Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate

La banquise bloque le Port de Port Leucate 11.2.2012Il fait froid en Europe – et même en Afrique du Nord le froid sévit.  Oui l’Afrique du Nord est sévèrement touchée même si les medias en Europe n’en parlent pas – situation dramatique dans la Wilaya de Tizi Ouzou en Algérie –  beaucoup de neige aussi dans la délégation d’Aïn Draham en Tunisie. Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois qu’il fait froid en Tunisie mon billet «De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka» est pris d’assaut. Et comme je l’écrivais dans la Blognotice 22.12.2011 «la faim et le froid sont un des dangers les plus redoutables  pour une jeune démocratie, pour une société que se reconstruit».  Mais aussi ici en Europe on subit les conséquences du froid. A Grünstadt – la piscine- tous temps – le fameux Allwetterbad Grünstadt – fut victime du grand froid et de l’incompétence des « édiles politiques locaux » (voir mon dernier billet (en allemand)). La nuit du mardi 7 au mercredi 8 février fut la nuit la plus froide de cet hiver à Grünstadt – avec – 18° – ce qui provoqua l’éclatement d’une partie de l’alimentation en eau de l’Hôpital. Et ces – 18 ° ont eu apparemment raison de mon petit Chamaerops humilis. On verra  si au printemps il reprendra de la souche. Par contre mes trois Trachycarpus fortunei  ont  assez bien supporté  cette vague de froid.  Mais c’est  dans le midi méditerranéen qu’on peut actuellement découvrir un des témoins les plus bizarres  de cette vague de froid qui sévit en Europe et Afrique du Nord – l’Etang de Leucate partiellement gelé, – « la banquise » qui bloque le Port de Leucate. Le froid et la neige dans les Montagnes de l’Afrique du Nord, en réalité ceci est phénomène naturel qui se reproduit de temps en temps.

La banquise au Port de Port Leucate 1 10.2.2012

La banquise au Port de Port Leucate 2 10.2.2012

La banquise au Port de Port Leucate 3 10.2.2012

Mais voir le Port de Port Leucate bloqué par la glace, formant une sorte de banquise, cela est assez exceptionnel, un véritable  événement centenaire. J’avoue n’avoir jamais vu cela, et je connais le site depuis plus de quarante ans !

Photos : Toutes © C. Neff 10.2.2012 & 11.2.2012  Série banquise à Port Leucate

Christophe Neff, le 12.2.2012

De Mogadiscio à Port Leucate (10.8.2011)

Il y a quelque temps déjà que j’ai rencontré un médecin somalien originaire de Mogadiscio passant régulièrement ses vacances à Port Leucate.   A ma question pourquoi il venait si régulièrement à Port Leucate, il me répondit  qu’il aimait beaucoup le climat ici à Port Leucate , surtout l’omniprésence du soleil, le vent un peu moins – mais le soleil oui cela lui rappelait le soleil et le temps à Mogadiscio, – les souvenirs d’un temps où Mogadiscio était encore une ville heureuse. Il a quitté la Somalie depuis longtemps, études de médecine en Allemagne et après il s’est installé en Angleterre.  En Angleterre le soleil lui manque et c’est pourquoi il revient régulièrement dans le pays Leucatois.

Seule chose qu’il lui manque à Leucate – c’est la cuisine italo-somalienne que la communauté somalienne a importée à Londres. Il n’y a pas de restaurant italo-somalien à Leucate,  ni même un restaurant italien,  autrefois on trouvait de très bonnes pizzas au Fort de l’eau  à Port Leucate ;le Bar- Restaurant les voiliers qui a pris la relève du Fort de l’eau  est aussi une bonne adresse pour les pizzas – mais un vrai restaurant italien – ou une sorte de grotto ticinese avec pasta, risotto et pizzas manque terriblement dans le pays Leucatois.

En parlant de la cuisine italo-somalienne je pensais qu’ en ce moment à Mogadiscio on a terriblement faim, – et ce qui restait de la cuisine italo-somalienne a certainement disparu depuis longtemps dans les décombres de plus de vingt ans de guerre civile.  Je ne partage pas l’avis de beaucoup de soi- disant experts, qui essaient d’expliquer que la crise humanitaire qui secoue actuellement une grande partie de la corne d’Afrique est surtout une crise hydrique ou climatique. Non j’estime que c’est plutôt la conséquence de vingt-ans de guerre, conséquence catastrophique pour un « failed state »  qui nous intéresse seulement quand les medias nous présentent les images choquant d’enfants  mourants , les « ewige Biafrakinder (les éternels enfants de Biafra) » ;en fait depuis l’opération « restore Hope » il y a juste 21 ans , les choses en Somalie n’ont pas beaucoup changé. Guerre et famine sont un cercle infernal en Somalie  et les changements climatiques n’y sont pour rien (ou disons ne sont certainement pas les causes principales de l’actuelle famine), – même si quelques experts et journalistes essaient de le nous faire croire.

De Mogadiscio à Port Leucate , j’écris ce petit billet entre fortes ondées et orages et quelques rares rayons de soleils qui ici et là éclaircissent la plaine du Palatinat en me souvenant du Soleil de Leucate, ce Soleil de Leucate qui rappelait à ce médecin d’origine somalienne les souvenirs d’un temps où Mogadiscio était encore une ville heureuse.  Ce fut, il me semble, il y a très très longtemps.

Christophe Neff, 10.8.2011

Les cloches de Pâques introuvables sur Wikipedia.fr (24.4.2011)

