligne de chemins de fer Collonges – Divonne, – c’est au moins mon interprétation personnelle. C’est un projet dont on parle depuis longtemps, – mais qui, d‘ après mes informations, n’a jamais pris une forme réelle. En plus, depuis quelques mois on parle aussi d’intégration dans le système RER genevois en construisant une nouvelle ligne St. Genis Pouilly – Genève- Mont Fleury . Je ne sais pas si le panneau peut être interprété comme un réel signal, que ces projets aboutissent vraiment et qu’on pourrait dans les mois et les années à venir voir un résultat positif ; on peut au moins espérer. Pour le bilan environnemental cela serait sûrement une bonne chose.
Pourquoi parler de ce projet de renaissance ferroviaire dans le Pays de Gex en relation avec le sommet de Copenhague ? Nous avons dans nos pays, aussi bien en Allemagne qu’en France attribué l‘ échec de Copenhague a la Chine, les pays en voie de développement etc. (voir aussi mon billet Copenhague 2009 et après) , et nous pensons que nous sommes les champions de l‘ économie climatique (dans ce contexte, je signale le billet la «chancelière verte » de Berlin en parle), mais les réalités du terrain ont souvent un aspect beaucoup moins glorieux. Il se trouve que pour arriver en pays de Gex, j’avais pris le train depuis Mannheim pour la gare de Genève aéroport. Notons que si les projets (nouvelle ligne Genève – St. Genis) étaient réalité j’aurais aussi pu me rendre directement à St. Genis, ou même à la gare de Crozet, l’actuelle gare de terminus des trains de marchandise (déchets ménagers, graviers) de la partie de la ligne Collonges – Divonne encore en service.
Quand on circule en train, la différence d’image entre l’Allemagne et la Suisse (et on pourrait facilement constater la même chose entre la France et la Suisse) est vraiment crispante. En Allemagne, sauf quelques exceptions où des sous-traitants ont repris le wagon isolé (comme par exemple la HZL ), le wagon isolé a disparu (en France il est en train de disparaitre), – une grande partie d‘ embranchements particuliers ne sont plus exploités. Tous ces trafics on été repris par la route en Allemagne et France. En Suisse une grande partie de ces trafics est encore un domaine des chemins de Fer. Cela se voit déjà aux installations de gare dans les gares suisses, – installations de voie complexes, – voie d‘ évitement encore en service, voie de garage et de chargements entretenue, embranchements particuliers en exploitation ,tout cela fait encore partie du monde ferroviaire suisse , et est en voie de disparition en Allemagne en France. En Allemagne on a tellement enleve d‘ infrastructures ferroviaires, que ces sites sont devenus des portes d‘ entrées pour les plantes néophytes ;dans le Sud de l‘ Allemagne ce sont surtout Solidago canadensis et Buddleja davidii qui ont profité de l‘ abandon massif des installations ferroviaires. L‘ image qui se présente au voyageur traversant le Jura Suisse du Nord au Sud en train est qu’en pays helvétique les installations ferroviaires sont bien soignées :elles servent encore à faire circuler des trains !
Le Jour de l’élection au Bundestag le 27.9.2009 j’avais pris le train depuis Mannheim à Sulz – et entr‘ autre emprunté la Gäubahn entre Stuttgart et Sulz am Neckar . La Gäubahn – à travers le Gäu – le Korngäuqui fut jadis le grenier du Württemberg (Korngäu = pays du ble) :dans presque dans chaque gare se trouvait un embranchement particulier desservant les silos des WLZ (aujourd’hui‘ hui Baywa) , – les Silos sont bien encore là ,mais les embranchements particuliers ont tous disparu – il n‘ y plus de trafic marchandises local ni régional sur la Gäubahn au Sud de Böblingen (au moins entre Böblingen et Sulz) ,il reste le train de fret international de la DB transitant vers la Suisse ou l‘ Italie – et quelques trains de travaux et infrastructures. Tous ces trafics ont été transférés sur la route.
Même constat pour beaucoup de lignes de la Sncf, – la ligne Nîmes – Sommières – Le Vigan (un très beau site décrivant cette ligne de chemin de Fer se trouve ici) connaissant encore un trafic considérable durant les années 1970 à 1980 a été dabandonnée (cette ligne est tellement oubliée qu‘ il existe même pas d‘ article wikipedia) , – les lignes du Massif central, qu‘ il s‘ agisse de la ligne dite des Cévennes (Nîmes – Clermont) ou des Causses (Béziers – Clermont) sont agonisantes et ,sauf miracle, vont bientôt s‘ endormir faute d‘ entretien raisonnable. Quelle différence en Suisse – l’embranchement particulier vit encore, le trafic local marchandise est encore assuré ,même le wagon isolé a survécu! Même le transport des betteraves sucrières vers les centres de raffinage est assuré par voie ferrée en Suisse (et on prévoit même d’intensifier ce mode de transport en Suisse). En Allemagne, la DB depuis presque 20 ans n’assure plus le transport de betteraves sucrières. (Une série d’images historiques sur le transport par voie ferrée des betteraves sucrières en Allemagne se trouve ici.) La Suisse, du moins en ce qui concerne les modes de transport avec un bilan environnemental positif, nous montre l’exemple – un chemin à suivre, aussi bien en Allemagne qu‘ en France. Mais pour cela il faut une volonté politique bien affichée et il ne suffit pas de montrer du doigt les soit- disant coupables de l’échec de Copenhague. En attendant un nouvel accord international pour la réduction des gaz à effet de serre nous pourrions en France, en Allemagne, en Europe nous orienter vers une politique de transports plus écologique : la Suisse nos montre l’exemple.
