Le réveil du lendemain de l’élection présidentielle aux Brésil, sera un réveil difficile, amer et douloureux ! D’après tous les sondages, sauf miracle Jair Bolsonaro va remporter les élections présidentielles au Brésil. Avec Bolsonaro dans son lit, la démocratie brésilienne va vivre un cauchemar, et comme Maud Chirio l’a récemment dit dans une interview dans le Monde je suis « très inquiète pour la démocratie brésilienne». Personnellement d’après tout ce que j’ai lu sur « Bolsonaro » je ne le considère pas comme un « Trump brésilien » mais j’ai l’impression qu’il ressemble plutôt à une version brésilienne de Rodrigo Duterte. Difficile de faire des analyses politiques sur un pays que je ne connais que par mes lectures et par ses écrivains. Il y a plus de trente ans, j’avais pris des cours de portugais en fac (à l’Université de Mannheim), pour pouvoir un jour voyager au Brésil, – mais je ne suis jamais arrivé à amarrer sur les côtes brésiliennes bien que j’aie découvert d’autres pays lusophones, -le Portugal, les Azores, la Cap Vert. Bien sûr que je sais, que la faillite de la classe politique entière[1], la corruption, la criminalité incontrôlée et galopante sont des fléaux qui deviennent de plus en plus menaçants pour une très grande partie de la population brésilienne. Mais je ne crois pas que Jair Bolsonaro possède un seul véritable remède contre tous ces fléaux qui ravagent la société brésilienne. Et en plus , on peut aussi craindre le pire pour la situation environnementale du Brésil, l’Amazonie, les restes de la Mata Atlântica.. Si certains écrivains comme par exemple Milton Hatoum en cas de victoire de Jair Bolsonaro songent à faire leur valise et d’émigrer en France ou au Portugal[2] la situation est grave. Tout cela me rappelle étrangement la situation de l’Allemagne en 1933.
Oui, le réveil du lendemain de l’élection présidentielle aux Brésil, sera un réveil difficile, amer et douloureux !
Christophe Neff, le 27.03.2018
[1] Voir l’article « Brésil : Bolsonaro, ou la faillite de la classe politique » de Claire Gatinois, Rérolle dans le Monde, Samedi 27. Octobre 2018, p. 2-4, (version electronique voir ici) .
[2] Voir l’article « Les intellectuels s’élèvent contre le candidat d’extrême droite » de Raphaëlle Rérolle dans le Monde, Samedi 27. Octobre 2018, p. 3. (version electronique voir ici).
Nouveau record de température à Leucate, – le 4.08.2018 le thermomètre avait atteint 39,1 à la station météo du Cap Leucate[1]. Pendant ce même temps des intempéries avaient lourdement touché la Tunisie[2]. Inondations, éboulements de terrains … mais en Europe les intempéries qui avaient lourdement touché la Tunisie n’avaient pas de retombée médiatique. Même chose pour le début du « méga-incendie » qui naissait dans la Serra de Monchique, – l « Incêndio de Monchique », immense feu de forêt, qui a déjà depuis dévoré plus de 26.000 ha de Forêts & Maquis. D’après les données du EFFIS[3], en ce moment où j’écris ces lignes 26957 ha ont disparu en fumée durant « l’incendie de Monchique ». Naturellement, depuis que ce « méga-incendie » a pris de l’ampleur, les medias en France en parlent un peu, – mais après tout on médiatise plutôt le « front des feux de forêt en Californie », surtout le « Mendocino Complex Fire ». Même si les feux de forêts en Californie, m’intéressent par nécessité professionnelle, je me sens bien plus touché par ce qui se passe au Portugal en ce moment. Suivant l’évolution dès les débuts de l’incendie de Monchique sur le net & les medias portugais, j’ai bien l’impression que la société portugaise est « abasourdie » par cet énorme feu de forêts qui ravage l’Algarve. Patrica Jolly a assez bien résumé cette situation par les lignes suivantes « Traumatisé par le décès de 114 personnes dans des incendies en 2017, le Portugal s’épuise dans la lutte contre un feu qui frappe l’Algarve .. »[4]
Personnellement je me sens assez touché, car il y a à peu près 20 à 25 ans, je parcourais l’Algarve pour récolter les données pour mon « modelé de simulation de feux de forêts » qui allait devenir ma thèse de doctorat. Je sillonnais les monts et vallée entre Monchique, Sagres et Alcoutim – buvais mes premières gorgées de « Aguardente de medronho » – cette eau de vie à base de fruit d’arbousier une spécialité de l’Algarve, qui était il y a vingt ans encore assez méconnue en dehors du Portugal. Le résultat de mes recherches & simulations fut que l’abandon des systèmes traditionnels de l’utilisation des terres comme par exemple les « Montados » allaient à la longue produire une accumulation de « masse combustible » et former des paysages hautement inflammables[5]. D’après ce que j’ai lu dans le Diário de Notícias l’incendie est sous contrôle depuis ce vendredi 10.08.2018[6].
