Et finalement l’été arriva à Grünstadt, – l’Allemagne comme la France s’est deconfinée depuis des semaines déjà. Ici à Grünstadt les vacances scolaires ont débuté depuis un moment, – une grande partie de l’Allemagne est sur la route des vacances. Il reste que les Lands du Sud la Bavière et le Baden –Württemberg qui travaillent encore. Le confinement en Allemagne comme je l’avais déjà écrit en Avril n’était pas du tout comparable à la situation en France – vue de France cela ressemblait plutôt à un « confinement light » et en plus ici en Allemagne les règles d’application du confinement entre les différents lands était assez hétérogène. En Bavière cela ressemblait déjà un peu aux règles strictes françaises, ici en Rheinland-Pfalz, on n’avait plutôt l’impression que le gouvernement régional de Mayence avait optée le plus vite possible pour un modelé ressemblant au modèle suédois. Personnellement le confinement ne m’a pas trop touché, sauf que la charge de travail avait considérablement augmenté durant le confinement, avec tous les plannings des cours « online » – et le décèlement et l’organisation des examens etc., et cela perdure. J’ai quand même réussi à écrire un petit article scientifique qui résume un peu mes recherches géographiques en Tunisie et qui dessine un premier tableau sur l’évolution des incendies de forêts en Tunisie de 2000 à 2019[1] que je viens de soumettre à la revue «Géographie et Développement». J’ai aussi eu l’agréable surprise d’apprendre pendant le confinement que l’article dont je parlais[2] dans le billet « Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Île de Faial/Açores) »- vient d’être accepté par la revue « Finisterra ». J’ai aussi fait l’expérience de participer à un symposium online de géomedicine sur le COVID-19 le «COVID-19 als Zäsur? Geographische Perspektiven auf Räume, Gesellschaften und Technologien in der Pandemie » où j’ai même tenu une petite « mini présentation » virtuelle dénommé « Persönliche Überlegung zur COVID 19 – Situation[3] (réflexions personnelles sur la situation du COVID-19) » qui s’est focalisé entre autre sur les différences géographiques des principaux foyers du COVID-19 en Allemagne et en France. Comme je l’ai déjà écrit dernièrement j’ai failli toucher la géo-médicine & la modélisation épidémiologique au début des années 2000. C’était une expérience assez intéressante pour moi, comme jusqu’ à présent je n’avais jamais participé à un « télé-symposium ». Finissons ce petit tour d’horizon « post-confinement COVID-19 » personnelle – avec une question ! Comment est-ce que la rentrée va-t-elle se passer – quand je lis dans le Monde l’article « Sur le littoral français, l’« insoutenable légèreté de la foule » de vacanciers face au coronavirus » où le fait que les premiers vacanciers allemands sont revenus de l’île de Majorque atteint du COVID19[4]. Reste à espérer que la situation ne dégénéra pas trop en fin de vacances. En tout cas il faudrait être assez vigilant pour ne pas être trop dépassé par l’évolution du COVID 19 au début de la rentrée prochaine !
Christophe Neff, 23.07.2020
[1] Neff. C. (2020): Incendies de forêts, changements climatiques, paysages & révolutions . Soumis/submitted (le 20 .07.2020) to: « Géographie et Développement » Revue de l’Association des Géographes Tunisiens
[2] Neff, C. (2019): Neff, C. (2019): Observations de la dynamique végétale sur le volcan des Capelinhos (Île de Faial/ Açores /Portugal), Submitted to Finisterra 02.09.2019, accepted 03.06.2020.
Capture d’écran de mon post Facebook « Souvenirs d’Aline » du 17.4.2020
J’avais appris la disparition de Christophe en lisant la nécrologie « « Christophe est parti, ses forces l’ont abandonné » : le mythique chanteur d’« Aline » et des « Mots bleus » meurt à 74 ans» écrit par Bruno Lesprit dans le Monde. En lisant cet « Adieu » à Christophe les souvenirs d’une rencontre que j’avais faite à Praia sur l’ile de Santiago sur l’archipel du Cap Vert me ressurgissaient. C’était en Novembre 2017, – je participais à un congrès sur la phytosociologie et la biographie des régions atlantiques où j’avais aussi tenu une conférence sur la dynamique végétale du Capelinhos, ce volcan qui avait surgi des flots de l’Atlantique en 1957 [1], [2], [3] . C’était une collègue qui avait tenu une conférence dans la même session que moi-même et elle s’appelait « Aline »[4]. Apres la clôture de la session on discutait un peu ensemble, et je lui racontait que durant mes années étudiantes parfois je me faisais un peu d’argent de poche en chantant dans les bars à Mannheim, et que la chanson « Aline » de Christophe était dans mon répertoire d’antan – « Aline c’était un peu le succès de mes années chantantes durant mes études ». En souriant elle me dit dans un français impeccable « vous savez Christophe – je connais très bien la chanson. Mon père est musicien et il ma nommé « Aline » en souvenir de la chanson de Christophe ». Je ne sais si l’histoire est vraie, – mais c’est une très belle histoire, qui nous montre que les paroles d’Aline ont même fait le voyage jusqu’aux iles lointaines du Cap Vert au milieu de l’Atlantique. Le chanteur Christophe a disparu de notre monde, – mais les paroles et la mélodie d’Aline resteront toujours inoubliables. Des souvenirs inoubliables qui ont réussi à traverser l’Atlantique jusqu’aux îles du Cap Vert. Des souvenirs de jeunesse étudiante quand je chantais Aline, que ce soit dans les bars & tavernes de Mannheim et ses environs[5], ou au « alte Socken[6] » à Schramberg en Forêt-Noire.
Et voici pour se souvenir, le début des paroles d’Aline, –
« J’avais dessiné
Sur le sable
Son doux visage
Qui me souriait
Puis il a plu
Sur cette plage
Dans cet orage
Elle a disparu
Et j’ai crié, crié
Aline
Pour qu’elle revienne
Et j’ai pleuré, pleuré
Oh! J’avais trop de peine »
(paroles Daniel Bevilacqua (dit Christophe) ; arrangements Jacques Denjean)
Pour finir ce petit récit très personnel sur une chanson qui m’a accompagné pendant une bonne partie de ma vie, je renvoi aux archives de la RTS présent sur Youtube avec l’enregistrement de l’interprétation d’Aline par Christophe de l’émission Tiercé Mélodies en 1979[7]. C’est en 1979 que la chanson est ressortie une deuxième fois par le label Motors, – et devient encore une fois un succès sur la hitparade français quatorze ans après sa sortie en juillet 1965. Je pense que j’ai découvert « Aline » durant l’été 1979, – peut être même écoutant ma radio préfèrée le SWF3, car durant ces années-là, on donnait assez de titres français dans les radios allemandes !
Image: Capture d’écran de mon post Facebook « Souvenirs d’Aline » du 17.4.2020
Christophe Neff, écrit le 03.05.2020, publié le 04.05.2020
[6] Le « alte Socken (vielle chaussette) » fut un « jazz-club » a Schramberg dans les années 1980. Véritable institution du Jazz en Forêt- Noire durant les années 1980 ce club de jazz est tombé totalement à l’oubli. On trouve quelques mots sur ce club dans l’article « Schramberg : Schon die Nazis wittern Verrat » de Christoph Ziechhaus publié dans le Schwarzwälder Bote , qui résume l’histoire du Jazz dans la Raumschaft Schramberg.
