Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate

Espaces verts Port Leucate (Rue de la Mayral) 26.07.2013
Espaces verts Port Leucate (Rue de la Mayral) © C. Neff 26.7.2013

Ce fut en 1968 (si mes souvenirs sont corrects)  que mes grands-parents ont acheté une villa à Port Leucate. C’était une villa dans la résidence de La Griffoulière. La Griffoulière était une des premières résidences de la nouvelle unité touristique Leucate –  Barcarès (aussi dénommée  unité touristique Port Leucate –Port Barcarès) construite dans le cadre de la mission Racine  et dont l’architecte en chef fut Georges Candilis. La résidence de la Griffoulière fut commercialisée par la société Pippi frères,  surtout dans le Grand Est (Metz, Nancy, Strasbourg) et c’est ainsi que mes grand parents débarquèrent comme beaucoup d’autres premiers « acheteurs » venus du Grand Est français à Port Leucate et découvrirent un pays de sable et de vent, un véritable paysage semi-désertique,  un paysage africain (Conill 1933, Neff & Scheid 2005) en pleine France. Mon premier souvenir de Port Leucate, nous passions  quelques jours de vacances en 1969 chez les grands-parents à Port Leucate sont les véritables tempêtes de sable qui interdisaient l’accès à la plage du Kyklos, ce qui assez souvent nous mettait en pleurs et obligeait mes parents et grands- parents à  « fuir » à la Plage de Leucate – Plage pour les délices des plages et les bains de mer, mieux abrité de la Tramontane. Au Kyklos il y avait la plage, souvent rendue  inaccessible par des rafales de Tramontane foudroyante, et au début de la station c’est au Kyklos que la messe dominicale avait lieu. Mais ce qui impressionnait le plus les premiers vacanciers de la nouvelle station de Port Leucate, c’était ce manque de verdure, pas un arbre, – un paysage quasiment semi-désertique – balayé par la Tramontane, et aucune  cigale qui chantait. Cette atmosphère étrange, on peut un peu la retrouver dans l’exposition « Exposition centenaire Georges Candilis Architecture & Design[1]» qui a actuellement lieu à la marie annexe de Leucate, à Port Leucate dans l’espace culturel Henry de Monfreid. Au début de années 1970 mes grands-parents quittaient Eckbolsheim,  pour des raisons professionnelles et déménageaient  dans la région nîmoise, à Aubord entre Costière et Vistrenque, avec ses été torrides  et depuis, la Griffoulière leur servait  comme lieu de villégiature pour fuir les vagues de chaleurs estivales du Bas-Languedoc. Pour les enfants et les petits enfants et même arrière -petit enfants de mes grands-parents Port Leucate devenait la station balnéaire de référence.

Espaces verts Port Leucate (Avenue de la Septimanie-  Rue de la
Espaces verts Port Leucate (Avenue de la Septimanie- Rue de la Vixiege), © C. Neff 26.07.2013

A Port Leucate le thermomètre dépassait très très rarement les 30 C., le vent, que ce soit Tramontane ou Marin ne cessait  guère  de souffler – il y avait toujours du mouvement dans l’air. Mais les cigales, si présentes dans le Gard,  ont toujours manqué à Port Leucate, – a tel point qu’ils avaient même essayé de les naturaliser à Port Leucate, mais sans réel succès. Port Leucate était resté un paysage sans  chants de cigales pendant plus de quarante ans. Ceci vient de changer, -cet été durant les deux dernières semaines de juillet on pouvait enfin entendre le chant des cigales à Port Leucate. Ce n’était pas encore le concert symphonique comme en Provence, dans les garrigues de Nîmes ou même sur le plateau de Leucate, – mais c’était déjà un beau début, – mes grands-parents auraient sûrement aimé  entendre le chant des cigales sous leurs deux palmiers à la Griffoulière. 45 années après les débuts de la station de Port Leucate,  le chant des cigales peut être aussi considéré comme une réussite des idées de Candilis. Le paysage du Lido entre Leucate et le Barcarès s’est au niveau esthétique complétement métamorphosé, – avant la mission Racine et au début de la station de Port Leucate  le paysage ressemblait plus au sud Tunisien, véritable Jeffara française – c’est ainsi  que j’ai connu la station dans ses tout premiers débuts durant mon enfance. Aujourd’hui Port Leucate est entouré de belles Pinèdes peuplées de Pins parasols (Pinus pinea), de Pin d’Alep (Pinus halepensis), de Pin maritimes (Pinus pinaster) et de Cyprès (Cupressus sempervirens horizontalis). En plus, les espaces verts de Port Leucate aussi bien au niveau esthétique qu’au niveau écologique sont d’une qualité considérable. Jadis plutôt un paysage semi-désertique, sorte de Jeffara française, – Port Leucate est devenu un véritable îlot de verdure entre mer et étang. Naturellement l’aspect sauvage, ce semi-désert à la française, – la « wilderness » a presque disparu  pour laisser place à un paysage de verdure semi-urbain où les cigales semblent enfin se naturaliser et se sentir à l’aise. Du point de vue de touriste du Nord de l’Europe, Port Leucate et le pays Leucatois ressemble de plus en plus à cette vision de paysage méditerranéen héritée de voyages de « Grand tour », pinèdes et cigales, mer et architecture formant une unité esthétique harmonieuse.

Photos : Toutes © C. Neff (2013)

Sources :

Conill, L. (1933) : Végétation de la Salanque et des Corbières orientales Roussillonnaises. Commentaires botaniques de la Carte des productions végétales, Feuille XXV – 48, Perpignan N.W. Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire  des Pyrénées Orientales. Perpignan, p. 189 – 261.

Neff, C. & Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In:  Geographische Rundschau, 57, Heft 9, 38-44.

Christophe Neff, le 07.08.2013

P.S. : D’après les chants, les cigales présentes à Port Leucate durant le mois de juillet 2013 appartenaient aux espèces   Lyristes plebejus (Cigale plébéienne) et  Cicada orni  (Cigale grise). Pour le chant voir aussi la page SONGS OF EUROPEAN SINGING CICADAS, – dont le chant de Lyristes plebejus et de Cicada orni.


