L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010)

L‘ Allemagne est fatiguée de son hiver -relativement long et dur – pendant presque cinq semaines la plus grande partie de l’Allemagne a été recouverte d’un manteau de neige. Phénomène assez rare qui remonte à l’hiver 1978-79. Le DWD (Deutscher Wetterdienst = Météo national allemand) résume dans une info presse pour Janvier 2010 – „Ganz Deutschland unter  geschlossener Schneedecke„.

grunstadt-im-winter-3112010blog.1265444251.jpgLes premières neiges à Grünstadt sont apparues durant la nuit du 12-13.12.2009 et après quelques petites périodes de redoux, la neige est réellement réapparue fin décembre pour couvrir les vignes  et villages de l’Unterhaardt jusqu’à la nuit du 2 au 3 février.  Dans la Unterhaardt cela s’est plutôt bien passé – mais le reste de l’Allemagne, surtout le land de Mecklenburg-Vorpommern souffre énormément de cet hiver. Même ici en Rheinland-Pfalz on a dû fermer beaucoup d’écoles car dans beaucoup d’endroits le ramassage scolaire ne fonctionnait plus.

Est-ce que l’hiver actuel fut vraiment si exceptionnel ? Même si le phénomène que toute  l‘ Allemagne du nord au sud, de l‘ ouest à l‘ est soit couvert d‘ un manteau de neige -plus de  4 semaines – est assez rare, je ne crois pas que nous avons vécu en Allemagne un hiver exceptionnel.  Je crois plutôt que l’Allemagne a tout simplement pour diverses raisons oublié ce qui signifie un vrai hiver de moyenne  Europe (Mitteleuröpäischer Winter). Parfois on a même l’impression qu‘ une grande partie de la société a pris les divers scenarios de réchauffement climatiques pour les années 2020-2050, donc pour les décennies à venir , pour une réalité, et on a tout à fait oublié de se préparer pour de vrais  hivers. On pourrait peut être même dire «  hier war der Wunsch der Vater des Gedanken » on a pris ses désirs pour des réalités : on préférerait  vivre sans hiver, sauf naturellement pour la fameuse « weiße Weihnacht »( Noël sous son blanc manteau).

hanfpalmen-im-schnee-bad-durkheim-jan-2010-kopie.1265440779.jpgPersonnellement j’ai grandi dans un pays de neige, – et je suis vraiment perplexe de voir à quel  point l’Allemagne se laisse paralyser  par si peu de neige (voir ici les divers articles publiés par le SPON ; Kälte, Glätte, Schnee – Können wir Winter?;  Viel Eis, kein Salz Niedersachsen rät zum Verzicht aufs Autofahren;  Eisglatte Straßen – FDP fordert nationale Streusalzreserve ;  Luftbrücke – Bundeswehrhubschrauber versorgen Hiddensee mit Lebensmitteln ).  Durant mon enfance la Forêt Noire, la Raumschaft Schramberg fut un vrai pays de neige – des hivers qui duraient parfois de début décembre jusqu‘ en avril voire Mai , des masses impressionnantes de neige  telles que mon père , natif de Saulgau en Oberschwaben où les hivers sont beaucoup moins enneigés  qu’en forêt noire, nous a légué une impressionnante documentation photographique des paysages du Feurenmoos, du Fohrenbühl enneigé , tellement il était impressionné par la quantité de neige dans les  alentours de Schramberg .  A partir du début des années 1980 les chutes de neige devenaient de  plus en plus irrégulières ; un couvert de neige ininterrompu  de décembreà avril cela n’a plus existé,  je crois, depuis l’hiver 1985/86 .Dans ce pays de neige , on vivait avec la neige  (et on y vit encore) on se préparait, on prenait ses précautions. Le long des routes exposées  au vent on construisait en automne de longues grilles de congères car on savait bien que le vent peut rendre une route même avec un couvert neigeux assez mince impraticable en  une ou deux heures , ou même moins. Ce savoir apparemment a été oublie dans ¾ de l’Allemagne.

winterlandschaft-grunstadter-berg-3112010blog.1265444907.jpgMême ici à Grünstadt il y a eu des routes devenues impraticables par des congères – même si nous n’avons jamais eu plus de 20 cm de neige dans les environs de Grünstadt. A force de parler toujours de scénarios de changements climatiques, de réchauffement planétaire, j’ai bien l’impression qu‘ on a  tout simplement oublié la réalité d’un hiver banal. Il y a aussi des facteurs aggravants :durant les années 1969,70 et même encore dans les années 1980, une partie du trafic marchandises  était encore assurée par les chemins de fer en Allemagne – le trafic marchandise régional  aujourd’hui est exclusivement assuré  par la route en Allemagne (voir aussi St. Genis – Pouilly à bientôt) avec pour  effet que si un  seul camion se met en travers ,rien ne va plus ,et les routes sont coupées pendant des heures. Durant 4 semaines on pouvait dans les radios trafics entendre les litanies – wg. Querstehender LKW gesperrt – Route coupée à cause de camions en travers. C’est aussi une des conséquences d’une politique de transport « tout-camion » – un prix à payer durant un vrai hiver européen.

En ce qui concerne  les changements climatiques, on peut constater que la durée du couvert neigeux a certainement diminué durant les dernières deux décennies. Un  très bon exemple pour ce fait  est le « Weihnachtstauwetter ou Weihnachtsdepression » qui affecte une grande partie de la moyenne Europe. En moyenne 7 sur 10 hivers sont concernés par ce phénomène qui fait fondre une grande partie des neiges en  décembre – et ce phénomène et responsable que la weiße Weihnacht (noël dite blanche = paysage de noël couvert de neige) est un événement assez rare en Allemagne. La Forêt Noire connaissait naturellement aussi le phénomène du « Weihnachtstauwetter » mais avec une couverture moyenne de 50 – 100 cm de neige, les 30 à 40 centimètres qui fondait pendant le Weihnachtstauwetter n’avaient aucune conséquence pour les paysages hivernaux. De nos temps la couverture neigeuse de décembre n’atteint souvent même pas les  40 à 50 centimètres  et disparaît donc logiquement entre Noel et la St. Sylvestre. C’est  la un signe incontestable d’un changement climatique.