Les cerisiers du Japon en fleur dans notre petit quartier longeant l’allée du Westring à Grünstadt[1] le printemps est définitivement arrivé ici dans la Unterhaardt. Nous vivons depuis trois semaines en confinement, mais en réalité, comparé à la France se sont plutôt des mesures de restrictions qui varient fortement en fonction des décisions des « Länder ». Et même dans les Länders les différents niveaux de restrictions peuvent varier d’un Landkreis à l’autre. En effet c’est le « Landrat » qui décide sur l’ampleur du niveau des restrictions dans son « Landkreis ». Comparé à la France, jusqu’ à présent en Allemagne, les choses vont plutôt bien, – les hôpitaux ne sont pas saturés, il y apparemment encore suffisamment de lits de soins intensives et les respirateurs nécessaires, – et le taux de mortalité dû aux COVID-19 est encore relativement bas. Mais le sommet de la vague n’est pas encore atteint en Allemagne, – on est à peu près 2 à 3 semaines en retard sur la France concernant le COVID-19, – on a donc encore des soucis à se faire en Allemagne, même si globalement on semble jusqu’à présent épargné du pire en Allemagne. Mais en Allemagne aussi, il y des problèmes dû au COVID-19, il ne faut pas se faire d’illusions. D’ailleurs l’hôpital de Grünstadt a dû être fermé, car une partie du personnel soignant est atteint pas le COVID 19. Je crois même que la fermeture de l’hôpital de Grünstadt est une première en Allemagne. En dehors de cela, je suis depuis presque trois semaines en « Home office » comme on dit ici en Allemagne. Une fois par semaine je fais un déplacement à Karlsruhe pour travailler dans mon bureau au KIT, mais appart cela c’est le Home office. Notre bibliothèque universitaire est fermée, les ruelles qui séparent les divers bâtiments sont quasiment vides. Mais pas moins de travail, au contraire. La préparation du prochain semestre qui sera certainement un semestre virtuel, avec des cours via « Ilias », « Zoom » et « Teams » nécessite beaucoup de temps.
Donc moi personnellement je consacre moins de temps à mes lectures. Tous les jours quelques pages dans « The Overstory » de Richard Powers. Lecture intéressante, qui me fait découvrir en utilisant le guide « National Wildlife Federation Field Guide to Trees of North America » les arbres des forêts nord-américains. C’est une lecture fascinante, et j’aurais aimé consacrer plus de temps à ce livre. Cette crise du COVID 19 me laisse aussi resurgir des souvenirs de mes années de Post-doc. Pendant ce temps-là j’avais songé à postuler pour un poste de chercheur spécialiste en modélisation des épidémies et de maladies infectieuse au INSERM. Si on modélise les incendies de forêt, les plantes envahissantes ou autre processus dynamiques qui influencent leur environnement cela revient à peu près au même que de modéliser des maladies infectieuse. Finalement je n’ai jamais postulé, – et j’ai donc débuté comme chercheur en géographie & écologie dans le département de Geoecologie de l’ancienne université de Karlsruhe durant l’année 2005. Certainement un bon choix vu le salaire assez misérable qu’on gagne dans la recherche française. Mais durant cette crise du COVID19 j’ai quand même suivi avec intérêt les divers travaux de modélisation du COVID19, – et faut le rappeler que l’équipe de Vittoria Colizza[2] de l’INSERM avait présenté un premier model d’impact du COVID 19 en janvier 2020[3]. Même si c’est loin de mes propres recherches scientifiques, et comme je l’ai déjà écrit ici dans ce blog, une grande partie de mon travail est plutôt du management scientifique, je suis donc avec attention les divers approches scientifiques de comprendre les agissements du COVID 19 sur notre santé, les environnements, leurs géographie(s). Un des premiers articles de presse que j’avais lu sur le Covid 19 était surement « Une pneumonie d’origine inconnue en Chine[4]» cosigné Paul Benkimoun et Fréderic Lemaître paru le 9 janvier 2020 dans le Monde.
Et ce dimanche de paques, 3ème dimanche de confinement dans le Landkreis Bad Dürkheim, appart avoir écrit ce petit texte, c’était un jogging sur le Grünstadter Berg traversant les plantations de cerisier, et le gigot d’agneau en famille avec mon épouse et les enfants. En fait on voulait descendre dans le Sud pour les fêtes pascales visiter la famille dans le Midi à Port Leucate.
Je finis ce petit billet avec une citation de Vittoria Colizza « Le confinement va durer longtemps car on ne peut pas vivre normalement avec cette épidémie. Le fait d’attendre encore pour le lever a l’avantage de garder un nombre de cas abaissé et allège la charge pour le système hospitalier, remarque Vittoria Colizza. Il donne aussi du temps pour augmenter la capacité de dépistage, notamment avec des tests rapides mais une préparation logistique est indispensable en termes humains et organisationnels. Ce n’est pas qu’une question de quantité de tests. » extrait de l’article « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolements serait inefficace, selon une étude de l’Inserm » signé Paul Benkimoun du Monde publié le 12.04.2020[5] . Dans ce contexte il me semble aussi important de signaler le dernier « papier » de Colizza et ses collaborateurs « Expected impact of lock down in Île-de-France and possible exit strategies[6] » car si possible il faut toujours lire les contributions originales des chercheurs.
Ecrit le 12.04.2020 & 13.04.2020 pendant le Week-end pascal 2020 à Grünstadt, publié le 13.04.2020
[1] Ce quartier construit vers la fin des années 1960 est appelé « le ghetto », par ses habitants et se trouve en proximité de l’Hôpital de Grünstadt. Appartenant à l’origine au complexe hospitalier et mis à disposition exclusivement pour le personnel soignant du nouvel hôpital. Mais depuis quelques décennies déjà il n’y a presque plus d’habitants qui exercent une profession soignante.
Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020 apportent les reflets oublié d’un paysage d’hiver, paysages de vignes couverts par la neige, qui devient de plus en plus rare dans la Unterhaardt. Ces neiges tardives ont couvert les fleurs des amandiers, des premiers narcisses dont je parlais dans mon dernier billet. Mais c’était plutôt un passage éphémère de l’hiver, – j’écris ses lignes durant la soirée du dimanche premier mars, et la couverture neigeuse de la Unterhaardt a déjà disparu ! Mais honnêtement je ne pense pas que la rareté de la neige dans l’Unterhaardt est un premier signe des changements climatiques, car l’Unterhaadt est une des régions les plus douces de l’Allemagne, et on la compare souvent à la « Toscane allemande », et historiquement les couvertures de neiges prolongées avaient toujours un caractère exceptionnel. Ce qui me semble être plutôt un signe de réchauffement climatique, est le fait que l’hiver 2019/20 est le premier hiver sans production de « Eiswein (Vin de glace) !
Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018, 2019 ) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Den ersten blühenden Mandelbaum dieses Jahres entdeckte ich in Grünstadt in der Sausenheimer Strasse, am Dienstag, den 18 Februar[1]. Die ersten blühenden Osterglocken entdeckte ich ein paar Tage später in Herxheim am Berg. Überhaupt so scheint es mir, nachdem ich die Frühlingsphänologie in der Unterhaardt seit Jahren, ja Jahrzehnten beobachte, dass der Frühling zwischen Weisenheim am Sand, Freinsheim und Herxheim am Berg immer besonders früh sein Gesicht zeigt, d.h. dass dort die „Frühlingsboten“ wie Mandelbäume, Osterglocken etc. immer besonders früh blühen.
Comme déjà dans les années (2015,2016, 2017, 2018 , 2019 ) voici quelques observations phénologiques sur le début du printemps à Grünstadt, la Unterhaardt et le Leiningerland. Mon premier amandier en fleurs je le découvris mardi, le 18 février à Grünstadt dans la Sausenheimer Strasse[2]. Quelques jours plus tard on pouvait observer les premières narcisses en fleurs à Herxheim am Berg et à Grünstadt. D’ailleurs il me semble, qu’après avoir observé depuis des années, voir des décennies, la phénologie de printemps dans la Unterhaardt, que le printemps montre son visage entre Weisenheim am Sand, Freinsheim et Herxheim am Berg particulièrement tôt, que les amandiers, les narcisses se mettent en fleurs avec beaucoup d’avance !
Comme les années précédentes, je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus des paysages durant l’année 2019[1]. En 2019 paysages, qui fut un blog abonné Le Monde.fr jusque à la fin Mai 2019, entra dans sa dixième année d’existence. Cette année 2019 fut une année décisive pour le blog paysages, car le 10 avril je reçois un email du Monde, m’annonçant la fin prévue des blogs abonnées le Monde.fr pour le 5.Juni 2019. J’étais donc, comme les autres bloggeurs abonnés du Monde, si voulais continuer à poursuivre l’aventure du blog , obligé de trouver un autre « hébergeur » pour paysages. Après un dernier billet sur le Monde.fr intitule « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr», paysages prend un nouveau début sur la plateforme « WordPress.com » avec la notice « Nouveau départ pour le blog paysages». Le transfert du contenu du blog sur WordPress.com ne posait pas trop de problèmes, mais due à un « bug » en juillet 2019 une partie des redirections du Monde.fr et à peu près 2/3 des images du blog paysages sur le Monde.fr ayant disparu. J’essaye donc progressivement de réinitialiser les images des anciens articles du blog hébergé sur les « services des blogs abonnées du Monde.fr ». Cela prend du temps, et je ne sais pas si j’arriverai à faire réapparaitre tous les anciennes images du blog. Naturellement il faut admettre, la fréquentation des paysages a beaucoup diminué depuis qu’il est hébergé sur « Wordpress.com » – sous le drapeau du Monde.fr la fréquentation journalière du blog paysages se situait entre 50 et 150 visites par jours, – et depuis le nouveau départ sur wordpress la fréquentation se situe entre 15 et 30 visites par jours.
En quatrième position l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » (2,04% des consultations sur paysages en 2019), billet autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück » sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin.
A part les articles sur fin des blogs abonnées sur Le Monde.fr, et les deux articles autobiographiques (De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris, Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Ile de Faial/Açores) , Erinnerungen an die „märklinModerne“ ) ce sont surtout les articles se penchant sur les incendies de forêts qui ont été consulte en 2019 sur paysages. Ce qui est assez surprenant car je l’ai déjà écrit l’année dernière, en ce moment je ne travaille presque plus sur les feux de forêts. Néanmoins je pense qu’avec les changements climatiques annoncés on devrait s’attendre à plus de feux dangereux, aussi bien sur les régions méditerranéens (européens et autres) que sur les régions de l’Europe centrale (en France les massifs forestiers du Grand Est, en Allemagne presque tous le massifs forestiers, même choses pour la Suisse et l’Autriche). Dans ce contexte je peux que recommander la lecture du texte « Changer notre regard sur les incendies de forêt ….et agir sans délais » écrit et rédigé par Charles Dereix, Louis-Michel Duhen et Éric Rigolot pour la revue et l’association « forêt mediterrannéenne » et publie dans tome XL, numero 2 du juin 2019 de le revue éponyme – même si ce texte concerne surtout les régions méditerranéens françaises. Néanmoins ce texte mérite une large distribution.
Concernant le blog paysages – je vais continuer au fil du temps, de rédiger des billets en français, parfois en allemand et anglais, sur mes « paysages » …..
Il y a maintenant déjà vingt ans que je débarquai à Castelo Branco, le petit aéroport de Horta sur l’île de Faial, pour débuter mes recherches géographiques et géobotaniques sur le complexe de Capelo à l’ouest de l’île de Faial aux Açores. Ce fut durant la fin de l’été 1999 que je découvris l’île de Faial, en venant de l’ile de Flores et de Terceira, et depuis entre 1999 et 2008 je suis retourné quasiment chaque année. L’accident de 2009, qui engendra la naissance du blog paysages sur le Monde.fr, interrompra mes voyages jusqu’ en 2017[1]. Enfin en Septembre 2017, jusque 60 ans après la naissance du Capelinhos j’avais enfin l’occasion de revenir à Faial et de poursuivre mes recherches, que j’ai poursuivies durant la deuxième moitié de Septembre 2019 sur la dynamique
végétale dans le complexe de Capelo. Le complexe de Capelo, ou plus précisément le complexe volcanique de Capelo (complexo vulcânico do Capelo en portugais/ Capelo Volcanic Complex en anglais) désigne la partie occidentale de l’île de Faial, dénommée aussi la péninsule de Capelo, qui est un paysages formé par volcanisme relativement récent, 11 systèmes volcaniques, formant 33 cônes, qui se sont formés durant les derniers 8000 ans, et dont le volcan Capelinhos est le dernier né.
Diapos d’introduction de la présentation « Observations de la dynamique végétale sur le volcan Capelinhos » au congrès « Phytosociology, Biogeography and Syntaxonomy of the Eastern Atlantic Regions. Praia, Cabo Verde, November 5-7, 2017 » montrant la vue depuis le Cabeço Verde (aussi dénommé Pico Verde) sur le Cabeço do Canto et en arrière-plan le volcan des Capelinhos appartenant tous au complexe volcanique de “Capelo”.
A mon arrivée à Faial, il n’y avait pas des « tourisme » digne de ce nom. Quelques randonneurs, des équipages des voiliers qui se réunissaient chez « Peters». Les petits déjeuners dans la salle à manager de l’ Hôtel Faial[3], – ou j’ai toujours débarqué pendait mes voyages – se passait dans le calme – quelques touristes français & francophones, des américains, des luso-américains à la recherche de leurs racines açoriennes.
