ClustrMaps is a hit counter map widget which allows showing the locations of the visitors of one specific site in a map. Geographer by education, I was interested to know, where the visitors of “Paysages” come from, so I installed the widget on 7 of April 2011. And since this date its running, providing me and the visitors of paysages nice maps with yellow and red dots.
More or less one two years ago I published a first note about clustrmaps in paysages, – one year ago followed the second note – and now here is third note. In three years Clustrmaps counted about 41134 readers visiting paysages. In the last year, from 7 of April 2013 to 7 of April 2014 paysages received 12966 visitors (14331 2012/2013).
Most of the visitors of paysages come from France, followed by visitors from Germany and the U.S.A. About more than 86,49 % of the visitors come from France, Germany, the USA, Tunisia, & Switzerland (Details see Tab 1.). Compared to the article of 2013, there were no major changes, with the exception of the fact that the readers from the United Kingdom reached the 10. position in the audience ship relegating Morocco on the 12. position (the Netherlands on the 11. position). Paysages is still a francophone blog, mostly read by person coming from francophone countries.
It can be suggested that most readers/visitors from other countries are French reading people. The most visited article seemed to be still “1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes” remembering the dramatic forest fire in the Landes in 1949[1].
Tab. 1: The geographical provenance of visitors of paysages from 7.4.2011 – 7.4.2014 (source Clustrmaps 7.4.2014)
Country
Visitors absolute
Visitors%11-14
Visitors %11-13
Pos.12-13
France
20869
50,73%
49,08%
1
Germany
8870
21,56%
22,29%
2
USA
3242
7,88%
6,64%
3
Tunisia
1374
3,34%
4,04%
4
Switzerland
1229
2,98%
3,33%
5
Belgium
1215
2,95%
3,43%
6
Canada
791
1,92%
2,27%
7
Algeria
381
0,92%
1,05%
8
Austria
315
0,76%
0,89%
9
U.K.
269
0,65%
0,65%
11
total
93,69%
93,72%
Pictures = screenshots from paysages-clustrmaps 7.4.2014
« Viele Jahre später sollte der Oberst Aureliano Buendia sich vor dem Erschießungskommando an jenen fernen Nachmittag erinnern, an dem sein Vater ihn mitnahm, um das Eis kennenzulernen. Macondo war damals ein Dorf von zwanzig Häusern aus Lehm und Bambus am Ufer eines Flusses mit kristalklarem Wasser, das dahineilte durch ein Bett aus geschliffenen Steinen, weiß und riesig wie prähistorische Eier »
C’est à Aubord, petit village paisible du Gard, situé entre Costières, Petite Camargue et Vistrenque, que je me suis immergé pour la première fois dans la vie du village, dans les paysages centenaires de Macondo. Apprenant le matin du vendredi saint (18.04.2014) la nouvelle du décès de Gabriel García Márquez[1][2], – je me replongeais dans le souvenir de cette première lecture « Hundert Jahre Einsamkeit (Cent ans de solitude/Cien años de soledad) » dans la traduction allemande de Curt Meyer-Clason – sur la terrasse de la petite villa[3] de mes grands-parents à Aubord, 4 Impasse des Pins – cette villa que mon grand-père avait baptisée L’Oliveraie – il avait même pris soin d’ y aménager un verger d’oliviers avec une douzaine d’oliviers dans le jardin. Ambiance étrange, quand je tenais ce livre[4] pour enfin m’immerger dans la lecture, – c’était la version poche du DTV, avec comme couverture l’image de Celestino Piatti montrant un fleuve de couleur bleu touareg et un arrière-plan une lisière de forêt … c’était un des rares jours de marin à Aubord, – il faisait chaud et humide – humidité amplifiée par l’odeur pénétrante du Vistre – et les heures et journées passaient – jusqu’à ce qu’un fort coup de Mistral chassât cette étrange atmosphère qui semblait transformer Aubord en sorte de Aracataca – pendant que je voyageais dans l’immensité du monde de Macondo. Et ce qui fut assez étrange – parfois j’avais l’impression que le livre, l’auteur – bien qu’il s’agisse d’une traduction allemande – s’adressait à moi, le lecteur immergé de ce monde étrange en français – parfois même en espagnol. Plus tard, j’ai essayé de lire cette étrange fable dans la version originale (Cien años de soledad, Buenos Aires : Ed. Sudamericana, 1972, 30. ed.), emprunté a la Bibliothèque de l’Université de Mannheim, – mais je me suis arrêté après quelques pages seulement. Mes connaissances en espagnol – j’avais appris en autodidacte quelques bases d’espagnol pour pouvoir écrire un mémoire sur les paysages agraires et les réformes agraires chiliennes sous la présidence de Salvador Allende – étaient insuffisantes et n’étaient pas au rendez-vous de l’ouvrage. Donc les « Cien años de soledad », – c’était la traduction de Curt Meyer-Clason «Hundert Jahre Einsamkeit » dans la