Blogroll : El Watan

Dans mon billet « Dépêches du grand bouleau : au moins encore 2 semaines » j’avais décrit le quotidien algérien EL Watan comme ma petite fenêtre vers l’Algérie – et depuis j‘ ai aussi mis le site internet de EL Watan sur mon blog roll pour permettre lecteurs de mon blog « paysage » d’ouvrir cette fenêtre vers l’Algérie. Dans ce contexte notons l’éditorial mémorable de Tayeb Belghiche « La responsabilité du wahhabisme » du 1.8.2009. L‘ édito rejoint un peu ce que j‘ avais décrit dans « F comme Freidoune – et ouvrons-leur nos portes quand ils en auront besoin.» où j‘ avais écrit « C’était juste en revenant d’un séjour en Afrique, où j’avais remarqué comment l’argent wahhabite plantait des mosquées partout dans le Sahel, dans le Soudan. En ce temps- là, cela m’avait beaucoup impressionné, ce changement de paysage dans le Soudan le «bilâd as-sûdân» des géographes arabes qui annonçaient déjà le retour de l’islamisme sur la scène politique. En plus, avec la lecture de « la revanche de dieu » de Gilles Kepel qui sortait en 1991 en tête, je sentais que la géographie humaine, dans un arc allant de l’océan atlantique jusqu’à l’océan indien, allait subir un changement dramatique ». Ma première rencontre avec le wahhabisme fut vers les années 1990 quelque part en Afrique francophone – et depuis beaucoup d’eau a coulé dans le « Sassandra » et je crois que le wahhabisme a encore de beaux jours devant lui – beaucoup d’eau va encore couler dans les lits du Niger , du Sénégal , du Sassandra , et du Nil avant que cela ne puisse changer.

Christophe Neff, Grünstadt le 2.8.2009

Dépêches du grand bouleau : au moins encore 2 semaines

Les médecins ont décidé – il y aura encore au moins 2 semaines de dépêches du grand bouleau – ou encore deux semaines de confinement à Grünstadt – cela dépend de la perspective d’angle de vue. Après le semestre d’été perdu, qui est ,pour un géographe classique aimant les cours de terrain, les prospectives géobotaniques, les paysages, tout simplement la saison universitaire préférée ; ce sont les vacances au cœur de la famille sur les rives de la méditerranéenne, qui ont subi le même sort que les sorties géobotaniques avec mes étudiants – adieu les cigales, adieu les canadairs, adieu les pizzas de chez Marco, adieu les moules frites au Fort de l’eau. Restent les balades sur le Grünstadter Berg, – une de ces balades qui j’ai déjà décrite dans balade d’été sur le Grünstadter Berg. En ce qui concerne le Grünstadter Berg , je viens de lui contribuer enfin un article sur wikipedia.de – c’est quand même un patrimoine naturel considérable du palatinat. Mais comme je l’avais déjà écrit – les articles naturalistes dans Wikipedia sont plutôt problématiques ,ou ils sont souvent d’une qualité discutable , ou tout simplement il en manque carrément sur un sujet. A quand enfin un article wikipedia.fr sur le Zinnkoepfle ou sur le Zotzenberg – deux sites naturalistes et grand cru en Alsace – qui mériteraient largement une mention, un article dans wiki.fr – en particulier le « Zotz » à Mittelbergheim , car le seul Grand Cru AOC Alsace ou le cépage « Sylvaner » (après de maintes batailles des vignerons de Mittelbergheim) est accepté comme cépage de Grand Cru. Les Sylvaner Grand Cru Zotz pourront il peut être atteindre la notoriété et la qualité des grands Johannisberg du Valais – ou d’un Silvaner de Franconie ?

En ce qui concerne les nouvelles du blog paysages – l‘ article (allemand) Madame Courage: Loubna – en fait j‘ avais volontairement adapté le titre de EL Watan , ma petite fenêtre sur l‘ Algérie, le courage de Loubna , – mais l‘ affaire a aussi fait du bruit sur le Monde ((par ex. l’article Une jeune Soudanaise arrêtée pour port du pantalon défie la justice de son pays ) et autres medias français, m’a rapporté une citation « Madame Courage » dans le Blog de Daniel Buchta. Mais définitivement l’affaire Loubna, – le fait que les femmes portant un pantalon au Soudan risquent la flagellation publique – ceci n’intéresse personne en Allemagne – là,l’indignation publique s’abat surtout sur la « Dienstwagenaffäre » d‘Ulla Schmidt . Mais l’article sur Loubna m’a encore procuré des lecteurs allemands de plus pour mon blog paysages. Donc plus de lecteurs que l‘ info presse que j‘ avais publiée il y déjà cinq ans avec l‘ aide de du service de presse de l‘ Université de Mannheim sur la situation au Darfour, « Menschen im Sudan brauchen unsere Hilfe », – mais décidément ce Darfour – il n‘ intéressait et n’intéresse encore vraiment pas grand monde en Allemagne, – car en même temps que l‘ université de Mannheim lançait l‘ info presse sur la situation au Darfour , Foaud Ibrahim le géographe egypto-allemand, le grand spécialiste reconnu internationalement pour les recherches géographiques au Darfour, le scientifique qui introduisit le terme de désertification dans la géographie allemande – le terme était un concept anglo-français – essayait lui aussi de remuer la conscience publique allemande, et son info presse « Ideas on the Background of the Present Conflict in Darfur » divague encore dans les lointains recoins de la toile virtuelle – mais à eu peu prés avec le même succès que l‘ info provenant de ma part – donc zéro attention publique pour le Darfour hier et aujourd’hui. Le lynchage public d’Ulla Schmidt par les medias allemands et le fait qu‘ aucun organe de presse de référence allemand ne parle des droits de l‘ homme au Soudan ,montre que les choses n‘ ont guère évolué depuis 2004 !