Cela cependant a complètement changé, le tourisme est bien arrivé à Faial. La salle à manger de l’Hôtel Faial, le matin, pendant l’heure du petit déjeuner a perdu son calme, – il y a du monde maintenant qui prend son petit déjeuner ici. D’ailleurs les dessins montrant la base française de Flores, l’approche des « Transall » vers le petit aéroport de Santa Cruz de Flores ont disparu de la salle à manger de l’Hôtel Faial, mais heureusement on les retrouve au Bar de l’Hôtel. Ces dessins qui rappellent les souvenirs de la présence de la base militaire française de l’ile de Flores sont aussi dans ce sens un vestige d’une période presque oubliée – la guerre froide et le développement de la « Force de Frappe » française. Jadis c’était cette base qui faisait tourner l’économie de la petite île de Flores, ce petit caillou perdu dans l’atlantique du Nord, – qui géologiquement appartient déjà à l’Amérique, Flores fait partie de la « Plaque nord-américaine »[4]. Flores et surtout le petit village de Fajã Grande sur la côte occidentale de l’ île sont un monde à part qui semble être oublié des grands bouleversements qui ont secoué la planète ces vingt dernières années – c’est au moins ce que je retiens de deux séjours dans ce village en 1999 et 2001[5].
Quand je descendis la première fois à l’Hôtel Faial, une grande partie du personnel était encore « francophone », cela a changé, à part Valther le maître d’Hôtel qui maitrise parfaitement la langue de Voltaire, – l’Hôtel est devenu un lieu anglophone (comme d’ailleurs une grande partie du paysage touristique portugais). Un des rares endroits où une partie du personnel parle encore français est le fameux « Peter Café Sport» sur le Port de Horta. C’est là par ailleurs que je fis une rencontre qui m’a montré à quel point le Portugal a souffert de la crise de 2007/08.
Une jeune femme, architecte diplômée et photographe, a dû quitter les paysages du Nord du Portugal où elle a grandi, passé ses études, pour gagner sa vie à Horta, – car ici à Faial le tourisme (qui était quasiment inexistant en 1999) a pendant les années de crises (et même après) procuré quelques possibilités de survivre économiquement. Beaucoup de jeunes portugais ont d’ailleurs été obligés d’immigrer au Brésil, vers l’Angola et de même le « flux » de l’immigration portugais envers la France et la Suisse a repris pendant ces années de crise. Marianna la jeune photographe venue du Nord du Portugal a choisi de tenter sa chance à Faial – elle boucle ses mois en travaillant chez « Peters ».
Quand je suis arrivé sur les champs de cendres de Capelo en 1999, à Cedros il y avait le restaurant de Nick, « O’Esconderijo-Nicks Hide away » – à Capelo « l’artisanato do Capelo » de Véronique, à Norte Pequeno le Bar « Fim do Mundo (Fin du Monde) » de Domingos – et le restaurant « Bela Vista » à Capelo – oui la partie occidentale de île de Faial – en 1999 c’était encore quasiment la Fin du Monde.
Et parfois un Pickup passait devant le « Bar » vendre ses « Bananes » – car c’est presque oublié dans le grand Monde – les Açores c’est aussi un pays de Bananes. Beaucoup d’ Açoréens ont dans leurs jardins, une petite plantation de Bananes, – mais les grandes plantations comme par exemple aux Antilles ou en Amérique centrale n’existent pas aux Açores.
Malheureusement les époux Andrade ont fermé le « Fim do Mundo » il y a quelques années. Mais il reste le souvenir de cet endroit magique. Car c’était un peu ca – un endroit magique du bout du Monde[10].
Le fin du Monde en 1999 c’était la partie occidentale de Capelo vers le vieux phare de Capelinhos –le Farol da Ponta dos Capelinhos. Le centre du Centro de Interpretação do Vulcão dos Capelinhos était inexistant, aucune résidence secondaire à Capelo sur la « Rua do Canto » à Capelo ! En Septembre 1999 on descendait la « Rua do Canto » pour arriver au vieux phare du Capelinhos et après on pouvait descendre vers le vieil
embarcadère de Porto Comprido. Un paysage de champs de cendres recouvert de « Canne de Provence », de quelques Tamaris et de Banksia côtier – et au bout de la « rua do Canto » – la rue du Canto – le Cabeço do Canto est un des Cônes volcaniques surplombant Capelo et faisant donc partie du Complexe volcanique de Capelo. Dans cette petite ruelle que fit la « Rua da Canto » en 1999, il y avait dans une petite maison en pierre volcanique où se trouvait « l’Artesanato do Capelo », le seul endroit où on pouvait trouver quelques infos sur le Capelinhos, des extraits de vieux journaux, des livres en portugais et en français. Ce centre était le premier début du « Centro de Artesanato do Capelo» qui de nos jours se trouve au soi-disant centre de Capelo.
« L’Artesanato do Capelo » c’était le royaume de Véronique. Je me rappelle encore bien, quand je rentrai dans la petite maison en Septembre 1999, me débrouillant dans mon portugais approximatif avec une forte intonation française – et Véronique s’est tout de suite mise à parler en français avec moi – et après avoir découvert mon accent alémanique/alsacien – elle passa à l’allemand. Véronique avait passé une très longue partie de sa vie comme artiste à Paris, mais elle est originaire de la Suisse alémanique des environs de Bâle – et elle avait donc tout de suite reconnue dans ma prononciation française mes origines « alémaniques ». C’est d’ailleurs ici chez « Véronique » dans
Couverture du livre « Vulcão dos Capelinhos; retrospectivas vol. 1 » édite par Victor Hugo Forjaz en 1997
« L’Artesanato » que j’ai acheté mon premier livre scientifique sur l’éruption du Capelinhos. C’était l’ouvrage « Vulcão dos Capelinhos; retrospectivas vol. 1 » – édite par Victor Hugo Forjaz en 1997, – un livre qui contient presque tous les articles scientifiques en fac-similé qui ont été publiés après l’Eruption du Capelinhos dans les années 1950 et 1960. Une grande partie de ces articles étaient d’ailleurs publiés en Français, – le français était encore une langue scientifique importante, – et de plus l’élite scientifique portugaise (et intellectuelle) était tout à fait francophone.
Et depuis cette rencontre en Septembre 1999, chaque fois que je suis retourné à Faial (sauf en 2017) j’ai rendu visite à Véronique / Verónica Scholer Brasil Alves. Au début des années 2000 elle avait encore sa petite boutique artisanale en face de sa maison – dans laquelle j’achetais des « foulard en soie » pour mon épouse – et pour Véronique c’était naturellement aussi l’occasion de parler un peu l’allemand. Car au début du 2 eme millénaire, – les résidences secondaires appartenant à des allemands ou suisses alémaniques à Capelo cela n’existait pas encore. Ceci depuis a complètement changé. Les résidences secondaires du début du 2 eme millénaire c’était surtout les belles demeures à Varadouro des descendants des émigrés qui avaient fui l’éruption volcanique de 1957/58 vers Rhode Island et le Massachusetts, descendants de famille qui avait « réussi » sur l’autre côté de l’atlantique dans les états de la Nouvelle -Angleterre ! Je suis repassé en Septembre 2019 chez « Véronique » – et Véronique nous aouvert son jardin pour une petite visite.
