Blognotice 27.03.2026 : Un Mimosa en fleurs à Grünstadt annonce le printemps dans l’Unterhaardt

Mon Mimosa (Acacia dealbata) en fleurs , 21.03.2026, Grünstadt, © Christophe Neff, 21.03.2026

Le Mimosa (Acacia dealbata), que mes enfants m’ont rapporté du Midi de la France, est en fleurs[1]. Ils l’ont acheté dans les Pyrénées-Orientales, chez Villa-Verde à Pia, et l’ont ramené en voiture en Allemagne pendant l’été dernier. Comme je ne voyage presque plus à cause des diverses complications liées à la maladie de Mitterrand, ce Mimosa, qui enrichit ma petite collection de plantes méditerranéennes et exotiques (Arbousiers[2], Cistes, Palmiers, Oliviers, Sternbergia[3], Arbres de Judées[4], Yuzu[5] etc.), me rapproche un peu du « Sud » et du « Midi ».

J’avais déjà essayé de planter un Mimosa au début des années 2000, mais il a péri pendant l’hiver. Il faut dire qu’à peu près jusqu’en 2015, nous avions toujours eu des périodes de gel assez prononcées, avec parfois une semaine de températures comprises entre -10 et -12 °C, voire en dessous ! Mais depuis le fameux hiver de 2012, où la station météorologique de Grünstadt-Sausenheim a atteint -16,8 °C[6] — un hiver particulièrement rigoureux dans une grande partie de l’Europe, y compris dans le pourtour méditerranéen —, les choses ont changé. Ce fut l’hiver où une sorte de banquise s’est formée sur l’étang de Leucate et les bassins du port de Port Leucate, un événement historique que j’ai décrit dans le billet « Blognotice 12.2.2012 : la banquise bloque le port de Port Leucate ». Durant cet hiver 2012, particulièrement rude à Grünstadt[7], l’olivier que j’avais planté en 2009 (un cadeau d’anniversaire de ma famille en souvenir de la « villa l’olivette » de mes Grand-parents à Aubord dans le Gard[8] ) avait gelé, mais il a repris de souche le printemps suivant. Quelques années plus tard, en 2019, il a commencé à fleurir et à porter des olives. Voir mon olivier fleurir m’a incité à diriger un travail de recherche sur les oliviers dans la vallée supérieure du Rhin, avec des résultats assez intéressants. Malheureusement, nous n’avons jamais publié les résultats de cette recherche[9] !

Depuis, les choses se sont accélérées. J’ai récemment lu dans le Rheinpfalz qu’un vigneron près de Neustadt, à peine 30 km au sud de Grünstadt, s’essayait à l’oléiculture[10]. Et ce n’est pas le seul exemple d’oléiculture en Allemagne. Naturellement, on n’est jamais à l’abri d’un coup de froid, mais je pense que cela pourrait fonctionner. Notons que depuis 2013, les températures hivernales à la station de Grünstadt-Sausenheim ne sont jamais tombées en dessous de -12 °C. En écrivant ces lignes, je pense que je devrais publier mes données — disons que mes relevés d’oliviers dans la vallée supérieure du Rhin (Alsace, Palatinat et Pays de Bade) — dans une revue botanique ou ecologique. Ces données montrent bien que l’olivier devient un arbre d’ornement, entre Mayence, Mannheim, Strasbourg et Bâle. Il y a même des essais d’oléiculture ici et là dans cette région géographique longeant le Rhin supérieure. Cela Cela est sans doute lié au changement climatique et à la rareté des périodes de grand froid dans l’Oberrheingraben, car il est assez connu qu’en dessous de -16/-17 °C, l’olivier gèle définitivement. Ajoutons que entre temps depuis 2019 j’ai déjà planté d’autres oliviers dans notre jardin à Grünstadt.

Concernant mon Mimosa, nous verrons s’il survivra aux prochains hivers. Si les tendances de réchauffement climatique se confirment et que les périodes de grand froid diminuent de plus en plus, je pense que j’aurai de nouveau de jolis bouquets de fleurs de Mimosa lors des prochains printemps.

Naturellement, je sais bien que le Mimosa a tendance à devenir envahissant. En Suisse dans le sud du Tessin, il s’est déjà naturalisé[11]. Concernant l’Unterhaardt, je ne vois pas de grand risque. Les friches et les terrains abandonnés y sont quasi inexistants. Il y a une forte pression démographique ici, et en plus, la viticulture et l’agriculture se portent encore assez bien. Néanmoins, le risque zéro n’existe pas.

Pour finir, en écrivant ces lignes je pense un peu au livre de Guillaume Fried sur les plantes invasives. J’avais consacré un billet à la première édition sous le titre « Commentaire sur le Guide des plantes invasives de Guillaume Fried (20.4.2012) ». En 2017, une deuxième édition est parue. Je pense que ce livre mériterait une troisième édition révisée et augmentée, car il y a une telle dynamique dans ce domaine ! Dans ce contexte, j’attends aussi avec impatience une nouvelle édition augmentée et révisée de la « Flora Gallica » (Tison & Foucault 2014). Pour moi, c’est un outil indispensable, qui est également très utile pour le travail de terrain dans le Sud de l’Allemagne. On y trouve des espèces qui ne sont pas inclus dans les flores portatives allemandes comme p.ex. le « Schmeil – Fitschen » (Parolly & Rohwer 2024) . Notons par exemple une clé pour les « Bambous » du genre « Phyllostachys  » qu’ont trouve dans la Flora Gallica. Les « Phyllostachys » qui ont aussi tendance à se naturaliser dans la plaine du Rhin, et ceci, des deux côtés du Rhin  !

Et ce ne sont pas seulement les plantes qui voyagent. Durant l’été 2023, j’ai pu entendre le chant des cigales (Cicada orni) à Grünstadt-Sausenheim[12]. Même si cela reste pour l’instant une observation éphémère, on peut aussi trouver quelques exemples de chants de cigales signalés sur iNaturalist non loin de Grünstadt, dans les environs de Mannheim[13].

Nous verrons dans quelle mesure les changements climatiques, mais aussi les modes de plantes ornementales, vont modifier la flore ornementale et naturelle dans l’Unterhaardt et le reste de la plaine rhénane et ses collines avoisinantes. Dans ce contexte j’ai découvert il y a quelques temps un jeune Chêne vert subspontané dans un jardin extensivement entretenue pas loin de chez moi[14]. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’Unterhaardt, le Leiningerland et le Palatinat sont surnommés la « Toscane allemande[15] » ! Certains jardins entre les jardins entre Bad Dürkheim et Grünstadt sont déjà devenus une véritable vitrine de la flore méditerranéenne. Pour être précis, ce que les jardiniers, les paysagistes et les propriétaires de jardins désignent par « méditerranéen » ! En réalité c’est plutôt une flore d’ornement imaginaire, une tableau coloré de plantes & fleurs exotiques et méditerranéens !

Reste à savoir si mon Mimosa fleurira lors des prochains printemps !


Bibliographie :

  • Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).
  • Fried, Guillaume (2012) : Guide des plantes invasives. Paris, Éditions Belin, 272 p. ISBN 978-2-7011-5793-1.
  • Fried, Guillaume (2017) : Guide des plantes invasives. Nouvelle édition. Paris, Éditions Belin, 296 p. ISBN 978-2-410-00417-5.
  • Parolly, Gerald; Rohwer, Jens G. (Hg.) (2024) : Schmeil – Fitschen. Die Flora Deutschlands und angrenzender Länder. Ein Buch zum Bestimmen aller wildwachsenden und häufig kultivierten Gefäßpflanzen. 98., überarbeitete und erweiterte Auflage. 98. überarbeitete und erweiterte Auflage, © 2024, 1906 by Quelle & Meyer Wiebelsheim. ISBN 978-3-494-01943-7
  • Tison, Jean – Marc; Foucault, Bruno de (2014) : Flora Gallica. Flore de France. Societe botanique de France. Dessins de Francois Guiol. © Biotope Éditions, Mèze, 2014, ISBN 978-2-36662-012-2

Photo © Christophe Neff, 21.03.2026

Christophe Neff, Grünstadt, le 27.03.2026.


