Retour à Grünstadt – le carillon de Sankt Martin reste muet – et autres potpourris des vacances d’été 2010 passées à Port Leucate

Après deux semaines de vacances familiales à Port Leucate, retour à Grünstadt où je découvre que le carillon de l’église protestante St. Martin est encore muet. En fait, un coup de foudre avait eu raison d’un des rares carillons du palatinat le 6. Juin 2010. Depuis, les habitants de Grünstadt attendent la réparation du carillon avec impatience, – mais la communauté protestante de Grünstadt doit d‘ abord se consacrer à réparer la toiture de l’église qui a souffert de la tempête Xynthia. Mais le jour viendra, une fois la toiture réparée, où on pourra  s’attaquer à la réparation du carillon de Grünstadt. Peut être l’automne entendra de nouveau le son du carillon. En fait j’avais cru pendant les deux semaines de vacances sur les rives de la méditerranée que le carillon de Grünstadt serait réparé pendant cette période de vacances – et  que,de retour à Grünstadt, j’aurais pu à nouveau entendre le son familier du carillon qui baigne cette petite ville du palatinat dans un paysage de sons. Reste le bruit de l’autoroute qui par vent du Sud envahit la ville – et qui donne au paysages des notes plutôt désagréables.

Les vacances familiales à Port Leucate se sont bien passées. Beau temps, beaucoup de tramontane – deux orages – et parfois des Canadairs rechargeant leur réservoir d’eau dans l’étang de Leucate (De très belles photos de Canadairs rechargeant leur réservoirs d’eau se trouvent  dans le billet Des canadairs pour Eric Woerth du blog le chasse-clou ). Pas de grands incendies de forêts dans les environs, sauf l’incendie dans le massif de la Clape . Vent, soleil et plage – et parfois des services de taxis pour la famille – pour les leçons de planches à voile, stage de cheval, courses à Perpignan. Petit sortie vers Port la Nouvelle faire voir les bateaux de commerce et les chemins  de fers portuaires aux enfants. Cela me rappelle ma propre enfance – quand mon grand père Jean Migliori m’emmenait sur le port du Rhin à Strasbourg voir les grands chalands rhénans – ou m’amenait à la gare de la Franqui chercher ou déposer la famille qui venait en train à Leucate – car Port Leucate c’est une vielle histoire de famille qui débuta en 1968. Souvent c’était l’Oncle Jean Pierre qui arrivait en train – c’est lui qui me donna le goût de la lecture de la vie du rail que je lis encore de nos jours. Les installations ferroviaires de la gare de Leucate étaient plus importantes que de nos jours – deux voies d’évitement ,qui donne 4 voies, plusieurs voies de garage – et jusqu’en 1973 les locomotives à vapeur – les braves américaines, les 141 R. Mais tout cela est une histoire d’un autre temps.

Ces vacances d’été à Port Leucate se composèrent de quelques sorties qu’on ne trouve guère dans les guides. Croisières avec la belle Aude entre le Barcarès et Collioure. Ce petit voyage en mer  (très houleux par temps de forte tramontane ) fait découvrir une rare partie de la côte languedocienne pas encore complètement bétonnée – la partie entre l’embouchure de l’Agly et du Têt.

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Autrefois royaume du Bordigou – on se demande combien de temps cette partie du littoral résistera à la littoralisation, la  californisation, au bétonnage tout court.  Autres visites qui ne se trouvent dans aucun guide : les chemins de la liberté dans la vallée de la Baillaury à Banyuls , ou le mémorial Walter Benjamin à Port Bou en Espagne. Peut être en parlerai-je dans un autre billet ultérieurement.

St. Jacques – der helige Jacobus – Namenspatron von St. Jacques de Port Leucate, photographiert bei der Fête de Saint Jacques, – erster Jahrestag der consecration von St. Jacques de Port Leucate/ Jacques – Saint Jacques – Patron de St Jacques de Port Leucate, photographié lors de la Fête de Saint Jacques, – premier anniversaire de la consécration de St Jacques de Port Leucate, © Christophe Neff, 25.07.2010

Une chose qui m’a particulièrement plû pendant ces vacances – c’était le premier anniversaire  de la consécration de l’église St. Jacques de Port Leucate en présence de l’évêque Alain Planet. St. Jacques de Port Leucate est une église dont l‘ architecture qui me plaît particulièrement bien  – et dont je parlais  déjà  ici : Impression d‘ un dimanche d‘ automne à Port Leucate (18.10.2009)   et ici  « St. Jacques de Port de Leucate – au clair de la lune de mai 2010 ». Surtout l’ensemble carillon, nefs de l’église – et les vergers d’olivier -forment un paysage très spécifique. Notons aussi puisque nous parlons de carillon que le Carillon de St. Jacques de Port Leucate est un des rares carillons dans le midi méditerranéen.

Pas beaucoup de temps de lecture. Quelques chapitres dans Luc Guerre « Leucate – histoire de mon village » – livre dont je parlai un peu dans « Eté 2010 : les jours de marché à Leucate Village »  – et lecture très intensive de „La France a un problème avec la Bible“ dans la RDL – J‘ aurais bien aimer avoir le temps de lire « Les cornes de Moïse. Faire entrer la Bible dans l’histoire » – car La France a un problème avec la Bible m’a beaucoup donné envie de lire ce livre. Mais jusqu’à présent je n’ai pas encore  eu l’occasion de le faire.

Lecture : cela fut pendant les vacances la lecture du monde version papier – et même si je suis abonné à la version électronique -J’aime bien lire pendant les périodes de temps la version traditionnelle sur  papier du Monde. Je pense que le Monde devrait même pour ses lecteurs à l’étranger proposer  un abonnement version électronique + Version Week End élargie contenant le monde du vendredi + le monde des livres, le Monde du Samedi + le  Monde Magazine  + le Monde du Dimanche. Peut être le jour viendra-t-il  où les services d’abonnement du Monde proposeront une telle version d’abonnement pour ses fidèles  lecteurs vivant hors du territoire français.

