Ein Himmel ohne Kondensstreifen – der Himmel über Grünstadt am 17-18.4.2010

Abendhimmel Grünstadt 18.4.2010Der Ausbruch des Eyjafjallajökull hat uns ein einzigartiges Naturschauspiel geliefert, wie man es in Mitteleuropa wahrscheinlich schon seit über 30 Jahren nicht mehr gesehen hat – nämlich einen Himmel ohne Kondensstreifen. Die Aschewolke des Eyjafjallajökull die den Flugverkehr in Europa übers Wochenende 17/18.4. zum Erliegen brachte hat für einen strahlenden Himmel ohne Kondensstreifen und Fluglärm gesorgt. Ich muss hinzufügen, dass ich selbst auch leicht Opfer des Totalausfalles des europäischen Flugverkehrs hätte gewesen sein können. Ich bin froh mich zur Zeit nicht auf einer Dienstreise Richtung Süden zu befinden, denn dann würde ich auch zu den zigtausenden Flugreisenden gehören, die zur Zeit auf den allermeisten europäischen Flughäfen gestrandet sind, gehören. Trotzdem bleibt die Beobachtung richtig, dass der heutige Tag, in großen Teilen Mitteleuropas ein Tag ohne Kondensstreifen war. Das Hochdruckwetter lieferte uns hier in Grünstadt einen strahlenden Frühlingstag mit fast stahlblauem Himmel, – und die Aschewolke des Eyjafjallajökull sorgte dafür, dass kein Verkehrsflugzeug den Himmel mit Kondensstreifen durchkreuzte. Weiterhin fehlt der Fluglärm. Grünstadt liegt in der Anflugschneise zur Ramstein Airbase – und da macht sich das Fehlen des Fluglärmes schon sehr positiv bemerkbar.

Grünstadt - Blick zum Sonnenaufgang über dem Oberrheingraben 6.4.2010Ich wohne nun seit 11 Jahren in Grünstadt, und heute war der erste Tag seit 11 Jahren ohne Fluglärm. Was die Kondensstreifen betrifft haben wir uns eigentlich schon an den Anblick des Himmels mit Kondensstreifen gewöhnt, dass wir uns kaum noch einen Himmel ohne Kondensstreifen vorstellen können.

 

Aprilmorgenröte über Grünstadt 6.4.2010Mir fiel dies erst vor ein paar Tagen auf als ich am 6.4.2010 ein paar Photos vom Sonnenaufgang über Grünstadt Dächern machte. Es war eigentlich unmöglich zu einem Photo ohne Kondensstreifen zu kommen. Selbst in der ersten Morgenröte waren die Kondensstreifen schon ein fester Bestandteil des frühmorgentlichen Landschaftsbildes zwischen Haardtrand und Odenwald. Am Wochenende vom 17 auf 18.4.2010 war der Himmel über Grünstadt ein lautloser, stiller, blauer und kondenstreifenloser Himmel – ein fast unbemerktes Jahrhundertereignis.

Sonnenaufgang über den Dächern von Grünstadt 19.4.2010

Photos: Alle © C. Neff (alle Canon Powershot A720IS) – Photostudie „Himmel über Grünstadt- Himmelsbilder über St. Martin und St. Peter, B. 1 Abendlicht am 18.4.2010, B. 2 Blick über St. Martin und St. Peter Richtung Sonnenaufgang über dem Odenwald 6.4.2010, B. 3 Morgenröte über Grünstadt 6.4.2010, B. 4 kondenstreifenloser Sonnenaufgang über Dächern von Grünstadt 19.4.2010

Christophe Neff, Grünstadt (Geschrieben 18.4.2010, Eingestellt 19.4.2010)

Vue de Grünstadt : – la saison des feux de forêts 2010 vient de commencer

Apparemment la saison 2010 de feux de forêts en France vient de commencer. Un incendie a détruit 135  ha de forêts de Pins et de chablis à Garrosse dans la Forêt des  Landes du 12 au 13.4.2010. Apparemment il s’agit de chablis de la tempête Klaus, chablis dont je parlais déjà dans 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes, et qui ont apparemment pas encore disparue de cette endroit de la Forêt de Landes. Chablis et bois mort – peuvent dans le contexte de la gestion de risque de feux forêts se relever comme de vrais bombes à retardement.

totholtzakkumulation-unter-pinus-sylvestris-leistadt-mai-2007.1271190250.jpgJe me suis une fois fait violemment attaqué par la presse locale et régionale de la Unterhaardt et les forestiers car j’avais osé de montrer du doigt le risque qui courrait les forêts de la Unterhaardt due à la grande quantité de bois mort et de chablis dans les environs de Bad Dürkheim (Die Rheinpfalz 2007). En plus, je me suis permis de rappeler qu’autre fois les Forêts du Haardtrand étaient considérées comme propice aux risques d’incendie – et qu’avec les scenarios de changements climatiques le risque de voir augmenter les feux de forêts du Haardtrand pourraient considérablement augmenter. Ces propos, que j’ai réitérés aussi dans divers exposées scientifiques (p.ex. Neff 2008), n’étaient guerre appréciés ici dans la région. Avec ou sans changement climatiques, – et indépendamment de la valeur écologique incontestable des bois mort et chablis – une charge considérable de bois mort et de chablis augmente l’inflammabilité et la combustibilité d’un massif forestier.

Sources :

Die Rheinpfalz Mittwoch 6.6.2007 (Aus der Region): Dürkheimer Wald durch Klimawandel gefährdet ? Bad Dürkheim: Geograf der Uni Karlsruhe nennt Totholz großes Risiko.

Neff, C. (2008): Waldbrände in Westeuropa (Mittelmeerraum, Mitteleuropa) – Bestandsaufnahme und Zukunftsszenarien. Vortrag im Rahmen der Tagung Naturgefahren/Naturrisiken an der PH Heidelberg 6-7.6.2008

Photo: © C.Neff. Débris de bois mort dans une Pinède de Pins sylvestre dans la forêt du Haardtrand à Leistadt-Bad Dürkheim 2.5.2007

Christophe Neff, Grünstadt le 13.4.2010

Der gelbe Fluch – la malédiction jaune (6.4.2010)

