Finalement les premières neiges de l’hiver 2019/20 sont arrivées à Grünstadt et la Unterhaardt le Jeudi 27.02.2020 apportent les reflets oublié d’un paysage d’hiver, paysages de vignes couverts par la neige, qui devient de plus en plus rare dans la Unterhaardt. Ces neiges tardives ont couvert les fleurs des amandiers, des premiers narcisses dont je parlais dans mon dernier billet. Mais c’était plutôt un passage éphémère de l’hiver, – j’écris ses lignes durant la soirée du dimanche premier mars, et la couverture neigeuse de la Unterhaardt a déjà disparu ! Mais honnêtement je ne pense pas que la rareté de la neige dans l’Unterhaardt est un premier signe des changements climatiques, car l’Unterhaadt est une des régions les plus douces de l’Allemagne, et on la compare souvent à la « Toscane allemande », et historiquement les couvertures de neiges prolongées avaient toujours un caractère exceptionnel. Ce qui me semble être plutôt un signe de réchauffement climatique, est le fait que l’hiver 2019/20 est le premier hiver sans production de « Eiswein (Vin de glace) !
Comme les années précédentes, je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus des paysages durant l’année 2019[1]. En 2019 paysages, qui fut un blog abonné Le Monde.fr jusque à la fin Mai 2019, entra dans sa dixième année d’existence. Cette année 2019 fut une année décisive pour le blog paysages, car le 10 avril je reçois un email du Monde, m’annonçant la fin prévue des blogs abonnées le Monde.fr pour le 5.Juni 2019. J’étais donc, comme les autres bloggeurs abonnés du Monde, si voulais continuer à poursuivre l’aventure du blog , obligé de trouver un autre « hébergeur » pour paysages. Après un dernier billet sur le Monde.fr intitule « La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr», paysages prend un nouveau début sur la plateforme « WordPress.com » avec la notice « Nouveau départ pour le blog paysages». Le transfert du contenu du blog sur WordPress.com ne posait pas trop de problèmes, mais due à un « bug » en juillet 2019 une partie des redirections du Monde.fr et à peu près 2/3 des images du blog paysages sur le Monde.fr ayant disparu. J’essaye donc progressivement de réinitialiser les images des anciens articles du blog hébergé sur les « services des blogs abonnées du Monde.fr ». Cela prend du temps, et je ne sais pas si j’arriverai à faire réapparaitre tous les anciennes images du blog. Naturellement il faut admettre, la fréquentation des paysages a beaucoup diminué depuis qu’il est hébergé sur « Wordpress.com » – sous le drapeau du Monde.fr la fréquentation journalière du blog paysages se situait entre 50 et 150 visites par jours, – et depuis le nouveau départ sur wordpress la fréquentation se situe entre 15 et 30 visites par jours.
En quatrième position l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » (2,04% des consultations sur paysages en 2019), billet autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück » sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin.
A part les articles sur fin des blogs abonnées sur Le Monde.fr, et les deux articles autobiographiques (De Schramberg à Paris en vélo – souvenirs de ma première rencontre avec « Notre – Dame de Paris, Souvenirs de vingt ans de voyage de recherche à Capelo (Ile de Faial/Açores) , Erinnerungen an die „märklinModerne“ ) ce sont surtout les articles se penchant sur les incendies de forêts qui ont été consulte en 2019 sur paysages. Ce qui est assez surprenant car je l’ai déjà écrit l’année dernière, en ce moment je ne travaille presque plus sur les feux de forêts. Néanmoins je pense qu’avec les changements climatiques annoncés on devrait s’attendre à plus de feux dangereux, aussi bien sur les régions méditerranéens (européens et autres) que sur les régions de l’Europe centrale (en France les massifs forestiers du Grand Est, en Allemagne presque tous le massifs forestiers, même choses pour la Suisse et l’Autriche). Dans ce contexte je peux que recommander la lecture du texte « Changer notre regard sur les incendies de forêt ….et agir sans délais » écrit et rédigé par Charles Dereix, Louis-Michel Duhen et Éric Rigolot pour la revue et l’association « forêt mediterrannéenne » et publie dans tome XL, numero 2 du juin 2019 de le revue éponyme – même si ce texte concerne surtout les régions méditerranéens françaises. Néanmoins ce texte mérite une large distribution.
Concernant le blog paysages – je vais continuer au fil du temps, de rédiger des billets en français, parfois en allemand et anglais, sur mes « paysages » …..
Next Thursday, 10 October, at 13:00 CET the Swedish Academy will announce the winner of the Nobel Prize in Literature 2018 and 2019. In the years as blogger on le Monde.fr I tried to make a forecast for the annual Nobel Prize in Literature[1], the last in 2017 – under the titel “Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2017”. Since them a long time has passed, – the paysagesblog on le Monde.fr disappeared, because in April 2019 le Monde decided to stop his subscribers blogs, blogs which were called “les blogs abonnées du Monde.fr” in French[2]. In Juin 2019 “paysages” was relaunched with the post “Nouveau départ pour le blog paysages” on wordpress.com. So I relaunch here my “Nobel Prize Forecast in Literature” on paysage, in continuation of what I wrote on paysages when it was hosted and edited on “les Blogs le Monde.fr”.
But frankly spoken I have no clear idea, – my personal favorite is the Portuguese novelist António Lobo Antunes. Just reading “Até Que as Pedras Se Tornem Mais Leves Que a Água” in the French translation «Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus douces que l’eau » of Dominique Nédellec published by Christian Bourgois Éditeur in Paris, I think that Antunes would largely merit to get a Nobel prize in Literature. The book was also recently translated into English by Jeffe Love under the titel “Until Stones Become Lighter Than Water[3]” in the serie “The Margellos World Republic of Letters” published by Yale University Press.
