Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises.

Port Leucate, 13.10.2016 la mer déferle sur le ponton
Port Leucate, 13.10.2016 la mer déferle sur le ponton, © Christophe Neff 13.10.2016

La mer déferle sur les plages leucatoises. Il y a six ans j’avais assisté au une tempête semblable, – à laquelle j’avais dédié deux petits billets  « Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate [1]» et « Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate». Dans la notice du 11.10.2010 j’avais aussi signalé le risque de submersions marines sur le lido séparant l’étang de Leucate et la pleine mer où se trouvent les sites de Port Leucate et de Port Barcarès. La situation que j’ai rencontrée aujourd’hui jeudi 13 octobre 2016 ressemble beaucoup à celle que j’avais observée en octobre 2010. Ce qui m’a frappé aujourd’hui c’est de voir à quelle vitesse la mer a submergé la plage de Port Leucate. Suivent quelques impressions photographiques de la mer déferlante sur les plages leucatoises – toutes prises durant la journée du 13.10.2016.

Vue sur le Kyklos matin du 13.10.2016
Vue sur le Kyklos matin du 13.10.2016, © Christophe Neff 13.10.2016

Vue sur le Kyklos matin du 13.10.2016

 

Vue sur le Kyklos après-midi du 13.10.2016
Vue sur le Kyklos après-midi du 13.10.2016, © Christophe Neff 13.10.2016

Vue sur le Kyklos après-midi du 13.10.2016

Leucate plage 13.10.2016  10H40  du matin
Leucate plage 13.10.2016 10H40 du matin, © Christophe Neff 13.10.2016

Leucate plage 13.10.2016 10H40 du matin

La Franqui 13.10.2016 11H19
La Franqui 13.10.2016 11H19, © Christophe Neff 13.10.2016

La Franqui 13.10.2016 11H19

Port Leucate, le ponton 13.10.2016 vers 15H46
Port Leucate, le ponton 13.10.2016 vers 15H46, © Christophe Neff 13.10.2016

Port Leucate, le ponton 13.06.2016 vers 15H46

La plage de Port Leucate 13.10.2016, vers 15.27
La plage de Port Leucate 13.10.2016, vers 15.27, © Christophe Neff 13.10.2016

La plage de Port Leucate 13.10.2016, vers 15.27

Photos: toutes © Christophe Neff 13.10.2016

Christophe Neff, Port Leucate le 13.10.2016

[1] Ce billet est d’ailleurs un des billets les plus consultés sur paysages, voir aussi ici.

Du déjà vu en pire – Alep, Grozny, Beslan / a feeling of “déjà vu » in worse … Aleppo, Grozny, Beslan …. (27.09.2016)

Les images, les témoignages qui nous parviennent d’Alep et d’autres villes syriennes meurtries, villes  martyrisées par des années de guerre civiles sanglantes, me font ressurgir les images de Grozny, les reportages de Natalie Nougayrède de Beslan, de Tchétchénie. La Préface d’André Glucksmann du livre « Tchétchénie le déshonneur russe » de Anna Politkovskaïa . Du déjà vu en pire … Alep, Grozny, Beslan ….

The images, the reports reaching us from Aleppo and other Syrian cities ravaged, cities tormented by years of bloody civil war, make me reappear the images of Grozny, the reports written by Natalie Nougayrède from Beslan, from Chechnya. The Preface of André Glucksmann’s of the book „Tchétchénie, le déshonneur russe (Chechnya Russian dishonour)“ written by Anna Politkovskaya. A feeling of “déjà vu » in worse … Aleppo, Grozny, Beslan ….

Référence :

Glucksmann, André (2003) : Le syndrome du chardon tchétchène. In : Politkovskaïa, Anna : Tchétchénie, le déshonneur russe, p. 9- 18, Paris, collection folio, ISBN 2-07-030551-1

Christophe Neff (27.09.2016)

Blognotice 30.08.2016: au revoir Leucate, pays des plages de la liberté

Vue sur la plage de Leucate – plage (30.05.2012) © Christophe Neff

Dans les années 1970 la station de Port Leucate faisait de la publicité dans toute la France avec le slogan « Port Leucate pays de la liberté » – mettant en avant des adolescents à poil[1]. Durant l’été 2013 on pouvait voir quelques unes de ces affiches dans l’exposition « Exposition centenaire Georges Candilis Architecture & Design » expo, dont j’ai parlé un petit peu dans le billet « Les cigales de Port Leucate ». Leucate, pays des plages de la liberté, avec cet arrêté anti burkini , c’est définitivement du « has-been » – car avec cet arrêté municipal « anti – burkini » promulgué à Leucate (comme dans 31 autres communes françaises[2]) la liberté de profiter librement des plaisirs de la plage dans l’habit qu’on choisit est partie en fumée. Peut-être faudrait –il rappeler à Monsieur le Maire de la commune de Leucate Michel Py, qu’au début de la station de la Franqui, une des premières stations balnéaires du Languedoc,  le plagiste se baignait encore tout habillé. Dans le livre « La nature et le balnéaire – le littoral de l’Aude [3], [4]» – qui est d’ailleurs une excellente étude de géographie historique sur l’évolution de la côte audoise – on trouve une très belle photo « baigneurs et pécheurs cohabitent a la Franqui vers 1910 » qui nous rappelle à quel point les tenues de bains ont changé sur la côte audoise  [5] , [6]. Mais même de nos jours on voit ici et là des plagistes habillé en « vêtements de rue » profitant de la plage. Ceci parfois je l’ai déjà pratiqué moi-même pour me protéger du soleil et du vent sur les plages leucatoises. En plus on voit de plus en plus d’enfants sur les plages françaises portant une combinaison néoprène pour se protéger du soleil.   Cela se rencontre aussi sur les plages Leucatoises. L’envie de choper quelques voix au FN, de voir le nom de Leucate effleurer les medias nationaux, a certainement eu sa  responsabilité dans la promulgation de  cet arrêté municipal malheureux. Parfois je me demande, ce que arriverait à un prêtre en soutane, qui profite des plaisirs de la plage sur les plages leucatoises en aout 2016  comme le fit mon oncle durant les années 1970  – serait-il verbalisé par les agents de la police municipale de Leucate ? Dans les années 1970 mon oncle Jean-Pierre Migliori[7],  prêtre de  l’Église vieille-catholique  – se baladait  coiffé de son bonnet ecclésiastique, la  barrette, et en soutane  – parfois sur les plages leucatoises. En fait il n’aimait pas trop la plage, mais il voulait faire plaisir à ses neveux et nièces en les accompagnants à la plage. Ou une jeune femme  juive orthodoxe se baignant sur une plage leucatois en « maillot pudique » qui n’est rien d’autre  que le « cousin juif du burkini [8]» est-ce qu’elle se ferait verbaliser à Leucate ? De vouloir faire de la tenue vestimentaire sur les plages françaises un pilier dans le combat anti-djihadiste, – là il y a certainement mieux à faire – et c’est même contreproductif  si on veut vraiment combattre l’intégrisme religieux islamique! D’une certaine façon,  et ceci au-delà de l’édile de Leucate, comme Monsieur Py est dénommé dans un article du Monde, tous ces maires qui ont promulgué des arrêtés anti-burkini  ont ,par ignorance  fait le jeu des monarchies wahhabites les plus arriérées –  car en Arabie saoudite – la conduite d’une voiture ou une baignade en burkini est simplement interdite pour toutes les femmes.   Olivier Roy récemment dans une interview va encore plus loin « Le groupe Etat islamique où les talibans n’autoriseraient jamais le burkini. Au contraire, cette tenue est l’exemple même de la gentrification de la pratique religieuse musulmane dans l’espace occidental. Ce maillot de bain couvrant est symboliquement lié l’ascension sociale de certaines musulmanes. Le porter représente une tentative, pour des femmes, plutôt jeunes, de poser un signe religieux sur une pratique moderne, c’est-à-dire la baignade en famille ….. Non. Les débats sur le port du burkini et de la burka, par exemple, doivent être distingués, car le burkini est une invention récente [créé en 2003 en Australie], qui fait sauter les fondamentalistes au plafond. Pour ces derniers, une femme n’a pas à se promener sur la plage, et encore moins se baigner ! Donc le burkini est, au contraire, une tenue moderne, qui n’a rien de traditionnel ou de fondamentaliste.   ».