[1] Du 06.07.2013 au 31.08.2013; Commissaire d’exposition Clément Cividino, plus d’info voire ici.

Blognotice 15.07.2013: Images d’Outre-Forêt

Vue sur l'Église de Munchhausen 28.06.2013
Vue depuis le delta de la Sauer sur l’Église Saint-Pantaléon de Munchhausen © C. Neff 28.6.2013

Comme depuis déjà plusieurs années  j’ai passé quelques jours en Outre-Forêt pour un cours de géobotanique & écologie des paysages (voir aussi 1, 2, 3). Cours de géobotanique dédié à la végétation de la Réserve naturelle nationale du delta de la Sauer, des fleurs & plantes du village de Munchhausen et des paysages d’Outre-Forêt.  Comme je passe régulièrement au rythme des saisons dans les petits pays alsaciens longeant le Rhin et la frontière allemande, j’observe l’évolution  de ces paysages. En gare de Lauterbourg, on découvre encore des trains de marchandises à destination de l’Allemagne. La voie de chemins de fer reliant le Port de Lauterbourg au réseau SNCF semble avoir eu droit à des travaux de débroussaillement cela laisse penser que peut être les trains vont à nouveau desservir le Port de Lauterbourg.

BB475111 en gare de Lauterbourg attendant la voie libre vers l'A
BB475111 en gare de Lauterbourg attendant la voie libre vers l’Allemagne, © C. Neff 28.6.2013

A Munchhausen le delta de la Sauer se présentait d’une manière exceptionnelle – un paysage lacustre – la Sauer s’était transformée par les crues des dernières semaines en véritable lac longeant le village Munchhausen. Le chant des oiseaux, les Cigognes claquetant,  le sifflement flûté du Loriot d’Europe produisent un paysage acoustique devenu rare dans une grande partie de la moyenne Europe – du vieux Mitteleuropa. Ce véritable « soundscape » est parfois interrompu par les vibrations émises par les moteurs des chalands du Rhin et du bruit des rares trains circulent encore sur la ligne  de chemins de fer Strasbourg – Lauterbourg.

Le Lac de Munchhausen - la Sauer en crue 6.7.2013
Le Lac de Munchhausen – la Sauer en crue, © C. Neff 6.7.2013

A part cela fin, juin, début juillet, on n’entend que le chant des oiseaux et le concert des Batraciens. Et avec un peu de chance on peut même découvrir des véritables colonies de la Rainette verte. En Allemagne la Rainette verte – le fameux Laubfrosch est devenue très très rare, – elle a même disparu de beaucoup de paysages allemands. Avant cette rencontre avec les Rainettes vertes de Munchhausen dernièrement – ma dernière rencontre avec le Laubforsch date de plus de quarante ans : ce fut au Broghammerweiher à Schramberg.  Pour le naturaliste, amateurs de paysages naturels, – le delta de la Sauer est une véritable petite perle de l’Outre-Forêt.

Rainette verte (Hyla arborea) Delta de Sauer Munchhausen, © Selina Große 6.7.2013
Photo d’une Rainette verte (Hyla arborea) dans le Delta de la Sauer (Photo © Selina Große 6.7.2013)

Photos : Toutes © C. Neff,  sauf la photo de la Rainette verte © Selina Große

Christophe Neff, le 15.07.2013

Blognotice 23.06.2013: «Johnny vu par Dagmar Gilcher»

Samedi le 15. Juin 2013 en feuilletant le journal « die Rheinpfalz » durant le petit déjeuner, je découvre sur le supplément Week-End de la Rheinpfalz l’article de Dagmar Gilcher « Immer noch da – Frankreichs Rock Idol Johnny Hallyday wird 70 – ein (fast) unerklärbares Phänomen (Toujours là – Johnny Hallyday le Rock’n Roller français atteint ses 70ans – un phénomène (presque) inexplicable. »  Même, si l’évènement date de déjà plus d’une semaine – cela mérite qu’on s’y arrête un peu.  Johnny , on en parle même en Allemagne. Cette France, qui semble pour beaucoup d’Allemands devenir de plus en plus une sorte de terrain extraterrestre lointain et incompris – de ces terres françaises est malgré tout  sorti le seule Rock‘ n Roller non anglophone qui a même réussi à  se faire connaitre en dehors  de l’espaces francophone. Dagmar Gilcher fonce à toute allure – et nous apprenons (écrit en gras & italique) que « Johnny » est devenu un vrai symbole français – « Johnny Hallyday verkörpert mittlerweile sein Land wie Rotwein, Baguette oder Musette Walzer … (Johnny Hallyday entretemps incarne son pays (la France) comme la bouteille de vin rouge, la baguette, la valse musette …).  Décidément Dagmar Gilcher semble aimer les chansons de Johnny, car son article qui couvre presque un tiers  de la page … finit par les mots « Monsieur Smet hat s’tatsächlich noch drauf  (Monsieur Smet, ca marche …  c’est encore un véritable Rock’n Roller) ».

Johnny on aime ou n’aime pas. Mais même si on n’aime pas il faut reconnaitre  qu’à sa manière il contribue aussi à une certaine image de la France, en dehors des frontières françaises. Dans l’article de Dagmar Gilcher c’est sûrement une image positive de la France, de Johnny, qui en  ressort.  Ce  n’est sûrement pas l’image de la France que les professeurs de français en Allemagne aiment transmettre dans leurs cours de Français ; de mon temps – au Gymnasium Schramberg – dans les cours de français, c’était Barbara, Brassens, Moustaki …. Mais surtout pas « Johnny ».  Mais qui en Allemagne se souvient se souvient encore de ces Dames & Messieurs, quelques vieux amoureux éternels  de la chanson française, – dont l’un ou l’autre lira peut être la biographie « Barbara » de Marie Chaix – biographie qui fut à l’honneur de la RDL dernièrement (« Barbara au coeur de sa nuit »).  Mais hors des inconditionnels amoureux de la chanson française …

Johnny par contre est encore bien présent en Allemagne,  entre autre grâce à sa musique et aussi grâce a des articles tels  que l’article de Dagmar Gilcher sur Johnny.