En ce qui concerne les feux de forêts – dans mon blog « paysage » – l’attente des lecteurs semble être grand en ce domaine, je reçois des nombreux emails me demandant plus d’infos sur la situation des feux de forêts, – et le succès de l’article «1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes » sur le feu des forêts de 1949 dans la Forêt de Landes parle tout seul!

Est-ce que la presse écrite française serait – en dehors de la question permanente du « coupable » – en train de livrer une vraie analyse de fond sur les feux de forêts ?
Malheureusement un «écologe du feu», – un « fire ecologist » – ein « Feuerökologe » ne peut pas dire grand-chose sur les feux actuels, – surtout s’il est confiné à une chambre de malade avec seule vue sur un grand bouleau -l ‘ analyse du combat anti-incendie est plutôt une affaire de pompiers – et je considère les pompiers français en ce qui concerne leurs actions anti-incendie comme les professionnels Numéro 1 en même temps que les pompiers des états pacifiques des U.S.A et que les pompiers Canadiens – en fait il n’y a rien de meilleur au monde actuellement. L’écologue du feu intervient avant et après un feu – il peut donner des avis scientifiques – parfois personnels et engagées sur la dynamique réciproque entre feux et paysages – et pourrait, à condition qu’on veuille bien l’entendre -,donner des conseils sur la gestion de paysage intégrant le « management » du feu. Pour les lecteurs intéressés par une analyse plus approfondie du phénomène « feux » pour les paysages méditerranéens français ,je ne peux que recommander la lecture du livre « le feu dans la nature – mythes et réalité » édité par Benoît Garrone comme je l’ai déjà fait dans « Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens »

Ce livre qui comporte des chapitres historiques, écologiques, forestiers et même pour les lecteurs désirant en savoir plus sur la lutte anti-feu – un chapitre entier y est dédié à la lutte anti -incendie. Un livre complet sur les feux de forets en milieu méditerranéen français, qui mériterait sûrement une réédition augmentée – un livre dont je recommande ardemment la lecture !

Et si le lecteur en passant ses vacances dans le Midi français veut activement contribuer à la gestion de ces paysages du Midi potentiellement extrêmement « combustible », je ne peux que conseiller :

buvez le vin des terroirs de vacances, mangez les produits du terroir, achetez chez les producteurs locaux, que se soit coopératives vinicoles ou exploitants producteurs indépendants, préférez les restaurateurs qui ont recours aux produits locaux et régionaux – car un paysage méditerranéen, un terroir méditerranéen vivant de ses terres, c’est déjà un facteur important pour réduire les risques de feux de forêts . Mais soyons clair : la meilleure des gestions des paysages méditerranéens ne pourra jamais exclure le feu à 100% – y croire serait même une erreur fatale – je l‘ avais déjà écrit en 1995 dans « Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes » – donc il faut absolument d‘ un côté essayer de faire vivre les paysages méditerranéens de leurs terres (en buvant leurs vins – et en mangeant leurs produits) – d‘ un autre apprendre à gérer les risques , car comme je le dis si souvent à mes étudiants – il y deux facteurs majeurs qui façonnent les paysages méditerranéens – l‘ homme (la pression anthropozoïque) et le feu.

Ouvrages et littérature cités :

Garrone, B. (2004) : Le feu dans la nature mythes et réalité. Prades -le- Lez (Les Ecologistes de l‘ Euzière).(ISBN 2-906128-17-1)

Ibrahim, F. (1980): Desertification in Nord-Darfur: Untersuchung zur Gefährdung des Naturpotentials durch nicht angepasste Landnutzungsmethoden in der Sahelzone der Republik Sudan / von Fouad N. Ibrahim. In Verbindung mit d. Inst. für Geographie u. Wirtschaftsgeographie d. Univ. Hamburg. Hamburg: Hirt, 1980. – XIII, 175 S.: 16 Ill., 42 graph. Darst. u. Kt. & Kt.-Beil (6 Bl.); (deutsch) (Hamburger geographische Studien; 35)

Neff, C. (1995): Waldbrandrisiken in den Garrigues de Nîmes (Südfrankreich) – eine geographische Analyse. Materialien zur Geographie 27, Mannheim. (ISBN 3-923750-50-1)