Je fus ému, attristé et choqué par la fin tragique et brutale de Michel Germaneau. Michel Germaneau essayait de faire parvenir de l’aide humanitaire dans un des pays les plus pauvres de la planète : le Niger,  qui une fois de plus menacé par une famine. Au moins peut être les quelques observateurs politiques qui s’intéressent encore à l‘ Afrique noire francophone comprendront-ils  que le « Sahel » pourrait devenir la nouvelle proie d’Al Quida ?

Mais c’est grâce à la lecture intensive du Monde version papier traditionnelle  durant mes deux semaines de vacances à Port Leucate  que je découvre une France de plus en plus dans le doute, sans réel repère républicain, un gouvernement ébranlé par les scandales (Karachi, Bettencourt), qui cherche son salut dans un discours que je qualifierais de « pseudo-sécuritaire »  et de « bouc émissaire ». Pseudo -sécuritaire car la déchéance potentielle de la nationalité pour les « Intensivstrafttäter » issus de l’immigration – les concernés s’en moquent totalement ,ils vivent déjà dans un autre univers.  Cela ne résoudra certainement pas le problème de l’insécurité grandissant dans les grandes agglomérations urbaines , qui sera certainement un des grands défis pour les grandes démocraties européennes – car c’est un problème européen, problème qui est aussi en train de s’élargir en Allemagne.

Le succès du livre de la défunte juge pour adolescents Kirsten Heisig « Das Ende de Geduld – Konsequent gegen jugendliche Gewalttäter » – le livre s’empara de la sortie de la première édition la premier place de la Spiegel Bestsellerliste  (Spiegel Bestellerliste 32/10 Hardcover). Le problème défie nos sociétés et malheureusement les solutions simples n’existent pas.  L‘ objectif  primaire de cette campagne publicitaire – car c‘ est ainsi que je la perçois- a été largement atteint :  le gouvernement gagne quelques points favorables dans l‘ opinion publique (voire les résultats de divers sondages), les affaires Bettencourt & Karachi tombent presque dans l‘ oubli médiatique ( voir aussi  le commentaire de  TKT  du 10.8.2010 23 :07 dans Pour saluer Tony Judt  de la RDL   «Avez vous remarqué que les propos de Grenoble de N. Sarkozy et le surenchérissement d’Hortefeux, ont fait taire les médias sur l’affaire Bettencourt-Bettencourt? Les médias ont besoin d’un sujet du jour, il faut bien vendre, c’est légitime. Je préférais le haro sur Woerth, que les propos débiles, peut-être même dangereux, sur la nationalité qui se retirerait comme on retire une couette.  «) l’affaire est gagnée. Mais l’insécurité dans les banlieues chaudes ne changera pas d’un jota. Comme je l‘ ait déjà écrit dans « Vue de Grünstadt-Von Grünstadt aus gesehen: „Xenophobia: Casting Out the Un-French“ (NYT 5.8.2010) » ,si ,en particulier en France, on ne trouve pas bientôt des réponses au problème de l’insécurité dans les banlieues – nous risquerons bientôt de nous trouver en face de situation mexicaine , où la drogue et la violence sèment la gangrène  surtout les classes moyennes. Malheureusement ni le gouvernement de Monsieur Sarkozy ni l’opposition de gauche en France (même situation en Allemagne) ne se sont lancés dans une vraie discussion de fonds, une vraie recherche de solution valable et praticable sur le terrain.  Peut -être devrait-on  conseiller  à  l’oreille et la plume de Monsieur Sarkozy Henri Guaino à condition qu’il maîtrise l’allemand la lecture « das Ende der Geduld ».

Mais ce que j‘ ai aussi découvert en revenant de mes vacances, que ce virage « pseudo-sécuritaire », cette direction et la vitesse qu’elle a pris  suggère qu‘ on voudrait bien doubler le FN sur certaines positions pour gagner quelques voix électorales de plus – ceci n‘ a provoqué dans les medias allemands aucune réaction, à l‘ exception d‘ un commentaire très engagé de Gerow von Randow   «Sarkozy rückt mit repressiver Rhetorik nach rechts » -.  Ma réponse à ce vide médiatique concernant la dérive « pseudo-sécuritaire » de la politique intérieure française en Allemagne est le sujet du billet  « Vue de Grünstadt-Von Grünstadt aus gesehen: „Xenophobia: Casting Out the Un-French“ (NYT 5.8.2010) – òu j‘ ai  inclus le titre de l‘ éditorial du New York Times du  5.8.2010 – éditorial que j‘ approuvé à 100 % ! Ajoutons que Stefan Simons du Spiegel publiait aujourd’hui (13.8) un commentaire intéressant sur les événements de la politique intérieure française sous le titre « Sommertheater à la Sarkozy »  – et Simons a bien raison – il s‘ agit vraiment d‘ un vraie « Sommertheater » !

Il me reste quelque jours de paisibles vacances à Grünstadt, – si le soleil veut bien revenir il me reste encore du temps pour quelques randonnées en Forêt Noire, sur le Haardtrand, – quelques lectures ,  les deux derniers billets de la RDL «On peut aimer deux pères » sur le nouveau livre d‘ Eric Fottorino et     « pour saluer Tony Judt »  un billet de nécrologie sur Tony Judt  m‘ ont particulièrement bien plu.  Dans ce contexte le lecteur maîtrisant l’allemand découvrira l’interview de Tony Judt avec Jörg Lau  « Wir brauchen eine ethische Weltsicht »  de la Zeit – cet interview fut enregistré quelques jours avant le décès de Tony Judt.

