Une forêt noire étoilée – quelques réflexions de géographie gastronomique au début de l’an 2010 (6.1.2010)

Mercredi 6.1.2010 jour de l’épiphanie je viens de lire l’intéressant reportage de Francis Gouge« Baiersbronn, refuge de restaurants étoilés au cœur de la Forêt-Noire » sur Baiersbronn, haut-lieux gastronomique allemand. Baiersbronn peut  certainement être considéré comme le centre géographique de la gastronomie allemande – et l’envoyé spécial du Monde Francis Gouge nous décrit  merveilleusement les noms célèbres, la Schwarzwaldstube de la Traube à Tonbach, le restaurant Bareiss à l’Hôtel Bareiss et le Schloßberg à l‘ Hotel Sackmann – mais l’envoyé spécial du monde se trompe certainement en écrivant que Baiersbronn est le refuge de restaurant étoilés. Francis Gouge aurait peut dû regarder un plus attentivement les cartes du guide Michelin « Deutschland 201 1910- 2010 100 Jahre » et il aurait certainement remarque que le Forêt Noire est la région naturelle allemande avec la plus forte concentration d’étoiles Michelin (Michelin Editions de Voyage 2009) – il y en a une quinzaine . Et ne parlons pas de Bib Gourmand, – la moyenne Forêt Noire (mittlerer Schwarzwald) a même droit à un carre séparé dans la carte des Bib Gourmand ou  se trouve la petite somme d’une quarantaine de Bib Gourmand. La concentration des table étoilée à Baiersbronn n’est donc pas tombée du ciel, – mais ceci  est dû aussi entre autre à l’héritage d’une longue et riche tradition gastronomique qu’on trouve dans beaucoup de vallées de la Forêt noire. Durant mes temps d’assistant à l’Université de Mannheim avec l’aide de Michelin Deutschland, qui nous avait  donné  je crois 20 années d’anciens guides  gastronomiques  Michelin pour l’étude, nous nous sommes (moi et quelques étudiants en géostatistiques) mis ensemble pour essayer d‘ expliquer par des méthodes de géostatistiques  la forte concentration des maisons étoilées en Forêt Noire et en Bade. Ceci en essayant  de tester l’hypothèse d‘ une relation entre « terroirs catholiques avec traditions vigneronnes » et forte concentration en restaurants gastronomiques dans les diverses régions naturels allemandes.  C’était surtout la tradition vigneronne qui avait une forte valeur explicative – les anciennes confessions de territoires étaient par contre moins significatives – nous avions fait l’étude pour toute l’Allemagne – surtout à cause du Altwürrtemberg protestant – qui est d‘ une part une région vinicole ancienne et aussi une région gastronomique de premier lieu en Allemagne (8 maisons étoilées). Comme région vinicole nous ne considérions pas les régions où   on cultive actuellement la vigne, – mais les régions dans lesquelles il y avait une tradition du vin et de la vigne entre 18ème- 20ème siècle- donc des régions viticoles soit disant historiques. Dans beaucoup de ces régions pratiquant la vigne et le vin, les vignobles ont disparu depuis à cause des changements socio-économiques, du phylloxera, etc.  Donc durant le 19ème siècle le vignoble montait encore la Vallée de la Kinzig et de la Schiltach jusque à Schramberg, les vignobles du Neckar montaient jusqu‘ à Rottweil.  Ici et  là on trouve encore des vestiges de ce vignoble dans les jardins des fermes de la vallée de la Kinzig. Concernant les vignobles historiques du Württemberg, Christine Krämer (2006) aujourd’hui‘ hui copropriétaire de la Weinhandlung Bernd Kreis à Stuttgart a publié sa thèse de doctorat sur l’histoire des cépages du Wurtemberg du moyen âge au 19 siècle, – un livre à recommander à toute personne désirant en savoir un peu plus sur la riche histoire vinicole de cette partie de l’Allemagne du Sud.

Revenons à la géographie gastronomique de la Forêt Noire. A part les restaurants étoilés et les restaurant bib gourmands il y en Forêt Noire presque dans chaque village une auberge (Gaststube), un restaurant où on peut souvent à un prix très modique déguster de très bons repas gastronomiques. En plus, – il y le « Wirtschaften » « Vesperstuben » : une espèce d’Auberge très simple ,en voie de disparation ; à part une vesperplatte, un « Wurstsalat » – et la « Metzelsuppe » de l’automne ,on peut aussi goûter  aux Schnaps de tradition locale comme le Rossler issue de Topinambour ou le Zibärtle issue de la distillation de la Zibarte – une prune sauvage ou demi-sauvage (Prunus domestica subsp. Prisca) de la Forêt Noire.  Les Wirtschaften ou les Bauernwirtschaften de la Forêt Noire sont une espèce en voie de disparition  ce ne sont certes pas des hauts lieux de la gastronomie ,mais avec un peu de chance on peut encore y retrouver un peu l’authenticité de la vie rurale de la Forêt Noire en goutant un Speckvesper avec un bon Schnaps.

Revenons à  la bonne gastronomie rurale, qu’ont peut retrouver presque dans chaque village de la forêt noire (et des paysage limitrophes). Ces maisons n’ont pas l’aspiration de se voir attribuer un bib gourmand (et ne parlons pas de macarons Michelin) la plupart d’elle ne se retrouve même pas dans le guide Michelin, sauf exception comme le Landhaus Lauble (Hornberg) au Fohrenbühl. Comme il m’est impossible de faire une sélection des nombreux « Schwarzwälder Landgasthäuser » dans l’entière forêt noire, – je m’arrêterai  simplement pour une petite visite au Fohrenbühl.

Le Fohrenbühl est un Col en Forêt Noire entre Schramberg et Hornberg où on trouve 4 Landgasthäuser, : le Landhaus Lauble, le Landgasthaus Schwanen, le Höhengasthof Adler, le Gedächtnishaus Fohrenbühl – et pas loin du Fohrenbühl on trouve à la Sommerecke encore le Naturfreundehaus du même nom qui a encore un véritable caractère d’une simple « Wirtschaft ».  Le Fohrenbühl est connu  dans une grande partie de la Forêt Noire pour ses lumières (pour les lumières du Fohrenbühl voire aussi le billet Mannemer Dreck (en all.)), surtout ses lumières hivernales – car quand les vallées de la Kinzig sont inondées pas les brouillards hivernaux, le soleil d’hiver baigne  les paysage de neige du Fohrenbühl dans une lumière argentée. Dans les 4 Landgasthäuser du Fohrenbühl  le Landhaus Lauble, le Schwanen, le Adler, le Gedächntishaus Fohrenbühl on peut  trouver des très bons menu gastronomiques – en plus les chefs des 4 lieux proposent tous les vendredis un menu gastronomique commun (voir Schlemmen & Spazieren).