version DTV avec la belle couverture Celestino Piatti – qui allait devenir le livre de mes années étudiantes à Mannheim et à Montpellier. Il me suivait presque partout, – excursions, jours libres à Schramberg – Sulgen au Lärchenweg, séances de lectures dans les dunes de l’Espiguette, période de service réserviste dans le cadre des « Reserveübungen » de la Bundeswehr, petites vacances sur les sables de la plage de Port Leucate – et je crois même que le livre faisait bagages d’un de mes voyages africains – dès que j’avais assez de liberté et me replongeais dans le Monde de Macondo. A fur et à mesure des années, j’ai donc plusieurs fois lu et relu les « Hundert Jahre Einsamkeit ». J’ai aussi lu quelques autres ouvrages de Marquez, mais c’est l’histoire de Macondo – qui a laissé des traces inoubliables, – et c’est d’ailleurs un des rares livres que j’ai lus plusieurs fois. La dernière fois ce fut, je crois pendant la préparation de mon doctorat, il y a maintenant plus d’une quinzaine d’années. Peut-être reprendrai-je ce livre, la retraite arrive dans une petite vingtaine d’années, car « Cent ans de solitude » fait partie de cette catégorie de livres qui nécessitent un minimum de repos et de tranquillité pour la lecture. Comme je l’écrivais dans ma dernière notice des « moments de solitude pour naviguer librement dans le Monde des livres. Fermer les yeux et partir en voyage ».
C’est par la traduction de Curt Meyer – Clason que j’ai découvert Marquez – et d’autres grands de la littérature latino-américaine comme par exemple Jorge Amado. Je pense que sans les traductions de Meyer – Clason, une très grande partie de la littérature latino-américaine serait restée largement inconnue en Allemagne. En parlant du décès de Marquez, il faudrait donc ajouter une pensée à ses traducteurs, à ses passeurs qui ont eu le mérite de passer l’œuvre d’une sphère linguo-culturelle à une autre. Dans le cas de Curt Meyer – Clason, ce fut le passage de la civilisation latino-américaine dans l’hémisphère du Bilderbürgertum allemand. C’est grâce à Curt Meyer – Clason que j’ai pu découvrir l’immensité des paysages de Macondo[5], voyager à travers l’œuvre de Gabriel Garcia Marques. Découvrir une œuvre digne du nom « Weltliteratur » est chose rare :personnellement, je pense que « Cent ans de solitude[6] » est par soi-même une œuvre digne du nom Weltliteratur.
« Nun blätterte er vom neuem, um die Vorraussagen zu überspringen und Tag und Umstände seines Todes festzustellen. Doch bevor er zum letzten Vers kam, hatte er schon begriffen, daß er nie aus diesem Zimmer gelangen würde, da es bereits feststand, daß die Stadt der Spiegel (oder der Spiegelungen) vom Winde vernichtet und aus dem Gedächtnis der Menschen in dem Augenblick getilgt sein würde, in dem Aureliano Babilonia die Pergament entgütlig entziffert hätte, und daß alles in ihnen geschriebene seit immer und für immer unwiederholbar war, weil die zu hundert Jahren Einsamkeit verurteilten Sippen keine zweite Chance auf Erden bekam»
Sources:
Les deux citations, – en début de la notice et à la fin – sont des extraits de la traduction allemande de « Cien años de soledad » de Curt Meyer Clason – les deux premières phrases du début des « Cents ans de solitude » et les deux dernières phrases de l’ouvrage de Marquez.
Márquez, Gabriel Garcia (1984) : Hundert Jahre Einsamkeit. Roman, Deutsch von Curt Meyer – Clasen. Deutscher Taschenbuch Verlag (DTV). 5 Auflage August 1985. ISBN 3-423-10249-7
Vargas Llosa, Mario (2005): Dictionnaire amoureux de l’Amérique latine. Traduit de l’Espagnol par Albert Bensoussan, Paris (Plon), 2005, ISBN 928-2-259-20258-9
Photo/Scan: Couverture du livre DTV „Hundert Jahre Einsamkeit“
Christophe Neff, écrit le 18.04.2014, publié le 19.04.2014
[6] Dans ce contexte il me semble particulièrement intéressant de relire la note sur Gabriel Garcia Marquez écrite par Mario Vargas Llosa dans le „Dictionnaire amoureux de l’Amérique latine p.317 – 328“ dont je me permets de citer la première phrase: „La parution de Cents ans de solitude, de Gabriel Garcia Marques, constitue un événement littéraire d’exception : ce roman luciférien, qui a le mérite peu commun d’être à la fois traditionnel et moderne, américain et universel, fait voler en éclats les sombres affirmations selon lesquelles le roman est un genre épuisé et en voie d’extinction (Vargas Llosa 2005, 317)
[2] Voir aussi l’analyse de Kamel Jendoubi publie dans le Monde Dimanche19- Lundi 20 janvier 2014 p. 15, sous le Titre «Espoirs fragiles en Tunisie – L’adoption d’une nouvelle Constitution n’est pas un gage de démocratie. Trois ans après la chute de Ben Ali, prélude du «printempsarabe», l’islamisme menace la transition. » Disponible en version électronique pour les abonnés Le Monde.