Johnny on aime ou  on n’aime pas, – personnellement cela rappelle ma jeunesse étudiante, quand je chantais « Johnny »,  accompagné par mon ami Thomas a la guitare, -quand dans les hauteurs du Fohrenbühl  résonnait « que je t’aime » ,quand les cimes des Sapinières de la Raumschaft Schramberg furent remuées  par les paroles de Diego, de Marie …. Ce ne fut pas seulement Johnny, (voir aussi Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten), mais il  y avait beaucoup de Johnny….

Et pour finir, naturellement j’ai vu  la transmission télévisée de son concert de Bercy du 15.6.2013, – de ce concert – dont l’article de Dagmar Gilcher nous parlait le matin du 15 juin 2013. C’est peut être grâce à cet article de Dagmar Gilcher que je me suis mis devant le poste de télé ce samedi soir. Le jeudi 27, Johnny se produit aux arènes de Nîmes  malheureusement je n’ai pas encore droit à des vacances, les cours au KIT ne finissent que le 20 juillet, – car autrement qui sait, peut-être j’aurais pris le chemin vers les arènes de Nîmes pour voir Johnny  …

Johnny on aime ou n’aime pas  ….

 

Sources :

Chaix, Marie (2013) : Barbara-biographie. Paris, (libretto), ISBN 978-2-7529-0888-9

Gilcher, Dagmar (2013): Immer noch da – Frankreichs Rock Idol Johnny Hallyday wird 70 – ein (fast) unerklärbares Phänomen. In: Die Rheinpfalz, Nr. 136, – Ihr Wochenende – Balkon: Über Grenzen. Samstag 15. Juni 2013

Christophe Neff, le 23.06.2013

Blognotice 10.06.2013: Toujours cette pluie!

Et toujours cette pluie, – depuis des semaines une grande  partie de l’Allemagne subit des pluies incessantes, les inondations sont à l’ordre du jour. Le Danube entre Regensburg et Passau s’est transformé en lac gigantesque, – la petite ville de Deggendorf a été submergée par les flots du Danube. L’Elbe est en train de se transformer en véritable paysage lacustre, – la ville de Magdeburg a dû payer un lourd tribu des milliers d’habitants ont dû être évacués. Mais l’Allemagne n’est pas la seule à subir les conséquences de ces pluies incessantes, – une grande partie de l’Europe centrale est touchée par de gigantesques inondations.

Brûlis du Vogelskopf en Forêt Noire (Grindenschwarzwald) © C. Neff 8.6.2013

Normalement dans paysages, chaque années je publie une petite note annonçant le début de la saison des  feux de forêt en Europe de l’Ouest/Europe Centrale (France, Benelux, Suisse, Allemagne) mais cette année jusqu’ àprésent nous sommes encore loin du début de la saison des feux de forêts, c’est plutôt la saison des pluies incessantes et des inondations des grandes fleuves d’Europe centrale. L’année dernière la saison d’incendie de forêts débutait le 25. Mars, en 2011 vers la fin du mois d’avril, en 2010 vers le milieu du mois d’avril. Mais il faut toujours le rappeler (même en temps de crues – car le beau temps va bien revenir un jour), – les feux de forêts ce n’est pas limité aux écosystèmes méditerranéens, – cela peut aussi arriver aussi bien dans les Alpes suisses, les Vosges, ou en Forêt Noire. D’ailleurs Samedi dernier (8.06.2013), j’ai travaillé sur un tel brûlis âgé d’environ trois ans sur les bords de la Schwarzwaldhochstraße entre le Vogelskopf et le Schliffkopf. Beau site où on peut très bien observer  la reprise de la dynamique végétale après incendie. En plus ce samedi 8 juin le soleil était de retour (au moins sur la Schwarzwaldhochstraße) – attirant les randonneurs et les hordes de motocyclistes , profitant de cette journée presque estivale sur la Schwarzwaldhochstraße  pendant que je faisais, accompagné par une étudiante en écologie, une première  reconnaissance de la reprise végétale sur ce «petit lambeau de terre incendié » du « Grindenschwarzwald ».

Christophe Neff, le 10.06.2013

Blognotice 30.05.2013: le Grand Cap – on peut mieux faire!

Signalisation „Le Grand Cap“ au site de la falaise de Leucate/Cap Leucate © C. Neff 26.05.2013

Le « Grand Cap » est le site touristique sur la Falaise du Cap Leucate qui comprend  le restaurant gastronomique Klim & Ko  et un point d’information sur le plateau et la falaise (plateau de Leucate ; site de la falaise du Cap Leucate = sites natura 2000). L’ouverture du Klim & Ko fut célèbre en «  grand pompe » le 26.05.2012, le site d’information ne fut jusqu’à présent jamais ouvert. Pendant de longs mois on avait droit à une petit affiche sur le grillage du sous-sol du Klim & Ko où devrait se situer le fameux point d’information sur le site Natura 2000; il y était écrit « le point d’information sur la plateau et la falaise ouvrira prochainement » (photo + article dans la Blognotice 20.10.2012: les violettes du Cap Leucate n’ont pas disparu); entre temps cette petite

Le point d’info sur le site natura 2000 de la Falaise de Leucate, situation 22.05.2013© C. Neff 22.05.2013

affiche sur le grillage a disparu. Seul  témoin visible de cette promesse est la pancarte « ici la ville de Leucate investit pour vous » – devant le site du « Grand Cap »  pancarte qui a tendance à disparaitre sous les chardons. Peut-être l’équipe municipale aimerait bien faire oublier cette promesse avant les élections municipales 2014,  car avec cette promesse on avait fait avaler la pilule amère d’avoir construit un restaurant gastronomique sur un site protégé  Natura 2000 (voir entre autre ici). Le maire de Leucate, Monsieur Py,  nous avait promis en plus une table étoilée  pour Leucate.  Dans le dernier guide rouge Michelin – ces étoiles  sont