D’un point de vue touristique c’est  certainement le Turm comme on dit dans la Raumschaft Schramberg pour le Gedächtnishaus Fohrenbühl qui vaut déjà le voyage. Le Gedächtnishaus Turm fut  construit en 1923 sur la base de   la vieille Turmhütte du Mooswaldkopf en hommage aux  morts du Schwarzwaldverein du Württemberg („Gedächtnishaus der Gefallenen des Weltkrieges 1914-18 vom Württembergischen Schwarzwaldverein“) (Architecte = Paul Bonatz). En montant la Tour en pierre du Gedächnishaus (par bon temps) on a une vue splendide sur les Vosges, les Alpes et le Jura souabe (Schwäbische Alb). Trônant magnifiquement sur la mer des forêts – le Gedächntnishaus est surtout un lieu calme – les chambres du Gedächntnishaus on été récemment rénovées – pour tout être en quête de solitude et de repos – quelques journées passées au Turm dans la mer des Sapins – peuvent être un véritable délice. La nuit, – il n’y a que les bruit des cimes des sapins remue par les vents qui résonne.

Personnellement, quant je suis en moyenne foret noire pour des raisons professionnelles – je préfère  passer mes nuits au Adler . Il y un point d’accès pour réseaux sans fil au Adler (WLAN), l’en ai  simplement besoin pour travailler – et en plus l’accueil par la famille Moosmann est très chaleureux. Notons, ce qui est certainement important pour le lecteur francophone que Michaela Moosmann et son époux Harti parlent un peu français, de plus si je me souviens bien les  Moosmann proposent même une carte écrite en français.

Je finis ainsi ce billet, – Baiersbronn est certainement le centre gastronomique de l’Allemagne avec ces 7 étoiles et deux bib gourmands – mais cette « pléiade de restaurants étoilés » est aussi le résultat d‘ une forte tradition gastronomique des Landgasthöfe en Forêt Noire – il ne faudrait pas l‘ oublier – car c’est en greffant sur cette souche que les nombreuses maisons étoiléeq de la Forêt Noire, à Baiersbronn, Bad Griesbach-Peterstal, Gernsbach, Saasbachwalden, Durbach etc. ont pu se développer !

Photos :

Paysages du Fohrenbühl Janvier 2009  ; Waldhäuser am Moosenwald, lumières du Fohrenbühl, Gedächtnishaus Fohrenbühl dit Turm (© C.Neff 9.1.2009 Olympus OM 4 Sensia 100), Lebkuchenhaus Gasthof Adler, Fabrication Maison Karl – Josef Moosmann (© C.Neff 13.1.2008 Canon EOS 500 Sensia 100)

Sources :

Krämer, Christine (2006) : Rebsorten in Württemberg. Herkünfte, Einführung, Verbreitung und die Qualität der Weine vom Spätmittelalter bis ins 19. Jahrhundert. Tübingen (Jan Thorbecke Verlag). ISBN 978-3-7995-5507-4

Michelin Editions des Voyages (2009) : Deutschland 2010. 1910-2010 100 Jahre. Karlsruhe. ISBN 978-2-06-714677-8

Christophe Neff, Grünstadt le 7.1.2010

P.S. : Malheureusement les résultats de cette étude géostatistique entre facteurs environnementales, facteurs socio-historiques et répartition géographiques des restaurants étoilés (ou muni d’un Bib Gourmand) en Allemagne n’ont jamais été publiés ! Il faudrait peut- être avec 15 ans de recul, recommencer l’analyse avec un outil géostatistique plus sophistiqué, pour voir quels facteurs pourraient de nos jours expliquer  la répartition géographique des étoiles Michelin en Allemagne.

Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse

« Saint-Genis-Pouilly à bientôt » est une pancarte publicitaire que j’ai découverte pendant les fêtes de noël que j’ai passées dans le pays de Gex.

Le panneau annonce donc la réactivation de ligne de chemins de fer Collonges – Divonne, – c’est au moins mon interprétation personnelle.st-genis-pouilly-a-bientot-weihnachten-2009-pregnin-27122009.1262525880.jpg C’est un projet dont on parle depuis longtemps, – mais qui, d‘ après mes informations, n’a jamais pris une forme réelle. En plus, depuis quelques mois on parle aussi d’intégration dans le système RER genevois en construisant une nouvelle ligne St. Genis Pouilly – Genève- Mont Fleury .  Je ne sais pas si le panneau peut être interprété comme un réel signal, que ces projets aboutissent vraiment et qu’on pourrait dans les mois et les années à venir voir un résultat positif ;  on peut au moins espérer. Pour le bilan environnemental cela serait sûrement une bonne chose.

Pourquoi parler  de ce projet de renaissance ferroviaire dans le Pays de Gex en relation avec le sommet de Copenhague ? Nous avons dans nos pays, aussi bien en Allemagne qu’en France  attribué l‘ échec de Copenhague a la Chine, les pays en voie de développement etc. (voir  aussi mon billet Copenhague 2009 et après) , et nous pensons que nous sommes les champions de l‘ économie climatique (dans ce contexte, je signale le billet la «chancelière verte » de Berlin en parle), mais les réalités du terrain ont souvent un aspect beaucoup moins glorieux. Il se trouve que pour arriver en pays de Gex, j’avais pris le train depuis Mannheim pour la gare de Genève aéroport. Notons que si les projets (nouvelle ligne Genève – St. Genis) étaient réalité j’aurais aussi pu me rendre directement à St. Genis, ou même à la gare de Crozet, l’actuelle gare de terminus des trains de marchandise (déchets ménagers, graviers) de la partie de la ligne Collonges – Divonne encore en service.

Quand on circule en train, la différence d’image entre l’Allemagne et la Suisse (et on pourrait facilement constater la même chose entre la France et la Suisse) est vraiment crispante. En Allemagne, sauf quelques exceptions où des sous-traitants ont repris le wagon isolé (comme par exemple la HZL ), le wagon isolé a disparu (en France il est en train de disparaitre), – une grande partie d‘ embranchements particuliers  ne sont plus exploités. Tous ces trafics on été repris par la route en Allemagne et France. En Suisse une grande partie de ces trafics est encore un domaine des chemins de Fer. Cela se voit déjà aux installations de gare dans les gares suisses, – installations de voie complexes, – voie d‘ évitement encore en service, voie de garage et de chargements entretenue, embranchements particuliers  en exploitation ,tout cela fait encore partie du monde ferroviaire suisse , et est en voie de disparition en Allemagne en France. En Allemagne on a tellement enleve d‘ infrastructures ferroviaires, que ces  sites sont devenus  des portes d‘ entrées pour les plantes néophytes ;dans le Sud de l‘ Allemagne ce sont surtout Solidago canadensis et Buddleja davidii qui ont profité de l‘ abandon massif des installations ferroviaires. L‘ image qui se présente au voyageur traversant le Jura Suisse du Nord au Sud en train est qu’en pays helvétique les installations ferroviaires sont bien soignées :elles  servent encore à faire circuler des trains !

adam-11-in-horb-2792009.1262526314.jpgLe Jour de l’élection au Bundestag le 27.9.2009 j’avais pris le train depuis Mannheim à Sulz – et entr‘ autre emprunté la Gäubahn entre Stuttgart et Sulz am Neckar . La Gäubahn –  à travers  le Gäu – le Korngäu qui fut jadis le grenier du Württemberg (Korngäu = pays du ble) :dans presque dans chaque gare se trouvait un embranchement particulier desservant les silos des WLZ (aujourd’hui‘ hui Baywa)  , – les Silos sont bien encore là ,mais les embranchements particuliers ont  tous disparu – il n‘ y plus de trafic marchandises  local ni régional sur la Gäubahn au Sud de Böblingen (au moins entre Böblingen et Sulz) ,il reste le train de fret international de la DB transitant vers la Suisse ou l‘ Italie – et quelques trains de travaux et  infrastructures. Tous ces trafics ont été transférés  sur la route.