Et peut- être trouverai-je aussi le temps et le repos nécessaire pour pouvoir enfin lire un livre entier.  La lecture de « l’homme qui m’aimait tous bas » de Eric Fottorino durant mon long congé de maladie après mon accident de mai 2009 m’avait particulièrement bien plu – et la lecture de «  On peut aimer deux pères  m’a donné aussi envie de lire « Questions à mon père ».  Notons que ce fut cet accident de mai 2009 – et la longue période de reconvalescence qui donna naissance à ce blog (les dépêches du grand bouleau )- et après tout jusqu’à présent le blog (et son auteur) se portent bien.

Jeudi prochain , c’est  la rentrée pour l’auteur du blog paysages . finis les temps libres de lectures et de l’écriture de longs billet de blogs. Après la rentrée, le carillon de la Martinskirche de Grünstadt résonnera -t- il peut -être à  nouveau dans les rues et ruelles de Grünstadt, sur les vignobles et paysages de la Unterhaardt.

Livres et sources cités :

Guerre, Luc (2009) : Leucate – Histoire de mon Village. Béziers, Imprimerie du Sud Offset et continue, ISBN 978-2-917212-10-3

Heisig, Kirsten (2010) : Das Ende der Geduld. Konsequent gegen jugendliche Gewalttäter. Freiburg (Herder), ISBN 978-3-451-30204-6

Photos – tous © C.Neff :

1.) Panneau „chemins de la liberté“ dans la vallée de la Baillaury (Banyuls) 29.07.2010.

2.) St. Jacques à Port Leucate (Eglise Saint Jacques de Port Leucate) 25.07.2010.

Christophe Neff,  Grünstadt le 13.8.2010

P.S. (13.8.2010 13:39): Ce Post Scriptum pour signaler le petit billet de blog «Retour aux fondamentaux » d’Alain Juppé, que j’ai découvert grâce à l’article « Alain Juppé critique le virage sécuritaire de la majorité » du Monde.fr. . Des propos très bien argumentées – qui pourrait enfin un peu calmer les esprits et d’entamer une vraie discussion de fond sur l’insécurité.

Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt

Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 12 au 13 décembre 2009. Evénement extrêmement rare à Grünstadt et dans le reste du palatinat, car ici on parle même de « Toscane du Palatinat » ou de « Toscane allemande». Neige et hivers rigoureux sont si rares ici que je me suis mis depuis quelques années déjà à faire des photos des premières neiges à Grünstadt. Evènement tellement rare que je me suis donc mis à préserver sous forme de photo. Le palatinat et surtout la Unterhaardt entre Grünstadt et Bad Dürkheim ne fut jamais le pays de la « weisse Weihnacht » (pays de Noël blanc)

Mais ceci n’a rien à voir avec les changements climatiques, qui sont tellement en vogue en ce moment. Autrefois, dans les années 1980, on parlait même du pays des citrons allemands. En fait on ne trouvait pas de vrais citronniers dans les jardins du palatinat, mais des Poncirus (Poncirus trifoliata ) qui en Allemagne partage le nom vernaculaire Bitterorange (orange amer) (mais aussi Bitterzitrone, dreiblättrige Orange) avec le Bigaradier (Citrus aurantium). Mais à ma connaissance il n’y n’a jamais eu de Bigaradier dans les jardins du palatinat. De nos jours, on peut même parfois rencontrer ici et là des Kumquat nagami (Fortunella margarita) comme plante ornementale. Je ne m’étonnerais même pas de trouver des Mandariniers satsuma (Citrus unshui) dans les jardins du palatinat, mais je crois que les aptitudes climatologiques du satsuma ne sont pas encore connues du grand public, ni en Allemagne, ni en France. Les Agrumes cités en haut sont tous des espèces pouvant pousser en plein air sous le climat méditerranéen & subméditerranéen, – donc leur présence en Palatinat (et dans le reste du Oberrheingraben /plaine rhénane) n’a rien d’exceptionnel, et surtout rien à voir avec les changements climatiques. Les « modes de jardins » changent – et les agrumes cités en haut se raréfient plutôt dans les jardins du palatinat, en ce moment la mode serait plutôt aux palmiers, les Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei) surtout ,sont en train de prendre un place importante dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim, et même en Alsace on peut observer le phénomène (Neff 2007). Le palmier de Chine, qui peut résister à des températures jusque – 18°est donc particulièrement bien adapté à la culture ornementale en paysage subméditerranéen, disons partout où la vigne pousse et où on peut faire un bon vin, le palmier de Chine peut très bien réussir. Ceci n’à rien avoir avec les changements climatiques, même s’il y a des scientifiques qui font de la progression du Trachycarpus leur cheval de bataille pour prouver le réchauffement climatique. Une espèce méditerranéenne qui réussit depuis fort longtemps dans les jardins de palatinat, est l’arbousier – les fleurs et les fruits de l’arbousier sous les rares neiges du Palatinat cela peut donner de très belles images. Mais en ce moment c‘ est le Trachycarpus qui est en vogue dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim transforment la Toscane allemande de plus en plus en petit Tessin palatinois, notons que les chataigners sont déjà là depuis les temps des Romains (Abt et al. 1993)

Avec les premières neiges de l‘ hiver qui sont arrivées cette nuit de l‘ ouest (donc apparemment de France) à Grünstadt, la « république des livres » nous réveille dans le billet « Le petit prince à la triste figure » avec la belle idée de consacrer une Pléiade au petit prince ; « Ne restera alors à l’éditeur original du Petit Prince qu’à prendre les devants en préparant une Pléiade princière ; elle intégrerait non seulement variantes, dessins et brouillons, mais encore tout ce qui relève de la réception (critiques, réactions, commentaires) et enfin le récit de ses aventures posthumes dans les 180 langues dans lesquelles il a été traduit. » Idée tellement poétique que je me suis laissé aller à poster un sorte de poème franco-allemand sur les commentaires , mots que je reprends ici en dessous. Même si il existe déjà un volume de la Pléiade St. Exupery, je trouve l‘ idée de consacrer un volume entier de la pléiade au petit prince comme le suggère Pierre Assouline (voir citation au dessus) vraiment intéressante.

