Après le kangourou de Grünstadt, la panthère des Ardennes ?

Vendredi matin (6.11.2009), à la radio (SWR1RP ) nous apprîmes la nouvelle. La panthère des Ardennes , après avoir traversé la France, le Luxembourg, la Belgique est arrivée en Allemagne. On croit que le grand félin, après avoir fait un tour vers Aix la Chapelle, est en train de pénétrer dans l’Eifel, ce qui fait croire que la panthère est bien arrivée en Rheinland-Pfalz. Une panthère apparemment francophone – venue des sombre forêts des Ardennes et de l‘ Argonne qui font un peu peur, arrivée en territoire germanophone. Le périple de la panthère est documenté dans ce petit film. Donc après le kangourou de Grünstadt , le palatinat est maintenant confronté à la panthère des Ardennes. Sinon, ce fut surtout la Schweinegrippe – le nom vernaculaire donné à la Grippe A (H1N1) en Allemagne – qui provoqua quelques scènes de désorganisation ,car apparemment à Grünstadt on n’était jusqu‘ à présent pas préparé à ce que la maladie puisse arriver ici , et touche en plus une école. On est loin de la soi-disant organisation parfaite allemande à la prussienne car les premiers vaccins pour les personnels médicaux arrivèrent avec plus d‘ une semaine de retard le mardi 3.11.2009. C‘ était le jour où les lecteurs de la Unterhaardter Rundschau decouvrirent avec stupéfaction les premiers cas de la nouvelle grippe dans l‘ école primaire – la Dekan Ernst Schule – de Grünstadt. On aurait pu croire se trouver dans un pays du tiers monde vu le degré de désorganisation des milieux publiques sanitaires. Le Gesundheitsamt( l’office de santé) n‘ était même pas capable de publier une liste correcte des Impfärzte, les médecins chargés de la vaccination. Vendredi matin avec l‘ apparition de la panthère des Ardennes, la Unterhaardter Rundschau avec un long article de Klaus Stemler (6.11.2009) « Steht das Allwetterbad vor dem Aus » nous étions informés que la ville de Grünstadt risque de perdre sa piscine pour cause de coûts de rénovation exorbitants. Mauvais nouvelle pour les Grünstadter Delphine, – un des meilleurs clubs de natation du palatinat.

Une autre mauvaise nouvelle qui risque bien d‘ avoir des répercussions dans le Leiningerland et à Grünstadt est l‘ affaire Opel. Au moins , cela nous vaut un Kurt Beck qui charge – ein kämpferischer Kurt Beck – une image rarement vue – et un son rarement entendue. Si Kurt Beck réussit vraiment à sauver l‘ Usine Opel de Kaiserslautern, les chances sont grandes qu’il gagnera les prochaines « Landtagswahlen » – mais le combat sera certainement rude.

Une petite bonne nouvelle, – la Rheinpfalz (Lietsch 6.11.2009) nous apprend que Dirk Niebel (voir aussi mes billets la gare de Leucate – La Franqui et Quelques réflexions sur l’invité d’honneur de la Buchmesse 2009 à Frankfurt ) veut vraiment couper l‘ aide au développement à la Chine. Pour finir ce billet j‘ aimerais signaler un des derniers billets de la république des livres « Un historien est demandé au salon, Hitler est arrivé » qui nous ouvre les entrailles de l‘ Allemagne des années 30/40 – et qui nous procure des discussions et commentaires fort intéressants. Sans pouvoir entrer dans le fond de la discussion, car je ne connais pas le livre, il me semble important de noter qu‘ avec la numérisation de notre mémoire photographique (voir mon billet Un certain regard sur le paysage disparaît ) -il sera très difficile dans quelques années d‘ éditer un tel livre. La photo comme archive de notre mémoire collective et individuelle risque fort de disparaître si nous ne songeons pas à trouver des solutions pour l‘ archivage à long terme des photos et films numerique. Combien de temps est- ce que le petit film sur la panthère des Ardennes sera-t -il consultable ? Est qu il survivra dans des archives – ou disparaitra-t-il simplement dans quelque temps. Est-ce que le petit film montrant « Kurt Beck » devant les usines de Opel le 5.11.2009 à Kaiserlautern survivra au temps ?

Sources :

Stemler, Klaus (6.11.2009) : Steht das Allwetterbad vor dem Aus. In: Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz , Freitag 6. November 2009.

Lietsch, Jutta (6.11.2009): Danke Deutschland – die angekündigte Streichung der Entwicklungshilfe hat die Chinesen überrascht. In: Die Rheinpalz 6. November 2009, Nr.2598, Jg. 65.

Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz Dienstag 3. November 2009: An Schweinegrippe erkrankt – Grünstadt – Bestätigter Fall an der Dekan Ernst Schule – dem Kind geht es gut.

Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz Mittwoch 4. November 2009: Langer Weg bis zur Diagnose -Grünstadt – junge Schweinegrippe-Patientin auf dem Weg der Besserung – Mutter eine Odysse.

Unterhaardter Rundschau – Die Rheinpfalz Samstag 7. November 2009: „Erste Anlaufstelle immer der Hausarzt“- Grünstadt: Bei Verdacht auf Schweinegrippe vorher anmelden – Abstand zu anderen Personen halten.

Christophe Neff, Grünstadt le 8.11.2009

Neues aus dem Leinigerland (31.10.2009): Protest gegen Massenentlassungen in Frankenthal am Mittwoch 28.10.2009

Als ich meinen letzten deutschsprachigen Blogbeitrag verfasste –  Neues aus dem Leiningerland – das Grünstadter Känguru wurde wieder gesichtet (27.10.2009) – habe ich mich innerlich schon gefragt, weshalb man in der „Regionalen Presse“ so viel über das Grünstadter Känguru (welches meines Wissens immer noch keinen Wikiartikel hat)  hört bzw. liest- und man eigentlich kaum etwas über die anstehende Entlassungswellen in Frankenthal lesen kann. Im französischen Posting „Blogostatistique 8000“ habe ich diese innerliche Verwunderung auch in Worte gefasst: „Dans ce contexte il intéressant de voir quelle importance le kangourou de Grünstadt a pour la  presse régionale du palatinat. Sur le fait que dans la ville voisine de Grünstadt , à Frankenthal une fabrique de presse & imprimerie veut licencier entre 200 – 500 employés la presse régionale reste particulièrement muette.