P.S. (10.10.2019 13:25): Finally Olga Tokarczuk was awarded with the Nobel Prize in Literature 2018 and Peter Handke with the Nobel Price in Literature 2019.
Apres dix ans d’existence sur les Blogs LeMonde.fr paysages, – paysages prend un nouveau départ. La fin des blogs abonnés le Monde, qui était prévue pour le 5 Juni 2019, a mis fin à la présence de paysages sur les Blogs LeMonde. Le transfert du blog des Blogs LeMonde à WordPress.com a plus ou moins fonctionné, la redirection des liens articles des premières années ne semble pas avoir réussi. Mais les textes et les images ont pu être transférés sans problèmes, ce qui me semble être primordial. De la part de la direction du Monde, de même que de la rédaction du Monde, les bloggeurs abonnés, à part ce mail dont je parle dans mon billet du 14 avril 2019, n’ont jamais reçu la moindre explication concernant la fermeture des blogs abonnés. Par contre on trouve une intéressante analyse de Vincent Bresson sur la fin des blogs abonnés du Monde dans la Revue des Medias sous le titre « Les blogs abonnés n’ont plus la cote auprès de la presse française ». L’analyse me semble être assez exhaustive, – et en plus on y apprend que le contenu des blogs abonnés a été archivé par la Bibliothèque nationale. Concernant paysages, la version hébergée par le Monde, a été aussi conservée par la Deutsche Nationalbibliothek. Tous les billets ont été conservés, disons tous les textes, mais pour les images il semble y avoir eu des problèmes de « conservations » à la Deutsche Nationalbibliothek[1]. Les images des premières années des paysages ne sont plus visibles dans cette version conserve. Concernant la version conserve par la BFn, si elle a vraiment conservé tous les blogs abonnés, je ne la connais pas, donc il ne m’est pas possible de porter un jugement sur la qualité de la « copie » ou du « scan » conservés. Il semble que les versions conservées des blogs abonnés le Monde par la BFn ne sont pas consultables sur la toile.
premier billet nouvelle formule j’ai intégré deux « screenshots » – le premier montre la première partie du premier billet sur le Monde.fr « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » le deuxième montre la première partie de mon dernier billet «La fin du blog paysages sur les blogs LeMonde.fr – Das Ende des Blog « paysages » auf den Blogs von Le Monde.fr ». On voit aussi que le transfert vers wordpress.com a aussi nécessité des changements de mise en pages. Les reflets de lumières à travers la sapinière du Mooswaldkopf au-dessus du Fohrenbühl en Forêt Noire ont disparu pour des raisons de mises en pages. Pour l’instant j’ai choisi une image prise à la Falaise du Cap Leucate qui montre une vue de Leucate – Plage comme page d’intro de paysages. Cela changera peut-être, une fois que paysages dans sa nouvelle formule aura atteint sa vitesse de croisière.
Le transfert de paysages vers un autre hébergeur me donne aussi de nouvelles libertés. La ligne éditoriale du Monde envers le « mouvement des gilets jaunes» était plutôt une mauvaise surprise. Même si je reste abonné à la version électronique, je ne comprends pas pourquoi le Monde est devenu de plus en plus une caisse de résonnance pour le mouvement des gilets jaunes. Constat amer pour un lecteur qui découvrait la lecture du Monde au milieu des années 1970 chez ses grands-parents à Aubord dans le Gard. Même chose pour l’anti Macronrisme primaire du Monde. Pour ainsi dire je ne me reconnais plus dans la ligne éditoriale du Journal que j’ai découvert à l’âge de dix ans sur le bureau de mon grand-père à Aubord. Je reste abonné, car vu d’Allemagne, le « couvrage » de Afrique, surtout de l’Afrique francophone, mais aussi du Moyen Orient et de l‘ Amérique latine, reste encore un des grands atouts du Monde. En plus le « Monde des livres » me reste une lecture dont je n’aimerais pas me passer. Comme je passe une très grande partie de ma vie en Allemagne, et comme le Monde disparaît de plus en plus des kiosques des gares et aéroports d’Allemagne, donc si on veut régulièrement lire le Monde, comme je le fais, il ne reste que l’abonnement électronique.
Dans ma jeunesse on pouvait même en acheter pendant la saison estivale dans les kiosques (ou disons le rayon journal de la librairie Klaussner (Buchhandlung Klaussner) à Schramberg. C’est ici, que les Prof de Français du Gymnasium Schramberg allaient chercher le Monde, pour trouver les « textes » pour leurs classes terminales. Mais il y a longtemps, – c’était les années 1980, la France avait élu François Mitterrand comme prédisent, et en Allemagne on considérait le Monde comme le grand Journal français – peut être un peu comme le NYT francophone. Mais tout cela date d’un autre Âge, d’un autre siècle, la « Buchhandlung Klaussner » a disparu, – et le Monde n’est peut-être plus le grand journal francophone de centre gauche, le journal de référence français qu’il fut jadis pendant des décennies. En tout cas, la manière dont le Monde a traité ses bloggeurs abonnés, montrent que le Monde semble une fois de plus avoir des difficultés avec ses lecteurs les plus fidèles.
Les années « le Monde.fr » du blog paysages furent une aventure intéressante, enrichissante, – et je trouve dommage, que le Monde ferme ses blogs quasiment en catimini. Des blogs intéressants, comme « près, loin » de Paul Edel, que je suis depuis son début en 2008, vont peut-être disparaitre de la blogosphère francophone, – et on ne peut qu’espérer que des blogs comme « près, loin » pourront redémarrer sous un autre formule, sur une autre plateforme. D’ailleurs dans ce contexte, je suggère la lecture de « Virginia Woolf, sa dernière lumière d’été » de Paul Edel, un billet particulièrement réussi et peut-être le dernier billet de Paul Edel dans les blogs le Monde.