[3] Même le SWR2, – la radio culturelle du Südwestfunk, avait programmé une émission spéciale sur les problèmes du couple Hollande-Trierweiler. Dans SWR2 Kontext elle fut transmise le 17.01.2014 de 19:05 – 19:20 sous le titre «Die Affäre Hollande – Warum wird das Private politisch?». Mais à vrai dire ce fut plutôt une émission où on comparait la „peopleisation“ de la politique en France et en Allemagne, – et à en croire l’émission, la politique allemande est beaucoup plus affectée par ce phénomène! Personnellement j’aurais préféré suivre une émission sur une vue allemande approfondi de la nouvelle constitution tunisienne !
Die Graphik „Blick auf die alte und die neue St. Laurentiuskirche auf dem Sulgen“ des Schramberger Künstler und Graphikers Uwe Rettkowski entdeckte ich letzthin in einem kleinen Artikel der NRWZ. Beim Betrachten der Graphik, auf der die alte und neue St. Laurentiuskirche auf dem Sulgen deutlich den Vordergrund des Bildes beherrschen, und im Hintergrund auf dem Sulgener Berg das Haus Marienberg, der Wasserturm und das Hotel Drei Könige zu erkennen sind, musste ich an den Beginn des Paysagesblogs im Mai 2009, vor nun schon fast fünf Jahren, denken. In den ersten zwei Artikeln[1][2] von paysages schrieb ich auch vom „Sulgen“, diesem manchmal etwas vergessenen Stadtteil der großen Kreisstadt Schramberg. Einen Teil meiner ersten Lebensjahre, von ca. 1967 bis 1972, verbrachte ich auf dem Schoren [3], – nahe der Hutneck und dem Feurenmoos.
Vor allem in diesen Jahren – bestand mein Mikrokosmos aus dem Wasserturm auf dem Sulgener Berg, dem Haus Marienberg, der alten St. Laurentiuskirche (und der im Bild nicht sichtbaren Grundschule am Kirchplatz), der neuen St. Laurentiuskirche, der Marienkapelle sowie dem Feuernmoos. Rettkowski’s Graphik trifft das Bild meiner Kindheitserinnerungen recht gut. Die Silberburg am Schönblick läßt sich erahnen. Der Blick auf den “Pfauen“ an der Hardter Straße wird durch den Turm der neuen St. Laurentiuskirche verdeckt. Die Marienkapelle am Anstieg des Sulgener Berges ist durch die Dächer und Giebel des alten Dorfkernes des Sulgens versteckt. Mit etwas Phantasie kann man sich beim Anblick der Graphik auf den Sulgen der 1970 Jahre zurückdenken, – die Gärtnerei Flaig gegenüber dem Gasthof Linde, – das Café Munz an der Berggasse, – und wenn man gedanklich die Berggasse hochmaschiert, an der Pension Rapp vorbei, bevor man die Hardter Straße zum Schoren überquert wird, wendet der Blick sich nochmals nach unten zum Bissingschem Forsthaus, damals das Reich des Forstmeisters Erwin Wagner[4] , und dann empfangen einen schon die Fichten und Kiefern des Feurenmooses. Der Blick wandert dann nach Osten und vor einem erstreckt sich der Schoren. In Verlängerung des Schorens eröffnet sich über dem Hochwald ein gewaltiger Blick auf die Gipfel [5] bzw. Landschaften der Schwäbischen Alb. Soweit man sich dann wieder zurück wendet, – Richtung Sulgener Berg – hat man den Sulgener Wasserturm (Schramberger Wasserturm) im Blick. Er wurde 1960 auf dem Sulgener Berg, der mit 764 m höchsten Erhebung des Sulgens, nach Plänen des Dornstetter Architekten Alwin Eppler gebaut. In meinen Kindertagen konnte man die Aussichtsplattform des Wasserturm gegen eine geringe Eintrittsgebühr von ein paar Pfennig besichtigen, – von dort aus konnte man bei guter Fernsicht die schneebedeckten Gipfel der Alpen erkennen[6]. Das war zumindest in meiner Erinnerung der Sulgen der frühen 1970 Jahre.