[1] Voir aussi « Observation inaturalist Acacia dealbata 342385118 »

[2] Voir aussi « Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt » & « Flâneries d’un phytogéographe sur le billet « Les fleurs qui rendent immortel » du blog « l’Aventura – le BD blog scientifique de Fiamma Luzzati »

[3] Voir aussi « Blognotice 31.08.2025 : les Sternbergia lutea en fleurs, l’automne approche ».

[4] Voir aussi «  Blognotice 25.04.2015: premières floraisons d’Arbre de Judée à Grünstadt dans la Unterhaardt »

[5] Voir aussi « Blognotice 15.05.2022: Les Yuzus dans mon jardin »

[6] Voir le tableau „langjährige Mittelwerte Station Grünstadt – Sausenheim

[7] Cet hiver fut tellement rude que certains conduite d’eau à Grünstadt avait éclaté a cause du gel – ce qui causa entre autre la fermeture de la piscine communale de Grünstadt. Voir aussi « Blognotiz 5.2.2012 ».

[8] Voir aussi „Blognotice 01.04.2013 – billet de Week-end Pasqual“.

[9]  Brosi, Samira (2020) : Gibt es in botanischen Gärten in Südwestdeutschland und angrenzenden Landschaftsräumen (Nordschweiz, Elsass) freistehende Ölbäume (Olea europaea), die den gesamten biologischen Entwicklungszyklus durchlaufen haben ? Bachelorarbeit Geographie (Bachelor of Education), Institut für Geographie und Geoökologie, Karlsruher Institut für Technologie (KIT).

[10] Die Rheinpfalz (2026): „Winzer baut in der Pfalz Oliven an. Spanien ist weit weg vomHaardtrand. Und doch ist der Süden an einemverregneten Februar-Tag so nah wie er nur sein kann: Denn imNeustadter Weindorf Mußbach und im benachbarten Meckenheim wachsen zwischen den Rebzeilen Olivenbäume. Nicht zwei oder drei, sondern fast 2000“. Die Rheinpfalz Nr. 45, Montag 23 Februar 2026, Südwestdeutsche Zeitung. (Version electronique „Winzer baut jetzt in der Pfalz Oliven an“, Die Rheinpfalz, 22. Februar 2026).

[11] Voir aussi la « Fiche d’Acacia dealbata Link / Mimosa blanchâtre dans Infoflora.ch »

[12] Voir „Cigallengesang an der Unterhaardt – auch in Grünstadt gibt es wohl vereinzelt mediterrane Singzikaden zu hören“.

[13] Voir «observation inaturalist 232055608 ».

[14] Voir «observation inaturalist 343961612 ».

[15] Voir aussi „Beginn des Hochsommers im Leiniger Land/ Début du plein été dans le Leininger Land“.

Jeudi 12 février 2026 : La tempête Nils balaye le Cap Leucate avec des rafales atteignant 157 km/h

Jeudi 12 février 2026, je suivais les conséquences de la tempête Nils pour le Midi français sur Internet. Leucate confirmait sa vocation de « pays du vent et du soleil », car c’est à la station météorologique du Cap Leucate de Météo-France, située au sémaphore de la Marine nationale, qu’à 7 heures du matin, les rafales de la tempête Nils atteignaient 157,7 km/h[1]. On retrouve les données de la station météorologique de Leucate sur le site infoclimat.fr. La station météorologique de Leucate est d’ailleurs l’une des stations les plus arides de la France continentale, avec une moyenne RR de précipitations annuelles de 351,22 mm[2].  C’est dans le contexte des conséquences régionales du changement climatique en milieu méditerranéen que j’ai co-dirigé, avec Almuth Arneth, la thèse de master en géographie de Laura Ringeisen sur les premiers signes du changement climatique dans la région méditerranéenne du sud-ouest de la France, entre le cap Leucate et le cap Béar[3].  Je pense que la région entre Leucate et la frontière espagnole sera certainement une des régions françaises  les plus sensibles au choc du réchauffement climatique !

Revenons à la tempête Nils. Concernant les dégâts occasionnés par la tempête Nils à Leucate et dans les environs, ce sont surtout des toitures arrachées et de nombreux arbres qui n’ont pas résisté aux rafales de vent. La route départementale 627, comme souvent par temps de tramontane, a été submergée par les vagues de l’étang de Leucate entre Leucate-Plage et le Grau de Leucate. De plus, la route a été temporairement bloquée par un camion renversé par les rafales de Nils. L’autoroute A9 a également été fermée entre Leucate et Perpignan, car des camions renversés par la tempête bloquaient la chaussée[4]. Mais c’est surtout sur la façade atlantique, notamment en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, que Nils a laissé derrière lui un paysage de dévastation, avec des crues majeures. Au moment où j’écris ces lignes, la Garonne est encore en vigilance crue rouge[5].

Vu les conséquences majeures, l’ampleur et la force destructive de la tempête Nils sur le sud de la France, je suis assez surpris de ne pas trouver d’article sur cette tempête dans la Wikipédia francophone, à part une petite notice d’environ dix lignes dans l’article « Saison des tempêtes hivernales en Europe de 2025-2026 ».

Personnellement, je contribue très occasionnellement à Wikipédia, parfois sous mon nom, parfois sous une adresse IP. Je préfère écrire des articles pour mon blog personnel, paysages, plutôt que de contribuer à Wikipédia. Cette tempête entre sans doute dans la catégorie virtuelle des « phénomènes météorologiques exceptionnels à Leucate »[6] dans mon blog. Mais le phénomène météorologique le plus exceptionnel que j’ai vécu à Leucate n’était pas une tempête : c’était la banquise qui s’était formée dans le port de Port-Leucate et partiellement sur l’étang de Leucate en février 2012. J’en témoigne dans la notice « Blognotice 12.2.2012 : la banquise bloque le port de Port-Leucate », car j’étais sur place avec un groupe d’étudiants du KIT[7]. Le mercredi 8 février 2012, on avait mesuré -5,8 °C à la station météorologique de Leucate [8]. C’est depuis la température la plus basse mesurée à Leucate. Les rafales de vent, de la tempête Nils, avec les 157,7km/h mesurés le 12.02.2026 sont aussi très exceptionnelles. Jamais on n’a mesuré de rafales de vent avec cette vitesse à Leucate. C’est incontestablement un record de vitesse pour la station météorologique de Leucate. À voir si ce record sera pulvérisé pendant les prochaines tempêtes !

Concernant les risques climatiques pour Leucate, après plus de trente ans de carrière scientifique universitaire en tant que géographe de terrain, je pense que les submersions marines (surtout pour Port-Leucate), les feux de forêt, ainsi que l’aridité et les sécheresses répétées (pour les vignerons de la commune + la gestion de l’eau potable) seront les grands défis climatiques pour la commune de Leucate durant les prochaines décennies !

Bibliographie

Ringeisen, Laura (2024): Signs of Climate Change in the Mediterranean Area in Southwestern France between Cap Leucate and Cap Béar. Master’s Thesis in Geography (Supervisors: Dr. Christophe Neff/Prof. Almut Arneth, IFGG, KIT). Karlsruhe Institute of Technology (KIT), DOI: 10.5445/IR/1000184793 .

