De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka

Il neige encore à Grünstadt et il neige aussi en Kroumirie. Apres avoir laissé sur le dernier billet de la République des livres nous présentant le livre « un de nous deux » de Jean-Noël Jeanneney un petit commentaire en allemand ,je viens de m’apercevoir sur le wordpress Dashboard que le blog paysage a reçu de la visite de lecteurs utilisant le mot clef « neige à Tabarka ». Donc en recherchant « neige à Tabarka », on atterrit chez « paysages  » – même si je n’ai jamais rien  écrit sur de la neige à Tabarka . Donc en observant discussions et commentaires dans « Quelques saisons tout près de l’enfer»  de la RDL qui sont entre autre à la recherche d‘ un poème disparu des commentaires, j‘ entame une petite recherche sur la toile sur la soi- disant neige à Tabarka. Notons au début que des chutes de neige dans les environs de Ain Draham n‘ ont absolument rien d‘ exceptionnel ,  je me souviens encore bien lorsque j’ai  visité  la première fois Ain Draham avec des collègues tunisiens : ils me précisaient qu’à Ain Draham il y avait à peu prés une ou deux semaines de neige  par an dans les montagnes entourant Ain Draham ,principalement en Janvier ou en Février (sur la neige à Aïn Draham voir aussi ici et ici ) . Je me rappelle  bien avoir pensé au  mimosa en fleurs,  avec des paysages de neige, la Subéraie et Zéenaie  cela pourrait donner de belles photos de paysages. Eh bien il a réellement neigé ces derniers jours entre Jendouba , Ain Draham et Tabarka – la Presse.tn  nous annonce cela sous le titre «Manteau blanc sur Jendouba ».  Nous apprenons, je cite, « Des chutes de neige, en quantités importantes, persistent, depuis la nuit de jeudi, dans les différentes délégations de la région de Jendouba. Les quantités enregistrées jusqu’à hier matin varient entre 10 cm, sur les hauteurs de Aïn Draham, et 6 cm, dans la délégation de Balta Bouaouane, au niveau des hauteurs de Béni Mohamed, Chouawla, El Awaoudhna et Kasseb…. » .En outre, si j’interprète bien l’article on a bien dû déneiger la route n°17 entre Fernana, Aïn Draham et Tabarka – et vu que les internautes arrivent sur « paysages »  il y bien eu de la neige à Tabarka. En divaguant sur le web à la recherche de la neige à Tabarka ,j‘ ai fait quelques découvertes- dans cette page intitulée simplement Tabarka, page qui doit être plutôt une page de promotion  touristique on découvre la phrase suivante : « Tabarka est relié à Tunis par la voie ferrée, mais les trains y sont irréguliers » c’est une étrange affirmation vu que la ligne de chemin de Fer Mateur-Sedjenene-Tabarka n‘ existe que sous  forme de vestiges. Depuis la construction du barrage de Sidi El Barraq la voie ferrée est coupée à la hauteur de Nefza, – le chemin de fer a été littéralement noyé par les flots du lac artificiel de Sidi El Barraq. Je précise  car j’ai moi-même plaidé dans un document sur  les perspectives et potentialités de production de biocarburant en Tunisie pour la reconstruction de cette ligne de chemin de Fer. Finissons le tour du web avec cette page de blog «les paysages entre Tunis et Tabarka» avec de très belles images de paysages, paysages de montagnes et forêts méditerranéenne en Kroumirie et dans les Mogods que j’aimerais beaucoup revoir.

Je finis mon billet, – il neige encore à Grünstadt, le SPON nous apprends  «Eiswinter und Hitzesommer El Niño macht Europa kalt » que c’est a cause de EL Nino que l’Europe et les Etats Unis ont froid – et aussi au  fait que pendant un hiver froid il y a  une forte probabilité de fortes  chutes  de neige. Nous avons simplement oublié qu’en hiver il y a parfois des risques  de fortes chutes de neige – comme je l’avais déjà écrit dans L‘ Allemagne fatiguée de son hiver.

Il neige donc à Grünstadt, entre Tabarka et Aïn Draham, même à Port Leucate il y  a eu quelque flocons qui sont tombés , ce qui est vraiment exceptionnel pour le coin  – mais les flocons de neige de Port Leucate n‘ ont même pas perduré  quelques minutes avant de disparaître – comme le soi -disant poème disparu dans les commentaires de Quelques saisons tout près de l’enfer.

Christophe Neff, Grünstadt le 13.2.2010

Vue de Grünstadt – encore de la grisaille (10.2.2010)

En me levant le mardi 9.2.2010 j’avais encore le très bel essai de Ferdinand von Schirach paru dans le dernier Spiegel (6/2010) « was übrig bleibt » en tête. Un texte décrivant la jeunesse de von Schirach dans chez les Jésuites à St. Blasien . Comme par hasard il parlait aussi de ces paysages de neige de forêt noire comme je le faisais dans «L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010) » en évoquant mes mémoires de paysages de neige de la Raumschaft Schramberg. Von Schirach écrit « In meiner Erinnerung ist St. Blasien ein kalter Ort. Vier Monate lag Schnee, an den Bäumen hingen Eiszapfen, und weil nachts die Fenster offen blieben, wurde es so kalt, dass wir uns morgens unter der Bettdecke anziehen mussten (Dans ma mémoire St. Blasien est un lieu froid. Quatre mois de neiges, des arbres plein de stalactite de glace, et comme de nuits les fenêtres restaient ouvert, il devenait tellement froid, que au petit matin nous étions oblige de nous habiller sous nos couvertures tellement il faisait froid «. Décidément les paysages d’hiver de la forêt noire des 1970-1980 ont bien marqué nos mémoires. La jeunesse décidément c’est aussi une période de lecture intense – von Schirach nous parle beaucoup de livres et de lectures. Très beau texte, qui mérite à lui seul l’achat du Spiegel. Ce matin même je découvrais dans la république des livres « Désolé mais Botul-Henri Lévy a encore frappé » en quelques heures plus tard l’affaire arrive en Allemagne sous le titre « Bernard-Henri Lévy – Dandy-Philosoph fällt auf Satire rein“ dans le SPON. Je ne savais même pas qu’ici en Allemagne BHL était qualifié de Dandy-Philosoph. Avant avoir lu l’article j’avais jamais entendu le mot « Dandy-Philosoph ». BHL donne la vie un nouveau mot – ein neues Wort – le « Dandy-Philosoph » a la langue allemande. La nuit tombe, deux journées sont passés, il fait encore gris à Grünstadt , – mais les chutes de neiges on reprit – lassaient du duvet blanc dans la grisaille hivernale du Oberrheingraben. Je me souviens aussi du dernier billet de Berlin en parleles Mots de la Fin – dommage que ce blog franco-allemand va cesser de parler. J’ai beaucoup aimé lire cette voix française de Berlin. En plus c’était pour moi, qui lisait longtemps avant de m’attaquer à l’écriture du blog paysage régulièrement le blog franco – allemand Berlin en parle de Claire -Lise Buis, un sorte de model pour le blog franco-allemand « paysages ». Sans Berlin en parle il n’aurait jamais eu de blog paysages.

Source :

Von Schirach, Ferdinand (2010) : Was übrig bleibt – Eine Jugend im Jesuiten-Internat St. Blasien . In: Der Spiegel 6/2010, 136 – 137.

