Après le kangourou de Grünstadt, la panthère des Ardennes ?

Vendredi matin (6.11.2009), à la radio (SWR1RP ) nous apprîmes la nouvelle. La panthère des Ardennes , après avoir traversé la France, le Luxembourg, la Belgique est arrivée en Allemagne. On croit que le grand félin, après avoir fait un tour vers Aix la Chapelle, est en train de pénétrer dans l’Eifel, ce qui fait croire que la panthère est bien arrivée en Rheinland-Pfalz. Une panthère apparemment francophone – venue des sombre forêts des Ardennes et de l‘ Argonne qui font un peu peur, arrivée en territoire germanophone. Le périple de la panthère est documenté dans ce petit film. Donc après le kangourou de Grünstadt , le palatinat est maintenant confronté à la panthère des Ardennes. Sinon, ce fut surtout la Schweinegrippe – le nom vernaculaire donné à la Grippe A (H1N1) en Allemagne – qui provoqua quelques scènes de désorganisation ,car apparemment à Grünstadt on n’était jusqu‘ à présent pas préparé à ce que la maladie puisse arriver ici , et touche en plus une école. On est loin de la soi-disant organisation parfaite allemande à la prussienne car les premiers vaccins pour les personnels médicaux arrivèrent avec plus d‘ une semaine de retard le mardi 3.11.2009. C‘ était le jour où les lecteurs de la Unterhaardter Rundschau decouvrirent avec stupéfaction les premiers cas de la nouvelle grippe dans l‘ école primaire – la Dekan Ernst Schule – de Grünstadt. On aurait pu croire se trouver dans un pays du tiers monde vu le degré de désorganisation des milieux publiques sanitaires. Le Gesundheitsamt( l’office de santé) n‘ était même pas capable de publier une liste correcte des Impfärzte, les médecins chargés de la vaccination. Vendredi matin avec l‘ apparition de la panthère des Ardennes, la Unterhaardter Rundschau avec un long article de Klaus Stemler (6.11.2009) « Steht das Allwetterbad vor dem Aus » nous étions informés que la ville de Grünstadt risque de perdre sa piscine pour cause de coûts de rénovation exorbitants. Mauvais nouvelle pour les Grünstadter Delphine, – un des meilleurs clubs de natation du palatinat.

Une autre mauvaise nouvelle qui risque bien d‘ avoir des répercussions dans le Leiningerland et à Grünstadt est l‘ affaire Opel. Au moins , cela nous vaut un Kurt Beck qui charge – ein kämpferischer Kurt Beck – une image rarement vue – et un son rarement entendue. Si Kurt Beck réussit vraiment à sauver l‘ Usine Opel de Kaiserslautern, les chances sont grandes qu’il gagnera les prochaines « Landtagswahlen » – mais le combat sera certainement rude.

Une petite bonne nouvelle, – la Rheinpfalz (Lietsch 6.11.2009) nous apprend que Dirk Niebel (voir aussi mes billets la gare de Leucate – La Franqui et Quelques réflexions sur l’invité d’honneur de la Buchmesse 2009 à Frankfurt ) veut vraiment couper l‘ aide au développement à la Chine. Pour finir ce billet j‘ aimerais signaler un des derniers billets de la république des livres « Un historien est demandé au salon, Hitler est arrivé » qui nous ouvre les entrailles de l‘ Allemagne des années 30/40 – et qui nous procure des discussions et commentaires fort intéressants. Sans pouvoir entrer dans le fond de la discussion, car je ne connais pas le livre, il me semble important de noter qu‘ avec la numérisation de notre mémoire photographique (voir mon billet Un certain regard sur le paysage disparaît ) -il sera très difficile dans quelques années d‘ éditer un tel livre. La photo comme archive de notre mémoire collective et individuelle risque fort de disparaître si nous ne songeons pas à trouver des solutions pour l‘ archivage à long terme des photos et films numerique. Combien de temps est- ce que le petit film sur la panthère des Ardennes sera-t -il consultable ? Est qu il survivra dans des archives – ou disparaitra-t-il simplement dans quelque temps. Est-ce que le petit film montrant « Kurt Beck » devant les usines de Opel le 5.11.2009 à Kaiserlautern survivra au temps ?

Sources :

Stemler, Klaus (6.11.2009) : Steht das Allwetterbad vor dem Aus. In: Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz , Freitag 6. November 2009.

Lietsch, Jutta (6.11.2009): Danke Deutschland – die angekündigte Streichung der Entwicklungshilfe hat die Chinesen überrascht. In: Die Rheinpalz 6. November 2009, Nr.2598, Jg. 65.

Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz Dienstag 3. November 2009: An Schweinegrippe erkrankt – Grünstadt – Bestätigter Fall an der Dekan Ernst Schule – dem Kind geht es gut.

Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz Mittwoch 4. November 2009: Langer Weg bis zur Diagnose -Grünstadt – junge Schweinegrippe-Patientin auf dem Weg der Besserung – Mutter eine Odysse.

Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz Samstag 7. November 2009: „Erste Anlaufstelle immer der Hausarzt“- Grünstadt: Bei Verdacht auf Schweinegrippe vorher anmelden – Abstand zu anderen Personen halten.

Christophe Neff, Grünstadt le 8.11.2009

Des Corbières à la Méditerranée – quelques mots sur un livre présentant une partie des paysages des Corbières maritimes.

« Des Corbières à la Méditerranée »  est un livre, plutôt un volume illustré, livre de photographie, de Jean Belondrade (Photographies) et Nicole Clodi (Textes), – présentant les paysages & hommes de la partie orientale des Corbières maritimes. Je reprends ici la couverture du livre en espérant  ne pas rencontrer les difficultés de Bob Garcia , difficultés dont un des derniers billets de la république de livres nous  informent.  Mais présenter un livre, un œuvre même d’une façon critique, c’est d’une certaine manière aussi une forme de promotion -promotion positive ou promotion négative. « Des Corbières à la Méditerranée » nous présente les paysages d’une partie de la façade orientale des Corbières maritimes. A première vue, on pourrait croire que le livre nous présente les communes du Canton de Sigean, mais il manque la commune de Peyriac-de-Mer, qui ne fait pas partie de la communauté de communes Corbières en méditerranée .

En faite le livre nous montre les paysages des dix communes Port-la-Nouvelle, Sigean, Leucate, La Palme, Portel-des-Corbières, Fitou, Roquefort-des-Corbières, Caves, Treilles, Feuilla de l‘ intercommunalité Communauté de communes Corbières en Méditerranée .  Comme le livre porte le logo Corbières méditerranées on peut penser que la Communauté de communes Corbières en Méditerranée a participé au moins partiellement au financement de ce volume illustré.  Le livre nous presente chaque commune de l’intercommunalité avec une petite partie texte et quelques photos de paysages, de scènes de vie de village etc.  On rencontre Fréderic le maréchal ferrand à La Palme, Giovanni l’heureux apiculteur de Treilles, Giovanni Palamara d’ont j’ai déjà parle dans le billet « Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009) ».  Oui, le livre nous montre hommes et paysages des Corbières maritimes, sans les clichés habituels – comme les couchers de soleil en mer, flamands roses sur les étangs, surfeurs glissant en grand formats à travers vents & vagues, le Canigou photographié à travers les amandiers fleuris du plateau de Leucate, – cela manque ou est extrêmement rare.  Le seul coucher de soleil que je remarque dans le livre est le coucher de soleil sur la Caramoun , page 73. Donc vraiment  une belle surprise dans ce livre de photographie  de ne pas rencontrer les stéréotypes d’un paysages touristique de façon mer, plage, coucher de soleil etc. Naturellement comme chaque paysage est aussi une construction sentimentale & intellectuelle – dans ce contexte je ne peux que suggérer  la lecture du livre « Vieldeutige Natur – Landschaft, Wildnis und Ökosysteme als kulturgeschichtliche Phänomene » édité par Thomas Kirchhof & Ludwig Trepl (2009) – le livre de Jean Belondrade & Nicole Clodi nous présente leur vision des paysages de la façade orientale des Corbières maritimes. Vision que je trouve personnellement assez réussie. Deux petit points mériteraient dans une réédition d’être corrigés! Chaque photo aurait gagné si la date précise – ou au moins un date approximative – comme par exemple – été 2008, avril 2007 était indiquée.  En feuilletant le livre, on a l’impression de rencontrer la mémoire photographique du paysages des Corbières maritimes entre 2005 et 2008, – mais en réalité cela reste difficile à cerner. On aurait aussi aimé avoir quelques informations bibliographiques – au moins pour les lecteurs désirant un complément d’informations sur les villages & paysages rencontrés dans ce livre. Nous retrouvons en dernière page au-dessus des informations éditoriales comme le numéro d’ISBN, un petit remerciement à Marc Pala « Remerciements à Marc Pala qui a partagé amicalement sa connaissance des lieux et de l’histoire, ainsi qu’à tous les personnages qui ont collaboré à la réalisation de ce livre. »  Qui est Marc Pala (C’est peut être lui ?)  Est-ce que les informations historiques proviennent toutes de Marc Pala – et sont-elles  sourcées et sourçables ? Un peu plus de rigueur éditoriale aurait certainement amélioré le livre.  Il reste donc un peu de regret car au moins le lecteur avisé a l’impression de lire (ou de regarder) une publicité intelligemment bien faite, mais qui reste quand même un produit de publicité pour la  Communauté de communes Corbières en Méditerranée. Néanmoins le livre me plait et je pense qu’il vaut bien le prix des 20 euros. Le livre réunit dans ses photos mes propres impressions de paysage actuelles (2005-2009) des Corbières maritimes entre Feuilla, La Palme et Leucate. C’est donc un livre à recommander pour tout lecteur désirant avoir une vision photographique + quelques informations historiques complémentaires – sur les paysages actuels caractéristiques  des Corbières maritimes, – une petite géographie visuelle de la Communauté de communes Corbières en Méditerranée.