On peut toujours se demander pourquoi le Monde ferme-il ses blogs abonnés. Les raisons techniques (voir ici) données par le Monde ne me semblent guère convaincantes. Ce qui me semble sûr c’est que les blogs et la blogosphère ont énormément évolué depuis les débuts des blogs le Monde. Les réseaux sociaux, Facebook en première, ont sûrement changé une très grande partie du paysage médiatique francophone des dernières années. Pas seulement le paysage médiatique francophone, mais ceci est certainement un phénomène global, cela concerne d’autres pays, et aussi l’Allemagne – et concerne aussi tous les domaines de la presse écrite.
Le blog paysages prend fin sur le Monde.fr. On trouvera à la fin de ce petit billet (après la partie allemand) un tableau des cinq articles les plus consultés de paysages durant la période le Monde.fr. Après avoir sauvé le contenu de mon blog je tenterai de relancer « paysages » sur une autre plateforme durant les prochaines semaines.
Et pour finir, – après 10 ans de blogs paysages sur le Monde.fr, blog qui au moins au début voulait aussi témoigner des relations franco- allemandes, je constate que le fossé qui sépare la France et l’Allemagne, en dépit de tous ces discours de Dimanche (Sonntagsreden en allemand) sur l’importance de l’amitié franco-allemande, ne cesse de s’agrandir. J’ai l’impression qu’en fait, il ne fut jamais si grand qu’en ce moment. En écrivant mon dernier post sur ma première rencontre avec Notre-Dame de Paris en 1981, j’avais l’impression que c’était bien au temps de François Mitterrand et de Helmut Kohl que les relations franco-allemandes avaient certainement atteint leur sommet, et ce fossé culturel qui sépare la France de l’Allemagne était alors certainement beaucoup plus étroit que de nos jours. Parfois il me semble que de nos jours ce n’est pas un fossé culturel qui sépare l’Allemagne et la France, mais un océan d’incompréhension mutuelle.
Damit war paysages ein vorzugsweise französischsprachiger, ein francophoner Blog, in den ich meine persönlichen (manchmal politischen) Ansichten (prises de position), meine Ideen, meine Lektüren, meine Landschaften beschrieb und manchmal nur ein Bild eines durch eine Landschaft fahrenden Zuges zeigte. Am Anfang von paysages stand eigentlich die Idee, aus paysages ein deutsch-französischen Blog, einen zweisprachigen Blog zu gestalten, aber diese Idee konnte ich letztlich aus Zeitmangel (berufliche Zwänge, Familie etc.) nicht umsetzten. Einen Text in zwei Sprachen zu verfassen braucht einfach Zeit. Der letzte in Deutsch verfasste Beitrag auf paysages war „Erinnerungen an die „märklinModerne“.
Die Le Monde Jahre von paysages waren ein interessantes Abenteuer, eine bereichernde Zeit, und ich finde es schade, dass der Monde seine Blogs quasi im Verborgenen schließt. Lesenswerte Blogs wie beispielsweise « pres, loin » von Paul Edel, dem ich seit seinem Beginn 2008 folge, werden vielleicht von der frankophonen Blogosphäre verschwinden. Man kann eigentlich nur hoffen, dass Blogs wie « pres, loin » von Paul Edel unter einer anderen Form, auf einer anderen Plattform wiederauferstehen werden. In diesem Zusammenhang empfehle ich die Lektüre von „Virginia Woolf, sa dernière lumière d’été“ ein bemerkenswerter und vielleicht der letzte Blogbeitrag von Paul Edel auf le Monde.fr.
Die Frage wieso Le Monde.fr seine Blogs einstellt bleibt unbeantwortet. Die Gründe die Le Monde.fr angibt (siehe hier auf frz,), d.h. technische Gründe durch geplante Veränderungen in der Internetpräsenz von Le Monde.fr, erscheinen nicht überzeugend zu sein. Was sicher zu sein scheint ist, dass die Blogosphäre seit dem Beginn der Blogs auf Le Monde.fr sich sehr verändert hat. Die sozialen Netzwerke, insbesondere Facebook, haben die francophone Medienlandschaft erheblich verändert. Das betrifft, d.h. die Dominanz der sozialen Netzwerke, natürlich nicht nur die francophone Medienlandschaft, sondern auch andere Länder wie z.B. Deutschland. Es ist ein globales Phänomen, welches vor allen den Printmedien weltweit zu schaffen macht.
Die Zeit von paysages auf le Monde.fr geht zu Ende. Am Ende dieses zweisprachigen Blogbeitrages befindet sich eine Zusammenstellung der fünf Artikel von paysages die am häufigsten konsultiert, ja ggf. sogar gelesen wurden.
Ich werde in den nächsten Wochen versuchen die Inhalte von paysages zu erhalten – und paysages in anderer Form auf einer anderen Plattform neu zu starten.
Und am Ende noch eine Bemerkung zu den deutsch-französischen Beziehungen. Nach zehn Jahren paysages auf Le Blogs le Monde – und paysages wollte zumindest in den Anfängen auch ein deutsch französischer Blog sein – muss ich feststellen, dass der Graben der Frankreich und Deutschland trennt, trotz aller Sonntagsreden über die wichtige, gar lebensnotwendige Bedeutung der deutsch-französischen Beziehungen, noch nie so groß war wie heute. Als ich meinen letzten Blogbeitrag über meine erste Begegnungen mit Notre Dame de Paris im Jahre 1981, als ich mit dem Fahrrad von Schramberg fuhr, verfasste, kam ich zum Schluss, dass die deutsch-französischen Beziehungen in den Zeiten von Helmut Kohl und François Mitterrand wohl am besten gediehen, dass der Graben der beide Länder trennt, zu dieser Zeit wohl am engsten war. Zurzeit will es mir manchmal so erscheinen, als würde unsere beiden Länder Frankreich und Deutschland nicht von einem kulturellen Graben getrennt, sondern von einem Ozean von gegenseitigen Un- und Missverständnissen.