Grünstadt le 10.2.2010

Un après midi de dimanche de février très gris à Grünstadt

En lisant les 542 commentaires sur  « Victor Hugo, Notre-Homme de Paris » sur la république des livres le temps passe – même par temps gris. Parfois on a le sentiment d’entrer dans un salon de voix virtuelles et souvent incompréhensible, parfois aussi des voix se perdent. Une très belle intervention de  Dexter  en citant le discours d’Hugo à l’Assemblée Nationale en 1848.  Il y avait aussi une intervention intéressante d’un Monsieur  Benhabiles que je ne retrouve plus mais qui a quand même laissé de traces comme cette belle phrase de KTK « @ Benhabiles: J’ai bien aimé lire votre commentaire, revigorant et comme un vent frais » . Malheureusement ce vent frais ne souffle plus dans les commentaires sur « Victor Hugo, Notre-Homme de Paris  »  comme nous laisse remarquer  montaigneàcheval  avec agacement.  Mais en lisant ces presque 550 commentaires et plus, le temps manque nécessairement pour lire des vrais livres – comme cette excellent histoire culturelle du Thé de Martin Krieger (Tee- eine Kulturgeschichte) qui m’attend.

Le dernier billet de la république des livres « TV : tout pour l’Histoire ! » a jusqu’à présent seulement 12 commentaires.  En lisant ce billet + commentaires on est  un peu laissé  sur sa soif car on aurait bien  aimé savoir quand et sur quelle chaine ces productions de télévision seront montrés.  Eh bien maintenant  je peux donc retourner chez « Martin Krieger » et son histoire du Thé.  En fait en complément de mon dernier billet «L‘ Allemagne fatiguée de son hiver »  je voulais écrire un billet « un pays sans printemps » – car en effet dans la Forêt Noire de mon enfance – après les long mois de neige on se retrouvait d‘ un coup entre fin avril et mi mai en pleine été sans véritable printemps – mais vue la grisaille rhénane et le vent frais disparu des commentaires de la républiques des livres se sera pour une autre fois. Notons qu’à Grünstadt les premières Perce-neige font leur apparition.

Sources :

Krieger, Martin (2009): Tee – eine Kulturgeschichte . Böhlau Verlag  Köln, ISBN 978-3-412-20427-3

Christophe Neff, Grünstadt le 7.2.2010

L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010)

L‘ Allemagne est fatiguée de son hiver -relativement long et dur – pendant presque cinq semaines la plus grande partie de l’Allemagne a été recouverte d’un manteau de neige. Phénomène assez rare qui remonte à l’hiver 1978-79. Le DWD (Deutscher Wetterdienst = Météo national allemand) résume dans une info presse pour Janvier 2010 – „Ganz Deutschland unter  geschlossener Schneedecke„.

grunstadt-im-winter-3112010blog.1265444251.jpgLes premières neiges à Grünstadt sont apparues durant la nuit du 12-13.12.2009 et après quelques petites périodes de redoux, la neige est réellement réapparue fin décembre pour couvrir les vignes  et villages de l’Unterhaardt jusqu’à la nuit du 2 au 3 février.  Dans la Unterhaardt cela s’est plutôt bien passé – mais le reste de l’Allemagne, surtout le land de Mecklenburg-Vorpommern souffre énormément de cet hiver. Même ici en Rheinland-Pfalz on a dû fermer beaucoup d’écoles car dans beaucoup d’endroits le ramassage scolaire ne fonctionnait plus.

Est-ce que l’hiver actuel fut vraiment si exceptionnel ? Même si le phénomène que toute  l‘ Allemagne du nord au sud, de l‘ ouest à l‘ est soit couvert d‘ un manteau de neige -plus de  4 semaines – est assez rare, je ne crois pas que nous avons vécu en Allemagne un hiver exceptionnel.  Je crois plutôt que l’Allemagne a tout simplement pour diverses raisons oublié ce qui signifie un vrai hiver de moyenne  Europe (Mitteleuröpäischer Winter). Parfois on a même l’impression qu‘ une grande partie de la société a pris les divers scenarios de réchauffement climatiques pour les années 2020-2050, donc pour les décennies à venir , pour une réalité, et on a tout à fait oublié de se préparer pour de vrais  hivers. On pourrait peut être même dire «  hier war der Wunsch der Vater des Gedanken » on a pris ses désirs pour des réalités : on préférerait  vivre sans hiver, sauf naturellement pour la fameuse « weiße Weihnacht »( Noël sous son blanc manteau).

hanfpalmen-im-schnee-bad-durkheim-jan-2010-kopie.1265440779.jpgPersonnellement j’ai grandi dans un pays de neige, – et je suis vraiment perplexe de voir à quel  point l’Allemagne se laisse paralyser  par si peu de neige (voir ici les divers articles publiés par le SPON ; Kälte, Glätte, Schnee – Können wir Winter?;  Viel Eis, kein Salz Niedersachsen rät zum Verzicht aufs Autofahren;  Eisglatte Straßen – FDP fordert nationale Streusalzreserve ;  Luftbrücke – Bundeswehrhubschrauber versorgen Hiddensee mit Lebensmitteln ).  Durant mon enfance la Forêt Noire, la Raumschaft Schramberg fut un vrai pays de neige – des hivers qui duraient parfois de début décembre jusqu‘ en avril voire Mai , des masses impressionnantes de neige  telles que mon père , natif de Saulgau en Oberschwaben où les hivers sont beaucoup moins enneigés  qu’en forêt noire, nous a légué une impressionnante documentation photographique des paysages du Feurenmoos, du Fohrenbühl enneigé , tellement il était impressionné par la quantité de neige dans les  alentours de Schramberg .  A partir du début des années 1980 les chutes de neige devenaient de  plus en plus irrégulières ; un couvert de neige ininterrompu  de décembreà avril cela n’a plus existé,  je crois, depuis l’hiver 1985/86 .Dans ce pays de neige , on vivait avec la neige  (et on y vit encore) on se préparait, on prenait ses précautions. Le long des routes exposées  au vent on construisait en automne de longues grilles de congères car on savait bien que le vent peut rendre une route même avec un couvert neigeux assez mince impraticable en  une ou deux heures , ou même moins. Ce savoir apparemment a été oublie dans ¾ de l’Allemagne.

winterlandschaft-grunstadter-berg-3112010blog.1265444907.jpgMême ici à Grünstadt il y a eu des routes devenues impraticables par des congères – même si nous n’avons jamais eu plus de 20 cm de neige dans les environs de Grünstadt. A force de parler toujours de scénarios de changements climatiques, de réchauffement planétaire, j’ai bien l’impression qu‘ on a  tout simplement oublié la réalité d’un hiver banal. Il y a aussi des facteurs aggravants :durant les années 1969,70 et même encore dans les années 1980, une partie du trafic marchandises  était encore assurée par les chemins de fer en Allemagne – le trafic marchandise régional  aujourd’hui est exclusivement assuré  par la route en Allemagne (voir aussi St. Genis – Pouilly à bientôt) avec pour  effet que si un  seul camion se met en travers ,rien ne va plus ,et les routes sont coupées pendant des heures. Durant 4 semaines on pouvait dans les radios trafics entendre les litanies – wg. Querstehender LKW gesperrt – Route coupée à cause de camions en travers. C’est aussi une des conséquences d’une politique de transport « tout-camion » – un prix à payer durant un vrai hiver européen.

