Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas (18.06.1940 – 18.06.2010)

« Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables pourrait cesser le combat. Il a déclaré en outre que la lutte devrait continuer si ces conditions étaient contraires à l’honneur, à la dignité, à l’indépendance de la France. Nous avons été surpris et submergés par la force mécanique, la tactique de l’ennemi. Mais il y a, malgré tout, des raisons d’espérer.Croyez-moi, rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent nous apporter la victoire.

La France n’est pas seule ! La France n’est pas seule ! La France n’est pas seule ! Elle peut faire bloc avec la Grande-Bretagne et disposer d’immenses réserves.

La guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Toutes les fautes qui ont été commises n’empêcheront pas qu’un jour l’ennemi sera écrasé Cela pourra se faire grâce à une force mécanique supérieure encore.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent actuellement en Grande-Bretagne ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Ceci vaut également pour les ingénieurs et les ouvriers spécialistes qui se trouvent déjà en Grande-Bretagne ou qui viendraient à s’y trouver.

Quoi qu’il arrive, la force intérieure de la résistance des Français ne doit pas faiblir. Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

petitprovencaljpg.1276882592.jpgL’appel du général de Gaulle tel qu’il a été publié par le petit provençal le 19.06.1940. En faite peu de Français ont réellement entendu ce discours du 18.06.1940 diffusé par la BBC depuis Londres. Ni l’appel du 22.6.1940 . Pour mes grands-parents résistants – ce furent surtout les indignes accords de Montoire signés par le maréchal Pétain qui les poussèrent dans la résistance à Hussigny-Godbrange . Mais le Général de Gaulle n’est pas seulement le symbole de la résistance face à l’envahisseur nazi – mais il restera à jamais gravé comme le symbole de la réconciliation franco-allemande. Est-ce que mes grands-parents résistants auraient pu s‘ imaginer en 1944 juste après la libération que leur fille se marierait un jour avec un étudiant allemand, est-ce qu’ils auraient pu  imaginer qu‘ ils auraient un jour un petit fils  lieutenant-colonel (de Réserve) (Oberstleutnant der Reserve) d‘ une armée allemande, d’une Allemagne démocratique qui renaitrait des cendres de cette tragédie mondiale que fut le fascisme, le nazisme et qui culminaa dans le IIème  guerre mondiale. appel_du_18_juin_1940-21276841118.1276888544.jpgCharles de Gaulle, Jean Monet, Robert Schuman – et dans leur sillage historique Helmut Schmidt, Valery Giscard d‘ Estaing – Helmut Kohl & François Mitterrand – et tous les autres noms un peu moins connus (p.e. Robert Ditter, Konstantin Hank, Carlo Schmid , Evelyne Neff Migliori etc. (voir aussi La cérémonie franco – allemande du 11.11.2009 : un beau symbole ? )) – tous ces hommes et ces  femmes qui on sut surmonter les ombres du passé et ainsi contribué  la réconciliation franco – allemande. Réconciliation franco-allemande, construction européenne :idées pour lesquelles, il faut le rappeler de nos jours où l’idée européenne est tellement malmenée par la crise ou les crises,  il faut oeuvrer quotidiennement !

En fin de ce petit billet de mémoire personnelle du 18. Juin – notons aussi le remarquable billet de la rdl « Des 18 juin à la pelle ! » sur le mythe du 18. Juin ainsi que les divers articles du Monde (  p.e. Il y a soixante-dix ans, l’appel du 18 juin   ).

Christophe Neff, Grünstadt le 18.06.2010

P.S.: Une excellente documentation sur la période de guerre de 1939 à 1944 à Hussigny-Godbrange – où mes grands-parents (Jean Migliori (1914 – 1980) et Germaine Migliori) furent engagés dans la résistance est le livre de René et Daniel Agarant « Un village lorrain dans la guerre Hussigny – Godbrange 1939-1944 » (Pont à Mousson 1992, ISBN 2-9506-451-0-0).

P.S. (19.06.2010 11:40): Le titre du billet remarquable sur le 18. Juin 1940 et le livre de Sudhir Hazareesingh sur la RDL a changé pendant la nuit – maintenant le titre est l‘ esprit du 18 juin, ce qui me plaît mieux. Pour la version suisse documentée par le groupe Ohr j‘ étais au courant (remarques de nomade dans la RDL et paysages – et le billet L’APPEL DU 18 JUIN 1940 EN SUISSE de Journal d’un taxi de montagne ). Notons en passant que pour la presse allemande telle que je la perçois l‘ anniversaire de l‘ appel du 18. Juin ne semble jouer aucun rôle. Par contre ,il y a dans la Zeit un article de Gero von Randow « Fremde Nachbarn » sur les disharmonies actuelles du couple franco-allemand – mais apparemment pas un mot sur le 18.6.1940. Et naturellement des articles en masse sur la defaite des bleus face au Mexique (p.e. dans la Zeit Frankreich – Mexiko Adieu les bleus et dans le SPON Waterloo am Limpopo ) 

Un petit royaume du livre en Salanque – la librairie Plaisir – à Saint-Laurent-de-la-Salanque

Durant mon dernier cours sur la géographie et les paysages des Corbières maritimes nous avons aussi visité ensemble le marché du dimanche de Saint-Laurent-de-la-Salanque – marché dont j‘ ai déjà un peu parlé dans Impression d‘ un dimanche d‘ automne à Port Leucate – et pendant que les étudiants étaient à la découverte des richesses du terroir de la Salanque et du Roussillon – je fis quelques pas vers la charmante librairie Plaisir . En fait, j’avais déjà découvert cette librairie en février 2009, mais àncette date le blog paysages n‘ existait pas encore. La librairie s’étale sur deux étages – au  rez de chaussée on trouve on papèterie & cartonnerie – et au premier étage se trouve la véritable librairie. Un vrai petit royaume du livre, – où on prend plaisir à regarder & feuilleter les livres -prendre le temps de regarder le choix. En fait le seul lieu autour du grand lac marin, l‘ étang de Leucate, qui soit entièrement consacré au livre. Ce qui m’a particulièrement bien plu- et c‘ est un peu le géographe qui parle – c‘ est le rayon consacré à la littérature régionale  qui offre un large choix – de la retirada jusqu’à l‘ histoire des combats pour l’environnement en Pays catalan. C’est aussi ce livre (Denis Serrer :  50 ans de combats pour l‘ environnement en Pays catalan)  que j‘ ai acheté dans cette librairie. 50envirpo.1275719945.jpg Les quelques chapitres que j’ai déjà lus dans ce livre se révèlent être fort intéressants pour tous lecteurs intéressés par l’histoire récente des divers paysages du Roussillon et des Corbières maritimes. Je trouve particulièrement intéressant le chapitre sur le village de cabanes de Bourdigou (Bourdigou : les derniers de mohicans) et le chapitre sur les plans heureusement abandonés de construire une centrale nucléaire entre Port la Nouvelle et Leucate (Nucléaire, non merci, de Port la Nouvelle à Ille -sur – Têt).

Je tiens donc à,signaler ce petit royaume du livre à St. Laurent de la Salanque. Je pense qu’il est aussi important de parler de bonnes librairies – comme le fait parfois KTK – ici je pense au billet „Books actually“ the book shop on Club Street, one thing I missed being away from Singapore , récemment lu , tant que ces libraires existent.  Par exemple la RDL de Pierre Assouline – où actuellement sévit un intéressant débat  sur Charles de Gaulle «De Gaulle n’est plus un écrivain» comme auteur littéraire – la RDL parle malheureusement des bonnes libraires quand il est trop tard. Comme par exemple ici sur  la disparition la librairie de France à New York.  Mais  moi-même j‘ ai parlé de la disparition de librairies quand il était trop tard – comme par exemple dans Brentano’s unhappy end. Car si toutes les bonnes librairies disparaissent les discussions sur la qualité littéraire d‘ un auteur deviendront plus ou moins obsolètes – car il n‘ y aura plus de lieux (sauf peut- être amazon ou la Fnac) où acheter les livres.