Même constat pour beaucoup de lignes  de la Sncf, – la ligne Nîmes – Sommières – Le Vigan (un très beau site décrivant cette ligne de chemin de Fer se trouve ici) connaissant encore un trafic considérable durant les années 1970 à 1980 a été dabandonnée  (cette ligne est tellement oubliée qu‘ il existe même pas d‘ article wikipedia) , – les lignes du Massif central, qu‘ il s‘ agisse de la ligne dite des Cévennes (Nîmes – Clermont) ou des Causses (Béziers – Clermont) sont agonisantes  et ,sauf miracle, vont bientôt s‘ endormir faute d‘ entretien raisonnable. Quelle  différence en Suisse – l’embranchement particulier vit encore, le trafic local marchandise est encore assuré ,même le wagon isolé a survécu! Même le transport des betteraves sucrières vers les centres de raffinage est assuré par voie ferrée en Suisse (et on prévoit même d’intensifier ce mode de transport en Suisse). En Allemagne, la DB depuis presque 20 ans n’assure plus le transport de betteraves sucrières.  (Une série d’images historiques sur le transport par voie ferrée des betteraves sucrières en Allemagne se trouve ici.)  La Suisse,  du moins en ce qui concerne  les modes de transport avec un bilan environnemental positif, nous montre l’exemple – un chemin à suivre, aussi bien en Allemagne qu‘ en France. Mais pour cela il faut une volonté politique bien affichée  et il ne suffit pas de montrer du doigt les soit- disant coupables de l’échec de Copenhague. En attendant un nouvel accord international pour la réduction des  gaz  à effet de serre nous pourrions en France, en Allemagne,  en Europe nous orienter vers une politique de transports plus écologique : la Suisse  nos montre l’exemple.

Notons en fin de billet, qu’en ce qui concerne une politique transport écologique, il n‘ y pas seulement le transport ferroviaire mais aussi le transport fluvial , un mode de transport complètement oublié – avec un bilan d‘ épargne de  Co² considérable – une péniche émet  trois à six fois moins de CO² qu’un camion (voir aussi – Les Pays-Bas, champions de la batellerieLe canal Seine-Nord, clé de la renaissance du transport fluvial , deux articles dans le Monde.fr.). Nous avons donc encore beaucoup de potentiel pour de développement de modes de transport écologiques en Allemagne et France : cela réduit le bilan Co², cela réduit la facture et la dépendance énergétique (aussi un argument à ne pas perdre de vue, l‘ Allemagne par exemple devient de plus en plus dépendant des importations énergetique de la Russie ) – et au moins pour la France – met  aussi à  l‘ abri de la mauvaise humeur des transporteurs routiers.

En attendant, j’essaierai de suivre le développement du projet de renaissance de la ligne  Collonges – Divonne , en espérant que ce projet ambitieux  de transport régional réussisse réellement !

Photos : Tous C. Neff ; 1.) panneau publicitaire sur la D. 35 Saint-Genis-PouillyFernay – Voltaire (27.12.2009) annoncent l’arrive du future train voyageur à St. Genis ;    2.) Train d’infrastructure sur la Gäubahn à  Horb am Neckar avec la diesel  Adam 11 (une ex  202 DR/DB) de la compagnie Uwe Adam (27.9.2009).

Christophe Neff, Grünstadt le 3.1.2010

P.S.: Pour les ferriophiles et autres intéresse, – le 24.12.2009 j‘ ai pris un ICE 3 de la DB assurant la liaison Mannheim – Basel SBB – et un RABDe 500 des CFF assurant la liaison ICN Basel SS- Genève aéroport via Delémont, Moutiers, Neuchâtel.

Leçons et questions avec le Professeur Corrêa

Je viens, il y a quelques  jours,  de découvrir le blog « lendo e questionando com o prof. Corrêa» – en français – Leçons et questions avec le Professeur Corrêa.

Un blog écrit entièrement écrit en portugais brésilien dans les blogs du Monde.fr . Un blog de géographie, d’un géographe brésilien qui, comme on l’apprend sur sa page, a travaillé sur le paysage urbano-industriel et la nouvel le pauvreté. Malheureusement on n’en apprend pas plus sur l’auteur. Le premier billet de janvier 2006  (OBTENDO DADOS CONFIÁVEIS) traite de la la fiabilité des données. Question cruciale des sciences environnementales , sociales et humaines , qui ,une fois de plus, vient de ressurgir avec l’affaire des emails piratées lors du sommet de Copenhague. Personnellement le blog est une manière d‘ entretenir les restes  de mon portugais (dans ce contexte il est peut être utile de relire le premier billet de mon blog – I. un blog sur les paysages). Mais en fait, j’aimerais aussi un peu montrer que le Brésil est en train de devenir une superpuissance, et beaucoup en Europe, surtout en Allemagne, n’ont pas encore compris ce qu’il se passe là- bas de l’autre côté de l’Atlantique.

Le Monde na pas élu Lula homme de l’année 2009 pour rien.  Le Monde Magazine du 25.12.2009  – consacre donc un quatre pages  très intéressant à Luiz Lula de Silva écrit par Jean – Pierre Langellier (article qu’on ne trouve malheureusement pas sur la toile.)  Le Monde devrait peut être aussi dédier une spéciale au Brésil, car le développement du Brésil durant les derniers années est vraiment une donnée à retenir. Naturellement,  comme l’écrit aussi Langellier « Mais le Brésil reste l’un des pays les plus inégalitaires au monde. Malgré les effort de Lula, il demeure divisé entre un sud riche et dynamique et un nord archaïque et déshérité » ,il y reste encore une grande zone d’ombre. Personnellement je crois qu‘ au lieu d’être « hypnotisés » par la Chine (voire aussi les évenements de Copenhague ) , nous devrions aussi porter  nos regards intéressés  sur le Brésil. Une des rares personnalités politiques qui ait reconnu  le potentiel du Brésil , il faut l’avouer, est Nicolas Sarkozy.   Je pense pour ma part que la décennie à venir pourrait même devenir la décennie brésilienne !

Bar Fim do Mundo September 2001 Norte Pequeno
Bar Fim do Mundo Septembre 2001 Norte Pequeno, © C. Neff 9/2001

Finissons avec une touche personnelle ! Quand , durant la fin des années 1980 , j’apprenais le portugais à  l’Université de Mannheim, je rêvais parfois de voyager au Brésil ; malheureusement, je n’y ai jamais mis les pieds. Je m’en  suis rapproché symboliquement à Faial,  Capelo – car une grande partie des habitants de Capelo après l’éruption du Cabeço de Fogo partirent en émigration vers le Brésil en 1672 , comme en 1957 après l’éruption du Capelinhos une très grande partie de la population de Capelo prendra le chemin de l’émigration vers Massachussetts et Rhode Island (plus de détails entre autres  dans Neff 2004 ). Il existe un petit bar à  Norte Pequeno (Freguesia do Capelo)  – Le Fim do Mundo  (Fin du Monde) – où  , avec une belle vue sur l’Atlantique, on peut  très bien rêver du Brésil et des Etats Unis.