En ce qui concerne  les changements climatiques, on peut constater que la durée du couvert neigeux a certainement diminué durant les dernières deux décennies. Un  très bon exemple pour ce fait  est le « Weihnachtstauwetter ou Weihnachtsdepression » qui affecte une grande partie de la moyenne Europe. En moyenne 7 sur 10 hivers sont concernés par ce phénomène qui fait fondre une grande partie des neiges en  décembre – et ce phénomène et responsable que la weiße Weihnacht (noël dite blanche = paysage de noël couvert de neige) est un événement assez rare en Allemagne. La Forêt Noire connaissait naturellement aussi le phénomène du « Weihnachtstauwetter » mais avec une couverture moyenne de 50 – 100 cm de neige, les 30 à 40 centimètres qui fondait pendant le Weihnachtstauwetter n’avaient aucune conséquence pour les paysages hivernaux. De nos temps la couverture neigeuse de décembre n’atteint souvent même pas les  40 à 50 centimètres  et disparaît donc logiquement entre Noel et la St. Sylvestre. C’est  la un signe incontestable d’un changement climatique.

Mais tout ne semble pas lié aux changements climatiques. J’avais longtemps cru savoir que le téléski du Fohrenbühl a dû être fermé pour  cause de manque de neige dû aux changements climatiques durant les années 1990. Le Fohrenbühl qui  fut aussi l’endroit où je pris mes premiers cours de ski il y a plus 40 ans, et que j’ai déjà décrit brièvement dans la notice géo gastronomique « une forêt noire étoilée ».  Effectivement un des scenarios courants pour le tourisme d‘ hiver et les changements climatiques pour les deutsche Mittelgebirge prévoit que dans un proche futur  le couvert neigeux nécessaire pour le « tourisme de ski »  va faire défaut et mettre l‘ industrie du tourisme d‘ hiver en péril, – les « climatologues-scénaristes » ne partagent pas tous cet avis pessimiste (pour plus de matériel online , voir ; Folgen des Klimawandels für den Wintersport im Mittelgebirge; IfL Nationalatlas: Klimawandel ; Klimawandel und Wintersport in Mittelgebirgen ; Klimawandel im Schwarzwald und an der Nordsee) mais c’est en tous cas l‘ avis prédominant de la récherche climatologique appliquée en Allemagne. Donc jusqu‘ au 15 janvier 2010, je croyais que la fin du téléski du Fohrenbühl était due  aux conséquences des changements climatiques, au « global warming ».

verschneite-waldweide-bei-sommerecke-161.1265440014.jpgDu 15 au 17. Janvier je tenais mon séminaire annuel « Global Change » auquel la presse locale, en occurrence le Schwarzwälder Bote, consacra même un petit article « Wie wirkt sich der weltweite Klimawechsel im Schwarzwald aus? ». Pendant ce séminaire, j‘ ai appris par des sources locales – que la fermeture du téléski du Fohrenbühl  (Fohrenbühllift) n‘ avait rien à voir avec des problèmes d‘ enneigement  et  changements climatiques, mais est dû à des problèmes de bail entre les propriétaires du téléski et les propriétaires des pistes de ski – et que le lift (téléski) de Tennenbronn à quelques kilomètres de là et qui se situait à une altitude inferieure fonctionnait encore bel et bien. (Voire aussi les articles dans le Schwarzwälder Bote Tennenbronner Skilift in Betrieb & Der Schnee kann auch ein Vergnügen sein ? In Tennenbronn sind die Wintersportbedingungen optimal).  En regardant la carte des « certitude de neige » du IFL  (Schneesicherheit) se basant sur des données de 1980- 1999 ou voit que 60 – 80 jours de neige avec plus de 10 cm de couverture neigeuse y sont données pour la région entre Schramberg – St. Georgen. Donc assez de couverture neigeuse pour exploiter convenablement un téléski.  Naturellement exploiter un téléski dans un tel environnement n’est certainement pas une mine d’or – mais cela peut fonctionner. Donc des simples disputes ont sonné le glas du „Fohrenbühllift“ – pas  le réchauffement climatiques comme on aurait pu  le croire. On aurait tellement aimé raconter l’histoire de la fin du Fohrenbühllift – le téléski du Fohrenbühl une des premiers victimes du réchauffement planétaire  ….. mais hélas les réalités sont beaucoup moins spectaculaires.

Je ne sais pas si l‘ hiver en Allemagne va encore perdurer  et a quel point cet hiver particulièrement rigoureux et surtout particulièrement inattendu pour une grande partie de la société allemande va encore perturber la vie quotidienne  de beaucoup d’Allemands, même le monde a récemment consacré  une petit note à cet hiver particulier « La neige paralyse les transports dans le nord-est de l’Allemagne » , mais au moins dans la vallée du Rhin, le fameux Oberrheingraben, la neige a disparu et dans les espaces vert de l‘ université de Karlsruhe je viens de découvrir le jeudi  4.2.2010 les premiers  Hellébore d’hiver (Eranthis hyemalis ) ou en langue populaire les roses de noël, les fameux  Winterlinge en fleur. En plus les premières cigognes vient d’arriver en Palatinat (Die Rheinpfalz 6.2.2010) – le printemps s‘ s’annonce timidement l’Allemagne fatigué par cinq semaines de neige pourra enfin reprendre son souffle.

Photos :

1.) Grünstadt en hiver:  Photo © C.Neff 31.1.2010 (Canon Powershot A720IS)

2.) Le Grünstadter Berg en manteau d‘ hiver:  Photo © C.Neff 31.1.2010 (Canon Powershot A720IS)

2.)  Neige & Palmiers (Trachycarpus fortunei) à Bad Dürkheim : Photo © C.Neff 27.1.2010

3.) Paysage d’hiver entre Sommerecke & Fohrenbühl pris pendant le seminaire Global Change 15-17.1.2010 : Photo ©C. Banfield 16.1.2010

Source :

Die Rheinpfalz (6.2.2010) : Aus der Pfalz – Erste Störche in der Pfalz eingetroffen. Die Rheinpfalz, Sonntag 6. Februar 2010, Jahrgang 66, Nr. 31

Christophe Neff, Grünstadt le 6.2.2010

P.S. (6.2.2010 12:05): Et les Etats-Unis aussi redécouvre ses neiges et tempêtes d’hiver (East Coast Is Hit by ‘Potentially Epic Snowstorm ;  L’est des Etats-Unis pris dans une tempête de neige ; US-Ostküste ruft den Winternotstand aus)!