Notons en fin de billet, qu’en ce qui concerne une politique transport écologique, il n‘ y pas seulement le transport ferroviaire mais aussi le transport fluvial , un mode de transport complètement oublié – avec un bilan d‘ épargne de Co² considérable – une péniche émet trois à six fois moins de CO² qu’un camion (voir aussi – Les Pays-Bas, champions de la batellerie – Le canal Seine-Nord, clé de la renaissance du transport fluvial , deux articles dans le Monde.fr.). Nous avons donc encore beaucoup de potentiel pour de développement de modes de transport écologiques en Allemagne et France : cela réduit le bilan Co², cela réduit la facture et la dépendance énergétique (aussi un argument à ne pas perdre de vue, l‘ Allemagne par exemple devient de plus en plus dépendant des importations énergetique de la Russie ) – et au moins pour la France – met aussi à l‘ abri de la mauvaise humeur des transporteurs routiers.
En attendant, j’essaierai de suivre le développement du projet de renaissance de la ligne Collonges – Divonne , en espérant que ce projet ambitieux de transport régional réussisse réellement !
Photos : Tous C. Neff ; 1.) panneau publicitaire sur la D. 35 Saint-Genis-Pouilly – Fernay – Voltaire (27.12.2009) annoncent l’arrive du future train voyageur à St. Genis ; 2.) Train d’infrastructure sur la Gäubahn à Horb am Neckar avec la diesel Adam 11 (une ex 202 DR/DB) de la compagnie Uwe Adam (27.9.2009).
Christophe Neff, Grünstadt le 3.1.2010
P.S.: Pour les ferriophiles et autres intéresse, – le 24.12.2009 j‘ ai pris un ICE 3 de la DB assurant la liaison Mannheim – Basel SBB – et un RABDe 500 des CFF assurant la liaison ICN Basel SS- Genève aéroport via Delémont, Moutiers, Neuchâtel.
Je viens, il y a quelques jours, de découvrir le blog « lendo e questionando com o prof. Corrêa» – en français – Leçons et questions avec le Professeur Corrêa.
Un blog écrit entièrement écrit en portugais brésilien dans les blogs du Monde.fr . Un blog de géographie, d’un géographe brésilien qui, comme on l’apprend sur sa page, a travaillé sur le paysage urbano-industriel et la nouvel le pauvreté. Malheureusement on n’en apprend pas plus sur l’auteur. Le premier billet de janvier 2006 (OBTENDO DADOS CONFIÁVEIS) traite de la la fiabilité des données. Question cruciale des sciences environnementales , sociales et humaines , qui ,une fois de plus, vient de ressurgir avec l’affaire des emails piratées lors du sommet de Copenhague. Personnellement le blog est une manière d‘ entretenir les restes de mon portugais (dans ce contexte il est peut être utile de relire le premier billet de mon blog – I. un blog sur les paysages). Mais en fait, j’aimerais aussi un peu montrer que le Brésil est en train de devenir une superpuissance, et beaucoup en Europe, surtout en Allemagne, n’ont pas encore compris ce qu’il se passe là- bas de l’autre côté de l’Atlantique.
Le Monde na pas élu Lula homme de l’année 2009 pour rien. Le Monde Magazine du 25.12.2009 – consacre donc un quatre pages très intéressant à Luiz Lula de Silva écrit par Jean – Pierre Langellier (article qu’on ne trouve malheureusement pas sur la toile.) Le Monde devrait peut être aussi dédier une spéciale au Brésil, car le développement du Brésil durant les derniers années est vraiment une donnée à retenir. Naturellement, comme l’écrit aussi Langellier « Mais le Brésil reste l’un des pays les plus inégalitaires au monde. Malgré les effort de Lula, il demeure divisé entre un sud riche et dynamique et un nord archaïque et déshérité » ,il y reste encore une grande zone d’ombre. Personnellement je crois qu‘ au lieu d’être « hypnotisés » par la Chine (voire aussi les évenements de Copenhague ) , nous devrions aussi porter nos regards intéressés sur le Brésil. Une des rares personnalités politiques qui ait reconnu le potentiel du Brésil , il faut l’avouer, est Nicolas Sarkozy. Je pense pour ma part que la décennie à venir pourrait même devenir la décennie brésilienne !