Bananes, Oranges, légumes et aussi quelques plantes ornementales …. un jardin idéal pour l’autosuffisance, mais aussi un jardin qui nécessite endurance et persévérance, beaucoup de travail. Et puis Véronique nous parle de changements du paysage à Capelo, la vigne qui réapparait massivement, les résidences secondaire qui poussent par endroit comme des champignons. Et surtout le climat qui change, – les étés deviennent de plus chauds, – des semaines sans pluies – avec un soleil qui tape comme dans le Midi, – autrefois quand Véronique avait débarqué à Capelo- les étés ressemblaient plutôt aux étés de Bretagne ou de Normandie – mais pas aux étés torrides du midi méditerranéen. Véronique avait cherché une île calme avec des étés et des hivers doux pour cette deuxième vie après ces turbulentes années de vie d’artiste à Paris et à Berlin. Mais les changements climatiques semblent avoir « méditerranisé» les étés de Faial et en plus il semble attirer les touristes. Les flux touristes, qui autrefois n’existait pas, certes précise-t-elle c’est surement dû aussi au « Centro de Interpretação do Vulcão dos Capelinhos ». D’un autre côté le « tourisme » a aussi apporté un peu de « prospérité » et de « culture artistique » à Faial.
« Nick ‘s Hideway – O Esconderijo » je l’ai découvert grâce à la première édition du guide « Azoren » de Michael Bussmann édite en 1999. Ce guide d’ailleurs est un phénomène, c’est certainement un des guides les plus complets sur les Açores – j’ai depuis 1999 acheté toutes les éditions de ce guide[11], [12].Je pense que pour tous les voyageurs lisant l’allemand et désirant découvrir les Açores, la lecture de ce guide est un véritable must pour un voyage aux Açores. D’ailleurs grâce à la 7 eme édition de 2019 de ce guide je viens de découvrir le restaurant «Praya » sur la plage d’Almoxarife, petit restaurant, avec une architecture remarquable, vue sur la plage, qui vaut certainement le détour. Revenons chez « Nick » à Cedros.
Couverture du premier guide « Azoren » de Michael Bussmann
Décrite par la première édition du guide « guide Bussmann », j’ai découvert Nick en 1999[13], – la petite terrasse penche sur un petit ruisseau lui-même ombragé par une luxuriante végétation, des « Monsteras » énormes, sous lesquelles on prenait l’apéro sur la terrasse !
Les chaumes des bambous balayées par les vents de l’atlantique, le timbre d’un curieux mélange de chansons françaises, cap verdienne, du folk et du rythme & blues baignant ce petit coin de Cedros. Dans mes souvenirs cette petit vallée était « sonorisée » par les voix de Georges Moustaki, Nicoletta, Georges Brassens, Cesária Évora, Madredeus, Joan Baez, Stephan Eicher, The Doors et beaucoup d’autres voix que se perdent dans les souvenirs. Peut-être aussi du Wagner, « Tristan und Isolde », « Siefried Idyll », peut-être – mais les souvenirs lointains peuvent aussi devenir trompeurs, il y a déjà longtemps que Nick a vendu son « restaurant » on the « wilde side ». Et comme l’écrivait le guide « Bussmann » –on trouvait le meilleur « bifteck » de l’île (voir aussi la note en bas de page 13 avec citation originale du guide « Guide Bussmann de 1999 » (en allemand)), pas seulement les meilleurs steaks mais aussi les meilleurs Vins de l’ile de Faial. Au début du 2 IIème millénaire trouver de bons vins à Faial n’était pas si facile, les restaurateurs avaient toujours le problème de trouver un bon « importateur » pour « importer » de bons crus portugais ou français du continent vers le petit ilôt au milieu de l’atlantique. Mais depuis cela a aussi changé. Il y quelques années Nick a vendu son affaire aux néo-ruraux allemand Hans Einwang venu du Chiemgau – et Nick’s Hideway est redevenue «-
O Esconderijo[14] ». Le nouveau propriétaire a changé la formule du restaurant, fini le bon « bifteck » à la Nick, le restaurant propose une carte 100% végétarienne. Nous n’avons pas eu la chance de déguster la nouvelle formule gastronomique propoése végétarienne par Hans, mais d’après le « Bussmann de 2019 » Hans propose une cuisine digne d’une belle table étoilé[15], [16]. Néanmoins le décor de la végétation luxuriante baignant le lieu n’a pas changé et Hans le nouveau propriétaire nous a même permis de faire un relevé des plantes de ce décor végétal unique.
Oui, Capelo a changé, et je pourrais encore remarquer une centaine de petits détails. On pourrait aussi dire que l’ile de Faial s’est un peu plus rapprochée du continent. Au mois un, parfois deux vols par jours pour Lisboa, – en Septembre/Octobre 1999 il n’avait que 3 vols hebdomadaires pour Lisbonne. Le Jardin botanique de Faial (Jardim Botânico do Faial) qui était en 1999 un petit ilôt de jardin minuscule est devenu un véritable centre de recherche scientifique – et en plus néanmoins c’est aussi devenu un véritable «jardin botanique », avec une très belle collection d’Orchidées, « l’Orquidário dos Açores » qui mérite vraiment une visite. Et si on a de la chance de tomber sur Marco Rosa on a même droit à une visite guidée en français. Je pense que pour tous les amateurs de « fleurs », de « botanique » le jardin botanique de Faial est une « étape incontournable ». Notons, que le livre « Natural History of the Azores (Histoire naturelle des Açores) » à qui j’ai consacré un billet dernièrement, est en vente dans la petite boutique du Jardin botanique.
Et du fameux Capelinhos, je n’en ai jusqu’ à présent pas parlé dans ce billet. Comme j’ai déjà écrit au début de ce billet, j’ai soumis début septembre 2019 un long article scientifique qui résume mes travaux botaniques sur le Capelions et les champs de cendres de Capelo à la revue de géographie « Finisterra ». Mais c’était avant ce voyage à Faial de la mi-septembre 2019. L’ascension aux
Capelinhos est interdite depuis le dernier hiver (2018/19). Les tempêtes de l’hiver dernier ont gravement érodé le passage entre l’ancienne cote et le Capelinhos – et l’ascension du Capelinhos est devenue une dangereuse aventure. Difficile de recevoir un droit de passage – j’ai bataillé pendant une semaine pour enfin réussir d’obtenir cette autorisation.
Le samedi 28 septembre 2019 j’ai enfin pu faire mes relevées de plantes sur le Capelinhos avec 6 étudiants du KIT qui m’accompagnait. Du retour du Capelinhos deux rangers nous attendaient durant notre descente vers Porto Comprido. J’ai montré l’autorisation, mais les deux rangers m’avertirent que j’avais bien dû avoir deux autorisations, l’une pour pouvoir effectuer des travaux scientifiques et l’autre d’avoir la permission de « grimper » sur le Capelinhos. Donc pour la prochaine fois je saurai que j’aurais besoin de deux autorisations[17].
Mais j’ai de forts doutes qu’il y aura une prochaine fois ! J’ai quitté l’ile le Dimanche 29. Septembre. Début Octobre l’Ouragan Lorenzo (2019) a frappé les Azores de toutes forces. Je crains que cet ouragan qui frappe l’ile de Faial avec des vagues d’une hauteur d’une quinzaine de mètres ait définitivement interrompu l’accès terrestre au Capelinhos.
Dans ce billet j’ai décrit mes « impressions » très personnelles sur les changements des paysages et de la géographie de la partie occidentale de l’île de Faial, ce qu’on dénomme aussi « complexe de Capelo » ou « Complexe volcanique de Faial ». Le seul lieu qui ne semble pas avoir trop changé depuis le début du 2 -ème millénaire c’est le restaurant « Bela Vista » à Capelo/Areeiro – et si bien comme ça- on y trouve encore une très bonne cuisine açorienne traditionnel !