Pour tous lecteurs résidants ou vacanciers sur les rives de l‘ étang de Leucate cherchant des livres de qualités : la libraire plaisir à Saint Laurent de la Salanque vaut sûrement le petit détour.

Source :

Serrer, D. (2010) : 50 ans de combats pour l‘ environnement en Pays catalan. ISBN :978-2-917859-11-7

Christophe Neff, Grünstadt le 5.6.2010

Villa Jasmin – Bemerkungen zum Roman von Serge Moati und zum Fernsehfilm von Férid Boughedir

Am Freitag den 14.5.2010  sendet Arte den franco-tunesischen Fernsehfilm Villa Jasmin. Filmvorlage des vom tunesischen Regisseur Férid Boughedir gedrehten Fernsehfilm ist der gleichnamige Roman von Serge Moati. Ich habe sowohl den Roman von Serge Moati gelesen als auch den Fernsehfilm von Férid Boughedir schon gesehen und darüber schon vor fast über einem Jahr einen längeren französischsprachigen Blogbeitrag „Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir“ über Film und Buch geschrieben.  Der Film beschreibt die Zeitreise Serge Boccara jun.  nach Tunis, Serge der dort nach den Wurzeln seiner franco-tunesischen-jüdischen Vergangheit sucht – und der dort auch versucht die Erinnerung an seinen zu früh verstorbenen Vater Serge wiederzubeleben. Der Film von Boughedir ist eine relativ freie Adaption des autobiographischen Romanes von Serge Moati – das fängt schon mit den Hauptpersonen an – die im Film nicht Moati sondern Boccara (Serge und Odette Boccara)  heißen.  Der Film ist bestimmt keine cineanistische Meisterleistung, aber er gibt ganz gut die Stimmung in Tunis während der deutschen Besatzung im 2. Weltkrieg wieder. Weiterhin und deshalb ist der Film schon sehenswert – der Film gibt die Farben und Lichtspiele im sommerlichen Tunis und des Golf von Tunis hervorragend wieder. In diesem Sinne ist der Film in der Tradition der Meisterwerke von Férid Boughedir  wie z.b.  Un été à La Goulette ein Streifzug durch la Goulette, Sidi Bou Said und la Marsa.

Der Film ist eine sehr freie Adaption der Romanvorlage und wie ich es schon in Villa Jasmin schrieb leidet der Film etwas darunter, dass so wichtige Charaktere wie der Sonderbeauftragte beim  Afrikakorps Dr. Rahn oder der zwielichtige Georges Guilbaud im Film kaum ausdifferenziert dargestellt werden, ja dass diesen Figuren nicht der nötige Raum im Film zugestanden wird. Beide waren ja nicht nur wichtige Figuren in Moatis Roman und sondern wahrlich zentrale historische Figuren im Tunesien des II Weltkrieg.  Weiterhin störend empfand ich, wie schon auch in Villa Jasmin beschrieben, – dass die sozialistische Verve von Serge sen.  in meinen Augen im Film kaum richtig zu Geltung kommt.  Dennoch denke ich, dass Villa Jasmin ein durchaus sehenswerter  Fernsehfilm ist.

villa-jasmin-didier-paquignon.1273765774.jpgWer mehr über die Welt des tunesischen Judentums von 1903 bis ca. 1957 wissen möchte der sollte unbedingt die gleichnamige Romanvorlage von Serge Moati lesen. 1903 – 1957 das sind die 54 Lebensjahre von Serge Moati sen., des Vaters von Serge Moati jun., – diese 54 Lebensjahre sind der Haupterzählstrang des Romanes Villa Jasmin. Es ist bestimmt keine einfache Urlaubslektüre für den Badestrand und deshalb ist auch nicht anzunehmen, dass das Buch jemals ins Deutsche übersetzt werden wird. Soweit man über genügend Französischkenntnisse verfügt und man sich für die rezente Geschichte des nordafrikanischen Judentums interessiert taucht man in eine versunkene Welt von  einheimischen  und von toskanischen den sogenannten Livournais, sephardischen Juden aus der Toskana – und damit ist der Roman von Moati vor allem ein Roman von Heimatverlust – denn von der Welt des nordafrikanischen Judentums und hier insbesondere der sehr spezifischen Welt und Kultur des arabo-tunesischen Judentums ist nicht mehr sehr viel übrig geblieben ist.  So erfährt man u.a., dass das aus der Toskana eingewanderte sephardische Judentum die sogenannten Granas (les chics) und die einheimischen tunesischen Juden den Twânsa (les pas chics) die für sich eine fast 2000 Jahre während Geschichte auf tunesischen Boden beanspruchten zwei relativ unabhängig von einander existierende Lebenswelten darstellten die u.a. auch kaum miteinander kommunizierten.

Darüber hinaus ist der Roman eine autobiographische Auseinandersetzung mit dem frühen Verlust der Eltern, denn Henry Moati so hieß der Romanautor Serge Moati ursprünglich, nahm den Namen seines Vaters des sozialistischen Journalisten und späteren Resistancekämpfers Serge Moati, an. Im doppelten Sinne also ein Roman über Heimatverlust. Der Roman beschreibt die versunkene Welt des sephardischen Judentums (im weitesten Sinn) im Tunesien der Zwischenkriegszeit und während des zweiten Weltkrieges – und deren Sprachwelten (Ladino, judoeo-arabisch, italienisch, maltesisch und französisch), sowie deren Emanzipationsträume – Emanzipationsträume die heißen Emanzipation durch Teilnahme an der francophonen laizistischen Kultur der III. französischen Republik, und damit für Serge Moati den sozialistischen Traum einer laizistischen französischen Republik, einer Welt ohne Ungerechtigkeiten und Rassenschranken, träumend. Die untergegange Welt des sephardischen Judentums Tunesiens ohne die sozialistischen Träume des Serge Moati sen. finden sich übrigens auch im literarischen Werk von Serge Moatis jun. Schwester der Schriftstellerin Nine Moati wieder. Und auch in ihrem Romanwerk (wie z.b. in les belles de Tunis ) geht es im wesentlichen wieder um die Schlüsselfrage Aufstieg und Partizipation des nordafrikanischen Judentum durch Bildung und Spracherwerb, sprich dem Erwerb der französischen Sprache und dadurch den Erwerb der französischen Staatsbürgerschaft.  Denn im französischen Protektorat Tunesien galten im Gegensatz zu Algerien welches ja damals zum französischen Staatsgebiet gehörten  das „Décret Crémieux“ welches die algerischen Juden zu französischen Staatsbürger erklärten, nicht.  Die Welt die Serge Moati in seinem Roman Villa Jasmin beschreibt – das franco-jüdische Tunesien von ca. 1920 bis zur Unabhängkeit Tunesien  – ist zwar verschwunden – aber der Traum den die franko-jüdischen Tunesier damals träumten, diesen Traum, der im Roman Moatis mit vielen sozialistischen Illusionen erzählt wird, dieser Traum lebt in Tunesien, und nicht nur in Tunesien, sondern in ganz Nordafrika fort, es ist der Traum der Harragas die von einem besseren Leben in Europa träumen.