En écrivant mon dernier billet je me rendais compte qu’en fait il y n’avait pas d’article dans la Wikipedia.fr sur les cloches de Pâques. Il y a une petite ébauche sur le film de Louis Feuillade éponyme, mais pas d’article sur les cloches de Pâques. Dans l’article Pâques on trouve dans le chapitre « Fêtes et traditions populaires » les phrases suivantes (dernière consultation 24.4.2011 21:15): « En Belgique et en France, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs de Pâques. Depuis le jeudi saint, les cloches sont silencieuses, en signe de deuil. On dit qu’elles sont parties pour Rome, et qu’elles reviennent le jour de Pâques en ramenant des œufs qu’elles sèment à leur passage. En Allemagne et en France, le repas de Pâques est souvent l’occasion de partager un gigot d’agneau rôti accompagné de flageolets ». Ce n’est pas grand-chose, aucune source indiquée et en plus, concernant le repas de Pâques en Allemagne, c’est faux,  le gigot d’agneau pour le repas de Pâques n’est pas une tradition allemande,  peut être est-ce en train de le devenir sous l’impulsion de « live-style » magazine, mais ce que les auteurs de wikipedia – en fait l’auteur Gwalarn le 27.3.2005  à 19 :10  révèlent, relève en ce qui concerne l’Allemagne de la pure fiction. Donc ce qu’on trouve dans la wikipedia sur les cloches de Pâques est bien maigre ! C’est un peu dommage, car personnellement je crois qu’autrefois il y avait en effet un vrai fossé culturel – une sorte de röschti-graben qui séparait la culture francophone (catholique) – celle des cloches de Pâques – et allemande (protestante) celle du lièvre de Pâques – le fameux Osterhase. Déjà comme petit gamin durant les week-ends pascaux à Eckbolsheim, je m’apercevais de cette différence fondamentale entre l’Allemagne et la France. En fait, qu’on parlait français à Strasbourg, – grandissant dans un ménage bilingue cela ne m’a pas étonné, en plus le dialecte alsacien qu’on entendait ici et la dans la rue ne m’était pas étranger, car le Schramberger Schwäbisch est linguistiquement relativement proche du dialecte alsacien comme on le pratique à Strasbourg et dans une partie du Bas – Rhin. C’est la tradition des cloches de Pâques qui n’existait pas en Allemagne, qui m’a fait ressentir comme gamin de 4 ou 5 ans que Strasbourg et la France étaient donc un autre univers, l’univers où les œufs de pâques étaient rapportés par les cloches. En plus pour mes copains du Kindergarten St. Maria au Sulgen, – aussi bien qu’à la Grundschule Sulgen – la tradition de cloches était totalement inconnue. C’est Jean Egen dans les Tilleuls de Lautenbach qui a très bien décrit ce phénomène de frontière culturelle entre cloches de pâques et lièvre de pâques que j’ai moi-même connu comme gamin. « Le lièvre de Pâques, c’est comme la cigogne et Saint Nicolas, mes copains francs-comtois ne le connaissent pas, ils disent que les œufs sont apportes par les cloches, ce qui est difficile ä croire – comment feraient les cloches pour les retenir sous leur jupe et comment feraient les œufs pour ne pas se casser en tombant ? En Alsace, on est quand même plus sérieux, le jour de Pâques, après la grand-messe, mes Cousins, mon petit frère et moi, nous faisions chacun notre nid de paille dans le verger de grand-mère, puis nous passions à table en attendant que le lièvre distribue les trésors de sa hotte. » et quelques phrases plus tard « Nous courions vers les nids, ils étaient pleins d’œufs, de poissons, de lapins et de cocottes en sucre, en frangipane, en chocolat, il y avait aussi un agneau pascal en génoise et de véritables œufs durs qu’en temps ordinaire nous aurions dédaignés mais que nous engloutissions jusqu’ä l’étouffement parce qu’ils étaient peints en rouge ou en bleu » (Egen, Jean 1992, p.142-143). Chez mes grands-parents à Eckbolsheim, cela se passait semblablement, – sauf à un détail près, très important, – ma grand mère de souche lorraine, – qui avait déjà intégré avec grande habileté toutes ces pâtes italiennes (capeletti , gniocchi, etc. etc.) (dans ce contexte voir ici et ici) dans son ménage,  et ces pâtes- la elle les faisait encore elle-même jusque à la fin des années 1990, – elle intégra les lièvres de pâques alemano-alsaciens dans les cloches franco – françaises. Naturellement c’était les cloches qui nous rapportaient les lièvres rouges en sucre que nos parents transportaient depuis Schramberg pour approvisionner les cloches d’Eckbolsheim. Les cloches qui lâchaient toutes ces friandises dans le grand jardin de la maison familiale rue des pommes à Eckbolsheim, sous le grand cerisier, sous les buissons de groseilliers – et il y en avait des groseilliers – des noirs (cassis), des rouges, et même des Groseilliers à maquereau.

Au début des années 1970 mes grand – parents déménagèrent vers le Midi français, – un pays où le lièvre de pâques était un vrai inconnu,  sauf naturellement dans notre famille où les cloches franco-allemandes avaient toujours un « Osterhase » dans leurs bagages, que se soit à Aubord ou à Port Leucate. Si je me souviens bien, je crois avoir aperçu les premiers lièvres de pâques en chocolat dans le midi, au début des années 1980 – juste quelque temps avant l’élection de François Mitterrand, chez quelques pâtissiers-confiseurs. C’était pour ainsi dire un des avant-signes de la mondialisation. Entre-temps le « Osterhase » allemand devenait un article de la consommation de masse , le lièvre de pâques en chocolat qu’on trouve en Allemagne de nos jours dès début février dans les Supermarchés a presque failli faire disparaitre les rote Zuckerhasen de mon enfance. C’est devenu tellement rare que les rares pâtissiers-confiseurs qui prennent encore le temps de faire des rote Zuckerhasen, sont présenté dans des articles de presse (p.Ex. ici) – les rote Zuckerhasen autrefois une spécialité de l’Allemagne du Sud-  sont de nos jours une espèce en voie de disparition.

Dans notre monde mondialisé  où les coutumes disparaissent ou se transforment en mode de consommation de masse,  l’histoire du père noël en chocolat qui finit en lièvre de chocolat et qui est présent dans les étalages de supermarchés allemands de début Septembre jusque début mai est un triste exemple, il est clair que les différences culturelles, ce röschti-graben culturel entre le monde germanophone et francophone que j’ai moi-même encore connu entre le Osterhase et les cloches et qui est si bien décrit par Jean Egen dans les Tilleuls de Lautenbach se rétrécit de plus en plus.

Je pense quand même que les cloches de pâques mériteraient un bon article dans la wiki.fr. – si même le lièvre de pâques en a un (même si l’article se dénomme lapin de pâques – ce qui est historiquement faux – car c’est  bien le lièvre de pâques qui fut le premier à s’établir dans le vocabulaire, puisque c’est bien la traduction littérale du terme Osterhase  et  par la porte de l’Alsace le lièvre de pâques débarquait donc dans la langue française); mais un article bien sourcé qui nous raconte l’origine historique et religieux des cloches de pâques qui ramenaient les œufs de pâques serait certainement le bienvenu. Naturellement il reste la question de savoir si ces fameuses cloches de pâques sont simplement une tradition franco-française, ou si on trouve cette tradition dans la partie francophone de la Belgique, au Québec, en Suisse romande, ou même en Afrique francophone, – où la France n’a pas seulement laissé sa langue mais aussi partiellement le catholicisme comme par exemple dans le Sud de la Côte d‘ Ivoire.

Source & Citations :

Egen, Jean (1992) : Les tilleuls de Lautenbach. Mémoires d‘ Alscae. T 1. 3ème édition. Paris, Stock, ISBN 2-234-02523-0.

Joyeuses Pâques à tous mes lecteurs et toutes mes lectrices

Christophe Neff, Grünstadt le  24.4.2011

Blognotiz 27.2.2011 – Blick von Port Leucate in die Raumschaft Schramberg

Die winterliche Tramontane fegt über die winterlichen Sanddünen von Port Leucate.Aufgenommen während des Praktikums/Exkursion „brûlage dirigée“ im Feb. 2011, © C.Neff

Über den Sanddünen von Port Leucate tobt die Tramontane. Das Meer leuchtet in einem bunten Farbenspiel welches von Türkisgrün bis Azurblau reicht. In der Raumschaft Schramberg in der ich aufgewachsen bin toben andere Stürme. Morgen, am Montag den 28.2.2011 entscheidet der Kreistag des Landkreises Rottweil über das Schicksal der Kreiskrankenhauses Schramberg.  So wie die Dinge stehen ist wohl wirklich zu befürchten, dass der Kreistag ggf. für eine Lösung stimmen wird, die letztendlich das Aus für den Krankenhausstandort Schramberg bedeutet.

Vor Jahren als ich noch an der Universität Mannheim tätig war führte ich immer wieder zu „Global Change Prozessen“ in Mittelgebirgen Exkursionen in den Schwarzwald durch und verglich dort die Prozesse mit den Prozessen in den periphären Gebirgsräumen Frankreichs. Landflucht und Verbuschungsprozesse führen dort nicht nur zu Waldbränden, – oder zum Einwandern von Luchsen und Wölfen, – sondern auch zum langsamen Sterben der öffentlichen Infrastruktur, – Schulklassen und Schulen werden geschlossen, – irgendwann zieht man die Gendarmerie ab, – und das Dahinsiechen und Sterben der ländlichen Krankenhausinfrastruktur wurde dort meist mit dem Kampf um die „Maternité“ (Geburtshilfestation) eingeleitet. Diese Prozesse in Frankreich und anderen frankophonen Räumen haben immerhin schon dazu geführt, dass dem Problemkreis „ländliche Krankenhausstruktur & ländliche Gesundheitsversorgung“ neuerlich ein ganzes Buch gewidmete wurde (Richoz et al. 2010: Santé et développement territorial, Enjeux et opportunités).