Christophe Neff,  Fevrier 2026, publié le 15.02.2026

P.S. (15.02.2026): J’ai découvert une interview intéressante avec la climatologue Françoise Vimeux dans le Monde juste après avoir publié cette notice sur la tempête Nils dans « paysages » :  « Inondations : « Les pluies torrentielles déversées par les tempêtes sont plus fortes aujourd’hui : c’est la marque d’un climat plus chaud », « Climatologue à l’Institut de recherche pour le développement, Françoise Vimeux rappelle que la tempête Nils et les précipitations qu’elle a apportées ne sont pas hors norme dans les conditions climatiques actuelles. Mais elle déplore l’impréparation du pays ». Le Monde, 15.02.2026


[1] Voir « Climatologie du jour 12.02.2026, station métrologique de Leucate, infoclimat.fr  (dernière consultation 15.02.2026

[2] Voir « Climatologie globale, station méterologique de Leucate, infoclimat.fr (dernière consultation 15.02.2026) »

[3] Ringeisen, Laura (2024): Signs of Climate Change in the Mediterranean Area in Southwestern France between Cap Leucate and Cap Béar. Master’s Thesis in Geography (Supervisors: Dr. Christophe Neff/Prof. Almut Arneth, IFGG, KIT). Karlsruhe Institute of Technology (KIT), DOI: 10.5445/IR/1000184793 .

[4] Voir aussi : „Tempête Nils : l’A9 coupée entre Leucate et Perpignan, cinq poids lourds renversés (107.7. Vinci autoroutes, 12.02.2026, (dernière consulation, 15.02.2026) »

[5] Voir „Bulletin de vigilance crues Gironde-Adour-Dordogne, 15.02.2026 à 09h55, vigicrues. (dernière consultation 15.02.2026).

[6] Voir les par exemples les articles : Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate, Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate,  Lundi 11 octobre 2010 – la mer se déchaîne sur la plage de Port Leucate, Notice de blog 17.10.2010 – mémoires collectives et tempêtes oubliées à Leucate,  Blognotice 13.10.2016: La mer déferle sur les plages leucatoises , Fukushima pays de neige – Souvenirs du Vendredi 11 Mars 2011 et aussi Blognotice 12.2.2012: la banquise bloque le Port de Port Leucate (aussi disponible en version PDF dans la bibliotheque KITopen DOI: 10.5445/IR/1000157186)

[7] Voir l’article « Blognotice 22.2.2012 » qui contient une photo de groupe des etudiants du KIT. Nous etions venue pour assister aux chantiers de brûlage dirige de la cellule feu de forêt de l’ONF 11 en fevrier 2012.

[8] Voir « Climatologie globale, station méterologique de Leucate, infoclimat.fr (dernière consultation 15.02.2026) »

L’année 2025 sur le blog paysages – une rétrospective/eine Rückschau auf das Jahr 2025 im Paysagesblog

© Christophe Neff, 03.10.2025,  Vue sur l’aurore et les éoliennes maritimes depuis la plage de Port-Leucate

Comme les années précédentes[1], je publie une petite rétrospective de l’année 2025 du blog paysages présentant les billets les plus lus durant l’année 2025. Les 10 articles les plus lus (ou les plus visitées ou les plus cliquées – qui sait ?) de l’année 2025 se retrouvent dans le Tableau 1. Dans le Tableau 2 on retrouve l’origine géographique des lecteurs de paysages.

À l’exception des deux billets sur les incendies de forêt (Personal perception of the 2025 August wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France) et 1949 – l’incendie meurtrier dans la forêt des Landes), tous les autres articles reflètent mes lectures quotidiennes, parfois aussi des lectures plus anciennes.

L’article concernant l’incendie des Corbières en 2025, que j’ai écrit en anglais, décrit un feu de forêt que je considère comme historique, car sa dynamique rappelle beaucoup celle des incendies au Portugal. Avec les changements climatiques, mais aussi avec le phénomène de déprise agricole combiné à celui de « californisation », ce « nouveau type d’incendie de forêt » pose d’énormes défis pour la défense contre les incendies dans le Midi de la France et bien au-delà.

Dans ce contexte, je suis surpris de ne pas retrouver l’article « Mittwoch 02.07.2025: „Canicule“ Grünstadt – Sausenheim 16:00 Uhr » dans la liste des articles les plus lus du blog Paysages de l’année 2025. Je pense que l’Allemagne est encore beaucoup moins préparée aux défis posés par le changement climatique pour une société moderne que ne l’est la France.

Concernant les origines géographiques des lecteurs du blog Paysages :

  • environ 95 % des lecteurs proviennent d’Allemagne, des États-Unis et de France. Les lecteurs en provenance de France diminuent de plus en plus. Mais je pense que c’est aussi un phénomène normal. Je vis en Allemagne, j’y paie mes impôts, et en plus, les services médicaux allemands prennent en charge les soins liés aux conséquences et complications de la maladie de Mitterrand.

D’ailleurs, il y a exactement trente ans, le 8 janvier 1996, que François Mitterrand est décédé des suites de son cancer de la prostate. Je me souviens encore bien de la déclaration de « Jacques Chirac à la télévision après la mort de François Mitterrand ». Dans un certain sens, j’ai parfois le sentiment d’être l’un des derniers « mitterrandistes »[2]. Dans ce contexte, je note la sortie d’un nouveau livre sur Mitterrand : « François Mitterrand – Conversations intimes », écrit par Jean Glavany, dont la version ePub fait déjà partie de ma bibliothèque personelle. Dans ce contexte je salue la Tribune de Carole Delga « François Mitterrand ou cette voix de la France que l’on doit entendre de nouveau » publie aujourd’hui dans le Nouvel Obs.

Pour 2026, j’espère enfin surmonter les complications de la maladie de Mitterrand, reprendre mon travail d’enseignant-chercheur au KIT et, peut-être, voyager un peu ! Sur le plan politique, j’espère que les électeurs américains, lors des élections de mi-mandat le 3 novembre 2026, auront le courage de mettre un terme à la dérive autoritaire abyssale de l’administration Trump. Voir à quel point le « pays de la liberté » – « the land of the free » – se transforme de plus en plus en régime autoritaire est un véritable cauchemar !

« O say does that star-spangled banner yet wave
O’er the land of the free and the home of the brave? / Ô dites-moi, est-ce que la bannière étoilée flotte encore sur le pays de la liberté et la patrie des courageux
[3]»

Pour finir, la photo choisie pour ce billet de rétrospective du blog Paysages en 2025 montre la vue sur l’aurore et les éoliennes maritimes depuis la plage de Port-Leucate en octobre 2025 – une photo que j’ai déjà utilisée dans le billet du Nouvel An 2026. Elle illustre qu’en dépit de tous les inconvénients personnels, des problèmes de santé et des cauchemars politiques qui s’annoncent, je reste malgré tout optimiste pour le déroulement de 2026, au moins au niveau personnel !

Rang 2024Rang 2025Titre/Titel%
 1Schwäbisch – Französische Lesenotizen zu „Mein Schwaben“ von Vincent Klink2,322
432Poste restante : Alger  – pour ne pas oublier Boualem Sansal !1,591
 3Die „Vazvrachentsy“ im Roman Kolkhoze von Emmanuel Carrère2,322
 4Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France)1,489
1351949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes1,447
456Wintersonnenwende 20241,317
 7Zum Welttag des Tagebuches am 12. Juni 20251,205
48Erinnerungen  und Gedankenfetzen zu Martin Walsers autobiographischem Roman „ein springender Brunnen“1,131
89Blognotice 18.08.2024: de retour à Grünstadt – et les martinets se sont déjà envolés vers le Sud1,036
210Encore une déception avec le Monde – La suppression du format PDF du journal numérique du Monde1,029
    

Tableau 1/Tabelle 1 : Les 10 articles les plus lus sur paysages en 2024/ Die 10 meistgelesenen Artikel im Paysagesblog im Jahre 2024

Rang 2024Rang 2025Pays/Land%
11Allemagne/Deutschland63,224
22USA26,647
33France/Frankreich5,999
114Autriche/Österreich0,520
75Canada/Kanada0,453
46Suisse/Schweiz0,372
57Tunisie/Tunesien0,246
87Belgique/Belgien0,246
208Suede/Schweden0,214
129Royaume-Uni/Vereinigtes Königreich0,165
910Pays-Bas/ Niederlande0,158

Tableau 2/Tabelle 2 : Provenance de géographique des lecteurs/lectrices  de paysages en 2024/ Geographische Herkunft der Leser/innen des paysagesblog in 2024

Wie in den vergangenen Jahren veröffentliche ich einen kleinen Jahresrückblick auf das Jahr 2025 im Paysages Blog[4], in dem die am häufigsten gelesenen Beiträge des Jahres 2025 vorgestellt werden. Die 10 meistgelesenen (meistbesuchten oder meistgeklickten – wer weiß das schon?) Artikel des Jahres 2024 finden Sie in Tabelle 1. Tabelle 2 zeigt die geografische Herkunft der Leser des paysagesblog. Mit Ausnahme der beiden Beiträge über Waldbrände (Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France) & 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes) spiegeln alle Beiträge meine täglichen Lektüren und manchmal auch ältere Lektüren wider.