Et voici les cinq articles les plus lus sur paysages. Und hier die 5 am häufigsten gelesenen Artikel auf paysages
Je venais juste d’avoir dix-sept ans. J’arrivais en vélo, depuis Schramberg en Forêt-Noire, après avoir traversé la Forêt-Noire, les Vosges via le Col de la Steige, la Lorraine en passant par Colombey les Deux Églises. En fait c’était un pari avec mes camardes cavaliers du club d’équitation de Schramberg du Beschenhof à Schramberg-Sulgen, – que j’arriverais à faire le trajet « Schramberg- Paris » en trois jours en vélo. La nuit tombant, longeant la Seine, Quai de la Tournelle, Quai de Montebello je découvris la silhouette de la Cathédrale Notre-Dames de Paris. J’en fu ébloui, et ébloui je continuais à forcer les pédales, j’avais encore les Champs-Élysées devant moi, avant d’enfin arriver à la Place de l’Etoile. En fait, je ne me rappelle plus très bien si les frères et sœur Laetitia & Bruno M., m’avaient cherché en voiture avec leur père, à la Place de l’étoile ou à la Porte Maillot, mais je pense que ce fut la Porte Maillot. Mais je me rappelle encore très bien les pavés des Champs-Élysées, j’étais crevé il faisait nuit, et comparé à la Haupstrasse de Schramberg, il y avait une circulation assez dense.
Laetitia et Bruno, que je les ’avais connus au camping de Mus, dans le Gard pas loin de Vergèze. C’est au camping du Mus, ce camping qui longeait la voie ferrée Nîmes – Montpellier, qu’on avait passé l’été 1980 en famille avec la tante et l’oncle alsacien, – mon grand-père Jean Migliori était malade, mourant – et nous passions les journées soit à l’hôpital à Nîmes, soit chez la grand-mère à Aubord, – soit parfois à la plage au Grau – du – Roi ou à La Grande Motte, ou simplement à la petite piscine de Calvisson. C’était en 1980 et il y avait encore des trains de marchandise sur la ligne de Chemins de Fer Nîmes- Sommières -Le Vigan. On pouvait voir passer le train du soir vers Le Vigan, en fin d’après-midi depuis la piscine de Calvisson. D’une part ce fut un été triste, car je perdais mon grand-père, – mais le chagrin n’était pas trop douloureux, grâce aux amitiés de vacances de camping comme Bruno et Laetitia. Donc en été 1981 je leurs rendis visite en faisant le trajet Forêt-Noire – Paris en vélo.
Voyant « Notre Dame » en flammes, ce soir du lundi 15 avril 2019 sur mon écran notebook, je me suis souvenu comment j’ai aperçu dans les derniers rayons de soleil d’un soir d’été en 1981 depuis mon vélo la vielle « Dame ». Mes visites de « Notre Dame », la première tout de suite après avoir débarqué à vélo à Paris, où j’avais entre autres visité une partie de la charpente, cette forêt de poutres. Je suis revenu plusieurs fois depuis rendre visite à la vielle dame, la dernière fois je pense ce fut durant un congrès en 2002[1]. En fait je ne logeais qu’à quelques pas de l’Île de la Cité , le congrès se tenait à la Sorbonne. C’était d’ailleurs aussi la dernière fois que je mis les pieds à Paris intra-muros. Depuis j’ai vu assez souvent Notre Dame et aussi la tour Eiffel depuis l’avion traversant le ciel de Paris, les avions reliant Francfort à Lisbonne survolent assez souvent Paris. Et naturellement beaucoup de changements d’avion à CDG ou à Orly, sans mettre les pieds en dehors de l’aéroport. Le contact avec Bruno & Laetitia s’endormit pendent mon bac, le service militaire, -mes stages d’application d’officier de réserve à la Bundeswehr etc. Les flammes de Notre Dame ont fait ressurgir les souvenirs de ma première rencontre avec Notre Dame en 1981, de l’été passé chez Laetitia & Bruno – et ceci après presque 38 longues années.
Voyant la toiture de Notre Dame dévorée par les flammes j’avais l’impression que le cœur de la France éternelle saignait. Notre Dame de Paris n’est certainement pas la seule église avec laquelle j’ai disons un lien affectif spécial. La Cathédrale de Strasbourg certes, – pour diverses raisons familiales & personnelles, mais aussi historiques comme par exemple le serment de Koufra « « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg » ou pour ainsi dire où souvenirs personnels et histoires convergent, – pour ma grand-mère Germaine Migliori, qui décéda en 2011, c’était certainement son église, sa cathédrale. Dans mes souvenirs d’enfance[2] – la cathédrale de Strasbourg fut certainement la plus grande, la plus impressionnante et certainement la plus belle des Cathédrales.
Ou la petit église St.Nickolaus à Buchenberg (Königsfeld), église presque millénaire, certainement une des plus anciennes églises de Forêt – Noire, qui est tellement inconnue, dont on ne trouve même pas d’article Wikipédia, et je parle ici de wikipedia.de. Perdue au fond de la Forêt – Noire elle attend d’être découverte par le pèlerin à la recherche d’églises romanes dans le Sud de l’Allemagne. Ou par exemple les vitraux de la Cathédrale Saint-Paul d’Abidjan m’ont laissé un souvenir inoubliable. Ou le silence du Prieuré de Serrabone sur les contreforts du Canigou,- mais apparemment je dirais que dans ma géographie imaginaire- Notre Dame de Paris et l’Ile de la Cité est le cœur de la France éternelle – ou le centre de ma géographie imaginaire de la France.