Am Mittwoch den 28.10.2009 hat es in diesem Zusammenhang in Frankenthal eine vom DGB organisierte Protestveranstaltung unter dem Motto „Ja zu Arbeitsplätzen – Nein zu Entlassungen“ gegeben. Die Berichterstattung in der regionalen Presse fiel meiner Erachtens recht mau aus, – am Donnerstag den 29.10 einen kleinen Mehrzeiler im Südwest Teil der Rheinpfalz,  – die Frankenthaler Zeitung (auch Rheinfpfalz) widmete dem Ereignis immerhin eine halbe Seite unter der Überschrift -„1500 protestieren gegen Entlassungen“ – aber ansonsten kann man nicht viel finden. Die Unterhaardter Rundschau hüllt sich in Schweigen. Dafür hat die Protestveranstaltung vom letzten Mittwoch gegen die drohende Entlassungswelle bei der KBA durchaus auch ein überregionales Medienecho durch die Rundfunkberichterstattung bekommen.

Ich frage mich weshalb man in der Unterhaardter Rundschau kein Sterbenswörtchen über das was in Frankenthal droht lesen kann. Es sind doch auch Familien & Existenzen  aus dem Leinigerland, aus der Unterhaardt die durch die drohende Entlassungswelle betroffen sein werden. Die angekündigten „Massenentlassungen“ in Frankenthal betreffen nicht nur die Stadt Frankenthal, diese Kündigungswelle wird durchaus  auch im Leiningerland Spuren hinterlassen. Hier wünschte man sich durchaus auch etwas ein etwas spürbareres Medienecho, – der Leser der Unterhaardter Rundschau – sollte schon wissen dürfen was da in Frankenthal droht.

Darüber hinaus gibt es aber auch eine weitere recht interessante Beobachtung. Im sogenannten Web 2.0 finden die angekündigten Massenentlassungen in Frankenthal fast keine Resonanz. Wenn man mal von den Einstellungen des Dokuteam1 absieht ( welche auch schon in Blogostatistique 8000 verlinkt wurden ) und einem Aufruf der Bezirksleitung des IG Metall Bezirks Frankfurt absieht, findet man eigentlich so gut wie nichts über die Situation an der „Arbeitsfront“ in Frankenthal. Kein „Pirat“, kein Blogger der seine Stimme für die Beschäftigten der KBA erhebt. Sehr bemerkenswert !

Trotz alledem, bei aller Kritik an den traditionellen Medien, – die Lage bei KBA wird in den traditionellen Medien noch besser begleitet als im Web2.0, auch wenn ich mir persönlich hier in der Unterhaardter Rundschau durchaus etwas mehr Resonanz wünschen würde. Im vielgerühmten Web 2.0 findet die Situation bei der KBA so gut wie keinen Widerhall.

Auch wenn es den „Betroffenen“ wahrscheinlich kaum was nutzten mag, – als letzten Hoffnungsschimmer die Biermann’sche Version von Trotz alledem. Die Mauer ist ja dann auch irgendwann gefallen, vor 20 Jahren am 9. November 1989.

Quellen:

Die Rheinpfalz – Südwestdeutsche Zeitung Donnerstag 29. Oktober 2009:  Pfalz – Kompakt – Tausende gegen Entlassungen.

Die Rheinpfalz – Frankenthaler Zeitung 29. Oktober 2009: 1500 protestieren gegen Enlassungen.

Christophe Neff, Grünstadt le 31.10.2009

La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009)

De retour à Grünstadt, de retour dans les brumes rhénanes, les premières gelées blanches- c’est déjà  le  « Spätherbst » avec ses lumières d’hiver qui débute.  Aujourd’hui dimanche, le soleil a enfin assez de force pour percer la couche épaisse de brouillard. L’Allemagne a depuis quelques heures un nouveau gouvernement, – et j’étais particulièrement surpris de voir Dirk Niebel promu ministre fédéral de la Coopération économique et du Développement. Surpris comme beaucoup d’autres allemands aussi, car Dirk Niebel est surtout  considéré  comme un  spécialiste du marché du travail (Arbeitsmarkt), – mais certainement pas comme un  spécialiste du développement. Dirk Niebel et moi – nous avons passé quelques mois ensembles à  Calw, chez les Fallschirmjäger, les paras allemands, – en été 1985, nous passions ensemble le « Unteroffizierlehrgang Teil I » -il y a  maintenant 24 ans. (Nous somme tous les deux officiers de réserve de la Bundeswehr de nos jours, – Dirk Niebel d‘ après Wikipedia.de comme Capitaine (Hauptmann d.R.) et moi Commandant (Major d. R.).

On devrait peut-être lui rappeler que la FDP était le parti qui militait pour l’annulation de l’aide au développement pour la Chine (voir aussi mon billet Quelques réflexions sur l’invité d’honneur de la Buchmesse 2009 à Frankfurt). Mais peut-être ce vœu pieux de la période électorale est-il déjà oublié ?  On devrait peut être lui le rappeler ? Autrement presque pas de surprise, sauf de voir Karl-Theodor zu Guttenberg au ministère de la défense et peut etre d‘ apprende que Günther Oettinger l’actuelle ministre-président du Land de Bade-Wurtemberg a été désigné par le gouvernement allemand pour le prochain commissaire européen de nationalité allemande.