Und weiterhin ist das Buch von Serge Moati auch eine Liebesgeschichte – es ist die wahre Liebesgeschichte von Serge und Odette. Eine Liebesgeschichte die die unsichtbaren Schranken zwischen den Toscan (den sephardischen eingewanderten Juden) und den einheimischen Juden, den Twânsa überwindet – und damit auch Klassengegensätze einschleift – die Geschichte einer Liebe die allen Widrigkeiten des Lebens stand hält – und die erst der frühe Tod der Liebenden im Jahre 1957 beendet.

Quellen:

Serge Moati : Villa Jasmin , Paris 2005, (le livre de Poche/Fayard) ISBN 978-2253108511

Christophe Neff, Grünstadt le 13.5.2010

Vue depuis Grünstadt – lectures matinales de premier mai 2010

Le premier mai 2010 à Grünstadt a commençé avec de la pluie et un concert de Blasmusik (fanfare) du premier mai.  Petit tour de lecture de blog chez le Aufreger , Lichtbild et la République des livres .  Dans le « Aufreger  », – où le blog paysages a eu l’honneur d‘ apparaître dans le Blogroll « Paysages – Christophes französischer Geographie Blog » – on apprend sous le titre « Der Bestandskunde als Depp bei 1und1?!? » (Le client fidèle, un idiot chez 1& 1) les difficultés que l’Aufreger a avec le provider 1&1.  Concernant « Paysages -Christophes französischer Geographieblog », il faut préciser que depuis que j‘ ai écrit «Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon » le Blog paysages a fait une réelle entrée dans la blog -scène allemande – car le billet est fortement visité – à croire que Xynthia et les événements de la Faute sur Mer semblent intéresser le public allemand. Avant ce billet sur la tempête Xynthia les billets allemands du blog paysages, étaient surtout lus par quelques amis & connaissances personnelles de l’auteur.  Les seuls articles (à part Sturm Xynthia ) écrits en allemand ayant attiré un public en dehors des réseaux personnels de l‘ auteur sont « TGV 2873 in Mannheim : Rückblende auf „un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ?„, Leb wohl mein Herz – Freya von Moltke geb. Deichmann (1911-2010),   Das Biafrakind , Mannemer Dreck- traumhafte Zeiten – eine autobiographische Zeitreise mit Musik et das Fach Geographie an der Mannheimer Hochschule.

Chez Lichtbild, quelques petits mots sur « Les m’r Ebs » sur le Don Quichotte, elsässisch, d’André WECKMANN.  Chez la RDL dans Pourquoi le Nebraska ? nous apprenons des détails intéressants sur la traduction des livres français et francophones aux U.S.A. En ce qui concerne l’Allemagne, je crois que « le petit prince » arrive surement  en tête dans un tel palmarès – s’il en existe un.  Die Wohlgesinnten (Les Bienveillantes ) de Jonathan Littell, était si je me souviens bien, quelques semaines  sur les « Bestellerlisten du Spiegel » – et le livre a même droit à un article dans la wikipedia allemande.  Un des livres français les plus lus en langue français en Allemagne est certainement le livre , « les petites enfants du siècle» de «Christiane Rochefort»  car ce livre fait part du canon littéraire des cours de français de l’Oberstufe dans différents Länder allemand.  Ceci est  certainement dû au fait que l’article de la wikipedia allemand sur les petits enfants du siècle est beaucoup plus élaboré que l’ébauche de la wikipedia française sur le livre, qui se résume à trois petites phrases. Je suis retombé sur le souvenir du livre dans l’ombre de la malheureuse discussion sur la Spätrömische Dekadenzdebatte & Hartz IV que Guido Westerwelle  initia en février 2010.

En lisant Pourquoi le Nebraska ? dans la RDL – et en faisant le lien virtuel avec l’Allemagne – je me disais que le grand public en Allemagne connait peut être Jonathan Littell – mais qui en Allemagne connait encore Hölderlin ?  Il se trouve que justement hier je passai chez mon libraire à Grünstadt – la librairie Frank – et demandai si il y avait encore une demande pour les œuvres de Hölderlin. La réponse de Monsieur Frank fut clairement non – Hölderlin ici n’est plus lu. Peut être  que dans une librairie de ville universitaire allemande – Heidelberg ou Tübingen ,on lit peut être plus de Hölderlin , mais dans la Unterhaardt entre Grünstadt et Bad Dürkheim je dirais que Hölderlin est devenu un illustre inconnu – et je crois que ce constat est valable pour une très grande partie du monde germanophone.

Hurra wir dürfen zahlen TitelblattFinissons ce billet de lecture matinale avec un petit coup d‘ Œil  sur un livre sur les classes moyennes en Allemagne (Hurra, wir dürfen zahlen – der Selbstbetrug der Mittelschicht de Ulrike Herrmann) – car je pense qu’en Allemagne ce sont surtout la Mittelschicht – et le Bildungsbürgertum – qui forment la grande masse de lecteurs et lectrices du livre et des livres – donc pour tous lecteurs qui possèdent  de bonnes connaissances de la langue allemande – et qui souhaitent avoir une image de l‘ actuel état socio-économique & sociopolitique & socio psychologique de la  « Mittelschicht » (classe moyenne) allemande actuelle, on ne peut que conseiller la lecture de ce livre.

Livres citées :

Herrmann, Ulrike (2010) : Hurra, wir dürfen zahlen – der Selbstbetrug der Mittelschicht. Frankfurt (Westendverlag), ISBN 978-3-938060-45-2

Christophe Neff, Grünstadt le 1.5.2010

Voyage virtuel de dimanche matin ( Grünstadt 11.4.2010)

Un dimanche matin gris à Grünstadt. Le froid est revenu, même si les premiers cerisiers commencent à fleurir dans l’Unterhaardt, mais la météo nous apprend que la neige sera de retour sur les « Deutsche Mittelgebirge ». Le dimanche matin il reste un peu de temps pour un voyage virtuel à travers le web. Apparemment en France, le monde.fr nous en informe,  Alain Juppé se prépare pour une potentielle candidature aux présidentielles en 2012. Visite virtuelle matinale sur quelques blogs de mon blogroll. Dans la Bücherrepublik „HHhH“ : 2000 ème ! – 2000 billet de Pierre Assouline – et décidément c’est encore l’ombre ténébreuse de l’Allemagne qui surgit – Himmlers Hirn heißt Heydrich.  Apres une brève visite chez Lichtbild et son billet sur les coutumes de pâques alsaciennes en voie de disparition, petite visite chez KTK et son billet sur le travail de lumières qui crée un univers d’ombres et de reflets urbain. Un petit coup d’oeil chez le Aufreger, et puis après chez Jean Stubenzweig. Ainsi le matin passe – et on attend que le printemps revienne. Et je me replonge dans la lecture de « Grünkohl und Curry – die Geschichte einer Einwanderung » de Hasnain Kazim. Hasnain Kazim, journaliste du Spiegel, qui a entre autres couvert les événements sanglants de Kunduz pour le Spiegel. Grünkohl und Curry, un  livre qui nous raconte l’histoire d’une intégration en Allemagne. Le texte de base du livre qui fut déjà publié dans un Spiegel Spezial (4/2007)  fut déjà sujet de bac allemand en France (voir ici et ici ).  Le livre, 259 pages et quelques photos personnelles de l’auteur mérite la lecture, car nous découvrons là une autre Allemagne, une Allemagne inconnue.  Le soleil de printemps a enfin  réussi à   traverser la grisaille rhénane,  et c’est sur ces premiers reflets de soleil que je finis mon billet dominical.