Pour revenir à Leucate – j’aurais bien aimé que le maire de Leucate eût investi la même énergie pour enfin faire vivre le point d’info  Natura 2000 sur le grand Cap –   que  pour cet arrêté municipal  anti burkini.  Mais le point d’info Natura 2000 au site de la falaise du Cap Leucate semble être tout simplement tombé à l’oubli.  Ce petit scandale sur la falaise de Leucate mériterait aussi un petit regard de la presse nationale.

Au-delà de la polémique « anti-burkini » – je crois que le maillot couvrant une partie intégrale du corps a encore de beaux jours devant lui – les risques de cancer de la peau  qu’une exposition trop longue  au soleil peut engendrer vont booster  le port du maillot de bain intégral sur nos plages.  Profiter de la plage, d’une baignade en mer sans prendre de risque d’attraper un cancer de la peau –  ceci est aussi une des promesses d’un maillot de bain intégral comme le burkini ou le maillot pudique juif en sont.  D’ailleurs cette  sorte de maillot de bain intégral que portent les maitres-nageurs sauveteurs (féminin et masculin) de la SNSM a une forte ressemblance avec le burkini. Au Barcarès, commune avoisinante de Leucate, ces maitres-nageurs ont partiellement assuré la surveillance de plages durant l’été 2016[9].

Référence :

Andreu-Boussut, Vincent (2008) : La nature et le balnéaire. Le littoral de l’Aude. Paris, l’Harmattan, ISBN 978-2-296-07604-4

Photo: Vue sur la plage de Leucate – plage  (30.05.2012) © Christophe Neff 30.5.2012

Christophe Neff,  Grünstadt le 30.08.2016

[1] On peut retrouver un scan d’une de ces images sur le site de Jacques Hiron. Voir ici.

[2] Dans l’article « Plusieurs maires veulent maintenir leur arrêté « anti-burkini » » on trouve une carte montrant les 31 communes françaises ayant pris un arrêté anti-burkini.

[3] Le livre est la version publiée de la Thèse de doctorat de Vincent Andreu-Boussut  « L’aménageur, le touriste et la nature sur le littoral de l’Aude.  Modèles d’aménagement, pratiques touristiques et enjeux environnementaux ».  Download ici.

[4] Dans ce livre de Vincent Andreu-Boussut  on trouve aussi un tres beau chapitre sur les debuts de la station de la Franqui , l’histoire de l’hotel Excelsior, de la familie Bertand etc. « chapitre : La Franqui-plage : un essor en demi-teinte orchestré par la famile Bertrand (Andreu-Boussut, 2008, 44-47)»

[5] Dans la version (Thèse) du livre de  Vincent Andreu-Boussut  on trouve sur la page 78 la planche 16 « l’essor des bains de mers : Invention de la plage et nouveaux liens – sociaux spatiaux ».  Download ici.

[6] On trouve des belles photos de la station de la Franqui du début du 20ème siècle ici sur le site « Colonie de Vacances de Lézignan-Corbières à La Franqui ».

[7] Jean – Pierre Migliori nommé „Jeshouandadev“  1943 (Hussigny) – 1977 (Strasbourg).

[8] Voir aussi dans Libération le réportage de Nissim Behar « En Israël, un cousin du burkini pour les juives orthodoxes »

[9] Sur le site de  Martial Guerin  on trouve un reportage TFI sur les sauveteurs de la SNSM au Barcarès, dans le quel la sauveteuse  maitre – nageur « Laura Lanvin » en maillot intégral est interviewée! (A voir ici).

Une gerbe de fleurs d’abricotier en souvenir des sept moines de Tibhirine

Il y a vingt ans[1], dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, vers une heure du matin furent enlevés les 7 moines de l’Abbaye Notre-Dame de l’Atlas à Tibhirine[2],[3]. Les têtes des sept moines assassinés furent retrouvées fin Mai 2006  dans les environs de Médéa. Vingt ans après ces crimes les circonstances de leur assassinat n’ont toujours pas été élucidées[4],[5]. Ce crime m’avait fortement marqué il y a vingt ans. Je suivais les évènements de la décennie noire en Algérie de près[6], et ce crime, ce drame reste gravé dans ma mémoire comme le symbole des drames sanglants que subissait le peuple algérien pendant la décennie noire,  massacres sanglants à répétition dont souvent on ne savait pas très bien si c’étaient les bourreaux du GIA, ou bien les tortionnaires des forces de sécurité algériennes qui en étaient les responsables. Concernant les responsables de l’assassinant des moines de Tibhirine, je crois que le mystère ne sera levé  (comme pour beaucoup d’autres crimes de la décennie noire), que si l’Algérie devient réellement une vraie démocratie et que les Algériens retrouvent la parole libre et la liberté. Malheureusement, on est encore bien loin de l’établissement d’une vraie démocratie en Algérie,  et en outre, de nouvelles anciennes menaces semblent de plus en plus peser sur l’Algérie[7].

Comme je l’ai déjà écrit ici dans paysages, le jour viendra où je ferai le voyage vers Tibhirine pour déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des sept moines assassinés. Mais aussi en mémoire des innombrables massacres dont les algériens furent victimes durant la décennie noire. Faute de mieux, je laisse ici une photo d’une branche d’abricotier en fleurs de notre jardin à Grünstadt. En souvenir de Christian de Chergé, Luc Dochier, Christophe Lebreton,  Michel Fleury, Bruno Lemarchand, Célestin Ringeard, Paul Favre Miville –  mais en souvenir innombrables victimes de la décennie noire en Algérie.

Fleurs d’Abricotier à Grünstadt, © Christophe Neff 26.03.2016

Source :

Chebel, Malek (2012) : Dictionnaire amoureux de l’Algérie. Paris (Plon), ISBN 978-2-259-21236-6

Photo : Fleurs d’Abricotier à Grünstadt © Christophe Neff 26.03.2016

Christophe Neff,  Grünstadt, Pâques 2016 (publiée le  29.03.2016)

P.S : Dans le contexte de mon billet, je me permets de signaler la parution prochaine d’un livre à la mémoire et à l’héritage des moines de Tibhirine :  Henning, Christophe (Ed) : Tibhirine, l’héritage. Bayard, 178 p., 14,90 €, ISBN 978-2227488700. En librairie le 7 avril.