L’Allemagne a donc repris son souffle politique – nous avons un nouveau gouvernement –  et une opposition jusqu’à présent presqu‘ invisible.

le-vieux-panneau-oct-2009.1256478474.jpgPhoto 1: Le vieux panneau d‘ un autre temps – en direction de la gare de Leucate la Franqui.  (Photo C.Neff Canon Powershot A720IS 15.10.2009)

Mais je voulais écrire sur la gare de Leucate – La Franqui . En fait Leucate possède une petite gare de campagne. Je la connais depuis au moins 40 ans – le temps où la ligne Narbonne-Port Pou était encore un des derniers refuges de la traction à vapeur en France, –  la ligne où les belles américaines, les 141 R tiraient de longs convois de trains de marchandise jusqu’en 1973. Et donc depuis ma plus jeune enfance ,je suis devenu un « trainspotter » – et depuis que je fais de la photo – j’ai eu mon premier appareil de photo en 1974- je fais des images des paysages de train. Malheureusement j’ai eu mon premier appareil de photo après la disparation des 141 R sur la ligne Narbonne – Port Bou. Mais régulièrement, depuis mon enfance, j’ai fait des  photos de trains à la Gare de Leucate-La Franqui.  Notons que je ne suis pas le seul, car la ligne Narbonne-Port Bou traversant mer & étangs entre Narbonne, Port La Nouvelle, Leucate et Salses est un spot assez renommé pour les trainspotters  européens.  Sur la commune de Leucate c’est surtout le petit pont sur l’étang de Lapalme , sur l’ancien grau de la Franqui qui reliait  la mer ouverte avec l’étang de Lapalme, qui est un site apprécié par les trainsspotters.  Mais comme j’ai quelques souvenirs personnels, je préfère faire du trainspotting à la petite gare de Leucate.  En plus, on peut y  faire des observations intéressantes. La crise économique est aussi perceptible pour le trainspotter – là où il y  a quelques années on pouvait encore voir toutes les 20 à 30 minutes un train de marchandise – on en voit peut être un toutes les deux heures. La maigre fréquentation de la ligne  Narbonne – Port Bou par des trains de marchandise est peut être donc  une retombée de la crise – ou peut être la Sncf, le rail a tout simplement perdu tout son  trafic vers la route, vue l’armada des camions sur l’A 9.  Deuxième observation – le voyageur arrivant à la gare de Leucate – la Franqui hors saison n’ayant pas la chance d’être récupéré  par un proche, a surtout besoin de temps et de patience, car il n’y a ni bus, ni taxis pour le voyageur désirant se rendre à la Franqui, Leucate-Village, Port Leucate, etc.  C’est pour ainsi dire le désert.  On pourrait peut être – comme je L’avais déjà écrit en 1998 (Neff 1998)  revitaliser l’idée d’un chemin de fer reliant la Gare de Leucate-La  Franqui à Port Leucate.  Car aujourd’hui‘ hui – comme je l’aie perçu  la semaine dernière pendant mes sessions de trainspotting, – le voyageur malchanceux arrivant à la gare de Leucate, doit prendre son mal en patience en espérant qu’un taxi finisse par  arriver ou prendre ses bagages en main et faire le trajet à pied.

mit-22-minuten-verspatung-fahrt-der-ter-nach-perpignan-weiter-17102009.1256479011.jpgSamedi 17.10 vers 16.59 ; le TER de 16.37 assure par une rame AGC partant pour Perpignan – avec 22 minutes de retard. (Photo C.Neff Canon Powershot A720IS 17.10.2009)

tgv-durchbraust-leucate-la-franqui-17102009.1256479461.jpgSamedi 17.10 vers 16.52; un TGV traversant la Gare de Leucate – La Franqui en filant vers Perpignan. (Photo C.Neff Canon Powershot A720IS 17.10.2009)

Sources :

Neff, C. (1998): Kulturlandschaftswandel, Fremdenverkehr und Biodiversität auf der Halbinsel Leucate (Dept. Aude/ Frankreich). In: Fremdenverkehrsgebiete des Mittelmeerraumes im Umbruch. Beiträge der Tagung des Arbeitskreises „Geographische Mittelmeerländer- Forschung“ vom 11.-13. Oktober 1996 in Regensburg. Regensburger Geographische Schriften, H. 27, 99-135, Regensburg. (ISBN 3-88 246-193-4)

Christophe Neff, Grünstadt le 25.10.2009

Quelques réflexions sur l’invité d’honneur de la Buchmesse 2009 à Frankfurt

La Chine est l‘ invité d‘ honneur à la „Buchmesse de Frankfurt  » – Kunstoff Thierry sur la Toile – l’a précisé récemment « Frankfurter Buchmesse : China als Gast » pour la blogosphère francophone.  Et il a  naturellement raison en écrivant « J’espère qu’il ne viendra à personne l’idée de boycotter la littérature de Mainland China. ». Tout à fait d‘ accord. La Buchmesse 2009 a eu au moins le mérite  de mettre la lumière sur la situation peu enviable des droits de l‘ homme en Chine, surtout des écrivains non conformes au régime à  Pékin, comme par exemple l‘ article de Iris Radisch  sur « Yan Lianke », dans le dernier supplément littérature de la Zeit (déjà cité dans ce blog ) – Yan Lianke qui est personna non grata sur la Frankfurter Buchmesse surtout à cause de son roman « Rêve du village des Ding ». Persona non grata à cause de l’intervention du régime de Pékin auprès de la Buchmesse. Notons aussi l’initiative du Spiegelonline de consacrer une page spéciale aux écrivains chinois persécutés par Pékin sous le titre « Verfolgte chinesische Schriftsteller: Zehn Jahre Haft für eine Fabel » (écrivains chinois persécutés – dix ans pour une fable)».  Non, ne boycottons pas la littérature chinoise, au contraire, lisons les œuvres des écrivains chinois opprimés, car c‘ est peut- être la seule chose qui puisse les aider.

Mais en ce qui concerne la Chine, – le lecteur francophone devrait savoir aussi que l‘ Allemagne paie à la Chine de l‘ Entwicklungshilfe  (aide au développement), depuis 2004 plus de 500 Milliions d‘ Euro.  Notons que j’en suis sûr, une majorité d’allemands  l’ignorent.

500 Millions de trop ! – et là je suis d‘ accord aussi bien avec la FDP qu’avec le Spiegel « Entwicklungshilfe für China kappen »  – l‘ Allemagne doit impérativement cesser de payer de l‘ aide au développement à la Chine. 500 Millions d‘ Euros pour un gouvernement qui  ne voit  aucun inconvénient à négocier avec la junte guinéenne (Le Monde Mardi 13 octobre 2009 : La Chine négocie avec la junte guinéenne ,voir Pékin tend la main à la junte de Courrier international) – la on se demande vraiment « qui pleure les morts de Conakry »  .