Photos : © C. Neff 11.4.2010 (Canon Powershot) : Reflets de lumières sur le Paysage du Grünstadter Berg   –   Cerisier, Prunelliers et Amandiers en fleurs.

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Sources :

Kazim, Hasnain (2009) : Grünkohl und Curry. Die Geschichte einer Einwanderung. München, DTV, ISBN 978-3-423-24739-9

Christophe Neff, Grünstadt le 11.4.2010

P.S. (11. 4. 2010 17:00): Pour en revenir aux ombres ténébreuses de l’Allemagne, il y a 65 ans, la 3ème  D.B. U.S. libérait liberait le camp de Buchenwald et ramenait un premier brin de printemps pour les prisonniers et déportés du Etterberg.

Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

An der Unterhaardt und im Leiningerland waren die Schäden die der Orkan Xynthia am letzten Wochenende hinterließ doch relativ bescheiden. Natürlich sind, wie man heute in der Rheinpfalz lesen kann in den Wäldern zwischen Grünstadt, Altleiningen und Eisenberg ein paar Bäume umgefallen.  Aber ansonsten hält sich der Schaden den der Orkan Xynthia hier im Umkreis von Grünstadt verursachte doch ziemlich in Grenzen.  Was die umgefallenen Bäume betrifft wundere ich mich immer wie sehr Forstleute und Presse das „Umknicken“ bzw. den „Sturmwurf“  von an für sich gesunden und standortgerechten Bäumen bei Stürmen beklagen – und vor allem nicht nachvollziehen können. Eigentlich sollte doch bekannt sein, dass bei schweren Stürmen in nemoralen Wäldern immer ein paar Bäume, ja selbst hunderte von Bäumen sturmbedingt umfallen können. Aus dieser Tatsache hat sich der Forest Gap Theory entwickelt, die im französischen auch als „theorie des trouées ( sensu Schnitzler – Lenoble 2002)bzw. dynamique des trouées“  bekannt, im deutschen würde man wohl am die Forest Gap Theory wohl am ehesten mit „Wald- Lücken-Theorie“ bezeichnen.  Es scheint wohl so zu sein als hätte in Deutschland Begriff wie „Wave-regeneration oder Forest Gap Theory“ es bisher kaum geschafft aus dem akademischen Elfenbeinturm heraus eine größere Öffentlichkeit zu erreichen. Das mag vielleicht zum einem am  emotionalen aufgeladenen „Waldbild“  im deutschen Sprachraum liegen, – und vielleicht auch soweit es neuere Ergebnisse aus der Waldökosystemforschung betrifft – an der Anglifizierung des wissenschaftlichen Publikationsbetrieb, – welcher Förster, welcher Journalist hierzulande liest schon in Englisch verfasste Paper zur theoretischen Waldökologie (siehe hierzu auch meine Bemerkungen in III. Un blog sur les paysages: an English introduction  ).  Für Waldbesitzer und Forstbetrieb mögen die Folgen von Xynthia im Einzelfall tragisch & und vielleicht sogar Existenz bedrohend sein, der Wald als Ökosystem erholt sich jedoch relativ problemlos von den Sturmfolgen, sowie sich Wälder in der Regel auch von Waldbränden erholen. Soweit ich es von hier aus Überblicken kann, sind wir was durch Xynthia verursachten Sturmschäden in Deutschland betrifft doch noch relativ glimpflich davon gekommen.

In Frankreich sah es da schon ganz anders, wobei interessant ist das der Orkan Xynthia in der französischen Wikipedia als „Tempête Xynthia“ als Sturm Xynthia bezeichnet wird – obwohl der Sturm mit 53 Toten und 7 Schwerverletzten doch wesentlich folgenreicher als in Deutschland war. Am härtesten traf es die Gemeinden La Faute-sur-Mer und  L’Aiguillon an der französischen Atlantikküste im Departement Vendée.  In diesen beiden Gemeinden hat es allein fast 30 Tote gegeben. Dort hat der aufgewühlte Atlantik einen Deich durchbrochen und die dahinter liegenden Siedlungen geflutet – das Meer hat sich genommen – was ihm einstmals gehörte. Die meisten Opfer, oftmals Rentner sind vom Meereseinbruch im Schlafe überrascht worden und in ihren Häusern ertrunken. Der durch Xynthia verursachte Meereseinbruch des Atlantik an der Küste der Vendée hat eine erneute Diskussion über den Umgang mit Naturrisiken wie Überschwemmungen aber auch den Umgang mit der Natur an Meeresküsten in Frankreich ausgelöst. Ich schreibe „erneute Diskussion“ – denn eigentlich löst jede Überschwemmung mit Todesopfern wie z.B.  in Nîmes am 3.10.1988 , in Vaison la Romaine am 22.9.1992, in Sommières am 8 und 9.9.2002 solche Diskussionen aus, sowie auch jeder größere Waldbrand ähnliche Diskussionen auslöst  – ohne dass sich wirklich gravierendes im Umgang mit der „Natur“ bzw. „Natur & Umweltrisiken “ in Frankreich ändert – oftmals werden die Dinge nach ein paar Jahren wieder vergessen.  Ähnliches könnte man bestimmt auch für die Situation Deutschland schreiben.

Die oben genannten Überschwemmungskatastrophen, die alle erhebliche Menschenleben kosteteten, sind inzwischen so vergessen, dass man diese nicht einmal in der französischen Wikipedia wiederfindet bzw. diesen Ereignissen ein eigner Artikel gewidmet wäre.

Den verheerenden Waldbrand mit über 80 Todesopfern welcher im Sommer 1949 in der Forêt des Landes wütete – übrigens der verheerenste europäische Waldbrand der jüngeren Zeitgeschichte ist in Frankreich fast vergessen – was übrigens dazu führt, dass die beiden Artikel die sich im Blog Paysages damit befassen 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes und Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes sowie The Fatal Forest Fire – remembering the „1949 Mega fire“ in the „Forêt des Landes“ (South West France) –  sehr gut besucht werden – da es eigentlich außer dem Buch „L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949„ von Joan Deville  kaum noch abrufbare Erinnerungen an dieses Waldbrandereignis mehr gibt. Die Zeit vergeht und die Erinnerung an die Katastrophe verblasst.

Was die Folgen von Xynthia betrifft, inbesondere die Ereignisse von la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon, so wird in der französischen Öffentlichkeit vor allem die galoppierende „Urbanisation“ der französischen Küste als Hauptverantwortlicher für die Katastrophe thematisiert, der Klimawandel wird letztlich kaum thematisiert, – was ich persönlich auch für richtig halte – da solche Sturmbedingten Hochwasser an der Atlantikküste und an der Nordseeküste an für sich nicht so ungewöhnlich sind – nur treten diese so selten auf, dass das kollektive Gedächtnis diese Ereignisse relativ schnell wieder vergisst – wer erinnert sich denn noch an die Watersnood die im Februar 1953 über 1800 Menschenleben  in den Niederlande forderte. In diesem Zusammenhang sei auch noch auf das Interview von Guy Brasseur in der heutigen Zeit „Im Treibhaus“ verwiesen, in welchem Brasseur dezidiert auf die Fragwürdigkeit des Zusammenhanges zwischen Extremwetterereignissen  und globaler Klimaentwicklung hinweist.