Shtil di nakht – Still die Nacht ist voller Sterne und der Frost er hat gebrennet

Shtil, di nacht iz oysgeshternt,

Un der frost – er hot gebrent –

so beginnt die erst die erste Strophe des Gedichtes „shtil di nakht “ von Hirsch Glik. Ein Gedicht welches uns vom jüdischen Widerstand gegen den Naziterror in poetischen Worten berichtet – vom Aufbäumen gegen die Vernichtung – von der Hoffnung auf Freiheit.  Als ich meinen letzten Beitrag  „Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever“ schrieb und ins Paysagesblog einstellte war ich mir gar nicht richtig bewusst, dass sich gerade an jenem Morgen die Befreiung von Auschwitz durch die rote Armee zum fünfundsechzigten mal jährte.  Das wurde mir eigentlich erst richtig klar als ich die Rheinpfalz von 27. Januar 2010 in der Hand hielt und auf der ersten Seite las „Stilles Gedenken am Gleis 17. Die Hände von Shimon Peres.  Israels Staatspräsident und Friedensnobelpreisträger gedachte gestern zusammen mit Bundespräsident Horst Köhler am „Mahnmal Gleis 17″ in Grunewald der ermordeten Juden. Grunewald war einer der Berliner Bahnhöfe, von denen aus während der Nazizeit zehntausende Berliner Juden in Konzentrations -und Vernichtungslager deportiert wurden. (Die Rheinpfalz 27.1.2010)“.

Aber im Grunde genommen kann es eigentlich kaum ein besseres Symbol, für das war in Auschwitz geschah, geben, als der Eisenbahnwagen voller Schuhe in Stuzkever Gedicht A Vogn Shikh – ein Wagen voller (Kinder) – Schuhe. Die Züge rollten aus ganz Europa mit Menschenfracht in die Vernichtungslager – und die Eisenbahnwagen rollten ins Reich zurück mit den Kleidern, Schuhen, Haaren, Gold und dem Schmuck  der Opfer  – und kein Bild gewordenes Wort beschreibt dies besser als die Strophe aus A Vogn Shik

Un s’klapn di optsasn:

Vuhin, vuhin, vuhin?

Fun alte vilner gasn

Me traybt undz keyn Berlin.

( mein Übersetzungsversuch des Gedichtes von Stuzkever ist in Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever zu finden).

Das „Paysagesblog“ hat nicht den Anspruch „Tagesaktuell“ zu sein, das kann ich aus Zeitgründen gar nicht leisten, – und ich will es auch nicht.  Dennoch erscheint es mir wichtig doch noch ein paar wenige Zeilen zur Befreiung von Auschwitz vor 65 Jahren zu schreiben. Besonders wichtig erscheint mir dabei die Tatsache, dass es immer weniger Überlebende dieser Menschheitskatastrophe geben wird, Überlebende die Zeugnis ablegen können und es an uns den Nachgeboren liegt die Erinnerung und die Lehren weiterzutragen  damit sich so etwas nicht mehr wiederhole. In diesem Sinne erscheinen mir die Worte von Samuel Pisar im Le Monde vom 29.01.2010 – « Comment je me suis libéré de l’enfer d’Auschwitz »  –  als besonders lesenswert : „Aujourd’hui, nous, les derniers survivants de la plus grande catastrophe jamais perpétrée par l’homme contre l’homme, disparaissons les uns après les autres. Bientôt, l’Histoire va se mettre à parler, au mieux, avec la voix impersonnelle des chercheurs et des romanciers. Au pire, avec celle des négationnistes, des falsificateurs et des démagogues qui prétendent que la Shoah est un „mythe“. Ce processus a déjà commencé. C’est pourquoi nous avons un devoir viscéral de partager avec nos prochains la mémoire de ce que nous avons vécu et appris dans la chair et dans l’âme. C’est pourquoi nous devons alerter nos enfants, Juifs et non-Juifs, que le fanatisme et la violence qui se répandent dans notre monde à nouveau enflammé, peuvent détruire leur univers comme ils ont jadis détruit le mien. »

« Heute, verschwinden von un,s den Überlebenden, der größten durch am Mensch durch den Mensch verursachten Katastrophe, von Tag zu Tag mehr. In Kürze, wird die Geschichte sprechen,  – im besten aller Fälle mit der unpersönlichen Stimme der Wissenschaft und der Schriftsteller. Im schlimmsten Fall, mit der Stimme der Negationisten, der Demagogen die behaupten, dass die Shoah nur ein „Mythos“ ist. Dieser Prozess hat schon begonnen. Deshalb haben wir die Pflicht die Bild unsere Erinnerung,  – das was sich in unser Fleisch und Seele als Erinnerung eingebrannt hat unseren Nächsten weiterzugeben. Deshalb müssen wir unserer Kinder, Juden und Nicht  Juden alarmieren wenn Fanatismus und Gewalt unsere Welt in Flammen legen, um ihre Welt zu vernichten, wie sie einst meine Welt vernichteten (Samuel Pisar Le Monde 29.01.2010 Übersetzung C.Neff 30.1.2010).

In diesem Sinne erscheinen mir auch die Reden von  Shimon Peres  und Feliks Tych in der Gedenkveranstaltung des Deutschen Bundestages für die Opfer des Nationalsozialismus am 27.1.2010 hielt für bemerkenswert.  Sie legten Zeugnisse ab,  für uns die Nachfolgenden. Im Sinne einer weiten Verbreitung dieser Reden, incl.  der Rede der Bundestagspräsidenten Norbert Lammert würde man sich wünschen, dass diese Reden in English und Französicher, ja in Hebräischer und jiddischer Übersetzung vorliegen (die Rede von Shimon Peres liegt auch in Englischer Übersetzung vor).

yadava-pfalz.1264925348.jpgDie Shoah erscheint uns manchmal wie ein schlechter Traum von einem fremden Ort aus einer fernen Zeit. Weit weg und vergessen. In der Stadt in der ich heute lebe, befand sich einst einer der größten jüdischen Gemeinden der Pfalz. Es gibt heute keine jüdische Gemeinde mehr in Grünstadt. Das pfälzische Landjudentum, die pfälzischen jüdischen Gemeinden, sind alle ausgelöscht worden – und die wenigen die das Glück hatten die Shoah zu überleben sind nicht mehr zurückgekehrt.

Mein kleiner Text endet mit dem Gedicht „Shtil, di nacht iz oysgeshternt“ von Hirsch Glik, dem jiddischen Poeten und Partisan, der das Glück hatte mit der Waffe in der Hand im Kampf gegen den Naziterrror zu fallen, der nicht wie die unzähligen wie Schlachtvieh zur Hinrichtungsstätte gebracht wurde. Hirsch Glik ist vor allem durch sein Gedicht „Zog Nit Keynmol “ (Sag niemals du gehst den letzten Weg) berühmt geworden.   Das Gedicht wurde von Dmitri Pokrass vertont – und wurde zum Symbol des bewaffneten jüdischen Widerstandes. Gedicht und Lied dem die englische und französische Wikipedia sogar einen eigenen Artikel widmen. Ich habe mich aber hier für  „Shtil, di nacht iz oysgeshternt“ das etwas weniger bekannt ist als“ Zog Nit Keynmol „, da es ich für etwas poetischer halte, entschieden. Ich kannte das Gedicht bis zum Mittwoch den 27.1. nicht. Ich es habe nach dem Einstellen meines letzten Blogbeitrag Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever auf den Diskussionsseiten des Beitrages Pour saluer Sutzkever in Pierre Assoulines Bücherrepublik gelesen, – dort wurde es am 26.1. um 21.37 von  montaigneàcheval eingestellt.  In New York und Paris wird noch jiddisch gesprochen.  New York ist zur Metropole des jiddischen Kultur weltweit geworden, Paris gilt heutzutage als das Zentrum des Jidischen in Europa. In Paris gibt es das Haus der jidischen Kultur – la maison de la culture yiddish  (wo auch immer wieder jiddische Intensivkurse angeboten werden, wie heuer an diesem Wochenende)- kein Wunder also, dass ich der ich in der Pfalz lebe, Shtil, di nacht iz oysgeshternt  auf den Diskussionseiten des francophonen Literaturbloges der republique des livres entdecken konnte. In der Pfalz ist das Jiddische seit fast über 70 Jahren verstummt.