Christophe Neff , Grünstadt le 1.8.2009

Blogroll : Aurélie Filippetti

cv-les-derniers-jours-fili.1248682145.jpgEn écrivant le 25.7 mini-billet signalant le billet « Jean Miglirori le socialiste » dans le blog famillenounouneff – je me disais qu‘ il faudrait peut – être mettre le Blog d‘Aurélie Filippetti sur mon blogroll. J’avais déjà signalé son livre „les derniers jours de la classe ouvrière“ dans I. Un blog sur les paysages : un petit début – ou quelle langue choisir ? – je cite : « Revenant aux paysages, en lisant il y a quelques jours les Les Derniers Jours de la Classe ouvrière de Aurélie Filippetti, je commence à replonger dans les paysages imaginaires de mon enfance, les paysages des histoires de mes grand parents, de l‘ immigration italienne en Lorraine, de la résistance, du combat politique de la classe ouvrière. Je n‘ ai jamais mis les pieds dans ce pays, mais en lisant le livre d’Aurélie Fillppetti, j‘ avais l‘ impression de connaître chaque ruelle de la Basse – Italie d‘ Hussigny, la cour de l‘ ecole d‘ Hussigny , les cheminées du four crématoire du camp de Thil , les mines de fer, les peurs de la gestapo, des SS, – à vrai dire une géographie imaginaire qui n‘ existait que dans ma mémoire d‘ enfant, mais qui a survécu à l‘ enfance et qui ressurgit pendant la lecture du livre de Fillipetti. C’est en fait aussi la lecture du roman autobiographique de Fillipetti, qui m’a donné le courage de m’attaquer à ce blog sur les paysages, – même si je n’ai pas encore résolu le problème de la langue d’écriture adéquate. « – donc pourquoi ne pas mettre en blogroll son blog comme je sympathise un peu avec ses idées politiques. En plus, je trouve assez sympathique qu’elle ne renie pas ses souches originaires. Notons que la 7ème circonscription de Meurthe-Moselle où se situe Hussigny n’est pas la circonscription de Filippetti – mais celle du député Christian Eckert (P.S.). Filippetti , mais cela doit être bien connu, est député de la 8ème circonscription de Moselle. Son roman, qui est plutôt un documentaire historique, qu’un roman & récit autobiographique m‘ avait tellement impressionné que je me suis même aventuré avec les quelques mots d‘ italien qui me restaient d‘ écrire un petit article sur wikipedia.it sur l‘ auteur de « Les Derniers Jours de la classe ouvrière ». Je ne vais pas faire une critique du livre de Filippetti, se sera peut être pour un autre billet. Mais le livre nous montre bien qu’il faudrait absolument s’attaquer à une vraie documentation scientifique, – sorte de livre de mémoire – avant que les souvenirs de l’immigration italienne dans le « Haut-Pays » se dissipe à tout jamais dans le temps et l’oubli. Un livre que retrace la vie des italiens du Haut-Pays, leurs angoisses et les peurs, leurs petite joie de gnocchi et cappelletti du dimanche, mais aussi leurs espoirs vers un meilleur avenir, – en fait leurs espoirs étaient rouges – rouge comme communistes, rouge comme socialistes !

Et mon grand – père Jean Migliori , lui surnommé le sorcier rouge de Hussigny, lui il croyait encore au rêve socialiste rouge, à l‘ école républicaine laïque – au changement vers un meilleur monde par l‘ éducation et la connaissance – et il y a même de nos jours encore des personnalités politiques de gauche qui croient à ces idées et rêveries socialistes d‘ antan – comme nous le montre par exemple Frank Walter Steinmeier dans un interview publie dans la Zeit – « Jede Mark zählt » le 23.07.2009.

En ce qui concerne le Blog d‘Aurélie Filippetti, c’est fait, il se trouve depuis hier sur mon blogroll.

Sources & Ouvrages citées :

Filippetti, Aurélie (2003) : Les derniers Jours de la classe ouvrière. (Stock – Le Livre de Poche), ISBN 2-253-10859-6

Christophe Neff, Grünstadt le 27.6.2009

Petite note personnelle sur une ancienne photo de Hussigny (25.7.2009)

Une petite note personnelle pour reprendre une citation du billet « Villa Jasmin – quelques pensées personnelles en vagabondant sur le téléfilm de Férid Boughedir » du 2.6.2009 ou j‘ ai aussi en quelques lignes fait revivre les souvenirs de mon grand -père Jean Migliori.

« J’ai lu l’ouvrage dans les trois nuits suivantes à l hôtel, – et pendant la lecture je retrouvais un peu le monde perdu de mon enfance quand mon grand – père me racontait sa gauche. Les mémoires d’une gauche, d’un monde meilleur, mais aussi cette vision d’une France- pays des droits de l’homme, pays du progrès, – ceci fut le monde de Jean Migliori, mon grand père, immigré italien, macaroni, rêveur marxist, résistant, socialiste, mitterrandiste avant que le mot « génération Mitterrand » fut invente. Monde, idées et histoires de mon grand père qui il me racontait, – le Journal Le Monde à l’appui, – et qui ressurgissait pendant ma lecture de l’ouvrage de Moati sur la colline de Sidi Dhrif surplombant Marsa la Corniche et Marsa Plage. »

Sur le blog de famillenounouneff on trouve un minuscule billet titré « pour les Migliori – Jean Migliori le socialiste », on y trouve quelques mots biographiques, une citation de Léon Blum, et deux photos. Une des photos montre Jean Migliori le « sorcier rouge » comme il fut appeler par ses élevés, devant son école de Hussigny

Christophe Neff, Grünstadt le 25.7.2009

Blogostatistiques : deux mois de blog paysages (24.5.2009 – 24.7.2009)

Le blog paysages est maintenant deux mois en ligne – le début était le 24.5.2009 – et en deux mois de fonctionnement il a eu si les statistique wordpress sont vraiment fiables 2254 visiteurs. En ce qui concerne la fiabilité des données statistiques que l’outil wordpress livre – j’ai mes doutes – mais j’ai crois au moins que l’ordre de grandeurs sont à peu près corrects. Dans le tableau en bas on trouve les cinq articles ayant reçu la plupart de lecteurs dans la période du 24.5- 24.7.2009.

