Blognotice 01.04.2013 – billet de Week-end Pasqual

Il y a deux ans j’avais écrit un billet nommé « Les cloches de Pâques introuvables sur Wikipedia.fr » , – et depuis sur wikipedia.fr  la situation n’a guère changé – à part les quelques mots sur les cloches de pâques dans l’article Pâques , l’article Lapin de Pâques et l’article Œuf de Pâques – on ne trouve pas grand-chose. Par contre dernièrement la Rheinpfalz a consacré tout un article aux cloches de pâques (françaises) sous le titre « Wenn die Kirchenglocken stumm bleiben (Quand les cloches d’église restent muettes) (Die Rheinpfalz Nr. 74, 2013) ». Dans cet article on nous explique que cette coutume « cloches muettes des églises catholiques » n’est pas tellement franco-française, mais se rencontre dans beaucoup de pays avec de forts liens avec la tradition catholique, – même en Allemagne dans les régions catholiques du Sud les cloches des églises restent muettes entre Vendredi saint (Jeudi Saint/Gründonnerstag) et le Dimanche de pâques – le silence rappelle le calvaire de Jésus Christ, mort crucifié pour « sauver l’humanité du mal ». Le retour des cloches le Dimanche de pâques, – ces cloches de pâques qui ramènent les petites friandises aux enfants, – ces cloches qui sonnent à grand éclat le dimanche matin dans les églises catholiques du monde entier – nous rappellent que « le mal » a été vaincu par le sacrifice de Jésus Christ et sa résurrection le Dimanche de Pâques. Même ici, dans le Leiningerland – le dimanche matin – les cloches sonnaient à grand éclat – un vrai paysage sonore – et il n’y avait pas seulement les cloches des églises catholiques qui sonnaient. Je me demande, combien de temps il faudra encore attendre un bon article, bien documenté et recherché  sur la wikipedia.fr sur les racines des cloches de pâques.

Personnellement, durant mon enfance franco-allemande, ce fut à Eckbolsheim, rue des pommes – sous le grand cerisier et sous les groseilliers que  j’avais fait avec mon frère et ma  sœur (et une partie de mes cousins et cousines)(voir aussi 1, 2) mes premières rencontres avec les cloches de pâques. Et après ce fut au château d’Aubord, – suivi de la villa l’olivette aux impasse de Pins à Aubord, – et d’innombrables fois ces cloches de pâques à la Griffoulière, la petite maison de vacances de mes grands-parents avec ses deux magnifiques palmiers, à Port Leucate. C’est à la Griffoulière, que mes propres enfants ont fait il y a quelques années leurs « premières rencontres » avec ces fameuses cloches franco-françaises, – naturellement c’étaient des cloches de pâques qui rapportaient aussi bien des « œufs de pâques » que des « Osterhasen ».

Vu cet hiver long et sombre en Allemagne , – surtout le manque de luminosité – même si nous avons eu droit à quelques belles éclaircies ce matin, – mais notre petit étang de jardin (Gartenteich) était encore recouvert de glace ce matin et une grande partie de l’Allemagne était encore revêtue par un manteau neigeux durant ce week-end pascal 2013 – je peux très bien comprendre mes parents, qui partaient avec leurs enfants vers le Midi,  où fleurissaient les arbres fruitiers, les Arbres de judées – où le printemps ne se faisait pas attendre comme à Schramberg.  A Schramberg l’hiver, durant mon enfance durait parfois de fin octobre jusqu’au début Mai. Pâques à Port Leucate, ce fut naturellement les cloches de pâques, beaucoup de luminosité avec encore plus de Tramontane, – et parfois le début de la floraison des Pittospores (Pittosporum tobira) dans les espaces verts et jardins de Port Leucate – avec cette senteur spéciale des fleurs des Pittospores qui ressemble fortement à la fleur d’oranger. D’ailleurs ces Pittospores qu’on plantait presque dans tous les espaces verts durant les années 1970 à Port Leucate se sont bien naturalisé depuis les années 1970 dans les paysages Leucatois (voire  aussi (Neff & Scheid 2005)).

Sources etc :

Die Rheinpfalz 2013: Wenn die Kirchenglocken stumm bleiben. Die Rheinpfalz – Nr. 74, Zeitgeschehen, Donnerstag 28. März 2013

Neff, C., Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, Heft 9, 38-44.

Christophe Neff, le 01.04.2013

Blognotice 23.03.2013 – signes de printemps précoce dans le Linange

© C. Neff 22.3.2013: Début de la floraison des Anémones pulsatilles (Pulsatilla vulgaris) sur le Grünstadter Berg.

L’hiver semble de s’attacher aux paysages allemands, même dans le Oberrheingraben les flocons de neige n’ont pas encore disparu. On nous annonce même un vrai retour de l’hiver avec d’importantes chutes de neiges pendant la semaine sainte pour une grande partie de l’Allemagne, – le redoux, le retour du printemps est prévue pour Pâques. Mais le printemps précoce avance quand même avec des petits pas, presque invisibles – floraisons des perces-neiges ici et là, – et dans certaines pelouses de la Unterhardt, du Linange, – les premiers Anémones pulsatilles ont debuté leurs floraisons. Dans les jardins de Grünstadt les Anémones de Grèce commencent  à ouvrir leurs fleurs. Mais la floraison des Amandiers, la fameuse Pfälzer Mandelblüte, n’a pas encore débuté – l’année dernière la Mandelblüte avait eu lieu vers la Mi-Mars. Mais dans Îlot de chaleur urbain de Mannheim et de Ludwigshafen on peut trouver les premiers amandiers en fleurs et les premiers Jeannettes jaunes débutant leurs floraison dans ces situations écologiques très spéciales.