« Une pléiade princière – ! les premières neiges de l‘ hiver font leurs apparition à Grünstadt, – et la république des livres nous apporte l’idée d’une pléiade princière !

«une drôle de petite voix m’a réveillé »

Schneesterne vom Himmel fallen,

und fahles Morgenlicht uns weckt

Im Wüstensand verloren

Erinnerungen aus Kindheitstagen

im Schnee verborgen

die Spuren eines Tages

im Winterschnee wir suchen

uns eine Stimme spricht

« S’il vous plaît, dessine-moi un mouton ! » »

Et pour finir quelques photos hivernales de Grünstadt.

le grand bouleau im Winterkleid
Le Grand Bouleau de Grünstadt en habit d’ hiver (Photo ©  C.Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

neige et fruits d' Arbousier 13.12.2009
Neige et fruits d‘ arbousiers à Grünstadt (Photo  © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

 

fleurs d'arbousier hivernale Dez. 2009
Nuits d’hiver à Grünstadt et fleurs d’arbousier hivernale (Photo © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

Nuit d' hiver à Grünstadt - Arbousier
Neiges, lumières et arbousier hivernales à Grünstadt (Photo © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

 

Sources :

ABT, T., FRANKENBERG, P., NEFF, C. (1993): Quantitative Untersuchung der Waldmantelgesellschaft des Haardtrandes zwischen Landau und Bad Dürkheim. In: Erdkunde, Bd. 47, H. 4, 282-300.

NEFF, C. (2007) : Naturkundliche Beobachtungen in Munchhausen (Frankreich) Sauerdelta und Laurophyllisation in Munchhausen.. In: Vogt, J. et al. (Eds): Karlsruhe, Stadt und Region. Ein Landeskundlicher Führer zu bekannten und unbekannten Exkursionszielen. Karlsruhe, Regionalwissenschaftlicher Fachverlag, p. 201 – 215, (ISBN 978-3-9811189-2-6).

Christophe Neff, Grünstadt le 13.12.2009

Die Depeschen von der großen Birke und das Känguru von Grünstadt

Zwischen Grünstadt und Ebertsheim wurde ein Känguru gesichtet. Das hat Grünstadt etwas Medienprominenz eingebracht – so konnte man das heute morgen in der Unterhaardter Rundschau der Rheinpfalz nachlesen „Känguru wird zum Medienstar„, da hat es auch schon erste „Internetperceptionen“ gegeben wie Beispielsweise „Känguru hüpft durch die Pfalz “ – . Eigentlich ist die Sache etwas älter, denn schon vergangenen Freitag den 14.8 gab es schon einen Bericht in der Unterhaardter Rundschau über das Känguru von Grünstadt, – damals hieß es noch das Ebertsheimer Känguru – aber da die Rheinpfalz nur einen verschwindend kleinen Rest ihrer regionalen und lokalen Berichterstattung ins Netz stellt hat es ein paar Tage gedauert bis die Nachricht sich über ganz Deutschland ausgebreitet hat. Bei meinen Spaziergängen über den Grünstadter Berg ist mir das Rothals-Wallayby (auch Rothalsfiliander genannt), um ein solches Känguru soll es sich nämlich laut Rheinpfalz handeln, jedenfalls bisher nicht begegnet. Dort auf dem Grünstadter Berg müßte es ja irgendwo weilen. Mal schauen wie lange es dauert bis das Grünstadter Känguru seinen ersten Wikiepdia Artikel bekommt. Man hat übrigens nicht so sehr weit entfernt von Grünstadt, in Frankreich, im elssäsischen Flüsschen Ill bei Colmar einen Piranha geangelt – das scheint mir weit beunruhigender zu sein als das Grünstadter Kanguru, aber der „Piranha von Colmar “ scheint es bisher bis her noch nicht in die deutschen Medien geschafft zu haben. Sollte mir das Grünstadter Känguru mal tatsächlich begegnen werde ich es hier in diesem Blog kundtun.

Der Nachrichtenwert, dass die Depeschen von der große Birke nun der Vergangenheit angehören, entspricht zwar nicht dem des Grünstadter Känguru, – das wurde auf französisch im Billet „Le grand bouleau cesse d’émettre “ was soviel heißt wie „die große Birke stellt die Sendungen ein“ , schon am 16.8. kundgetan, dennoch hier also die Nachricht in Deutsch für meine deutschsprachigen Leser.

Es geht mir inzwischen wesentlich besser und ich werde Anfang September auch wieder meinen Dienst am Institut für Geographie und Geökologie am KIT aufnehmen werden. Da bleibt nicht viel Zeit zum Schreiben eines Blogges. Das Paysages-Blogg werde ich zwar weiterführen, – aber es wird wohl weit weniger Beiträge als bisher geben – wahrscheinlich wird es ein ephemeres Wochenendblog werden. Deutschsprachige Leser, so zumindest teilt es mir die wordpress Statistik mit, habe ich sowieso recht wenig, – nur die beiden Mannheim Artikel „Nachtrag zum Mannemer Dreck – Mannheims Bücherwelten (21.7.2009) “ und „Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim “ wurden relativ häufig gelesen, ansonsten scheint die Wahrnehmung eher geringer zu sein. Man kann hier eher vermuten, dass die Leser meiner deutschsprachigen Blogbeiträge doch eher im erweiterten Bekanntenkreis zu finden sind, während meine frankophonen Leser völlig unabhängig von irgendwelchen persönlichen Beziehungen in der ganzen frankophonen Welt zu finden sind. Da es mich natürlich freut, dass meine Beiträge gelesen werden, werde ich wahrscheinlich einen Großteil meiner zukünftigen Beiträge auch in Französisch verfassen. Wobei ich unabhängig davon in welcher Sprache ich editiere, alles was in Grünstadt verfasst wurde, werde ich, so habe das auch in „Le grand bouleau cesse d’émettre “ kundgetan, als Grünstadter Depeschen kategorisieren. Insofern, wurde die Grünstadter Depesche Nr. 2 mit dem Titel „Die Depeschen von der großen Birke und das Känguru von Grünstadt „ nicht nur in Grünstadt verfasst, sondern hat auch mit einem Nachrichtenereignis aus Grünstadt zu tun. Das Grünstadter Känguru hinterlässt sozusagen seine Spuren auch auf dem „Paysage-Blog“. Weit wichtiger erscheinen mir jedoch beispielsweise was ich heute in der Bücherrepublik von Pierre Assouline lesen konnte – „La Bnf se livre à Google „ – die Französische Nationalbibliothek liefert sich Google aus, sprich Google soll einen Teil des Bestandes der französischen Nationalbibliothek digitalisieren. Interessantes Vorhaben, aber angesichts der Monopolstellung von Google kann einem da leicht mulmig werden. Google macht das bestimmt nicht aus bibliophilen Samarititertum, sondern Google will da natürlich à la longe auch Geld damit verdienen. Das ist zwar völlig legitim, – aber dennoch sollten die „digitalen“ Bücherwelten nicht alleine in der Verfügungsgewalt eines privatkapitalistischen Monopolisten liegen.