En voyant les blessures et les séquelles que l’incendie de dimension dantesques a laissées derrière soi, je disais à ma fille Viola, que je ne pensai pas voir de mon vivant la Cathédrale de Notre Dame reconstruite, – en tous cas pas la « forêt » de la charpente de la toiture. Dans ce contexte les annonces du gouvernement, de reconstruire la cathédrale en cinq ans, me semble être très ambitieuses, et parfois je me demande si en dehors des travaux de stabilisation et de sécurisation où la vitesse s’impose,- il ne serait peut-être pas nécessaire de prendre plus de temps de réflexion, à réfléchir à ce que l’on veut reconstruire[3]. La reconstruction d’un bâtiment millénaire, où l’histoire, l’imaginaire[4], le temps et même divers architectes on laissé leurs traces[5], nécessite je pense un temps d’analyses, de réflexion. Consolider avant de rebâtir à la hâte, me semble être une meilleure option[6].
Peut-être me suis-je trompé en disant à ma fille que je ne verrai pas de mon vivant Notre Dame de Paris reconstruite. Je ne le sais pas. Je sais par contre, que grâce à la formidable action des pompiers de Paris, le pire a été évité, – « Fluctuat nec mergitur » – battue par les flots de l’histoire elle ne sombre pas !
La Cathédrale de Notre Dame en flammes m’a fait ressurgir le souvenir, de l’été 1981 – une aventure en bicyclette entre Schramberg et Paris, l’Île de la Cité, le quai de Montebello, la charpente dite la « forêt » de Notre Dame. En 1981, c’était déjà un monument très apprécié par les touristes, mais l’affluence n’était en aucun cas comparable aux masses de touristes de nos jours. On pouvait encore, après avoir gravi les 387 marches pour attendre le sommet de la tour sud paisiblement regarder les flots de la Seine s’écoulant sous le petit pont, les bouquinistes sur les quais de la Seine, – c’était un peu le paysage – dont nous parlait notre livre de français au Gymnasium Schramberg. Le livre s’appelait « Salut », et entre 1975 -1985 de milliers de lycéens allemands du Bade-Wurtemberg apprenaient leurs premiers mots de français, dans un paysage imaginaire que ce livre d’apprentissage de français dessinait entre « Boul Mich » et l’Île de la Cité. C’était très loin de l’image du roman de Victor Hugo sur Notre Dame de Paris. Mais ce fut aussi une découverte des paysages de Paris. La plupart de mes collègues bacheliers ont surement découvert « Notre Dame de Paris », comme d’ailleurs moi-même par le film de Jean Delannoy sur le scenario de Jean Autrèche et de Jacques Prévert se basant sur le roman de Victor Hugo avec l’interprétation inoubliable de Gina Lollobrigida dans le rôle d’Esméralda[7]. Plus tard j’ai lu des extraits du livre dans la bibliothèque de mes grands-parents à Aubord. C’était un volume des Œuvres complètes de Victor Hugo du Club français du livre édité par Jean Massin. Peut-être un jour relirai- je le roman de Victor Hugo – sûrement en version poche – car Œuvres complètes de Victor Hugo du Club français du livre édité par Jean Massin dans leurs reliures rouges si caractéristiques semble avoir disparu dans les méandres du temps de l’héritage familial.
Et naturellement je reviendrai sur les lieux de ma jeunesse, pour voir comment progressent les travaux de reconstruction de « Notre-Dame de Paris », et pour me souvenir d’un voyage en vélo de Schramberg à Paris à travers la Forêt – Noire et les Vosges, l’ascension du Col de la Steige. C’était 1981, quelques semaines après l’élection de François Mitterrand, le peuple de gauche fêtait la victoire (on a gagné !!!)[8] – et moi j’étais jeune – et je fêtais surtout ma jeunesse.
Quelques 15 années plus tard je suivais les obsèques de Mitterrand à Notre Dames de Paris à la télé[9], – la voix de Barbara Hendricks, les mots du Cardinal Lustiger, les larmes de Helmut Kohl résonnaient dans Notre Dame et sur nos écrans de téléviseurs et ceci même en Allemagne….[10]
Christophe Neff, écrit pendant la semaine sainte 2019, publie le Samedi 20.04.2019
P.S. : C’est certainement un des derniers billets de paysages dans sa formule « Les Blogs Le Monde ». Comme je l’ai déjà décrit dans le précédent billet, le Monde va fermer les blogs abonnés le 5. Juin 2019.
[1] Ce fut la participation au Congrés „Environmental dynamics and history in Mediterranean areas, Paris, Universite de Paris-Sorbonne, 24-26 avril 2002“
[4] Voir aussi par exemple Anne-Marie Thiesse « Avec Hugo, Notre-Dame est devenue la cathédrale de la nation » dans le Monde (MERCREDI 17 AVRIL 2019,p.14) (version électronique ici), ou Raphaëlle Leyris « Une « cathédrale de poésie » devenue source d’inspiration pour la littérature D’innombrables écrivains, à la fois français et étrangers, ont chanté dans leurs écrits les louanges du majestueux édifice, à l’image de Victor Hugo » (MERCREDI 17 AVRIL 2019,p.13) (version électronique ici).
[5] Voir aussi l’article de Laurent Carpentier « Viollet – le – Duc, restaurateur de mythes. L’architecte français réinventa Notre Dame de Paris au XIXe siècle, en se référant à un Moyen Age revisité » dans le Monde, SAMEDI 20 AVRIL 2019, p.24, version électronique voir ici.
[6] Dans se contexte je suggere de lire « Notre-Dame : pour une cathédrale du XXIe siècle», l’editorial du Monde du 18.04.2019 (Éditorial du Vendredi 19 avril 2019,p.30 dans la version imprimée du Monde)
[7] Sur le rôle du cinéma dans l’imaginaire de Notre Dame, voir aussi « Au cinéma, le joyau gothique piégé dans le rôle que lui a écrit Hugo La cathédrale parisienne doit l’essentiel de sa carrière – essentiellement hollywoodienne – au roman de l’écrivain » de Thomas Sotinel dans le Monde du MERCREDI 17 AVRIL 2019, p.13.