Christophe Neff, le 23.3.2013

Photo: © C. Neff 22.3.2013 Début  de la floraison des Anémones pulsatilles (Pulsatilla vulgaris) sur le Grünstadter Berg.

Blognotice 10.3.2013: l’hiver 2012-13 en Allemagne – un hiver très sombre et gris

Après un hiver très gris et sombre, l’Allemagne a eu enfin droit à quelques journées de soleil, avec  des pointes de température qui avoisinaient entre 15 et 17 degrés à Mannheim. Mais cette période de printemps n’est pas censée durer : on nous annonce le retour de l’hiver pour le lundi  11.3.2012 avec des températures minimales qui pourront atteindre les – 10°.

Cet hiver 2012-2013 fut particulièrement sombre et gris en Allemagne. Il  a même battu le record de minimum d’ensoleillement  en Allemagne : avec 96 heures d’ensoleillement (Source : DWD Pressemitteilung du 27.2.2013 ; version anglaise) l’hiver 2012-13 fut l’hiver le moins ensoleillé depuis 1951, date depuis laquelle l’ensoleillement  est relevé systématiquement en Allemagne. Le soleil s’était restreint aux sommets des Alpes et de la Forêt Noire. Pour le reste de l’Allemagne, cet hiver fut donc particulièrement gris: ici, à Grünstadt, ou les hivers sont très souvent dominés  par la grisaille (comme dans une grande partie du Oberrheingraben) , on avait carrément l’impression que les lumières et les  couleurs du soleil avaient été englouties  par la grande grisaille hivernale. Le soleil revenait à Grünstadt, avec le début du printemps météorologique le premier Mars 2013. Personnellement, le  seul  jour où j’ai eu droit à une journée de plein soleil d’hiver, ce fut le 10 février à Schramberg en Forêt Noire durant le « Schramberger Hanselsprung »  – chez les fabuleux Hansel de Schramberg.

Photo: © C. Neff 2.3.2013 „Vue printanière des toits de Grünstadt/Frühlingsblick über die Dächer von Grünstadt

Christophe Neff, le 10.3.2013

Aschermittwochsblognotiz 2013 – eine bemerkenswerte Begegnung beim Schramberger Hanselsprung am Fasnetssonntag 2013 (10.2.2013)

Narro + Hansel, Hanselsprung Schramberg 2013
Narro + Hansel, Hanselsprung Schramberg 2013, © C. Neff 2013

Wie so viele Schramberger Expatriierte komme ich relativ regelmäßig, – zwar nicht jedes Jahr, aber dennoch relativ oft, zuletzt im Jahr 2011 zur Fasnet nach Schramberg zurück. Die „Da-Bach-na-Fahrt“ und der danach stattfindende Rosenmontagsumzug ist bestimmt  der überregionale bekannteste  Höhepunkt der Schramberger Fasnet, – wobei es auch andere „Highlights“ gibt die den Vergleich mit der Da-Bach-na-Fahrt nicht scheuen brauchen.  Aus meiner Sicht ist das immer noch der Hanselsprung mit anschließendem Brezelsegen welcher  traditionell am Fasnetssonntag stattfindet. Die NRWZ  hat das, mit der Schlagzeile „Hanselsprung für tausende Besucher ein rezeptfreies Antidepressivum – Hoorig, hoorig – Schramberg im Glückstaumel“  zum diesjährigen Hanselsprung sehr sehr gut getroffen. Ja, dieses Jahr hat es mich auch wieder auf die Fasnet nach Schramberg gezogen, – Hanselsprung am Fasnetssonntag,  die Da-Bach-na-Fahrt und der Rosenmontagsumzug standen wieder auf dem Programm.

Winterhimmel und Februarschnee in Schramberg
Winterhimmel und Februarschnee in Schramberg, © C. Neff 2013

Am Fasnetssonntag 2013 lachte die Sonne über Schramberg, – beglückte die Kleidlesträges und Zuschauer mit einem stahlblauen Winterhimmel. Das Februarlicht wurde von den Schneekristallen auf den Fichten und Tannen der Bergwälder des Schramberger Talkessels  vielfach reflektiert und tauchte die Talstadt in ein fast gleißendes Licht.  Und irgendwann gegen 14:30 ertönte dann die „Hoorig Katz“, – der Schramberger Narrenmarsch,- und vermischt mit dem Geschell der Hansel und Narros –  wurde die Talstadt zu einem einzigartigen akustischen Amphitheater – Hoorigkatz und Geschellenläuten verdichten sich im engen Schramberger Talkessel zu dieser einzigartigen Klanglandschaft –  die man nur an der Fasnet erleben kann. The unique „soundscape“ of the „Schramberger Hanselsprung“ so  könnte man  einen noch zu schreibenden wissenschaftlicher Artikel über den Schramberger Hanselsprung  und dessen (Klang)- Landschaften betiteln. Diese „Tonlandschaften & Klangwelten“ kann man übrigens auch erleben, wenn die „Wintersonne“ nicht gar so strahlt wie am Fasnetssonntag 2013.