Einen weit wichtigeren Nachrichtenwert als das „Grünstadter Känguru“ hat in meinen Augen auch die Tatsache, dass es in Indien eine große Dürre gibt, Dürre die soweit man Le.Monde glaubt „L’Inde est confrontée à une sécheresse historique durchaus historische Ausmaße gewinnen könnte. Da werden Erinnerungen an den kürzlich verstorbenen Dokumentarfilmer Peter Krieg und seinen Film Septemberweizen wieder wach. Wahrscheinlich könnte man die Liste denkwürdiger Nachrichtenereignisse vom 19.08.2009 weiterführen – so jährt sich heute der fünfzigte Jahrestag des Waldbrandes der Forêt des Landes (siehe auch mein Billet Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes ), – das war wohl Europas mörderischster Waldbrand der neueren Geschichte – oder auch was Spiegelonline über Murdochs Überlegungen über Bezahlkultur in Internet unter dem Titel „Hoffnung in Lachsrosa“ (wobei es doch ziemlich gedauert hat bis Mudoch’s Gedanken zum SPON fanden, James Silver berichtete darüber schon am 30.6.2009 in wired.uk unter dem Titel „Can Robert Murdoch save online -news „) verbreitet könnte durchaus in solch eine imaginäre Liste passen. Derweil hoppst das Grünstadter Känguru über den Grünstadter Berg, die Depeschen der großen Birke werden eingestellt, – und das „paysage-blog “ – sprich der Nefflinger bloggt weiter – nur nicht mehr so häufig wie bisher. Und sollte mir das Grünstadter Känguru tatsächlich persönlich begegnen werde ich das auch hier im Blog „paysage“ kundtun.

Quellen:

Stemler, Klaus (2009): Känguru wird zum Medienstar. Grünstadt-Eisenberg: Das im Leiningerland herumhüpfende Beuteltier sorgt für viel Gesprächstoff. In: Die Rheinpfalz Nr. 191- Unterhardter Rundschau – Mittwoch 19. August 2009.

Christophe Neff, Grünstadt le 19.8.2009

Le grand bouleau cesse d’émettre

Fini les dépêches du grand bouleau – le grand bouleau cesse d’émettre. Apres presque trois mois et demi de temps de convalescence et de confinement à Grünstadt en face du grand bouleau du jardin familial ,je viens enfin de retrouver un peu de liberté de mouvement. Le blog « paysage » ne va pas cesser d’émettre, mais le rythme de publication sera donc beaucoup moins soutenu.

Depuis le 24.5. J’ai donc publié 44 notes ou billets, – la plupart des billets furent écrits en français et en allemand – quelques rares aussi en anglais – et le blog a reçu 3631 visites – en 84 jours de fonctionnement cela fait une fréquentation journalière moyenne de 43 visiteurs.

D‘ après les statistiques que fournit le logiciel wordpress-lemonde, – logiciel qui manque un peu de fiabilité statistique, mes lecteurs sont principalement francophones. Mes articles allemands et anglais en contre- partie ne sont, si j’en crois les statistiques wordpress, presque pas lus !

Le tableau suivant montre les trois articles les plus lus de blog paysages. Je remercie mes lecteurs pour leurs visites.

TitrePlacements%

Visitées est.

Les images qui se ressemblent120,809

756

1949 l’incendie meurtrier dans la forêt des landes219,653

714

I Un blog sur les paysages312,861

467

  53,323

1936

L’article « les images qui se ressemblent » mène le palmarès des visites sur le blog paysage avec un commentaire sur l’affaire Clotilde Reiss : au moment où j’écris ces lignes – Clotilde Reiss est encore incarcérée dans la fameuse prison d’Evin et elle a besoin encore besoin notre soutien – signons la pétition de soutien pour Clotilde Reiss .

L’article «1949 l’incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » est un article consacré à l’incendie meurtrier sévissant dans la Forêt de Landes en 1949. Un article très proche de mes préoccupations professionnelles – car étant « géographe & écologue du feu » ou fire ecologist comme disent les anglophones – je suis très proche du sujet.

Le troisième article de ce palmarès interne, l’article I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? était le premier article sur le blog « paysage », donc un article d’introduction qui néanmoins attire encore assez de lecteurs. Un article qui réunit paysages et morceau d’autobiographie.

Naturellement je ne cesserai pas d’écrire mon blog, mais le rythme sera certainement moins soutenu : les billets émis a partir de mon domicile à Grünstadt entreront dans la catégorie «Grünstadter Depeschen». Donc cette note sera la première des Grünstadter Depeschen.

Christophe Neff, Grünstadt le 16.8.2009

P.S.:(16.8.2009 23:55) Si les infos du Monde sont correctes Clotilde Reiss vient d‘ etre libérée !