[1] Voir aussi « L’enlèvement des moines de Tibhirine : 20 ans après » et «À Tibhirine, la mémoire de sept vies données »     sur le site de L’Église catholique d’Algérie.

[2] Voir aussi l’article de  Anne-Bénédicte Hoffner et Chloé Rondeleux  « A Tibhirine, la mémoire de sept vies données » dans la Croix.

[3] Voir aussi le site « Les moines de Tibhirine »  site dédié aux moines de Tibhirine.

[4] Voir aussi l’article de Pierre Leipidi  « Les moines de Tibhirine restent otages des relations franco-algériennes » dans le Monde Afrique.

[5] Voir aussi le chapitre « Moines de Tibhirine » dans le Dictionnaire amoureux de l’Algérie, chapitre qui débute avec les phrases suivantes : « Connaîtra-t-on jamais la vérité ? Les sept moines trappistes de Tibhirine,monastère situé non loin de Médéa, à moins de 100 kilomètres d’Alger, sont morts à une date inconnue et furent enterrés en mai 1996 (Chebel, M. 2012, p. 430).

[6] Voir aussi les articles:  « Des paysages à l’infini – « Algérie, la mer retrouvée » – sur l’émission Thalassa du 03.04.2015 », « Blognotice 11.04.2015: A la recherche des souvenirs d’un vieux texte de 2001 « Deux ou trois choses que j’ai vues de l’Algérie» de François Maspero ».

[7] Voir l’analyse récemment publiée par Gerow von Randow:  „Vor dem Sturm Algerien treibt auf eine schwere Krise zu. Al-Kaida und „Islamischer Staat“ lauern auf ihre Chance“ – il existe une traduction anglaise sous le titre:  „ Before the Storm Algeria is drifting toward a major crisis, and Al-Qaeda and Islamic State are just waiting for their chance”.

Blognotiz 01.03.2016: Phänologische Betrachtungen an der Unterhaardt/ Observations phénologiques dans la Unterhaardt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)

Mandelblüten (Prunus amygdalo-persica (West) Rehd.) Herxheim am Berg 12.02.2016
Mandelblüten/Fleurs d’amandiers (Prunus amygdalo-persica (West) Rehd.) Herxheim am Berg 12.02.2016 © C.Neff 12.02.2016

Wie schon letztes Jahr gibt es hier an dieser Stelle ein paar Zeilen zum phänologischen Geschehen an der Unterhaardt. Den ersten blühenden Mandelbaum[1] habe ich am Samstag, den 9.1.2016 zwischen Deidesheim und Meckenheim an der B 271 blühen sehen. Das liegt zwar nicht an der Unterhaardt sondern mehr im Randbereich der Mittelhaardt, aber eine derart frühe Mandelblüte ist dennoch ein für Mitteleuropa bemerkenswertes phänologisches Ereignis. Ende Januar blühten fast an der gesamten Weinstraße die Mandelbäume. So etwas kenne ich eigentlich nur aus dem mediterranen Südfrankreich. In Aubord wo ich ja einige Zeit gelebt hatte, blühten die Mandelbäume gewöhnlicher Weise gegen Ende Januar. Was ich eigentlich für viel bemerkenswerter halte als die Mandelblüte ist die frühe Blüte der Osterglocken an der Unterhaardt. Meine ersten blühenden Osterglocken in diesem Jahr habe ich am Donnerstag den 06.02.2016 auf dem Weg ins Büro zwischen am KIT entdeckt. Einmal rund um den Golfplatz in Dackenheim. Der andere Standort waren die blühenden Osterglocken in der Grünanlage der Winzergenossenschaft Herxheim am Berg. Abgesehen davon ist die Grünanlage der Winzergenossenschaft Herxheim am Berg, sowie die neue Weinlounge[2] die in diese Grünanlage eingebunden ist, ein äußerst gelungenes landschaftsarchitektonisches „Gesamtensemble“. Aber wieder zurück zu den Osterglocken, – in Karlsruhe habe ich die ersten blühenden Osterglocken erst am Donnerstag den 25.02.2016 entdeckt. Trotz Stadtklimaeffekt begann die Osterglockenblüte in Karlsruhe erst ca. 14 Tage später, – das zeigt doch beeindruckend die besondere Klimagunst der „Unterhaardt“. Das erinnert mich auch die Worte meines akademischen Lehrers Peter Frankenberg, der die Klimagunst des Haardtrandes – „Monsieur Neff le climat du Haardtrand ressemble beaucoup au climat des environs de Nîmes[3]“ – während meines Studiums und meiner Assistenzzeit an der Universität Mannheim, gern mit dem mediterranen Klima der Landschaften rund um Nîmes verglich. Mir erschien dieser Vergleich damals etwas gewagt, – aber in diesem Winter 2015-16 erscheint er doch ganz zutreffend zu sein. Ich denke, dass soweit man die phänologische Uhr des DWD für den nördlichen Oberrhein als Bezugsgröße nimmt[4], man feststellen kann – dass die phänologischen Phasen in diesem Winter ca. 2 – 3 Wochen früher als sonst im langjährigen Durchschnitt üblich eingetreten sind. In diesem Zusammenhang sei abschließend noch auf die von Heiko Himmler (2016) im Pollichia Kurier veröffentlichen phänologischen Beobachtung verwiesen. Himmler verweist, darauf dass der Dezember 2015, „der mildeste Dezember seit Beginn der Wetteraufzeichnungen in Südwestdeutschland(Himmler, H. 2016, 9) “ gewesen sein. Außerdem findet man in diesem kleinen Aufsatz eine Reihe interessanter phänologischer Beobachtungen – wie z.B. u.a. die Hinweise zur Schneeglöckchenblüte[5] am 26.12.2015 in Sandhausen und auch die Beobachtung von ersten blühende Huflattichen am 27.12.2015 bei Ludwigshafen. Aus phänologischer Sicht war der Winter 2015/16 an der Unterhaardt, sowie in Teilen Südwestdeutschlands eine interessante Jahreszeit.