Ja, und am Hanselsprung des Fasnetssonntag 2013, hatte ich während des Brezelsegens eine bemerkenswerte Begegnung mit einem „großen Hansel“.  Wir (.d.h. meine Tochter und meine Nichte) hatten uns schon ein paar Brezeln und Guzzle ersungen, da bemerkten wir einen sehr großen Hansel , der auf uns zukam.  Wir begann zu springen und die „Hoorig Katz“ zu singen. Der Hansel unterbrach mich per Handzeichen und unter der Maske erklang eine Männerstimme – „auf Französisch bitte“ – worauf ich so perplex war, – dass ich erst einmal verstummte. Dann ertönte es unter der Maske “en français Christophe“ – und ich erwiderte „die Hoorig Katz auf Französisch?“ – worauf der große Hansel nickte. Und so begann ich zur Melodie der Hoorig Katz  zur ersten Strophe anzusetzen „le chat n’a pas de poils“ – doch gleich wies mich der große Hansel mit einer Handbewegung an zu stoppen –  denn er hatte erkannt das das falsch war – denn richtiger weise heißt es „le chat a des poils“. Also versuchte ich dann mit „le chat a des poils“ – und bekomme dann endlich auch meine Brezel.  Die Brezel in der Hand, fällt mir ein, dass es eigentlich ganz korrekt „le chat poilu, le chat poilu, le chat poilu – et si le chat n’est pas poilu il ne plait guère aux filles – le chat poilu“ – aber da war der große Hansel schon längst wieder im Gewühl verschwunden. Ja, da waren wir (d.h. ich und meine zwei Begleiterinnen) doch alle sehr sehr überrascht, – ein großer Hansel (bestimmt ein Kopf größer als ich)  – der sich die „Hoorig Katz“ auf Französisch vorsingen lässt. Die Schramberger Fasnet ist wirklich für Überraschungen gut. Wer der große Hansel war, der mich die Hoorig Katz auf Französisch vorsingen ließ, weiß ich nicht, – die Stimme habe ich nicht zuordnen können, und unter Larve und Häs ist es sowieso sehr schwer jemanden zu erkennen.

großer Hansel - Hanselsprung Schramberg 2013
großer Hansel – Hanselsprung Schramberg 2013, © C. Neff 2013

Wer es auch immer gewesen sein mag, – das war wirklich ein gelungener „Fasnetsstreich“ – ein Fasnetsstreich der mir fast die Sprache verschlug – ich hatte wirklich Schwierigkeiten die Hoorigkatz aus dem Stehgreif zu übersetzten. Weiterhin hatte dieser „Fasnetsstreich“ auch einen gewissen Esprit, – die Hoorig-Katz auf Französisch auf singen zu lassen – denn  immerhin feierte man 2013 die 50 Jahre Élysée-Vertrag  (hierzu auch die Beiträge: Blognotice 22.01.2013: pensées personnelles franco-allemandes sur le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée; Blognotice 30.12.2012: Réflexions sur « les Zungenknoten – ungebetene Gäste» de Martin Graff;  Blognotice 22.09.2012: Commémoration du discours historique de Charles de Gaulle du 9.9.1962 à Ludwigsburg). Weiterhin gehört Schramberg, dank der Initiative und Tatkraft des Bürgermeister Konstantin Hank, zu den ersten deutschen Städten die nach dem zweiten Weltkrieg, eine Städtepartnerschaft mit einer französischen Stadt aufnahmen. Im Jahres 1958, also schon fünf Jahre vor dem Abschluß des Élysée-Vertrages, wurde diese Städtepartnerschaft zwischen Hirson und Schramberg geschlossen.

Diese Begegnung mit dem großen Hansel auf dem Schramberger Hanselsprung am Fasnetssonntag 2013 wird mir wohl sehr lange in Erinnerung bleiben.  Soweit es die Schramberger Narrenzunft erlaubt, werde ich den gesamten Schramberger Narrenmarsch, – die berühmte „Hoorig Katz“ komplett ins Französische übersetzten und hier im Paysagesblog veröffentlichen.

