Durant la saison d’été (2010) il y a trois journées de marché à Leucate Village. Les dimanche, mardi et vendredi matin durant l’été sous la statue de Françoise de Cezelly et dans la rue de l‘ église nous trouvons un marché méditerranéen bien animé et bien fréquenté. Quel contraste avec l’image décrite dans Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009). Je ne sais pas comment on définit la saison d’été à Leucate – (15.7 – 30.8 ? ) – mais pendant cette période estivale le marché de Leucate mérite certainement la visite.
On y trouve les produits du terroir, produits bios, fromages et charcuteries locales et régionales. Les cafés sur la place de la république ont leurs terrasses ouvertes, la petite place de marché sous le regard de Françoise de Cezelly est pleine de vie. La libraire Adamus pleine à craquer. Dans cette librairie pleine à craquer j’ai aussi par hasard trouvé le premier volume 1. Karl de la trilogie de BD de Arroyo–Hiron« le paquebot des sables ». Notons en passant que l’article Le Paquebot des sables (bande dessinée) de wikipedia.fr mériterait une révision complète car le contenu est plutôt maigre. Dans la librairie Adamus on trouve aussi une petite histoire de Leucate écrite par Luc Guerre. Le livre de Luc Guerre (Leucate – Histoire de mon village) peut être une lecture intéressante pour tout lecteur vacancier (et autres) intéressé par l’histoire de son lieu de vacances et de villégiature.
Livres cités :
Arroyo-Hiron (2004) : Le paquebot des sables. 1. Karl. Joker Editions, Bruxelles, ISBN 2-87265-267-1
Guerre, Luc (2009) : Leucate – Histoire de mon Village. Béziers, Imprimerie du Sud Offset et continue, ISBN 978-2-917212-10-3
En ce qui concerne l‘ expression « dévoreur de gares » – c‘ est une expression que j‘ ai empruntée au blog de Montaigne à cheval – blog & bloggeur malheureusement disparu de la toile – bloggeur admirateur de Hölderlin et de la langue allemande – dont les vestiges réapparaissent parfois sur la république des livres comme dernièrement dans les commentaires de Christiane dans « Les leçons du professeur Bachmann» de la RDL (16 eme commentaires des 176 commentaires en ligne actuellement).
Donc pour les dévoreurs de gare – une exposition à conseiller – et pour les passionnés de beaux livre de photographie en noir et blanc, photographie des hommes & des gares – le livre « Stuttgart Hauptbahnhof – Eins vor 21 ».
Livres cités :
Schelhorn, Lutz: Stuttgart Hauptbahnhof – Eins vor 21. EditionRandgruppe, Stuttgart 2010, ISBN ISBN 978-3-9813728-0-9
Gestern bin ich mit zwei Photoapparaten ausgerüstet über die Gerokstaffel und andere Staffeln vom Suttgarter Hauptbahnhof zur Kunststiftung Baden-Württemberg in der Gerokstraße marschiert um dort die Photoausstellung Stuttgart Hauptbahnhof 1 vor 21 von Lutz Schelhorn anzusehen. Die Photoapparate (eine kleine digitale Canon Powershot – und eine analoge Minolta Spiegelreflex) hatte ich dabei um den Bonatzbau der mir in vielen Jahren so ans Herz gewachsen ist, noch einmal vor dem Teilabriss photographisch festzuhalten. Als ich dann endlich oben in der Gerokstraße 37 mit vielen Bahnhofsperspektiven im Kasten (Digital und auf Film) triefend wie eine Ochse ankam – es war ein wahrlich heißer Sommertag in Suttgart – da hatte ich das Glück den Künstler dort selbst anzutreffen. Lutz Schelhorn erklärte gerade einer Berufsschulklasse des Faches Photographie sein künstlerisches Werk. Das war natürlich ein glücklicher Zufall.
Völlig unabhängig wie man zum Projekt Stuttgart 21 stehen mag, die Photoausstellung lohnt auf jeden Fall die Reise. Leider ist diese nur noch bis zum 24.7.2010 zu sehen. Da hätte man sich gewünscht, dass man die Ausstellungsdauer doch verlängert – denn die Bilder haben ja schon fast historischen Charakter – denn in ein paar Wochen soweit nicht noch ein Wunder geschieht wird dann wohl mit dem Abriss des Nordflügels des Hauptbahnhofes das Projekt Stuttgart 21 in die Realisierungsphase gehen.
Schelhorn dokumentiert in seinen Bildern 1 Jahr Stuttgarter Bahnhofsatmosphäre, 1 Jahre Leben in und um den Stuttgarter Hbf.