Vers la fin des années 1990 l’Université de Mannheim décida  de fermer le département de portugais dans le séminaire des langues romanes .  Nous étions un petit groupe qui essayions de persuader les responsables de maintenir l’enseignement du Portugais à Mannheim , car nous pensions  que le développement du Brésil rendait indispensable la maitrise de la langue portugaise ; on nous répondit qu‘ économiquement le Brésil n’était plus intéressant pour l’Allemagne.  Eh bien, le portugais (comme la géographie (voir mon billet allemand « Geographie an der Mannheimer Hochschule ») a disparu des matières enseignées à l’Université de Mannheim et entre temps le Brésil a décollé.

Sincèrement, même si  je crois que le Brésil  a vraiment encore des problèmes colossaux à résoudre, la prochaine décennie pourrait  bien aussi devenir une décennie brésilienne.

Photo: Le Bar Fim do Mundo ( Norte Pequeno (Freguesia do Capelo)) Sept. 2001 C.Neff

Sources :

Langellier, J.P. (2009): Lula, Homme de l‘ année. In : Le Monde Magazine, N. 15, Spéciale Bilan, pp. 8 -12.

Neff, C. (2004): Azoren: Blumeninseln im Atlantik. In: Geographische Rundschau, 56, H. 6, 24-28 (DOI: 10.5445/IR/1000014989, KITopen).

Christophe Neff, Grünstadt le 31.12.2009

Beau geste : 4 400 Hmong en cours d’expulsion vers le Laos

Je viens de lire l’information sur le Monde.fr – Thaïlande : 4 400 Hmong en cours d’expulsion vers le Laos –à voir le nombre restreint de commentaires , le sujet n’intéresse pas grand’ monde en France.  Par contre l’événement est traité dans l’article Hmong de Wikipedia.fr  et dans l’article Hmong de Wikipedia.en  (mais apparemment rien dans  wiki.de)

Mais il se trouve que même en France métropolitaine  il y une communauté de Hmong  assez importante. J’ai même travaillé  il y a quelques années sur le sujet,  la Fest & Gedenkschrift pour Rainer Joha Bender (Lentz et al. 1996),  un géographe allemand mort beaucoup trop jeune, -spécialiste des minorités ; j’avais écrit un petit article (Neff 1996) décrivant les changements de paysages dans la Vistrenque que les  Hmong avaient  initié durant les années 1990 en réintroduisant la culture maraîchère dans la plaine de la Vistrenque.  Je ne sais ce qu’il est advenu  de la communauté Hmong de Nîmes/Bas Languedoc, car depuis plusieurs années je n’ai plus mis les pieds en Vistrenque,  depuis que la famille a  abandonné le fief familial d’Aubord. Je me souviens  d’ une journaliste de M6  qui m’ avait une fois appelé  au téléphone  pour une demande d’ interview concernant  un reportage prévu pour le magazine capital – mais à part le coup de téléphone , j’ ignore si ce reportage a réellement été tourné et montré à l’ antenne.  Le fait est  que la transformation du paysage agricole de la Vistrenque du aux Hmong dans les années 1990 à 2000 fut assez impressionnante.  Le fait est aussi que, vu le passé colonial de la France en Indochine et le rôle considérable que jouent les Hmong , la France pourrait  à mon avis aussi s’engager pour les Hmong que l’on veut expulser vers le Laos. Et pourquoi  pas les accueillir en France ? La France des années 1940 et 50 pourrait peut être se souvenir des services  des Hmong.  Je pense que la France pourrait faire un geste généreux, un beau geste – et accueillir les 4400 Hmong des camps thaïlandais, avant qu’ils  ne sombrent quelque part au Laos.  Accueillir les 4400 Hmong en fin d’année, cela pourrait être un beau geste d’humanité de la part de la France.  Mais est ce que ce pays, la France , pays des droits de l’homme (pays dont je parlais aussi  dans le billet Villa Jasmin)  existe encore réellement ? Ou est ce plutôt dans mon imaginaire que cette France existe encore ?

Sources :

Lentz, S., Lukhaup, R., Neff, C., Ott, T., Swiaczny, F. (Eds.): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender. Mannheimer Geographische Arbeiten H. 44,  (ISBN 3-923750-66-8).

Neff, C. (1996): Laotische Einwanderer als Träger von Agrarinnovationen in Südfrankreich – die Meo (Hmong) in der Vistrenque bei Nîmes (Dept. Gard/ Frankreich). In: Lentz, S., Lukhaup, R., Neff, C., Ott, T., Swiaczny, F. (Eds.): Gedenkschrift für Rainer Joha Bender. Mannheimer Geographische Arbeiten H. 44, 403–425. (ISBN 3-923750-66-8), DOI: 10.5445/IR/1000019871.

Christophe Neff, Grünstadt  le 28.12.2009

P.S. (28.12.2009 17:05): Et voici le lien vers le portfolio images «la-thailande-expulse-des-milliers-de-hmong-vers-le-laos » du Monde.fr – ce lien mise à jour le 29.12.2009 vers 16.29 comporte aussi un portfolio sonore de msf .

Copenhague 2009 et après – quelques impressions personnelles

Le sommet de Copenhague a été semble- t-il une déception, – beaucoup d‘ intéressés  ont  perdu leurs  illusions. Personnellement je ne suis pas trop déçu – car je n’attendais pas grand-chose de ce sommet.  En plus , comme on dit en Allemagne «  die Welt geht nicht unter », le Monde ne disparait pas ,même avec les minables résultats de Copenhague, le Monde ne vas pas sombrer dans la Catastrophe.  Par contre la prochaine catastrophe financière s’annonce déjà, – et là apparemment nos élites politiques ne semble pas encore pris le danger au sérieux : ils jouent à l’autruche.

Par contre le changement climatique est très pris au sérieux ici dans nos sociétés de la vielle Europe. Peut être y avait-il même aussi trop de patriotisme vert à la Merkel à Copenhague ; les partis allemands au pouvoir ont vraiment mal vécu la dégringolade de la Klimakanzlerin à Copenhague Aujourd’hui‘ hui en Allemagne il y a réellement des voix qui veulent sanctionner les pays en développement pour avoir osé  contester le soi-disant compromis de Copenhague. L‘ Editorial « der Fluch » (la malédiction) de la Rheinpfalz du 22.12.2009 parle à juste titre de nouvelle attitude colonialiste. « Die einstigen Kolonialherren behalten also die Leine in der Hand. Angesichts  der weiter bestehenden Abhängigkeit nun auch noch „Strafaktionen“ gegen jene Länder nachzudenken, die sich in Kopenhagen besonders unbotmäßig aufgeführt haben, wie es gestern deutsche Politiker gestern meinten tun zu müssen, das ist schon dreist / Les anciens maitres coloniaux tiennent bien les rênes  .  Et de penser à des mesures de punition envers les mauvais élèves de Copenhague, les soi- disant pays en développement, comme certains politiques allemands ont laissé entendre hier, vue leur dépendance, tout cela est  plus que choquant  (Reinhard, H.J. 2009) (trad. par C. Neff & E. Neff )  « .  On penser à sanctionner les pays en développement, – mais paradoxalement on ne parle guère  de la Chine. Si il y a eu une  révélation à Copenhague pour le grand public – c’est bien la démonstration de force de l‘influence politique de la Chine au niveau international. Personnellement cela m’a pas étonné, car pendant la Buchmesse de Francfort – dans un toute autre contexte qu’à Copenhague la China a très bien montré sa force d’influence. Mais le grand public, grâce aux événements de Copenhague, découvre de plus en plus le poids politique de la Chine au niveau international.  En ce qui concerne les Etats-Unis, je suis moins déçu que tant d’autres, – car je pense que si Obama réussit réellement sa réforme du système de sante aux Etats-Unis. ce sera un événement historique comparable au « Great Deal » – et il pourrait enfin après avoir réussi sur le front du système de Sante se consacrer  à une politique plutôt en faveur des réductions des gaz à effets de serre.