Pendant que ce désastreux incendie progressait et s’étalait dans Serra de Monchique la station météo du Cap Leucate enregistrait avec 39,1 C les 4.08.2018 son record de température[7]. L’année dernière déjà début août on enregistrait un record avec 37.5 à Leucate. Comme je l’avais déjà écrit l’année dernière mes grands-parents avaient à la fin des années 1960 choisi Port-Leucate pour échapper à la lourdeur des étés (et ses lots d’orages) dans la plaine du Rhin à Strasbourg/Eckbolsheim[8], et plus tard comme lieu de villégiature pour fuir les vagues de chaleurs estivales du Bas-Languedoc quand ils se sont installés à Aubod près de Nîmes dans le Gard. Durant les années 1960 et 1970 les chaleurs excessives à Leucate, c’était plus tôt un fait rarissime – dans mes souvenirs Leucate et ses plages étaient plutôt une véritable « Sommerfrische[9] ». J’ai bien l’impression que les choses changeant – les jours de la « Sommerfrische » sur les plages leucatoise, – appartiennent peut-être à l’histoire.
Dans mon dernier post de blog j’écrivais « I am convinced that climate change will make future wild fires more dangerous for people in the Mediterranean regions all over the world in the coming years[10]/ je suis convaincu que les changements climatiques vont produire des incendies de forêts plus dangeureux pour les habitants de toutes les régions méditerranéennes du Monde ». Le record de 39,1 enregistre le 04.08.2018 à Leucate, les intempéries de début Aout 2018, en Tunisie, l’incendie de Monchique ainsi que les températures de début Aout 2018 avoisinant les 47 degrés au Portugal, tout cela me donne l’impression que le climat méditerranéen, peut-être même les climats méditerranéens[11], le Sud de l’Australie connaît actuellement une sècheresse accrue dont on ne parle guère en ce moment en Europe[12], sont entrés dans une phase de « dérangement » climatique. Au-revoir « la Sommerfrische » sur les plages leucatoises. On devra bien s’adapter aux changements climatiques qui s’annoncent[13].
Christophe Neff, Grünstadt le 11.08.2017, publié le 12.08.2018.
[4] Patricia Jolly „L’UE cherche à renforcer son dispositif d’aide lors des catastrophes – Le mécanisme européen de solidarité entre Etats membres a été activé dix-huit fois en 2017, une année chargée en feux et inondations » dans Le Monde, Vendredi 10 aout, planète p.5 . Pour les abonnés du Monde en version électronique ici.
[5] Voir Neff, C. : MEDGROW – Vegetationsdynamik und Kulturlandschaftwandel im Mittelmeerraum. Mannheimer Geographische Arbeiten 52, Mannheim (ISBN 3- 923750-80-3) et concernant les résultats (simulations & modelés) du Sud du Portugal, les pages 115 – 119.
Wie schon in den letzten Jahren (2016, 2015, 2014 ) , erfolgt auch nun hier ein kurzer Rückblick auf das vergangene Jahr im Paysagesblog, d.h. eine Aufzählung der Artikel des Paysagesblog, welche im Jahr 2017 am häufigsten besucht oder gelesen wurden. Da ich schon im Beitrag « Rétrospectives sur le blog paysages en 2017 – les billets les plus lus de « paysages » en 2017 » eine ausführliche Retrospektive für das Jahr 2017 veröffentlich habe, werden die Artikel hier nur in Tabellenform wiedergegeben.
Ich habe hier noch ergänzend, wie schon im letzten Jahr, in der folgenden Tabelle, die fünf am häufigsten deutschsprachigen Artikel in Paysages aufgeführt.
Verglichen mit 2016 sind 2017 auch etwas mehr deutschsprachige Beiträge in Paysages gelesen worden. Analog zur etwas detaillierten französischsprachigen Version dieses Beitrages, habe ich auch ein Bild des Pico do Fogo an den Anfang dieses kurzen Rückblickes gestellt. Den Pico do Fogo habe ich Rahmen einer pflanzensoziologischen Tagung zur Analyse der atlantischen Vegetation[2] gemeinsam mit einigen anderen Geographen, Botanikern und Pflanzensoziologen im November 2017 bestiegen. Diese Tagung auf der ich meine Azorenforschung vorgestellt habe, und die Besteigung des Pico do Fogo, war bestimmt für mich persönlich einer der bemerkenswertesten Augenblicke des Jahres 2017. Der Beitrag „« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017» handelt von dieser pflanzengeographischen Reise auf die Cap Verden. Dieser Beitrag, obwohl erst im November 2017 eingestellt, gehörte im Jahr 2016 zu einem der meist gelesensten Beiträge des Paysagesblog überhaupt.
Comme les années précédentes[1] je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages, – présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2017.
En quatrième position l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate» (2,73% des consultations sur paysages en 2017) article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014, en 2015 et en 2016.