Dans ce contexte, j’aimerais aussi noter que le livre « la Chinafrique » (Michel & Beuret 2009) vient de sortir en livre de poche, – une édition  livre de poche actualisée et augmentée – (2 chapitres de plus). Certainement une lecture intéressante pour tout  lecteur n’ayant  pas encore « enterré  l’Afrique  »,  un livre qui mériterait une traduction en allemand. Vu que la Chine est l’invité d’honneur à la Buchmesse, – la foire du livre la plus importante du monde (d‘ après les organisateurs) ,on aurait bien pu lancer une traduction  allemande de la « Chinafrique » pour la Buchmesse.  Il existe déjà une traduction du livre en anglais : «  China Safari: On the Trail of Beijing’s Expansion in Africa. » . Mais à ma connaissance,  il n’y a toujours pas de traduction allemande.  Une occasion manquée pour la « Buchmesse 2009  ».

Sources :

Michel, Serge; Beuret, Michel, Woods, Paolo (2009): La Chinafrique. Pékin à la conquête du continent noir. Nouvelle édition augmentée. Editons Grasset & Fasquelle. ISBN 978-2-01-279479-5

Michel, Serge; Beuret, Michel, Woods, Paolo (2009): China Safari: On the Trail of Beijing’s Expansion in Africa. Nation Books. ISBN 978-1568584263.

Radisch, Iris (2009): Chinesen weinen viel – Yan Lianke. In Zeit-Literatur, – Wozu verführt uns China, p. 35.

Christophe Neff, Port Leucate le 16.10.2009

Soleil, mer et tramontane – Port Leucate 14.10.2009

Laissant les brumes rhénanes, les premières neiges allemandes  derrière moi, j’ai  débarqué hier dans les Corbières maritimes à Port Leucate pour quelques jours de vacances, quelques jours de repos, pour retrouver mer, soleil et tramontane. Soleil et tramontane sont bien là, – la tramontane souffle avec une telle force, qu’il est  même très difficile de trouver une place à l‘ abri du vent.  Mais sans tramontane pas de ciel limpide, pas de soleil, pas de lumière.  Le jour de mon accident, la première  nuit à la Berufsgenossenschaftliche Unfallklinik Ludwigshafen je craignais de ne plus jamais pouvoir accéder à la méditerranée par mes propres jambes, de la toucher, de la sentir – d’écouter le chant des cigales. Tout cela maintenant semble être le souvenir d’un mauvais rêve, j’ai repris le travail début septembre, ,et maintenant je suis ici pour quelques jours de repos et de soleil sur la côte méditerranéenne dans l’appartement familial de vacances de la famillenounouneff. Dans mes bagages, un appareil de photo numérique – un canon Powershot – et une vieux reflex Olympus classique, une OM-4 avec une pellicule Kodachrome C-64, j’ai encore pu acheter quelques pellicules C- 64 avant que ce regard photographique ne disparaisse pour  toujours.  Et dans mes bagages quatre livres comme lecture de vacances (Stephen Smith – Négrologie – pourquoi l’Afrique meurt ;   Stefan Kornelius – der unerklärte Krieg, Deutschlands Selbstbetrug in Afghanistan ; Alain Finkielkraut – un cœur intelligent ; Johannes Balve – Wie wird man exzellent ? Deutsche Universitäten im Spitzenrausch  ) – le dernier Supplément littérature de la Zeit – « Zeit-Literatur – Wozu verführt uns China ? ».  C’est tout.  Les hurlements de la tramontane dans l‘ oreille, j’écris ces quelques lignes – que je placerai comme écrites ici à Leucate , en tant que dépêches de Leucate, – en analogie aux dépêches de Grünstadt. Autrefois, quand j‘ étais plus jeune, et que  ma grand mère habitait encore à Aubord  dans le Gard, entre Vistrenque et Costière, dans le Gard pour me ressourcer – longue balades à pied à travers les vignes et les forêts de pins parasols des Costières, assez souvent je prenais le train depuis Générac pour le Grau du Roi, pour  accéder aux plages et à la mer. Le nouveau «  Rail Passion »consacre un article intéressant à cette ligne  de chemins de fer «  Etude de ligne – De Nîmes au Grau – du-Roi, une antenne à vocation balnéaire » longeant Costières et Petite Camargue, qui est un peu tombée en oubli  mais qui heureusement fonctionne encore .

Finissons ce billet, la première dépêche de Leucate, avec une  vue en arrière vers mon dernier billet intitulé « Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule », – la géographie à Mannheim, vu qu’elle  n’y existe plus, semble avoir beaucoup d’amis, à en concure de  la fréquentation de l’article.  En plus, je découvre sur mon wordpress dashboard que pas mal de lecteurs provenaient du billet « Les prix d’excellence de la planète universitaire » de la république des livres. Donc il y aurait dans le cercle des lecteurs de la république de livres une partie assez considérable de lecteurs avec de forts liens envers la langue de Goethe. Au moins plus de lecteurs « germanophones » que Berlin en parle, vu  les commentaires qu’on trouve dans son dernier billet « Deutsch-Französisches Brot ».

Mais il me semble clair que la vie littéraire allemande pour  « la république des livres » n’est pas un « Fremdwort » – (un mot étranger), – le billet du 12.10.2009 est intitulé « Minetti vous attend ».  Donc je finis ce billet avec un message pour les lecteurs germanophones de «  la république de livres » hier il y avait une émission de radio sur SWR2 intitulée « Mehrfach heimatlos – Herta Müller und die rumäniendeutsche Literatur » (Serie SWR2 Forum). L’émission est chargeable comme download ou comme Podcast. L’émission est à conseiller à tout lecteur germanophone intéressé  par la « Rumäniendeutsche Literatur » et par « Herta Müller ».  Avant de finir cette première dépêche de Leucate, notons que l‘ affaire du petit prince  est bien arrivée en Allemagne – et Spiegelonline vient de lui consacrer un article savoureux  „Prinz Jean“ – Frankreich spottet über Blitzkarriere von Sarkozy junior“ – et un forum « Bonapartismus in Frankreich »  – tout  cela est naturellement à lire avec modération !