Luchse soll man ja inzwischen im Schwarzwald schon gesichtet haben, von Wölfen ist mir nichts bekannt, – aber das es eines Tages soweit kommen könnte, dass das Schramberger Krankenhaus zur Disposition stehen könnte, diese hätte ich mir während der Exkursionen in die Raumschaft Schramberg während der  Jahre 2000-2005 wohl nicht mal im Traume vorstellen können. Nun ist es also doch soweit gekommen, – und wir können im Schwarzwald Prozesse beobachten wie man dies so nur aus Frankreich kennt. Als aufmerksamer Beobachter der ganzen Krankenhausdiskussion im Landkreis Rottweil frage ich mich jedoch, weshalb man eigentlich letztlich nur die Wahl zwischen zwei Privaten Krankenhausträgern nämlich Helios und Ameos hat. Ist die öffentliche Hand in Deutschland nicht mehr in der Lage ein ländliches Krankenhaus mit zwei Standorten zu betreiben, – oder handelt es sich hier eher um einen Sonderfall der mit den Randbedingungen im Landkreis Rottweil zu tun hat. Sollte sich der Kreistag des Landkreises Rottweil morgen für das Heliosprivatisierungskonzept entscheiden, wird das Schramberger Krankenhaus wohl am 31.12.2011 geschlossen werden.  Eine Schließung des Krankenhausstandortes Schramberg hätte für die Raumschaft Schramberg wahrlich dramatische Konsequenzen, – aus geographischer Sicht würde damit der Beginn des Sterbens des Mittelzentrums Schrambergs eingeläutet werden.  Ich möchte es nochmals betonen, – es erscheint mir nicht nachvollziehbar weshalb es der öffentlichen Hand nicht möglich sein soll eine Krankenhausgesellschaft auf Kreisebene zu betreiben. Die privaten Krankenhausgesellschaften sind bestimmt keine Samariter, diese wollen a priori ersteinmal eine ordentliche Dividende erwirtschaften. Aber die Alternative die beiden Krankenhäuser des Landkreises Rottweils weiterhin in öffentlicher Hand zu betreiben stellt sich wohl zur  Zeit nicht (mehr).

Abschliessend nochmals – eine Schließung des Krankenhausstandortes Schramberg hätte für die Raumschaft Schramberg wahrlich dramatische Konsequenzen, – aus geographischer Sicht würde damit der Beginn des Ende des Mittelzentrums Schrambergs eingeläutet werden.  Weiterhin frage ich mich, wie eigentlich dann in Wintermonaten , – Rettungswesen und Erst/Akutversorgung in der Raumschaft Schramberg von statten gehen soll. Aber vielleicht hat man auch schon wieder längst vergessen, dass es in der Raumschaft Schramberg manchmal lange und schneereiche Winter gibt.

Blick von der Hohenschramberg auf das Schramberger Kreiskrankenhaus am 2.7.2010, © C.Neff

Photos: Alle © C.Neff.

1.) Blick auf die winterlichen Stranddünen von Port Leucate bei starker Tramontan. 27.2.2011 Canon Powershot A 720IS. © C.Neff.

2.) Blick auf das Schramberger Krankenhaus. Minolta 700AF Kodachrome C- 64 . 2.7.2010. © C.Neff.

Buchverweis:

Richoz, S., Bouliane, L.M., Ruegg, J.  (Eds.) (2010) : Santé et développement territorial, Enjeux et opportunités, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, ISBN  978-2-88074-840-1

Christophe Neff, Port Leucate 27.2.2011

P.S. (28.2.2011): Unabhängig vom Ausgang der Abstimmung im Kreistag, – das eingestellte Bild des Schramberger Kreiskrankenhaus hat wahrlich historischen Charakter, da es mit einem meiner letzten C-64 Kodachrome Diafilmen aufgenommen wurde. Mit dem Verschwinden des C- 64 wurde ein Kapitel Filmgeschichte beendet.

Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate

Tramontane et soleil sont revenus sur les plages de Leucate – la tempête du 10 au 11.10.2010 est presque déjà oubliée. Il y a des voix qui disent que c’était la tempête la plus violente depuis 50 ans. Ils ont la mémoire courte.

blick-auf-den-ponton-von-port-leucate-bei-schwerem-oktobersturm-11102010.1287431981.JPGIl y a eu la tempête du 12 au 13 novembre 1999  qui jeta  le Danube Voyager sur la plage des Coussoules, la tempête du 16 au 17 décembre 1997 où on mesurait des rafales  de vent de 180 km au Cap Leucate. Mais tout cela s’oublie très vite. Le seul événement qui semble s’être  gravé  dans la mémoire collective régionale est l’Aiguat de 1940 dans le Roussillon. Autrement tout souvenir de ces tempêtes et inondations semble avoir disparu de la mémoire collective. Si on considère que de nos jours Wikipedia reproduit dans un certain sens la mémoire collective, on ne sera pas trop surpris que même l’ inondation de Nîmes du 3 octobre 1988 n’ ait pas d’article dans la Wikipedia française,  ni la tempête du 12 au 13 novembre 1999 dans l’ Aude et les départements  avoisinants  qui pourtant  a laissé  un bien  lourd bilan de 19 morts ,l’ histoire du Danube Voyager qui fut jeté sur la plage des Coussoules entre la Franqui et Port la Nouvelle fut seulement une petite parenthèse pittoresque de cet événement tragique oublié de nos jours.  Notons que l’événement du 12-13. Novembre 1999 est aussi le thème du livre remarquable de Freddy Vinet «Géographie des risques. Crues et inondations dans la France méditerranéenne. Les crues torrentielles des 12 et 13. novembre 1999».

Sources :

Vinet, F. (2003) : Géographie des risques. Crues et inondations dans la France méditerranéenne. Les crues torrentielles des 12 et 13. novembre 1999 (Aude, Tarn, Pyrénées – Orientales, Hérault).  Nantes, Editions du Temps. ISBN 2-84274-252- 4.

Photo © Christophe Neff: Le Ponton de Port Leucate pendant la tempête du 11.10.2010 vers 16:18

Christophe Neff, Port Leucate 17.10.2010

Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate

 

la mer sur la plage du Kyklos 11.10.2010 (Port Leucate)
submersion marine le 10.10.2010 Port Leucate 9:51 Plage du Kyklos © C.Neff

La mer déferle sur la plage de Port Leucate . La tempête qui a déjà provoque des dégâts considérables en Algérie, en Catalogne a atteint depuis hier après- midi le Languedoc-Roussillon. L’Agly qui était presque à sec avant-hier est devenue un fleuve menaçant les habitations de la Salanque. Grande houle, forte mer, – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate.  Je connais Port Leucate depuis plus de 40 ans, mais j’admets que je n’ai jamais vu cela. C’est vraiment un spectacle impressionnant – la mer qui monte jusqu’à la jetée, la promenade de la mer de Port Leucate, jusqu’ au Kyklos. Mais les habitués du coin me précisent que cela arrive assez souvent durant les tempêtes d’hiver. Cela me rappelle que j’ avais déjà écrit –  (ici (en allemand) & ici) que je pensais que les  submersions marines sur le lido séparant l’ étang de Leucate et la mer où se trouve les sites  de Port Leucate et de Port Barcarès sont un risque naturel à prendre en considération. Cela s’est produit avant l’aménagement touristique du lido durant les années 1960, et je suis  persuadé que cela se reproduira.