Le lundi 10 avril 2019 je recevais un email, comme apparemment tous les bloggeurs abonnés du monde, annonçant la fermeture prévue pour des blogs abonnés du Monde pour le 5. Juin. « « Chère abonnée, cher abonné, Vous recevez cet e-mail parce que vous avez ouvert en tant qu’abonné un blog hébergé sur le site du Monde. Ce service prendra fin le 5 juin 2019. Cette fermeture est liée aux évolutions techniques de notre site Internet. A compter du 5 juin, votre blog ne sera plus accessible, et ses contenus, y compris les photos et textes, seront supprimés. Vous disposez de deux mois pour sauvegarder vos contenus et nos équipes vous accompagneront dans cette démarche. Vous recevrez dans les prochains jours un e-mail expliquant de façon détaillée la procédure à suivre pour sauvegarder l’ensemble de vos contenus. Nous vous remercions pour votre fidélité, L’équipe abonnement du Monde »»
J’étais assez étonné de recevoir cet email, – et je me demande encore pourquoi le Monde ferme ses blogs abonnés. D’ailleurs, à une exception près – le billet « 10/04/2019 : Le blog du droit électoral en attente… le Monde.fr va-t-il fermer les blog abonnés ? » du blog « le blog du droit électoral » les bloggeurs le Monde ne semblent pas avoir réagi jusqu’ aujourd’hui. Dans les médias traditionnels, et même dans la blogosphère francophone, on ne trouve que de rares réactions éphémères sur la fin annoncée des blogs abonnés le Monde.fr. Le fameux email qui nous explique comment sauvegarder l’ensemble de nos contenus, – je ne l’ai jusqu’à présent jamais reçu, mais je viens de trouver une page « Mode d’emploi pour sauvegarder les contenus de votre blog » sur le Monde.
Dans ce « Mode d’emploi », il est suggéré de créer un nouveau blog chez wordpress.com et d’y importer le contenu de l’ancien blog leMonde.fr sur le nouveau blog. J’avais déjà songé à cette possibilité, de redémarrer paysages (ou un nouveau blog) sur wordpress.com, mais il y aussi la possibilité à laquelle j’ai aussi pensé ; de redémarrer avec le système de gestion de contenu wordpress.org chez un autre hébergeur de site. En fait en Allemagne, et je pense en France aussi, il y assez d’ hébergeurs de blogs, qui se sont spécialisés pour héberger des blogs (et autres produits) sur les bases de wordpress.org. Mais comme le suggère le Monde il me semble que la solution la plus facile est la création d’un nouveau blog chez wordpress.com et d’importer le contenu de l’ancien blog le Monde.fr.
Je me demande pourquoi la direction de Monde vont abandonner les blogs. Dans l’email qui nous annonce la fermeture des blogs le Monde, la fermeture est censée être due aux évolutions technologiques des sites internet le Monde. Si je me souviens bien, le début des blogs étaient bien une décision rédactionnelle du Monde, – et pendant les premières années des blogs abonnés, on essayait même d’attirer des nouveaux lecteurs vers Le Monde avec les blogs le Monde. En fait il y a à peu près dix années, dans la médiasphère francophone, on parlait beaucoup des blogs le Monde. Vu cela, l’annonce de la fermeture des blogs le Monde, ressemble bien à une action en catimini.
Paysages va donc, après presque dix années d’existence sur le blog le Monde, – paysages débutait avec « I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? » le 24. Mai 2009, disparaitre, au moins dans sa version leMonde.fr. J’espère que je pourrai le faire revivre sous une autre forme.
Je trouve assez dommage de fermer ce formidable « paysage » que formaient les blogs le Monde, quasiment en catimini sans aucune explication rédactionnelle. Un des blogs que je lisais régulièrement depuis son début « C’est partie » est le Blog « les panissières » de Claude Bachelier, et dont le dernier billet « la France et la mort de Iossif Vissarionovitch Djougachvili » mérite qu’on s’y arrête pour une lecture approfondie. Tout ce paysage va disparaitre avec la fin annoncée des blogs le Monde.fr, même si dans le cas de Claude Bachelier, on trouve une partie des billets publiés dans « les panissières » dans son second blog « claude bachelier ». Mais retrouvera-t-on les billets de « Citoyen et Cie » après la disparation des blogs le Monde ? Est-ce que l’auteur de ce blog le Monde aura le courage et la patience de redémarrer son blog chez wordpress.com ?
Dans ce contexte, j’aimerais aussi rappeler le départ de la République des livres des blogs le Monde, – même si cela concerne un autre registre, car si je me rappelle bien il s’agissait d’un blog invité. Tous les billets écrits par Pierre Assouline durant la période des Blogs le Monde.fr de la république des livres, ont disparu de la blogosphère. Parfois atterrissent sur paysages des lecteurs qui recherchent les traces de « Visconti, une vie de condottiere » la critique de Pierre Assouline sur la réédition de la biographie en version folio de Visconti de Laurence Schifano. Ce sont apparemment les seules traces qui restent des années de la République des livres sur les blogs le Monde.
Concernant la suite de paysages, je ne sais pas encore, comment entamer la suite. Les (rares) réponses des bloggeurs le Monde sur leurs efforts de transférer leurs blogs sur la page réactions ne sont jusque à présent pas très encourageantes. En plus en rédigeant ses lignes je découvre que « paysages » vient d’être victime d’un content scraping (a voir ici) par readtiger.com.
Et enfin, j’aimerais comme tant d’autres bloggeurs abonnés du Monde.fr savoir pour quelles raisons ce service est-il supprimé?