Die Fasnet ist nun wieder vorbei, – der Aschermittwoch kündigt das Osterfest und die dazwischen liegende „Fastenzeit“ an. Nun wird es wieder ein Jahr dauern bis der Schramberger Talkessel von Schellenlärm und d’Hoorig Katz in sein sonderbares Klangbad eingetaucht werden wird. Ein Klangbad, welches das Ende des Winters und den baldigen Frühlingsbeginn ankündigt.

kleiner Hansel + Da Bach na Fahrer, Hanselsprung Schramberg 2013
kleiner Hansel + Da Bach na Fahrer, Hanselsprung Schramberg 2013, © C. Neff 2013

Die Begegnung mit dem großen Hansel, erinnerte mich an meine frühen Kindheitstage, – als ich, noch als ganz kleiner „Bua“ den Großeltern von den tollen Schramberger Hanseln erzählte. In Saulgau (damals noch ohne Bad) bei den Großeltern väterlichseits gab es zwar die auch sehr schönen „Dorausschreier“  mit ihrem bekannten  Narrenruf „Doraus, detnaus, bei der alte Linda naus.“  aber mit den Schramberger Hanseln und auch den Sulgener Krattenmacher konnten diese Saulgauer Narrenfiguren  in meinen damaligen Kinderaugen nicht bestehen. Bei den Großeltern mütterlicherseits, dem französischen Teil der Familie, – die Großeltern Migliori wohnten damals noch in Eckbolsheim bei Strasbourg – da waren es einfach die „ les fabuleux Hansel de Schramberg“.

Eh, oui – parfois ces fabuleux Schramberger Hansel comprennent  et parlent  même un peu de français.

Photos: alle © C. Neff 2013 ; Narro + Hansel; Winterhimmel und Februarschnee in Schramberg; großer Hansel; kleiner Hansel + Da – Bach – na-Fahrer; (alle vom Schramberger Hanselsprung 2013)

Christophe Neff, 13.02.2013

Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers

Le dernier posting sur paysages, – mes vœux de bonne année 2013 pour les lecteurs de paysages–  ont reçu une attention exceptionnelle de la part de mes visiteurs/lecteurs.  La photo des fleurs d’amandiers utilisée dans ces vœux je l’avais déjà publiée dans la Blognotice du 17.3.2012. Personnellement j’aurais aussi souhaité un tel intérêt pour la « Blognotice 30.12.2012: Réflexions sur « les Zungenknoten – ungebetene Gäste» de Martin Graff », qui parle du déclin du français en Allemagne et de l’allemand en France, mais hélas les lecteurs ont préféré les vœux de nouvel an. La floraison d’amandiers  (Mandelblüte) de la Weinstrasse en Allemagne est considérée comme  le début du printemps en Allemagne. Paradoxalement il n’existe pas d’article Wikipedia.de sur la Mandelblüte, mais seulement sur le Gimmeldinger Mandelblütenfest.  Les fleurs d’amandiers sur la photo prise durant le printemps 2013 entre Herxheim am Berg et Kallstadt montre les fleurs d’une Dürkheimer Krachmandel, une variété d’amandiers à fleur blanche. La plupart de Amandiers fleurissant sur la « Weinstraße » ont des fleurs roses – et en réalité ce ne sont pas de  vrais Amandiers – mais des hybrides entre Amandiers & Pêches – les Mandelpfirsiche (Prunus amygdalo-persica (West) Rehd.). Ces hybrides qu’on rencontre aussi assez rarement à l’état spontané où on trouve les deux parents sont cultivés de nos jours pour les belles fleurs roses. Durant le printemps, – normalement en Mars, les allées de la région de la Weinstrasse sont donc plongées dans un bain de fleurs roses des Mandelpfirsische. Notons que la plupart des habitants de la Weinstrasse ne sont pas au courant de ce que les fleurs d’amandiers roses proviennent des Mandelspfirsiche, mais depuis que la culture d’amandiers a perdu toute importance économique, les amandiers avec à fleurs blanches (les vraies comme la Dürkheimer Krachmandel) se raréfient  de plus en plus. Notons en fin de cette petite blognotice sur les fleurs d’amandiers, qu’il y a un petit pays en France,  où dans les endroits abrités de la Tramontane glacée de janvier on peut trouver ici et là les premiers amandiers en fleurs dès le début du mois janvier – c’est le plateau de la presqu’ile de Leucate. Les premières fleurs d’amandier apparaissent durant le mois de janvier, et en février une véritable « neige florale » baigne le plateau de Leucate. Dans le livre « Leucate – plein cadre (Hautemanière & Hiron(2004) » – on trouve quelques photos des amandiers en fleurs sur le plateau de Leucate. La vue sur les amandiers et les vignes du plateau de Leucate avec l’étang de Leucate et le massif du Canigou couvert d’un épais manteau de neige en arrière-plan est sûrement un des (de mon point vue) plus beaux paysages d’hiver méditerranéen que je connaisse. Dommage que je n’en possède (sauf peut-être dans les fonds de mes cartons d’archive de diapositives) pas de photos de ce paysage  hivernal méditerranéen exceptionnel, paysage de pierre, vignes et fleurs d’amandiers. Notons aussi que les vignobles Cap Leucate (anciennement les vignerons du Cap Leucate) fête annuellement une Fête des amandiers en fleurs, mais cet évènement à caractère local, régional n’est pas comparable aux Gimmeldinger Mandelblütenfest qui est un évènement national, – car la Mandelbüte de la Weinstrasse est traitée chaque année dans la presse nationale allemande comme le début du « véritable printemps » en Allemagne !

Pour finir, – en attendant le printemps et la floraison  des amandiers sur la Weinstrasse  j’espère que l’hiver ne sera pas trop rude ici dans la Unterhaardt – car même si la neige manque assez souvent ici entre Bad Dürkheim et Grünstadt – il peut aussi y avoir des périodes de grands froids, en février 2012 nous avons eu droit à des nuits entre – 18 et- 22° (1,2) !