Finissons avec une touche personnelle ! Quand , durant la fin des années 1980 , j’apprenais le portugais à l’Université de Mannheim, je rêvais parfois de voyager au Brésil ; malheureusement, je n’y ai jamais mis les pieds. Je m’en suis rapproché symboliquement à Faial, Capelo – car une grande partie des habitants de Capelo après l’éruption du Cabeço de Fogo partirent en émigration vers le Brésil en 1672 , comme en 1957 après l’éruption du Capelinhos une très grande partie de la population de Capelo prendra le chemin de l’émigration vers Massachussetts et Rhode Island (plus de détails entre autres dans Neff 2004 ). Il existe un petit bar à Norte Pequeno (Freguesia do Capelo) – Le Fim do Mundo (Fin du Monde) – où , avec une belle vue sur l’Atlantique, on peut très bien rêver du Brésil et des Etats Unis.
Vers la fin des années 1990 l’Université de Mannheim décida de fermer le département de portugais dans le séminaire des langues romanes . Nous étions un petit groupe qui essayions de persuader les responsables de maintenir l’enseignement du Portugais à Mannheim , car nous pensions que le développement du Brésil rendait indispensable la maitrise de la langue portugaise ; on nous répondit qu‘ économiquement le Brésil n’était plus intéressant pour l’Allemagne. Eh bien, le portugais (comme la géographie (voir mon billet allemand « Geographie an der Mannheimer Hochschule ») a disparu des matières enseignées à l’Université de Mannheim et entre temps le Brésil a décollé.
Sincèrement, même si je crois que le Brésil a vraiment encore des problèmes colossaux à résoudre, la prochaine décennie pourrait bien aussi devenir une décennie brésilienne.
Photo: Le Bar Fim do Mundo ( Norte Pequeno (Freguesia do Capelo)) Sept. 2001 C.Neff
Sources :
Langellier, J.P. (2009): Lula, Homme de l‘ année. In : Le Monde Magazine, N. 15, Spéciale Bilan, pp. 8 -12.
Neff, C. (2004): Azoren: Blumeninseln im Atlantik. In: Geographische Rundschau, 56, H. 6, 24-28 (DOI: 10.5445/IR/1000014989, KITopen).
Mais il se trouve que même en France métropolitaine il y une communauté de Hmong assez importante. J’ai même travaillé il y a quelques années sur le sujet, la Fest & Gedenkschrift pour Rainer Joha Bender (Lentz et al. 1996), un géographe allemand mort beaucoup trop jeune, -spécialiste des minorités ; j’avais écrit un petit article (Neff 1996) décrivant les changements de paysages dans la Vistrenque que les Hmong avaient initié durant les années 1990 en réintroduisant la culture maraîchère dans la plaine de la Vistrenque. Je ne sais ce qu’il est advenu de la communauté Hmong de Nîmes/Bas Languedoc, car depuis plusieurs années je n’ai plus mis les pieds en Vistrenque, depuis que la famille a abandonné le fief familial d’Aubord. Je me souviens d’ une journaliste de M6 qui m’ avait une fois appelé au téléphone pour une demande d’ interview concernant un reportage prévu pour le magazine capital – mais à part le coup de téléphone , j’ ignore si ce reportage a réellement été tourné et montré à l’ antenne. Le fait est que la transformation du paysage agricole de la Vistrenque du aux Hmong dans les années 1990 à 2000 fut assez impressionnante. Le fait est aussi que, vu le passé colonial de la France en Indochine et le rôle considérable que jouent les Hmong , la France pourrait à mon avis aussi s’engager pour les Hmong que l’on veut expulser vers le Laos. Et pourquoi pas les accueillir en France ? La France des années 1940 et 50 pourrait peut être se souvenir des services des Hmong. Je pense que la France pourrait faire un geste généreux, un beau geste – et accueillir les 4400 Hmong des camps thaïlandais, avant qu’ils ne sombrent quelque part au Laos. Accueillir les 4400 Hmong en fin d’année, cela pourrait être un beau geste d’humanité de la part de la France. Mais est ce que ce pays, la France , pays des droits de l’homme (pays dont je parlais aussi dans le billet Villa Jasmin) existe encore réellement ? Ou est ce plutôt dans mon imaginaire que cette France existe encore ?
Sources :
Lentz, S., Lukhaup, R., Neff, C., Ott, T., Swiaczny, F. (Eds.): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender. Mannheimer Geographische Arbeiten H. 44, (ISBN 3-923750-66-8).
Neff, C. (1996): Laotische Einwanderer als Träger von Agrarinnovationen in Südfrankreich – die Meo (Hmong) in der Vistrenque bei Nîmes (Dept. Gard/ Frankreich). In: Lentz, S., Lukhaup, R., Neff, C., Ott, T., Swiaczny, F. (Eds.): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender. Mannheimer Geographische Arbeiten H. 44, 403–425. (ISBN 3-923750-66-8), DOI: 10.5445/IR/1000019871.