Ici, la ville investit pour vous, acceuil et promotion du site de la Falaise, situation 22.05.2013© C. Neff 22.05.2013

encore restées  invisibles pour Leucate,  nous retrouvons juste un restaurant deux fourchettes ,donc comparable au  Jardin  des Filoche à Leucate Village (Michelin 2013, p. 853 (Jardin des Filoche), p. 854 (Klim & Ko)) (le KLIM&KO sur le site Michelin.fr , le Jardin des Filoche sur le site Michelin.fr) . Ceci rejoint ce que j’avais écrit sur les connaissances en géographie gastronomique de Monsieur Py en juin 2012. La table étoilée  promise  pour le grand Cap  n’a pas encore vu le jour  mais j’espère bien que ce macaron Michelin va arriver un beau jour sans quoi  l’argent du contribuable aurait été dépensé pour rien,  quant  à l’ouverture du site d’information natura 2000 ce sera pour des lustres,  difficile de croire que site ouvrira prochainement. Peut-être  qu’à la marie de Leucate on a

Vue sur le Grand Cap/Klim&Ko sur le site de la falaise de Leucate/Cap Leucate © C. Neff 26.05.2013

simplement oublie cette petite promesse.  L’année 2014 on aura droit à deux échéances électorales – les élections communales et les élections européennes,  ce sera le temps de demander des comptes, où est passé l’argent du contribuable? Quels fonds ont été utilisés  pour construire le site du Grand Cap, des fonds, aides régionales ou nationales, voire  européennes ? Pourquoi le point d’information sur le site de la falaise du Cap Leucate tarde-t- il à ouvrir ? Des questions qui méritent bien d’être discutées   et d’y  trouver une réponse.

Le mal est fait ; pour le Klim &Ko, j’espère que l’affaire tournera  bien, je me rejouirais même d’un macaron Michelin,  cela serait sûrement un + pour la commune de Leucate, – et si ce macaron pouvait bien arriver, on pourrait enfin améliorer  le chemin d’accès au site du Cap Leucate qui est une  vraie  catastrophe. Concernant les choix en aménagement de la station touristique de Leucate pour un développement durable,  on aurait mieux fait d’ utiliser « l’énergie  investie» pour  promouvoir un Hôtel trois ou quatre étoiles, ouvert toute l’année et  trouver un site aménageable pour un tel hôtel à la Franqui, au village ou à Port Leucate  plutôt que de gaspiller l’argent du contribuable pour la construction d’un restaurant gastronomique sur un site protégé Natura 2000.

Vue sur le Lido de Leucate depuis le Cap Leucate/site de la Falaise de Leucate © C. Neff 26.05.2013

Sources :

Michelin & Cie. (2013) : France, – le guide Michelin 2013, Hotels & Restaurants. Nanterre

Photos : Toutes © C. Neff

Christophe Neff, le 30.5.2013

 

Blognotice 13.05.2013: Mannheim les palmiers – photos sur le vif d’un paysage urbain particulier

Mannheim les palmiers /Mannheim die Palmenstadt © C. Neff 10.5.2013

Participant à un cours de formation continue à l’université de Mannheim, je reviens assez souvent depuis Mars 2013 dans la ville (et l’Université) de Mannheim  où j’ai passé une très grande  partie de ma vie étudiante, à laquelle j’avais déjà  dédié deux billet (en allemand voir 1, 2) durant mes débuts de bloggeur dans  « paysages ». D’ailleurs si on me demandait dans quelle grande ville, dans quelle métropole du « Mitteleuropa » j’aimerais vivre – si j’avais le libre choix, je répondrais Mannheim ! N’en  déplaise aux Fans de Berlin, München, Frankfurt etc., – mon choix serait Mannheim, suivi de Strasbourg, Bâle (toutes  des  métropoles longeant le Rhin), peut être Stuttgart et plus au Nord Hamburg.

Comme si souvent durant mes déplacements professionnels, j’ai toujours une petite caméra  dans mes bagages, dans mon Rucksack.  Une de ces photos est aussi utilisée comme photo à la une dans la Blognotice du 11.05.2013. Je publie les photos sans grand commentaire – elles parlent d’elles-mêmes – mais j’aimerais remarquer deux choses. Les Palmiers  chanvres (Trachycarpus fortunei)  ne sont pas les seuls palmiers du paysage urbain de Mannheim, – il y en a d’autres. Concernant les plantes exotiques & flore exotique à Mannheim, j’avais publié il y quelques années un assez long article (Neff, C. 1998 – Neophyten in Mannheim) – Mannheim est un vrai eldorado pour le botaniste a la recherche d’espèces exotiques.

Une autre photo qui me tient à cœur c’est l’image de la BB 37023 de la SNCF traversant le Rhin entre Ludwigshafen – et Mannheim  se dirigeant vers Mannheim HBF. Il est quasiment devenu chic de critiquer l’Europe – de rendre  l’Europe responsable de  tout et de rien – mais une Loco SNCF traversant le Rhin – cherchant son train de marchandise à la gare de triage de Mannheim – le Mannheimer Rangierbahnhof – il y a quelques années une telle image au quotidien d’une loco SNCF traversant le Rhin pour chercher son train de marchandises  aurait été encore impensable.

Rheinbrücken – Ponts sur le Rhin (Konrad-Adenauer Brücke), © C. Neff 10.5.2013

Da ich zur Zeit an einer Weiterbildungsmaßnahme  an der Universität Mannheim teilnehme, komme ich seit März 2013 relativ oft nach Mannheim. In Mannheim habe ich  einen Großteil meiner Studienzeit verbracht, – über diese  Zeit sowie meiner Assistentenzeit an der Universität Mannheim  habe ich zu Beginn des Paysagesblog zwei Artikel (siehe hier 1, 2) geschrieben.  Soweit man mich fragen würde in welcher Metropole Mitteleuropas ich gern leben würde – dann würde ich antworten „in Mannheim“.  Auch wenn es den Berlin, München, Frankfurt – Fans missfällt, – meine Wahl würde auf Mannheim, gefolgt von Strasbourg, Basel (alles Metropolen die am Rhein gelegen sind), vielleicht Stuttgart und weiter im Norden noch Hamburg, fallen.