Als ich Rettkowski’s Bild sah, musste ich unwillkürlich an diese Zeit auf dem Schoren denken. 1972 zogen wir vom Schoren ins sogenannte Neubaugebiet „Eckenhof[7]“ und spätestens mit der Einschulung in die weiterführende Schule, dem Gymnasium Schramberg, – verlor der Mikrokosmos „Sulgen mit Schoren, Feuermoos und Hutneck“ für mich an Bedeutung. Vergessen habe ich diese „Welt“ noch nie ganz, vor allem – und daran musste ich auch bei der „Formulierung“ meines letzten Blogbeitrages denken – die langen schneereichen Winter, die ich dort oben auf dem Schoren erlebte, wie man diese heute so kaum noch kennt[8]. Die Graphik von Uwe Rettkowski zeigt übrigens den heutigen Sulgen, – das Hotel Drei Könige gab es damals zu Beginn der 70 Jahre noch nicht, – nur hat der Blick auf Rettkowskis Graphik bei mir die Erinnerung an diese Zeit geweckt. Andere Betrachter der Graphik von Rettkwoski, werden andere „Zeitreisen“ zwischen dem Sulgener Berg und den beiden St. Laurentius Kirchen, machen. Auch ich kann andere Zeitreisen beim Betrachten des Bildes erzählen, – wahrscheinlich bin ich fast zehn Jahre lang an beiden Kirchen St.Laurentius Kirchen (Hörnlestraße/Kirchplatz/Mariazeller Straße) vorbei mit dem Rad zum Reitstall auf den Beschenhof gefahren. Damals befand sich auf dem Beschenhof die Reitanlage des Reit & Fahrverein Schramberg, – auf der ich als Jugendlicher viele ungezählte Stunden verbrachte. Der Beschenhof und der Reit & Fahrverein Schramberg, das war wahrlich auch ein eigener Mikrokosmos.
Und wenn ich schon vom Beschenhof schreibe, kommt mir die Erinnerung an die alte Schmiede auf dem Sulgen. Es gab an der Ecke Saulgauerstraße/Brunnengasse, gegenüber dem Hasen, also im alten württembergischen „Sulgau“, eine Schmiede – eine echte alte Dorfschmiede, die eine gewisse Ähnlichkeit mit der Simon’schen Schmiede in Schabbach aus dem Heimat-Filmkosmos von Edgar Reitz – ich denke da besonders an Heimat – Eine deutsche Chronik und Die andere Heimat – Chronik einer Sehnsucht – hatte. Nur dass die Schmiede an der Kreuzung „Brunnengasse Sulgauerstraße“ keine filmische Fiktion sondern ganz einfach ein lebendiges Relikt aus der dörflichen Realität des alten Sulgau war. An Herbst – und Winterabenden konnte man dort noch bei offenem Tor das Schmiedefeuer brennen sehen. Als ich das Reiten auf dem Beschenhof begann, da wurden dort in dieser Dorfschmiede manchmal die Pferde noch beschlagen. Das Schmiedefeuer erlosch im Jahre 1984, das Gebäude, die sogenannte alte Schmiede, wurde im Mai 2010 abgerissen[9]. In der Sulgauer Straße befand sich auch die Schreib – und Buchwarenhandlung Klaus Simon. In dieser Buchhandlung erwarb ich meine ersten Bücher bzw. wurden mir meine ersten Bücher gekauft[10]. Wie gesagt, beim Betrachten der Graphik „Blick auf die alte und die neue St. Laurentiuskirche auf dem Sulgen“ kann jeder Betrachter seine eigene Zeitreise durch das alte und neue Sulgen starten. Wahrscheinlich könnte ich auch weit mehr über den Sulgen als ich hier geschrieben habe, niederschreiben. Jedes Mal wenn ich auf die Zeichnung von Rettkowski schaue, fällt mir eine neue Geschichte aus der Zeit von 1967 bis 2006[11] ein.
Die Stadt Schramberg sollte sich nicht nur die Motive der „Neujahrseinladungen“ von Uwe Rettkowski gestalten lassen, sondern darüber nachdenken, über das Stadtarchiv/Stadtmuseum ein kommentiertes Werkverzeichnis des künstlerischen Werkes von Uwe Rettkowski zu publizieren. Er hat nicht nur Stadtansichten gestaltet, sondern auch andere in der großen Öffentlichkeit nicht so bekannte Werke, die aber durchaus großen künstlerischen Wert haben.