Réflexion de géographie linguistique: le reportage du « Schweizer Fernsehen » sur le tournage du film « der große Kater » à Interlaken

img_0005der-grose-kater.1250514611.jpgEn préparant ma dernière note « La disparition annoncée de l’éditeur zurichois « Ammann », – et en rédigeant un article sur Thomas Hürlimann pour Wikipedia.fr : en fait, je trouvais que cet auteur suisse manquait cruellement sur wikipedia.fr, je découvris sur le site personnel de Thomas Hürlimann (ce site est aussi hébergé par la maison d’éditioné Amman) , un reportage de la télévision suisse (Schweizer Fernsehen) sur le tournage du film « der große Kater » avec Bruno Ganz, qui est l‘ adaptation cinématographique du roman éponyme de Thomas Hürlimann. En regardant le document, je me demandais qui, en Suisse romande, peut comprendre cette documentation en « Schwyzerdütsch » ?

A mon avis ; en Allemagne, à peu près les 2/3 de la population serait incapable de comprendre la totalité du document télévisé. Le Schwyzerdytsch deviendrait -il une langue germanique à part entière comme le Hollandais ?

En fait, de plus en plus d’interviews de personnalités suisses pour les chaînes allemandes sont sous-titrées en « Hochdeutsch » , car incompréhensibles pour une grande partie des téléspectateurs allemands. Personnellement je n’ai aucun problème avec le Schwyzerdütsch – car Schramberg où j’ai grandi se trouvait à cinq kilomètres de la frontière linguistique qui se situait dans ma jeunesse à Tennenbronn en Forêt Noire qui separait le souabe et l’alémanique. A Tennenbronn, on ne parlait plus le schwäbisch (le souabe) mais l’alemannisch (L’allemand alémanique) , Tennenbronn était d’un point vue linguistique beaucoup plus proche de Bâle ou de Schaffhouse que de Schramberg ou de Stuttgart ou de Tübingen. Ceci dit ,c’était la situation des années 1970, j’ignore la situation actuelle. (Une carte de la situation de 1950 se trouve ici) . Mais comme le Schwyzerdütsch dérive de plus en plus de dialecte en langue autonome , je me demande pourquoi le Kommissär Hunkeler (Hansjörg Schneider ), der große Kater, Mademoiselle Stark, Max Meier & Marie Katz (tous des figures littéraires de Hürlimann), Melnitz, Chanele Mir, Jean Meijer, Arthur Chajim Meijer (tous des figures littéraires de Charles Lewinsky tiré du roman Melnitz) parlent-ils tous Hochdeutsch, parfois même du Hochdeutsch parsemé de mots français.

Il s’agit , précisons-bien, de productions littéraires récentes, la plus ancienne, le roman « der große Kater » a à peine plus de 12 ans. Y aurait-il une discordance entre réalité linguistique et production littéraire en suisse alémanique ?

Non, diront les experts, il s’agit seulement d’une forte diglossie en Suisse alémanique entre le Schriftdeutsch et le Schwyzerdeutsch. Mais n’étant pas expert, mais seulement simple observateur, je me demande où cela va finir !

Notons qu’à part les figures issues du roman Melnitz de Charles Lewinsky (qui existe en traduction française – la traduction française a reçu le Prix Litteraire Lipp Suisse 2009 ) – toutes les autres font partie du monde littéraire des éditons Ammann, maison d‘ édition zurichoise, qui vient d‘ annoncer sa « disparition » pour l‘ hiver 2010 – voir mon dernier billet – ou le billet Edition : chronique d’une mort annoncée de la république des livres. Notons aussi, que j’ai beaucoup de mal à suivre la discussion suivant le billet de Pierre Assouline sur la disparition de la maison d’édition Ammann. Dans certaines des contributions il m’est vraiment difficile de cerner le message, même de voir le rapport avec le billet original qui traite de la « disparition annoncée de la maison Ammann ». Peut être les contributeurs de commentaires aimeraient- ils seulement laisser des traces sur un des blogs les plus lus en France ?

Revenons sur la compréhension du Schwyzerdütsch – les Suisses romands avec ce qu’ils apprennent comme allemand à l’école sont-ils vraiment capables de comprendre leurs compatriotes de Suisse alémanique , comment font- ils si une grande partie des allemands ne comprennent plus le « Schwyzerdütsch ». Qui en suisse romande, qui en Allemagne peut encore l comprendre un reportage comme celui-ci, « Kurzreportage des Schweizer Fernsehens über die Dreharbeiten zum Film der große Kater » ? Naturellement le SF, das Schweizer Fernsehen, s’adresse seulement au public de suisse alémanique. Mais ceci n’interdit pas des questions sur l’avenir de la langue allemande , car si cela continue ainsi, le jour viendra où peut -être les habitants du Oberwallis et du Schleswig-Holstein ne pourront plus que communiquer en utilisant l’anglais ?

Que ceci ne relève pas de la fiction lointaine – nous montre Spiegel-online « Bloß nicht nach Niederbayern » les écoliers dans le District de Basse-Bavière (Niederbayern) ne peuvent plus communiquer avec leurs enseignants car les « maitres » ne comprennent plus leurs élèves parlant un allemand très dialectal ou tout simplement un bavarois tout cru !

Christophe Neff, Grünstadt le 15.8.2009

La disparition annoncée de l’éditeur zurichois « Ammann »

Le Monde des livres devient encore plus petit, je l‘ avais déjà décrit le 12.8.2009 dans le billet allemand Die deutschsprachige Bücherwelt wird kleiner: Ammann schließt 2010 – l‘ éditeur zurichois Ammann a annoncé sa fermeture pour 2010.

Même si l´éditeur Zurichois Ammann , fondé par Egon Ammann et Marie-Luise Flammersfeld en 1981 – est peut être inconnu en France ou dans les pays francophones – pour le monde des livres des pays germanophones, la disparition de Amman est une vraie perte.