En sixième position on trouve le billet « The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France) » (2,61% des consultations sur paysages en 2017), billet écrit en anglais en 2009, décrivant l’Incendie de la forêt des Landes de 1949. Ce billet est une adaptation anglaise du billet 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes. A la différence de l’article français, la version anglaise insiste sur le fait qu’avec les changements climatiques les feux de forêts catastrophiques, tels que le fut l’incendie de la forêt des Landes, pourrait sensiblement augmenter en Europe. Voir ce billet anglophone, déjà écrit en 2009, entrer dans liste des 10 articles les plus lu dans paysages, est une première – avant, jamais les rares billets anglophones n’avaient réussi à capter un lectorat significatif. Je pense que le bilan assez catastrophique des incendies en 2017 au niveau planétaire a peut-être sensiblement augmenté l’intérêt pour cet article. Dans ce contexte, il faut aussi rappeler que les pays qui sont normalement moins concernés par le phénomène de feux de forêts comme par exemple la Tunisie, furent particulièrement touchés par les incendies de forêts et les phénomènes de sècheresse durant l’été 2017, – même si en Europe les medias ne se sont pas intéressés à ce phénomènes préoccupant – dans ce contexte je renvoie aussi au billet « Blognotice 14.08.2017: Sècheresse, canicule et feux de forêts – au Maghreb aussi !». Il me semble clair que vu les changements globaux qui balaient la terre, nous devons nous attendre à une augmentation des risques d’incendies de forêts, – et dans les régions ou abandonnement rural, embroussaillement & reforestation d’une part – et processus de californisation d’autre part s’entrecroise comme dans une grande partie des régions méditerranéennes françaises, – ou comme au centre du Portugal entre Lisbonne et Porto – nous risquons de voir de plus en plus de feux de forêts engendrer des conséquences dramatiques voire même meurtrières. Dans ce contexte il faut aussi se rappeler le bilan humain des incendies de forêts au Portugal en 2017. L’incendie de Incendie de Pedrógão Grande en juin 2017 avait à lui seul coûté la vie à 65 personnes. Et en Octobre 2017 le Portugal fut encore une fois touché par une vague d’incendies de forêts meurtriers.
En septième position on trouve l’article « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (2,22% des consultations sur paysages en 2017) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot un peu tombé en oubli en Allemagne depuis.
En neuvième position encore un article écrit en allemand « Blognotiz 28.08.2017: ein Abend im „Aubord du Rhin“ in Lauterbourg » (1,81 % des consultations sur paysages en 2017), un billet qui discute les conséquences de l’avarie du chantier du Tunnel ferroviaire de Rastatt le 12 aout 2017 qui avait en autre provoqué la fermeture de la « Rheintalbahn » jusqu’ en début Octobre 2017. La fermeture de cette véritable artère de la vie économique allemande avait des conséquences dramatiques pour tout le réseau ferroviaire allemand. En France on n’avait guère parlé de l’évènement. Par contre les riverains de la ligne de chemins de fer Strasbourg –Lauterbourg ont sûrement constaté que cette ligne, qui ne voit normalement que quelques rares trains de marchandise l’emprunter, a vu pendant la fermeture de la Rheintalbahn un lot assez considérable de trains de marchandises transitant de l’Allemagne vers la Suisse.
Même si paysages est devenu un peu moins « Leucatois » et un plus « international » – j’ai néanmoins choisi une photo prise à la gare de Leucate – La Franqui – croisement de trains le 10.06.2017 pour cette petite rétrospective du blog paysages en 2017. En plus une photo montrant le Pico do Fogo en Novembre 2017. Le voyage aux iles du Cap Vert, l’ascension duPico do Fogoavec un groupe de collègues-botanistes, fut certainement un évènement inoubliable de l’année passée.
Les excursionnistes botanistes du „European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions“ devant le panneau d’entrée du Parc naturel de Fogo (8.11.2017)
Lorsque j’écrivais les lignes pour le petit post „retour sur le viel homme“ après avoir vu le film «Alcindo et ses frères » en regardant l’émission « faut pas rêver » en avril 2015 – juste quelques semaines après la fin de l’éruption du Pico do Fogo de 2014/15 je n’aurais jamais pu imaginer qu’un jour je mettrais mes pieds au Chã das Caldeiras, que je monterais au sommet du Pico do Fogo, – et que’ j’admirerais le travail de reconstruction de « Alcindo et ses frères ». Alcindo et ses frères ont reconstruit leur hôtel. La « Pensão alcindo e laetitia[1] » peut de nouveau recevoir « randonneurs & hôtes du Monde » entier.
Salvador Rivas Martínez
Cet au début de l’été 2017 que j’avais découvert qu’ une conférence botanique & de phytosociologie aurait lieu aux Cap Vert qui inclurait aussi diverses excursions botaniques, dont une vers l’ile de Fogo, ascension du Pico do Fogo inclus[2]. Après avoir dû surmonter l’épreuve d’un accident cérébral en hiver/printemps 2017 (voir aussi le billet « Il y avait une fois un train direct Worms – Paris via la Zellertalbahn »), j’ai saisi l’occasion
Salvador Rivas Martínez en action (5.11.2017)
en proposant une communication orale sur mes travaux de terrain sur le volcan du Capelinhos sur l’ile de Faial aux Açores. Enfin une occasion de présenter mes travaux sur la dynamique de la végétation pionnière sur ce volcan sorti de l’océan Atlantique en Septembre 1957. Je me disais, – si la communication orale serait acceptée, – je participerais à la conférence et aux excursions scientifiques proposées– et j’aurais peut-être la chance de monter au Pico do Fogo. Ma contribution fut finalement acceptée[3] – et donc
photo de groupe devant Echium vulcanorum
j’étais un des heureux participants du « European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions ».