Der Artikel über den Brand in den Corbières im Jahr 2025, den ich auf Englisch verfasst habe, beschreibt einen Waldbrand, den ich als historisch betrachte, da seine Dynamik stark an die Brände in Portugal erinnert. Angesichts des Klimawandels, aber auch des Rückgangs der Landwirtschaft in Verbindung mit der „Californisierung” stellt diese „neue Art von Waldbrand” enorme Herausforderungen für den Brandschutz in Südfrankreich und weit darüber hinaus dar.

Vor diesem Hintergrund überrascht es mich, dass der Artikel „Mittwoch, 02.07.2025: „Hitzewelle“ Grünstadt – Sausenheim 16:00 Uhr“ nicht in der Liste der meistgelesenen Artikel des Blogs Paysages des Jahres 2025 zu finden ist. Ich glaube, dass Deutschland noch viel weniger auf die Herausforderungen vorbereitet ist, die der Klimawandel für eine moderne Gesellschaft mit sich bringt, als Frankreich.

Zur geografischen Herkunft der Leser des Blogs Paysages:

• Etwa 95 % der Leser kommen aus Deutschland, den Vereinigten Staaten und Frankreich. Die Zahl der Leser aus Frankreich nimmt immer mehr ab. Aber ich denke, das ist auch ein normales Phänomen. Ich lebe in Deutschland, zahle dort meine Steuern und außerdem übernimmt das deutsche Gesundheitssystem die Kosten für die Behandlung der Folgen und Komplikationen der Mitterandschen Krankheit.

Übrigens ist François Mitterrand vor genau dreißig Jahren, am 8. Januar 1996, an den Folgen seiner Prostatakrebserkrankung verstorben. Ich erinnere mich noch gut an die Erklärung von „Jacques Chirac im Fernsehen nach dem Tod von François Mitterrand“. In gewisser Weise habe ich manchmal das Gefühl, einer der letzten „Mitterrandisten” zu sein[5]. In diesem Zusammenhang möchte ich auf die Veröffentlichung eines neuen Buches über Mitterrand hinweisen: „François Mitterrand – Conversations intimes” (François Mitterrand – Intime Gespräche) von Jean Glavany, dessen ePub-Version bereits Teil meiner Privatbibliothek ist. In diesem Zusammenhang begrüße ich den heute im Nouvel Obs veröffentlichten Artikel von Carole Delga „François Mitterrand ou cette voix de la France que l’on doit entendre de nouveau”.

Für 2026 hoffe ich, endlich die Komplikationen der Mitterrand-Krankheit zu überwinden, meine Arbeit als akademischer Rat am KIT wieder aufzunehmen und vielleicht ein wenig zu reisen! Auf politischer Ebene hoffe ich, dass die amerikanischen Wähler bei den Zwischenwahlen am 03. November 2026, den Mut haben werden, dem abgrundtiefen autoritären Abdriften der Trump-Regierung ein Ende zu setzen. Zu sehen, wie sich das „Land der Freiheit” – „the land of the free” – immer mehr in ein autoritäres Regime verwandelt, ist ein wahrer Albtraum!

O say does that star-spangled banner yet wave – O’er the land of the free and the home of the brave? / Oh sagt mir, weht die sternenbesetzte Fahne noch über dem Land der Freiheit und der Heimat der Tapferen? [6]

Das für diesen Rückblick auf den Blog „Paysages en 2025“ ausgewählte Foto zeigt die Morgendämmerung und die Offshore-Windräder am Strand von Port-Leucate im Oktober 2025 – ein Foto, das ich bereits in meinen Neujahrwünschen 2026 verwendet habe. Es verdeutlicht, dass ich trotz aller persönlichen Nachteile, gesundheitlichen Probleme und politischen Alpträume, die sich abzeichnen, dennoch optimistisch für den Verlauf des Jahres 2026 bleibe, zumindest was den persönlichen Bereich betrifft !

Bibliographie:

Glavany, Jean (2026): François Mitterrand. Conversations intimes. Paris, Perrin. ISBN 978-2-262-11289-9

Photo : © Christophe Neff, 03.10.2025,  Vue sur l’aurore et les éoliennes maritimes depuis la plage de Port-Leucate

Christophe Neff, Grünstadt 08.01.2026


[1] Voir aussi „L’année 2024 sur le blog paysages – une rétrospective/eine Rückschau auf das Jahr 2024 im Paysagesblog

[2] Voir aussi „Mitterrand, un héritage qui s’efface à gauche. Trente ans après la mort de l’ancien président de la République, de moins en moins de cadres et de militants – à l’exception, par exemple, de Jean-Luc Mélenchon – revendiquent une filiation. Olivier Pérou, Le Monde 08.01.2026 ».

[3] Extrait du premier verset de l’hymne national des Etats-Unis « The Star-Spangled Banner ».

[4] Siehe „aussi „L’année 2024 sur le blog paysages – une rétrospective/eine Rückschau auf das Jahr 2024 im Paysagesblog

[5] Siehe auch „Mitterrand, un héritage qui s’efface à gauche. Trente ans après la mort de l’ancien président de la République, de moins en moins de cadres et de militants – à l’exception, par exemple, de Jean-Luc Mélenchon – revendiquent une filiation. Olivier Pérou, Le Monde 08.01.2026 

[6] Auszug  der ersten Strophe der Nationalhymne der Vereinigten Staaten von Amerike  « The Star-Spangled Banner ».

Blognotiz 24.08.2025: Insomnialektüren und Déesse

Irgendwann in dieser Sommerwoche, wachte ich mitten in der Nacht auf und entdeckte den neuesten Beitrag in Schneckinternational – „Agde – Aout“. Wenn ich mal schlecht schlafe, was Gott sei Dank selten vorkommt, lese ich oder schaue aus meinem Schreibzimmer und betrachte den Nachthimmel. Sebastian Rogler schreibt in „„Agde – Aout“ über seine Ferieneindrücke in der Stadt Agde welche an der Mündung des Flusses Herault ins Mittelmeer liegt. Ein alter Citroën Bx fungiert als Titelbild und erinnert mich daran, dass ich irgendwann mal etwas über meine „Autos“ in paysages schreiben wollte. Also über die Autos die ich in meinem Leben schon gefahren habe und die dann auch Teil meines Lebens wurden. Hier in Grünstadt begegnet mir ab und zu eine alte „Déesse[1]“. Sie parkt öfter gar nicht so weit weg von meiner Schreibstube entfernt, quasi fußläufig in wenigen Minuten erreichbar. Sollte ich jemals einen größeren Betrag im Lotto gewinnen, würde ich mir auch so eine „Déesse“ kaufen wollen. Einfach so um durch die Landschaft zu fahren, durch Weinberge und Wälder. Aber dazu müsste man auch erst einmal Lotto spielen.