Die immer mehr fortschreitende „Urbanisierung“ der französischen Meeresküsten wird in francophonen Geographie auch als Littoralisation bezeichnet und wird inzwischen auch  für die Beschreibung von Urbanisations – und Suburbanisationsprozessen in  andere Küstenräumen verwendet.  Diese Begrifflichkeit wird jetzt auch schon  in der anglophonen Geographie verwendet. Ich habe im Zusammenhang mit Littoralisationsprozessen  im National Geographic (  Bourne & Turner, 2006) einmal einen schönen Satz gelesen „loving our coasts to death“ – der im Grunde genommen die Dramatik des Littoralisationsprozesse treffend beschreibt.  Die Ökosystemaren Konsequenzen der den gesamten Planeten umfassenden Littoralisation zu managen wird einer der großen Herausforderung des „Global Changes“ werden – denn die Littoralisation ist ein wahrhaft globaler Prozess der viele Küstenabschnitte der Welt nachhaltigst formt, – teilweise regelrechte neuartige Landschaftsbilder schafft.

Um nochmals auf la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon zurück zu kehren, – die franco-französischen Presse verwendet den Term im Gegensatz zu francophonen Geographie aber nur zur Beschreibung von Urbanisierungsprozessen am Mittelmeer, weshalb man den Begriff im Zusammenhang mit dem Meereseinbruch an der Küste der Vendée kaum in den Medien findet.  Auf eine andere Begrifflichkeit die hier in Deutschland noch kaum bekannt ist,  sei in diesem Zusammenhang auch verwiesen – die Californisation – ein aus der frankophonen Geographie stammender Begriff der das Eindringen von Wohnbesiedlung in Wald und Buschland beschreibt – was bei Waldbränden zu katastrophalen Folgen führen kann, denn im Grunde wird im zersiedelten Grün, das Eindämmen der Flammen zu einer fast unbeherrscharen Herausforderung für die Feuerwehren. Die Überlagerung von Californisationsprozessen und Littorlisationsprozessen in den mediterran Subtropen birgt wahrlich vielfältige Umweltrisiken, die auch schon ohne menschgemachten Klimawandel, wenn es denn mal brennt oder ein Deich bricht, nur schwerlich beherrschbar sind.

Abschliessend möchte ich mich noch Leucate und Port Leucate zuwenden, zwei Ortschaften an der französischen Mittelmeerküste  welche ich nun fast 40 Jahre kenne.  Der Küstenabschnitt zwischen der Halbinsel Leucate, dort wo sich der alte Siedlungkern des Dorfes Leucate befindet und Le Barcarès gilt als einer dynamischsten Küsten des Mittelmeerraumes, weshalb dieser Küstenabschnitt zu Beschreibung von mediterraner Küsten & Lagunendynamik im von Hofrichter herausgegeben Mittelmeerreader (Wilke 2001)  ausgewählt wurde. Auf dem Lido, d.h. dem Tombolo der das Etang de Leucate zwischen Leucate Plage und le Barcarès vom offenenen Meer abtrennt wurden in den 60 Jahren die nouvelles station touristiques Port Leucate und Port Barcarès errichtet.  Vorher war dieser Sand & Dünentombolo unbewohnt – u.a. deshalb weil es immer wieder im Winter zu sturmbedingten Meereseinbrüchen kam. Soweit ich mich an die Literaturrecherchen für diverse wissenschaftliche Publikationen ( u.a.  Neff 2003 sowie Neff & Scheid 2005) richtig erinnere, gab es den letzten größeren Meereseinbruch in der Zwischenkriegszeit zwischen erstem und zweitem Weltkrieg.

Wenn das Meer bei starkem Marin richtig tobt, dann kann man die Brandung eigentlich in ganz Port Leucate deutlich vernehmen. Das hört sich wie das Heulen und Stöhnen der Schwarzwaldtannen bei schwerem Orkan an,  so wie es Vinzenz Erath in größer als des Menschen Herz beschrieb. Im Ferienhauschen meiner Großmutter in der Feriensiedlung la Griffouliere in Port Leucate,  Ferienhäuschen in dem ich als Kind und Jugendlicher unzählige Ferien verbrachte, lauschte  ich oftmals bei geöffneten Fenster, der  Meeresbrandung bei Marin, die obwohl sich das Haus fast zwei Kilometer vom Strand entfernt befand (und immer noch befindet)bei Marinwind noch deutlich zu hören war.  Ich habe mir als ich noch Kind war oftmals überlegt, wie es denn wäre, wenn eines Nachts das Meer kommen würde. Was ich damals nicht wusste, – bevor Port Leucate auf dem Tombolo gebaut wurde und dieser noch la Corrège und Mas de l‘ile hieß, kam das Meer hin und wieder  und setzte alles unter Wasser – so wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon. Nur war das Lido damals zwischen der Halbinsel Leucate und der Aglymündung unbewohnt.  Ich denke, dass das Wasser, das Meer wieder kommen wird, eines Tages völlig unerwartet, weil man einfach vergessen hat, dass es einmal da war.  Vielleicht täusche ich mich auch, und das Meer wird nie sich nie mehr über den Lido ergiessen, aber angesichts der jüngeren Landgeschichte dieses Küstenabschnittes erscheint es jedenfalls nicht unwahrscheinlich, daß es bei entsprechenden Unwetterereignissen wieder zu Meereseinbrüchen kommen könnte.

Es gibt auch keinen Deich in Port Leucate, jedenfalls ist mir bisher keiner sichtbar aufgefallen. Ich bin jedoch sicher, dass soweit man einen Deich zum Hochwasserschutz bauen wollte, dass viele der unmittelbaren Strandanlieger in Port Leucate alles in Bewegung setzten würden um solch einen Deich zu verhindern, denn solch ein Deich würde natürlich den freien Blick aufs Meer beeinträchtigen.  Hingegen wurde vor kurzem zwischen dem Grau de Leucate und Leucate Plage ein Hochwasserdeich errichtet.

Es gibt noch ein ganz anderes Element was Port Leucate und  la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon verbindet. Die meisten Opfer in den Küstenstädtchen am Atlantik waren Rentner die einen schönen Lebensabend am Atlantik verbringen wollten. Meistens aus oberen Unterschicht und unteren und mittleren Mittelschicht (couches populaires ) , denen ein Häuschen am Mittelmeer zu teuer war. Viel hatten ihre ganzen Ersparnisse in ihr kleines Häuschen gesteckt. 27 von Ihnen haben die Nacht von 27 auf den 28 Februar 2010 nicht überlebt, – denn sie waren zu schwach und zu gebrechlich – um sich rechtzeitig vor dem einbrechenden Wasser in den rettenden zweiten Stock zu begeben, um das rettende Hausdach erklimmen zu können.  In Port Leucate gibt es auch ein immer mehr wachsende Seniorenpopulation, – es gibt sogar eine kleine Anzahl von deutschsprachigen Rentnern wie ich im letzten Oktober als ich eine Messe in der neuen St. Jacques Kirche besuchte, feststellen konnte. An dem Tag, an dem das Meer kommen wird, und soweit es bis dahin keinen effektiven Hochwasserschutz gibt, wird es in Port Leucate die gleichen Bilder  geben wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon in der Vendée.

Dieser kleine Blogbeitrag soll nicht anklagen, – sondern nur anregen über unser Verhältnis zu „Naturrisken“ nachzudenken.  Im Allgemeinen haben wir die Tendenz diese Risiken mit der Zeit einfach zu vergessen. Aber dadurch, dass diese Risiken aus unserem kollektiven Gedächtnis verschwinden, werden die Risiken natürlich nicht kleiner. Ich will diesen Blogbeitrag mit einem kleinen Beispiel aus der Raumschaft Schramberg beenden. Im Mai 1959 wurden große Teile der Stadt Schramberg durch ein verheerendes Hochwasser vernichtet. Es war nicht das erste Hochwasser in Schramberg, und es war auch nicht das letzte Hochwasser – es war nur ein Ereignis in einer langen Zeitreihe – und man kann davon ausgehen, dass irgendwann der Tag kommt, an dem wieder ein solches Hochwasser in Schramberg auftreten wird.