Suivent quelques photos sur la plage prises  ce matin sur la plage de Port Leucate

Sturm Port Leucate Blog1b

Land unter - der Kyklosstrand in Port Leucate 11.10.2010

la mer sur la plage de Port Leucate 11.10.2010 9 Uhr 52

(Photos ©toutes Christophe Neff)

Christophe Neff, Port Leucate 11.10.2010

Retour à Grünstadt – le carillon de Sankt Martin reste muet – et autres potpourris des vacances d’été 2010 passées à Port Leucate

Après deux semaines de vacances familiales à Port Leucate, retour à Grünstadt où je découvre que le carillon de l’église protestante St. Martin est encore muet. En fait, un coup de foudre avait eu raison d’un des rares carillons du palatinat le 6. Juin 2010. Depuis, les habitants de Grünstadt attendent la réparation du carillon avec impatience, – mais la communauté protestante de Grünstadt doit d‘ abord se consacrer à réparer la toiture de l’église qui a souffert de la tempête Xynthia. Mais le jour viendra, une fois la toiture réparée, où on pourra  s’attaquer à la réparation du carillon de Grünstadt. Peut être l’automne entendra de nouveau le son du carillon. En fait j’avais cru pendant les deux semaines de vacances sur les rives de la méditerranée que le carillon de Grünstadt serait réparé pendant cette période de vacances – et  que,de retour à Grünstadt, j’aurais pu à nouveau entendre le son familier du carillon qui baigne cette petite ville du palatinat dans un paysage de sons. Reste le bruit de l’autoroute qui par vent du Sud envahit la ville – et qui donne au paysages des notes plutôt désagréables.

Les vacances familiales à Port Leucate se sont bien passées. Beau temps, beaucoup de tramontane – deux orages – et parfois des Canadairs rechargeant leur réservoir d’eau dans l’étang de Leucate (De très belles photos de Canadairs rechargeant leur réservoirs d’eau se trouvent  dans le billet Des canadairs pour Eric Woerth du blog le chasse-clou ). Pas de grands incendies de forêts dans les environs, sauf l’incendie dans le massif de la Clape . Vent, soleil et plage – et parfois des services de taxis pour la famille – pour les leçons de planches à voile, stage de cheval, courses à Perpignan. Petit sortie vers Port la Nouvelle faire voir les bateaux de commerce et les chemins  de fers portuaires aux enfants. Cela me rappelle ma propre enfance – quand mon grand père Jean Migliori m’emmenait sur le port du Rhin à Strasbourg voir les grands chalands rhénans – ou m’amenait à la gare de la Franqui chercher ou déposer la famille qui venait en train à Leucate – car Port Leucate c’est une vielle histoire de famille qui débuta en 1968. Souvent c’était l’Oncle Jean Pierre qui arrivait en train – c’est lui qui me donna le goût de la lecture de la vie du rail que je lis encore de nos jours. Les installations ferroviaires de la gare de Leucate étaient plus importantes que de nos jours – deux voies d’évitement ,qui donne 4 voies, plusieurs voies de garage – et jusqu’en 1973 les locomotives à vapeur – les braves américaines, les 141 R. Mais tout cela est une histoire d’un autre temps.

Ces vacances d’été à Port Leucate se composèrent de quelques sorties qu’on ne trouve guère dans les guides. Croisières avec la belle Aude entre le Barcarès et Collioure. Ce petit voyage en mer  (très houleux par temps de forte tramontane ) fait découvrir une rare partie de la côte languedocienne pas encore complètement bétonnée – la partie entre l’embouchure de l’Agly et du Têt.

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Autrefois royaume du Bordigou – on se demande combien de temps cette partie du littoral résistera à la littoralisation, la  californisation, au bétonnage tout court.  Autres visites qui ne se trouvent dans aucun guide : les chemins de la liberté dans la vallée de la Baillaury à Banyuls , ou le mémorial Walter Benjamin à Port Bou en Espagne. Peut être en parlerai-je dans un autre billet ultérieurement.

St. Jacques – der helige Jacobus – Namenspatron von St. Jacques de Port Leucate, photographiert bei der Fête de Saint Jacques, – erster Jahrestag der consecration von St. Jacques de Port Leucate/ Jacques – Saint Jacques – Patron de St Jacques de Port Leucate, photographié lors de la Fête de Saint Jacques, – premier anniversaire de la consécration de St Jacques de Port Leucate, © Christophe Neff, 25.07.2010

Une chose qui m’a particulièrement plû pendant ces vacances – c’était le premier anniversaire  de la consécration de l’église St. Jacques de Port Leucate en présence de l’évêque Alain Planet. St. Jacques de Port Leucate est une église dont l‘ architecture qui me plaît particulièrement bien  – et dont je parlais  déjà  ici : Impression d‘ un dimanche d‘ automne à Port Leucate (18.10.2009)   et ici  « St. Jacques de Port de Leucate – au clair de la lune de mai 2010 ». Surtout l’ensemble carillon, nefs de l’église – et les vergers d’olivier -forment un paysage très spécifique. Notons aussi puisque nous parlons de carillon que le Carillon de St. Jacques de Port Leucate est un des rares carillons dans le midi méditerranéen.

Pas beaucoup de temps de lecture. Quelques chapitres dans Luc Guerre « Leucate – histoire de mon village » – livre dont je parlai un peu dans « Eté 2010 : les jours de marché à Leucate Village »  – et lecture très intensive de „La France a un problème avec la Bible“ dans la RDL – J‘ aurais bien aimer avoir le temps de lire « Les cornes de Moïse. Faire entrer la Bible dans l’histoire » – car La France a un problème avec la Bible m’a beaucoup donné envie de lire ce livre. Mais jusqu’à présent je n’ai pas encore  eu l’occasion de le faire.

Lecture : cela fut pendant les vacances la lecture du monde version papier – et même si je suis abonné à la version électronique -J’aime bien lire pendant les périodes de temps la version traditionnelle sur  papier du Monde. Je pense que le Monde devrait même pour ses lecteurs à l’étranger proposer  un abonnement version électronique + Version Week End élargie contenant le monde du vendredi + le monde des livres, le Monde du Samedi + le  Monde Magazine  + le Monde du Dimanche. Peut être le jour viendra-t-il  où les services d’abonnement du Monde proposeront une telle version d’abonnement pour ses fidèles  lecteurs vivant hors du territoire français.

Je fus ému, attristé et choqué par la fin tragique et brutale de Michel Germaneau. Michel Germaneau essayait de faire parvenir de l’aide humanitaire dans un des pays les plus pauvres de la planète : le Niger,  qui une fois de plus menacé par une famine. Au moins peut être les quelques observateurs politiques qui s’intéressent encore à l‘ Afrique noire francophone comprendront-ils  que le « Sahel » pourrait devenir la nouvelle proie d’Al Quida ?

Mais c’est grâce à la lecture intensive du Monde version papier traditionnelle  durant mes deux semaines de vacances à Port Leucate  que je découvre une France de plus en plus dans le doute, sans réel repère républicain, un gouvernement ébranlé par les scandales (Karachi, Bettencourt), qui cherche son salut dans un discours que je qualifierais de « pseudo-sécuritaire »  et de « bouc émissaire ». Pseudo -sécuritaire car la déchéance potentielle de la nationalité pour les « Intensivstrafttäter » issus de l’immigration – les concernés s’en moquent totalement ,ils vivent déjà dans un autre univers.  Cela ne résoudra certainement pas le problème de l’insécurité grandissant dans les grandes agglomérations urbaines , qui sera certainement un des grands défis pour les grandes démocraties européennes – car c’est un problème européen, problème qui est aussi en train de s’élargir en Allemagne.