Il y eu beaucoup de changements à Faial, – mais les grands traits de la géographie sont les mêmes depuis des décennies, des centenaires, des millénaires – l’atlantique, le volcanisme, les tremblements de terre et les tempêtes & ouragans. Volcans, tremblements de terres, les dégâts des tempêtes ont assez souvent poussé les habitants de Faial vers l’émigration (USA, Canada, Brésil) – mais d’une autre partie Faial est aussi une terre d’immigration ….. pour des nouveaux arrivants du continents – qui pour des tas de raisons tentent leur s« chances » ou simplement cherchent « le calme » sur cette nouvelle terre – en attendant la prochaine éruption d’un volcan, d’un nouveau coup de séisme, d’une nouvelle tempête qui s’abat sur l’île.
Je tâcherai de revenir à Faial pour encore observer la dynamique de la végétation pionnière du Capelinhos. Peut-être aussi tenter enfin de faire depuis Faial le voyage vers Sao Jorge, une des rares iles des Azores que je ne connais pas encore[18] ! Sao Jorge, est à ma connaissance le seul endroit en Europe où on cultive le Café. Et naturellement, ramener des T-Shirts, des Polos de chez Peters, – pour mes enfants. Depuis 1999 de chaque voyage j’ai ramené des T-Shirts, des Polos de chez Peter’s pour mes enfants, – et si possible aussi d’ailleurs aussi un peu de thé des Açores. Le thé des Açores de nos jours provient de l’ile de Sao Miguel, mais la culture du thé fut aussi pratiquée à Faial, – les théiers font leur apparition à partir de 1872 à Faial comme produit de substitution aux orangeries des Faial, -l’orange fut au 19 -ème siècle un des principales ressources économiques de Faial (voir aussi Rudel 2002, p.73/74). Toute cette histoire on peut la lire, la relire dans le magnifique ouvrage de Christian Rudel sur les Açores « Les Açores: Un archipel au cœur de l’Atlantique » – et même si le livre a été déjà écrit en 2002, je pense, qu’ il présente encore de nos jours les principaux traits de l’histoire et de la géographie de l’Archipel des Açores. Concernant la Culture du thé aux Açores, on trouve une description très exhaustive dans le chapitre « The Azores and Brazil (pages 713 – 718)» du livre « The Tale of Tea (la sage du thé)» de George van Driem (2019). D’ailleurs ce livre est un véritable chef-d’œuvre sur le thé, je l’impression que l’auteur a réussi de réunir toute l’histoire, je dirais même tous le savoir sur le thé et sa culture, son histoire, sa géographie, oui même l’ethnolinguistique du thé, dans un seul livre.
Pour les lecteurs de ce billet, qui aimerait savoir plus sur la nature, la géologie & géographie physique, l’environnement des Açores, je recommande la lecture du livre « Natural History of the Azores », livre dont je parle dans un des mes derniers billet ! Pour finir – et vue qu’on trouve des photos d’avion (ou prises d’avion) – sans avion il est quasiment impossible d’arriver à Faial. L’aéroport de Horta est un aéroport très spécial, – une piste ultra courte [19] – et surtout pas de ILS. Donc les conditions météorologiques peuvent souvent retarder même annuler un vol de ou vers Horta. Naturellement on peut aussi venir en bateau, voiliers à Faial, mais il faut du temps pour traverser cette partie de l’atlantique.
Concernant les images dans ce billet – durant mes voyages aux Açores 1999 à 2008 j’ai principalement fait des « diapos » – une très grande partie de ces images attendent encore d’être scannées et digitaliseées[20]. En utilisant ces images on pourrait aussi construire aussi un « inventaire » des changements de paysages du « complexe de Capelo ». Mais ceci est une autre histoire, un autre défi. Donc presque pas d’images de mes premiers voyages vers Faial dans ce billet.
Je confie que j’ai écrit ce billet à partir de mes souvenirs, – je n’ai pas utilisé mes notes de voyages pour ce billet – ni de mon « Feldbuch » – il s’agit donc d’un récit personnel écrit en Octobre 2019, sorte de mémoires personnels sur mes voyages à Faial entre 1999 – 2019.
Bussmann, Michael (2019): Azoren. 7. komplett überarbeitete und aktualisierte Auflage , Erlangen, (Michael Müller Verlag), 978-3-95654-568-9
Driem, George van (2019): The Tale of Tea : A Comprehensive History of Tea From Prehistoric Times to the Present Day. Leiden, Brill, ISBN 978-9004386259
Forjaz, V.H (Ed.)(1997): Vulcão dos Capelinhos; retrospectivas vol. 1. [The Capelinhos Volcano: retrospectives Vol.1. ] Ponta Delgada: Observatório Vulcanológico e Geotermico dos Açores
Neff, C. (2002): Quelques observations géographiques et botaniques sur Fajã Grande (Flores/Açores/Portugal) – notice d’un voyage d’études aux Açores (Flores/Faial) pendant l’été 2001. Geoöko 23(4), S. 279–288.
Neff, C. (2004): Azoren: Blumeninseln im Atlantik. Geographische Rundschau 57(9), S. 24–28.
Neff, C. (2019): Observations de la dynamique végétale sur le volcan des Capelinhos (Île de Faial/ Açores /Portugal) , soumis/submitted to Finisterra le 02.09.2019 for Special number Finisterra, “Phytosociology Biogeography and Syntaxonomy of the Atlantic Regions” edited by Carlos Neto.
Neff, C.; Bassing, S; Frankenberg, P. (2001): Das Bild der Azoren in Reiseführern – Klischee oder Realität? S. 165–174. In: Stier, B. (Hrsg.): Stadt und Land: Bilder, Inszenierungen und Visionen in Geschichte und Gegenwart; Wolfgang von Hippel zum 65. Geburtstag.
Pereira, Jorge Alberto da Costa; Calvet, Nuno (1995): Peter Café Sport. Texte en français. Lisboa
Rudel, C. (2002): Les Açores: Un archipel au cœur de l’Atlantique. Paris, (Karthala), ISBN 2-84586-254-7
Tabucchi, A. (1983): Donna di Porto Pim e altre storie. Palermo, (Sellerio)
Trota, António Neves; Pereira, Maria João (2018) : Natural History of the Azores. Second revised updated edition. Ponta Delgada, Geotrota – Unipessoal Lda. ISBN 978-989-54137-0-6
Christophe Neff, écrit en Octobre 2019 à Grünstadt, publié le 3. Novembre 2019.
[5] Voir aussi Neff, C: “ (2002): Quelques observations géographiques et botaniques sur Fajã Grande (Flores/Açores/Portugal) – notice d’un voyage d’études aux Açores (Flores/Faial) pendant l’été 2001. Geoöko 23(4), S. 279–288.
[6] Le tenant du Bar « Fim do Mondo » c’était Domingos Andrade, qui fut parfois épaulé par son épouse Patricia.
[7] Si je me souviens bien, Patricia fut aussi le correspondant du Cape Code Times.