Ich denke da unter anderem an das Bildnis von Salvador Allende[12], welches Rettkowski im Jahre 1981 erstellte. Als sich der blutige Militätputsch gegen Salvador Allende am 11.9.2013 zum vierzigsten Mal jährte musste ich an dieses beeindruckende Bild denken. Die Graphik ist Teil einer ganzen Bildserie, die ich als „le cri de liberté des affamés et opprimes“ (der Schrei nach Freiheit der Ausgehungerten und Unterdrückten) bezeichnen würde. Das Bild bzw. die ganze Bildserie von Uwe Rettkowski hing jahrelang im Wohnzimmer meines Elternhauses im Lärchenweg.
Ein kommentiertes Werkverzeichnis würde es erlauben, die gesamte künstlerische Breite des Werkes von Uwe Rettkowski zu erfassen und darzustellen, und dieses sowohl kunstgeschichtlich, als auch wirkungsgeschichtlich zu würdigen.
[1] Im ersten Blogbeitrag des Paysagesblog « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » wird der Sulgener Dialekt, das Sulgenerisch, die Grundschule und der kastanienumsäumte Kirchplatz, sowie die „Wälder“ des Feurenmoos beschrieben. Ferner auch ein Verweis auf die Wald und Landschaftsbeschreibungen in Vincenz Erath Roman „Größer als des Menschen Herz“ der größtenteils im benachbarten Waldmössingen (Tunersdorf) spielt.
[2] Im zweiten Blogbeitrag des Paysagesblog „II. Un blog sur les paysages: ein kleiner Prolog auf Deutsch“ geht es u.a. auch über den Sulgen, die Darstellung der Bergvorstadt Sulgen in Wikipedia, sowie die Bedeutung des „Sulgens“ im Werk der Kriminalschriftstellerin Uta Maria Heim, – die ja auch auf dem Sulgen aufgewachsen ist.
[3] Der Schoren ist eine Flurbezeichnung auf dem Sulgen, die die große Feldflur zwischen Sulgener Berg, Hutneck, und Hintersulgen bezeichnet. Darin befanden sich u.a. drei Einzelhöfe, zu denen sich im Laufe der Jahre vier weitere Wohnhäuser gesellten. In einem dieser Wohnhäuser (Schoren Hausnummer 7) wohnten wir von 1967 bis 1972 zur Miete. Die Feldflur des Schoren wird im Süden durch das Waldgebiet Feurenmoos abgegrenzt. Im Norden durch den Altbaukern des vorderösterreichischen Sulgen. In den 1960 Jahre wurde im nördlichen Bereich des Schorens ein Neubaugebiet (Panoramastraße, Schorenweg) errichtet (genannt Schoren). In diesem Neubaugebiet wurde auch das erste Hochhaus in Schramberg gebaut. Daran schließt das Neubaugebiet Schoren-Süd an, welches seit ein paar Jahren erschlossen wird.
[6] Die Aussichtsplattform des Wasserturms läßt sich nicht mehr besichtigen. Dafür gibt es eine Webcam, – die in den Nordschwarzwald ausgerichtet ist.
[7] In der d’Kräz 30 und 31 (2010 + 2011) befindet sich eine von Hermann Körner verfasste Dokumentation (Vierzig Jahre Wohngebiet Eckenhof; Ein Rückblick auf die Jahre des Baubooms in Schramberg ) über die Geschichte des Neubaugebietes Eckenhof auf dem Sulgen.
[8] Mein aus Saulgau im schwäbischen Oberland stammender Vater, war so von den schneereichen Winterlandschaften der Raumschaft Schramberg so beindruckt, dass er eine kleine Diadokumentation darüber anlegte, dort findet man zahlreiche „Schneelandschaften“ vom Feurenmoos, vom Fohrenbühl und vom Sulzbach (wird u.a. auch hier beschrieben L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010)).