Das Blog paysage ist jetzt zwei Monate online – der Beginn war am 24.5.2009 – und nun nach 2 Monaten Dauer hatte das Blog, soweit man den wordpress Statistik glauben mag 2254 Besucher. Was die Verlässlichkeit der von wordpress ausgeben Besucherzahlen angeht habe ich zwar meine Zweifel – aber die Größenordnung wird bestimmt stimmen. Anbei unten eine Tabelle mit den im Zeitraum von 24.5- 24.7.2009 fünf meistbesuchtesten Artikeln.

The Blog paysage is now 2 months online – the blog started on the 24.5.2009 – and now after 2 months „operating“ the blog received 2254 visitors. Concerning the reliability of the numbers provided by the wordpress statistic tools I have some doubts – but I think the dimension seem to be correct. The following table presents the 5 most visited (or readed) articles in the period from24.5 to 24.7.2009.

Article Pl. % Visiteurs/Leser/Visits
1949 l’incendie meurtier dans la Forêt des Landes 1.) 17,901 404
I. Un blog sur les paysages : un petit début 2.) 17,199 388
Nachtrag zum Mannemer Dreck 3.) 7,371 166
Feux de forêts et lectures de paysages 4.) 7,125 161
Villa Jasmin 5.) 6,388 144
  55,984  

Christophe Neff, Grünstadt le 25.7.2009

Blogostatistiques 2000 du Blog „Paysages“ 21.7.2009

Avant-hier Mardi le 21.7.2009 après 57 jours de fonctionnement le blog paysages a reçu 2000 visiteurs (pages vues). Avec les maigres outils que wordpress/Le Monde.fr fournit , j’ai essayé d‘ établir une petite statistique des pages ayant reçu les plus grand succès de la part de mes lecteurs et lectrices. Comme pour les élections au Deutsche Bundestag j’ai mis un barème de 5 %.

Articles Pl.
% Visit.
Un blog sur les paysages : un petit début 1 18,49 370
1949 – l’incendie meurtrier dans la Forêt des Landes 2 14,38 289
Comment fait-il 3 8,02 160
Villa Jasmin 4 6,95 139
Élections européennes 5 6,41 128
Feux de forêts et lectures de paysages 5 6,41 128
II. Un blog sur les paysages : ein kleiner Prolog 6 5,61 112
III. Un blog sur les paysages : an English introduction 7 5,08 102

Tableau de fréquentation des articles du blog paysages (2000 visiteurs période du 24.5 – 21.7.2009)

D‘ abord quelle surprise – la pluparts des lecteurs sont francophones, – le premier article allemand II. Un blog sur les paysages : ein kleiner Prolog auf Deutsch se trouve avec 5,614 % à la sixième place, la première place des articles anglophones III. Un blog sur les paysages : an English introduction a la septième place avec 5,080% – surpassant juste le barème des 5 %. Le cercle de lecteurs a donc largement dépassé mes connaissance personnelles, – car l’email (envoyez à un ami sur le blog) envoyez était surtout destiné à des amis & connaissances allemands. Jusqu‘ à présent c’est l’article d’introduction « Un blog sur les paysages : un petit début « qui a reçu le plus de lecteurs, suivi de l’article sur l’incendie meurtrier de la Forêt des Landes en 1949 . Si l‘ on ajoute l‘ article Feux de forêts et lecture de paysages – on voit que le thème de feux de forêts intéresse bien environ 20% de mes lecteurs. Comme un ami de Munich m’écrivait il y a quelques jours : – avec ton blog tu réussis à atteindre vraiment des lecteurs – car tes publications scientifiques en général ne sont lues que par quelques spécialistes.

Dans ce contexte, je viens de retrouver sur le site de la revue Erdkunde , la fameuse revue de géographie fondée par Carl Troll, sur les archives electroniques qui viennent d’être publiées online – un de mes premier articles scientifiques sur la dynamique végétale & incendies dans les garrigues méditerranéennes (publié en commun avec Peter Frankenberg ) « Neff, C., Frankenberg, P. (1995): Zur Vegetationsdynamik im mediterranen Südfrankreich. Internationaler Forschungsstand und erste Skizze zur Vegetationsdynamik im Raum Nîmes. „ . Je suppose que ,à part quelques rares spécialistes et cet article étant publié de plus en allemand, qui en 1995 était encore considéré (au moins en géographie) comme une langue scientifique importante, pas grand monde n’a lu cet article ! Depuis, les mœurs dans ce domaine ont considérablement changé – des articles en allemand ne sont plus considérés comme valorisant scientifiquement !

Notons que l’outil d’analyse statistique que fournit le monde/wordpress a ses bloggeurs est assez maigre – avec en bagage un doctorat de géostatistique/geoinformatique (Thèse de doctorat MEDGROW) j’aurais bien aimé approfondir un peu l’analyse statistique de l’impact de mes billets.