Dans retour-en-arrière-sur-les-événements-de-Niamey qui décrivaient un peu la situation au Niger après les événements du 18.2.2010, j’avais entre autres écrit quelques mots sur le problème des Touaregs au Niger et au Mali. Dans le Spiegel du 29. Mars on trouvait un article « Niger: Der gelbe Fluch“ de Cordula Meyer sur le problème de l’exploitation d’Uranium à Arlit et la marginalisation des Touaregs. L’article fut repris par le SPON (Spiegel online) sous le titre « Uranförderung in Niger: Der gelbe Fluch » – et même en version anglaise «Tuareg Activist Takes on French Nuclear Company ». Jusqu‘ aux événements de vendredi saint à Kunduz où la Bundeswehr fut engagée dans des lourds combats avec les Taliban et subit, avec 3 soldats tombés au combat et 7 blessés graves , de fortes pertes, ces deux articles furent  les plus envoyés par les lecteurs du SPON. L’article de Cordula Meyer, dans la pure tradition du story-telling du reportage investigatif américain, nous raconte l’histoire d’Almoustapha Alhacen au sein de l’ONG Aghirin Man et de son combat contre les retombées nuisibles de l’extraction de l’uranium à Arlit. Cordula Meyer nous raconte aussi l’histoire du soit- disant nucléaire « propre » et de l’exploitation de l’Uranium par Areva au Niger. Areva dont 78,96% du capital est détenu par l’Etat français via le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives , et à peu près 5 % directement par l’Etat français.  Cordula Meyer nous parle aussi de Touaregs : par manque de ressources naturelles pour leur bétail, ils se tournent de plus vers le banditismeou vers Al Qaida , ou vers les deux. Meyer nous raconte aussi le problème du partage des ressources naturelles & minières au Niger, qui risquerait de  faire éclater le Niger. L’article de Cordula Meyer n’est pas un article scientifique, non c’est un article qui nous raconte l’histoire d’un homme, d’un pays oublié et qui nous incite à réfléchir. Une histoire, qui entre autres démasque aussi le mythe du nucléaire propre.

Pour une analyse scientifique du problème du pillage des ressources naturelles en Afrique je peux conseiller comme je l’ai déjà fait dans le billet «Encore quelques mots sur Makombo (4.4.2010) » l’article de Philippe Hugon (2009)  « Le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés africains » qui structure un peu le débat. En fait le bulletin complet du N. 134 de Hérodote « Pillage et Pirateries » vaut la lecture.

L’article de Cordula Meyer contient dans un de ce premiers paragraphes la phrase suivante : « „Bonjour, Monsieur Ackermann“, begann Alhacen auf Französisch mit afrikanischem Akzent  Bonjour, Monsieur Ackermann, – commençait Alhacen dans un français  avec un accent africain». Cordula Meyer  comprend apparemment assez bien le français pour pourvoir distinguer les fines nuances dialectales de la langue française. L’article aurait beaucoup gagné si on avait  aussi publié une version française – car l’article de Cordula Meyer mériterait d’être lu dans la totalité de l‘ espace francophone, de Neuilly, du bord du Lac Léman, des villages alsaciens, des confins des villages oublies des Cévennes jusqu‘  aux bords du fleuve Niger ! Même si l’on ne partage pas toutes les conclusions de Cordula Meyer, son article sur le traitement des ressources minières d’Arlit par Areva au Niger – nous invite à une réflexion profonde sur le traitement des ressources naturelles en Afrique.

Sources :

Hugon, Ph. (2009) : Le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés africains. In: Giblin, B. (Eds) : Pillages et Pirateries, Hérodote revue de géographie et de géopolitique, 3. Trimestre 2009, N. 134 , p. 63 – 78, (ISBN 978- 2-7071-5844-4).

Meyer, C. (2010): Niger – der gelbe Fluch. In: Der Spiegel, 13/2010, 108- 113. (Version online = Uranförderung in Niger: Der gelbe Fluch)

Christophe Neff, Grünstadt le 6.4.2010

Encore quelques mots sur Makombo (4.4.2010)

En écrivant dans mon dernier bulletin En souvenir de Makombo village oublié de la Haut – Uélé les mots : « La trace sanglante que le LRA a laissée dans la région de Makombo n’est pas la première de ces nouvelles cauchemardesques ( et malheureusement je crois ce ne sera certainement pas la dernière ), et notons que l’info même a mis presque trois mois pour nous parvenir » – je ne savais pas encore qu‘ en fait l‘ info sur le massacre de Makombo , comme on nomme cette tragédie au niveau international avait déjà été traitée par un article «Tapili: une cité sinistrée de plus»  dans le blog du journal  Zaïrois Itimbiri ya Sika . Cette info a été entre autres reprise par  radio Vatican (ceci en allemand)  et dans Sudan Tribune. Mais apparemment l’info n’a jamais atteint notre hémisphère occidental. Il fallait donc que Human Rights Watch publie le document « trail of death » pour que l’hémisphère occidental se réveille pour quelques petits moments avant de s’endormir de nouveau. Makombo est déjà oublié – mais apparemment la LRA est encore bien vivante. Dans ce contexte , je suggère aussi la lecture «Isiro menacé par les églises de réveille » du blog de Itimbiri ya Sika du Jeudi 25 mars 2010.  A l’auteur de cet article Dieudonné Lolémo Pilipíli on aimerait répondre « non les allemands n’ont pas fait la connaissance de Julien Andavo Mbia – ils ne savent certainement rien sur le personnage – mais du reste, c’est certainement valable pour une grande partie du monde francophone. Grâce à la publication de trail of death – ils vont peut- être peut garder dans leur mémoire que la LRA est une bande de criminels capables de violences particulière atroces. Peut être ! »

En écrivant mon dernier bulletin, et en écrivant la petite ébauche wikipedia sur le village de Makombo, je n‘ étais pas si sûr que Makombo existait réellement – Makombo (ou Macombo) ressemble à  Macondo – le village imaginaire de Cent ans de solitude – Cien años de soledad du roman de Gabriel García Márquez – car  Itimbiri ya Sika parle surtout de Tapili et Ndingba – mais grâce a au document de HRW ainsi qu’à la carte que comporte ce document – Makombo est devenu un des symboles oubliés  d‘ une interminable guerre de caractère préwestphalien & postmoderne pour utiliser les mots de Philippe Hugon (2009), – qui se passe à plusieurs centaines de siècles d’isolement  de notre espace et civilisations occidentales.

Sources :

Hugon, Ph. (2009) : Le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés africains. In : Giblin, B. (Eds) : Pillages et Pirateries, Hérodote revue de géographie et de géopolitique, 3. Trimestre 2009, N. 134 , p. 63 – 78, (ISBN 978- 2-7071-5844-4).

Christophe Neff, Grünstadt le 4.4.2010

Le 8 mars 2010 – de la neige à Port Leucate

J‘ ai déjà plusieurs fois consacre de billets dans ce blog à l‘ hiver 2009/10 qui nous semble particulièrement long (et pour beaucoup d’allemands semble être aussi particulièrement dur), dont les Les premières neiges de l’hiver 2009/10 sont arrivées à Grünstadt , De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka, et surtout l‘ analyse L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010). Et l’hiver perdure encore ici en Allemagne – et le printemps semble vraiment se laisser attendre. A Grünstadt nous avons encore quelques centimètres de neige, presque 5 centimètres à Karlsruhe, – ce qui est un phénomène météorologique assez rare en début de mars. Souvent dans le « Oberrheingraben » début mars c’est le printemps qui commence – vers la mi -mars les amandiers roses de la Weinstraße entre Bad Dürkheim commencent à fleurir. La neige mi -mars dans l’Unterhaardt c’est rare, mais cela arrive. Mais de la neige sur la plage de Port Leucate, cela me semble être vraiment exceptionnel (Voici un lien vers une photo du Lydia en neige ). Une vraie couverture neigeuse qui couvre l’ensemble de la plage – si je me souviens bien – et je connais les lieux depuis 1968 – cela ce n’est jamais produit dans les derniers 50 années. Pour une fois nous assistons à un phénomène météorologique vraiment exceptionnel, les chutes de neiges sur la zone que Henri Gaussen dénommée la zone de l’Oranger cela arrive ici et là, mais la plage de Port Leucate entièrement enneigée cela mérite d’être noté.