Le succès du livre de la défunte juge pour adolescents Kirsten Heisig « Das Ende de Geduld – Konsequent gegen jugendliche Gewalttäter » – le livre s’empara de la sortie de la première édition la premier place de la Spiegel Bestsellerliste  (Spiegel Bestellerliste 32/10 Hardcover). Le problème défie nos sociétés et malheureusement les solutions simples n’existent pas.  L‘ objectif  primaire de cette campagne publicitaire – car c‘ est ainsi que je la perçois- a été largement atteint :  le gouvernement gagne quelques points favorables dans l‘ opinion publique (voire les résultats de divers sondages), les affaires Bettencourt & Karachi tombent presque dans l‘ oubli médiatique ( voir aussi  le commentaire de  TKT  du 10.8.2010 23 :07 dans Pour saluer Tony Judt  de la RDL   «Avez vous remarqué que les propos de Grenoble de N. Sarkozy et le surenchérissement d’Hortefeux, ont fait taire les médias sur l’affaire Bettencourt-Bettencourt? Les médias ont besoin d’un sujet du jour, il faut bien vendre, c’est légitime. Je préférais le haro sur Woerth, que les propos débiles, peut-être même dangereux, sur la nationalité qui se retirerait comme on retire une couette.  «) l’affaire est gagnée. Mais l’insécurité dans les banlieues chaudes ne changera pas d’un jota. Comme je l‘ ait déjà écrit dans « Vue de Grünstadt-Von Grünstadt aus gesehen: „Xenophobia: Casting Out the Un-French“ (NYT 5.8.2010) » ,si ,en particulier en France, on ne trouve pas bientôt des réponses au problème de l’insécurité dans les banlieues – nous risquerons bientôt de nous trouver en face de situation mexicaine , où la drogue et la violence sèment la gangrène  surtout les classes moyennes. Malheureusement ni le gouvernement de Monsieur Sarkozy ni l’opposition de gauche en France (même situation en Allemagne) ne se sont lancés dans une vraie discussion de fonds, une vraie recherche de solution valable et praticable sur le terrain.  Peut -être devrait-on  conseiller  à  l’oreille et la plume de Monsieur Sarkozy Henri Guaino à condition qu’il maîtrise l’allemand la lecture « das Ende der Geduld ».

Mais ce que j‘ ai aussi découvert en revenant de mes vacances, que ce virage « pseudo-sécuritaire », cette direction et la vitesse qu’elle a pris  suggère qu‘ on voudrait bien doubler le FN sur certaines positions pour gagner quelques voix électorales de plus – ceci n‘ a provoqué dans les medias allemands aucune réaction, à l‘ exception d‘ un commentaire très engagé de Gerow von Randow   «Sarkozy rückt mit repressiver Rhetorik nach rechts » -.  Ma réponse à ce vide médiatique concernant la dérive « pseudo-sécuritaire » de la politique intérieure française en Allemagne est le sujet du billet  « Vue de Grünstadt-Von Grünstadt aus gesehen: „Xenophobia: Casting Out the Un-French“ (NYT 5.8.2010) – òu j‘ ai  inclus le titre de l‘ éditorial du New York Times du  5.8.2010 – éditorial que j‘ approuvé à 100 % ! Ajoutons que Stefan Simons du Spiegel publiait aujourd’hui (13.8) un commentaire intéressant sur les événements de la politique intérieure française sous le titre « Sommertheater à la Sarkozy »  – et Simons a bien raison – il s‘ agit vraiment d‘ un vraie « Sommertheater » !

Il me reste quelque jours de paisibles vacances à Grünstadt, – si le soleil veut bien revenir il me reste encore du temps pour quelques randonnées en Forêt Noire, sur le Haardtrand, – quelques lectures ,  les deux derniers billets de la RDL «On peut aimer deux pères » sur le nouveau livre d‘ Eric Fottorino et     « pour saluer Tony Judt »  un billet de nécrologie sur Tony Judt  m‘ ont particulièrement bien plu.  Dans ce contexte le lecteur maîtrisant l’allemand découvrira l’interview de Tony Judt avec Jörg Lau  « Wir brauchen eine ethische Weltsicht »  de la Zeit – cet interview fut enregistré quelques jours avant le décès de Tony Judt.

Et peut- être trouverai-je aussi le temps et le repos nécessaire pour pouvoir enfin lire un livre entier.  La lecture de « l’homme qui m’aimait tous bas » de Eric Fottorino durant mon long congé de maladie après mon accident de mai 2009 m’avait particulièrement bien plu – et la lecture de «  On peut aimer deux pères  m’a donné aussi envie de lire « Questions à mon père ».  Notons que ce fut cet accident de mai 2009 – et la longue période de reconvalescence qui donna naissance à ce blog (les dépêches du grand bouleau )- et après tout jusqu’à présent le blog (et son auteur) se portent bien.

Jeudi prochain , c’est  la rentrée pour l’auteur du blog paysages . finis les temps libres de lectures et de l’écriture de longs billet de blogs. Après la rentrée, le carillon de la Martinskirche de Grünstadt résonnera -t- il peut -être à  nouveau dans les rues et ruelles de Grünstadt, sur les vignobles et paysages de la Unterhaardt.

Livres et sources cités :

Guerre, Luc (2009) : Leucate – Histoire de mon Village. Béziers, Imprimerie du Sud Offset et continue, ISBN 978-2-917212-10-3

Heisig, Kirsten (2010) : Das Ende der Geduld. Konsequent gegen jugendliche Gewalttäter. Freiburg (Herder), ISBN 978-3-451-30204-6

Photos – tous © C.Neff :

1.) Panneau „chemins de la liberté“ dans la vallée de la Baillaury (Banyuls) 29.07.2010.

2.) St. Jacques à Port Leucate (Eglise Saint Jacques de Port Leucate) 25.07.2010.

Christophe Neff,  Grünstadt le 13.8.2010

P.S. (13.8.2010 13:39): Ce Post Scriptum pour signaler le petit billet de blog «Retour aux fondamentaux » d’Alain Juppé, que j’ai découvert grâce à l’article « Alain Juppé critique le virage sécuritaire de la majorité » du Monde.fr. . Des propos très bien argumentées – qui pourrait enfin un peu calmer les esprits et d’entamer une vraie discussion de fond sur l’insécurité.

St. Jacques de Port de Leucate – au clair de la lune de mai 2010

St. Jacques Port Leucate 29.5.2010 0H35

Dans les régions des  religions du livre – là où  l’homme taille le paysage comme le tailleur de pierres taille la pierre ,les lieux de cultes , que ce soit église, mosquée ou synagogue  marquent  les paysages d’une manière très spéciale : l’hommen, en vénérant son dieu , prend possession du paysage d’une manière éternelle.  C’est  le dernier pas du processus de transformation du paysage  sauvage en paysage humanisé, la Kulturlandschaft  (fr. paysage culturel, en. Cultural landscape) pour employer  ce terme issu  de la géographie allemande.

Un des paysages qui fut jusqu’au début des années 1960 un des plus sauvages  de France était le lido entre Leucate Plage et le Barcarès – j‘ en parlais  déjà dans  « Impression d‘ un dimanche d‘ automne à Port Leucate (18.10.2009) » , cordon dunaire séparant la mer ouverte avec l‘ étang de Leucate – troué par des graus permanents et épisodiques , cordon dunaire toujours en proie à  des submersions  marines répétées . Sur ce lido se trouvent  de nos jours les nouvelles stations touristiques de  Port Barcarès et de Port Leucate. A Port Leucate depuis quelques mois déjà ,une nouvelle église a vu le jour   – St. Jacques de Port Leucate – (j’en parlais aussi ici ) – signalant ainsi que l’homme a pris possession du paysage – et a ainsi transformé la côte sauvage en paysage humanisé.