Cette thèse de doctorat – MEDGROW (Neff 2000)- publiée en livre (dans la série de Mannheimer Geographische Arbeiten ) – comme il le fallait en Allemagne dans le années 1990 – a sûrement eu encore moins de lecteur que l’article cité de la revue Erdkunde sur les garrigues de Nîmes. MEDGROW était un modèle informatique simulant la dynamique végétale – et les feux de forêts en milieux méditerranéens – le principal résultat était que les feux de forêts en milieux méditerranéens allaient prendre beaucoup d’ampleur à cause de l‘ abandon du paysage traditionnel méditerranéen et de l’accumulation de la masse combustible dans ces paysages abandonnés et ceci surtout dans sud du Portugal et dans le midi méditerranéen français. Ces résultats & pronostiques formulés dans les années 1999/2000 étaient apparemment vus comme les choses ses sont passées les 10 dernières années ,donc j’avais assez bien vu . Le réchauffement climatique , qui est surtout en ce qui concerne l’évolution des feux de forêts sur la péninsule ibérique dans les dix dernières années, nommé comme un des principaux facteurs, – ne jouait pas un grand rôle dans mes résultats de MEDGROW- A mon avis, même aujourd’hui‘ hui, au moins sur la partie nord-méditerranéenne les changements climatiques ne sont actuellement pas un facteur prépondérant pour la dynamique des feux de forêts. Mais naturellement , cela pourrait changer. L’étude publié dans plos de Krawchuk et al (2009) „Global Pyrogeography: the Current and Future Distribution of Wildfire „, que j’avais citée dans „the Fatel Forest Fire “ – voit plutôt le risque de feux augmenter en Scandinavie et au Maghreb. Je sais bien qu’en ce moment bon nombre de collègues ont à ce sujet un autre avis – ils attribuent aux changements climatiques et à leurs conséquences pour la dynamique des feux dans les écosystèmes méditerranéens une importance majeure. Apparemment jusqu‘ aujourd’hui, à ce que je sache, il n y a pas eu d’incendie majeur en France (plus de 1000ha par événement) cet année – mais par contre il y déjà eu apparemment en Algérie quelques incendies mémorables cet été – donc le front des feux de forêt est resté relativement calme.

Finissons le chapitre feux de forêts qui apparemment m’a permis de gagner quelques lecteurs et lectrices. Dans le petit tableau montrant le placement actuel des visites d‘ articles sur le blog paysages – les articles allemands sont encore dans les derniers rangs – mais les choses évoluent – les deux articles sur Mannheim – Mannemer Dreck – traumhafte Zeiten et Nachtrag zum Mannemer Dreck les choses évoluent – le Mannemer Dreck est en train de franchir la barre des 5 %.

Ouvrages cités et sources :

Krawchuk MA, Moritz MA, Parisien M-A, Van Dorn J, Hayhoe K (2009): Global Pyrogeography: the Current and Future Distribution of Wildfire. PLoS ONE 4(4): e5102. oi:10.1371/journal.pone.0005102

Neff, C. (2000): MEDGROW – Vegetationsdynamik und Kulturlandschaftswandel im Mittelmeerraum. Mannheimer Geographische Arbeiten, H. 52, Mannheim (Dissertation/PHD-Thesis). (ISBN 3-923750-80-3)

Neff, C., Frankenberg, P. (1995): Zur Vegetationsdynamik im mediterranen Südfrankreich. Internationaler Forschungsstand und erste Skizze zur Vegetationsdynamik im Raum Nîmes (Frankreich/Dept. Gard). In: Erdkunde 49/3, 232-244.

Christophe Neff, Grünstadt le 23.7.2009

P.S. (23.7.2009 10:50) : Apparemment en ce qui concerne le front de incendies – les choses ont évolues – pendant que je faisais le posting de ce billet « blogostatistiques » l’incendie de la banlieue Est de Marseille (un incendie déclenché par un exercice militaire) vient de dépasser le barème de 1000 ha – d‘ après une dépêche Reuters ce feu de broussaille de 1300 ha vient d’être circonscrit.

Balade d’été sur le Grünstadter Berg (19.7.2009)

Le jour au Bernard-Henri Lévy a mis à mort le P.S. dans une interview du Journal du Dimanche (voire aussi l’article du Monde sur le sujet « Pour Bernard-Henri Lévy, le Parti socialiste „doit disparaître »): – moi j’ai entamé après à peu près 10 semaines de convalescence ma première balade sur le Grünstadter Berg.

Malheureusement, je partage l’analyse de BHL sur beaucoup des points, – disons à 80-90% -je l’avais déjà écrit à plusieurs endroits. L’interview de BHL mériterait sûrement un billet approfondi – mais passons – peut être à plus tard. Notons que la social-démocratie allemande ne se porte pas bien non plus, mais jusqu‘ á présent les forces d’autodestruction n’ont apparemment pas encore pris la même ampleur qu’en France.

Revenons au Grünstadter Berg , – le jour de mon accident les cerisiers étaient en fleurs nous étions un plein printemps. Depuis, presque 10 semaines ont passé, notre abricotier a donné ses premiers fruits (cueillette le 8.7.) – et la flore messicole du Grünstadter Berg est en pleine floraison – l’été est bien arrivé dans le Palatinat.

Le Grünstadter Berg est une colline surplombant la ville de Grünstadt , avec une flore spéciale à forte composante subméditerranéenne. En tout le Grünstadter Berg ressemble un peu aux collines sous-vosgiennes comme par exemple le Bollenberg, le Strangenberg ou le Zinnkoepfle longeant la vallée noble, – mais néanmoins la richesse floristique reste un peu en dessous de celle des collines sous vosgiennes citées. En plus, à ma connaissance ,il n y a pas de Lézard vert sur le Grünstadter Berg, – par contre, on en trouve encore de belles populations Lézard vert au Zinnkoepfle où je donnais des cours de géobotanique quand j’étais encore à l’université de Mannheim.