Mais Copenhague  a aussi eu un effet mobilisateur pour la chose verte, – pour citer seulement un exemple « les billets verts des abonnés du Monde » où j’ai eu la grande surprise de découvrir le billet « Copenhague: grosse déception ou sortie de tunnel?  »  du blog « Au jour le jour » de ma propre mère . Ou bien,  une des mes étudiantes (A. H.) qui c’est mise à rédiger une sorte de newsletter – envoyée par email  où on pouvait plus ou au moins suivre de très près les événements de Copenhague.

Pour finir ce petit billet, qui parle de ma perception personnelle des événements de Copenhague – pour avoir une perception un peu plus réaliste sur la façon dont  les choses pourront se passer avec les changements climatiques dans les écosystèmes méditerranéens surtout dans les écosystèmes nord-africains je renvoie a un papier de discussion que j‘ avais réalisé en marge d‘ une étude de la GTZ sur les changements climatiques en Tunisie. (En ce qui concerne les résultats officiels de l’étude GTZ « Elaboration d’une stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture, tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques »  voire aussi Neff et al 2007)

Sources citées :

Neff, C. (2006) : Projections Ecosystèmes tunisiens 2030, (Resumé revise de L’EXPOSE <<Projections Ecosystèmes tunisiens 2030>> tenu le 6.7.2006 à Sidi Bou Said), Karlsruhe.

NEFF, C., ALOUI, A., EL HAMROUNI, A., SOUISSI, A. , GROSSMANN, A. (2007) : Ecosystèmes. In : République Tunisienne, Ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, GTZ (Coopération technique allemande) (Eds.) : « Stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne et des écosystèmes aux changements climatiques », Cahier 7, Rapport des groupes d‘ experts, p. 33- 43.

Reinhard, Hans – Jürgen (2009) : Leitartikel: Der Fluch. Der Klimawandel wird vor allem die Länder der dritten Welt treffen. Ausgerechnet unter Ihnen Sündenböcke für den gescheiterten Klimagipfel in Kopenhagen zu suchen – das ist dreist. In: Die Rheinpfalz, Nr. 297,  Dienstag 22 Dezember

Christophe Neff, Grünstadt le 23.12.2009

Les cartes postales du Bäslecarl

Les cartes postales du Bäslecarl me font revenir au billet « Le « reflex »est presque mort – et personne n’en parle. », – où j’ai eu droit à deux commentaires intéressants sur la mémoire photographique et le stockage des données numériques. Naturellement 2 commentaires ce n’est rien à côté des 205 commentaires sur « Le petit prince à la triste figure » dans la république des livres, ce sont à peine 1%. Indépendamment des commentaires des foristes sur le « Le petit prince à la triste figure » je crois que l‘ avenir du livre sera le beau livre de qualité, édité avec soin, – comme le suggère Pierre Assouline dans ce posting pour le Petit prince (j‘ en parle déjà dans un autre contexte dans « Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt » ). Une grande partie du reste de l’édition des livres, deviendra au fur et à mesure  des éditions électronique. Et ses livres électroniques naturellement comme toutes les autres « données numériques » auront le problème du stockage des données numériques, qui jusqu‘ aujourd’hui n’est pas encore bien résolu. Mais soyons clairs, – les livres ont aussi besoin de leur place quelque part et  leur trouver cette place devient pour certains lecteurs un problème insurmontable. Même chose pour les diapositives – les diapositives sont un support idéal pour l’archivage  à longue  durée – à condition de trouver une place bien abritée de trop de lumière et abritée d’un excès de humidité elles ont  donc aussi besoin de leur place bien choisie.  Dans des conditions idéales les diapositives peuvent être un support idéal pour nos mémoires photographiques. Mais tout le monde n’a pas la chance de réunir ces conditions, – et même souvent dans les archives d’état (Staats & Körperschaftsarchive) ces conditions font défaut !

neues-bild-kraz-29.1260903144.JPGDans « Le « reflex »est presque mort – et personne n’en parle. » je parlais de quelques articles de la nouvelle Kräz. Dans ce numéro on trouve aussi un article intitule « Bäslecarl ein vielseitig begabter Tennenbronner » de Heinz Nienhaus. Le Bäslecarl fut entre autre un des premiers photographes de la Forêt Noire et en 1900 il fonda l’édition « Verlag Carl Hermann Tennenbronn » ,une maison d’édition des cartes postales,  cartes postales dédiées à Tennenbronn et aux paysages de moyenne forêt noire (mittlerer Schwarzwald). Cartes postales et photos du Bläsecarl, qui sont reproduites dans l‘ article de Nienhaus nous font découvrir un paysage de forêt noire, aujourd’hui‘ hui presque disparu et oublié , petits hameaux , grand espaces de prés et de champs ainsi que les forêts sombres des sommets ; aujourd’hui‘ hui la forêt est presque partout :une grande partie des espaces ouverts ont littéralement été  dévorés par la forêt (pour une analyse un peu plus scientifique sur le problème de la fermeture des paysages en Forêt noire voir aussi  Neff et al. 2004 ). Notons aussi que dans le même numéro de la Kräz le même auteur nous présente un article sur Schramberg et la Raumschaft Schramberg comme destination de l’organisation Kraft durch Freude (Nienhaus, H. (2009) : « Kraft durch Freude » (KDF) in Schramberg. Auf den Spuren der Nationalsozialistischen Sonderorganisation der „Deutschen Arbeitsfront” (DAF).). Cet article est aussi très bien illustré et nous présente une image de Schramberg et  de ses environs durant les années 1933 – 39. Donc ici la mémoire des paysages a survécu grâce aux archives photographiques, comme par exemple l‘ Archiv Kasenbacher – et dans le cas des articles de Nienhaus aux archives privées de l’auteur Heinz Nienhaus.

En ce qui concerne la durabilité des photos de paysages, je viens (en utilisant entre autres le Kodachrome C-64) de recevoir un petite lettre (en allemand) de Kodak que je reprends comme scan ici – Kodak me suggère donc d‘ utiliser le Ektachrome 100G pour remplacer le C – 64 – mais auparavant faudrait-il déjà trouver un nouveau reflex (ou faire réparer les anciens). Avec le Ektachrome 100G, qui est présenté par Kodak comme le successeur du C-64, et  un nouveau reflex analogique, en fait il ne reste que la Leica, la photographie du paysage version traditionnelle est hors de prix : à la longue il ne  restera que le reflex numérique.

kodak.1260903539.jpgDonc pour en finir aujourd’hui – la révolution numérique est partout – elle change nos habitudes de regarder, de lire ,de nous souvenir et de nous construire notre mémoire et notre imaginaire. Heureusement il reste encore le livre,  mais comme je l’ai écrit déjà plus haut – je pense qu’au moyen terme une grande partie du livre et du monde de l’édition se trouvera sur support numérique. Mais peut être je me trompe ? Qui sait ?