Ergänzend zu seinem Blogbeitrag hat S. Rogler auch in Facebook noch eine paar Urlausbsbilder aus Agde und Umgebung in veröffentlicht. Besonders beeindruckend ist das Photo „n’oublions jamais le progrom du 7 octobre 2023[2]. Ich bin mir nicht sicher, aber das müsste das « Hôtel de Ville » also das Rathaus des benachbarten  Béziers sein. Da kann man gemütlich mit den „Schiff“ auf dem Canal du Midi von Agde nach Béziers fahren. Oder mit dem Fahrrad entlang des alten Treidelsweges am Kanal entlang unter Platanen und Pinien die Landschaft zwischen beiden Städten erkunden.

Sebastian Rogler ist auch so ein „alter Blogger“ wie ich selbst  – er führt seinen Blog schon seit 2006, also seit bald zwanzig Jahren. Damit exitiert „Schneckinternational“ schon drei Jahre länger als das  Paysages Blog[3]. Das hat in unserer Zeit, in der fast nur noch über soziale Netzwerke kommuniziert wird „Seltenheitswert“ bzw. ist schon ein „Alleinstellungsmerkmal“. Vielleicht sollte Sebastian die Texte aus seinem Blog zu einem Buch machen. Ein Buch in dem man hier und da auch eines seiner Bilder und Photos abgedruckt findet. Ähnliches hat ja „Joe Bauer[4]“ auch mit seinen „Depeschen“ und „Kolumnen“ gemacht und diese u.a. im Buch „Einstein am Stuttgartstrand – Beobachtungen eines Stadtspaziergängers“ veröffentlicht. Den „Einstein am Stuttgartstrand“ habe ich durch eine Buchkritik von Julia Schröder im Radio entdeckt und anschließend mit Gewinn gelesen[5]. Am 4. September 2026, also in einem Jahr und ein paar Tagen wird Schneckinternational zwanzig Jahre alt – der Blog startete mit dem Beitrag „Schuhe“. Das wäre doch Anlass genug, ein schönes Buch aus den lesenswerten Texten von Sebastian Rogler zu machen. Ich wäre bestimmt Käufer und Leser eines solchen Buches.

Bibliographie:

Bauer, Joe (2024): Einstein am Stuttgartstrand. Beobachtungen eines Stadtspaziergängers. Berlin : edition TIAMAT, © Verlag Klaus Bittermann 2024, Critica Diabolis, 333 ISBN 978-3- 893-20-320-8

Christophe Neff, Grünstadt 24.08.2028


[1] Déesse (franz. Göttin) so wird im Französichen oft die Citroën DS bezeichnet.

[2] Zum 7 Oktober 2023 siehe u.a. „Souvenirs des chants d’Israël, « La Caravane des Cavaliers  (Chayreth Harochvim) »“  und „Paysages: Retour sur le 07 octobre 2023 –  „Stand with Israel!““. Im letzteren Beitrag findet sich auch ein Photo eines Bildes von Sebastian Rogler.

[3] Den Paysagesblog gibt es nun schon seit 16 Jahren. Siehe auch « Paysages – seizième année d’existence sur la toile donc déjà six ans sur wordpress.com (billet trilingues français, allemand, anglais) »

[4] Webpräsenz von Joe Bauer.

[5] Siehe u.a. „Buchkritik Joe Bauer – Einstein am Stuttgartstrand. SWRKultur Julia Schröder Buchkritik“, SWRKultur, 3.2.2025.

Personal perception of the 2025 august wildfire in the Corbières (Aude/Mediterranean France)

The images of the Corbières wildfire motivated me to publish a slightly revised version of my text on my ‚paysages‘ blog, which I sent to Bloomberg journalist Joe Wertz (see below in Italic). He had asked me some questions about the current wildfire situation in Mediterranean regions at the beginning of July 2025. I don’t know if part of my little text has entered in any journalistic publication. But I think what I wrote down in the first days of July, has not lost any of their relevance, quite the contrary. The Corbières‘ wildfire – or “L’incendie du massif des Corbières de 2025” – how the fire is called in French is the second largest wild fire in France since 1949. The largest and deadliest forest fire in France was the 1949 Landes forest fire, in which 50,000 hectares (500 km2) of forest land were burnt[1] – and 82 people killed. In the Corbières currently (08.08.2025), about 17.000 ha of forest & garrigues bushlands were consumed by flames.

I know the region very well, having conducted fieldwork there over many years and taught university students about Mediterranean field and fire ecology[2]. I have also participated in prescribed fire training in this area with some of my students[3]. Additionally, I have family connections in this region, specifically in Leucate on the Mediterranean coastline of the Corbières, which is also known as ‚les Corbières maritimes[4] .

My personal perception is that approximately half of the landscape surface of the Corbières maritimes has been burned. This wildfire, like many others in the Mediterranean, is the consequence of long-term rural abandonment, bush encroachment, and “wild” suburban sprawl what is often referred to as ‚Californisation‚ in francophone geography[5]  . In recent years, climate change has exacerbated fire risks in these high-fuel-load landscapes. As in the area between Cap Leucate and the Spanish border (Ringeisen 2024), the Corbières Maritimes have been exposed to an ongoing drought and several repeated heat waves in recent years. Even though I haven’t calculated any „climate impact models“ for the Corbières myself, I would say that after more than 30 years of fieldwork in this area, ongoing climate change is leaving its mark on the landscapes of the Corbières and many other regions around the old-world Mediterranean basin—the „Mare Nostrum“ of Roman geography.

Of course, there is no single cause explanation for wildfire risks in Mediterranean landscapes. But it seems certain that climate change is worsening the situation.

For many years, I have warned about this dramatic evolution in Mediterranean landscapes through scientific publications, press interviews, and texts in my ‚paysages‘ blog[6]. However, my words seemed to have been carried away by the wind—or, to name a local storm, the Tramontane has blown all these warnings into the Gulf of Lion. But this does not only concern my personal warnings; all the warnings from scientists around the world about increasing wildfire risks and climate change seem to fade away unheard in an ocean of silence.

Of course, nature will recover; blooming flowers will emerge from the ashes in the Corbières. However, for the people living in these burnt areas, restarting their lives will be very difficult. A forest fire that has burned about 17,000 hectares of landscape also completely changes the human geography of the affected land. Will people return to the partly burnt villages? What will the „néoruraux“ do?

Scientists researching forest or wildfires often focus on „vegetation recovery“ or the impact of fires on ecosystem services. However, in Europe, people live in these burnt areas, and for them, such a fire event is a catastrophe, upending their entire lives—as is currently the case in the fire area of the Corbières Maritimes, known as „L’incendie du massif des Corbières de 2025.“

Below, in italics, is the text written at the beginning of July for journalist Joe Wertz. It was slightly revised on August 8, 2025, to include information about the August 2025 wildfire in the Corbières

Mediterranean France, and Italy), Western Europe (UK, non-Mediterranean France, Belgium), and Central Europe (Germany, Switzerland, and Austria). In Mediterranean regions, recent fires, such as the incendies de Narbonne – Bages – Sigean on July 7, 2025, where the motorway A9 to Spain was interrupted due to the fires, indicate that we will face more violent and intense fires. Additionally, the ‚Californisation‘ of suburbs will increase wildfire hazards, as demonstrated by the recent fires in Marseille-Pennes-Mirabeau on July 8, 2025. In this incident, entire residential areas were burnt down, and the Marseille- Provence International Airport had to be shut down. The French fire department, arguably the best-equipped and trained in Europe for fighting forest fires, was significantly challenged by the simultaneous occurrence of these two fires. The simultaneous occurrence of intensive and very dangerous forest fires will become a common scenario in Western Mediterranean countries due to climate change. The aggressive wildfires in the Corbières in August 2025 demonstrated that these intense fires stretched the French fire brigade to their operational limits, utilizing 9 of the 12 Canadair CL-415 firefighting aircraft available in France.

