In some hours we will know the happy winner of Nobel Prize in Literature 2016, and how precise the paysages forecast for the Nobel Prize in Literature 2016 has really been ….
Christophe Neff, le 12.10.2016
P.S.(16:30 12.10.2016): Perhaps I should also add Chico Buarque to my longer list.
Wie ich es schon hier im Detail beschrieb, in gewisser Weise ist Paysages auch ein „Leucateblog“ geworden, denn die am meisten gelesen Beiträge in Paysages befassen sich in irgendeiner Weise mit dem in Süfrankreich gelegenenen Leucate und dessen Umgebung. Paysages wird über die Blogseiten von Le Monde.fr (Blogs le Monde.fr) publiziert, d.h. es ist natürlich naturbedingt ein französischsprachiges Blog, wobei ich hin und wieder auch in Deutsch, oder auch in Englisch[1] verfasste (manchmal auch mehrsprachige wie z.B. hier) Artikel publiziere. Erst vor ein paar Tagen habe ich in einem englischsprachigen Beitrag unter dem Titel „Her name was Ruqia“ auf das tragische Schicksal der syrischen Graswurzeljournalistin „Ruqia Hassan Mohammed“ aufmerksam gemacht. Immerhin befindet sich ein deutschsprachiger Artikel, nämlich der Artikel das Biafrakind, Text der an die Biafrakinder und den Biafra-Krieg erinnert, unter den zehn häufigsten gelesen Artikel des Paysagesblog. Wobei ich mich immer wieder Frage, wieso wird gerade dieser Artikel so häufig gelesen wird?
Ich habe hier noch ergänzend, in der folgenden Tabelle, die fünf am häufigsten deutschsprachigen Artikel in Paysages aufgeführt. Verglichen mit der in der ersten Tabelle aufgeführten Lesefrequenz der ersten zehn Artikel sind das dann doch eher bescheidene Zahlen. Wahrscheinlich entstammt ein Großteil meiner deutschsprachigen Leser doch eher dem erweiterten Freundes und Bekanntenkreis, während die französischsprachigen Artikel doch eine weit größere Reichweite erfahren.
Abschließend möchte ich noch ein auf ein kleines Detail hinweisen, – was mich als Wochenendblogger doch intensiv beschäftigt hat, sind die Zustände in Syrien und im Irak, – und zumindest in der frankophonen Welt haben manche meiner Artikel doch einen relativ hohen Zuspruch gewonnen. Der Artikel Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert, welchen ich im Juli 2014 verfasst habe, und der 2015 immerhin auf Platz zwei der Lesehäufigkeit landete, wurde inzwischen sogar in geopolitischen (englischsprachigen Fachpublikationen) zitiert. In diesem Artikel habe ich den Zusammenbruch der durch das Sykes-Picot geopolitischen Architektur im Nahen Osten konstatiert, aber auch vor der drohenden Vernichtung des orientalischen Christentums im Nordirak und in Syrien durch den islamischen Staat gewarnt. Seitdem ich diesen Artikel verfasst habe, ist viel Zeit vergangen, – aber ich halte meine Einschätzung nach wie vor für zutreffend. Wobei auch der Text « Yazidis d’Irak – le cri d’angoisse d’une députée du parlement irakien » – den ich im Sommer 2014 der irakischen Politikerin Vian Dakhil gewidmet hatte, auch schon in geopolitischen Fachpublikation zitiert wurde. In diesem Text hatte ich u.a. darauf hingewiesen, dass der islamische Staat vorhat alle religiösen Minderheiten in seinem Herrschaftsgebiet zu exterminieren[2].
Comme l’année dernière je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages, – présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2015.
L’article le plus consulté en 2015 fut l’article «Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate» (15,16% des consultations sur paysages en 2015), article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014.
En cinquième position on trouve le premier article écrit en allemand « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (1,36 % des consultations sur paysages en 2015) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot depuis tombé un peu en oubli en Allemagne.
Concernant cette série d’attaques terroristes du Novembre 2015 à Paris je renvoie au « mémorial du « Monde » aux victimes des attentats du 13 novembre» cela me semble être un souvenir touchant de la « génération Bataclan », – et comme l’écrivent Sylvie Kauffmann et Aline Leclerc dans l’article « En mémoire du 13 novembre» cette génération Bataclan, « finalement, c’est l’anti-Etat islamique. C’est tout ce que les terroristes ne sont pas, tout ce qu’ils haïssent : la beauté, l’esthétique, la musique, l’art, le plaisir, la science, l’éducation, la diversité, la mixité, la tolérance, la liberté, l’égalité… et la fraternité ».