Digital StillCamera
Digital StillCamera

Photo : la plage de Port Leucate blanchit par les neiges de mars et la houle grise de la méditerranée Lundi 10 mars 2010 (Photo Evelyne Marie France Neff auteur de blog Au jour le jour)

Christophe Neff, Grünstadt le 9.3.2010

P.S. (10.3.2010 7 :45): Des photos additionnelle du épisode neigeux du 8 mars à Leucate se trouvent dans le blog «Chinook‘ Hot Blog» – dans les billets «Chinook snow shop», «alti Port Leucate» et «Pow pow».

Sturm Xynthia : Blick von der Unterhaardt auf La Faute-sur-Mer, L’Aiguillon und Port Leucate

An der Unterhaardt und im Leiningerland waren die Schäden die der Orkan Xynthia am letzten Wochenende hinterließ doch relativ bescheiden. Natürlich sind, wie man heute in der Rheinpfalz lesen kann in den Wäldern zwischen Grünstadt, Altleiningen und Eisenberg ein paar Bäume umgefallen.  Aber ansonsten hält sich der Schaden den der Orkan Xynthia hier im Umkreis von Grünstadt verursachte doch ziemlich in Grenzen.  Was die umgefallenen Bäume betrifft wundere ich mich immer wie sehr Forstleute und Presse das „Umknicken“ bzw. den „Sturmwurf“  von an für sich gesunden und standortgerechten Bäumen bei Stürmen beklagen – und vor allem nicht nachvollziehen können. Eigentlich sollte doch bekannt sein, dass bei schweren Stürmen in nemoralen Wäldern immer ein paar Bäume, ja selbst hunderte von Bäumen sturmbedingt umfallen können. Aus dieser Tatsache hat sich der Forest Gap Theory entwickelt, die im französischen auch als „theorie des trouées ( sensu Schnitzler – Lenoble 2002)bzw. dynamique des trouées“  bekannt, im deutschen würde man wohl am die Forest Gap Theory wohl am ehesten mit „Wald- Lücken-Theorie“ bezeichnen.  Es scheint wohl so zu sein als hätte in Deutschland Begriff wie „Wave-regeneration oder Forest Gap Theory“ es bisher kaum geschafft aus dem akademischen Elfenbeinturm heraus eine größere Öffentlichkeit zu erreichen. Das mag vielleicht zum einem am  emotionalen aufgeladenen „Waldbild“  im deutschen Sprachraum liegen, – und vielleicht auch soweit es neuere Ergebnisse aus der Waldökosystemforschung betrifft – an der Anglifizierung des wissenschaftlichen Publikationsbetrieb, – welcher Förster, welcher Journalist hierzulande liest schon in Englisch verfasste Paper zur theoretischen Waldökologie (siehe hierzu auch meine Bemerkungen in III. Un blog sur les paysages: an English introduction  ).  Für Waldbesitzer und Forstbetrieb mögen die Folgen von Xynthia im Einzelfall tragisch & und vielleicht sogar Existenz bedrohend sein, der Wald als Ökosystem erholt sich jedoch relativ problemlos von den Sturmfolgen, sowie sich Wälder in der Regel auch von Waldbränden erholen. Soweit ich es von hier aus Überblicken kann, sind wir was durch Xynthia verursachten Sturmschäden in Deutschland betrifft doch noch relativ glimpflich davon gekommen.

In Frankreich sah es da schon ganz anders, wobei interessant ist das der Orkan Xynthia in der französischen Wikipedia als „Tempête Xynthia“ als Sturm Xynthia bezeichnet wird – obwohl der Sturm mit 53 Toten und 7 Schwerverletzten doch wesentlich folgenreicher als in Deutschland war. Am härtesten traf es die Gemeinden La Faute-sur-Mer und  L’Aiguillon an der französischen Atlantikküste im Departement Vendée.  In diesen beiden Gemeinden hat es allein fast 30 Tote gegeben. Dort hat der aufgewühlte Atlantik einen Deich durchbrochen und die dahinter liegenden Siedlungen geflutet – das Meer hat sich genommen – was ihm einstmals gehörte. Die meisten Opfer, oftmals Rentner sind vom Meereseinbruch im Schlafe überrascht worden und in ihren Häusern ertrunken. Der durch Xynthia verursachte Meereseinbruch des Atlantik an der Küste der Vendée hat eine erneute Diskussion über den Umgang mit Naturrisiken wie Überschwemmungen aber auch den Umgang mit der Natur an Meeresküsten in Frankreich ausgelöst. Ich schreibe „erneute Diskussion“ – denn eigentlich löst jede Überschwemmung mit Todesopfern wie z.B.  in Nîmes am 3.10.1988 , in Vaison la Romaine am 22.9.1992, in Sommières am 8 und 9.9.2002 solche Diskussionen aus, sowie auch jeder größere Waldbrand ähnliche Diskussionen auslöst  – ohne dass sich wirklich gravierendes im Umgang mit der „Natur“ bzw. „Natur & Umweltrisiken “ in Frankreich ändert – oftmals werden die Dinge nach ein paar Jahren wieder vergessen.  Ähnliches könnte man bestimmt auch für die Situation Deutschland schreiben.

Die oben genannten Überschwemmungskatastrophen, die alle erhebliche Menschenleben kosteteten, sind inzwischen so vergessen, dass man diese nicht einmal in der französischen Wikipedia wiederfindet bzw. diesen Ereignissen ein eigner Artikel gewidmet wäre.

Den verheerenden Waldbrand mit über 80 Todesopfern welcher im Sommer 1949 in der Forêt des Landes wütete – übrigens der verheerenste europäische Waldbrand der jüngeren Zeitgeschichte ist in Frankreich fast vergessen – was übrigens dazu führt, dass die beiden Artikel die sich im Blog Paysages damit befassen 1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes und Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes sowie The Fatal Forest Fire – remembering the „1949 Mega fire“ in the „Forêt des Landes“ (South West France) –  sehr gut besucht werden – da es eigentlich außer dem Buch „L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949„ von Joan Deville  kaum noch abrufbare Erinnerungen an dieses Waldbrandereignis mehr gibt. Die Zeit vergeht und die Erinnerung an die Katastrophe verblasst.