Die Stuttgarter Zeitung schrieb hierzu relativ emotionslos : „Lutz Schelhorn dokumentiert in nüchternem Schwarzweiß das architektonisch bedeutsame Bauwerk und zeigt die Menschen, die sich darin bewegen. Ein Jahr lang ist er mit einer Großformatkamera aus den 60er Jahren auf dem Bahnhofsgelände unterwegs gewesen und hat Stimmungen, Besonderheiten, Blickwinkel festgehalten, ohne sich in die aktuelle politische Debatte einzumischen„.
Ich sehe das Ganze etwas anderes – wohl weit subjektiver – ich kann auch der Stuttgarter Zeitung nicht folgen die den Bonatzbau nur als „das architektonisch bedeutsame Bauwerk“ bezeichnet, ich halte den Stuttgarter Hauptbahnhof, den sogenannten Bonatzbau für einen der gelungensten und schönsten Bahnhöfe in Europa überhaupt. Und weiterhin gibt es natürlich auch eine gewisse Seelenverwandtschaft zu einem anderen Bonatzbau den ich persönlich auch für ein sehr gelungenes Bauwerk halte – das Gedächtnishaus Fohrenbühl auf dem Mooswaldkopf am Fohrenbühl in der Raumschaft Schramberg (Eine geographisch-gastronomische Beschreibung des Fohrenbühl in Französisch findet man im billet Une forêt noire étoilée – quelques réflexions de géographie gastronomique au début de l’an 2010) . Auf Grundlage der alten Turmhütte hat Paul Bonatz in den Jahren 1923/24 das Gedächtnishaus Fohrenbühl völlig neu konstruiert – als Gedächtnishaus zur Ehren der Gefallenen des Weltkrieges 1914-18 des Württembergischen Schwarzwaldvereines.
Lutz Schelhorn hat dem Stuttgarter Hauptbahnhof, – den zumindest ich für einen der schönsten Bahnhöfe in Europa halte – ein eindrucksvolles photographisches Denkmal geschaffen – er hat es geschafft in seinen klar strukturierten nüchternen schwarz-weiß Bildern den Geist des alten Bonatzbaues weiterleben zu lassen.
Begleitend zu Ausstellung hat Schelhorn auch noch einen schönen Photoband herausgegeben den ich auch sehr empfehlen kann.
Wie schon zu Anfangs gesagt, – die Ausstellung Stuttgart Hauptbahnhof 1 vor 21 in der Kunststiftung Beden-Württemberg ist eine Reise wert – und der sehr schöne schwarz-weiße Photoband ist ein historisches und künstlerisches Photodokument über ein Jahr Leben im und um den Stuttgarter Hauptbahnhof.
Photoband zur Ausstellung:
Schelhorn, Lutz: Stuttgart Hauptbahnhof – Eins vor 21. EditionRandgruppe, Stuttgart 2010, ISBN ISBN 978-3-9813728-0-9
En Forêt Noire la forêt progresse – et en conséquence les risques d’incendies aussi. Le vendredi 2.7.2010 j’étais avec deux de mes collègues (Janet Maringer & Julia Baum ) invité par la commandante des sapeurs pompiers de Schramberg Annette Melvin (Abteilungskommandantin Talstadt Schramberg) à faire une premiers analyse de risques. En plus je préparais aussi une sortie de géobotanique en Forêt Noire pour les étudiants en bachelor de géo-écologie du KIT. Et naturellement analyser les changements de paysages, la dynamique des paysages de la ville ou j’ai grandit.
Notons d‘ abord qu’Annette Melvin est une des rares femmes chefs de corps de pompiers en Allemagne. Sachant que depuis des années déjà j’avertissais les pouvoirs publics des risques grandissant de feu de forêts en Forêt noire, Annette Melvin m’avait contacté) pour faire une sortie de terrain commune pour faire une premier évaluation des risques d‘ incendies dans le forêts entourant la ville de Schramberg ;comme nous avons grandi à Schramberg, nous fréquentions le même lycée, nous nous connaissons depuis longtemps. De plus ; Annette Melvin est aussi la petit fille de Moritz Mayer le fondateur de la SMF, dont je parlais, dans La Schramberger Majolika Fabrik – la Céramique de Schramberg sur wikipedia.fr. Elle nous présenta quelques terrains potentiels pour des chantiers de brûlage dirigé.qui aurait comme but d‘ une part de seconder la ville de Schramberg dans son effort de limiter l’embroussaillage et la reprise sauvage de la forêt, d‘ autre part d’utiliser un tel chantier de brûlage dirigé pour entrainer les pompiers de Schramberg à la lutte anti-incendie de forêt – donc un exercice de combat anti-incendie sous conditions quasi réelles.