Revenons au pays leucatois, – je ne sais pas pourquoi les lecteurs de paysages ont une préférence pour les articles traitant au-moins partiellement Leucate et ses paysages (18,81% des visites) – ceci me rappelle le manuscrit de billet « les eclairs de Leningrad sur la plage de Port Leucate » qui attend encore d’être terminé –comme c’est ainsi j’ai décidé de garnir ce billet avec quelques photos prises dans le pays Leucatois. A la une j’ai mis une photo montrant le ponton de Port Leucate un matin de fin aout 2015, – une plage quasiment vide – et quelques petites vagues qui balayent la plage et le ponton. Autre perspective (deuxième photo) – plagistes à Port Leucate, -le Cap vu depuis le ponton de Port Leucate le 27.08.2015. Pour finir une photo prise à la petite gare de Leucate-La Franqui, – une BB 26.000 avec son train de marchandises filant vers l’Espagne. Cette petite gare, je la connais depuis mon âge de gamin. Mes grands-parents m’amenaient la vers la fin des années 1960 pour chercher oncles et tantes arrivant du grand est en train à Leucate mais aussi pour admirer les fameuses 141R du dépôt de Narbonne. Et de nos jours il m’arrive de temps en temps de filer vers cette petite gare de campagne pour prendre quelques photos de trains qui passent[1].
J’ai découvert le livre « Le piège Daech – l’Etat islamique ou le retour de l’Histoire » de Pierre – Jean Luizard » dans un article du Monde intitulé « L’Etat islamique veut entraîner la France dans le piège du « choc des civilisations » signé Pierre-Jean Luizard[1], quelques jours après les attentats du 7 et 9 janvier 2015. L’article avait suscité mon intérêt, car l’auteur avait proposé une « contre-conférence de San Remo [2]» – ce qui relayait ma constatation formulée dans deux posts de blog[3] durant l’été 2014 que l’éclatement de l’architecture géopolitique des accords de Sykes-Picot embrasait une grande partie du moyen orient. En plus l’article annonçait la publication pour février 2015 d’un livre avec le titre fort prometteur « Le piège Daech – l’Etat islamique ou le retour de l’Histoire » ce qui avait éveillé ma curiosité. Finalement, après avoir acheté le livre en mai à la librairie « à livre ouvert » à Wissembourg – le livre était quasiment introuvable en Allemagne – même par amazon il était impossible de se le procurer – et enfin pendant mes petites vacances d’été passées sur les bords de la méditerranée fin août à Port Leucate j’ai trouvé le temps libre nécessaire pour me plonger dans ce livre de Pierre – Jean Luizard.
Comme depuis la publication du livre en printemps 2015 un bon nombre de critiques du livre ont été déjà publiées[4] – je ne présenterai ici que quelques idées personnelles (points faibles et forts) sur l’ouvrage. On trouvera une analyse très détaillée du livre écrite par Myriam Benraad et publiée sous le titre « le Piège Daech [5]» dans le Blog de la revue politique étrangère. D’ailleurs Myriam Benraad vient aussi de publier un livre intéressant sur une partie du sujet – « Irak, la revanche de l’histoire. De l’occupation étrangère à l’État islamique ».
Point faible :
Le livre comporte un point faible – le manque d’une orientation bibliographique. Même si l’ouvrage se comprend plutôt comme un essai historique grand public – j’estime que le livre aurait beaucoup gagné avec des repères bibliographiques. Pour trouver un aperçu bibliographique assez complet sur l’histoire contemporaine de l’Irak ou consultera le livre « Irak, la revanche de l’histoire. De l’occupation étrangère à l’État islamique[6]» récemment publié par Myriam Benraad. Pour la Syrie c’est déjà plus difficile, – je ne sais pas quel livre recommander.
Concernant la Syrie, je pense que les livres cités dans les orientations bibliographiques du nouveau livre de Jean – Pierre Filiu « Les Arabes leur destin et le nôtre[7]» nous somme guidés vers « Infiltré dans l’enfer syrien » de Sofia Amara, en plus « la Syrie promise » de Hala Kodmani, « Carnets de Homs » de Jonathan Litell et « Syrie, la revolution orpheline » de Ziad Majed – mais j’admets que je ne connais pas ces quatre livres – pourrait peut-être se prêter à une lecture approfondie des évènements en Syrie.