Avec ce message je finis mon billet – pour à nouveau profiter de mer, soleil et tramontane. Lire le Monde en version papier, lire mes lectures de vacances, faire quelques photographies des paysages et me ressourcer  pour le semestre prochain, la Vorlesungszeit du Wintersemester 2009/10 qui commence pour moi avec un cours magistral  de géobotanique le mercredi 21 Octobre.

strandvegetation-port-leucate-echinophora-spinosa-12102009.1255501701.jpgPhoto 1. : Végétation dunaire à Port Leucate avec Panais porte-épines (Echinophora spinosa) (C.Neff Canon Powershot A720IS 12.10.2009)

tramontanlinse-im-abendlicht-uber-port-leucate-12102009.1255501854.jpgPhoto 2 : Reflets de coucher de soleil du ciel au-dessus de Port Leucate balayé par la Tramontane (C.Neff Canon Powershot A720IS 12.10.2009).

Sources citées :

Collardey, B. (2009) : Étude de ligne. De Nîmes au Grau-du-Roi, une antenne à vocation balnéaire. In : Rail Passion, N. 144, Octobre 2009, p. 46 – 51.

Christophe Neff, Port Leucate le 14.10.2009

Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule

Buchdeckel das Fach Geographie an der Mannheimer HochschuleDas Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule 1907 bis 2006 – Eine Dokumentation von Christoph Jentsch“ so heißt ein kleines Büchlein welches von Christoph Jentsch, emeritierter Ordinarius für Anthropogeographie der Universität Mannheim, verfasst wurde. Die Schrift wurde am Freitag den 9.10.2009 im Gasthaus am Fluss „Rheinterrassen“ in Mannheim in einer kleinen Gedenk und Feierstunde der Fachöffentlichkeit übergeben. Zahlreiche „Ehemalige“ des  Geographischen Institut der Universität Mannheim, seien es  nun – ehemalige Lehrende, Forschende, Studierende, Verwaltungspersonal etc. waren anwesend – als Christoph Jentsch das Buch mit einer kleinen Rede der „Fachöffentlichkeit“ präsentierte.  Bei der kleinen Feier, wurde vor allem der an der Universität „erloschenen Geographie“ als eigenständiges Fach, gedacht.  Weiterhin wurde auch nochmals die Lebensleistung der inzwischen verstorbenen Emerita Gudrun Höhl, die immerhin einer der ersten Ordinaria der Universität Mannheim  und der jungen Bundesrepublik war, gedacht. Sie war eine außerordentlich starke Persönlichkeit und hat entsprechend nachhaltig das Fach Geographie an der Universität Mannheim geprägt.

Ich habe das Buch bisher aus Zeitgründen noch nicht im Detail gelesen, – nur durchgeblättert, – ich wollte auch nur mit diesem Blogeintrag, auf dieses aus meiner Sicht wichtige  und gelungene Buch hinweisen. Beim ersten Durchblättern fiel mir auf, dass es Christoph Jentsch gelungen ist, eine doch sehr umfassende historische Dokumentation von fast 100 Jahren Geographie in Mannheim, zu schreiben. Nur das Publikationsverzeichnis meines akademischen Lehrers Peter Frankenberg ist etwas mager ausgefallen, aber da muss ich ein „Mea culpa“ eingestehen.  Ich habe trotz mehrfacher Anfragen von Herrn Jentsch nicht reagiert, als dieser mich um die Ergänzung der „Frankenbergschen Publikationen“ bat, aber ich war zu Anfangs meiner Karlsruher Zeit auf meiner neuen Stelle als akademischer Rat, so sehr vom „Tagesgeschäft“ überwältigt, dass ich nicht dazu kam, Herrn Jentsch zu antworten. Ansonsten aber ist das Buch eine sehr detaillierte Dokumentation der fast hundertjährigen Geschichte des Faches Geographie in Mannheim.  Eine ausführliche Besprechung des Buches wird in diesem Blog bestimmt irgendwann folgen. Herausheben möchte ich vorab schon das immerhin mit 2 Seiten (Seiten 62-63) gewürdigte „Schwarzwaldprojekt“, – ein interdisziplinäres von beiden Lehrstühlen (Jentsch/Frankenberg) getragenes „landschaftsökologisches Forschungsprojekt“ , welches den Einsatz von kontrollierten Feuern zur Erhaltung von Besenginsterweidfeldern beinhaltet, – und welches mir erlaubte mich sowohl auf nationaler als auch auf internationaler Ebene als anerkannter Feuerökologe zu etablieren, – und mir wohl damit auch den Weg auf eine Dauerstelle an der Universität Karlsruhe öffnete, denn dort gehört die Feuerökologische Forschung ja zu einer meiner primären Dienstaufgaben.  Die Ergebnisse des Schwarzwaldprojektes wurden übrigens in einem Heft der Mannheimer Materialien (Scheid et al. 2004) veröffentlicht. Das sogenannte Schwarzwaldprojekt, welches mit richtigem Titel übrigens „Ökologische und ökonomische Bewertung von Flächenextensivierungen im mittleren Schwarzwald „ hieß, war und ist, immer noch einer der wenigen landschaftsökologisch-geographischen Forschungsprojekte, welches sich mit dem „Kulturlandschaftswandel“ im mittleren Schwarzwald und der Raumschaft Schramberg befasst. Davor war nicht viel, und seither ist meines Wissens auch kaum in diesem Bereich geforscht worden. Neuere Publikationen sind mir jedenfalls dazu nicht bekannt.