Notons aussi que jusqu’à ce jour on ne trouve pas d’article sur le Zinnkoepfle, le Bollenberg, le Grünstadter Berg – ni dans Wikipedia.fr ni dans Wikipedia.de – et ceci montre très bien l’intérêt porté aux sujets naturalistes dans l’encyclopédie virtuelle wikipedia. Même si la richesse floristique n’est pas comparable aux collines sous-vosgiennes c’est quand même assez intéressant avec les vestiges de pelouses subméditerranéennes en fleurs, – comme par exemples les panicauts champêtres – ou la flore messicole – les bleuets, coquelicots et autres plantes longeant les champs de blé ou de colza. (La section de modélisme de l’aéroclub de Grünstadt a dédié une petite photo page web au Grünstadter Berg ) En outre, depuis le Grünstadter Berg on a une très belle vue sur la plaine du Rhin avec les villes de Ludgwigshafen et de Mannheim à l’horizon. Un petit monde subméditerranéen en fleurs bien propice pour une balade de convalescence. Et après cette balade, – le cœur plein d‘ air estival – je pense que, même si la social-démocratie européenne, la gauche européenne est en pleine crise aujourd’hui,elle aura de beaux jours devant elle. Moi personnellement je ne suis pas prêt à l’enterrer précocement , cette idée d’une certaine gauche (voir mon billet Villa jasmin ). Les bleuets qu’on trouve dans les champs de blé du Grünstadter Berg – il y a 25 ans au temps de mon bac en 1984 – on les disait menacés d’extinction en Allemagne – on prédisait que vers l’an 2000 les bleuets auraient bien disparu de la flore allemande. On s’est bien trompé !

Et voici quelques photos de la balade d’été sur le Grünstadter Berg.

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Bleuets (Centaurea cyanus) dans un champ de blé sur le Grünstadter Berg (Photo C.Neff 19.7.2009 (Canon Powershot A720 IS)).

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Panicauts champêtres (Eryngium campestris) sur une pelouse xérothermique à caractère subméditerranéen sur le Grünstadter Berg (Photo C.Neff 19.7.2009 (Canon Powershot A720 IS)).

Christophe Neff, Grünstadt le 19.7.2009

ecologia mediterranea – un nouveau départ !

couvertue-ecologia_mediterranea_2008-34_01.1247218875.jpg Je viens de lire la nouvelle sur le site de telabotanica, exactement sur le petit article intitulé « Le Monde des Plantes n° 497 » présentant le résumé du dernier numéro du « monde des plantes » – la revue « Ecologia mediterranea » reprend du souffle et se lance dans un nouveau départ (voire aussi l‘ article déjà publié en Janvier par telabotanica ). Je pense que « Ecologia mediterranea » était, jusque vers la fin des années 1990, « la revue scientifique» pour les écosystèmes méditerranéens, mais à partir des années 2000 on avait l’impression que tout cela s’endormait un peu. Je me permets ici de citer le dernier éditorial du nouvel Éditeur en Chef Thierry Dutoit (Professeur à l’Université d’Avignon).

« Suite au retard de publication accumulé depuis 2005, le nombre de contributions soumises à notre revue a considérablement diminué et il faut souligner que c’est grâce aux soumissions de nos collègues d’Afrique du Nord et de Méditerranée orientale que notre revue peut continuer à exister et sortir un fascicule par année (huit articles par fascicule). Certains collègues de l’UMR IRD CNRS Institut méditerranéen d’écologie et de paléoécologie(IMEP) se sont également considérablement mobilisés pour permettre à notre revue de continuer à paraître. Ainsi, leurs articles se trouvent disséminés dans les volumes de 2006 à 2008. Qu’ils soient ici considérablement remerciés pour leur contribution à la survie d’une revue d’écologie multilangue non indexée à l’heure où toutes les évaluations convergent vers des publications internationales de langue anglaise. ecologia mediterranea reste en effet une revue scientifique d’écologie méditerranéenne de transfert entre écologie fondamentale et sciences de la conservation. Elle permet toujours la publication d’articles comprenant de nombreux tableaux d’inventaires en annexes qui seront des ressources de données historiques importantes dans les années futures comme en témoignent les nombreuses demandes de copies d’articles parus dans nos précédents numéros depuis 1975. » (Dutoit 2008)

Le dernier point me semble être très important, – enfin une revue où on trouve encore les tableaux d’inventaires – qui souvent dans les grandes revues anglophones dites « ISI » ont disparu ou se retrouvent dans des annexes électroniques – qui, avec le temps, ont tendance à disparaître dans le nirvana électronique. Ceci devrait sûrement être un argument décisif pour attirer des contributions intéressantes. Notons aussi que le prix d’abonnement 26 – 28 € pour les versions internationales me semble être plus que raisonnable, en comparaison avec les prix souvent prohibitifs des revues internationales des Maisons d‘ Editions de Springer & Co qui dépassent souvent les 1000 € pour les abonnements institutionnels. A ce prix d’abonnement on pourrait croire que les bibliothèques institutionnelles auraient plutôt intérêt à acquérir une revue comme Ecologia mediterranea. Oui, le prix invite même à réfléchir à un abonnement personnel – mais où mettre les cahiers de la revue – quand chaque nouveau livre qu’on achète devient un véritable casse-tête – où peut on encore trouver de la place dans la bibliothèque personnelle ? Je pense que une version pdf – au moins pour les abonnements personnels serait une bonne chose.