Der Brezelsegen der Schramberger Fasnet geht übrigens wie ich im Buch „mit Kummer und mit Sorgen“ von Sven Kindler (2007)  erfahren konnte auf die großseigneurale Armenspeisung durch die Grafen von Bissingen Nippenburg (Kindler 2007:16) nach Hochwasserereignissen und Missernten in der Raumschaft Schramberg zurück, – ich habe dem ganzen übrigens einen französischsprachigen Blogbeitrag unter Titel „Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel“ gewidmet. Hier hat die Unwettererfahrung in der Raumschaft Schramberg  im kollektiven Gedächtnis als Fasnetsbrauch überlebt. In diesem Zusammenhang, d.h.  dem Vorkommen von historischen Hochwässern in Mitteleuropas gibt es übrigens in der aktuellen Geographischen Rundschau (3/2010) einen lesenswerten Aufsatz von Mathias Deutsch, Rüdiger Glaser und Karl Heinz Pörtge et al.

Hochwasser, Meereseinbrüche, Waldbrände wird es in Mittel und Südwesteuropa sowie im gesamten Mittelmeerraum immer geben, – und zwar völlig unabhängig davon ob sich das Klima nun erwärmt oder nicht. Die Frage ist nur wie man mit diesem Wissen umgeht – und ob man bereit ist Vorsorge zu treffen – auch wenn das letzte Schadenereignis scheinbar schon wieder in eine weite zeitliche Ferne gerückt ist. Und was den Klimawandel betrifft, sollten die Szenarien der Klimaforscher sich als richtig erweisen, wovon eigentlich auszugehen ist,  dann wird das Management solcher „Naturrisiken“, bestimmt nicht einfacher, ganz im Gegenteil.

Zitierte Quellen:

Bourne, J.K., Turner, T. (2006): Land on the Edge -Loving our coasts to death. In: National Geographic, July2006, v. 210, p. 60-97.

Deutsch, M., Glaser, R., Pörtge, K.H., Börngen, M., Drescher, A., Cresat, M., Riemann, D., Scönbein, J. (2010): Historische Hochwasserereignisse in Mitteleuropa. Quellenkunde, Interpretation und Auswertungen. In: Geographische Rundschau, 3/2010, 18-  24.

Deville, J. (2009) : L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949. Paris (les Éditions des Pompiers de France), (ISBN 978-2-916079-20-2)

Die Rheinpfalz (4.3.2010): Wandern im Wald ist Lebensgefährlich – Grünstadt/Altleiningen: Orkan Xynthia wirft auch gesunde Bäume um – Waldlehrpfad besonders betroffen – Weg gesperrt. Die Rheinpfalz Nr. 53 – Unterhaardter Rundschau, Donnerstag 4 März 2010

Die Zeit (4.3.2010): Interview mit Claude Brasseur – Im Treibhaus. In: Die Zeit, 4 März 2010, 30 Wissen .

Erath, V. (1951): Größer als des Menschen Herz. Das Buch vom wahren Leben. Tübingen (Rainer Wunderlich Verlag)

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Neff, C. (2003): Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine ? In: Fouache, E. (Ed.): The Mediterranean World Environment and History. IAG Working Group on Geo-archeology, Symposium Proceedings. Environmental Dynamics and History in Mediterranean Areas, Paris, Université de Paris – Sorbonne 24 – 26 avril 2002. Paris, 191 – 202, (Elsevier France, ISBN 2-84299-452-3).

Neff, C., Scheid, A.   (2005):  Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

Schnitzler – Lenoble, Annik (2002): Écologie des forêts naturelles d‘ Europe. Biodiversité, sylvigenese, valeur patrimoniale des forets primaires. Paris, Lavoisier TEC & DOC, ISBN 2-7430-0541-6

Wilke, Michael (2001): Lagunäre Lebensräume. In Robert Hofrichter, R. (éd), Das Mittelmeer : Fauna, Flora, Ökologie. Tome I, Allgemeiner Teil, p. 326-347, Heidelberg, Éd. Spektrum akademischer Verlag, 2001, ISBN 3-8274-1050-9

Christophe Neff, Grünstadt le 4.3.2010

Retour en arrière sur les événements de Niamey du 18.2.2010

En écrivant „Coup d‘Etat in Niamey (Niger) (18.2.2010) „ – je me suis un peu trompé  .Les événements de Niamey du 18.2.2010 ont quand même eu un couvert médiatique en Allemagne. Même la Rheinpfalz a publié dans son numéro du samedi 20.2.2010 en  page deux un assez grand commentaire de Johannes Dieterich « das Dilemma » sur les événements de Niamey.  Une très bonne analyse de Hans Jürgen Schlemp «Terroristen in Nordafrika – Al-Qaidas Wüstenkiller eröffnen neue Front gegen Europa »  dans le SPON, – même si cette analyse est plutôt en relation avec la libération de Pierre Camatte. Mais je pense que même si l’analyse de Schlemp n’est pas en relation directe avec les événements de Niamey 18.2.2010  ses conclusions  sont valables aussi bien pour le Niger,  que pour le Mali et la Maurétanie.  Les résultats de Schlem ne sont pas très nouveau x(voir aussi ce que  j‘ écrivais dans « F comme Freidoune – et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin.? » sur l‘ influence du whabisme dans les Sahel & Soudan durant les années 1990) – mais en Allemagne l’Afrique francophone sauf quelques exceptions (comme l’auteur du blog-paysages)  n’intéresse guère personne. A tel point que  le soi- disant expert de l’Afrique du Nord Wolfram Lacher pouvait décréter il y quelques mois dans   « Solarenergie aus der Wüste: „Die Sahara-Sonne ist terrorresistent »  que dans le Sahara les risques  de voir des attaques terroristes mettre en danger le projet Desertec seraient quasi nuls.  Apparemment Lacher est plutôt un expert en question de fin de règne vu ce qu’il écrit  « The Rising Sons of North Africa »  (version française  = Les frères naissants de l’Afrique du nord) qu’expert en géopolitique de l’Afrique francophone.  Il aurait dû simplement lire la magnifique « Länderkunde » de Thomas Krings sur les pays du Sahel. Un ouvrage dans la grande tradition de la géographie régionale allemande – la Länderkunde -une géographie régionale couvrant la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, le Mali, le Burkina Faso er le Niger qui mériterait certainement une traduction en français.  Lacher n‘ a apparemment pas lu le livre de Krings où on trouve  de telles phrases  concernant le Mali :  „Im Mai 2006 zeichnet sich mit der vorübergehenden Besetzung des wichtigsten Regionalzentrums Kidal im Nordosten des Landes durch Angehörige desertierter Tuareg – Soldaten die Gefahr eines Wiederaufflackerns des Tuareg – Konfliktes ab. Erneut stand die Forderung einer autonomen Tuareg – Region, die das riesige Gebiet  der drei Verwaltungsregionen Timbuktu, Kidal und Gao umfassen soll, im Raum. Es besteht die Vermutung, dass die Tuareg von Angehörigen der algerischen „Salafistischen Gruppe für Predigt und Widerstand, die von den USA zu den fundamentalistischen Gruppen gezählt werden, in ihren Bestrebungen unterstützt wird (Krings 2006: 190)“ – et concernant le Niger „Nach Übergriffen der Armee auf Tuareg-Angehörige scheint sich die frühere Rebellenorganisation „Front de Libération de l‘ Air et de l‘ Azaouak“ zu reorganisieren, die eine fehlende Umsetzung der Friedensverträge von 1995 beklagt. Wie in Mauretanien verfolgt die Regierung auf Druck der USA seit 2004 auch im Niger islamistische Gruppen. Dadurch besteht die Gefahr einer Koalition zwischen früheren Tuareg-Rebellen und Islamisten.  Die Heuschreckenplage im Jahre 2004 und die darauffolgende Hungerkrise im Jahre 2005, auf die die Regierung nur schlecht vorbereit war, belegen das Ausmaß der Krisenanfälligkeit des Landes( Krings 2006: 191)“.