Was die Folgen von Xynthia betrifft, inbesondere die Ereignisse von la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon, so wird in der französischen Öffentlichkeit vor allem die galoppierende „Urbanisation“ der französischen Küste als Hauptverantwortlicher für die Katastrophe thematisiert, der Klimawandel wird letztlich kaum thematisiert, – was ich persönlich auch für richtig halte – da solche Sturmbedingten Hochwasser an der Atlantikküste und an der Nordseeküste an für sich nicht so ungewöhnlich sind – nur treten diese so selten auf, dass das kollektive Gedächtnis diese Ereignisse relativ schnell wieder vergisst – wer erinnert sich denn noch an die Watersnood die im Februar 1953 über 1800 Menschenleben  in den Niederlande forderte. In diesem Zusammenhang sei auch noch auf das Interview von Guy Brasseur in der heutigen Zeit „Im Treibhaus“ verwiesen, in welchem Brasseur dezidiert auf die Fragwürdigkeit des Zusammenhanges zwischen Extremwetterereignissen  und globaler Klimaentwicklung hinweist.

Die immer mehr fortschreitende „Urbanisierung“ der französischen Meeresküsten wird in francophonen Geographie auch als Littoralisation bezeichnet und wird inzwischen auch  für die Beschreibung von Urbanisations – und Suburbanisationsprozessen in  andere Küstenräumen verwendet.  Diese Begrifflichkeit wird jetzt auch schon  in der anglophonen Geographie verwendet. Ich habe im Zusammenhang mit Littoralisationsprozessen  im National Geographic (  Bourne & Turner, 2006) einmal einen schönen Satz gelesen „loving our coasts to death“ – der im Grunde genommen die Dramatik des Littoralisationsprozesse treffend beschreibt.  Die Ökosystemaren Konsequenzen der den gesamten Planeten umfassenden Littoralisation zu managen wird einer der großen Herausforderung des „Global Changes“ werden – denn die Littoralisation ist ein wahrhaft globaler Prozess der viele Küstenabschnitte der Welt nachhaltigst formt, – teilweise regelrechte neuartige Landschaftsbilder schafft.

Um nochmals auf la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon zurück zu kehren, – die franco-französischen Presse verwendet den Term im Gegensatz zu francophonen Geographie aber nur zur Beschreibung von Urbanisierungsprozessen am Mittelmeer, weshalb man den Begriff im Zusammenhang mit dem Meereseinbruch an der Küste der Vendée kaum in den Medien findet.  Auf eine andere Begrifflichkeit die hier in Deutschland noch kaum bekannt ist,  sei in diesem Zusammenhang auch verwiesen – die Californisation – ein aus der frankophonen Geographie stammender Begriff der das Eindringen von Wohnbesiedlung in Wald und Buschland beschreibt – was bei Waldbränden zu katastrophalen Folgen führen kann, denn im Grunde wird im zersiedelten Grün, das Eindämmen der Flammen zu einer fast unbeherrscharen Herausforderung für die Feuerwehren. Die Überlagerung von Californisationsprozessen und Littorlisationsprozessen in den mediterran Subtropen birgt wahrlich vielfältige Umweltrisiken, die auch schon ohne menschgemachten Klimawandel, wenn es denn mal brennt oder ein Deich bricht, nur schwerlich beherrschbar sind.

Abschliessend möchte ich mich noch Leucate und Port Leucate zuwenden, zwei Ortschaften an der französischen Mittelmeerküste  welche ich nun fast 40 Jahre kenne.  Der Küstenabschnitt zwischen der Halbinsel Leucate, dort wo sich der alte Siedlungkern des Dorfes Leucate befindet und Le Barcarès gilt als einer dynamischsten Küsten des Mittelmeerraumes, weshalb dieser Küstenabschnitt zu Beschreibung von mediterraner Küsten & Lagunendynamik im von Hofrichter herausgegeben Mittelmeerreader (Wilke 2001)  ausgewählt wurde. Auf dem Lido, d.h. dem Tombolo der das Etang de Leucate zwischen Leucate Plage und le Barcarès vom offenenen Meer abtrennt wurden in den 60 Jahren die nouvelles station touristiques Port Leucate und Port Barcarès errichtet.  Vorher war dieser Sand & Dünentombolo unbewohnt – u.a. deshalb weil es immer wieder im Winter zu sturmbedingten Meereseinbrüchen kam. Soweit ich mich an die Literaturrecherchen für diverse wissenschaftliche Publikationen ( u.a.  Neff 2003 sowie Neff & Scheid 2005) richtig erinnere, gab es den letzten größeren Meereseinbruch in der Zwischenkriegszeit zwischen erstem und zweitem Weltkrieg.

Wenn das Meer bei starkem Marin richtig tobt, dann kann man die Brandung eigentlich in ganz Port Leucate deutlich vernehmen. Das hört sich wie das Heulen und Stöhnen der Schwarzwaldtannen bei schwerem Orkan an,  so wie es Vinzenz Erath in größer als des Menschen Herz beschrieb. Im Ferienhauschen meiner Großmutter in der Feriensiedlung la Griffouliere in Port Leucate,  Ferienhäuschen in dem ich als Kind und Jugendlicher unzählige Ferien verbrachte, lauschte  ich oftmals bei geöffneten Fenster, der  Meeresbrandung bei Marin, die obwohl sich das Haus fast zwei Kilometer vom Strand entfernt befand (und immer noch befindet)bei Marinwind noch deutlich zu hören war.  Ich habe mir als ich noch Kind war oftmals überlegt, wie es denn wäre, wenn eines Nachts das Meer kommen würde. Was ich damals nicht wusste, – bevor Port Leucate auf dem Tombolo gebaut wurde und dieser noch la Corrège und Mas de l‘ile hieß, kam das Meer hin und wieder  und setzte alles unter Wasser – so wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon. Nur war das Lido damals zwischen der Halbinsel Leucate und der Aglymündung unbewohnt.  Ich denke, dass das Wasser, das Meer wieder kommen wird, eines Tages völlig unerwartet, weil man einfach vergessen hat, dass es einmal da war.  Vielleicht täusche ich mich auch, und das Meer wird nie sich nie mehr über den Lido ergiessen, aber angesichts der jüngeren Landgeschichte dieses Küstenabschnittes erscheint es jedenfalls nicht unwahrscheinlich, daß es bei entsprechenden Unwetterereignissen wieder zu Meereseinbrüchen kommen könnte.

Es gibt auch keinen Deich in Port Leucate, jedenfalls ist mir bisher keiner sichtbar aufgefallen. Ich bin jedoch sicher, dass soweit man einen Deich zum Hochwasserschutz bauen wollte, dass viele der unmittelbaren Strandanlieger in Port Leucate alles in Bewegung setzten würden um solch einen Deich zu verhindern, denn solch ein Deich würde natürlich den freien Blick aufs Meer beeinträchtigen.  Hingegen wurde vor kurzem zwischen dem Grau de Leucate und Leucate Plage ein Hochwasserdeich errichtet.