Sources :

Belondrade, Jean ; Clodi, Nicole (2009): Des Corbières à la Méditerranée. Goanda Éditions Toulouse,  ISBN 978-2-9534366-0-0

Kirchhof, Th. ; Trepl, L. (2009) : Vieldeutige Natur, Landschaft, Wildnis und Ökosystem als kulturgeschichtliche Phänomene. Transcript Verlag Bielefeld, ISBN 978-3-89942-944-2

Christophe Neff, Grünstadt le 28.10.2009

La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009)

De retour à Grünstadt, de retour dans les brumes rhénanes, les premières gelées blanches- c’est déjà  le  « Spätherbst » avec ses lumières d’hiver qui débute.  Aujourd’hui dimanche, le soleil a enfin assez de force pour percer la couche épaisse de brouillard. L’Allemagne a depuis quelques heures un nouveau gouvernement, – et j’étais particulièrement surpris de voir Dirk Niebel promu ministre fédéral de la Coopération économique et du Développement. Surpris comme beaucoup d’autres allemands aussi, car Dirk Niebel est surtout  considéré  comme un  spécialiste du marché du travail (Arbeitsmarkt), – mais certainement pas comme un  spécialiste du développement. Dirk Niebel et moi – nous avons passé quelques mois ensembles à  Calw, chez les Fallschirmjäger, les paras allemands, – en été 1985, nous passions ensemble le « Unteroffizierlehrgang Teil I » -il y a  maintenant 24 ans. (Nous somme tous les deux officiers de réserve de la Bundeswehr de nos jours, – Dirk Niebel d‘ après Wikipedia.de comme Capitaine (Hauptmann d.R.) et moi Commandant (Major d. R.).

On devrait peut-être lui rappeler que la FDP était le parti qui militait pour l’annulation de l’aide au développement pour la Chine (voir aussi mon billet Quelques réflexions sur l’invité d’honneur de la Buchmesse 2009 à Frankfurt). Mais peut-être ce vœu pieux de la période électorale est-il déjà oublié ?  On devrait peut être lui le rappeler ? Autrement presque pas de surprise, sauf de voir Karl-Theodor zu Guttenberg au ministère de la défense et peut etre d‘ apprende que Günther Oettinger l’actuelle ministre-président du Land de Bade-Wurtemberg a été désigné par le gouvernement allemand pour le prochain commissaire européen de nationalité allemande.

L’Allemagne a donc repris son souffle politique – nous avons un nouveau gouvernement –  et une opposition jusqu’à présent presqu‘ invisible.

le-vieux-panneau-oct-2009.1256478474.jpgPhoto 1: Le vieux panneau d‘ un autre temps – en direction de la gare de Leucate la Franqui.  (Photo C.Neff Canon Powershot A720IS 15.10.2009)

Mais je voulais écrire sur la gare de Leucate – La Franqui . En fait Leucate possède une petite gare de campagne. Je la connais depuis au moins 40 ans – le temps où la ligne Narbonne-Port Pou était encore un des derniers refuges de la traction à vapeur en France, –  la ligne où les belles américaines, les 141 R tiraient de longs convois de trains de marchandise jusqu’en 1973. Et donc depuis ma plus jeune enfance ,je suis devenu un « trainspotter » – et depuis que je fais de la photo – j’ai eu mon premier appareil de photo en 1974- je fais des images des paysages de train. Malheureusement j’ai eu mon premier appareil de photo après la disparation des 141 R sur la ligne Narbonne – Port Bou. Mais régulièrement, depuis mon enfance, j’ai fait des  photos de trains à la Gare de Leucate-La Franqui.  Notons que je ne suis pas le seul, car la ligne Narbonne-Port Bou traversant mer & étangs entre Narbonne, Port La Nouvelle, Leucate et Salses est un spot assez renommé pour les trainspotters  européens.  Sur la commune de Leucate c’est surtout le petit pont sur l’étang de Lapalme , sur l’ancien grau de la Franqui qui reliait  la mer ouverte avec l’étang de Lapalme, qui est un site apprécié par les trainsspotters.  Mais comme j’ai quelques souvenirs personnels, je préfère faire du trainspotting à la petite gare de Leucate.  En plus, on peut y  faire des observations intéressantes. La crise économique est aussi perceptible pour le trainspotter – là où il y  a quelques années on pouvait encore voir toutes les 20 à 30 minutes un train de marchandise – on en voit peut être un toutes les deux heures. La maigre fréquentation de la ligne  Narbonne – Port Bou par des trains de marchandise est peut être donc  une retombée de la crise – ou peut être la Sncf, le rail a tout simplement perdu tout son  trafic vers la route, vue l’armada des camions sur l’A 9.  Deuxième observation – le voyageur arrivant à la gare de Leucate – la Franqui hors saison n’ayant pas la chance d’être récupéré  par un proche, a surtout besoin de temps et de patience, car il n’y a ni bus, ni taxis pour le voyageur désirant se rendre à la Franqui, Leucate-Village, Port Leucate, etc.  C’est pour ainsi dire le désert.  On pourrait peut être – comme je L’avais déjà écrit en 1998 (Neff 1998)  revitaliser l’idée d’un chemin de fer reliant la Gare de Leucate-La  Franqui à Port Leucate.  Car aujourd’hui‘ hui – comme je l’aie perçu  la semaine dernière pendant mes sessions de trainspotting, – le voyageur malchanceux arrivant à la gare de Leucate, doit prendre son mal en patience en espérant qu’un taxi finisse par  arriver ou prendre ses bagages en main et faire le trajet à pied.