En faite Annette Melvin craint de plus en plus les risques grandissant de feux de forêts qui pourraient être une conséquence de la progression galopante de la forêt en Foret Noire, risque de voir des feux éclater qui pourrait aussi en plus être accentué dans le futur proche par les conséquences des changements climatiques. Mais même sans changements climatique les risques de voir des feux de forêts éclater avec la progression de la forêt est considérable, car la forêt noire est une ancienne terre de feux de forêts, même si la mémoire collective a depuis longtemps oublié ce fait historique. Un des éléments de paysages les plus marquants de la moyenne forêt noire (mittlerer Schwarzwald) étaient les Besenginsterweidfelder (Neff et al. 2004 ) – les landes à genêts de balais (Cytisus scoparius) qui formaient un mosaïque avec les Sapinières riches en Houx (Ilex aquifolium) – un paysage qui fut autre fois entretenu par les feux pastoraux – élément de paysage aujourd’hui malheureusement en voie de disparition grâce à l‘ embroussaillement. C’est le vif jaune de landes de genêts qui a tant influencé les couleurs dans l’œuvre de Wilhelm Kimmich qu’on parle aussi de Kimmichginster . Les paysages changent, la forêt progresse et les Kimmichginster disparaissent de plus en plus de la Raumschaft Schramberg, du Fohrenbühl (une petite géographie gastronomique du Fohrenbühl se trouve ici) et du reste du mittlerer Schwarzwald. (Quelques mots sur ce paysages de forêts et de landes ouvertes se trouvent aussi dans la notice – les cartes postales du Bäslecarl )
J’étais vraiment surpris de découvrir à quel point la forêt domine la ville où j’ai grandi ! Les habitations, les maisons sont réellement encerclées par la végétation et on pourrait même parler de phénomène de californisation dans la Talstadt de Schramberg. Sauf qu’en ce qui concerne le terme californisation dans le sens de l’écologie du feu, c’est plutôt l’habitat qui progresse et s’entrecroise avec les paysages abandonnés où garrigue, maquis et forêts reprennent leurs droits, ce qui provoque en cas de feux de forêts des situations difficilement gérables par les pompiers. Situation bien connue aussi dans les milieux méditerranéens européens, nord-africains, australiens et nord-américains (Californie). En langage scientifique anglo-américain le phénomène est désigné comme « forest – urban interface » car la californisation dans la géographie agraire américaine est utilisée pour désigner les processus d’intensification de l’agriculture méditerranéenne. A ma connaissance le terme de californisation fut pour la première fois utilisée dans l’agro géographie anglo-américaine par David B. Grigg pour désigner l’intensification de l’agriculture dans le Bas – Languedoc (dans le Livre the agricultural systems of the world – an evolutionary approach p. 129) en 1974. A Schramberg ce n’est pas l’habitat qui progresse, dans la Talstadt de Schramberg l’habitat a plutôt tendance à se rétracter. Ici c’est principalement la Foret qui progresse. Annette Melvin a bien raison de craindre le risque grandissant de feux de forêts à Schramberg. Naturellement ce phénomène de progression de la forêt et de l’augmentation des risques de feux de forêts en période de forte chaleur et de sécheresse accentuée ne se limite pas à la ville de Schramberg, – mais touche une grande partie de la Forêt noire. Notons que si Météo France ne se trompe pas trop ( voir l‘ article « L’Europe de l’Ouest se prépare à un été très chaud » paru dans le Monde du mardi 6 juillet et mon billet « L’Europe de l’Ouest se prépare à un été très chaud – et devrait se préparer en conséquence à un été avec un très fort risque d’incendies de forêts » qui se réfère a cet article du Monde) cet été pourrait devenir un été particulièrement propice aux incendies de forêts, que ce soit sur la péninsule ibérique, en France ou en Allemagne.
Les risques de feux de forêts, (la mémoire collective a totalement oublié qu’historiquement la Forêt noire a aussi eu son lot d’incendie) ne sont certainement pas une des préoccupations principales des habitants de Schramberg. Pour eux , la progression de la forêt prend surtout la lumière en hiver et plonge la ville encaissée dans le vallon étroit de la Schiltach dans une ombre obscure que les habitants ne semblent pas trop apprécier. Le manque de lumière dû à la progression de la forêt est perçu comme une des principales nuisances environnementales à Schramberg.
La commune de Schramberg (Stadtverwaltung) est bien obligée de réagir et on emploie donc des troupeaux de brebis ou de chèvres pour endiguer l’invasion de la Talstadt Schramberg par la forêt sauvage. Le jour où on reverra des chèvres brouter sur les falaises de la Geißhalde (allemand souabe = collines des chèvres) après plus d’un siècle d’absence semble être proche. Dans des autres secteurs pour créer des couloirs respiratoires (Frischluftschneisen), on procède même à des coupes blanches en pleines forêts. Et on pense à entretenir ces coupes par le pâturage (chèvres & brebis) et par endroit même par l’utilisation de chantiers de feu dirigée. Il faut dire que la nature du terrain ,les fortes pentes du Schramberger Talkessel font que l’entretien par moyens mécaniques de ces coupes est financièrement quasiment impossible ,très difficile , rappelle beaucoup les situations de haute-montagne.