Ayant assez souvent  un appareil de photo sur moi, que ce soit pour des  voyages professionnels  ou  personnels ,j’eus l’occasion en revenant d’un meeting avec les étudiants durant le LÖP SS 2009 Leucate de découvrir  le carillon de St. Jacques de Port Leucate baignant  dans les lumières d’un clair de lune  dans un ciel où la tramontane balaye  les sombres  nuages  nocturnes vers la mer. Je fis donc deux séries  de photos- une série avec un vieux reflex Minolta 7000 utilisant un Kodachrome C- 64 (le film de diapositives  dont je parlais ici) mais que je n’ai pas encore fait développer ,et une autre avec un petit revue DC80sz (emprunté à ma mére)  en mode manuel  dont une des photos est utilisée pour illustrer ce petit billet.

C’est  tout simplement une belle photo – le carillon de St. Jacques illuminé par le clair de lune de la fin mai 2010 – photo et paysage que j’aimerais partager  avec les lecteurs du blog paysages.

Photo : Le carillon de St. Jacques de Port Leucate illuminé par le clair de lune.  ©Christophe Neff, 30.5.2010 (Revue DC80sz)

Christophe Neff, Grünstadt le 12.7.2010

P.S. : Dans le contexte sur la perception de lieux dans l‘ évolution des paysages historiques   j‘ aimerais aussi conseiller la lecture du dernier billet «A l’Est de la Turquie : Sylvie Lasserre à la rencontre des derniers chrétiens d’Orient » du blog sur les routes d‘ Asie Centrale de Sylvie Lasserre – Blog que  j‘ ai aussi mis dans mon blogroll.

Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate

J‘ ai déjà plusieurs fois consacre de billets dans ce blog à l‘ hiver 2009/10 qui nous semble particulièrement long (et pour beaucoup d’allemands semble être aussi particulièrement dur), dont les Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt , De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka, et surtout l‘ analyse L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010). Et l’hiver perdure encore ici en Allemagne – et le printemps semble vraiment se laisser attendre. A Grünstadt nous avons encore quelques centimètres de neige, presque 5 centimètres à Karlsruhe, – ce qui est un phénomène météorologique assez rare en début de mars. Souvent dans le « Oberrheingraben » début mars c’est le printemps qui commence – vers la mi -mars les amandiers roses de la Weinstraße entre Bad Dürkheim commencent à fleurir. La neige mi -mars dans l’Unterhaardt c’est rare, mais cela arrive. Mais de la neige sur la plage de Port Leucate, cela me semble être vraiment exceptionnel (Voici un lien vers une photo du Lydia en neige ). Une vraie couverture neigeuse qui couvre l’ensemble de la plage – si je me souviens bien – et je connais les lieux depuis 1968 – cela ce n’est jamais produit dans les derniers 50 années. Pour une fois nous assistons à un phénomène météorologique vraiment exceptionnel, les chutes de neiges sur la zone que Henri Gaussen dénommée la zone de l’Oranger cela arrive ici et là, mais la plage de Port Leucate entièrement enneigée cela mérite d’être noté.

Digital StillCamera
Digital StillCamera

Photo : la plage de Port Leucate blanchit par les neiges de mars et la houle grise de la méditerranée Lundi 10 mars 2010 (Photo Evelyne Marie France Neff auteur de blog Au jour le jour)

Christophe Neff, Grünstadt le 9.3.2010

P.S. (10.3.2010 7 :45): Des photos additionnelle du épisode neigeux du 8 mars à Leucate se trouvent dans le blog «Chinook‘ Hot Blog» – dans les billets «Chinook snow shop», «alti Port Leucate» et «Pow pow».

Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

An der Unterhaardt und im Leiningerland waren die Schäden die der Orkan Xynthia am letzten Wochenende hinterließ doch relativ bescheiden. Natürlich sind, wie man heute in der Rheinpfalz lesen kann in den Wäldern zwischen Grünstadt, Altleiningen und Eisenberg ein paar Bäume umgefallen.  Aber ansonsten hält sich der Schaden den der Orkan Xynthia hier im Umkreis von Grünstadt verursachte doch ziemlich in Grenzen.  Was die umgefallenen Bäume betrifft wundere ich mich immer wie sehr Forstleute und Presse das „Umknicken“ bzw. den „Sturmwurf“  von an für sich gesunden und standortgerechten Bäumen bei Stürmen beklagen – und vor allem nicht nachvollziehen können. Eigentlich sollte doch bekannt sein, dass bei schweren Stürmen in nemoralen Wäldern immer ein paar Bäume, ja selbst hunderte von Bäumen sturmbedingt umfallen können. Aus dieser Tatsache hat sich der Forest Gap Theory entwickelt, die im französischen auch als „theorie des trouées ( sensu Schnitzler – Lenoble 2002)bzw. dynamique des trouées“  bekannt, im deutschen würde man wohl am die Forest Gap Theory wohl am ehesten mit „Wald- Lücken-Theorie“ bezeichnen.  Es scheint wohl so zu sein als hätte in Deutschland Begriff wie „Wave-regeneration oder Forest Gap Theory“ es bisher kaum geschafft aus dem akademischen Elfenbeinturm heraus eine größere Öffentlichkeit zu erreichen. Das mag vielleicht zum einem am  emotionalen aufgeladenen „Waldbild“  im deutschen Sprachraum liegen, – und vielleicht auch soweit es neuere Ergebnisse aus der Waldökosystemforschung betrifft – an der Anglifizierung des wissenschaftlichen Publikationsbetrieb, – welcher Förster, welcher Journalist hierzulande liest schon in Englisch verfasste Paper zur theoretischen Waldökologie (siehe hierzu auch meine Bemerkungen in III. Un blog sur les paysages: an English introduction  ).  Für Waldbesitzer und Forstbetrieb mögen die Folgen von Xynthia im Einzelfall tragisch & und vielleicht sogar Existenz bedrohend sein, der Wald als Ökosystem erholt sich jedoch relativ problemlos von den Sturmfolgen, sowie sich Wälder in der Regel auch von Waldbränden erholen. Soweit ich es von hier aus Überblicken kann, sind wir was durch Xynthia verursachten Sturmschäden in Deutschland betrifft doch noch relativ glimpflich davon gekommen.

In Frankreich sah es da schon ganz anders, wobei interessant ist das der Orkan Xynthia in der französischen Wikipedia als „Tempête Xynthia“ als Sturm Xynthia bezeichnet wird – obwohl der Sturm mit 53 Toten und 7 Schwerverletzten doch wesentlich folgenreicher als in Deutschland war. Am härtesten traf es die Gemeinden La Faute-sur-Mer und  L’Aiguillon an der französischen Atlantikküste im Departement Vendée.  In diesen beiden Gemeinden hat es allein fast 30 Tote gegeben. Dort hat der aufgewühlte Atlantik einen Deich durchbrochen und die dahinter liegenden Siedlungen geflutet – das Meer hat sich genommen – was ihm einstmals gehörte. Die meisten Opfer, oftmals Rentner sind vom Meereseinbruch im Schlafe überrascht worden und in ihren Häusern ertrunken. Der durch Xynthia verursachte Meereseinbruch des Atlantik an der Küste der Vendée hat eine erneute Diskussion über den Umgang mit Naturrisiken wie Überschwemmungen aber auch den Umgang mit der Natur an Meeresküsten in Frankreich ausgelöst. Ich schreibe „erneute Diskussion“ – denn eigentlich löst jede Überschwemmung mit Todesopfern wie z.B.  in Nîmes am 3.10.1988 , in Vaison la Romaine am 22.9.1992, in Sommières am 8 und 9.9.2002 solche Diskussionen aus, sowie auch jeder größere Waldbrand ähnliche Diskussionen auslöst  – ohne dass sich wirklich gravierendes im Umgang mit der „Natur“ bzw. „Natur & Umweltrisiken “ in Frankreich ändert – oftmals werden die Dinge nach ein paar Jahren wieder vergessen.  Ähnliches könnte man bestimmt auch für die Situation Deutschland schreiben.