mit-22-minuten-verspatung-fahrt-der-ter-nach-perpignan-weiter-17102009.1256479011.jpgSamedi 17.10 vers 16.59 ; le TER de 16.37 assure par une rame AGC partant pour Perpignan – avec 22 minutes de retard. (Photo C.Neff Canon Powershot A720IS 17.10.2009)

tgv-durchbraust-leucate-la-franqui-17102009.1256479461.jpgSamedi 17.10 vers 16.52; un TGV traversant la Gare de Leucate – La Franqui en filant vers Perpignan. (Photo C.Neff Canon Powershot A720IS 17.10.2009)

Sources :

Neff, C. (1998): Kulturlandschaftswandel, Fremdenverkehr und Biodiversität auf der Halbinsel Leucate (Dept. Aude/ Frankreich). In: Fremdenverkehrsgebiete des Mittelmeerraumes im Umbruch. Beiträge der Tagung des Arbeitskreises „Geographische Mittelmeerländer- Forschung“ vom 11.-13. Oktober 1996 in Regensburg. Regensburger Geographische Schriften, H. 27, 99-135, Regensburg. (ISBN 3-88 246-193-4)

Christophe Neff, Grünstadt le 25.10.2009

Impression d‘ un dimanche d‘ automne à Port Leucate (18.10.2009)

Vendredi c‘ est la journée  du marché  à Leucate , au vieux village, marché décrit dans un billet précédent. Dimanche, c‘ est la journée de marché à Port Leucate. Marché avec déjà plus d‘ ambiance que le marché de vendredi de Leucate village.

marche-du-dimanche-port-leucate-18102009.1255896796.jpgPhoto 1: Ambiance de marché dominical à Port Leucate (C.Neff Canon Powershot A720IS 18.10.2009)

Mais le grand marché du dimanche, c‘ est à Saint-Laurent-de-la-Salanque qu‘ on le trouve. La Salanque, riche terre agricole, terre maraichère, terre de l‘ abricotier, des jardins d‘ orangers, – tous cela se trouve au marché de St. Laurent de la Salanque. Sauf peut -être les Oranges, qui proviennent à quelques exception près d‘ Espagne. Vraiment un marché à découvrir ! Nous trouvons un joli portrait du marché de St. Laurent de la Salanque dans le Blog « Book-Catalogne  » sous le titre de «Le Marché de Saint Laurent de la Salanque ».  Donc un marché vivant qui vaut le détour. Revenons à Port Leucate, avec une nouvelle église catholique (St. Jacques), un petit marché du dimanche, une librairie papeterie ouverte à l’année, deux trois brasseries & restaurants ouverts  à l‘ année, un article wikipedia (de qualité plutôt moyenne) – Port Leucate est devenue un petit centre économique considerable.

eglise-st-jacques-port-leucate-14102009.1255897290.jpgPhoto 2 : La nouvelle église St. Jacques à Port Leucate (C.Neff Canon Powershot A720IS 14.10.2009)

Un centre économique considérable qui persiste hors saison touristique.  Peut être le jour viendra où Port Leucate, – la nouvelle station touristique des années 1960-70 – née entre  sables dunaires, étangs et mers – nommé le désert français, ou l’Afrique française par les géographes (Neff & Scheid 2005)  supplantera un jour le vieux village.  Pour le préciser – c’est le cordon littoral transpercé par divers grau permanents et épisodiques, le lido entre la presque‘ île de Leucate et l‘ embouchure de l‘ Agly qui fut appelé l’Afrique française par les géographes et botanistes ( Conill 1933, Neff & Scheid 2005     ).  Pour les lecteurs intéressés par l‘ histoire écologique du lido entre Leucate et le Barcarès  et lisant l‘ allemand je pense que l’article de Neff & Scheid «Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon »  peut être une lecture intéressante.  Dans ce cadre, – mais dans une approche régionaliste & historique se place le livre de Jacques Hiron «Il était une fois Leucate » sur l’histoire de Leucate, où on trouve quelques détails (et photos intéressantes) sur l’histoire de la nouvelle station de Port Leucate.  Donc Port Leucate vu l’affluence hors saison de son marché dominical ne se porte pas si mal que ca !

herbstansicht-kyklos-18102009.1255897992.jpgPhoto 3 : Vue automnale sur le Kyklos – quasiment le berceau de Port Leucate. ((C.Neff Canon Powershot A720IS 18.10.2009)

Sources citées :

Conill, L. (1933) : Végétation de la Salanque et des Corbières orientales Roussionnaises. Commentaires botaniques de la Carte des productions végétales, Feuille XXV – 48, Perpignan N.W. Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire  des Pyrénnées Orientales. Perpignan, p. 189 – 261.