A part ce manque d’orientations bibliographique – je n’ai trouvé aucun point faible dans le livre de Pierre Jean Luizard.
Points forts :
Pour commencer, et peut être bien que j’écris cela parce que je suis tellement désabusé par des écrits, des commentaires sur Internet, – comme par exemple – les américains sont responsables de tous les maux au Moyen-Orients (et du reste du monde) etc., – enfin un livre grand public qui nous dresse un grand tableau géo-historique qui débute avec la fin de l’empire ottoman et qui finit avec la naissance de l’état islamique –un livre où on n’accuse pas les Etats Unis (et Israël) d’être le seul responsable de tous les maux de la région.
Sur 178 pages l’auteur nous dresse un tableau complet de l’histoire de la région. C’est une histoire complexe, pleine de trahison, de violences sanglantes …. d’un cercle de violences qui ne semble pas vouloir finir. L’auteur a réussi l’exploit de de nous décrire le continuum historique depuis les Accords Sykes-Picot jusque la prise de Mossoul en juin 2014 par l’état islamique. Tous cela est accompagné d’une cartographie soignée, – et en fin de l’essai – car le livre se voit en essai historique – nous trouvons un tableau chronologique (Repères chronologiques pages 179- 183.) de 1914 à 2014.
Conclusions :
Un livre bien écrit qui réussit l’exploit de nous décrire l’histoire complexe de 100 ans d’histoire postcoloniale en Syrie et en Irak sur un peu plus de 170 pages. On aimerait bien prescrire la lecture de ce livre à tous les membres de l’assemblée nationale, à tous les parlementaires francophones du parlement européen, à tous les membres du Bundestag francophones. J’irai même plus loin en affirmant que ce livre devrait être traduit au moins en anglais – et pourquoi pas même en allemand – car ce livre mérite d’être lu, – et compris. Il devrait être surtout connu par les acteurs politiques en France, Angleterre, Allemagne, Etats Unis etc.
Comme j’avais déjà constaté durant l’été 2014 dans deux posts de blog la fin de structures géographiques au Moyen Orient se fondant sur les accords de Sykes-Picot[8] je me sens assez proche des conclusions politiques de Pierre – Jean Luizard, – je finis donc cet aperçu par les dernières phrases du livre de Pierre – Jean Luizard, dont je recommande la lecture à tous les lecteurs désirant connaitre le fond historiques des drames sanglants qui secouent actuellement la Syrie et l’Irak.
« Une longue période historique s’achève: on ne reviendra pas au Moyen-Orient que nous avons connu près d’un siècle. Une guerre lancée, sans perspectives politiques n’est-elle pas perdue d’avance ? C’est le piège que l’Etat islamique tend aux démocraties occidentales pour lesquelles il représente certainement un danger mortel. Les leçons de l’histoire doivent aussi servir à le combattre. (Luizard, P-J. 2015, p. 178)».
Ouvrages et sources cités :
Benraad, Myriam (2015): Irak, la revanche de l’histoire. De l’occupation étrangère à l’État islamique. Paris (Vendémaire). ISBN 978-2-36358-053-5
Filliu, Jean Pierre (2015): Les Arabes, leur destin et le nôtre. Histoire d’une libération. Paris, Éditions de la découverte. ISBN 978-2-7071-8861-4
Luizard, Pierre – Jean (2015): Le piège Daech. L’état islamique ou le retour de l‘Histoire. Paris, Éditions de la Découverte. ISBN 978-2-7071-8597-6
Christophe Neff, (Port Leucate Aout 2015 et Grünstadt Septembre 2015), 15.09.2015
[1] Pierre-Jean Luizard est considère comme un des rares spécialiste de l’histoire contemporaine de l’Irak et de la Syrie.
[5] Publié à l’origine dans la revue Politique étrangère 2015/2 (Été) sous le titre « Le piège Daech. L’État islamique ou le retour de l’Histoire ; Le retour des djihadistes. Aux racines de l’État islamique » –
[6] Le livre « Irak, la revanche de l’histoire » de Myriam Benraad (2015) comporte une bibliographie assez large de 7 pages (p. 279 – 285) et 332 notes (p. 259 – 272) et nombreuses cartes.
[7] On trouve un récit critique du livre écrit par Christophe Ayad dans le Monde du Samedi 5 Septembre (page 13 éclairages) sous le titre « De la Nahda aux révolutions arabes ».