Moreover, we will also witness more large and deadly forest fires, similar to the historical Landes Forest Fires in 1949 (which killed 82 people) or the historical fire on the Lüneburg Heath in 1975. Climate change will not only affect wildfire dynamics in Mediterranean ecosystems but also transform many regions in Europe into wildfire risk landscapes, even in french brittany and some larger parts of the UK – as recently the wildfire in the Forêt de Brocéliande (17.07.2025) shows.

Bibliography and Further Reading

This bibliography includes my own works, as well as those of my colleagues—some of which are still written in French—and encompasses ‚grey literature.‘ However, to gain a deep understanding of landscape dynamics, one must also speak (and read) the language of the people inhabiting that landscape. In the Corbières, that language is French. I will try to add more references over time.

Curt, Thomas, Frejaville, Thibaut (2017) : Wildfire Policy in Mediterranean France: How Far is it Efficient and Sustainable? July 2017, Risk Analysis 38(11), DOI: 10.1111/risa.12855

Curt, Thomas & Rigolot, Eric (2020) :  Prévenir les risques d’incendies de forêt dans un contexte de changement global.    Sciences Eaux & Territoires Numéro 33(3), DOI: 10.3917/set.033.0050

Curt, Thomas; Helly, Christelle; Barbero, Renaud; Dupuy, Jean-Luc; Mouillot, Florent; Raufault, Julien (Eds)(2022) : Feux de Végétation. : comprendre leur diversité et leur évolution. Versailles, 2022         © éditions Quæ, 2022 Versailles, ISBN 978-2-7592-3507-0

Garrone, B. (2004) : Le feu dans la nature mythes et réalité. Prades -le- Lez (Les Ecologistes de l‘ Euzière). ISBN 2-906128-17-1.

Neff, Christophe (2003) : Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine?. The mediterranean world – environment and history. Ed.: É. Fouache, 191–202, Elsevier.

Ringeisen, Laura (2024): Signs of Climate Change in the Mediterranean Area in Southwestern France between Cap Leucate and Cap Béar. Master’s Thesis in Geography (Supervisors: Dr. Christophe Neff/Prof. Almut Arneth, IFGG, KIT). Karlsruhe Institute of Technology (KIT), DOI: 10.5445/IR/1000184793 .

Christophe Neff, Grünstadt 08 of August 2025


[1] See also „The Fatal Forest Fire – remembering the “1949 Mega fire” in the „Forêt des Landes” (South West France)”.

[2] See « Blognotice 16.06.2022: Retour à Leucate – des vagues de la méditerranée qui se brisent au Cap Leucate jusques aux neiges du massif du Carlit – récit d’un cours de géobotanique en juin 2022 ».

[3] See „Chantiers de brûlage dirige – KIT – Facebook Media Album, 22. Februar 2011“ and „Blognotice 22.2.2012„.

[4] See « Blognotice 7.08.2013: Les cigales de Port Leucate ».

[5] See Neff & Baum 2012, „The Social Ecology of Californisation & Littoralisation in Mediterranean France,“ oral contribution at the 32nd International Geographical Congress (IGC 2012), Köln, Germany, 26.08.2012 – 30.08.2012. The presentation is available at KITopen, DOI: 10.5445/IR/1000149710.

[6] See « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens: (Écologie et biogéographie des forêts du bassin méditerranéen ; The Nature of Mediterranean Europe – an Ecological History ; Le feu dans la nature – mythes et réalité) » – and also for example « Blognotice 01.05.2017: « Les fleurs qui poussent à travers les rails de la France périphérique » or « Pyrotragedies – a critical retrospective on the wildfire situation in Europe during July 2018 ».

Le Portugal fête le centième anniversaire de Suzanne Daveau

C’est avec l’exposition « „Suzanne Daveau 100 anos: Geógrafa e… não só!“ » que le Monde académique portugais, – en premier plan la géographie portugaise et lusophone  fête le centième anniversaire de la géographe franco – portugaise Suzanne Daveau[1]. L’exposition est organisée par le géographe José Manuel Simões.

Mercredi le 2 Juillet cette exposition sera inaugurée à 15 heures à Lisbonne, dans l’espace art du Instituto de Geografia e Ordenamento do Território da Universidade de Lisboa (IGOT-ULisboa) (Institut de Géographie et de l’aménagement du territoire de l’Université de Lisbonne).  

Dans un autre temps j’aurais pris le train mythique « le Sudexpress »  pour faire le voyage à Lisbonne pour pouvoir participer à cet événement car Suzanne Daveau est pour tous les géographes  s’intéressant aux paysages portugais devenue un nom incontournable une référence. Dans ce contexte on aurait bien aimé pouvoir lire un article dans le journal de référence du Monde francophone « Le Monde » un article sur la vie si intéressante de Suzanne Daveau.

Le Sudexpress n’existe plus depuis le début de l’épidémie de COVID et je ne crois pas que la Renfe va ressusciter ce train de nuit mythique qui dans ses heures de gloire permettait de rejoindre Lisbonne depuis Paris (et vice versa) en train de nuit sans changement de train. Naturellement j’aurais pu prendre l’avion pour l’inauguration de l’exposition,  – mais les complications qu’entraine  la maladie de Mitterrand – semblent pour l’instant m’interdire ou rendre très très compliqué un voyage à Lisbonne. Je me demande si le commissaire de l’exposition José Manuel Simões ait prévue de publier un catalogue de l’exposition. Comme pour l’instant il semble assez improbable que je puisse rejoindre l’exposition qui dure jusque aux 27 septembre je relis quelques pages dans le livre «  Geografias de Suzanne Daveau » édité par Maria Fernanda Alegria en 2015. Naturellement je pense aussi un peu à son mari défunt Orlando Ribeiro – c’est avec lui que débutait la recherche scientifique géographique  du volcan sortant des vagues de l’atlantique à l’ouest de ile de Faial – le Capelinhos– en Septembre 1957. Dans un certain sens je poursuis ses recherches sur le Capelinhos[2].  Suzanne Daveau m’avait d’ailleurs donnée l’autorisation de reproduire les croquis de la « naissance et genèse » du Capelinhos d’Orlando Ribeiro de 1958 dans une de mes publications scientifiques[3]. J’écris ce ligne en demandant si un jour je pourrais revenir sur l’ile de Faial et continuer mes relèves de plantes sur le Capelinhos et les champs de Cendre de Capelo. En faite en ce moment cela me semble être encore très improbable.

Bibliographie :

Alegria, Maria Fernanda (2015)(Ed) : Geografias de Suzanne Daveau. Centro de Estudos Geograficos, Lisboa, ISBN 978-972-636-252-4

Daveau, Suzanne; Belo, Duarte (2021)(Ed.): Atlas Suzanne Daveau. Museo da Paisagem. Lisboa. ISBN 978-989-54497-4-3

Neff, Christophe (2021) : Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal). Finisterra, 56(117), pp.107- 126 . doi.org/10.18055/Finis18523

Christophe Neff, Grünstadt 29.06.2025


[1] Dans Paysages on retrouve plusieurs partie de texte ou je mentionne Suzanne Daveau et son œuvre « Blognotice 06.08.2017: Souvenirs d‘un bibliophile des sables »,  « Se ressourcer – auftanken, – über versteckte Orte in der Zeit vom 14. Juli 2022 – und andere Ferne und Nahe „Aufladestationen“ », « Paysages d’été – pays de Gex, Genève et autres paysages d’été (Aout 2022) ».

[2] On retrouve un résume des mes recherches sur le Capelinhos & Capelo dans la presentation «  “Capelo mon amour” – Fajã Grande, Flores, Capelo, Faial 1999 – 2023. 24 anos de investigação ecológica e geográfica nos Açores » qui est déposé dans KITopen.