Mais tout ne semble pas lié aux changements climatiques. J’avais longtemps cru savoir que le téléski du Fohrenbühl a dû être fermé pour  cause de manque de neige dû aux changements climatiques durant les années 1990. Le Fohrenbühl qui  fut aussi l’endroit où je pris mes premiers cours de ski il y a plus 40 ans, et que j’ai déjà décrit brièvement dans la notice géo gastronomique « une forêt noire étoilée ».  Effectivement un des scenarios courants pour le tourisme d‘ hiver et les changements climatiques pour les deutsche Mittelgebirge prévoit que dans un proche futur  le couvert neigeux nécessaire pour le « tourisme de ski »  va faire défaut et mettre l‘ industrie du tourisme d‘ hiver en péril, – les « climatologues-scénaristes » ne partagent pas tous cet avis pessimiste (pour plus de matériel online , voir ; Folgen des Klimawandels für den Wintersport im Mittelgebirge; IfL Nationalatlas: Klimawandel ; Klimawandel und Wintersport in Mittelgebirgen ; Klimawandel im Schwarzwald und an der Nordsee) mais c’est en tous cas l‘ avis prédominant de la récherche climatologique appliquée en Allemagne. Donc jusqu‘ au 15 janvier 2010, je croyais que la fin du téléski du Fohrenbühl était due  aux conséquences des changements climatiques, au « global warming ».

verschneite-waldweide-bei-sommerecke-161.1265440014.jpgDu 15 au 17. Janvier je tenais mon séminaire annuel « Global Change » auquel la presse locale, en occurrence le Schwarzwälder Bote, consacra même un petit article « Wie wirkt sich der weltweite Klimawechsel im Schwarzwald aus? ». Pendant ce séminaire, j‘ ai appris par des sources locales – que la fermeture du téléski du Fohrenbühl  (Fohrenbühllift) n‘ avait rien à voir avec des problèmes d‘ enneigement  et  changements climatiques, mais est dû à des problèmes de bail entre les propriétaires du téléski et les propriétaires des pistes de ski – et que le lift (téléski) de Tennenbronn à quelques kilomètres de là et qui se situait à une altitude inferieure fonctionnait encore bel et bien. (Voire aussi les articles dans le Schwarzwälder Bote Tennenbronner Skilift in Betrieb & Der Schnee kann auch ein Vergnügen sein ? In Tennenbronn sind die Wintersportbedingungen optimal).  En regardant la carte des « certitude de neige » du IFL  (Schneesicherheit) se basant sur des données de 1980- 1999 ou voit que 60 – 80 jours de neige avec plus de 10 cm de couverture neigeuse y sont données pour la région entre Schramberg – St. Georgen. Donc assez de couverture neigeuse pour exploiter convenablement un téléski.  Naturellement exploiter un téléski dans un tel environnement n’est certainement pas une mine d’or – mais cela peut fonctionner. Donc des simples disputes ont sonné le glas du „Fohrenbühllift“ – pas  le réchauffement climatiques comme on aurait pu  le croire. On aurait tellement aimé raconter l’histoire de la fin du Fohrenbühllift – le téléski du Fohrenbühl une des premiers victimes du réchauffement planétaire  ….. mais hélas les réalités sont beaucoup moins spectaculaires.

Je ne sais pas si l‘ hiver en Allemagne va encore perdurer  et a quel point cet hiver particulièrement rigoureux et surtout particulièrement inattendu pour une grande partie de la société allemande va encore perturber la vie quotidienne  de beaucoup d’Allemands, même le monde a récemment consacré  une petit note à cet hiver particulier « La neige paralyse les transports dans le nord-est de l’Allemagne » , mais au moins dans la vallée du Rhin, le fameux Oberrheingraben, la neige a disparu et dans les espaces vert de l‘ université de Karlsruhe je viens de découvrir le jeudi  4.2.2010 les premiers  Hellébore d’hiver (Eranthis hyemalis ) ou en langue populaire les roses de noël, les fameux  Winterlinge en fleur. En plus les premières cigognes vient d’arriver en Palatinat (Die Rheinpfalz 6.2.2010) – le printemps s‘ s’annonce timidement l’Allemagne fatigué par cinq semaines de neige pourra enfin reprendre son souffle.

Photos :

1.) Grünstadt en hiver:  Photo © C.Neff 31.1.2010 (Canon Powershot A720IS)

2.) Le Grünstadter Berg en manteau d‘ hiver:  Photo © C.Neff 31.1.2010 (Canon Powershot A720IS)

2.)  Neige & Palmiers (Trachycarpus fortunei) à Bad Dürkheim : Photo © C.Neff 27.1.2010

3.) Paysage d’hiver entre Sommerecke & Fohrenbühl pris pendant le seminaire Global Change 15-17.1.2010 : Photo ©C. Banfield 16.1.2010

Source :

Die Rheinpfalz (6.2.2010) : Aus der Pfalz – Erste Störche in der Pfalz eingetroffen. Die Rheinpfalz, Sonntag 6. Februar 2010, Jahrgang 66, Nr. 31

Christophe Neff, Grünstadt le 6.2.2010

P.S. (6.2.2010 12:05): Et les Etats-Unis aussi redécouvre ses neiges et tempêtes d’hiver (East Coast Is Hit by ‘Potentially Epic Snowstorm ;  L’est des Etats-Unis pris dans une tempête de neige ; US-Ostküste ruft den Winternotstand aus)!

Shtil di nakht – Still die Nacht ist voller Sterne und der Frost er hat gebrennet

Shtil, di nacht iz oysgeshternt,

Un der frost – er hot gebrent –

so beginnt die erst die erste Strophe des Gedichtes „shtil di nakht “ von Hirsch Glik. Ein Gedicht welches uns vom jüdischen Widerstand gegen den Naziterror in poetischen Worten berichtet – vom Aufbäumen gegen die Vernichtung – von der Hoffnung auf Freiheit.  Als ich meinen letzten Beitrag  „Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever“ schrieb und ins Paysagesblog einstellte war ich mir gar nicht richtig bewusst, dass sich gerade an jenem Morgen die Befreiung von Auschwitz durch die rote Armee zum fünfundsechzigten mal jährte.  Das wurde mir eigentlich erst richtig klar als ich die Rheinpfalz von 27. Januar 2010 in der Hand hielt und auf der ersten Seite las „Stilles Gedenken am Gleis 17. Die Hände von Shimon Peres.  Israels Staatspräsident und Friedensnobelpreisträger gedachte gestern zusammen mit Bundespräsident Horst Köhler am „Mahnmal Gleis 17″ in Grunewald der ermordeten Juden. Grunewald war einer der Berliner Bahnhöfe, von denen aus während der Nazizeit zehntausende Berliner Juden in Konzentrations -und Vernichtungslager deportiert wurden. (Die Rheinpfalz 27.1.2010)“.