Œuvres citées :

Hautemanière, Nöel ; Hiron, Jacques (2004): Leucate : plein cadre ; livre de photographies. Toreilles, ISBN 2-9516053-3-1

Christophe Neff, le 6.1.2013

Blognotice 30.12.2012: Réflexions sur « les Zungenknoten – ungebetene Gäste» de Martin Graff

Le 22. Janvier 2013 on fêtera le cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée! On prononcera des beaux discours, – des « Sonntagsreden » sur la « Deutsch-Französische Freundschaft », – sur l’amitié franco-allemande, – des discours parfois très loin des réalités de terrain – la maîtrise du français en Allemagne (voir aussi: «Blognotice 22.09.2012: Commémoration du discours historique de Charles de Gaulle du 9.9.1962 à Ludwigsburg » ) est en plein déclin, – l’apprentissage de l’Allemand en France ne se porte guère mieux! Martin Graff a dédié son dernier Zungenknoten « Zungenknoten – ungebetene Gäste» à ce casse -tête linguistique, – le fait que ,en dehors des beaux discours , de moins en moins d’Allemands et de Français sont capables de se parler, de se comprendre dans leurs langues réciproques.  En plus Martin Graff déplore le fait que de plus en plus d’allemands et de français utilisent  l’anglais pour communiquer entre eux. Je me permets de citer quelques petits passages de ce « Zungenknoten » -« Dans quelques jours ist es soweit, nous  inaugurons un demi-siècle d’amitié franco-allemande dont l’anniversaire exact am 22. Januar gefeiert wird, le jour où Charles de Gaulle et Konrad Adenauer ont signé le fameux traité de l’Elysée, Grundstein einer neuen Ära der deutsch-französischen Beziehungen. Damals wurde auch das Deutsch- Französische Jugendwerk gegründet, une entreprise de paix qui succéda à toutes les entreprises de guerre zwischen Frankreich und Deutschland. Ziel der Begegnungen war unter anderem, aus Franzosen und Deutschen Sprachakrobaten zumachen. Le but n’a jamais été atteint, …. Die Lobeshymnen, die zu erwarten sind, ne changeront rien à la donne. Wir entfernen uns, en paix certes, aber wir entfernen uns (Graff, M. 2012) ». Oui, Monsieur Graff, décrit bien la situation, – les deux parties du couple franco-allemand    s’éloignent de plus en plus, en paix certes, mais ils s’éloignent – et ceci n’est pas seulement dû  à l‘incompréhension linguistique, je pense que depuis quelques années il y aussi un vrai fossé  socio-culturel qui se creuse entre l’Allemagne et la France. On pourrait aussi se poser la question combien de député(e)s du Bundestag maitrisent  le français, – ou combien de député(e)s de l’assemblée nationale maîtrisent l’allemand ? Ou pourquoi une telle enquête n’a pas été menée dans les deux assemblées de Berlin et de Paris pour les festivités du cinquantenaire du traité de l’Elysée. Mais peut-être a-t-on aussi eu un peu peur d’une telle « ehrliche Bestandsaufnahme » des connaissances linguistiques des député(e)s français en allemand, des MdB (MdB = Membre du Bundestag = député allemand) en français. Naturellement au niveau individuel il y a toujours des exceptions, – ici et là on les trouve encore ces Sprachvagabunden.  Pour finir cette blognotice avec une touche positive je cite ces trois étudiants d’un de mes cours, qui ont bien voulu s’attaquer en dépit de l’obstacle linguistique à  préparer  un travail sur les « écosystèmes du Mali », une analyse de la réception scientifique de l’ouvrage « la terre incendiée » de  Georges Kuhnholtz – Lordat et d’une relecture critique de la réédition du texte clef de René Dumont « L’Afrique noire est mal partie » – ainsi que les préfaces de Abdou Diouf (Afrique, le continent du futur) et de Jean Ziegler ( René Dumont – visionnaire et prophète),pour mener ce travail à fond, – car il n’existe à  priori pas de littérature scientifique non francophone sur ces trois sujets. Oui, cela existe encore dans l’Allemagne de nos jours, des étudiants allemands, qui maîtrisent si bien le français, qu’ils  peuvent lire et comprendre textes scientifiques, livres …. écrits en français, – donc le travail  de l’  Office franco-allemand pour la jeunesse n’était pas pour rien, le travail des professeurs de français dans les Lycées (Gymnasien) et oui, même dans les Gesamtschulen et les Realschulen n’était pas en vain. Des étudiants allemands maîtrisent le français cela existe encore de nos jours, mais cela devient de plus en plus rare dans l’Allemagne de l’an 2012/13.