Le sommet de Copenhague a été semble- t-il une déception, – beaucoup d‘ intéressés ont perdu leurs illusions. Personnellement je ne suis pas trop déçu – car je n’attendais pas grand-chose de ce sommet. En plus , comme on dit en Allemagne « die Welt geht nicht unter », le Monde ne disparait pas ,même avec les minables résultats de Copenhague, le Monde ne vas pas sombrer dans la Catastrophe. Par contre la prochaine catastrophe financière s’annonce déjà, – et là apparemment nos élites politiques ne semble pas encore pris le danger au sérieux : ils jouent à l’autruche.
Par contre le changement climatique est très pris au sérieux ici dans nos sociétés de la vielle Europe. Peut être y avait-il même aussi trop de patriotisme vert à la Merkel à Copenhague ; les partis allemands au pouvoir ont vraiment mal vécu la dégringolade de la Klimakanzlerin à Copenhague Aujourd’hui‘ hui en Allemagne il y a réellement des voix qui veulent sanctionner les pays en développement pour avoir osé contester le soi-disant compromis de Copenhague. L‘ Editorial « der Fluch » (la malédiction) de la Rheinpfalz du 22.12.2009 parle à juste titre de nouvelle attitude colonialiste. « Die einstigen Kolonialherren behalten also die Leine in der Hand. Angesichts der weiter bestehenden Abhängigkeit nun auch noch „Strafaktionen“ gegen jene Länder nachzudenken, die sich in Kopenhagen besonders unbotmäßig aufgeführt haben, wie es gestern deutsche Politiker gestern meinten tun zu müssen, das ist schon dreist / Les anciens maitres coloniaux tiennent bien les rênes . Et de penser à des mesures de punition envers les mauvais élèves de Copenhague, les soi- disant pays en développement, comme certains politiques allemands ont laissé entendre hier, vue leur dépendance, tout cela est plus que choquant (Reinhard, H.J. 2009) (trad. par C. Neff & E. Neff ) « . On penser à sanctionner les pays en développement, – mais paradoxalement on ne parle guère de la Chine. Si il y a eu une révélation à Copenhague pour le grand public – c’est bien la démonstration de force de l‘influence politique de la Chine au niveau international. Personnellement cela m’a pas étonné, car pendant la Buchmesse de Francfort – dans un toute autre contexte qu’à Copenhague la China a très bien montré sa force d’influence. Mais le grand public, grâce aux événements de Copenhague, découvre de plus en plus le poids politique de la Chine au niveau international. En ce qui concerne les Etats-Unis, je suis moins déçu que tant d’autres, – car je pense que si Obama réussit réellement sa réforme du système de sante aux Etats-Unis. ce sera un événement historique comparable au « Great Deal » – et il pourrait enfin après avoir réussi sur le front du système de Sante se consacrer à une politique plutôt en faveur des réductions des gaz à effets de serre.
Mais Copenhague a aussi eu un effet mobilisateur pour la chose verte, – pour citer seulement un exemple « les billets verts des abonnés du Monde» où j’ai eu la grande surprise de découvrir le billet « Copenhague: grosse déception ou sortie de tunnel? » du blog « Au jour le jour» de ma propre mère . Ou bien, une des mes étudiantes (A. H.) qui c’est mise à rédiger une sorte de newsletter – envoyée par email où on pouvait plus ou au moins suivre de très près les événements de Copenhague.
Pour finir ce petit billet, qui parle de ma perception personnelle des événements de Copenhague – pour avoir une perception un peu plus réaliste sur la façon dont les choses pourront se passer avec les changements climatiques dans les écosystèmes méditerranéens surtout dans les écosystèmes nord-africains je renvoie a un papier de discussion que j‘ avais réalisé en marge d‘ une étude de la GTZ sur les changements climatiques en Tunisie. (En ce qui concerne les résultats officiels de l’étude GTZ « Elaboration d’une stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture, tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques » voire aussi Neff et al 2007)
NEFF, C., ALOUI, A., EL HAMROUNI, A., SOUISSI, A. , GROSSMANN, A. (2007) : Ecosystèmes. In : République Tunisienne, Ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, GTZ (Coopération technique allemande) (Eds.) : « Stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques », Cahier 7, Rapport des groupes d‘ experts, p. 33- 43.
Reinhard, Hans – Jürgen (2009) : Leitartikel: Der Fluch. Der Klimawandel wird vor allem die Länder der dritten Welt treffen. Ausgerechnet unter Ihnen Sündenböcke für den gescheiterten Klimagipfel in Kopenhagen zu suchen – das ist dreist. In: Die Rheinpfalz, Nr. 297, Dienstag 22 Dezember
Incroyable mais vrai, – les problèmes de santé de Johnny Hallyday sont arrivés en Allemagne, la Rheinpfalz lui consacre presqu‘ une demi-page « Franzosen bangen um Johnny Hallyday ». Et même le Spiegelonline – le SPON comme on dit ici – lui consacre un petit article – Freiheitsgefühle – Rockstar Hallyday aus Koma erwacht.Rachida Dati par contre avec « „Il va y avoir un drame avant la fin de mon mandat“ a droit à quelques petites lignes dans la Rheinpfalz (Fühlt sich im EU Parlament überfordert) – et rien dans le SPON. Le Verlan de Nadine Morano, pas un mot nulle part, – au moins dans les journaux que je lis. Par contre une page entière dans la Rheinpfalz sur le Deutsch-Französischer Schüler Reportagewettbewerb (concours de reportage franco-allemand pour écoliers) organisépar la Rheinpfalz et les DNA sur les forêts (Auf in die Wälder). Une hiérarchie de la perception de la France, étonnante mais pas sans charme : le concours franco-allemand ,très important car c’est ici que les bases des relations franco-allemandes sont réellement construites, Johnny en deuxième position (why not) avant les quelques lignes sur Dati, et rien sur l’affaire Morano. J‘ aurais sûrement préféré lire aussi quelques lignes sur la requête malheureusement infructueuse de Françoise Hostalier , mais en Allemagne on est tellement occupé par l‘ affaire de Kunduz (voir les dix questions de Florian Gathmann) qu‘ un charter vers l‘ Afghanistan apparaît plutôt comme une broutille, du moins vu d’Allemagne. A part cela, cette hiérarchie a un certain charme.