Hiron, Jacques (2005) : Il était une fois Leucate. Leucate,  Ed. du Cap Leucate, 2005. (reprint) (Des infos sur le livre se trouvent sur le site de Jacques Hiron.)

Neff, C., Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In:  Geographische Rundschau, 57, Heft 9, 38-44.

Christophe Neff, Port Leucate le 18.10.2009

Quelques remarques sur Thalassa : escale à Tunis (émission du 16.10.2009)

Presqu’un mois après mon  billet sur une émission de Thalassa – Quelques remarques sur Thalassa à Lisbonne (émission du 11.9.2009) et la littoralisation du Cap Saint – Vincent (Cabo de São Vicente) , voici à nouveau quelques remarques sur une émission de Thalassa, donc l‘ émission du 16.10.2009 intitulée « Escale à Tunis ». Une émission qui m’a rappelé quelques souvenirs personnels. J’ai particulièrement remarqué le reportage sur la Kroumirie. C’est une des régions tunisiennes presqu’inconnues du  grand public, mais que personnellement j’apprécie beaucoup pour ses paysages et  ses forêts. Au niveau forêts je pense même, naturellement cela est très subjectif ,  n’avoir durant mes multiples voyages  à travers les forêts méditerranéennes rencontré de si belles forêts de Chênes zeen (Quercus canariensis) et de Chênes lièges (Quercus suber). Je pense que rien que pour pouvoir visiter et voir  le patrimoine forestier de la Kroumirie, des Mogods – le voyage vers Tabarka  en vaut la peine.

Très bonne idée aussi de faire le voyage  avec le TGM en compagnie de Férid Boughedir. Mais pourquoi le voyage s’arrête- il déjà à Sidi Bou Said ? Pourquoi ne  pas prolonger le voyage à la Marsa Gare, jeter un coup d’œil à la librairie mille feuille  (en ce qui concerne la Marsa on trouve quelques mots dans le billet « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir ») , prolonger la randonnée vers la Sebkha d’Ariana. La Sebkha d‘ Ariana où on parle de faramineux projets de développement, où un investisseur des émirats aimerait réconcilier développement urbain & écologie. Un projet, ou plutôt une idée qui aurait sûrement intéressé les spectateurs de Thalassa.  Une idée de valorisation qui mériterait le débat.

Naturellement j’ai aussi lu les critiques sur le forum de Thalassa sur l’émission du 16.10.2009. Mais ce n’est pas l’objectif de la série Thalassa de faire une analyse sur le développement démocratique au Maghreb.  Ceci serait un autre format. En ce qui concerne l’état écologique des côtes tunisiennes, en les comparant simplement à l’état des côtes espagnoles méditerranéennes, à la densité du bétonnage des côtes espagnoles, la Tunisie se tire plutôt bien de l’affaire. Naturellement la littoralisation pose aussi problème pour la Tunisie, mais jusqu’à maintenant sûrement moins que pour d’autres pays méditerranéens. Donc je réitère ici ce que j’avais déjà écrit dans Quelques remarques sur Thalassa à Lisbonne (émission du 11.9.2009) et la littoralisation du Cap Saint – Vincent (Cabo de São Vicente) :

« Personnellement. je crois que cette littoralisation est pour nos côtes européennes un danger aussi important que ces fameux changements climatiques qui remplissent les pages des médias. En ce qui concerne la méditerranée, je l’ai démontré pour la Tunisie (2006, 2007) – mais le diagnostic est à mon avis aussi valable pour une très grande partie des côtes méditerranéennes. Je considère la littoralisation massive (et dans une moindre mesure la californisation) des côtes méditerranéennes comme un des principaux risques environnementaux des décennies à venir. (Je viens de tenir une conférence sur le sujet à Karlsruhe au sein de la Tüxen-Gesellschaft (5.9.2009) sur le sujet (Neff 2009)) On nous parle beaucoup de changements climatiques, :la littoralisation galopante des côtes de l’Europe du Sud, le début de ce processus dans les pays du Maghreb est aussi un sujet environnemental alarmant – et si on finit par se réveiller quand le dernier centimètre de côte méditerranéenne sera bétonné , il sera trop tard. »

Donc globalement l’émission Thalassa – escale à Tunis (émission du 16.10.2009) m’a bien plu, – même si c’était un peu superficiel par endroits. Un bravo sur les quelques minutes sur la Kroumirie.