Meinen Bloghinweis auf die von Christoph Jentsch verfasste „Mannheimer Geographie Geschichte“ möchte  ich mit dem Hinweis auf das vom Verfasser geschriebene Vorwort beschließen. Wir lesen da:“Als im Sommersemester 2002 die Empfehlung  der Hochschulstrukturkommission von Baden – Württemberg , das Fach Geographie an der Universität Mannheim zu schließen, entstand der Gedanke, das damals schon fast 100 Jahre dauernde Wirken der Fachvertreter für Geographie, der Lehrenden und der Studierenden, in einer Dokumentation festzuhalten, um Forschung und Lehre von mehreren Hochschullehrergenerationen  nicht unreflektiert in Vergessenheit geraten zu lassen“. (Jentsch 2009). Ich denke, dass Christoph Jentsch dieses selbstgesteckte Ziel, voll erreicht hat. Auch wenn ich das Buch bisher nur mehr oder weniger intensiv durchgeblättert habe, – glaube ich, dass diese Dokumentation der Fachgeschichte der Geographie an der „Mannheimer Hochschule“ – und ich glaube, dass Jentsch den Titel durchaus programmatisch gewählt hat, eine wichtiges und lesenswerte Buch ist – zumindest für diejenigen die sich auch mit Fachgeschichte und Universitätsgeschichte befassen.

Programmatisch ist der von Jentsch gewählte Titel „Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule“ insofern, als man sich schon fragen kann, inwiefern die heutige Universität Mannheim überhaupt noch dem Ruf einer „Volluniversität“ gerecht wird?  Man sollte sich ja auch in Erinnerung rufen, dass die Geographie, wie viele andere kleine Fächer auch, wie z.B. das Portugiesisch oder auch die Altphilologie, geopfert wurde, um die freiwerdenden Ressourcen (sprich Haushaltsmittel) für eine verstärkte Profilbildung der Fächer BWL/VWL zu nutzen. Wie der Zufall so will, habe ich als regelmäßiger Leser der Bücherrepublik von Pierre Assouline, heute dort folgenden Artikel „Les prix d’excellence de la planète universitaire“ (= der Exzellenzpreis des Planeten Universität) entdeckt. Auch wenn ich von solchen Rankings nicht viel halte, und es auch klar zu sein scheint, dass man unter „Arts and Humanities“ für die Universität Mannheim erst gar nicht zu suchen braucht, unter „Top 200 world universities“ ja wohl auch nicht, aber warum findet man denn die Universität Mannheim nicht unter „Social Science“ , fragt man sich da ! Da hat man „erfolgreich“ die kleinen Fächer platt gemacht, die Profilbildung vorangetrieben, – aber den Sprung zur sogenannten Elite schafft man dann doch nicht. Bemerkenswert ist bei der Statistik „Social Science“ der Times Higher Education , dass die einzige deutsche Universität die dort brilliert, ausgerechnet eine Volluniversität ist, nämlich die FU Berlin.  Soweit genügend Französischkenntnisse vorhanden sind, kann ich jedem Leser übrigens nur empfehlen, die Komentare zur „Les prix d’excellence de la planète universitaire“ zu lesen, dort ist eine interessante Diskussion im Gange, die es sich auf jeden Fall zu lesen lohnt, soweit man sich für die Fortentwicklung des „universitären Geistes“ interessiert.

Abschließend Sie noch eine Frage erlaubt? Weshalb konnte diese gute und wichtige Dokumentation nicht in den Mannheimer Geographischen Arbeiten erscheinen? Wie ich auf der Homepage dem in Mannheim verbliebenen Lehrstuhl für Wirtschaftsgeographie sehen konnte existieren die Mannheimer Geographischen Arbeiten ja noch. Der letzte dort gedruckte Band hatte den Titel „Stechmückenkontrolle am Oberrhein“, das war die Dissertationschrift von Hans von Hirsch, die 2005 erschien. Warum war es nicht möglich, die Dokumentation zur Fachgeschichte der Geographie in Mannheim, in den Mannheimer Geographischen Arbeiten erscheinen zu lassen. Dort hätte Sie hingehört, und deshalb erlaube ich mir auch die bohrende Frage!!!

Ich möchte es nochmals abschließend zusammenfassen – die von Christoph Jentsch verfasste Geschichte des Faches Geographie an der „Mannheimer Hochschule“ ist ein lesens – und empfehlenswertes Buch für alle die für die Disziplingeschichte des Faches Geographie interessieren. Darüber hinaus ist das Buch für alle die jemals mit dem Geographischen Institut der Universität Mannheim in Berührung kamen -, sei es als Studierende, Lehrende, Forschende, Arbeitende, – ein Stück persönlicher Zeitgeschichte, – die durch das Werk von Christoph Jentsch als gedruckte Erinnerung dem Vergessen entgegenwirkt.

In diesem Sinne möchte ich hier auch ganz öffentlich auf meinem Paysages – Blog Herrn Professor Jentsch für seine Mühen, für sein sehr gelungenes Werk danken.

Nein Herr Professor Jentsch „die Mannheimer Geographie, das Wirken der geographischen Hochschullehrer in Mannheim wird nicht unreflektiert in Vergessenheit geraten“ – dazu haben Sie auch wesentlich mit ihrer Dokumentation beigetragen.

Danke schön, Merci beaucoup!

Christophe Neff

Zitierte Literatur:

Jentsch, C. (2009): Das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule 1907 bis 2006. Eine Dokumentation von Christoph Jentsch.  Selbstverlag Frankenthal.

Scheid, A., Neff, C., Jentsch, C., (2004) (Eds): Flächenextensivierung im Mittleren Schwarzwald. Ergebnisse und Diskussion der in der Raumschaft Schramberg durchgeführten geographischen und landschafts – feuerökologischen Untersuchungen. Materialien zur Geographie, B. 34, Mannheim. (ISBN 3-923750-92-7).

Von Hirsch, Hans (2005): Stechmückenkontrolle am Oberrhein – eine kosten – und nutzenanalytische Bewertung unter Berücksichtigung regionalökonomischer Auswirkungen – 225 S., 7 Abb., 30 Tab., Anhang. ISBN 3-923750-96-X.

Christophe Neff, Grünstadt le 11.10.2009

P.S: Meine ganz persönlichen Erinnerung an meine Studien und Assistentenzeit in Mannheim habe ich in diesem Blog in den Beiträgen „Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musikbegleitung nach Mannheim“ sowie „Nachtrag zum Mannemer Dreck – Mannheims Bücherwelten (21.7.2009)“ festgehalten.