Aber im Grunde genommen kann es eigentlich kaum ein besseres Symbol, für das war in Auschwitz geschah, geben, als der Eisenbahnwagen voller Schuhe in Stuzkever Gedicht A Vogn Shikh – ein Wagen voller (Kinder) – Schuhe. Die Züge rollten aus ganz Europa mit Menschenfracht in die Vernichtungslager – und die Eisenbahnwagen rollten ins Reich zurück mit den Kleidern, Schuhen, Haaren, Gold und dem Schmuck  der Opfer  – und kein Bild gewordenes Wort beschreibt dies besser als die Strophe aus A Vogn Shik

Un s’klapn di optsasn:

Vuhin, vuhin, vuhin?

Fun alte vilner gasn

Me traybt undz keyn Berlin.

( mein Übersetzungsversuch des Gedichtes von Stuzkever ist in Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever zu finden).

Das „Paysagesblog“ hat nicht den Anspruch „Tagesaktuell“ zu sein, das kann ich aus Zeitgründen gar nicht leisten, – und ich will es auch nicht.  Dennoch erscheint es mir wichtig doch noch ein paar wenige Zeilen zur Befreiung von Auschwitz vor 65 Jahren zu schreiben. Besonders wichtig erscheint mir dabei die Tatsache, dass es immer weniger Überlebende dieser Menschheitskatastrophe geben wird, Überlebende die Zeugnis ablegen können und es an uns den Nachgeboren liegt die Erinnerung und die Lehren weiterzutragen  damit sich so etwas nicht mehr wiederhole. In diesem Sinne erscheinen mir die Worte von Samuel Pisar im Le Monde vom 29.01.2010 – « Comment je me suis libéré de l’enfer d’Auschwitz »  –  als besonders lesenswert : „Aujourd’hui, nous, les derniers survivants de la plus grande catastrophe jamais perpétrée par l’homme contre l’homme, disparaissons les uns après les autres. Bientôt, l’Histoire va se mettre à parler, au mieux, avec la voix impersonnelle des chercheurs et des romanciers. Au pire, avec celle des négationnistes, des falsificateurs et des démagogues qui prétendent que la Shoah est un „mythe“. Ce processus a déjà commencé. C’est pourquoi nous avons un devoir viscéral de partager avec nos prochains la mémoire de ce que nous avons vécu et appris dans la chair et dans l’âme. C’est pourquoi nous devons alerter nos enfants, Juifs et non-Juifs, que le fanatisme et la violence qui se répandent dans notre monde à nouveau enflammé, peuvent détruire leur univers comme ils ont jadis détruit le mien. »

« Heute, verschwinden von un,s den Überlebenden, der größten durch am Mensch durch den Mensch verursachten Katastrophe, von Tag zu Tag mehr. In Kürze, wird die Geschichte sprechen,  – im besten aller Fälle mit der unpersönlichen Stimme der Wissenschaft und der Schriftsteller. Im schlimmsten Fall, mit der Stimme der Negationisten, der Demagogen die behaupten, dass die Shoah nur ein „Mythos“ ist. Dieser Prozess hat schon begonnen. Deshalb haben wir die Pflicht die Bild unsere Erinnerung,  – das was sich in unser Fleisch und Seele als Erinnerung eingebrannt hat unseren Nächsten weiterzugeben. Deshalb müssen wir unserer Kinder, Juden und Nicht  Juden alarmieren wenn Fanatismus und Gewalt unsere Welt in Flammen legen, um ihre Welt zu vernichten, wie sie einst meine Welt vernichteten (Samuel Pisar Le Monde 29.01.2010 Übersetzung C.Neff 30.1.2010).

In diesem Sinne erscheinen mir auch die Reden von  Shimon Peres  und Feliks Tych in der Gedenkveranstaltung des Deutschen Bundestages für die Opfer des Nationalsozialismus am 27.1.2010 hielt für bemerkenswert.  Sie legten Zeugnisse ab,  für uns die Nachfolgenden. Im Sinne einer weiten Verbreitung dieser Reden, incl.  der Rede der Bundestagspräsidenten Norbert Lammert würde man sich wünschen, dass diese Reden in English und Französicher, ja in Hebräischer und jiddischer Übersetzung vorliegen (die Rede von Shimon Peres liegt auch in Englischer Übersetzung vor).

yadava-pfalz.1264925348.jpgDie Shoah erscheint uns manchmal wie ein schlechter Traum von einem fremden Ort aus einer fernen Zeit. Weit weg und vergessen. In der Stadt in der ich heute lebe, befand sich einst einer der größten jüdischen Gemeinden der Pfalz. Es gibt heute keine jüdische Gemeinde mehr in Grünstadt. Das pfälzische Landjudentum, die pfälzischen jüdischen Gemeinden, sind alle ausgelöscht worden – und die wenigen die das Glück hatten die Shoah zu überleben sind nicht mehr zurückgekehrt.