En 1984 j’ai passé mon bac au lycée de Schramberg ,1984 fut l’année du Waldsterben – l’année où le Spiegel annonçait la disparition de la Sapinière de la Forêt Noire. On nous annonçait un paysage désertique – sans arbre – Wolf Hockenjos publia son livre énigmatique « Tännlefriedhof – Bilder einer Verwandlung » (cimetière des sapins – images d’une métamorphose) .Qui aurait cru en 1984 que presque 25 ans plus tard la progression « sauvage » de la forêt pourrait être perçue comme un problème environnemental majeur dans certaines parties de la Forêt Noire. Comme bachelier nous pensions que les sapins pourraient disparaitre des horizons des montagnes. Quels changements ! Notons en fin de billet que le même Wolf Hockenjoos en 2008 publia un magnifique livre sur l’arbre mythique de la Forêt Noire, – le Sapin blanc (Abies alba) (Tannenbäume – eine Zukunft für Abies alba) – un livre qui ne parle pas seulement du Sapin en Forêt Noire – mais qui nous décrit aussi le sapin blanc dans son aire naturelle européenne.
Qui à Schramberg en 1984 aurait cru que 25 ans plus tard la progression de la forêt pourrait être perçue comme un problème environnemental ?
Même de nos temps, la dynamique des paysages peut encore nous surprendre !
Cela me rappelle les mots d’Éric Lambin dans l’introduction de son livre « la terre sur un fil » où il écrit : « Ainsi fonctionne la planète Terre: en constante évolution, toujours éloignée de l’équilibre et s’adaptant par des mécanismes subtiles à la configuration du moment pour assurer sa viabilité. Les grands cycles climatiques, l’évolution biologique et les changements naturels des paysages font partie de ce mouvement de balancier qui maintient la Terre sur son fil. (Lambin, 2004, 13) »
La Villa Fink envahit par la forêt, Vue sur la Geißhalde depuis le Tössberg, Progression de la foret à Schramberg – Sulgen et coupe blanche du Steighäusle comme couloir respiratoire, Vue sur le Stadtpark et le Sonnenberg (sous titre dans le texte = Progression de la forêt dans la Talstadt Schramberg)
Sources et littérature citée:
Grigg, D.B. (1974): The Agricultural systems of the world. An Evolutionary Approach. Cambridge (Cambridge University Press), ISBN 0-521-20269-8 (1976 Reprint)
Hockenjos, W (1984): Tännlefriedhof. Bilder einer Verwandlung. Hinterzarten (Gerhard schillinger verlag), ISBN 3-924838-02
Hockenjos, W (2008): Tannenbäume – eine Zukunft für Abies alba. (DRW-Verlag Weinbrenner), ISBN 978-3-87181-723-6
Lambin, E. (2004): La Terre sur un fil. (Le Pommier). Paris, ISBN 2-7465-0198-8
Dans les régions des religions du livre – là où l’homme taille le paysage comme le tailleur de pierres taille la pierre ,les lieux de cultes , que ce soit église, mosquée ou synagogue marquent les paysages d’une manière très spéciale : l’hommen, en vénérant son dieu , prend possession du paysage d’une manière éternelle. C’est le dernier pas du processus de transformation du paysage sauvage en paysage humanisé, la Kulturlandschaft (fr. paysage culturel, en. Cultural landscape) pour employer ce terme issu de la géographie allemande.
Un des paysages qui fut jusqu’au début des années 1960 un des plus sauvages de France était le lido entre Leucate Plage et le Barcarès – j‘ en parlais déjà dans « Impression d‘ un dimanche d‘ automne à Port Leucate (18.10.2009) » , cordon dunaire séparant la mer ouverte avec l‘ étang de Leucate – troué par des graus permanents et épisodiques , cordon dunaire toujours en proie à des submersions marines répétées . Sur ce lido se trouvent de nos jours les nouvelles stations touristiques de Port Barcarès et de Port Leucate. A Port Leucate depuis quelques mois déjà ,une nouvelle église a vu le jour – St. Jacques de Port Leucate – (j’en parlais aussi ici ) – signalant ainsi que l’homme a pris possession du paysage – et a ainsi transformé la côte sauvage en paysage humanisé.