Sources :

Neff, C. (2000): MEDGROW – Vegetationsdynamik und Kulturlandschaftswandel im Mittelmeerraum. Mannheimer Geographische Arbeiten, H. 52, Mannheim (Dissertation/PHD-Thesis). (ISBN 3-923750-80-3)

Neff, C. (2006) : Projections Ecosystèmes tunisiens 2030, (Resumé révisé de L’EXPOSE <<Projections Ecosystèmes tunisiens 2030>> tenu le 6.7.2006 à Sidi Bou Said) Karlsruhe.

NEFF, C., ALOUI, A., EL HAMROUNI, A., SOUISSI, A. , GROSSMANN, A. (2007) : Ecosystèmes. In : République Tunisienne, Ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, GTZ (Coopération technique allemande) (Eds.) : « Stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques », Cahier 7, Rapport des groupes d‘ experts, p. 33- 43.

Neff, C. (2009): Global Change Prozesse in Tunesien – eine Vorschau auf 2030. Vortrag im Rahmen des 9. Workshop des Arbeitskreises Biomonitoring/ Global Change der Reinhold – Tüxen-Gesellschaft vom 04. – 06. September 2009 in der Pädagogischen Hochschule Karlsruhe unter dem Thema: Biomonitoring und Global Change – Arten, Biotope und Landschaften im Wandel -.

Christophe Neff, Port Leucate le 18.10.2009

Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009)

Vendredi c’est la journée du marché à Leucate, à Leucate Village comme on dit ici. Hors saison estivale, un vrai petit  marche typique d’arrière- pays méridional. Rien de touristique,  un petit marche local. Parfois ,quand je tiens de cours d’écologie terrestre dans les environs de Leucate et des Corbières maritimes j’amène parfois les étudiants pour leur montrer un marché vivant. Donc ce matin, je passe au village faire un tour à la Librairie de la Presse, la dénommée  librairie Adamus, et je vais faire un tour au marché de Leucate. Mais quelle déception !  Est-ce que l’air glacé de la tramontane a fait  disparaître le marché de Leucate. Je ne retrouve que 4 – 5 stands sur la place de la république face à  la statue de Françoise de Cezelly. Un stand de  fleuriste, -3 à 4 quatre stands de vente de légumes, et le stand de vente du miel de l‘ apiculteur de Treilles tenu par Madame Palamara. Eh bien , les pots de  miel de Giovanni Palamara,( Giovanni immortalisé dans le livre de Belondrade & Clodi (2009) sur la page 154 sous le titre « Giovanni se définit lui-même comme un « happy culteur » ), avec quelques fleurs et légumes – les derniers mohicans du marché de Leucate.  Giovanni Palamara, apiculteur à Treilles dans les Corbières maritimes, qui nous a –  à moi et mes étudiants donné  de  vrais cours pratiques sur l’apiculture et la Flore mellifère des Corbières.

Un marché qui meurt, c’est un paysage qui meurt. Il a y à peu prés  15 ans, le géographe allemand Fred Scholz (1994) montrait en citant l’exemple du marché d’Uzès comment la vitalité d’un paysage culturel se reflétait dans l’image de son marché. Apparemment ,vu  l’impression que j’ai eu aujourd’hui‘ hui du marché de Leucate, le paysage culturel, la « Kulturlandschaft » des Corbières maritimes ne se porte pas très bien. Peut être était-ce simplement le souffle glacé de  la tramontane  qui a fait fuir les « marchands » ,espérons -le.  En tous cas, même avec une tramontane glacée,  l’épouse de Giovanni Palamara avec  ses petits pots de Miel et ses sacs d’amandes tient encore bien la garde !

Photo 1: Sacs d’Amandes et pots de Miel de Giovanni Palamara. (C.Neff Canon Powershot A720IS 16.10.2009)
Photo 2: Vue sur une partie du marché du vendredi 16.10.2009 à Leucate (C.Neff Canon Powershot A720IS 16.10.2009)
Photo 3 : Les petit pots de miel de Giovanni Palamara – les derniers mohicans du petit marché de Leucate. (C.Neff Canon Powershot A720IS 16.10.2009
Photo 4 : Vue sur la Libraire de la Presse à Leucate, la nommée Librairie Adamus. (C.Neff Canon Powershot A720IS 16.10.2009)

Sources :

Belondrade, J.; Clodi, N. (2009): Des Corbières à la Méditerranée. Goanda Éditions Toulouse,  ISBN 978-2-9534366-0-0

Scholz, Fred: Funktion und Dynamik von Wochenmärkten im Süden Frankreichs: Uzès (Gard) als Beispiel. In: Die Erde, 125 (1994), p. 15-35.

Christophe Neff, Port Leucate le 16.10.2009

Blogostatistique 7000

Le mardi 13.10.2009, le blog „paysage “ vient de dépasser le seuil des 7000 visites. Je remercie mes lecteurs pour leur fidélité. Les trois articles ayant jusqu‘ au mardi 13.10.2009 reçu le plus de visites et dépassé la fameuse barre des 5% comme pour les élections au Deutscher Bundestag, se retrouvent dans le tableau suivant. Pas de grands changements par rapport au blogostatistique 6000, sauf qu’avec Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ? un billet écrit en allemand se retrouve dans ce classement. Cela montre bien à quel point le prix de Nobel de Littérature pour Herta Müller a surpris l’Allemagne.