[11] En 2001 j’ai publié avec deux collègues (Sascha Bassing et Peter Frankenberg) une petite analyse sur l’image et la perception des paysages des Açores dans le guide de voyage « Das Bild der Azoren in Reiseführern – Klischee oder Realität? S. 165–174. In: Stier, B. (Hrsg.): Stadt und Land: Bilder, Inszenierungen und Visionen in Geschichte und Gegenwart; Wolfgang von Hippel zum 65. Geburtstag. »
[13] Bussmann 1999, p. 326 « Restaurante O Esconderijo, wie der Name schon sagt versteckt gelegen. Wurde 1997 von dem Schweizer Nick Stump eröffnet. Das Lokal ist bekannt für seine saftigen Steaks und ein ausgezeichnetes Lamm. Innen sehr gemütlich und liebevoll eingerichtet. Außen schöne Terrasse über einen Bach, der nur im Winter Wasser führt.“
[15] Bussmann 2019, p.303 « Restaurante O Esconderijo ….. Für 20 Euro bekommt man ein Wahnsinns-4-Gänge Menu (angerichtet wie in der Sternegastronomie) inkl. Wasser und Getränk des Tages“. Vieles ist bio und von der Insel, manches aus dem eigenen Garten“
Le livre „Natural history of the Azores (histoire naturelle des Açores)” écrit par António Neves Trota et Maria João Pereira, est la version révisée et augmentée des livres « História Natural dos Açores[1] » et de sa version anglaise « Natural History of the Azores » paru en 2015 et qui fut éditée par les mêmes auteurs. A part le fait que la version anglaise de 2018 comporte à peu près 40 pages de plus et qui est naturellement écrite en anglais, on trouve une description des divers centres de recherche écologique, comme par exemple le jardin botanique de Faial, mais aussi une liste complètes des plantes vasculaires des Açores, et une liste des vertébrés présents sur les Açores en 2018. Ce livre qui réunit à peu près tous les résultats de recherches géologiques, écologiques et botaniques sur les Açores effectuées jusqu’en 2017 nous présente des chapitres sur les origines géologiques et volcaniques des Azores, sur leurs évolutions biogéographiques, sur l’influence de l’homme sur les milieux terrestres des différentes iles. Pour les scientifiques travaillant ou désirant travailler sur les Açores ce livre donne un très bon résumé des connaissances scientifiques écologiques jusqu’en 2017- et l’abondante bibliographie du livre permet de voir plus loin si nécessaire. Donc le livre nous présente un véritable état des lieux scientifiques sur les milieux naturels des Açores en 2017, ce qui est déjà un exploit considérable.
Je pense que pour un scientifique travaillant sur les Açores le livre fournit une très bonne base de travail. Mais l’intérêt du livre « Natural History of the Azores » va plus loin, – pour tous les amoureux des paysages des Açores – randonneurs, botanistes amateurs, ornithologues amateurs etc., même pour l’humble touriste voyageur – le livre « Natural history of the Azores » est un véritable « must ». La lecture de ce livre permet au naturaliste amateur et au touriste éclairé de se procurer une base scientifique pour comprendre l’histoire, le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes des Açores.
Petit bémol, il est difficile de trouver ce livre. Personnellement j’ai dû contacter les deux auteurs du livre pour me procurer et acheter ce livre quasiment introuvable en Europe continentale. Du moins en Allemagne, il était impossible d’acheter ce livre. Peut être les auteurs devraient-ils chercher une coopération avec la La librairie portugaise & brésilienne de Paris pour permettre une distribution plus large de cet ouvrage fort utile pour la recherche scientifique ainsi que les naturalistes amateurs préparant un voyage aux Açores. Peut-être pourrait-on même penser à une version française, vu que le Portugal et aussi les Açores attirent de plus en plus de Français, et que Maria João Pereira une des auteurs, dont j’ai pu faire la connaisse durant le dernier congres FloraMac2018 à Funchal, parle et écrit couramment le français.
Je finis cette petite analyse d’ouvrage avec le constat que le livre « Natural history of the Azores » est un livre qui réunit très bien les connaissances écologiques actuelles sur l’Archipel des Açores, c’est aussi un beau livre, avec de très belles illustrations, cartes, graphiques, images de principales espèces végétales endémiques, naturalisées ou même plantes exotiques envahissantes !
Ouvrages cités:
Trota, António Neves; Pereira, Maria João (2013): História natural dos Açores. Ponta Delgada, 2013Universidade dos Açores, Ponta Delagda, Segunda edição revista e actualizada 2013, Setembro de 2013, Tiragem 1000 exemplares,ISBN 978-972-8612-91-7
Trota, António Neves; Pereira, Maria João (2015): Natural History of the Azores. Regional Directorate for the Environment, ISBN 978-989-20-5622-7
Trota, António Neves; Pereira, Maria João (2018) : Natural History of the Azores. Second revised updated edition. Ponta Delgada, Geotrota – Unipessoal Lda. ISBN 978-989-54137-0-6
Christophe Neff, – écrit le 15.09.2019 et publié le 16.09.2019
[1] J’ai aussi parlé du livre « História Natural dos Açores » lors de la conférence FloraMac2018 à Funchal : „«Un premier aperçu de l’histoire de la description géographique, naturaliste et botanique des Açores : De Michel Adanson à la « « História Natural dos Açores » », communication orale, par Christophe Neff (KIT-IFGG), “FloraMac 2018, Funchal, Madeira, 12-15 September, 2018“
Botaniste – le livre écrit par Marc Jeanson et Charlotte Fauve est un beau petit livre qui invite à rêver de voyages, de plantes et de paysages lointains et même de paysages les plus proches. Des plantes qu’on peut trouver au coin de la rue chez soi. Comme Caryota angustifolia que l’auteur découvre dans la jungle urbaine de New York. « Un jour, c’est en regardant une pousse s’etirer dans cette jungle urbaine que j’ai decouvert un palmier, Caroyta angustifolia Zumaidar & Jeanson – caroyte à feuilles étroite, tel est son nom, celui qui je lui ai donné. (Jeanson & Fauve (2019), p. 10) »
Mais ce livre, me rappelait pendant que mon « rayon d’action se limitait à notre jardin, l’hôpital de Grünstadt, les sessions de kinésithérapie », à quel point j’aime la partie « terrain » de mon travail de scientifique, de géographe-écologue de l’ancienne école naturaliste (allemande). Et parfois je rencontre des phrases, qui me rappelaient ce que j’écrivais il y a quelques années dans paysages. « Malgré d’appels d’éminents scientifiques un renouveau de de la taxonomie, les naturalistes à l’ancienne, qui savent reconnaître une plante, mais aussi reconnaître et expliquer son écologie et son fonctionnement deviennent une espèce en voie de disparition (Jeanson & Fauve (2019), p. 115, 116)». Malheureusement c’est vrai, et cela devient de pire en pire, – j’avais écrit des lignes semblables, il y a maintenant presque trois ans dans le billet « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati ».
J’ai lu « botaniste » en utilisant ma petite bibliothèque « phytogéographique/botanique » privée, que je me suis constituée pendant presque trente ans de carrière, – j’ai surtout consulté « Field Guide to Trees of North America[1], Field Guide to Trees of Southern Africa[2] et Guide to Trees introduced into Southern Africa[3] » – et je me suis rendu compte que le livre que je voulais m’acheter il y presque vingt-cinq ans « Palms throuhgout the World » ne figurait, n’existait pas dans ma bibliothèque privée.