Ouvrages et sources cités :

Birnbaum, Philippe (2012) : Biodiversité au Sahel. Les forêts du Mali. Éditions Quae, Versailles, ISBN 978-2-7592-1811-0

Desjeux, Catheriné ; Desjeux, Bernard (2011) : Fleuve Niger. Cœur du Mali. Éditions Grandvaux, Brinon sur Sauldre, ISBN 978-2-909550-73-2

Dumont, René (2012): L’Afrique Noire est mal partie. Préfaces de Abdou Diouf et Jean Ziegler. Paris. Éditions du Seuil, ISBN 978-2-02-108644-7

Graff, Martin(2012): Zungenknoten – ungebetene Gäste. In: Die Rheinpfalz  Nr. 302– Ihr Wochenende – Balkon über Grenzen.  Samstag, 29. Dezember 2012.

Kuhnholtz-Lordat, G. (1939) : La Terre incendiée. Essai d‘ agronomie comparée. Nîmes (Éditions de la Maison carrée)

Christophe Neff, le 30.12.2012

Blognotice 9.12.2012: Regards d’Allemagne – un nouveau blog lemonde.fr sur L’Allemagne

Sur les Blogs lemonde.fr on trouve depuis début Decembre un nouveau blog sur l’Allemagne. Frédéric Lemaître, correspondant du Monde à Berlin nous promet  dans « Regards d’Allemagne » de suivre la campagne électorale pour le prochain Bundestag. Cette campagne dont l’issue sera décisive non  seulement pour l’Allemagne mais pour  l’ensemble de l’Union européenne et notamment pour la France. Regards d’Allemagne  rappelle un peu le blog « Berlin en parle » de Claire- Luis Buis, l’ancienne correspondante du Monde à Berlin : c’est en fait ce blog qui avait inspiré mes début de bloggeur sur paysages. « Berlin en parle » a depuis longtemps disparu de la blogosphère,  nous lisons à l’adresse du blog  – http://clbuis.blog.lemonde.fr/ – « WordPress» Erreur – Ce site a été archivé ou suspendu » – Claire Luis publie sur son propre site « Ideenlab » depuis Février 2010, un site franco-allemand dédié aux idées  et aux  livres politiques et philosophiques.  La disparition du contenu  de « Berlin en parle » – révèle  un grave problème de la Blogosphère. Ici c’est aussi mon esprit  professionnel de chercheur qui s’exprime: comment la recherche peut-elle  restituer les paysages médiatiques d’une certaine aire si les contenus disparaissent. Est-ce-que le Monde archive ses blogs ? Ou est-ce que le contenu de ces blogs disparait pour toujours ? Berlin en parle était dans un certain dégré le reflet de la grande coalition, le début de l’ère « Merkel ». Die Ära-Merkel  qui se poursuivra peut –être au-delà du 23.9.2013. Mais comme je l’ai déjà écrit le 29.09.2012 « Peer Steinbrück pourra redresser la SPD de la dure défaite des dernières Bundestagswahlen,  et peut être au-delà ouvrir de nouveaux  choix stratégiques pour reconquérir le « Bundeskanzleramt » ». « Les regards d’Allemagne » nous promettent donc de suivre de près cette campagne électorale qui pourrait ouvrir à Angela Merkel, la Mutti comme elle est souvent désignée dans les medias allemands, une troisième période au Bundeskanzleramt.  Mais c’est  peut être moins la cote de grands partis comme la CDU et de la SPD, qui va décider du destin de Madame Merkel ou de Monsieur Steinbrück , ce seront peut-être le score des pirates, de la FDP et des Verts aux Bundestagswahlen qui seront les « Kanzlermacher ».

Concernant les blogs le Monde.fr un autre évènement est à signaler – la République des livres a quitté les blogs du Monde – depuis le 26. Novembre 2012la République des livres navigue sous son propre pavillon. Et durant les premiers jours de la République des livres  sous son propre pavillon – pendants quelques heures, le contenu de l’ancien site sur le Monde avait disparu. Même si depuis, les billets et commentaires de l’ancien blog de la République de livres  ont réapparu, cela montre que l’archivage des contenus  des blogs,  mais aussi de tous les medias électroniques (livres, musiques, films) reste un grand défi. Car si nous ne faisons pas attention  de  cette ère super médiatisée il risque de ne rester qu’un souvenir vide de contenu!

Les regards d’Allemagne pourront donc permettre aux lecteurs français et  francophones un regard rapproché sur la campagne électorale pour le 18 eme Bundestag. Personnellement j’espère que les lettres d’Allemagne que Frédéric Lemaître publie régulièrement sur le journal le Monde – ne disparaissent  pas, car j’aimais et j’aime beaucoup  lire ces prises de vue françaises sur l’Allemagne contemporaine!