J’avais donc la chance de participer à congrès très bien organisé avec des interventions intéressantes, de belles excursions botaniques durant lesquelles j’avais l’opportunité de découvrir une nouvelle flore – mais aussi de revenir à un des débuts de
Inflorescence d‘ Echium vulcanorum (8.11.2017)
mon parcours professionnel car ma première publication scientifique fut un petit article sur Acacia albida (Faidherbia albida) au Sénégal[4]. En descendant de l’avion début Novembre à l’aéroport de Praia j’avais un peu l’impression de débarquer quelques parts entre Dakar et St. Louis au Sénégal. Il manquait juste les Baobabs, – qui sont d’ailleurs présents aux Cap Vert – nous les avons vus sur l’Ile de Fogo. Et Acacia albida est présente aux iles du Cap Verts sous une
le sommet du Pico de Fogo – arrivée et pause
forme de sous- espèces Acacia albida var. caboverdeana endémique (ou Acacia caboverdeana Rivas Mart., Lousá, J.C. Costa & Maria Duarte)[5]. Concernant les congrès j’aimerais simplement remarquer deux faits qui m’ont marqué, pour le reste je ne peux que conseiller de lire le book of Abstracts et le guide des excursions[6]. Premièrement le congrès m’a permis de faire la connaissance d’un des derniers grands monuments de la phytosociologie encore en vie – Salvadore Rivaz Martinez – un personnage fascinant qui peut être nommé dans une lignée de personnalités botanistes, phyotgeographes et phytosociologues comme Charles Flahaut, Martin Rilkli, Josias Braun-Blanquet, Henri Gaussen, Louis Emberger, Georges Kuhnholtz-Lordat, Pierre Quézel – tous ces noms qui m’ont fait rêver durant mes années étudiantes.
Vue depuis le sommet du Pico do Fogo sur les Chã das Caldeiras (Portela, )
Deuxièmement ce congrès fut dans une certaine mesure aussi une réunion de langues romanes, de la latinité – rarement on entendait un mot d’anglais. On avait l’impression d’assister à la résurrection de la lingua franca dans une version occidentale où le Portugais, le Français et l’Espagnol s’entremêlaient[7]. Sept mois avant, en février 2017 après l’attaque cérébrale j’avais des doutes sur mes capacités linguistiques etmotrices, – mais après ce congrès botanique j’ai la certitude de pouvoir encore suivre un suivre un discours scientifique en portugais. Et après avoir grimpé jusqu’ au sommet du Pico do Fogo le jeudi 9.11.2017, même si ce fut un « long combat » j’ai l’impression d’avoirparcouru un très long chemin depuis février 2017.
Le matin du vendredi 10.11.2017 en attendant le petit bus qui devrait nous emmener pour notre prochaine étape de l’excursion botanique – je faisais une promenade avec une collègue botaniste à travers le petit hameau de Portela – et c’est là que nous tombions sur Laetitia la compagne de Azindo – et elle nous montra son nouvel Hôtel reconstruit – la « Casa alcindo e laetitia » – la belle fresque de la grande salle de l’intérieur – et c’est la en écoutant les récits de Laetitia que je compris que nous avions « atterri » dans cet Hôtel qui fut encore une ruine – que Acindo et ses frères commençait a reconstruire – dans le film « Acindo et ses frères » que j’avaisdécrit dans le billet « retour sur le vielle homme ». Naturellement il n’y a pas seulement la Casa Acindo & Laetitia – je pourrais aussi parler de la Casa Marisa aussi reconstruite après l’éruption du Pico do Fogo de 2014/15 où on
la descente dans les champs de Lapilli
parle toutes les langues, l’allemand, le français, le portugais ….. et l’histoire de « Mustafa Kerim Eren » qui après un long voyage depuis le Kirghizstan traversant la Turquie, l’Allemagne et la France pour atterrir ici aux Chã das Caldeiras au milieux des laves du Pico do Fogo. Marisa, Mustafa, Laetitia, Azindo et ses frères – comme les vignerons qui arrachent aux laves les gouttes du vin de Chã das Caldeiras, tous ces hommes et femmes se sont
notre bus d’excursion sur l’ile de Fogo
attachés avec un acharnement remarquable aux terres de laves des Chã face aux rumeurs & vomissement du Pico do Fogo.
Avec ce billet j’aimerais exprimer mon admiration envers le courage des habitants des Chã das Caldeiras et remercier les organisateurs et responsables scientifiques du European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7, University of Cape Verde
Vendredi 10.11.2017: le jour se lève et les brumes se les brumes se dissipent sur la Casa Acindo & Laetitia
Les Fresques dans la Casa Acindo & Laetitia
– (Santiago Island) 2017 pour cet extraordinaire congrès scientifique et ces fabuleuses sorties botaniques à travers le monde végétal des iles du Cap du Vert. Je crois que les participants qui ont eu la chance de participer à l’excursion géobotanique de l’Ile de Fogo, de découvrir le Pico do Fogo cette grande pyramide noire s’élevant des fonds des Chã das Caldeiras vers la lune[8] et les étoiles, qui ont participé à l’ascension du Pico do Fogo ont vécu des moments inoubliables !