Mein kleiner Text endet mit dem Gedicht „Shtil, di nacht iz oysgeshternt“ von Hirsch Glik, dem jiddischen Poeten und Partisan, der das Glück hatte mit der Waffe in der Hand im Kampf gegen den Naziterrror zu fallen, der nicht wie die unzähligen wie Schlachtvieh zur Hinrichtungsstätte gebracht wurde. Hirsch Glik ist vor allem durch sein Gedicht „Zog Nit Keynmol “ (Sag niemals du gehst den letzten Weg) berühmt geworden.   Das Gedicht wurde von Dmitri Pokrass vertont – und wurde zum Symbol des bewaffneten jüdischen Widerstandes. Gedicht und Lied dem die englische und französische Wikipedia sogar einen eigenen Artikel widmen. Ich habe mich aber hier für  „Shtil, di nacht iz oysgeshternt“ das etwas weniger bekannt ist als“ Zog Nit Keynmol „, da es ich für etwas poetischer halte, entschieden. Ich kannte das Gedicht bis zum Mittwoch den 27.1. nicht. Ich es habe nach dem Einstellen meines letzten Blogbeitrag Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever auf den Diskussionsseiten des Beitrages Pour saluer Sutzkever in Pierre Assoulines Bücherrepublik gelesen, – dort wurde es am 26.1. um 21.37 von  montaigneàcheval eingestellt.  In New York und Paris wird noch jiddisch gesprochen.  New York ist zur Metropole des jiddischen Kultur weltweit geworden, Paris gilt heutzutage als das Zentrum des Jidischen in Europa. In Paris gibt es das Haus der jidischen Kultur – la maison de la culture yiddish  (wo auch immer wieder jiddische Intensivkurse angeboten werden, wie heuer an diesem Wochenende)- kein Wunder also, dass ich der ich in der Pfalz lebe, Shtil, di nacht iz oysgeshternt  auf den Diskussionseiten des francophonen Literaturbloges der republique des livres entdecken konnte. In der Pfalz ist das Jiddische seit fast über 70 Jahren verstummt.

Shtil, di nacht iz oysgeshternt,

Shtil, di nacht iz oysgeshternt,

Un der frost – er hot gebrent;

Tsi gedenkstu vi ich hob dich gelernt

Haltn a shpayer in di hent.

A moyd, a peltsl un a beret,

Un halt in hant fest a nagan,

A moyd mit a sametenem ponim

Hit op dem soynes karavan.

Getsilt, geshosn un getrofn

Hot ir kleyninker pistoyl,

An oto a fulinkn mit vofn

Farhaltn hot zi mit eyn koyl.

Fartog fun vald aroysgekrochn,

Mit shney-girlandn oyf di hor,

Gemutikt fun kleyninkn n’tsochn

Far undzer nayem, frayen dor.

(Eine deutsche Übersetzung bzw. Nachdichtung findet man u.a. hier.)

Abbildung: Die verlorenen Gemeinden der Pfalz. Gedenkstätte Yad Vashem. Umschlagseite 4  (beruhend auf einem Photo von Richarda Eich), des Buches „Jüdisches Leben in Grünstadt“ von Kya Schilling, Odilie Steiner und Elisabeth Weber, Grünstadt 2007. Selbstverlag der protestantischen Kirchengemeinde Grünstadt.

Christophe Neff, Grünstadt le 31.1.2010

P.S. 31.1.2010 17:30 Der oben zitierte Artikel  „Comment je me suis libéré de l’enfer d’Auschwitz“ von Samuel Pisar wurde auch in der New York Times veröffentlicht und zwar aufgesplittet in die Artikel  Out of Auschwitz und Liberation from Auschwitz.

Ein Wagen Schuhe – in Erinnerung an Abraham Stuzkever

Ich habe es vorgestern in Pierre Assouline’s Bücherrepublik gelesen – pour saluer SutzkeverAbraham Sutzkever der Partisan und jidische Lyriker aus Wilna ist am 19. Januar 2010 in Tel-Aviv verstorben. Damit verläßt uns der Begründer der „Di Goldene keyt„. Es verbleiben uns seine unzähligen Gedichte wie „Unter dayne vayse shtern“ (unter deinem weißen Sternen streck zu mir deine Hand) – und natürlich seine Wilnaer Zeitzeugnisse die erst vor kurzem vom Ammann Verlag Zürich in Deutscher Sprache herausgeben wurden. Leider wurde der Tod von Abraham Sutzkever im deutschen Sprachraum kaum zu Kenntnis genommen, außer der Hommage „der Lyriker als Zeitzeuge“ in der neuen Züricher Zeitung von Stefana Sabina und einem Nachruf in der FAZ konnte man bis jetzt nicht viel lesen. Verbleibt also der Verweis auf Passouline’s Nachruf – pour saluer Sutzkever in der Bücherrepublikoder auch der Nachruf von Joseph Berger in der New York Times.

Meine Hommage an Abraham Sutzkever ist meine persönliche Übersetzung eines seiner bekanntesten Gedichte – A Vogn Shikh – Ein Wagen Schuhe – eigentlich ein Eisenbahnwagen voller Kinderschuhe der von Wilna nach Berlin rollt. Damit wir die Kinder nicht vergessen die diese Schuhe einst in den Gassen von Wilna getragen hatten.

A Vogn Shikh

Di reder yogn, yogn,

Vos brengen zey mit zikh?

Zey brengen mir a vogn

Mit tsaplendike shikh.

Der vogn vi a khupe

In ovntikn glants;

Di shikh- a fule kupe

Vi mentshn in a tants.

A khasene, a yontev?

Tsi hot mikh ver farblendt?

Di shikh- azoyne nonte

Oyf s’nay ikh hob derkent.

Es klapn di optsasn:

Vuhin, vuhin, vuhin?

Fun alte vilner gasn

Me traybt undz keyn Berlin.

Ikh darf nit fregn vemes,

Nor s’tut in harts a ris:

Ah, zogt mir, shikh, dem emes,

Vu zenen zey di fis?

Dis fis fus yene tufle

Mit knephele vi toy

Und do -vi iz dos guf

Und dort vu iz di froy

In Kindershik in alle

Vos zeh ikh nit kayn Kind

Vos tut nit on di kale

Di shikhelekh atsind

Durkh kindershikh un shkrabes

Kh’derken mayn mames shikh!

Zi flegt zey bloyz oyf shabes

Aroyftsien oyf zikh.

Un s’klapn di optsasn:

Vuhin, vuhin, vuhin?

Fun alte vilner gasn

Me traybt undz keyn Berlin.

Ein Wagen Schuhe

Die Räder rollen, rollen

Was haben sie geladen

Sie bringen mir ein Wagen

voll Kinderschuhe baumelnd

Wie eine Sternschnuppe

leuchtet der Wagen im Abendglanz

Ein Berg voller Schuhe

Wie Menschen im Tanz

Eine Hochzeit, ein Feiertag ?

Was blendet mich?

Die Schuhe – wie neu

Erkannt hab ich sie alle

Es klappern die Achsen

Wohin, Wohin, Wohin?

Von den alten Wilnaer Gassen

Gefahren nach Berlin

Ich darf mich nicht fragen wessen Schuhe

da tut mir das Herz zerreißen

Aber sagt mir ehrlich ihr Schuhe

Wo sind denn die Füße?