Es gibt noch ein ganz anderes Element was Port Leucate und  la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon verbindet. Die meisten Opfer in den Küstenstädtchen am Atlantik waren Rentner die einen schönen Lebensabend am Atlantik verbringen wollten. Meistens aus oberen Unterschicht und unteren und mittleren Mittelschicht (couches populaires ) , denen ein Häuschen am Mittelmeer zu teuer war. Viel hatten ihre ganzen Ersparnisse in ihr kleines Häuschen gesteckt. 27 von Ihnen haben die Nacht von 27 auf den 28 Februar 2010 nicht überlebt, – denn sie waren zu schwach und zu gebrechlich – um sich rechtzeitig vor dem einbrechenden Wasser in den rettenden zweiten Stock zu begeben, um das rettende Hausdach erklimmen zu können.  In Port Leucate gibt es auch ein immer mehr wachsende Seniorenpopulation, – es gibt sogar eine kleine Anzahl von deutschsprachigen Rentnern wie ich im letzten Oktober als ich eine Messe in der neuen St. Jacques Kirche besuchte, feststellen konnte. An dem Tag, an dem das Meer kommen wird, und soweit es bis dahin keinen effektiven Hochwasserschutz gibt, wird es in Port Leucate die gleichen Bilder  geben wie letzten Sonntag in la Faute sur Mer und l‘ Aiguillon in der Vendée.

Dieser kleine Blogbeitrag soll nicht anklagen, – sondern nur anregen über unser Verhältnis zu „Naturrisken“ nachzudenken.  Im Allgemeinen haben wir die Tendenz diese Risiken mit der Zeit einfach zu vergessen. Aber dadurch, dass diese Risiken aus unserem kollektiven Gedächtnis verschwinden, werden die Risiken natürlich nicht kleiner. Ich will diesen Blogbeitrag mit einem kleinen Beispiel aus der Raumschaft Schramberg beenden. Im Mai 1959 wurden große Teile der Stadt Schramberg durch ein verheerendes Hochwasser vernichtet. Es war nicht das erste Hochwasser in Schramberg, und es war auch nicht das letzte Hochwasser – es war nur ein Ereignis in einer langen Zeitreihe – und man kann davon ausgehen, dass irgendwann der Tag kommt, an dem wieder ein solches Hochwasser in Schramberg auftreten wird.

Der Brezelsegen der Schramberger Fasnet geht übrigens wie ich im Buch „mit Kummer und mit Sorgen“ von Sven Kindler (2007)  erfahren konnte auf die großseigneurale Armenspeisung durch die Grafen von Bissingen Nippenburg (Kindler 2007:16) nach Hochwasserereignissen und Missernten in der Raumschaft Schramberg zurück, – ich habe dem ganzen übrigens einen französischsprachigen Blogbeitrag unter Titel „Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel“ gewidmet. Hier hat die Unwettererfahrung in der Raumschaft Schramberg  im kollektiven Gedächtnis als Fasnetsbrauch überlebt. In diesem Zusammenhang, d.h.  dem Vorkommen von historischen Hochwässern in Mitteleuropas gibt es übrigens in der aktuellen Geographischen Rundschau (3/2010) einen lesenswerten Aufsatz von Mathias Deutsch, Rüdiger Glaser und Karl Heinz Pörtge et al.

Hochwasser, Meereseinbrüche, Waldbrände wird es in Mittel und Südwesteuropa sowie im gesamten Mittelmeerraum immer geben, – und zwar völlig unabhängig davon ob sich das Klima nun erwärmt oder nicht. Die Frage ist nur wie man mit diesem Wissen umgeht – und ob man bereit ist Vorsorge zu treffen – auch wenn das letzte Schadenereignis scheinbar schon wieder in eine weite zeitliche Ferne gerückt ist. Und was den Klimawandel betrifft, sollten die Szenarien der Klimaforscher sich als richtig erweisen, wovon eigentlich auszugehen ist,  dann wird das Management solcher „Naturrisiken“, bestimmt nicht einfacher, ganz im Gegenteil.

Zitierte Quellen:

Bourne, J.K., Turner, T. (2006): Land on the Edge -Loving our coasts to death. In: National Geographic, July2006, v. 210, p. 60-97.

Deutsch, M., Glaser, R., Pörtge, K.H., Börngen, M., Drescher, A., Cresat, M., Riemann, D., Scönbein, J. (2010): Historische Hochwasserereignisse in Mitteleuropa. Quellenkunde, Interpretation und Auswertungen. In: Geographische Rundschau, 3/2010, 18-  24.

Deville, J. (2009) : L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949. Paris (les Éditions des Pompiers de France), (ISBN 978-2-916079-20-2)

Die Rheinpfalz (4.3.2010): Wandern im Wald ist Lebensgefährlich – Grünstadt/Altleiningen: Orkan Xynthia wirft auch gesunde Bäume um – Waldlehrpfad besonders betroffen – Weg gesperrt. Die Rheinpfalz Nr. 53 – Unterhaardter Rundschau, Donnerstag 4 März 2010

Die Zeit (4.3.2010): Interview mit Claude Brasseur – Im Treibhaus. In: Die Zeit, 4 März 2010, 30 Wissen .

Erath, V. (1951): Größer als des Menschen Herz. Das Buch vom wahren Leben. Tübingen (Rainer Wunderlich Verlag)

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Neff, C. (2003): Les Corbières maritimes – forment-elles un étage de végétation méditerranéenne thermophile masqué par la pression humaine ? In: Fouache, E. (Ed.): The Mediterranean World Environment and History. IAG Working Group on Geo-archeology, Symposium Proceedings. Environmental Dynamics and History in Mediterranean Areas, Paris, Université de Paris – Sorbonne 24 – 26 avril 2002. Paris, 191 – 202, (Elsevier France, ISBN 2-84299-452-3).

Neff, C., Scheid, A.   (2005):  Der mediterrane Süden Frankreichs. Vegetationsdynamik und Kulturlandschaft im Languedoc- Roussillon. In: Geographische Rundschau, 57, H. 9, 38-44.

Schnitzler – Lenoble, Annik (2002): Écologie des forêts naturelles d‘ Europe. Biodiversité, sylvigenese, valeur patrimoniale des forets primaires. Paris, Lavoisier TEC & DOC, ISBN 2-7430-0541-6

Wilke, Michael (2001): Lagunäre Lebensräume. In Robert Hofrichter, R. (éd), Das Mittelmeer : Fauna, Flora, Ökologie. Tome I, Allgemeiner Teil, p. 326-347, Heidelberg, Éd. Spektrum akademischer Verlag, 2001, ISBN 3-8274-1050-9