Ayant assez souvent un appareil de photo sur moi, que ce soit pour des voyages professionnels ou personnels ,j’eus l’occasion en revenant d’un meeting avec les étudiants durant le LÖP SS 2009 Leucate de découvrir le carillon de St. Jacques de Port Leucate baignant dans les lumières d’un clair de lune dans un ciel où la tramontane balaye les sombres nuages nocturnes vers la mer. Je fis donc deux séries de photos- une série avec un vieux reflex Minolta 7000 utilisant un Kodachrome C- 64 (le film de diapositives dont je parlais ici) mais que je n’ai pas encore fait développer ,et une autre avec un petit revue DC80sz (emprunté à ma mére) en mode manuel dont une des photos est utilisée pour illustrer ce petit billet.
C’est tout simplement une belle photo – le carillon de St. Jacques illuminé par le clair de lune de la fin mai 2010 – photo et paysage que j’aimerais partager avec les lecteurs du blog paysages.
L’Europe de l’Ouest se prépare à un été très chaud tel est le titre d’un article signé Stéphane Foucart et Pierre le Hir du Monde (version papier) daté de mardi 6.7.2010. Dans cet article on lit : « De fait, les prévisions saisonnières de Météo France anticipent, pour les mois de juillet et d’août, des températures globalement supérieures aux normales saisonnières sur l’ensemble de l’Europe de l’Ouest. Ce qui signifie de probables vagues de chaleur. La plupart des modèles „prévoient des cumuls de précipitations inférieurs aux normales saisonnières“, anticipe prudemment Météo France dans un communiqué publié début juin ». Si ces prévisions de Météo France s’avéraient correctes on devrait aussi s’attendre à une augmentation sensible des risques de feux de forêts dans les grands massifs forestiers de l’Europe de l’ouest. Malheureusement dans l’article le terme « Europe de l’ouest » n’est pas bien défini. En plus sur le site de Météo – France je n’ai pas trouvé d‘ informations plus détaillées. Si on prend la définition large d‘ « Europe de l‘ Ouest » on pourrait en déduire que nous pouvons nous attendre à un risque de feux de forêts globalement supérieur aux normales saisonnières dans tous les grands massifs forestiers en France, en Belgique, dans la partie Occidentale de l‘ Allemagne, de la Suisse, et des grands massifs forestiers de la partie nord de la péninsule ibérique. On pourrait donc dire qu’on se rapprocherait un peu de la situation de risque des étés de 2003 et de 2006. On pourrait en déduire au moins pour l‘ Allemagne et la partie orientale de la France à une augmentation particulièrement élevée du risque de feux de forets – comme je l‘ avais moi-même prévu pour la partie sud-ouest de l‘ Allemagne en 2003 (Pfälzer Wald, Forêt Noire). Dans ce contexte je trouve, vu l‘ importance, qu‘ en ce qui concerne les feux de Forêts en France, il est un peu dommage que météo France ne publie pas de cartes de risques de feux journaliers destinées au grand public comme le fait par exemple la météo allemande – le dwd – dans la page Waldbrandgefahrenindex . Actuellement cette prévision des risques de feux de forêts du dwd prévoit un risque considérable de feux de forêts dans la moyenne Forêt Noire, dans les forêts entre Karlsruhe et Frankfurt, dans la région de Nürnberg – et un très grand risque en Allemagne de l‘ est, surtout dans les forêts du Mecklenburg-Vorpommern. Même si ma prévision de risques pour l’Allemagne pour l’année 2003 se soit avérée trop pessimiste – il n’y eut pas de grand incendie dans l’Allemagne du Sud -néanmoins ce fut l’année où éclata le grand incendie Leuk-Albinen (Waldbrand Leuk du 13.8.2003 , plus d‘ info dans le site de la WSL sur les feux de forêts dans le Valais , site gerer par Thomas Wohlgemuth ). Je pense donc qu’il faudrait prendre, en France, en Allemagne, en Suisse etc. les prévisions de météo France au sérieux et se préparer à une augmentation sensible des risque de feux de forêts cet été.