Wie so oft, wenn ich auf Dienstreisen bin, habe ich eine kleine Kamera in meinem Reisegepäck, meinem Rucksack eingepackt. Einer der hier veröffentlichten Bilder hatte ich schon als „Photo à l’une“  in der Blognotice vom 11.05.2013 veröffentlicht. Die Photos werden ohne Kommentare veröffentlicht – diese sind quasi selbstredend – dennoch möchte ich zwei Dinge betonen.  Die zwei Hanfpalmen (Trachycarpus fortunei) sind nicht die einzigen Palmen der urbanen Landschaften Mannheims – es gibt noch einige Palmen mehr in Mannheim. Was die exotische Pflanzenwelt & Flora Mannheims betrifft, – die Neophytenflora Mannheim, darüber habe ich vor einigen Jahren einen recht langen Artikel in den Mannheimer Geographischen Arbeiten (Neff, C. 1998 – Neophyten in Mannheim) publiziert. Mannheim ist immer ein richtiges Eldorado für Botaniker die auf der Suche nach exotischen Pflanzen in der heimischen Flora sind.

Zum Schnappschuss der BB 37023 der SNCF, die die Rheinbrücke von Ludwigshafen kommend, den Rhein in Richtung Mannheim HBF überquert, möchte ich noch folgendes hinzufügen; – in der letzten Zeit ist es ja quasi in Mode gekommen Europa für alles und jenes zu kritisieren. Aber vor ein paar Jahren wäre es noch undenkbar gewesen fast täglich eine SNCF Lokomotive auf der Rheinbrücke zwischen Ludwigshafen und Mannheim zu sehen, die zum Mannheimer Rangierbahnhof fährt um dort ihren Güterzug  abzuholen.

Konrad-Adenauer Brücke Train & Bateau
Bateau & train / Schiff & Zug (Bellriva + Br425), © C. Neff 10.5.2013
SNCF BB37023 auf der Konrad Adenauer Brücke
SNCF BB 37023 sur la/auf der Konrad Adenauer Brücke, © C. Neff 10.5.2013
Mannheimer Hafenbahn - eine Lok der Rhenus Rail
Loco sur la Hafenbahn de Mannheim (vraisemblablement la Loco 40 de la Rhenus Rail)/ Lok auf der Mannheimer Hafenbahn (wahrscheinlich Lok 40 der Rhenus Rail), © C. Neff 10.5.2013
Mannheim A5, Trachycarpus fortunei A
Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei) pres de A 5, Mannheim / Hanfpalmen (Trachycarpus fortunei) bei A 5, Mannheim, © C. Neff 10.5.2013
Paysages urbains - Mannheim Hafen
Paysages urbains Hafen Mannheim / Urbane Landschaften Hafen Mannheim, © C. Neff 10.5.2013
Kunst am Bau im Mannheimer Hafen
Kunst am Bau dans le port de Mannheim/Kunst am Bau im Mannheimer Hafen © C. Neff 10.5.2013

 

paysages urbains Mannheim - vue sur la Konrad Adenauer Brücke 13
Paysages urbains à Mannheim – vue sur la Konrad Adenauer Brücke/urbane Stadtlandschaften in Mannheim – Blick auf die Konrad Adenauer Brücke, © C. Neff 13.5.2013

Photos toutes/alle : © Christophe  Neff 10.5.2013 + 13.5.2013

Literatur citée :

Neff, C. (1998): Neophyten in Mannheim – Beobachtungen zu vegetationsdynamischen Prozessen in einer Stadtlandschaft. In: Anhuf, D., Jentsch, C. (Eds.): Beiträge zur Landeskunde Südwestdeutschlands und angewandten Geographie. Mannheimer Geographische Arbeiten, H. 46, 65-110, Mannheim. (ISBN 3-923750-72-2)

Christophe Neff, le 13.05.2013

Blognotice 11.05.2013: réactions à la Blogostatistique 75.000

© C. Neff 10.5.2013, Paysages urbains –Hafen Mannheim/ Urbane Landschaften – Hafen Mannheim