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Vue d’automne sur la Martinskirche (eglise St. Martin) de Grünstadt dépuis la « Tiefenthaler Hohl » (C. Neff 18.10.2008 Film Kodakchrome C- 64 ; Camera Olympus OM-4 ; Scan Nikon 8800F)

Sources :

NEFF, C.  BASSING, S., SCHEID, A., JENTSCH, C., FRANGER, S. (2004): Emploi du brûlage dirigé pour la protection de l’environnement et l’entretien du paysage –  observations sur quelques exemples français (Pyrénées Orientales & Gard) et allemands (Raumschaft Schramberg Forêt Noire /Allemagne). In:., SCHEID, A., NEFF, C., JENTSCH, C (Eds): Flächenextensivierung im Mittleren Schwarzwald. Ergebnisse und Diskussion der in der Raumschaft Schramberg durchgeführten geographischen und landschafts – feuerökologischen Untersuchungen. Materialien zur Geographie, B. 34, Mannheim, 89 – 107. (ISBN 3-923750-92-7).

Nienhaus, H. (2009) : Bäslecarl – ein vielseitig begabter Tennenbronner. In: D’Kräz, Beiträge zur Geschichte der Stadt und Raumschaft Schramberg, 29, 57 – 65.

Nienhaus, H. (2009) : « Kraft durch Freude » (KDF) in Schramberg. Auf den Spuren der Nationalsozialistischen Sonderorganisation der „Deutschen Arbeitsfront“ (DAF). In: D’Kräz, Beiträge zur Geschichte der Stadt und Raumschaft Schramberg, 29, 10 – 22.

Christophe Neff, Grünstadt le 15.12.2009

P.S : Et voici un billet très intéressant sur le sujet (commentaire sur l’évolution de la photographie numérique) de Konrad Lischka sur SPON.

Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt

Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt durant la nuit du 12 au 13 décembre 2009. Evénement extrêmement rare à Grünstadt et dans le reste du palatinat, car ici on parle même de « Toscane du Palatinat » ou de « Toscane allemande». Neige et hivers rigoureux sont si rares ici que je me suis mis depuis quelques années déjà à faire des photos des premières neiges à Grünstadt. Evènement tellement rare que je me suis donc mis à préserver sous forme de photo. Le palatinat et surtout la Unterhaardt entre Grünstadt et Bad Dürkheim ne fut jamais le pays de la « weisse Weihnacht » (pays de Noël blanc)

Mais ceci n’a rien à voir avec les changements climatiques, qui sont tellement en vogue en ce moment. Autrefois, dans les années 1980, on parlait même du pays des citrons allemands. En fait on ne trouvait pas de vrais citronniers dans les jardins du palatinat, mais des Poncirus (Poncirus trifoliata ) qui en Allemagne partage le nom vernaculaire Bitterorange (orange amer) (mais aussi Bitterzitrone, dreiblättrige Orange) avec le Bigaradier (Citrus aurantium). Mais à ma connaissance il n’y n’a jamais eu de Bigaradier dans les jardins du palatinat. De nos jours, on peut même parfois rencontrer ici et là des Kumquat nagami (Fortunella margarita) comme plante ornementale. Je ne m’étonnerais même pas de trouver des Mandariniers satsuma (Citrus unshui) dans les jardins du palatinat, mais je crois que les aptitudes climatologiques du satsuma ne sont pas encore connues du grand public, ni en Allemagne, ni en France. Les Agrumes cités en haut sont tous des espèces pouvant pousser en plein air sous le climat méditerranéen & subméditerranéen, – donc leur présence en Palatinat (et dans le reste du Oberrheingraben /plaine rhénane) n’a rien d’exceptionnel, et surtout rien à voir avec les changements climatiques. Les « modes de jardins » changent – et les agrumes cités en haut se raréfient plutôt dans les jardins du palatinat, en ce moment la mode serait plutôt aux palmiers, les Palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei) surtout ,sont en train de prendre un place importante dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim, et même en Alsace on peut observer le phénomène (Neff 2007). Le palmier de Chine, qui peut résister à des températures jusque – 18°est donc particulièrement bien adapté à la culture ornementale en paysage subméditerranéen, disons partout où la vigne pousse et où on peut faire un bon vin, le palmier de Chine peut très bien réussir. Ceci n’à rien avoir avec les changements climatiques, même s’il y a des scientifiques qui font de la progression du Trachycarpus leur cheval de bataille pour prouver le réchauffement climatique. Une espèce méditerranéenne qui réussit depuis fort longtemps dans les jardins de palatinat, est l’arbousier – les fleurs et les fruits de l’arbousier sous les rares neiges du Palatinat cela peut donner de très belles images. Mais en ce moment c‘ est le Trachycarpus qui est en vogue dans les jardins entre Grünstadt et Bad Dürkheim transforment la Toscane allemande de plus en plus en petit Tessin palatinois, notons que les chataigners sont déjà là depuis les temps des Romains (Abt et al. 1993)

Avec les premières neiges de l‘ hiver qui sont arrivées cette nuit de l‘ ouest (donc apparemment de France) à Grünstadt, la « république des livres » nous réveille dans le billet « Le petit prince à la triste figure » avec la belle idée de consacrer une Pléiade au petit prince ; « Ne restera alors à l’éditeur original du Petit Prince qu’à prendre les devants en préparant une Pléiade princière ; elle intégrerait non seulement variantes, dessins et brouillons, mais encore tout ce qui relève de la réception (critiques, réactions, commentaires) et enfin le récit de ses aventures posthumes dans les 180 langues dans lesquelles il a été traduit. » Idée tellement poétique que je me suis laissé aller à poster un sorte de poème franco-allemand sur les commentaires , mots que je reprends ici en dessous. Même si il existe déjà un volume de la Pléiade St. Exupery, je trouve l‘ idée de consacrer un volume entier de la pléiade au petit prince comme le suggère Pierre Assouline (voir citation au dessus) vraiment intéressante.

« Une pléiade princière – ! les premières neiges de l‘ hiver font leurs apparition à Grünstadt, – et la république des livres nous apporte l’idée d’une pléiade princière !

«une drôle de petite voix m’a réveillé »

Schneesterne vom Himmel fallen,

und fahles Morgenlicht uns weckt

Im Wüstensand verloren

Erinnerungen aus Kindheitstagen

im Schnee verborgen

die Spuren eines Tages

im Winterschnee wir suchen

uns eine Stimme spricht

« S’il vous plaît, dessine-moi un mouton ! » »

Et pour finir quelques photos hivernales de Grünstadt.

le grand bouleau im Winterkleid
Le Grand Bouleau de Grünstadt en habit d’ hiver (Photo ©  C.Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

neige et fruits d' Arbousier 13.12.2009
Neige et fruits d‘ arbousiers à Grünstadt (Photo  © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

 

fleurs d'arbousier hivernale Dez. 2009
Nuits d’hiver à Grünstadt et fleurs d’arbousier hivernale (Photo © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

Nuit d' hiver à Grünstadt - Arbousier
Neiges, lumières et arbousier hivernales à Grünstadt (Photo © C. Neff 13.12.2009 Canon Powershot A720IS)

 

Sources :

ABT, T., FRANKENBERG, P., NEFF, C. (1993): Quantitative Untersuchung der Waldmantelgesellschaft des Haardtrandes zwischen Landau und Bad Dürkheim. In: Erdkunde, Bd. 47, H. 4, 282-300.