Shtil, di nacht iz oysgeshternt,

Shtil, di nacht iz oysgeshternt,

Un der frost – er hot gebrent;

Tsi gedenkstu vi ich hob dich gelernt

Haltn a shpayer in di hent.

A moyd, a peltsl un a beret,

Un halt in hant fest a nagan,

A moyd mit a sametenem ponim

Hit op dem soynes karavan.

Getsilt, geshosn un getrofn

Hot ir kleyninker pistoyl,

An oto a fulinkn mit vofn

Farhaltn hot zi mit eyn koyl.

Fartog fun vald aroysgekrochn,

Mit shney-girlandn oyf di hor,

Gemutikt fun kleyninkn n’tsochn

Far undzer nayem, frayen dor.

(Eine deutsche Übersetzung bzw. Nachdichtung findet man u.a. hier.)

Abbildung: Die verlorenen Gemeinden der Pfalz. Gedenkstätte Yad Vashem. Umschlagseite 4  (beruhend auf einem Photo von Richarda Eich), des Buches „Jüdisches Leben in Grünstadt“ von Kya Schilling, Odilie Steiner und Elisabeth Weber, Grünstadt 2007. Selbstverlag der protestantischen Kirchengemeinde Grünstadt.

Christophe Neff, Grünstadt le 31.1.2010

P.S. 31.1.2010 17:30 Der oben zitierte Artikel  „Comment je me suis libéré de l’enfer d’Auschwitz“ von Samuel Pisar wurde auch in der New York Times veröffentlicht und zwar aufgesplittet in die Artikel  Out of Auschwitz und Liberation from Auschwitz.

Les cartes postales du Bäslecarl

Les cartes postales du Bäslecarl me font revenir au billet « Le « reflex »est presque mort – et personne n’en parle. », – où j’ai eu droit à deux commentaires intéressants sur la mémoire photographique et le stockage des données numériques. Naturellement 2 commentaires ce n’est rien à côté des 205 commentaires sur « Le petit prince à la triste figure » dans la république des livres, ce sont à peine 1%. Indépendamment des commentaires des foristes sur le « Le petit prince à la triste figure » je crois que l‘ avenir du livre sera le beau livre de qualité, édité avec soin, – comme le suggère Pierre Assouline dans ce posting pour le Petit prince (j‘ en parle déjà dans un autre contexte dans « Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt » ). Une grande partie du reste de l’édition des livres, deviendra au fur et à mesure  des éditions électronique. Et ses livres électroniques naturellement comme toutes les autres « données numériques » auront le problème du stockage des données numériques, qui jusqu‘ aujourd’hui n’est pas encore bien résolu. Mais soyons clairs, – les livres ont aussi besoin de leur place quelque part et  leur trouver cette place devient pour certains lecteurs un problème insurmontable. Même chose pour les diapositives – les diapositives sont un support idéal pour l’archivage  à longue  durée – à condition de trouver une place bien abritée de trop de lumière et abritée d’un excès de humidité elles ont  donc aussi besoin de leur place bien choisie.  Dans des conditions idéales les diapositives peuvent être un support idéal pour nos mémoires photographiques. Mais tout le monde n’a pas la chance de réunir ces conditions, – et même souvent dans les archives d’état (Staats & Körperschaftsarchive) ces conditions font défaut !

neues-bild-kraz-29.1260903144.JPGDans « Le « reflex »est presque mort – et personne n’en parle. » je parlais de quelques articles de la nouvelle Kräz. Dans ce numéro on trouve aussi un article intitule « Bäslecarl ein vielseitig begabter Tennenbronner » de Heinz Nienhaus. Le Bäslecarl fut entre autre un des premiers photographes de la Forêt Noire et en 1900 il fonda l’édition « Verlag Carl Hermann Tennenbronn » ,une maison d’édition des cartes postales,  cartes postales dédiées à Tennenbronn et aux paysages de moyenne forêt noire (mittlerer Schwarzwald). Cartes postales et photos du Bläsecarl, qui sont reproduites dans l‘ article de Nienhaus nous font découvrir un paysage de forêt noire, aujourd’hui‘ hui presque disparu et oublié , petits hameaux , grand espaces de prés et de champs ainsi que les forêts sombres des sommets ; aujourd’hui‘ hui la forêt est presque partout :une grande partie des espaces ouverts ont littéralement été  dévorés par la forêt (pour une analyse un peu plus scientifique sur le problème de la fermeture des paysages en Forêt noire voir aussi  Neff et al. 2004 ). Notons aussi que dans le même numéro de la Kräz le même auteur nous présente un article sur Schramberg et la Raumschaft Schramberg comme destination de l’organisation Kraft durch Freude (Nienhaus, H. (2009) : « Kraft durch Freude » (KDF) in Schramberg. Auf den Spuren der Nationalsozialistischen Sonderorganisation der „Deutschen Arbeitsfront” (DAF).). Cet article est aussi très bien illustré et nous présente une image de Schramberg et  de ses environs durant les années 1933 – 39. Donc ici la mémoire des paysages a survécu grâce aux archives photographiques, comme par exemple l‘ Archiv Kasenbacher – et dans le cas des articles de Nienhaus aux archives privées de l’auteur Heinz Nienhaus.

En ce qui concerne la durabilité des photos de paysages, je viens (en utilisant entre autres le Kodachrome C-64) de recevoir un petite lettre (en allemand) de Kodak que je reprends comme scan ici – Kodak me suggère donc d‘ utiliser le Ektachrome 100G pour remplacer le C – 64 – mais auparavant faudrait-il déjà trouver un nouveau reflex (ou faire réparer les anciens). Avec le Ektachrome 100G, qui est présenté par Kodak comme le successeur du C-64, et  un nouveau reflex analogique, en fait il ne reste que la Leica, la photographie du paysage version traditionnelle est hors de prix : à la longue il ne  restera que le reflex numérique.

kodak.1260903539.jpgDonc pour en finir aujourd’hui – la révolution numérique est partout – elle change nos habitudes de regarder, de lire ,de nous souvenir et de nous construire notre mémoire et notre imaginaire. Heureusement il reste encore le livre,  mais comme je l’ai écrit déjà plus haut – je pense qu’au moyen terme une grande partie du livre et du monde de l’édition se trouvera sur support numérique. Mais peut être je me trompe ? Qui sait ?