Lua Nha Testemunha/Lune mon temoin – les Chã das Caldeiras et les Pico do Fogo sous les Lumières célestes
Bibliographie :
Capelo, J. (2017): Origem da vegetação de Cabo Verde. IN: Quercetea 11: 21- 24 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal
Costa, J.C ; Capelo, J.; Neto, C.; Duarte, C.; Vitoria, S. ; Romeiras, M.; Rivas-Marinez, S..; Guia da excursão geobotânica à Ilha de Santiago. In: : Quercetea 11: 101- 170 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal
Costa, J.C.; Neto, C.; Romeiras, M.; Dinis, H.; Duarte, M.C.; Capelo, J.; Guia da excursão geobotânica à Ilha do Fogo. In: : Quercetea 11: 101- 170 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal
Neto, C. et al (Eds)(2017) : Phytosociology, Biogeography and Syntaxonomy of the Eastern Atlantic Regions, Books of Abstracts. Centro de Estudos Geográficos, Lisboa
Victória, S.S. ; Medina do Nascimento, J. ; Semedo, J.M. (2017): Geologie e Geomorfologia do Arquipélago de Cabo Verde. IN: Quercetea 11: 5- 19 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal,
Photos: Pedro Arsénio, Eduardo Dias, Christophe Neff, ;
Christophe Neff, Grünstadt/Karlsruhe 22 Novembre 2017
[2] European Meeting of Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions November 5 – 7 (2017), University of Cape Verde – (Santiago Island) (http://www.ceg.ulisboa.pt/european-phytos/)
[3] Titre de la communication orale : « Observations de la dynamique végétale sur le volcan Capelinhos (Ile de Faial/ Açores/ Portugal) » . Un résumé de la communication se trouve aussi dans le book of Abstract de la Conférence (vor Neto et al 2017)
[4] Anhuf, D., Frankenberg, P., Nef, C. (1993): Evaluation of changes in the vegetation cover by photo-interprétation in western Senegal – Cap Vert region. In: GASTON, A.; KERNICK, M.; LE HOUREOU, H.N. (Eds.): Actes du quatrième congrès international des terres de parcours – Proceedings of the fourth International Rangeland Congress, Volume 1 communications/papers, 27-31, Montpellier 1993. (ISBN 2-87614-102-7)
[5] Voir aussi Costam J.C. et al (2017) : Guia da excursão geobotânica à Ilha de Santiago/ Geobotanical excursion guide of Santiago Island (Cape Verde). IN : Quercetea 11: 25-100 (2017) PHYTOS, Lisboa, Portugal, p. 52 Taxa List/Liste des Taxon.
[6] Le Book of Abstract = Neto, C. et al (Eds)(2017) : Phytosociology, Biogeography and Syntaxonomy of the Eastern Atlantic Regions, Books of Abstracts. Centro de Estudos Geográficos, Lisboa; et dans la Quercetea , Revista da Associacao Portuguesa de Ciencia de Vegetação , V. 11, Novembre 2017 se trouve le guide des excursions géobotaniques ( 4 articles).
[7] En ce qui concerne ma personne ce fut surtout un mix entre français, italien et portugais – car je n’ai jamais appris l’espagnol.
Récemment, quelques jours avant le début de mes très petites vacances que je passe chez moi dans la Unterhaardt à Grünstadt je découvris un joli petit texte sur les bibliophiles des sables dans le Monde. « Armé de son pavé » il fréquente les plages françaises, de préférence les plages de la Manche, ou les plages de la façade atlantique, – mais on le trouve aussi sur les rives de la Méditerranée. En lisant ce charmant billet, je me disais que jadis j’appartenais aussi à cette étrange espèce qui vient à la plage pour lire et se baigner. Depuis que mes enfants ont grandi, je ne fréquente qu’occasionnellement les plages, et ceci surtout pour me baigner – car après tout et à la différence du plagiste bibliophile décrit dans le Monde j’aime beaucoup la baignade en mer. Pour la lecture je préfère en fait des endroits plus calmes qu’une plage de vacances en plein été. Mais autrefois dans ma jeunesse, les heures de plages, c’était aussi des heures de lecture et ceci même en dehors de la saison estivale, – protégé du Mistral par les dunes de la plage de l’Espiguette au Grau du Roi j’ai dévoré maints livres dans les années 1980 – et ceci même en dehors la saison estivale. Il y a longtemps, j’étais étudiant et l’Allemagne était encore un pays divisé par un mur quasi infranchissable. Beaucoup plus tard quand je fréquentais les plages de Leucate avec mes enfants, j’avais l’impression que la lecture sur la plage était en régression, – mais d’après le Monde, le bibliophile plagiste ne semble pas encore avoir complètement disparu. Mes petites vacances d’été seront en partie occupées à la lecture (non professionnelle) comme je le fis déjà l’année dernière – finir la lecture du roman « L’insouciance » de Karine Tuil. La traduction allemande[1] de ce roman fait beaucoup parler d’elle, – car une partie de la critique littéraire allemande croit que le roman permet de déchiffrer les maux de la société française contemporaine[2]. L’autre livre qui attend d’être enfin lu en entier est la biographie de « Giuseppe Tomasi de Lampedusa – Leben und Werk des letzten Gattopardo » de Jochen Trebesch. Même si je n’ai pas encore lu le livre entier, je pense que cette biographie mériterait d’être traduite en français – peut être avec une préface spéciale pour les lecteurs francophones – car à ma connaissance une véritable biographie exhaustive de Lampedusa en français fait malheureusement défaut. Un autre livre, qui mériterait une traduction en français, est le livre que j’ai lu pendant mes dernières vacances d’été en 2016 – la biographie familiale de la famille Mann – « Die Manns – Geschichte einer Familie » – de Tilmann Lahme. Déjà traduit en italien[3] et en hollandais[4] une traduction française de ce magnifique ouvrage que nous ouvre une nouvelle vue sur l’ étrange paysage de la famille Mann serait très souhaitable. En attendant on pourra dans le « Dictionnaire amoureux des Ecrivains et de la Littérature » écrit par Pierre Assouline lire les excellent chapitres « Mann Père & Fils (p.510- 511) » et « Mann Klaus (1906-1949) » dédié a une partie de la Familie Mann. Pour finir ce petit billet bibliophile,- peut – être tenterais-je, même si cela revient déjà a une lecture professionnelle – de lire des extraits du magnifique livre « Geogfrafias de Suzanne Daveau », édité par Maria Fernanda Alegria en hommage à la géographe franco-portugaise Suzanne Daveau. Ayant déjà feuilleté ce livre – et lu aussi quelques minuscules parties – je peux déjà conclure que rien que pour ces magnifiques illustrations dont des croquis de paysages, peintures de la main de Suzanne Daveau, ce livre mérite une attention particulière pour tous les lecteurs s’intéressant à l’histoire de la géographie franco- portugaise.