Christophe Neff, Grünstadt le 4.3.2010

Retour en arrière sur les événements de Niamey du 18.2.2010

En écrivant „Coup d‘Etat in Niamey (Niger) (18.2.2010) „ – je me suis un peu trompé  .Les événements de Niamey du 18.2.2010 ont quand même eu un couvert médiatique en Allemagne. Même la Rheinpfalz a publié dans son numéro du samedi 20.2.2010 en  page deux un assez grand commentaire de Johannes Dieterich « das Dilemma » sur les événements de Niamey.  Une très bonne analyse de Hans Jürgen Schlemp «Terroristen in Nordafrika – Al-Qaidas Wüstenkiller eröffnen neue Front gegen Europa »  dans le SPON, – même si cette analyse est plutôt en relation avec la libération de Pierre Camatte. Mais je pense que même si l’analyse de Schlemp n’est pas en relation directe avec les événements de Niamey 18.2.2010  ses conclusions  sont valables aussi bien pour le Niger,  que pour le Mali et la Maurétanie.  Les résultats de Schlem ne sont pas très nouveau x(voir aussi ce que  j‘ écrivais dans « F comme Freidoune – et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin.? » sur l‘ influence du whabisme dans les Sahel & Soudan durant les années 1990) – mais en Allemagne l’Afrique francophone sauf quelques exceptions (comme l’auteur du blog-paysages)  n’intéresse guère personne. A tel point que  le soi- disant expert de l’Afrique du Nord Wolfram Lacher pouvait décréter il y quelques mois dans   « Solarenergie aus der Wüste: „Die Sahara-Sonne ist terrorresistent »  que dans le Sahara les risques  de voir des attaques terroristes mettre en danger le projet Desertec seraient quasi nuls.  Apparemment Lacher est plutôt un expert en question de fin de règne vu ce qu’il écrit  « The Rising Sons of North Africa »  (version française  = Les frères naissants de l’Afrique du nord) qu’expert en géopolitique de l’Afrique francophone.  Il aurait dû simplement lire la magnifique « Länderkunde » de Thomas Krings sur les pays du Sahel. Un ouvrage dans la grande tradition de la géographie régionale allemande – la Länderkunde -une géographie régionale couvrant la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, le Mali, le Burkina Faso er le Niger qui mériterait certainement une traduction en français.  Lacher n‘ a apparemment pas lu le livre de Krings où on trouve  de telles phrases  concernant le Mali :  „Im Mai 2006 zeichnet sich mit der vorübergehenden Besetzung des wichtigsten Regionalzentrums Kidal im Nordosten des Landes durch Angehörige desertierter Tuareg – Soldaten die Gefahr eines Wiederaufflackerns des Tuareg – Konfliktes ab. Erneut stand die Forderung einer autonomen Tuareg – Region, die das riesige Gebiet  der drei Verwaltungsregionen Timbuktu, Kidal und Gao umfassen soll, im Raum. Es besteht die Vermutung, dass die Tuareg von Angehörigen der algerischen „Salafistischen Gruppe für Predigt und Widerstand, die von den USA zu den fundamentalistischen Gruppen gezählt werden, in ihren Bestrebungen unterstützt wird (Krings 2006: 190)“ – et concernant le Niger „Nach Übergriffen der Armee auf Tuareg-Angehörige scheint sich die frühere Rebellenorganisation „Front de Libération de l‘ Air et de l‘ Azaouak“ zu reorganisieren, die eine fehlende Umsetzung der Friedensverträge von 1995 beklagt. Wie in Mauretanien verfolgt die Regierung auf Druck der USA seit 2004 auch im Niger islamistische Gruppen. Dadurch besteht die Gefahr einer Koalition zwischen früheren Tuareg-Rebellen und Islamisten.  Die Heuschreckenplage im Jahre 2004 und die darauffolgende Hungerkrise im Jahre 2005, auf die die Regierung nur schlecht vorbereit war, belegen das Ausmaß der Krisenanfälligkeit des Landes( Krings 2006: 191)“.

Le livre de Thomas Krings date de 2006, mais son analyse reste  pertinente !  Pierre Camatte a été vendu par des Touaregs aux réseaux d’Al Qaida Maghreb le 27.11.2009. Triste constat de voir à quel point Al Qaida Maghreb réussit à exploiter le problème « Touareg » – qui apparemment est toujours resté sans une  vraie solution durable. Concernant le livre « Sahelländer » de Thomas Krings – je crois  qu’une édition révisée  (le livre date de 2006) et adaptée au monde francophone pourrait  très bien trouver de nombreux lecteurs en France et dans le monde francophone.

Finissons ce billet par  le voeu que les foules qui ont acclamé le changement de régime à Niamey ne seront pas trop déçues  dans les semaines et mois suivants.

Sources :

Dieterich, Johannes (20.2.2010): Kommentar: Das Dilemma – In Niger hat das Militär gegen einen ungeliebten Machthaber geputscht. Nichtsdestotrotz bleibt der Coup illegitim. In: Die Rheinpfalz, Nr. 43, Politik, Samstag 20 Februar 2010.

Krings, Thomas (2006) : Sahelländer, – Geographie, Geschichte, Wirtschaft, Politik, WBG-Länderkunden. Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft), ISBN 987- 3-534-11860-1

Christophe Neff, Grünstadt le 28.2.2010

Petite notice sur les origines du Schramberger Hansel

En observant les évolutions des demandes sur mon wordpress dashboard j‘ ai remarqué qu‘ il y avait assez  de lecteurs francophones s‘ intéressant au carnaval traditionnel de la Forêt Noire – la Fasnet – et même spécialement au Schramberger Hansel, figure traditionnelle de la Schramberger Fasnet dont je parlais  dans les « Lectures matinales de „Aschermittwoch“ 2010 ».  Le Schramberger Hansel n’est donc pas inconnu dans le monde francophone. En faisant moi-même une recherche sur google sur ces mots clefs je suis tombé  sur un très beau billet « sarabande-de-carnavals » de blog les cinq sens selon christian parlant aussi du Schramberger Hansel.  « Goûtez à pleines dents à ces savoureux bretzels que vous offre si chaleureusement ce “ Hansel “ goguenard  à Schramberg en Forêt -Noire. »  Malheureusement la photo montrant le  soi – disant Hansel de Schramberg dans sarabande-de-carnavals  est en réalité un Sulgener Hansel un Krattenmacher.  Le Krattenmacher est comme le Schramberger Hansel un « Weißnarr »(fou blanc). Le Krattenmacher est un « Weißnarr » assez récent – il fut créé  après 1945 et son nom « Krattenmacher »  est le mot du Sulgener Schwäbisch(souabe de Sulgen) pour les vanniers.