Il y a un an j’avais déjà rédigé un article « Cinq ans de Blog paysages sur le Monde.fr (31.5.2014)» – et en le relisant, je réalise que la crise de gouvernance du Monde dure encore, – elle s’est même amplifiée avec la démission du directeur par intérim Gilles van Kote[1]. Donc un an après la démission de Natalie Nougayrède, le journal dans lequel « paysages » est édité reste en quête d’un directeur.
Je l’ai découvert en feuilletant le dernier numéro de Cuisine et Vins de France (Février-Mars 2015, N. 162), sur le carnet dégustation « 12 Vins pour recevoir (p.82, 83) : un Fitou du Mas des Caprices[1] à Leucate – le « Retour aux sources 2013 » – un produit leucatois dans la sélection dégustation de CVF, cela n’arrive pas tous les jours. La CVF nous décrit ce vin par les mots suivants : « Un vin terrien, puissant, poivré et giboyeux. Cette cuvée nous ramène aux sources et nous rappelle la chaleur du soleil du Languedoc. Il nous raconte beaucoup de choses et nous laisse une impression en final. Un vin qui incite à la découverte (Cuisine et Vins de France N. 162, p. 83)». La chaleur du soleil du Languedoc, – soleil et lumière qui nous manquent tant entre les mois de novembre et mars à Grünstadt. Pendant ces jours de grisailles, de brumes rhénane, – un verre de vin apportant les lumières, les rayons du soleil des falaises de Leucate, du plateau de Leucate et de ses vignes est toujours le bienvenu!
Cette mention dans la CVF est une très belle réussite pour Mireille et Pierre Mann, – ces vignerons alsaciens qui ont choisi les terres entre mer et étangs dans le pays leucatois pour leur aventure « bio » ! Notons aussi que leur « Blanc de l’œuf », un Corbières blanc, à base de Grenaches et de Maccabeo mérite le « détour ».
Mais les Manns ne sont pas sont pas les seuls qui produisent des bonnes bouteilles qui méritent le détour. La cave coopérative de Leucate, – « les Vignerons du Cap Leucate [2]» : on les retrouve dans le dernier « bettane + dessauve » – ce qui est aussi une très belle réussite. Le Coup de cœur des dégusteurs du bettane + dessauve est le « Vin de France L 2011 » qui est décrit de manière suivante « Magnifique nez d’une complexité et d’une maturité impressionnante, arômes de café, prunes, fruits noirs confiturés, grillé, jasmin, bouche tout aussi aromatique, d’une grande fraîcheur, avec une longueur superbe et un équilibre parfait. Grande expression du Carignan (Bettane & Desseauve 2014, 552) ».
Leucate, terroir de viticulture, est aussi devenu une destination gastronomique,- pour la deuxième année consécutive, le guide Michelin (Michelin 2015) distingue deux tables leucatoises, – le 35 B situé au centre de Leucate Village à la place de la république reçoit un bib gourmand, et le Klim & Ko situé sur la falaise du Cap Leucate reçoit une étoile Michelin. Seul bémol à ajouter, le fameux point d’information sur le plateau et la falaise de Leucate, point d’information sur les sites natura 2000 sur le plateau de Leucate que la Municipalité de Leucate nous avait promis en paquet lors de l’aménagement de l’ancien site TDF en restaurant gastronomique[3], d’après mes informations n’a pas encore vu la lumière du jour. Dommage! Les magnifiques paysages des falaises auraient mérité mieux.
Néanmoins le paysage viticole de Leucate se porte bien, – les hommes et femmes travaillant leur vignes contribuent à leur manière à la richesse des paysages leucatois. Une manière de valoriser les « Services fournis par les écosystèmes », les fameux « Ecosystem services » des paysages leucatois. Sans viticulture, les paysages du leucatois risquent de perdre leur diversité, leur richesse. Une viticulture raisonnable peut même à sa manière contribuer à augmenter les biodiversités du paysage, ce qui est certainement le cas dans le pays leucatois[i].
Ouvrages cités :
Angles, Stepane (Ed.) (2014): Atlas des paysages de la vigne et de l’olivier en France méditerranéenne. Versailles (Quae), ISBN 978-2-7592-2211-7
Bettane, Michel ; Desseauve, Thierry (2014) : Guide des Vins bettane + dessauve 2015. Paris (Flammarion), ISBN 978-2-0813-4275-0
Cuisine et Vins de France, Février – Mars 2015, N. 162.
Michelin (2015) : Le guide Michelin 2015. Boulogne Billancourt
Christophe Neff, le 15.02.2015
[1] Le site du Mas de Caprice à Leucate se trouve ici.