Die oben genannten Überschwemmungskatastrophen, die alle erhebliche Menschenleben kosteteten, sind inzwischen so vergessen, dass man diese nicht einmal in der französischen Wikipedia wiederfindet bzw. diesen Ereignissen ein eigner Artikel gewidmet wäre.

Den verheerenden Waldbrand mit über 80 Todesopfern welcher im Sommer 1949 in der Forêt des Landes wütete – übrigens der verheerenste europäische Waldbrand der jüngeren Zeitgeschichte ist in Frankreich fast vergessen – was übrigens dazu führt, dass die beiden Artikel die sich im Blog Paysages damit befassen 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes und Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes sowie The Fatal Forest Fire – remembering the „1949 Mega fire“ in the „Forêt des Landes“ (South West France) –  sehr gut besucht werden – da es eigentlich außer dem Buch „L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949„ von Joan Deville  kaum noch abrufbare Erinnerungen an dieses Waldbrandereignis mehr gibt. Die Zeit vergeht und die Erinnerung an die Katastrophe verblasst.

Was die Folgen von Xynthia betrifft, inbesondere die Ereignisse von la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon, so wird in der französischen Öffentlichkeit vor allem die galoppierende „Urbanisation“ der französischen Küste als Hauptverantwortlicher für die Katastrophe thematisiert, der Klimawandel wird letztlich kaum thematisiert, – was ich persönlich auch für richtig halte – da solche Sturmbedingten Hochwasser an der Atlantikküste und an der Nordseeküste an für sich nicht so ungewöhnlich sind – nur treten diese so selten auf, dass das kollektive Gedächtnis diese Ereignisse relativ schnell wieder vergisst – wer erinnert sich denn noch an die Watersnood die im Februar 1953 über 1800 Menschenleben  in den Niederlande forderte. In diesem Zusammenhang sei auch noch auf das Interview von Guy Brasseur in der heutigen Zeit „Im Treibhaus“ verwiesen, in welchem Brasseur dezidiert auf die Fragwürdigkeit des Zusammenhanges zwischen Extremwetterereignissen  und globaler Klimaentwicklung hinweist.

Die immer mehr fortschreitende „Urbanisierung“ der französischen Meeresküsten wird in francophonen Geographie auch als Littoralisation bezeichnet und wird inzwischen auch  für die Beschreibung von Urbanisations – und Suburbanisationsprozessen in  andere Küstenräumen verwendet.  Diese Begrifflichkeit wird jetzt auch schon  in der anglophonen Geographie verwendet. Ich habe im Zusammenhang mit Littoralisationsprozessen  im National Geographic (  Bourne & Turner, 2006) einmal einen schönen Satz gelesen „loving our coasts to death“ – der im Grunde genommen die Dramatik des Littoralisationsprozesse treffend beschreibt.  Die Ökosystemaren Konsequenzen der den gesamten Planeten umfassenden Littoralisation zu managen wird einer der großen Herausforderung des „Global Changes“ werden – denn die Littoralisation ist ein wahrhaft globaler Prozess der viele Küstenabschnitte der Welt nachhaltigst formt, – teilweise regelrechte neuartige Landschaftsbilder schafft.

Um nochmals auf la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon zurück zu kehren, – die franco-französischen Presse verwendet den Term im Gegensatz zu francophonen Geographie aber nur zur Beschreibung von Urbanisierungsprozessen am Mittelmeer, weshalb man den Begriff im Zusammenhang mit dem Meereseinbruch an der Küste der Vendée kaum in den Medien findet.  Auf eine andere Begrifflichkeit die hier in Deutschland noch kaum bekannt ist,  sei in diesem Zusammenhang auch verwiesen – die Californisation – ein aus der frankophonen Geographie stammender Begriff der das Eindringen von Wohnbesiedlung in Wald und Buschland beschreibt – was bei Waldbränden zu katastrophalen Folgen führen kann, denn im Grunde wird im zersiedelten Grün, das Eindämmen der Flammen zu einer fast unbeherrscharen Herausforderung für die Feuerwehren. Die Überlagerung von Californisationsprozessen und Littorlisationsprozessen in den mediterran Subtropen birgt wahrlich vielfältige Umweltrisiken, die auch schon ohne menschgemachten Klimawandel, wenn es denn mal brennt oder ein Deich bricht, nur schwerlich beherrschbar sind.

Abschliessend möchte ich mich noch Leucate und Port Leucate zuwenden, zwei Ortschaften an der französischen Mittelmeerküste  welche ich nun fast 40 Jahre kenne.  Der Küstenabschnitt zwischen der Halbinsel Leucate, dort wo sich der alte Siedlungkern des Dorfes Leucate befindet und Le Barcarès gilt als einer dynamischsten Küsten des Mittelmeerraumes, weshalb dieser Küstenabschnitt zu Beschreibung von mediterraner Küsten & Lagunendynamik im von Hofrichter herausgegeben Mittelmeerreader (Wilke 2001)  ausgewählt wurde. Auf dem Lido, d.h. dem Tombolo der das Etang de Leucate zwischen Leucate Plage und le Barcarès vom offenenen Meer abtrennt wurden in den 60 Jahren die nouvelles station touristiques Port Leucate und Port Barcarès errichtet.  Vorher war dieser Sand & Dünentombolo unbewohnt – u.a. deshalb weil es immer wieder im Winter zu sturmbedingten Meereseinbrüchen kam. Soweit ich mich an die Literaturrecherchen für diverse wissenschaftliche Publikationen ( u.a.  Neff 2003 sowie Neff & Scheid 2005) richtig erinnere, gab es den letzten größeren Meereseinbruch in der Zwischenkriegszeit zwischen erstem und zweitem Weltkrieg.

Wenn das Meer bei starkem Marin richtig tobt, dann kann man die Brandung eigentlich in ganz Port Leucate deutlich vernehmen. Das hört sich wie das Heulen und Stöhnen der Schwarzwaldtannen bei schwerem Orkan an,  so wie es Vinzenz Erath in größer als des Menschen Herz beschrieb. Im Ferienhauschen meiner Großmutter in der Feriensiedlung la Griffouliere in Port Leucate,  Ferienhäuschen in dem ich als Kind und Jugendlicher unzählige Ferien verbrachte, lauschte  ich oftmals bei geöffneten Fenster, der  Meeresbrandung bei Marin, die obwohl sich das Haus fast zwei Kilometer vom Strand entfernt befand (und immer noch befindet)bei Marinwind noch deutlich zu hören war.  Ich habe mir als ich noch Kind war oftmals überlegt, wie es denn wäre, wenn eines Nachts das Meer kommen würde. Was ich damals nicht wusste, – bevor Port Leucate auf dem Tombolo gebaut wurde und dieser noch la Corrège und Mas de l‘ile hieß, kam das Meer hin und wieder  und setzte alles unter Wasser – so wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon. Nur war das Lido damals zwischen der Halbinsel Leucate und der Aglymündung unbewohnt.  Ich denke, dass das Wasser, das Meer wieder kommen wird, eines Tages völlig unerwartet, weil man einfach vergessen hat, dass es einmal da war.  Vielleicht täusche ich mich auch, und das Meer wird nie sich nie mehr über den Lido ergiessen, aber angesichts der jüngeren Landgeschichte dieses Küstenabschnittes erscheint es jedenfalls nicht unwahrscheinlich, daß es bei entsprechenden Unwetterereignissen wieder zu Meereseinbrüchen kommen könnte.