La vannerie fut autrefois une des principales activités à Sulgen – et sur le costume du Krattenmacher nous trouvons les peintures montrant les vanniers en action. Comme le Schramberger Hansel,le Krattenmacher participe aux traditionnel s Brezelsegen(la bénédiction des Brezel) à Schramberg. Le Schramberger Brezelsegen est une ancienne tradition qui remonte à la tradition féodale des seigneurs de Schramberg : distribuer des vivres après les diverses  intempéries, qui frappèrent  si souvent la région de Schramberg.  Ainsi, après les intempéries de 1816 où des mois de pluies plus ou moins ininterrompues  ont provoqué  de très mauvaise récoltes  dans la Raumschaft Schramberg, les seigneurs de Schramberg, les ducs de von Bissingen – Nippenburg ont commencé à distribuer pains et petit pains « Brot & Weckenverteilung » (Kindler, 2007 : 16). C’est donc cette tradition féodale qui est reprise  dans le « Brezelsegen » où les Hansel distribuant les Brezel à petits  et grands chantant le Schramberger Narrenmarsch (Kindler, 2007 : 16 – 17.) Les  Schramberger Hansel du 19 siècle  étaient plus au moins des copies adaptées aux mœurs de Schramberg, des masques et costumes de la Villinger Fastnacht (Kindler, 2007 : 15). C’est sur ces bases que le premier vrai « Schramberger Hansel » fut crée en 1925 (Kindler 2007 : 26 + Narrenzunft Schramberg  – der Schramberger Hansel ) – le masque en bois de tilleul fut sculpté par Cajetan Schaub.  Le Hanselsprung avec le Brezelsegen sont donc une ancienne  tradition à Schramberg. Personnellement c’est cette partie de la Schramberger Fasnet qui m’est chère depuis mon enfance. Presque tous les gamins, les jeunes, le vieux et les moins vieux à Schramberg ont des grands  yeux quand la fanfare se met à  souffler  d‘ Hoorig Katz et que les Hansel arrivent avec leurs Brezels. Mais il faut aussi trouver des acteurs  qui font vivre les Hansel, Narro etc. Ce n’est pas toujours si facile que ça – car masque en bois et costumes sont chers – je me souviens d’un ami qui a payé  plus de 2500 euros  rien pour un masque de Narro. Naturellement costumes et masques s’héritent dans les anciennes familles de Schramberg. A part le lourd fardeau financier , le Sprung  ou das Springen , le saut nécessite aussi un effort physique considérable – masque, costumes et les Gschell (les grandes cloches) sont assez lourds.  Etre un vrai « Hansel » n‘ est donc pas donné à tout le monde.

Les infos historiques que je cite sont principalement tirées  du livre « mit Kummer und mit Sorgen … » de Sven Kindler. Ce livre qui est consacré à la da Bach na Fahrt dont je parlais  déjà dans « Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na » – car c‘ est la da Bach na Fahrt – qui fut créée en 1936 – qui attire les foules (et les medias) – comporte aussi un chapitre sur l‘ histoire de la Fasnet traditionnelle à Schramberg – les Hansel et les Brezelsegen.  Le Hanselsprung avec le Brezelsegen , Fasnetssonntag (Dimanche de Carnaval) à Schramberg est plutôt une chose familiale – les foules viennent pour la da Bach na Fahrt le lundi des roses.  Mais les Hansel , Lächler et Narro  ne sont pas seulement visibles dans les Hanselsprung, mais durant tout  le mois de février jusqu’au soir de mardi gras : il sont partout pour distribuer leurs Brezel – dans les crèches, les jardins d‘ enfant, les écoles, les bals de carnavals, les maison de retraites, les hôpitaux – et parfois ils vont même au chevet des mourants pour leurs apporter leur Brezel – car la Brezel et la sonnerie lourde  des  Gschell (les lourdes cloches) annoncent  la venue du printemps – car comme je l‘ écrit dans «  L‘ Allemagne fatiguée de son hiver (Hiver 2009/2010) »  – la Forêt Noire fut un pays de neige et de longs hivers.

Pour tous les ceux qui s’intéressent à  une analyse profonde de la Schramberger Fasnet – et lisant l’allemand –  je ne peux que recommander  la lecture du livre «mit Kummer und mit Sorgen«  de Sven Kindler, même si le livre est surtout consacré à  l’histoire de la Da Bach‘ na Fahrt. L’ouvrage  nous livre une riche documentation historique qui nous permet de dénicher les origines de la Da Bach na Fahrt – et aussi  un peu de  percer les mystères de la création de la  Schramberger Fasnet.  Je reconnais volontiers que sans le livre de Kindler je n’aurais jamais su – qu’une des origines du Schramberger Brezelsegen sont les divers crises de faim due aux nombreuse intempéries qui sévissait au début du 19 ème siècle dans cette partie de la Forêt Noire.

En fait un vestige d’une herrschaftliche Armenspeisung  – une soupe populaire seigneuriale.  Vu le débat sévissant en ce moment sur Hartz IV en Allemagne – on a bien l’impression que certains aimeraien t bien revenir aux Armenspeisung d’antan . Le Brezelsegen nous transporte  la mémoire d’un temps où  après des  intempéries ou simplement des long hivers, le destin des « sujets » de la Herrschaft Schramberg dépendaient  de la charité seigneuriale. Les intempéries n‘ on pas disparu – la Raumschaft Schramberg est de temps en temps victimes de telles intemperies – mais heureusement les conditions socio-économiques  on bien évolué  – et pour avoir droit à  sa « Fasnachtsbrezel »  il faut simplement bien chanter le Schramberger Narrenmarsch, la fameuse d‘ Horrig Katz.

Sources :

Kindler, Swen  (2007) : „…mit Kummer und mit Sorgen…“ Junges Parlament – Kanalfahrt – Da-Bach-na-Fahrt. Norderstadt, (Books on Demand), ISBN 978-3-8334-7265-7

Christophe Neff, Grünstadt le 21.2.2010

P.S.: L‘ auteur du blogpaysage a lui-même participé avec un costume et un masque de Schramberger Hansel prêté par une amie à un Schramberger Hanselsprung et Brezelsegen il y a quelques années. 

Lectures matinales de „Aschermittwoch“ 2010

Aschermittwoch, – die Fasnet ist vorüber – Mercredi des cendres , la fasnet est finie. Grünstadt a aussi son carnaval, son défilé de mardi gras, sein Faßnachtsumzug, mais comparé à  la Schwäbisch-Alemannische Fasnet (voir aussi Schau, ein Philosoph geht da de Bach na – Schau eine Schriftstellerin geht da de Bach na) ce n‘ est guère  une vraie tradition – le Grünstadter Faßnachtsumzug a à peine 25 ans – ce qui n’est rien, comparé  aux 200 ans de Fasnet à Schramberg. Mais personnellement je ne suis pas un Fasnetsnarr (fou de carnaval)- nous avions  prévu de passer les vacances de carnaval  dans les neiges du Champ du Feu – mais un rhume m’a cloué à la maison :donc ni Fasnet, ni plaisir de neige, simplement la lecture de Tee , eine Kulturgeschichte de Martin Krüger et  de quelques pages de blog.  Pour finir ce chapitre de la Fasnet, même si je ne suis pas un Fasnetsnarr , j’ai depuis mon plus jeune enfance rêvé de devenir un Hansel, – un vrai Schramberger Hansel  – et le Schramberger Narro  est aussi un figure qui fait  rêver – mais lui, il ne distribue  pas de Bretzel  comme le Hansel –  mais jusqu’à présent acquérir un masque (larve comme on dit en allemand-souabe) et un costume de Hansel  (Kleidle) est resté  un rêve.