[2] Le site des Vignerons du Cap Leucate se trouve ici.
[i] Pour une lecture plus approfondie sur la valeur de « paysages de la vigne » voir le livre « Atlas de la vigne et de l’olivier en France méditerranéenne » édité par Stéphane Angles.
Beim Betrachten dieser Liste, fällt auf, dass ein Großteil dieser Artikel sich mit dem « pays leucatois »,- also der Landschaft um Leucate und Port Leucate befassen, – in gewisser Weise ist paysages auch ein Blog leucatois geworden. In diesem Zusammenhang sei auch auf den Artikel Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate verwiesen, denn in diesem Beitrag habe ich schon vor Jahren vor der Gefahr von „Meereseinbrüchen“ im pays leucatois, vor allem in Port Leucate drohen, hingewiesen. Aus geopolitischer Sicht erwähnenswert,- der sich auf Platz drei befindliche Beitrag « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert » – ein Beitrag in dem ich den Zusammenbruch des Sykes-Picot Systems thematisierte und vor allem auch darauf hinwies, dass die religiösen Minderheiten im Nahen Osten, die bisher durch die geopolitische Architektur des Sykes-Picot Abkommen einen relativen Schutz genossen,- durch die Auflösung dieser geopolitische Architektur existentiel bedroht sind. Die sinngemäße Übersetzung der Überschrift « Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) ne sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert » bedeutet « Bald wird die Erinnerung an die chaldäischen und syriakischen Kirchen nur noch ein heißer Wüstenwind sein“. Dem ist eigentlich nichts hinzufügen.
Abschließend möchte ich noch auf einen im Dezember 2013 auf französisch verfassten Artikel verweisen, der kaum gelesen wurde (0,007% der Besuche im Jahr 2014), von dem ich mir aber gewünscht hätte, dass er mehr gelesen worden wäre, denn dann wären unsere politischen Entscheidungsträger ggf. nicht ganz so von der geopolitschen Großwetterlage in Osteuropa überrascht worden. In der „ Blognotice 22.12.2013: De Dostoïevski à Mikhaïl Khodorkovski“ habe ich Wladimir Putin mit Nikolaus I. verglichen, d.h. die Annektion der Krim, und alles was danach folgte hat mich nicht sonderlich überrascht. Ich gehe davon aus, dass „Monsieur Poutine“ versuchen wird das alte zaristische imperiale Russland in Grenzen von 1914 wiederherzustellen. Oder wie der französische Geograph Michel Foucher (2014) es in einem Interview + Karte im Le 1 darstellte, Rußland in den Grenzen des „Patriarcat de Moscou et de toute la Russie“ d.h. dem Einfluß der Russisch-Orthodoxe Kirche, wieder aufleben zu lassen. Ich mache mir da keinerlei Illusionen. Was mich hingegen, wirklich überrascht, ist das viele der sogenannten „geopolitisch Russlandexperten“ – eigentlich nicht in der Lage sind, Russland jenseits der bolschewistischen Epoche zu denken[3]. Hier scheint es regelrechte Denkblockaden zu geben.
Zitierte Literatur:
Foucher, Michel (2014): Le Soft Power Russe. Un Entretien avec Michel Foucher. Le 1. N.2 , mercredi 16 avril 2014 « Poutine, cet homme que nous aimonstant hair ».
[2] Zweisprachiger Beitrag, der deutsche Text befindet sich im zweiten Teil des Artikels.
[3] Sehr lesenswert in diesem Zusammenhang halte ich das Buch „Histoire de la Russie et de son empire“ von Michel Heller. Wobei hinzuzufügen ist, dass die Taschenbuchversion (die auch mir bei der Lektüre vorlag), auf Grund der sehr kleinen Schriftgröße, nur sehr schwer lesbar ist. (Michel Heller: Histoire de la Russie et de son empire. Éditions Flammarion, Paris 2009, ISBN 978-2-0812-3533-5).
L’article le plus consulté en 2014 fut l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » (9,49% des consultations sur paysages en 2014), article écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois.
En quatrième position on trouve le premier article écrit en allemand « Das Biafrakind (l’enfant de Biafra) » (1,42 % des consultations sur paysages en 2014) – article que j’avais écrit en janvier 2010 en souvenir de la capitulation de la république du Biafra – et aussi pour rappeler ce que signifia dans l’Allemagne des années 1970 le mot « Biafrakind » – un mot depuis tombé un peu à l’oubli en Allemagne.