Osterglocken im Morgenlicht 12.02.2016 Herxheim am Berg
Osterglocken im Morgenlicht 12.02.2016 Herxheim am Berg/ Narcisses jaunes à Herxheim am Berg 12.02.2016 © C.Neff 12.02.2016

Comme l’année dernière à cet endroit voici une petite notice sur la phénologie dans la Unterhaardt. Le premier amandier[6] en fleurs je l’ai vu le samedi 09.01.2016 sur les bords de la B. 271 entre Deidesheim et Meckenheim. Ce lieu n’appartient pas à la Unterhaardt, mais se situe plutôt sur les bords de la Mittelhaardt, une floraison tellement précoce d’ amandiers est certainement un phénomène phénologique rarissime pour l’Europe centrale. Fin janvier une grande partie des amandiers longeant les bords de la route du vin allemand étaient en fleurs. Des amandiers en fleurs mi/fin janvier avant cet hiver 2015/16, je n’avais vu cela que dans le Midi méditerranéen français. A Aubord qui était longtemps mon point d’attache en France, petit village de Vistrenque dans les environs de Nîmes, où j’ai aussi vécu quelque temps, la floraison des amandiers se passait normalement vers la fin janvier. Mais d’un point de vue phénologique la floraison très précoce des Narcisses jaunes dans la Unterhaardt est certainement plus remarquable que la floraison des amandiers. J’ai vu mes premiers Narcisses jaunes le jeudi 06.02.2016 pendant mon trajet au Kit, sur les bords du terrain de golf de Dackenheim et sur l’espace vert longeant la coopérative viticole de Herxheim am Berg. D’ailleurs sous l’aspect d’architecture du paysage, les espaces verts et la nouvelle « Weinlounge (bar à vins) [7]» de la coopérative viticole de Herxheim am Berg me semblent être particulièrement réussis. Mais retournons aux Narcisses jaunes. A Karlsruhe la floraison des Narcisses jaunes débuta le jeudi 25.02.2016, donc deux semaines plus tard que sur la Unterhaardt. Ce décalage montre bien la particularité climatologique de la Unterhaardt, – car même l’ Îlot de chaleur urbain de Karlsruhe n’influença pas le cycle de floraisons des Narcisses jaunes. Ceci me rappela un peu les mots de mon maitre académique le Professeur Peter Frankenberg, « Monsieur Neff le climat du Haardtrand ressemble beaucoup au climat des environs de Nîmes [8]» qui aimait, durant mes études et mes années d’assistant à l’Université de Mannheim, comparer la particularité climatologique du Haardtrand avec le climat méditerranéen des paysages des environs de Nîmes. Cette comparaison m’avait semblé être un peu osée– mais durant cet hiver 2015-16 je pense que cette comparaison décrit assez bien la situation de la saison hivernale actuelle. Je pense que si on compare la situation de cet hiver à l’horloge phénologique du DWD pour le Nördliche Oberrhein[9] (Rhin supérieur du Nord) on voit bien que les phases phénologiques sont en avance de deux à trois semaines sur le calendrier phénologique habituel. Dans ce contexte je renvoie aussi aux observations climatologiques de Heiko Himmler (2016) publiés dans le dernier Pollichia Kurier. Heiko Himmler écrit que Décembre 2015 fut le Décembre le plus doux observé en Allemagne du Sud-Ouest (Südwestdeutschland) dans les relevés météorologiques (Himmler, H. 2016, 9). En plus dans cette petite notice phénologique sont publiées quelques observations phénologiques intéressantes dont la floraison de perce- neiges[10] à Sandhausen le 26.12.2015 et le Tussilage le 27.12.2016 dans les environs de Ludwigshafen. D’un point de vue phénologique l’hiver 2015/16 dans la Unterhaardt comme dans une partie de « Südwestdeutschland » fut donc un hiver intéressant !

Bibliographie:

Himmler, Heiko (2016): Phänologische Beobachtungen im Dezember 2016 (Berichte aus den Arbeitskreisen AK Botanik). In: Pollichia Kurier, Jg. 32, H.1, S. 9- 10.

Photos : alle/toutes © Christophe Neff; Mandelblüten/Fleurs d’amandiers (Prunus amygdalo-persica (West) Rehd.) Herxheim am Berg 12.02.2016; Osterglocken im Morgenlicht 12.02.2016 Herxheim am Berg/ Narcisses jaunes à Herxheim am Berg 12.02.2016 © C.Neff 12.02.2016

Christophe Neff, 01.03.2016

[1] Zu Mandelbaumblüten findet man in paysages noch folgende Beiträge: „Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.)“.

[2] Die neue Weinlounge der Winzergenossenschaft Herxheim am Berg wird als „ALEXweinlounge“ bezeichnet.

[3] Prof. Frankenberg, war sehr frankophil – und frankophon. Perfekt französisch sprechend pflegte er des Öfteren mich auf Französisch anzusprechen.

[4] Siehe auch „LUBW (2010): Eintrittsdaten phänologischer Phasen und ihre Beziehung zu Witterung und Klima

Darstellung und Auswertung phänologischer Langzeit-Beobachtungen des Deutschen Wetterdienstes in Baden-Württemberg“ download hier.

[5] In Grünstadt konnte ich die ersten blühenden Schneeglöckchen so ab dem 15.1.2016 blühen sehen.

[6] Concernant la floraison d’amandiers on trouve les billets suivants dans paysages: « Blognotice 17.3.2012“, „Blognotice 06.01.2013: sur les fleurs d’amandiers“, „Blognotice 13.04.2013 – le printemps est arrivé dans la Unterhaardt, Blognotiz 02.03.2015: Erste Mandelblüten in Grünstadt/premières fleurs d’amandiers à Grünstadt (zweisprachige Blognotiz/billet bilingue dt./fr.) »

[7] Ce nouveau bar à vin se dénomme « ALEXweinlounge ».

[8] Très francophile, Monsieur Frankenberg est parfaitement francophone.

[9] Voir aussi „LUBW (2010): Eintrittsdaten phänologischer Phasen und ihre Beziehung zu Witterung und Klima

Darstellung und Auswertung phänologischer Langzeit-Beobachtungen des Deutschen Wetterdienstes in Baden-Württemberg“ download ici.

[10] A Grünstadt les premières perce-neiges en fleurs se montrèrent à partir du 15.01.2016.

Blognotice 02.11.2015: L’académie Goncourt à Tunis/le dévoilement des quatre finalistes du Goncourt 2015 au Musée du Bardot à Tunis

Dans mon dernier billet, consacré au processus de démocratisation en Tunisie, j’ai accentué le fait que la Tunisie se trouvait (et se trouve) dans une situation socio-économique délicate et que la Tunisie avait besoin de notre aide. J’ai aussi parlé de mesures symboliques ….. et dans ce sens le dévoilement des quatre finalistes pour le Goncourt 2015[1] au Musée du Bardo à Tunis le mardi 27 octobre 2015 fut certainement un symbole fort de la part de l’Académie Goncourt – un symbole fort que je salue avec ce petit billet de blog!

Buchcover Bettaïeb, Viviane (2011)Dégage la révolution tunisienne, 17 décembre 2010 - 14 janvier 2011

Je ne vais pas m’aventurer à donner un pronostic pour le Goncourt 2015 comme je le fais assez régulièrement pour le Nobel de littérature (dernièrement ici dans Paysages forecast for Nobel Prize in Literature 2015) mais j’aimerais simplement rappeler que la révolution tunisienne de l’hiver 2010-11 fut aussi une révolution francophone. Le slogan « Ben Ali dégage » faisait le tour du Monde, via Internet, Facebook, les images de la jeunesse tunisiennes se révoltant face à un dictateur qui n’hésitait pas à tirer sur son propre peuple, sa propre jeunesse. Tout cela débuta le 17 décembre 2010 avec les évènements de Sidi Bouzid, – il y a maintenant presque cinq ans. Pour relire, revivre un peu l’ambiance de cet hiver2010/11 en Tunisie je pense que la lecture de deux livre de récit-(photos) – témoignages peut un peu nous rappeler l’ambiance de cet hiver 2010/11 en Tunisie – je pense d’une part au livre édité par Viviane Bettaïeb « Dégage- la révolution tunisienne – livre témoignages 17 décembre 2010 – 14 janvier 2011 » et d’une autre part à « Dégage !