J’ai reçu quelques réactions à mon dernier billet, – une publique, dans «  géographe du monde“, les autres réactions m’étaient transmises  par email. Le départ de Pierre Assouline du Monde, aussi bien du Monde des livres que des blogs le Monde n’est pas resté inaperçu – le mutisme du Monde face à  ce départ  aussi ! J’ai bien l’impression que le départ de la République des livres sur son propre site, a aussi déplacé quelques lecteurs du site le Monde.fr.  Difficile de se forger une opinion depuis l’extérieur ! Mais la plupart des réactions que j’ai reçues par email – se plaignaient surtout de la visibilité des blogs le Monde. Ces bloggeurs le Monde.fr, qui font l’effort de publier régulièrement un billet, une note   aimeraient bien  recevoir un peu plus de visibilité sur le site du Monde. En plus  il y a cette incompréhension de la politique (s’il y en a vraiment) de la Maison du Monde envers ces blogs abonnés. Je reprends ici les mots de GeographeduMonde : « Concernant les blogs et la politique du Monde, j’ai renoncé depuis longtemps à y voir une logique autre que l’auto-destruction. A l’image du Monde, la presse (écrite) se saborde résolument et a globalement raté le virage du Net. La dimension française du problème ne me semble pas première. Pour le Monde, cela veut dire un rejet de toute activité jugée concurrente à leurs journalistes ‘maison’. ». Beaucoup de bloggeurs abonnés au  Monde songent  à délaisser la plateforme des blogs le Monde, d’autres alimentent  déjà des  blogs en parallèle sur d’autres  plateformes (comme par exemple Thierry Kron, Claude Bachelier). Personnellement je n’ai jusqu’ à présent pas encore songé à partir des blogs le Monde. En plus en Allemagne les blogs le Monde ont encore une  certaine renommée – l’article wikipedia.de consacre à ma personne – est aussi catégorise dans la catégorie « Blogger ».  Pour augmenter la visibilité des blogs abonnés le Monde, – la rédaction pourrait choisir chaque jour ou chaque semaine – trois billets – choix de la rédaction du Monde et  les garnir d’un commentaire, en  motivant  ce choix. Naturellement cela nécessite un effort, – il faudrait observer et surtout lire tous les « postings » de bloggeurs le Monde, – donc beaucoup de travail. Une autre manière d’augmenter la visibilité des blogs abonnés du Monde serait de publier une liste des trois « posting » les plus visités des blogs le Monde et de faire un commentaire de la rédaction sur les trois « postings » les plus lus. Techniquement cela ne devrait pas faire trop de problèmes,  car si la rédaction du Monde a les possibilités de faire disparaitre certains commentaires dans les blogs le Monde (voire ce commentaire de Thierry Kron dans son second blog) elle pourrait aussi avoir accès au compteur de visites de WordPress – cet outil utile de statistiques WordPress. Donc je ne vois pas trop de problèmes techniques pour établir un tel palmarès. Concernant mes propres blogostatistiques, ayant aussi reçu des demandes, comment j’établissais cette blogostatistique,  la réponse suivra dans un propre billet. Personnellement jusqu’à présent j’estime que cela marche assez bien avec les blogs le Monde, et  je n’ai donc pas encore pensé à partir – j’écris simplement pour le plaisir d’écrire.  Le problème de base – c’est que la publication traditionnelle – journaux version papier, livre etc. – sont en train de chercher une réponse face à la révolution numérique. D’une part ils aimeraient y participer, d’autre part ils ont peur de leur propre courage – et font des voltes faces qui rendent  leur politique envers la Toile parfois illisible ou incompréhensible. Le départ de Mathias Müller von Blumencron et de Georg Mascolo du Spiegel il y a presque un mois, était aussi dû à ce problème crucial, –comment se positionner sur l’ère numérique sans trop faire souffrir l’Edition traditionnelle du fameux hebdomadaire der Spiegel.  Peut-être cette réponse unique face au défi de la révolution numérique n’existe pas ! Mais entre temps – même si en Europe,  en France, en Allemagne, le livre traditionnel se porte encore assez bien, les medias apparentés au livre souffrent de plus en plus – la Quinzaine littéraire est en train de disparaitre (voir 1, 2) – et le paysage médiatique francophone ne semble pas trop s’y intéresser.   La base du livre, du journal, qu’il soit numérique ou version traditionnelle, après tout, c’est le texte, c’est la création des textes, du texte …. Je ne vois pas pourquoi les deux versions  d’un texte – ne pourraient pas cohabiter et même peut-être s’enrichir mutuellement – indépendamment du support !  L’œuvre, le texte, en fait est indépendant du support, ils attendent  le lecteur pour se réveiller.  Concernant ma propre présence sur les blogs le Monde, même si il y a ou il y a eu – comme par exemple l’histoire des images disparues, parfois quelques pépins, je pense rester sur les blogs le Monde, simplement pour le plaisir d’écrire ….et peut être aussi par « Bequemlichkeit » ….


Photo: © C. Neff 10.5.2013, paysages urbains – Hafen Mannheim

Christophe Neff, le 11.05.2013

Blogostatistique 75.000

Avec plus d’un an de retard, après déjà avoir publié une blogostatistique  73583 dans le billet Blogpaysages – 100.000 lecteurs, voici la blogostatistique 75.000 du blog paysages, qui reprend les chiffres  du 09.04.2012 ou le blog paysages, – disons le Dashboard WordPress/Le Monde recensait 75.914 lecteurs.

Pos.TitreBlogstat75.000%Blogstat73.538%
11949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes2,410%2,389%
2Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate2,126%2,170%
3De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka1,737%1,781%
4Das Biafrakind1,628%1,607%
5Ein paar Worte zur Resonanz des Buches „Indignez- vous!“ von Stéphane Hessel in der Rheinpfalz vom 4.1.20111,367%1,401%
6La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009)1,239%1,198%
7Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes1,002%0,992%
8Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse0,985%0,975%
9Eté 2010 : les jours de marché à Leucate Village0,812%0,833%
10Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate0,790%0,805%
Somme 14,096%14,151%

Tab.1 : Blogostatistique 75000  – les 10 articles les plus lus depuis la création du blog paysages jusqu’au 09.04.2012  (I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? du 24.5.2009  jusqu’à la notice Adieu – grand bouleau du 07.04.2014.)

Enfin les différences avec la blogostatistique 73583 sont quasiment infimes comme le montre le tableau 1. Ce tableau confirme ce que j’avais déjà écrit dans la blogostatistique 73583: « A travers ce petit placement des articles les plus visités on s’aperçoit que « paysages » au fil des années est devenu un blog franco-allemand, avec un spot sur les feux de forêts, trains & paysages, – un certain regard sur la Tunisie – et parfois des commentaires de citoyen franco-allemand sur des questions de politique – et last not least des  regards sur les paysages Leucatois. L’article « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » qui est l’article le plus lu depuis la création du blog en mai 2009 jusqu’ en mars 2012 a une forte connotation professionnelle, car pour mon métier de chercheur en géographie – l’écologie du feu – la fire ecology est un de mes principaux domaines de recherche. La version anglaise de l’article « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire » (41 place du blogostatistique 73583, place 35 du blogostatistique 75.000 (0,271%)) est d’ailleurs l’article publié en anglais le plu lu ».  Notons que quatre de ces premiers articles ( « Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate » , « La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009) » , « Eté 2010 : les jours de marché à Leucate Village » , « Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate » ) concernent Leucate et ses environs, – dans un certain sens, paysages est aussi devenu aux fils des années le blog des paysages Leucatois. En écrivant ce lignes je me demande si le point d’information sur le plateau et la falaise que l’actuelle équipe municipale de Leucate nous avait promis (voire 1, 2) en complémentarité avec le restaurant gastronomique construit sur le site protègé  de la falaise du Cap Leucate a enfin été ouvert au public ?