Remarquons que, comme je l‘ avais déjà écrit dans le Blogostatistique 5000 – «  L’article « les images qui se ressemblent » qui traite de l’affaire Clotilde Reiss – a fait un très bon score mais notons cependant  que l’affaire est loin d’être close – même si Clotilde a pu heureusement sortir de la prison d’Evin : je ne vois donc aucune raison pour tomber dans l’euphorie , tout cela peut encore durer, peut- être même très longtemps. » N’oublions pas Clotilde Reiss – et là, je rejoins le commentaire du Plapperstorch du 11.9.2009 « Gutes Gedächtnis »! Donc ici les choses n’ont guère changé, à ce que je sache , Clotilde Reiss n’a pas encore pu rejoindre le sol français. Et de plus, en Iran les choses empirent de jour en jour, les premières condamnations à mort sont tombées, et d’autres vont malheureusement sûrement suivre. Notons qu’à peu près, le seul à parler de Clotilde Reiss dans la blogosphère allemande est le « Plapperstorch », récemment avec le billet « Ohne Kopftuch ». N’oublions pas Clotilde Reiss, – n’oublions pas les prisonniers politiques en Iran, – « et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin » comme je l’avais déjà écrit le 20.6.2009.

Pl. Article %
1.) 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes 17,16
2.) Les images qui se ressemblent 15,13
3.) Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ? 11,15
43,44%

Blogostatistique : Placement et pourcentages 7000 du Blog paysage

les-premiers-lumieres-du-levant-13102009.1255608597.jpgPhoto : les premières lumières du levant sur la plage de  Port Leucate vers 8.03 13.10.2009 (C.Neff Canon Powershot A720IS)

Christophe Neff,  Port Leucate le15.10.2009

Livres de l’automne– la sélection de la Rheinpfalz (Bücher des Herbstes)

Le Samedi 10.10.2009 la Rheinpfalz vient de sortir un supplément « Bücher des Herbstes » (livres de l’automne).  Ce supplément apporte quelques compléments d‘ information à mon dernier billet – Le monde de l’édition & libraires allemands surpris par le Nobel pour Herta  et pourrait donc aussi un peu enrichir les commentaires du billet Le Nobel de littérature à Müller, Orthofer et Ladbrokes de la république des livres.  Les commentaires sur le blog de Pierre Assouline sont toujours intéressants à lire, et nous apprenons ainsi que  Kunststoff Thierry fut un des  rares dans « le deutsche Sprachraum » (la sphère de la langue allemande) de pouvoir encore acheter un livre de Herta Müller. Il eut  la chance de trouver  un des derniers exemplaires de la « Atemschaukel » encore en vente dans le deutsche Sprachraum – et il nous en parle déjà dans son blog sous le titre de « Herta Müller: Ausverkauft! „Atemschaukel“ ihr letztes Buch, die einzige Arbeit die man kaufen kann „.

Revenons au « Bücher des Herbstes » de la Rheinpfalz. Sorti le 10.10, donc deux jours après la proclamation du Nobel de littérature 2009 – sur les cinq pages du supplément ,on n‘ y trouve pas un mot sur l‘ œuvre littéraire de Herta Müller. Ceci montre très bien à quel point l’Allemagne littéraire fut surprise par le Nobel pour Herta Müller. Par contre une vraie surprise – sur la deuxième page de ce supplément une très bonne critique du prix Goncourt 2008 de Atiq Rahimis « Syngué sabour. Pierre de patience » qui vient d’être traduit en allemand «Starke Worte – Atiq Rahimis aufrüttelnder Roman Stein der Geduld ».  Le livre de Rahimi semble être très bien accueilli par la critique littéraire allemande car nous trouvons aussi une critique très positive dans la Zeit sous le titre « Afghanistan unser aller Krieg ».  Revenons à la Rheinpfalz et son supplément – sûrement plus lue que la partie littéraire de la Zeit (au moins dans le Palatinat)- donc pour les « Bücher des Herbstes » en deux jours on semblait ne pas être capable d’écrire un mot sur le prix Nobel de littérature 2009. Etrange ? Peut -être la rédaction de la Rheinpfalz n’a-t-elle  tout simplement pas pu trouver de livres de Herta Müller, car actuellement il n’y en a  plus sur le marché du livre allemand.

Et quels livres sont donc recommandés par la rédaction de  la Rheinpfalz aux lecteurs du Palatinat ? Voici un petit listing des deux premières pages du « Bücher des Herbstes » de la Rheinpfalz.

Page 1 :

Kaluza, Stephan: Die (unsichtbare) Mauer. Dumont Verlag (Bildband)

Roberto, Bolano : « 2666 »; Roman aus dem Spanischen von Christian Hansen. Hanser Verlag München

David Foster Wallace:“Unendlicher Spaß“. Roman aus dem amerikanischen Englisch von Ulrich Blumenbach, Verlag Kiepenheuer & Witsch, Köln

Page 2:

Atiq Rahimi: „Stein der Geduld“. Roman aus dem Französischen von Liz Künzli. Ullstein, Berlin.