Comment expliquer le phénomène Johnny en Allemagne ? Comme je l’ai déjà décrit dans Mannemer Dreck– Johnny Hallyday est considéré en Allemagne comme le seul et véritable Rock‘ n Roller français. Et en plus, -il n’y a pas d’équivalent allemand au phénomène « Johnny » :dans ce contexte l’analyse de Dietmar Hüser « Rock around the clock » nous donne des précieuses indications.
Personnellement comme je l‘ ai aussi décrit dans Mannemer Dreck , j‘ ai aussi chanté du Johnny pendant mes années étudiantes, pas seulement à Mannheim, – mais aussi assez souvent à Schramberg – au « alte Socken » (vielle Chaussette – Musikbar des années 1980 à Schramberg , où la scène locale et régionale de Jazz, Chansons et Rock’n Roll se produisait pendant les week- ends) – mais le « alte Socken » n‘ existe plus depuis bien des années, – je suis même sur que beaucoup de « Schramberg eois» ne se souviennent plus du « alte Socken ». Le « alte Socken » a disparu depuis longtemps, mais Johnny reste un phénomène inexplicable, une légende, une vraie légende même en Allemagne. C’est vraiment incroyable.
Sources :
Veiel, A. (2009) : Franzosen bangen um Johnny Hallyday. Rockstar liegt auf der Intensivstation -Pariser Arzt des Sängers ins Zweilicht geraten. Die Rheinpfalz, Nr. 292, Zeitgeschehen, Mittwoch 16. Dezember 2009
Die Rheinpfalz (2009): Rachida Dati – fühlt sich im Eu Parlament überfordert. Die Rheinpfalz, Nr. 292, Zeitgeschehen, Mittwoch 16. Dezember 2009
Gilcher, Dagmer (2009): Blickpunkt: Deutsch-Französischer Schüler-Reportagewettbewerb. Auf in die Wälder. Nachwuchs-Reporter zu Themen rund um den Wald gesucht – Pfälzische und elsässische Schüler können sich bewerben. Die Rheinpfalz, Nr. 292, Kultuer, Mittwoch 16. Dezember 2009
Les cartes postales du Bäslecarl me font revenir au billet « Le « reflex »est presque mort – et personne n’en parle. », – où j’ai eu droit à deux commentaires intéressants sur la mémoire photographique et le stockage des données numériques. Naturellement 2 commentaires ce n’est rien à côté des 205 commentaires sur « Le petit prince à la triste figure» dans la république des livres, ce sont à peine 1%. Indépendamment des commentaires des foristes sur le « Le petit prince à la triste figure » je crois que l‘ avenir du livre sera le beau livre de qualité, édité avec soin, – comme le suggère Pierre Assouline dans ce posting pour le Petit prince (j‘ en parle déjà dans un autre contexte dans « Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt» ). Une grande partie du reste de l’édition des livres, deviendra au fur et à mesure des éditions électronique. Et ses livres électroniques naturellement comme toutes les autres « données numériques » auront le problème du stockage des données numériques, qui jusqu‘ aujourd’hui n’est pas encore bien résolu. Mais soyons clairs, – les livres ont aussi besoin de leur place quelque part et leur trouver cette place devient pour certains lecteurs un problème insurmontable. Même chose pour les diapositives – les diapositives sont un support idéal pour l’archivage à longue durée – à condition de trouver une place bien abritée de trop de lumière et abritée d’un excès de humidité elles ont donc aussi besoin de leur place bien choisie. Dans des conditions idéales les diapositives peuvent être un support idéal pour nos mémoires photographiques. Mais tout le monde n’a pas la chance de réunir ces conditions, – et même souvent dans les archives d’état (Staats & Körperschaftsarchive) ces conditions font défaut !