Image :
Prévisions du risque d’incendies de forêts pour le 12.07.2010 du DWD pour l’Allemagne (Couleurs: vert + jaune = pas de risque, orange = risque moyen, rouge = grand risque, violet = très grand risque). Source DWD 10.7.2010 9:15
Pendant que le monde se penche sur le mondial en Afrique du Sud et qu‘ en Allemagne on s‘ attend à un match historique avec l‘ Angleterre , j‘ aimerais simplement rappeler que, pour une partie de l‘ Afrique, la Guinée , un pays malmené par 52 ans de dictature sanglante cette journée du Dimanche 27.6.2010 est une date historique : enfin des élections libres et démocratiques – et cela après 52 ans d‘ indépendance. Dans ce contexte le monde vient aussi de publier un intéressant portfolio sonore (avec images) «un scrutin historique en Guinée». Qui aurait cru en octobre dernier – vu les événements de Conakry ( cf. voire aussi ici ou ici ) qu‘ on pourrait dans un proche futur voir le parfum de la liberté s’établir dans les rues de Conakry. Naturellement des élections libres ne résoudra pas à elles seules les problèmes d’un pays ruiné par 52 ans de dictature sanglante – mais ces élections sont au moins un petit brin d’espoir pour ce pays oublié. Dans le contexte africain , 50 ans d’indépendance d’une grande partie de l’Afrique francophone ,j’aimerais aussi signaler l’article « Die Freiheit wird 50 » de Andrea Böhm dans la Zeit, qui nous dresse un bilan de 50 ans d’indépendance dans le cœur de l’Afrique (im Herzen des Kontinents) – le nom qu’elle donne à la RDC. Et comme je fréquente parfois ici et là « le site du journal zaïrois Itimbiri ya Sika » depuis que j‘ ai écrit « En souvenir de Makombo village oublié de la Haut – Uélé en République démocratique du Congo et Encore quelques mots sur Makombo (4.4.2010) » , je viens de découvrir un petit billet – il paraît qu‘ il y avait des routes et des trains qui nous parle aussi de 50 ans d‘ indépendance en RDC.
En préparant la semaine dernière une intervention majeure sur les perspectives de recherche en écologie du feu pour un colloque sur l‘ écologie des perturbations (all. Störungsökologie, ang. Disturbance ecology ) à l’université de Bayreuth ,par curiosité, j’ai fait une demande Google pour savoir ce que la toile savait sur Georges Kuhnholtz-Lordat, que je considère personnellement comme un des pères-fondateurs de l’écologie du feu , et qui est systématiquement cité comme tel par la littérature scientifique anglo-américaine , mais qui est presque oublié en France et en Europe. Dernièrement par exemple dans „Fire ecology and fire politics in Mali and Madagascar » de Christian A. Kull et Paul Laris (Kull & Laris 2009) ou dans le mémorable livre de Christian A. Kull sur l‘ écologie politique du feu sur l’ile de Madagascar – « Isle of Fire » (Kull 2004),ou même dans le chapitre de l’historien du feu et de l’écologie du feu Stephen J. Pyne „Eternal Flame: An Introduction to the Fire History of the Mediterranean “ qui écrit « The one great innovation that emerged was the stimulus Greater France gave to the first systematic attempt to tabulate fire throughout the Earth, Georges Kuhnholtz-Lordat’s Le Terre Incendiée (1938) (Pyne 1997) » dans le livre „Earth Observation ofwildland fires in Mediterranean Ecosystems“ édité par E. Chuvieco. En fait il s’agit d’un essay qui résume un chapitre beaucoup plus large sur les feux dans le monde méditerranéen dans le livre « Vestal fire » que Pyne publia déjà en 1997. Donc grande surprise de trouver un article dans la wikipedia.fr sur Kuhnholtz-Lordat, car personnellement j’ai l’impression que la wikipedia francophone a parfois un caractère anti- scientifique et anti-intelectuel. Chaque petite starlette de télés & cinémas, les footballeurs de 3 eme classe etc., ont droit à leur articles – mais il est rarissime de trouver un bon article sur un scientifique – sans parler de géographes, biogéographes ou écologues du paysage :rien ou presque rien , rien sur Pierre Quezel le grand maitre de la biogéographie des forêts méditerranéennes, rien sur Louis Trabaud qui fit renaitre l‘ écologie du feu en France et qui contribua ainsi à l‘ établissement d‘ une écologie du feu européenne et méditerranéenne, rien sur Marco Conedera qui a introduit l‘ écologie du feu en suisse et qui est reconnu internationalement comme un des premier écologues du feu européen , la même chose vaut pour Eric Rigolot : rien sur Eric Rigolot qui actuellement contribue au niveau européen au développement de l‘ écologie du feu et ainsi de suite – donc j‘ étais agréablement surpris de découvrir le petit article sur Georges Kuhnholtz – Lordat dans la wikipedia francophone. Malheureusement on ne trouve rien sur l’importance des travaux de Kuhnholtz-Lordat sur le développement de l’écologie du feu, – ni sur la valeur de son ouvrage la terre incendie ,premier livre traitant des feux végétaux au niveau global et mondial. Dans ce sens on pourrait même dire que le livre fut une des premières monographies de « global change ecology ». Vu sa valeur fondamentale pour le développement de la « Fire ecology » et la « disturbance ecology » anglo-américaine (et des citations dans les publications scientifiques internationales)- le livre lui-même vaudrait certainement aussi un article dans la wikipedia. Moi – même dans une de mes premiers publications scientifiques (Neff 1995) j‘ avais décrit la Terre incendiée comme la première monographie francophone dédiée entièrement aux Feux de forêts : « Kuhnholtz-Lordat’s « la Terre incendiée » war die erste französischsprachige Monographie, die sich auschließlich mit landschaftsökologischen Folgen und Risiken von Waldbränden auseinandersetzte ». (Neff 1995, 9).