[9] Über den Abriß der alten Schmiede in der Brunnengasse auf dem Sulgen hier mehr aus dem Schwarzwälder Boten „Schramberg – „Alte Schmiede“ weicht dem Bagger“
Depuis les débuts de paysages, je note la première apparition de la neige à Grünstadt, – mais décidément nous n’avons pas eu droit,cet hiver, à un seul flocon de neige. Début Décembre, les hauteurs du Grünstadter Berg étaient couvertes d’un léger duvet blanc de givre mou, – mais la neige jusqu’à présent n’était pas en vue ici, ni sur les hauteurs du Grünstadter Berg ni ici en ville. En 2012 la neige est arrivée à Grünstadt le 27.10.2012, en 2011 le 18.12.2011, en 2010 vers la fin novembre, et en 2009 dans la nuit du 12 au 13.decembre 2009. D’ailleurs, l’hiver 2012 fut particulièrement long à Grünstadt, un important manque de luminosité comme partout en Allemagne, et des importantes chutes de neige en Mars, – le Märzschnee, – et finalement ce long hiver 2012-2013 se termina enfin mi-avril avec la floraison des amandiers de la Weinstrasse. Ayant grandi, en Forêt Noire dans la Raumschaft Schramberg, – petit pays qui fut jusque vers les années 1980 un véritable pays de neiges, j’étais toujours fasciné par ces hivers, ce paysages de neige ,de lumières et de silence, même si parfois vers les mois de mars, avril on attendait avec impatience le printemps qui ne voulait pas arriver. D’ailleurs les printemps dans ce pays étaient plutôt courts, assez souvent une dernière chute de neige couvrant les premiers fleurs de notre Cerisiers de Japon dans notre jardin du Lärchenweg à Schramberg-Sulgen, – et quelques jours plus tard les orages montant la vallée de la Kinzig nous annonçaient l’arrive de l’été. Les hivers rhénans de Grünstadt, n’ont rien de commun avec les hivers de neige de la Forêt Noire, – parfois occasionnellement un peu de neige ici et là, – et surtout beaucoup de grisaille , les rares journées de plein soleil se comptent à bout de doigts. Par contre nous avons droit ici dans l’Unterhaardt, comme dans tous l’Oberrheingraben à un beau printemps plein de couleurs florales. C’est peut être ce manque de neige, de luminosité (la nostalgie de mes hivers d’enfance) des hivers rhénanes qui ma’ inspiré de noter la première apparition de la neige d’un hiver à Grünstadt.
Dernièrement j’ai lu dans le SPON un article sur le mythe de la noël blanche en Allemagne de Axel Bojanowski (Festtagswetter: Mythos von der weißen Weihnacht), dans lequel Bojanowski cite la climatologue suisse Martine Rebetez, qui prétend que la mythe de la « weiße Weihnacht », que cette image d’un noël sous la neige, proviennent des cartes postales que les immigrés européens aux Etats-Unis, spécialement aux états de nouvelle Angleterre, envoyaient à leurs familles en Europe. J’ai un peu de doute, si ces observations « suisses » peuvent être sans nuance appliquées à l’Allemagne. La géographie de l’Allemagne dans les frontières de 1937, cette Allemagne longeait une grande partie de la mer baltique, – et dans ces régions les hivers étaient plutôt rudes, froids et bien enneigés. Pas besoin d’images provenant de la famille lointaine dans la nouvelle Angleterre pour une ambiance de neige pendant les jours de noël. Peut être le « mythe de la weisse Weihnachten » en Allemagne s’est aussi forgé par les souvenirs de Heimatvertriebenen (voir aussi Expulsion des Allemands d’Europe de l’Est), ces souvenirs des paysages perdus de Prusse orientale, de Pomeranie etc. – tous des vrais pays d’hivers longs et rigoureux. Ces pays et paysages perdus ont trouvé une belle représentation littéraire dans le roman « Heimatmuseum » de Siegfried Lenz. Et même dans l’ancienne RDA, dans beaucoup de régions, surtout sur les bords de la baltique et les régions frontalièress avec la Pologne on avait droit à des quantités de neiges durant les hivers. On peut encore retrouver cette atmosphère des longs hivers de neige à Dresde en compagnie de Meno Rohde dans le roman « der Turm, Geschichte aus einem versunkenen Land » de Uwe Tellkamp, roman récemment traduit en français et publie sous le titre « La Tour » chez Grasset[1].
La neige, les hivers de neige ce fut une réalité dans une grande partie des régions orientales de l’Allemagne, – et c’est peut-être en nostalgie de ces pays, qu’on croyait en grande partie perdus pour toujours (entre 1945- 1989) entre Lübeck et Königsberg, entre les dunes du Darß balayé par les vents de la mer baltique et les toits enneigés de Dresden, c’est peut être grâce au souvenir de ces images d’un pays perdu, d’un hiver de neiges – qui en Allemagne de l’Ouest n’existait pas, à l’exception des Alpes et des rares Mittelgebirge comme la Forêt Noire, la Forêt de Baviere, le Fichtelgebirge et la Rhön que s’est peut être forgée cette image de la weisse Weihnachten dans l’Allemagne contemporaine. Assez récemment, en lisant le premier chapitre de la biographie de Willy Brandt de Hélène Miard-Delacroix, je suis tombé sur un tel souvenir de pays de neige – « Vers midi, le 18 decembre 1913, un petit Herbert est né au numero 16 de la Meierstrasse, dans un quartier ouvrier de Lübeck…La cité vit des industries de transformation de fer et du bois, et de l’activité du port, relie a la mer Baltique par la Trave. En décembre 1913, cette rivière est, comme tous les hivers, blanche de neige ». Est-ce que l’auteur de cette biographie française de Willy Brandt a vraiment consulté les archives météorologiques, pour pouvoir écrire avec certitude que la Trave fut glacée et couverte de neige…, j’en doute, – mais l’image persiste. Ce sont ces images de paysages de neige, – ces lourdes neiges qui engloutissent les toits de Dresde, et que nous découvrons avec les yeux de Meno Rodhe, – les longs hivers de la Prusse orientale, de la Mazurie de Siegfried Lenz (Heimatmusuem) – le silence des paysage de froid et de neige, qui ont formé ce souvenir de noël blanc et qui au fil des jours ont contribué au mythe de la noël blanche en Allemagne.