Donc au fil des années le blog paysages est aussi devenue un blog sur Leucate et le pays leucatois. Notons aussi que le pic des 500 consultations (en effet 481 consultations) le dimanche 30 novembre 2014 est dû aux consultations des articles « Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate » et « Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate » – chaque fois qu’une tempête sévit sur les rivages leucatois – ces deux articles subissent un pic de consultations. Je ne peux que répéter ce que j’ai déjà écrit dans plusieurs billets dans paysages[3], – le jour viendra où une partie de la commune de Leucate, que ce soit la Franqui, Leucate-Plage ou Port Leucate sera gravement endommagée par un coup de mer, – les risques des aléas de submersions marines à Leucate sont assez bien connus[4] – mais au niveau de la prévention de tels aléas c’est plutôt sombre. Parfois j’ai l’impression que les responsables politiques, – quel que soit le niveau hiérarchique politique (Commune, Département, Région etc.) – ont plutôt tendances à fermer les yeux !
Mais je ne l’ai pas écrit ce billet, – cet année 2014 fut une année assez difficile pour moi, – deux accidents de travail, un accident privé, interventions chirurgicales, maladies réplétives etc. – une grande partie de mes billets fut écrite en lit de malade (Krankenbett) – espérons que l’année 2015 se présente sous de meilleures augures – donc cette année fut aussi une année de lectures à partir du « Krankenbett » – peut-être parlerai-je plus tard de quelques-uns de ces livres dans un de mes futurs billets, – je reviens simplement au billet « Bala l’homme de la forêt » – ce beau chapitre du merveilleux livre sur le Brésil de Gilles Lapouge ce « Dictionnaire amoureux du Brésil » qui invite à voyager à travers ce mystérieux Brésil – où j’ai trouvé cette belle phrase « Je peux rester des heures là, le soir, à écouter, à sentir le vent, il coule dans forêt, le vent » pleine de poésie et de vie.
Pour finir, – et ne pas oublier – en Mai 2014 j’avais participé à la campagne « #RamenezNosFilles #BringBackOurGirls » – avec une petite notice « Blognotice 11.05.2014: #RamenezNosFilles #BringBackOurGirls[6][7]» – aujourd’hui en Janvier 2015, donc plus de 6 mois après, une grande partie des lycéennes de Chibok se trouvent encore dans les mains de leurs ravisseurs – comme une grande partie des femmes & jeunes filles Yazidis, réduites à l’esclavage sexuel par Daech – dans ce contexte – on ne peut que recommander la lecture de article « Les noces barbares de Daech » de Annick Cojean. Malheureusement cet article est réservé aux abonnés du Monde[8],-il devrait trouver une large distribution, – même au-delà du Monde francophone, – je pense même après près de trois semaines après sa publication cet article mériterait une traduction en Anglais. Dommage que le Monde n’ait pas fait l’effort – de rendre l’accès libre à l’article « Les noces barbares de Daech » et de le traduire en anglais. Rappelons qu’en Mai 2013 le Monde avait une fois fait l’effort de traduire un article en Anglais – ce fut l’article « Chemical warfare in Syria (l’original français portait le titre Guerre chimique en Syrie – Sur le front de Damas 1/5) » – mais ce fut une première sans suite, – malheureusement! Dommage que Natalie Nougayrède n’a pas réussi à établir une version anglophone du Monde – comme le fait par exemple le SPON pour une sélection d’articles qui sont régulièrement traduits en anglais dans la partie « Spiegel-online international ».
Et pour vraiment clore ce billet, – comme parfois j’aime aussi illustrer mes notices avec des photos, avec mes photographies – le Z 27861-62 (Sncf) AGC en Gare de Leucate (voir ici) – et ces vestiges de la gare de Gallician (voir ici) – sont parmi ses photos de 2014 publiées dans paysages auxquelles je me sens particulièrement attachées. Et dans ce billet j’utilise comme photo en première – un vue de plage de Port Leucate – photo prise par la famille leucatoise – le week- end de tempête du 28.-30.11.2014 – week- end que j’avais du passé à l’hôpital de Grünstadt.