Dans « Le « reflex »est presque mort – et personne n’en parle. » je parlais de quelques articles de la nouvelle Kräz. Dans ce numéro on trouve aussi un article intitule « Bäslecarl ein vielseitig begabter Tennenbronner » de Heinz Nienhaus. Le Bäslecarl fut entre autre un des premiers photographes de la Forêt Noire et en 1900 il fonda l’édition « Verlag Carl Hermann Tennenbronn » ,une maison d’édition des cartes postales, cartes postales dédiées à Tennenbronn et aux paysages de moyenne forêt noire (mittlerer Schwarzwald). Cartes postales et photos du Bläsecarl, qui sont reproduites dans l‘ article de Nienhaus nous font découvrir un paysage de forêt noire, aujourd’hui‘ hui presque disparu et oublié , petits hameaux , grand espaces de prés et de champs ainsi que les forêts sombres des sommets ; aujourd’hui‘ hui la forêt est presque partout :une grande partie des espaces ouverts ont littéralement été dévorés par la forêt (pour une analyse un peu plus scientifique sur le problème de la fermeture des paysages en Forêt noire voir aussi Neff et al. 2004 ). Notons aussi que dans le même numéro de la Kräz le même auteur nous présente un article sur Schramberg et la Raumschaft Schramberg comme destination de l’organisation Kraft durch Freude (Nienhaus, H. (2009) : « Kraft durch Freude » (KDF) in Schramberg. Auf den Spuren der Nationalsozialistischen Sonderorganisation der „Deutschen Arbeitsfront” (DAF).). Cet article est aussi très bien illustré et nous présente une image de Schramberg et de ses environs durant les années 1933 – 39. Donc ici la mémoire des paysages a survécu grâce aux archives photographiques, comme par exemple l‘ Archiv Kasenbacher – et dans le cas des articles de Nienhaus aux archives privées de l’auteur Heinz Nienhaus.
En ce qui concerne la durabilité des photos de paysages, je viens (en utilisant entre autres le Kodachrome C-64) de recevoir un petite lettre (en allemand) de Kodak que je reprends comme scan ici – Kodak me suggère donc d‘ utiliser le Ektachrome 100G pour remplacer le C – 64 – mais auparavant faudrait-il déjà trouver un nouveau reflex (ou faire réparer les anciens). Avec le Ektachrome 100G, qui est présenté par Kodak comme le successeur du C-64, et un nouveau reflex analogique, en fait il ne reste que la Leica, la photographie du paysage version traditionnelle est hors de prix : à la longue il ne restera que le reflex numérique.
Donc pour en finir aujourd’hui – la révolution numérique est partout – elle change nos habitudes de regarder, de lire ,de nous souvenir et de nous construire notre mémoire et notre imaginaire. Heureusement il reste encore le livre, mais comme je l’ai écrit déjà plus haut – je pense qu’au moyen terme une grande partie du livre et du monde de l’édition se trouvera sur support numérique. Mais peut être je me trompe ? Qui sait ?
Vue d’automne sur la Martinskirche (eglise St. Martin) de Grünstadt dépuis la « Tiefenthaler Hohl » (C. Neff 18.10.2008 Film Kodakchrome C- 64 ; Camera Olympus OM-4 ; Scan Nikon 8800F)
Nienhaus, H. (2009) : Bäslecarl – ein vielseitig begabter Tennenbronner. In: D’Kräz, Beiträge zur Geschichte der Stadt und Raumschaft Schramberg, 29, 57 – 65.
Nienhaus, H. (2009) : « Kraft durch Freude » (KDF) in Schramberg. Auf den Spuren der Nationalsozialistischen Sonderorganisation der „Deutschen Arbeitsfront“ (DAF). In: D’Kräz, Beiträge zur Geschichte der Stadt und Raumschaft Schramberg, 29, 10 – 22.
Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 12 au 13 décembre 2009. Evénement extrêmement rare à Grünstadt et dans le reste du palatinat, car ici on parle même de « Toscane du Palatinat » ou de « Toscane allemande». Neige et hivers rigoureux sont si rares ici que je me suis mis depuis quelques années déjà à faire des photos des premières neiges à Grünstadt. Evènement tellement rare que je me suis donc mis à préserver sous forme de photo. Le palatinat et surtout la Unterhaardt entre Grünstadt et Bad Dürkheim ne fut jamais le pays de la « weisse Weihnacht » (pays de Noël blanc)