Je finis ce petit post sur les mythes et les souvenirs des pays de neige:quand les premiers flocons de l’hiver 2013-14 arriveront ils finalement à Grünstadt et la Unterhardt ?
C’était le soir du jeudi 5 décembre, – début de la série télévisée russe sur la vie de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski sur Arte, – les images défilaient et je me demandais dans quelle mesure la Russie avait réellement changé depuis Nicolas Ier de Russie. Les « bagnes » comme les prisonniers politiques sont encore une réalité dans la Russie contemporaine. Voyant « Evgueny Mironov » jouer le prisonnier politique que fut le jeune Dostoïevski pendant son emprisonnement à la Katorga (bagne) d’Omsk, je pensais à ces malheureux bagnards russes, prisonniers politiques comme Mikhaïl Khodorkovski, les Pussy Riots, et tant d’autres qui ont osé manifester trop ouvertement leur opposition aux nouveaux hommes forts à Moscou. Depuis, le Prince a parlé, et comme jadis au temps de Nicolas Ier de Russie, – Mikhaïl Khodorkovski, les Pussy Riots et d’autres prisonniers politiques ont été graciés par la volonté du nouveau Tsar. Non, Khodorkovski ne fut pas un saint, comme l’écrit Benjamin Bidder dans le Spiegel, mais au début de années 2000 il a eu la mauvaise idée de s’opposer au nouveaux maitres du Kremlin, ce qui lui rapportera la modique récompense de plus de dix ans de bagne. Les oligarques qui se sont accordés avec les nouveau maitres du Kremlin, n’ont à ma connaissance jamais eu de problèmes avec la justice russe, ils se sont même enrichis. En Allemagne on tient à souligner le rôle prépondérant de l’ancien ministre des affaires étrangères Hans Dietrich Genscher dans la libération de Khodorkovski, – et il faut le remercier pour ses efforts – mais sans la volonté du Prince Poutine la grâce de Khodorkovski n’aurait jamais eu lieu ! Non la Russie des nouveaux Tsars, ne ressemble ni à la Russie de Nicolas Ier de Russie, quand Dostoïevski fut envoyé au bagne d’Omsk, ni aux lourdeurs de la fin du règne de Brejnev, – c’est une nouvelle Russie avec un nouveau visage, et des images qui nous rappellent des souvenirs d’antan. Mais apparemment les bagnes n’ont pas disparu, même si nous avons eu droit à quelques libérations spectaculaires grâce à la volonté du nouveau Tsar. L’histoire du Bagne russe est fortement liée au Samizdat, – Samizdat qui commença à ma connaissance avec la publication de « Voyage de Pétersbourg à Moscou » d’ Alexandre Radichtchev en 1790, ce Samizdat devrait encore avoir de beaux jours dans la Russie du nouveau Tsar – mais jusqu’ à présent ,à mon sentiment, la littérature russe contemporaine reste presque inaudible au niveau international. Peut-être bien que je me trompe, je ne suis pas spécialiste du roman russe ou de la littérature russe, mais je pense que les bouleversements que la Russie et le peuple russe ont dû subir dans les deux dernières décennies, auront sûrement des retombées littéraires ! Pour l’instant je me réjouis des libérations de Mikhaïl Khodorkovski, des Pussy Riots et d’autres prisonniers politiques moins connus et j’espère que le mot « liberté » dans la Russie de Monsieur Putin ne restera pas lettre morte !
Les deux arguments qui ont finalement fait basculer la pendule vers ce « oui massif » – étaient – le Mindestlohn – le salaire minimum à 8,50 euros, et la « Rente mit 63 » la retraite à 63 ans qui doit permettre aux salariés de 63 ans ayant cotisé 45 ans de prendre leur retraite sans pénalité, – car en ce moment l’âge de retraite, suivant des classes d’âges se situe entre 65 1/2 et 67 ans. C’est la classe d’âge de 1964 qui partira en retraite en 2031 à l’âge de 67 ans. En introduisant la « Rente mit 63 » la SPD se réconcilie avec les « Facharbeiter » – ces Facharbeiter qui commencent leur parcours professionnel avec un apprentissage à l’âge de 14-18 ans, – et qui formaient jusqu’ aux fameuses réformes Hartz IV de Gerhard Schröder une grande partie de l’électorat traditionnel de la SPD.