[3] Neff, Christophe (2021) : Observations de la dynamique végétale sur le Volcan des Capelinhos (Île de Faial, Açores, Portugal). Finisterra, 56(117), pp.107- 126 . doi.org/10.18055/Finis18523

Blognotice 23.03.2025 : le printemps démarre à Grünstadt et dans la Unterhaardt

Fleurs d’abricotier, Grünstadt, © Christophe Neff, 22.03.2025

L’abricotier des voisins fleurit depuis quelques jours, les amandiers longeant la route de vins allemands se mettent à fleurir. Le printemps est enfin arrivé ici dans la Unterhaardt et j’en parlais déjà dans mon dernier billet « Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2025 an der Unterhaardt / Début de printemps 2025 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt ».  L’hiver à Grünstadt, – fut une fois de plus, long – sombre et gris – enfin c’est comme cela que j’ai perçu cet hiver qui vient de se finir. J’aimerais bien revoir les pêchers et abricots en fleurs du Roussillon, avec en coulisse le Canigou enneigé. Partir voire la famille à Leucate pour quelques jours. Se balader sur le plateau de Leucate, – voir les orchidées et les narcisses en fleur. Mais c’est un long trajet – que ce soit en voiture ou en train. Le TGV n’a d’ailleurs pas amélioré considérablement les voyages en train entre Perpignan et Strasbourg et l’Allemagne. J’ai plutôt l’impression que cela s’est empiré d’année en année ! Qui se souvient encore du train Rapide « Rouget-de-Lisle  » Strasbourg – Marseille (Nice)[1],  – qui comportait des voitures directs Strasbourg – Cerbere, – et qui était dédoublé en saison estivale par un train direct Strasboug – Cerbere. Et naturellement il y avait les trains de nuits qui reliaient l’Allemagne  et l’Alsace avec le Midi. En plus au temps d’Air Inter, – la relation avec correspondance courte à Orly Ouest – en 3H30 de l’Strasbourg vers Perpignan, relation que fut partiellement repris par Air France, – mais qui a disparu entre temps. La manière dont la Sncf organise les relations TGV/trains de nuits en l’Allemagne, l’Alsace et la partie occidentale de l’Occitanie n’invite guerre au voyage en trains. Seule alternative depuis Grünstadt les vols directs de Lufthansa Francfort – Toulouse. Sinon, si on veut éviter l’avion il reste que le trajet en voiture, – mais c’est un long trajet épuisant, surtout si l’on est dans état de santé fragile.

Je me demande parfois comment François Mitterrand,  a pu « régner » pendant deux septennats sur la France, – menant en même temps quasiment une double vie privée – et  souffrait d’un cancer de la prostate. La manière de Mitterrand de faire face à la maladie mortelle et ses souffrances m’impressionne encore beaucoup. En plus j’aimerais bien pouvoir « Mitterrand » interroger sur la situation géopolitique international actuelle. La vue Mitterrandienne sur les relations internationales actuelles et du rôle de la France, – cela mériterai certainement l’attention. Même si la dérive autoritaire de l’administration Trump me surprend pas trop, – je l’avais même prévue dans un certain sens dans le billet « America where are you going » –  cela m’attriste de voir l’Amérique, les Etats-Unis –  le pays de la liberté s’enfoncer de plus en plus dans un régime techno-féodalisme protofasciste[2].

Je finis cette petite notice de blog, avec une pensée pour Boualem Sansal. Lui aussi est, si on croit bien le Monde, est atteint d’un cancer de la prostate[3]. Malade, emprisonné à Alger, – j’espère que Boualem Sansal pourra vite retrouver la liberté et revenir en France. Plusieurs fois par semaine, je reposte dans Mastodon sous le  #boualemsansal mon petit message de solidarité « Poste restante : Alger  – pour ne pas oublier Boualem Sansal ! » que j’avais écrit début décembre 2024. Ce fait déjà plus que trois mois que Boualem Sansal est emprisonné, malade d’un cancer de la  prostate ….. espérons qu’il pourra vivre le temps que la maladie lui laisse en pleine liberté en dehors des murs d’une prison !

Vue sur Grünstadt avec amandier en fleurs, © Christophe Neff, 23.03.2025

Photos: © Christophe Neff, 22.03.2025 & 23.03.2025

Christophe Neff, Grünstadt le 23.03.2025


[1] Plus d’info sur ce train  (et beaucoup d’autres train) se retrouvent dans l’article « La ligne Strasbourg-Lyon : pour l’Alsace, le rêve venait du Sud. » dans le trainconsultant de Cleve Lamming.

[2] Voir l’interview de Natscha Strobl par Jonas Spreng dans le Spiegel:  « Trump, AfD und Co. »Das Wort Faschismus ist angemessen« Ist Donald Trump ein Rechtsextremer? Sind AfD-Politiker einfach nur Populisten? Die Politikwissenschaftlerin Natascha Strobl erklärt, welche Begriffe die richtigen für die neuen politischen Zeiten sind.“ Der Spiegel, 23.03.2025.

[3] Voir „Boualem Sansal devant ses juges : « Je n’ai rien voulu faire contre mon pays, je n’ai fait qu’exprimer une opinion », Simon Roger, LeMonde 20.3.2025

Frühlingsbeginn und Mandelblüte 2025 an der Unterhaardt / Début de printemps 2025 et floraisons des amandiers dans la Unterhaardt

Mandelblüte Grünstadt, Sausenheimer Straße , © Christophe Neff, 11.03.2025

Wie schon in den Jahren zuvor (2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024) folgt hier eine kurze Notiz über das phänologische Frühjahrsgeschehen in  Grünstadt, der Unterhaardt und dem Leiningerland. Die Mandelblüte rund um Grünstadt setzte dieses Jahr im Vergleich zu den Vorjahren später ein. Soweit man den Décodeurs vom LeMonde.fr glaubt, dann hat es im Jahr 2024 ein erhebliches „Sonnenstundendefizit“ in großen Teilen Frankreichs gegeben[1], gefühlt hatte ich auch den Eindruck, das sich hier ähnliches abspielt, –  aber die Zahlen der agrarmeteorologischen Station Grünstadt – Sausenheim sprechen hier eine andere Sprache. Der Mandelbaum in der Sausenheimer Straße in Grünstadt spielte mal wieder den Vorreiter, – am 10.03.2025 stand er in voller Blütenpracht. Hier und da kann man auch einige Blutpflaumen (Prunus cerasifera var. pissardii (Carrière) Koehne)  in Grünstadt und Umgebung blühen sehen.  Wobei man hier im Vergleich zum naheliegenden Elsass die Blutpflaume doch seltener als Ziergehölz verwendet wird. Leider ist ja mein räumlicher Radius, durch die „Maladie de Mitterrand[2]“ doch recht eingeschränkt, aber bei meinen Fahrten ins Klinikum Worms, konnte ich beobachten, dass sich die Mandelbäumchen zwischen Grünstadt und Bockenheim in der Vorblüte befinden, wobei es sich hier bei ja um die rosa blühenden Pfirsich-Mandel Hybriden (Prunus × amygdalopersica)  handelt, die  wohl auch demnächst blühen werden. Bei der „Perle der Weinstraße“ handelt es sich um eine solche Pfirsich-Mandel Hybride. Wer sich für die Sortenbestimmung der verschiedenen Mandelarten und Pfirsich-Mandel Hybriden an der Weinstraße interessiert, dem sei das vorzügliche Buch „Einheimische Mandeln“ von Philipp Eisenbarth zur Lektüre empfohlen. Mit Hilfe dieses Buches lassen sich wohl die meisten Mandel Sorten (und Verwandte) an der Weinstraße bestimmten.  