En plus je trouve la facette francophone / – multi linguale de Ecologia mediterranea plus que sympathique – cela a pour effet que les résultats de la recherche scientifique écologique peuvent être lus et compris par une grande partie des intéressés potentiels dans le monde méditerranéen, car, sauf à Chypre et en Egypte, l’anglais n’a aucune importance comme langue véhiculaire. Travaillant sur les deux rives de la méditerranée, je crois que le français reste après tout « la langue scientifique » dans le domaine forestier, environnemental et agronome (au moins dans la partie occidentale de la méditerranée) En Allemagne l‘ importance de l‘ allemand comme langue scientifique est presque descendue à zéro ,voir les 7 thèses sur la valeur de l‘ allemand comme langue scientifique, – c‘ est pour cela que moi-même j‘ ai signé ces 7 thèses pour le maintien de l‘ allemand comme langue scientifique. Même si la situation dans les pays francophone des deux bords de la méditerranée n’est pas encore comparable à la situation en Allemagne, – je pense que la revue Ecologia mediterranea – peut aussi contribuer au disséminement de résultats de recherche écologique dans un environnement méditerranéens francophone. Une seule chose que je regrette un peu, ni l’espagnol, ni l’italien ni le portugais ne sont plus acceptés comme langue de publication. Des articles en espagnol ou en italien auraient peut être pu aussi apporter un plus vaste potentiel de lecteurs pour la revue (et peut être aussi attirer des manuscrits intéressants).

Je souhaite bonne chance au nouveau départ de « Ecologia mediterranea » – en espérant que la revue retrouve son ancienne forme et redevienne la revue « biogéographique & écologique du monde méditerranéens – de la mare nostrum de l’ancien monde ».

Sources :

Dutoit, T (2008) : Éditorial. Ecologia mediterranea Revue internationale d‘ écologie méditerranéenne – Mediterranean Journal of Ecology, Vol 34, 2008.

Christophe Neff, Grünstadt le 10.7.2009

P.S. : Une partie des anciens numéros d’Ecologia mediterranea sont chargeables ici , – mais je crois, si j’ ai bien compris, qu’il ne s’agit que d’ un service temporaire.

1949 – l‘incendie meurtrier dans la Forêt des Landes

La saison d‘ incendie 2009 en France a commencé par un incendie dans les Landes à Meilhan où à peu près 200 ha de pins maritimes ont brûlé. Ceci était à prévoir, car la Forêt des Landes est, après les dégâts provoqués par la tempête Klaus , particulièrement propice aux départs d’incendies. Personnellement, je pense qu’à cause des conséquences de la tempête Klaus la Forêt des Landes est même une des régions françaises les plus menacées par les risques d’incendies. Beaucoup plus que les forêts, maquis et garrigues méditerranéens, – même si le risque, comme chaque été, est particulièrement élevé dans les écosystèmes méditerranéens, il n’est pas comparable aux risques encourus par les forêts des Landes, car celles-ci accumulent un très grand potentiel de « masse combustible »qui dépasse largement la moyenne des forêts, maquis et garrigues méditerranéens. Les incendies de forêt qui menacent les forêts de pins maritimes peuvent être particulièrement meurtriers, même si la mémoire collective en France l’a presque oublié. Cela rappelle un peu les souvenirs du feu de la Lüneburger Heide en Allemagne en 1975 ( voir mon billet Feux de forêts et lectures de paysages méditerranéens du 4.6.2009). Il y a juste 60 ans que la Forêt des Landes fut parcourue par les plus terribles feux de forêts français- ce qui coûta la vie à 82 personnes. Je pense même qu’au niveau européen ,ce fut un des plus meurtriers feux de forêts des dernières décennies.(Les feux de l‘ été 2007 en Grèce ne firent que d’après les sources divergeantes, entre 60 et 70 morts) Le feu dura du 19.8.1949 au 27.8.1949 dans un triangle entre Cestas , Le Barp , et Mios ; – plus de 50.000 ha de forêt de pins furent brulés, 710 ha de Landes, plusieurs centaines de blessés, 82 décès (Deville, J. 2009 p. 137) : . Jamais depuis les forêts françaises n’ont dû subir d‘ incendie d’une ampleur comparable. Espérons qu’un tel drame, surtout au niveau des pertes humaines ne se reproduira pas. Comme je l’ai écrit cet événement a été oublié du grand public. On ne trouve même pas d’article sur le feu de forêts meurtier des Landes de 1949 sur wikipedia.fr – par comparaison, l’événement du feu de la Lüneburger Heide qui à lui, son article dans wikipedia.de – on se rend compte à quel point l’incendie des Landes de 1949 a disparu de la mémoire collective française.

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Signalons qu’un livre récemment publié par Joan Deville sous le titre « L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949 » – permet de sortir cette partie de l’histoire des incendies des forêts françaises de l’oubli. Le livre est divisé en deux parties. Dans la première partie, nommée « contexte du drame » après une brève description de la forêt landaise de 1949 l’organisation et l’équipement de la lutte contre les feux forestiers en 1949 sont expliqués. La seconde partie du livre intitulée « du 19 au 27 aout 1949 – l’incendie meurtrier – la chronologie de l’incendie est rapportée minutieusement. En plus, les chapitres sont enrichis par de nombreux témoignages d’époque (sapeurs-pompiers, militaires, gendarmes etc). Dans le chapitre 13 intitulé « les registres de l’état civil » sont énumérés par noms, fonctions et lieux de décès – les morts de l’incendie. Le livre de Joan Deville a le mérite de nous retirer de l’oubli ce feux gigantesque qui ravagea les Landes il y 60 ans. Il devrait aussi nous rappeler, même si on peut penser qu‘ au niveau secours nous sommes beaucoup mieux organisés aujourd’hui‘ hui, que de tels drames pourront, ressurgir en France, en Europe. Je pense même que l‘ incendie des Landes, ou le feu de la Lüneburger Heide pourrait être un peu le modèle de feu de forêts auxquels nous devrons peut être de plus en plus faire face avec les changements climatiques en dehors de écosystèmes méditerranéens, – en France (forêts des collines sous-vosgiennes par E.) ,en Allemagne (Fôret noire, forêts seches de la Haardt en Palatinat par E.) – des feux difficilement maitrisables à cause de leurs grandes charges de masse combustible, avec risque de formation de feux convective, tornade de feux (comme décrite dans le livre Deville), donc des feux rappelant plutôt les feux de forêts boréales, ou les feux de forêt de l‘ arc pacifique américain (British Columbia, Oregon, Montana, Californie, Washington), que les feux méditerranéens.