Les raisons de la disparition : je cite l‘ info presse officielle de Ammanin eigener Sache : „Die Gründe für diesen Entschluss liegen im fortgeschrittenen Alter der Verleger und in einer Marktsituation, die für Literatur zunehmend schwieriger wird“ – les motifs pour cette décision est l‘ âge avancé des éditeurs et l‘ état du marché qui devient de plus en plus difficile pour la littérature.

Notons que Ammann, c’est aussi un peu la maison mère d’écrivains suisses comme Thomas Hürlimann et Hansjörg Schneider : deux auteurs qui sont presqu’inconnus en France ou dans le reste du monde francophone ; à part « Mademoiselle Stark », aucune traduction des deux n’est, à ma connaissance, actuellement disponible en français. C’est dommage, ! Notons aussi que « der große Kater » de Hürlimann est cours d’adaptation pour le cinéma avec « Bruno Ganz » dans le rôle principal.

Peut être cela pourra-t-il persuader un éditeur français de traduire « la grand matou – der große Kater » de Thomas Hürlimann en français.

Avec la disparition annoncée de la maison d’édition zurichoise « Ammann » – la littérature helvétique, la littérature de langue allemande, le monde des livres devient encore plus petit.

Christophe Neff, Grünstadt le 14.8.2009

P.S : Je viens de découvrir le billet de la république de livres sur la fermeture d’Ammann sous le titre : chronique d‘ une mort annoncée.

Die deutschsprachige Bücherwelt wird kleiner: Ammann schließt 2010

Heute Morgen war es eine kleine Notiz in der Rheinpfalz „Buchverlage – Ammann macht 2010 Schluss“ – und in der elektronischen Zeit war es gestern unter dem Titel „Buchbranche – Der Ammann-Verlag gibt auf “ zu lesen. Der Orignalpressemeldung von Egon Ammann in eigener Sache ist eigentlich kaum etwas hinzufügen. Damit geht ein Stück deutschsprachiger Verlags – und Literaturgeschichte zu Ende – ich meine sogar, dass damit ein Stück deutschsprachiger Kulturgeschichte beendet sein wird.

Für die Freunde der Welt der Bücherwelt ist das Aus des Amman-Verlages ein herber Verlust. Mein erstes Buch aus dem Hause Ammann war „der große Kater“ von Thomas Hürlimann . Ich hatte es im Herbst 1998 erworben, – nach der damaligen Buchmesse. Das letze Buch aus dem Hause Amman habe ich erst vor ein paar Tagen gekauft, – Hansjörg Schneidersdas Wasserzeichen“ – ich habe es ja noch gar nicht gelesen. Im Wasserzeichen befindet sich sogar noch ein Verlagsprospekt von 2003.

Soweit man Taschenbuchausgaben von ursprünglich Originalausgaben des Hauses Ammann mitzählt, dann hat mich der Verlag in den letzten Wochen stetig in der Hunkeler Reihe begleitet – da habe ich als Genesungslektüre alle als Taschenbuchausgabe vorliegenden Hunkeler – Krimis als Genesungslektüre gelesen – vom Paar im Kahn – bis Hunekeler und der Fall Livius.

Ja, ich bin auch notgedrungen Taschenbuchleser – früher als Schüler und Student waren es vor allem finanzielle Gründe die mich zum Taschenbuch führten – heute ist es existenzielles Platzproblem. Wohin mit den ganzen Büchern ? – ein Taschenbuch braucht einfach weit weniger Platz als ein traditionelles Buch. Jedes neugekaufte Buch führt zu einem „existenziellen casse-tête“ – wohin nur mit dem neuen Buch. Jedesmal wenn ich den Kulturteil im Spiegel, den Feuilleton in der Zeit, – Le Monde des Livres – oder auch Pierre Assoulines „Bücherrepublik “ lese – frage ich mich immer wieder – wer hat den die Zeit die ganzen Bücher zu lesen – und soweit diese wirklich gekauft werden – wo finden denn diese ganzen Bücher Platz. Wer hat genug Platz für die ganzen jährlichen Neuerscheinungen? Vielleicht werden aber auch gar mehr nicht so viele Bücher gekauft wie man zu meinen glaubt – dass zumindest legt einem das angekündigte Ende des Ammann Verlages in Zürich nahe.

Das angekündigte Ende des Ammann Verlages in Zürich ist für den deutschsprachigen Freund des Buches und der Bücherwelt kein schöner Tag. Den Verlagsgründern Egon Ammann und Marie-Luise Flammersfeld, sowie allen Mitarbeitern des Verlages sei jedoch gedankt für ihr über 25 Jähriges Engagement für das Buch und die Welt der Bücher !

Christophe Neff, Grünstadt le 12.8.2009

Blog paysage : – dépassement du seuil de 110 lecteurs par jour

Le 10.8 le blog paysages a dépassé le seuil de 110 lecteurs quotidiennement – le blog a reçu 115 visites le lundi 10 août.

C‘ était surtout les articles : les images qui se ressemblent, Mediale Deutsch-französische Wahrnehmungsdifferenzen: Clotilde Reiss und Loubna Ahmed al-Hussein, et l‘ article 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes qui ont contribué à ce succès.

Les deux premiers articles étaient surtout dédiés à l’affaire Clotilde Reiss, – l’article sur les feux de forêts historiques de la Forêt des Landes dédié à l’incendie meurtrier d’août 1949. Notons qu’en ce qui concerne le blog paysages – j’ai mis le blog « Plapperstorch » dans mon blogroll. Plapperstorch semble aussi être un blog allemand (son blogroll contient de nombreux medias français) qui contribue à transmettre des infos françaises dans la blogosphère allemande. En plus un des rares blogs allemands traitant l’affaire Clotilde Reiss avant le 11.08.2009, comme par example le billet Mahmouds Geisel ou Reiss-Gericht .

Clotilde Reiss et les autres 150 accusés devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran – ont besoin de notre soutien !