L’autre question que je me pose – est-ce que le Monde profite des blogs le Monde ? Est-ce que la lecture des blogs comme Géographie du Monde, KunstStoff Thierry Kron sur toile Traube, les panissières, Pres, loin – le blog de Paul Edel, Telle est la Suisse, YOL (routes de Turquie et d’ailleurs), blogs le monde qui sont régulièrement entretenus – sur lequel on trouve un certain rythme de publications – et lesquels je lis assez régulièrement  rapporte des lecteurs au Monde – ou est-ce que les bloggeurs de week-end le Monde profitent plutôt de la plateforme Le Monde.fr ? Le Guardian, ce quotidien de tendance gauche-libérale anglais, avait mis beaucoup d’espoir (surtout l’espoir de voir plus de lecteurs lisant le Guardian) dans ses blogs, mais d’après ce que je sais, ces espoirs n’ont pas eu de résultats positifs en forme d’un nombre  plus substantiel de lecteurs.  Autre question que je me pose comme bloggeur-lecteur-abonné de la version électronique du Monde – est ce que le départ de la République de livres des blogs le Monde vers son propre site a eu des conséquences en nombre de visites pour le site du Monde.fr. . La république des livres est d’après wikipedia.fr (article sur Pierre Assouline dans sa version 04.05.2013 vers 15 :25),ou était un des blogs les plus consultés de la blogosphère francophone , on pourrait donc légitimement se demander si ce  départ a eu une influence sur la fréquentation du site le Monde.fr. De la part du Monde.fr grand silence sur ce départ,  d’ailleurs sur le départ de Pierre Assouline du Monde du Monde de livres,  même silence ; étant un lecteur assez attentif du Monde je n’ai rien remarqué ! Abonné-lecteur du Monde, très attaché au journal Le Monde  j’aurais bien  aimé avoir des explications sur ses départs  successifs de Pierre Assouline du Monde!

Christophe Neff, le 04.05.2013

Blognotiz 01.05.2013: Farbtupfen auf der Gäubahn, – Legoloks im Neckartal

214 der NBE-Rail auf der Gäubahn im Neckartal 1, 28.04.2013
2X214 der NBE-Rail auf der Gäubahn südlich von Sulz in Richtung Rottweil fahrend; 2X214 de la NBE-Rail sur la Gäubahn au sud de Sulz se dirigeant vers Rottweil; © C. Neff 28.4.2013

Den Photoapparat hatte ich bei „Familienspaziergang“ durchs frühlingshafte Neckartal bei Sulz zwar dabei, aber eigentlich wollte ich nicht groß photographieren, weil wie in diesem Frühlings so häufig, die Sonne sich rar gemacht hatte. Und dann hab ich sie gesehen, – die zwei „Legoloks“ – und den Photoapparat viel zu spät gezückt. Zwei 214 – zwei schöne bunte Farbtupfer – brummten gemütlich auf der Gäubahn, die ja zur Zeit wieder einmal in den Schlagzeilen steht, durchs Neckartal gen Rottweil. Die 214 ist eine vollmodernisierte Version, man könnte das auch als „Rekko-Lok“ bezeichnen, der berühmten V100  (211,212,213) Serie der DB. Die Modernisierung der 214 auf 211/12 Basis wurde von Alstom durchgeführt. Bei der DB firmiert die Lok als 262. Die bunt lackierten 214 der NBE-Rail (Nordbayerische Eisenbahngesellschaft), welches auch die ersten vollmodernisierten 214 waren, werden auf Grund ihres eckigen Aussehens und ihres ungewöhnlichen „Farbanstriches“ auch als Legoloks bezeichnet. Soweit ich weiß gibt es bisher noch kein H0 – Modell der 214, geschweige denn eine AC-Version.  Märklin brachte diesen Winter eine neue 212 in Metallkonstruktion auf den Markt, – vielleicht gibt es ja irgendwann auch eine 214 von Märklin in Metallkonstruktion für den AC-Modellbahner.   Wie dem auch sei, – ob es jemals eine 214 von Märklin in Vollmetallausführung geben wird, – der bunte Farbtupfer der sich da am letzten Sonntagnachmittag au der Gäubahn  im Neckartal Richtung Rottweil bewegte brachte etwas Farbe in die nebelgraue Sonntagsnachmittaglandschaft.

214 der NBE-Rail auf der Gäubahn im Neckartal 2
2X214 der NBE-Rail auf der Gäubahn südlich von Sulz in Richtung Rottweil fahrend; 2X214 de la NBE-Rail sur la Gäubahn au sud de Sulz se dirigeant vers Rottweil; © C. Neff 28.4.2013

Promenade en famille dans la vallée du Neckar près de Sulz, – mais comme si souvent durant ce printemps le soleil se faisait rare, et je n’avais pas l’intention de faire de photos. Et là, soudain, je les ai vues – les deux « Loco-Lego » mais pour une belle photo c’était déjà un peu trop tard. Deux 214 – deux petites taches multicolores – en voyage sur la Gäubahn, qui , se dirigeant vers Rottweil , est une fois de plus à la une des journaux régionaux. La 214 est une version modernisée de la fameuse V100 (211,212,213) de la DB, – une véritable Rekkolok de la V100. La reconstruction, modernisation de la 214 sur base de la 211/212 fut faite par Alstom. Chez la DB cette reconstruction de la V100 est numérotée comme série 262. Les 214 multicolores de NBE-Rail (Nordbayerische Eisenbahngesellschaft), ce fut les premières 214, sont appelées à cause de leur forme (et leur livrées multicolores) angulaire rappelant des briques lego, – Legoloks, loco lego en Allemagne. A ma connaissance il n’existe pas actuellement de Model Ho de la 214, – encore moins en AC. Märklin vient de sortir durant le dernier hiver une 212 en construction 100% métal, – peut-être  aurons -nous droit un jour ou l’autre à une 214 en construction 100%metal pour le modéliste AC.  En fait je ne sais pas si Märklin sortira un jour une version plein métal de la 214, – mais ce qui est sûr, – cette petite tache multicolore que roulait sur la Gäubahn dans la vallée du Neckar en direction de Rottweil, – elle apportait un peu de couleurs dans le paysage de ce dimanche après-midi relativement gris.