Es gibt auch keinen Deich in Port Leucate, jedenfalls ist mir bisher keiner sichtbar aufgefallen. Ich bin jedoch sicher, dass soweit man einen Deich zum Hochwasserschutz bauen wollte, dass viele der unmittelbaren Strandanlieger in Port Leucate alles in Bewegung setzten würden um solch einen Deich zu verhindern, denn solch ein Deich würde natürlich den freien Blick aufs Meer beeinträchtigen.  Hingegen wurde vor kurzem zwischen dem Grau de Leucate und Leucate Plage ein Hochwasserdeich errichtet.

Es gibt noch ein ganz anderes Element was Port Leucate und  la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon verbindet. Die meisten Opfer in den Küstenstädtchen am Atlantik waren Rentner die einen schönen Lebensabend am Atlantik verbringen wollten. Meistens aus oberen Unterschicht und unteren und mittleren Mittelschicht (couches populaires ) , denen ein Häuschen am Mittelmeer zu teuer war. Viel hatten ihre ganzen Ersparnisse in ihr kleines Häuschen gesteckt. 27 von Ihnen haben die Nacht von 27 auf den 28 Februar 2010 nicht überlebt, – denn sie waren zu schwach und zu gebrechlich – um sich rechtzeitig vor dem einbrechenden Wasser in den rettenden zweiten Stock zu begeben, um das rettende Hausdach erklimmen zu können.  In Port Leucate gibt es auch ein immer mehr wachsende Seniorenpopulation, – es gibt sogar eine kleine Anzahl von deutschsprachigen Rentnern wie ich im letzten Oktober als ich eine Messe in der neuen St. Jacques Kirche besuchte, feststellen konnte. An dem Tag, an dem das Meer kommen wird, und soweit es bis dahin keinen effektiven Hochwasserschutz gibt, wird es in Port Leucate die gleichen Bilder  geben wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon in der Vendée.

Dieser kleine Blogbeitrag soll nicht anklagen, – sondern nur anregen über unser Verhältnis zu „Naturrisken“ nachzudenken.  Im Allgemeinen haben wir die Tendenz diese Risiken mit der Zeit einfach zu vergessen. Aber dadurch, dass diese Risiken aus unserem kollektiven Gedächtnis verschwinden, werden die Risiken natürlich nicht kleiner. Ich will diesen Blogbeitrag mit einem kleinen Beispiel aus der Raumschaft Schramberg beenden. Im Mai 1959 wurden große Teile der Stadt Schramberg durch ein verheerendes Hochwasser vernichtet. Es war nicht das erste Hochwasser in Schramberg, und es war auch nicht das letzte Hochwasser – es war nur ein Ereignis in einer langen Zeitreihe – und man kann davon ausgehen, dass irgendwann der Tag kommt, an dem wieder ein solches Hochwasser in Schramberg auftreten wird.

Der Brezelsegen der Schramberger Fasnet geht übrigens wie ich im Buch „mit Kummer und mit Sorgen“ von Sven Kindler (2007)  erfahren konnte auf die großseigneurale Armenspeisung durch die Grafen von Bissingen Nippenburg (Kindler 2007:16) nach Hochwasserereignissen und Missernten in der Raumschaft Schramberg zurück, – ich habe dem ganzen übrigens einen französischsprachigen Blogbeitrag unter Titel „Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel“ gewidmet. Hier hat die Unwettererfahrung in der Raumschaft Schramberg  im kollektiven Gedächtnis als Fasnetsbrauch überlebt. In diesem Zusammenhang, d.h.  dem Vorkommen von historischen Hochwässern in Mitteleuropas gibt es übrigens in der aktuellen Geographischen Rundschau (3/2010) einen lesenswerten Aufsatz von Mathias Deutsch, Rüdiger Glaser und Karl Heinz Pörtge et al.

Hochwasser, Meereseinbrüche, Waldbrände wird es in Mittel und Südwesteuropa sowie im gesamten Mittelmeerraum immer geben, – und zwar völlig unabhängig davon ob sich das Klima nun erwärmt oder nicht. Die Frage ist nur wie man mit diesem Wissen umgeht – und ob man bereit ist Vorsorge zu treffen – auch wenn das letzte Schadenereignis scheinbar schon wieder in eine weite zeitliche Ferne gerückt ist. Und was den Klimawandel betrifft, sollten die Szenarien der Klimaforscher sich als richtig erweisen, wovon eigentlich auszugehen ist,  dann wird das Management solcher „Naturrisiken“, bestimmt nicht einfacher, ganz im Gegenteil.

Zitierte Quellen:

Bourne, J.K., Turner, T. (2006): Land on the Edge -Loving our coasts to death. In: National Geographic, July2006, v. 210, p. 60-97.

Deutsch, M., Glaser, R., Pörtge, K.H., Börngen, M., Drescher, A., Cresat, M., Riemann, D., Scönbein, J. (2010): Historische Hochwasserereignisse in Mitteleuropa. Quellenkunde, Interpretation und Auswertungen. In: Geographische Rundschau, 3/2010, 18-  24.

Deville, J. (2009) : L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949. Paris (les Éditions des Pompiers de France), (ISBN 978-2-916079-20-2)

Die Rheinpfalz (4.3.2010): Wandern im Wald ist Lebensgefährlich – Grünstadt/Altleiningen: Orkan Xynthia wirft auch gesunde Bäume um – Waldlehrpfad besonders betroffen – Weg gesperrt. Die Rheinpfalz Nr. 53 – Unterhaardter Rundschau, Donnerstag 4 März 2010

Die Zeit (4.3.2010): Interview mit Claude Brasseur – Im Treibhaus. In: Die Zeit, 4 März 2010, 30 Wissen .

Erath, V. (1951): Größer als des Menschen Herz. Das Buch vom wahren Leben. Tübingen (Rainer Wunderlich Verlag)

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Neff, C. (2003): Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine ? In: Fouache, E. (Ed.): The Mediterranean World Environment and History. IAG Working Group on Geo-archeology, Symposium Proceedings. Environmental Dynamics and History in Mediterranean Areas, Paris, Université de Paris – Sorbonne 24 – 26 avril 2002. Paris, 191 – 202, (Elsevier France, ISBN 2-84299-452-3).

Neff, C., Scheid, A.   (2005):  Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

Schnitzler – Lenoble, Annik (2002): Écologie des forêts naturelles d‘ Europe. Biodiversité, sylvigenese, valeur patrimoniale des forets primaires. Paris, Lavoisier TEC & DOC, ISBN 2-7430-0541-6

Wilke, Michael (2001): Lagunäre Lebensräume. In Robert Hofrichter, R. (éd), Das Mittelmeer : Fauna, Flora, Ökologie. Tome I, Allgemeiner Teil, p. 326-347, Heidelberg, Éd. Spektrum akademischer Verlag, 2001, ISBN 3-8274-1050-9

Christophe Neff, Grünstadt le 4.3.2010