Buchcover Besnier, Lionel ; Temimi, Narges (ED)(2012) Dégage ! une révolution

–une révolution » édité par Lionel Besnier & Narges Temimi avec des textes de Collette Fellous, Abdelwahab Meddeb et de Georges Wolinski. Au-delà des souvenirs de l’hiver révolutionnaire 2010-11 en Tunisie, – le livre « Dégage ! –une révolution » – comporte aussi un chapitre de souvenirs de jeunesse de Georges Wolinski intitulé « les Tunisiens sont « sagés » » qui débute avec les mots « La Tunisie est le pays où je suis né en 1934, à l’époque du protectorat. Le pays de mon enfance. Le pays de mes souvenirs. Je me souviens des immenses charrettes, tirées par des chevaux, qui, le matin, livraient des gros blocs de glace que ma nonna (ma grand-mère) enfouissait dans des glacières vétustes. Je me souviens du marchand de beignets. Je me souviens … « et finit avec ces mots » La révolution tunisienne m’réjoui … Maintenant, j’attends de voir ce qu’ils vont faire de leur liberté [2]». Georges Wolinski n’a pas pu voir la suite des évènements de la phase de démocratisation en 2015, l’annonce de L’attribution du prix Nobel de la paix 2015 au Quartet du dialogue national tunisien, il a été assassiné lors de l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

Buchcover Choikha, Larbie ; Gobe, Eric (2015) Histoire de la Tunisie depuis l’independance.

Signalons aussi la parution récente d’une petite « Histoire de la Tunisie depuis l’indépendance » de Larbi Chuikha et Eric Gobe –qui comporte un chapitre sur la Tunisie post – Ben Ali méritant la lecture.

Ces trois livres devraient se trouver dans toutes bibliothèque francophone importante, –   car la Tunisie est aussi un pays francophone !   Le dévoilement des quatre finalistes pour le Goncourt 2015 a eu déjà le mérite de nous rappeler que la Tunisie est aussi un pays francophone !

Livres cités :

Besnier, Lionel ; Temimi, Narges (ED)(2012) : Dégage ! une révolution. Photographies de Akram Belaid, Amine Boussofara, Saif Chaabane, Mohamed Heithem Chebbi, Zeineb Henchiri, Yassine Meddeb Hamrouni,Hanène Saidi, Adib Samoud et Rim Temimi.Textes de Colette Fellous, Abdelwahab Meddeb et Georges Wolinski. Paris (Libella/Éditions du Phebus), ISBN 978-2-7529-0671-7

Bettaïeb, Viviane (2011): Dégage : la révolution tunisienne, 17 décembre 2010 – 14 janvier 2011. Tunis, Éditions du Patrimoine ISBN 978-9973-22-277-0, Paris Editions du Layeur, ISBN 978-2-915118-98-8

Choikha, Larbie ; Gobe, Eric (2015) : Histoire de la Tunisie depuis l’independance. Paris (Editions de la Decouverte), ISBN 978-2-7071-7816-9

Christophe Neff, le 02.11.2015

[1] Les quatre finalistes pour le Goncourt 2015 dévoilés le mardi 27.10.2015 à Tunis sont : Nathalie Azoulai pour Titus n’aimait pas Bérénice (P.O.L) ; Mathias Enard pour Boussole (Actes Sud) ; Hédi Kaddour pour Les Prépondérants (Gallimard) ; Tobie Nathan pour Ce pays qui te ressemble (Stock).

[2] Georges Wolinski (2012) « Les Tunisiens sont « sages » » dans Besnier, Lionel ; Temimi, Narges (ED)(2012) : Dégage ! une révolution. P. 164-165

Une reconnaissance et un encouragement pour le peuple tunisien: – le prix Nobel de la paix 2015 pour le Quartet du dialogue national tunisien

L’attribution du prix Nobel de la paix 2015 au Quartet du dialogue national tunisien est une reconnaissance pour les efforts de démocratisation et surtout un encouragement pour le peuple tunisien. Même si je suis assez souvent sceptique sur le mode d’attribution du Prix Nobel de la paix et de certains des lauréats de ce prix, – je pense que le Quartet du dialogue national entre dans la liste des personnalités ou organisations qui ont largement mérité ce prix – comme par exemple Martin Luther King (1964), Willy Brandt (1971), Andreï Sakharov (1975), Amnesty International (1977), Mikhaïl Gorbatchev (1990), Médecins sans frontières (1999), Liu Xiaobo (2010), Malala Yousafzai (2014), Kailash Satyarthi (2014) (cette petite liste de mes lauréats préférés du Prix Nobel de la paix débute en 1964, année de ma naissance – choix arbitraire et très personnel.). Je considère ce prix Nobel de la paix 2015 comme un soutien à un processus fragile – processus de démocratisation de la Tunisie qui débuta en hiver 2010/11 – et que je suis continuellement dans paysages depuis la blognotice du 4.1.2011 . Dans le billet les lumières du Fohrenbühl, – on trouve ce petit passage – « mais je pense que, si il y a actuellement une société du monde arabe qui pourrait réussir à construire une véritable démocratie laïque et une société libre c’est bel et bien la société tunisienne – le peuple tunisien » – et à la vue des évènements dans les autres sociétés arabes, je crois que ce que j’avais écrit en janvier 2011 n’a rien perdu de son actualité. Naturellement je sais très bien quels dangers et risques la société tunisienne a devant elle, – j’ai d’ailleurs à plusieurs reprises décrit ces dangers dans paysages – il faut trouver des réponses socio-économiques fortes pour les régions intérieures tunisiennes et leurs habitants qui sont à l’abandon – un défi difficile – car les solutions miracle n’existent pas[1]. Pour résoudre ce défi gigantesque la Tunisie aura besoin notre aide – comme l’écrivait Gero von Randow dans un article de la Zeit en Novembre 2014[2], – Gero von Randow que je considère d’ailleurs comme un des rares journalistes allemands qui possède une large compétence concernant la Tunisie – l’ Union européenne devrait ouvrir ses frontières pour les produits agricoles tunisiens et les services[3]. Personnellement j’irais encore beaucoup plus loin que Monsieur von Randow – je pense que l’Union européenne devrait aussi assouplir formalités d’entrée dans l’espace Schengen pour les Tunisiens.

Au niveau symbolique – on pourrait inciter les députes de l’Assemblée nationale, les députés francophones du Parlement européen, les députés francophones du Bundestag à passer un week-end, une petite semaine de vacances en Tunisie. Pour redémarrer, l’économie tunisienne aura besoin d’un secteur touristique fort – et des touristes européens qui visitent la Tunisie.