Hier soir en intervenant directement sur  « Malraux, l’éternelle épouse » de la République des livres j’ai découvert un très beau texte de montaigneàcheval sur la géographie de la ville et de son fleuve la Garonne « SI LA GARONNE, ELLE AVAIT VOULU ».  Concernant Clara Malraux, née Goldschmidt, j’ai l’impression que le livre Clara Malraux « Nous avons été deux » de Josette Clotis décrit par la RDL « Il est si agréable qu’il encourage à flâner dans cette vie dont l’intérêt ne semblait pas a priori mériter 474 pages. A posteriori non plus. » pourrait en fait valoir la lecture, même si j’ai des difficultés à cerner les sens des mots d’Assouline  cités ci dessus. On va voir si les 474 pages méritent le temps de la lecture.

Concernant la petit géographie de Bordeaux éditée par montaigneàcheval cela rappelle un peu une mental map littéraire. Très beau passage sur Hölderlin. En plus, dans les commentaires MAC annonce «Ich habe die Absicht eine Rezension der berühmten Reise zu Fuss des Hölderlin von Tûbingen bis Bordeaux zumachen“ – cette „Rezension“ serait elle un texte de blog ou un vrai livre en papier ? En plus l’expression  – grand consommateur de gare – dans la phrase suivante m’a beaucoup plu : « Pour ma part, grand consommateur de gares, Bordeaux Saint-Jean est une merveille, tout comme Toulouse-Matabiau ou Marseille-Saint-Charles, j’y ai souvent traîné mes guètres.  » ,- car autrefois dans ma jeunesse j’étais aussi un grand consommateur de gare – et les vestiges de cet amour pour le chemin de fer se retrouvent aussi dans divers billets du blog Paysage – comme par exemple dans ces billets –  Un TGV POS chez la vielle dame de Göppingen ? ; Saint-Genis-Pouilly à bientôt – quelques réflexions sur l‘ après Copenhague – et quelques aspects de la politique des transports en Allemagne, en France et en Suisse ; La gare de Leucate – La Franqui – rétrospectives & observations de « trainspotter » dans une petite gare de campagne (25.10.2009)  – et j’y ai même créé une categorie Trains & chemins de Fer.

La mental map de géographie de montaigneàcheval sur la ville de Bordeaux et son fleuve la Garonne invitent le lecteur à découvrir un autre visage de Bordeaux. Personnellement, car je ne connais pas Bordeaux « SI LA GARONNE, ELLE AVAIT VOULU  » me fait envie de découvrir là-bas fleuve, ville et paysages proches.

Source :

Krieger, Martin (2009): Tee – eine Kulturgeschichte . Böhlau Verlag  Köln, ISBN 978-3-412-20427-3

Christophe Neff, Grünstadt le 17.02.2010

De la neige entre Jendouba, Aïn Draham et Tabarka

Il neige encore à Grünstadt et il neige aussi en Kroumirie. Apres avoir laissé sur le dernier billet de la République des livres nous présentant le livre « un de nous deux » de Jean-Noël Jeanneney un petit commentaire en allemand ,je viens de m’apercevoir sur le wordpress Dashboard que le blog paysage a reçu de la visite de lecteurs utilisant le mot clef « neige à Tabarka ». Donc en recherchant « neige à Tabarka », on atterrit chez « paysages  » – même si je n’ai jamais rien  écrit sur de la neige à Tabarka . Donc en observant discussions et commentaires dans « Quelques saisons tout près de l’enfer»  de la RDL qui sont entre autre à la recherche d‘ un poème disparu des commentaires, j‘ entame une petite recherche sur la toile sur la soi- disant neige à Tabarka. Notons au début que des chutes de neige dans les environs de Ain Draham n‘ ont absolument rien d‘ exceptionnel ,  je me souviens encore bien lorsque j’ai  visité  la première fois Ain Draham avec des collègues tunisiens : ils me précisaient qu’à Ain Draham il y avait à peu prés une ou deux semaines de neige  par an dans les montagnes entourant Ain Draham ,principalement en Janvier ou en Février (sur la neige à Aïn Draham voir aussi ici et ici ) . Je me rappelle  bien avoir pensé au  mimosa en fleurs,  avec des paysages de neige, la Subéraie et Zéenaie  cela pourrait donner de belles photos de paysages. Eh bien il a réellement neigé ces derniers jours entre Jendouba , Ain Draham et Tabarka – la Presse.tn  nous annonce cela sous le titre «Manteau blanc sur Jendouba ».  Nous apprenons, je cite, « Des chutes de neige, en quantités importantes, persistent, depuis la nuit de jeudi, dans les différentes délégations de la région de Jendouba. Les quantités enregistrées jusqu’à hier matin varient entre 10 cm, sur les hauteurs de Aïn Draham, et 6 cm, dans la délégation de Balta Bouaouane, au niveau des hauteurs de Béni Mohamed, Chouawla, El Awaoudhna et Kasseb…. » .En outre, si j’interprète bien l’article on a bien dû déneiger la route n°17 entre Fernana, Aïn Draham et Tabarka – et vu que les internautes arrivent sur « paysages »  il y bien eu de la neige à Tabarka. En divaguant sur le web à la recherche de la neige à Tabarka ,j‘ ai fait quelques découvertes- dans cette page intitulée simplement Tabarka, page qui doit être plutôt une page de promotion  touristique on découvre la phrase suivante : « Tabarka est relié à Tunis par la voie ferrée, mais les trains y sont irréguliers » c’est une étrange affirmation vu que la ligne de chemin de Fer Mateur-Sedjenene-Tabarka n‘ existe que sous  forme de vestiges. Depuis la construction du barrage de Sidi El Barraq la voie ferrée est coupée à la hauteur de Nefza, – le chemin de fer a été littéralement noyé par les flots du lac artificiel de Sidi El Barraq. Je précise  car j’ai moi-même plaidé dans un document sur  les perspectives et potentialités de production de biocarburant en Tunisie pour la reconstruction de cette ligne de chemin de Fer. Finissons le tour du web avec cette page de blog «les paysages entre Tunis et Tabarka» avec de très belles images de paysages, paysages de montagnes et forêts méditerranéenne en Kroumirie et dans les Mogods que j’aimerais beaucoup revoir.

Je finis mon billet, – il neige encore à Grünstadt, le SPON nous apprends  «Eiswinter und Hitzesommer El Niño macht Europa kalt » que c’est a cause de EL Nino que l’Europe et les Etats Unis ont froid – et aussi au  fait que pendant un hiver froid il y a  une forte probabilité de fortes  chutes  de neige. Nous avons simplement oublié qu’en hiver il y a parfois des risques  de fortes chutes de neige – comme je l’avais déjà écrit dans L‘ Allemagne fatiguée de son hiver.

Il neige donc à Grünstadt, entre Tabarka et Aïn Draham, même à Port Leucate il y  a eu quelque flocons qui sont tombés , ce qui est vraiment exceptionnel pour le coin  – mais les flocons de neige de Port Leucate n‘ ont même pas perduré  quelques minutes avant de disparaître – comme le soi -disant poème disparu dans les commentaires de Quelques saisons tout près de l’enfer.

Christophe Neff, Grünstadt le 13.2.2010