Die Füße dieser Schuhe

mit Knöpfle wie Tau

wo ist der kleine Körper

und dort wo ist die Frau

All die Kinderschuhe

ich seh hier keine Kinder

und hier die Hochzeitschuhe

ohne Braut

Zwischen den Kinderschuhen ein Shkrabes

Erkenn ich meiner Mutters Schuh

sie pflegte ihn sorgsam

um ihn an Shabes zu tragen

es klappern und klappern die Achsen

Wohin, Wohin, Wohin ?

von alten Wilnaer Gassen

Gefahren nach Berlin

(Übersetzung aus dem jidischen Original A Vogn Shi Christophe Neff 26.01.2010)

P.S.:

Das Yiddische habe ich mir als Oberstufenschüler und Student selbst beigebracht – lange vor der Klezmermode die Deutschland Mitte der 1990 erfasste. Gelernt wg. der Schönheit und Poesie der Sprache – so wie man immer noch in den Gedichten von Sutzkever und ihren Vertonungen finden kann – wie zum Beispiel in „Unter dayne vayse shtern„.

Christophe Neff, Grünstadt le 27.1.2010

Das Biafrakind

Des Biafrakind  vom Schoren“ so nannte man mich als Kleinkind in der Kinderschule (so wurde in der Raumschaft Schramberg der Kindergarten genannt), in der Grundschule und auch in den ersten Klassen des Gymnasiums (obwohl ich da schon längst nicht mehr auf dem Schoren wohnte). Ich wurde so genannt, weil ich damals so dünn war – so schwindsüchtig dürr war, dass einige Erwachsene damals den Ausdruck „Biafrakind“ für richtig hielten.  Inzwischen sind fast schon vierzig Jahre vergangen und ich bin in ganz andere Gewichtskategorien aufgestiegen.

Biafrakinder wurden damals auch Kleinkinder genannt, die ihr Essen nicht aufessen wollte bzw. man drohte mit dem schlechten Gewissen – „denke an die armen Biafrakinder„.  Nur was ein Biafrakind war – das wusste von uns Kleinkinder Anfang der 1970 eigentlich niemand so genau. Eine Krankheit die man sich irgendwie auf der Straße aufschnappt – und von der man immer dünner wird und einen riesigen Hungerbauch bekommt? Natürlich hatten wir die „Biafrabilder“ gesehen – denn diese waren bis Mitte der 1970 Jahre durchaus präsent.  Bilder die ich wohl nie vergessen werde – aber erfahren und verstanden was eigentlich damals in Biafra geschah, das habe ich eigentlich erst viel später als Oberstufenschüler und später als Student.

Vor 40 Jahren am 12.01.1970 kapitulierte die Republik Biafra, – die letzten Kämpfe endeten am 15.01.1970 – die Republik Biafra, das Land der aufgehenden Sonne, wurde wieder in die Bundesrepublik Nigeria integriert. 

Der Biafrabürgerkrieg hat das Afrikabild in den westlichen Gesellschaften wie kaum ein anderer Konflitk nachhaltig geprägt. In Frankreich und im frankophonen Raum waren die Auswirkungen des Biafrakrieges bestimmt nachhaltiger und tiefgehender als bei uns in Deutschland, denn in Folge des Biafrabürgerkrieges wurde die Hilfsorganisation Médecins sans frontières (MSF ) die sogenannten French Doctors (oder auch Doctors without borders)   durch Bernard Kouchner und seine Mitstreiter gegründet. Aber auch bei uns Deutschland hat der Biafrakonflikt unser Afrikabild durchaus geprägt. Biafra ist aber heute hier zulande fast vergessen – wobei der Deutschlandfunk heute dem Untergang der Republik Biafra ein Kalenderblatt widmete – aber ansonsten wird man wohl annehmen müssen, dass kaum noch jemand weiß was sich hinter dem Begriff „Biafra, Biafrakind“ verbirgt. Dennoch nach über 40 Jahren sind die Biafrabilder immer noch aktuell – andere Jahre, andere Namen, andere Orte – Kivu, Darfur, Südsudan, Somalia, Ogaden, etc. – die Liste ließe sich noch weiter endlos fortführen – aber die Bilder sind eigentlich immer noch dieselben  – das Biafrakind ist zu einem zeitlosen Symbol des zerfallenden Afrika‘ s geworden.  Die ursprünglichen Bilder der Biafrakinder haben uns noch schockiert und zu einem regelrecht Aufschrei in der Weltöffentlichkeit geführt. Die Zeiten ändern sich; im Nordkivu gibt es nicht einmal Reporter (von Fernsehenteams ganz zu schweigen) die hinschauen. Nur MSF ist präsent, wie damals in Biafra, als alles anfing. Die Bilder sind die gleichen – nur sehen wir diese nicht mehr.  Die „Biafrakinder“ sind vierzig Jahre nach der Kapitulation der Republik Biafra nicht vom afrikanischen Kontinent verschwunden -ganz im Gegenteil diese sind noch immer allzu präsent – auch wenn wir diese nicht sehen – oder nicht mehr sehen wollen – oder nicht mehr sehen können !

Christophe Neff, Grünstadt le 12.1.2010

P.S. (13.1.2010 21:05): Unter dem Titel „Il y a quarante ans, le Biafra renonçait à l’indépendance “ veröffentlichte heute le Monde.fr ein kleines Bilderportfolio zu den wichtigsten Ereignissen des Biafrakrieges.

Adieu, mon cœur – Freya von Moltke (1911-2010)

Leb wohl, mein Herz, umarme die Söhnchen, grüße die Vielen, die von mir Grüße erwarten. Gott behüte Dich“  (Adieu,  mon cœur, embrasse les fils, salue ceux qui attendent  des salutations de ma part. Que dieu te protège trad. C.N) – ce sont les derniers mots qu‘ Helmuth James Graf von Moltke , fondateur du cercle de Kreisau (Kreisauer Kreis) adressa à son épouse  Freya.