NEFF, C. (2007) : Naturkundliche Beobachtungen in Munchhausen (Frankreich) Sauerdelta und Laurophyllisation in Munchhausen.. In: Vogt, J. et al. (Eds): Karlsruhe, Stadt und Region. Ein Landeskundlicher Führer zu bekannten und unbekannten Exkursionszielen. Karlsruhe, Regionalwissenschaftlicher Fachverlag, p. 201 – 215, (ISBN 978-3-9811189-2-6).

Christophe Neff, Grünstadt le 13.12.2009

Neues im Paysages-Blogroll: Aus dem Leben eines Geographen

Ich habe „Aus dem Leben eines Geographen„, – die Webseite bzw. das Blog von Frank Schüssler ins Blogroll aufgenommen. Ich bin auf die Seite gestoßen, als ich aus beruflichen Gründen ein paper über die Potentiale von Solarenergie in Nordafrika suchte.  Hingegegen werde ich wahrscheinlich Hans555 sowie den Aufreger irgendwann aus dem Blogroll nehmen. Beides Blogs aus der erweiterten Raumschaft Schramberg – aber leider gibt es bei beiden recht wenig zu lesen – sprich da tut sich nicht viel. Hans555 ist hingegen als Wikipediaautor sowohl auf der deutschsprachigen,  englischsprachigen Wikipedia, ja selbst der französischsprachigen Wikipedia sehr aktiv. In der französischen Wikipedia hat er beispielswiese einen bemerkenswerten Artikel über die deutsch-französische Dichterin „Emma Guntz“ verfasst. Hans555 hat einige lesenswerte Artikel zu Schramberg und Umgebung in der Wikipedia begründet, verfasst, ergänzt und verbessert und damit auch dazu beigetragen, dass die Artikelqualität bezüglich „Schramberg Artikel“ in der Wikipedia vergleichsweise gut ist, – was bei Wikipedia nicht immer der Fall ist. Der Grünstadtartikel ist beispielsweise im Vergleich zum Schrambergartikel doch sehr bescheiden in der Qualität. Nur tut sich leider nicht viel im Blog von Hans555, da wünschte man sich doch etwas mehr Lesefutter. Ähnliches gilt auch für den Aufreger. Hingegen gibt es bei in der Bücherrepublik – der république des livres – von Pierre Assouline immer was zu lesen.  Allein die Kommentare zu diversen Postings sind „Bücherfüllend„.  Im Posting „Foin de notre devoir de réserve !“ wo es um die  in Berlin lebende Goncourt Preisträgerin Marie NDiaye die durch den UMP Abgeordneten Éric Raoult heftig angegriffen wurde ging, finden sich aktuell 426 Kommentare (16.11.2009 ca. 19:00) – die Diskussion um Marie NDiaye  hat sich übrigens in Frankreich längst zu einer veritablen „Staatsaffäre “ ausgeweitet. Im kleinen Posting Marchons sur la tête !„, welches auf  die Verdrängung der kleine Buchhändler in Frankreich durch Amazon aufmerksam macht, finden sich auch schon 193 Kommentare (16.11.2009 ca. 19:00). Versehen mit guten Französischkenntnissen, einem ausreichenden Zeitbudget soweit man die Kommentare mitliest, erlauben einem die Postings & Diskussionen in der Bücherrepublik einen tiefen Einblick in die literarischen Landschaften Frankreichs. Verabschieden wir uns von den literarischen Landschaften in der Bücherrepublik, wobei ich mir noch erlaube auf die Besprechung von Jean-Paul Kauffmann „Courlande“ – durch Assouline im Posting „Kauffmann se construit des châteaux en Courlande“ aufmerksam zu machen. Das Kurland, die kurische Nehrung, das kurische Haff –  das waren ja auch mal Landschaften deutscher Literaturen – die dank Günther Grass und Siegfried Lenz nicht ganz vergessen sind, aber deren Geographieen man längst im Unterbewußtsein verloren hat.  Vielleicht sollte man deshalb die „Courlande“ von Kauffmann auch mal zur Hand nehmen. Wer weiß, vielleicht wird das Buch auch mal ins Deutsche übersetzt werden.  Kommen wir von den literarischen Landschaften wieder zu „Aus dem Leben eines Geographenzurück – ein wahrlicher Eichendorffscher Titel für einen Geographieblog. Ich weiß zwar nicht inwiefern Joseph von Eichendorff bei der Titelfindung für Frank Schüsslers Blog Pate stand, – aber unabhängig davon ist das Blog lesens & bemerkenswert.  Bemerkenswert auch deshalb weil sich das Blog mit Fragen der „Geographischen Energieforschung“ befasst, die Energieforschung die ich für eine der zentralen  Zukunftsfragen halte.  Die „Energiefrage“ wird nicht nur die Geographie immer mehr beschäftigen, – die Energiediskussion wird m.E. vielleicht mittelfristig zu einer der zentralen  Zukunftsfragen unserer modernen Industriegesellschaft werden.  Ohne die Ressource Energie kann eine moderne Industriegesellschaft überhaupt nicht leben. In diesem Sinn lohnt es sich da bestimmt hin und wieder beim Blog „aus dem Leben eines Geographen “ hineinzuschauen.

Christophe Neff, Grünstadt le 16.11.2009

Des Corbières à la Méditerranée – quelques mots sur un livre présentant une partie des paysages des Corbières maritimes.

« Des Corbières à la Méditerranée »  est un livre, plutôt un volume illustré, livre de photographie, de Jean Belondrade (Photographies) et Nicole Clodi (Textes), – présentant les paysages & hommes de la partie orientale des Corbières maritimes. Je reprends ici la couverture du livre en espérant  ne pas rencontrer les difficultés de Bob Garcia , difficultés dont un des derniers billets de la république de livres nous  informent.  Mais présenter un livre, un œuvre même d’une façon critique, c’est d’une certaine manière aussi une forme de promotion -promotion positive ou promotion négative. « Des Corbières à la Méditerranée » nous présente les paysages d’une partie de la façade orientale des Corbières maritimes. A première vue, on pourrait croire que le livre nous présente les communes du Canton de Sigean, mais il manque la commune de Peyriac-de-Mer, qui ne fait pas partie de la communauté de communes Corbières en méditerranée .