Avec un tel plébiscite dans son dos, Sigmar Gabriel renforce la position de la SPD dans la Grande Coalition, la fameuse Groko avec la CDU, à tel point que le verdict électoral des dernières Bundestagwahlen, qui fut un des plus mauvais résultats électoraux de la SPD depuis 1949 au niveau fédéral, semble presque oublié. Décidément, avec les résultats de ce Mitgliederentscheidt le poids politique de la SPD dans le Cabinet Merkel III surpasse largement son poids électoral actuel. Reste à savoir comment la Social-démocratie usera de cette nouvelle force politique au sein de la « Groko » au-delà du « Koalitionsvertrag ».
D’ailleurs le mot « Groko », pour finir ce petit billet, cet acronyme pour Große Koalition (Grande Coalition), a été élu « Wort de Jahres 2013 » (Mot de l’année 2013) – par la Gesellschaft für Deutsche Sprache !
Comme je l’ai déjà écrit dans mon dernier billet, « je pense que les barons de la SPD auront des grandes difficultés à persuader les militants de la SPD de voter pour une « Grande Coalition » lors du Mitgliederentscheid ». Sauf miracle, le Mitgliederentscheid qui est prévu pour la semaine du 6 au 12. Décembre, pourra se relever d’un désastre pour les dirigeants de la SPD. Une très grande parti des militants du SPD semblent être opposées à une grande coalition. La Unterhaardter Rundschau commence son reportage sur le Parteitag du SPD-Unterbezirks Neustadt/Bad Dürkheim du 30.10.2013 à Grünstadt avec les mots suivants: „Si le débat sur la grande coalition pendant le SPD-Unterparteitag reflète les avis de tout le parti en Allemagne, il n‘ y aura pas de majorité lors de la Mitgliederbefragung pour une participation de la SPD à un prochain gouvernement (Wenn die Debatte über eine Große Koalition beim SPD-Unterbezirksparteitag ein Spiegelbild der Stimmungslage der gesamten Partei ist, dann gibt es bei der Mitgliederbefragung keine Mehrheit für einen Eintritt der Sozialdemokraten in die Regierung (Die Rheinpfalz-Unterhaardter Rundschau 2.11.2013“). Dans ce même reportage on apprend aussi, que des dix orateurs, seulement deux se sont prononcée, à condition que dans le « Koalitionsvertrag » se retrouvent une partie de principales « promesses électorales de la SPD, pour une participation de la SPD dans le prochain gouvernement Merkel. Ces deux orateurs étaient Manfred Geis, le député de la SPD de la circonscription de Bad Dürkheim au Landtag de Rhénanie-Palatinat, – et un certain Christophe Neff de Grünstadt (bloggeur sur le Monde.fr.) Vu l’applaudimètre, – l’approbation de l’intervention de Manfred Geis et de la mienne par les délègues de la SPD fut plutôt faible, les autres orateurs se prononçant pour une non-participation de la SPD à un gouvernement Merkel furent véritablement ovationné par les militants-délégués de la SPD !
Etant moi-même membre de la SPD, – je ne peux que réitérer ma position prononcée pendant ce Unterbezirksparteitag, position qui a été aussi reprise par la presse régionale (Unterhaardter Rundschau). A condition que le Koalitionsvertrag reprenne les principales promesses électorales de la SPD, dont le « Mindestlohn (SMIC) », – un investissement massif dans les infrastructures et dans la recherche universitaire, je pense que le SPD devraient prendre le chemin d’une grande coalition. En plus il faut peut-être le rappeler, – le SPD est déjà sortie vainqueur d’une grande coalition, – ce fut en 1969, quand Willy Brandt après 3 années de grand coalition sous le chancelier Kurt Georg Kiesinger, gagna les élections fédérales de 1969, donc le SPD en aucune façon ne devrait avoir peur de Madame Merkel. Ajoutons à cela aussi un point de vue franco-allemand (et européen), – l’installation d’un Mindestlohn en Allemagne, – mettrait enfin fin à certaine pratique de concurrence déloyale de certaines branches industrielles (par. Ex. l’abattage) et de plus permettrait dans certaines régions de l’Allemagne de l’Est que les employée puissent enfin vivre dignement de leur salaire !
Mais soyons clairs, – vue la « Stimmung » actuelle des simples militants de base de la base de la SPD, – le chemin de la SPD vers une coalition sous la chancelière Angela Merkel me semble être particulièrement difficile. Sauf miracle, je pense même que le résultat du fameux Mitgliederentscheid en Décembre sera un grand «Nein (Non) » à une participation gouvernementale de la SPD dans une coalition avec la CDU !
Sources citées :
Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau (2013) : „Zur Sache Debatte zur Großen Koalition“, Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Nr. 254, Samstag 2. November 2013.