Freya von Moltke, un des derniers témoins et acteurs de la résistance allemande est décédée le 1er  janvier 2010 à Norwich Vermont (USA).  Elle rejoint donc son époux James, assassiné par les Nazis le 23.1.1945 à Berlin. Freya von Moltke est presque inconnue dans le monde francophone, même la wikipedia francophone ne la mentionne pas (par contre on trouve un très bon article sur Freya von Moltke dans la wikipedia anglophone ). Même en Allemagne son décès est presque resté inaperçu : entre autres, le journal régional du palatinat la Rheinpfalz n’a pas mentionne son décès – c‘ est pourquoi je me suis mis à  écrire le billet Leb wohl mein Herz – Freya von Moltke geb. Deichmann (1911-2010) qui contient le faire-part officiel de décès que je me suis permis de copier de la Zeit.  Freya von Moltke donna son nom (Namensgeber) à la Freya von Moltke Stiftung (Fondation Freya von Moltke), fondation qui a pour objectif  de préserver le souvenir du Kreisauer Kreis, de l’Intégration européenne, et de la construction d’une amitié allemande-polonais (deutsch-polnische Freundschaft). Avec le décès de Freya von Moltke une figure historique de la résistance allemande contre la dictature sanguinaire  criminelle et dédaigneuse disparait –  un des  derniers témoins directs du Kreisauer Kreis prend ses adieux.

Sources citation Moltke = article Die Zeit du 21.4.2009 : Lebwohl mein Herz de Volker Ullrich

Christophe Neff, Grünstadt le 11.1.2010

Leb wohl mein Herz – Freya von Moltke geb. Deichmann (1911-2010)

Leb wohl, mein Herz, umarme die Söhnchen, grüße die Vielen, die von mir Grüße erwarten. Gott behüte Dich“  – das ist die letzte Nachricht die Helmuth James Graf von Moltke seiner Gattin Freya hat zukommen lassen. Ich hatte die Worte im April 2009 im Beitrag von Volker Ullrich „Leb wohl mein Herz“ die dieser zum Erscheinen des Buches „Im Land der Gottlosen„, den  Briefen und das Tagebuchaufzeichnungen  Helmuth James von Moltkes aus der Haft 1944, geschrieben hatte, gelesen. Die Todesnachricht über Freya von Moltke‘s Tod, habe ich fast durch Zufall mitbekommen, da ich weder in der hiesigen Regionalpresse (Rheinpfalz), noch im Spiegel, noch im SPON etwas darüber gelesen hatte. Vielleicht habe ich auch etwas übersehen.

Am Wochenende nehme ich mir meist die Zeit, die Zeit zu lesen, – und für wahrlich für die eingehende Lektüre der Zeit  braucht man vor allem Ruhe und Zeit. Dabei entdeckte ich beim Lesen des Artikels „Störsignale“ die Todesanzeigen für Freya von Moltke. Ein paar Seiten später am Ende des Feuilletons befindet sich dann in der gleichen Ausgabe der Zeit unter dem Titel „Die Unbeugsame„  eine ausführliche von Klaus Harpprecht verfasste Biographie von Freya von Moltke. Leider bietet die Zeit bisher in ihrer digitalen Ausgabe nur die von Klaus Appenzeller verfasste Kurzbiographie unter dem Titel „Eine Frau mit einem unbeugsamen Willen“ an.  Weiterhin sei hier noch auf den Nachruf  für Freya von Moltke’s verwiesen, welcher von Ludwig Mehlhorn  verfasst wurde. Eine biographische Notiz zu Freya von Moltke befindet sich auf der Internetpräsenz der Freya von Moltke Stiftung.

Mit dem Tod von Freya von Moltke verlässt uns eine der letzten lebenden Zeitzeugen und Akteure des deutschen Widerstandes gegen die Nazidiktatur.  Leise und fast ohne Widerhall.  Damit die Erinnerung an diese „Grande Dame“ der deutschen Geschichte auch in der elektronischen Medienwelt weiterlebt – erlaube ich mir hier die offizielle Todesanzeige aus der Printversion der Zeit wiederzugeben.

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Christophe Neff, Grünstadt le 9.1.2010

P.S: Hieranbei noch die bibliographischen Angaben zum zitierten Buch : Im Land der Gottlosen: Tagebuch und Briefe aus der Haft 1944/45 Hrsg. von Günter Brakelmann, Beck, München 2009 ISBN 3-406-58235-4

TGV 2873 in Mannheim : Rückblende auf „un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ?“

zuganzeige-682008-tgv-2873-ma-hbf-gleis-3.1262710317.jpgMein letztes Posting „Un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ? „ mit den Bilder des in den Mannheimer HBF einfahrenden TGV 2873 hat dem Blog „PAYSAGES“ einen regelrechten Leserrekord beschert – und der Paysagesblog konnte damit die Schallmauer von 200 Lesern (oder Klicks) pro Tag brechen.  Die Neuigkeit, dass Märklin einen TGV POS produzieren wird, ist im frankophonen Raum in Modellbahnkreisen wohl zur Zeit eines der wichtigsten Diskussionsthemen (siehe u.a.   hier und hier und hier ) – aber auch in Deutschland wird in den Modelbahnforen darüber intensiv (siehe u.a. hier  und hier ) diskutiert.  Das u.a. auch dazu geführt, dass man bei der Eingabe von TGV POS Märklin in Google.fr gleich auf den Artikel über den TGV POS und die alte Dame aus Göttingen im Paysage Blog verwiesen wird.  Wieso in Google.fr gerade auf den kleinen Artikel im Paysageblog verwiesen wird, weiß ich ehrlich gesagt auch nicht.

Was den Besucherrekord im Paysagesblog betrifft, sollte man jedoch auch daraufhin weisen, dass der Beitrag über die Auflösung der Flüchtlingslager der Hmong in Thailand und deren Vertreibung nach Laos mit dem Titel „Beau geste : 4 400 Hmong en cours d’expulsion vers le Laos„ auch nicht weit davon entfernt war die Schallmauer von 200 Lesern pro Tag zu durchbrechen. Eigentlich ein viel ernsteres Thema als die Ankündigung eines Märklin Modell vom TGV POS, – dazu sollte man vielleicht auch ein kleines deutschsprachiges Posting schreiben, denn hier in Deutschland hat kaum jemand von der Tragödie der Hmong Umsiedlung von Thailand nach Laos mitbekommen.  Aber das ist wiegesagt ein anderes Thema.