Naturellement on peut bien lire botaniste, sans bibliothèque privée « phytogéographique /géobotanique » grâce à « Dr. Google, ou en utilisant Wikipedia. Dans ce contexte je me suis aperçu, que certains articles « botanique » sur Wikipédia sont parfois dans un triste état. Même chose sur les personnalités botaniques – sur Maurice Schmid dont les auteurs « dédient quelques fleurs écloses sur la page 216 », – on trouve un petit article dans la Wikipédia espagnole, mais malheureusement pas un mot dans la Wikipedia.fr . Mais enfin on trouve un arcticle assez complet sur Gérard-Guy Aymonin dans le Wikipedia.fr, – dont le livre de Jeanson & Fauve porte le souvenir – et nous rappelle que Monsier Aymonin fut la mémoire vivante de l’herbier (p.64).
En lisant les lignes de « Botaniste », en consultant ma bibliothèque, en voyageant à travers plantes, jardins et paysages je me disais qu’on pourrait aussi éditer une version « Beau- livre » de Botaniste, avec une deuxième partie traitant chaque plante décrite dans le livre, avec un petit résumé décrivant taxonomie et écologie, carte de répartition historique et de répartition actuelle. Photos & images historiques, photo de planche d’herbier etc. Naturellement un tel livre, couterait le double voire le triple du livre actuel, et de plus cela serait peut-être là un autre livre. Naturellement le livre mériterait une traduction anglaise pour trouver aussi un public international. Peut-être même le beau livre dont je parlais gagnerait d’être édité dans une version bilingue français/anglais, car cela élargirait certainement le public pour un tel livre. En plus une traduction allemande du livre dans l’édition actuelle s’imposerait aussi, – même si les botanistes de terrains professionnels en Allemagne se rétrécit comme une peau de chagrin, nous avons ici une très large communauté de botaniste amateurs (pharmaciens, professeurs de lycée et de collèges, jardiniers &paysagistes etc.) qui s’intéressent aussi à l’histoire botanique.
J’ai beaucoup aimé ce livre, mais il faut être conscient qu’il nous parle d’un univers qui est de plus menacé. Je me demande parfois, qui dans quelques années sera capable de reconnaitre et identifier la « Valériane rouge (Centranthus ruber)» au coin de ma rue à Grünstadt, des Palmiers qui poussent dans mon jardin (Trachycarpus fortunei), les Pourpiers de Cooper (Delosperma cooperi) qui risquent un jour de s’échapper des jardins de la Unterhaardt, les violettes du Cap Leucate (Viola arborescens Violette ligneuse), l’oiseau du Paradis (Caesalpinia gilliesii) qu’on retrouve ici et là dans le pays Leucatois[4] etc.. Et naturellement dans le livre de Marc Jeanson, on a parlé beaucoup de palmiers, car Marc Jeanson est un spécialiste des palmiers. Donc c’est aussi une lecture très enrichissante pour tous les amateurs de palmiers.
Et pour finir, – dès le début « Botaniste » m’avait émerveillé car il parlait de Michel Adanson. En Septembre dernier lors du dernier congrès Floramac à Madère j’ai tenu un exposé sur la description de la végétation de l’ile de Faial (Acores) par Michel Adanson[5]. Michel Adanson est un de ces grands botanistes, presque tombé à l’oubli de nos jours, dont nous parle ce petit livre avec une charmante légèreté. C’est peut-être même le grand exploit de ce petit livre, – il nous laisse revivre le monde des anciens botanistes de terrains, des jardins disparus et des herbiers, ces archives du vivant, du monde végétal.
Et pour finir, – Marc Jeanson est un des heureux botanistes qui a trouvé un poste de botaniste scientifique au Museum d’histoire naturelle, – il est responsable de l’herbier[6] et en plus il a découvert et décrit une nouvelle espèce de palmier « Caroyta angustifolia Zumaidar & Jeanson[7] ». C’est une belle réussite professionnelle.
Personnellement, j’ai aussi eu de la chance, je suis un des rares géographes naturalistes, géobotanistes, même si je ne fais presque plus de recherche, mais beaucoup de travail d’administration et des cours, mais c’est le système allemand, qui peuvent bien vivre de leur travail, payer des études à leurs enfants etc…. Mais pour les jeunes doctorants, les Post – doc en botanique traditionnelle, écologie de paysages etc., – que ce soit en France, ou en Allemagne, hélas les perspectives professionnelles, je n’en vois pas trop actuellement! Nos sociétés parlent tellement de biodiversité, d’écologie de paysages, des bouleversements des écosystèmes, des changements climatiques …. Mais en réalité, à part quelques beaux discours du dimanche, nos sociétés ne sont pas prêtes à financer les postes de recherche nécessaires. Et en France, même si la situation n’est pas brillante, elle est encore meilleure qu’en Allemagne. De ces choses-là, qui font malheureusement partie du système de recherche actuelle, le livre ne parle presque pas. Mais ce n’était certainement pas son objectif.
A part cela, ce petit livre, est une merveilleuse lecture, qui permet de découvrir le fabuleux pays des botanistes, des herbiers et du monde végétal.
Bibliographie
Glen, Hugh; Van Wyk, Braam (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town, 2016, Struik Nature, ISBN 978-1-77584-125-8
Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604
Jeanson, Marc; Fauve, Charlotte (2019): Botaniste. Paris, Bernard Grasset, ISBN 978-2-246-85745-7
Jones, David L. (1995): Palms : throughout the world. Washington D.C., Smithsonian Inst. Press, ISBN 1-56098-616-6
Kershner, Bruce; Mathews, Daniel; Neslon, Gil; Spellenberg, Richard (2008 ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. Foreword by Craig Tufts, NWF Chief Naturalist. New York, Andrew Stewart Publishing, INC, ISBN 978-1-4027-3875-3
Wyk, Braam van; Wyk, Piet van (2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition, fully revises and greatly expanded. Cape Town, 2013, Struik Nature, ISBN 978-1-77007-911-3.
Christophe Neff, ecrit et publie en aout 2019 à Grünstadt.
[1] Kershner, et al. (2008 ): National Wildlife Federation field guide to trees of North America. New York.
[2] Wyk & Wyk(2016): Field Guide to Trees of Southern Africa. Second edition. Cape Town.
[3] Glen & Van Wyk (2016): Guide to the Trees Introduced into Southern Africa. Cape Town.
[4] Concernant « Caesalpinia gilliesii » dans le pays leucatois voir aussi : Neff & Scheid (2005) Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.
[5] «Un premier aperçu de l’histoire de la description géographique, naturaliste et botanique des Açores : De Michel Adanson à la « « História Natural dos Açores » », communication orale, par Christophe Neff (KIT-IFGG), “FloraMac 2018, Funchal, Madeira, 12-15 September, 2018“
[7] Voir Jeanson, M.L. ; Zumaidar, Y., Labat, J.-N. (2011). A New Species Of Caryota (Arecaceae, Coryphoideae) From Central And North Sulawesi. Systematic Botany Vol. 36, No. 3 (July-September 2011), pp. 600-604