Livre cité :
Gilles Lapouge « Dictionnaire amoureux du Brésil », (page 76 + page 78), Paris 2011, (Plon), ISBN 978-2-259-20925-0
Quatre jours de vacances à Leucate, de très petite vacances, – passées au bord de la mer fin août-début septembre dans le pays leucatois. Soleil, – mer – et déjà la première rafale de Tramontane. Beaucoup de baignades dans la grande bleue, – un peu de cerf volant sur la plage du Kyklos. Des jours tranquilles en bord de mer. Peu de lectures, – le Monde, même en vacances, – deux notices de blog chez Paul Edel[1]. Le livre « Amer azur – Artistes et écrivains à Sanary »de Manfred Flügge, que j’avais dans mes bagages, je l’ai à peine feuilleté. Mais j’ai beaucoup pensé, à un livre de Manfred Flügge, un livre que j’avais lu exactement un an avant durant mes vacances à Port Leucate – « Traumland und Zuflucht – Heinrich Mann und Frankreich» – Heinrich Mann et la France. Un livre qui mériterait une traduction en français (et peut être un article dans paysages).
En fait j’ai beaucoup pensé à la France, au midi français car avant et après ces quatre jours de vacances, je préparais un cours pratique sur la géographie du Midi méditerranéen français, – un cours intensif qui comporte un séminaire et voyage d’étude pour une vingtaine d’étudiants de géographie qui débutera prochainement. C’est quoi un paysages typique du midi méditerranéen français, – le chant des cigales, les champs de Lavande, les vignes, les garrigues – ou la couleurs des paysages qui inspira artistes, écrivains, cinéastes durant des décennies, – le maquis, une formation végétale typique des paysages méditerranéens, – mais c’est aussi bien le maquis haut lieu de la résistance contre l’envahisseur allemand, contre la terreur nazie et leurs supplétives françaises de la milice.
Durant ces quatre jours de vacances, – je faisais aussi un peu de « trainspotting[2] » – à la gare de Leucate – la Franqui , et à la gare de Perpignan … mais ce qui ma frappa le plus, durant mes préparations de ce cours de géographie, mon voyage de préparation à travers la France, à travers les midis française c’est de voir à quel point ce pays, qui fut un pays de chemins de fer, est devenu un pays à l’abandon. Depuis des décennies, les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, laissent mourir ce qui fut une fois le réseau européen Nr. 1 de chemin de Fer, à petit feu. Ceci concerne tout le territoire français, – Bitche depuis peu décroché du chemin de Fer, l’Auvergne ferme silencieusement une ligne après l’autre, – combien de temps encore verra –t-on circuler des trains sur la ligne des Causses. J’utilise pour cette notice de blog en photo de couverture le Z 27861-62 (Sncf) AGC devant le 76432 arrivant de Perpignan en Gare de Leucate – La Franqui – ici à la gare de Leucate – sur la ligne Narbonne – Perpignan – Cerbère – Port Bou le service public ferroviaire français fonctionne encore, – nous avons même un quasi service cadence pour les TER, – mais une très grande partie des ruraux français sont tout simplement débranchés du réseau SNCF.
Les petits Pins parasol poussant entre les rails entre Gallician et St. Gilles sur la ligne d’Arles à Lunel sont plus qu’un symbole fort pour ce déclin. Ici sur cette partie de l’ancienne ligne Arles à Lunel, – où jusqu’en 2008 passait encore un train de marchandise pour desservir la distillerie de St. Gilles – qui est déjà envahie par la végétation forestière on pourrait avec le livre « fractures françaises[3] » de Christophe Guilly tenir en main un magnifique cours sur le déclin des ruraux français. C’est peut être une coïncidence, – mais le fait que cette ligne de chemin de Fer se situe dans la Deuxième circonscription du Gard – dont le député élu est Gilbert Collard apparenté FN, – est plus qu’un symbole fort. C’est en fait une image très parlante. Malheureusement je n’ai pas pris de photo de ce qui reste encore de cette petite ligne de chemin de Fer.
Depuis quelques jours je suis de retour en Allemagne, – et encore en train de préparer ce cours sur la géographie du midi méditerranéen français. Sur mon bureau le magnifique livre de Magali Laure Niededka sur Sanary sur Mer, – Sanary sur Mer qui fut pendant les années 1930 la capitale de la littérature allemande[4]. Le livre, un travail universitaire sur l’exil d’artistes d’expression allemande fuyant les fureurs du nazisme à Sanary sur Mer. Dans ce livre j’ai retrouvé les traces de Jeanpierre Guindon, germaniste vivant à Sanary. Monsieur Guindon il y presque 20 ans m’avait guidé avec un groupe d’étudiants allemands de l’université de Mannheim sur les traces des artistes allemand ayant trouvé refugiés à Sanary. Le livre de Magali Laure Nieradka est un travail universitaire – mais c’est tellement bien écrit – qu’on a l’impression de revivre partiellement l’ambiance des paysages de l’exil des artistes allemands à Sanary. Et plus, le livre est particulièrement bien documenté. Sanary sur Mer – sera une des stations du cours de géographie sur les paysages méditerranéens français. Sans le refuge offert par Sanary sur Mer, – que serait devenue la littérature allemande? Que resterait – il de la Montagne magique ? Sans Sanary, pas de « Joseph et ses frères (Thomas Mann) », pas de « Geschwister Oppermann (Lion Feuchtwanger), pas de « Veuve Bosca (René Schickele) », car tous ces ouvrages ont été au moins partiellement écrit dans le ville refuge qui fut Sanary-sur-Mer[5].