Mais ceci n’a rien à voir avec les changements climatiques, qui sont tellement en vogue en ce moment. Autrefois, dans les années 1980, on parlait même du pays des citrons allemands. En fait on ne trouvait pas de vrais citronniers dans les jardins du palatinat, mais des Poncirus (Poncirus trifoliata ) qui en Allemagne partage le nom vernaculaire Bitterorange (orange amer) (mais aussi Bitterzitrone, dreiblättrige Orange) avec le Bigaradier (Citrus aurantium). Mais à ma connaissance il n’y n’a jamais eu de Bigaradier dans les jardins du palatinat. De nos jours, on peut même parfois rencontrer ici et là des Kumquat nagami (Fortunella margarita) comme plante ornementale. Je ne m’étonnerais même pas de trouver des Mandariniers satsuma (Citrus unshui) dans les jardins du palatinat, mais je crois que les aptitudes climatologiques du satsuma ne sont pas encore connues du grand public, ni en Allemagne, ni en France. Les Agrumes cités en haut sont tous des espèces pouvant pousser en plein air sous le climat méditerranéen & subméditerranéen, – donc leur présence en Palatinat (et dans le reste du Oberrheingraben /plaine rhénane) n’a rien d’exceptionnel, et surtout rien à voir avec les changements climatiques. Les « modes de jardins » changent – et les agrumes cités en haut se raréfient plutôt dans les jardins du palatinat, en ce moment la mode serait plutôt aux palmiers, les Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei) surtout ,sont en train de prendre un place importante dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim, et même en Alsace on peut observer le phénomène (Neff 2007). Le palmier de Chine, qui peut résister à des températures jusque – 18°est donc particulièrement bien adapté à la culture ornementale en paysage subméditerranéen, disons partout où la vigne pousse et où on peut faire un bon vin, le palmier de Chine peut très bien réussir. Ceci n’à rien avoir avec les changements climatiques, même s’il y a des scientifiques qui font de la progression du Trachycarpus leur cheval de bataille pour prouver le réchauffement climatique. Une espèce méditerranéenne qui réussit depuis fort longtemps dans les jardins de palatinat, est l’arbousier – les fleurs et les fruits de l’arbousier sous les rares neiges du Palatinat cela peut donner de très belles images. Mais en ce moment c‘ est le Trachycarpus qui est en vogue dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim transforment la Toscane allemande de plus en plus en petit Tessin palatinois, notons que les chataigners sont déjà là depuis les temps des Romains (Abt et al. 1993)
Avec les premières neiges de l‘ hiver qui sont arrivées cette nuit de l‘ ouest (donc apparemment de France) à Grünstadt, la « république des livres » nous réveille dans le billet « Le petit prince à la triste figure » avec la belle idée de consacrer une Pléiade au petit prince ; « Ne restera alors à l’éditeur original du Petit Prince qu’à prendre les devants en préparant une Pléiade princière ; elle intégrerait non seulement variantes, dessins et brouillons, mais encore tout ce qui relève de la réception (critiques, réactions, commentaires) et enfin le récit de ses aventures posthumes dans les 180 langues dans lesquelles il a été traduit. » Idée tellement poétique que je me suis laissé aller à poster un sorte de poème franco-allemand sur les commentaires , mots que je reprends ici en dessous. Même si il existe déjà un volume de la Pléiade St. Exupery, je trouve l‘ idée de consacrer un volume entier de la pléiade au petit prince comme le suggère Pierre Assouline (voir citation au dessus) vraiment intéressante.
« Une pléiade princière – ! les premières neiges de l‘ hiver font leurs apparition à Grünstadt, – et la république des livres nous apporte l’idée d’une pléiade princière !
«une drôle de petite voix m’a réveillé »
Schneesterne vom Himmel fallen,
und fahles Morgenlicht uns weckt
Im Wüstensand verloren
Erinnerungen aus Kindheitstagen
im Schnee verborgen
die Spuren eines Tages
im Winterschnee wir suchen
uns eine Stimme spricht
« S’il vous plaît, dessine-moi un mouton ! » »
Et pour finir quelques photos hivernales de Grünstadt.
NEFF, C. (2007) : Naturkundliche Beobachtungen in Munchhausen (Frankreich) Sauerdelta und Laurophyllisation in Munchhausen.. In: Vogt, J. et al. (Eds): Karlsruhe, Stadt und Region. Ein Landeskundlicher Führer zu bekannten und unbekannten Exkursionszielen. Karlsruhe, Regionalwissenschaftlicher Fachverlag, p. 201 – 215, (ISBN 978-3-9811189-2-6).