Au niveau personnel j’avais songé à y passer un week-end prolongé de vacances durant cet automne, – mais malheureusement pour des raisons personnelles ce voyage ne s’est pas fait. Dommage que ce voyage n’a pas pu se faire, –   j’avais déjà acheté le petit futé Tunisie 2015-16 – envisagé de prendre un hôtel à la Marsa,- pensé à revenir à la libraire mille feuilles en face de la gare TGM[4] de la Marsa plage comme je le faisais si souvent pendant mes années tunisiennes, voir des amis tunisiens dans les environs de Tunis, à Bizerte ….

Au niveau personnel, ne cesser de venir en Tunisie, – c’est peut -être une des rares choses que le citoyen lambda européen, qu’il soit français, allemand, italien etc. – puisse faire pour encourager le processus démocratique en Tunisie.

Pour finir ce petit billet sur l’attribution du prix Nobel de la paix 2015 au Quartet du dialogue national– oui je pense que cette attribution est une reconnaissance pour les efforts que la société tunisienne a engagés – et c’est un encouragement pour le difficile chemin que la Tunisie a encore devant elle.

Christophe Neff, billet écrit et publié à Grünstadt le 18 et 19.10.2015

P.S. : En écrivant ce petit billet très personnel sur l’attribution du prix Nobel de la paix 2015 au Quartet du dialogue national j’avais aussi une pensée pour Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix en 2010, qui croupit quelque part dans une prison chinoise, – quel peu oublié par l’opinion publique internationale.

[1] Voir par exemple les billets « Blognotice 10.11.2014: Le miracle de Tunis – souvenirs des lumières du Fohrenbühl » et « Commentaire sur les évènements de la journée du 14.09.2012 à Tunis. ».

[2] « Arabischer Frühling: Wahl der Wunder – Fast alle Länder des Arabischen Frühlings ertranken in Blut. Allein Tunesien blieb stabil. Wie ist das möglich? 11. Dezember 2014, 1:22 Uhr DIE ZEIT Nr. 49/2014, 27. November 2014“. »

[3] Citation exacte des propos de Gerow von Randow dans la Zeit du 11. Dezember 2014, 49/2014 « Wir können ihnen helfen, dass es so bleibt. Die EU sollte endlich ihren Binnenmarkt für tunesische Agrarprodukte und Dienstleistungen öffnen. Außerdem haben die Tunesier mehr als zwei Millionen libysche Flüchtlinge aufgenommen, untergebracht, verköstigt; von dieser Last sollten wir ihnen einiges abnehmen. Auch unsretwegen, übrigens: Wir mögen die Tunesier bewundern, aber dass sie auch uns schätzen, das müssen wir Europäer uns noch verdienen. »

[4] Voir aussi le billet « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir ».

Blognotice 30.09.2015: Vendanges dans la Unterhaardt, – les Brauds sont là / Weinlese an der Unterhaardt – die Brauds sind wieder da!

Braud -BS1, 27.09.2015 Grünstadt Sausenheim
Vendangeuse Braud dans les vignobles de la Unterhaardt, © Christophe Neff 27.09.2015

Les vendanges battent en plein dans les vignobles de la Unterhaardt, – et comme chaque année les « vendangeuses Braud » ces grands insectes bleus, qui furent jadis un fleuron de la technologie agricole française – broutent les paysages de vignes de la Unterhaardt. Mes premiers « Braud » je les ai aperçus vers le milieu des années 1970 à Aubord, – dans les vignobles des Costières entre Aubord, Générac, Beauvoisin, Vauvert et Gallician. De ce temps les vins de Costières faisaient encore partie des appellations VDQS et l’appellation s’appelait encore Costières du Gard[1], mon grand-père prenait régulièrement le volant de sa « DS » pour s’ approvisionner en rosé à la Cave pilote de Gallician sur l’autre côté de la Costière au bord du Canal, pas loin des rives de l’Etang de Scamandre. C’est ainsi en accompagnant mon grand-père dans sa « DS » traversant vignobles, maquis et bois de Pins Parasols que je découvris les paysages des Costières et de la Petite Camargue.

Chaque année, voir les « Braud[2] » vendanger les paysages de vignobles de l’Unterhaardt me rappelle mes premières rencontres avec ces grands insectes bleus dans les environs d’Aubord. Petit gamin j’étais assez impressionné par ces énormes machines, – et même de nos jours quand je voie ces insectes bleus brouter les vignobles de la Unterhaardt je trouve que ce sont encore des machines assez impressionnantes. D’un certain point de vue – les vendangeuses (il n’y pas seulement les Brauds qui sont présentes dans la Unterhaardt) sont devenues pendant la saison des vendanges un élément typique du paysage de la Unterhaardt.

In den Weinbergen der Unterhaardt ist die Weinlese im vollen Gange. Wie jedes Jahr, ziehen die Braud Traubenvollernter, diese großen blauen Insekten, die einst das Aushängeschild der französischen Landmaschinentechnologie waren, durch die Reblandschaften der Unterhaardt. Meine ersten Brauds habe ich Mitte der 1970 in Aubord, – in den Rebfläche der Costières zwischen Aubord, Générac, Beauvoisin, Vauvert und Gallician gesehen. Damals waren die Costièresweine[3] noch als VDQS Weine qualifiziert, – es auch die Zeit in der mein Großvater das Steuer seiner D.S. ergriff um sich in der Cave pilote de Gallician auf der anderen Seite der Costières am Rande des Canals nicht weit vom Etang de Scamandre mit „Rosé“ einzudecken. So entdeckte ich als Beifahrer in der großväterlichen DS die wie ein Schiff durch Rebflächen, Maquisgebüsche und Schirmpinienwälder pflügte die Landschaften der Costière und der Petite Camargue.

Und, nun fast vierzig Jahre später, – wenn ich die Braud[4] in voller in den Reblandschaften der Unterhaardt sehr, erinnert mich das an meine ersten Begegnungen mit diesen blauen Insekten in der Gegend um Aubord. Als ich noch ein kleiner Junge haben mich diese „riesigen Maschinen“ doch ziemlich beeindruckt – und auch wenn ich heut zu Tage diese großen blauen Insekten durch Weingärten der Unterhaardt ziehen sehen dann finde ich, dass es immer noch ziemlich beeindruckende Maschinen sind. In einem gewissen Sinne – sind die Traubenvollernter ( es gibt natürlich nicht nur Braud Traubenvollernter an der Unterhaardt, sondern auch Traubenvollernter anderer Landmaschinenhersteller) während der Weinlese zu einem prägenden Landschaftselement der Unterhaardt geworden.

Photo: © Christophe Neff 27.09.2015, Vendangeuse Braud dans les vignobles de la Unterhaardt, -près du lieu – dits Sausenheimer Höllenpfad à Grünstadt-Sausenheim / Braud Traubenvollernter in den Rebflächen der Unterhaardt, – (Lage Sausenheimer Höllenpfad) Grünstadt-Sausenheim.

Christophe Neff, le 30.09.2015

[1] Les Costières du Gard on intégré l’appellation AOC en 1986, en 1989 (pour des raisons de marketing) on changea le nom en Costières de Nîmes.

[2] En 1984 Braud passa sous contrôle de Fiat Agri, – mais les machines à vendanger sont encore (partiellement) commercialisées sous le nom de marque « Braud ».