Livres de l’automne– la sélection de la Rheinpfalz (Bücher des Herbstes)

Le Samedi 10.10.2009 la Rheinpfalz vient de sortir un supplément « Bücher des Herbstes » (livres de l’automne).  Ce supplément apporte quelques compléments d‘ information à mon dernier billet – Le monde de l’édition & libraires allemands surpris par le Nobel pour Herta  et pourrait donc aussi un peu enrichir les commentaires du billet Le Nobel de littérature à Müller, Orthofer et Ladbrokes de la république des livres.  Les commentaires sur le blog de Pierre Assouline sont toujours intéressants à lire, et nous apprenons ainsi que  Kunststoff Thierry fut un des  rares dans « le deutsche Sprachraum » (la sphère de la langue allemande) de pouvoir encore acheter un livre de Herta Müller. Il eut  la chance de trouver  un des derniers exemplaires de la « Atemschaukel » encore en vente dans le deutsche Sprachraum – et il nous en parle déjà dans son blog sous le titre de « Herta Müller: Ausverkauft! „Atemschaukel“ ihr letztes Buch, die einzige Arbeit die man kaufen kann „.

Revenons au « Bücher des Herbstes » de la Rheinpfalz. Sorti le 10.10, donc deux jours après la proclamation du Nobel de littérature 2009 – sur les cinq pages du supplément ,on n‘ y trouve pas un mot sur l‘ œuvre littéraire de Herta Müller. Ceci montre très bien à quel point l’Allemagne littéraire fut surprise par le Nobel pour Herta Müller. Par contre une vraie surprise – sur la deuxième page de ce supplément une très bonne critique du prix Goncourt 2008 de Atiq Rahimis « Syngué sabour. Pierre de patience » qui vient d’être traduit en allemand «Starke Worte – Atiq Rahimis aufrüttelnder Roman Stein der Geduld ».  Le livre de Rahimi semble être très bien accueilli par la critique littéraire allemande car nous trouvons aussi une critique très positive dans la Zeit sous le titre « Afghanistan unser aller Krieg ».  Revenons à la Rheinpfalz et son supplément – sûrement plus lue que la partie littéraire de la Zeit (au moins dans le Palatinat)- donc pour les « Bücher des Herbstes » en deux jours on semblait ne pas être capable d’écrire un mot sur le prix Nobel de littérature 2009. Etrange ? Peut -être la rédaction de la Rheinpfalz n’a-t-elle  tout simplement pas pu trouver de livres de Herta Müller, car actuellement il n’y en a  plus sur le marché du livre allemand.

Et quels livres sont donc recommandés par la rédaction de  la Rheinpfalz aux lecteurs du Palatinat ? Voici un petit listing des deux premières pages du « Bücher des Herbstes » de la Rheinpfalz.

Page 1 :

Kaluza, Stephan: Die (unsichtbare) Mauer. Dumont Verlag (Bildband)

Roberto, Bolano : « 2666 »; Roman aus dem Spanischen von Christian Hansen. Hanser Verlag München

David Foster Wallace:“Unendlicher Spaß“. Roman aus dem amerikanischen Englisch von Ulrich Blumenbach, Verlag Kiepenheuer & Witsch, Köln

Page 2:

Atiq Rahimi: „Stein der Geduld“. Roman aus dem Französischen von Liz Künzli. Ullstein, Berlin.

Petra Giloy-Hirtz und Ira Stehmann: „New York sleeps“. Prestel Verlag München.

Till Brigleb: „Die diskrete Scham“. Suhrkamp Frankfurt am Main.

Leonard Cohen: „Das Lieblingsspiel“; aus dem Englischen von Gregor Hens, Blumenbaar Verlag München.

Nick Cave: „Der Tod des Bunny Munro“;  aus dem Englischen von Stefanie Jacobs, Kiepenheuer und Witsch, Köln.

Ce petit listing nous montre bien ce qu‘ on lit réellement dans les confins du palatinat. Décidément le prix Nobel de littérature 2009 Herta Müller n’est pas encore arrivé dans « la tiefste Provinz »( la profonde province du Palatinat) – et cela pourra durer, car en ce moment en Allemagne, il n‘ y  a plus de livres de Herta Müller – les stocks des libraires, des grossistes sont vides – un phénomène vraiment extrêmement rare en Allemagne.

Sources :

Die Rheinpfalz, Bücher der Herbstes, Samstag 10 Oktober 2009

Christophe Neff, Grünstadt le 10.10.2009

Le monde de l’édition & libraires allemands surpris par le Nobel pour Herta Müller

Le prix  Nobel de littérature 2009  pour Herta Müller à complètement déboussole le monde de l‘ édition et des librairies allemandes. Les livres de Herta Müller sont devenus introuvables, même sur amazon.  Pour ce monde des lettres allemand, la décision du comité du Nobel était apparemment une vraie surprise.  Ceci à tel point que mes derniers billets allemands,  Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ? du 7.09.2009 -basé principalement sur le Nobel  à  Müller ? de la république des livres – et « der Nobelpreis geht an Herta Müller » ont  reçu une attention particulière – un veritable pic de lecteurs. Jamais depuis son existence le blog paysagen‘ a reçu autant de visites. Dans ces circonstances, on aimerait faire parvenir le message aux commentateurs de  Le Nobel de littérature à Müller, Orthofer et Ladbrokes dans la république des livres. L‘ Allemagne fut totalement surprise par le prix Nobel pour Müller, à tel point que les livres de Herta Müller sont devenus introuvables, aussi bien chez mon libraire, la librairie Frank à Grünstadt (Buchhandlung Frank ) que dans les librairies des grandes villes comme Mannheim, ou Stuttgart – et même comme je l‘ ai écrit déjà plus haut, également  chez amazon. Et les rééditions, sauf pour la « Atemschaukel », vont apparemment prendre du temps, on parle de semaines, de mois etc.