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Vue d’automne sur la Martinskirche (eglise St. Martin) de Grünstadt dépuis la « Tiefenthaler Hohl » (C. Neff 18.10.2008 Film Kodakchrome C- 64 ; Camera Olympus OM-4 ; Scan Nikon 8800F)

Sources :

NEFF, C.  BASSING, S., SCHEID, A., JENTSCH, C., FRANGER, S. (2004): Emploi du brûlage dirigé pour la protection de l’environnement et l’entretien du paysage –  observations sur quelques exemples français (Pyrénées Orientales & Gard) et allemands (Raumschaft Schramberg Forêt Noire /Allemagne). In:., SCHEID, A., NEFF, C., JENTSCH, C (Eds): Flächenextensivierung im Mittleren Schwarzwald. Ergebnisse und Diskussion der in der Raumschaft Schramberg durchgeführten geographischen und landschafts – feuerökologischen Untersuchungen. Materialien zur Geographie, B. 34, Mannheim, 89 – 107. (ISBN 3-923750-92-7).

Nienhaus, H. (2009) : Bäslecarl – ein vielseitig begabter Tennenbronner. In: D’Kräz, Beiträge zur Geschichte der Stadt und Raumschaft Schramberg, 29, 57 – 65.

Nienhaus, H. (2009) : « Kraft durch Freude » (KDF) in Schramberg. Auf den Spuren der Nationalsozialistischen Sonderorganisation der „Deutschen Arbeitsfront“ (DAF). In: D’Kräz, Beiträge zur Geschichte der Stadt und Raumschaft Schramberg, 29, 10 – 22.

Christophe Neff, Grünstadt le 15.12.2009

P.S : Et voici un billet très intéressant sur le sujet (commentaire sur l’évolution de la photographie numérique) de Konrad Lischka sur SPON.

Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt

Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 12 au 13 décembre 2009. Evénement extrêmement rare à Grünstadt et dans le reste du palatinat, car ici on parle même de « Toscane du Palatinat » ou de « Toscane allemande». Neige et hivers rigoureux sont si rares ici que je me suis mis depuis quelques années déjà à faire des photos des premières neiges à Grünstadt. Evènement tellement rare que je me suis donc mis à préserver sous forme de photo. Le palatinat et surtout la Unterhaardt entre Grünstadt et Bad Dürkheim ne fut jamais le pays de la « weisse Weihnacht » (pays de Noël blanc)

Mais ceci n’a rien à voir avec les changements climatiques, qui sont tellement en vogue en ce moment. Autrefois, dans les années 1980, on parlait même du pays des citrons allemands. En fait on ne trouvait pas de vrais citronniers dans les jardins du palatinat, mais des Poncirus (Poncirus trifoliata ) qui en Allemagne partage le nom vernaculaire Bitterorange (orange amer) (mais aussi Bitterzitrone, dreiblättrige Orange) avec le Bigaradier (Citrus aurantium). Mais à ma connaissance il n’y n’a jamais eu de Bigaradier dans les jardins du palatinat. De nos jours, on peut même parfois rencontrer ici et là des Kumquat nagami (Fortunella margarita) comme plante ornementale. Je ne m’étonnerais même pas de trouver des Mandariniers satsuma (Citrus unshui) dans les jardins du palatinat, mais je crois que les aptitudes climatologiques du satsuma ne sont pas encore connues du grand public, ni en Allemagne, ni en France. Les Agrumes cités en haut sont tous des espèces pouvant pousser en plein air sous le climat méditerranéen & subméditerranéen, – donc leur présence en Palatinat (et dans le reste du Oberrheingraben /plaine rhénane) n’a rien d’exceptionnel, et surtout rien à voir avec les changements climatiques. Les « modes de jardins » changent – et les agrumes cités en haut se raréfient plutôt dans les jardins du palatinat, en ce moment la mode serait plutôt aux palmiers, les Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei) surtout ,sont en train de prendre un place importante dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim, et même en Alsace on peut observer le phénomène (Neff 2007). Le palmier de Chine, qui peut résister à des températures jusque – 18°est donc particulièrement bien adapté à la culture ornementale en paysage subméditerranéen, disons partout où la vigne pousse et où on peut faire un bon vin, le palmier de Chine peut très bien réussir. Ceci n’à rien avoir avec les changements climatiques, même s’il y a des scientifiques qui font de la progression du Trachycarpus leur cheval de bataille pour prouver le réchauffement climatique. Une espèce méditerranéenne qui réussit depuis fort longtemps dans les jardins de palatinat, est l’arbousier – les fleurs et les fruits de l’arbousier sous les rares neiges du Palatinat cela peut donner de très belles images. Mais en ce moment c‘ est le Trachycarpus qui est en vogue dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim transforment la Toscane allemande de plus en plus en petit Tessin palatinois, notons que les chataigners sont déjà là depuis les temps des Romains (Abt et al. 1993)

Avec les premières neiges de l‘ hiver qui sont arrivées cette nuit de l‘ ouest (donc apparemment de France) à Grünstadt, la « république des livres » nous réveille dans le billet « Le petit prince à la triste figure » avec la belle idée de consacrer une Pléiade au petit prince ; « Ne restera alors à l’éditeur original du Petit Prince qu’à prendre les devants en préparant une Pléiade princière ; elle intégrerait non seulement variantes, dessins et brouillons, mais encore tout ce qui relève de la réception (critiques, réactions, commentaires) et enfin le récit de ses aventures posthumes dans les 180 langues dans lesquelles il a été traduit. » Idée tellement poétique que je me suis laissé aller à poster un sorte de poème franco-allemand sur les commentaires , mots que je reprends ici en dessous. Même si il existe déjà un volume de la Pléiade St. Exupery, je trouve l‘ idée de consacrer un volume entier de la pléiade au petit prince comme le suggère Pierre Assouline (voir citation au dessus) vraiment intéressante.

« Une pléiade princière – ! les premières neiges de l‘ hiver font leurs apparition à Grünstadt, – et la république des livres nous apporte l’idée d’une pléiade princière !

«une drôle de petite voix m’a réveillé »

Schneesterne vom Himmel fallen,

und fahles Morgenlicht uns weckt

Im Wüstensand verloren

Erinnerungen aus Kindheitstagen

im Schnee verborgen

die Spuren eines Tages

im Winterschnee wir suchen

uns eine Stimme spricht

« S’il vous plaît, dessine-moi un mouton ! » »

Et pour finir quelques photos hivernales de Grünstadt.

le grand bouleau im Winterkleid
Le Grand Bouleau de Grünstadt en habit d’ hiver (Photo ©  C.Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

neige et fruits d' Arbousier 13.12.2009
Neige et fruits d‘ arbousiers à Grünstadt (Photo  © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

 

fleurs d'arbousier hivernale Dez. 2009
Nuits d’hiver à Grünstadt et fleurs d’arbousier hivernale (Photo © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

Nuit d' hiver à Grünstadt - Arbousier
Neiges, lumières et arbousier hivernales à Grünstadt (Photo © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

 

Sources :

ABT, T., FRANKENBERG, P., NEFF, C. (1993): Quantitative Untersuchung der Waldmantelgesellschaft des Haardtrandes zwischen Landau und Bad Dürkheim. In: Erdkunde, Bd. 47, H. 4, 282-300.

NEFF, C. (2007) : Naturkundliche Beobachtungen in Munchhausen (Frankreich) Sauerdelta und Laurophyllisation in Munchhausen.. In: Vogt, J. et al. (Eds): Karlsruhe, Stadt und Region. Ein Landeskundlicher Führer zu bekannten und unbekannten Exkursionszielen. Karlsruhe, Regionalwissenschaftlicher Fachverlag, p. 201 – 215, (ISBN 978-3-9811189-2-6).