Photos: © C. Neff 28.4.2013 2X214 der NBE-Rail  auf der Gäubahn südlich von Sulz in Richtung Rottweil fahrend; 2X214 de la NBE-Rail sur la Gäubahn au sud de Sulz se dirigeant vers Rottweil.

Christophe Neff, le 01.05.2013

P.S.: Alles Wissenswerte zur 214 findet man auf den Seiten der V.100.de unter ALS-Vollmodernisierung – BR 214. Über die Gäubahn habe ich vor ein paar Jahr im Artikel „Saint-Genis-Pouilly à bientôt (in frz.)“ schon mal etwas geschrieben./ Sur les pages de V.100.de dans l’article ALS-Vollmodernisierung – BR 214 (en allemand) on trouve des infos intéressants sur la 214. Sur la Gäubahn j’avais déjà écrit quelques mots dans l’article « Saint-Genis-Pouilly à bientôt ».

Ottmar Schreiner – Socialiste, officier parachutiste et catholique (28.04.2013)

Ottmar Schreiner, qui est décédé le 6. Avril 2013 à Saarlouis, était quasiment inconnu en France. Ottmar Schreiner était un des derniers socialiste de la SPD. Je luis avais dédié mon dernier billet (allemand) sous le titre « Ottmar Schreiner – Sozialdemokrat, Fallschirmjägeroffizier und Katholik (Ottmar Schreiner – Socialiste, officier parachutiste et catholique)) ». Avec le décès d’Ottmar Schreiner la SPD perd un de ses derniers hommes de gauche. Ottmar Schreiner a toujours combattu l’ « agenda 2010, les lois Hartz » – mais il n’a jamais quitté la SPD – il a toujours essayé de se battre pour ses convictions dans la SPD. Parfois il était seul, très seul – les medias – le désignaient  « Betonlinker  (Gauche de béton) – mais il n’a jamais pensé à cesser son combat pour ses idées de justice sociale. Sa force de résistance, sa volonté de résister  il les a souvent expliquées par sa biographie personnelle – son parcours d’officier parachutiste (Fallschirmjägeroffizier) dans la Bundeswehr. Durant sa jeunesse, Ottmar Schreiner s’était engagé dans les paras allemands (Fallschirmjäger) pour devenir officier. C’était dans les années 1960,  avant sa carrière d’homme politique dans la SPD. Sa résistance, sa force de résistance, souvent il les expliquait par sa qualité d’ancien officier parachutiste  « Über Jahre in einer Minderheitenposition zu stehen, ist sehr belastend. Aber ich bin ausgebildeter Fallschirmoffizier, die schmeißen nicht hin (être pendant des années dans une position minoritaire, c’est ne pas facile. Mais je suis officier parachutiste, les officiers parachutiste n’abandonnent  jamais ». En enfait, Ottmar Schreiner poursuivait ses périodes de réserves chez les Fallschirmjäger  jusque à la fin de ses 50ans, – il participait même à des exercices de saut en parachute. Il faut préciser qu’avant la création du KSK, les paras allemands – les Fallschirmjäger étaient considérés comme l’élite de l’armée de Terre  (Heer) de la Bundeswehr. Les aristocrates devenaient officiers  dans la « Panzeraufklärungstruppe (sorte de cavalerie légère mécanisée), les sportifs qui aimaient l’escalades & le ski devenaient officiers  chez les Gebirgsjäger (chasseurs alpins), les combattants, les guerriers, devenaient officiers parachutistes.  Ottmar Schreiner n’a jamais abandonné son idée de se battre pour ces positions de gauche dans la SPD. Il a en plus renoncé à la tentation populiste version Oskar Lafontaine, – qui a rejoint la Linke – ou pour prendre un exemple actuel franco-français il  a renoncé à des positions de gauche populiste-autoritaire version Jean-Luc Mélenchon.  La SPD fête les 150 ans de la « Arbeiterbewegung (lutte ouvrière) », mais on se demande comment la SPD va combler ce vide que la disparition de Ottmar Schreiner laisse derrière lui. C’était un des derniers piliers de l’aile gauche qui se battait pour les idées de justice sociale au sein de la SPD.

Concernant les nécrologies pour Ottmar Schreiner dans le paysage médiatique allemand – je retiendrai celle de Peter Altmeier l’actuel ministre de l’environnement fédéral (membre de la CDU)  dans la Zeit  «Über alle Grenzen – Ottmar Schreiner wird mir fehlen ( a travers toutes les frontieres – Ottmar Schreiner va me manquer »   – et surtout le très émouvant témoignage de Cansel Kiziltepe. Cansel Kiziltepe, candidate de la SPD pour 83 circonscription du Bundestag 2013 (Wahlkreis 83 Berlin-Friedrichshain – Kreuzberg – Prenzlauer Berg Ost Bundestagswahl 2013)a publié dans son blog sous le titre «Tiefe Trauer – ein Kämpfer ist von uns gegangen (Grand tristesse – un combattant nous a quittée) » – un témoignage personnel sur Ottmar Schreiner , elle nous décrit une personnalité combative qui ne cessa jamais de croire que la SPD avait le devoir de se battre pour le rêve d’un monde meilleur, le rêve d’une justice sociale, mais aussi le rêve de l’ascension sociale. En lisant les mots de Cansel Kiziltepe – je pensais à mes propres mots dans un des mes premier billet de blog –  Villa Jasmin « Une Europe unie, libre, démocratique, juste et sociale – ceci pourrait être une image pour une gauche visionnaire qui est encore capable de mobiliser des hommes et des idées un peu comme les valeurs et les idées qui ont mobilisé Serge Moati père et ses camarades socialistes, mon grand père Jean Migliori et tous les autres pendant les années 30 et 40 d’une autre ère. » Serge Moati père, Jean Migliori, Ottmar Schreiner – chacun à  sa manière a combattu pour ce rêve d’un monde meilleur et juste. Ottmar Schreiner c’était un des derniers socialistes de la SPD, un des derniers défenseurs de la classe ouvrière au sein de la SPD.

Christophe Neff, le 28.04.2013