Photo: © C. Neff Winterblick auf Grünstadt/Vue d’hiver sur Grünstadt 2.11.2012

Christophe Neff, le 9.12.2012

Blognotice 05.11.2012:

Les neiges d’octobre dans le Leiningerland (1,2) ont fait place aux pluies et brumes de Novembre. Un vrai temps de Brumaire,-  digne du calendrier républicain, des mots  «des brouillards & des brumes basses qui sont la transudation de la nature d’octobre en novembre » que le poète Fabre d’Églantine avait choisi pour désigner la période du 22. Octobre au 20. Novembre dans le Calendrier républicain français. Parfois pendant  de courts instants, le soleil de Novembre illumine vignobles et villages de la Unterhaardt. Mais à part ces quelques minutes de lumières et couleurs,  ce sont des paysages de brumes, des ondées,  les feuilles mortes emportées  par le vent de Novembre qui dominent les paysages de la Unterhaardt. Ce matin même via Facebook, je découvre mon cousin  Charles Sluznis accompagnant les feuilles mortes de Joseph Kosma dans une vidéo Daily motion, – me rappelant mes propres années étudiantes – des vraies années chantant – où nous chantions entre amis étudiants aussi bien des chansons françaises comme par exemple les feuilles mortes (ou en version anglaise automn leaves) – ou des blues américains (voire aussi Manne mer Deck (en allemand)) – ou même des chansons & blues allemands (Joey Fleming, Wolle Kriwanek  etc). Depuis, beaucoup de saisons ont passé, beaucoup de tempêtes se sont épanouies dans les paysages automnaux. Mais même de nos jours,  la nature des paysages, le temps,le  soleil et les  tempêtes peuvent encore influencer nos destins. Je crois que si Barack Obama réellement emporte un deuxième mandat à l’élection présidentielle aux U.S.A., ceci sera aussi du grâce à son management des conséquences dramatiques  de l’Ouragan Sandy. Je suis de très près la campagne présidentielle  aux U.S.A dans les medias allemands, français, et U.S. ,je pensais sincèrement que Mitt Romney avait toutes les chances d’ emporter les élections.  Encore mercredi dernier  après avoir lu le chat de Alain Frachon sur les derniers jours de la campagne présidentielles aux U.S.A je pensais que Mitt Romney allait gagner les élections présidentielles aux U.S.A d’une courte manche. Maintenant avec  les conséquences de l’ouragan Sandy, le soutien du maire de New York Michael Bloomberg, – Obama a peut encore une chance de gagner son second mandat présidentiel aux Etats-Unis. Tout cela ressemble un peu à la situation de Bundestagswahlen 2002 où le chancelier Schröder gagne son deuxième mandat d’un courte manche grâce à son management remarquable des conséquences du Elbhochwasser face à son adversaire Edmund Stoiber. Quoi qu’il arrive, – les années Obama ont déjà laissé leurs traces dans le paysage littéraire français – La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker –  roman qui a grande chance de remporter le prochain Prix Goncourt, – et qui semble être un grand roman sur l’Amérique contemporaine. Personnellement je crois plutôt que sera Lame de fond de Linda Lê qui pourrait remporter le Goncourt. Mais comme pour les élections américaines – wait and see – en attendant les résultats des deux évènement j’observe le vent du Nord emporter les feuilles mortes des vignobles de la Unterhaardt, des forêts du Leiningerland..et le vent du nord les emporte

Photo: . © C. Neff Couleurs et ciel de Novembre à Grünstadt 2.11.2012

Christophe Neff, le 5.11.2012

27.10.2012: les premiers flocons de neige de l’hiver 2012-13 arrivent à Grünstadt

Le matin  de ce samedi 27.10.2012 nous avons eu droit aux premiers flocons de neige de cet hiver (2012-13) à Grünstadt. En 2009 nous avons eu droit aux premières neiges dans la nuit du 12 au 13 décembre, et en 2010 les premiers flocons arrivaient le 27. Novembre, en 2011 les premières neiges arrivent à Grünstadt le 18.12.2011, mais c’était quasiment le seul jour de neige de l’hiver dernier, car l’hiver 2011-12 fut ici dans la Unterhaardt un hiver exceptionnellement froid mais un hiver sans neige.

Pour ce week-end, on nous annonce des chutes de neige de 20-30 cm en Forêt – Noire et dans les Alpes bavaroises. Pour  la Forêt-Noire les chutes de neige fin octobre n’ont rien d’exceptionnel, – les chants de Kilbe, le fameux « Kilbesingen » dans la Raumschaft Schramberg  annonçaient le début de l’hiver et parfois quelques jours après que les bougies des Rübengeister et les Lanternes de la Kilbe avaient une dernière fois à la nuit tombante  d’automne   traversé  bourgs, champs et forêts des environs de Schramberg, les premières neiges couvraient les montagnes et forêts de la Raumschaft Schramberg. Par contre ici en Palatinat, les neiges d’Octobre ont quelque chose d’assez exceptionnel. Notons pour finir cette petite note qui nous annonce le début de l’hiver dans la Unterhaardt – la Kilbe cette coutume des pays de la Raumschaft Schramberg est en train de disparaître – mais la Narrenzunft Schramberg essaie de faire revivre cette tradition – qui est aussi menacée par les potirons de Halloween , a ainsi organisé  une Kilbesingen à Schramberg ce dernier mardi (23.10.2012). J’aurais bien aimé de participer à ce Kilbesingen, mais malheureusement les obligations professionnelles en  ont décidé autrement. Mais d’après ce que j’ai pu lire dans la presse locale ce « Kilbesingen » organisé par la Narrenzunft Schramberg fut un grand succès. Il ne me reste que les souvenirs d’enfant,-observant à travers les vitres  les petites lumières  qui traversaient la nuit entre le Schoren, le Feurenmoos et la Hutneck à Schramberg – Sulgen – les chants qui traversaient le silence de la nuit – « Hit isch Kilbe, morga isch Kilbe, bis am Middwoch Obend… Ich geh’ mit meiner Laterne und meine Laterne mit mir. Dort oben leuchten die Sterne und unten leuchten wir. Mein Licht geht aus, wir geh’ n nach Haus, ra bimmel ra bammel ra bum bum bum.“   on sentait l’hiver arrivé.