Revenons à l’incendie des Landes en 1949 – pour tout lecteur qui s’intéresse un peu aux détails et à la chronologie de l’incendie des Landes , surtout en ce qui concerne le point de vue des pompiers, – la lecture du livre de Joan Deville « l‘ incendie meurtrier – dans les forêts des Landes en août 1949 » est certainement très enrichissant .

Source :

Deville, J. (2009) : L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949. Paris (les Éditions des Pompiers de France), (ISBN 978-2-916079-20-2)

Christophe Neff, Grünstadt le 6.7.2009

P.S. (17.8.2009) : Dans le billet « Le 19 août 1949 – le drame de la Forêt des Landes » on trouve des infos complémentaires sur l’incendie de la Forêt des Landes en 1949.

P.S. (15.03.2023) : Puisque le billet « 1949 – l’incendie meurtrier dans la forêt des Landes » est certainement l’un des billets les plus consultés du blog Paysages, j’ai décidé de déposer une capture d’écran de l’article/ Pdf impression dans la bibliothèque KIT-Open. DOI: 10.5445/IR/1000131914

As the post „1949 – l‘ incendie meurtrier dans la forêt des Landes “ is certainly one of the most consulted posts of the blog paysages I decided to deposit a screenshot/ Pdf printout of the post in the KIT-Open library. DOI: 10.5445/IR/1000131914

Un certain regard sur le paysage disparaît : Kodak arrête la production du Kodachrome – Kodak kills kodachrome

Kodak arrête la production du Kodachrome , le monde.fr l’a annoncé déjà hier, – le Spiegelonline aujourd‘ hui dans Netzweltticker , où on trouve une belle petite petite histoire chez Reuters – Kodak kills Kodachrome film after 74 years (on a bien l‘ impression que l‘ article du monde n‘ est qu‘ une traduction légèrement adaptée du texte de Reuters). Dans l‘ article du Monde un lien vers le site de SteveMcCurry où on trouve quelques mots sur la disparition du Kodachrome dans son blog « Kodak To Discontinue Kodachrome ». Un certain regard sur le paysage disparaît, – une certaine vision de notre mémoire, de notre image de nous -mêmes va donc disparaître. Dans un certain sens le kodachrome est naturellement lié à la photo de SteveMcCurry de Sharbat Gula qui figurait comme couverture dans le National Geographic de juin 1985 .

Mais en réalité le kodachrome ne se résume pas à la photo de McCurry. D‘ une part – dans le Kodachrome C – 64 – furent mémorisées les images d‘ enfance des babyboomers, que ce soit aux Etats-Unis, en France, en Allemagne ou ailleurs. Mon père, mes grands-parents furent aussi de ces photographes amateurs utilisant le C- 64, – et encore aujourd’hui ces photos datant des années 1950, 60 et quelques brillent dans leurs couleurs originales sans aucune pâleur. Les couleurs des souvenirs encaissés dans les photos numériques pourront- elles aussi autrant briller dans 30 ou quarante ans, voire cinquante ans comme le font encore les diapositives tirées des C- 64. Quelle est la longévité d‘ un cliché numérique, -sur quel support l‘ image voyagera-t-elle à travers le temps? Il y a même des spécialistes qui pensent que même si en ce moment nous sommes littéralement envahis par les photos numériques ce ne seront que des images éphémères – et dans quelques années toute une génération va s‘ apercevoir de ce que sa propre mémoire photographique a disparu.

Parlons de couleurs, – le C- 64, – fut longtemps le film de référence pour la photographie des paysages, – surtout à cause de la finesse du grain et des couleurs reproduites, considérées comme très proches des couleurs naturelles. Avec le C – 64 un certain regard sur le paysage disparaîit, reflets et lumières du Kodachrome s‘ évanouissent dans le vide. Les rêves aussi se dissipent, – j‘ ai toujours rêvé faire une fois dans ma vie des vacances – un voyage de découverte de paysages et d’hommes oubliés sur les rives de la méditerranée avec une vielle Leica M- 4 ou 5 (ou même un M-7) – une reflex un peu plus moderne, et des films Kodachrome C- 64 en poche, ce rêve est donc terminé ! En outre il devient de plus en plus difficile d‘ acquérir de bons appareils reflex analogues. La photographie de paysage analogue (diapositive) est avec la disparition du C-64 Kodachrome devenue encore plus que jamais un art d‘ initié. Combien de temps va-t il encore survivre ?

Christophe Neff, Grünstadt le 24.6.2009

P.S: Et voici le site commemorative de Kodak pour le Kodachrome: A thousand word – tribute to Kodachrome : A Photography Icon .