einfahrt-tgv-2873-am-682008-in-mannheim-hbf-bild-1-blog.1262710737.jpgKommen wir zurück zum Märklin TGV. Angesichts der Aufmerksamkeit die das Thema in „Modelleisenbahnerkreisen“ diesseits und jenseits des Rheines hat, kann man wohl davon ausgehen, dass soweit das Preisleistungsverhältnis stimmt, das Märklinmodell des TGV durchaus ein Erfolg werden könnte. Übrigens nicht nur in Frankreich und dem französischsprachigen Raum, – denn soweit man der letzten Printausgabe des Spiegels Glauben schenken mag „Verkehr : Politik und Protektion“ (Schmitt 2010), – wird es in Zukunft auf Deutschlands Schienen vermehrt TGV Züge geben –  und damit wird auch für den einen oder anderen deutschen Modellbahner der Anreiz steigen sich solch ein bestimmt nicht gerade „preiswerten“ TGV Modell anzuschaffen.  „Was den Hochpreischarakter des Modells betrifft, – soweit man dafür auch Hochpreisqualität bekommt, dürfte das auch kein Problem sein, da werden sich Käufer finden“ (Zitat 3038 im EK-forum zum Thema). So wie ich es ja schon weiteroben schrieb, – soweit die Qualität stimmt – dürfte der Märklin TGV durchaus ein Erfolg werden. Der Firma Märklin (und ihren Mitarbeitern) wäre es zu wünschen! Übrigens nicht nur der Firma Märklin, – denn eigentlich geht es der gesamten Modelleisenbahnbranche nicht gerade blendend. Ein Erfolg des Mätrix POS-TGV könnte durchaus auch positive Nebeneffekte für andere Modelleisenbahnhersteller haben.

Abschließend noch der Verweis auf meinen vorletzten (französischsprachigen) Blogbeitrag  mit dem  Titel „Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse „ der sich u.a. mit der Situation der Eisenbahn in Deutschland, Frankreich und der Schweiz befasst. Ein Grund weshalb die Modellbahn sich immer schwerer tut, ist bestimmt auch darin zu sehen, dass die große Eisenbahn in großen Teilen der ländlichen Raumes, vor allem im Güterverkehr als  reales Vorbild kaum noch existiert bzw. durch verkehrspolitische Fehlentscheidungen marginalisiert wird – und wenn das Vorbild in der Fläche immer seltener fährt – dann wird die Luft in der Modellbahnwelt  auch zunehmend dünner.

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Photos:© C.Neff 6.08.2008 Mannheim HBF TGV 2873  (Canon Powershot A720IS)

Quelle:

Schmitt, J. (2010): Verkehr: Politik und Protektion. In : Der Spiegel, 1/2010, 54- 56

Christophe Neff, Grünstadt le 5.1.2010

P.S.: Und hier ein Link zu einer ersten Abbildung vom Märklin POS TGV .

Un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ?

Avec ce billet, je continue donc la série des billets ferriophiles – après la gare de Leucate – La Franqui, et Saint – Genis – Pouilly à bientôt, ici donc le troisième billet ferroviaire dans le blog paysage. Il y a des informations qui circulent dans divers forums de modélisme de train (voire ici & ici), – on annonce l‘ arrivée d’un TGV POS  Märklin. Si l’information s’avère correcte, – cela pourrait enfin être un signale que Märklin se porte un peu mieux. En plus un bon signe pour le modélisme de train – ou train miniature français – car cela montrerait aussi que le marché français de modélisme de train est considéré comme un marché en progression. Je crois même qu’un TGV Märklin pourrait même devenir un succès commerciale – car beaucoup de modélistes (français, francophones, francophiles & autres) attendaient depuis longtemps un tel model de la vielle dame de Göttingen. En image pour finir cette petite note, une série de photos montrent le TGV 2873 entrant en Gare de Mannheim Hbf le 6.08.2008. Le TGV 2873 remplaçait en Aout 2008 l’ICE 9553 entre Paris Est et Frankfurt Hbf.

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Photos:© C.Neff 6.08.2008 Mannheim HBF TGV 2873  (Canon Powershot A720IS)

Christophe Neff, Grünstadt le3.1.2010

Beau geste : 4 400 Hmong en cours d’expulsion vers le Laos

Je viens de lire l’information sur le Monde.fr – Thaïlande : 4 400 Hmong en cours d’expulsion vers le Laos –à voir le nombre restreint de commentaires , le sujet n’intéresse pas grand’ monde en France.  Par contre l’événement est traité dans l’article Hmong de Wikipedia.fr  et dans l’article Hmong de Wikipedia.en  (mais apparemment rien dans  wiki.de)

Mais il se trouve que même en France métropolitaine  il y une communauté de Hmong  assez importante. J’ai même travaillé  il y a quelques années sur le sujet,  la Fest & Gedenkschrift pour Rainer Joha Bender (Lentz et al. 1996),  un géographe allemand mort beaucoup trop jeune, -spécialiste des minorités ; j’avais écrit un petit article (Neff 1996) décrivant les changements de paysages dans la Vistrenque que les  Hmong avaient  initié durant les années 1990 en réintroduisant la culture maraîchère dans la plaine de la Vistrenque.  Je ne sais ce qu’il est advenu  de la communauté Hmong de Nîmes/Bas Languedoc, car depuis plusieurs années je n’ai plus mis les pieds en Vistrenque,  depuis que la famille a  abandonné le fief familial d’Aubord. Je me souviens  d’ une journaliste de M6  qui m’ avait une fois appelé  au téléphone  pour une demande d’ interview concernant  un reportage prévu pour le magazine capital – mais à part le coup de téléphone , j’ ignore si ce reportage a réellement été tourné et montré à l’ antenne.  Le fait est  que la transformation du paysage agricole de la Vistrenque du aux Hmong dans les années 1990 à 2000 fut assez impressionnante.  Le fait est aussi que, vu le passé colonial de la France en Indochine et le rôle considérable que jouent les Hmong , la France pourrait  à mon avis aussi s’engager pour les Hmong que l’on veut expulser vers le Laos. Et pourquoi  pas les accueillir en France ? La France des années 1940 et 50 pourrait peut être se souvenir des services  des Hmong.  Je pense que la France pourrait faire un geste généreux, un beau geste – et accueillir les 4400 Hmong des camps thaïlandais, avant qu’ils  ne sombrent quelque part au Laos.  Accueillir les 4400 Hmong en fin d’année, cela pourrait être un beau geste d’humanité de la part de la France.  Mais est ce que ce pays, la France , pays des droits de l’homme (pays dont je parlais aussi  dans le billet Villa Jasmin)  existe encore réellement ? Ou est ce plutôt dans mon imaginaire que cette France existe encore ?