Photos: 1.) Neiges d’Octobre dans le Linange entre Grünstadt et Höningen 27.10.2012/Oktoberschnee im Leiningerland zwischen Grünstadt und Höningen 27.10.2012. © C. Neff 2.) Flyer de la Narrenzunft Schramberg pour le „Kilbesingen“ du 23.10.2012. Flyer der Narrenzunft Schramberg für das „Kilbesingen“ am 23.10.2012. © Narrenzunft Schramberg.

Christophe Neff, le 27.10.2012

Blognotice 20.10.2012: les violettes du Cap Leucate n’ont pas disparu

Viola arborescens B.1 Cap Leucate 07.10.2012
Viola arborescens au Cap Leucate © Christophe Neff 07.10.2012

Les violettes du Cap Leucate (Viola arborescens, Violette ligneuse) n’ont heureusement pas disparu. La construction d’un restaurant gastronomique sur le site de la Falaise du Cap Leucate (voir aussi: Blognotice 7.6.2012: changements de paysages dans le pays Leucatois), avait fait craindre le pire pour cette espèce rare, qui est certainement une des plantes énigmatiques du site du Cap Leucate. Mais l’espèce a encore perdu du terrain,  ce sont les impressions d’une sortie de terrain (7.10.2012) sur le site.  Naturellement l’espèce avait déjà à subir avant la construction du Klim & Co un important impact humain,  je pense surtout au piétinement. Ce piétinement avait déjà pris des impressionnantes dimensions, – telles que je l’ai dit il y a quelques années : j’avais tenu un cours avec comme  titre « Loki Schmidt und die Viola arborescens vom Cap Leucate/Loki Schmidt et les violettes ligneuse du Cap Leucate) où j’expliquais aux étudiants en géobotanique du KIT, qu’en France une personnalité comme Loki Schmidt manquait cruellement, car le grand public en France ignore la richesse botanique, la valeur des plantes, la valeur des paysages.

 

extraits cours géobotanique Violette Cap Leucate WS 2010-11

C’est grâce à son initiative qu’en Allemagne, chaque année la « Blume des Jahres (fleur de l’année) est désignée, ce qui a servi à une considérable prise de conscience de ce qu’apportent les plantes rares à la société. Malheureusement en France, il manque une telle initiative. La « Blume des Jahres » 2013 en Allemagne est l’Hépatique noble (Hepatica nobilis).  Peut-être bien qu’on pourrait, avec une initiative comparable à la Blume des Jahres en France, sensibiliser le grand public envers les menaces qui pèsent sur certaines espèces végétales. Et pour cela il faut déjà connaitre les plantes qui nous entourent. J’ai l’impression que la plupart des promeneurs qui visitent le site du Cap Leucate, qu’il s’agissent des promeneurs du dimanche, des touristes estivaux, des parapentistes, ou des randonneurs,  la plupart de ceux qui fréquent le site, ne sont pas au courent, du fait que c’est un des derniers sites français, et peut-être même européens de Viola arborescens.

le point d'information sur le plateau et la falaise ouvrira proc
Pancarte d’informations sur le point d’information sur le site de la Falaise au sous-sol du  restaurant gastronomique du site de la falaise au Cap Leucate,  © Christophe Neff 07.10.2012

Il était initialement prévu d’ouvrir d’un point d’information sur le plateau et la Falaise du Cap Leucate au sous-sol  du restaurant Klim & Co, car il faut peut – être le rappeler :il s’agit d’un terrain Natura 2000, mais jusqu’ à présent ce point d’info n’a pas encore été ouvert. Juste une petite pancarte qui nous informe que prochainement le point d’info s’ouvrira. Si je me souviens bien, cette petite pancarte était déjà visible en Juin 2012, date de l’ouverture du restaurant du site de la falaise de Leucate. Quand donc ce point d’info s’ouvrira-t-il réellement ses portes – en 2012, – en 2013, en 2014 – ou peut-être jamais ? Comme le panneau l’indique, le site de la falaise est un site européen majeur pour la conservation de la biodiversité  mais apparemment les responsables de la Marie de Leucate semblent avoir oublié cette responsabilité aussi bien envers le site et ses espèces rares et protégées ainsi qu’envers les citoyens.

Photos : Toutes © C. Neff : 1.) Viola arborescens au Cap Leucate 7.10.2012, 2.) transparent PowerPoint extrait de cours de géobotanique WS2010/11 sur Loki Schmidt et les violettes du Cap Leucate, 3.) Pancarte d’informations sur le point d’information sur le site de la Falaise au sous-sol du  restaurant gastronomique du site de la falaise au Cap Leucate 7.10.2012.

Lien externe: Inventaire ZNIEFF Région Languedoc-Roussillon – Plateau de Leucate

Christophe Neff, le 20.10.2012