Livres & Ouvrages cités :
Alegria, Maria Fernanda (2015)(Ed) : Geografias de Suzanne Daveau. Centro de Estudos Geograficos, Lisboa, ISBN 978-972-636-252-4
Assouline, Pierre (2016) : Dictionnaire amoureux des Écrivains et de la Littérature. Dessins d’ Alain Bouldouyre. Paris, Plon, ISBN 978-2-259-22818-3
Lahme, Tilmann (2015) : Die Mann Geschichte einer Familie. Frankfurt am Main, S.Fischer Verlag, ISBN 978-3-10-043209-4
Trebesch, Jochen (2013): Giuseppe Tomasi de Lamedusa – Leben und Werk des letzten Gattopardo. Berlin, Nora Verlagsgemeinschaft, Dyk & Westerheide, ISBN978-3-86557-289-9
Tuile, Karine (2016): L’insouciance.Roman. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-014619-2
Christophe Neff, Grünstadt le 06.08.2017
[1] Tuil, Karine (2017): Die Zeit der Ruhelosen. Aus dem Französischen übersetzt von Maja Ueberle-Pfaff. Ullstein Buchverlage, ISBN 978-3-5500-8175-0
[3] Lahme, Tilmann (2017): I Mann : storia di una famiglia. Traduzione dal tedesco di Elisa Leonzio. Torino : EDT, ISBN 978-88-5923-187-5;
[4] Lahme, Tilmann (2017): De familie Mann : geschiedenis van een gezin. vertaald [uit het Duits] door Ria van Hengel. Uitgeverij De Arbeiderspers, ISBN 978-90-295-0733-2
Comme les années précédentes[1] je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages, – présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2016.
L’article le plus consulté en 2016 fut l’article «Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate» (10,23% des consultations sur paysages en 2016), article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014 et en 2015.
Enfin au troisième rang le billet « Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises. » (2,12% des consultations sur paysages en 2016), qui est un témoignage (photographique) de la tempête du 13.10.2016 qui frappa les cotes du Languedoc-Roussillon (aujourd’hui dénommé Occitanie) et que j’avais suive de près sur les plages et bords de mer de la commune de Leucate.
En septième position on trouve l’article « Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage» (1,48% des consultations sur paysages en 2016). Article écrit durant l’été 2015, décrivant les processus de californisation de paysages en Allemagne et dans les régions méditerranéennes françaises. Cet article a été particulièrement consulté pendant l’été 2016 – durant la saison des incendies de forêt – durant laquelle les régions méditerranéennes françaises on été une fois de plus gravement touchées.
En huitième position on trouve le premier article écrit en allemand « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (1,43 % des consultations sur paysages en 2016) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot un peu tombé en oubli en Allemagne depuis.
Dans ce contexte je me permets aussi de mentionner João da Silva qui administre et gère le groupe Aude : Leucate XXI sur Facebook, – c’est grâce à ce site qu’on est très bien informé ce qui se passe à Leucate et dans les environs même si parfois on se trouve bien loin des paysages Leucatois. Je ne sais pas si João da Silva est un simple nom de plume et derrière se cache un autre personnage ou si Jean de la la Forêt (João da Silva) est vraiment João da Silva. Durant mon dernier séjour à Leucate, séjour pendant lequel j’avais eu le plaisir de voir une tempête déferler sur les plages leucatoises[2] j’avais découvert en plein étang, pas loin des bancs d’ostréiculteurs, un drapeau portugais balayé par les rafales de la tempête. Est-ce que c’est un des « followers » de João qui avait planté ce drapeau en plein étang,- ou est-ce que un des ostréiculteurs qui aurait des liens familiaux avec le Portugal. Dans les medias on parle très souvent de l’intégration réussie des immigrés italiens en France, – mais l’intégration de l’immigration portugaise en France est au moins aussi bien réussie que la dite italienne – mais on en parle moins. En plus il y aussi ces liens (culturels, politiques) entre la France et le Portugal qui sont un peu tombés en oubli. C’est le décès de Mário Soares, Soares qui s’était exilé en France pendant les dernières années d’Estado Novo, qui m’ont fait revivre les souvenirs de ces liens entre la France et le Portugal[3]. Aussi des souvenirs personnels, de mes années étudiantes, quand je découvris les campagnes portugaises rongées par la pauvreté – et vidées par l’immigration (vers la France ou les Etats-Unis) pour fuir la misère …. les routes de Montagne du « Trás-Os-Montes (le pays derrière les montagnes) ressemblait plutôt à des pistes sahéliennes …. C’était certainement un des grands exploits de Mario Soares d’avoir solidement attaché le Portugal à l’Europe et aussi avoir ouvert l’Europe politique pour ce petit pays coincé entre la mer et les montagnes.