Sources :

Lentz, S., Lukhaup, R., Neff, C., Ott, T., Swiaczny, F. (Eds.): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender. Mannheimer Geographische Arbeiten H. 44,  (ISBN 3-923750-66-8).

Neff, C. (1996): Laotische Einwanderer als Träger von Agrarinnovationen in Südfrankreich – die Meo (Hmong) in der Vistrenque bei Nîmes (Dept. Gard/ Frankreich). In: Lentz, S., Lukhaup, R., Neff, C., Ott, T., Swiaczny, F. (Eds.): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender. Mannheimer Geographische Arbeiten H. 44, 403–425. (ISBN 3-923750-66-8), DOI: 10.5445/IR/1000019871.

Christophe Neff, Grünstadt  le 28.12.2009

P.S. (28.12.2009 17:05): Et voici le lien vers le portfolio images «la-thailande-expulse-des-milliers-de-hmong-vers-le-laos » du Monde.fr – ce lien mise à jour le 29.12.2009 vers 16.29 comporte aussi un portfolio sonore de msf .

Copenhague 2009 et après – quelques impressions personnelles

Le sommet de Copenhague a été semble- t-il une déception, – beaucoup d‘ intéressés  ont  perdu leurs  illusions. Personnellement je ne suis pas trop déçu – car je n’attendais pas grand-chose de ce sommet.  En plus , comme on dit en Allemagne «  die Welt geht nicht unter », le Monde ne disparait pas ,même avec les minables résultats de Copenhague, le Monde ne vas pas sombrer dans la Catastrophe.  Par contre la prochaine catastrophe financière s’annonce déjà, – et là apparemment nos élites politiques ne semble pas encore pris le danger au sérieux : ils jouent à l’autruche.

Par contre le changement climatique est très pris au sérieux ici dans nos sociétés de la vielle Europe. Peut être y avait-il même aussi trop de patriotisme vert à la Merkel à Copenhague ; les partis allemands au pouvoir ont vraiment mal vécu la dégringolade de la Klimakanzlerin à Copenhague Aujourd’hui‘ hui en Allemagne il y a réellement des voix qui veulent sanctionner les pays en développement pour avoir osé  contester le soi-disant compromis de Copenhague. L‘ Editorial « der Fluch » (la malédiction) de la Rheinpfalz du 22.12.2009 parle à juste titre de nouvelle attitude colonialiste. « Die einstigen Kolonialherren behalten also die Leine in der Hand. Angesichts  der weiter bestehenden Abhängigkeit nun auch noch „Strafaktionen“ gegen jene Länder nachzudenken, die sich in Kopenhagen besonders unbotmäßig aufgeführt haben, wie es gestern deutsche Politiker gestern meinten tun zu müssen, das ist schon dreist / Les anciens maitres coloniaux tiennent bien les rênes  .  Et de penser à des mesures de punition envers les mauvais élèves de Copenhague, les soi- disant pays en développement, comme certains politiques allemands ont laissé entendre hier, vue leur dépendance, tout cela est  plus que choquant  (Reinhard, H.J. 2009) (trad. par C. Neff & E. Neff )  « .  On penser à sanctionner les pays en développement, – mais paradoxalement on ne parle guère  de la Chine. Si il y a eu une  révélation à Copenhague pour le grand public – c’est bien la démonstration de force de l‘influence politique de la Chine au niveau international. Personnellement cela m’a pas étonné, car pendant la Buchmesse de Francfort – dans un toute autre contexte qu’à Copenhague la China a très bien montré sa force d’influence. Mais le grand public, grâce aux événements de Copenhague, découvre de plus en plus le poids politique de la Chine au niveau international.  En ce qui concerne les Etats-Unis, je suis moins déçu que tant d’autres, – car je pense que si Obama réussit réellement sa réforme du système de sante aux Etats-Unis. ce sera un événement historique comparable au « Great Deal » – et il pourrait enfin après avoir réussi sur le front du système de Sante se consacrer  à une politique plutôt en faveur des réductions des gaz à effets de serre.

Mais Copenhague  a aussi eu un effet mobilisateur pour la chose verte, – pour citer seulement un exemple « les billets verts des abonnés du Monde » où j’ai eu la grande surprise de découvrir le billet « Copenhague: grosse déception ou sortie de tunnel?  »  du blog « Au jour le jour » de ma propre mère . Ou bien,  une des mes étudiantes (A. H.) qui c’est mise à rédiger une sorte de newsletter – envoyée par email  où on pouvait plus ou au moins suivre de très près les événements de Copenhague.

Pour finir ce petit billet, qui parle de ma perception personnelle des événements de Copenhague – pour avoir une perception un peu plus réaliste sur la façon dont  les choses pourront se passer avec les changements climatiques dans les écosystèmes méditerranéens surtout dans les écosystèmes nord-africains je renvoie a un papier de discussion que j‘ avais réalisé en marge d‘ une étude de la GTZ sur les changements climatiques en Tunisie. (En ce qui concerne les résultats officiels de l’étude GTZ « Elaboration d’une stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture, tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques »  voire aussi Neff et al 2007)

Sources citées :

Neff, C. (2006) : Projections Ecosystèmes tunisiens 2030, (Resumé revise de L’EXPOSE <<Projections Ecosystèmes tunisiens 2030>> tenu le 6.7.2006 à Sidi Bou Said), Karlsruhe.

NEFF, C., ALOUI, A., EL HAMROUNI, A., SOUISSI, A. , GROSSMANN, A. (2007) : Ecosystèmes. In : République Tunisienne, Ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, GTZ (Coopération technique allemande) (Eds.) : « Stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques », Cahier 7, Rapport des groupes d‘ experts, p. 33- 43.

Reinhard, Hans – Jürgen (2009) : Leitartikel: Der Fluch. Der Klimawandel wird vor allem die Länder der dritten Welt treffen. Ausgerechnet unter Ihnen Sündenböcke für den gescheiterten Klimagipfel in Kopenhagen zu suchen – das ist dreist. In: Die Rheinpfalz, Nr. 297,  Dienstag 22 Dezember

Christophe Neff, Grünstadt le 23.12.2009