En faite le livre nous montre les paysages des dix communes Port-la-Nouvelle, Sigean, Leucate, La Palme, Portel-des-Corbières, Fitou, Roquefort-des-Corbières, Caves, Treilles, Feuilla de l‘ intercommunalité Communauté de communes Corbières en Méditerranée .  Comme le livre porte le logo Corbières méditerranées on peut penser que la Communauté de communes Corbières en Méditerranée a participé au moins partiellement au financement de ce volume illustré.  Le livre nous presente chaque commune de l’intercommunalité avec une petite partie texte et quelques photos de paysages, de scènes de vie de village etc.  On rencontre Fréderic le maréchal ferrand à La Palme, Giovanni l’heureux apiculteur de Treilles, Giovanni Palamara d’ont j’ai déjà parle dans le billet « Vendredi, journée de marché à Leucate (16.10.2009) ».  Oui, le livre nous montre hommes et paysages des Corbières maritimes, sans les clichés habituels – comme les couchers de soleil en mer, flamands roses sur les étangs, surfeurs glissant en grand formats à travers vents & vagues, le Canigou photographié à travers les amandiers fleuris du plateau de Leucate, – cela manque ou est extrêmement rare.  Le seul coucher de soleil que je remarque dans le livre est le coucher de soleil sur la Caramoun , page 73. Donc vraiment  une belle surprise dans ce livre de photographie  de ne pas rencontrer les stéréotypes d’un paysages touristique de façon mer, plage, coucher de soleil etc. Naturellement comme chaque paysage est aussi une construction sentimentale & intellectuelle – dans ce contexte je ne peux que suggérer  la lecture du livre « Vieldeutige Natur – Landschaft, Wildnis und Ökosysteme als kulturgeschichtliche Phänomene » édité par Thomas Kirchhof & Ludwig Trepl (2009) – le livre de Jean Belondrade & Nicole Clodi nous présente leur vision des paysages de la façade orientale des Corbières maritimes. Vision que je trouve personnellement assez réussie. Deux petit points mériteraient dans une réédition d’être corrigés! Chaque photo aurait gagné si la date précise – ou au moins un date approximative – comme par exemple – été 2008, avril 2007 était indiquée.  En feuilletant le livre, on a l’impression de rencontrer la mémoire photographique du paysages des Corbières maritimes entre 2005 et 2008, – mais en réalité cela reste difficile à cerner. On aurait aussi aimé avoir quelques informations bibliographiques – au moins pour les lecteurs désirant un complément d’informations sur les villages & paysages rencontrés dans ce livre. Nous retrouvons en dernière page au-dessus des informations éditoriales comme le numéro d’ISBN, un petit remerciement à Marc Pala « Remerciements à Marc Pala qui a partagé amicalement sa connaissance des lieux et de l’histoire, ainsi qu’à tous les personnages qui ont collaboré à la réalisation de ce livre. »  Qui est Marc Pala (C’est peut être lui ?)  Est-ce que les informations historiques proviennent toutes de Marc Pala – et sont-elles  sourcées et sourçables ? Un peu plus de rigueur éditoriale aurait certainement amélioré le livre.  Il reste donc un peu de regret car au moins le lecteur avisé a l’impression de lire (ou de regarder) une publicité intelligemment bien faite, mais qui reste quand même un produit de publicité pour la  Communauté de communes Corbières en Méditerranée. Néanmoins le livre me plait et je pense qu’il vaut bien le prix des 20 euros. Le livre réunit dans ses photos mes propres impressions de paysage actuelles (2005-2009) des Corbières maritimes entre Feuilla, La Palme et Leucate. C’est donc un livre à recommander pour tout lecteur désirant avoir une vision photographique + quelques informations historiques complémentaires – sur les paysages actuels caractéristiques  des Corbières maritimes, – une petite géographie visuelle de la Communauté de communes Corbières en Méditerranée.

Sources :

Belondrade, Jean ; Clodi, Nicole (2009): Des Corbières à la Méditerranée. Goanda Éditions Toulouse,  ISBN 978-2-9534366-0-0

Kirchhof, Th. ; Trepl, L. (2009) : Vieldeutige Natur, Landschaft, Wildnis und Ökosystem als kulturgeschichtliche Phänomene. Transcript Verlag Bielefeld, ISBN 978-3-89942-944-2

Christophe Neff, Grünstadt le 28.10.2009

Impression d‘ un dimanche d‘ automne à Port Leucate (18.10.2009)

Vendredi c‘ est la journée  du marché  à Leucate , au vieux village, marché décrit dans un billet précédent. Dimanche, c‘ est la journée de marché à Port Leucate. Marché avec déjà plus d‘ ambiance que le marché de vendredi de Leucate village.

marche-du-dimanche-port-leucate-18102009.1255896796.jpgPhoto 1: Ambiance de marché dominical à Port Leucate (C.Neff Canon Powershot A720IS 18.10.2009)

Mais le grand marché du dimanche, c‘ est à Saint-Laurent-de-la-Salanque qu‘ on le trouve. La Salanque, riche terre agricole, terre maraichère, terre de l‘ abricotier, des jardins d‘ orangers, – tous cela se trouve au marché de St. Laurent de la Salanque. Sauf peut -être les Oranges, qui proviennent à quelques exception près d‘ Espagne. Vraiment un marché à découvrir ! Nous trouvons un joli portrait du marché de St. Laurent de la Salanque dans le Blog « Book-Catalogne  » sous le titre de «Le Marché de Saint Laurent de la Salanque ».  Donc un marché vivant qui vaut le détour. Revenons à Port Leucate, avec une nouvelle église catholique (St. Jacques), un petit marché du dimanche, une librairie papeterie ouverte à l’année, deux trois brasseries & restaurants ouverts  à l‘ année, un article wikipedia (de qualité plutôt moyenne) – Port Leucate est devenue un petit centre économique considerable.

eglise-st-jacques-port-leucate-14102009.1255897290.jpgPhoto 2 : La nouvelle église St. Jacques à Port Leucate (C.Neff Canon Powershot A720IS 14.10.2009)

Un centre économique considérable qui persiste hors saison touristique.  Peut être le jour viendra où Port Leucate, – la nouvelle station touristique des années 1960-70 – née entre  sables dunaires, étangs et mers – nommé le désert français, ou l’Afrique française par les géographes (Neff & Scheid 2005)  supplantera un jour le vieux village.  Pour le préciser – c’est le cordon littoral transpercé par divers grau permanents et épisodiques, le lido entre la presque‘ île de Leucate et l‘ embouchure de l‘ Agly qui fut appelé l’Afrique française par les géographes et botanistes ( Conill 1933, Neff & Scheid 2005     ).  Pour les lecteurs intéressés par l‘ histoire écologique du lido entre Leucate et le Barcarès  et lisant l‘ allemand je pense que l’article de Neff & Scheid «Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon »  peut être une lecture intéressante.  Dans ce cadre, – mais dans une approche régionaliste & historique se place le livre de Jacques Hiron «Il était une fois Leucate » sur l’histoire de Leucate, où on trouve quelques détails (et photos intéressantes) sur l’histoire de la nouvelle station de Port Leucate.  Donc Port Leucate vu l’affluence hors saison de son marché dominical ne se porte pas si mal que ca !

herbstansicht-kyklos-18102009.1255897992.jpgPhoto 3 : Vue automnale sur le Kyklos – quasiment le berceau de Port Leucate. ((C.Neff Canon Powershot A720IS 18.10.2009)

Sources citées :

Conill, L. (1933) : Végétation de la Salanque et des Corbières orientales Roussionnaises. Commentaires botaniques de la Carte des productions végétales, Feuille XXV – 48, Perpignan N.W. Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire  des Pyrénnées Orientales. Perpignan, p. 189 – 261.

Hiron, Jacques (2005) : Il était une fois Leucate. Leucate,  Ed. du Cap Leucate, 2005. (reprint) (Des infos sur le livre se trouvent sur le site de Jacques Hiron.)

Neff, C., Scheid, A. (2005): Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In:  Geographische Rundschau, 57, Heft 9, 38-44.

Christophe Neff, Port Leucate le 18.10.2009