Pour préparer la conférence sur les perspectives de rechecherche en écologie du feu – je me suis donc procuré un exemplaire de « la terre incendiée (la Bibliothèque universitaire Mannheim a une photocopie du livre) » – et j’ai relu quelques chapitres – car l’expose à préparer contenait une section sur l’histoire du développement de l’écologie du feu en tant que science. Et là ,quelle surprise ;je découvre que Kuhnholtz – Lordat ,comme je l’avais fait dans Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens cite Maria Chapdelaine , cite le roman de Louis Hémon dans la terre incendiée. Cet ainsi que la première partie du livre , « le feu et la culture ,A. les incendies préculturaux sur Forêt » débute avec comme introduction un extrait du roman de Maria Chapdelaine – « Un beau morceau de terre qui a été plein de bois er de chicots et de racines et qu’on revoit une quinzaine après, nu comme la main, prêt pour la charrue, je suis sûre qu‘ il ne peut rien y avoir au monde de plus beau et plus aimable que ca » , disait la mère de Maria Chapdelaine. Louis Hémon » (Louis Hémon cité dans Kuhnholtz-Lordat 1939, p. 79). Même si Kuhnholtz-Lordat cite une autre partie de Maria Chapdelaine que celle citée par moi dans Feux de forêts et lectures de paysages , je ne me suis guère trompé en écrivant que le roman de Hémon était « certainement à ma connaissance une des premières descriptions « littéraires » de la dynamique végétale après incendies de forêts ».
71 années après son édition, la lecture du livre «la terre incendiée» de Kuhnholtz-Lordat, même si certain concepts d’un point de vue scientifique sont certainement dépassés , reste encore une lecture enrichissante et ce n’est pas sans raison que l’ouvrage est encore systématiquement cité dans la littérature scientifique internationale , même si je doute que tous les auteurs qui citent le livre aient réellement lu l’ouvrage. Néanmoins ,ce livre peut être considèré comme l‘ ouvrage fondamental qui donna naissance à ce qui s‘ appelle de nos jours dans le langage scientifique international « fire-ecology ».
Ouvrages et sources cités :
Kuhnholtz-Lordat, G. (1939) : La Terre incendiée. Essai d‘ agronomie comparée. Nîmes (Éditions de la Maison carrée)
Kull, C. A. (2004) : Isle of Fire. The political Ecology of Landscape Burning in Madagascar. Chicago (The University of Chicago Press), ISBN 0-226-46141-6
Kull, C.A., Laris, P. (2009): Fire ecology and fire politics in Mali and Madagascar. In : Cochrane, M.A. (Ed): Tropical Fire Ecology. Climate Change, Land-Use and Ecosystem Dynamics. Berlin, p. 171 – 226 (Springer), ISBN 978-3-540-77380-1
Neff, C. (1995): Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) – eine geographische Analyse. Mannheim, ISBN 3-923750-50-1
« Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables pourrait cesser le combat. Il a déclaré en outre que la lutte devrait continuer si ces conditions étaient contraires à l’honneur, à la dignité, à l’indépendance de la France. Nous avons été surpris et submergés par la force mécanique, la tactique de l’ennemi. Mais il y a, malgré tout, des raisons d’espérer.Croyez-moi, rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent nous apporter la victoire.
La France n’est pas seule ! La France n’est pas seule ! La France n’est pas seule ! Elle peut faire bloc avec la Grande-Bretagne et disposer d’immenses réserves.
La guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Toutes les fautes qui ont été commises n’empêcheront pas qu’un jour l’ennemi sera écrasé Cela pourra se faire grâce à une force mécanique supérieure encore.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent actuellement en Grande-Bretagne ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Ceci vaut également pour les ingénieurs et les ouvriers spécialistes qui se trouvent déjà en Grande-Bretagne ou qui viendraient à s’y trouver.