Le livre de Thomas Krings date de 2006, mais son analyse reste  pertinente !  Pierre Camatte a été vendu par des Touaregs aux réseaux d’Al Qaida Maghreb le 27.11.2009. Triste constat de voir à quel point Al Qaida Maghreb réussit à exploiter le problème « Touareg » – qui apparemment est toujours resté sans une  vraie solution durable. Concernant le livre « Sahelländer » de Thomas Krings – je crois  qu’une édition révisée  (le livre date de 2006) et adaptée au monde francophone pourrait  très bien trouver de nombreux lecteurs en France et dans le monde francophone.

Finissons ce billet par  le voeu que les foules qui ont acclamé le changement de régime à Niamey ne seront pas trop déçues  dans les semaines et mois suivants.

Sources :

Dieterich, Johannes (20.2.2010): Kommentar: Das Dilemma – In Niger hat das Militär gegen einen ungeliebten Machthaber geputscht. Nichtsdestotrotz bleibt der Coup illegitim. In: Die Rheinpfalz, Nr. 43, Politik, Samstag 20 Februar 2010.

Krings, Thomas (2006) : Sahelländer, – Geographie, Geschichte, Wirtschaft, Politik, WBG-Länderkunden. Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft), ISBN 987- 3-534-11860-1

Christophe Neff, Grünstadt le 28.2.2010

L’affaire Hegemann arrive en France

Par la voix de Cécile Calla dans le monde des livres du 27.2.2010 l’affaire Hegemann vient d’arriver en France «A Berlin, un premier roman enflamme la critique». De l‘ affaire Hegeman n j‘ en  ai déjà parlé dans „Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na“ et mes conclusions  n‘ ont guère changé – ein Plagiat bleibt ein Plagiat – un plagiat reste un plagiat – même si entre temps la maison d‘ édition de Hegemann ,Ullstein , a trouvé un accord avec le bloggeur Airen pour les parties  « empruntées» par Hegemann du roman Strobo. Cécille Calla dans son article ne nous dit pas que pour la littérature critique du Spiegel et de  la Zeit – le fameux feuilleton  littéraire/ literaraturteil – cette affaire a été un véritable fiasco ,  car c’est grâce un peu aux critiques très enthousiastes  dans la Zeit et dans le Spiegel que Helene Hegemann fut célébrée comme la nouvelle comète littéraire allemande et donc les « feuilletonistes » de la Zeit et du Spiegel ont  tendance à être à la recherche permanente du talent littéraire perdu de Hegemann. Chose plutôt compliquée. Le livre de Hegemann est un des concurrents  pour le prix du Salon du livre de Leipzig comme l’écrit Cécille Calla, qui est connue en Allemagne pour son livre «Tour de Franz: Mein Rendezvous mit den Deutschen  », et je pense, comme beaucoup d’autres observateurs  de l’affaire Hegemann – on aurait dû retirer  le livre du concours pour le prix de Leipziger Buchmesse 2010. Dans le contexte de la Leipziger Buchmesse la traduction allemande de  « Waltenberg » de Heddi Kadour traduit par Grete Osterwald  est en concurrence pour le prix de de la traduction de la Leipziger Buchmesse. Dans la même catégorie nous retrouvons  la cassette « Abraham Sutzkever: „Wilner Getto 1941-1944 – Gesänge vom Meer des Todes » traduite par Hubert Witt de l’éditeur zürichois  Ammann. Gespannt wer dann tatsächlich die Preise erhält  – va savoir qui sera réellement récompensé  à  Leipzig le 18.3.2010.

Christophe Neff, Grünstadt le 27.2.2010

Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel

En observant les évolutions des demandes sur mon wordpress dashboard j‘ ai remarqué qu‘ il y avait assez  de lecteurs francophones s‘ intéressant au carnaval traditionnel de la Forêt Noire – la Fasnet – et même spécialement au Schramberger Hansel, figure traditionnelle de la Schramberger Fasnet dont je parlais  dans les « Lectures matinales de „Aschermittwoch“ 2010 ».  Le Schramberger Hansel n’est donc pas inconnu dans le monde francophone. En faisant moi-même une recherche sur google sur ces mots clefs je suis tombé  sur un très beau billet « sarabande-de-carnavals » de blog les cinq sens selon christian parlant aussi du Schramberger Hansel.  « Goûtez à pleines dents à ces savoureux bretzels que vous offre si chaleureusement ce “ Hansel “ goguenard  à Schramberg en Forêt -Noire. »  Malheureusement la photo montrant le  soi – disant Hansel de Schramberg dans sarabande-de-carnavals  est en réalité un Sulgener Hansel un Krattenmacher.  Le Krattenmacher est comme le Schramberger Hansel un « Weißnarr »(fou blanc). Le Krattenmacher est un « Weißnarr » assez récent – il fut créé  après 1945 et son nom « Krattenmacher »  est le mot du Sulgener Schwäbisch(souabe de Sulgen) pour les vanniers.

La vannerie fut autrefois une des principales activités à Sulgen – et sur le costume du Krattenmacher nous trouvons les peintures montrant les vanniers en action. Comme le Schramberger Hansel,le Krattenmacher participe aux traditionnel s Brezelsegen(la bénédiction des Brezel) à Schramberg. Le Schramberger Brezelsegen est une ancienne tradition qui remonte à la tradition féodale des seigneurs de Schramberg : distribuer des vivres après les diverses  intempéries, qui frappèrent  si souvent la région de Schramberg.  Ainsi, après les intempéries de 1816 où des mois de pluies plus ou moins ininterrompues  ont provoqué  de très mauvaise récoltes  dans la Raumschaft Schramberg, les seigneurs de Schramberg, les ducs de von Bissingen – Nippenburg ont commencé à distribuer pains et petit pains « Brot & Weckenverteilung » (Kindler, 2007 : 16). C’est donc cette tradition féodale qui est reprise  dans le « Brezelsegen » où les Hansel distribuant les Brezel à petits  et grands chantant le Schramberger Narrenmarsch (Kindler, 2007 : 16 – 17.) Les  Schramberger Hansel du 19 siècle  étaient plus au moins des copies adaptées aux mœurs de Schramberg, des masques et costumes de la Villinger Fastnacht (Kindler, 2007 : 15). C’est sur ces bases que le premier vrai « Schramberger Hansel » fut crée en 1925 (Kindler 2007 : 26 + Narrenzunft Schramberg  – der Schramberger Hansel ) – le masque en bois de tilleul fut sculpté par Cajetan Schaub.  Le Hanselsprung avec le Brezelsegen sont donc une ancienne  tradition à Schramberg. Personnellement c’est cette partie de la Schramberger Fasnet qui m’est chère depuis mon enfance. Presque tous les gamins, les jeunes, le vieux et les moins vieux à Schramberg ont des grands  yeux quand la fanfare se met à  souffler  d‘ Hoorig Katz et que les Hansel arrivent avec leurs Brezels. Mais il faut aussi trouver des acteurs  qui font vivre les Hansel, Narro etc. Ce n’est pas toujours si facile que ça – car masque en bois et costumes sont chers – je me souviens d’un ami qui a payé  plus de 2500 euros  rien pour un masque de Narro. Naturellement costumes et masques s’héritent dans les anciennes familles de Schramberg. A part le lourd fardeau financier , le Sprung  ou das Springen , le saut nécessite aussi un effort physique considérable – masque, costumes et les Gschell (les grandes cloches) sont assez lourds.  Etre un vrai « Hansel » n‘ est donc pas donné à tout le monde.