Néanmoins, je ne sais pas encore trop comment poursuivre « paysages », – et même si je trouve la façon dont le Monde met fins aux blogs abonnés les Monde assez étrange, ces presque dix années de bloggeur sur le Monde.fr étaient après tout aussi une expérience assez enrichissante.
Livres cités :
Schifano, Laurence (2009): Visconti – une vie exposée. Édition augmentée. (Collection Folio/Éditions Gallimard), Paris ISBN 978-2-07-034808-4
Le blog paysages entre dans sa dixième année d’existence[1]. Comme les années précédentes[2], je publie une petite rétrospective sur l’année passée sur paysages présentant les billets les plus lus de paysages durant l’année 2018.
L’article le plus consulté en 2018 fut l’article «« Lua Nha Testemunha »– souvenir d’un voyage « phytogéographique » aux iles du Cap Vert (Santiago/Fogo) en Novembre 2017» (5,44% des consultations sur paysages en 2018), article écrit en 2017 qui retrace un voyage d’étude géobotanique à l’archipel de Cap Vert (Santiago, Fogo) que j’ai effectué en Novembre 2017. Les paysages que j’ai découverts pendant ce voyage d’étude m’ont fortement marqué, mais cela n’explique pas le succès du billet que j’avais dédié à ce voyage. Peut-être aurai- je la chance de revenir aux iles du Cap dans quelques années, peut être pourrai-je approfondir le remarquable travail de Teresa Leyens sur la végétation de l’ile de Fogo[3].
En deuxième position on trouve l’article « Erinnerungen an die „märklinModerne“ » ((5,19% des consultations sur paysages en 2018), billet assez autobiographique, qui à partir d’une analyse d’un livre «märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück » sur la relation entre modélisme ferroviaire et architecture en Allemagne dans la période d’après-guerre, retrace aussi la relation que l’auteur avait pour les trains miniature, et plus spécialement les trains de la marque Märklin. D’ailleurs c’est la première fois qu’un article écrit en allemand se hisse à la deuxième place des articles les plus consultés sur paysages durant une année.
En sixième position on trouve le billet « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 » (3,05% des consultations sur paysages en 2018), encore un article qui se penche sur les incendies de forêts de l’été 2018. Dans ce billet publié en anglais j’insiste surtout sur les interdépendances entre dangerosité de futurs feux de forêts et changements climatiques.
En septième position on trouve l’article « Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate » (3,00% des consultations sur paysages en 2018) écrit en février 2012 et décrivant les conséquences d’un hiver exceptionnel sur le pays leucatois. D’ailleurs ce billet fut aussi le billet le plus consulté en 2014, en 2015 et en 2016.
En huitième position on trouve l’article « Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » (2,96% des consultations sur paysages en 2018). Ecrit en début de Mai 2017 ce billet est une sorte de « géographie personnelle » sur l’état de la France pendant l’Élection présidentielle française de 2017. Ce billet écrit un en 2017 est aussi un aperçu géographique sur la France périphérique, où beaucoup des problèmes qui ont ressurgi avec le mouvement des gilets jaunes sont déjà décrits assez précisément. C’est d’ailleurs avec le mouvement des gilets jaunes que cet article a de nouveau retrouver un lectorat assez large. Notons que en 2017 le billet ce trouvait à la cinquième place (2,67 % des consultations sur paysages en 2017) des consultations sur paysages.
En neuvième position la notice « Bonne année 2018 – Prosit Neujahr 2018 – Happy New Year 2018 » (2,14% des consultations sur paysages en 2018), pas un article mais une sorte de carte de bonne année – avec une très belle photo comme décor que j’ai prise à Horta sur l’ile de Faial montrant l’aurore sur le Pico (Montanha do Pico en portugais) en Septembre 2017.
Les évènements de l’année 2018 ont laissé des traces sur paysages, – d’une part les évènements des gilets jaunes ont provoqué un gain d’intérêt pour le billet « Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » – et de l’ autre ce furent surtout les articles traitant les incendies de forêts qui furent les articles les plus consultés dans paysages pendant l’année 2018. Et malheureusement, l’année 2018, même si ceci est déjà tombé un peu en oubli, fut une année assez dévastatrice quant aux incendies de forêts, -surtout en Grèce, au Portugal, en Suède, aux Etats-Unis en Californie et même l’Allemagne a eu droit à son lot de feux de forêts durant l’été 2018. Personnellement pour diverses raisons, je ne travaille presque plus sur les feux de forêts, – quelques interviews données à des medias allemands durant l’été 2018[4] –et la supervision d’une thèse de Master sur la modélisation des risques des incendies de forêts en Forêt – Noire[5], ainsi que qu’ un petit cours de terrain sur le feux de forêts en Forêt -Noire[6] –mais néanmoins avec l’expertise scientifique que j’ai acquise pendant les dernières décennies je pense que en 2019 nous allons une fois de plus être confrontés à des scenarios d’incendies de forêts catastrophiques. La Californisation, la suburbanisation d’une part, – et les changements climatiques d’autres part – sont un cocktail particulièrement dangereux qui peuvent engendre de plus en plus de feux de forêts mortels.
Biblio :
Berkemann, Karin; Bartetzko, Daniel (HG./EDS)(2018): märklin Moderne. Vom Bau zum Bausatz und zurück. From Architectur to Assembly KIT and back again. Berlin, 2018, Jovis Verlag, ISBN 978-3-86859-518-5
Leyens, Teresa (2002) : Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn.
[3] Leyens, Teresa (2002): Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet. Dissertation. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universität Bonn. Download ici.