Comme les années précédentes (2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024), voici une brève note sur les événements phénologiques printaniers à Grünstadt, dans la Unterhaardt et le Linage.. Cette année, la floraison des amandiers autour de Grünstadt a commencé plus tard que les années précédentes. Si l’on en croit les décodeurs duMonde.fr[3], il y a eu en 2024 un « déficit d’heures d’ensoleillement » considérable dans une grande partie de la France, j’ai aussi eu l’impression qu’il se passait la même chose ici, – mais les chiffres de la station agro-météorologique de Grünstadt – Sausenheim parlent un autre langage. L’amandier de la  Sausenheim Straße à Grünstadt a une fois de plus joué les précurseurs, – le 10.03.2025, il était en pleine floraison. Ici et là, on peut également voir fleurir quelques pruniers sanguins (Prunus cerasifera var. pissardii (Carrière) Koehne) à Grünstadt et dans les environs.  Bien qu’ici, en comparaison avec l’Alsace toute proche, le prunier sanguin soit plus rarement utilisé comme arbuste d’ornement. Malheureusement, mon rayon d’action est limité par la « maladie de Mitterrand[4] », mais lors de mes déplacements au Klinikum Worms j’ai pu observer que les amandiers entre Grünstadt et Bockenheim étaient en pré-floraison. Il s’agit ici d’hybrides pêcher-amandier à fleurs roses, qui fleuriront sans doute prochainement. La „Perle der Weinstraße“ est un hybride pêche-amande de ce type. Pour ceux qui s’intéressent à l’identification des différentes variétés d’amandes et d’hybrides pêches-amandes etc. de la Route du vin allemande, nous recommandons la lecture de l’excellent livre « Einheimische Mandeln » de Philipp Eisenbarth. Grâce à ce livre, il est possible de déterminer la plupart des variétés d’amandiers (et apparentées) de la Route du Vin allemande (Deutsche Weinstraße). 

Photo: © Christophe Neff, 11.03.2025

Bibliographie :

Eisenbarth, Philipp (2020) : Einheimische Mandeln. Kulturgeschichte des Mandelbaums, Mandelanbau in Deutschland, Mit 28 Sortenporträts. Hamburg. Hamburg, 2020,© 2020 Philipp Eisenbarth, Pomologen – Verein e.V., Hamburg. ISBN 978-3-943198-39-3

Grünstadt, 15.03.2025


[1] Vgl. « Les Décodeurs Climat : Manque de soleil : une année de « grisaille » record et des effets sur la santé »., LeMonde.fr , 16.02.2025

[2] Siehe u.a. « Cahiers de maladie (Cancer de la prostate) » und « Wintersonnenwende 2024 »

[3] Voir  « Les Décodeurs Climat : Manque de soleil : une année de « grisaille » record et des effets sur la santé »., LeMonde.fr , 16.02.2025

[4] Voir « Cahiers de maladie (Cancer de la prostate) » und « Wintersonnenwende 2024 »

Poste restante : Alger  – pour ne pas oublier Boualem Sansal !

Boualem Sansal est porté disparu dans une prison algérienne ! J’ai découvert la nouvelle par le petit billet « Pour Boualem Sansal » publié par Pierre Assouline dans la République des livres le 23. Novembre 2024 ! En lisant les lignes de Pierre Assouline, en particulier « Au début des années 30, ils n’étaient qu’une poignée d’écrivains à inquiéter leurs lecteurs sur les dangers à venir annoncés par la montée du nazisme. Ils manifestaient là un devoir d’intranquillité correspondant à l’idée qu’ils se faisaient se leur vocation d’écrivain. Dans l’Europe d’hier, ils s’appelaient André Suarès, Klaus Mann… Dans l’Europe d’aujourd’hui, ils s’appellent Kamel Daoud, Boualem Sansal… Des lanceurs d’alerte contre l’islamo-fascisme » je pensais au premier livre de Sansal que j’avais lu durant l’été  2008,  et j’espérais que Sansal, l’écrivain dissident, – le prisonnier politique pourrait regagner la liberté dans un court délai, – mais hélas je ne me faisais aucune illusion ! « Poste restante : Alger Lettre de colère et d’espoir  à mes compatriotes ».  Ce livre, en version folio, qui débute avec l’avant propos « A la mémoire de Mohamed Boudiaf Président de l’Algérie de janvier à juin 1992 Assassiné à Annaba le 28 juin 1992 Par un officier de la garde présidentielle » je l’avais acheté dans la libraire Adamus, à Leucate il y a maintenant presque 20 ans. J’aimais bien cette librairie, qui a malheureusement disparue, comme beaucoup d’autres petites librairies & point vente de presse qui disparaissent « sans faire de bruit » du paysage ruraux français. Au fil des années dans « paysages » ici et là je parlais aussi un peu de cette charmante petite librairie[1]. Et concernant le livre « Poste restante: Alger. Lettre de colère et d’espoir à mes compatriotes » je crois que c’était même Mireille Adamus qui me l’avait recommandé !  Et maintenant après 16 ans, – le pouvoir algérois lasse disparaitre Sansal dans une prison inconnue. Heureusement,  dans le Monde francophone[2] les écrivains, les intellectuels se sont très mobilisés pour Sansal, – je citerai simplement la tribune écrite par Kamel Daoud « Des Prix Nobel de littérature se mobilisent pour Boualem Sansal » publié dans le Point. On retrouve ces appels sous le Hashtag #BoulemSansal dans Mastodon ou chez Bluesky » . En Allemagne par contre la mobilisation est plutôt restreinte, – on retrouve l’article d’Iris Radisch « Boualem Sansal ist verschwunden » dans la Zeit, un article dans la TAZ « Algerischer Schriftsteller verschwunden. Der Schriftsteller Boualem Sansal ist verschollen“, Heiner Wittmann „Die Verhaftung von Boualem Sansal in Algerien“ dans le Frankreich Blog et l’auteur de paysages en parle dans son dernier billet „Blognotiz 24.11.2024: Worms im Nebelmeer“. Dans les pays anglophone c‘est plutôt le silence complet. Il reste donc que d’espérer que Boualem Sansal retrouve bientôt sa liberté et de lire ses livres. Et naturellement ne pas oublier ces milliers d’autres écrivains, artistes, dissidents, prisonniers politiques dans le reste du monde, comme par exemple Maria Kalesnikava en Biélorussie[3] ou Mahsa Amini et le mouvement Femme, Vie, Liberté en Iran[4].

Bibliographie :

Sansal, Boualem (2006) : Poste restante : Alger Lettre de colère et d’espoir  à mes compatriotes. Paris, Folio – Gallimard (© Éditions Gallimard 2006), ISBN 978-2-07-035550-1

Christophe Neff, Grünstadt le 03.12.2024


[1] Voir aussi « Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009) » , « Blognotice 14.10.2012: encore une nouvelle librairie à Leucate » et « Blognotice 16.06.2022: Retour à Leucate – des vagues de la méditerranée qui se brisent au Cap Leucate jusques aux neiges du massif du Carlit – récit d’un cours de géobotanique en juin 2022 ».

[2] Voir aussi « Arrestation de Boualem Sansal : les réactions du monde littéraire De nombreux auteurs et institutions littéraires s’émeuvent et exigent la libération de l’écrivain algérien, arrêté à Alger le 16 novembre. Propos recueillis par Raphaëlle Leyris et Florent Georgesco» Le Monde/LeMondeAfrique 28.11.2024.

[3] Voir aussi « Maria (für Maria Kalesnikava) » et « Pour une juste cause – „Maria Kalesnikava“ emprisonné depuis plus de 1000 jours »

[4] Voir aussi « Le prix Sakharov attribué à Mahsa Amini et au mouvement des femmes en Iran –  Femme, Vie, Liberté » et « Courir toujours plus loin pour un brin de liberté (pour les courageuses femmes iraniennes) ».