Les infos historiques que je cite sont principalement tirées  du livre « mit Kummer und mit Sorgen … » de Sven Kindler. Ce livre qui est consacré à la da Bach na Fahrt dont je parlais  déjà dans « Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na » – car c‘ est la da Bach na Fahrt – qui fut créée en 1936 – qui attire les foules (et les medias) – comporte aussi un chapitre sur l‘ histoire de la Fasnet traditionnelle à Schramberg – les Hansel et les Brezelsegen.  Le Hanselsprung avec le Brezelsegen , Fasnetssonntag (Dimanche de Carnaval) à Schramberg est plutôt une chose familiale – les foules viennent pour la da Bach na Fahrt le lundi des roses.  Mais les Hansel , Lächler et Narro  ne sont pas seulement visibles dans les Hanselsprung, mais durant tout  le mois de février jusqu’au soir de mardi gras : il sont partout pour distribuer leurs Brezel – dans les crèches, les jardins d‘ enfant, les écoles, les bals de carnavals, les maison de retraites, les hôpitaux – et parfois ils vont même au chevet des mourants pour leurs apporter leur Brezel – car la Brezel et la sonnerie lourde  des  Gschell (les lourdes cloches) annoncent  la venue du printemps – car comme je l‘ écrit dans «  L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010) »  – la Forêt Noire fut un pays de neige et de longs hivers.

Pour tous les ceux qui s’intéressent à  une analyse profonde de la Schramberger Fasnet – et lisant l’allemand –  je ne peux que recommander  la lecture du livre «mit Kummer und mit Sorgen«  de Sven Kindler, même si le livre est surtout consacré à  l’histoire de la Da Bach‘ na Fahrt. L’ouvrage  nous livre une riche documentation historique qui nous permet de dénicher les origines de la Da Bach na Fahrt – et aussi  un peu de  percer les mystères de la création de la  Schramberger Fasnet.  Je reconnais volontiers que sans le livre de Kindler je n’aurais jamais su – qu’une des origines du Schramberger Brezelsegen sont les divers crises de faim due aux nombreuse intempéries qui sévissait au début du 19 ème siècle dans cette partie de la Forêt Noire.

En fait un vestige d’une herrschaftliche Armenspeisung  – une soupe populaire seigneuriale.  Vu le débat sévissant en ce moment sur Hartz IV en Allemagne – on a bien l’impression que certains aimeraien t bien revenir aux Armenspeisung d’antan . Le Brezelsegen nous transporte  la mémoire d’un temps où  après des  intempéries ou simplement des long hivers, le destin des « sujets » de la Herrschaft Schramberg dépendaient  de la charité seigneuriale. Les intempéries n‘ on pas disparu – la Raumschaft Schramberg est de temps en temps victimes de telles intemperies – mais heureusement les conditions socio-économiques  on bien évolué  – et pour avoir droit à  sa « Fasnachtsbrezel »  il faut simplement bien chanter le Schramberger Narrenmarsch, la fameuse d‘ Horrig Katz.

Sources :

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Christophe Neff, Grünstadt le 21.2.2010

P.S.: L‘ auteur du blogpaysage a lui-même participé avec un costume et un masque de Schramberger Hansel prêté par une amie à un Schramberger Hanselsprung et Brezelsegen il y a quelques années. 

Lectures matinales de „Aschermittwoch“ 2010

Aschermittwoch, – die Fasnet ist vorüber – Mercredi des cendres , la fasnet est finie. Grünstadt a aussi son carnaval, son défilé de mardi gras, sein Faßnachtsumzug, mais comparé à  la Schwäbisch-Alemannische Fasnet (voir aussi Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na) ce n‘ est guère  une vraie tradition – le Grünstadter Faßnachtsumzug a à peine 25 ans – ce qui n’est rien, comparé  aux 200 ans de Fasnet à Schramberg. Mais personnellement je ne suis pas un Fasnetsnarr (fou de carnaval)- nous avions  prévu de passer les vacances de carnaval  dans les neiges du Champ du Feu – mais un rhume m’a cloué à la maison :donc ni Fasnet, ni plaisir de neige, simplement la lecture de Tee , eine Kulturgeschichte de Martin Krüger et  de quelques pages de blog.  Pour finir ce chapitre de la Fasnet, même si je ne suis pas un Fasnetsnarr , j’ai depuis mon plus jeune enfance rêvé de devenir un Hansel, – un vrai Schramberger Hansel  – et le Schramberger Narro  est aussi un figure qui fait  rêver – mais lui, il ne distribue  pas de Bretzel  comme le Hansel –  mais jusqu’à présent acquérir un masque (larve comme on dit en allemand-souabe) et un costume de Hansel  (Kleidle) est resté  un rêve.

Hier soir en intervenant directement sur  « Malraux, l’éternelle épouse » de la République des livres j’ai découvert un très beau texte de montaigneàcheval sur la géographie de la ville et de son fleuve la Garonne « SI LA GARONNE, ELLE AVAIT VOULU ».  Concernant Clara Malraux, née Goldschmidt, j’ai l’impression que le livre Clara Malraux « Nous avons été deux » de Josette Clotis décrit par la RDL « Il est si agréable qu’il encourage à flâner dans cette vie dont l’intérêt ne semblait pas a priori mériter 474 pages. A posteriori non plus. » pourrait en fait valoir la lecture, même si j’ai des difficultés à cerner les sens des mots d’Assouline  cités ci dessus. On va voir si les 474 pages méritent le temps de la lecture.

Concernant la petit géographie de Bordeaux éditée par montaigneàcheval cela rappelle un peu une mental map littéraire. Très beau passage sur Hölderlin. En plus, dans les commentaires MAC annonce «Ich habe die Absicht eine Rezension der berühmten Reise zu Fuss des Hölderlin von Tûbingen bis Bordeaux zumachen“ – cette „Rezension“ serait elle un texte de blog ou un vrai livre en papier ? En plus l’expression  – grand consommateur de gare – dans la phrase suivante m’a beaucoup plu : « Pour ma part, grand consommateur de gares, Bordeaux Saint-Jean est une merveille, tout comme Toulouse-Matabiau ou Marseille-Saint-Charles, j’y ai souvent traîné mes guètres.  » ,- car autrefois dans ma jeunesse j’étais aussi un grand consommateur de gare – et les vestiges de cet amour pour le chemin de fer se retrouvent aussi dans divers billets du blog Paysage – comme par exemple dans ces billets –  Un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ? ; Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse ; La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009)  – et j’y ai même créé une categorie Trains & chemins de Fer.

La mental map de géographie de montaigneàcheval sur la ville de Bordeaux et son fleuve la Garonne invitent le lecteur à découvrir un autre visage de Bordeaux. Personnellement, car je ne connais pas Bordeaux « SI LA GARONNE, ELLE AVAIT VOULU  » me fait envie de découvrir là-bas fleuve, ville et paysages proches.

Source :

Krieger, Martin (2009): Tee – eine Kulturgeschichte . Böhlau Verlag  Köln, ISBN 978-3-412-20427-3

Christophe Neff, Grünstadt le 17.02.2010