Quand je débutais comme « jeune bloggeur » sur le monde.fr en Mai 2009 il y avait une grande variété de bloggeur abonnés sur le Monde.fr – les vestiges de quelques-uns de ses bloggeurs – lecteurs du Monde se retrouve dans le blogroll de paysages – la plupart de ces blogs se sont depuis endormis. Les seuls deux blog abonnés qui ne se sont pas endormis et que je lis régulièrement sont « pres, loin » de Paul Edel, qui consacre son dernier billet a « la Mouette de cinq heures du soir» à Tchekhov et en mai un très longue billet fut consacré à « Raymond Guérin, l’oublié du Stalag.. » et le blog les panissières où on retrouve dernièrement « Qui se souvient de Youri Gagarine?» et un article « des médias comme boucs émissaires » . Dans ce contexte, je me rappelle avoir lu regulierement les notes de KunstStoff Thierry Kron sur toile Traube, mais depuis son dernier billet en mai 2017 « Du Japon et de sa société » ce petit blog le Monde lui aussi semble être s’endormi ? –Ce que je considère comme assez dommage – et en plus TK était aussi pendant « la belle époque » un commentateur assez régulier dans le République des Livres, chez «Assouline »quand celle-ci était encore hébergée par les Blogs le Monde. D’ailleurs je viens de lire le dernier livre de Pierre Assouline[2], livre qui m’a beaucoup plu et profondément ému – en attendant je que je trouve la solitude nécessaire d’écrire un billet sur ce livre je renvoie à la critique « Le devoir d’espagnol de Pierre Assouline» de Gilles Pudlowski.
Naturellement il n’est pas si facile d’écrire régulièrement des billets, – quand on a des obligations professionnelles, familiales et autres et en plus dédie une partie de son temps libre à la lecture de livres – de vrais livres dont je ne parle que trop rarement ici – d’ailleurs mon dernier billet a été écrit en Mars 2018, la neige était de retour dans la Unterhaardt, et depuis le printemps vient de passer, et nous sommes déjà arrivés en plein été ici dans la Unterhaardt.
Je finis ce petit billet, en signalant un petit livre charmant qui vient de prendre place dans ma petite bibliothèque « märklin- Moderne – vom Bausatz und zurück/From Architecture to assembly KIT and Back again » – petit livre bilingue allemand/anglais qui nous explique comment les maquettes de train de modelisme – dans le Sud de l’Allemagne c’était la firme Märklin pour les trains miniatures et la maison Faller pour les Maquettes ont influencé l’histoire de l’architecture d’après-guerre en Allemagne et vice versa (l’architecture les trains miniatures et les maquettes et paysages de trains miniatures comme par exemple le Miniatur-Wunderland à Hambourg). Ce livre est le catalogue d’une exposition au Deutsche Architektur Museum à Frankfurt « MÄRKLINMODERNE – Vom Bau zum Bausatz und zurück » qui dure du 19. Mai au 9 Septembre 2019[3]. Je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter l’exposition, mais le livre nous montre à quel point les trains miniatures et leurs maquettes et paysages ont influencé l’architecture allemande d’après-guerre – et vice versa ces paysages de chemins de fer miniatures ont eu aussi influence sur l’histoire de l’architecture en Allemagne. En dehors des aspects historiques ce petit livre a aussi éveillé certains souvenirs d’enfance et de famille vécus en « Forêt Noire » chez l’auteur de ces lignes.
Ouvrages cités :
Assouline, Pierre(2018): Retour à Séfarad. Roman. Paris, Gallimard, ISBN 978-2-07-019700-2
Presqu’un an après avoir subi un accident vasculaire cérébral ischémique crypto génique j’ai eu la chance de pouvoir assister une fois de plus au Schramberger Hanselsprung, Hanselsprung qui eut lieu le 11.02.2018[1],- le Fasnetssonntag (le dimanche de carnaval). Quand j’étais patient à la Stroke unit du Klinikum Worms[2], je m’étais souvent posé la question – est ce que j’aurais encore la chance de revoir un « Schramberger Hansel », de pouvoir assister aux Hanselsprung, de retrouver toutes mes capacités intellectuelles, la capacité de parler dans mes deux langues le français et l’allemand, de pratiquer d’autres langues étrangères, de marcher, de courir, de vivre. Avec beaucoup de chance, et grâce aux possibilités de la médecine moderne[3], j’ai donc pu revoir ces magnifiques Hansel de Schramberg[4] distribuant leurs délicieuses Bretzel durant le Bretzelsegen (littéralement la Bénédiction des Bretzel) dans les rues de Schramberg, après avoir déjà eu la chance de revenir en Sicile en Mai 2017 lors de la tournée 2017 de l’association Forêt méditerranéenne[5], de pouvoir cartographier la végétation sur le Capelinhos sur l’ile de Faial avec des étudiants de géographie du KIT en Septembre 2017, et de grimper sur le Pico do Fogo avec des collègues & amis botanistes lusophones en Novembre 2017[6].
Ci-dessous une minisérie de deux photos montrent le cortège du Hanselsprung descendant la Steige (an der Steige) en direction de la mairie de Schramberg (Schramberger Rathaus) où ils vont remplir leur « Bretzelstecken (littéralement bâton de Bretzel)». Une fois les « Bretzelstecken » rempli avec des Bretzels les Hansel, Narro, des Bach na Fahrer envahissent les rues de Schramberg pour distribuer leurs Bretzel, Saucisses et Bonbons à tous les carnavalistes qui peuvent entonner et chanter le Schramberger Narrenmarsch – d’ hoorig Katz (le chat poilu) pendant ce « Brezelsegen »[7].
[7] D’après le magnifique livre de Werner Mezger sur le carnaval Alémanique, – les Schramberger Hansel distribuent jusque a 25.000 Bretzel durant le Brezelsegen du Hanselsprung (Mezger 2015, p. 216). Mezger, Werner (2015 ) : Schwäbisch-Alemannische Fastnacht. Kulturerbe und lebendige Tradition. Darmstadt, Konrad Theiss Verlag, ISBN 978-8062-2947-9