[3] Die Costières du Gard wurden 1986 in die AOC Klassifikationsstufe erhoben, 1989 wurde der Name der Appelation aus Marketinggründen in Costières de Nimes umgewandelt.

[4] Seit 1984 ist Braud Bestandteil von Fiat Agri,- dennoch wird immer noch ein Teil der Traubenvollernter unter dem Namen Braud vertrieben.

Blognotice 06.09.2015: Petit commentaire sur « Les réfugiés d’aujourd’hui me rappellent mon père fuyant le nazisme » de Guy Sorman dans le Monde du Vendredi 4 septembre 2015.

En lisant le Monde il y quelques jours, je découvris la prise de position de Guy Sorman  « Les réfugiés d’aujourd’hui me rappellent mon père fuyant le nazisme »[1]. Même si je ne suis pas d’accord sur certains détails, comme par exemple l’expression « Barack Obama, ce munichois » – je pense que c’est une prise de position très remarquable – même si je pense que la situation en Syrie est un peu plus complexe que ne le laissent croire les mots de Monsieur Sorman. Le peuple syrien se trouve être coincé entre le marteau de Bachar Al-Assad et l’enclume de Daech et les autres groupuscules islamistes. Et même si « Latifa, Ali et Ahmed ne sont pas massacrés avec la même efficacité industrielle que le furent Samuel, Nathan et Rachel » j’aimerais bien rappeler que certains comportements de l’état islamique sont dignes des Einsatzgruppen du Reichsicherheithauptamtles Yazidis, les Chretiens d’Orient ont tout simplement été rayé de la carte dans les territoires tenus par ce soi – disant nouveau califat[2]. Concernant Bachar Al-Assad, il me paraît comme un mauvais cauchemar, – une ombre stalinienne – qui a survécu aux temps – et qui est prêt à toutes les atrocités pour se maintenir au pouvoir. Tant que nous ne sommes pas capables de trouver une solution pour le drame Syrien et la guerre civile en Irak – nous, les Européens, nous devrons au moins accueillir les naufragés des drames qui sévissent en Syrie et en Irak.

Donc sur le fond je suis assez près des arguments de Guy Sorman – même si je ne suis pas d’accord sur certains points clefs de son argumentation (Obama, Michel Rocard).

Monsieur Sorman, même si je ne suis pas d’accord avec vos thèses en général – je crois me souvenir que vous étiez un ardent supporter des Reaganomics, – je vous remercie pour cette position claire et nette[3] – en espérant que votre voix puisse aider à remuer la conscience publique en France.

Christophe Neff, le 06.09.2015

[1] Aussi publié dans le blog de Guy Sorman sous le titre « l’innommable ».

[2] Dans paysages, voir les articles « Blognotice 28.07.2014: Bientôt le souvenir de l’église catholique chaldéenne et des églises syriaques (orthodoxes & catholiques) sera plus qu’un souffle de vent chaud dans le désert », « Yazidis d’Irak – le cri d’angoisse d’une députée du parlement irakien », « Blognotice 14.08.2014 : Le Film de Michel Reimon sur le pont aérien pour les Yazidis refugiés dans les Montagnes du Sinjar ».

[3] Dans le Monde daté DIMANCHE 6 – LUNDI 7 SEPTEMBRE 2015 dans la page « débats » nous trouvons sous le titre « Même si les indignations et les réactions se font plus nombreuses, la mobilisation pour l’accueil des migrants se heurte à la réticence, voire au rejet d’une partie des Français Réfugiés, une opinion indifférente ? » les prises de Benjamin Stora (Les ravages des idéologues du repli identitaire) et de Tété (Ces damnés de la Terre échoués en Méditerranée sont nos enfants ) – prises de positions qui mérite aussi une lecture approfondie.

Sommer 2015 – zur Waldbrandgefahrenlage in der Raumschaft Schramberg (17.08.2015)

In Schramberg hat es in wieder einmal einen Waldbrand gegeben – diesmal am Rappenfelsen im Norden der Talstadt Schramberg. Es war, nach dem Waldbrand am oberen Göttelbach[1], schon der zweite Waldbrand in diesem Sommer in Schramberg und wenn die trocken-warme Witterung anhält, könnte es in der Raumschaft Schramberg noch mehr Waldbrände geben.

Im Schwarzwälder Boten gab es einen Artikel zum Waldbrand am Rappenfelsen[2], in dem ich mit folgenden Worten zitiert werde: „“Ich halte Schramberg für eine der waldbrandgefährdesten Städte in ganz Baden-Württemberg, und zwar aus der Tatsache heraus, dass die Talstadt sozusagen vom Wald umschlossen ist ….. Annette Melvin und ihre Kameraden werden viel zu tun haben, wenn die trocken-warme Witterung so anhält„. Weiterhin findet man noch ein weiteres Zitat „“Waldbrände an unzugänglicheren Stellen erfordern schnelle, voll geländegängige spezielle Waldbrandlöschfahrzeuge“ Dem ganzen ist eigentlich nicht viel hinzufügen, außer dass die Problematik der speziellen Waldbrandlöschfahrzeugen nicht nur für die Raumschaft Schramberg gilt, – sondern für alle waldbrandgefährdeten Gebiete in Deutschland relevant ist. Darauf verweise ich in Presseinterviews, Blogbeiträgen, Vorträgen immer wieder –   zuletzt hier diesem Blogbeitrag „Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland“. Mindestens genauso wichtig wie das Vorhandensein von richtigen „Waldbrandlöschfahrzeugen[3]“ erscheint mir jedoch auch die Verfügbarkeit eines richtigen Waldwegenetzes – welches auch im Ernstfall für die Feuerwehr und sonstige Rettungs- und Einsatzkräfte befahrbar sein sollte. Meine Erfahrungen aus dem Schwarzwald sagen mir, dass das nicht immer der Fall ist.

Ein zentraler Punkt ist natürlich auch, dass bei größeren Waldbränden „Luftunterstützung“ bei der Waldbrandbekämpfung nötig ist,  – in Schramberg ist es dank dem professionellen Eingreifen der Schramberger Feuerwehr und ihrer Kommandantin Annette Melvin nicht dazu gekommen, dass der Waldbrand sich ausbreiten konnte.

Generell sind große Waldbrände vom Boden aus nicht mehr kontrollierbar und erfordern die Bekämpfung aus der Luft mit Löschflugzeugen wie z.B. in Frankreich, Schweiz oder Italien. Dass sollte natürlich geübt werden bzw. vorab die Koordination (Alarmierung, Meldewege, Einsatzleitung etc.) abgesprochen werden und vor allem müssen die entsprechenden Löschflugzeuge bzw. Hubschrauber auch vorhanden sein. Beim Waldbrand in der Lüneburger Heide vor genau dreißig Jahren lieh man sich zwei Canadair CL-215 beim französischen Zivilschutz aus. Sollte es in Deutschland wieder einen großen Waldbrand, wie damals in der Lüneburger Heide geben, wird man wohl das Nachfolgemodell die Canadair CL-415 bei den französischen Nachbarn ausborgen müssen – oder entsprechende zur Waldbrandbekämpfung ausgerüstete Hubschrauber in der Schweiz ausleihen müssen. Soweit die Klimaprognosen über eine Temperaturerhöhung in Mitteleuropa zutreffen, – wird man wohl auch damit rechnen können, dass es auch hierzulande zu einer Zunahme der Waldbrandaktivität kommt[4], und daher sollte man sich im Zuge der Daseinsvorsorge Gedanken darüber machen, inwiefern es ratsam wäre sich mit der Beschaffung von Löschflugzeugen vom Typ CL-415 zu befassen.