Tous ces gens qui maintenant se jettent  sur les livres de Herta Müller, – le mercredi 7.10.2009 ne connaissaient pas du tout la romancière Herta Müller, n’avaient jamais entendu parler d’elle. Et le grand guru des lettres allemands Marcel Reich – Ranicki semblait être tellement surpris  qu’il ne  voulait pas donner de commentaire « Nicht äußern zur Ehrung wollte sich übrigens Marcel Reich-Ranicki: „Ich will nicht über die Herta Müller reden.“ Dass Philip Roth den Preis wieder nicht bekommen hat, kommentierte der Literaturkritiker trocken: „Ich habe es seit vielen Jahren erlebt, dass er jedes Jahr den Preis nicht bekommt. Und ich habe damit gerechnet, dass diesmal eine Frau ihn bekommen wird.“  sur Herta Müller.

Et voici la traduction française

(traduction faite par E. Neff):

« Je ne veux pas parler de Herta Müller. »et Ranicki commente sèchement le fait que Philipp Roth n’ait encore pas, cette année, reçu  le Prix : « Je vis de nombreuses années où il ne reçoit toujours pas le Prix. Et cette année, je calculais que cette fois, ce serait une femme qui serait récompensée. »

Et pour finir, je viens de mettre the Literary Saloon dans mon blogroll.

Christophe Neff, Grünstadt le 10.10.2009

Le Nobel à Herta Müller ? Der Literaturnobelpreis für Herta Müller ?

Soweit man der Bücherrepublik von Pierre Assouline glauben mag, – „le Nobel  à Müller“ – hat Herta Müller wohl berichtigte Chancen den Nobelpreis für Literatur 2009 zu bekommen. Wobei sich die république des livres weitgehend auf den „the Literay Saloon“ und „Ladbroke “ bezieht.  Die Zeit hat heute nachmittag eine ähnliche Meldung abgesetzt.

Wie dem auch sei, – solchen Prognosen misstraue ich eigentlich immer, – wer hätte den letztes Jahr mit Jean-Marie Gustave Le Clézio gerechnet. Wobei für die deutschsprachige Literaturszene ein Nobelpreis für Herta Müller bestimmt eine Wohltat wäre. Da ich noch nie ein Buch von Herta Müller gelesen habe, wäre es wohl mal an der Zeit auch ein Buch von Herta Müller in die Hand zu nehmen und zu lesen. Vielleicht sollte ich es mit der „Atemschaukel“ versuchen.  Soweit man der Kritik von Michael Naumann glauben soll ist die Atemschaukel ein durchaus lesenswertes Buch  – es scheint Naumann regelrecht den Atem verschlagen haben.  Er schreibt „Wer die Bücher dieser Autorin liest, entdeckt etwas Altmodisches in der zeitgenössischen deutschsprachigen Literatur: Es gibt immer noch eine Dichtung, genauer, es gibt immer noch eine Form dichterischer Empörung, der es um so große Dinge wie Recht und Gerechtigkeit, um die Gefährdung von Menschenwürde und Freiheit geht. Herta Müller beherrscht diese Form. Sie stammt aus einem Land, aus dem diktatorischen Rumänien, das jene Tugenden mit Füßen trat, und sie kam in einem Land an, das mit dieser Katastrophe viel mehr zu tun hatte, als wir zu wissen glauben. Atemschaukel hat diesem Kritiker den Atem verschlagen.

Bei Iris Radisch dagegen wird das Buch regelrecht zerlegt. Radisch schreibt u.a. „Gulag-Romane lassen sich nicht aus zweiter Hand schreiben. Herta Müllers Buch ist parfümiert und kulissenhaft„.

Irgendwann, völlig unabhängig ob Herta Müller nun den „Nobelpreis“ für ihr literarisches Werk erhält oder nicht, irgendwann werde ich ein Buch von Müller in die Hand nehmen. Die Frage ist nur werde ich die nötige Zeit für die Lektüre finden. Werde ich den nötigen Platz in meinem Bücherregalen für ein paar Herta Müller Bücher finden ?

Hier könnte ein Kindle Abhilfe leisten, für den deutschsprachigen Büchermarkt ist der wohl ab Mitte Oktober (Termin der  Buchmesse)  zu haben, nur gibt es laut Spiegelonline Amzons E-Book Reader:  UMTS Kindle geht gratis ins Büchernetz „ noch gar keine deutschsprachigen Bücher für Kindle, nur die FAZ ist bisweilen auf deutsch lesbar. Ob es in Frankreich besser aussieht, das ist aus dem entsprechenden Le Monde Artikel „le lecteur de livres numérique d‘amazon disponible à la mi octobre “  auch nicht richtig ersichtlichDer elektronischer Reader, sei er nun von Amazon oder von Sony, erscheint zumindest für von Raumproblemen und fehlenden Regalmetern geplagten Lesern, und zu diesem „Leserstamm“ gehöre ich leider,  als eine ins Auge zu fassende Option, denn jeder Bücherkauf ist ja immer mit der lästigen Frage verbunden, – wohin nur mit dem erworbenen Buch ?

Jetzt aber gilt es erst mal abzuwarten, wer morgen tatsächlich den Nobelpreis für Literatur zuerkannt bekommt !

Christophe Neff, Grünstadt 7.10.2009

Les massacres de Conakry du 28.9.2009 introuvables sur Wikipedia.fr

Pourquoi – est ce qu’on ne trouve pas d‘ article sur les massacres de Conakry du 28.9.2009  sur Wikipedia.fr ? Pourquoi  ? Alors que Wikipedia.en nous en présente un sous le titre de 2009 Guinea protest (et même en pt et es il y a des articles) créé par l’utilisateur SpaceFligth89 le 28.9.2009 à 21.29. !

La réponse  se trouve peut- être dans un des mes derniers billets « Qui pleure les morts de Conakry » où j’écrivais « A part cela, l’opinion mondiale a depuis longtemps enterré la Guinée, comme une grande  partie de l’Afrique noire ». Opinion et medias français auraient-ils aussi comme le reste du monde enterré la Guinée ?

Christophe Neff, Grünstadt le 5.10.2009