Quoi qu’il arrive, la force intérieure de la résistance des Français ne doit pas faiblir. Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »
L’appel du général de Gaulle tel qu’il a été publié par le petit provençal le 19.06.1940. En faite peu de Français ont réellement entendu ce discours du 18.06.1940 diffusé par la BBC depuis Londres. Ni l’appel du 22.6.1940 . Pour mes grands-parents résistants – ce furent surtout les indignes accords de Montoire signés par le maréchal Pétain qui les poussèrent dans la résistance à Hussigny-Godbrange . Mais le Général de Gaulle n’est pas seulement le symbole de la résistance face à l’envahisseur nazi – mais il restera à jamais gravé comme le symbole de la réconciliation franco-allemande. Est-ce que mes grands-parents résistants auraient pu s‘ imaginer en 1944 juste après la libération que leur fille se marierait un jour avec un étudiant allemand, est-ce qu’ils auraient pu imaginer qu‘ ils auraient un jour un petit fils lieutenant-colonel (de Réserve) (Oberstleutnant der Reserve) d‘ une armée allemande, d’une Allemagne démocratique qui renaitrait des cendres de cette tragédie mondiale que fut le fascisme, le nazisme et qui culminaa dans le IIème guerre mondiale. Charles de Gaulle, Jean Monet, Robert Schuman – et dans leur sillage historique Helmut Schmidt, Valery Giscard d‘ Estaing – Helmut Kohl & François Mitterrand – et tous les autres noms un peu moins connus (p.e. Robert Ditter, Konstantin Hank, Carlo Schmid , Evelyne Neff Migliori etc. (voir aussi La cérémonie franco – allemande du 11.11.2009 : un beau symbole ? )) – tous ces hommes et ces femmes qui on sut surmonter les ombres du passé et ainsi contribué la réconciliation franco – allemande. Réconciliation franco-allemande, construction européenne :idées pour lesquelles, il faut le rappeler de nos jours où l’idée européenne est tellement malmenée par la crise ou les crises, il faut oeuvrer quotidiennement !
P.S.: Une excellente documentation sur la période de guerre de 1939 à 1944 à Hussigny-Godbrange – où mes grands-parents (Jean Migliori (1914 – 1980) et Germaine Migliori) furent engagés dans la résistance est le livre de René et Daniel Agarant « Un village lorrain dans la guerre Hussigny – Godbrange 1939-1944 » (Pont à Mousson 1992, ISBN 2-9506-451-0-0).
P.S. (19.06.2010 11:40): Le titre du billet remarquable sur le 18. Juin 1940 et le livre de Sudhir Hazareesingh sur la RDL a changé pendant la nuit – maintenant le titre est l‘ esprit du 18 juin, ce qui me plaît mieux. Pour la version suisse documentée par le groupe Ohr j‘ étais au courant (remarques de nomade dans la RDL et paysages – et le billet L’APPEL DU 18 JUIN 1940 EN SUISSE de Journal d’un taxi de montagne ). Notons en passant que pour la presse allemande telle que je la perçois l‘ anniversaire de l‘ appel du 18. Juin ne semble jouer aucun rôle. Par contre ,il y a dans la Zeit un article de Gero von Randow « Fremde Nachbarn » sur les disharmonies actuelles du couple franco-allemand – mais apparemment pas un mot sur le 18.6.1940. Et naturellement des articles en masse sur la defaite des bleus face au Mexique (p.e. dans la Zeit Frankreich – Mexiko Adieu les bleus et dans le SPON Waterloo am Limpopo )
Als Ergänzung zu meinem letzten Blogbeitrag Unwetter Grünstadt (10.6.2010-11.6.2010) : Mediale Wahrnehmung folgen nun hier meine persönlichen Eindrücke des Gewittersturmes der Grünstadt und Umgebung in der Nacht von Donnerstag 10.6.2010 auf Freitag 11.6.2010 heimsuchte. Das ganze Ereignis dauerte übrigens nicht einmal ganz 40 Minuten.
Donnerstag 10.6.2010 23:30
Sturmwind peitscht die trübe Nacht. Bäume knarren, Äste spritzen, Donnergrollen, – Blitze erhellen sich in den Nachthimmel auftürmenden dunkel drohenden Wolkenpakekte. Und plötzlich wie eine graue Wand, kommt der Regen und Hagel – und hämmert vom Sturm getrieben durch das Land. Die dunkle einstmals klare Nacht wird milchigweiß, der Kirchturm der Martinkirche verschwindet hinter einem Vorhang von Hagel, einer einzigen Regenwand. Lang geht das Schauspiel nicht, – höchstens 30 Minuten, – danach der Himmel wieder klar und still. Sturzbäche stürzen durch Straßen. Fast unheimlich still, – hier und da ein Wetterleuchten, Blaulichtkolonnen ziehen übers weite Land, bis die Feuerwehrsirene heult.
Freitag 11.6.2010 0H10
Die Stadt erwacht durch Sirenengeheul, – die Stadt das ist nun schwarzes Land aus Wasser, Schlamm und Wetterleuchtenschatten. Ein neuer Tag beginnt – Stadt und Land entdecken allmählich die Wunden die der Gewittersturm schlug. Für diejenigen die es vergessen haben sollten – die Unterhaardt, der Haardtrand war und bleibt ein Land der Starkregenereignisse – daran hat der Gewittersturm vom 10 auf den 11. Juni 2010 schmerzlich erinnert.
Der Gewittersturm war jedoch auch ein großes lyrisches Naturschauspiel, fast schon wie ein Gedicht von Ernst Stadler.