Christophe Neff, Grünstadt le 13.12.2009

Neues im Paysages-Blogroll: Aus dem Leben eines Geographen

Ich habe „Aus dem Leben eines Geographen„, – die Webseite bzw. das Blog von Frank Schüssler ins Blogroll aufgenommen. Ich bin auf die Seite gestoßen, als ich aus beruflichen Gründen ein paper über die Potentiale von Solarenergie in Nordafrika suchte.  Hingegegen werde ich wahrscheinlich Hans555 sowie den Aufreger irgendwann aus dem Blogroll nehmen. Beides Blogs aus der erweiterten Raumschaft Schramberg – aber leider gibt es bei beiden recht wenig zu lesen – sprich da tut sich nicht viel. Hans555 ist hingegen als Wikipediaautor sowohl auf der deutschsprachigen,  englischsprachigen Wikipedia, ja selbst der französischsprachigen Wikipedia sehr aktiv. In der französischen Wikipedia hat er beispielswiese einen bemerkenswerten Artikel über die deutsch-französische Dichterin „Emma Guntz“ verfasst. Hans555 hat einige lesenswerte Artikel zu Schramberg und Umgebung in der Wikipedia begründet, verfasst, ergänzt und verbessert und damit auch dazu beigetragen, dass die Artikelqualität bezüglich „Schramberg Artikel“ in der Wikipedia vergleichsweise gut ist, – was bei Wikipedia nicht immer der Fall ist. Der Grünstadtartikel ist beispielsweise im Vergleich zum Schrambergartikel doch sehr bescheiden in der Qualität. Nur tut sich leider nicht viel im Blog von Hans555, da wünschte man sich doch etwas mehr Lesefutter. Ähnliches gilt auch für den Aufreger. Hingegen gibt es bei in der Bücherrepublik – der république des livres – von Pierre Assouline immer was zu lesen.  Allein die Kommentare zu diversen Postings sind „Bücherfüllend„.  Im Posting „Foin de notre devoir de réserve !“ wo es um die  in Berlin lebende Goncourt Preisträgerin Marie NDiaye die durch den UMP Abgeordneten Éric Raoult heftig angegriffen wurde ging, finden sich aktuell 426 Kommentare (16.11.2009 ca. 19:00) – die Diskussion um Marie NDiaye  hat sich übrigens in Frankreich längst zu einer veritablen „Staatsaffäre “ ausgeweitet. Im kleinen Posting Marchons sur la tête !„, welches auf  die Verdrängung der kleine Buchhändler in Frankreich durch Amazon aufmerksam macht, finden sich auch schon 193 Kommentare (16.11.2009 ca. 19:00). Versehen mit guten Französischkenntnissen, einem ausreichenden Zeitbudget soweit man die Kommentare mitliest, erlauben einem die Postings & Diskussionen in der Bücherrepublik einen tiefen Einblick in die literarischen Landschaften Frankreichs. Verabschieden wir uns von den literarischen Landschaften in der Bücherrepublik, wobei ich mir noch erlaube auf die Besprechung von Jean-Paul Kauffmann „Courlande“ – durch Assouline im Posting „Kauffmann se construit des châteaux en Courlande“ aufmerksam zu machen. Das Kurland, die kurische Nehrung, das kurische Haff –  das waren ja auch mal Landschaften deutscher Literaturen – die dank Günther Grass und Siegfried Lenz nicht ganz vergessen sind, aber deren Geographieen man längst im Unterbewußtsein verloren hat.  Vielleicht sollte man deshalb die „Courlande“ von Kauffmann auch mal zur Hand nehmen. Wer weiß, vielleicht wird das Buch auch mal ins Deutsche übersetzt werden.  Kommen wir von den literarischen Landschaften wieder zu „Aus dem Leben eines Geographenzurück – ein wahrlicher Eichendorffscher Titel für einen Geographieblog. Ich weiß zwar nicht inwiefern Joseph von Eichendorff bei der Titelfindung für Frank Schüsslers Blog Pate stand, – aber unabhängig davon ist das Blog lesens & bemerkenswert.  Bemerkenswert auch deshalb weil sich das Blog mit Fragen der „Geographischen Energieforschung“ befasst, die Energieforschung die ich für eine der zentralen  Zukunftsfragen halte.  Die „Energiefrage“ wird nicht nur die Geographie immer mehr beschäftigen, – die Energiediskussion wird m.E. vielleicht mittelfristig zu einer der zentralen  Zukunftsfragen unserer modernen Industriegesellschaft werden.  Ohne die Ressource Energie kann eine moderne Industriegesellschaft überhaupt nicht leben. In diesem Sinn lohnt es sich da bestimmt hin und wieder beim Blog „aus dem Leben eines Geographen “ hineinzuschauen.

Christophe Neff, Grünstadt le 16.11.2009

Après le kangourou de Grünstadt, la panthère des Ardennes ?

Vendredi matin (6.11.2009), à la radio (SWR1RP ) nous apprîmes la nouvelle. La panthère des Ardennes , après avoir traversé la France, le Luxembourg, la Belgique est arrivée en Allemagne. On croit que le grand félin, après avoir fait un tour vers Aix la Chapelle, est en train de pénétrer dans l’Eifel, ce qui fait croire que la panthère est bien arrivée en Rheinland-Pfalz. Une panthère apparemment francophone – venue des sombre forêts des Ardennes et de l‘ Argonne qui font un peu peur, arrivée en territoire germanophone. Le périple de la panthère est documenté dans ce petit film. Donc après le kangourou de Grünstadt , le palatinat est maintenant confronté à la panthère des Ardennes. Sinon, ce fut surtout la Schweinegrippe – le nom vernaculaire donné à la Grippe A (H1N1) en Allemagne – qui provoqua quelques scènes de désorganisation ,car apparemment à Grünstadt on n’était jusqu‘ à présent pas préparé à ce que la maladie puisse arriver ici , et touche en plus une école. On est loin de la soi-disant organisation parfaite allemande à la prussienne car les premiers vaccins pour les personnels médicaux arrivèrent avec plus d‘ une semaine de retard le mardi 3.11.2009. C‘ était le jour où les lecteurs de la Unterhaardter Rundschau decouvrirent avec stupéfaction les premiers cas de la nouvelle grippe dans l‘ école primaire – la Dekan Ernst Schule – de Grünstadt. On aurait pu croire se trouver dans un pays du tiers monde vu le degré de désorganisation des milieux publiques sanitaires. Le Gesundheitsamt( l’office de santé) n‘ était même pas capable de publier une liste correcte des Impfärzte, les médecins chargés de la vaccination. Vendredi matin avec l‘ apparition de la panthère des Ardennes, la Unterhaardter Rundschau avec un long article de Klaus Stemler (6.11.2009) « Steht das Allwetterbad vor dem Aus » nous étions informés que la ville de Grünstadt risque de perdre sa piscine pour cause de coûts de rénovation exorbitants. Mauvais nouvelle pour les Grünstadter Delphine, – un des meilleurs clubs de natation du palatinat.

Une autre mauvaise nouvelle qui risque bien d‘ avoir des répercussions dans le Leiningerland et à Grünstadt est l‘ affaire Opel. Au moins , cela nous vaut un Kurt Beck qui charge – ein kämpferischer Kurt Beck – une image rarement vue – et un son rarement entendue. Si Kurt Beck réussit vraiment à sauver l‘ Usine Opel de Kaiserslautern, les chances sont grandes qu’il gagnera les prochaines « Landtagswahlen » – mais le combat sera certainement rude.