Le livre de Magali Laure Nieradka nous rappelle, que pendant un des pires moments de l’histoire allemande, Sanary fut tout simplement la capitale de lettres allemandes.
Durant la préparation de ce cours de géographie et aussi pendant ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – j’ai aussi pensé beaucoup à un de mes maitres – le Dr. Rainer Joha Bender – décédé il y vingt ans, le 23. Aout 1994 à Mannheim[6]. C’est aussi grâce à lui, et ses cours sur la géographie du Var qu’il tenait ensemble avec Michel Mestre et Catherine Mestre de l’Université de Toulon[7], que j’ai appris à déchiffrer et lire les paysages côtiers de la méditerranée provençale entre Marseille, Ciotat, Sanary, Toulon, Port Cros, Ramatuelle …. Ces paysages qui seront au cœur du cours que je prépare en ce moment. C’est avec Rainer Joha Bender, pendant une excursion en 1988 sur la « géographie touristique du Var »[8] que je découvrais les magnifiques paysages de Port Cros.
Pour clore ce petit billet de blog, – pendant les préparations de ce cours de géographie, – interrompue par ces quatre jours de vacances à Port Leucate, – la France s’est dotée d’un nouveau gouvernement, – le Gouvernement Manuel Valls (2). Je semble être un des rares électeurs de François Hollande qui salue le virage « social-libéral » de ce remaniement gouvernemental. Il y a quelques années, – les medias allemands préconisaient aux parents d’adolescents surfant sur les réseaux sociaux, d’entrer dans Facebook, pour se prémunir de mauvaises surprise – et c’est ainsi qu’avec l’aide de ma nièce Céline je suis entré dans Facebook. Dans tendance politique j’avais écrit « Libre penseur de tendance social-libérale ». Mes convictions n’ont guère changé depuis. Donc je ne peux que saluer ce virage « social-libéral » du nouveau gouvernement Valls.
Flügge, M. (2007): Amer Azur. Artistes et écrivains à Sanary. Paris, ISBN 978-2-86645-650-4
Flügge, M. (2013): Traumland und Zuflucht. Heinrich Mann und Frankreich. Berlin, Insel Verlag Berlin. ISBN 978-3-458-35954-8
Lentz, S, Lukhaup, R. , Neff, C., Ott, Th., Swiaczny F. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, ISBN 3-923750-66-8.
Nieradka, M.L. (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen, ISBN 978-3-89971-792-1
Christophe Neff, le 08.09.2014
P.S.: La lecture du billet « Mes vacances, Clopine » dans le Blog de Paul Edel, pendant mes quatre jours de vacances fin aout 2014 à Port – Leucate m’inspira à écrire ce billet, même si à première vue les deux billets n’ont guère en commun. Enfin, dans les deux billets on écrit sur des livres, des paysages et des hommes.
[4] Nieradka, M.L . (2010): Die Hauptstadt der deutschen Literatur. Sanary-sur-Mer als Ort des Exils deutschsprachiger Schriftsteller. Formen der Erinnerung 44, Göttingen
[5] Dans les pages 177-181 du livre de Magali Nieradka (Ibidem)- nous trouvons un inventaire détaillé sur les ouvrages écrites par les écrivains d’expression allemand écrit a Sanary durant les années 1930-1940.
[6] Les amis et disciples de Rainer Joha Bender lui ont consacré une Gedenkschrift en 1996 « Gedenkschrift für Rainer Joha Bender » édite par Lentz, S. et al.1996).
[7] Voire aussi Mestre, M., Mestre, C. (1996) : Zur Universitätspartnerschaft Toulon – Mannheim. In: Lentz, et al. (Eds): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim 1996, Mannheimer Geographische Arbeiten 44, p. XVII- XVIII.
[8] Bender avait publié les principaux résultats de ce cours/excursion franco-allemand dans une petite brochure (Bender 1998).