Petra Giloy-Hirtz und Ira Stehmann: „New York sleeps“. Prestel Verlag München.

Till Brigleb: „Die diskrete Scham“. Suhrkamp Frankfurt am Main.

Leonard Cohen: „Das Lieblingsspiel“; aus dem Englischen von Gregor Hens, Blumenbaar Verlag München.

Nick Cave: „Der Tod des Bunny Munro“;  aus dem Englischen von Stefanie Jacobs, Kiepenheuer und Witsch, Köln.

Ce petit listing nous montre bien ce qu‘ on lit réellement dans les confins du palatinat. Décidément le prix Nobel de littérature 2009 Herta Müller n’est pas encore arrivé dans « la tiefste Provinz »( la profonde province du Palatinat) – et cela pourra durer, car en ce moment en Allemagne, il n‘ y  a plus de livres de Herta Müller – les stocks des libraires, des grossistes sont vides – un phénomène vraiment extrêmement rare en Allemagne.

Sources :

Die Rheinpfalz, Bücher der Herbstes, Samstag 10 Oktober 2009

Christophe Neff, Grünstadt le 10.10.2009

Le monde de l’édition & libraires allemands surpris par le Nobel pour Herta Müller

Le prix  Nobel de littérature 2009  pour Herta Müller à complètement déboussole le monde de l‘ édition et des librairies allemandes. Les livres de Herta Müller sont devenus introuvables, même sur amazon.  Pour ce monde des lettres allemand, la décision du comité du Nobel était apparemment une vraie surprise.  Ceci à tel point que mes derniers billets allemands,  Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ? du 7.09.2009 -basé principalement sur le Nobel  à  Müller ? de la république des livres – et « der Nobelpreis geht an Herta Müller » ont  reçu une attention particulière – un veritable pic de lecteurs. Jamais depuis son existence le blog paysagen‘ a reçu autant de visites. Dans ces circonstances, on aimerait faire parvenir le message aux commentateurs de  Le Nobel de littérature à Müller, Orthofer et Ladbrokes dans la république des livres. L‘ Allemagne fut totalement surprise par le prix Nobel pour Müller, à tel point que les livres de Herta Müller sont devenus introuvables, aussi bien chez mon libraire, la librairie Frank à Grünstadt (Buchhandlung Frank ) que dans les librairies des grandes villes comme Mannheim, ou Stuttgart – et même comme je l‘ ai écrit déjà plus haut, également  chez amazon. Et les rééditions, sauf pour la « Atemschaukel », vont apparemment prendre du temps, on parle de semaines, de mois etc.

Tous ces gens qui maintenant se jettent  sur les livres de Herta Müller, – le mercredi 7.10.2009 ne connaissaient pas du tout la romancière Herta Müller, n’avaient jamais entendu parler d’elle. Et le grand guru des lettres allemands Marcel Reich – Ranicki semblait être tellement surpris  qu’il ne  voulait pas donner de commentaire « Nicht äußern zur Ehrung wollte sich übrigens Marcel Reich-Ranicki: „Ich will nicht über die Herta Müller reden.“ Dass Philip Roth den Preis wieder nicht bekommen hat, kommentierte der Literaturkritiker trocken: „Ich habe es seit vielen Jahren erlebt, dass er jedes Jahr den Preis nicht bekommt. Und ich habe damit gerechnet, dass diesmal eine Frau ihn bekommen wird.“  sur Herta Müller.

Et voici la traduction française

(traduction faite par E. Neff):

« Je ne veux pas parler de Herta Müller. »et Ranicki commente sèchement le fait que Philipp Roth n’ait encore pas, cette année, reçu  le Prix : « Je vis de nombreuses années où il ne reçoit toujours pas le Prix. Et cette année, je calculais que cette fois, ce serait une femme qui serait récompensée. »

Et pour finir, je viens de mettre the Literary Saloon dans mon blogroll.

Christophe Neff, Grünstadt le 10.10.2009

Les massacres de Conakry du 28.9.2009 introuvables sur Wikipedia.fr

Pourquoi – est ce qu’on ne trouve pas d‘ article sur les massacres de Conakry du 28.9.2009  sur Wikipedia.fr ? Pourquoi  ? Alors que Wikipedia.en nous en présente un sous le titre de 2009 Guinea protest (et même en pt et es il y a des articles) créé par l’utilisateur SpaceFligth89 le 28.9.2009 à 21.29. !

La réponse  se trouve peut- être dans un des mes derniers billets « Qui pleure les morts de Conakry » où j’écrivais « A part cela, l’opinion mondiale a depuis longtemps enterré la Guinée, comme une grande  partie de l’Afrique noire ». Opinion et medias français auraient-ils aussi comme le reste du monde enterré la Guinée ?

Christophe Neff, Grünstadt le 5.10.2009