Une petite bonne nouvelle, – la Rheinpfalz (Lietsch 6.11.2009) nous apprend que Dirk Niebel (voir aussi mes billets la gare de Leucate – La Franqui et Quelques réflexions sur l’invité d’honneur de la Buchmesse 2009 à Frankfurt ) veut vraiment couper l‘ aide au développement à la Chine. Pour finir ce billet j‘ aimerais signaler un des derniers billets de la république des livres « Un historien est demandé au salon, Hitler est arrivé » qui nous ouvre les entrailles de l‘ Allemagne des années 30/40 – et qui nous procure des discussions et commentaires fort intéressants. Sans pouvoir entrer dans le fond de la discussion, car je ne connais pas le livre, il me semble important de noter qu‘ avec la numérisation de notre mémoire photographique (voir mon billet Un certain regard sur le paysage disparaît ) -il sera très difficile dans quelques années d‘ éditer un tel livre. La photo comme archive de notre mémoire collective et individuelle risque fort de disparaître si nous ne songeons pas à trouver des solutions pour l‘ archivage à long terme des photos et films numerique. Combien de temps est- ce que le petit film sur la panthère des Ardennes sera-t -il consultable ? Est qu il survivra dans des archives – ou disparaitra-t-il simplement dans quelque temps. Est-ce que le petit film montrant « Kurt Beck » devant les usines de Opel le 5.11.2009 à Kaiserlautern survivra au temps ?

Sources :

Stemler, Klaus (6.11.2009) : Steht das Allwetterbad vor dem Aus. In: Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz , Freitag 6. November 2009.

Lietsch, Jutta (6.11.2009): Danke Deutschland – die angekündigte Streichung der Entwicklungshilfe hat die Chinesen überrascht. In: Die Rheinpalz 6. November 2009, Nr.2598, Jg. 65.

Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz Dienstag 3. November 2009: An Schweinegrippe erkrankt – Grünstadt – Bestätigter Fall an der Dekan Ernst Schule – dem Kind geht es gut.

Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz Mittwoch 4. November 2009: Langer Weg bis zur Diagnose -Grünstadt – junge Schweinegrippe-Patientin auf dem Weg der Besserung – Mutter eine Odysse.

Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz Samstag 7. November 2009: „Erste Anlaufstelle immer der Hausarzt“- Grünstadt: Bei Verdacht auf Schweinegrippe vorher anmelden – Abstand zu anderen Personen halten.

Christophe Neff, Grünstadt le 8.11.2009

Neues aus dem Leiningerland – das Grünstadter Känguru wurde wieder gesichtet (27.10.2009)

Über das Grünstadter Känguru habe ich ja schon mehrfach berichtet. Lange Zeit hatte man von dem Rotnackenwallaby  welches durch Leiningerland und Unterhaardt hüpft nichts  mehr gehört. Jetzt ist es wieder da – gestern berichtete die Unterhaardter Rundschau unter dem Titel „Känguru weiter auf Tour de Pfalz – Beuteltier bei Maxdorf beinahe überfahren – Jetzt wieder verschwunden“  darüber.  Aber wenn man den kleinen Artikel dann genau liest erfährt man, dass der Vorfall schon am 24. August geschah, – und das Känguru seitdem verschwunden ist.  Die Nachricht brauchte also fast geschlagene zwei Monate bis diese bei der Rheinpfalz respektive der Unterhaardter Rundschau ankam.  Ansonsten steht in dem Artikel nicht viel Neues drin.  Der Landauer Zooinspektor Gregor Müller wird mit der Aussage zitiert, dass das Känguru auch bei uns problemlos einen Winter überstehen könnte.  Das ist an für sich auch keine neue Information – ähnliches konnte man schon in vorangegangene Beiträgen der Rheinpfalz zum Thema lesen.  Warum fragt man sich versucht die Rheinpfalz nicht mal was über die Rotnackenwallabypopulation in der Forêt de Rambouillet zu schreiben (Ich berichtete hier darüber). Vermutlich weil man in der deutschsprachigen Wikipedia nichts darüber findet. Da müsste man dann doch etwas recherchieren und ggf. auch noch etwas französisch lesen können!?  Belassen wir es mal dabei. Mir ist das Känguru von Grünstadt persönlich noch nicht begegnet, aber ich verfolge durchaus mit Interesse die mediale Spur die das Känguru von Grünstadt  in der regionalen und überregionalen Presselandschaft hinterlässt. Ansonsten gibt es kaum was Neues aus dem Leiningerland.  In übrigen Deutschland auch nicht. Wir werden eine neue Regierung bekommen – dazu beschert uns der Spiegel (44/2009) eine durchaus lesenswerte Titelstory „Weiterwursteln im Merkelland„.  Das Essay von Dirk KurbjuweitSieg der Ängstlichkeit – «Mehr Demokratie Wagen » – was ist von diesem Satz geblieben ?“  im gleichen Spiegelheft ist nicht nur ein lesenswertes, sondern in meinen Augen ein durchaus gelungenes politisches Essay zur aktuellen politischen Befindlichkeit der Nation.  Mal schauen wie lange wir warten müssen bis wir die Spiegel Titelstory des Heft 44/2009 und Dirk Kurbjuweit Essay auf Spiegelonline in digitaler Version erscheinen. Man wird sich natürlich fragen, was die große Politik mit dem Grünstadter Känguru zu tun haben.  Kurbjuweit schreibt :„ «Wir wollen mehr Demokratie wagen»   wäre heute kein Satz mehr, der diese Gesellschaft erreichen kann. Viele würden gar nicht mitbekommen, dass er gesagt wurde, anderen wäre es egal, und die meisten würden dem Politiker, der den Satz sagt, nicht glauben, dass er ihn ernst meint.“ Kurbjuweit hat recht, die Botschaft würde wahrscheinlich gar nicht ankommen, – während des letzten Bundestagswahlkampes hatte man hier im Leinigerland zeitweise das Gefühl – dass das „Grünstadter Känguru“ durchaus wichtiger als der Bundestagswahlkampf war  – siehe auch mein Posting „Unterhaardter Randbemerkungen zur Bundestagswahl 2009 (1; 30.8.2009): – ist der Wahlkampf wirklich langweilig?“ .  Zu guter stelle ich mir noch die Frage weshalb das „Grünstadter Känguru “ bisher noch keinen Artikel in Wikipedia.de hat! Es wäre eigentlich an der Zeit!

Quellen:

Der Spiegel (2009) : Weiterwursteln im Merkelland. In : Der Spiegel, 44/2009, 24 – 38.

Die Rheinpfalz – Unterhaardter Rundschau, Montag 26 Oktober 2009:  Känguru weiter auf Tour de Pfalz. Beuteltier bei Maxdorf beinahe überfahren – jetzt wieder verschwunden.

Kurbjuweit, D. (2009):  „Sieg der Ängstlichkeit – «Mehr Demokratie Wagen » – was ist von diesem Satz geblieben ?“  In: Der Spiegel, 44/2009, 54- 56.

Christophe Neff, Grünstadt le 27.10.2009