Signons la pétition pour la libération de Clotilde Reiss . J’ai moi même signé la pétition le dimanche le 9.8.2009 comme signataire numéro 4391 – nous sommes aujourd’hui‘ hui à la signature 6266 (11.8.2009 17:00).

Christophe Neff, Grünstadt le 11.8.2009

Mediale Deutsch-französische Wahrnehmungsdifferenzen: Clotilde Reiss und Loubna Ahmed al-Hussein

Es ist schon erstaunlich wie lange im Zeitalter von Twitter und Internet Nachrichten brauchen um von West nach Ost über den Rhein zugelangen – um dann auch bei uns in Deutschland wahrgenommen zu werden. Loubna Ahmed al-Hussein der ich unter Titel „Madame Courage: Loubna Ahmed al-Hussein “ am 30.7 ein deutschsprachiges Billet widmete brauchte nach meiner Wahrnehmung über eine Woche um in die deutschen Medien zu gelangen. Am Samstag den 8.8 konnte man in der Rheinpfalz auf Seite drei einen Beitrag mit dem Titel „Peitschenhiebe für Hosen tragende Frauen – Eine sudanesische Journalistin wehrt sich“ über die Sudanesin die dem Regime von Umar Hasan Ahmad al-Baschir Omar trotzt lesen. In der frankophonen Presse rund um den Globus war das Thema fast den ganzen Juli ein Dauerbrenner.

Gleiches gilt für Clotilde Reiss , auch wenn es weniger die frankophone Presse, als die französische Presse war, die sich der Affäre um die junge Doktorandin der Bildungsgeographie und Französischlektorin der Universität Isphan widmete. Die „Affäre Clotilde Reiss“ die schon Anfang Juli die französischen Medien beherrschte fand erst heute Eingang in die mediale Wirklichkeit der Bundesrepublik Deutschland. Der Plapperstorch hat das schön mit dem Titel „Medien entdecken Clotilde “ beschrieben. Das war gestern, Sonntag den 9 August 2009. Gestern habe ich auch meinen französischen Artikel mit dem Titel „les images qui se ressemblent “ – die Bilder die sich ähneln – über Clotilde Reiss verfasst. Ich habe dort die Bilder die uns aus dem iranischen Revolutionsgericht erreichten mit denen aus dem Volksgerichtshof verglichen. Heute war in der französischen Presse vor allem von stalinistischen Schauprozessen die Rede, – wie Beispielsweise der Geograph & Iranspezialist & Herausgeber des Atlas de l‘ Iran Bernard Hourcade in einem Interview in Le Monde.fr „“Clotilde Reiss n’est pas une espionne, ne cédons pas à la paranoïa “ sagte. Die deutschen Leitmedien haben fast einen Monat gebraucht um Clotilde Reiss zu entdecken, – immerhin gibt es ja seit gestern auch schon einen deutschsprachigen Wikipediaartikel über Clotilde Reiss . Aber angesichts der Löschwut in der deutschsprachigen Wikipedia kann man ja gespannt sein, wann dort der erste Löschantrag gestellt wird, – und ob der Artikel überlebt. Abgesehen von den Postings beim Plapperstorch war Clotilde Reiss in der medialen Wirklichkeit Deutschland bis heute weitgehend unbekannt. Aber wie ich schon im bei Madame Courage schrieb, – die Dienstwagenaffäre von Ulla Schmidt war bei uns in Deutschland einfach wichtiger. Der Rhein scheint, trotz Twitter und Internet eine tiefgreidender kulturgeographische bzw. mediengeographische Trennungslinie zwischen Frankreich und Deutschland dazustellen, die doch weit tiefer zu sein scheint als allgemein dargestellt. So stellt sich das jedenfalls in meiner Wahrnehmung dar, – zumindest lassen dass die aufgeführten Beispiele Loubna Ahmed al-Hussein und Clotilde Reiss vermuten.

Abschließend noch – wer Clotilde Reiss unterstützen möchte – unter dem Titel „Soutien à Clotilde Reiss “ gibt es einen französischsprachigen Unterstützungsblog. Unter „Signons la pétition pour libérer Clotilde Reiss “ gibt es eine online-Petition zur Freilassung von Clotilde Reiss. Ich selbst habe die Onlinepetition als Nummer 4391 am 9.8.2009 unterschrieben.

Christophe Neff, Grünstadt le 10.8.2009

Les images qui se ressemblent

Comme les images se ressemblent – Clotilde Reiss devant ses juges – les victimes du nazismes (comme par exemple les martyres du 20.7.1944 , les martyres de la rose blanche ), devant le Volksgerichtshof . Nazak Afshar en pleurs, – Hossein Rassam en angoisse – et les aveux naturellement, ces fameux aveux .

Comme l’écrit Ulrike Putz « erst die Folter, dann der Prozess » d‘ abord la torture après le procès.Je ne sais pas s‘ il y a réellement eu torture, ou si ce sont « seulement » les circonstances particulièrement dures de la prison de Evin , les pressions psychologiques qui ont abouti aux aveux. La seule chose que je sais réellement , c’est que la peur et l’angoisse sur le visage de Clotilde Reiss et des autres détenus me rappellent étrangement les visages des victimes du Volksgerichtshof.

Pour les lecteurs qui aimeraient exprimer leur solidarité envers Clotilde Reiss je suggère de visiter le site soutien à Clotilde Reiss . En outre n’oublions pas les autres accusées du Volksgerichtshof iranien – comme je l’avais déjà écrit le 20.6.2009 « F comme Freidoune – et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin ». Et je crois sincèrement que les victimes de la répression du régime de Téhéran auront besoin de portes largement ouvertes en France, en Europe, au Canada, aux Etats-Unis :dans le Monde libre !

Christophe Neff, Grünstadt le 9.8.2009

P.S.: Et voici le site « Signons la pétition pour libérer Clotilde Reiss»