Wobei ich es schon erstaunlich finde, dass der große Waldbrand in der Lüneburger Heide[5], immerhin einer der größten Naturkatastrophen im Nachkriegsdeutschland – ich schrieb schon hier (und hier in Französisch) darüber – so komplett aus dem kollektiven Gedächtnis gefallen ist. Festhalten kann man auf jeden Fall, dass es auch ohne Klimawandel in Mitteleuropa zu großen, vor allem auch gefährlichen Waldbränden kommen kann, denn der Waldbrand in der Lüneburger Heide kostete 5 Feuerwehrmännern das Leben.

Abschließend ein paar Worte in Kürze zu dem im Artikel des Schwarzwälder Boten erwähnten „Californisationsprozessen“. Ich habe im vorherigen Blogbeitrag[6] das Thema, d.h. die californisation von Landschaften im feuerökologischen Sinne (californisation du paysage) relativ ausführlich behandelt. Daher an dieser Stelle nur zusammenfassend die wichtigsten Fakten: Californisation bedeutet die enge Verzahnung von Vegetationsdecke mit Siedlungseinheiten (Wohnbebauung, Bebauung allgemein, Infrastruktur). Waldbrandtechnisch heißt das die enge Verzahnung von Brandgut (frz. „masse combustible“, engl. „fuel load“[7]) mit der Wohnbebauung. In solch einer californisierten Landschaft kann es sehr schwierig werden Waldbrände effektiv zu kontrollieren und gleichzeitig die Wohnbebauung vor dem Feuer zu schützen. Zum ersten Mal hat man das Phänomen wohl in Südkalifornien rund um Los Angeles beobachtet – daher auch die Bezeichnung „Californisation“. Ich selbst habe die Begrifflichkeit nach dem großen Waldbrand von Collobrières 1990 in Südfrankreich, während der Arbeiten für meine Diplomarbeit[8] zum ersten Mal wahrgenommen[9]. Vor einigen Jahren schon habe ich den Californisationsprozessen rund um Schramberg einen französischsprachigen Blogbeitrag mit dem Titel „La Forêt progresse à Schramberg – et les risques d‘ incendies aussi“ gewidmet. Selbst wenn man nur wenig, oder sogar gar kein Französisch liest, – die Bilder in dem Beitrag sprechen eine eindeutige Sprache. Californisationsprozesse findet man naturgemäß vor allem in allen mediterranen Biomen, Regionen in den Vegetationsfeuer und Waldbrände im Sommerhalbjahr an der Tagesordnung sind. Aber man findet diese auch hier in Südwestdeutschland, – beispielsweise in den Randlagen des Pfälzer Waldes an der Unterhaardt, im Schwarzwald wie z.B. in der Raumschaft Schramberg, – und nicht nur in der Talstadt Schramberg. Die enge Verzahnung von Vegetationsdecke mit der Wohnbesiedlung findet sich bei genauer Betrachtung auch in vielen anderen Schwarzwaldgemeinden (Bilder dazu u.a hier in meinem letzten Blogbeitrag, dort findet sich z.b. ein rezentes Photo zur Californisation aus der Schwarzwaldgemeinde Lauterbach). Soweit es nicht zu Waldbrandereignissen in diesen Gegenden kommt, ist die Verzahnung eigentlich kein Problem. Dort wo Waldbrände quasi ausgeschlossen sind, eigentlich hervorragende Wohnlagen – wer wollte nicht in solch einer Lage mitten im Grünen wohnen?

Wenn es aber zu Waldbränden kommt, dann kann diese Verzahnung schnell zu gefährlichen Situationen führen. Die zwei kleinen Waldbrände, die diesen Sommer in Schramberg ausbrachen haben gezeigt, dass es sehr wohl auch im Schwarzwald zu Waldbränden kommen kann. In der Vergangenheit- und man sollte dies auch nicht vergessen – hat es auch im Schwarzwald verheerende Waldbrände gegeben, wie z.b. der große Brand von Baiersbronn – Schönmünzach der im Jahre 1800 einen Teil des Nordschwarzwaldes heimsuchte.

Quellen:

Fritsche, Johannes (2015): Waldbrand-Risiko ist in der Talstadt sehr hoch. In: Schwarzwälder Bote. 13.08.2015

Christophe Neff, le 17.08.2015

[1] Der erste Waldbrand fand am 16.07.2015 am oberen Göttelbach statt – dazu u.a. hier „Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland“ und „ Schramberg: Waldbrand löst Großeinsatz aus“, sowie „Stadt zählt zu den Risikogebieten“.

[2] Der Waldbrand am Rappenfelsen fand am Dienstag, den 11.8.2015 statt, hierzu u.a „Schramberg: Waldbrand am Rappenfelsen löst Großeinsatz aus“, sowie „Schramberg: Waldbrand am Rappenfelsen“.

[3] Ich hatte am 10.11.2010 bei der Kommandantentagung des Kreisfeuerwehrverband Rottweil einen Vortrag mit dem Titel „Waldbrände in Mitteleuropa – Bestandsaufnahme und Zukunftsszenarien Was kommt auf die Feuerwehren im Lkr. Rottweil zu?“ gehalten, – und dabei auch mit Vehemenz auf die Notwendigkeit von geeignenten Waldbrandlöschfahrzeuge hingeweisen. Die entsprechende Folie hatte den Titel „Camion citerne feux de forêts CCF – auch für den Lkr. Rottweil ?“. Das war ein öffentlicher Vortrag, – die Presse war auch anwesend, aber der Vortrag bzw. der Inhalt des Vortrages hinterließ wohl offensichtlich keinen Widerhall in den Medien.

[4] Dazu siehe u.a. « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) ».

[5] Weitere Artikel, die sich mit dem Waldbrand in der Lüneburger Heide befassen sind : Dans paysages les notices suivantes parlent entre autre du Waldbrand de la Lüneburger Heide: « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) », « 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » ,« The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)» , « Blognotice 04.07.2015: Vague de chaleur, canicule et risques d’incendies en Europe centrale », « Blognotiz 19.07.2015: Hochsommerliche Temperaturen und Waldbrandrisiken in Südwestdeutschland », « Blognotice 10.08.2015: Cigognes, canicule et chant de cigales – vue sur l’été 2015 dans le « Oberrhein (Rhin Supérieur) ».

[6] Siehe « Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage ».

[7] Siehe u.a. in “Glossary of wildfire terms

[8] Die Ergebnisse meiner Diplomarbeit wurden zeitversetzt in dem Büchlein «  Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) : eine geographische Analyse. Mannheim 1995. ISBN: 3-923750-50-1“ veröffentlicht.

[9] Siehe « Blognotice 15.08.2015: Incendies de forêt à Schramberg en Forêt-Noire et processus de californisation du paysage ».