Le reflex, l’Appareil photographique reflex mono-objectif (analogique) est en train de disparaitre, mais cette disparition ne semble pas trop intéresser le grand public. Le vieil Olympus Om-4 que j’avais utilisé pendant les deux dernières années est tombé en panne, auparavant, mon Canon EOS 500, appareil qui m’avait accompagné pendant plus de 15 ans, était déjà tombé en panne, – je me suis mis à la recherche d’un nouveau reflex analogique, un appareil photographique reflex mono-objectif encore en production et en vente. Sauf le haut de gamme (Nikon F- 6) ou le très haut de gamme (Leica R), il n’y plus de nouveau reflex analogique sur le marche. Pour être sûr j’ai même fait un posting sous le titre « Frage zu analogen Spiegelreflexkameras ? » dans le Forum de APHOG, – les « foristes » de ce forum /site de photographie analogique ont confirmé mes observations – le reflex analogique est en train de mourir. Naturellement il y a un marché d’occacasion florissant, où on peut trouver un reflex entre 200- 300 Euro, – mais pour les nouveaux appareils reflex il ne reste que le Nikon F- 6 dont on ne sait pas combien de temps il sera encore produit comme le Leica Série R. La photographie analogique avec Reflex devient donc un domaine pour les ultra-professionnels et un hobby très élitiste, car une Leica R n’est pas à la portée de Monsieur et Madame tout le monde. En écrivant le 24.6.2009 le billet « Un certain regard sur le paysage disparaît : Kodak arrête la production du Kodachrome – Kodak kills kodachrome» je n’imaginais pas que la situation pour la photographie analogique allait se détériorer d’une telle manière. La dominance du tout numérique va complètement bouleverser notre mémoire photographique – car jusqu’à présent le problème de l’archivage long terme des images numériques est loin d’être résolu (voire aussi Après le kangouru de Grünstadt ). La révolution numérique nous a produit un véritable raz de marée d’images, – mais nul ne sait si ces images pourront être encore regardées dans dix ans. Des livres comme par exemple « Hitler dans mon salon. Photos privées d’Allemagne 1933 à 1945 » dont nous parle un billet de la république des livres « Un historien est demandé au salon, Hitler est arrivé » du 6 novembre qui se basent sur nos mémoires photographiques individuelles & collectives (dans ce contexte il me semble aussi important de signaler « Fremde im Visier – Fotoalben aus dem Zweiten Weltkrieg » de Petra Bopp – un livre que nous déchiffre la mémoire photographique des soldats de la Wehrmacht ) ces livres ne pourront peut être plus être écrits car les images numériques auront peut être disparu dans le nomansland numérique. Ou pour citer un autre exemple – l’article de Karin Becker dans la dernière D’Kräz sur les inondations catastrophique de 1959 à Schramberg – article qui se base principalement sur les Archives photographique Kasenbacher (Archiv Kasenbacher) – un tel travail historique deviendra très difficile dans les années qui viennent. Même chose pour l’article de Hans Hekler sur Alicia Nitecki et le camp des déportés qui se trouvaient de 1944 – 45 à Lauterbach en Forêt Noire dans le même numéro de la Kräz.
Ce problème d’archivage de photos numériques ne concerne pas seulement une mémoire photographique collective historique qui ne semble peut être pas concerner de prime abord une grande majorité . Mais c’est faux, – tout cela nous concerne au niveau individuel. Les parents qui voudraient peut être regarder dans une dizaine ou une vingtaine d’années les photos des premières années de leurs enfants auront ,si ils ne se sont pas mis a un vrai travail d’archivage systématique – très bien décrit dans l’article « So archivieren Sie Digitalfotos richtig» du SPON – un vrai problème – les données numériques seront probablement devenues illisibles. La lisibilité à long terme de notre mémoire photographique est certainement un des grands problèmes non résolus de la photographie numérique. Une diapositive Kodachrome peut encore briller dans ses couleurs originales 50 ou 60 ans après le développement. Quid de nos photographies numériques dans 50 ou 60 ans ?
Sources citées :
Becker, Karin (2009) : Unwetterkatastrophe am 21. Mai 1959. In: D’Kräz‘ 29, 71 – 80.
Bopp, Petra (2009): Fremde im Visier – Fotoalben aus dem zweiten Weltkrieg. Kerber Verlag Bielefeld, ISBN 978-3-86678-294-5
Hekler, Hans (2009): Nach über 45 Jahren Lauterbach wieder entdeckt, ungewöhnlicher Blick in eine schwierige Zeit. In: D’Kräz 29, 2-9.
Riss (2009): Hitler dans mon salon. Photos privées d’Allemagne 1933 à 1945. Paris : Les Echappés, ISBN 9782357660144
Le vendredi 20.11.2009, le blog „paysage“ vient de dépasser le seuil des 10.000 visites. Je remercie mes lecteurs pour leur fidélité. Les quatre articles ayant jusqu‘ au vendredi 20.11.2009 reçu le plus de visites et dépassé la fameuse barre des 5% comme pour les élections au Deutsche Bundestag, se retrouvent dans le tableau suivant.
Pas de grands changements par rapport aux dernières blogostatistiques. Clotilde Reiss (Les images qui se ressemblent ) est toujours enfermée à l’ambassade de France – donc N’oublions pas Clotilde Reiss, – n’oublions pas les prisonniers politiques en Iran, – « et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin » comme je l’avais déjà écrit le 20.6.2009. » Dans ce contexte, surtout en ce qui concerne Clotilde Reiss, le petit billet de Plapperstorch „Falsches Spiel“ vaut certainement la lecture – même si j‘ avais déjà écrit la même chose dans le blogostatistiques 9000- mais les choses n‘ ont malheureusement pas évolué – sauf que le procès contre Clotilde Reiss vient de recommencer – et on ne sait pas trop comment tout cela va finir. Tous cela me rappelle malheureusement l’affaire Helmut Hofer comme je l’avais déjà écrit dans les blogostatisque 4000.
En ce qui concerne les blogostatistiques, je vais ralentir le rythme – une blogostatistique toutes les 5000 visites cela devrait suffire et de plus je crois à la fiabilité de l’outil wordpress. C’est bon pour donner un ordre de grandeur, pas plus, car parfois on a l’impression que les chiffres donnés dans les détails sont plutôt contradictoires. Pour les grandes lignes des ordres de grandeurs cela semble être plausible, – pour le reste n’en parlons pas.