Je finis cette rétrospectives sur un post que je n’avais pas mis sur mon blog, mais que j’avais publié sur Facebook le 5 novembre 2017, quelques jours avant les élections présidentielles aux Etats-Unis. Dans ce post écrit en allemand (voir image) j’avais écrit, que je pensais que Monsieur Trump allait probablement gagner les élections présidentielles aux Etats Unis, je l’avais d’ailleurs déjà écrit durant l’été 2017. Et voilà, Donald Trump désormais président des Etats-Unis, – et on peut craindre le pire comme l’a écrit le Monde dernièrement dans un éditorial[4]. Personnellement je crains que le caractère impulsif de la personnalité de Monsieur Trump pourrait nous conduire au bord d’une guerre – dans ce contexte l’interview de Anne Applebaum[5] dans le dernier Spiegel sur les risques qui peuvent engendrer la politique extérieure de Monsieur Trump mérite sûrement la lecture. Naturellement je préfère fortement me tromper ….
Vue sur le lido entre Leucate-Plage et Port Leucate 14.10.2016
Comme ce billet rétrospective sur le blog paysages en 2016 parle surtout de Leucate, je mets deux images prises durant l’année 2016 à Leucate, – l’une prise en Mai 2016 montre la BB 426019 traversant la gare de Leucate en Mai 2016 en direction de Perpignan – l’autre photo prise en Octobre 2016 depuis la falaise du Cap Leucate montre la houle à l’assaut du cordon dunaire que forme le lido entre Leucate Plage et Port Leucate. Cette photo montre très bien la fragilité de ce lambeau de sable et de terre, entre mer et étang, face à une déferlante de vagues menaçantes. D’ailleurs comme je l’ai déjà écrit maintes fois dans paysages (dernièrement ici) les submersions marines sont un danger très réel pour Port Leucate, Leucate Plage, la Franqui – et malheureusement des solutions miracles pour gérer ces risques n’existent pas.
[5] „„Wir sollten uns Sorgen machen“ – Die Historikerin Anne Applebaum spricht über die Welt mit einem Präsidenten Donald Trump, über Putin und die neue Kriegsgefahr.“ Interview de Anne Applebaum dans DER Spiegel 4/2007,p. 22-23. Version anglaise publiée sous le titre „Historian Anne Applebaum on Trump ‚Protest Is Insufficient‘ »
Photo de l’écran de mon poste de télévision : – la coulée de lave refroidi du Pico du Fogo, extrait du film L’ILE DU FEU de l’emission « Cap-Vert, les îles aux trésors » du 24.04.2015 »
Retour sur l’éruption du vieil homme – le Pico do Fogo –qui dura à peu près trois mois et demi, le vielle homme de l’ile de Fogo semble s’être endormit depuis le début du printemps. Apres 77 jours d’éruptions[1] l’Observatório Vulcanológico de Cabo Verde nous annonces la fin de l’éruption[2] du Pico do Fogo. Donc le vieil homme depuis 08.02.2015 est retombé en veille, maintenant il s’endort lentement, -jusque a la prochaine éruption. Compare a aux autres éruptions volcaniques qui ont lieux dernièrement, par exemple en ce moment les volcans Calbuco[3] et Villarica[4] aux Chili,- la phase éruptive assez prolonge du Pico do Fogo n’a reçu un couvert médiatique très limite. Dans ce contexte j’ai moi-même parle de l’éruption oubliée – et le géologue David Rothery avait aussi publié un article intéressant sous le titre « Why have we heard so little about the devastating Cape Verde volcano? ». L’éruption finie, la vie reprend lentement ses droits dans les Chã das Caldeiras. On pouvait s’apercevoir dans le magnifique reportage « L’île du feu » produit par Clémentine Arnaud et Arnaud Mansir dans l’émission « Faut pas rêver : Cap-Vert, les îles aux trésors » du 24.04.2015. La coulée de lave a recouvert un grande partie des habitations de Chã das Caldeiras, – mais ici et là – la reprise végétale s’annonce –les premiers plantes sont à apercevoir – « Alcindo et ses freres[5] » – les « fils du volcan » ont commencé à tenter de reconstruire leurs Hôtel ensevelit sous la coulée de lave. Bientôt les premiers randonneurs arriveront de l’Europe lointaine (France, Allemagne etc.) pour appréhender le Pico do Fogo a la recherche de sensations volcanique forte, – oui la vie reprends – et cela sans grande « compassion » médiatique,- et peut être c’est même mieux commença !
Finissons cette petite notice avec un petit B-Mol, – malheureusement il est impossible de revoir aussi bien les émissions « Faut pas rever », mais aussi « Thalassa », – revoir l’émission « Algérie, la mer retrouvée » – dont j’ai consacré le billet « Algérie, la mer retrouvée» ou par exemple la « la route australe » d’Emilio Pacull dans l’émission Thalassa du vendredi 26.11.2010» c’est tout simplement impossible depuis l’Allemagne. Parfois on a la chance, de retrouver ici et là un ombre de vestige d’un anciens épisode Thalassa sur YouTube, – vestige permet qui de revoir ces remarquables reportages, comme par exemple « SAO TOME – Les Îles Chocolat» sur la fabuleuse histoire du « cacao » senso Claudio Corallo.
Pour revenir à l’ile Fogo, au reportage « L’île du feu » Clémentine Arnaud et Arnaud Mansir, ce film mériterait largement qu’on puisse le revoir (depuis étranger), – car je pense que c’est aussi- dans une certaine mesure un document historique, – ce sont surement une des premières images de documentaires télévisées qui nous montrent les paysagées des Chã das Caldeiras ensevelit sous la coulée des lavées datant de l’éruption 2014/15 – d’une durée de 77 jours, du Pico du Fogo, de ce vieil homme qui est pour une fois de plus s’endormit un petit peu !
Le volcan Pico do Fogo (Cap Vert) est entré en éruption depuis quelques semaines[1]. Le Pico do Fogo est un stratovolcan situé sur l’île de Fogo . Le Pico de Fogo est aussi le point culminant du Cap Vert avec 2 829 mètres d’altitude. Cette éruption qui débuta le 23.11.2014 – est un peu oubliée par les medias internationaux et donc par une grande partie du monde.
Pour les vulcanologues c’est un évènement spectaculaire, – donc l’analyse peut agrandir notre savoir sur le volcanisme. Pour les amateurs de volcanisme ce sont des frissons et des belles photos et vidéos[4]. Pour l’écologie terrestre un site extraordinaire pour observer la reconquête et la dynamique végétale après une éruption volcanique. Mais pour les habitants c’est tout simplement une catastrophe. Même si jusqu’ à présent il n’y a eu aucun mort à déplorer, – pour les habitants des villages de la Chã das Caldeiras c’est tout simplement une catastrophe. Il suffit de regarder les différentes vidéos de la télévision Capverdienne et Portugaise[5].
Visionnant ces différentes vidéos, j’ai beaucoup du pense à Capelo sur l’ile de Faial, totalement ensevelit par l’éruption du Capelinhos en 1957/58. D’abord à mes propres travaux sur la reconquête végétale après l’éruption du Capelinhos, – travaux et documents qui attendent depuis 2008 leur rédaction et publication. Mes deux publications sur les Azores, ne parlent que très brièvement de la reconquête végétale sur le site du Capelinhos à Capelo[6]. Peut-être le jour viendra où je pourrai enfin publier les résultats de ces analyses sur la dynamique végétale à Capelo.
Mais en visionnant ces images de désolation, les larmes des habitants de Portela qui ont tout perdu, j’ai surtout pensé au Pastore-Kennedy Act de 1958 – acte aussi dénommé Azorean Refugee Act of 1958 – cet acte qui ouvre les portes des Etats Unis pour les refugiés de l’éruption du Capelinhos de Capello, de Praia do Norte, Norte Pequeno, etc. sur l’ile de Faial. Les initiateurs de ce acte furent le sénateur démocrate John O. Pastore de Rhode Island, et le sénateur démocrate John F. Kennedy du Massachusetts.
Les iles du Cap Vert font bien partie de la francophonie – et en visionnant les images parvenant de la Chã das Caldeiras, – je me suis demandé où sont les hommes et femmes politiques francophones (française, suisses, belges, québécoise etc.) qui pourraient être le fer de lance t’une telle initiative courageuse – comme le fut John Pastore ou John F. Kennedy en 1958. C’est en France que débuta la véritable carrière internationale de Cesária Evora, – pourquoi la France ne prendrait pas le devant d’une telle initiative. Le Portugal, l’ancien pays colonisateur, – pays qui souffre encore énormément des suites de la crise financière, – un pays où la pauvreté fait rage – fait ce qu’il peut – a envoyé la Frégate Álvares Cabral – pour une première aide – sur place. Mais la France a sûrement les moyens de faire plus que le Portugal.
Peut-être les hommes et femmes politiques avec le courage d’un John O Pastore ou John F. Kennedy en France sont devenus rares. Et en plus on a tellement peur du FN en France.
Quelle personnalité politique en France de nos jours aurait le courage d’ouvrir la porte d’entrée pour les refugiés de l’éruption du Pico do Fogo, – des villages de la Chã das Caldeiras. Le petit village de de Portela a quasiment disparu sous la rivière de lave en provenance de la « bouche » de l’Homme grand. Et l’éruption continue de sévir, d’après les dernières publications du Publico, l’éruption est même en train de se renforcer!
[6] Mes deux publications traitant des Acores sont „ Neff, C. (2002): Quelques observations géographiques et botaniques sur Fajã Grande (Flores/Açores/Portugal) – notice d’un voyage d’études aux Açores (Flores/Faial) pendant l’été 2001. Geoöko 23(4), S. 279–288. » et Neff, C. (2004): Azoren: Blumeninseln im Atlantik. Geographische Rundschau 57(9), S. 24–28.
[7] Orlando Ribeiro „A Ilha do Fogo e as suas erupções”. 12ª ed. – Lisboa : Junta de Investigações do Ultramar, 1960. – 319 p. : 61 est. – Memórias / Junta de Investigações do Ultramar.Série Geográfica.